• Le ministère de la Famille italien déclare la guerre aux femmes. - Da Vinci Post
    http://davincipost.info/fr/2018/09/ministere-de-famille-italien-declare-guerre-aux-femmes

    Contre l’avortement, contre le mariage gay, contre le divorce et contre les pensions alimentaires. Le sénateur Pillon de la Ligue est le nouveau Torquemada des #femmes italiennes. Et c’est lui qui va signer le nouveau décret de loi destiné à reformer le droit de la famille.

    Si Léa Salamé a vécu un « moment de grâce » lors de la démission en direct à la radio du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, on ne peut pas en dire autant pour Vittorio Zucconi, éditorialiste de Repubblica, qui sur la radio italienne Radio Capital essayait d’interviewer le sénateur Pillon.

    Le gouvernement Ligue-5 Etoiles lui a confié la réforme d’une partie du droit de la famille, en particulier la partie concernant la garde des enfants en cas de séparation.

    Le journaliste a voulu a plusieurs reprises l’interroger sur ses positions sur l’avortement, et le sénateur a refusé catégoriquement d’y répondre, en accusant l’éditorialiste de vouloir le discréditer et en précisant que l’objet de l’interview devait être la réforme du droit de la famille et rien d’autre.

    Mais pourquoi Vittorio Zucconi s’entêtait à lui poser ces questions ?

    Et pourquoi il a coupé soudainement l’appel téléphonique, en explosant en une série de jurons ?

    « Le sénateur est payé par nous, les citoyens, il a le devoir de répondre aux questions qu’on lui pose ! Ce n’est pas moi qui a inventé ses déclarations sur l’avortement ».

    En effet.

    Il faut dire que Monsieur Pillon a énormément des choses en commun avec le ministre de la Famille nommé par le gouvernement, Monsieur Fontana.

    Les deux partagent la même vision de la morale, de la société et de la famille, une vision qu’on peut qualifier de manière euphémique de moyen-âgeuse.

    Et oui, Monsieur Pillon a donné une interview au quotidien La Stampa où il s’opposait au droit à l’IVG, jusqu’à dire qu’il fallait « grâce à des indemnisations importantes » (vous avez bien lu, pour lui, c’est une question d’argent) aider les femmes qui décideraient de ne pas avorter et qu’« on les forcerait à garder les enfants » au cas où ces filles rebelles voudraient vraiment, mais alors vraiment avorter.

    De quelle manière « on va les forcer » il ne l’a pas spécifié.

    J’avais déjà parlé ici de la situation italienne en ce qui concerne le droit à l’ #IVG menacé par la présence grandissante de médecins objecteurs de conscience – jusqu’à 95% des gynécologues dans certaines régions J’ai eu l’occasion d’en reparler aussi samedi 15 septembre dernier dans l’émission La France Vue d’ailleurs, sur CNews, suite à la déclaration aberrante du Docteur Rochambeau président du syndicat national des gynécologues, qui qualifie l’IVG d’homicide. Les intentions affichées par le sénateur Pillon et le ministre Fontana pourraient encore aggraver un tableau déjà sombre en Italie.

    Si l’avis du sénateur peut vous paraitre surréaliste, détrompez vous, car ce n’est pas fini.

    Notre cher élu n’est pas seulement contre le droit à l’ #avortement -on suspecte son intime désir de vouloir voir bruler toutes les féministes comme de sorcières- mais il est aussi contre le droit au mariage gay et – cerise sur le gâteau pourri – contre le droit au divorce.

    Ah le bon vieux temps où le mariage, selon les mots du sénateur, se devait d’être « indissoluble » . Et c’est ce monsieur qui va signer le décret qui reformera les droit de la famille sur les couples divorcés et la garde des enfants.

    Ce décret, se révèle par une lecture attentive en une énième déclaration de guerre que l’Etat italien fait aux femmes.

    L’objectif, à la base juste et compréhensible, est celui de donner plus d’espace aux pères dans le cas d’une séparation. Actuellement en Italie, la garde partagée est très rare et dans la grand majorité des divorces, la mère garde les enfants, obtient une pension alimentaire et le papa retrouve sa progéniture un week-end sur deux.

    Si des mesures pour rendre plus proches les pères séparés et leurs enfants rencontrent le soutien de la majorité de la population, la façon dont est conçu ce décret pénalise les femmes et les enfants de façon inouïe et provoque déjà un tollé de protestations.

    La solution souhaité par messieurs Pillon et Fontana est celle d’appliquer d’office la garde partagée, en annulant la pension alimentaire et en imposant aux enfants de changer de domicile tous les quinze jours.

    Dans un pays où le chômage féminin touche des sommets inquiétants, où les services pour la petite enfance sont quasi inexistant (manque de crèches, manque d’assistantes maternelles, très peu d’aides aux mères célibataires ), dans un pays où les grossesses sont bien souvent la cause de licenciements, dans un pays où une grande partie des femmes sacrifie sa vie professionnelle pour se dédier aux enfants (pour les raisons énumérées ci-dessus ) comment rendre réalisable cette mesure sans mettre la population féminine en grande difficulté ?

    Cela est sans oublier que le décret, de façon invraisemblable, ne prend pas en compte l’âge des enfants, leur droits ou leurs avis. Et encore, rien est précisé pour le cas où la cause de la séparation soit due à des violences domestiques.

    Est-il sérieux et tout simplement humain d’enlever quinze jours par mois à la mère un enfant de quelques mois encore allaité ?

    Est-il normal de ne pas considérer l’avis des enfants en âge d’exprimer une préférence ?

    En cas de violence, alors que l’Italie connait un triste record de « femminicidi » (meurtres de femmes perpétrés par le mari, le compagnon, ou l’ex) le décret semble partir du principe qu’il y a des abus de la part des femmes et des déclarations mensongères qui pénaliseraient les pères. Les procédures judiciaires pour reconnaitre un père violent sont longues, et en Italie elles peuvent être TRES longues, prendre des années, et pendant ce temps, des enfants innocents feraient des va-et-vient tous les deux semaines dans le domicile d’un père qui les frappe, qui abusait de leur mère, ou qui impose la terreur à la maison.

    Le sénateur Pillon est contre l’avortement, contre le mariage gay, contre les unions civiles, contre le #divorce .

    Nous on est juste contre le fait que quelqu’un comme lui puisse légiférer dans un Etat (pour l’instant ) démocratique et moderne.

    #catholicisme

    • @mad_meg Tes propos sans concession m’ont ouvert l’esprit. Grace à toi (et d’autres ici) j’ai pu apercevoir le non-dit derrière le consensus.
      J’espère que tu pourra continuer à nous livrer quelques analyses radicales (qui parfois m’agacent je le reconnais - ben oui ça gratte, ça pique !) sur cette plateforme de partage qu’est Seenthis.

    • Merci @vazi je suis très touchée et très contente d’etre agacante puisque c’est un bon signe du point de vue mégèriste. ^^
      Pour les propos de Pillon et le poids des catholiques actuellement qui menace tout le monde sauf les pedocriminels et violeurs, c’est exactement ce que le docu sur Arte « les croisés de l’avortement » avait annoncé :
      attaque coordonnée contre le droit à l’IVG
      attaque du droit à la contraception
      attaque du droit au divorce
      https://seenthis.net/messages/674520

      Du coup ca m’a motivé pour demandé mon débaptème ou apostasie. J’encourage toutes les personnes qui se sont faite trempés dans la flotte de cette secte des adorateurs du viol à demandé son débaptème.
      Du coup je leur fait des versions améliorés de leurs prières pour leur faire plaisir.
      –---

      Votre Père est odieux,
      Que son nom soit conspué,
      Que son règne s’en aille,
      Que sa volonté ne soit pas faite sur la terre comme au ciel.
      Ne me donnez pas ce pain dégueulasse qui pue le foutre de curés.
      Lâchez moi avec votre homophobie de merde.
      Assez de vos pardons aux violeurs et de vos gémonies aux avortées.
      Je délivrerais mes entrailles comme je l’ai décidée.
      Et choisirais avec qui je veux baiser ainsi que l’heure de ma mort.

      Amène moi l’apostasie.

      –---

      Pour l’apostasie je vous conseil cet excellent générateur : http://apostasiepourtous.fr


  • Divorce juif  : à Grenoble, coup d’arrêt au « chantage au guett » Mélinée Le Priol - La Croix - 23 Juillet 2018

    https://harissa.com/news555/fr/divorce-juif-grenoble-coup-darret-au-chantage-au-guett

    Alors que dans le judaïsme, le divorce ne se fait pas sans l’accord du mari, une décision forte a été prise récemment à Grenoble pour sanctionner un époux récalcitrant.

    Quatre ans après un scandale retentissant à Paris, les « chantages au guett » continuent de se pratiquer en France.

    Un communiqué placardé à la mi-juin dans les synagogues de Grenoble (Isère) annonçait que des sanctions religieuses avaient été prises à l’encontre d’un fidèle qui refusait de remettre à son ex-femme le guett, l’acte de divorce religieux juif. / Benjamin Barda/CIRIC

    Le communiqué a été placardé à la mi-juin dans les synagogues grenobloises. Il annonçait que des sanctions religieuses avaient été prises à l’encontre d’un fidèle qui refusait de remettre à son ex-femme le guett (acte de divorce religieux juif, lire ci-dessous). Le mari récalcitrant, cité nominativement dans ce document public, ne peut désormais plus participer à la prière synagogale et se trouve exclu du minian (quorum de dix hommes nécessaire à la prière).

    Radicale, cette mesure est inédite en France. Inspirée des pratiques de shaming qui ont cours en Israël ou aux États-Unis pour dénoncer le « chantage au guett » – il arrive même que la photo de l’homme soit publiée –, elle a été prise par deux rabbins grenoblois, sous l’autorité du grand rabbin de France Haïm Korsia. Celui-ci assume la sévérité de sa décision  : « Il faut une condamnation unanime, une sorte de mise au ban sociale de ces hommes qui n’ont pas la dignité de rendre sa liberté à leur femme », explique-t-il à La Croix.
     
    Pratiques de chantage
    Connu pour sa bienveillance vis-à-vis des femmes dans ces affaires de divorces conflictuels, où l’homme se venge parfois d’une procédure civile qui lui a été défavorable, Haïm Korsia aimerait voir l’ensemble des juifs de France participer au « rejet moral » des pratiques de chantage, « sans la moindre compassion »pour ces hommes. Mais il sait que du chemin reste à faire. Ces dernières semaines, il a reçu plusieurs lettres lui demandant de revenir sur sa décision prise à Grenoble, arguant que ce mari était « un homme bien » et qu’il ne méritait pas une telle marginalisation.

    Si la position de l’actuel grand rabbin de France ne souffre pas d’ambiguïté sur cette question, ce n’est pas le cas de celle de son prédécesseur par intérim, Michel Gugenheim, aujourd’hui grand rabbin de Paris  : en 2014, le tribunal rabbinique de Paris avait été accusé d’avoir cautionné une forme de « chantage au guett » en présence du rabbin Gugenheim. L’affaire avait défrayé la chronique et déchiré la communauté juive de France.

    « Le scandale du guett de 2014 a révélé des dysfonctionnements graves dans le tribunal rabbinique de Paris, dont les membres et le président ne sont pas des juges rabbiniques. Les règles de procédure n’y sont pas respectées, et les décisions y sont parfois prises à la tête du client. Ni la composition du tribunal ni l’équipe du service du divorce n’ont changé depuis 2014 », assure Liliane Vana, spécialiste en droit hébraïque et talmudiste, très mobilisée auprès des femmes dans le judaïsme. Avec l’écrivaine Éliette Abécassis (1), cette juive orthodoxe vient de créer un hashtag pour inviter ces femmes à sortir du silence sur les réseaux sociaux  : #stopchantageauguett.
    . . . . . . . . . .

    #Divorce #chantage #femmes #religion_juive #guett #religion #tribunal_rabbinique #domination_masculine #couple #violence #france


  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud


  • Women’s Rights in India After Marriage, Legal Rights of Women
    https://www.thebetterindia.com/60229/rights-of-a-wife-in-india-lawrato

    Somme toute je préfère la Chine où l’égalité des sexes est un principe fondamental de la législation qui ne connaît pas d’exception pour les religieux. Afin de protéger leurs cultures il y a des exceptions pour les minorités nationales et la montée du capitalisme a fait renaître des pratiques pré-révolutionnaires. Ceci conduit à quelques abus qui n’ont rien en commun avec le caractère systématique et brutal du traitement des femmes mariées en Inde.

    “Once married, a woman should only leave her in-laws’ house when she is taken for her final rites.” This cliched line is often used in daily soaps and movies to denote the unwavering loyalty and devotion an Indian woman is expected to show her husband and her in-laws.

    While it might be tempting to dismiss this as mere melodrama, restricted only to our TV screens, the truth is far more chilling.

    Countless women across the country live by these words, suffering abuse and trauma at the hands of their husband and in-laws.

    Marriage Registration Laws in India - Complete Legal Guidelines
    https://blog.ipleaders.in/marriage-registration-laws-india

    Due to diverse cultures in India, it became difficult for the framers of law in this regard to lay down a due process for registration and solemnization of marriage, keeping in mind the fact that if any law or policy is found adversely affecting any custom of any religion, it is likely to face popular protest.

    Uniting diverse cultures: The Hindu Marriage Act & The Special Marriage Act
    Currently, there are two legislation framed to solve the challenge of Marriage Registration Laws in diverse cultures, they are –

    The Hindu Marriage Act, 1955
    The Special Marriage Act, 1954

    The Hindu Marriage Act , 1955 deals with marriage registration in case both husband and wife are Hindus, Buddhists, Jains or Sikhs or,  where they have converted into any of these religions.

    It is to be noted that Hindu Marriage Act deals with only marriage registration that has already been solemnized.

    Whereas, the Special Marriage Act, 1954 lay down the procedure for both solemnization and registration of marriage, where either of the husband or wife or both are not Hindus, Buddhists, Jains or Sikhs.

    It is the duty of the judiciary to ensure that the rights of both the husband and wife are protected. In case this union between the husband and wife breaks, it should be determined that if this break-up was a result of actions of any of the parties or not.

    Conditions for a Valid Marriage in India [All Religions] | PocketLawyer
    http://www.pocketlawyer.com/blog/conditions-valid-marriage-india

    Legal Requirements for Getting Married in India
    https://www.tripsavvy.com/legal-requirements-to-get-married-in-india-1539305

    If you’re a foreigner who’s dreamed of getting married in India, you may be disappointed to know that it’s a lengthy and time consuming process to do it legally. You should be prepared to spend around 60 days in India. Here are the basic legal requirements for getting married in India.

    Special Marriage Act, 1954 - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Special_Marriage_Act,_1954

    The Special Marriage Act, 1954 is an Act of the Parliament of India enacted to provide a special form of marriage for the people of India and all Indian nationals in foreign countries, irrespective of the religion or faith followed by either party. The Act originated from a piece of legislation proposed during the late 19th century.

    In 1872 Act III, 1872 was enacted but later it was found inadequate for certain desired reforms...

    The Special Marriage Act, 1954 replaced the old Act III, 1872. The new enactment has 3 major objectives:

    To provide a special form of marriage in certain cases,
    to provide for registration of certain marriages and,
    to provide for divorce.

    "Necessary conditions for a registered marriage (tax4india.com) - WebCite query result
    https://www.webcitation.org/5syrz9P0c

    Tax4india ›› Indian Law›› Marriage & Divorce Law ›› Registered Marriage
    Necessary Conditions For A Marriage
    ...
    degrees of prohibited relationship

    A man and any of the person mentioned in part I of the first schedule and a woman and any of the person mentioned in Part II of the said schedule are with in the degrees of prohibited relationship.

    THE FIRST SCHEDULE

    PART I

    Mother
    Father’s widow (step-mother).
    Mother’s mother
    Mother’s father’s widow (step grand-mother).
    Mother’s mother’s mother.
    Mother’s mother’s father’s widow.
    Mother’s father’s mother.
    Mother’s father’s father’s widow (step great grand-mother.)
    Father’s mother.
    Father’s father’s widow (step grand-mother).
    Father’s mother’s mother.
    Father’s mother’s father’s widow (step great grand-mother).
    Father’s father’s mother.
    Father’s father’s father’s widow (step great grand-mother).
    Daughter.
    Son’s widow.
    Daughter’s daughter.
    Daughter’s son’s widow.
    Son’s daughter.
    Son’s son’s widow.
    Daughter’s daughter’s Daughter.
    Daughter’s daughter’s son’s widow.
    Daughter’s son’s daughter.
    Daughter’s son’s son’s widow.
    Son’s daughter’s daughter.
    Son’s daughter’s son’s widow.
    Son’s son’s daughter.
    Sister.
    Sister’s daughter.
    Brother’s daughter.
    Mother’s sister.
    Father’s sister
    Father’s sister.
    Father’s brother’s daughter.
    Father’s sister’s daughter.
    Mother’s sister’s daughter.
    Mother’s brother’s daughter.
    For the purpose of this part, widow includes a divorced wife.

    PART II

    Father.
    Mother’s husband(step father).
    Father’s father.
    Father’s mother’s husband(step grand-father).
    Father’s father’s father.
    Father’s father’s mother’s husband(step great grand-father).
    Father’s mother’s father.
    Father’s mother’s mother’s husband (step great grand-father).
    Mother’s father.
    Mother’s mother’s husband (step grand-father).
    Mother’s father’s father.
    Mother’s father’s mother’s husband.
    Mother’s mother’s father.
    Mother’s mother’s mother’s husband.
    Son.
    Daughter’s husband.
    Son’s son.
    Son’s daughter’s husband.
    Daughter’s son.
    Daughter’s daughter’s husband.
    Son’s son’s son.
    Son’s son’s daughter’s husband.
    Son’s daughter’s son.
    Son’s daughter’s daughter’s husband.
    Daughter’s son’s son.
    Daughter’s son’s daughter’s husband.
    Daughter’s daughter’s son.
    Daughter’s daughter’s daughter’s husband.
    Brother.
    Brother’s son.
    Sister’s son.
    Mother’s brother.
    Father’s brother.
    Father’s brother’s son.
    Father’s sister’s son.
    Mother’s sister’s son.
    Mother’s brother’s son.

    The Hindu Marriage Act, 1955 - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Hindu_Marriage_Act,_1955

    The Hindu Marriage Act by an Act of the Parliament of India enacted in 1955. Three other important acts were also enacted as part of the Hindu Code Bills during this time: the Hindu Succession Act (1956), the Hindu Minority and Guardianship Act (1956), the Hindu Adoptions and Maintenance Act (1956).

    The Muslim Women (Protection of Rights on Divorce) Act 1986 - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Muslim_Women_(Protection_of_Rights_on_Divorce)_Act_1986

    The Muslim Women (Protection of Rights on Divorce) Act was a controversially named landmark legislation passed by the parliament of India in 1986 to allegedly protect the rights of Muslim women who have been divorced by, or have obtained divorce from, their husbands and to provide for matters connected therewith or incidental thereto. The Act was passed by the Rajiv Gandhi government to nullify the decision in Shah Bano case. This case caused the Rajiv Gandhi government, with its absolute majority, to pass the Muslim Women (Protection of Rights on Divorce) Act, 1986 which diluted the secular judgement of the Supreme Court.

    Mohd. Ahmed Khan v. Shah Bano Begum - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Mohd._Ahmed_Khan_v._Shah_Bano_Begum

    Mohd. Ahmed Khan v. Shah Bano Begum (1985 SCR (3) 844), commonly referred to as the Shah Bano case, was a controversial maintenance lawsuit in India, in which the supreme court delivered a judgment favoring maintenance given to an aggrieved divorced Muslim woman. Then the Congress government, panicky in an election year, gave into the pressure of Muslim orthodoxy and enacted a law with its most controversial aspect being the right to maintenance for the period of iddat after the divorce, and shifting the onus of maintaining her to her relatives or the Wakf Board. It was seen as discriminatory as it denied right to basic maintenance available to non-Muslim women under secular law.

    #Inde #famille #femmes #droit #politique #histoire #hindouisme #islam #laïcisme #divorce #discrimination


  • Vil bygge « skilsmisseboliger » : – Er for par som har kranglet ferdig - NRK Norge - Oversikt over nyheter fra ulike deler av landet

    A broken happy family ...

    En Norvège, un projet immobilier spécialement conçus pour les couples divorcés. En gros, ils vivent dans des appartements séparés mais qui communiquent, avec les chambres des enfants au milieux.
    Aucune idée si c’est bien ou pas, mais l’article est intéressant. Il décrit les modes opératoires possibles, si les parents ne veulent plus se voir, ou acceptent de communiquer, les portes peuvent se fermer ou s’ouvrir. Quelque soit le choix des parents, les enfants peuvent "changer" d’appartement sans bouger : c’est seulement un porte qui se ferme d’un côté et qui s’ouvre de l’autre !

    https://www.nrk.no/norge/vil-bygge-_skilsmisseboliger__-_-er-for-par-som-har-kranglet-ferdig-1.13823494

    – Dette fordrer selvsagt at foreldrene har kranglet ferdig, og er innstilt på å bo i nærheten av hverandre, sier Olav Birkenes i eiendomsutviklingsselskapet Birk & Co til Estate Nyheter, som omtalte saken først.
    Boligprosjektet på Bryn

    I utgangspunktet er kun fem av de 130 planlagte leilighetene beregnet på skilte par, men dersom interessen er stor er det enkelt å bygge flere, sier Birkenes.
    Foto : Birk og Co / Presse

    De nye leilighetene er en del av et planlagt byggeprosjekt på Bryn i Oslo. Foreløpig er planen at prosjektet totalt skal bestå av rundt 130 leiligheter. Utbyggerne venter nå på en anbefaling fra Plan- og bygningsetaten, og håpet er at det kan ferdigstilles « mot slutten av 2020 eller 2021 », sier Birkenes.

    – Det er viktig å understreke at vi fortsatt er i dialog med Plan – og bygningsetaten, og alle mulige etater, så det er ingenting som er sikkert her. Men ambisjonen er helt klar, både når det gjelder miljø og fremtidens boformer. Vi håper at vi får til dette prosjektet.

    #habitat #divorce #famille #trend #immobilier #société #adaptation


  • #Garde_alternée, la loi de la discorde

    En Suisse, après une séparation, le juge n’accorde la garde alternée que si les parents communiquent suffisamment bien ensemble. En France, ce jeudi 30 novembre, les députés se penchent sur une proposition de loi des centristes : la #double_domiciliation des enfants devient le principe de base en cas de séparation. Un texte qui sème la discorde.


    https://www.lacite.info/politiquetxt/garde-alterne-loi-discorde
    #France #Suisse #parentalité #divorce #séparation #parents #enfants


  • Inde : une femme obtient le divorce parce que son mari refuse de construire des toilettes
    https://www.marianne.net/monde/inde-une-femme-obtient-le-divorce-parce-que-son-mari-refuse-de-construire-

    L’histoire peut paraître anecdotique, mais elle ne l’est pas. En #Inde, l’absence de #toilettes dans le foyer peut désormais constituer un motif de #divorce. Un tribunal a tranché le vendredi 18 août en faveur d’une #femme de l’Etat de Rajasthan, dans le nord-ouest du pays, qui avait demandé depuis des années à son mari de construire des toilettes à leur domicile, sans succès. Elle était donc obligée d’aller se soulager à l’extérieur, souvent à la tombée de la nuit afin d’éviter les regards indiscrets. Un acte que cette femme de 24 ans a jugé honteux.

    Deux ans après sa demande de divorce, le tribunal a conclu que l’incapacité de son mari de lui fournir des toilettes relevait de la cruauté. “On dépense de l’argent sur le tabac, l’alcool et les portables, mais nous sommes réticents à construire des toilettes pour protéger la dignité de notre famille, a noté le juge Rajendra Kumar Sharma. Dans les villages, les femmes doivent attendre que la nuit tombe pour satisfaire un besoin naturel. Il s’agit ici non seulement de la cruauté physique mais de violer la pudeur d’une femme.”



  • Un médicament pourrait-il soulager la douleur des ruptures...
    http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/un-medicament-pour-soulager-les-ruptures-amoureuses-280617-133008

    Deux chercheurs canadiens considèrent la séparation comme un stress post-traumatique, et réfléchissent à un traitement pour en diminuer la douleur.

    Les séparations dans les couples hétéros sont demandées par les femmes en large majorités.

    Je rappel qu’en occident 70% des demandes de divorce viennent des femmes . http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/07/01016-20111107ARTFIG00732-quand-les-femmes-decident-le-divorce.php

    Les trouble-post traumatiques dans la séparation sont causés par le hommes éconduits qui deviennent violents et c’est le moment le plus dangereux pour les femmes.

    Mais la perversité du patriarcat fait que les maigres recherches sur les stress-post traumatiques qui ont été faites par les psychiatre féministes (CF Dr Salmona par exemple : http://www.huffingtonpost.fr/muriel-salmona/attentats-urgence-victimes_b_8954110.html ) vont profité aux dominants. L’article parle des troubles post traumatiques par rapport aux survivant·e·s d’attentats terroristes, mais pas un instant des survivant·E·s des violences de leur conjoint, des viols, de l’inceste... Dans le contexte du divorce et de la séparation c’est vraiment fortiche. C’est madame figaro, une presse misogyne qui fait son fric sur l’humiliation constante des femmes.

    Avant que les troubles post traumatiques soient reconnus pour les victimes de viol, inceste, violences, harcelement, la notion est détourné et récupéré au bénéfice des hommes et de leurs labos.
    http://www.mesopinions.com/petition/sante/droit-etre-soignees-protegees-toutes-victimes/14001

    De toute façon comme d’hab ce médicament sera testé sur des rats mâles et sera efficace pour les hommes.
    voire ici par exemple : https://seenthis.net/messages/610723

    Les femmes victimes de troubles post traumatiques ne sont toujours pas traitées et reconnues comme victime, la loi leur impose de fréquenté leur ex violent sois disant pour le bien de l’enfant et les rares traitements qui existent leur seront confisqués par les labos pour soigné les egos blessé des hommes.
    https://seenthis.net/messages/611343#message611389

    Les traumatismes que vivent les femmes dans la séparation c’est pas un médoc qui va les guérir. C’est une prise en compte des violences qu’elles subissent dont elles ont besoin.

    #déni #victimologie #hétérosexualité #couple #domination_masculine #big_pharma #récupération #détournement #divorce #séparation


  • 220 femmes : tuées par leur conjoint, ignorées par la société
    http://www.liberation.fr/apps/2017/06/220-femmes-tuees-conjoints-ignorees-societe

    220 femmes tuées par leur conjoint, ignorées par la société

    Une enquête de Juliette Deborde, Gurvan Kristanadjaja et Johanna Luyssen
    Illustrations : BIG
    Production : Six Plus

    Elles s’appelaient Géraldine, Christelle, Ninon, Marine, Carole, Myriam. Toutes sont mortes ces derniers mois sous les coups de leur mari, compagnon ou ex-conjoint. Leur décès a eu lieu dans l’indifférence générale, politique et médiatique. Les circonstances de la mort de ces femmes ont parfois été résumées en quelques lignes dans une dépêche AFP, comme autant d’événements anecdotiques. Les titres de presse régionale les ont systématiquement traitées dans la rubrique faits divers, qualifiant l’événement de « crime passionnel », de « différend conjugal » ou de « drame de la rupture ». Autant d’euphémismes pour qualifier des homicides qui se produisent le plus souvent dans l’intimité du domicile conjugal, sans témoin. Les victimes n’ont parfois pas de prénom, pas de profession. Il arrive que seul leur âge et le mode opératoire de leur agresseur apparaissent : « étranglée », « battue à mort », « tuée par balle », au « couteau de cuisine » ou « à coups de fer à repasser ». Des meurtres passibles de la réclusion criminelle à perpétuité (au lieu de 30 ans), le fait que l’auteur soit le compagnon ou l’ex-conjoint de la victime étant une circonstance aggravante. Après avoir vu passer, une nouvelle fois, l’un de ces titres sans que cela n’émeuve grand-monde, nous nous sommes demandé qui étaient ces femmes. Nous avons recensé les articles des journaux locaux, régionaux et nationaux, pour tenter d’en savoir plus sur ces victimes anonymes. Ce corpus n’est pas exhaustif : tous les cas n’ont pas été relayés par la presse, et quand ils le sont, c’est souvent de manière parcellaire. Ce travail permet de prendre conscience de ce que les chiffres ne disent pas : les noms, prénoms, âges, situations familiales, professions, mais aussi les circonstances de la mort de ces femmes, les éventuels antécédents ou le traitement judiciaire. Au total, Libération a enquêté sur 220 décès de femmes. Toutes ont été tuées par leur conjoint, leur mari ou ex entre 2014 et 2016.

    cela fait résonance avec l’article de slate dont le signalement ici a été pourri
    #féminicide #meurtre #femmes #sexisme #violences_conjugales

    • j’en profite pour remettre ici un texte que je trouve très interessant car il donne des explications assez fines aux comprtements de ces hommes. Surtout il fait le lien avec les nouvelles methodes d’opression des hommes au moment de la séparation et l’aide que l’état leur donne via le divorce et les gardes pour mieux oppresser les femmes. Comment les prétendus « nouveaux pères » se servent de la loi pour tuer leur ex.
      https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2002-2-page-8.htm

      Le texte est très long, j’en ai extrait quelques parties qui me semblent intéressantes et que je remet ici :

      En même temps, des théories féministes sur l’identité de genre se développaient sur la base de la théorie psychanalytique de la relation objectale ; elles soutenaient que les mères étaient seules responsables de la domination masculine à cause de leur manière d’éduquer les enfants (Dinnerstein, 1976 ; Chodorow, 1978) [6][6] La base de cette théorie est la suivante : « Les femmes.... Certaines critiques de ces théories féministes des relations objectales considéraient les hommes plus comme des victimes que comme des agents de la domination patriarcale et blâmaient en premier lieu les femmes puisqu’elles élèvent seules les enfants et détiennent le pouvoir émotionnel (Segal, 1987 ; Brittan, 1989 ; Connell, 1987 ; Cornwall et Lindisfarne, 1994). Par ailleurs, il faut relever que l’idée selon laquelle l’augmentation de l’investissement affectif des hommes auprès des enfants correspond à une diminution de l’autorité patriarcale dans les familles est contestée par les récentes études historiques, basées sur du matériel autobiographique, des pratiques de « paternage » au XIXe siècle (Tosch, 1996, 1999 ; Davidoff et al., 1999). Par exemple, Tosch a montré, dans son étude sur les pères de classe moyenne et sur la construction de l’identité masculine dans la première moitié du XIXe siècle, que ces pères étaient souvent très impliqués dans la « relation affective » avec leur enfant, mais que cette éducation « virile » était uniquement liée aux valeurs d’autorité morale paternelle et cherchait surtout à transmettre aux fils les caractéristiques « masculines ». Tosch soutient que, en dépit des variations historiques des rôles paternels, la règle du père perdure, car l’autorité paternelle demeure liée aux idées d’estime de soi, de statut et d’identité masculine.

      et

      Des groupes tels que les Families need fathers prétendent que les femmes sont responsables de ces inégalités évidentes dans la division sexuelle du travail, car elles exercent le « pouvoir domestique » à la maison et refusent de le partager avec les hommes. Certaines féministes libérales ont repris ce concept de « pouvoir » domestique : elles soutiennent que, puisque les femmes sont supposées devoir élever les enfants, cela leur donne un pouvoir « caché ». C’est leur responsabilité d’encourager les compétences masculines (Backett, 1987). Les féministes du New Labour ont aussi adopté ce discours culpabilisant les femmes, qui influence les politiques sociales récentes et considère les mères comme un obstacle majeur à l’augmentation de la participation des hommes à l’éducation des enfants (Williams, 1998).
      21

      Ces discours accompagnent une focalisation accrue sur la valeur genrée différente de l’investissement des pères, qui consolide les arguments soutenant que les enfants ont besoin de leurs pères. Le fait que les pères s’occupent moins de leurs enfants n’a ainsi plus d’importance, puisque leur contribution au développement de l’enfant repose sur les valeurs morales et masculines (supérieures) qu’ils apportent à la relation père-enfant (Williams, 1998). Par exemple, Burges et al. (1997) démontrent que « le manque de preuves de l’investissement paternel dépend de la nature des soins paternels plutôt que de leur absence ». D’autres chercheurs, aux États-Unis, Hawkins et Dollahite (1995), affirment que les « pères ne sont pas des mères et ne doivent pas essayer de l’être ». Ils considèrent que l’activité paternelle la plus importante est la « responsabilité éthique des hommes pour les générations futures », « leur travail de relation » et la « stimulation intellectuelle qu’ils procurent aux enfants à travers le jeu ».

      sur la violence masculine et le contexte des séparation

      La violence domestique, les enfants et le droit de visite
      32

      La violence masculine contre les femmes a été reconnue par le Home Office  [7][7] Le département du gouvernement anglais responsable... comme un problème vaste et considérable, et à partir du témoignage d’enquêtes locales (voir par exemple Mooney, 1993 ; Radford et Dominy, 1996), il semble qu’une femme sur quatre soit susceptible d’en faire l’expérience au cours de sa vie (Home Office, 1999). Ces enquêtes ont également révélé qu’un tiers au moins des femmes subissent des violences accrues après la séparation (voir aussi Mirlees-Black, 1995). On ne sait pas actuellement combien d’enfants vivent la violence domestique au quotidien ou sont affectés par ses conséquences dans le contexte postérieur à la séparation, mais l’enquête British Crime de 1996 a montré que la moitié des femmes qui subissaient des violences domestiques étaient des mères (Mirlees Black et Byron, 1999).

      Des études féministes concernant l’impact de la violence domestique sur les enfants sont venues s’inscrire en faux contre les idées reçues présentant les mères comme les plus susceptibles de maltraiter physiquement ces derniers dans ce contexte. Ces études ont révélé une corrélation élevée entre violence domestique et mauvais traitements physiques par le même auteur. Par exemple, en examinant 116 rapports hospitaliers sur des cas de mauvais traitements envers les enfants où la violence domestique était également présente, les chercheurs américains Stark et Flitcraft ont découvert que les pères violents étaient trois fois plus susceptibles d’être les principaux auteurs de maltraitance des enfants que les mères (Stark et Flitcraft, 1988). Une autre étude américaine (Bower et al., 1988) a révélé une corrélation élevée entre la gravité de la violence domestique et la gravité des mauvais traitements physiques infligés aux enfants par des pères, dans un échantillon spontané de 775 mères qui avaient subi des violences domestiques. Ces auteurs ont affirmé que les deux formes de violence visaient le « maintien de la dominance familiale » (Bower et al., 1988 : 166). Dans une moindre mesure, des études ont également examiné les connexions entre la violence domestique et les agressions sexuelles envers les enfants perpétrées par les pères. Hooper (1992), par exemple, dans une enquête à petite échelle sur les mères, a trouvé que cette violence était souvent utilisée pour les empêcher de percevoir l’agression sexuelle contre l’enfant, tandis que Hester et Pearson (1988), en examinant 44 dossiers d’enfants placés sous protection ont estimé que la violence domestique et l’agression sexuelle envers l’enfant par le même auteur étaient co-présentes dans la moitié des cas.

      –—

      Au vu des textes mentionnés ci-dessus, on comprend que beaucoup de recherches entreprises sur les pères se soient concentrées sur les plus ou moins prétendues contraintes imposées à leurs relations avec leur enfant, et en particulier sur le « paternage » en contexte de post-séparation et de post-divorce. Toutefois, dans ce domaine, les recherches ont mis en évidence des découvertes étonnamment cohérentes, même si ces recherches ont été menées à partir d’une pluralité de perspectives différentes, dont toutes n’étaient pas féministes. Par exemple, elles constatent que la préoccupation de la majorité des pères lors de la séparation n’est pas de satisfaire les besoins et les intérêts des enfants, mais la perception de leur propre perte en pouvoir direct et contrôle des femmes et des enfants, et ce, qu’il y ait ou non usage de violence domestique (Simpson et al., 1995 ; Arendell, 1995 ; Smart et Neale, 1999).
      39

      Smart et Neale ont interrogé aussi bien des mères que des pères dans leurs investigations sur le « parentage » après divorce et ils ont constaté que, en dépit de quelques exceptions individuelles, la majorité des hommes interrogés considèrent la décision des femmes de mettre fin à leur relation comme un coup porté à leur identité masculine, et que souvent ils cherchent, par réaction, à créer « le plus de grabuge possible », utilisant pour cela leurs relations avec les enfants. Or, loin de s’opposer à ces relations, les préoccupations des mères concernent généralement la non-fiabilité des engagements des pères quant à l’exercice du droit de visite et leurs capacités à prendre soin des enfants. Smart et Neale racontent également comment la plupart des pères considèrent tout effort pour normaliser les relations avec les enfants ou pour répondre au souci des mères concernant la qualité de ces relations, comme une limitation de leurs droits à la possession de l’enfant. Toutefois, la plupart des pères ne souhaitent pas avoir la responsabilité de s’occuper à plein temps des enfants mais veulent « voir les enfants lorsqu’ils en ont envie – ils ne veulent pas que les mères se plaignent s’ils les ramènent en retard, ou s’ils leur ont fait manger n’importe quoi, ils veulent davantage voir les enfants, mais seulement lorsque cela les arrange, et non lorsque cela arrange les mères » (Smart et Neale, 1999 : 146).
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      Les mères, de leur côté, voient les enfants et les pères comme détenteurs de droits, mais pas elles, et elles se perçoivent comme n’ayant à l’égard des enfants que des responsabilités. Cette étude a mis en lumière des différences genrées significatives quant à la manière dont les mères et les pères se perçoivent comme parents, les mères sentant qu’on attend d’elles qu’elles donnent la priorité aux besoins des enfants, se préoccupent de la qualité des soins et de l’attention apportés aux enfants lors des visites, tandis que les pères se soucient davantage de leurs propres droits de propriété sur les enfants et de l’effet de ces derniers sur leur propre statut masculin.
      41

      L’étude de Simpson et al. (1995) a débouché sur des constatations analogues, mais centrées sur le sentiment de perte éprouvé par les pères lors de la séparation et du divorce. Selon eux, ce qui préoccupe le plus les pères, c’est la perte non seulement d’un sentiment de pouvoir et de contrôle sur la famille, mais aussi de leur statut paternel et de leur influence sur les enfants. Pour prendre un exemple de préoccupation particulière, ils mentionnent le désir d’inculquer leurs propres valeurs aux enfants, et la crainte que ceux-ci n’adoptent les valeurs maternelles.

      –----
      et plus spécifiquement sur les « nouveaux pères » et la capacité impressionnante des dominants à s’adapté et contré l’émancipation féminine.

      Une chose est remarquable : tandis qu’il était clair que les pères faisaient usage de violence à la fois contre les mères et les enfants, et que cela concernait le contrôle et l’autorité qu’ils exerçaient alors qu’ils vivaient encore en famille, nombre de ces pères s’affirmaient comme nouveaux pères qui s’impliquent régulièrement et s’occupent des enfants pendant que les mères travaillent, et un petit nombre d’entre eux affirmaient être ceux qui gagnent l’argent du ménage.

      #nouveaux_pères #divorce #féminicide #paternité #famille #couple #domination_masculine #sexisme #injustice

    • Ca montre aussi à quelle vitesse les dominants récupèrent leurs avantages à la moindre avancée. Avec l’avancée que représente le divorce pour les femmes (70% des demandes de divorce viennent des femmes en occident ; http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/07/01016-20111107ARTFIG00732-quand-les-femmes-decident-le-divorce.php ) on assiste à de nouvelles stratégies des hommes hétéros : - déchaînement de violence, au point que la presse se permet de parlé de « drames de la séparation » face au féminicides des femmes qui ont essayé de se soustraire à leur oppresseur.
      – instrumentalisation des enfants pour poursuivre les violences contre l’ex femme qui a osé vouloir échappé à son agresseur. Allant même jusqu’à des agressions contre les enfants pour atteindre la mère.
      – instrumentalisation de leur participation au taches parentales à seuls fins de transmettre leurs valeurs de dominant surtout à leurs fils. L’investissement des pères vis à vis de l’éducation des filles étant bien plus léger en moyenne. Les conflits sur l’éducation des enfants est le principal facteur de disputes dans les couples. C’est à dire que les pères qui déjà ne se fatiguent pas trop pour l’éducation de leurs enfants et laissent la charge principale et surtout le travail ingrat aux mères, se permettent de faire chier avec leurs valeurs de merde.
      – Comme ce matin j’ai trouvé ce texte sur un nouveau détournement de la séparation au bénéfice des hommes je le mentionne ici : https://seenthis.net/messages/611393

      Au passage il est remarquable d’apprendre dans le texte du cairn que les pères remariés qui ont fait vivre l’enfer à leur ex pour les gardes et la fameuse transmissions de leurs valeurs, se désintéressent de ces enfants lorsqu’ils ont trouvé une nouvelle compagne et qu’ils ont des enfants avec cette nouvelle compagne.

      Ce qui est impressionnant quant on se sépare c’est de voire que les institutions t’enfoncent. Par exemple quand ca m’est arrivée, en tant que conjointe sans revenus, j’etais complètement dépendante de mon ex pour tous les trucs fiscaux et dérivés genre dès que j’avais besoin d’un avis d’imposition il fallait que je lui demande et qu’il veuille bien s’en occupé. Il était pas violent, mais si il l’avais été j’aurais été obligée de le voire pour ces papiers.
      Du coup sans avis d’imposition tu as rien, vu que la moindre démarche te demande ce papier. Si ton ex est violent tu n’s plus qu’a porter pleinte et sans ressources espéré que ca aille vite et que ca donne quelquechose car les hommes savent aussi organiser leur insolvabilité (les panama paper concernaient énormément de bitards qui echappaient aux pensions alimentaires https://seenthis.net/messages/478249 )

      Pour la secu en tant que conjoint·e sans revenu tu es à la merci de ton compagnon ou de ta compagne, mais dans la grande majorité des cas c’est la femme qui est sans ressources, sans statu, sans caisse de sécu et le compagon qui est maltraitant (les states sont claires là dessus).
      #domination_économique #domination_fiscal #domination_administrative

    • Oui @mad_meg d’autant que la #dépendance est considérée comme une valeur de l’#amour, alors qu’elle ne fait qu’alimenter la domination et se retourne salement contre les femmes quand ça tourne vinaigre.
      Je pense que pour les jeunes femmes, l’indépendance est une nécessité cruciale. Pourtant bien mal comprise pour certaines parce que le fait de soulever cette question efface les rêves amoureux qui les nourrissent.
      Alors qu’il me semble que c’était à cet endroit que les féministes agissaient le plus concrètement : apprendre et soutenir pour gagner en liberté et en indépendance. Notamment en poussant les femmes aux études.
      On voit bien là le barrage qui est fait ensuite en payant moins bien les femmes : les maintenir dans la dépendance.

      Je suis très attentive dans le métro à ce que racontent les personnes, et j’entends certaines filles de moins de 20 ans raconter leurs désirs de trouver un homme qui va les entretenir. Et raconter leur stratégie, très souvent basée sur des normes physiques ahurissantes de soumission (poids, talons, poils, maquillage etc). Donc, on n’a toujours pas réussi à se débarrasser de cette merde là, croire que la dépendance va être confortable.

      #illusion_amoureuse

    • Et renforcement de l’archaisme puisque la prime d’activité qui remplace l’ancienne prime pour l’emploi (pour les travailleureuses pauvres) est devenue liée aux revenus du foyer alors qu’avant c’était lié à la déclaration individuelle (et donc on recevait la prime chacun⋅e sur son propre compte et chacun⋅e en faisait ce qu’ille voulait). Pour le coup, dans l’autre sens, ça ne m’a pas aidé à la séparation, mais je pense à toutes les femmes qui pouvaient petit à petit mettre un peu d’argent de côté chaque été pour ensuite pouvoir partir… J’ai trouvé ça tellement dégueulasse quand j’ai appris le nouveau système (en plus du non recours puisque ce n’est plus automatique).

    • Les agresseurs conjugaux passent beaucoup de temps et d’énergie à nier leur violence à l’égard de leur victime/survivante. Il est crucial pour eux de ne jamais admettre ce qu’ils ont fait ou continuent de faire à une femme. C’est en partie important parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas arrêter de le faire. C’est surtout essentiel de le nier pour ne pas devoir le reconnaître, devoir être arrêté pour cela, devoir en payer le prix toute leur vie. Comme la femme qu’ils ont agressée.

      @tradfem @monolecte
      https://seenthis.net/messages/574162
      http://www.thehotline.org/2013/08/taking-a-spin-around-the-power-and-control-wheel




  • #divorce : désormais plus simple en #France qu’ailleurs en Europe
    http://fr.myeurop.info/2017/01/04/divorce-d-sormais-plus-simple-en-france-qu-ailleurs-en-europe-14954

    Daniel Vigneron

    Désormais acté devant un simple notaire, le divorce par #consentement_mutuel devient une #procédure plus légère en France que dans les autres pays de l’UE. La dissolution du #mariage est cependant plus fréquente au nord de l’Europe mais elle est moins répandue dans les pays de forte prégnance religieuse.

    Le premier jour de l’année 2017 a été marqué, en France, par l’entrée en vigueur, dans le cadre de la loi sur la modernisation de la justice, d’ lire la (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Croatie #Danemark #Espagne #Finlande #Grèce #Italie #Malte #Pologne #Portugal #Royaume-Uni #RFI #séparation #tribunaux #union_libre


  • Carrière : les femmes n’osent pas avouer leurs ambitions aux hommes | Le Figaro Madame
    http://madame.lefigaro.fr/business/carriere-les-femmes-nosent-pas-avouer-leurs-ambitions-aux-hommes-231

    Et si les relations personnelles freinaient les ambitions professionnelles des femmes ? Des chercheurs américains et suédois, à travers deux études relayées par Slate, ont analysé le comportement des femmes au travail et leur envie d’évoluer. D’après leurs travaux, il semblerait que les hommes soient le principal facteur d’influence des ambitions féminines.

    Une première étude menée en décembre 2016, aux États-Unis, par trois économistes, a interrogé 1880 étudiants, dont 30% sont des jeunes femmes fraîchement inscrites dans une école de commerce. Chaque étudiante devait répondre à un sondage décliné en deux versions : un test totalement anonyme et un autre dont les réponses des candidates seraient ensuite rendues publiques. Les chercheurs américains ont établi un constat : les femmes abaissent leurs ambitions salariales lorsqu’elles savent que leur envie sera connue de tous.

    Le second sondage, effectué par deux suédoises Olle Folke et Johanna Rickne, prouve lui aussi que la progression de carrière des femmes nuit à leur vie personnelle. Pour identifier le lien de cause à effet, les chercheurs ont comparé le taux de divorce des personnages politiques du pays qui ont obtenu un siège au parlement, et de ceux qui ont perdu les élections. Les scientifiques ont découvert que les femmes prenant position en politique ou en économie sont plus exposées au risque de divorce, leur nombre augmentant une fois qu’elles sont élues.
    Complexe d’infériorité

    Quelle conclusion en tirer ? Selon les chercheurs, c’est la peur d’une conséquence négative sur leurs relations personnelles qui les anime. Le succès d’une femme accroît la pression au sein du couple car les hommes sentiraient leur domination leur échapper. Certaines ne sont donc pas prêtes à sacrifier leur couple pour une carrière professionnelle telle qu’elles le désirent.

    #femmes #domination_masculine #syndrome_de_l'imposture #travail #divorce


  • La banalité de l’échange. Entretien avec Paola Tabet
    https://gss.revues.org/1227?lang=fr

    Dans cet entretien, l’anthropologue revient sur le parcours théorique et personnel qui l’a amenée à forger le concept d’échange économico-sexuel. Elle insère cette notion dans l’ensemble de ses travaux sur la division sexuelle du travail, la gestion de la reproduction, les interventions sur la sexualité des femmes. Elle revient également sur les usages de la notion d’échange économico-sexuels, les limites qu’il y a à l’utiliser principalement en ce qui concerne ce qu’on appelle le travail sexuel, et la difficulté à penser les échanges économico-sexuels comme un continuum. Le travail de Paola Tabet apparaît ainsi comme un ensemble d’outils théoriques et politiques dont l’objectif est de comprendre et de déconstruire les rapports sociaux de sexe et les fondements de la domination masculine.

    #féminisme

    • De ce point de vue, ton travail rejoint ce qui est appelé dans la dernière enquête sur la sexualité en France une vision différentialiste de la sexualité : une sexualité masculine qui serait plus proche d’une pulsion naturelle et une sexualité féminine de l’ordre des sentiments…
      Évidemment la vision différentialiste de la sexualité n’est pas la mienne. Je ne partage aucunement une vision différentialiste, la vision selon laquelle « par nature » les hommes auraient plus besoin de sexualité que les femmes et les femmes tendraient à une sexualité plutôt de relation, etc. C’est une idéologie qui sert à justifier la domination, entre autres, sexuelle des hommes : ils auraient « naturellement » plus besoin de sexe que les femmes. Donc les femmes doivent le leur donner. C’est une idéologie que entre autres est acceptée par une partie des femmes comme le montre l’enquête récente sur la sexualité en France (Bajos, Ferrand, Andro, 2008) : « la naturalisation des besoins sexuels masculins établit leur caractère irrépressible et justifie pour les femmes [...] l’enjeu d’y répondre pour conforter la relation ». Ce qui tend à rendre acceptable et on peut dire « normal » le fait de subir une sexualité imposée. Et statistiquement les femmes qui « considèrent que les hommes ont par nature plus de besoins sexuels que les femmes, reconnaissent accepter davantage des rapports sans en avoir envie ». Il me semble aussi que ça permet aux femmes d’accepter les différences économiques et de pouvoir (et l’échange économico-sexuel). Une idéologie qui fonde la différence dans la nature est bien pratique pour les dominants.

      #misère_sexuelle #male_entitlement #besoins_sexuels_masculins #sexage #prostitution #mariage #hétéro-patriarcat

    • Je dirais pour le moment que les échanges économico-sexuels sont à la fois et plus et moins contestés. C’est une situation très complexe et en mouvement. En ce qui concerne le mariage, la situation paraît assez floue. Les mariages sont très instables. L’indépendance économique des femmes, leur travail hors de la famille, permet une révolte par rapport à une sexualité qu’on leur impose ou qu’on leur demande dans le mariage. On le voit dans des enquêtes récentes aussi aux États-Unis. La moitié des mariages se brisent : c’est important. Et aux États-Unis et ailleurs le nombre de personnes restant célibataires augmente tout le temps.
      C’est vrai qu’il y a des choses qui bougent, mais d’une façon ou d’une autre il y a encore un pouvoir masculin bien installé. Il y a la situation économique des femmes avec, on le sait, la persistance d’un clivage assez important dans les possibilités d’accès aux postes les mieux rémunérés et généralement réservés aux hommes… Cela vaut pour les classes intellectuelles, pour les classes moyennes. Et aussi pour les femmes des classes pauvres et surtout les immigrées : il y a justement encore des différences importantes de salaire, d’accès au travail, de risques de chômage, le cantonnement dans des métiers de service.
      Le mariage est, et surtout a été, l’endroit de la reproduction. L’échange économico-sexuel n’est pas un choix : c’est ce qui est donné par une structure sociale dans laquelle le mari gagne plus, a plus de biens, de pouvoir, de prestige… La preuve, ce sont les situations plus ou moins catastrophiques lors d’une séparation. Aux États-Unis (et ailleurs) une grande majorité des hommes divorcés ne paient plus un an après, la pension alimentaire fixée par le juge, même s’il y a des enfants. Comment ne pas voir le mariage comme le terrain de l’échange ? Plus d’échange, plus d’argent. Et, de fait, celles qui sont pénalisées (souvent lourdement pénalisées) dans les séparations ceux sont les femmes qui se retrouvent avec moins d’argent et les enfants sur le dos.

      #divorce

    • Dans la société africaine, celles qu’on appelle les « femmes libres » en Afrique francophone, « free women » en Afrique anglophone, ont été périodiquement remises dans le mariage par la violence : par exemple au Ghana et au Nigeria, dans les années 1930 et après, dans les années 1960-70 par exemple, elles sont à plusieurs reprises emprisonnées et données comme épouses à moitié prix (« second hand wives ») à tout homme qui voulaient les prendre et les empêcher de poursuivre leurs activités répréhensibles (les femmes libres ne participaient pas uniquement à des formes de sex work, elles pouvaient aussi être des commerçantes). Toute femme devait en fait être sous le contrôle d’un homme. Et elles essaient sans arrêt d’y échapper. Ce sont clairement des formes de résistance.
      Les lois contre la prostitution dans la Chine populaire des années 1950. Comme le raconte le beau livre de Gail Hershatter (1997) sur la prostitution à Shanghai, les prostituées sont d’abord internées dans des centres de redressement et après, à leur sortie, elles sont rendues à leurs maris ou, si elles étaient célibataires, les institutions essaient de les donner en mariage.
      Il faudrait avoir plus d’études sur ces différentes formes d’interventions et sur la résistance des femmes. Une résistance qui peut prendre beaucoup de formes comme cellede sortir du mariage en prenant la fuite, même plusieurs fois, et comme souvent aujourd’hui, les migrations. C’est pour cela que je parlais dans mon livre de l’histoire des « femmes libres » africaines, des prostituées d’Afrique et d’autres continents, comme de l’histoire, difficile et complexe, d’une résistance.

      #résistance #backlash #historicisation


  • Il profite de sa femme bipolaire, au lieu de l’aider | SOS conso
    http://sosconso.blog.lemonde.fr/2016/12/14/il-profite-de-sa-femme-bipolaire-au-lieu-de-laider

    Les magistrats constatent que Martine L. développe seule l’agence MLB, et que son mari la laisse « assumer la charge financière du foyer (ainsi que) sa part dans l’éducation des enfants, alors qu’il a cessé lui-même tout exercice professionnel, pour se consacrer à des activités liées à ses passions musicales notamment ». Lors de l’évaluation sociale qui est effectuée, en vue de l’adoption, en 1992, de leur fille, M. B. indique lui-même qu’il « pratique assidûment le piano, en étudiant la musicologie à la Sorbonne ». « Plus tard, constate la cour d’appel, il s’installera dans leur propriété d’Ibiza où il fera de la musique en développant la création d’un journal local. »

    En 1993, Martine L. sombre dans une dépression d’épuisement. Elle ne souhaite plus travailler seule, mais en cogérance avec son époux. Du fait qu’ils sont mariés sous le régime de la séparation de biens, elle lui consent, sous la forme d’un don manuel, la clientèle de MLB, évaluée à 220 000 francs. L’acte de donation indique que cette libéralité est accordée « par convenance personnelle, et pour permettre à Patrick B. d’en conserver la valeur, ce dernier devant reprendre lui-même l’activité ». Il comprend une clause de non-concurrence, qui autorise Martine à travailler pour son compte, mais lui interdit, si elle le souhaitait, de postuler chez un autre employeur.

    –---

    Le divorce est un prolongement du mariage et l’institution judiciaire veille à ce que les hommes puissent toujours dominer et humilier leur épouse-ex-épouse.
    Après un premier divorce jugé à tord partagés, la « justice » reconnais les abus du mari et lui demande de dédommagé son ex-épouse de l’incroyable somme de 5000€.

    #domination_masculine #divorce #fraternité


  • Fatma
    vu et bien aimé ce film de Khaled Ghorbal qui aborde la conditions des jeunes #filles et des #femmes en Tunisie (et sans doute ailleurs) à travers le parcours d’une jeune femme qui a reçu une éducation conservatrice et qui cherche à s’en émanciper.
    J’ai aussi aimé la chute qui reste ouverte à tous les possibles.
    #viol #sexisme #féminisme #virginité #divorce #film

    Un résumé ici
    https://www.trigon-film.org/fr/movies/Fatma


  • For some Syrian women, refugee life proves unexpectedly liberating

    BAR ELIAS, Lebanon — Samar Hijazi stood in front of the judge of the Sunni sharia court in this Bekaa Valley village last month as he addressed her in rapid-fire bursts from behind an imposing desk.

    “This is against God’s will,” he said. “If you divorce, you’ll have problems with your children. God will be against you. God won’t bless you. Will you reconsider?”

    “No,” she said firmly.

    The judge pronounced her divorced. Just like that, Hijazi, 45, was freed from a 33-year marriage to a man she described as abusive and domineering. The refu­gee from Syria’s war had long wished for such an ending, but it had never seemed possible in her old life. That changed when the family fled to Lebanon two years ago. With shelter and food provided by aid organizations, she was less dependent on her husband. And as she began making decisions for the family and venturing out of the house alone, she felt, for the first time, self-sufficient.


    https://www.washingtonpost.com/world/middle_east/for-some-syrian-women-refugee-life-proves-unexpectedly-liberating/2016/11/04/e9e1e086-9f77-11e6-8864-6f892cad0865_story.html?postshare=6314796374
    #réfugiés #femmes #divorce #asile #migrations #réfugiés_syriens #Liban #libération #indépendance #divorce


  • #Italie : une femme divorcée condamnée à 30 000 euros d’amende pour avoir dit à son fils du mal de son père
    http://www.francetvinfo.fr/monde/italie/italie-une-femme-divorcee-condamnee-a-30-000-euros-d-amende-pour-avoir-

    e tribunal civil de Rome a tranché. La cour italienne a condamné une femme à une amende de 30 000 euros, parce qu’elle disait à son enfant du mal de son père, dont elle est divorcée, raconte La Repubblica (en italien), mercredi 19 octobre.

    Selon la cour italienne, la mère de famille n’a pas essayé d’entretenir des liens entre le père et son enfant, mais a, au contraire, « exprimé sa désapprobation avec des termes désobligeants à propos de son ancien mari ».

    Avec cette décision, le tribunal reconnaît le devoir pour les couples divorcés de faire le nécessaire pour « préserver la sérénité » des relations entre les parents et leurs enfants, note le journal. Le verdict du tribunal exhorte la mère de famille à changer de comportement vis-à-vis de son ex-mari. Dans le cas contraire, les conditions de la garde de l’enfant, qu’elle a obtenue, pourraient être modifiées.

    #divorce #intérêt_supérieur_de_l'enfant #famille


  • Faut-il maintenir la prestation compensatoire ?
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/faut-il-maintenir-la-prestation-compensatoire

    La prestation compensatoire, versée après le divorce par un époux à l’autre pour compenser la disparité des conditions de vie créée par la rupture, pourrait sembler obsolète à l’heure de l’égalité hommes-femmes... Pourtant, elle concerne toujours un divorce sur 5. Retour sur ce dispositif à l’occasion du colloque organisé le 7 octobre à Paris.



  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Le #divorce : continuité du #mariage
    http://hypathie.blogspot.fr/2016/09/le-divorce-continuite-du-mariage.html

    La charge des #enfants est l’aspect de l’état de divorce qui éclaire le plus le mariage et en même temps confirme la continuation du mariage après le divorce. Cette charge assumée par la femme, confirme l’hypothèse de l’#appropriation du #travail de la #femme par le mari, mais de plus elle fait entrevoir ce qui est moins évident : que cette appropriation, caractéristique du mariage, persiste après que celui-ci est rompu. Ce qui nous permet d’avancer que le divorce n’est pas le contraire du mariage, ni sa fin, mais un avatar, une transformation du mariage. 

    [au nom officiel de « l’intérêt de l’enfant »]

    Officieusement (action négative) la garde des enfants est considérée comme un privilège et même une compensation pour les femmes, mal loties par ailleurs. Toute une mise en scène a pour but de dresser les conjoints l’un contre l’autre, de faire peser des incertitudes quand à l’issue du combat, et d’ériger la garde des enfants en enjeu de ce combat, mise en scène au terme de laquelle, celle (celui) qui obtient la garde des enfants considère avoir remporté une victoire. Bien entendu, il n’est jamais question de leur entretien -de leur charge- mais seulement de leur « garde » -notion juridique qui dénote officiellement la responsabilité civile, et officieusement le droit d’en jouir comme d’une propriété. Officiellement encore la charge est répartie entre les deux parents. Dans les faits les femmes ont toujours la garde des enfants jeunes. Leur #revenu après le divorce est toujours très inférieur à celui de leur mari. Les pensions fixées par le tribunal sont toujours dérisoires. La contribution financière de la femme est nécessairement supérieure en valeur absolue à celle du mari, ce qui, compte tenu de son revenu inférieur, représente une valeur et un sacrifice relatif beaucoup plus grand pour elle. De toutes façons, les pensions ne sont jamais versées. Mais même en restant dans le cadre officiel -dans l’hypothèse où elles sont versées- les pensions ne prennent jamais en compte l’entretien matériel : le temps et le travail de la femme.

    • Je dirai même que c’est un préalable ! Combien de fois j’ai entendu cela : «  on nous conseille de nous marier parce qu’en cas de séparation (donc de divorce) c’est mieux » Pour avoir des enfants (en cas de séparation), pour acheter une maison (en cas de séparation), etc !


  • De colère et d’espoir : Les hommes sont-ils discriminés en matière de garde d’enfant ?
    http://decolereetdespoir.blogspot.fr/2016/09/les-hommes-sont-ils-discrimines-en.html

    Avez-vous déjà vu un film ou une série où un gentil papa ne demande qu’à voir son enfant, mais où une méchante maman n’arrête pas de lui mettre des bâtons dans les roues ? Le gentil papa se résigne alors à prendre les grands moyens et va consulter un avocat, qui le prévient, désolé, qu’il n’a aucune chance d’obtenir la garde parce que les tribunaux l’accordent presque systématiquement aux mères.

    J’ai vu un tel scénario de nombreuses fois, notamment dans la série Gilmore Gilrs, où le père en question est l’incarnation même du bon gars, et dans Nashville, où la mère en question est l’image même de l’irresponsabilité. Évidemment, la spectatrice ressent l’injustice de la situation. « Ben voyons ! », se dit-elle, « Comment les tribunaux peuvent-ils être aussi partiaux ? » Et la voilà convaincue que le système de justice est biaisé en faveur des femmes (la tentation est forte d’insérer ici un gros LOL), ce qui n’est pas si difficile à croire, puisque l’idée selon laquelle les femmes ont des privilèges au sein de la famille est assez répandue.

    Dans cet article, je vais vous expliquer en quoi cette idée reçue est fausse, et en quoi elle est dangereuse.

    #stereotype #divorce #famille #genre #discrimination #masculinisme #féminisme


  • #fiscalité : à #Shanghai, on #divorce même si on est heureux
    http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-du-monde/a-shanghai-on-divorce-meme-si-on-est-heureux_1809735.html

    Le système chinois permet aux couples divorcés de profiter des dispositions fiscales prévues pour les primo-accédants. Un jeune couple marié qui fait une transaction pour la première fois avance 30% de la valeur du bien #immobilier. Il bénéficie aussi d’une réduction de 10% du taux d’intérêt. Mais quand il veut acquérir un deuxième bien, il doit avancer au moins 50% de sa valeur. La solution est donc de divorcer, pour revenir à la case départ et récupérer le statut de primo- accédant sur le plan fiscal.


  • Les Allemandes bientôt contraintes de révéler leurs aventures extra-conjuguales - Journal des Femmes
    http://www.journaldesfemmes.com/societe/actu/1614558-allemagne-relation-extra-conjugale-paternite

    L’Allemagne est en passe de voter une loi plutôt étonnante. Les femmes pourraient être contraintes de révéler à leurs conjoints hésitants la véritable identité du père de leur enfant. Si l’homme a des doutes sur le géniteur de l’enfant, il pourra donc faire appel à cette nouvelle législation pour obliger celle qui partage sa vie à avouer des relations extra-conjugales. Ce projet de loi a été proposé par le ministre de la Justice Heiko Maas et il sera présenté au conseil des ministres le 31 août 2016 en vue de sa soumission prochaine au Parlement. L’Homme politique a affirmé, selon l’AFP : « Nous voulons assurer davantage de droits et de moyens de recours légaux aux faux pères [...] la mère ne doit pouvoir garder le silence que s’il y a des raisons très sérieuses de ne pas identifier le père biologique. » En cas d’infidélité avérée, le « faux père » pourrait alors prétendre à des « frais d’entretien » auprès du vrai géniteur et ce, jusqu’à 2 ans.
    Une originalité qui laisse cependant perplexe. Le ministre de la Justice n’a pas précisé les sanctions encourues ni le pourcentage de population susceptible d’être touché par cette loi. Qui plus est, dans quelle mesure peut-ont contraindre l’intéressée à parler ? Il faudrait par ailleurs faire passer de multiples tests ADN, un coût élevé pour l’État. Cela reviendrait aussi à punir par la loi l’infidélité...

    #paternité #adultère #patriarcat #filiation #droit_du_sang #pension_alimentaire #divorce #mariage