• L’Esclave blanc

    Un Long-métrage de Jean-Paul Paulin

    Sortie en France : 02/10/1936

    https://www.unifrance.org/film/39227/l-esclave-blanc

    Bande annonce :

    https://www.dailymotion.com/video/x5l1irr

    Sur la côte orientale d’Afrique, un riche planteur, homme irascible, fait venir sa fille Simone auprès de lui pour travailler à l’exploitation. Son employé principal, Georges, est le seul blanc de la région.

    Evidemment, Georges et Simone deviennent amis et s’éprennent l’un de l’autre. Le père s’oppose au mariage. Georges quitte la maison du planteur et va vivre maritalement avec une indigène.

    Les lois de la tribu s’opposent à cette liaison et la femme noire est assassinée. Georges lui-même est fait prisonnier par les noirs. Il va être massacré lorsque une troupe au service du planteur, conduite par Simone, le délivrera à temps. Le père se laissera fléchir.

    #colonialisme #colonisation #Italie#histoire#somalis#issas#Ethiopie#Emigration#Cinema#Propagande#Somalie#Djibouti

    • « ça vous fait sourire ? mais pour les comprendre il faut vivre avec eux... »

      Très exactement ce que je dis à mes copains africains quand attablés à une terrasse, ils me demandent ce qui se passe en Europe et particulièrement en France...

  • Enfants abandonnés en #Syrie : la France condamnée
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/enfants-abandonnes-en-syrie-la-france-condamnee-COzj0h6_Swun8R7P4VeLLA

    Que faire des familles des djihadistes français encore en Syrie ? 100 femmes, 250 enfants enfermés dans des camps et qui embarrassent énormément le gouvernement français. Une affaire où les principes de droit entrent en collision avec des considérations…

    #Djihadiste
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-enfants-abandonnes-en-syrie-la-france-condamnee-C

  • La Chine cherche à s’établir militairement en Afrique
    S’étant imposé comme un partenaire clé sur le continent africain, Pékin défend ses intérêts commerciaux et économiques

    https://atalayar.com/fr/content/la-chine-cherche-setablir-militairement-en-afrique

    Depuis l’ouverture d’une base militaire à Djibouti en 2017 - sa première à l’étranger - Pékin a redoublé d’efforts pour accroître son expansion militaire en Afrique, augmentant ainsi sa puissance mondiale. Comme le souligne Paul Nantulya, de l’Africa Center, 2 000 soldats chinois sont actuellement stationnés en permanence sur la base de Djibouti. En outre, Pékin a construit une jetée capable d’accueillir un porte-avions, ce qui, selon Nantulya, « permet à la Chine de projeter sa puissance au-delà du Pacifique occidental ».

    Après Djibouti, les analystes et les journalistes se demandent où la Chine installera sa prochaine base militaire sur le continent. Africa Center indique la Guinée équatoriale, l’Angola ou la Namibie comme destinations possibles, tandis que les États-Unis mettent en avant l’Angola, le Kenya, les Seychelles et la Tanzanie, bien que la Guinée équatoriale ne soit pas exclue non plus. « C’est en Guinée équatoriale qu’ils ont actuellement le plus d’influence », déclare le général Stephen J. Townsend, commandant du commandement américain pour l’Afrique, dans un communiqué de presse du ministère de la défense.
    etc...

    #Chine#Afrique#Djibouti#Corne_de_l'Afrique#bab_el_mandeb

  • #France ’preparing to secure Yemeni gas facility’ for exports
    https://english.alaraby.co.uk/news/france-preparing-secure-yemeni-gas-facility-exports

    France is negotiating with countries in the region and factions participating in Yemen’s war, according to the information cited by Alqirbi.

    The aim is to see gas exports restart at Balhaf “in light of increased international gas prices and to reduce Russian pressure on Europe”.

    This has been a major concern since Russia invaded Ukraine in February.

    Paris could “provide protection for the facility through the French Foreign Legion” – part of the country’s military in which foreign citizens serve.

    #Yemen #hydrocarbures

    • Les Forces françaises stationnées à Djibouti

      Aujourd’hui, les Forces françaises stationnées à Djibouti comptent 1490 militaires et civils de la Défense.

      La spécificité des FFDj repose sur la présence à Djibouti des trois composantes Terre/Air/Mer de l’armée Françaises. L’armée de Terre représente la majorité des effectifs avec 805 soldats (54% des FFDj). L’armée de l’Air et de l’Espace compte 500 aviateurs (35%) et la Marine Nationale 134 marins (9%). Une dizaine de civils de la Défense (2%) complètent le dispositif. Enfin, 900 Djiboutiens sont employés par les FFDj, dont 600 en tant que personnel civil de recrutement local (PCRL).

      La base navale française à Djibouti est le seul port de la capitale pouvant accueillir des bâtiments militaires (pour le moment en tout cas, la Chine étant en train de construire son propre port), qu’ils soient donc français ou étrangers. Point d’appui logistique, elle met en œuvre le ravitaillement des navires que ça soit en carburant, en vivres ou en matériaux.

      https://defense-zone.com/blogs/news/forces-francaises-djibouti

      #djibouti#Yemen#babelmandeb#cornedelafrique#armée

    • Forces françaises aux Émirats arabes unis : Participation au renforcement de la défense aérienne des EAU

      À la suite des attaques du 17 janvier 2022, revendiquées par le mouvement yéménite houthi, qui ont visé Abou Dabi et coûté la vie à trois personnes, les Emirats arabes unis ont sollicité l’appui de la France au titre de l’accord de défense entre nos deux pays, signé en 1995 et renforcé en 2009. En réponse, la France a décidé de participer au renforcement du dispositif de défense aérienne du territoire émirien.

      Les armées françaises mobilisent les capacités déployées de manière permanente au sein des forces françaises aux Émirats arabes unis (FFEAU), renforcées par des capacités de ravitaillement en vol et de défense sol-air.

      Des opérations aériennes sont planifiées et conduites à partir de la base aérienne d’Al Dafra (BA 104), en étroite coordination avec les forces émiriennes, pour détecter et intercepter des attaques de drones ou de missiles de croisière visant les EAU. Des avions de chasse Rafale conduisent ainsi, de manière régulière, des vols de surveillance au-dessus du territoire émirien.

      Cet engagement au profit de la sécurité de notre allié émirien illustre le partenariat et la solidarité stratégiques qui lient nos deux pays.

      Les FFEAU :

      Ce sont 650 militaires des armées, directions et services qui servent au sein des FFEAU. Ils contribuent à la préservation des intérêts de la France dans la zone de responsabilité permanente (ZRP) et en zone maritime océan Indien (ZMOI).

      etc...

      https://www.asafrance.fr/item/activite-operation.html

      #yemen#Emirats#Armée#golfe

  • Djibouti : « On aurait préféré ne plus être utile »

    Active depuis 1991, l’Association pour le respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a aujourd’hui à son actif 30 ans de combats pour soutenir des djiboutiens prisonniers politiques incarcérés sans jugement, des opposants menacés, torturés, des représentants syndicaux bafoués, licenciés, expulsés, des femmes violées par les militaires dont les plaintes ne sont jamais reçues.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/12/djibouti-on-aurait-prefere-ne-plus-etre-utile

    #international #djibouti

  • Au #Mali, des terres rendues incultivables par le “fléau chinois”

    Des populations rurales maliennes dénoncent l’#exploitation de #sites_aurifères par des sociétés chinoises qui dégradent leurs terres agricoles. Face au silence des autorités, ces populations s’organisent, rapporte le site “Sahélien”. Ce cas malien illustre un phénomène plus large en Afrique, celui de l’accaparement de #terres_arables par des entreprises internationales.

    Dans le champ de Bourama Konaté, c’est l’inquiétude qui se lit sur son visage. À peine après avoir mis en terre quelques semences de #coton, ce jeune cultivateur voit déjà une saison incertaine. “Nous avons commencé à semer le coton ici, mais cette année, nous ne sommes pas assez rassurés. Chaque année, nous travaillons dans la joie et la quiétude mais, cette fois-ci, c’est tout le contraire. Les Chinois sont venus et nos terres agricoles leur sont octroyées pour qu’ils les exploitent, et cela nous rend triste”, déplore-t-il.

    Dans cette commune située à plus de 80 kilomètres de Bamako, l’agriculture est la principale activité économique des habitants. Comme Bourama, Dramane Keita est au bout du désespoir.

    Même avec les premières pluies, il n’a rien semé dans le bas-fond en passe de devenir un site minier. “Nous les avons suppliés de ne pas creuser ces terres, car s’ils le font, […] nous ne pourrons même plus cultiver du #maïs sur ces parcelles parce que l’#eau va stagner et l’on ne pourra non plus cultiver du #riz ici. Déjà cette année, nous n’avons pas pu cultiver du riz. Jusqu’à présent, je n’ai rien fait dans mon champ, alors qu’on est bien dans l’hivernage. Regardez par ici, ce n’est pas encore labouré”, explique-t-il.

    Et de poursuivre : “C’est notre année qui est fichue comme ça. Que le gouvernement nous vienne en aide. Ça me fait tellement mal, je n’ai nulle part où me plaindre. Ils ont emprisonné mon grand frère et tout est gâché chez moi. […] On est trop fatigués.”

    Terres rendues incultivables

    Remontés contre les autorités communales, des jeunes venus des quatre villages touchés par ce qu’ils appellent le “#fléau_chinois” manifestent pour demander l’arrêt des activités minières sur leurs terres. “Nous, la jeunesse, sommes mobilisés et ne comptons plus nous arrêter. On veut qu’ils partent de notre commune, on n’aime pas leur travail. On ne veut pas de polémique ni rien. On ne souhaite pas faire de violences, mais s’ils poussent le bouchon un peu loin, on va rebondir”, affirme Bakary Keïta, un manifestant.

    Fatoumata Traoré, la représentante des femmes, abonde dans le même sens : “Que ce soit nos bas-fonds ou autres parcelles dédiées aux travaux des femmes, tout a été détruit. On n’a plus où cultiver. Ce qu’ils nous ont causé est invivable. Et nos âmes y resteront s’il le faut. Car le seul endroit qui nous reste est aussi dans leur viseur. Nos champs d’orangers, de manguiers ont tous été confisqués. Si tu veux tuer une famille, il faut lui retirer sa terre agricole.”

    Tout a commencé le 24 juillet 2021 lorsque la société [chinoise] #Yi_Yuan_Mines a signé un projet de convention avec le chef du village de #Naréna demandant l’autorisation d’exploiter certains sites en contrepartie de projets de développement dans la commune. “Je pense que c’est des oppositions gratuites. Les permis ont leur valeur. Ce sont des #permis qui sont en bonne et due forme. Il y a un modus vivendi entre les propriétaires terriens et les Chinois quand ils faisaient de la recherche. Ils étaient d’accord pour ça. […] J’ai les écrits des quatre propriétaires terriens et ceux du chef des conseils de Naréna, où tout le monde dit qu’il est d’accord. Alors, qu’est-ce que vous voulez que je fasse ?” répond Nambala Daouda Keita, maire de Naréna.

    À la tête de l’association #Sikida_Lakana, Broulaye Coulibaly indique avoir alerté les autorités locales face aux dangers de l’#exploitation_aurifère. “J’ai appris qu’ils ont commencé à creuser sur un site (#Djolibani) et je m’y suis rendu. Par la suite, j’ai informé le chef du village en lui disant d’y faire un tour pour constater les dégâts. Car, s’ils continuent cette activité, ils nous chasseront d’ici. Sans avoir une suite, j’ai entamé la même démarche chez le sous-préfet, à qui j’ai recommandé l’arrêt des activités pour qu’on discute entre nous d’abord. Ce dernier m’a fait savoir qu’il ne peut pas ordonner l’arrêt des travaux et que je pouvais également leur demander de l’argent s’il arrivait qu’ils aient besoin de mon champ.”

    Accords au sommet, désaccords à la base

    Pour la société Yi Yuan Mines, ce bras de fer ne devrait pas avoir lieu. “La réalité, c’est l’État malien qui a donné le permis à travers le #ministère_des_Mines. Il est dit que l’État est propriétaire de la terre. Alors que les villageois pensent tout à fait le contraire, ils estiment être les propriétaires de la terre. Il n’y a pas de paradoxe parce que ce n’est pas le #permis_de_recherche qu’on a mais un #permis_d’exploitation. Et ç’a été diffusé partout. Mais malgré tout, ils s’opposent”, affirme Boubacar Abdoulaye Diarra, représentant de l’entreprise chinoise.

    Pour ce qui concerne les dégâts causés sur la #biodiversité, Boubacar Abdoulaye Diarra répond : “Le plus souvent, les #orpailleurs traditionnels utilisent des ‘cracheurs’ sur le terrain. Ça, c’est pour broyer la matière. En le faisant, ils sont obligés d’apporter sur le terrain les produits qu’il faut, pour essayer de concentrer un peu l’or, et c’est là où il y a dégâts. Lorsqu’ils utilisent ces produits avec de l’eau, il y a toujours ruissellement, et puisque c’est un produit toxique, ça joue sur la nature. […] Mais les produits que nous utilisons ne vont pas dans la nature.”

    En août 2021, le procès-verbal de constat réalisé par un huissier ainsi qu’un autre rapport de la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN) indiquent que ces activités, sans études environnementales au préalable, nuisent à l’écosystème.

    Il a donc été recommandé à la sous-préfecture la suspension des travaux pour permettre à ces sociétés de se conformer aux normes requises à travers l’obtention d’un permis environnemental et social, d’un permis d’exploitation de l’or et le paiement des infractions commises.

    C’est le 7 avril 2022, soit un an après la signature du projet de convention d’exploitation, que la société Yi Yuan a obtenu le permis d’exploitation délivré par le ministère des Mines, de l’’Énergie et de l’Eau pour exploiter une superficie de 100 kilomètres. Un permis qui ravive les tensions et les craintes liées à l’#impact_environnemental.

    Sursaut de la société civile

    Face à la dégradation des terres et pour venir en aide aux habitants, une organisation non gouvernementale procède au remblai des fosses d’anciens sites miniers, au reboisement et au curage des rivières.

    Mais aujourd’hui la nouvelle situation n’arrange pas les choses. “Cela impacte également notre projet de #barrage prévu à Lankalen. Ce projet a été annulé à cause des travaux des Chinois. Car les lieux sont proches l’un de l’autre. Ce qui impacte les activités, précisément les cours d’eau. Lorsqu’on analyse, il était impossible de pêcher cette année dans ces rivières, ni d’entretenir les plantes à cause des eaux de ruissellement issues des sites”, souligne Moustapha Berthé, agent de l’ONG Azhar.

    Sur place, la tension était vive le mardi 14 juin 2022. Ce jour-là, une rencontre entre les autorités régionales, communales et coutumières a eu lieu à la mairie de Naréna pour un retour au calme. “Les autorités locales de Kangaba ne cessent de signaler une agitation sociale au niveau de Naréna, précisément dans le village de #Bayan, où une société chinoise du nom de #Yi_Yuan, en partenariat avec des Maliens, s’installe après l’obtention bien sûr d’un permis d’exploitation. Alors par suite de déficit communicationnel, les populations locales ont tenu à montrer leur mécontentement”, a déclaré le colonel Lamine Kapory Sanogo, gouverneur de la région de Koulikoro, à la fin de la rencontre.

    https://www.courrierinternational.com/article/enquete-au-mali-des-terres-rendues-incultivables-par-le-fleau

    #Chine #Chinafrique #accaparement_des_terres #terres #or #extractivisme #terres_agricoles #résistance #mine #mines #orpaillage

  • L’homme arabo-musulman (3/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1094-L-homme-arabo-musulman-3-3

    Partie précédente disponible ici (.../...) 3 – Modifications actuelle [de la personnalité tunisienne, vers 1965] Prenons la même société maintenant autour de 1965, quinze ans après 1950 et dix ans après l’instauration d’un nouveau régime issu de l’indépendance. Qu’y verrons-nous ? Qu’est-ce qui a pu changer et qu’est-ce qui a pu perdurer ? Le colonisateur est parti, un nouveau pouvoir national avec des hommes nouveaux a pris sa place et établi un contrôle sui le pays jamais atteint jusque-là ; la (...) #Education_-_Paideia

    / #Éducation, #Relativisme, #Histoire, #Psycho-sociologie, #Anthropologie, #Type_anthropologique, #Djaït_H. (...)

  • L’homme arabo-musulman (2/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1093-L-homme-arabo-musulman-2-3

    Partie précédente disponible ici (.../...) 1 – Le cas tunisien : institutions primaires La Tunisie a toujours été un pays agricole et pastoral. C’est aussi un pays beaucoup moins marqué que le reste du Maghreb par le phénomène tribal. À l’époque romaine, l’Africa représentait l’Afrique régulière, sédentaire, contrôlée par l’État. Sauf dans le Sud, ouvert aux incursions nomades, l’élément berbère était généralement détribalisé, organisé et en voie de romanisation. Ce n’est pas en Tunisie proprement dite (...) #Education_-_Paideia

    / #Éducation, #Relativisme, #Histoire, #Anthropologie, #Livre, #Type_anthropologique, #Djaït_H. (...)

  • L’homme arabo-musulman (1/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1092-L-homme-arabo-musulman-1-3

    Chapitre V. éponyme du #Livre de Hichem Djaït « La personnalité et le devenir Arabo-Islamique » (Seuil 1974), pp. 183 - 228. L’extrait ci-dessous présente deux intérêts majeurs. Il s’agit d’abord d’une très belle utilisation de la notion de « personnalité de base » ou #Type_anthropologique propre à une culture, une société, une époque et/ou à une classe sociale, posée par A. Kardiner ou R. Linton, et amplement discutée notamment par Cl. Lefort. Évidente dans l’après-guerre, elle a progressivement été proprement (...) #Education_-_Paideia

    / #Éducation, #Relativisme, #Histoire, #Anthropologie, Livre, #Type_anthropologique, #Djaït_H. (...)

  • Une série en cinq épisodes, signée Jacques Denis.

    Chez Roger Boîte Funk, la soirée des soirées #hip_hop

    PAM revient sur les débuts du hip-hop en France. En guise d’intro, bienvenue Chez Roger Boîte Funk, la soirée emblématique des nuits hip-hop à Paris.

    https://pan-african-music.com/chez-roger-boite-funk

    #rap #graff #danse #musique #paris

    Avec #Sidney, quand le H.I.P. H.O.P. réveillait la France

    PAM revient sur les débuts du hip-hop en France. En 1984, l’émission H.I.P. H.O.P. débarquait comme un OVNI à la télé française et ouvrait grand les fenêtres sur la culture hip-hop. Animée par Sidney, on ne compte plus les vocations qu’elle a suscitées.

    https://pan-african-music.com/avec-sidney-quand-le-hip-hop-reveillait-la-france

    #Dee_Nasty, le son des origines

    Le #DJ et animateur de l’émission culte Deenastyle fait lui aussi partie des pionniers du hip-hop français. À soixante ans passés, il continue d’ouvrir les oreilles et de pratiquer le noble art du scratch.

    https://pan-african-music.com/dee-nasty-le-son-des-origines

    • alors si on suit vincent piolet, roger boite funk c’est presque le milieu, du début, du hip hop. Visiblement, le vrai pionnier, c’est phil barney.

      Qui connaît l’histoire du premier français à avoir sorti un disque hip-hop en 1983 à Los Angeles aux côtés d’un certain Andre Young, futur Dr Dre ? Qui connaît l’histoire des premières soirées hebdomadaires hip-hop au début des années 1980 (Émeraude, Bataclan) ? Celle des premiers graffeurs qui rompent avec les pochoiristes ? Des premiers breakers s’entraînant sur un lino posé à même le trottoir ? Ce livre explore la naissance d’un mouvement qui était encore une contre-culture (absence d’argent, d’institutions et de médias) dans les années 1980, loin d’imaginer qu’il allait devenir une culture de masse. En parallèle des mouvements artistiques qui la composent, l’histoire du hip-hop français ne peut faire l’économie du récit de phénomènes sociaux ayant joué un rôle de premier plan (les derniers bidonvilles de Nanterre, la naissance de la banlieue etc.) Pour construire cet ouvrage, Vincent Piolet s’est basé sur les interviews d’une centaine de personnes, allant d’artistes reconnus (Kool Shen, Stomy Bugsy, Bando) à des acteurs anonymes mais respectés de l’underground (Style J, Saxo, Iron 2), ayant tous pavé un chemin favorable à l’explosion du hip-hop français qui n’aura lieu que dix ans plus tard. https://lemotetlereste.com/musiques/regardetajeunessedanslesyeuxnouvelleedition

  • La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/la-voie-du-relevement-les-migrants-djibouti-recoivent-un-soutien-cr

    La voie du relèvement : les migrants à Djibouti reçoivent un soutien crucial en matière de santé mentale. Obock, 7 octobre 2021 - Après avoir risqué sa vie pour rentrer chez lui depuis le Yémen, Kofi* est arrivé sur les côtes de Djibouti, l’air profondément désorienté et agité. Incapable de s’exprimer de manière cohérente, il ne semblait pas avoir conscience de ce qui l’entourait et marchait simplement dans un état d’hébétude. Âgé d’à peine 20 ans, ce jeune migrant éthiopien avait prévu de rejoindre le Royaume d’Arabie saoudite pour y chercher du travail. Mais ses espoirs ont été anéantis par les restrictions aux frontières liées à la COVID-19 qui l’ont empêché d’atteindre sa destination. Il s’est retrouvé bloqué au Yémen, où son état mental s’est dégradé. Il a voulu rentrer chez lui en Éthiopie et a traversé le golfe d’Aden à bord d’un bateau contrôlé par des passeurs pour atteindre la Corne de l’Afrique. Situé sur les rives de la mer Rouge et du golfe d’Aden, et à proximité de la Somalie et de l’Éthiopie, Djibouti est un point de passage important pour les migrants de la région. Comme Kofi, des milliers de migrants empruntent chaque année la « route de l’Est » via le golfe d’Aden à la recherche de meilleures opportunités économiques dans les pays du Golfe, notamment en Arabie Saoudite. Selon le rapport de l’OIM intitulé « A Region on the Move », fin de 2020, plus de 400 migrants en moyenne étaient bloqués chaque mois en Somalie et à Djibouti, et on estime que 32 700 migrants étaient bloqués au Yémen. Là-bas, les migrants ont un accès extrêmement limité aux abris, aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau, et sont victimes de violations des droits de l’homme, notamment d’enlèvements, d’exploitation et de détention arbitraire. Ces risques existaient avant la pandémie, mais ils ont augmenté au cours des 18 derniers mois, la crise aggravant les inégalités. Ayant peu d’options pour rentrer chez eux, les migrants qui empruntent cet itinéraire contactent souvent des passeurs pour la traversée maritime vers Djibouti et la Somalie, sans aucune garantie d’arriver à bon port. Les passeurs utilisent des embarcations de petite taille, en mauvais état et surchargées, qui peuvent facilement chavirer. Parfois, certains jettent les migrants par-dessus bord pour réduire le poids. Entre mai 2020 et août 2021, plus de 15 000 migrants sont arrivés à Djibouti en provenance du Yémen, selon la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM. Toutefois, ce chiffre n’inclut pas ceux qui sont morts en chemin. Sur la plage d’Obock, à Djibouti, l’unité médicale mobile de l’OIM a approché Kofi et le petit groupe de migrants qui avaient voyagé depuis le Yémen avec lui. L’équipe mobile leur a dispensé les premiers soins et donné de la nourriture et de l’eau, mais l’état mental et physique de Kofi a nécessité son évacuation vers le centre de réponse pour les migrants de l’OIM situé plus à l’intérieur des terres.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#ethiope#sante#santementale#frontiere#pandemie#OIM#routemigratoire

  • DJ Mehdi, le son du Prince - ARTE Radio Podcast
    https://www.youtube.com/watch?v=aMbzFSkMuhg

    Musicien éclectique à la personnalité chaleureuse, DJ Mehdi aura illuminé l’âge d’or du rap français des années 90-2000. Il a donné un « son » aux quartiers populaires avec le tube du groupe 113 « Tonton du bled » et bien d’autres. Mais il a aussi fait des excursions électroniques dans la « french touch » avec Justice ou Daft Punk. Il a donc réconcilié le hip hop et l’électro à une époque où c’était mal vu, voire impossible ! Éditeur du magazine Rockyrama, Johan Chiaramonte s’attache au parcours de Mehdi Faveris Essadi a.k.a. DJ Mehdi, trop tôt disparu à 34 ans le 13 septembre 2011. Le podcast va à la rencontre de ceux avec qui il a travaillé, de ses débuts en banlieue à l’âge de 14 ans (Manu Key de Mafia K’1 Fry) à ses complices à Paris : Pedro Winter du label Ed Banger, Romain Gavras de Kourtrajmé, Xavier de Rosnay du groupe Justice, le journaliste rap Arnaud Fraisse, le compositeur et chef d’orchestre Thomas Roussel. Tous participent à remettre son oeuvre en contexte, et surtout donnent à entendre l’originalité du son de DJ Mehdi.

    #musique #DJ_Mehdi #hip-hop #rap #rap_français #électro #Histoire #Mafia_K'1_Fry #Arte_Radio #audio #podcast

  • ♦ Afghanistan - Une guerre pour rien ! - MammAfrica
    http://omarsellami.eklablog.com/afghanistan-une-guerre-pour-rien-a210091002
    http://ekladata.com/T2twItGvW1tXxxhldg9bsI7BXWY.jpg

    Une guerre pour rien ! L’expression est terrible, monstrueuse si on y réfléchit un instant. Et pourtant, après la débâcle occidentale en Afghanistan, ce sont les mots qui sont revenus le plus souvent, dans les médias occidentaux et dans la bouche des dirigeants occidentaux eux-mêmes.
    20 ans donc de guerre « pour rien ». Des torrents de sang, de larmes, de souffrances, de destruction « pour rien ». Des centaines de milliers de morts et de blessés afghans « pour rien ». Et aussi des dizaines de milliers de morts et de blessés étasuniens, anglais, français, allemands, danois, norvégiens etc.. bref de tout l’occident représenté dans ce carnage, « pour rien ».

    Avec une franchise désarmante, le président Joe Biden explique que l’Afghanistan est « le cimetière des empires », qu’il fallait arrêter la guerre après la mort de Ben Laden, mais il ne dit pas pourquoi elle a continué vingt ans. Il explique cependant, discours nouveau, que la continuation de la guerre aurait fait encore plus de victimes, encore pour rien. Il dit que ces guerres ce sont des soldats américains morts, mais aussi blessés, d’anciens combattants qui sont handicapés à vie physiquement et moralement, qui se droguent qui se suicident. Il rappelle la mort de son fils après son retour d’Irak. Il dit qu’il ne faut plus de guerres de ce genre où on veut imposer un tout autre système à un peuple. Le prix Nobel de la paix pour Jo Biden ! On se demande si on a bien entendu. Des paroles inédites chez un président des EU.

    Un désastre aussi moral
    Seul, en Occident, le président Macron, dans la pure tradition des croisés, parle de « guerre juste ». Il a même l’idée de prolonger la présence française à l’aéroport de Kaboul. Rodomontades . Les soldats français quitteront l’aéroport avant même la date butoir du 31 Août. Quelques jours après, le président Macron récidivera et demandera une « zone protégée » à Kaboul. Le porte-parole des Talibans lui répondra sobrement : « L’Afghanistan est un pays indépendant. Que diriez-vous si nous vous demandions une zone protégée à Paris ? ».

    Les dirigeants occidentaux ont donc entrainé leurs peuples dans une guerre « pour rien » pendant vingt ans. Des hommes et des femmes de chacun de ces pays sont donc morts « pour rien » et on le dit sans état d’âme ! A-t-on conscience de l’énormité de la chose, du cynisme de ce constat. Et ensuite ? On tourne tout simplement la page pour d’autres guerres ?

    Une « guerre pour rien » , pas de sanctions, pas de jugements, pas de Tribunal pénal international, pour ceux qui ont déclenché cette guerre et d’autres du même genre. Même pas des excuses au monde, à l’ONU, enfin n’importe quoi, bref au moins quelque chose de moral. Le désastre occidental est aussi moral.

    Mais ce qui est peut-être le plus monstrueux dans cette expression d’une « guerre pour rien », c’est l’état d’esprit qu’elle révèle. D’évidence, par définition, elle ignore les Afghans . Elle ne les prend pas en compte. Leurs morts, leurs souffrances, on n’en parle pas, pas une seconde, sous aucun plateau de TV mainstream. Et pour cause, car de ceux-là, on ne peut dire qu’ils sont morts « pour rien ». Quel que soit l’habit idéologique par lequel a pu s’exprimer et se conforter leur patriotisme, Il reste le fait qu’ils sont morts pour libérer leur pays de l’occupation étrangère.

    On a alors la liste de toutes ces guerres « pour rien », les anciennes comme les récentes : Vietnam, Algérie, Afrique du Sud, Irak, Libye, Liban, Palestine, etc. Une liste jamais close.

    Pire que tout cela
    Pire que tout cela, le projet a été, dès le départ de transformer la guerre en Afghanistan en guerre civile. Deux mille milliards de dollars ont été dépensés par les seuls EU pour cela, pour créer une armée afghane pro-Étasunienne. Ironie du sort, cet armement a été récupéré sans coup férir par les Talibans qui deviennent du même coup une armée dotée des armements les plus modernes.

    En vérité, lorsque le président Joe Biden affirme avoir voulu qu’il n’y ait plus de victimes, ce n’est qu’à moitié vrai. Jusqu’à la dernière minute les États Unis et l’Occident ont cherché à entretenir une guerre entre Afghans. Là se situe un épisode tragicomique et qui pourrait expliquer la débâcle, le départ en désordre de l’armée des EU et des supplétifs occidentaux. Jusqu’à la veille de l’entrée des Talibans à Kaboul, le chef du gouvernement officiel, le président Ashraf Ghani, disait qu’il maitrisait la situation. A la télévision, sa tranquillité et son assurance étaient stupéfiantes. Le soir même, il allait à l’aéroport et quittait Kaboul. D’où la surprise puis la débandade des Étasuniens et des occidentaux. C’est un épisode que l’Histoire peut être clarifiera. Ashraf Ghani l’a-t-il fait délibérément. A-t-il voulu éviter un bain de sang. Si c’est le cas, on peut dire de cet homme, et peut être aussi des généraux afghans qui l’ont imité, des hommes qui ont pourtant collaboré avec une armée d’occupation étrangère, qu’ils ont commis là un acte patriotique. Ce qui prouve qu’on peut toujours servir la patrie. Les Étasuniens et leur alliés ont donc été pris de court. Ils espéraient donc préserver le sang américain et européen dans des torrents de sang afghan. Aux dernières nouvelles, toute l’armée gouvernementale afghane a été intégrée dans l’armée Taliban.

    La mission civilisatrice de l’Occident
    Les occidentaux tentent de « vendre » tout cela à leur opinion par une construction compliquée où ils expliquent que leurs efforts pour exporter la démocratie et les valeurs occidentales se heurtent hélas à des régimes corrompus. En dehors du vieil argument colonial de la mission civilisatrice de l’Occident qui ne mérite même plus d’être débattu, cette référence récurrente à la corruption des dirigeants des pays non occidentaux sous tutelle est surprenante par son absence totale de cohérence. Comment attendre le contraire ? Quel patriote afghan, quel homme honnête donc, accepterait de collaborer avec des armées étrangères qui font la guerre dans son pays. Il ne reste donc plus que les autres et ceci explique cela.

    Il y a aussi l’argument du terrorisme qui est martelé à l’opinion. Après le désastre militaire, la campagne s’oriente désormais vers « l’aggravation de la menace terroriste » du fait de la victoire des Talibans. 20 ans de guerre n’auront pas suffi à montrer que l’Afghanistan menait une guerre nationale, comme pour les précédentes contre le Royaume Uni puis l’URSS. Ben Laden et Al Qaida ont été les raisons avancées au départ. Y avait-il un seul Afghan dans les avions qui ont attaqué les tours le 11 septembre ? Finalement Ben Laden sera tué au Pakistan. On découvrira, si c’est lui, un vieillard malade, isolé et inoffensif qu’on s’empressera d’enterrer... dans la mer. Les Étasuniens ont-ils pour autant quitté l’Afghanistan ? Puis ce fut l’Irak. Y avait-il , là aussi, un seul irakien dans les avions du 11 septembre ? Peu importe, ce fut alors le mensonge des armes de destruction massive. Le résultat , 500 000 morts irakiens, qu’on ne cite évidemment jamais, et un pays détruit. Le mensonge est même reconnu, mais sans plus. On passe ensuite à autre chose. Qui jugera les bourreaux puisqu’ils sont en même temps les juges ? Tout le Machrek entrainé dans les horreurs de guerres civiles sans fin. Puis la Libye. Et maintenant le Maghreb ?

    L’Occident fonctionne comme une machine à produire du terrorisme. Y avait-il Daech en Irak avant la guerre menée par les EU ? Durant tous ces jours-ci, sur les plateaux de télévision français, je n’ai vu qu’une personne, une seule, rappeler ces évidences. Il s’agit du philosophe Michel Onfray. Le 3 septembre, il est sur la chaine d’information LCI. À une question sur l’échec de l’Occident en Afghanistan à « diffuser la démocratie et ses valeurs », il fait remarquer que vouloir imposer à un peuple une culture, et des valeurs par les armes s’appelle tout simplement le colonialisme. Il fait remarquer qu’il n’y avait pas d’Afghans dans les avions du 11 septembre mais des Saoudiens sans que l’Arabie saoudite soit inquiétée, pour bien montrer que tout cela n’est que prétextes.

    La propagande concerne aussi ceux qui ont collaboré avec les armées occidentales. Il faut les sauver, clame-t-on, des « terribles talibans ». On retrouve, par ce biais, le thème de l’humanitaire, arme préférée de la panoplie médiatique mainstream, que ce soit pour « les bombardement humanitaires », censés être applaudis par les populations qui les « reçoivent sur leur tête », ou le sauvetage des populations en otage. C’est toujours la même histoire : harkis d’Algérie, boat-people du Vietnam etc. Question : comment appelle-t-on dans tout pays quelqu’un qui collabore avec des armées étrangères ? L’occupation est doublement criminelle, directement par les massacres, et indirectement par les trahisons qu’elle suscite et encourage, et qui vont laisser des traces profondes.

    Les migrants
    Les pays européens, si sourcilleux d’habitude sur la question de l’émigration, ouvrent soudain les bras aux migrants afghans. La foule de ceux-là suppliante, grouillante et désordonnée à l’aéroport sert à masquer la débâcle et tenter de la transformer en exploit humanitaire. Dans les avions cargos, les gens entassés par milliers, hommes, femmes, enfants, rappellent les migrants européens des siècles précédents, entassés dans les cales des bateaux vers l’Amérique. On parle du « plus grand pont aérien de l’histoire ». Les images sont dramatisées à outrance. On laisse accroire que l’Europe et les États Unis vont accueillir généreusement une masse énorme d’hommes et de femmes réfugiés afghans. Mais on omet de dire, par exemple, qu’il y a bien plus de migrants afghans dans les pays voisins, Pakistan, Iran, Turquie etc.. et ce, depuis longtemps et pour des raisons essentiellement économiques. Il est d’ailleurs évident pour tous, que parmi cette foule de l’aéroport, il y a vraisemblablement de tout, certes les collaborateurs des puissances étrangères qui ceux-là fuient mais aussi ceux qui veulent profiter de l’occasion. L’occasion est si belle, et ce n’est pas demain que les causes des migrations économiques vont disparaitre, en Afghanistan comme ailleurs. Mais la dramatisation, la campagne menée a un but évident, celui de dédouaner à posteriori la guerre occidentale en Afghanistan, et son échec, par le spectacle de ces populations qui « fuient la dictature Taliban ».

    La fin de la guerre en Afghanistan aura probablement des conséquences géopolitiques majeures. Elle a cette particularité qu’elle apparait comme une défaite militaire et morale de l’Occident tout entier coalisé contre un seul peuple. Du côté Afghan, c’est une guerre de libération nationale et d’indépendance, quoi qu’on fasse en Occident pour l’enfermer dans une signification étroitement religieuse.

    20 ans après
    La fin de la guerre en Afghanistan coïncide avec le 20eme anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Qui aurait pensé alors que ces attentats horribles allaient être instrumentalisés par les États Unis et leurs alliés pour déclencher des guerres interminables, pour déstabiliser des États, des nations, des régions toutes entières, pour encore plus de souffrances, de sang et de larmes à une échelle infiniment plus grande, au nom de la lutte contre le terrorisme. Les paroles du Président Joe Biden, que nous avons citées au début de ce texte, peuvent-elles inaugurer une nouvelle approche de ces « guerres pour rien » ? On ne pouvait mieux parler, tel qu’il l’a fait, de leurs conséquences destructrices sur l’homme et de leur inutilité tragique. Moment d’humanisme ou orientation durable ? L’avenir le dira. Étrangement pourtant, ces paroles ne semblent pas avoir soulevé beaucoup d’écho en Occident où elles ont même été passées sous silence. Mais à contrario, des voix se sont vite élevées pour dire que l’Occident ne devait pas renoncer « à ses valeurs » du fait de la défaite en Afghanistan, mais qu’il fallait désormais simplement « changer de tactique ». La principale leçon à tirer de l’Afghanistan, disent-ils est ...qu’il ne faut plus intervenir militairement directement au sol, mais appuyer les luttes pour « les droits de l’homme » et que la période sera désormais à la défense des minorités sociales ou nationales. En France, les adeptes du « droit d’ingérence humanitaire » comme Bernard Henry Lévy, commencent déjà à évoquer la Kabylie ? Quelle prétention et quelle arrogance ! Mais, attention, la Kabylie n’est pas une minorité nationale, c’est le cœur battant de l’Algérie. La France coloniale est bien placée pour le savoir depuis un certain premier novembre 1954, et bien avant, depuis Mokrani, Lalla Fatma N’Sumer, Cheikh El Haddad, et d’autres héros de la patrie.

    Quand donc l’Occident laissera-t-il les peuples en paix ?                                                                                                                                         
    #Djamel_LABIDI                                                                                                                                                                          
    Afghanistan - Une guerre pour rien ! — Djamel LABIDI (legrandsoir.info)

  • Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/09/1099262

    Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home
    Amid intensifying conflict in Yemen, and the COVID-19 pandemic, the International Organization for Migration (IOM) is helping nearly 5,000 Ethiopian migrants stranded in the country to return home, the UN agency reported on Tuesday. Some 300 migrants are set to depart for Addis Ababa this week on two IOM-run Voluntary Humanitarian Return (VHR) flights leaving out of the southern port city of Aden, where the internationally-recognized Government is headquartered. The aim is to operate two flights weekly through the end of the year, and to expand to other places such as Ma’rib, where fighting persists between Government forces and the Ansar Allah movement, also known as the Houthis.“Since the start of the pandemic, migrants in Yemen have been pushed even further into the shadows,” said John McCue, Deputy Chief of Mission with IOM Yemen.
    The country has been divided between Government forces, backed by a Saudi-led military coalition, and the Houthis, who hold most of the north, since 2015. More than 670 migrants have voluntarily returned so far this year, but IOM will need $3 million from the international community, and continued support from the Yemeni and Ethiopian authorities, to facilitate the flights.“We call on donors to make more significant contributions to this crucial lifeline which provides thousands of stranded migrants with their only chance to escape a dangerous situation and make their way home,” Mr. McCue said.
    IOM estimates that some 32,000 migrants are stranded in dire conditions in Yemen due to COVID-19 movement restrictions, preventing them from journeying on to Saudi Arabia.The restrictions have also had a knock-on effect on smuggling networks as this route is no longer as lucrative as in the past, meaning groups are adopting alternative ways to exploit migrants to make up for their financial losses.Some migrants are forced to work on farms to pay off their debts, while others are exposed to gender-based violence and abduction for ransom. The majority lack access to water, food, sanitation and healthcare. Many migrants have become increasingly desperate to return home. IOM reported that since May 2020, some 18,200 people have risked their lives taking the perilous sea route to Djibouti or Somalia. Dozens have drowned when overcrowded vessels capsized.
    Of the migrants who have taken VHR flights this year, 20 were under the age of 18. Unaccompanied minors account for more than 10 per cent of new arrivals to Yemen. IOM said the so-called Eastern Corridor – comprising Djibouti, Somalia, Ethiopia and Yemen – has some of the highest proportions of children using an irregular migration route.
    Besides arranging the flights to Ethiopia, IOM also offers other support to migrants before they leave Yemen, including counselling and helping them to secure travel documents. IOM also liaises with the authorities in both countries to ensure safe passage and transit.
    When they return home, migrants are temporarily housed at the IOM transit centre in Ethiopia where they are provided with food, essential non-food items, counselling services, and a transport allowance to their final destination. The UN agency also arranges medical and psychological care, as well as family tracing and reunification for unaccompanied migrant children.“Facilitating safe voluntary return of migrants from Yemen remains to be an extremely critical programme, and ought to be accompanied by lasting solutions to irregular migration,” said Malambo Moonga, Head of the Migration Management Unit for IOM Ethiopia.“We continue to appeal for investments in sustainable reintegration of returnees and resilience-building in Ethiopian communities with high rates of irregular migration.”

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#somalie#djibouti#sante#frontiere#pandemie#retour#migrationirreguliere#OIM#resilience#psychosocial#reintegration#vulnerabilite

  • Le cœur de Mamady Keïta s’est arrêté de battre le djembé
    https://pan-african-music.com/mamady-keita-deces

    Le 21 juin, le maître percussionniste Mamady Keïta s’éteignait en Belgique, après une vie entière dédiée à faire connaître et enseigner son instrument fétiche, le djembe. Il laisse sur cette terre des générations d’élèves, et des foules d’admirateurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=46Xd0nslKQs

    #musique #djembe #Mamady_Keïta #percussion #Mandingue

  • La route de l’incertitude : la dévastation règne sur les routes du Yémen | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/la-route-de-lincertitude-la-devastation-regne-sur-les-routes-du-yem

    Le chemin de l’incertitude : la dévastation règne sur les routes du Yémen
    Laḩij, Yémen - Il s’assied sur le lit, regardant par la fenêtre tout en soulevant lentement sa jambe du sol pour la poser sur le matelas en caoutchouc. Sa jambe semble plus lourde qu’il ne l’imagine, mais il finit par y arriver. A mesure que les gens entrent dans la pièce, il regarde la porte sans réaction, clignant des yeux avec fatigue tout en prenant des respirations superficielles. Il n’a que la peau sur les os et est en souffrance.
    Cela faisait des mois que son corps n’avait pas touché un matelas. Les passeurs ne lui auraient jamais permis un confort aussi simple. En sécurité à l’hôpital de Laḩij, où il reçoit des soins grâce au soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Service à l’aide humanitaire de l’UE, tout ce qui lui est rassurant et familier se trouve encore à un millier de kilomètres et à l’autre bout du monde. Pourtant, les souvenirs des horreurs récentes - des mois de violence et de famine forcée aux mains de gangs criminels - étaient toujours présents dans son esprit.
    Le voyage de Mohammed* a commencé en Éthiopie avec l’ambition de mettre fin à la pauvreté de sa famille depuis des générations. Il ne s’attendait pas à ce que cette aspiration le mène à une expérience de mort imminente et à des milliers de dollars gaspillés.Lorsque Mohammed est arrivé, son état était préoccupant mais il commence à se rétablir.
    Comme des centaines de milliers d’autres migrants de la Corne de l’Afrique ces dernières années, Mohammed tentait de rejoindre le Royaume d’Arabie saoudite. Les personnes qui empruntent cet itinéraire n’espèrent généralement rien de plus que de parvenir à leur destination pour aider leur famille à prospérer en toute modestie. La plupart n’ont aucune idée des expériences qu’ils devront d’abord endurer ou du fait qu’ils pourraient ne jamais y arriver.
    Partant généralement d’Éthiopie en direction des côtes somaliennes ou djiboutiennes, les migrants sont confrontés à l’épuisement et à la déshydratation en cours de route, ce qui s’avère fatal pour un nombre inconnu de personnes. Ils traversent le golfe d’Aden, entassés dans les bateaux des passeurs ; certains succombent à l’asphyxie ou à la noyade. Une fois au Yémen, de nombreux migrants sont retenus par les passeurs pendant des jours, voire des mois. La plupart sont sauvagement battus tandis que leurs familles sont contraintes de payer une rançon.« Un jour, un passeur est venu dans le champ où mon ami et moi travaillions. Il nous a dit qu’il pouvait nous emmener en Arabie saoudite pour trouver du travail et qu’en un an nous serions riches et pourrions construire des villas pour nos familles », raconte Ibrahim*, un Éthiopien de 20 ans qui, comme Mohammed, a cru aux mensonges des passeurs. Il a laissé l’exploitation familiale d’oignons - ainsi que son innocence - en Ethiopie.
    Au point d’accueil pour migrants de l’OIM à Aden, Mahmoud gare la camionnette de la clinique mobile près de l’entrée, permettant à son collègue, le Dr. Yasser, de charger plus facilement les fournitures médicales nécessaires à leur travail éreintant de la journée. « Nous commençons tôt chaque matin avec la même ambition de soigner les migrants vulnérables et de les aider à retrouver une vie digne », explique le Dr. Yasser, chef d’équipe. Il dirige un dispensaire d’urgence pour les migrants récemment arrivés de Djibouti sur la côte, près de Ras Al Arah, à Laḩij. L’équipe mobile fait quatre heures de route dans des conditions climatiques difficiles, sous une chaleur écrasante, ou dans des tempêtes de sable, pour atteindre ses patients épuisés. Sur ce long trajet, ils craignent les accidents ou les criminels, mais ils sont toujours déterminés à atteindre leur destination.
    « C’est un sentiment magnifique de sauver une vie vulnérable - les migrants ont droit aux soins de santé comme nous tous. Quand je pense à l’épidémie de choléra ici au Yémen, il nous est arrivé de n’avoir que quelques minutes pour sauver une vie », a ajouté le Dr. Yasser.Après avoir quitté l’exploitation familiale, Ibrahim s’est rendu au Yémen et est devenu l’un des patients du Dr. Yasser.« Nous avons marché pendant de nombreux jours. Des gens sont morts en chemin après avoir bu de l’eau insalubre ; j’ai enterré six personnes. À Djibouti, ils nous ont entassés à 250 dans un camion. Ceux qui sont morts ont été jetés dehors sans aucune pitié », a expliqué Ibrahim, les larmes aux yeux.Puis Ibrahim a été entassé dans un petit bateau. Lorsqu’ils sont arrivés près de la côte yéménite, les passeurs l’ont forcé à nager dans une mer déchaînée. Lorsqu’il a atteint le rivage, il avait urgemment besoin de soins médicaux. Le Dr. Yasser et ses collègues ont veillé à ce qu’il reçoive de l’aide.
    Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les arrivées de migrants au Yémen ont diminué. Cependant, plus de 32 000 migrants sont restés bloqués dans le pays. Certains d’entre eux ont été placés en détention, d’autres sont retenus par des passeurs. L’équipe mobile rencontre de plus en plus de migrants blessés qui ont été détenus par des passeurs pendant de longues périodes. Un migrant a raconté à l’équipe médicale mobile son expérience avec les passeurs : « au Yémen, les passeurs nous ont emmenés de force. Dans le parc de rétention, nous pouvions voir que les corps des gens étaient ensanglantés par la torture. Ils ont commencé à nous frapper et nous ont fait appeler nos familles en leur demandant d’envoyer 1 500 dollars. J’ai appelé ma famille et le lendemain, ils ont envoyé 300 dollars. C’était tout ce qu’ils pouvaient se permettre. »« Les passeurs avaient l’habitude de nous suspendre par une jambe, et de nous battre à tour de rôle. Même les femmes et les filles étaient battues. Une fille a été violée par sept hommes. Comme ma famille n’a d’abord envoyé que 300 dollars, j’ai dû rester là pendant des semaines jusqu’à ce qu’elle envoie les 1 200 dollars supplémentaires », ajoute le migrant. Et dans le cas d’Ibrahim, sa famille a été contrainte de vendre son exploitation d’oignons pour assurer la libération de son fils.La plupart des migrants ne reçoivent pas les soins médicaux dont ils ont besoin après avoir souffert aux mains des cruels passeurs. Ceux qui sont soignés par les équipes médicales de l’OIM ont de la chance. Les migrants bénéficient de séances de sensibilisation à la santé, d’un soutien en matière de santé mentale et de soutien psychosocial, d’une orientation vers des établissements de santé proches, ainsi que de nourriture, d’eau et d’autres articles de secours essentiels.
    (...) Une fois en voie de guérison, Mohammed a été amené dans la famille d’accueil de l’OIM à Aden pour se remettre confortablement avec d’autres migrants vulnérables. Il retournera probablement en Ethiopie lorsqu’il sera suffisamment rétabli. Comme beaucoup d’autres, le rêve que lui ont vendu les passeurs d’un voyage et d’une vie faciles en Afrique du Sud était loin d’être une réalité.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#djibouti##ethiopie#OIM#sante#pandemie#vulnerabilite#violence#transit#frontiere

  • Je ne me suis pas découverte Noire, j’ai été accusée de l’être

    L’histoire racontée selon le point de vue des vainqueurs, la population noire esclavagisée, l’occultation du « fait que ce groupe avait été placé dans cette position-là par l’action d’un autre groupe ». Dans son introduction, Djamila Ribeiro parle, d’« une révision critique profonde de notre perception de nous-mêmes et du monde. Il implique de percevoir que même ceux qui cherchent activement à avoir une conscience raciale ont déjà probablement fait subir des violences à des groupes opprimés », de perspective historique, des conséquences de plus trois siècles d’esclavage, de l’histoire du Brésil et de ses lois, de question raciale, du racisme comme « structure fondamentale des relations sociales, créateur d’inégalité et de séparation », de système d’oppression, d’inaction contribuant à perpétuer l’oppression. « Ce petit manuel expose des stratégies pour combattre le racisme contre les personnes noires mais j’espère bien qu’il pourra également contribuer à combattre les autres formes d’oppression »…

    note sur : Djamila Ribeiro : Petit manuel antiraciste et féministe
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/05/04/je-ne-me-suis-pas-decouverte-noire-jai-ete-accusee-de-l

    #racisme #brésil

  • « En utilisant la technologie de modification du visage sur FaceApp et les outils de retouche de Photoshop, le Japonais de 50 ans s’est présenté comme une motarde "kawaii". [...] Convaincu que personne ne voudrait suivre un "vieux", il a continué la ruse jusqu’à atteindre 17’000 followers. »

    https://fr.motor1.com/news/495447/influenceuse-japon-femme-homme

    #moto #FaceApp #Instagram #Photoshop #Twitter #influenceur #mensonge #personal_branding #djandeur

  • 20 die after human traffickers force migrants into sea en route to Yemen | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/03/1086392

    20 die after human traffickers force migrants into sea en route to Yemen
    [Migrants rescued from a vessel off the coast of Djibouti are accommodated at a rescue centre. At least 20 people have drowned after smugglers threw dozens of migrants overboard as they sailed from Djibouti to Yemen, UN migration agency IOM said on Thursday.This is the third such incident in the Gulf of Aden in the last six months, according to the International Organization for Migration, which said that survivors are receiving medical treatment in the port town of Obock, Djibouti.“Wednesday’s tragedy is further proof that criminals continue to exploit people desperate to improve their lives for profit regardless of the consequences”, said IOM Djibouti Chief of Mission, Stephanie Daviot. She called for smugglers and human traffickers to be prosecuted, before appealing for the creation of legal migration pathways, “to allow people to pursue work opportunities abroad” without having to risk their lives.
    At least 200 migrants including children were crowded onto the vessel when it departed, according to reports.Thirty minutes into the journey, smugglers forced around 80 people into the sea. Five bodies have already been recovered. Every year, tens of thousands of mainly young east African migrants make the dangerous journey from countries such as Somalia and Ethiopia to Djibouti and on to war-torn Yemen, in search of work in the Gulf countries further north. In 2019, IOM said that roughly 138,000 people made the journey in 2019, compared with 37,500 in 2020 – evidence of the impact of movement restrictions prompted by the COVID-19 pandemic.
    In January this year, more than 2,500 migrants reached Yemen from Djibouti, and the UN agency has expressed concerns that more migrants will cross when coronavirus transmission measures are lifted, raising the prospect of future tragedies.In Yemen, thousands of migrants are believed to be stranded and many face “extreme danger, exploitation and abuse in both Djibouti and Yemen”, according to IOM.It noted that staff continue to provide emergency medical care, food, water and counselling to stranded migrants.In August 2020, IOM launched a $84 million appeal to respond to the needs of migrants on the Horn of Africa and Yemen, including Djibouti.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#somalie#ethiopie#cornedelafrique#sante#mortalite#trafic#droit#refugie#vulnerabilite#parcoursmigratoire

  • A Djibouti, une vingtaine de migrants meurent noyés, jetés à la mer par des passeurs
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/04/a-djibouti-une-vingtaine-de-migrants-meurent-noyes-jetes-a-la-mer-par-des-pa

    A Djibouti, une vingtaine de migrants meurent noyés, jetés à la mer par des passeurs. Des survivants, soignés par l’OIM dans la ville djiboutienne d’Obock, ont raconté qu’au moins deux cents migrants étaient entassés dans leur bateau, qui a quitté Djibouti mercredi matin.
    La zone entre Djibouti et le Yémen a été à nouveau le théâtre d’un drame mercredi. Au moins vingt migrants sont morts après que des passeurs ont jeté des dizaines de personnes à la mer, a annoncé jeudi 4 mars l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Des survivants, soignés par l’OIM dans la ville djiboutienne d’Obock, ont raconté qu’au moins deux cents migrants étaient entassés dans leur bateau, qui a quitté Djibouti mercredi matin. « Trente minutes après le départ les passeurs ont forcé environ quatre-vingts personnes à se jeter à l’eau », précise l’OIM. dans un communiqué transmis jeudi.Seules soixante personnes ont regagné le rivage, ajoute Yvonne Ndege, porte-parole de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. « Les survivants pensent qu’au moins vingt personnes ont été tuées. Certains sont toujours portés disparus. Cinq corps ont été retrouvés sur la côte » de Djibouti, a déclaré Mme Ndege.« Nous travaillons étroitement avec les autorités djiboutiennes pour porter assistance aux migrants, mais la tragédie de mercredi est une preuve supplémentaire que des criminels continuent d’exploiter pour l’argent des personnes prêtes à tout pour améliorer leurs conditions de vie, sans considération pour les conséquences », ajoute dans ce texte Stéphanie Daviot, responsable de l’OIM à Djibouti.
    Le détroit de Bab El-Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen, donne lieu à un trafic de migrants et de réfugiés dans les deux sens, des Yéménites fuyant la guerre et des Africains allant tenter leur chance dans la Péninsule arabique. Il s’agit du troisième incident de ce type ces six derniers mois, note l’OIM. En octobre, huit migrants éthiopiens sont morts dans des circonstances similaires et douze autres ont été portés disparus. Ils faisaient le chemin inverse, quittant le Yémen pour Djibouti, après avoir échoué dans leur tentative de rejoindre l’Arabie saoudite en raison des fermetures de frontières imposées par la pandémie de Covid-19.

    #Covid-19#migration#migrant#djibouti#arabiesaoudite#yemen#sante#mortalite#parcourmigratoire#frontiere#OIM#trafic#refugie

  • Le ministère de l’intérieur a choisi ses drones
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/le-ministere-de-l-interieur-choisi-ses-drones

    D’après nos informations, Beauvau a décidé de se fournir auprès de sociétés françaises. Mais les aéronefs pourraient être ceux de la marque chinoise DJI, interdits dans plusieurs pays après des soupçons d’espionnage. Mercredi, justement, les sénateurs examinent en commission la proposition de loi « Sécurité globale » qui généralise l’usage des drones par les forces de l’ordre.

    Beauvau a tranché. D’après nos informations, le ministère de l’intérieur, qui avait lancé en avril dernier un marché pour l’achat d’environ 600 drones, a prévu d’attribuer les deux lots principaux à un groupement constitué du vendeur d’armes de chasse Rivolier et de l’entreprise de sécurité-défense Milton-Innovation.

    Les deux sociétés françaises devraient se partager l’essentiel d’un contrat à 4 millions d’euros de fonds publics sur quatre ans. L’objet : la fourniture de 565 « micro-drones du quotidien » et 66 « drones de capacité nationale » à la police et à la gendarmerie nationales. Soit un doublement du nombre d’aéronefs détenus par les forces de l’ordre – 490 à ce jour, d’après le « Livre blanc de la sécurité intérieure ».

    Si les autres entreprises candidates ne déposent aucun recours devant la juridiction administrative, cet accord-cadre pourra être signé dès le 10 mars.

    L’attribution de ce marché intervient alors même que la proposition de loi « Sécurité globale », qui s’apprête à légaliser et généraliser la surveillance par drone, n’a pas été définitivement adoptée. Votée par l’Assemblée nationale à l’automne dernier, elle doit être examinée ce mercredi au Sénat en commission des lois, puis en séance le 16 mars.

    Décrié de toutes parts pour ses atteintes aux libertés individuelles, le texte permet aux forces de l’ordre, dans son article 22, de faire usage de ces aéronefs dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre comme de police judiciaire, alors que le cadre juridique restait très flou jusqu’ici, s’agissant de la collecte de données personnelles notamment.

    En mai 2020, puis en décembre, le Conseil d’État a en effet interdit à la préfecture de police de Paris l’utilisation de ses drones, qu’il s’agisse de faire respecter le confinement ou de surveiller les manifestations.

    Puis, dans la foulée, le 12 janvier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (le gendarme français des données personnelles) a même sanctionné le ministère de l’intérieur, estimant que ce dernier avait « utilisé de manière illicite des drones équipés de caméras, notamment pour surveiller le respect des mesures de confinement ». La Cnil a enjoint, du même coup, à Beauvau de cesser tout vol jusqu’à ce qu’un cadre normatif l’autorise. Depuis, les aéronefs des forces de l’ordre françaises sont censés être rangés au placard.

    Le choix des fournisseurs retenus par le ministère de l’intérieur interroge par ailleurs la concurrence. Basée dans la Loire, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Saint-Étienne, la société Rivolier commercialise principalement des armes et munitions à destination des chasseurs, ainsi que des tonfas, flash-balls et menottes pour les forces de sécurité. En 2003, elle s’est vu attribuer un contrat pour fournir 250 000 pistolets de marque allemande SIG Sauer à la police et à la gendarmerie. Fin 2019, l’entreprise française a remporté un autre contrat du ministère de l’intérieur pour la fourniture de 180 lanceurs de balles de défense.

    « Le grand scoop, c’est la rencontre du drone de surveillance avec un vendeur d’armes, s’insurge un spécialiste du secteur, sous couvert d’anonymat. À quand des drones équipés de grenades lacrymo ? Des drones armés de lanceurs de balles de défense ? Voire des drones armés à balles réelles ? Il n’y a plus qu’un pas à franchir. Et le choix du ministère de l’intérieur en dit long sur ses intentions. »

    L’autre société, Milton-Innovation, fondée en 2017 près de Bordeaux par d’anciens membres des forces spéciales de l’armée française, n’est pas un constructeur de drones mais un distributeur. Peu active sur Internet, l’entreprise a publié plusieurs vidéos sur sa page Facebook faisant la promotion de drones de la marque chinoise DJI (Da-Jiang Innovations). Or ce fabricant, leader mondial du marché, a été blacklisté par les États-Unis ou le Japon, par crainte d’espionnage.

    En juillet 2020, le New York Times indiquait que des chercheurs en cybersécurité avaient identifié une vulnérabilité dans l’application qui contrôle les drones civils DJI. Cette faille permettait de collecter de nombreuses données personnelles, qui pourraient être utilisées par Pékin. Dès janvier 2020, le Département de l’intérieur américain avait annoncé ne plus utiliser les 1 000 drones civils qu’il avait achetés à DJI, craignant que des données sensibles ne soient aspirées. Comme le révélait Mediapart il y a quelques mois, ces modèles équipent déjà la préfecture de police de Paris.

    La France s’apprêterait-elle à acquérir 630 drones chinois ? Questionné par Mediapart, le ministère de l’intérieur n’a pas répondu à cette question, pas plus qu’il n’a souhaité confirmer ou démentir nos informations sur les futurs gagnants du marché public. Également sollicités, ni Rivolier ni Milton-Innovation n’ont retourné nos demandes.

    Certains spécialistes du secteur sont en tout cas persuadés que DJI sera de la partie. C’est le cas de Safe Cluster, association sous tutelle de l’État et de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont la mission est le développement économique des acteurs français de la sécurité.

    Dans un courrier adressé au ministère de l’intérieur le 22 mai dernier, que Mediapart a pu consulter, le groupement d’entreprises pointait les critères du marché public, qui ne pouvaient conduire, selon lui, qu’à l’achat de drones chinois. « La majorité des remarques portent sur les lots 1 et 2, s’inquiétait l’association dans son analyse de l’appel d’offres, où il ressort que les seules solutions répondant à l’ensemble des spécifications seraient chinoises. »

    Poids inférieur à 1 kg avec batterie, présence de capteurs d’obstacles, installation d’une caméra technique… Pour les industriels signataires du document, dont les Français Parrot ou Delta Drone, les « exigences impératives » du lot 1 de l’appel d’offres auraient avantagé l’entreprise chinoise.

    « Sur le marché, il n’y a que le modèle DJI Mavic Enterprise qui réunit ces trois critères, pointe un salarié de l’une des entreprises signataires de la lettre, sous couvert d’anonymat. Malgré nos demandes, les questions de cybersécurité et de souveraineté nationale ou européenne n’ont pas été prises en compte. » De quoi alimenter encore les discussions parlementaires sur la loi « Sécurité globale ».

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