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  • Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/plus-de-11-migrants-tues-en-mer-lhomme-derriere-le-drame-de-saint-louis-tom

    Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone
    Auteur : Senewebnews-RP
    Terminus pour Papa Demba W. Ce dernier est identifié par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) comme l’organisateur de l’expédition de migrants qui, en juin 2022, s’était soldée par la disparition en mer de plus de onze candidats au voyage pour l’Espagne. Parties de Bountoundour, à Saint-Louis, les victimes avaient péri après le chavirement de la pirogue qui devait les conduire de la côte à la grande embarcation mobilisée pour défier l’océan jusqu’aux Îles Canaries. « Malgré les cris de détresse des rescapés, qui ont vu leurs parents tomber à l’eau, les membres de l’équipage d’alors avaient catégoriquement refusé de revenir leur apporter une quelconque assistance », rembobine Libération, qui donne l’information dans son édition de ce lundi. Introuvable depuis quatre ans et le mandat d’arrêt décerné contre lui, Papa Demba W. a été arrêté le 28 août dernier. Les enquêteurs l’ont repéré et coincé dans sa maison familiale, à Bountoundour, précise le quotidien d’information.
    S’il a reconnu face aux enquêteurs être l’organisateur du voyage macabre, poursuit le journal, « il a affirmé n’avoir jamais été au courant de ce drame ». Il a juré que « le jour du départ, après avoir assisté à la dernière rotation vers la grande embarcation, il avait quitté la rive avant de sortir de Saint-Louis et continuer sur Mbour », relaye la même source. S’il pouvait espérer se tirer d’affaires avec cet alibi, Papa Demba W. a vu son cas s’aggraver lorsque les policiers ont exploité son téléphone. Libération renseigne en effet que les enquêteurs ont découvert qu’il était en train de préparer un autre voyage clandestin vers l’Espagne dont le départ était fixé à samedi dernier et pour lequel il avait déjà encaissé 1,5 million de francs CFA auprès des candidats au départ. « Les recherches en vue de retrouver son complice pour le nouveau voyage irrégulier sont demeurées infructueuses à ce stade. Mais elles se poursuivent », indique le journal. Qui informe que le mis en cause a été déféré au parquet de Saint-Louis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#trafic#sante#droit#mortalite#saintlouis#mbour#canaries#DNLT

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine. Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne.
    Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#joalfadhiou#routemigratoire#DNLT#trafic#sante#canaries

  • Saint-Louis : Huit individus déférés pour tentative de convoyage de migrants vers les îles Canaries | Seneweb
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    Saint-Louis : Huit individus déférés pour tentative de convoyage de migrants vers les îles Canaries
    Auteur : Astou SOW
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a démantelé un réseau présumé impliqué dans une tentative d’émigration irrégulière par voie maritime au départ de Saint-Louis. Huit individus ont été déférés au parquet pour association de malfaiteurs et tentative de trafic de migrants par voie maritime. L’affaire a débuté à la suite de l’exploitation d’un renseignement faisant état de la présence d’individus étrangers à Saint-Louis, venus affréter une pirogue destinée à une traversée clandestine vers les îles Canaries.
    Alertée, l’Antenne régionale de Saint-Louis de la DNLT a mis en place, dès le 16 juillet, un dispositif de surveillance ciblée. Quelques jours plus tard, les enquêteurs ont repéré des mouvements suspects aux abords de la berge de Guet-Ndar. Après une filature minutieuse, ils sont intervenus au moment où le groupe s’apprêtait à embarquer à bord de la pirogue préalablement identifiée. Conduits dans les locaux du service, les premiers suspects interpellés ont reconnu leur implication dans le projet. Selon leurs déclarations, l’embarcation devait d’abord transiter par la Gambie, où d’autres candidats à l’émigration irrégulière avaient déjà été recrutés, avant de prendre la direction des îles Canaries. Les mis en cause ont également affirmé avoir été mandatés uniquement pour convoyer la pirogue jusqu’en Gambie. Certains seraient venus de ce pays, tandis que d’autres auraient effectué le déplacement depuis Foundiougne. Ils ont expliqué que l’organisateur présumé leur avait indiqué que les deux moteurs hors-bord destinés à propulser l’embarcation se trouvaient entre les mains d’un complice, qui devait les acheminer à Saint-Louis depuis la Mauritanie.
    L’exploitation des premiers éléments de l’enquête a permis aux hommes de la DNLT d’élargir leurs investigations. Deux autres suspects ont ainsi été interpellés : le détenteur des moteurs et le chauffeur qui aurait transporté certains convoyeurs de Foundiougne à Saint-Louis. Lors de son audition, le détenteur des moteurs a reconnu que le matériel appartenait au cerveau présumé du réseau. Il aurait reçu pour instruction de les acheminer jusqu’à Saint-Louis afin de les remettre à un autre membre du groupe. Le suspect affirme toutefois ignorer l’utilisation finale qui devait être faite des moteurs.Le chauffeur, pour sa part, a admis avoir transporté trois des suspects de Foundiougne à Saint-Louis pour récupérer la pirogue. Il aurait agi sur instruction de deux individus actuellement en fuite. Les recoupements effectués par les enquêteurs ont également révélé que le principal suspect est déjà connu des services de la DNLT pour des faits similaires. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller l’ensemble des complices présumés encore en fuite

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#migrationirreguliere#droit#sante#foundiougne#saintlouis

  • Trafic de migrants entre Djifer, Bara et Betenty : la Dnlt arrête Yaya Cissé après des mois de cavale
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-migrants-entre-Djifer-Bara-et-Betenty-la-Dnlt-arrete-Yaya-Cisse

    Trafic de migrants entre Djifer, Bara et Betenty : la Dnlt arrête Yaya Cissé après des mois de cavale
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    La traque aura duré plusieurs mois. Présenté comme l’un des organisateurs présumés d’un vaste réseau de migration irrégulière opérant entre la Gambie, Betenty, Bara et Djifer, Yaya Cissé a finalement été arrêté par les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt).
    Selon les révélations du quotidien Libération, le suspect a été déféré devant le Pool judiciaire financier (Pjf) le 13 mai 2026 pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime et mise en danger de la vie d’autrui.
    L’affaire trouve son origine dans deux tentatives avortées de migration clandestine vers l’Espagne survenues en novembre 2025.
    Toujours selon Libération, les 29 novembre et 2 décembre 2025, le commissaire spécial de Rosso avait remis à la Dnlt deux groupes de migrants rapatriés depuis la Mauritanie après l’échec de leur traversée maritime. Le premier groupe comptait 61 migrants, dont 59 Sénégalais et deux ressortissantes gambiennes. Les investigations ont révélé que leur embarcation transportait au total 156 candidats au départ de Djifer dans la nuit du 16 novembre 2025. Le second groupe, composé de 131 migrants, était parti de Gambie le 15 novembre 2025. Pour embarquer, les candidats auraient déboursé entre 400 000 et 500 000 FCFA chacun.
    Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs et relayés par Libération, les deux embarcations se seraient retrouvées perdues en pleine mer malgré l’utilisation d’un GPS. Après plus d’une semaine d’errance, les équipages auraient finalement dérouté vers la Mauritanie le 25 novembre 2025. Les migrants ont alors été pris en charge par les autorités mauritaniennes ainsi que par une délégation de l’ambassade du Sénégal. Les capitaines des embarcations auraient toutefois réussi à prendre la fuite dès leur arrivée sur les côtes mauritaniennes.
    Au cours des investigations, plusieurs migrants auraient cité Yaya Cissé comme étant l’un des principaux organisateurs de ces voyages clandestins.Selon Libération, un avis de recherche avait été lancé contre lui depuis décembre 2025.Il a finalement été interpellé cette semaine alors qu’il tentait de rejoindre la Gambie. Au moment de son arrestation, il aurait tenté de s’enfuir avant d’être maîtrisé par les enquêteurs. Les policiers ont découvert sur lui six téléphones portables ainsi qu’une somme de 518 000 FCFA. Entendu par les enquêteurs, Yaya Cissé a rejeté toute responsabilité sur un présumé complice nommé Lassana Touré. Il affirme avoir simplement servi d’intermédiaire financier pour aider ce dernier, qu’il présente comme son beau-frère. Mais les enquêteurs semblent peu convaincus par cette version. Toujours selon Libération, plusieurs éléments accablants figurent dans le dossier, notamment les déclarations concordantes de nombreux migrants, des échanges téléphoniques ainsi que des flux financiers suspects enregistrés entre novembre et décembre 2025. Parmi les mouvements relevés figureraient notamment un transfert de 1 million FCFA en provenance d’Espagne le 15 décembre ainsi qu’un autre de 300 000 FCFA envoyé depuis le Portugal le 22 décembre. Face à ces éléments, le suspect a maintenu sa ligne de défense, affirmant que son numéro était simplement utilisé par Lassana Touré pour recevoir les paiements des familles de migrants.
    L’enquête est loin d’être terminée. Les autorités cherchent désormais à identifier et interpeller toutes les personnes citées dans cette affaire de trafic de migrants. Selon Libération, les investigations se poursuivent actuellement pour démanteler entièrement ce réseau opérant entre la Gambie, Betenty, Bara et Djifer.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#portugal#gambie#trafic#DNLT#migrationirreguliere#droit#sante

  • Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/fraude-a-letat-civil-la-nationalite-senegalaise-vendue-a-50-000-f-cfa-la-ma

    Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à 50 000 F CFA, la mafia cernée
    Auteur : SenewebNews-RP
    Après les scandales de Wakhinane Nimzatt et Ziguinchor, la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), plus spécifiquement son antenne régionale à Saint-Louis, vient de mettre à jour un nouveau réseau de trafic de documents administratifs sénégalais destinés à des étrangers. Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d’identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.
    Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu’elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s’enrôler et d’obtenir officiellement sa carte d’identité. Arrêté à son tour, l’époux est passé aux aveux : il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l’en-tête du centre d’état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d’information : l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.
    Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. L’enquête se poursuit pour identifier tous les complices

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#trafic#DNLT#documentidentite#rosso#ziguinchor#guinee#mauritanie#droit#etatcivil#sante

  • Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-documents-d-etat-civil-la-DNLT-de-Saint-Louis-demantele-une-nou

    Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Saint-Louis a mis au jour une nouvelle affaire présumée de trafic de documents administratifs et de faux en écriture publique. D’aprés Liberation, l’enquête a été déclenchée à la suite d’un contrôle effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une femme identifiée comme Fatoumata Binta Diallo, en provenance de Mauritanie.Lors des vérifications, cette dernière était en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise sur laquelle il était mentionné qu’elle était née le 20 avril 2000 à Pita, en Guinée. Face aux enquêteurs, Fatoumata Binta Diallo aurait reconnu que son mari, un ressortissant sénégalais du nom d’Ibrahima Ba, tailleur de profession, lui aurait transmis un extrait de naissance alors qu’elle se trouvait en Mauritanie. Grâce à ce document, elle aurait pu entamer une procédure d’enrôlement afin d’obtenir une pièce d’identité sénégalaise.
    Toujours selon les éléments de l’enquête, Ibrahima Ba aurait affirmé avoir acheté l’extrait de naissance auprès d’un intermédiaire pour la somme de 50 000 francs CFA. Le document porterait l’en-tête du centre principal d’état civil de Diouloulou. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette présumée filière de faux documents administratifs. Selon les mêmes sources, un agent de mairie de Diouloulou ferait également l’objet de recherches dans le cadre de cette affaire.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#trafic#rosso#mauritanie#documentidentite#droit#sante

  • Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    https://www.dakaractu.com/Ziguinchor-L-Antenne-de-la-DNLT-demantele-un-reseau-presume-de-traite-tro

    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées
    L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a procédé, le 03 mars 2026, au démantèlement présumé d’un réseau de traite de personnes opérant entre le Nigéria et le Sénégal. À l’issue d’une enquête ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme, trois femmes identifiées sous les initiales G.E., B.I.C. et B.P. ont été déférées devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor pour association de malfaiteurs, traite des personnes, tentative d’exploitation sexuelle, proxénétisme et extorsion de fonds.
    Selon les éléments réunis par l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor, une jeune Nigériane, désignée par les initiales U.M., aurait été recrutée en décembre 2025 après une promesse d’emploi présentée comme stable et mieux rémunérée au Sénégal. La victime, vendeuse de vêtements dans son pays d’origine, aurait accepté l’offre après avoir reçu la somme de 130 000 FCFA destinée à financer son transport vers Ziguinchor.
    À son arrivée, la situation aurait pris une tournure inattendue. Logée dans un appartement meublé au quartier Goumel, U.M. affirme qu’il lui aurait été imposé de se livrer à la prostitution afin de rembourser une dette fixée à 3 000 000 FCFA, correspondant prétendument aux frais engagés. L’Antenne de la DNLT de Ziguinchor indique que la victime déclare avoir versé 400 000 FCFA avant de contester le montant réclamé, jugé excessif.Face à son refus de poursuivre les paiements hebdomadaires de 50 000 FCFA, des tensions auraient éclaté, conduisant la jeune femme à quitter les lieux par crainte pour sa sécurité. Alertée, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a immédiatement ouvert une enquête et procédé à l’interpellation de la principale mise en cause.
    L’exploitation du téléphone portable de G.E. aurait permis de mettre au jour des enregistrements audio confirmant l’existence de la dette de trois millions de FCFA. Confrontée à ces éléments matériels, elle aurait reconnu les faits et révélé l’existence d’un réseau structuré impliquant une recruteuse basée au Nigéria ainsi que ses complices B.I.C. et B.P., interpellées sur place. Les trois suspectes auraient admis leur collaboration dans le recrutement et l’acheminement de jeunes femmes vers le Sénégal.À l’issue de la procédure, l’Antenne de la DNLT de Ziguinchor a présenté les trois mises en cause au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor suivant procès-verbal n°0007/DNLT/ARZ du 03 mars 2026. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre les réseaux de traite et à protéger les victimes d’exploitation.
    Ziguinchor : L’Antenne de la DNLT démantèle un réseau présumé de traite, trois femmes déférées

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#nigeria#ziguinchor#traite#sante#droit#DNLT

  • 176 migrants dont 9 mineurs interceptés : 8 membres d’équipa... | Seneweb -
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    176 migrants dont 9 mineurs interceptés : 8 membres d’équipage déférés par la DNLT au PJF
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    Huit individus ont été déférés devant le Procureur de la République Financier du Pool Judiciaire Financier près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, suite à l’interception d’une pirogue transportant 176 migrants candidats à l’émigration irrégulière par la Marine sénégalaise. Le mardi 23 décembre 2025, la Marine sénégalaise a mis à la disposition de la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de migrants (DNLT), cent soixante-seize (176) migrants dont quatre-vingt-trois (83) Sénégalais, quatre-vingt-six (86) Gambiens et sept (07) Bissau-Guinéens. Parmi eux, on compte dix-huit (18) femmes et neuf (09) mineurs selon des sources de Seneweb.
    Conduits au siège de la DNLT pour les besoins de l’enquête, les migrants ont désigné les nommés O. Guèye, A. Gaye, O. Dramé, M. Ndong, I. Ndong, S. Séne, M. Sarr et A. Diadhiou alias A. Ndiaye comme faisant partie des membres de l’équipage. Auditionnés en qualité de témoins, les sieurs M. Thiang et I. Diouf ont déclaré que les organisateurs de ce voyage se nomment I. Diouf, P. Sané alias P. Diaw et Ousmane sans autres précisions (recherchés).
    Ils ont ajouté qu’au moment de l’embarquement, le nommé I. Diouf est arrivé sur le lieu du départ de la pirogue, en compagnie des membres de l’équipage dont les nommés O. Guèye qui détenait le GPS et donnait le cap aux conducteurs, A. Gaye, O. Dramé et M. Ndong.
    Interpellés, les nommés O. Dramé, M. Ndong, I. Ndong, S. Sène, M. Sarr et A. Diadhiou alias A. Ndiaye ont tous reconnu en partie les faits qui leur sont reprochés. Sur leurs rôles respectifs au cours de ce voyage, ils reconnaissent avoir participé à la conduite de la pirogue à l’exception du nommé O. Dramé qui a déclaré n’avoir pas conduit l’embarcation. Invités à indiquer les identités des organisateurs, ils ont à l’unanimité cité les nommés I. Diouf et « Père Laye » sans autres précisions.
    Également, les nommés O. Guèye et A. Gaye, désignés comme étant les capitaines de cette embarcation, ont reconnu avoir été informés du voyage par le nommé « Père Laye » qui leur a demandé de l’aider en supervisant le voyage jusqu’à destination. Ce qu’ils ont accepté moyennant la somme de deux cent mille (200.000) FCFA chacun, de la part du nommé « Père Laye ». Ils ont reconnu leur responsabilité dans la conduite de la pirogue à destination, avant que la Marine nationale ne mette fin à ce voyage périlleux.
    Les recherches en vue de retrouver les nommés « Père Laye », I. Diouf et P. Sané alias P. Diaw, cités comme étant les organisateurs de ce trafic, sont demeurées vaines jusqu’à la clôture des opérations. À l’issue de l’enquête, les nommés O. Guèye, A. Gaye, O. Dramé, M. Ndong, I. Ndong, S. Sène, M. Sarr et A. Diadhiou alias A. Ndiaye ont été conduits devant Monsieur le Procureur de la République Financier du Pool Judiciaire Financier près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar, pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par la voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et complicité.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#droit#sante

  • Une pirogue de migrants échoue vers la plage de Mermoz : les occupants prennent la tangente, la pirogue et le matériel sécurisés...
    https://www.dakaractu.com/Une-pirogue-de-migrants-echoue-vers-la-plage-de-Mermoz-les-occupants-pren

    Une pirogue de migrants échoue vers la plage de Mermoz : les occupants prennent la tangente, la pirogue et le matériel sécurisés...
    Ce jour vers les coups de 07 heures 30 minutes, une pirogue en partance pour l’Espagne a échoué vers la plage de Mermoz à hauteur de l’ambassade du Soudan. En effet, tous les occupants de cette embarcation de fortune ont pris la tangente lorsqu’ils ont aperçu de loin un élément du GMI préposé à l’ambassade du Soudan, en laissant sur place la pirogue et le matériel. Informés, des éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), qui se sont rendus sur les lieux, ont trouvé la pirogue à moitié renversé avec du matériel (denrées alimentaires, sachets d’eau, bouteilles d’essence…). Une centaine de bouteille d’essence de 20litres également ont été rejetées par la mer et rangées sur la plage. Pour sa part, l’élément du GMI, aurait déclaré avoir été alerté par les vigiles des chantiers qui jouxtent la plage, a-t-on appris. Ainsi, il a aperçu une centaine d’individus qui se sont éparpillés et ne pouvait rien faire, étant seul et à 200 mètres d’eux. Ce dernier a toutefois dit avoir entendu des rumeurs selon lesquelles, ces derniers venaient de Yenn. Dans la foulée, la pirogue et le matériel sécurisés ont été sécurisés par les éléments de la DNLT... Une pirogue de migrants échoue vers la plage de Mermoz : les occupants prennent la tangente, la pirogue et le matériel sécurisés...

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#traversee

  • Faux voyages, vraies victimes : la DNLT démonte un réseau sénégalo-ghanéen après le drame Cheikh Touré
    https://www.dakaractu.com/Faux-voyages-vraies-victimes-la-DNLT-demonte-un-reseau-senegalo-ghaneen-a

    Faux voyages, vraies victimes : la DNLT démonte un réseau sénégalo-ghanéen après le drame Cheikh Touré
    un vaste réseau de faux recrutements internationaux et de séquestration de jeunes Sénégalais au Ghana vient d’être partiellement démantelé. La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et les pratiques assimilées (DNLT) a frappé au cœur de ce système criminel en mettant la main sur deux intermédiaires présumés : Libasse Niang et Oré Niang, poursuivis pour complicité de traite de personnes, escroquerie et association de malfaiteurs.
    Tout a commencé le 20 octobre dernier avec la plainte d’un jeune homme, Aboubakry Sy, contre le duo. Selon Libération, la jeune femme Oré Niang l’aurait contacté en se présentant comme une Sénégalaise installée en Allemagne, vivant « dans de bonnes conditions » grâce à son frère Libasse Niang, qui l’y aurait fait voyager. Elle lui aurait alors proposé de l’aider à effectuer le même trajet, moyennant la somme de 2,8 millions de francs CFA, dont il a versé une partie. Mais derrière cette promesse d’un avenir meilleur en Europe se cachait un véritable piège migratoire. Sur les instructions du duo, Aboubakry Sy s’est rendu au Ghana, où il devait rencontrer un contact burkinabè censé lui fournir les documents nécessaires. À son arrivée, il découvre qu’il ne s’agit pas d’un projet de voyage, mais d’un réseau frauduleux de type Qnet, impliquant plusieurs ressortissants d’Afrique de l’Ouest.
    Sur place, Aboubakry Sy est retenu et manipulé pendant plusieurs jours. Dépossédé de son passeport, il parvient finalement à s’échapper et regagner le Sénégal par voie terrestre. Une fois au pays, il alerte sa famille et d’autres jeunes susceptibles d’être piégés. Il transmet à la DNLT des informations précises et surtout un message vocal compromettant dans lequel Oré Niang reconnaît l’existence du réseau. L’affaire prend une autre tournure avec le décès du footballeur sénégalais Cheikh Touré au Ghana, tragédie qui a révélé l’ampleur de ces réseaux criminels opérant sous couvert de « formations à l’étranger ».Selon Libération, informée que Libasse et Oré Niang tentaient de rentrer au Sénégal via le Mali, la DNLT a émis une opposition judiciaire qui a permis leur interpellation au poste frontalier de Kidira.
    Devant les enquêteurs, Libasse Niang a reconnu les faits, admettant avoir pris part au recrutement de jeunes Sénégalais, moyennant 100 euros par recrue, avec des bonus pour chaque nouvelle inscription. Il cite plusieurs victimes — Ass Malick Sarr, Pape Diop, Serigne Modou Mbow — toutes livrées à un certain Dieusongo Samadou alias Abdoulaye Diobnaba, de nationalité burkinabè, présenté comme le patron du réseau. Il affirme que ses propres recruteurs lui avaient fait croire qu’il s’agissait d’un système légal permettant un « enrichissement rapide ». Sa sœur, Oré Niang, a nié toute responsabilité, soutenant qu’elle aurait elle-même été piégée par le réseau et contrainte à recruter d’autres victimes pour survivre. Elle dit avoir découvert « trop tard » la nature criminelle de cette entreprise, où des dizaines de jeunes seraient maintenus sous emprise au Ghana. Concernant le cas Cheikh Touré, les mis en cause affirment ne jamais l’avoir connu, mais reconnaissent que de nombreux Sénégalais restent bloqués au Ghana, pris au piège de ces structures illégales qui se présentent comme des sociétés de marketing ou d’investissement international.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ghana#trafic#sante#migrationirreguliere#DNLT

  • Deux individus déférés par la DNLT pour usurpation d’identité, usage de faux et escroquerie au visa
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    Deux individus déférés par la DNLT pour usurpation d’identité, usage de faux et escroquerie au visa
    La Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et pratiques assimilées (DNLT), relevant de la Direction de la Police aux Frontières, a procédé, ce 8 octobre 2025, au déferrement de deux individus devant Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar.
    Le premier mis en cause a été interpellé à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait d’embarquer pour l’Espagne à l’aide d’un passeport congolais falsifié. Il est poursuivi pour usurpation d’identité et usage de faux documents administratifs.
    Le deuxième mis en cause, une dame, est poursuivie pour association de malfaiteurs et complicité d’escroquerie au visa.
    L’enquête a permis de mettre au jour un système d’escroquerie bien organisé, reposant sur la mise en relation de candidats à l’émigration avec un convoyeur censé leur obtenir des visas européens. Selon ses aveux, la dame a collecté au total 10 000 000 FCFA, dont 3 000 000 FCFA auprès du premier mis en cause et 7 000 000 FCFA auprès de trois autres candidats.Toutefois, une contradiction majeure est apparue : le premier mis en cause affirmait devoir payer le montant convenu “à l’arrivée”, tandis que la dame a reconnu avoir déjà remis les fonds au convoyeur pour la prétendue délivrance de visas pour l’Espagne — sans pouvoir en apporter la moindre preuve. Les deux suspects ont été déférés devant le parquet, tandis que l’enquête se poursuit afin d’identifier et d’appréhender l’ensemble du réseau impliqué dans cette vaste escroquerie migratoire.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#papierdidentite#emigration#visas#trafic

  • Migration irrégulière : 147 candidats à l’émigration irrégulière stoppés au large de Sangomar, 7 mis en cause déférés
    https://www.dakaractu.com/Migration-irreguliere-147-candidats-a-l-emigration-irreguliere-stoppes-au

    Migration irrégulière : 147 candidats à l’émigration irrégulière stoppés au large de Sangomar, 7 mis en cause déférés
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a procédé à l’interpellation de sept individus impliqués dans une tentative d’émigration clandestine par voie maritime. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui. Ces arrestations font suite à une opération de la Marine nationale sénégalaise, qui a intercepté au large de Sangomar, à 50 nautiques des côtes gambiennes, une pirogue transportant 147 candidats à l’émigration irrégulière.Parmi eux figuraient 83 Sénégalais, 29 Gambiens, 23 Guinéens, 9 Maliens, 2 Ghanéens et 1 Ivoirien, dont 123 hommes, 20 femmes et 12 mineurs (dont 2 filles).
    Les migrants, entendus par les enquêteurs, ont confirmé avoir été recrutés par deux organisateurs du trafic et avoir payé entre 300 000 et 600 000 FCFA pour tenter la traversée. Les investigations ont permis d’identifier sept membres de l’équipage, désignés comme responsables de l’acheminement de la pirogue. Les mis en cause ont été déférés devant le tribunal, tandis que l’enquête suit son cours.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#traversee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#sangomar#trafic#DNLT

  • Saint-Louis : un départ clandestin vers les Canaries déjoué, 5 interpellations
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    Saint-Louis : un départ clandestin vers les Canaries déjoué, 5 interpellations
    Une tentative de trafic de migrants par voie maritime a été avortée ce samedi 29 juin 2025 à Saint-Louis, grâce à l’action rapide de l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT).
    • Cinq (05) individus ont été interpellés alors qu’ils tentaient d’organiser une traversée vers les îles Canaries.
    • Une pirogue destinée au départ a été saisie près de la Mosquée Mouride.
    • Selon les premiers éléments de l’enquête, des recruteurs basés en Gambie seraient impliqués dans l’organisation du voyage.
    Les suspects ont été présentés le 2 juillet 2025 devant le Procureur Financier du Pool Judiciaire de Dakar pour :
    • Association de malfaiteurs
    • Complicité de tentative de trafic de migrants
    L’enquête se poursuit activement pour identifier et interpeller les organisateurs présumés encore en fuite.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#politiquemigratoire#routemigratoire#saintlouis#DNLT#canaries#sante#tradfic

  • Interception au large des îles du Saloum : 84 migrants remis à la DNLT, six trafiquants arrêtés
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    Interception au large des îles du Saloum : 84 migrants remis à la DNLT, six trafiquants arrêtés
    La lutte contre la migration irrégulière prend une nouvelle tournure avec une opération réussie de la Marine nationale sénégalaise, qui a intercepté 84 migrants clandestins le 19 juin 2025, au large de Marlothie, dans les îles du Saloum. Les migrants ont été remis à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) pour les suites judiciaires.
    Partis dans la nuit du 16 juin depuis Banjul (Gambie), les 84 candidats à l’émigration tentaient de rejoindre l’Espagne via l’Atlantique. Leur embarcation a été arraisonnée aux alentours de 17 heures, dans les eaux sénégalaises. Fort heureusement, toutes les personnes interceptées étaient saines et sauves.
    Parmi les migrants figuraient :
    • 28 Sénégalais
    • 17 Gambiens
    • 14 Maliens
    • 13 Somaliens
    • 11 Guinéens
    • 1 Nigériane
    Le groupe comptait également 17 femmes et 3 filles mineures, ce qui rappelle la vulnérabilité accrue des femmes et enfants dans les circuits de migration clandestine.
    Les premiers éléments de l’enquête, menée par la DNLT, indiquent que le passeur principal, un ressortissant étranger, aurait facturé entre 350 000 et 600 000 FCFA par personne pour la traversée. Dans le cadre de la même opération, six (6) individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour complicité.
    La DNLT a lancé un vaste travail d’identification pour remonter la filière :
    • Identification du passeur principal,
    • Analyse des réseaux transfrontaliers impliqués,
    • Éventuelle traçabilité financière des paiements.
    Cette opération met en lumière la sophistication croissante des réseaux de migration illégale qui exploitent la détresse de populations vulnérables, en quête d’un avenir meilleur.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#guinee#saloum#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#sante#DNLT

  • Opération Vautour : 19 trafiquants de migrants arrêtés à Saint-Louis – la DNLT déjoue deux départs clandestins
    https://www.dakaractu.com/Operation-Vautour-19-trafiquants-de-migrants-arretes-a-Saint-Louis-la-DNL

    Opération Vautour : 19 trafiquants de migrants arrêtés à Saint-Louis – la DNLT déjoue deux départs clandestins
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a frappé fort à Saint-Louis, entre le 13 et le 17 juin 2025. Grâce à des renseignements opérationnels précis, les enquêteurs ont empêché deux tentatives de migration irrégulière par voie maritime et interpellé 19 individus impliqués à divers niveaux dans l’organisation de ces départs.
    Baptisée “Opération Vautour”, l’intervention a été conduite en trois phases stratégiques, mobilisant les antennes régionales de la Police nationale pour une action coup de poing.
    Phase 1 : Le réseau espagnol neutralisé Le 13 juin, une première alerte concernant une opération organisée par un Sénégalais résidant en Espagne a mis les enquêteurs sur le pied de guerre. Résultat : 7 arrestations, dont un co-organisateur et deux recruteurs.
    Phase 2 : Une rafle ciblée dans les lieux d’hébergement
    Dans la nuit du 15 au 16 juin, 9 autres individus ont été cueillis sur leur lieu d’hébergement. L’enquête a permis d’identifier un recruteur principal et deux de ses complices directs, révélant ainsi une organisation structurée et compartimentée.
    Phase 3 : Le cerveau du réseau interpellé à Pikine (Saint-Louis)
    Le 17 juin, la DNLT a réussi à mettre la main sur l’un des plus gros trafiquants de migrants de la région, un homme activement recherché depuis plusieurs mois. Ce dernier serait l’architecte d’un vaste réseau exploitant les jeunes désespérés, avec un point de départ prévu au niveau du port polonais de Saint-Louis.
    Lors d’une perquisition antérieure et des différentes opérations, la DNLT a saisi :
    • Une pirogue,
    • Un moteur hors-bord,
    • 1 980 litres de carburant,
    • Le capitaine de la pirogue,
    • Et le vendeur de l’embarcation.
    Les 19 mis en cause ont été déférés au Pool Judiciaire Financier pour répondre des accusations d’association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#saintlouis#DNLT#routemigratoire#sante#trafic

  • Saint-Louis : Un réseau de trafic de migrants démantelé, cinq passeurs arrêtés … vingt personnes interceptées
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    Saint-Louis : Un réseau de trafic de migrants démantelé, cinq passeurs arrêtés … vingt personnes interceptées
    Saint-Louis : Un réseau de trafic de migrants démantelé, cinq passeurs arrêtés … vingt personnes interceptées
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    La lutte contre la migration clandestine s’intensifie dans le nord du pays. L’antenne régionale de Saint-Louis de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a frappé fort avec l’interpellation de cinq (05) individus, impliqués dans une tentative de trafic de migrants par voie maritime, pour mise en danger de la vie d’autrui et association de malfaiteurs.
    L’opération a été déclenchée à la suite d’une surveillance ciblée. Trois hommes, visiblement candidats à l’émigration, ont été appréhendés alors qu’ils se dirigeaient vers un lieu de rendez-vous. Interrogés, ils ont révélé avoir chacun versé la somme de 450.000 FCFA à deux passeurs pour être convoyés jusqu’au point de départ de l’embarcation. Ces révélations ont permis aux agents de la DNLT de mettre en place un dispositif de filature.
    Grâce à cette stratégie, vingt (20) personnes ont été interceptées dans les quartiers de Hydrobase, Pikine 700 et Santhiaba, dont les cinq (05) principaux mis en cause, identifiés comme étant à la tête du réseau.Les suspects ont été déférés devant le Parquet financier de Dakar, tandis que l’enquête se poursuit pour démanteler l’ensemble de la chaîne criminelle. La DNLT, en étroite collaboration avec ses antennes régionales, réaffirme son engagement à combattre sans relâche les réseaux de passeurs, tout en appelant les populations à la vigilance et à la collaboration citoyenne pour mettre fin à ce fléau aux conséquences souvent dramatiques.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#routemigratoire#migrationirregulière#sante#saintlouis#trafic

  • Opération de la DNLT : 73 migrants interceptés à Mbour, une filière démantelée
    https://www.dakaractu.com/Operation-de-la-DNLT-73-migrants-interceptes-a-Mbour-une-filiere-demantel

    Opération de la DNLT : 73 migrants interceptés à Mbour, une filière démantelée
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a mené une opération déterminante ce week-end, interceptant soixante-treize (73) candidats à la migration irrégulière. Cette interpellation fait suite à un renseignement opérationnel ayant révélé qu’un départ imminent de migrants se préparait à la pointe Sarène. Grâce à une intervention rapide, deux individus ont d’abord été arrêtés, avant que l’opération ne se poursuive, menant à l’arrestation des soixante-treize candidats à la migration irrégulière, localisés dans la zone SONATEL de Mbour. En plus des arrestations, les forces de l’ordre ont saisi une quantité impressionnante de matériel : soixante-treize (73) gilets de sauvetage, soixante (60) cartes d’identité CEDEAO ghanéennes, huit (08) passeports, une pompe à eau et des provisions alimentaires.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#trafic#migrationirreguliere#mbour#politiquemigratoire#sante

  • Saint-Louis : Cinq individus arrêtés pour tentative de trafic de migrants vers les Canaries, déférés à Dakar
    https://www.dakaractu.com/Saint-Louis-Cinq-individus-arretes-pour-tentative-de-trafic-de-migrants-v

    Saint-Louis : Cinq individus arrêtés pour tentative de trafic de migrants vers les Canaries, déférés à Dakar
    La Délégation nationale à la lutte contre la traite des personnes (DNLT) a interpellé cinq individus à Saint-Louis, soupçonnés d’être impliqués dans une tentative d’émigration clandestine vers les îles Canaries en Espagne, par voie maritime. Selon un communiqué publié sur le compte X (anciennement Twitter) de la Police nationale, les suspects sont également poursuivis pour association de malfaiteurs dans le cadre de cette filière d’immigration illégale.
    Après leur arrestation, les cinq hommes ont été déférés devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, où ils devront répondre des accusations portées contre eux.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#DNLT#routemigratoire#saintlouis#migrationirreguliere#sante

  • « Vous tuez nos fils » : au Sénégal, des passeurs de migrants sur le banc des accusés
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/09/25/vous-tuez-nos-fils-au-senegal-des-passeurs-de-migrants-sur-le-banc-des-accus

    « Vous tuez nos fils » : au Sénégal, des passeurs de migrants sur le banc des accusés
    Il est un peu plus de 11 heures, mardi 24 septembre, lorsque le procureur du tribunal de grande instance de Mbour, à 70 km au sud-est de Dakar, hausse subitement le ton. « C’est à cause de gens comme vous que les drames de l’immigration se succèdent, gronde-t-il devant une salle d’audience comble. Vous tuez nos fils et vous voulez continuer votre vie comme si de rien n’était. »
    Face à lui, sur le banc des accusés, Cheikh Sow, 35 ans, se montre encore plus fébrile. Ses jambes tremblent. Voilà une heure qu’il se débat confusément pour répondre à la question suivante : a-t-il participé, de près ou de loin, à l’organisation d’un trafic de migrants ? « Ces gens que vous dites avoir hébergés quelques jours, vous les avez aussi guidés vers une pirogue en partance pour l’Espagne ? », interroge le procureur. « Oui… », marmonne l’accusé. Après plusieurs minutes de vifs échanges et un haussement d’épaules, il finit par reconnaître des « responsabilités » et « demande pardon à tout le monde ».
    Ce matin-là, outre Cheikh Sow, seize accusés défilent à la barre dans différentes affaires de « trafic de migrants », de « tentative de trafic de migrants » ou d’« escroquerie » de migrants. Face aux drames successifs de la migration clandestine, cette audience a une résonance particulière. Le dernier date de dimanche : 38 corps sans vie ont été retrouvés à bord d’une pirogue à la dérive à 70 km au large de Dakar. Le procureur ne manque pas de le rappeler : « Vous avez vu cette pirogue retrouvée à la dérive ? C’est à ça que mènent vos actes ! »
    Accusés, partie civile, représentants de l’Etat et du pouvoir judiciaire : tous savent que les départs clandestins depuis Mbour se font à quelques centaines de mètres du tribunal, principalement dans le quartier de pêche de Tefess. Le 8 septembre, au moins 39 personnes ont péri dans le naufrage d’un navire surchargé. Des dizaines d’autres sont toujours portées disparues. Trois jours plus tard, le président Bassirou Diomaye Faye, élu le 24 mars et confronté à son tour à la succession de tels drames en mer, s’est rendu sur place en soutien aux familles endeuillées. Le chef de l’Etat a alors annoncé une « traque sans répit » des passeurs et la mise en place d’un numéro vert pour les dénoncer.
    Cheikh Sow a ainsi été arrêté le 19 septembre après qu’un candidat à l’émigration, Omar Sène, l’a dénoncé. Leur pirogue avait dû débarquer ses passagers en raison d’un problème moteur. Interrogé par la présidente du tribunal, le jeune candidat à l’exil déballe tout, profitant du principe de l’immunité des victimes de trafic de migrants prévue par la loi. Il raconte son arrivée depuis sa région natale de Fatick, son hébergement pendant cinq jours par Cheikh Sow, le transfert dans un vieux taxi-brousse sur la plage de Tefess, l’embarquement sur une petite pirogue, puis une plus grosse, les autres passagers (« une centaine », selon lui), les téléphones confisqués…
    Sans oublier la somme déboursée : 480 000 francs CFA (soit 732 euros). « Il m’a par la suite demandé 300 000 francs CFA de plus pour pouvoir retenter la traversée », précise Omar Sène. Acculé, l’accusé cherche toutefois à obtenir la clémence du tribunal, reconnaissant être un maillon du réseau de passeurs, mais pas son organisateur principal. L’audience aura ainsi permis d’établir quelques chaînes de responsabilité. A côté de Cheikh Sow, un autre jeune homme, Mame Mor Ndiaye, chauffeur de taxi de 22 ans, est accusé de complicité dans le même trafic pour avoir conduit les candidats à la migration.
    « Dans une filière, il existe au moins quatre types de profil », explique le commissaire Omar Boun Khatab Guèye, à la tête de la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants et pratiques assimilées (DNLT) : « Il y a des recruteurs qui vont à la rencontre des migrants, des hébergeurs, l’organisateur qui glane l’ensemble des sommes d’argent et organise le voyage, puis les capitaines qui vont composer l’équipage de la pirogue en navigation. » L’une des difficultés étant de les attraper tous en même temps.
    Selon la DNLT, en l’espace d’un an, le nombre d’interceptions de pirogues au large du Sénégal a plus que doublé, passant de 25 en 2023 à 61 rien qu’au premier semestre de 2024. Les arrestations de passeurs présumés ayant conduit à un défèrement ont elles aussi bondi, passant de 127 au premier semestre 2023 à 210 en 2024. « Le phénomène est lié à l’augmentation significative des départs, mais aussi à une professionnalisation de la police sénégalaise, avec désormais sept antennes de la DNLT implantées partout sur le territoire », rapporte le commissaire Guèye.
    Selon la loi du 10 mai 2005, le trafic de migrants est un délit puni de cinq à dix ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 1 million à 5 millions de francs CFA (de 1 524 à 7 622 euros). « Dans les faits, les peines sont beaucoup moins lourdes et donc moins dissuasives », observe Oumar Sène, avocat de la défense basé à Mbour, qui prône une criminalisation du trafic de migrants avec une période de sûreté de dix ans : « J’ai récemment défendu quelqu’un qui a reçu 120 millions de francs CFA [183 000 euros] pour faire voyager des migrants. Je peux déjà vous dire qu’il ne va pas s’arrêter avec six mois de prison… » Dans le cas de Cheikh Sow, le procureur a requis deux ans de prison, dont un an ferme, pour « tentative de trafic de migrants ». Et un an, dont six mois ferme, pour le jeune chauffeur de taxi Mame Mor Ndiaye, accusé de « complicité ». Le délibéré sera connu le 1er octobre.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#emigration#trafic#mortalite#DNLT#justice#mbour#sante

  • Mbour : Sous bracelet électronique, il tente de convoyer des migrants en Espagne
    https://www.seneweb.com/news/Societe/mbour-sous-bracelet-electronique-il-tent_n_450933.html

    Mbour : Sous bracelet électronique, il tente de convoyer des migrants en Espagne
    Par : Mor Mbaye CISSE - Seneweb.com | 19 septembre, 2024
    Condamné à Saint-Louis pour trafic de migrants et placé sous assignation à résidence, Ameth Ndiaye a disparu dans la nature avec son bracelet électronique. Rentré chez lui à Mbour, il a projeté un convoyage de migrants clandestins vers l’Espagne.
    Mais la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) par le biais de son antenne basée à Saly a réussi à lui mettre le grappin dessus, alors que le centre de surveillance n’arrivait plus à localiser son bracelet électronique.
    Tout a commencé lorsque les policiers de cette unité d’élite de la Direction de la police de l’air et des frontières (DPAF) ont reçu une information faisant état du départ imminent d’une pirogue pour l’Europe à partir de Mbour-Golf. Les investigations des éléments de la DNLT de Mbour ont permis d’interpeller Ameth Ndiaye avec son bracelet électronique, selon des sources de Seneweb proches du parquet.
    Interrogé sur procès-verbal, il a avoué avoir déjà recruté 23 candidats au voyage, dont chacun a déjà versé 200 000 F CFA. « J’ai acheté la pirogue à 6 500 000 F CFA. Mes deux compères ont acquis les moteurs et le carburant avec l’argent des candidats qu’ils avaient recrutés. Mais nous avons un problème pour trouver un capitaine pour convoyer la pirogue en Espagne », a-t-il déclaré. Au terme de l’enquête, Ameth Ndiaye a été présenté au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbour pour trafic de migrants, escroquerie, mise en danger de la vie d’autrui en mer. Il dort en prison et ses complices sont activement recherchés par la DNLT de Saly.
    Pour rappel, Ameth Ndiaye a été condamné à Saint-Louis à un an de prison, dont quatre mois ferme. Il avait bénéficié d’une mesure d’assignation à résidence avec surveillance électronique pour des raisons médicales. Il en a profité pour prendre la fuite.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mbour#DNLT#trafic#routemigratoire#espagne#DPAF#sante

  • Chavirement d’une pirogue au large des côtes de Mbour : Le présumé convoyeur P. Sall dit « Saf » s’est livré hier à la BR de la gendarmerie de Saly, l’enquête confiée à la DNLT de la Police
    https://www.dakaractu.com/Chavirement-d-une-pirogue-au-large-des-cotes-de-Mbour-Le-presume-convoyeu

    Chavirement d’une pirogue au large des côtes de Mbour : Le présumé convoyeur P. Sall dit « Saf » s’est livré hier à la BR de la gendarmerie de Saly, l’enquête confiée à la DNLT de la Police
    Selon une source de Dakaractu, le présumé convoyeur du nom de Pape Sall dit" Saf" qui se trouve être le frère de même père du maire Cheikh Issa Sall s’est personnellement livré hier à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Saly. Par la suite, la BR l’a mis à la disposition de la DNLT de la Police de Saly, la Division Nationale de Lutte contre leTrafic de personnes et pratiques assimilées ( elle dépend de la DPAF) qui s’occupe de l’enquête. Pour rappel, plus de 200 migrants avaient embarqué dans une pirogue dans le cadre d’un voyage périlleux vers l’eldorado. Leur pirogue a finalement chaviré

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#DNLT#saly#mbour#sante

  • Comment l’Europe sous-traite à l’#Afrique le contrôle des #migrations (1/4) : « #Frontex menace la #dignité_humaine et l’#identité_africaine »

    Pour freiner l’immigration, l’Union européenne étend ses pouvoirs aux pays d’origine des migrants à travers des partenariats avec des pays africains, parfois au mépris des droits humains. Exemple au Sénégal, où le journaliste Andrei Popoviciu a enquêté.

    Cette enquête en quatre épisodes, publiée initialement en anglais dans le magazine américain In These Times (https://inthesetimes.com/article/europe-militarize-africa-senegal-borders-anti-migration-surveillance), a été soutenue par une bourse du Leonard C. Goodman Center for Investigative Reporting.

    Par une brûlante journée de février, Cornelia Ernst et sa délégation arrivent au poste-frontière de Rosso. Autour, le marché d’artisanat bouillonne de vie, une épaisse fumée s’élève depuis les camions qui attendent pour passer en Mauritanie, des pirogues hautes en couleur dansent sur le fleuve Sénégal. Mais l’attention se focalise sur une fine mallette noire posée sur une table, face au chef du poste-frontière. Celui-ci l’ouvre fièrement, dévoilant des dizaines de câbles méticuleusement rangés à côté d’une tablette tactile. La délégation en a le souffle coupé.

    Le « Universal Forensics Extraction Device » (UFED) est un outil d’extraction de données capable de récupérer les historiques d’appels, photos, positions GPS et messages WhatsApp de n’importe quel téléphone portable. Fabriqué par la société israélienne Cellebrite, dont il a fait la réputation, l’UFED est commercialisé auprès des services de police du monde entier, notamment du FBI, pour lutter contre le terrorisme et le trafic de drogues. Néanmoins, ces dernières années, le Nigeria et le Bahreïn s’en sont servis pour voler les données de dissidents politiques, de militants des droits humains et de journalistes, suscitant un tollé.

    Toujours est-il qu’aujourd’hui, une de ces machines se trouve au poste-frontière entre Rosso-Sénégal et Rosso-Mauritanie, deux villes du même nom construites de part et d’autre du fleuve qui sépare les deux pays. Rosso est une étape clé sur la route migratoire qui mène jusqu’en Afrique du Nord. Ici, cependant, cette technologie ne sert pas à arrêter les trafiquants de drogue ou les terroristes, mais à suivre les Ouest-Africains qui veulent migrer vers l’Europe. Et cet UFED n’est qu’un outil parmi d’autres du troublant arsenal de technologies de pointe déployé pour contrôler les déplacements dans la région – un arsenal qui est arrivé là, Cornelia Ernst le sait, grâce aux technocrates de l’Union européenne (UE) avec qui elle travaille.

    Cette eurodéputée allemande se trouve ici, avec son homologue néerlandaise Tineke Strik et une équipe d’assistants, pour mener une mission d’enquête en Afrique de l’Ouest. Respectivement membres du Groupe de la gauche (GUE/NGL) et du Groupe des Verts (Verts/ALE) au Parlement européen, les deux femmes font partie d’une petite minorité de députés à s’inquiéter des conséquences de la politique migratoire européenne sur les valeurs fondamentales de l’UE – à savoir les droits humains –, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe.

    Le poste-frontière de Rosso fait partie intégrante de la politique migratoire européenne. Il accueille en effet une nouvelle antenne de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), fruit d’un « partenariat opérationnel conjoint » entre le Sénégal et l’UE visant à former et équiper la police des frontières sénégalaise et à dissuader les migrants de gagner l’Europe avant même qu’ils ne s’en approchent. Grâce à l’argent des contribuables européens, le Sénégal a construit depuis 2018 au moins neuf postes-frontières et quatre antennes régionales de la DNLT. Ces sites sont équipés d’un luxe de technologies de surveillance intrusive : outre la petite mallette noire, ce sont des logiciels d’identification biométrique des empreintes digitales et de reconnaissance faciale, des drones, des serveurs numériques, des lunettes de vision nocturne et bien d’autres choses encore…

    Dans un communiqué, un porte-parole de la Commission européenne affirme pourtant que les antennes régionales de la DNLT ont été créées par le Sénégal et que l’UE se borne à financer les équipements et les formations.

    « Frontex militarise la Méditerranée »

    Cornelia Ernst redoute que ces outils ne portent atteinte aux droits fondamentaux des personnes en déplacement. Les responsables sénégalais, note-t-elle, semblent « très enthousiasmés par les équipements qu’ils reçoivent et par leur utilité pour suivre les personnes ». Cornelia Ernst et Tineke Strik s’inquiètent également de la nouvelle politique, controversée, que mène la Commission européenne depuis l’été 2022 : l’Europe a entamé des négociations avec le Sénégal et la Mauritanie pour qu’ils l’autorisent à envoyer du personnel de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, patrouiller aux frontières terrestres et maritimes des deux pays. Objectif avoué : freiner l’immigration africaine.

    Avec un budget de 754 millions d’euros, Frontex est l’agence la mieux dotée financièrement de toute l’UE. Ces cinq dernières années, un certain nombre d’enquêtes – de l’UE, des Nations unies, de journalistes et d’organisations à but non lucratif – ont montré que Frontex a violé les droits et la sécurité des migrants qui traversent la Méditerranée, notamment en aidant les garde-côtes libyens, financés par l’UE, à renvoyer des centaines de milliers de migrants en Libye, un pays dans lequel certains sont détenus, torturés ou exploités comme esclaves sexuels. En 2022, le directeur de l’agence, Fabrice Leggeri, a même été contraint de démissionner à la suite d’une cascade de scandales. Il lui a notamment été reproché d’avoir dissimulé des « pushbacks » : des refoulements illégaux de migrants avant même qu’ils ne puissent déposer une demande d’asile.

    Cela fait longtemps que Frontex est présente de façon informelle au Sénégal, en Mauritanie et dans six autres pays d’Afrique de l’Ouest, contribuant au transfert de données migratoires de ces pays vers l’UE. Mais jamais auparavant l’agence n’avait déployé de gardes permanents à l’extérieur de l’UE. Or à présent, Bruxelles compte bien étendre les activités de Frontex au-delà de son territoire, sur le sol de pays africains souverains, anciennes colonies européennes qui plus est, et ce en l’absence de tout mécanisme de surveillance. Pour couronner le tout, initialement, l’UE avait même envisagé d’accorder l’immunité au personnel de Frontex posté en Afrique de l’Ouest.

    D’évidence, les programmes européens ne sont pas sans poser problème. La veille de leur arrivée à Rosso, Cornelia Ernst et Tineke Strik séjournent à Dakar, où plusieurs groupes de la société civile les mettent en garde. « Frontex menace la dignité humaine et l’identité africaine », martèle Fatou Faye, de la Fondation Rosa Luxemburg, une ONG allemande. « Frontex militarise la Méditerranée », renchérit Saliou Diouf, fondateur de l’association de défense des migrants Boza Fii. Si Frontex poste ses gardes aux frontières africaines, ajoute-t-il, « c’est la fin ».

    Ces programmes s’inscrivent dans une vaste stratégie d’« externalisation des frontières », selon le jargon européen en vigueur. L’idée ? Sous-traiter de plus en plus le contrôle des frontières européennes en créant des partenariats avec des gouvernements africains – autrement dit, étendre les pouvoirs de l’UE aux pays d’origine des migrants. Concrètement, cette stratégie aux multiples facettes consiste à distribuer des équipements de surveillance de pointe, à former les forces de police et à mettre en place des programmes de développement qui prétendent s’attaquer à la racine des migrations.

    Des cobayes pour l’Europe

    En 2016, l’UE a désigné le Sénégal, qui est à la fois un pays d’origine et de transit des migrants, comme l’un de ses cinq principaux pays partenaires pour gérer les migrations africaines. Mais au total, ce sont pas moins de 26 pays africains qui reçoivent de l’argent des contribuables européens pour endiguer les vagues de migration, dans le cadre de 400 projets distincts. Entre 2015 et 2021, l’UE a investi 5 milliards d’euros dans ces projets, 80 % des fonds étant puisés dans les budgets d’aide humanitaire et au développement. Selon des données de la Fondation Heinrich Böll, rien qu’au Sénégal, l’Europe a investi au moins 200 milliards de francs CFA (environ 305 millions d’euros) depuis 2005.

    Ces investissements présentent des risques considérables. Il s’avère que la Commission européenne omet parfois de procéder à des études d’évaluation d’impact sur les droits humains avant de distribuer ses fonds. Or, comme le souligne Tineke Strik, les pays qu’elle finance manquent souvent de garde-fous pour protéger la démocratie et garantir que les technologies et les stratégies de maintien de l’ordre ne seront pas utilisées à mauvais escient. En réalité, avec ces mesures, l’UE mène de dangereuses expériences technico-politiques : elle équipe des gouvernements autoritaires d’outils répressifs qui peuvent être utilisés contre les migrants, mais contre bien d’autres personnes aussi.

    « Si la police dispose de ces technologies pour tracer les migrants, rien ne garantit qu’elle ne s’en servira pas contre d’autres individus, comme des membres de la société civile et des acteurs politiques », explique Ousmane Diallo, chercheur au bureau d’Afrique de l’Ouest d’Amnesty International.

    En 2022, j’ai voulu mesurer l’impact au Sénégal des investissements réalisés par l’UE dans le cadre de sa politique migratoire. Je me suis rendu dans plusieurs villes frontalières, j’ai discuté avec des dizaines de personnes et j’ai consulté des centaines de documents publics ou qui avaient fuité. Cette enquête a mis au jour un complexe réseau d’initiatives qui ne s’attaquent guère aux problèmes qui poussent les gens à émigrer. En revanche, elles portent un rude coup aux droits fondamentaux, à la souveraineté nationale du Sénégal et d’autres pays d’Afrique, ainsi qu’aux économies locales de ces pays, qui sont devenus des cobayes pour l’Europe.

    Des politiques « copiées-collées »

    Depuis la « crise migratoire » de 2015, l’UE déploie une énergie frénétique pour lutter contre l’immigration. A l’époque, plus d’un million de demandeurs d’asile originaires du Moyen-Orient et d’Afrique – fuyant les conflits, la violence et la pauvreté – ont débarqué sur les côtes européennes. Cette « crise migratoire » a provoqué une droitisation de l’Europe. Les leaders populistes surfant sur la peur des populations et présentant l’immigration comme une menace sécuritaire et identitaire, les partis nationalistes et xénophobes en ont fait leurs choux gras.

    Reste que le pic d’immigration en provenance d’Afrique de l’Ouest s’est produit bien avant 2015 : en 2006, plus de 31 700 migrants sont arrivés par bateau aux îles Canaries, un territoire espagnol situé à une centaine de kilomètres du Maroc. Cette vague a pris au dépourvu le gouvernement espagnol, qui s’est lancé dans une opération conjointe avec Frontex, baptisée « Hera », pour patrouiller le long des côtes africaines et intercepter les bateaux en direction de l’Europe.

    Cette opération « Hera », que l’ONG britannique de défense des libertés Statewatch qualifie d’« opaque », marque le premier déploiement de Frontex à l’extérieur du territoire européen. C’est aussi le premier signe d’externalisation des frontières européennes en Afrique depuis la fin du colonialisme au XXe siècle. En 2018, Frontex a quitté le Sénégal, mais la Guardia Civil espagnole y est restée jusqu’à ce jour : pour lutter contre l’immigration illégale, elle patrouille le long des côtes et effectue même des contrôles de passeports dans les aéroports.

    En 2015, en pleine « crise », les fonctionnaires de Bruxelles ont musclé leur stratégie : ils ont décidé de dédier des fonds à la lutte contre l’immigration à la source. Ils ont alors créé le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique (EUTF). Officiellement, il s’agit de favoriser la stabilité et de remédier aux causes des migrations et des déplacements irréguliers des populations en Afrique.

    Malgré son nom prometteur, c’est la faute de l’EUTF si la mallette noire se trouve à présent au poste-frontière de Rosso – sans oublier les drones et les lunettes de vision nocturne. Outre ce matériel, le fonds d’urgence sert à envoyer des fonctionnaires et des consultants européens en Afrique, pour convaincre les gouvernements de mettre en place de nouvelles politiques migratoires – des politiques qui, comme me le confie un consultant anonyme de l’EUTF, sont souvent « copiées-collées d’un pays à l’autre », sans considération aucune des particularités nationales de chaque pays. « L’UE force le Sénégal à adopter des politiques qui n’ont rien à voir avec nous », explique la chercheuse sénégalaise Fatou Faye à Cornelia Ernst et Tineke Strik.

    Une mobilité régionale stigmatisée

    Les aides européennes constituent un puissant levier, note Leonie Jegen, chercheuse à l’université d’Amsterdam et spécialiste de l’influence de l’UE sur la politique migratoire sénégalaise. Ces aides, souligne-t-elle, ont poussé le Sénégal à réformer ses institutions et son cadre législatif en suivant des principes européens et en reproduisant des « catégories politiques eurocentrées » qui stigmatisent, voire criminalisent la mobilité régionale. Et ces réformes sont sous-tendues par l’idée que « le progrès et la modernité » sont des choses « apportées de l’extérieur » – idée qui n’est pas sans faire écho au passé colonial.

    Il y a des siècles, pour se partager l’Afrique et mieux piller ses ressources, les empires européens ont dessiné ces mêmes frontières que l’UE est aujourd’hui en train de fortifier. L’Allemagne a alors jeté son dévolu sur de grandes parties de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique de l’Est ; les Pays-Bas ont mis la main sur l’Afrique du Sud ; les Britanniques ont décroché une grande bande de terre s’étendant du nord au sud de la partie orientale du continent ; la France a raflé des territoires allant du Maroc au Congo-Brazzaville, notamment l’actuel Sénégal, qui n’est indépendant que depuis soixante-trois ans.

    L’externalisation actuelle des frontières européennes n’est pas un cas totalement unique. Les trois derniers gouvernements américains ont abreuvé le Mexique de millions de dollars pour empêcher les réfugiés d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud d’atteindre la frontière américaine, et l’administration Biden a annoncé l’ouverture en Amérique latine de centres régionaux où il sera possible de déposer une demande d’asile, étendant ainsi de facto le contrôle de ses frontières à des milliers de kilomètres au-delà de son territoire.

    Cela dit, au chapitre externalisation des frontières, la politique européenne en Afrique est de loin la plus ambitieuse et la mieux financée au monde.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/09/06/comment-l-europe-sous-traite-a-l-afrique-le-controle-des-migrations-1-4-fron

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    • Comment l’Europe sous-traite à l’Afrique le contrôle des migrations (2/4) : « Nous avons besoin d’aide, pas d’outils sécuritaires »

      Au Sénégal, la création et l’équipement de postes-frontières constituent des éléments clés du partenariat avec l’Union européenne. Une stratégie pas toujours efficace, tandis que les services destinés aux migrants manquent cruellement de financements.

      Par une étouffante journée de mars, j’arrive au poste de contrôle poussiéreux du village sénégalais de #Moussala, à la frontière avec le #Mali. Des dizaines de camions et de motos attendent, en ligne, de traverser ce point de transit majeur. Après avoir demandé pendant des mois, en vain, la permission au gouvernement d’accéder au poste-frontière, j’espère que le chef du poste m’expliquera dans quelle mesure les financements européens influencent leurs opérations. Refusant d’entrer dans les détails, il me confirme que son équipe a récemment reçu de l’Union européenne (UE) des formations et des équipements dont elle se sert régulièrement. Pour preuve, un petit diplôme et un trophée, tous deux estampillés du drapeau européen, trônent sur son bureau.

      La création et l’équipement de postes-frontières comme celui de Moussala constituent des éléments clés du partenariat entre l’UE et l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM). Outre les technologies de surveillance fournies aux antennes de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT, fruit d’un partenariat entre le Sénégal et l’UE), chaque poste-frontière est équipé de systèmes d’analyse des données migratoires et de systèmes biométriques de reconnaissance faciale et des empreintes digitales.

      Officiellement, l’objectif est de créer ce que les fonctionnaires européens appellent un système africain d’#IBM, à savoir « #Integrated_Border_Management » (en français, « gestion intégrée des frontières »). Dans un communiqué de 2017, le coordinateur du projet de l’OIM au Sénégal déclarait : « La gestion intégrée des frontières est plus qu’un simple concept, c’est une culture. » Il avait semble-t-il en tête un changement idéologique de toute l’Afrique, qui ne manquerait pas selon lui d’embrasser la vision européenne des migrations.

      Technologies de surveillance

      Concrètement, ce système IBM consiste à fusionner les #bases_de_données sénégalaises (qui contiennent des données biométriques sensibles) avec les données d’agences de police internationales (comme #Interpol et #Europol). Le but : permettre aux gouvernements de savoir qui franchit quelle frontière et quand. Un tel système, avertissent les experts, peut vite faciliter les expulsions illégales et autres abus.

      Le risque est tout sauf hypothétique. En 2022, un ancien agent des services espagnols de renseignement déclarait au journal El Confidencial que les autorités de plusieurs pays d’Afrique « utilisent les technologies fournies par l’Espagne pour persécuter et réprimer des groupes d’opposition, des militants et des citoyens critiques envers le pouvoir ». Et d’ajouter que le gouvernement espagnol en avait parfaitement conscience.

      D’après un porte-parole de la Commission européenne, « tous les projets qui touchent à la sécurité et sont financés par l’UE comportent un volet de formation et de renforcement des capacités en matière de droits humains ». Selon cette même personne, l’UE effectue des études d’impact sur les droits humains avant et pendant la mise en œuvre de ces projets. Mais lorsque, il y a quelques mois, l’eurodéputée néerlandaise Tineke Strik a demandé à voir ces études d’impact, trois différents services de la Commission lui ont envoyé des réponses officielles disant qu’ils ne les avaient pas. En outre, selon un de ces services, « il n’existe pas d’obligation réglementaire d’en faire ».

      Au Sénégal, les libertés civiles sont de plus en plus menacées et ces technologies de surveillance risquent d’autant plus d’être utilisées à mauvais escient. Rappelons qu’en 2021, les forces de sécurité sénégalaises ont tué quatorze personnes qui manifestaient contre le gouvernement ; au cours des deux dernières années, plusieurs figures de l’opposition et journalistes sénégalais ont été emprisonnés pour avoir critiqué le gouvernement, abordé des questions politiques sensibles ou avoir « diffusé des fausses nouvelles ». En juin, après qu’Ousmane Sonko, principal opposant au président Macky Sall, a été condamné à deux ans d’emprisonnement pour « corruption de la jeunesse », de vives protestations ont fait 23 morts.

      « Si je n’étais pas policier, je partirais aussi »

      Alors que j’allais renoncer à discuter avec la police locale, à Tambacounda, autre grand point de transit non loin des frontières avec le Mali et la Guinée, un policier de l’immigration en civil a accepté de me parler sous couvert d’anonymat. C’est de la région de #Tambacounda, qui compte parmi les plus pauvres du Sénégal, que proviennent la plupart des candidats à l’immigration. Là-bas, tout le monde, y compris le policier, connaît au moins une personne qui a tenté de mettre les voiles pour l’Europe.

      « Si je n’étais pas policier, je partirais aussi », me confie-t-il par l’entremise d’un interprète, après s’être éloigné à la hâte du poste-frontière. Les investissements de l’UE « n’ont rien changé du tout », poursuit-il, notant qu’il voit régulièrement des personnes en provenance de Guinée passer par le Sénégal et entrer au Mali dans le but de gagner l’Europe.

      Depuis son indépendance en 1960, le Sénégal est salué comme un modèle de démocratie et de stabilité, tandis que nombre de ses voisins sont en proie aux dissensions politiques et aux coups d’Etat. Quoi qu’il en soit, plus d’un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté et l’absence de perspectives pousse la population à migrer, notamment vers la France et l’Espagne. Aujourd’hui, les envois de fonds de la diaspora représentent près de 10 % du PIB sénégalais. A noter par ailleurs que, le Sénégal étant le pays le plus à l’ouest de l’Afrique, de nombreux Ouest-Africains s’y retrouvent lorsqu’ils fuient les problèmes économiques et les violences des ramifications régionales d’Al-Qaida et de l’Etat islamique (EI), qui ont jusqu’à présent contraint près de 4 millions de personnes à partir de chez elles.

      « L’UE ne peut pas résoudre les problèmes en construisant des murs et en distribuant de l’argent, me dit le policier. Elle pourra financer tout ce qu’elle veut, ce n’est pas comme ça qu’elle mettra fin à l’immigration. » Les sommes qu’elle dépense pour renforcer la police et les frontières, dit-il, ne servent guère plus qu’à acheter des voitures climatisées aux policiers des villes frontalières.

      Pendant ce temps, les services destinés aux personnes expulsées – comme les centres de protection et d’accueil – manquent cruellement de financements. Au poste-frontière de Rosso, des centaines de personnes sont expulsées chaque semaine de Mauritanie. Mbaye Diop travaille avec une poignée de bénévoles du centre que la Croix-Rouge a installé du côté sénégalais pour accueillir ces personnes expulsées : des hommes, des femmes et des enfants qui présentent parfois des blessures aux poignets, causées par des menottes, et ailleurs sur le corps, laissées par les coups de la police mauritanienne. Mais Mbaye Diop n’a pas de ressources pour les aider. L’approche n’est pas du tout la bonne, souffle-t-il : « Nous avons besoin d’aide humanitaire, pas d’outils sécuritaires. »

      La méthode de la carotte

      Pour freiner l’immigration, l’UE teste également la méthode de la carotte : elle propose des subventions aux entreprises locales et des formations professionnelles à ceux qui restent ou rentrent chez eux. La route qui mène à Tambacounda est ponctuée de dizaines et de dizaines de panneaux publicitaires vantant les projets européens.

      Dans la réalité, les offres ne sont pas aussi belles que l’annonce l’UE. Binta Ly, 40 ans, en sait quelque chose. A Tambacounda, elle tient une petite boutique de jus de fruits locaux et d’articles de toilette. Elle a fait une année de droit à l’université, mais le coût de la vie à Dakar l’a contrainte à abandonner ses études et à partir chercher du travail au Maroc. Après avoir vécu sept ans à Casablanca et Marrakech, elle est rentrée au Sénégal, où elle a récemment inauguré son magasin.

      En 2022, Binta Ly a déposé une demande de subvention au Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) qui avait ouvert la même année à Tambacounda, au sein de l’antenne locale de l’Agence régionale de développement (ARD). Financés par l’UE, les BAOS proposent des subventions aux petites entreprises sénégalaises dans le but de dissuader la population d’émigrer. Binta Ly ambitionnait d’ouvrir un service d’impression, de copie et de plastification dans sa boutique, idéalement située à côté d’une école primaire. Elle a obtenu une subvention de 500 000 francs CFA (762 euros) – soit un quart du budget qu’elle avait demandé –, mais peu importe, elle était très enthousiaste. Sauf qu’un an plus tard, elle n’avait toujours pas touché un seul franc.

      Dans l’ensemble du Sénégal, les BAOS ont obtenu une enveloppe totale de 1 milliard de francs CFA (1,5 million d’euros) de l’UE pour financer ces subventions. Mais l’antenne de Tambacounda n’a perçu que 60 millions de francs CFA (91 470 euros), explique Abdoul Aziz Tandia, directeur du bureau local de l’ARD. A peine de quoi financer 84 entreprises dans une région de plus d’un demi-million d’habitants. Selon un porte-parole de la Commission européenne, la distribution des subventions a effectivement commencé en avril. Le fait est que Binta Ly a reçu une imprimante et une plastifieuse, mais pas d’ordinateur pour aller avec. « Je suis contente d’avoir ces aides, dit-elle. Le problème, c’est qu’elles mettent très longtemps à venir et que ces retards chamboulent tout mon business plan. »

      Retour « volontaire »

      Abdoul Aziz Tandia admet que les BAOS ne répondent pas à la demande. C’est en partie la faute de la bureaucratie, poursuit-il : Dakar doit approuver l’ensemble des projets et les intermédiaires sont des ONG et des agences étrangères, ce qui signifie que les autorités locales et les bénéficiaires n’exercent aucun contrôle sur ces fonds, alors qu’ils sont les mieux placés pour savoir comment les utiliser. Par ailleurs, reconnaît-il, de nombreuses régions du pays n’ayant accès ni à l’eau propre, ni à l’électricité ni aux soins médicaux, ces microsubventions ne suffisent pas à empêcher les populations d’émigrer. « Sur le moyen et le long termes, ces investissements n’ont pas de sens », juge Abdoul Aziz Tandia.

      Autre exemple : aujourd’hui âgé de 30 ans, Omar Diaw a passé au moins cinq années de sa vie à tenter de rejoindre l’Europe. Traversant les impitoyables déserts du Mali et du Niger, il est parvenu jusqu’en Algérie. Là, à son arrivée, il s’est aussitôt fait expulser vers le Niger, où il n’existe aucun service d’accueil. Il est alors resté coincé des semaines entières dans le désert. Finalement, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) l’a renvoyé en avion au Sénégal, qualifiant son retour de « volontaire ».

      Lorsqu’il est rentré chez lui, à Tambacounda, l’OIM l’a inscrit à une formation de marketing numérique qui devait durer plusieurs semaines et s’accompagner d’une allocation de 30 000 francs CFA (46 euros). Mais il n’a jamais touché l’allocation et la formation qu’il a suivie est quasiment inutile dans sa situation : à Tambacounda, la demande en marketing numérique n’est pas au rendez-vous. Résultat : il a recommencé à mettre de l’argent de côté pour tenter de nouveau de gagner l’Europe.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/09/07/comment-l-europe-sous-traite-a-l-afrique-le-controle-des-migrations-2-4-nous
      #OIM #retour_volontaire

    • Comment l’Europe sous-traite à l’Afrique le contrôle des migrations (3/4) : « Il est presque impossible de comprendre à quoi sert l’argent »

      A coups de centaines de millions d’euros, l’UE finance des projets dans des pays africains pour réduire les migrations. Mais leur impact est difficile à mesurer et leurs effets pervers rarement pris en considération.

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      Au chapitre migrations, rares sont les projets de l’Union européenne (UE) qui semblent adaptés aux réalités africaines. Mais il n’est pas sans risques de le dire tout haut. C’est ce que Boubacar Sèye, chercheur dans le domaine, a appris à ses dépens.

      Né au Sénégal, il vit aujourd’hui en Espagne. Ce migrant a quitté la Côte d’Ivoire, où il travaillait comme professeur de mathématiques, quand les violences ont ravagé le pays au lendemain de l’élection présidentielle de 2000. Après de brefs séjours en France et en Italie, Boubacar Sèye s’est établi en Espagne, où il a fini par obtenir la citoyenneté et fondé une famille avec son épouse espagnole. Choqué par le bilan de la vague de migration aux Canaries en 2006, il a créé l’ONG Horizons sans frontières pour aider les migrants africains en Espagne. Aujourd’hui, il mène des recherches et défend les droits des personnes en déplacement, notamment celles en provenance d’Afrique et plus particulièrement du Sénégal.

      En 2019, Boubacar Sèye s’est procuré un document détaillant comment les fonds des politiques migratoires de l’UE sont dépensés au Sénégal. Il a été sidéré par le montant vertigineux des sommes investies pour juguler l’immigration, alors que des milliers de candidats à l’asile se noient chaque année sur certaines des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Lors d’entretiens publiés dans la presse et d’événements publics, il a ouvertement demandé aux autorités sénégalaises d’être plus transparentes sur ce qu’elles avaient fait des centaines de millions d’euros de l’Europe, qualifiant ces projets de véritable échec.

      Puis, au début de l’année 2021, il a été arrêté à l’aéroport de Dakar pour « diffusion de fausses informations ». Il a ensuite passé deux semaines en prison. Sa santé se dégradant rapidement sous l’effet du stress, il a fait une crise cardiaque. « Ce séjour en prison était inhumain, humiliant, et il m’a causé des problèmes de santé qui durent jusqu’à aujourd’hui, s’indigne le chercheur. J’ai juste posé une question : “Où est passé l’argent ?” »

      Ses intuitions n’étaient pas mauvaises. Les financements de la politique anti-immigration de l’UE sont notoirement opaques et difficiles à tracer. Les demandes déposées dans le cadre de la liberté d’information mettent des mois, voire des années à être traitées, alors que la délégation de l’UE au Sénégal, la Commission européenne et les autorités sénégalaises ignorent ou déclinent les demandes d’interviews.

      La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT, fruit d’un partenariat entre le Sénégal et l’UE), la police des frontières, le ministère de l’intérieur et le ministère des affaires étrangères – lesquels ont tous bénéficié des fonds migratoires européens – n’ont pas répondu aux demandes répétées d’entretien pour réaliser cette enquête.
      « Nos rapports doivent être positifs »

      Les rapports d’évaluation de l’UE ne donnent pas de vision complète de l’impact des programmes. A dessein ? Plusieurs consultants qui ont travaillé sur des rapports d’évaluation d’impact non publiés de projets du #Fonds_fiduciaire_d’urgence_de_l’UE_pour_l’Afrique (#EUTF), et qui s’expriment anonymement en raison de leur obligation de confidentialité, tirent la sonnette d’alarme : les effets pervers de plusieurs projets du fonds sont peu pris en considération.

      Au #Niger, par exemple, l’UE a contribué à élaborer une loi qui criminalise presque tous les déplacements, rendant de fait illégale la mobilité dans la région. Alors que le nombre de migrants irréguliers qui empruntent certaines routes migratoires a reculé, les politiques européennes rendent les routes plus dangereuses, augmentent les prix qu’exigent les trafiquants et criminalisent les chauffeurs de bus et les sociétés de transport locales. Conséquence : de nombreuses personnes ont perdu leur travail du jour au lendemain.

      La difficulté à évaluer l’impact de ces projets tient notamment à des problèmes de méthode et à un manque de ressources, mais aussi au simple fait que l’UE ne semble guère s’intéresser à la question. Un consultant d’une société de contrôle et d’évaluation financée par l’UE confie : « Quel est l’impact de ces projets ? Leurs effets pervers ? Nous n’avons pas les moyens de répondre à ces questions. Nous évaluons les projets uniquement à partir des informations fournies par des organisations chargées de leur mise en œuvre. Notre cabinet de conseil ne réalise pas d’évaluation véritablement indépendante. »

      Selon un document interne que j’ai pu me procurer, « rares sont les projets qui nous ont fourni les données nécessaires pour évaluer les progrès accomplis en direction des objectifs généraux de l’EUTF (promouvoir la stabilité et limiter les déplacements forcés et les migrations illégales) ». Selon un autre consultant, seuls les rapports positifs semblent les bienvenus : « Il est implicite que nos rapports doivent être positifs si nous voulons à l’avenir obtenir d’autres projets. »

      En 2018, la Cour des comptes européenne, institution indépendante, a émis des critiques sur l’EUTF : ses procédures de sélection de projets manquent de cohérence et de clarté. De même, une étude commanditée par le Parlement européen qualifie ses procédures d’« opaques ». « Le contrôle du Parlement est malheureusement très limité, ce qui constitue un problème majeur pour contraindre la Commission à rendre des comptes, regrette l’eurodéputée allemande Cornelia Ernst. Même pour une personne très au fait des politiques de l’UE, il est presque impossible de comprendre où va l’argent et à quoi il sert. »

      Le #fonds_d’urgence pour l’Afrique a notamment financé la création d’unités de police des frontières d’élite dans six pays d’Afrique de l’Ouest, et ce dans le but de lutter contre les groupes de djihadistes et les trafics en tous genres. Or ce projet, qui aurait permis de détourner au moins 12 millions d’euros, fait actuellement l’objet d’une enquête pour fraude.
      Aucune étude d’impact sur les droits humains

      En 2020, deux projets de modernisation des #registres_civils du Sénégal et de la Côte d’Ivoire ont suscité de vives inquiétudes des populations. Selon certaines sources, ces projets financés par l’EUTF auraient en effet eu pour objectif de créer des bases de #données_biométriques nationales. Les défenseurs des libertés redoutaient qu’on collecte et stocke les empreintes digitales et images faciales des citoyens des deux pays.

      Quand Ilia Siatitsa, de l’ONG britannique Privacy International, a demandé à la Commission européenne de lui fournir des documents sur ces projets, elle a découvert que celle-ci n’avait réalisé aucune étude d’impact sur les droits humains. En Europe, aucun pays ne possède de base de données comprenant autant d’informations biométriques.

      D’après un porte-parole de la Commission, jamais le fonds d’urgence n’a financé de registre biométrique, et ces deux projets consistent exclusivement à numériser des documents et prévenir les fraudes. Or la dimension biométrique des registres apparaît clairement dans les documents de l’EUTF qu’Ilia Siatitsa s’est procurés : il y est écrit noir sur blanc que le but est de créer « une base de données d’identification biométrique pour la population, connectée à un système d’état civil fiable ».

      Ilia Siatitsa en a déduit que le véritable objectif des deux projets était vraisemblablement de faciliter l’expulsion des migrants africains d’Europe. D’ailleurs, certains documents indiquent explicitement que la base de données ivoirienne doit servir à identifier et expulser les Ivoiriens qui résident illégalement sur le sol européen. L’un d’eux explique même que l’objectif du projet est de « faciliter l’identification des personnes qui sont véritablement de nationalité ivoirienne et l’organisation de leur retour ».

      Quand Cheikh Fall, militant sénégalais pour le droit à la vie privée, a appris l’existence de cette base de données, il s’est tourné vers la Commission de protection des données personnelles (CDP), qui, légalement, aurait dû donner son aval à un tel projet. Mais l’institution sénégalaise n’a été informée de l’existence du projet qu’après que le gouvernement l’a approuvé.

      En novembre 2021, Ilia Siatitsa a déposé une plainte auprès du médiateur de l’UE. En décembre 2022, après une enquête indépendante, le médiateur a rendu ses conclusions : la Commission n’a pas pris en considération l’impact sur la vie privée des populations africaines de ce projet et d’autres projets que finance l’UE dans le cadre de sa politique migratoire.

      Selon plusieurs sources avec lesquelles j’ai discuté, ainsi que la présentation interne du comité de direction du projet – que j’ai pu me procurer –, il apparaît que depuis, le projet a perdu sa composante biométrique. Cela dit, selon Ilia Siatitsa, cette affaire illustre bien le fait que l’UE effectue en Afrique des expériences sur des technologies interdites chez elle.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/09/08/comment-l-europe-sous-traite-a-l-afrique-le-controle-des-migrations-3-4-il-e