• Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

  • #eclissi di sole a #caserta: il Planetario apre gratuitamente al pubblico
    https://informareonline.com/eclissi-di-sole-a-caserta-il-planetario-apre-gratuitamente-al-pubbl

    Tre turni nel pomeriggio di mercoledì #12_agosto per osservare il fenomeno in sicurezza e comprenderne le caratteristiche attraverso una simulazione in cupola Per chi è rimasto a Caserta durante il mese di agosto, mercoledì 12 si presenterà un’occasione particolare per avvicinarsi all’astronomia. Nelle ore che precedono il tramonto si verificherà infatti un’eclissi di Sole, […] L’articolo Eclissi di sole a Caserta: il Planetario apre gratuitamente al pubblico proviene da Informareonline, scritto da Gianrenzo Orbassano

    #Approfondimenti #Cultura #dove_vederla #planetario_caserta

  • La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • « Il a tracé seul son chemin » : les #abandons en montagne, une forme de #violence_conjugale

    En #randonnée, #alpinisme ou #trail, des femmes se mettent à raconter comment leur ancien compagnon les a laissées seules en pleine montagne. Loin d’être anodins, ces abandons relèvent de mécanismes de domination.

    « Je l’ai vu partir de plus en plus loin, s’enfoncer dans la nuit jusqu’à disparaître complètement. » Presque dix ans après, Tina n’a rien oublié de cet ultra-trail de plusieurs jours dans les Pyrénées avec son ex-compagnon. Lors de la deuxième nuit, elle est épuisée tandis que lui accélère, sans se retourner. « Je me suis sentie trahie, je pleurais de rage, je n’ai pas compris comment il a pu faire passer son désir de compétiteur avant le reste. Ce n’était pas de la peur — la montagne je connais. Mais on était partis à deux, on était censé compter l’un sur l’autre », dit-elle.

    Tina poursuit sa course seule et retrouve plusieurs heures plus tard son ex-compagnon sur une base de vie « comme si de rien n’était ». Profondément marquée par cet abandon, cet épisode a pesé dans sa décision de le quitter quelques mois plus tard. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas quelqu’un sur qui je pouvais compter, même dans la vie de tous les jours. En montagne, les personnalités se révèlent plus vite, on ne peut plus se cacher derrière des apparences. »

    Comme Tina, une quinzaine de femmes ont répondu à l’appel à témoignages lancé par Reporterre pour raconter des expériences similaires d’abandon en randonnée, en trail ou en alpinisme. Presque toutes expliquent qu’elles étaient à l’époque dans une relation toxique avec leur ex-partenaire et la quasi-totalité d’entre elles estiment que ces abandons s’inscrivent dans un #continuum_de_violences.

    En février, après la condamnation d’un alpiniste autrichien pour avoir laissé sa compagne près du plus haut sommet du pays, où elle est morte de froid quelques heures plus tard, les témoignages de femmes laissées en montagne se sont multipliés sur les réseaux sociaux sous l’expression « #Divorce_alpin » [1]. En les voyant, Mathilde s’est rendu compte qu’elle n’était pas un cas isolé. « Je me suis sentie reconnue, j’ai compris que ce n’était pas moi le problème, que c’était une #violence_systémique », explique la jeune femme.

    Son ex-compagnon l’a laissée à quelques centaines de mètres du sommet du Mont-Blanc alors qu’ils grimpaient ensemble. « J’étais épuisée, transie de froid et il s’est désencordé pour battre un record sur [l’application] Strava en gardant l’eau et la nourriture avec lui », raconte-t-elle. Mathilde est finalement redescendue avec un groupe d’alpinistes qu’elle ne connaissait pas, croisé à ce moment-là. « Cet épisode a été comme un électrochoc d’une relation que je ne voulais pas voir dysfonctionnelle, je l’ai quitté du jour au lendemain. »

    Ce n’était pas une première : « Il nous mettait souvent en #danger parce que seule la #performance comptait. Moi aussi j’aime les sensations fortes, mais je le suivais naïvement car il avait plus d’expérience et dès que je tentais de freiner, je passais pour la relou trop prudente. »

    Les deux avaient déjà été secourus par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) lors d’une sortie et Mathilde ne compte plus les fois où elle se mettait à pleurer tant l’engagement dépassait ses limites. « Je ne sais toujours pas pourquoi je continuais à le suivre. Sans doute l’espoir que, cette fois, ce serait différent, qu’il me prendrait en compte. »

    « J’ai fini par appeler les secours »

    Pour Sophie [2], l’évènement remonte à plus de dix ans, dans les Pyrénées. Son conjoint l’a laissée seule avec leur fils de 9 ans en pleine montagne sans eau, ni carte, en pleine montée. « Le matin, il m’avait annoncé une randonnée de quatre ou cinq heures, mais à midi, il m’a dit qu’il fallait encore marcher quatre ou cinq heures. Comme ce n’était pas ce que nous avions convenu, une dispute a éclaté et il est parti », raconte Sophie, qui n’est pas une grande sportive et n’a pas une grande connaissance de la montagne, contrairement à son mari.

    « J’ai eu très #peur, j’ai fini par appeler les secours pour me géolocaliser. Ils ne pouvaient pas nous orienter et ont proposé de venir nous chercher, mais j’ai refusé, nous n’étions pas blessés mais en détresse émotionnelle. » Avec son fils, elle finit par retrouver son chemin et les deux arrivent exténués après dix heures de marche. « Mon conjoint était là, à nous attendre sans voir où était le problème. » Après ça, Sophie a mis un moment à retourner en montagne avec lui. Depuis qu’elle a recommencé, elle prend bien soin de vérifier l’itinéraire, et d’utiliser une application de randonnée indiquant la difficulté du parcours.

    Laurine, elle, n’a pas ressenti de peur immédiate lorsque son ex-compagnon l’a laissée seule en randonnée dans la montagne en Italie il y a trois ans. « Sur le chemin du retour alors que nous étions encore en haut et sans réseau, il a décidé de tracer seul son chemin à travers le flanc de montagne. Je ne pouvais pas le suivre, c’était ma première activité physique depuis mon entorse à la cheville », se souvient-elle. Sportive, malgré sa blessure, elle réussit à rentrer sans encombre. Mais la nuit qui a suivi, elle a été victime d’un viol conjugal.

    « Cet épisode me fait réaliser aujourd’hui à quel point j’étais dans une relation toxique. Avec le recul et en voyant tous les témoignages de femmes laissées en montagne, j’ai réalisé que cet abandon préparait le terrain pour le viol qui suivrait. Cela fait partie d’un système de violences. »

    Un constat partagé par des associations spécialisées. L’Union nationale des familles de féminicides estime aussi que cette pratique est bien une violence conjugale. « Abandonner sa compagne dans un endroit isolé ne relève pas d’un désaccord sur le rythme, d’une blague. C’est une #mise_en_danger pour punir, humilier ou affirmer sa domination. Ce n’est pas de l’amour. C’est une violence. »

    Une analyse que rejoint la sociologue Johanna Dagorn, chercheuse à l’université de Bordeaux. L’expression « Divorce alpin », largement reprise sur les réseaux sociaux, lui paraît d’ailleurs problématique : « Cela sonne presque exotique, alors qu’il s’agit de quelque chose de dramatique. »

    Mettre en #insécurité pour humilier

    Dans ses recherches, elle identifie des mécanismes similaires au-delà de la montagne : « abandonner sa compagne dans un milieu isolé, que ce soit en montagne ou sur le bord d’une route, c’est la mettre en insécurité pour l’humilier et affirmer une forme de domination, explique-t-elle. Ces comportements s’inscrivent dans une logique de contrôle coercitif, visant à montrer à l’autre qu’elle peut être laissée seule, vulnérable. » Et en montagne, cette violence prend une dimension particulière : « C’est un milieu où l’on est peu de choses, où la solidarité est essentielle. »

    Elle décrit un mécanisme en plusieurs temps : d’abord une mise sous tension — accélérer, distancer — puis l’abandon, avant une phase de #minimisation ou de #déni : « Ne pas donner d’explication, c’est banaliser ce qu’il s’est passé et nier la peur de l’autre. »

    Pour Johanna Dagorn, l’argument de la #performance_sportive ne tient pas : « Si l’objectif est uniquement la performance, on part avec des personnes du même niveau. Ici, il y a une intention de rabaisser, de montrer à l’autre qu’elle n’est pas à la hauteur. » Ces actes s’inscrivent ainsi dans un continuum de violences : « Dans la quasi-totalité des cas d’abandons sur l’autoroute que j’ai étudiés, il existait déjà d’autres formes de violences. »

    L’éternelle seconde de cordée

    Cette lecture en termes de violences conjugales peut aussi être éclairée par une analyse des rapports de pouvoir à l’œuvre dans ces situations. Ainsi, pour la sociologue Rozenn Martinoia, « celui qui décide d’abandonner exerce un pouvoir sur l’autre ». Ce #pouvoir repose autant sur des ressources que sur des perceptions. « Les femmes ont souvent été moins formées et surtout plus amenées à douter d’elles-mêmes », souligne-t-elle.

    Dans ce contexte, l’abandon vient renforcer une #asymétrie déjà installée : « On minore les compétences des femmes et elles finissent par intérioriser une forme d’infériorité. » Et en montagne, cet effet est accentué par l’#isolement, le danger et l’engagement physique, car « c’est un milieu où les personnalités se révèlent vite, parfois sans témoin ».

    Face à ces inégalités, les groupes de femmes en #non-mixité se développent de plus en plus. Lead The Climb, Premières de cordée, Girls in Bleau, Copines de rando, Pyr’elles, Womens mountain club… « Ces espaces permettent de renforcer leur confiance et leur compétence et d’expérimenter le rôle de leader. » Ce qui montre encore une fois que ce sont aux femmes de s’adapter.

    https://reporterre.net/Il-a-trace-seul-son-chemin-les-abandons-en-montagne-une-forme-de-violenc
    #montagne #domination #sexisme #genre #femmes #abandon #humiliation

  • Georges Renard-Kuzmanovic 🇨🇵 / X
    Analyse géopolitique d’un compte réputé pro-russe
    https://x.com/Vukuzman/status/2084529630321463588

    ⛽️ Le marché mondial du pétrole et ses trois piliers stratégiques

    L’époque du marché pétrolier régi par l’offre et la demande est révolue. Derrière la crise d’Ormuz se dessine une lutte mondiale entre Washington, Pékin et l’OPEP+, où sanctions, guerre et contrôle des routes maritimes deviennent des armes au service de la domination énergétique.

    À première vue, la guerre contre l’Iran pourrait apparaître comme un pari risqué, voire comme un revers stratégique pour Washington. Mais si l’on déplace le regard du seul théâtre militaire vers celui de la géoéconomie, une autre lecture émerge. Dans cette tribune, Konstantin Simonov, directeur général du Fonds national russe pour la sécurité énergétique, développe une analyse qui dépasse largement le cadre du conflit irano-américain. Selon lui, la crise d’Ormuz marque l’entrée dans une nouvelle phase de la compétition mondiale, où le contrôle des flux énergétiques, des routes maritimes et des marchés pétroliers devient l’un des principaux instruments de la puissance.

    Sous cet angle, la stratégie de #DonaldTrump acquiert une cohérence particulière. L’objectif ne serait pas seulement d’affaiblir l’Iran, mais de consolider la position dominante des États-Unis sur le marché mondial des hydrocarbures, en utilisant simultanément sanctions, puissance navale et pression militaire pour fragiliser leurs concurrents. Une victoire tactique de Téhéran, ou même une campagne militaire aux résultats mitigés, n’exclurait donc pas un succès stratégique plus large pour Washington si celui-ci parvient à renforcer sa maîtrise des flux pétroliers mondiaux. Une grille de lecture originale, stimulante et discutée, qui invite à repenser les rapports entre énergie, commerce international et puissance géopolitique.

  • [Info « Splann ! »] #Pollutions d’Imerys #Glomel : la #préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières
    https://splann.org/imerys-glomel-prefecture-gestion-eaux

    Après plusieurs déversements d’eaux contaminées hors de la #mine d’andalousite de Glomel (22), l’État somme #Imerys de revoir son système de gestion des eaux. Les associations jugent la décision insuffisante. L’article [Info « Splann ! »] Pollutions d’Imerys Glomel : la préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #acide_sulfurique #Andalousite #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #crazius #Douar_Bev #dreal #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #hydrologie #icpe #industrie #jean-yves_jégo #minerais #mines #multinationale #Nicolas_Forray #parquet_de_saint-brieuc #pollution #risques_industriels #rivière

  • Le guide PDF de la Facturation Electronique sur Dolibarr
    https://www.dolicloud.com/fr/livre-blanc-facturation-electronique-dolibarr.php

    Choisir sa Plateforme Agréée (PA)

    À ce jour, il existe une centaine de Plateformes Agréées auxquels les logiciels peuvent plus ou moins bien se connecter (Voir la liste du gouvernement ici).

    L’erreur principale est de choisir sa plateforme en fonction des pressions faites par sa banque ou son comptable (ces derniers ayant souvent des intérêts avec certaines plateformes données, commissions ou accès direct aux plateformes). Une plateforme décidée par votre banque ou votre comptable “fonctionnera” mais la gestion sera en grande partie manuelle et non seulement vous ne bénéficierez pas de l’intérêt de tous les automatismes promis par la facturation électronique mais cela sera une charge supplémentaire à devoir gérer 2 systèmes (Exemple : Les #PA les plus influentes proposées par les comptables récupèrent vos factures clients de Dolibarr pour les envoyer, mais ne poussent pas vos factures fournisseurs reçues dans Dolibarr, il faudra les copier manuellement).

    ⚠️ Ne cédez surtout pas au lobbying ! Une plateforme agréée se choisit en fonction du logiciel de facturation que vous utilisez VOUS et non en fonction du logiciel ou accord entre PA et votre comptable. C’est à lui de s’adapter à votre choix. S’ il privilégie ses intérêts aux vôtres, changer de comptable !

    Pour le logiciel #Dolibarr, la #plateforme_agréée 100% compatible, sans intermédiaire, est #SuperPDP.

    La plateforme #EsaLink est aussi déjà supportée mais requiert de passer par un intermédiaire (basculer sur le guide de l’association #PDPLibre pour ce cas).

    D’autres plateformes seront ajoutées courant 2027, ce qui permettra d’offrir encore plus d’alternatives aux utilisateurs plutôt qu’une plateforme imposée.

  • 1830-1848. Algérie, Égypte, Turquie : le progrès colonise « l’Orient ». Bleue comme une orange, chap. 20
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/1830-1848-algerie-egypte-turquie-le-progres-colonise-l-orient-b

    L’artifice a un pays. On a fait du chemin depuis les Pays-Bas, cette hydre malvenue, contrainte de se refaire elle-même pour surnager, et exportant dans le monde entier son ingénierie techno-politique : Provinces-Unies, Royaume-Uni, Etats-Unis, etc. Orangisation/Organisation. Voilà d’où le Français Saint-Simon (1760-1825) a rapporté la religion industrielle, la science et le culte des réseaux (canaux & communications). Ce sont ses disciples, les ingénieurs saint-simoniens, qui sont (…) #Documents

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/1830-1848_-_alge_rie_e_gypte_turquie_le_progre_s_colonise___ble

  • Féminicides en Suisse : la #violence à huis clos

    Le nombre de #meurtres commis sur des femmes dans le contexte domestique a atteint un nouveau record en 2025. La Confédération et les cantons ont pris des mesures pour freiner cette violence et mieux protéger les victimes. Mais la Suisse en fait-elle assez ?

    Binningen (BL) : le 13 février 2024 vers midi, un homme de 41 ans frappe son épouse de 38 ans au visage et l’étrangle dans leur maison. Il découpe le cadavre pour le faire disparaître. Le couple, parent de deux enfants en bas âge, était sur le point de se séparer. Corcelles (NE) : dans la nuit du 20 août 2025, une femme de 47 ans et ses deux filles meurent poignardées chez elles. L’ex-mari, âgé de 52 ans, attire rapidement l’attention des enquêteurs. Grabs (SG) : le 26 avril 2026, une femme de 71 ans succombe dans sa villa. La police arrête son époux, âgé de 67 ans.

    Trois lieux, trois années, trois meurtres. Qui montrent à quel point le cadre domestique peut être dangereux pour des femmes de tout âge, même dans un pays aussi paisible que la Suisse. La violence exercée par les conjoints ou ex-conjoints commence peu à peu à interpeller la société et le monde politique, mais ces crimes ne sont plus des actes isolés depuis longtemps. En Suisse, une femme meurt toutes les deux à trois semaines en moyenne dans un contexte de violence domestique. En 2025, avec 25 femmes et filles tuées, un nouveau record a été atteint depuis qu’on a commencé, en 2009, à recenser ces meurtres séparément. En tout, 55 homicides ont été commis en Suisse l’an dernier.

    Le gouvernement s’inquiète

    La violence domestique n’épargne pas les hommes. Mais pour ce qui est des meurtres, le tableau est clair : plus de 90 % des victimes sont des femmes, les auteurs étant majoritairement des hommes. Le chiffre record de 2025 a inquiété le gouvernement. « Cela ne peut pas continuer ainsi », a déclaré la ministre de l’intérieur, Elisabeth Baume-Schneider. Le ministre de la justice, Beat Jans, a souligné qu’aucun autre délit ne fait autant de victimes que la violence contre les femmes. Au milieu de 2025 déjà, une commission de représentants de la Confédération, des cantons et des communes a arrêté des mesures urgentes. Les régions ont par exemple été invitées à collaborer pour offrir des places aux femmes dans les #refuges.

    Nora Markwalder, professeure de droit pénal à l’Université de Saint-Gall, ne constate aucune hausse durable du nombre de féminicides. Mais elle trouve tout de même cette « tendance stable » préoccupante. Tandis que les meurtres entre hommes, commis lors de sorties, de disputes ou dans le milieu criminel, ont fortement reculé en Suisse ces dernières décennies, le nombre de femmes tuées par leur conjoint est resté constant. « Cela interroge », note la criminologue.

    Pas un « drame familial »

    Le terme de « féminicide » fournit une piste de réflexion. Popularisé dans les années 1970 par la sociologue américaine Diana Russell, il renvoie à la dimension sociétale de ces crimes. D’après une définition de l’ONU de 2012, les féminicides sont les meurtres commis sur des femmes dans un contexte domestique. Des analyses montrent qu’ils sont souvent liés, chez leurs auteurs, à une volonté de #domination, un sentiment de #possession et des #stéréotypes de #genre. Les séparations sont des phases à haut risque. « Près de la moitié des meurtres sont commis pendant ou après la #séparation », explique Nora Markwalder.

    En Suisse, le féminicide n’est pas un terme juridique. Des groupes de défense des droits des femmes, des responsables politiques et le projet de recherche stopfemizid.ch l’utilisent depuis quelque temps pour mettre ces affaires en lumière. Les médias et les autorités l’emploient aussi de plus en plus. Pour Nora Markwalder, il décrit la réalité : « Il s’agit d’un meurtre, pas d’un drame familial ou d’un crime passionnel, comme on le désignait souvent auparavant pour minimiser sa gravité. »

    Nouveau numéro d’aide aux victimes

    La Suisse a longtemps estimé que ce qui se passait chez les gens ne concernait pas l’État. La violence domestique – viols, voies de fait et menaces – n’est un délit officiel que depuis 2004. Des politiciennes de tous bords se sont battues pour que des mesures soient prises contre la violence faite aux femmes. En ratifiant la Convention d’Istanbul en 2018, la Suisse s’est engagée à agir. Une « feuille de route » de la Confédération et des cantons a porté de premiers fruits : au printemps de 2026, une ligne nationale d’aide aux victimes a été mise en place, le 142. Les cantons ont renforcé leur gestion des menaces pour détecter précocement la violence. Car le féminicide est souvent le point final d’une spirale de violence, comme l’a montré une analyse de la Confédération.

    Désormais, la police s’adresse de manière ciblée aux auteurs de violences. Des cantons testent le bracelet électronique pour interdire les contacts. La Confédération a lancé une campagne de prévention afin de sensibiliser la population à la violence domestique. Des modifications législatives sont envisagées, notamment dans le droit régissant la détention d’armes. En 2025, une étude de l’Université de Saint-Gall a montré que les meurtres domestiques sont souvent commis au moyen d’armes à feu en Suisse, surtout si les auteurs sont âgés. Il faut savoir que les Suisses peuvent conserver leur arme militaire même après avoir été libérés de l’obligation de servir.

    Critiques et exigences

    Les défenseurs des droits des femmes et les partis de gauche reprochent à la Suisse de ne pas appliquer assez rigoureusement la Convention d’Istanbul, malgré les progrès accomplis. Les refuges pour les femmes manquent d’argent, et la protection des femmes varie fortement d’un canton à l’autre. À droite, l’UDC estime que la violence domestique est surtout un problème de migrants. Elle exige des peines plus lourdes et des expulsions systématiques.

    La Confédération et les cantons prévoient de déployer une nouvelle stratégie nationale contre la violence domestique et sexuelle en 2027 afin d’harmoniser les mesures et de tenir compte de la violence numérique. Le Parlement a en outre commandé une étude de faisabilité pour une tenue de statistiques sur les féminicides, y compris hors du contexte domestique.
    Un procès marquant

    Dans l’affaire de Binningen, le procès de première instance s’est tenu en mai 2026. Il a fait apparaître la dynamique destructrice de la violence domestique. La Cour pénale de Bâle-Campagne a condamné l’époux à la perpétuité pour assassinat et atteinte à la paix des morts, estimant que, mortifié par la perspective d’une séparation et mû par un besoin de contrôle, par la vengeance et la colère, ce dernier avait aussi tué sa femme pour dissimuler les faits de violence conjugale. Le président du tribunal a parlé d’un problème de société : « Il s’agit là d’un féminicide. » Des membres de la famille, des amis et des militantes ont rendu hommage à la victime en formant une chaîne humaine devant le tribunal.

    https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/feminicides-en-suisse-la-violence-a-huis-clos
    #féminicides #genre #femmes #Suisse #violence_domestique #statistiques #chiffres

  • #Video. I diritti dei palestinesi in un #Documentario_ONU_del_1979
    https://www.assopacepalestina.org/2026/07/26/video-i-diritti-dei-palestinesi-in-un-documentario-onu-del-1979

    26 luglio 2026 Questa è una breve introduzione a un documentario prodotto nel 1979 dalle Nazioni Unite con il titolo “The Palestinian People Do Have Rights”. Il film ripercorre la storia della Palestina, la nascita dello stato ebraico e le guerre dal 1948 al 1979. La storia è raccontata da una prospettiva di solidarietà con ... Leggi tutto

    #Notizie
    https://www.assopacepalestina.org/wp-content/uploads/2026/07/Documentario.mp4

  • La réappropriation de ses données

    Lu sur Satanic Mechanic

    Aujourd’hui, les services en ligne nous offrent tout type d’hébergement pour nos besoins. Cela va des blogs aux services complexes comme des messageries d’entreprise avec partage de calendrier et de documents. Mais cela pose deux grands débats :
    1. comment ces plate-formes utilisent nos données ?
    2. qu’advient-il de nos données en cas d’arrêt du service ou de modification des conditions d’utilisation ?

    Dernier point, comment faire pour rester maître de ses données et de ses informations ?

    https://www.satanicmechanic.fr/la-reappropriation-de-ses-donnees

    #donnees #indépendance #patriotact

  • ADN business : la face cachée des tests grand public | Documentaire | ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=d1gJGUatrpY

    Faux positifs, monétisation des données génétiques... Enquête sur les dessous du boom des tests ADN vendus par des entreprises privées, qui ont déjà attiré 50 millions d’utilisateurs dans le monde.

    Les Américaines #Ancestry ou #23andMe, l’Israélienne #MyHeritage… Depuis une vingtaine d’années, une kyrielle de start-up surfent sur la révolution du séquençage du génome pour proposer au grand public des kits de tests ADN personnels, disponibles en quelques clics sur Internet. Près de 50 millions de personnes dans le monde ont déjà succombé à leur promesse : découvrir, grâce à des gouttes de salive, les secrets que recèleraient nos gènes. Un marché aujourd’hui gigantesque, dont le chiffre d’affaires s’élève à 2 milliards de dollars par an. Si nombre d’utilisateurs, notamment aux États-Unis, y voient un simple moyen de connaître l’origine géographique de leurs ancêtres, de retrouver de lointains cousins ou d’identifier leur vulnérabilité génétique à telle ou telle pathologie, ces technologies – et le business qu’elles sous-tendent – posent des questions vertigineuses. Les résultats de ces tests sont-ils fiables ? Et surtout, que devient la précieuse manne de données génétiques et personnelles collectées par les entreprises ?

    Cette enquête le montre : derrière un habile discours marketing se cache un business opaque, scientifiquement et éthiquement hasardeux. Réalisés à la chaîne, les tests ADN à vocation médicale mènent à de fréquents faux positifs – à l’image de cet utilisateur auquel on a diagnostiqué à tort deux mutations gravissimes – et laissent dubitatifs les généticiens. Mais le danger majeur concerne l’inquiétante absence de protection des données personnelles, potentiellement revendues au bon vouloir des entreprises. En Nouvelle-Zélande, les assurances santé privées exigent désormais de leurs clients la divulgation des résultats des analyses, ouvrant la voie à une véritable discrimination génétique… Avec sa loi bioéthique, la France est aujourd’hui l’un des rares pays au monde à interdire ces tests « récréatifs » sur son territoire. S’appuyant sur des éclairages d’experts, chercheurs et avocats – mais aussi sur les édifiants témoignages de clients de ces entreprises –, ce documentaire révèle les dessous d’un marché florissant, s’interroge sur le futur de la médecine et souligne la fragilité de notre vie privée à l’ère numérique.

    ADN business : la face cachée des tests grand public
    Documentaire d’Olivier Toscer (France, 2024, 1h30mn)

    #arnaques #ADN #funfact #business_medical #Anne_Wojcicki #Angelina_Jolie #Islande #main_basse_sur_les_genes #donnees_personnelles #donnees_medicales #donnees_hyper_sensibles #capitalisme #soutirer_des_donnees #assurances #data

  • Les usines européennes ouvrent leurs portes et un boulevard aux constructeurs chinois
    https://www.alternatives-economiques.fr/les-usines-europeennes-ouvrent-leurs-portes-et-un-boulevard

    Confrontés à des surcapacités de production, les constructeurs automobiles européens ouvrent des lignes de production aux industriels #Geely, Dongfeng ou Leapmotor. Une aubaine pour les géants chinois.

    Le #constructeur #automobile européen #Stellantis ouvre les portes de ses usines à ses concurrents #chinois. Son usine de Rennes, qui produit jusque-là uniquement le SUV #Citroën C5 Aircross, assemblera sous peu des véhicules siglés de la marque chinoise #Dongfeng.

    Dans ses sites espagnols de Madrid et de Saragosse, Stellantis devrait faire de même avec son partenaire #Leapmotor. L’affaire est même tellement sérieuse que la marque chinoise devrait prendre à terme la direction de l’usine madrilène.

    #tout_va_bien #chine :-)

  • Le Parlement vote l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
    https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

    L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté ce 21 juillet la proposition de loi de la députée Laure Miller interdisant aux mineur·es de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux. Ce texte, qui veut…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Circoli dell’Ambiente e della #cultura_rurale: #domenico_testa nominato Responsabile Territoriale per #San_Nicola_La_Strada
    https://informareonline.com/circoli-dellambiente-e-della-cultura-rurale-domenico-testa-nominato

    Nell’ambito del rafforzamento della propria presenza sul territorio regionale, i Circoli dell’Ambiente e della Cultura Rurale nominano Domenico Testa nuovo Responsabile Territoriale per San Nicola la Strada, realtà della provincia di Caserta. L’incarico punta a consolidare l’impegno dell’associazione nelle comunità locali sui temi della tutela ambientale, della qualità urbana, della partecipazione civica e della valorizzazione […] L’articolo Circoli dell’Ambiente e della Cultura Rurale: Domenico Testa nominato Responsabile Territoriale per San Nicola la Strada proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #circoli_dell'ambiente

  • Perché #Cosa_Nostra è ormai cosa di tutti, il saggio di #Ryan_Gingeras

    Altro che la storia di un mondo arcaico che muore lentamente. La mafia non è una questione locale, ma un’avanguardia del capitalismo. E per questo arriva ovunque

    C’è una scena, nei primi minuti del Padrino, che spiega questo libro meglio di qualsiasi introduzione critica. Don Corleone non riceve in ufficio. Riceve in casa, il giorno del matrimonio della figlia, mentre fuori si balla. Bonasera entra, chiede vendetta per la figlia massacrata. Vito gli dice: avresti dovuto venire prima. Avresti dovuto chiamarmi «amico». È questo il punto. Non il sangue, non il colpo. La forma del rapporto. La parola amicizia che vale più di un contratto, più di un tribunale, più dello stato.

    Francis Ford Coppola lo aveva capito subito, e lo aveva detto al produttore Robert Evans, che non voleva sentirlo. Il padrino non sarà un film sulla criminalità organizzata. Sarà una metafora del capitalismo. Evans gli rispose: che vada al diavolo. Aveva torto Evans, aveva ragione Coppola, e il libro di Ryan Gingeras parte esattamente da lì. Non dalla mafia come fenomeno criminale, ma dalla mafia come grammatica del potere economico. Come modo di stare dentro il mercato quando il mercato è troppo debole per reggersi da solo, o troppo forte per tollerare regole.

    Gingeras è uno storico americano che insegna alla Naval Postgraduate School. Ha lavorato a lungo sull’eroina turca, sul tramonto dell’Impero ottomano, sui legami fra Ankara e i traffici globali. La sua mafia non è quella della tradizione, non è quella di Hess o di Arlacchi. È una mafia vista da Istanbul, da Lagos, da Marsiglia, da Pelham Bay. E parte da una scena familiare. Il nonno dell’autore, Charley Fitzpatrick, lavorava come barista in un locale del Bronx, lo Ye Olde, dove Willie Moretti – gangster del New Jersey, futuro morto ammazzato a Cliffside Park – passava le serate a bere. Da quel marciapiede, Gingeras guarda il mondo.

    Tre cose, in questo libro, sono nuove.

    La prima è l’idea che le mafie siano una costruzione economica prima che antropologica. Gingeras lo scrive a chiare lettere: aderire a una mafia, nel mondo contemporaneo, vuol dire avere una specie di impiego. I traffici più lucrativi si basano sulla compravendita di beni e servizi. Per capire la Cosa Nostra americana degli anni trenta non serve l’omertà siciliana, serve il bilancio. Luciano e Lansky non erano feudatari, erano amministratori delegati. Il Comitato – la struttura che dirimeva le controversie dopo il Proibizionismo – non era un consiglio di anziani, era un consiglio di amministrazione. Capone non era un brigante, era una versione iperviolenta di Henry Ford. Lo capì già Fred Pasley nel 1930, nella prima biografia di Capone: aveva reso il crimine efficiente. È questa la parola che fa la differenza. Efficiente.La seconda è la riscrittura della geografia. Per due secoli abbiamo letto la mafia come una storia di Sud Italia, Sud degli Stati Uniti, Sud del mondo.

    Gingeras la riscrive come una storia di traduzioni. Il padrino esce nel 1972 e diventa immediatamente intraducibile fuori dall’America; non c’era nulla di simile in Colombia, in Nigeria, in India e contemporaneamente diventa traducibilissimo: la parola padrino arriva in turco come baba, designa i boss di Ankara e Istanbul, e da lì migra ovunque. Mafia, oggi, è una parola americana che descrive cose non americane. È un’egemonia simbolica prima che criminale. Il vero capitale che la mafia americana ha esportato non è l’eroina, è il vocabolario. Il padrino ha fatto più di Cosa Nostra e Coppola ha pesato più di Luciano.La terza è la distinzione fra vecchie mafie e nuove mafie. Le vecchie Cosa Nostra siciliana e americana, yakuza, triadi erano viste come parassiti su stati altrimenti funzionanti. Anomalie da estirpare. Le nuove mafie russe, nigeriane, albanesi, messicane, turche sono qualcosa di diverso. Sono estensioni di stati deboli. Lo stato non le subisce, le produce. Il narcotrafficante curdo Hüseyin Baybaşın confessa in carcere di aver versato ad Ankara metà dei profitti di ogni affare: per noi era una tassa, e in cambio ricevevamo protezione. Da lì all’espressione «stato profondo», oggi sdoganata da Trump, il passo è breve. E da lì alla conclusione del libro – quella che Gingeras chiama «la grande diluizione» – il passo è ancora più breve. Nel XXI secolo la mafia non è più una categoria di persone, è una categoria di funzioni. Le svolgono i gangster, certo, ma le svolgono anche banchieri, avvocati, multinazionali, fondazioni filantropiche, governi. La mafia si è dissolta nel sistema, non perché abbia vinto, ma perché il sistema ha imparato a fare quello che lei già faceva.

    La mafia non è un residuo del feudalesimo siciliano sopravvissuto a Manhattan, è un’avanguardia del capitalismo americano che ha avuto il vantaggio competitivo di non dover rispettare le regole che il capitalismo legale si stava dando in quegli stessi anni. Letta così, la storia della mafia novecentesca non è la storia di un mondo arcaico che muore lentamente, ma è la storia di un laboratorio di pratiche economiche che la grande impresa legale, in molti casi, ha poi adottato e raffinato. È un’inversione di prospettiva che cambia tutto e che spiega perché l’esito a cui stiamo assistendo era inevitabile. Non era la mafia, infatti, a doversi modernizzare per sopravvivere. Era il capitalismo a doverla raggiungere. E l’ha raggiunta.

    C’è una frase di Tony Soprano, all’inizio della serie, che Gingeras mette in epigrafe alle conclusioni. «Mi sembra di essere arrivato più che altro alla fine. Che il meglio sia passato» e continua: «Mio padre, per esempio, non è mai arrivato dove sono arrivato io. In un certo senso, però, se l’è goduta di più. Aveva la sua gente. Avevano le loro regole. Avevano l’orgoglio. Oggi noi che cosa abbiamo?». Cosa abbiamo oggi? È questa la domanda giusta perché dice chiaramente come tutte le regole siano saltate, rendendoci tutti patria dell’economia mafiosa e, cosa più importante, incapaci di riconoscerlo.Resta una cosa, alla fine, e Gingeras non la dice chiaramente, ma il libro la suggerisce a ogni pagina. Le mafie hanno sempre venduto due cose insieme: una merce e un mito. L’alcol e la durezza di Capone. L’eroina e l’autenticità della French Connection. La cocaina e il romanticismo di Escobar. Il Captagon e la santità di Hezbollah. Senza il mito, la merce non si vende. Senza la merce, il mito non si finanzia. È il loro doppio bilancio, ed è anche il bilancio del capitalismo contemporaneo, che vende sempre meno cose e sempre più narrazioni intorno alle cose.

    Sotto questa luce, Mafia di Ryan Gingeras non è un libro di storia criminale, ma un libro di economia politica travestito da storia criminale e come tale va letto. Va letto pensando che i veri prìncipi al comando non sono mai stati i gangster, ma i capi nascosti, potenti e ignoti. Lo sono ancora, si chiamano in altri modi, ma il mestiere è lo stesso.

    Gingeras chiude il libro parlando di «grande diluizione» e non è un concetto consolante. Per due secoli abbiamo creduto che la lotta alle mafie fosse una lotta di confine: da una parte lo stato, dall’altra il crimine; da una parte la legge, dall’altra il sangue; da una parte il cittadino, dall’altra il gangster. Il lavoro di Gingeras è la dimostrazione storica, paziente, documentata, che quel confine non è mai esistito davvero e che oggi non esiste più nemmeno come finzione utile. Le mafie non sono state sconfitte, ma assorbite, e non perché lo stato sia diventato più debole, ma perché ha imparato il loro mestiere.

    La tesi più radicale del libro arriva in fondo, e Gingeras la consegna con una sola parola: «diluizione». Per un secolo abbiamo immaginato la mafia come una sostanza concentrata, identificabile, separabile dal resto. Un cancro su un corpo sano. Gingeras dimostra che quella sostanza si è sciolta nel solvente del mondo contemporaneo, e adesso è ovunque. Non in senso retorico ma in senso tecnico.Le funzioni che per un secolo erano state esclusive del gangster – riciclare denaro, corrompere funzionari, intimidire concorrenti, controllare territori attraverso la paura, eludere fiscalità e regolazione – oggi le svolgono soggetti perfettamente legali. Le banche svizzere e americane processate per aver lavato miliardi di narcodollari, le multinazionali farmaceutiche che hanno alimentato l’epidemia di oppioidi negli Stati Uniti uccidendo più gente di Pablo Escobar, le piattaforme digitali che mettono in contatto trafficanti e clienti meglio di qualsiasi rete fisica. I fondi sovrani che reinvestono capitali di provenienza opaca. Le società di consulenza che ottimizzano evasioni e pianificano trasferimenti offshore. Gli studi legali che scrivono i contratti di immunità.

    La mafia non è scomparsa perché lo stato l’abbia sconfitta, semplicemente (e drammaticamente) non c’è più come categoria distinguibile perché tutto il resto le si è avvicinato. Il mondo non si è ripulito, è diventato indistinguibile da essa. Per questo Gingeras chiama questa fase «la grande diluizione» e non la grande sconfitta. È un giudizio storico durissimo, quasi insopportabile, e va letto fino in fondo. Significa che la separazione fra economia legale ed economia criminale è oggi un’astrazione contabile, non un dato di realtà. Significa che dire stato-mafia non è più una metafora polemica, è una descrizione sociologica. Significa che il gangster, come figura antropologica autonoma, sta morendo e non perché abbiamo vinto, ma perché non serve più. Le sue funzioni le svolgono altri e meglio, in giacca e cravatta, con un compenso più alto e meno rischi penali.

    C’è una vecchia idea di Hannah Arendt secondo cui il male non ha profondità, ha solo estensione, si propaga come un fungo e occupa superfici. Le mafie di Gingeras funzionano così, non sono il sottosuolo del mondo, ma la sua superficie. Quando, come scrive Gingeras, «alcuni membri dell’importante famiglia Gemayel, che durante la guerra civile supervisionava numerose milizie cristiane, guadagnarono tra 1 e 5 miliardi di dollari netti in un anno vendendo hashish e altri beni di contrabbando» dai porti che controllavano, quando Hezbollah esporta captagon in tutto il Medio Oriente, quando i talebani fanno il 14 per cento del Pil afghano con l’oppio, non stiamo guardando l’eccezione di un sistema sano, stiamo guardando la regola di un sistema che ha smesso di distinguere fra legittimo e illegittimo, perché accendere un faro e marcare questa distinzione gli costa troppo.

    E qui Gingeras tocca, senza dirlo, il punto filosofico più alto del suo lavoro. La mafia è la forma che assume il capitalismo quando viene privato delle sue regole, ma è anche la forma che assumerebbe se quelle regole non fossero mai esistite. La mafia è il capitalismo senza il vestito buono dello stato di diritto, senza il maquillage delle istituzioni, è il mercato che si guarda allo specchio e si riconosce. Per questo Il padrino funziona ancora oggi, e non perché racconti una mafia, ma perché racconta una verità che la mafia ha avuto il merito storico di rendere visibile. La verità è questa: il potere è una famiglia che protegge i suoi, una violenza che si veste di codice, un debito che non si estingue mai, una parola data che vale più di un contratto.

    La differenza fra don Corleone e un consiglio di amministrazione è solo che don Corleone non finge.Il mito del gangster, quello che il cinema ci ha venduto per un secolo, ha sempre avuto una doppia funzione; da una parte demonizzava, dall’altra rassicurava. E il pensiero rassicurante era questo: il male ha un volto, un nome, un quartiere, un accento. È siciliano, è russo, è messicano, è albanese. È sempre altro, altro da noi. È sempre lontano, lontano dal nostro mondo, dalla nostra cerchia. Il libro di Gingeras ci toglie questa rassicurazione perché il gangster non è l’altro. Il gangster è la versione disinibita di quello che siamo già. Lavora con le stesse logiche di una multinazionale, finanzia gli stessi partiti, ricicla nelle stesse banche, si muove negli stessi paradisi fiscali e sfrutta gli stessi migranti. La sola differenza è che ammazza in proprio invece di farlo per procura e ammazza utilizzando guerre, sanzioni, licenziamenti di massa, riforme sanitarie. Forse il vero lascito di questo libro sta proprio nell’aver capito che la storia delle mafie non è la storia di una minaccia esterna alla civiltà, ma la storia del modo in cui la civiltà, lentamente, è diventata indistinguibile da quello che diceva di combattere. La civiltà, la guerra contro le mafie, non l’ha persa; l’ha vinta, perdendola. È un finale che non consola. Ma è l’unico onesto, ed è il motivo per cui questo libro andava scritto.

    https://infosannio.com/2026/06/27/perche-cosa-nostra-e-ormai-cosa-di-tutti-il-saggio-di-ryan-gingeras
    #mafia #amitié #capitalisme #criminalité_organisée #économie #pouvoir_économique #marché #efficacité #Roberto_Saviano #nouvelles_mafias #Etat #économie_mafieuse #mythe #grande_dilution #dilution #économie_légale #économie_criminelle #pouvoir

    • Mafia. Una storia globale

      Dalla nascita di camorra e Cosa Nostra nel Sud Italia postunitario alle triadi cinesi sorte dal collasso della dinastia Qing, fino alla proliferazione dei cartelli del narcotraffico in Messico, Mafia racconta i tre secoli di vita della criminalità organizzata come una storia unitaria e globale: la sua ascesa, il suo consolidamento, le sue metamorfosi. Una narrazione che attraversa le epoche e i continenti rivelandoci in che modo queste organizzazioni malavitose siano sempre state lo specchio delle società che le hanno generate.

      Ryan Gingeras ci mostra i meccanismi nascosti delle mafie mondiali, spiegandoci come esse non emergano mai in un vuoto storico, ma si innestino su crisi e rivolgimenti decisivi. Le mafie sfruttano le restrizioni normative, come quella del proibizionismo americano che trasformò il boss di quartiere Al Capone in un’icona globale del crimine. Talvolta, è lo stesso potere ufficiale ad alimentarle per il proprio tornaconto – è il caso della yakuza giapponese, utilizzata come pedina anticomunista nel secondo dopoguerra. La loro ambizione è sostituirsi allo stato, testarne i limiti e, nella loro espansione tentacolare, riscrivere di volta in volta i rapporti tra politica, violenza ed economia. Esaminando gangster diventati figure mitologiche – i fratelli Kray, John Gotti, Pablo Escobar, El Chapo – e film di enorme successo, Gingeras individua il fascino dell’immaginario legato alla mafia proprio nel suo dire apparentemente qualcosa di più rivelatore e vero della storia ufficiale.

      In un presente in cui le organizzazioni criminali sono diventate più fluide, diffuse e ibride, spesso intrecciate con terrorismo e mercati finanziari legali, Mafia è un invito a riconoscerne la presenza secolare come una struttura plastica e resistente, capace di adattarsi a ogni contesto: una pece nera che da sempre penetra nelle crepe del potere, colmandone i vuoti fino a essere essa stessa a dettarne le scelte.

      https://www.ilsaggiatore.com/libro/mafia

      #livre

  • Casa di Reclusione di #carinola: Don Saggiomo contro la crisi del sistema penitenziario
    https://informareonline.com/casa-di-reclusione-di-carinola-don-saggiomo-contro-la-crisi-del-sis

    Le considerazioni di #don_salvatore_saggiomo, Garante dei detenuti della Provincia di Caserta, in merito gli ultimi episodi accaduti a Carinola: “Esprimo profonda preoccupazione per i gravissimi episodi verificatisi negli ultimi giorni presso la #casa_di_reclusione_di_carinola, dove alla violenta aggressione subita da un medico e da un infermiere si è aggiunta una […] L’articolo Casa di Reclusione di Carinola: Don Saggiomo contro la crisi del sistema penitenziario proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #Ciro_Auricchio #Giuseppe_Nese

  • Il cerchio non si chiude: una conversazione con #donato_dozzy
    https://scomodo.org/il-cerchio-non-si-chiude-una-conversazione-con-donato-dozzy

    Quando ci vediamo in camerino, Donato Dozzy mi dice che sta bene, che è un po’ stanco perché è appena tornato da Bilbao – «un gran bel festival», lo definirà così poi – ma che comunque non vede l’ora di suonare tra circa mezz’ora. Gli chiedo se è pronto, mi risponde di sì, che è […] L’articolo Il cerchio non si chiude: una conversazione con Donato Dozzy proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #intervista #musica #musica_elettronica #zen

  • Sovraffollamento, dignità e diritti: il Garante dei detenuti Saggiomo aderisce alla mobilitazione nazionale del 13, 14 e 15 luglio
    https://informareonline.com/sovraffollamento-dignita-e-diritti-il-garante-dei-detenuti-saggiomo

    In occasione della mobilitazione nazionale promossa dalla Conferenza Nazionale dei Garanti territoriali delle persone private della libertà personale, il Garante dei detenuti della Provincia di Caserta, Don Salvatore Saggiomo, in piena comunione istituzionale con il Garante regionale della Campania, Prof. Samuele Ciambriello, ha aderito alle iniziative di sensibilizzazione e denuncia sul drammatico stato del sistema […] L’articolo Sovraffollamento, dignità e diritti: il Garante dei detenuti Saggiomo aderisce alla mobilitazione nazionale del 13, 14 e 15 luglio proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #diritti_detenuti #don_saggiomo #garante_detenuti #sovraffollamento_carceri

  • #caserta, 358 nuovi #docenti di ruolo per la provincia : le #assunzioni per il 26/27
    https://informareonline.com/caserta-358-nuovi-docenti-di-ruolo-per-la-provincia-le-assunzioni-p

    Buone notizie per il sistema scolastico della provincia di Caserta. Con le nuove procedure per l’immissione di ruolo per l’insegnamento nell’anno scolastico 2026/2027, ci saranno 358 nuovi docenti assunti a tempo indeterminato. Distribuiti tra le varie tipologie di istituto, spiccano sempre numericamente gli istituti superiori. Il piano punta a garantire maggiore stabilità agli organici, con […] L’articolo Caserta, 358 nuovi docenti di ruolo per la provincia: le assunzioni per il 26/27 proviene da Informareonline, scritto da Cristian Pio Conte

    #Approfondimenti #Attualità #insegnanti #scuola

  • “Restituire dignità a #Don_Giuseppe_Rassello”: il libro della giornalista Covella e la storia del “Prete in jeans”
    https://informareonline.com/restituire-dignita-a-don-giuseppe-rassello-il-libro-della-giornalis

    LA STORIA DEL “PRETE IN JEANS” RACCONTATA NEL LIBRO DI #Giuliana_Covella, GIORNALISTA DE IL MATTINO Scrivere per ricordare, scrivere per ripercorrere la superficialità dei fatti. Sono questi gli obiettivi di “Apri gli occhi – Storia di padre Giuseppe Rassello, un prete scomodo alla Sanità”, libro scritto da Giuliana Covella, giornalista de Il Mattino, edito da Guida Editori, che sviscera […] L’articolo “Restituire dignità a Don Giuseppe Rassello”: il libro della giornalista Covella e la storia del “Prete in jeans” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Luglio_2026 #Guida_Editori

  • #Carceri al collasso, #don_salvatore_saggiomo raccoglie l’appello di Zuppi: “Il #sovraffollamento è una ferita morale che calpesta la dignità umana”
    https://informareonline.com/carceri-al-collasso-don-salvatore-saggiomo-raccoglie-lappello-di-zu

    Accolgo con profonda condivisione e senso di responsabilità le parole del Presidente della Conferenza Episcopale Italiana, #matteo_zuppi, che ha definito non più sostenibile il livello di sovraffollamento presente nelle carceri italiane. Il sovraffollamento carcerario rappresenta una questione morale prima ancora che istituzionale. Quando una persona viene privata della propria dignità, quando è costretta a […] L’articolo Carceri al collasso, Don Salvatore Saggiomo raccoglie l’appello di Zuppi: “Il sovraffollamento è una ferita morale che calpesta la dignità umana” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

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