• Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

    • Merci @rastapopoulos pour l’info. Je dirai quelque chose sur le film quand je l’aurai regardé.

      Pour le moment je ne peux que constater que les critiques citées partent d’un point de vue de l’idéologie du totalitarisme. C’est une idée confusionniste qui perturbe la réflexion quand on essaye de se faire une idée d’une oeuvre d’un auteur qui connaît bieden la philosophie dite marxiste ou socialisme scientifique.

      Le totalitarisme n’étant qu’une notion de propagande anticommuniste son utilisation nous mène nulle part. Elle est biaisée par son identification infondée du socialisme stalinien avec le nazisme allemand. Ce fond d’hypothèse axiomatique mène systématiquement toute réflexion à des résultats imprécis et floues dans le meilleur cas.

      Ceci vaut pour la grande oeuvre littéraire qu’est 1984. Orwell le voyant publie sa divination, son cauchemar lucide vise juste, mais il ne fournit ni analyse ni outil politique. Pourtant il se donne une allure plus politique que « Nous autres » (1920) de Evgueni Zamiatine et « Le Meilleur des mondes » (1932) d’Aldous Huxley parce qu’il décrit une organisation du monde en blocs ennemis tout à fait plausible pour ses contemporain et l’époque de la guerre froide.

      Aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis plus importants qu’à l’époque d’Orwell. Les dernier développements mettent en cause profondément nos idées sur les systèmes politiques, l’éthique et la survie de l’espèce humaine.

      Alors si on veut avancer dans sa réflexion il faut aller plus loin et dépasser les systèmes de pensée anciens. Je viens de découvrir une approche intéressante dans « Le Problème à trois corps ». Liu Cixin y déconstruit systématiquement toutes les idées sur la raison d’être de l’humanité, sur les systèmes politiques et de société ou d’éthique qu’elles soient orientales ou occidentales y compris le positivisme, le libéralisme, le communisme et les religions du monde. Dans sa trilogie tout est un problème de taille et de physique. Les agissements et idées humaines ne sont que des réactions à la réalité matérielle qui impose ses lois.

      J’aime beaucoup Orwell, mais sa prose vient d’une époque révolue tout comme les idées qui tournent autour du totalitarisme et la confrontation entre le socialisme/communisme et le capitalisme/impérialisme. À notre époque et dans les prochaines décennies il faudra revoir l’humanisme et les idées sur le progrès, la justice sociale et l’organisation politique du monde. Orwell nous a fourni quelques indices qu’on doit analyser et situer dans le contexte du siècle présent.

      J’irai regarder le film de Raoul Peck afin de comprendre s’il contribue aux étapes nécessaires pour y arriver.

      Nous autres / Wir (traduction allemande)
      https://nemesis.marxists.org/samjatin-wir1.htm
      Nous autres dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres

      Le Meilleur des mondes dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

      Le Problème à trois corps dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Probl%C3%A8me_%C3%A0_trois_corps

      #1984 #Orwell #science_fiction #théorie_politique #film #philosophie

    • Merci pour ton commentaire. Je suis en partie d’accord sur les problèmes des anti-totalitaires par rapport aux marxismes. Mais je cite quand même des passages qui me semblaient intéressants et bien argumentés, concernant la manière de Peck de « manipuler » les concepts même sans parole par le montage uniquement, et du coup de faire de la propagande lui aussi, en rapprochant des types de gouvernements assez éloignés.

      Cependant je me suis dit la même chose pour l’auteur de l’article qui est totalement dans la mouvance libéral anti-totalitaire, et qui pourrait recevoir des critiques sur ce point.

      J’ai entendu récemment quelqu’un rappeler cette blague de l’URSS : qu’un journaliste de là-bas vient en occident et se dit effaré de toute cette propagande, et un collègue occidental est perdu, il répond mais enfin c’est vous qui venez de l’URSS, chez vous c’est bien pire, et l’autre de répondre « mais chez nous personne n’y croit ! »

      Jacques Ellul a bien analysé (avant Orwell il me semble) à quel point la propagande occidentale peut être pire (et bien plus assimilée par le public) que dans les régimes totalitaires. Peck ne doit pas être étranger à ce genre de critiques, sans compter aussi les fausses comparaisons « ici c’est le moindre mal », alors que les régimes occidentaux peuvent avoir fait autant ou plus de morts dans leurs guerres (en comptant toutes les guerres coloniales)… et on peut même aller plus loin avec Aimé Césaire, qui disait que le nazisme n’était en gros que la suite logique du colonialisme (des « bonnes » nations libérales donc).

      Bref plein de critique à faire sur le point de vue anti-totalitaire aussi (qui n’était pas forcément celui d’Orwell au point où le croit l’auteur de l’article ! il était plus fin que ça me semble-t-il, et très anti-colonialiste aussi !)

  • 1830-1848. Algérie, Égypte, Turquie : le progrès colonise « l’Orient ». Bleue comme une orange, chap. 20
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/1830-1848-algerie-egypte-turquie-le-progres-colonise-l-orient-b

    L’artifice a un pays. On a fait du chemin depuis les Pays-Bas, cette hydre malvenue, contrainte de se refaire elle-même pour surnager, et exportant dans le monde entier son ingénierie techno-politique : Provinces-Unies, Royaume-Uni, Etats-Unis, etc. Orangisation/Organisation. Voilà d’où le Français Saint-Simon (1760-1825) a rapporté la religion industrielle, la science et le culte des réseaux (canaux & communications). Ce sont ses disciples, les ingénieurs saint-simoniens, qui sont (…) #Documents

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/1830-1848_-_alge_rie_e_gypte_turquie_le_progre_s_colonise___ble

  • #Video. I diritti dei palestinesi in un #Documentario_ONU_del_1979
    https://www.assopacepalestina.org/2026/07/26/video-i-diritti-dei-palestinesi-in-un-documentario-onu-del-1979

    26 luglio 2026 Questa è una breve introduzione a un documentario prodotto nel 1979 dalle Nazioni Unite con il titolo “The Palestinian People Do Have Rights”. Il film ripercorre la storia della Palestina, la nascita dello stato ebraico e le guerre dal 1948 al 1979. La storia è raccontata da una prospettiva di solidarietà con ... Leggi tutto

    #Notizie
    https://www.assopacepalestina.org/wp-content/uploads/2026/07/Documentario.mp4

  • #caserta, 358 nuovi #docenti di ruolo per la provincia : le #assunzioni per il 26/27
    https://informareonline.com/caserta-358-nuovi-docenti-di-ruolo-per-la-provincia-le-assunzioni-p

    Buone notizie per il sistema scolastico della provincia di Caserta. Con le nuove procedure per l’immissione di ruolo per l’insegnamento nell’anno scolastico 2026/2027, ci saranno 358 nuovi docenti assunti a tempo indeterminato. Distribuiti tra le varie tipologie di istituto, spiccano sempre numericamente gli istituti superiori. Il piano punta a garantire maggiore stabilità agli organici, con […] L’articolo Caserta, 358 nuovi docenti di ruolo per la provincia: le assunzioni per il 26/27 proviene da Informareonline, scritto da Cristian Pio Conte

    #Approfondimenti #Attualità #insegnanti #scuola

  • Le règne machinal à l’ère du Technocène
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/le-regne-machinal-a-l-ere-du-technocene

    Tous nos augures s’accordent ; nous aurions changé d’époque lors de l’année du Virus. Entre la fin de 2019 et le début de 2021, suivant le calendrier occidental (et chrétien). Qu’ils soient philosophes, sociologues, économistes, journalistes, experts et technocrates de tous rangs ; qu’ils prétendent au souci du vivant dont nous sommes et de nos rapports avec ce vivant en voie d’extermination ; ou que dans leur volonté de toute-puissance, ils poursuivent l’accroissement de ses moyens (…) #Documents

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/avant-propos_re_gne_machinal.pdf

  • Die englische Ansage , Loriot, Evelyn Hamann
    https://www.youtube.com/watch?v=xdkUWfqNkvY

    Allez, un peu de courage, avec cet exercice vous avez la chance de perfectionner votre allemand et anglais à la fois.

    Guten Abend, meine Damen und Herren!

    Heute sehen Sie die achte Folge unseres sechzehnteiligen englischen Fernsehkrimis „Die zwei Cousinen“. Zunächst eine kurze Übersicht über den Handlungsablauf der bisher gesendeten sieben Folgen.

    Auf dem Landsitz North Cothelstone Hall von Lord und Lady Hesketh-Fortescue befinden sich außer dem jüngsten Sohn Meredith auch die Cousinen Priscilla und Gwyneth Molesworth aus den benachbarten Ortschaften Nether Addlethorpe und Middle Fritham, ferner ein Onkel von Lady Hesketh-Fortescue, der 79jährige Jasper Fetherston, dessen Besitz Thrumpton Castle zur Zeit an Lord Molesworth-Houghton, einem Vetter von Priscilla und Gwyneth Molesworth, vermietet ist.

    Gwyneth Molesworth hatte für Lord Hesketh-Fortescue in Nether Addlethorpe einen Schlipth... Verzeihung... einen Schlips besorgt, ihn aber bei Lord Molesworth-Houghton in Thrumpton Castle liegenlassen.

    Lady Hesketh-Fortescue verdächtigt ihren Gatten, das letzte Wochenende mit Priscilla Molesworth in Middle Fritham verbracht zu haben.

    Gleichzeitig findet Meredith Hesketh-Fortescue auf einer Kutschfahrt mit Jasper Fetherston von Friddle... äh... Fiddle Mith... Middle Fritham nach North Cothelstone Hall in Thrumpton Castle den Schlipth aus Nathel... Naddle... Entschuldigung... Nether Addlethorpe.

    Nach einer dramatischen Auseinandersetzung zwischen Lady Hesketh-Fortescue und Priscilla Molesworth in North Cothelstone Hall eilt Gwyneth Molesworth nach dem zwei Meilen entfernten South Thoresby, um ihre Tanten Amelie Hollingworth und Lucinda Satterswaite aufthuthu. aufzusuchen.

    Diese sind jedoch nach North Thurston zu ihrem Schwager Thomas Thatcham gefahren, der als Gärtner in Thrumpton Castle bei Lord Molesworth-Houghton arbeitet.

    Gwyneth Molesworth fährt nach North Cothelstone Hall zurück, aber nicht über Maddle... Middle Addlethorpe, thondern über North Thurston, Thrumpton Castle, Middle Fritham und Nether Addlethorpe.

    Dort triffth thie Priscilla Molesworth, die mit Lord Molesworth-Houghton noch nachth von Naddle...Thaddle Nother... Thoddle Noddle... Thoddle Nather... Noddle..............

    #humour #anglais #TV #document_historique

  • Parution de En Cybérie, de Pièces et main d’œuvre
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/parution-de-en-cyberie-de-pieces-et-main-d-oeuvre

    À l’occasion d’un quart de siècle d’activité critique, nous vous avisons de la parution de notre nouvel ouvrage le 24 juin 2026 À l’automne 2001, Pièces et main d’œuvre publiait depuis Grenoble ses premières enquêtes contre l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Une vingtaine de livres depuis vingt-cinq ans, un millier d’articles sur www.piecesetmaindoeuvre.com, des films, podcasts et dizaines de causeries, des campagnes locales et nationales, des mots pour dire et (…) #Documents

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/parution_de_en_cybe_rie.pdf

  • « L’abîme est béant » : la puissance militaire et l’impasse stratégique d’Israël après l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/15/l-abime-est-beant-la-puissance-militaire-et-l-impasse-strategique-d-israel-a

    C’est quand même extraordinaire cette admiration récurrente du journal « Le Monde » pour la « puissance militaire » de l’état sioniste qui fait totalement abstraction de sa dépendance à la protection étasunienne quand l’ennemi n’est pas trop mal outillé et surtout de son caractère génocidaire.

    Sans compter l’ignoble argument de la « restriction de sa liberté d’action au Liban » alors qu’elle se ramène à la #doctrine_dahiya

    Alors que l’Etat hébreu avait pour objectif l’élimination de la « menace existentielle » du régime iranien, il a été tenu à l’écart du protocole d’accord conclu dimanche entre les Etats-Unis et l’Iran, tandis que son armée risque de perdre sa liberté d’action au Liban.

  • « The #Bibi_Files » : un film indispensable sur tout ce que la corruption détruit | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/130626/bibi-files-un-film-indispensable-sur-tout-ce-que-la-corruption-detruit

    dispo/visible sur mediapart

    Le documentaire d’#Alexis_Bloom, que « Mediapart » diffuse à partir du 13 juin pendant trois mois, est, au-delà des #enquêtes_judiciaires qui visent Benyamin #Nétanyahou, une leçon de choses essentielle sur les ravages de la #corruption au sommet de l’État.

    #Benyamin_Nétanyahou est ciblé par diverses accusations dans les dossiers que la justice de son pays a sobrement baptisés « 1 000 », « 2 000 » et « 4 000 ». Dans un cas, il est soupçonné d’avoir perçu avec sa femme jusqu’à 200 000 euros de cadeaux et avantages de la part de riches hommes d’affaires, particulièrement généreux en #bijoux, #cigares de luxe et caisses de #champagne – ce qui vaudra cette mordante réplique d’un enquêteur à Benyamin Nétanyahou en pleine audition : « Est-ce qu’il est plus facile de diriger le pays avec une coupe de champagne ? »

    Dans un autre volet, le premier ministre israélien est suspecté d’avoir noué un pacte avec le propriétaire de l’influent quotidien payant Yediot Aharonot, au terme duquel Nétanyahou profitait d’une couverture médiatique favorable en échange d’un projet de loi qui aurait permis de limiter la diffusion d’un concurrent gratuit. Dans le dernier dossier, ce sont des appuis gouvernementaux au profit du propriétaire d’un groupe de télécommunications, là encore en contrepartie d’un traitement éditorial favorable sur son site #Walla, qui sont en cause.

    Le complotisme en col blanc
    Dans les entretiens filmés face aux enquêteurs, Benyamin Nétanyahou se montre à l’image de tant et tant de responsables politiques quand ils sont confrontés à l’incendie judiciaire, comme Nicolas Sarkozy en France, Jair Bolsonaro au Brésil, Silvio Berlusconi en Italie ou Donald Trump aux États-Unis.

    Le premier ministre israélien crie au complot. Il parle même d’un coup d’État, qui serait, à l’entendre, fomenté par des juges et des journalistes mus par des intérêts militants. Et aucun de ceux qui, dans son ancien entourage direct, ont osé témoigner contre lui durant l’enquête, n’échappe à la même sentence. Comme d’autres avant lui, Nétanyahou semble penser que l’État, c’est lui, et lui seul.

    Certaines scènes de The Bibi Files sont saisissantes. Tandis que Nétanyahou est filmé en train de perdre ses nerfs devant les policiers, tapant furieusement du poing sur la table, son fils Yaïr va jusqu’à comparer les enquêteurs à la Stasi devant eux. C’est aussi le parallèle qu’avait choisi Nicolas Sarkozy en 2014 dans les colonnes du Figaro quand il était aux prises avec la justice dans l’affaire Bismuth – depuis sa condamnation en première instance dans l’affaire libyenne, l’ancien président français se compare désormais au capitaine Dreyfus...

    Mais le documentaire d’Alexis Bloom ne se contente pas de mettre en scène l’incroyable matière première de son récit. Les entretiens policiers sont encadrés par les interventions de nombreux grands témoins (un ami d’enfance de Nétanyahou, d’anciens employés, son ex-directeur de la communication, des journalistes, un ancien maître espion du Shin Bet), qui donnent une épaisseur supplémentaire au film.

    Le #documentaire n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne.

    Où l’on comprend comment les affaires, et surtout la panique qu’elles suscitent en lui, représentent depuis des années la matrice des choix politiques de Benyamin Nétanyahou. Voilà un homme qui paraît avoir décidé de prendre en otage la population et les institutions pour garantir sa survie politique. Son césarisme l’a même poussé jusqu’à imaginer une réforme du système judiciaire de son pays, qui lui aurait permis de le modeler à sa main.

    Ce projet – qui a échoué – avait envoyé des milliers de citoyen·nes dans la rue, qui ont manifesté pendant une quarantaine de semaines d’affilée, au cri de « crime minister » (un jeu de mots avec prime minister). Un témoin du documentaire parle d’une stratégie politique visant à « casser les os du système », quand un autre compare Nétanyahou à un « architecte du chaos ».

    Affaiblir la justice, c’était aussi l’ambition du récent référendum, perdu, de la cheffe du gouvernement d’extrême droite italien, Giorgia Meloni. Et il n’est nul besoin de faire un dessin sur les désirs de mise au pas des juges par Trump outre-Atlantique ou, en France, de plusieurs responsables politiques pyromanes.

    L’isolement politique progressif de Nétanyahou du fait des affaires a aussi été à l’origine de son rapprochement électoral avec deux responsables israéliens suprémacistes, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, dont l’identité politique peut se résumer à un messianisme génocidaire pour la Palestine.

    The Bibi Files n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne, raconte le documentaire. Ce qui a rendu les forces sécuritaires israéliennes aveugles aux projets terroristes du #Hamas, jusqu’aux attaques meurtrières du 7-Octobre.

    C’est la raison pour laquelle le journaliste israélien Raviv Drucker, coproducteur et témoin de The Bibi Files, confiait récemment à Mediapart : « On peut tracer une ligne directe depuis les affaires de corruption de Nétanyahou […] et l’immense fissure que la réforme voulue par le gouvernement a créée au sein de la société israélienne, jusqu’à la formation des conditions qui ont rendu possible le 7-Octobre. »

    Et l’on comprend mieux cette phrase lancée il y a quelques jours par Donald Trump à Benyamin Nétanyahou, alors que la furie guerrière des deux hommes, au Liban, en Iran et à Gaza, permet de repousser toujours plus loin l’échéance judiciaire pour le #leader_israélien : « Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. »

  • Gadi Eisenkot Sur I24NEWS : "Israël A Perdu Son Indépendance Et Tsahal Combat Les Mains Liées" - i24NEWS
    https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/politique/artc-gadi-eisenkot-sur-i24news-israel-a-perdu-son-independance-et-tsahal-com

    Positionné comme l’une des principales figures du centre-gauche en vue des prochaines élections

    Ce type de « centre-gauche » sioniste est un terroriste génocidaire ; l’indépendance dont il parle est celle de massacrer des civils

    Dans le cabinet de guerre israélien, le jeu d’équilibre du général Gadi Eisenkot
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/12/15/dans-le-cabinet-de-guerre-israelien-le-jeu-d-equilibre-du-general-gadi-eisen

    Mais M. Eisenkot n’est pas une colombe : il assume la paternité de la #doctrine_Dahiya, du nom d’un quartier du sud de Beyrouth ravagé par l’aviation israélienne durant la guerre de 2006 contre le Hezbollah libanais.

    Cette doctrine postule que des zones civiles où le mouvement chiite est puissant doivent subir une riposte disproportionnée en cas de tirs de roquettes contre Israël.

  • #LibreOffice slams #Euro-Office as ‘de facto ally’ of Microsoft
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/06/euro-office-ooxml-libreoffice

    Euro-Office launches its stable 1.0 release on June 9, billed as a ‘truly open’ sovereign alternative to Microsoft Office – a claim riling The #document_foundation, makers of LibreOffice. In an open letter published today, TDF’s Italo Vignoli takes issue with the upstart productivity suite’s pitch. He disputes Euro-Office’s marketing, which he says positions it as the first open-source office suite developed in Europe. It’s historically inaccurate as OpenOffice.org got there in 2001, followed by LibreOffice from 2010. But he calls out another issue. The European Union is making a big push for digital sovereignty, cutting down on how much […] You’re reading LibreOffice slams Euro-Office as ‘de facto ally’ of Microsoft, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (…)

    #News

  • Coexistence - my ass - mon cul

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12481957

    Stand-up, la rage de rire - Les femmes ne sont pas drôles
    Stand-up-Comedy - Frauen sind nicht komisch

    https://www.arte.tv/fr/videos/119417-000-A/coexistence-mon-cul
    Sous-titré en DE / FR
    langues parlées : farsi, arabe, hébreu, anglais
    90 min - disponible jusqu’au 22/10/2026

    ♲ Mona Chollet - 2026-05-19 10:20:56 GMT

    Film à voir absolument, aussi poignant que politiquement intelligent, qui offre une plongée dans l’Israël des années 2019-2023 à travers le regard très particulier de la stand-#upeuse Noam Shuster Eliassi .

    • https://deadline.com/2025/03/2025-thessaloniki-international-documentary-festival-awards-1236327780

      [...]

      “Two weeks ago, a Palestinian comedian, a colleague of mine, made jokes in Israel and the police showed up in at his home and took him and arrested him for telling jokes,” Shuster-Eliassi said. “And I’m here because there is still a little crack of freedom of speech that I get because of my privilege as an Israeli Jew.”

      On a more humorous note, Shuster-Eliassi also brought up the president of Ukraine, Volodymyr Zelenskyy.

      “When I changed from political activism into comedy, it was because I heard that in The Ukraine, a Jewish comedian wrote a sitcom about becoming the president and he became the president!” she said. “So, I thought if I want to take my political career seriously, I need to start writing jokes because I know that when you’re laughing, you’re listening.”

      [...]

      #documentaire #Israel #Palestine

  • Trafic de papiers sénégalais : la Dnlt démantèle un nouveau réseau à Tambacounda
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-papiers-senegalais-la-Dnlt-demantele-un-nouveau-reseau-a-Tambac

    Trafic de papiers sénégalais : la Dnlt démantèle un nouveau réseau à Tambacounda
    Le trafic de documents administratifs sénégalais continue de préoccuper les autorités. Après plusieurs opérations menées à Wakhinane Nimzatt, Ziguinchor et Saint-Louis, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) vient de frapper un nouveau réseau présumé opérant dans la région de Tambacounda. Selon les révélations du quotidien Libération, un ressortissant guinéen soupçonné d’avoir obtenu frauduleusement des documents d’état civil sénégalais a été interpellé par les éléments de l’antenne régionale de la Dnlt de Tambacounda.
    L’opération a eu lieu le dimanche 10 mai au poste avancé de Gouloumbou. Toujours selon Libération, les agents de la Dnlt ont arrêté un homme identifié comme Mamadou Saidou Diallo, né en 1967 à Labé, en Guinée, et domicilié dans le village de Sinthiou Bocar Aly. Le suspect revenait de Kolda pour rejoindre son lieu de résidence lorsque les agents ont procédé à un contrôle de routine.
    Lors des vérifications, il a présenté une carte nationale d’identité guinéenne expirée depuis décembre 2009. Mais la fouille de ses bagages va rapidement faire basculer l’affaire. Les enquêteurs découvrent sur lui un extrait de naissance sénégalais établi au nom de Mamadou Saydou Coulibaly, né à Goudiry en 1982. Le document aurait été obtenu grâce à un jugement d’autorisation d’inscription de naissance délivré lors d’une audience foraine tenue en décembre 2021. Toujours selon Libération, un autre extrait de naissance concernant une certaine Mariama Soumaye Diallo a également été retrouvé dans ses affaires.Interrogé sur cette double identité, le suspect a reconnu être exclusivement de nationalité guinéenne. Il affirme vivre au Sénégal depuis 1987. Face aux enquêteurs, Mamadou Saidou Diallo explique qu’il aurait été approché par un notable influent de Bala à l’approche d’échéances électorales afin d’obtenir des papiers sénégalais.Selon ses déclarations relayées par Libération, plusieurs de ses compatriotes auraient bénéficié du même procédé à travers les audiences foraines organisées dans la zone. Le suspect reconnaît toutefois que les informations figurant sur son extrait de naissance sénégalais sont fausses.
    Il affirme également ignorer l’identité exacte de la personne qui lui aurait attribué cette nouvelle identité administrative.Il soutient avoir seulement versé 2 500 FCFA à un certain B. Touré pour les frais liés à la procédure. L’enquête a ensuite conduit les éléments de la Dnlt jusqu’au centre d’état civil de Goudiry afin de vérifier l’authenticité des documents produits. Un homme identifié comme L. Cissé, cité par le mis en cause comme facilitateur présumé, a également été convoqué par les enquêteurs. Mais selon Libération, L. Cissé a nié toute implication dans cette affaire. Confronté à ce dernier, Mamadou Saidou Diallo a finalement reconnu avoir inventé certaines accusations pour tenter de se disculper. Il a ensuite déclaré que le véritable intermédiaire était un certain B. Touré, aujourd’hui décédé.
    Les vérifications menées au centre d’état civil de Goudiry ont permis d’établir que l’extrait de naissance incriminé existe bel et bien dans les registres officiels. Mais selon les premiers éléments de l’enquête relayés par Libération, ce document aurait été obtenu sur la base de fausses déclarations lors des audiences foraines.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#etatcivil#trafic#documentidentité#migrationirreguliere#gambie#nationalite#tambacounda

  • Dans Gaza
    https://www.arte.tv/fr/videos/122719-000-A/dans-gaza

    Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes qui ont suivi, les médias internationaux n’ont plus eu accès à la bande de #Gaza. Les journalistes de l’AFP, qui étaient stationnés en permanence sur place, ont été parmi les derniers témoins indépendants des exactions commises par l’armée israélienne dans l’enfer de Gaza.

    Le 7 octobre 2023, après le massacre perpétré par le Hamas, Gaza bascule dans le chaos. Pilonnée en représailles par les bombardements israéliens, l’enclave palestinienne, dont l’accès est aussitôt fermé aux médias par #Israël, sombre dans une guerre impitoyable, dont seuls les journalistes palestiniens vivant sur place vont témoigner de l’horreur. Parmi eux, ceux de l’AFP (Agence France-Presse), l’une des trois grandes agences mondiales. Jour après jour, coupés du monde, ses reporters en gilet pare-balles « couvrent » l’enfer. Dans le fracas des explosions, ils filment les immeubles qui s’effondrent, les hommes et les femmes au regard perdu fuyant la mort, les enfants en sang et en pleurs dans les décombres et les foules affamées de l’exode ; ils photographient les alignements de linceuls blancs et les parents dévastés, comme ce père brisé, son petit garçon exsangue dans les bras, que l’armée israélienne prétendra être une poupée – le Washington Post et le New York Times appelleront le photographe pour vérifier ; ils interrogent sans fin les victimes, quand eux-mêmes perdent plusieurs de leurs proches. En mission, ils documentent une terreur fallacieusement remise en question sur les réseaux sociaux, parfois par les médias étrangers, et leurs reportages ne sont pas toujours publiés. Israël les accuse de collusion avec le Hamas. Mais à Gaza, à l’inverse, certains habitants les soupçonnent d’espionnage. Piégés, ces journalistes deviennent des cibles, acteurs malgré eux de la tragédie qu’ils chroniquent. Quand l’AFP décide d’évacuer son équipe en 2024, ils quittent l’enclave, dévorés par la culpabilité d’abandonner derrière eux ceux qui restent et rongés par le stress post-traumatique.

    Guerre d’images

    « Le 6 octobre, c’était la vie ! » Le lendemain, Mai Yaghi, Adel Zaanoun, Mohammed Abed et Mahmud Hams sont brutalement investis de la responsabilité – en plus de la liberté – d’informer sur un conflit meurtrier à huis clos, qui touche leur intimité, menaçant leurs familles, amis, voisins et leur propre vie. Dans leurs yeux, à travers leurs rushes, photos et récits, le documentaire saisissant d’Hélène Lam Trong immerge dans le quotidien de leur métier, entre sidération, survie, deuils et sentiment d’impuissance. « Chaque regard racontait une histoire », se souvient Mohammed Abed. Mais le monde, fixé sur le choc des attaques du Hamas du 7 octobre 2023, n’est pas toujours prêt à les écouter. Contestée, la presse, déplorent-ils, échoue à alerter pour enrayer le déluge de violence, quand la désinformation et la guerre d’images ensevelissent la vérité du terrain, pourtant plus que jamais nécessaire. Plus de 67 000 personnes, en majorité des civils, ont péri en deux ans à Gaza. « Ce qui nous brise le cœur, à mes enfants et à moi, confie la journaliste Mai Yaghi, c’est que tout ça n’existe plus, tout est effacé, tout a disparu. » Aujourd’hui, entre Londres, Nicosie, Le Caire, Doha ou Bruxelles, ces reporters tentent de se reconstruire. Si les armes se taisent dans une trêve fragile, comment vivre, après avoir touché les limites du métier et les frontières de l’humanité ?

    #documentaire

  • Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/fraude-a-letat-civil-la-nationalite-senegalaise-vendue-a-50-000-f-cfa-la-ma

    Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à 50 000 F CFA, la mafia cernée
    Auteur : SenewebNews-RP
    Après les scandales de Wakhinane Nimzatt et Ziguinchor, la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), plus spécifiquement son antenne régionale à Saint-Louis, vient de mettre à jour un nouveau réseau de trafic de documents administratifs sénégalais destinés à des étrangers. Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d’identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.
    Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu’elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s’enrôler et d’obtenir officiellement sa carte d’identité. Arrêté à son tour, l’époux est passé aux aveux : il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l’en-tête du centre d’état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d’information : l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.
    Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. L’enquête se poursuit pour identifier tous les complices

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#trafic#DNLT#documentidentite#rosso#ziguinchor#guinee#mauritanie#droit#etatcivil#sante

  • Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-documents-d-etat-civil-la-DNLT-de-Saint-Louis-demantele-une-nou

    Trafic de documents d’état civil : la DNLT de Saint-Louis démantèle une nouvelle filière
    La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Saint-Louis a mis au jour une nouvelle affaire présumée de trafic de documents administratifs et de faux en écriture publique. D’aprés Liberation, l’enquête a été déclenchée à la suite d’un contrôle effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une femme identifiée comme Fatoumata Binta Diallo, en provenance de Mauritanie.Lors des vérifications, cette dernière était en possession d’une carte nationale d’identité sénégalaise sur laquelle il était mentionné qu’elle était née le 20 avril 2000 à Pita, en Guinée. Face aux enquêteurs, Fatoumata Binta Diallo aurait reconnu que son mari, un ressortissant sénégalais du nom d’Ibrahima Ba, tailleur de profession, lui aurait transmis un extrait de naissance alors qu’elle se trouvait en Mauritanie. Grâce à ce document, elle aurait pu entamer une procédure d’enrôlement afin d’obtenir une pièce d’identité sénégalaise.
    Toujours selon les éléments de l’enquête, Ibrahima Ba aurait affirmé avoir acheté l’extrait de naissance auprès d’un intermédiaire pour la somme de 50 000 francs CFA. Le document porterait l’en-tête du centre principal d’état civil de Diouloulou. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier toutes les personnes impliquées dans cette présumée filière de faux documents administratifs. Selon les mêmes sources, un agent de mairie de Diouloulou ferait également l’objet de recherches dans le cadre de cette affaire.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#DNLT#trafic#rosso#mauritanie#documentidentite#droit#sante

  • Sam #Altman veut scanner vos yeux pour prouver que vous êtes humain sur Tinder, Zoom et DocuSign
    https://usbeketrica.com/fr/article/sam-altman-veut-scanner-vos-yeux-pour-prouver-que-vous-etes-humain-sur-

    #Sam_Altman, le patron d’#OpenAI, est aussi à la tête de #World, une #start-up qui propose de #scanner notre #iris pour prouver notre #humanité à l’ère des bots. L’entreprise vient de signer des partenariats avec #Tinder, #Zoom et #DocuSign, s’immiscant das nos vies intimes et professionnelles. Retour sur la genèse d’un des projets tech les plus controversés du moment.

    #biométrie

  • FIBROMIALGIA: AD MAIORA - Vittime di una malattia invisibile
    https://www.youtube.com/watch?v=-Ct3BsY2MNQ

    «AD MAIORA - Vittime di una malattia invisibile» è un documentario del 2021 diretto da Federico Liguori e prodotto da Dedalus39 e CFU-Italia odv. Si tratta del primo lungometraggio che racconta le vite dei malati fibromialgici e il percorso per il riconoscimento della malattia.

    #fibromyalgie #maladie #douleurs #documentaire #film #film_documentaire #santé #invisibilité

  • Le quattro volte

    Dans un vieux village de montagne en Calabre, un berger vit ses ultimes instants de vie. Il meurt entouré par ses chèvres. Au sein du troupeau, naît un chevreau. Mais, un jour celui-ci s’égare, se retrouve seul et grelottant de froid au pied d’un majestueux sapin. C’est cet arbre que choisissent les villageois pour célébrer la fête de la « #Pita » : il est scié puis remis aux #charbonniers pour monter le cœur de la meule. Il se mêlera au charbon de bois pour chauffer les foyers des villageois. À travers quatre récits enchâssés, le film se veut une ode à la vie et ses quatre règnes : ceux de l’#humain, de l’#animal, du #végétal et du #minéral aux correspondances mutuelles intimes et secrètes... Une vision poétique mais très lucide du #cosmos à l’échelle de l’homme[1].

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_quattro_volte

    Pour voir le film :
    https://www.youtube.com/watch?v=C-lScWsWtOQ


    https://www.youtube.com/watch?v=uyeZPFbYshw

    #film #documentaire #film_documentaire #Calabre #nature #montagne #Michelangelo_Frammartino

  • Droga e pistole, i giochi dei ragazzi invischiati con la mafia

    Un documentario della RSI ripercorre la cronaca degli anni ’90 e il legame tra il paese calabrese di Mesoraca e Lamone, dove vivono molti mesorachesi immigrati.

    Lamone ¨è un comune svizzero, nel distretto di Lugano, che oggi conta poco meno di 1’800 abitanti. Mesoraca si trova in Calabria, nel Crotonese, e ne ha circa 6’500.

    A legare questi due luoghi, negli anni ’90, è la densità di persone immigrate da Mesoraca e trasferite a Lamone. Tra queste, a infiltrarsi nella popolazione onesta e lavoratrice, ci sono stati anche esponenti della mafia.

    La cosiddetta Cosca di Mesoraca nasce nel 1990 grazie in gran parte al traffico di armi proveniente dalla Svizzera. Un legame che rende il clan potente agli occhi dei rivali che diventano dipendenti dalla Cosca per i suoi legami con la Svizzera.

    A risentirne è tutta la comunità di immigrati già installata in Ticino, vista suo malgrado dalla criminalità come una presenza nella quale confondersi: la rispettabilità dei lavoratori uno scudo dietro al quale nascondersi.

    Ma se a viaggiare verso sud ci sono le armi, a tornare al nord è il traffico di droga. La vita di diversi giovani cresciuti in Ticino e in Calabria negli anni ’90 è stata segnata dalla presenza della ‘ndrangheta.

    Il documentario di Anna Bernasconi e Matteo Born andato in onda all’interno del programma della RSI Storie ripercorre la cronaca di quegli anni:

    https://www.tvsvizzera.it/tvs/qui-frontiera/droga-e-pistole-i-giochi-da-ragazzi-quando-si-%C3%A8-invischiati-con-la-mafia/87577355

    Possible de voir le documentaire sur PlaySuisse:
    Giochi da ragazzi
    https://www.playsuisse.ch/detail/3472412

    #Suisse #Calabre #Tessin #Masoraca #Masoraca_boys #Lamone #armes #trafic_d'armes #ndrangheta #film #documentaire #film_documentaire

    • Associazione Mesorachesi in Ticino

      L’Associazione Mesorachesi in Ticino, (A.M.I.T.) nasce nel mese di aprile del 1999 a Bellinzona, città della Svizzera italiana, dove è forte la presenza di calabresi; del resto, la sola comunità mesorachese nel Canton Ticino è formata da oltre tremila persone. Da qui l’esigenza di costituire un sodalizio stabile in grado di rendere visibile questa presenza: nasce così l’AMIT. Quali sono gli impegni dell’Associazione svizzera di mesorachesi è presto detto: creare occasioni d’incontro di tipo culturale, sociale e ricreativo fra i conterranei; la prima festa sociale si è svolta a metà ottobre ’99, con una massiccia presenza di pubblico (circa un migliaio di persone, Un altro impegno assunto dall’AMIT è di adoperarsi per rafforzare le condizioni d’inserimento nel Cantone Ticino da parte dei nostri lavoratori immigrati e le proprie famiglie. Infine, l’AMIT rivolgerà i propri sforzi per favorire lo sviluppo dell’economia del comune d’origine, la lontana Mesoraca di cui si vuole conservare vivo il rapporto.

      https://amit.altervista.org

    • ‘Ndrangheta di confine, così le cosche hanno preso il controllo

      Omicidi, racket, traffici e incendi. Ecco come le cosche calabresi hanno preso il controllo di Luino e Ponte Tresa, a un passo dalla Svizzera. «Il piano per sterminare gli imprenditori rivali»

      Questi monti che si tuffano nell’acqua azzurra erano la terra dei contrabbandieri raccontata dallo scrittore Piero Chiara. Ma la gente del lago oggi conta gli incendi dolosi, dodici soltanto dallo scorso novembre. E impara i nomi di chi, in questa zona di confine, ha trovato il modo di comandare con le leggi alla rovescia della ‘ndrangheta. Bruciano le macchine, s’incendiano i camion e si raccontano storie che puzzano di mafia. Si narra, adesso, la storia di due clan calabresi che hanno deciso di prendersi l’ultimo pezzo d’Italia, che da Ponte Tresa arriva fino a Luino, e buona parte della Svizzera. Trafficando armi ed esportando cocaina, trasformando i soldi in case, villette e locali. Un «patto mafioso» che vede dietro a estorsioni, incendi e omicidi i terribili Torcasio di Lamezia Terme e l’élite della cosca Ferrazzo di Mesoraca in provincia di Crotone sovraintendere al traffico di droga e a quello di armi. Pistole e fucili partiti dalla Svizzera e arrivati fino alla faida di Scampia. Un traffico - documentato dai carabinieri - di 284 tra revolver, pistole semiautomatiche e Kalashnikov, gestito dagli uomini di Mario Donato Ferrazzo, 54 anni e dal broker delle cosche trapiantato a Winterthur (Canton Zurigo ) Fortunato Andali, 59 anni. Un intreccio di omicidi e morti sospette rimasti senza colpevole. Una storia che qui, dove tra villette, ristoranti a menu fisso e capannoni la ‘ndrangheta neppure tenta di nascondersi, mette davvero i brividi.

      Gli omicidi

      Per capire cosa sta succedendo oggi bisogna riavvolgere il filo della memoria. Occorre tornare indietro di 22 anni, al 15 maggio del ‘94 quando in un’auto bruciata nei boschi di Bedero Valcuvia furono scoperti i corpi di Filippo Marini e Patrizia Ferraro, ammazzati con un colpo di pistola in testa. Le indagini dicono che Marini, pregiudicato, frequentava Giuseppe Torcasio (mai condannato per mafia) e il suo luogotenente Giorgio Perboni. L’11 ottobre del ‘97 viene ucciso a Marchirolo un altro pregiudicato, Sergio Bosio, mentre il 9 luglio di un anno dopo colpi di kalashnikov contro un’auto in corsa uccidono Antonio Bevaqua, calabrese di Motta Santa Lucia. L’ultimo delitto, il solo risolto, è del 28 maggio 2001 quando vicino al cimitero di Cugliate Fabiasco viene freddato Giorgio Perboni. Per quell’omicidio sarà arrestato Pietro Pollizzi, braccio destro di Torcasio. Pollizzi diventerà un collaboratore di giustizia, poi cercherà di evitare l’ergastolo dicendosi pazzo. Ma nei suoi verbali, finiti alla Dda di Milano, il pentito racconta gli affari della ‘ndrangheta e la volontà di Giuseppe Torcasio, imprenditore, di «uccidere tutti i concorrenti per accaparrarsi il mercato delle costruzioni». Tanto che Perboni - secondo Pollizzi - sarebbe stato ucciso proprio perché si era rifiutato di assassinare, su ordine di Torcasio, un imprenditore.

      Le morti sospette

      Ma non è tutto. Perché ci sono altre due morti misteriose classificate dalla polizia elvetica come suicidi ma per i quali - scrivono i carabinieri di Varese - si nutrono forti dubbi circa la loro effettiva natura. Il 23 febbraio 2001 #Valerio_Mascaro, 24enne di Senago, muore in un bosco di Lamone nel Canton Ticino. La pistola che l’ha ucciso viene ritrovata sul petto. Due anni dopo, il 23 agosto 2003, il fratello di Pietro Pollizzi, Antonio, viene trovato senza vita nella sua casa di Emmen nel Cantone di Lucerna. «Morte provocata dall’esplosione di un colpo di pistola». Per gli svizzeri è suicidio. Il rapporto tra i Torcasio e i Ferrazzo viene svelato da una serie di informative dell’Arma: «I due gruppi si sono spartiti le attività illecite spadroneggiando nella zona approfittando del clima di terrore instauratosi tra la popolazione che ha assistito, nel tempo, alla consumazione di gravi e plateali delitti che avevano come scopo proprio quello di seminare il panico tra la gente inducendola a sottostare alle volontà dei protagonisti». ù

      Fiamme e politica

      La «Vecchia Brera» di Marchirolo è un ristorante dai prezzi onesti gestito da tunisini. Qui a giugno sono andati a fuoco due furgoni. «Torcasio? Viene qui spesso, una brava persona. Dà sempre una mancia ai miei figli», racconta il titolare. Lungo la strada che porta a Ponte Tresa sono andate a fuoco 12 macchine. A due passi da un cantiere di Torcasio a Cadegliano Viconago il 13 novembre brucia una Kia Picanto parcheggiata nel cortile di un autosalone. Nelle telecamere si vede un uomo che versa benzina. Caso irrisolto. Torcasio è già stato coinvolto in indagini sul racket. «Paga che stai per morire», le minacce agli imprenditori. E quando una vittima si rifiuta di pagare (e anzi fa denuncia) un finanziere (infedele) in servizio a Ponte Tresa avvisa Torcasio: «Quello ha parlato con i carabinieri». Ma le minacce arrivano anche alla politica. A Marchirolo, picchia un consigliere comunale, agente della polizia locale a Ponte Tresa, che ha scattato foto a un suo cantiere. «Torcasio? Una storia chiusa, non voglio saperne niente».

      https://milano.corriere.it/notizie/cronaca/16_ottobre_15/ndrangheta-confine-cosi-cosche-hanno-preso-controllo-04057b4a-92ac-1

  • Derrière l’IA, les sacrifiés du smartphone

    Celia Izoard est journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Autrice de La Ruée minière au XXIème siècle. Enquête sur les métaux à l’ère de la transition (Seuil, 2024), elle a participé à l’élaboration du programme de «  désescalade numérique  » en amont des municipales 2026. Pour Socialter elle a choisi d’analyser le #film Les Sacrifiés du smartphone projeté lors de Numérique en lumière, le festival de films documentaires consacré aux droits humains bafoués dans l’industrie du numérique.

    Le #capitalisme a inventé les #pollutions_invisibles. Des perturbations imperceptibles par nos sens et qui pourtant sont des menaces existentielles  : la #radioactivité, la #pollution_chimique, le #réchauffement_climatique. Cette #invisibilité est la clé de son #impunité  : pas vu pas pris, comme on dit. Capitalisant sur ces pollutions invisibles, l’#économie_numérique, elle, a fait un pas de plus en inventant les #pollutions_inimaginables.

    J’appelle pollutions inimaginables ces impacts qui sont non seulement imperceptibles aux sens, mais aussi à l’#imagination. Prenez par exemple ces petites étoiles féériques qui dansent devant mes yeux quand j’ouvre mon navigateur  : l’intelligence artificielle générative (IAG). Si je clique, mon courrier va s’écrire, mon texte va se traduire, mon image va s’animer. Qui peut se représenter le concentré de #ressources_naturelles, de #souffrances et d’#exploitation humaines, de #produits_chimiques, d’#énergie qu’il y a derrière ces petites étoiles  ?

    Pour le saisir, il faudrait pouvoir faire apparaître, dans une seule pensée, ce qui rend possible l’IA. Il faudrait faire surgir dans l’imagination les #mines gagnées sur la forêt tropicale birmane, indienne ou congolaise, les usines métallurgiques crachant le feu, les étendues grises de #résidus_toxiques, les galettes de #silicium issues du #travail_forcé du #Xinjiang, les entrepôts de #data_centers carburant au charbon, à l’#eau de nappes presque épuisées, etc. C’est long d’expliquer tout ça, de le rendre présent à l’esprit – à l’esprit qui justement est tenté d’économiser sa pensée, là, d’un clic, pour gagner du temps.

    D’où vient la #puissance_de_calcul instantanée d’une appli d’IA  ? D’entrepôts de données où s’empilent des millions de #serveurs où sont concentrés des milliards de #circuits_électroniques, contenant eux-mêmes des centaines de milliers de #cartes_graphiques qui concentrent à leur tour des dizaines de milliards de #transistors.

    Le principal fabricant de serveurs informatiques destinés aux data centers est l’entreprise taïwanaise #Foxconn, alias #Hon_Hai_Precision_Industry, qui emploie plus d’un million de personnes en #Chine. C’est le sous-traitant historique d’#Apple, de #Microsoft, de #HP, de #Sony – le fabricant d’à peu près tous les #objets_électroniques que nous avons tenus entre nos mains depuis les années 2000. Aujourd’hui, Foxconn fournit toute la galaxie de l’IA en serveurs, de #Nvidia à #OpenAI, en passant par les data centers d’#Amazon.

    En 2010, Foxconn s’est fait connaître au monde par une épidémie de #suicides  : 17 ouvriers de sa méga-usine d’iPhone de Shenzhen se sont jetés par les fenêtres, 14 sont morts. Depuis ce temps, les balcons des dortoirs ont été condamnés. Mais les jeunes continuent d’arriver de leurs campagnes pour se retrouver coincés dans ses chaînes de production. Le désespoir de ces vies gâchées est le sujet du film Les Sacrifiés du smartphone [titre original Complicit] (2017), qui a été projeté récemment à Paris à l’occasion du festival de cinéma «  Numérique en lumière  : une autre réalité  ».

    Les réalisatrices Heather White et Lynn Zang ont filmé pendant trois ans la vie d’#ouvrières de Foxconn. Arrivées à 18 ans, Xiao, Ya et Fan ont travaillé plusieurs années pendant douze à seize heures par jour. Puis tout s’est arrêté – littéralement. Elles ont contracté des troubles neurologiques, des paralysies, à force d’astiquer les cartes graphiques, les led, les écrans, avec des solvants et des détergents  : benzène, méthanol, xylènes, trichloroéthylène...

    Selon la Global Electronics Association, un objet électronique peut nécessiter 1 000 produits chimiques différents. Foxconn nie toute #responsabilité. Comme les milliers d’ouvrières et d’ouvriers malades des toxiques utilisés dans l’électronique, Xiao, Ya et Fan n’osent pas rentrer chez elles, pour ne pas faire de peine à leurs parents, qui avaient tout misé sur elles.

    Sur mon écran, les petites étoiles de fée se remettent à clignoter.

    https://www.socialter.fr/article/les-sacrifies-du-smartphone-documentaire-intelligence-artificielle-ouvrier
    #IA #AI #intelligence_artificielle #travail #conditions_de_travail

  • George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4
    Ou comment dissoudre en images le totalitarisme dans la critique du monde occidental

    Dès ses premières minutes, le film donne la mesure de son ambition – et de son égarement. Sur un extrait en voix off de The Prevention of Literature , ce texte de 1946 où #George_Orwell décrit une société devenue totalitaire parce que sa classe dirigeante se maintient au pouvoir par la force et la fraude, #Raoul_Peck déploie un carrousel de visages : Orbán, Pinochet, Museveni, Min Aung Hlaing, Poutine, Ferdinand Marcos, et pour finir George W. Bush. Le procédé est visuellement efficace. Il est aussi d’une confondante approximation. Car de tous les dirigeants convoqués dans cette galerie, un seul – Poutine – gouverne un régime totalitaire. Les autres relèvent de catégories certes peu aimables, mais profondément différentes : dictature militaire, kleptocratie, junte, Big Man africain cramponné au pouvoir, démocratie illibérale. Quant à la présence de Bush, elle procède d’un réflexe anti-impérialiste qui n’entretient avec le totalitarisme qu’un rapport de métaphore paresseuse.
    Est-ce un défaut de mise en scène ? Plutôt une faute de pensée, qui contamine tout le film, car le totalitarisme n’est pas l’#autoritarisme monté d’un cran ; il en diffère par nature : là où l’un se satisfait du silence, l’autre exige l’adhésion, et entreprend de substituer à la réalité une fiction obligatoire. En alignant sur un même plan une junte birmane, un autocrate ougandais et un président américain élu, le documentaire sert le contraire de ce qu’il prétend : il dilue la pensée orwellienne dans un brouet.
    Dans 1984 , Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de #totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    #cinéma #documentaire #film #anticapitalisme #marxisme

    Simon Leys avait noté avec une ironie tendre qu’Orwell avait toujours fait sereinement face à ses nombreux ennemis, mais qu’on se demandait s’il aurait pu garder son sang-froid devant certains de ses admirateurs. Peck est de ceux-là – un admirateur sincère, un cinéaste de talent, un homme dont l’indignation ne fait aucun doute. Mais l’admiration qui se trompe d’objet peut faire sous les apparences de l’hommage presque autant de dégâts que l’hostilité franche. Orwell nous demandait une seule chose : tenir bon sur le fait que deux et deux font quatre. Peck, en multipliant Orwell par ses certitudes personnelles, arrive à moins quatre.
    #Pierre_Raiman,
    docteur en Histoire, spécialiste des totalitarismes.

    Article publié sur le site Desk Russie le 6 avril 2026.
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html

    Dans un entretien avec Raoul Peck dans Libération du 24 février 2026, il déclare :

    Déjà dans les années 1980, Georges Marchais était ridiculisé comme un clown… C’était difficile à supporter - une arme pour ridiculiser les idées de gauche.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/raoul-peck-cest-un-film-qui-fait-le-catalogue-du-present-comme-orwell-dan

    Georges Marchais , secrétaire général du Parti communiste français (PCF) de 1972 à 1994, c’est-à-dire un stalinien : une personne qui prétendait défendre la classe ouvrière et qui dans les faits en a été un des actifs fossoyeurs.
    Manifestement, Peck n’a pas très bien compris le sens de La Ferme des animaux d’un certain George Orwell...

    #confusionnisme #gauchisme

  • Ardent espoir, aux enfants de Godard et de la Palestine... et à l’avenir
    https://lundi.am/Ardent-espoir-aux-enfants-de-Godard-et-de-la-Palestine-et-a-l-avenir

    Les cinéastes Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval se sont vus confier par Nicole Brenez et Elias Sanbar, 120 heures de bandes son enregistrées il y a 55 ans par Jean-Luc Godard dans les camps palestiniens de Jordanie et du Liban. Ils ont imaginé et réalisent un film à la recherche des images manquantes et disparues.
    Voici quelques bribes de ce film à venir et qui s’intitulera : Ardent Espoir, aux enfants de Godard et de la Palestine... et à l’avenir.

    #cinéma #documentaire #archive #Palestine #Jean-Luc_Godard #Histoire

  • ‘The biggest, baddest, saltiest chick you would ever see’: why no one sang the blues like Big Mama Thornton
    https://www.theguardian.com/music/2026/apr/10/big-mama-thornton-documentary-blues-singer-original-hound-dog-elvis

    Gay, fearless and utterly unique, Thornton had a hit with Hound Dog before Elvis – but was then fleeced and forgotten. One hundred years after her birth, a new documentary sets the record straight

    Big Mama Thornton : I can’t be anyone but me
    Robert Clem | États-Unis | 2025 | 88 min
    https://www.docnrollfestival.com/films/big-mama-thornton-i-cant-be-anyone-but-me
    https://www.youtube.com/watch?v=qk5Ba8Tf48c

    The untold story of #Big_Mama_Thornton, the groundbreaking #blueswoman whose voice launched legends, defied conventions, and carved her place in music history on her own uncompromising terms.

    Willie Mae “Big Mama” Thornton was a towering force in American music for over forty years. Born in rural Alabama, she defied gender norms with her imposing stature, masculine dress, and commanding stage presence. “Hound Dog,” written specifically for her, became a n°1 R&B hit in 1952, yet she struggled for fair recognition in the years that followed. Rediscovered during the 1960s blues revival, she electrified audiences in the U.S. and Europe, and her song “Ball & Chain” helped launch Janis Joplin’s career. Living hard and touring relentlessly, Thornton died at 57, leaving behind an indelible musical legacy.

    #musique #documentaire #doc&roll

  • Théo Zimmermann, Les ordinateurs ont-ils des préjugés ?, 2026 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/04/13/zimmermann-arte
    http://www.dailymotion.com/thumbnail/video/x8cua2b

    Le problème n’est pas que les êtres humains soient (entre autres) des êtres subjectifs et émotionnels, car c’est bien en cela que réside leur nature. Ce sont bien au contraire, ces caractéristiques qui forment le terreau de la créativité et de l’intelligence humaines, et qui permirent la réalisation de l’ensemble des cultures et des divers rapports entre les Hommes de par le monde.

    En souhaitant ainsi “améliorer” l’Humain, c’est-à-dire en externalisant la résolution de ses “problèmes”, autrement dit en ne lui permettant plus de s’y confronter, nous aboutissons en fait à un processus inverse à celui de l’émancipation. Car c’est en grande partie la confrontation de l’Homme à divers types de “problèmes” qui lui font mettre en place (de façon consciente ou non) les processus qui l’amènent à développer ses compétences, lui donnant ainsi sa valeur, et faisant de lui un être social et culturel.

    Le type de jugement concernant la nature humaine présenté dans le documentaire revient, comme le dit l’expression, à « jeter le bébé avec l’eau du bain », sous le prétexte que ce dernier serait trop turbulent.

    […]

    Cette forme de synecdoque, bien trompeuse mais de nos jours très répandue, participe à l’élaboration des types de discours nécessaire à l’évolution de la société technicienne. De la même façon qu’il est difficile de vendre à une personne un “produit” ou un “service” dont elle pourrait totalement se passer, la diminution de « l’humain » à ses propres yeux, est une condition nécessaire à l’acceptation des nouvelles “directives” et “directions” qui lui sont imposées. Sa dépréciation permet de lui faire miroiter son amélioration, “amélioration” qu’il n’est, bien entendu, pas capable de réaliser lui-même, sans le concours des grandes structures industrielles, économiques ou politiques.

    […]

    Le documentaire poursuit :

    « La question est de savoir dans quelle mesure l’IA procède de manière équitable ? »

    Non, la question est de savoir si Nous (ici, l’ensemble de la population) souhaitons réellement l’instauration de ces technologies et de leurs logiques à l’ensemble des activités humaines. Si Nous consentons à leur déléguer les processus qui font de nous des êtres humains et des êtres sociaux.

    Comme de coutume dans le déploiement de telles rhétoriques techniciennes, il ne nous est pas demandé notre avis. On ne questionne jamais la volonté et la nécessité du développement d’une telle technologie. Nous sommes seulement invités à en corriger les éventuelles imperfections.

    C’est là, la meilleure façon de faire accepter un nouveau paradigme ; ne permettre ou n’envisager un questionnement qu’à l’intérieur de ce dernier et de sa logique, en donnant au passage l’illusion d’un débat au sujet de l’évolution en cours.

    #critique_techno #critique #documentaire #Arte #préjugés #IA #neutralité #politique #cybernétique #technocratie