• théorie :verified: : « J’ai vu #Naza, le documentaire … » - Mastodon
    ▻https://mamot.fr/@burgervege/117439906357350940

    J’ai vu Naza, le #documentaire où 24 militaires israéliens expliquent comment ils tuent tout le monde à #Gaza, de façon très peu différenciée, en utilisant la surveillance de masse pour écouter leurs victimes avant et après les frappes aériennes. Un fil 🧵

    En vrai, vous savez déjà tout. Israël tue des innocents, dont des enfants, en connaissance de cause, de façon massive. C’est même l’origine du nom du documentaire : Naza, c’est le terme pour désigner les victimes collatérales. Ça permet de compter : on dit un, deux, trois naza.

    Ça permet aussi de faire des ratio : pour une cible qu’#Israël veut tuer, la norme est devenue d’accepter 20 victimes collatérales, 20 naza. Au moins 20.

    C’est pas les révélations qui font le film : c’est qui parle, comment. Un des militaires explique qu’il ne pense même pas aux victimes, jamais. Ce n’est pas qu’ils les déshumanise, c’est que son équipe s’intéresse aux objectifs, à la mission. Après, il passe à la prochaine mission. C’est ça qui le motive. Comme dans un jeu vidéo (c’est lui qui le dit).

    Un autre dit qu’il tue toutes les personnes qui rentrent dans une zone de distribution de nourriture. Sa consigne est de tuer les personnes qui vont vers le point de distribution. Combien ça fait demande le journaliste ? Une, deux personnes ? 10 répond l’autre. Par jour ? « Non, non, par heure ».

    En permanence, les militaires donnent des chiffres de morts plus hauts que les attentes du documentariste, et ils le font comme on explique à quelqu’un qu’il est à côté de la plaque. Qu’il n’a pas du tout les bons ordres de grandeur, la bonne approche.

    Ce qui me marque, c’est qu’au-delà du #génocide #palestinien, ça raconte la société de surveillance et le monde du travail.

    Des militaires t’expliquent comment ils tuent toute une famille : ils ont accès à tous les téléphones, ils voient leur contenu en temps réel.

    Avec les selfies sur le téléphone de la fille, on calcule l’angle d’attaque. Quand le micro capte la voix du père de famille, ils envoient la frappe aérienne. Ensuite, ils entendent les hurlements des victimes.

    Un des militaires dit « Je suis un rouage ». « Quelqu’un d’autre l’aurait fait ». Le gars qui a conçu l’algorithme qui sélectionne les personnes à tuer (les « cibles ») dit que c’est pas lui qui tue, c’est la bombe qui sort de l’avion.

    Toustes reconnaissent qu’iels ont contribué à tuer des centaines de personnes, mais y’en a qu’un qui se compare explicitement à un #nazi.

    Le gars le dit clairement : il considère les nazis comme le mal absolu, il a été en Pologne, et longtemps il ne comprenait pas comment c’était possible de faire ce que les nazis ont fait.

    Maintenant il comprend. Qu’est-ce que ça fait de lui ? Il se demande.

    Je crois que c’est dans le livre Terres et liberté (coordonné par Fatima Ouassak) qu’il y a un article sur la #Palestine globale, sur l’idée que tout ce qui se passe là-bas se passera chez nous. Parce que c’est un continuum, que ça s’appuie sur les mêmes idées, les mêmes techniques, et que la Palestine opère comme une zone d’expérimentation.

    Voilà, à part ça la mise en scène est saisissante. Le film parle de comment Israël tue les gens chez eux, de nuit, à Gaza ; et tout le film montre des gens chez eux, de nuit, à Tel-Aviv.

    L’expérience la plus proche à mon sens, c’est #Shoah de Claude Lanzmann, dont c’est pas certains aspects le pendant inversé. Lanzmann filme les victimes, leurs visages, leurs yeux, 30-25 ans après. Naza filme la silhouette des meurtriers, dans l’ombre, anonymisés, alors que le génocide se poursuit.

    Naza sera disponible gratuitement en ligne dans le mois qui vient en ligne. Ça dure 77 min.

    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/NAZA_(film)

    Attention quand même, Israël a fait un film de propagande appelé Naza : The Real Story, pour parasiter le film. Celui-là fait 49 min.

    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/NAZA:_The_Real_Story

    • @vanderling Ces journaux français font vraiment honte, libe ne semble même pas avoir trouvé important de dépêcher un+e journaliste pour aller voir le film. Iel a du faire la sortie des salles du MK2 Beaubourg (coco tu y vas à pied c’est pas loin de la redac) et son article analyse les parts de marché du box-office pour éviter de parler du contenu. Instillant même le doute nécessaire pour contenter les deux parties si bien équilibrées.

      Le film des journalistes d’investigation israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor donne la parole à 24 militaires et membres des services de renseignement israéliens, tous anonymes, décrivant la façon dont, d’après eux, l’armée israélienne tue de façon systématique de nombreux civils dans la bande de Gaza.

    • « Chaque citoyen doit servir l’armée israélienne s’il est juif. Or aucun parent n’a envie que son enfant soit vu comme un criminel » : l’impact du documentaire « Naza » sur la société israélienne

      ▻https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/armee-israelienne/chaque-citoyen-doit-servir-larmee-israelienne-sil-est-juif-or-aucun-parent-

      Le sociologue politique Avishai Ehrlich revient sur l’impact du film Naza sur la société israélienne et les débats qu’il provoque bien que ce documentaire ne soit pas distribué en Israël.

    • ASI : Naza : sur France Inter, pour ou contre le journalisme ?

      ▻https://www.arretsurimages.net/chroniques/les-enerve-es/naza-sur-france-inter-pour-ou-contre-le-journalisme

      Naza signifie "dommage collatéral" en hébreu. C’est aussi le titre du documentaire réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, ovationné pendant 25 minutes à la Mostra de Venise. Le film documente les méthodes d’extermination technofascistes des Palestinien·nes de Gaza : entre usage de l’IA militaire et politique génocidaire, à partir de 24 témoignages d’ex-militaires et agents du renseignement israéliens. Ce mardi 13 octobre à 9 h 34, sur France Inter, dans l’émission de Sonia Devillers, on peut se demander si le journalisme lui-même, n’était pas relégué au rang de dommage collatéral.

      "Pour ou contre Naza". Voilà donc la question qu’a choisi de poser France Inter pour orchestrer son débat entre Amélie Férey, chercheuse à l’IRSEM, et David Khalfa, présenté comme "co-directeur de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, à la fondation Jean Jaurès" - mais également, sans que cela ne soit précisé, ancien membre d’Elnet, un lobby pro-israélien, où il était en 2013 selon Le Monde, "chargé des relations avec les politiques". "Pour ou contre Naza", titre initial de l’émission, avant que la rédaction ne change d’avis et le remplace, peu de temps après sa diffusion, par "« Naza », comment documenter les exactions israéliennes à Gaza ?".

      Khalfa lui-même, récuse "cet espèce d’opposition binaire « pour ou contre le film »" proposée par Sonia Devillers, qui, embarrassée, réajuste : "Tant mieux, parce que souvent j’annonce des positions binaires, et comme j’ai que des invités intelligents, ça fait des discussions absolument intelligentes, nuancées, fines et subtiles, c’est ce qu’on cherche en général au micro de France Inter". Qu’en a-t-il vraiment été ?

      Plutôt que débattre de l’existence de Naza (une entreprise déjà largement menée par des médias conservateurs), ne serait-il pas pertinent, sur l’antenne publique, de soutenir un journalisme libre, indépendant, fragile car mis sous pression ? Car rappelons-le d’abord (puisque Sonia Devillers n’en mentionne pas l’ensemble) : Yuval Abraham et Rachel Szor sont menacé·es d’une déchéance de nationalité. Les sources anonymes de Naza, elles, sont exposées à des enquêtes et d’éventuelles poursuites pénales, exigées par Benjamin Netanyahou. Avant Naza, Yuval Abraham avait déjà réalisé No Other Land, Oscar du meilleur film documentaire en 2025. Un documentaire sur la Cisjordanie occupée, avec son confrère palestinien Hamdan Ballal, agressé par des colons et détenu 24 heures par l’armée, cinq mois après la sortie du film.

      Mais accordons-lui le bénéfice du doute : Sonia Devillers n’a peut-être pas vu le film, en salles les 12 et 13 octobre (qui sera ensuite disponible en ligne). Nous, si. "Naza, ou nadzza, je sais pas comment ça se prononce…", explique-t-elle dans l’émission. "Révélations embarrassantes pour l’armée israélienne, ou bien, mauvaise foi militante ?". Embarrassantes. Pour qualifier des témoignages d’organisation de crime de masse, le mot "embarrassante" est-il vraiment le plus adapté ?

      Puis, vient le soupçon de militantisme. "Ses partis pris renforcent-ils son propos ou fragilisent-ils sa crédibilité ?", demande-t-elle, sans pour autant éclaircir les "partis pris" en question. Question à l’ancien proche d’Elnet : "Dès le titre, le film annonce son angle et son projet : dénoncer une guerre menée au prix de milliers de victimes. Donc pour vous, ce film, c’est avant tout un acte de dénonciation ?".

      L’argument pour démontrer l’absence de fiabilité journalistique ? David Khalfa : "Il y a une confusion des genres : le film a une prétention documentaire", mais selon lui, "ne respecte pas les règles élémentaires de l’investigation journalistique, c’est-à-dire le respect du contradictoire". Plus tard, Devillers reprend ce réquisitoire à son compte, "Comme vous dites, il n’y a pas de contradictoire", avant qu’Amélie Férey ne la contredise : le réalisateur échange avec des soldats impliqués dans le génocide, dont certains ne partagent pas son point de vue. "Donc il y a quand même un principe de contradictoire". Pour recueillir un contradictoire, il fallait s’adresser à l’armée israélienne. Mais, qui est devant la caméra ?

      Pourtant, Naza ne nous apprend rien. Le documentaire s’appuie sur des enquêtes déjà publiées par The Guardian et le média d’investigation israélien +972. Naza ne vient que confirmer et mettre en images ce que l’on savait déjà : le technofascisme mis en place par l’armée israélienne, et ses intentions génocidaires. Dans la première partie du film, le spectateur découvre l’utilisation de l’IA militaire utilisée pour sélectionner des cibles, à travers notamment le logiciel de ciblage et d’espionnage par IA : "Lavender", qui analyse les données de surveillance (géolocalisation, contacts, appel, etc) des Palestinien·nes pour tenter de classer civils et combattants.

      Mais comme Naza le démontre, la marge d’erreur est très importante. Un autre programme est présenté : "Where is daddy", un algorithme qui permet de savoir quand un supposé membre du Hamas est rentré chez lui auprès de sa famille - qui autorise l’armée à bombarder un immeuble. Des faits connus dès 2024, dans une enquête publiée par le réalisateur sur +972. Sonia Devillers ne développe pas ces éléments, pourtant encore mal connus du public français.

      Débattre de l’existence de Naza : un choix de discussion étonnant, quand tant d’autres questions méritaient d’être posées sur ce film. Pourquoi un film israélien fait le tour du monde, quand les films palestiniens Palestine 36 (2026), d’Annemarie Jacir, ou encore Citizen Osama (2026), produit par Ahmed Hassouna, eux, restent sous-médiatisés ? Pourquoi, lorsqu’une population colonisée documente sa propre histoire, le récit reste feutré ? Les Palestinien·nes, hors champ dans le film (et aussi questionnable), alertent depuis bien longtemps sur le génocide que Naza semble révéler au monde.

      Mais sur France Inter, on discute encore du mot lui-même. "Il y a cette question de l’utilisation du terme génocide, est-ce qu’Israel est en train de perpétrer un génocide à Gaza ?", demande Sonia Devillers à David Khalfa. Or, dans le film, le mot n’est pas brandi par le narrateur : un soldat lui-même emploie ce mot pour qualifier son action. David Khalfa s’adonne ensuite à un argumentaire juridique bancal : "C’est un concept juridique, je ne comprends pas comment on peut se substituer à la justice. Il y a une instruction en cours : ni la CPI, ni la CIJ n’ont établi ce diagnostic, il n’y a pas de jugement sur le fond aujourd’hui". Sur la comparaison historique amenée dans le documentaire entre le génocide à Gaza et la Shoah, le "spécialiste du Moyen-Orient" estime que le film "manque sa cible", que "l’analogie tout à fait scabreuse" n’a "absolument aucun intérêt" et "dessert totalement le propos".

      Une analogie qui entraînerait, selon lui, un "glissement vers un discours beaucoup plus idéologique". Un propos adoubé par Sonia Devillers : "Plus idéologique que journalistique". Mais ce rapprochement, là encore, surgit lors d’un témoignage de soldat, face à la caméra de Rachel Szor : "J’avais intégré que les nazis, c’est le mal incarné. Mais moi, je suis quoi ?". Amélie Férey tente de contredire les propos de David Khalfa. "Mais la CIJ a dit qu’il y avait quand même un génocide". Il la conteste, mais l’émission s’achève déjà. "Moi, j’envoie tous nos auditeurs au cinéma ce soir !", conclut Sonia Devillers, en quittant le micro, et en laissant la question de fond sans réponse. N’aurait-elle pas dû, au moins, rappeler les faits connus ? Le 16 septembre 2025, la Commission d’enquête de l’ONU concluait qu’Israel était en train de commettre un génocide dans la bande de Gaza. Peut-être qu’à trop remettre en question la rigueur journalistique des uns, on tend à en oublier la sienne.

  • The #document_foundation gets its own logo after 16 years
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/10/document-foundation-new-logo

    The Document Foundation, the non-profit steering the development of #LibreOffice, has unveiled a new logo. The change means that, for the first time since its inception in 2010, TDF no longer shares the same logotype and wordmark as LibreOffice. “The Document Foundation” is now the sole wordmark, written in a different font, Inter, and a refreshed set of brand colours complement it. Unveiling the design, TDF’s Italo Vignoli made the case for a decoupling of the two brands, noting “the foundation speaks as an institution, not as a software project” whose work “extends well beyond the product” that it’s known […] You’re reading The Document Foundation gets its own logo after 16 years, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #branding

  • 1848-1860. Des Cévennes aux Aurès : le cancer industriel. Bleue comme une orange, chap. 21
    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/1848-1860-des-cevennes-aux-aures-le-cancer-industriel-bleue-com

    Saviez-vous qu’Abd el-Kader, l’émir jihadiste, résistant à la conquête de l’Algérie par la France, avait également été le zélé promoteur et bénéficiaire personnel du canal de Suez ? « Pour contrer l’Occident colonisateur, les musulmans devaient, selon lui, privilégier la science et l’avancée technologique à plusieurs échelons . » Sans parler de Saïd Pacha et d’Ismaïl Pacha, seigneurs du Nil, Abd el-Kader ne fut d’ailleurs pas le seul potentat arabe à soutenir cette méga-percée industrielle, (…) #Documents

    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/1848-1860_-_des_ce_vennes_aux_aure_s_le_cancer_industriel__bleu

  • Les survivants du Che
    (un très beau #film)

    Che Guevara partisan de la #révolution internationale, tente de créer un soulèvement populaire dans les #montagnes de #Bolivie à même de renverser le régime dictatorial en place. Les guérilleros « ne reçoivent le soutien ni des paysans [de la région] ni du parti communiste [bolivien]. Traqué par l’#armée_bolivienne, qui a reçu un soutien logistique de la #CIA, le groupe se retrouve finalement encerclé, Che Guevara est capturé par l’armée bolivienne ». Il est exécuté le 9 octobre 1967 à #La_Higuera. Six guérilleros qui lui étaient fidèles entreprennent une #fuite de 2 400 km en cinq mois à travers la #jungle pour rejoindre le #Chili voisin, alors qu’ils sont pourchassés par environ 4 000 soldats de l’armée bolivienne.

    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Survivants_du_Che
    #film_documentaire #documentaire #Che_Guevara #cavale #montagne #Cuba

  • L’Abbraccio. Storia di Antonino e Stefano Saetta

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=APJ9nClrCKs

    L’abbraccio - Storia di Antonino e Stefano Saetta è un film documentario italiano del 2020, scritto e diretto da Davide Lorenzano, prodotto da Cristian Patanè, con la direzione della fotografia di Daniele Ciprì.

    La pellicola esplora la vicenda di Antonino Saetta e del figlio Stefano, vittime di un efferato agguato ordito da #Cosa_nostra, teso lungo la strada statale 640, tra Agrigento e Caltanissetta, la notte del 25 settembre del 1988, ma spazia anche al legame padre-figlio attraverso l’elaborazione di ricostruzioni animate nel linguaggio del graphic novel e la rivelazione di documenti inediti, le immagini delle teche Rai e dell’Istituto Luce.
    ▻https://it.wikipedia.org/wiki/L%27abbraccio_-_Storia_di_Antonino_e_Stefano_Saetta

    –-
    Antonino Saetta

    Antonino Saetta (Canicattì, 25 ottobre 1922 – Caltanissetta, 25 settembre 1988) è stato un magistrato italiano, assassinato da Cosa nostra insieme al figlio Stefano.

    ▻https://it.wikipedia.org/wiki/Antonino_Saetta

    #film #Antonino_Saetta #Stefano_Saetta #mafia #Sicile #homicide #assassinat #magistrat #anti-mafia #criminalité_organisée #documentaire #film_documentaire

  • Dokumentarfilm »Naza«:

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12716147

    #Israel #documentary #Gaza #Palestine #Palästina #Dokumentarfilm

    ♲ DIE ZEIT - 2026-09-11 17:59:08 GMT

    ▻https://www.zeit.de/politik/ausland/2026-09/naza-dokumentarfilm-israel-armee-gaza-ki

    Israels Militär hat den im Dokumentarfilm »Naza« erhobenen Vorwürfen widersprochen. Über Angriffe im Gazastreifen hätten immer Menschen entschieden, nicht Maschinen.

    [...]

    Einer der Interviewten verglich die Arbeit mit einem Videospiel. Die Interviewten berichten, dass bei den so orchestrierten Angriffen zahlreiche Zivilisten getötet werden.

    Das Publikum in Venedig würdigte den Film bei seiner Premiere mit stehenden Ovationen über 25 Minuten. Die britische Produktion zählt zu den Favoriten für den Goldenen Löwen.

  • Yuval Abraham et Rachel Szor, réalisateurs de « Naza » : « En tant qu’Israéliens, nous sommes tous complices dans une certaine mesure des crimes perpétrés à Gaza »
    ▻https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/09/10/yuval-abraham-et-rachel-szor-realisateurs-de-naza-en-tant-qu-israeliens-nous

    Après No Other Land, Oscar du meilleur #documentaire en 2025, coréalisé avec les Palestiniens Basel Adra et Hamdan Ballal, le journaliste israélien Yuval Abraham et la cinéaste Rachel Szor continuent de documenter la violence légitimée par l’Etat d’#Israël. Avec Naza, ils révèlent, par le biais d’interviews anonymisées de personnes ayant collaboré avec l’armée israélienne, le système qui permet l’assassinat chaque jour de manière intentionnée de civils à Gaza. Un documentaire-choc, présenté en compétition au Festival de Venise jeudi 10 septembre, où on les a rencontrés.

    ▻https://archive.ph/xb2vd

    edit :
    ►https://seenthis.net/messages/1190112
    ▻https://seenthis.net/messages/1190401

    #Naza

  • A new online tool maps border wall projects, using photos from the people who live nearby

    Tucson-based news outlet #The_Border_Chronicle hopes its ‘#Wall_Watch’ map can provide ‘continuous, realtime’ #documentation of border #infrastructure projects.

    A new online mapping tool aims to document wall construction and other federal projects along the nearly 2,000-mile U.S.-Mexico border — using help from the people who live there.

    The Border Chronicle, a Tucson-based independent news outlet, launched the initiative — called “Wall Watch” — last week. It arrives as the Trump administration continues to ramp up border barrier construction, ranging from a floating buoy wall in Eagle Pass, Texas, to a double bollard fence that would cut through the Tohono O’odham Nation.

    “We thought of this idea, Wall Watch, as a way for communities up and down the border to have more of a real-time look at what is actually happening,” said Border Chronicle co-founder Melissa del Bosque.

    How it works

    While browsing through the interactive Wall Watch map, users can explore the various layers of border infrastructure that already exist, like surveillance towers, land ports of entry, and vehicle barriers.

    But the map also depends on crowdsourced reports from border-area residents who observe new construction. Following the website’s directions — written in English and Spanish — users can submit up to five images, along with other basic details, like GPS coordinates and the date of the observation.

    The submissions go to an administrator, Tucson-based geographer Dugan Meyer, who verifies the reports.

    “Then if it’s good to go, he’ll post it on the Wall Watch map,” del Bosque explained.

    The federal government already documents border barrier construction on its interactive Smart Wall Map. There, users can browse through a wide assortment of ongoing projects, ranging from a double wall that would stretch through the San Rafael Valley to new technology for the existing barrier south of San Diego.

    But del Bosque says the government’s tool doesn’t give the full picture.

    “You can see where the awarded contracts are and contracts in process, but it lacks in detail … It’s not entirely clear by looking at (the Smart Wall) map as to what exactly is happening,” del Bosque said.

    Wall Watch, she added, is aiming for a more “continuous, real-time picture” of the border.

    ‘A lot of anxiety, a lot of concern’

    In recent months, del Bosque said, Border Chronicle staff began getting calls from border-area residents — from Texans to Californians — seeking answers about new construction projects in their own neighborhoods.

    “What residents were telling us is that they were getting no information from the federal government about what their plans were … So there was a lot of anxiety, a lot of concern,” she said.

    Del Bosque said she began reporting on border walls in 2008 — but back then, there was “more of a process” in terms of how the federal government communicated with local residents about border-related construction projects.

    “So, there would be these community meetings. There were community liaisons. There was an opportunity for residents to be able to voice their concerns and the impacts,” she said.

    Del Bosque is not alone in wanting better communication.

    This spring, a coalition of 14 judges in Texas’ border counties penned a letter to the Department of Homeland Security, asking the agency to coordinate with landowners and local officials before finalizing infrastructure projects.

    On Aug. 7, Republican Texas Sen. John Cornyn made a similar request in a letter to DHS about the agency’s controversial plans to install new border technology and infrastructure in Big Bend National Park.

    “In the past, such communications between DHS and state and local leaders have occurred,” he wrote.

    Cornyn continued: “But it appears the level of coordination and communication related to proposed construction in the Big Bend region has not been as fulsome as in prior years.”

    Reached for comment, a Customs and Border Protection spokesperson told AZPM the federal agency regularly “engages with stakeholders,” including residents and landowners and local government officials. CBP did not respond to specific questions about how often federal officials hold meetings with local residents in the event of border-barrier construction.

    Buoy walls and bollard fences

    So far, Wall Watch has garnered 22 community-sourced reports of new construction across the border — mostly in Texas. In a corner of Zapata County about 30 miles south of Laredo, for example, a report from a resident describes newly observed bollard wall construction just east of the Rio Bravo. Farther north, in Eagle Pass, another submission features a slightly grainy cellphone photo. In the distance, a yellow excavator digs into a river.

    “Barge with heavy equipment preparing for river buoy installation,” the report notes.

    Eagle Pass, del Bosque pointed out, has presented something of a test case for the Trump administration in its efforts to bolster border infrastructure. Earlier this year, contractors installed miles of floating buoys along the Rio Grande to create a floating border barrier. But in June, possibly hundreds of buoys broke free from the barrier — prompting the shutdown of two international bridges in the Texan border town.

    “Once you see (the Wall Watch map) from a region-wide perspective, you see just how massively the landscape is being transformed under the name of national security, or border security,” del Bosque said.

    So far, the map only features two submissions along Arizona’s border — photographs of a large construction staging area on the southwestern edge of Cochise County.

    But the project’s creators hope for more community engagement as time passes.

    “So much of the border narrative is dictated by people who don’t live at the border,” del Bosque said.

    She added: “This is an opportunity for border residents to build that reality on the ground and to show the rest of the country, ‘Look, this is what’s happening in my backyard.’”

    ▻https://news.azpm.org/p/news-topical-border/2026/8/21/230923-a-new-online-tool-maps-border-wall-projects-using-photos-from-the-

    #cartographie #visualisation #murs #barrière_frontalières #infrastructure_frontalière #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #Mexique
    ping @reka @fil

  • Der Dokumentarfilmer als Märchenonkel
    ▻https://www.kontextwochenzeitung.de/gesellschaft/348/der-dokumentarfilmer-als-maerchenonkel-5030.html

    18.4.2018 von Mario Damolin - Auf der Berlinale wurde er vorgestellt, jetzt kommt er in die Kinos und wird über den grünen Klee gelobt: der „SPK Komplex“ von Dokumentarfilmer Gerd Kroske über das Sozialistische Patientenkolletiv im Heidelberg der 70er. Unser Autor lobt nicht. Der Streifen sei nur wenig komplex, dafür viel einfältige Geschichte.

    Das sei ja „wie ein revolutionärer Akt, wenn man sich dagegen viele zeitgenössische Dokumentarfilme ansieht“, schwärmt ein Redakteur in der taz voller Bewunderung. Und der Dokumentarfilmer antwortet bei einer Filmvorführung in Heidelberg so richtig offensiv: „Das ist eine TV-Krankheit, immer diese Bauchbinden bei Dokumentarfilmen, man sieht doch meistens, wer da gerade spricht.“ Das sei bewusst eingesetzt, als „dramaturgisches und künstlerisches Mittel“, denn der Zuschauer solle schon mitarbeiten und von sich aus die Protagonisten zuordnen: ob Patient, Polizist, Rechtsanwalt, Arzt etc. Bauchbinden zur jeweiligen Person erscheinen da offenbar nur als eine Art schwarzer Pädagogik, die den Zuschauer mit Informationen zwangsernähren und mit Vorurteilen besetzen will. Im „SPK Komplex“, Gerd Kroskes Dokumentation über die Geschichte des Sozialistischen Patientenkollektivs (SPK) sprechen allerdings viele, von denen man eben nicht weiß, wer sie sind. Und das ist noch lange nicht die ganze Misere dieses Films.
    Dokumentarfilmer Gerd Kroske. Foto: privat

    Dokumentarfilmer Gerd Kroske. Foto: privat

    Das Sozialistische Patientenkollektiv war eine Gruppe Patienten und Patientinnen, die sich 1970 in Heidelberg innerhalb der Uni-Poliklinik für Psychiatrie konstituierte und den herrschenden Klinikbetrieb aktiv umzugestalten trachtete: gegen unzumutbare Behandlungsmethoden, gegen die Hierarchie Arzt-Patient und insgesamt gegen die damalige Verwahrpsychiatrie, in der die Ordinarien und Ärzte herrschen konnten wie sie wollten. Ein Arzt, Dr. Wolfgang Huber, solidarisierte sich mit den Patienten, was natürlich unter den mehrheitlich konservativen Professoren erheblichen Widerspruch provozierte. Dann gab es den Klinikleiter, Prof. Walter von Baeyer, er stammte aus einer jüdischen Familie und war Co-Autor des Standardwerkes „Psychiatrie der Verfolgten“, ein anfangs seinem Mitarbeiter Huber eher zugeneigter Mann, obwohl durchaus bürgerlich-konservativ; und da war auch noch ein liberaler „Reform-Rektor“, der Theologe Rolf Rendtorff, der versuchte, die Patientengruppe in irgendeiner Weise zu unterstützen.
    Das Motto des SPK: Kampf der Ärzteherrschaft

    Aber die Verhältnisse waren damals auf Konfrontation gebürstet. Das Rektorat wurde zwischen CDU-Kultusministerium, konservativen Ordinarien und dem rebellischen SPK zerrieben, die Gruppe galt als „Feind im eigenen Haus“. Das SPK antwortete mit ebensolchen Feinderklärungen und Denunziationen: etwa, dass Baeyer ein „Euthanasiearzt“ gewesen und nunmehr die „Krankheit als Waffe“ gegen die Klassenmedizin auszurichten sei. Motto: Kampf der Iatrokratie, der Ärzteherrschaft. Der Patient als revolutionäres Subjekt.

    Diese Konfrontation inmitten einer immer hysterischer werdenden bundesrepublikanischen Situation der beginnenden 70er Jahre nahm wachsende radikale Züge an: Teile der studentischen Rebellierenden sahen schon den Faschismus vor der Tür, Teile der Ordinarien imaginierten sich neue „SA-Truppen“ in ihren Seminaren. Auch das SPK radikalisierte sich – der Druck von außen ergänzte sich mit dem Druck von innen. Das SPK, anfänglich entstanden aus berechtigten Patienten-Protesten gegen die Wirklichkeit der Psychiatrie, mutiert zu einer gewaltförmigen Sekte, mit allen Ingredienzien: ein Guru, Dr. Huber, dessen Charisma viele labile Menschen fesselt; ein innerer Zirkel, der die Gruppe dominiert; theoretische Amokläufe mithilfe von Hegel über Marx und Freud zu Wilhelm Reich; Verschwörungstheorien und Suche nach Verrätern in den eigenen Reihen; ein immenser Gruppendruck, auch körperliche Gewalt innerhalb der Gruppe; Spielereien mit Waffen im Wald; sexueller Missbrauch durch den Guru, der, weil er sich selbst in den Patientenstatus definiert, jetzt auch keine Rücksicht mehr auf das Abstinenzgebot nehmen muss und sich unter seinen Patientinnen umschaut. Das Ende: Selbstmorde, Polizeieinsätze, Razzien, Verhaftungen, Dr. Huber und seine Frau werden mit Gefängnisstrafen belegt; Patienten sehen sich allein gelassen; SPK-Mitglieder wechseln über die damals existierenden „Komitees gegen (Isolations-)Folter“ in die Reihen der RAF; vier von ihnen werden Teil des „Kommandos Holger Meins“, das im Jahr 1975 die deutsche Botschaft in Stockholm besetzt, um politische Gefangene freizupressen - Resultat: vier Tote, darunter zwei Botschaftsmitarbeiter.

    Soweit die Geschichte, die natürlich erheblich vielschichtiger ist.

    Was aber macht der Dokumentarfilmer Kroske, was macht sein Film aus diesem Stoff? Er recherchiert in Archiven und holt Personen vor die Kamera, die im Umfeld des SPK-Themas etwas zu sagen haben - und dies durchaus in zum Teil beeindruckender Weise. Etwa ein ungenannter Patient, der nachdenklich seine SPK-Erfahrungen schildert; oder auch die später in der RAF untergetauchte und verurteilte Ex-SPKlerin Carmen Roll, die nach der Haft in einer italienischen Psychiatrie arbeitet. Kroske sucht und findet Audio- und Video-Material, die das SPK zum Thema haben. Das gehört zum Handwerk des Filmemachers.
    Agitationsschrift von 1970.

    Agitationsschrift von 1970.

    Dann aber erscheinen Personen, die mit dem SPK nichts zu tun hatten. Der Stockholm-Terrorist Karl-Heinz Dellwo kommt ausführlich zu Wort. Kripobeamte aus Heidelberg, Vollzugsbedienstete aus Stammheim, Richter, Rechtsanwälte, Journalisten. Wer in diesem Film nicht vorkommt, ist der Berliner Medizinhistoriker Christian Pross, der 2016 – zusammen mit zwei wissenschaftlichen Mitarbeiterinnen – nach vierjähriger Recherche eine bemerkenswerte Studie über das SPK herausgebracht hat, Titel: „Wir wollten ins Verderben rennen.“ Pross war anfangs selbst im SPK-Umkreis als Student aktiv.

    Warum, wurde Kroske in Heidelberg gefragt, sei dieser bedeutende Zeitzeuge mit seinen Forschungsergebnissen im Film nicht zu finden? Kroske: „Der war zu eitel und wollte nicht kooperieren.“ Möglicherweise passte aber auch das Erkenntnisinteresse des Medizinhistorikers ganz einfach nicht zum Erkenntnisinteresse des Dokumentarfilmers. Der Buchtitel „Wir wollten ins Verderben rennen“ (Zitat eines Patienten) deutet nämlich in eine völlig andere Richtung als der ursprüngliche Arbeitstitel des Filmes: „Psycho-RAF“.

    Während Pross akribisch die Einzelteile des Themas zusammenfügt, agiert Kroske mit routiniertem und populistischem Rundumschlag. Während Pross Stück für Stück die äußeren und inneren Verbindungslinien eines gewalttätigen Gruppenprozesses offenlegt, ist Kroske auf die Skandalisierbarkeit seines Themas aus. Der Eindruck des Wissenschaftlers Pross nach einem ersten Gespräch mit dem Dokumentarfilmer Kroske: „Der war mir zu oberflächlich, zu drängelnd und zu unsensibel im Umgang mit Zeitzeugen.“

    So kommt Kroske zu steilen Thesen, die er sowohl in Interviews - zum Beispiel mit dem Deutschlandfunk Kultur – als auch bei der Heidelberger Filmvorführung wiederholt. Etwa dass es in Heidelberg nach dem Verbot des SDS (Sozialistischer Studentenbund) 1970 nur zwei Möglichkeiten gegeben habe, sich politisch in der Stadt zu betätigen: entweder im maoistischen KBW (Kommunistischer Bund Westdeutschlands) oder eben im SPK. Blühender Unsinn, irgendwo aufgeschnappt und gerüchteweise weitergegeben.
    Ein dramaturgisches Flickwerk

    Was in Kroskes Film immer deutlicher wird, je länger er dauert: er hat keine Ahnung von der politischen Situation in der Stadt damals, und, was noch schwerer wiegt, er hat eine nur sehr begrenzte Ahnung von der Situation der Heidelberger Universität und Psychiatrie dieser Jahre. So verflüchtigt sich das Patienten-Thema im Film nach und nach zugunsten einer Erzählung zum Thema Terrorismus, in der es von RAF, Stammheim, Stockholmer Attentat, Schüssen in Wiesenbach, Polizeieinsätzen, Razzien nur so wimmelt.

    Der Ex-Terrorist Lutz Taufer, der 37 Jahre brauchte, um öffentlich die Reue über sein mörderisches Tun zu bekunden, tritt gehäuft wie eine Art Elder Statesman als O-Ton-Geber in diesem Film auf; und da hilft es auch nicht, dass Ex-SPKlerin Carmen Roll in langen Kameraeinstellungen die Triester Psychiatrie Franco Basaglias und Franco Rotellis erklärt – nur um das Psychiatrie-Thema im Film zu halten. Das SPK hatte mit der italienischen Anti-Psychiatrie nichts oder nur wenig zu tun. Und, das muss betont werden: das SPK war keine Keimzelle der RAF, so sehr dieser Film auch versucht, das nachzuweisen.

    Fazit: Wer vor dem Anschauen dieser Doku vom Thema wenig oder nichts weiß, wird in die Irre geleitet.

    Und so bleibt diese Dokumentation ein dramaturgisches Flickwerk von Ereignissen und Personen, ein vom „Komplex“ zur einfältigen Geschichte herabdekliniertes Stück Film, in dem fast alles fehlt, was dieses Thema hätte spannend und interessant machen können. Etwa die Herausarbeitung und Verschränkung jener individuellen und gesellschaftlichen Dynamik, die das Entstehen von Sekten dieser Art begünstigt und – wie Tolstoi einmal bemerkte – das wahre Gesicht des Staates in seinen Verwahranstalten zeigt.
    Das Plakat zum Film.

    Das Plakat zum Film.

    Aber das wollte Kroske offenbar nicht, er war eher auf eine kriminelle Opfergeschichte aus - noch dazu im Jubiläumsjahr 2018, fünfzig Jahre nach 1968, und hat das SPK und seine Patienten als Aufhänger und Material dazu genommen. Bei der Diskussion nach der Heidelberger Filmvorführung beharrte er auch schroff auf seiner Wahrheit, der „Wahrheit des Dokumentarfilmers“, und wies alle Einwände und Kritiken als „besserwisserisch“ zurück.

    Am Ende des Films langt Kroske noch einmal tief in die Metaphernkiste und verlegt seinen „SPK Komplex“ auf die griechische Insel Leros, nahe der türkischen Küste. Er zeigt aktuelle und beeindruckende Bilder einer ehemals skandalumwitterten Psychiatrie, hinter deren erneuerten Zäunen heute Geflüchtete hausen. Ein unmissverständlicher Wink mit dem Zaunpfahl, was Psychiatrie im Sinne des Filmemachers im Kern wirklich ist: das ideelle Gesamtgefängnis, Leros als Sjnnbild eines internationalen „SPK Komplex“. Aber auch hier zeigt Kroske seine mangelhaften historischen Kenntnisse.

    Denn Leros ist eine seit Jahrhunderten als Verwahrort für unterschiedliche, gesellschaftlich exilierte Menschen genutzte Insel. Im Mittelalter für Leprakranke, dann militärischer Vorposten mit Soldatengefängnis; in den Jahren des griechischen Bürgerkriegs waren es die Waisen getöteter Kommunisten, die auf Leros, in den „Schulen der Friederike“, zum proköniglichen Denken erzogen wurden; später drängten sich in der neugegründeten „Kolonie psychisch Kranker“ 4000 Insassen in den düsteren Gängen und Zimmern der ehemaligen Militärgebäude; und in der Zeit des griechischen Faschismus beherbergte Leros ein KZ für politische Gefangene, darunter Mikis Theodorakis. Seit Jahrhunderten leben die Inselbewohner von den Internierten, die sie bewachen, füttern und mehr oder weniger gut versorgen, und damit ihre Existenz sichern. Die Geschichte ist interessant. Hat aber mit dem SPK nichts zu tun und führt einmal mehr in die Irre.

    Der Schriftsteller und Filmemacher Alexander Kluge hat einmal gesagt, der „naive Umgang mit Dokumentationen“ sei „eine einzigartige Gelegenheit, Märchen zu erzählen“. So ist es: der Dokumentarfilmer als Märchenonkel. Und es ist faszinierend, welche Phantasie manche Rezensenten dieses Films aufbieten und mit hymnischen Lobpreisungen und verstiegenen Interpretationen Kroskes Märchen vom „SPK Komplex“ noch märchenhafter machen.

    Die Termine zur Kinotour mit dem Regisseur <link http: www.spk-komplex-film.de termine _blank external-link>finden Sie hier.

    #SPK #cinéma #documentaire #iatrocratie

  • Grand Entretien entre Aymeric Caron et Denis Robert @blastinfo - Université d’été de la REV 2026

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12673534

    #politique #médias

    ▻https://yewtu.be/watch?v=Ii08xTynIoA ▻https://www.youtube.com/watch?v=Ii08xTynIoA


    2026-08-22 — 1,5 h

    En ce premier jour de l’université d’été de la Révolution Ecologique pour le vivant, Denis Robert, journaliste fondateur de #Blast, est venu présenter les 5 premières minutes de son #documentaire " COSTA #GAZA " .
    S’en est suivi un entretien passionnant entre lui et Aymeric Caron, député et fondateur de la REV

  • Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    ▻https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    ►https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    ▻https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

    • Merci @rastapopoulos pour l’info. Je dirai quelque chose sur le film quand je l’aurai regardé.

      Pour le moment je ne peux que constater que les critiques citées partent d’un point de vue de l’idéologie du totalitarisme. C’est une idée confusionniste qui perturbe la réflexion quand on essaye de se faire une idée d’une oeuvre d’un auteur qui connaît bieden la philosophie dite marxiste ou socialisme scientifique.

      Le totalitarisme n’étant qu’une notion de propagande anticommuniste son utilisation nous mène nulle part. Elle est biaisée par son identification infondée du socialisme stalinien avec le nazisme allemand. Ce fond d’hypothèse axiomatique mène systématiquement toute réflexion à des résultats imprécis et floues dans le meilleur cas.

      Ceci vaut pour la grande oeuvre littéraire qu’est 1984. Orwell le voyant publie sa divination, son cauchemar lucide vise juste, mais il ne fournit ni analyse ni outil politique. Pourtant il se donne une allure plus politique que « Nous autres » (1920) de Evgueni Zamiatine et « Le Meilleur des mondes » (1932) d’Aldous Huxley parce qu’il décrit une organisation du monde en blocs ennemis tout à fait plausible pour ses contemporain et l’époque de la guerre froide.

      Aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis plus importants qu’à l’époque d’Orwell. Les dernier développements mettent en cause profondément nos idées sur les systèmes politiques, l’éthique et la survie de l’espèce humaine.

      Alors si on veut avancer dans sa réflexion il faut aller plus loin et dépasser les systèmes de pensée anciens. Je viens de découvrir une approche intéressante dans « Le Problème à trois corps ». Liu Cixin y déconstruit systématiquement toutes les idées sur la raison d’être de l’humanité, sur les systèmes politiques et de société ou d’éthique qu’elles soient orientales ou occidentales y compris le positivisme, le libéralisme, le communisme et les religions du monde. Dans sa trilogie tout est un problème de taille et de physique. Les agissements et idées humaines ne sont que des réactions à la réalité matérielle qui impose ses lois.

      J’aime beaucoup Orwell, mais sa prose vient d’une époque révolue tout comme les idées qui tournent autour du totalitarisme et la confrontation entre le socialisme/communisme et le capitalisme/impérialisme. À notre époque et dans les prochaines décennies il faudra revoir l’humanisme et les idées sur le progrès, la justice sociale et l’organisation politique du monde. Orwell nous a fourni quelques indices qu’on doit analyser et situer dans le contexte du siècle présent.

      J’irai regarder le film de Raoul Peck afin de comprendre s’il contribue aux étapes nécessaires pour y arriver.

      Nous autres / Wir (traduction allemande)
      ▻https://nemesis.marxists.org/samjatin-wir1.htm
      Nous autres dans Wikipedia
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres

      Le Meilleur des mondes dans Wikipedia
      ►https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

      Le Problème à trois corps dans Wikipedia
      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Probl%C3%A8me_%C3%A0_trois_corps

      #1984 #Orwell #science_fiction #théorie_politique #film #philosophie

    • Merci pour ton commentaire. Je suis en partie d’accord sur les problèmes des anti-totalitaires par rapport aux marxismes. Mais je cite quand même des passages qui me semblaient intéressants et bien argumentés, concernant la manière de Peck de « manipuler » les concepts même sans parole par le montage uniquement, et du coup de faire de la propagande lui aussi, en rapprochant des types de gouvernements assez éloignés.

      Cependant je me suis dit la même chose pour l’auteur de l’article qui est totalement dans la mouvance libéral anti-totalitaire, et qui pourrait recevoir des critiques sur ce point.

      J’ai entendu récemment quelqu’un rappeler cette blague de l’URSS : qu’un journaliste de là-bas vient en occident et se dit effaré de toute cette propagande, et un collègue occidental est perdu, il répond mais enfin c’est vous qui venez de l’URSS, chez vous c’est bien pire, et l’autre de répondre « mais chez nous personne n’y croit ! »

      Jacques Ellul a bien analysé (avant Orwell il me semble) à quel point la propagande occidentale peut être pire (et bien plus assimilée par le public) que dans les régimes totalitaires. Peck ne doit pas être étranger à ce genre de critiques, sans compter aussi les fausses comparaisons « ici c’est le moindre mal », alors que les régimes occidentaux peuvent avoir fait autant ou plus de morts dans leurs guerres (en comptant toutes les guerres coloniales)… et on peut même aller plus loin avec Aimé Césaire, qui disait que le nazisme n’était en gros que la suite logique du colonialisme (des « bonnes » nations libérales donc).

      Bref plein de critique à faire sur le point de vue anti-totalitaire aussi (qui n’était pas forcément celui d’Orwell au point où le croit l’auteur de l’article ! il était plus fin que ça me semble-t-il, et très anti-colonialiste aussi !)

  • 1830-1848. Algérie, Égypte, Turquie : le progrès colonise « l’Orient ». Bleue comme une orange, chap. 20
    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/1830-1848-algerie-egypte-turquie-le-progres-colonise-l-orient-b

    L’artifice a un pays. On a fait du chemin depuis les Pays-Bas, cette hydre malvenue, contrainte de se refaire elle-même pour surnager, et exportant dans le monde entier son ingénierie techno-politique : Provinces-Unies, Royaume-Uni, Etats-Unis, etc. Orangisation/Organisation. Voilà d’où le Français Saint-Simon (1760-1825) a rapporté la religion industrielle, la science et le culte des réseaux (canaux & communications). Ce sont ses disciples, les ingénieurs saint-simoniens, qui sont (…) #Documents

    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/1830-1848_-_alge_rie_e_gypte_turquie_le_progre_s_colonise___ble

  • #Video. I diritti dei palestinesi in un #Documentario_ONU_del_1979
    ▻https://www.assopacepalestina.org/2026/07/26/video-i-diritti-dei-palestinesi-in-un-documentario-onu-del-1979

    26 luglio 2026 Questa è una breve introduzione a un documentario prodotto nel 1979 dalle Nazioni Unite con il titolo “The Palestinian People Do Have Rights”. Il film ripercorre la storia della Palestina, la nascita dello stato ebraico e le guerre dal 1948 al 1979. La storia è raccontata da una prospettiva di solidarietà con ... Leggi tutto

    #Notizie
    ▻https://www.assopacepalestina.org/wp-content/uploads/2026/07/Documentario.mp4

  • Le règne machinal à l’ère du Technocène
    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/le-regne-machinal-a-l-ere-du-technocene

    Tous nos augures s’accordent ; nous aurions changé d’époque lors de l’année du Virus. Entre la fin de 2019 et le début de 2021, suivant le calendrier occidental (et chrétien). Qu’ils soient philosophes, sociologues, économistes, journalistes, experts et technocrates de tous rangs ; qu’ils prétendent au souci du vivant dont nous sommes et de nos rapports avec ce vivant en voie d’extermination ; ou que dans leur volonté de toute-puissance, ils poursuivent l’accroissement de ses moyens (…) #Documents

    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/avant-propos_re_gne_machinal.pdf

  • Die englische Ansage , Loriot, Evelyn Hamann
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=xdkUWfqNkvY

    Allez, un peu de courage, avec cet exercice vous avez la chance de perfectionner votre allemand et anglais à la fois.

    Guten Abend, meine Damen und Herren!

    Heute sehen Sie die achte Folge unseres sechzehnteiligen englischen Fernsehkrimis „Die zwei Cousinen“. Zunächst eine kurze Übersicht über den Handlungsablauf der bisher gesendeten sieben Folgen.

    Auf dem Landsitz North Cothelstone Hall von Lord und Lady Hesketh-Fortescue befinden sich außer dem jüngsten Sohn Meredith auch die Cousinen Priscilla und Gwyneth Molesworth aus den benachbarten Ortschaften Nether Addlethorpe und Middle Fritham, ferner ein Onkel von Lady Hesketh-Fortescue, der 79jährige Jasper Fetherston, dessen Besitz Thrumpton Castle zur Zeit an Lord Molesworth-Houghton, einem Vetter von Priscilla und Gwyneth Molesworth, vermietet ist.

    Gwyneth Molesworth hatte für Lord Hesketh-Fortescue in Nether Addlethorpe einen Schlipth... Verzeihung... einen Schlips besorgt, ihn aber bei Lord Molesworth-Houghton in Thrumpton Castle liegenlassen.

    Lady Hesketh-Fortescue verdächtigt ihren Gatten, das letzte Wochenende mit Priscilla Molesworth in Middle Fritham verbracht zu haben.

    Gleichzeitig findet Meredith Hesketh-Fortescue auf einer Kutschfahrt mit Jasper Fetherston von Friddle... äh... Fiddle Mith... Middle Fritham nach North Cothelstone Hall in Thrumpton Castle den Schlipth aus Nathel... Naddle... Entschuldigung... Nether Addlethorpe.

    Nach einer dramatischen Auseinandersetzung zwischen Lady Hesketh-Fortescue und Priscilla Molesworth in North Cothelstone Hall eilt Gwyneth Molesworth nach dem zwei Meilen entfernten South Thoresby, um ihre Tanten Amelie Hollingworth und Lucinda Satterswaite aufthuthu. aufzusuchen.

    Diese sind jedoch nach North Thurston zu ihrem Schwager Thomas Thatcham gefahren, der als Gärtner in Thrumpton Castle bei Lord Molesworth-Houghton arbeitet.

    Gwyneth Molesworth fährt nach North Cothelstone Hall zurück, aber nicht über Maddle... Middle Addlethorpe, thondern über North Thurston, Thrumpton Castle, Middle Fritham und Nether Addlethorpe.

    Dort triffth thie Priscilla Molesworth, die mit Lord Molesworth-Houghton noch nachth von Naddle...Thaddle Nother... Thoddle Noddle... Thoddle Nather... Noddle..............

    #humour #anglais #TV #document_historique

  • Parution de En Cybérie, de Pièces et main d’œuvre
    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/parution-de-en-cyberie-de-pieces-et-main-d-oeuvre

    À l’occasion d’un quart de siècle d’activité critique, nous vous avisons de la parution de notre nouvel ouvrage le 24 juin 2026 À l’automne 2001, Pièces et main d’œuvre publiait depuis Grenoble ses premières enquêtes contre l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Une vingtaine de livres depuis vingt-cinq ans, un millier d’articles sur www.piecesetmaindoeuvre.com, des films, podcasts et dizaines de causeries, des campagnes locales et nationales, des mots pour dire et (…) #Documents

    ▻https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/parution_de_en_cybe_rie.pdf

  • « The #Bibi_Files » : un film indispensable sur tout ce que la corruption détruit | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/130626/bibi-files-un-film-indispensable-sur-tout-ce-que-la-corruption-detruit

    dispo/visible sur mediapart

    Le documentaire d’#Alexis_Bloom, que « Mediapart » diffuse à partir du 13 juin pendant trois mois, est, au-delà des #enquêtes_judiciaires qui visent Benyamin #Nétanyahou, une leçon de choses essentielle sur les ravages de la #corruption au sommet de l’État.

    #Benyamin_Nétanyahou est ciblé par diverses accusations dans les dossiers que la justice de son pays a sobrement baptisés « 1 000 », « 2 000 » et « 4 000 ». Dans un cas, il est soupçonné d’avoir perçu avec sa femme jusqu’à 200 000 euros de cadeaux et avantages de la part de riches hommes d’affaires, particulièrement généreux en #bijoux, #cigares de luxe et caisses de #champagne – ce qui vaudra cette mordante réplique d’un enquêteur à Benyamin Nétanyahou en pleine audition : « Est-ce qu’il est plus facile de diriger le pays avec une coupe de champagne ? »

    Dans un autre volet, le premier ministre israélien est suspecté d’avoir noué un pacte avec le propriétaire de l’influent quotidien payant Yediot Aharonot, au terme duquel Nétanyahou profitait d’une couverture médiatique favorable en échange d’un projet de loi qui aurait permis de limiter la diffusion d’un concurrent gratuit. Dans le dernier dossier, ce sont des appuis gouvernementaux au profit du propriétaire d’un groupe de télécommunications, là encore en contrepartie d’un traitement éditorial favorable sur son site #Walla, qui sont en cause.

    Le complotisme en col blanc
    Dans les entretiens filmés face aux enquêteurs, Benyamin Nétanyahou se montre à l’image de tant et tant de responsables politiques quand ils sont confrontés à l’incendie judiciaire, comme Nicolas Sarkozy en France, Jair Bolsonaro au Brésil, Silvio Berlusconi en Italie ou Donald Trump aux États-Unis.

    Le premier ministre israélien crie au complot. Il parle même d’un coup d’État, qui serait, à l’entendre, fomenté par des juges et des journalistes mus par des intérêts militants. Et aucun de ceux qui, dans son ancien entourage direct, ont osé témoigner contre lui durant l’enquête, n’échappe à la même sentence. Comme d’autres avant lui, Nétanyahou semble penser que l’État, c’est lui, et lui seul.

    Certaines scènes de The Bibi Files sont saisissantes. Tandis que Nétanyahou est filmé en train de perdre ses nerfs devant les policiers, tapant furieusement du poing sur la table, son fils Yaïr va jusqu’à comparer les enquêteurs à la Stasi devant eux. C’est aussi le parallèle qu’avait choisi Nicolas Sarkozy en 2014 dans les colonnes du Figaro quand il était aux prises avec la justice dans l’affaire Bismuth – depuis sa condamnation en première instance dans l’affaire libyenne, l’ancien président français se compare désormais au capitaine Dreyfus...

    Mais le documentaire d’Alexis Bloom ne se contente pas de mettre en scène l’incroyable matière première de son récit. Les entretiens policiers sont encadrés par les interventions de nombreux grands témoins (un ami d’enfance de Nétanyahou, d’anciens employés, son ex-directeur de la communication, des journalistes, un ancien maître espion du Shin Bet), qui donnent une épaisseur supplémentaire au film.

    Le #documentaire n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne.

    Où l’on comprend comment les affaires, et surtout la panique qu’elles suscitent en lui, représentent depuis des années la matrice des choix politiques de Benyamin Nétanyahou. Voilà un homme qui paraît avoir décidé de prendre en otage la population et les institutions pour garantir sa survie politique. Son césarisme l’a même poussé jusqu’à imaginer une réforme du système judiciaire de son pays, qui lui aurait permis de le modeler à sa main.

    Ce projet – qui a échoué – avait envoyé des milliers de citoyen·nes dans la rue, qui ont manifesté pendant une quarantaine de semaines d’affilée, au cri de « crime minister » (un jeu de mots avec prime minister). Un témoin du documentaire parle d’une stratégie politique visant à « casser les os du système », quand un autre compare Nétanyahou à un « architecte du chaos ».

    Affaiblir la justice, c’était aussi l’ambition du récent référendum, perdu, de la cheffe du gouvernement d’extrême droite italien, Giorgia Meloni. Et il n’est nul besoin de faire un dessin sur les désirs de mise au pas des juges par Trump outre-Atlantique ou, en France, de plusieurs responsables politiques pyromanes.

    L’isolement politique progressif de Nétanyahou du fait des affaires a aussi été à l’origine de son rapprochement électoral avec deux responsables israéliens suprémacistes, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, dont l’identité politique peut se résumer à un messianisme génocidaire pour la Palestine.

    The Bibi Files n’élude rien, non plus, des compromissions de Benyamin Nétanyahou avec le Hamas, dont il a par le passé justifié le soutien par l’intermédiaire du Qatar, pensant ainsi affaiblir l’Autorité palestinienne, raconte le documentaire. Ce qui a rendu les forces sécuritaires israéliennes aveugles aux projets terroristes du #Hamas, jusqu’aux attaques meurtrières du 7-Octobre.

    C’est la raison pour laquelle le journaliste israélien Raviv Drucker, coproducteur et témoin de The Bibi Files, confiait récemment à Mediapart : « On peut tracer une ligne directe depuis les affaires de corruption de Nétanyahou […] et l’immense fissure que la réforme voulue par le gouvernement a créée au sein de la société israélienne, jusqu’à la formation des conditions qui ont rendu possible le 7-Octobre. »

    Et l’on comprend mieux cette phrase lancée il y a quelques jours par Donald Trump à Benyamin Nétanyahou, alors que la furie guerrière des deux hommes, au Liban, en Iran et à Gaza, permet de repousser toujours plus loin l’échéance judiciaire pour le #leader_israélien : « Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. »

  • #LibreOffice slams #Euro-Office as ‘de facto ally’ of Microsoft
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/06/euro-office-ooxml-libreoffice

    Euro-Office launches its stable 1.0 release on June 9, billed as a ‘truly open’ sovereign alternative to Microsoft Office – a claim riling The #document_foundation, makers of LibreOffice. In an open letter published today, TDF’s Italo Vignoli takes issue with the upstart productivity suite’s pitch. He disputes Euro-Office’s marketing, which he says positions it as the first open-source office suite developed in Europe. It’s historically inaccurate as OpenOffice.org got there in 2001, followed by LibreOffice from 2010. But he calls out another issue. The European Union is making a big push for digital sovereignty, cutting down on how much […] You’re reading LibreOffice slams Euro-Office as ‘de facto ally’ of Microsoft, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (…)

    #News

  • Coexistence - my ass - mon cul

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12481957

    Stand-up, la rage de rire - Les femmes ne sont pas drôles
    Stand-up-Comedy - Frauen sind nicht komisch

    ►https://www.arte.tv/fr/videos/119417-000-A/coexistence-mon-cul
    Sous-titré en DE / FR
    langues parlées : farsi, arabe, hébreu, anglais
    90 min - disponible jusqu’au 22/10/2026

    ♲ Mona Chollet - 2026-05-19 10:20:56 GMT

    Film à voir absolument, aussi poignant que politiquement intelligent, qui offre une plongée dans l’Israël des années 2019-2023 à travers le regard très particulier de la stand-#upeuse Noam Shuster Eliassi .

    • ▻https://deadline.com/2025/03/2025-thessaloniki-international-documentary-festival-awards-1236327780

      [...]

      “Two weeks ago, a Palestinian comedian, a colleague of mine, made jokes in Israel and the police showed up in at his home and took him and arrested him for telling jokes,” Shuster-Eliassi said. “And I’m here because there is still a little crack of freedom of speech that I get because of my privilege as an Israeli Jew.”

      On a more humorous note, Shuster-Eliassi also brought up the president of Ukraine, Volodymyr Zelenskyy.

      “When I changed from political activism into comedy, it was because I heard that in The Ukraine, a Jewish comedian wrote a sitcom about becoming the president and he became the president!” she said. “So, I thought if I want to take my political career seriously, I need to start writing jokes because I know that when you’re laughing, you’re listening.”

      [...]

      #documentaire #Israel #Palestine

  • Trafic de papiers sénégalais : la Dnlt démantèle un nouveau réseau à Tambacounda
    ▻https://www.dakaractu.com/Trafic-de-papiers-senegalais-la-Dnlt-demantele-un-nouveau-reseau-a-Tambac

    Trafic de papiers sénégalais : la Dnlt démantèle un nouveau réseau à Tambacounda
    Le trafic de documents administratifs sénégalais continue de préoccuper les autorités. Après plusieurs opérations menées à Wakhinane Nimzatt, Ziguinchor et Saint-Louis, la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) vient de frapper un nouveau réseau présumé opérant dans la région de Tambacounda. Selon les révélations du quotidien Libération, un ressortissant guinéen soupçonné d’avoir obtenu frauduleusement des documents d’état civil sénégalais a été interpellé par les éléments de l’antenne régionale de la Dnlt de Tambacounda.
    L’opération a eu lieu le dimanche 10 mai au poste avancé de Gouloumbou. Toujours selon Libération, les agents de la Dnlt ont arrêté un homme identifié comme Mamadou Saidou Diallo, né en 1967 à Labé, en Guinée, et domicilié dans le village de Sinthiou Bocar Aly. Le suspect revenait de Kolda pour rejoindre son lieu de résidence lorsque les agents ont procédé à un contrôle de routine.
    Lors des vérifications, il a présenté une carte nationale d’identité guinéenne expirée depuis décembre 2009. Mais la fouille de ses bagages va rapidement faire basculer l’affaire. Les enquêteurs découvrent sur lui un extrait de naissance sénégalais établi au nom de Mamadou Saydou Coulibaly, né à Goudiry en 1982. Le document aurait été obtenu grâce à un jugement d’autorisation d’inscription de naissance délivré lors d’une audience foraine tenue en décembre 2021. Toujours selon Libération, un autre extrait de naissance concernant une certaine Mariama Soumaye Diallo a également été retrouvé dans ses affaires.Interrogé sur cette double identité, le suspect a reconnu être exclusivement de nationalité guinéenne. Il affirme vivre au Sénégal depuis 1987. Face aux enquêteurs, Mamadou Saidou Diallo explique qu’il aurait été approché par un notable influent de Bala à l’approche d’échéances électorales afin d’obtenir des papiers sénégalais.Selon ses déclarations relayées par Libération, plusieurs de ses compatriotes auraient bénéficié du même procédé à travers les audiences foraines organisées dans la zone. Le suspect reconnaît toutefois que les informations figurant sur son extrait de naissance sénégalais sont fausses.
    Il affirme également ignorer l’identité exacte de la personne qui lui aurait attribué cette nouvelle identité administrative.Il soutient avoir seulement versé 2 500 FCFA à un certain B. Touré pour les frais liés à la procédure. L’enquête a ensuite conduit les éléments de la Dnlt jusqu’au centre d’état civil de Goudiry afin de vérifier l’authenticité des documents produits. Un homme identifié comme L. Cissé, cité par le mis en cause comme facilitateur présumé, a également été convoqué par les enquêteurs. Mais selon Libération, L. Cissé a nié toute implication dans cette affaire. Confronté à ce dernier, Mamadou Saidou Diallo a finalement reconnu avoir inventé certaines accusations pour tenter de se disculper. Il a ensuite déclaré que le véritable intermédiaire était un certain B. Touré, aujourd’hui décédé.
    Les vérifications menées au centre d’état civil de Goudiry ont permis d’établir que l’extrait de naissance incriminé existe bel et bien dans les registres officiels. Mais selon les premiers éléments de l’enquête relayés par Libération, ce document aurait été obtenu sur la base de fausses déclarations lors des audiences foraines.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#etatcivil#trafic#documentidentité#migrationirreguliere#gambie#nationalite#tambacounda

  • Dans Gaza
    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/122719-000-A/dans-gaza

    Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et les représailles israéliennes qui ont suivi, les médias internationaux n’ont plus eu accès à la bande de #Gaza. Les journalistes de l’AFP, qui étaient stationnés en permanence sur place, ont été parmi les derniers témoins indépendants des exactions commises par l’armée israélienne dans l’enfer de Gaza.

    Le 7 octobre 2023, après le massacre perpétré par le Hamas, Gaza bascule dans le chaos. Pilonnée en représailles par les bombardements israéliens, l’enclave palestinienne, dont l’accès est aussitôt fermé aux médias par #Israël, sombre dans une guerre impitoyable, dont seuls les journalistes palestiniens vivant sur place vont témoigner de l’horreur. Parmi eux, ceux de l’AFP (Agence France-Presse), l’une des trois grandes agences mondiales. Jour après jour, coupés du monde, ses reporters en gilet pare-balles « couvrent » l’enfer. Dans le fracas des explosions, ils filment les immeubles qui s’effondrent, les hommes et les femmes au regard perdu fuyant la mort, les enfants en sang et en pleurs dans les décombres et les foules affamées de l’exode ; ils photographient les alignements de linceuls blancs et les parents dévastés, comme ce père brisé, son petit garçon exsangue dans les bras, que l’armée israélienne prétendra être une poupée – le Washington Post et le New York Times appelleront le photographe pour vérifier ; ils interrogent sans fin les victimes, quand eux-mêmes perdent plusieurs de leurs proches. En mission, ils documentent une terreur fallacieusement remise en question sur les réseaux sociaux, parfois par les médias étrangers, et leurs reportages ne sont pas toujours publiés. Israël les accuse de collusion avec le Hamas. Mais à Gaza, à l’inverse, certains habitants les soupçonnent d’espionnage. Piégés, ces journalistes deviennent des cibles, acteurs malgré eux de la tragédie qu’ils chroniquent. Quand l’AFP décide d’évacuer son équipe en 2024, ils quittent l’enclave, dévorés par la culpabilité d’abandonner derrière eux ceux qui restent et rongés par le stress post-traumatique.

    Guerre d’images

    « Le 6 octobre, c’était la vie ! » Le lendemain, Mai Yaghi, Adel Zaanoun, Mohammed Abed et Mahmud Hams sont brutalement investis de la responsabilité – en plus de la liberté – d’informer sur un conflit meurtrier à huis clos, qui touche leur intimité, menaçant leurs familles, amis, voisins et leur propre vie. Dans leurs yeux, à travers leurs rushes, photos et récits, le documentaire saisissant d’Hélène Lam Trong immerge dans le quotidien de leur métier, entre sidération, survie, deuils et sentiment d’impuissance. « Chaque regard racontait une histoire », se souvient Mohammed Abed. Mais le monde, fixé sur le choc des attaques du Hamas du 7 octobre 2023, n’est pas toujours prêt à les écouter. Contestée, la presse, déplorent-ils, échoue à alerter pour enrayer le déluge de violence, quand la désinformation et la guerre d’images ensevelissent la vérité du terrain, pourtant plus que jamais nécessaire. Plus de 67 000 personnes, en majorité des civils, ont péri en deux ans à Gaza. « Ce qui nous brise le cœur, à mes enfants et à moi, confie la journaliste Mai Yaghi, c’est que tout ça n’existe plus, tout est effacé, tout a disparu. » Aujourd’hui, entre Londres, Nicosie, Le Caire, Doha ou Bruxelles, ces reporters tentent de se reconstruire. Si les armes se taisent dans une trêve fragile, comment vivre, après avoir touché les limites du métier et les frontières de l’humanité ?

    #documentaire

  • Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à... | Seneweb -
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/fraude-a-letat-civil-la-nationalite-senegalaise-vendue-a-50-000-f-cfa-la-ma

    Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à 50 000 F CFA, la mafia cernée
    Auteur : SenewebNews-RP
    Après les scandales de Wakhinane Nimzatt et Ziguinchor, la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), plus spécifiquement son antenne régionale à Saint-Louis, vient de mettre à jour un nouveau réseau de trafic de documents administratifs sénégalais destinés à des étrangers. Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d’identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.
    Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu’elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s’enrôler et d’obtenir officiellement sa carte d’identité. Arrêté à son tour, l’époux est passé aux aveux : il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l’en-tête du centre d’état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d’information : l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.
    Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. L’enquête se poursuit pour identifier tous les complices

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#trafic#DNLT#documentidentite#rosso#ziguinchor#guinee#mauritanie#droit#etatcivil#sante