#doge Isn’t Dead. Here’s What Its Operatives Are Doing Now
▻https://www.wired.com/story/what-is-doge-doing-now
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#doge Isn’t Dead. Here’s What Its Operatives Are Doing Now
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Le #doge est mort, pas son esprit !
▻https://danslesalgorithmes.net/stream/le-doge-est-mort-pas-son-esprit
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Vivons-nous à l‘ère du #Technofascisme ?
▻https://lvsl.fr/vivons-nous-a-lere-du-technofascisme
Traditionnellement progressiste, la Silicon Valley aurait-elle viré à droite, dans le sillage de l’élection de Donald #Trump ? Cette vision des choses est contestée par les journalistes #Nastasia_Hadjaji et #olivier_tesquet. Dans Apocalyspe Nerds : comment les technofascistes ont pris le pouvoir (Divergences, 2025), les auteurs analysent le courant « technofasciste », dont ils cherchent à retracer la […]
Mezzi d’informazione pericolosi per l’amministrazione Trump – la vicenda di NPR e Radio Free Europe
▻https://radioblackout.org/2025/03/mezzi-dinformazione-pericolosi-per-lamministrazione-trump-la-vicenda-
Il 14 marzo con un ordine esecutivo Trump ha bloccato le operazioni di tutte le emittenti controllate dall’Agenzia per i media internazionali, che comprendono anche la televisione Voice of America, Radio Free Asia e media operanti a Cuba e nel Medio Oriente. Il tentativo di screditare e di mettere in difficoltà le radio e i […]
#L'informazione_di_Blackout # ##libertà_d'informazione ##radio_USA
▻https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/03/andrea-borgnino.mp3
Dans les algorithmes | Doge : l’efficacité, vraiment ?
►https://danslesalgorithmes.net/2025/03/04/doge-lefficacite-vraiment
Comprendre ce qu’est le Doge et ce qu’il fait n’est pas si simple. Piratage ? Coup d’Etat ? Subversion ? Corruption ? Changement de régime ? Incompétence ?… L’Amérique est assurément en train de remplacer sa démocratie par un monstre.
Sans mandat ni attribution claire, Musk a pris les commandes des systèmes informatiques de l’Etat fédéral (Musk n’est que conseiller du Département de l’efficacité, dirigé – on ne le sait que depuis quelques jours – par Amy Gleason). Le démantèlement en cours de l’autre côté de l’Atlantique est à l’image de ce nouveau bureau dont le cadre d’exercice est tout aussi confus que le périmètre de ses missions. Cela n’empêche pas que, depuis le 20 janvier 2025, les Doge Kids prennent partout les commandes des bases de données d’innombrables agences et ministères, alors que le Doge licencie les fonctionnaires à tour de bras et coupe les budgets. S’il est difficile de tirer la situation au clair, tant les actions sont nombreuses et polémiques (certaines décisions sont prises, réfutées, reprises, avec des décisions de justice contradictoires qui viennent les réfuter sans qu’elles ne le soient nécessairement dans les faits), à défaut d’éclaircir la confusion, essayons néanmoins de regrouper les analyses.
Ce qu’il se passe avec le Doge depuis janvier est difficile à suivre, rappelle Brian Barrett pour Wired. Notamment parce que, contrairement à ce que Musk avait promis, le Doge ne fonctionne absolument pas d’une manière transparente, bien au contraire. Mais le peu que la presse en voit, qu’elle arrive à documenter, montre dans ses interstices, que ce qu’il se passe est pire que ce qu’elle parvient à en montrer. « La Food and Drug Administration (FDA) a annulé une réunion qui aurait dû donner des orientations sur la composition du vaccin contre la grippe de cette année. Pour l’instant, la réunion n’a pas été reprogrammée ». L’administration de la sécurité sociale va réduire son personnel de moitié. Le ministère du Logement et du Développement urbain va être réduit de 84 %. Et c’est pareil dans nombre d’administrations… « Ne pensez pas que vous recevrez vos chèques d’aide sociale à temps, que vous allez pouvoir garder vos lumières allumées »…. « Ne présumez pas que tout ce qui fonctionne aujourd’hui fonctionnera encore demain. » Surtout que si beaucoup de personnel ont été licenciés, la purge massive annoncée n’a pas encore eu lieu !
Musk cuts the team finding Ukrainian children stolen by Russia
▻https://inews.co.uk/news/world/musk-cuts-team-finding-ukraine-stolen-children-russia-3581184
The US government has been funding a specialist team based at Yale University, who have used open source technology to trace the lost children and help repatriate them.
But this team, which has already helped to locate hundreds of children, has now had its funding paused, amid tech tycoon Musk’s chainsaw slashing of the federal budget via the so-called department of government efficiency (#Doge).
[...]
There have been more than 19,500 reports of “unlawful deportation and forced transfer of children”, with campaigners claiming Russia is taking the children to erase Ukrainian culture and indoctrinate the younger generation into a pro-Russia mindset. Mykola Kuleba, founder of the charity Save Ukraine, previously said: “Russia is stealing our future.”
Around 1,240 children have so far been repatriated, according to Bring Kids Back UA, an initiative launched by Volodymyr Zelensky to rescue all children from deportation and occupation.
When the search team gathers evidence, it passes the lead to Ukrainian authorities to attempt to bring back the children. The i Paper has confirmed that Yale Humanitarian Research Lab’s data has been used to reunite some families.
The decision to cut funding could now harm Ukraine’s capabilities to reunite more children with their families.
[...]
The lab is part of the Conflict Observatory programme, which was set up with funding from the US State Department’s Bureau of Conflict and Stabilisation Operations to investigate and publish evidence of Russia-perpetrated war crimes and other atrocities in Ukraine. Other organisations also previously fed into the initiative.
[...]
The i Paper understands Yale’s work has been on pause since late January, with researchers being shut out from their work and files.
The lab also shares its evidence with Europol, the law enforcement agency of the European Union, and the ICC, as part of their efforts to prosecute Russian individuals and agencies.
The abrupt closure meant efforts to transfer its latest evidence to Europol was not completed. It is also understood that the formal evidence-sharing agreement with the ICC ended.
The website for the Conflict Observatory appears to have been taken down.
#doge Has Become What It Claimed To Destroy
▻https://www.techdirt.com/2025/03/10/doge-has-become-what-it-claimed-to-destroy
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#politics #musk #trump #us #administration #bureaucracy #paradox #accountability #transparency #deepstate #democracy
Aux #Etats-Unis, Trump et Musk déciment à coups de #licenciements la #NOAA, vigie de la #météo et du #climat
En une semaine, l’Agence d’observation océanique et atmosphérique a perdu 10 % de ses 12 000 employés, licenciés sur fond de croisade antiscience du gouvernement américain. Une manifestation mondiale de chercheurs est prévue le 7 mars.
Moins de deux mois après le retour de Donald Trump au pouvoir, la liste des atteintes à la science ne cesse de s’allonger aux Etats-Unis. La plus récente est une vague de licenciements sans précédent dans un des temples mondiaux de la connaissance, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, souvent appelée la NOAA, son acronyme anglais. « Des centaines de scientifiques et d’experts de la NOAA viennent de recevoir la nouvelle que tout travailleur fédéral redoute » , a alerté, jeudi 27 février, le démocrate Jared Huffman, élu de Californie à la chambre des représentants. Les employés visés ont reçu un mail leur intimant de faire leurs cartons avant le soir même. Une annonce brutale, que beaucoup redoutaient depuis plusieurs semaines.
Cette #purge de scientifiques de haut niveau, chargés notamment des prévisions météo, de la modélisation du climat et de la surveillance des océans , s’inscrit dans le cadre de la cure d’amaigrissement du nombre de fonctionnaires voulu par le nouveau locataire de la Maison Blanche. Début février, selon le Guardian, les équipes des « #cost_killers » autoproclamés du Département de l’efficacité gouvernementale, le #Doge, dirigé par le milliardaire Elon Musk , avaient déjà pénétré de force dans les locaux de la NOAA, en quête d’un accès aux systèmes informatiques. Déjà sous le premier mandat de Trump, l’agence fondée en 1970 par le président républicain Richard Nixon avait dû résister à de multiples pressions, refusant notamment de supprimer le mot « climat » du site Web de l’institution. Mais cette fois-ci, Donald Trump est revenu avec « un marteau-pilon pour détruire les programmes et essayer de se débarrasser des gens », comme l’a confié au site spécialisé « Inside Climate News » Craig McClean, ancien directeur scientifique par intérim de l’agence.
Une victime idéologique
Sous prétexte de #coupes_budgétaires, la NOAA est surtout une victime idéologique. La structure se trouvait dans le viseur du « Projet 2025 » rédigé par la fondation Heritage , un cercle de réflexion ultraconservateur très influent outre-Atlantique. Ce plan de gouvernance de 900 pages, que la nouvelle administration climatosceptique semble suivre, décrivait la vigie du climat comme l’un des principaux moteurs de « l’industrie de l’alarmisme climatique » et appelait à son démantèlement.
L’agence sort de cette purge éclair fortement affaiblie. Lors d’une conférence de presse vendredi 28 février, un de ses anciens administrateurs, Rick Spinrad, a révélé que près de 650 employés avaient été remerciés sans préavis la veille. « Tous les bureaux ont été touchés par ces licenciements aveugles, malavisés et mal informés », a-t-il regretté. Selon le New York Times, les agents concernés étaient en période d’essai. Parmi eux, Sarah Cooley, directrice du programme sur l’acidification des océans, ou encore Zachary Labe, spécialiste de l’atmosphère. « Les personnes à côté desquelles j’étais assis et qui ont été touchées [par les licenciements] travaillent à l’élaboration de certains des modèles les plus haute résolution au monde pour mieux comprendre des phénomènes comme les conditions météorologiques extrêmes », a détaillé l’ancien administrateur à Inside Climate News.
Si les licenciements concernent essentiellement de jeunes scientifiques, ils n’épargnent pas la catégorie des cadres. Le quotidien américain précise que 500 démissions se sont également ajoutées à ces départs en fin de semaine dernière. Au total, l’agence aurait perdu environ 10 % de ses 12 000 employés.
« C’est évidemment un tournant, ne serait-ce qu’en raison de l’incroyable violence exercée contre nos collègues qui, jusqu’à présent, considéraient leur travail comme un engagement pour le bien du peuple américain et même de la planète entière », se désole en écho l’écologue Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS à Aix-en-Provence et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Celui qui s’implique aussi, en France, dans le combat du groupe Scientifiques en rébellion, ajoute : « Je ne trouve pas les mots pour exprimer l’ampleur de mes émotions et mes inquiétudes. Même si d’autres pays que les Etats-Unis redoublent d’efforts dans la recherche, l’amputation des ressources intellectuelles et techniques de la recherche américaine nous fera prendre un retard considérable. »
Le démantèlement partiel de la NOAA aura des conséquences dangereuses et pourrait se retourner contre population américaine et son économie. Ses services chargés d’étudier les ouragans, les tornades, les tsunamis ou les vagues de chaleur ont été amputés, alors que les événements extrêmes se multiplient sous l’effet du changement climatique. Pêcheurs et agriculteurs, par exemple, dépendent de ses précieuses prévisions. L’agence est aussi indispensable à la surveillance et la protection des coraux ou encore à la prévention de la surpêche sur les côtes américaines. Sollicité par l’AFP, un des porte-parole de la NOAA, Theo Stein, a tenté de rassurer : « Nous continuons à fournir des informations météorologiques, des prévisions et des alertes conformément à notre mission de sécurité publique. »
« La mission factice de Musk met un frein brutal à des programmes vitaux. Les gens à travers le pays dépendent de la NOAA pour des prévisions gratuites et précises, des alertes météorologiques graves et des informations d’urgence », s’est au contraire inquiété l’élu californien Jared Huffman, numéro deux de la commission des ressources naturelles à la Chambre des représentants. Et l’onde de choc menace toute la planète puisque l’institution était jusqu’ici la référence pour la production et l’analyse de données climatiques, utilisées par de nombreux chercheurs étrangers.
Mais tout n’est peut-être pas perdu. William Alsup, juge d’un tribunal de district américain, a estimé que les ordres ayant déclenché des licenciements massifs de fonctionnaires étaient probablement illégaux et a formé un recours, a rapporté le Washington Post. De son côté, Craig McClean, le directeur scientifique par intérim de la NOAA sous la première administration Trump, a rappelé que les mandats de l’agence pour l’étude du climat provenaient du Congrès et ne pouvaient pas être simplement supprimés sans son aval.
La résistance s’organise
Malgré la sidération, des universitaires organisent la résistance. Mi-février, des scientifiques américains ont lancé le mouvement « Stand up for science » pour « défendre la science en tant que bien public et pilier central du progrès social ». La nouvelle administration avait alors déjà commencé son travail de sape dans le domaine de l’environnement en annonçant son retrait de l’accord de Paris sur le climat, en ordonnant aux scientifiques de la NOAA de couper tout contact avec les experts étrangers , en supprimant des pages consacrées au changement climatique et à la biodiversité sur les sites des agences fédérales, en coupant les financements de projets et de bourses mentionnant le mot « climat » ou encore en retirant la délégation américaine du Giec. La recherche dans domaines de la santé , de l’éducation et les programmes promouvant la diversité et l’inclusion ont également subi de lourdes coupes humaines et financières.
Avec les licenciements de masse à la NOAA, la mobilisation s’est renforcée et aboutit, ce vendredi 7 mars, à une manifestation mondiale de scientifiques. Un fait rare, voire inédit. « A ma connaissance, il n’y a jamais eu d’attaque globale de ce type de la part d’une grande puissance scientifique,souligne Wolfgang Cramer. Il n’est donc pas surprenant que la communauté scientifique, toutes disciplines confondues, fasse entendre sa voix de cette manière et explique les dangers liés à cette attaque. »
En France , près de 1 700 personnes ont déjà fait savoir leur intention de participer aux actions prévues, telles que des marches, rassemblements et débats. « Les institutions de recherche, les agences de régulation, les droits civiques et les fondements mêmes de la démocratie sont mis à mal par l’administration Trump », écrivent les organisateurs (l’astrophysicien Olivier Berné, le biologiste Patrick Lemaire et l’historienne Emmanuelle Perez-Tisserant), dans leur appel à la mobilisation. Le danger guette de ce côté-ci de l’Atlantique. « Il est évident que les forces antiscientifiques qui se rassemblent depuis des années autour des partis de droite et d’extrême droite et aussi des médias qui leur sont proches – en France et en Europe – sentent le vent tourner en leur faveur », note Wolfgang Cramer, qui invite à « nous opposer encore plus fermement aux tentatives à peine dissimulées de démanteler nos institutions publiques de recherche et d’enseignement ».
▻https://www.liberation.fr/environnement/aux-etats-unis-trump-et-musk-deciment-a-coups-de-licenciements-la-noaa-vi
#recherche #science #trumpisme #USA
NOAA firings hit the birthplace of weather and climate forecasting
When news of his firing came late last week, Kai-Yuan Cheng, an atmospheric scientist at one of the crown jewels of the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), had one thought in mind: He had 1 hour to tie up his research on severe storm forecasting. “I worked to the last minute of my federal employment,” he says. “I tried my best to wrap up my work before I lost access.”
Cheng was one of 10 federal workers fired from the Geophysical Fluid Dynamics Laboratory (GFDL), a small but influential research center in Princeton, New Jersey, as part of broader NOAA layoffs announced on 27 February. GFDL, which dates to 1955, produces some of the world’s most highly regarded weather and climate models, relied on for U.S. weather forecasting and projections of global warming. Because several of the fired workers led critical projects, it is now likely that several of the lab’s projects, including its next-generation atmospheric model, will be delayed, along with more accurate predictions of climate at regional scales.
President Donald Trump’s administration last week fired somewhere between 600 and 900 NOAA staff, targeting “probationary” workers who were new in their jobs or recently promoted. Earlier this week, the American Meteorological Society warned the firings will “cause irreparable harm and have far-reaching consequences for public safety, economic well-being, and the United States’s global leadership.” The firings have been felt all across the agency’s labs, which study everything from pollution in the high upper atmosphere to the traces of global warming now detectable in the deep abyssal ocean.
At GFDL, a particular concern is the future of its atmospheric model, which chops the atmosphere into thousands of boxes and uses the equations of fluid dynamics to move mass and energy through them, allowing its future to be forecast. The next version, dubbed AM5, has been designed to run at higher resolutions—more boxes—with more frequency, allowing same code developed for long-term climate change to be used for seasonal forecasting of weather as well. These improvements required reworking how the model simulated clouds, rainfall, stratospheric ozone, and gravity waves, among other factors.
AM5 was scheduled to be finished this year, and was expected to provide the basis for GFDL’s future global climate modeling efforts, which are used worldwide, from insurance companies to United Nations’s reports on climate change. But two scientists core to AM5, including one lead, were both fired last week, sources told Science. Both had worked for many years as contractors before finally being hired. One also had to wait for the long application process for U.S. citizenship to go through. “I gave up my citizenship for this job,” the scientist said, asking not to be named for fear of drawing scrutiny.
The researcher will likely still do some work for the lab as a volunteer, and they are still hopeful AM5 will be finished, though it is likely to be delayed now. The researcher left their birth country partly because of its authoritarian politics, they added, saying it’s sad and ironic to see similar dynamics taking hold in the U.S.. “I feel somewhat helpless. I want to push back. I want to do something.” For now, they are starting to look at jobs in Europe.
Cheng also started as a contractor, joining GFDL in 2018 and becoming a mainstay of its experimental SHiELD forecast system, which simulates the globe at resolutions high enough to re-create convection, the updrafts that cause hurricanes, storms, and tornadoes. Knowing that federal employees should, in theory, have better job protections, Cheng hoped to join on a more permanent basis. Finally, 2 months ago, he got his dream job. “My U.S. government journey was quite short,” he says. Cheng is hopeful he did enough that someone can pick his work up—even as he now thinks about embarking on a new job hunt to help support his wife and child.
Not all of GFDL’s fired scientists had long tenures. One, who declined to be named, was recently hired to help validate the lab’s models using satellite data. Another, Zachary Labe, has been using explainable artificial intelligence, methods that probe the black box of traditional AI models to divine their reasoning, to improve forecasts of heat waves and heavy rainfall. “Improving these forecasts is crucial for public safety,” he says.
The NOAA firings have also drawn concern from the many private sector institutions that rely on data and forecasts provided by the agency. GFDL, for instance, collaborates with Ai2, the nonprofit founded by Paul Allen, which uses the high-resolution GFDL model to train an AI-powered forecast system that can be run at much lower computing power. But the work is now at risk, says Chris Bretherton, the atmospheric scientist who leads Ai2’s climate modeling. “With the unfettered intentions and actions of the current administration, this tragedy will come quickly and be hard to reverse.”
Legal challenges could reverse some of the firings, as has now happened at the National Science Foundation, and the Trump administration could backtrack. Just today, it issued new guidelines stating that agencies, not the White House’s Office of Personnel Management, had ultimate say on whether to go through with these firings.
But Bretherton says it’s dispiriting to see the future leaders of climate research at institutions like GFDL fired indiscriminately, while countries in Asia and Europe are matching or surpassing the U.S. in weather and climate modeling. No amount of clever technology can cover the gap that is forming. “Artificial intelligence,” he says, “cannot compensate for a lack of human intelligence.”
▻https://www.science.org/content/article/noaa-firings-hit-birthplace-weather-and-climate-forecasting
Dans les #algorithmes | #doge : l’efficacité, vraiment ?
►https://danslesalgorithmes.net/2025/03/04/doge-lefficacite-vraiment
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#informatique #numérique #gouvernance #administration #institution #elonmusk #trump #US #dystopie #démocratie #intelligenceartificielle #pouvoir #bigtech #impérialisme #domination #justice #gouvernancealgorithmique #technocratie #bestof
Etats-Unis : démission d’une vingtaine de fonctionnaires de la commission DOGE pilotée par Elon Musk
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/26/etats-unis-demission-d-une-vingtaine-de-fonctionnaires-de-la-commission-doge
« Nous n’utiliserons pas nos compétences techniques pour fragiliser » l’appareil d’Etat, expliquent, dans un courrier, ces agents démissionnaires qui représentent environ un tiers du personnel de l’organisme chargé de sabrer dans les dépenses publiques et l’administration fédérale.
« Nous avons juré de servir le peuple américain et de respecter notre serment au fil des administrations au pouvoir. Néanmoins, il est devenu évident que nous ne pouvons plus honorer ces engagements », ont ainsi écrit pour justifier leur démission collective, mardi 25 février, ces agents intégrés aux effectifs pilotés par Elon Musk et missionnés pour sabrer dans les dépenses publiques et l’administration fédérale.
Avant le retour au pouvoir de Donald Trump, ces agents démissionnaires travaillaient pour un département préexistant de l’administration fédérale, le United States Digital Service (USDS), chargé depuis 2014 de l’amélioration des services numériques gouvernementaux. Mais leur service a été absorbé par le #DOGE, constitué par ailleurs d’un groupe de fidèles d’Elon Musk. Depuis, les employés de l’USDS se voient associés à l’offensive brutale contre l’administration fédérale présentée comme anti-bureaucratique et destinée à économiser l’argent du contribuable américain. Une mission supervisée par l’homme le plus riche du monde, même s’il n’en est pas formellement l’administrateur. Les médias américains rapportent, mardi soir, qu’il s’agit d’Amy Gleason.
Dans leur lettre, les vingt et un démissionnaires décrivent la transition chaotique du retour au pouvoir de Donald Trump en trois dates clés. D’abord le 21 janvier 2025, où ils décrivent « des entretiens de quinze minutes avec des individus portant des badges de visiteur de la Maison Blanche » dès le lendemain de l’investiture du milliardaire new-yorkais. « Plusieurs ont refusé de décliner leur identité, nous ont interrogés à propos de loyauté politique, ont tenté de nous monter les uns contre les autres, et montré leurs compétences techniques limitées », énumèrent-ils.
Puis le 14 février, « un tiers de nos collègues ont été licenciés de manière discrétionnaire par un courriel anonyme », disent-ils. « Des fonctionnaires hautement qualifiés qui œuvraient à moderniser » la sécurité sociale et les soins de santé, la réponse aux catastrophes, l’aide étudiante ou encore fiscale. Leur « renvoi met en danger des millions d’Américains qui comptent sur ces services au quotidien » et expose leurs données personnelles à davantage de risques, déplorent les fonctionnaires qui ont démissionné. Enfin, le 16 février, « les représentants du DOGE ont commencé à nous intégrer à leurs opérations ».
« Les actions du DOGE – licenciements d’experts techniques, mauvaise manipulation de données sensibles, casse de systèmes informatiques majeurs – entrent en contradiction avec sa mission affichée de “moderniser la technologie et les logiciels fédéraux et maximiser l’efficacité et la productivité gouvernementale” », dénoncent-ils. (...)
#doge will use AI to assess the responses of federal workers who were told to justify their jobs via email
▻https://www.nbcnews.com/politics/doge/federal-workers-agencies-push-back-elon-musks-email-ultimatum-rcna193439
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#administration #artificialintelligence #work #performance #assessment #dystopia
« Donald Trump et Elon Musk plongent la science américaine dans un indescriptible chaos »
Comment qualifier la rupture de l’ordre institutionnel en cours aux Etats-Unis ? Pour l’historien américain Timothy Snyder (université Yale), il faut bien se rendre à cette évidence : c’est un coup d’Etat, sans guillemets, qui est en cours de l’autre côté de l’Atlantique. C’est même, dit-il, le premier du genre conduit grâce à la prise de contrôle des systèmes d’information d’un Etat.
« Deux douzaines de jeunes gens ▻https://archive.ph/1Vs7h vont de bureau en bureau, habillés en civil et armés uniquement de clés USB, écrit M. Snyder dans une tribune du 12 février ▻https://www.independent.com/2025/02/12/of-course-its-a-coup. En usant d’un jargon technique et de vagues références à des ordres venus d’en haut [du #DOGE, Department of Gouvernment Efficiency, “ministère de l’efficacité gouvernementale”], ils parviennent à accéder aux systèmes d’information de base du gouvernement fédéral. Ils accordent ensuite à leur chef suprême l’accès à ces informations et le pouvoir (…) d’interrompre tous les paiements et financements du gouvernement. »
Grâce à l’intelligence artificielle, l’accès aux grandes masses de données des serveurs fédéraux permet d’identifier les fonctionnaires à licencier, d’interrompre les programmes de promotion de la diversité ou de protection de l’environnement, de cibler des pans entiers du réseau d’agences de l’Etat fédéral. Voire d’en annihiler complètement certaines, à l’image de ce qui s’est produit avec l’Usaid ▻https://archive.ph/KxOFS, l’agence américaine pour l’aide au développement. Tout cela est en cours, et il existe des doutes sérieux sur la capacité de la justice et des Etats à faire obstacle au rouleau compresseur actuellement à l’œuvre.
Ce coup d’Etat numérique permet aussi, et surtout, un contrôle étroit du pouvoir sur la conduite de la science et la production de la connaissance, qui n’a plus rien à voir avec ce que la première administration Trump (2017-2021) avait mis en œuvre. Une enquête conduite par Romany Webb (Sabin Center for Climate Change Law) et Lauren Kurtz (Climate Science Legal Defense Fund), publiée en 2022 ▻https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8793038/pdf/main.pdf, indique que la « guerre contre la science » menée entre 2017 et 2021 a consisté, pour les chercheurs des institutions et agences fédérales, en une série de censures ponctuelles, de suppressions de certaines données ou encore de pressions conduisant à l’autocensure.
Une « décimation » dans les agences scientifiques
« Pendant le [premier] mandat du président Trump, il y a eu 154 cas documentés de censure de scientifiques par le gouvernement fédéral, et 19 cas [?! ndc] où des scientifiques se sont livrés à l’autocensure, écrivent les deux chercheuses. Dans environ 72 % des cas, cela a concerné la suppression d’informations sur le changement climatique. » La situation actuelle est radicalement différente par son ampleur, son caractère systémique et la variété des disciplines touchées.
Donald Trump et Elon #Musk plongent la science américaine dans un indescriptible chaos. La revue Science évoque une « décimation » en cours dans les agences scientifiques fédérales. Des dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés ou sont en cours de suppression ►https://archive.ph/69gvr. Certains sont congédiés et rappelés quelques jours plus tard à leur poste après que le caractère crucial de leur activité a été identifié, comme par exemple superviser l’arsenal nucléaire américain ▻https://www.theguardian.com/us-news/2025/feb/15/trump-administration-nuclear-arsenal-worker-firings.
Des chercheurs reçoivent des lettres de licenciement pour cause d’insuffisance professionnelle quelques semaines après qu’on leur a annoncé une promotion, les communications avec l’étranger sont parfois interdites, des revues éditées par des instituts de recherche fédéraux suspendent leurs publications, les travaux du National Nature Assessment, le plus important rapport sur l’état du patrimoine naturel américain, sont officiellement annulés – ceux des auteurs qui ne sont pas fonctionnaires fédéraux espèrent le publier par leurs propres moyens. La surveillance de la progression du virus grippal à potentiel pandémique H5N1 est, elle aussi, mise à mal.
« Propagande néomarxiste »
Partout, les projets de coupes dans le financement de la recherche sont colossaux. Le DOGE vise une réduction de 15 % des subsides accordés par les National Institutes of Health aux centres hospitaliers universitaires. La National Science Foundation devrait voir son budget – principalement destiné aux financements de projets menés par les universités publiques et privées – réduit de près de 70 %. Il ne s’agit plus seulement d’atteindre les sciences de l’environnement, mais l’ensemble des activités de recherche conduites aux Etats-Unis suspectées de « wokisme » et de « propagande néomarxiste », selon le sénateur républicain du Texas, Ted Cruz.
Ce dernier a mis en ligne le 11 février ▻https://www.commerce.senate.gov/2025/2/cruz-led-investigation-uncovers-2-billion-in-woke-dei-grants-at-nsf une base de données de 3 400 projets de recherche « woke » financés par le contribuable américain. Pour saisir toute l’étendue et la profondeur du processus dans lequel la démocratie américaine est en train de se dissoudre, il suffit de compulser ce fichier. L’un des projets incriminés (ligne 498) est une étude de l’expression de certains gènes chez la mouche drosophile. Un autre (ligne 583) porte sur « l’accumulation du molybdène dans les sédiments marins ». Un autre encore (ligne 551) étudie « l’économie circulaire dans les phases de récupération après une catastrophe naturelle »… La liste est ouverte et il serait intéressant de savoir ce qu’il y a de « néomarxiste » là-dedans.
Trump I s’attaquait aux résultats incommodants de certaines disciplines ; Trump II déclare une guerre tous azimuts à la science, comme méthode de description et d’objectivation du réel. L’administration en place met désormais en œuvre une politique qui vise à détruire les instruments permettant de produire des énoncés objectifs. Faire disparaître la réalité pour ne plus laisser les faits porter préjudice à la volonté du chef : c’est exactement ce que l’on attend d’une politique fasciste.
Stéphane Foucart
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/23/donald-trump-et-elon-musk-plongent-la-science-americaine-dans-un-indescripti
#coup_d'État_numérique #IA #trump #recherche #science #fascisme
« Une véritable purge s’opère dans les administrations américaines », Pauline Grosjean
Professeure d’économie à l’Université de Nouvelle Galles du Sud (Australie), publié le 12 février 2025
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/12/une-veritable-purge-s-opere-dans-les-administrations-americaines_6543208_323
Donald Trump et Elon Musk s’en prennent aux administrations jugées hostiles, supprimant des postes, des bourses, des données. Pourtant, l’exemple des épurations militaires russes des années 1930 devrait les alerter, souligne l’économiste Pauline Grosjean dans sa chronique.
« Les mesures brutales de la nouvelle administration Trump s’apparentent à une attaque généralisée contre la science et la place de l’expertise dans la société »
TRIBUNE, Florence Débarre, Directrice de recherche au CNRS, Marius Gilbert, Professeur en épidémiologie
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/01/les-mesures-brutales-de-la-nouvelle-administration-trump-s-apparentent-a-une
Interruptions de projets de recherche, licenciements de scientifiques et d’administratifs d’agences de recherche, contrôle des communications publiques, purges dans des bases de données et dans les sites Web des administrations fédérales, réduction drastique des moyens de la recherche : les dispositions de la nouvelle administration Trump sont brutales, sans précédent, et s’apparentent à une attaque généralisée contre la science et la place de l’expertise dans la société.
Dans le domaine de la santé, les scientifiques du département de la santé et des services sociaux (HHS, pour Health and Human Services) ont été priés dès le 22 janvier de suspendre toute forme de communications publiques. Cette mesure a aussi causé l’interruption de la publication du rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité de l’agence fédérale responsable de la prévention et de la lutte contre les maladies (CDC, Centers for Disease Control and Prevention), qui fournit chaque semaine des informations essentielles sur l’évolution des urgences sanitaires. Sa publication a repris depuis, et des articles essentiels sur la grippe aviaire H5N1 ont enfin pu paraître.
Dans le cadre de la mise en œuvre de directives qui touchent aux thèmes du genre et de la diversité, de l’équité et de l’inclusion (DEI), les chercheurs du CDC ont reçu une liste de mots désormais interdits dans leurs publications scientifiques, comme « genre, transgenre, personne enceinte, LGBT, transsexuel, non binaire, assigné homme à la naissance, biologiquement féminin », etc. Le week-end du 1er février, c’est une véritable purge qui débutait sur le site Web du CDC et au sein des bases de données qu’il héberge. Une décision de justice a forcé la remise en ligne de certains jeux de données, désormais présentés avec un bandeau discréditant leur contenu.
Est-il nécessaire de préciser que ces termes recouvrent des réalités humaines et que les différentes formes de catégorisation de groupes sociaux répondent à des besoins fonctionnels permettant d’adapter les communications et les politiques de santé ? S’en priver, en se basant sur une position idéologique et non scientifique, aura des répercussions majeures en matière de prévention de maladies infectieuses, qui ignorent les barrières entre les groupes sociaux.
Des théories du complot
Quelques jours plus tard, les instituts nationaux de la santé (NIH, National Institutes of Health) annonçaient un plafonnement à 15 % des frais indirects de tous les programmes financés, en cours ou à venir. Pour les universités, cela s’apparente à une réduction brutale et non anticipée de près de 4 milliards de dollars (environ 3,85 milliards d’euros). Des universités ont contre-attaqué devant la justice, mais les attributions de nouveaux financements par les NIH sont pour le moment toujours bloquées.
Ces interventions ne se limitent pas au domaine de la santé. La National Science Foundation (NSF), principal bailleur de fonds de la recherche fondamentale, subit aussi une large vague de révision de ses programmes. Des employés de la NSF ont fait fuiter les critères qui seraient appliqués, comme la présence, dans la description d’un projet, d’une liste de termes éliminatoires qui ratisse très large : « handicap », « activisme », « diversité », « équité », « ethnicité », « femme », « minorité », « socio-économique »… Des programmes de financement sont interrompus, tandis que de nombreux employés de l’agence ont été brutalement licenciés.
L’Agence américaine pour le développement international (Usaid) [chargée de l’aide humanitaire à l’étranger], très active dans la fourniture d’expertise, de moyens humains et de traitements dans le domaine de la santé, a été démantelée en quelques jours par les équipes d’Elon Musk, avec des conséquences dramatiques pour les bénéficiaires des programmes, tandis que Musk diffusait sur X des théories du complot sur les activités de l’agence.
Les mesures touchent aussi le sujet du climat. Des sites d’agences et administrations publiques devaient réduire les références au changement climatique, et, le 4 février, c’était au tour de l’Agence nationale d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) de subir l’incursion des équipes de Musk, suivie le 27 février d’une première vague de licenciements touchant près de 800 employés de l’agence, dont des météorologistes.
Accès à des données sensibles
Ordres et contre-ordres se succèdent, dans une confusion générale qui empêche toute réponse concertée. Passé la stupeur initiale, des tribunaux ont été saisis, mais leurs décisions sont parfois ignorées ou contournées. Sur le réseau social X, le compte du DOGE, le nouveau département de l’efficacité gouvernementale dirigé par Elon Musk, se félicite des montants prétendument récupérés par ces coupes expéditives – quitte à les surestimer.
Les équipes du DOGE ont par ailleurs pris le contrôle de systèmes d’information de l’administration publique et ont eu accès à des données sensibles, comme la gestion du personnel, les données du Trésor, le système de paiement fédéral, tout cela dans un cadre qui pose de nombreuses questions en termes de légalité, de sécurité et de protections des droits individuels.
La vitesse et la coordination avec lesquelles ces différentes mesures sont appliquées rappellent la stratégie du « flood the zone » – inonder la zone : reconnaissant le rôle des médias dans l’opposition à des mesures, Steve Bannon conceptualisait dès 2019 la manière de rendre le changement irréversible – en submergeant l’opposition. Dans son ouvrage La Stratégie du choc (Actes Sud, 2008), Naomi Klein avait théorisé la manière d’exploiter la paralysie qui succède aux chocs. Donald Trump va plus loin, il provoque directement ces chocs pour en diriger les effets, suivant la ligne du « Project 2025 » dont il s’était pourtant distancié pendant la campagne.
Ces développements simultanés, rapides et inquiétants plongent le monde politique, médiatique et académique dans un état de sidération. L’Europe, les yeux rivés sur la guerre commerciale et les nouvelles velléités d’expansion territoriale exprimées par le nouveau président, est encore trop silencieuse. Il est urgent de sortir de cette apathie, de documenter avec nos collègues américains la gravité de ce qui se déroule sous nos yeux, et de réagir de manière solidaire, forte et coordonnée.
Florence Débarre est directrice de recherche au CNRS en biologie évolutive, à Sorbonne Université ; Marius Gilbert est professeur en épidémiologie à l’Université libre de Bruxelles et vice-recteur à la recherche et à la valorisation.
Vers une purge scientifique aux États-Unis ? La NOAA sous le choc
▻https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/sciences-vers-purge-scientifique-etats-unis-noaa-sous-choc-119428
La grande croisade d’Elon Musk au sein des institutions américaines se poursuit. Depuis l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier dernier, le milliardaire s’est lancé dans un grand « rabotage » au sein de plusieurs institutions des États-Unis.
Des agents du Department of Government Efficiency (Doge) pénétraient le 5 février dans les locaux de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) afin de mener des perquisitions. L’objectif ? Trouver des éléments corroborant la thèse selon laquelle l’organisme scientifique aurait appliqué et forcé les normes DEI (diversité, équité et inclusion) auprès de son personnel et au sein des travaux menés ces dernières années.
La NOAA est une branche particulièrement importante de l’écosystème scientifique américain, collaborant régulièrement avec la Nasa et fournissant de nombreuses études et données sur le réchauffement climatique, ainsi que sur les bouleversements météorologiques. Pourtant, pendant plusieurs heures durant l’après-midi du 5 février, le site de la NOAA cessait de fonctionner. De quoi susciter l’interrogation. Selon le Guardian, dans un article publié le même jour, des équipes du Doge faisaient donc irruption dans les bâtiments de l’agence afin de prendre le contrôle des systèmes informatiques. Le quotidien britannique précise que des informations confidentielles sont a priori entre les mains du Doge et d’Elon Musk.
À l’instar de plusieurs organismes tombant sous l’autorité du président américain, la NOAA risque ainsi de subir des coupes budgétaires, engendrant le licenciement d’employés et de scientifiques. De nombreux universitaires craignent une répercussion brutale sur les travaux réalisés concernant les fonds marins, la pêche intensive et l’observation des écosystèmes. La NOAA était pointée par plusieurs élus républicains proches de l’administration Trump, estimant l’agence trop biaisée politiquement, alors que le changement climatique et ses effets se voient contestés par le pouvoir en place.
#DOGE #Musko-Trumperie (agenda politique de la)
►https://www.theguardian.com/us-news/2025/feb/04/doge-noaa-headquarters
Staffers with Elon Musk’s “department of government efficiency” (Doge) reportedly entered the headquarters of the National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa) in Silver Spring, Maryland, and the Department of Commerce in Washington DC today, inciting concerns of downsizing at the agency.
“They apparently just sort of walked past security and said: ‘Get out of my way,’ and they’re looking for access for the IT systems, as they have in other agencies,” said Andrew Rosenberg, a former Noaa official who is now a fellow at the University of New Hampshire. “They will have access to the entire computer system, a lot of which is confidential information.”
Project 2025, written by several former Trump staffers, has called for the agency to be “broken up and downsized”, claiming the agency is “harmful to US prosperity” for its role in climate science.
Rosenberg noted it had been a longtime goal of corporations that rely on Noaa data to prevent the agency from making the data public, instead of giving it directly to private corporations that create products based on it, such as weather forecasting services.
He also argued there was no legal authority to abolish Noaa or reduce its budget, outside of reducing it through Congress.
“There’s no real transparency. They just show up wherever they want, do whatever they want. They’re following through on major budget cuts and major staffing cuts,” Rosenberg added. “I think the strategy here is: ‘Well, we’re just going to do it and dare somebody to stop us, and by the time they stop us, we’ll have destroyed it.’”
In response to the prospect of potential cuts of personnel, budget or mission at Noaa, Beth Lowell, US vice-president of the ocean conservation non-profit Oceana, said doing so “will have a ripple effect that sacrifices the communities, jobs, and coastal economies that rely on healthy oceans. And the National Weather Service, part of Noaa, provides daily weather forecasts and lifesaving storm alerts that protect our communities across the country and mariners at sea.”
The organization cited impacts of cuts could include overfishing, increased imports of illegal or unethically sourced seafood, threats to endangered wildlife, and threats to life and property without its weather forecasting and data resources.
“Millions of Americans depend on thriving oceans and productive fisheries for their jobs, businesses, and seafood dinners, and our oceans depend on Noaa,” she said in a statement. “President Trump, his administration, and Congress must safeguard our waters for all who depend on well-managed oceans, and that requires full support of Noaa.”
Why Elon Musk is Shutting Down USAID and What Happens Now
▻https://nymag.com/intelligencer/article/elon-musk-usaid-killing.html
Around 8 p.m. on Sunday, a USAID staffer pushed forward $78 million for food and shelter to Palestinians living in Gaza. Two hours later, that staffer and contractors working in over 100 countries were locked out of their email accounts. Then just past midnight, staff received an email from Gavin Kliger, a young engineer working for Elon Musk, announcing that headquarters was closed for business. By Monday morning, the U.S. government agency that sends assistance to tens of millions of the world’s neediest people “from the American people,” as its motto states, was effectively dead.
Over the past 72 hours, a dozen sources recounted the final days of the U.S. Agency for International Development before an effort led by Musk and supported by President Donald Trump crippled the agency and put it under the control of Secretary of State Marco Rubio, who is now acting director. It appears to be the first of an untold number of federal agencies that the Trump administration seeks to remake without the approval of Congress. Democrats have accused the administration of breaking the law.
As the agency began to crumble under an attack from its own government, staffers worked frantically to send money keeping hospitals and soup kitchens from Gaza to Sudan running, saying that people may die as a result of the chaos. As of Monday afternoon, they were trying to send $305 million to the World Food Program. “We’re blowing through all the normal processes to get this out as quickly as possible,” says one staffer. Employees couldn’t even tell their partner organizations, with which they were communicating regularly as recently as last week, how much money was coming. “I don’t think anyone has any idea what’s going on.”
“It felt like the scene on the Titanic where you have the musicians playing as the boat’s going down,” says another person. “People are freaking out, I’m trying to do work, and people are getting fired around me.”
With an annual budget of about $40 billion, USAID’s global role is so outsize that staffers feared the pause on U.S. assistance might collapse the international-aid sector worldwide, especially in places like Yemen and Sudan. At the end of last week, according to ProPublica, the administration furloughed 500 contractors, running disaster relief for millions, from the humanitarian assistance bureau, and fired 400 more from its global health bureau. “We have beneficiaries whose 2,000 calories or 1,800 calories a day come from U.S. funding, and that was cut off,” says one recently fired contractor. “People are definitely going to die even if we turned everything back on today, which isn’t going to happen.”
The only reason that USAID was able to issue an exemption for the $78 million earmarked for Gaza is because the American government is obligated under the terms of the cease-fire deal between Israel and Hamas negotiated in part by Trump envoy Steve Witkoff.
In Trump’s first term, the agency making up less than one percent of the federal budget operated largely out of sight. Under Samantha Power in the Biden administration, USAID’s role expanded as wars in Ukraine, Gaza, and Sudan created suffering for millions of civilians the U.S. sought to feed, shelter, and treat in hospitals. That drew the ire of the Heritage Foundation, which wrote plainly in Project 2025 that the next administration “should scale back USAID’s global footprint.”
On January 20, hours after he was sworn in as president, Trump issued an executive order declaring that “the foreign policy of the United States shall champion core American interests and always put America and American citizens first.” Another executive order banned DEI throughout the federal government, and USAID staff scrambled to tweak the descriptions of all of their programming. “It was just clownish,” one employee says. “We were all horrified, but also it’s sort of amusing because it’s so brazenly fascist. They gave us a list of words and concepts we can’t use anymore.” It’s impossible to stop gender-based violence, this person noted, when you can’t talk about gender.
Four days later, Rubio ordered an immediate pause on virtually all aid for three months. “We really did think it was a 90-day foreign-assistance review, and we wanted to do our best to comply,” a senior official tells me. “Why not?”
That was just the first week.
The following Monday, according to the Washington Post, senior USAID leadership were purged for actions that, as an official put it, “appear to be designed to circumvent the President’s Executive Orders and the mandate from the American people.” The agency official who executed the purge, which he said came from Musk’s “Department of Government Efficiency,” tried to undo it and was purged too. It was then that the paranoia started setting in. Pages started disappearing from USAID’s website, including an anti-corruption initiative that was one of Power’s signature contributions.
On Tuesday afternoon, White House Press Secretary Karoline Leavitt said “there was about to be $50 million taxpayer dollars that went out the door to fund condoms in Gaza,” a claim that was quickly debunked. Hours later, the Office of Personnel Management, equivalent to the federal government’s human-resources department now controlled by Musk acolytes, sent a message to all U.S. government employees enticing them to resign, entitled “Fork in the Road.”
“Everyone expected budget cuts,” says a contracting officer at USAID.
The White House rhetoric kept escalating. “We looked at USAID as an example. Ninety-eight percent either donated to Kamala Harris or another left-wing candidate,” White House deputy chief of staff Stephen Miller told CNN.
“Only when staff started getting escorted by security out of buildings and their badges, government-issued phones, and laptops were taken from them did we realize, Oh, this is real,” says the senior official. Inside the Ronald Reagan Building where USAID headquarters is located, staffers were crying, hugging each other good-bye, and exchanging personal info so they could stay in contact. Someone passed out, presumably from the stress, and security was called to help.
Rubio gave USAID something of a reprieve by granting an exception to the freeze for certain types of life-saving assistance. Last Wednesday, employees got a peculiar message from IT: “The USAID Google Drive is now accessible on the Department of State (DoS) OpenNet.” For years, USAID used Google Docs while State used Microsoft Office, symbolic of the agency’s independence from the larger department it collaborates closely with.
Meetings were getting canceled, and no one wanted to put anything into writing. “I know people who have worked at the agency a long time who are telling me to take things to Signal, and I’m surprised people know what Signal is,” says the contracting official.
On Friday, employees logged on to find Gemini, Google’s AI feature, was running on their systems (as happened everywhere else Google Workspace is used). During a Google Meet session between a few dozen employees located in Washington and worldwide, the person running the meeting said Gemini was recording them. “Everything you say in front of the device is captured, transcribed, and sent somewhere to some server,” the senior official recalls hearing. Once they logged off, leaders offered a quiet directive: “Just be very mindful and very professional in everything you say. Everything is being watched.” Overnight at the Reagan building, USAID signage and even photographs from the walls had been taken down. Everyone presumed it had been DOGE.
The rumor mill churned on Friday, with people expecting an executive order that would shutter the agency. By that point, such an order would hardly have been needed. So many staff had already been fired, and USAID’s work had in effect been halted. The death blow would arrive in a different form.
On Saturday morning, USAID’s website was taken offline by DOGE staffers. “At this time there is no update on when the site will be available,” the IT department reported. That night, according to CNN, DOGE representatives tried to access the agency’s systems containing personnel files and classified information but were opposed by USAID’s head of security and chief of staff, who threatened to call law enforcement. They were immediately suspended. Thousands of email accounts were deactivated. Staff spent the weekend downloading their pay stubs and performance reviews. Musk’s lieutenants now had complete control of the agency’s nervous system.
By Sunday, as employees worked to get money out before they feared Musk would stop it, untold numbers of contractors working in conflict zones received a sign-on error when they tried to log into their emails and accounts. The real fear was for employees and contractors working abroad in dangerous circumstances, now unable to access a security app especially designed to be used in case of emergencies, as Ken Klippenstein reported. “Reckless,” the senior official texted me, the sentences getting more staccato. “Most have either secret or top secret clearance. Diplomatic passports. Experts in their fields. A real tragedy.”
“This means that even if we are still implementing ‘life-saving humanitarian assistance’ there might as well be no staff to oversee it,” as the contracting officer puts it.
Through it all, Musk has been mocking his prey, tweeting on Sunday “USAID was a viper’s nest of radical-left marxists who hate America.” One staffer told me grimly, “Honestly, that’s sick. I should get that on a T-shirt.”
Rubio told lawmakers on Monday that the agency may be absorbed by his department and “abolished” as an independent agency. “In many cases USAID is involved in programs that run counter to what we’re trying to do in our national strategy with that country or with that region,” he told reporters in El Salvador on his first foreign trip as secretary of state. “That cannot continue.”
According to three USAID sources, the $78 million sent out to Gaza on Sunday night still faces a final step of approval. It is not clear if the money will be released. One of the recipients is International Medical Corps, a nonprofit group running two large field hospitals treating Palestinians. Without immediate U.S. funding, the group said last Wednesday, “We will be unable to sustain these activities beyond the next week or so.”
“At this rate, the hospitals are barely running,” one USAID official tells me of the situation in Gaza. “I’m having nightmare thoughts on when generators run out of fuel and those NICUs shut down. Where will they go? No one has an answer for that. They will be left high and dry and left for dead, and that will be on the U.S. government.”
The blinding contempt of the #DOGE bros
▻https://archive.ph/ZizN8
Terrorizing #USAID isn’t reform. Here’s an inside story of Elon Musk’s takeover.
« #DOGE » : la dernière pitrerie libertarienne d’Elon #Musk
▻https://lvsl.fr/doge-la-derniere-pitrerie-libertarienne-delon-musk
Coupes dans le budget et simplification de l’État : telles sont les missions du Department of Government Efficiencey (« DOGE ») qu’Elon Musk dirigera au sein de la seconde administration Trump. Parmi les objectifs fantaisistes de cette agence : supprimer 2000 milliards de dépenses publiques, soit près d’un tiers du budget fédéral. Tandis qu’en France ces pitreries ont été […]
#International #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #austérité #Capitalisme_d'État #Elon_Musk #Etats-Unis
Et "en même temps", le Figaro ne tarit pas d’éloges sur Javier Milei, ce « Trump de la pampa » armé d’une tronçonneuse, qui fait rien qu’à redresser l’Argentine ...
▻https://www.lefigaro.fr/international/javier-milei-ce-trump-de-la-pampa-arme-d-une-tronconneuse-est-en-train-de-r
Je sais pas vous, mais en sept ans de mandat Macron, j’ai l’impression d’avoir vécu une intense régression et d’avoir été propulsé 200 ans en arrière, victime d’un sortilège steampunk.
“DSON (Doge Serialized Object Notation) is a data-interchange format, that is easy to read and write for Shiba Inu dogs.”
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such "foo" is 42, "bar" is 42very3 wow // {"foo": 34, "bar": 17408}An anti-#bitcoin rant. No new content but the style is funny and entertaining.
The future of Bitcoin mining appears to be in the hands of a small minority of users who can afford ASIC equipment, making the “distributed” nature of Bitcoin something of a joke.
...
The real winners in this arms race are the manufacturers of Bitcoin ASIC equipment, which is usually sold for real-world currency and not Bitcoins. This is strongly analogous to the people who made the most money during the California gold rushes in the 1800’s, who were the ones selling equipment and services to the miners, not the miners themselves.
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Note that payment is currently processed semi-manually, and thus there may be significant lag between payment and build
Pour moi c’est tellement gros que c’est un troll :)
YACC - Yet Another Crypto Currency : Coinye West
Launch date : 11/01/2014
Now why do I get this feeling of entering the world of Leisure Suit Larry in the land of the Lounge Lizards ?
"Screw Bitcoin and Dogecoin, there’s a Kanye West themed cryptocurrency on the way"
"Coinye West is a cryptocurrency for the masses. Bitcoin is for hardcore money-hoarders, and Dogecoin was more for the internet-meme crowds."
▻http://noisey.vice.com/en_uk/read/screw-bitcoin-and-dogecoin-theres-a-new-kanye-west-themed-cryptocurrenc