• Réparer soi-même son iPhone, un rêve qui vire au cauchemar as/gma
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/13090701-reparer-soimeme-son-iphone-un-reve-qui-vire-au-cauchemar.html

    Après plusieurs mois d’attente, Apple a lancé fin avril un programme permettant à chacun de réparer son iPhone ou son Mac avec des pièces détachées. Ce nouveau service, coûteux et compliqué, peine toutefois à convaincre.
    Avec ce nouveau projet, le grand public peut lui-même acheter des pièces et réparer son téléphone ou son ordinateur en suivant les instructions du manuel.

    C’est une vraie révolution chez Apple. Jusqu’à présent, les clients n’avaient pas le choix : en cas de problème, ils devaient déposer leur appareil en boutique ou le confier à un réparateur agréé.


    Un vrai casse-tête
    Pour retaper soi-même son téléphone, il faut avant tout s’inscrire en ligne et préciser à Apple l’élément à réparer. Quelques jours plus tard, l’entreprise livre du matériel pour un poids total de... 35 kilos. Des appareils pour chauffer la colle et détacher les pièces sont fournis, ainsi que des presses puissantes et des outils de pointe. Le client dispose d’une semaine pour utiliser les machines.

    Sur YouTube, même des bricoleurs avertis ont montré toute la difficulté de manier ces appareils. Apple livre du matériel professionnel, mais malgré des modes d’emploi détaillés, utiliser ces machines relève du cauchemar. Les bricoleurs maladroits risquent en plus de détruire totalement le smartphone.

    Pression des consommateurs
    Si cela peut paraître paradoxal, réparer soi-même son téléphone n’est pas moins cher que de le déposer en magasin. Le coût est plus ou moins similaire, sans compter les frais additionnels en cas de dégâts sur le matériel prêté.

    Avec ce nouveau programme, Apple répond à des associations de consommateurs qui font pression depuis de nombreuses années pour que les notices de réparation et les pièces d’origine soient plus largement accessibles. Mais la solution proposée s’apparente plus à une sinistre blague, où les fabricants font tout pour décourager les réparations.

    Le service de réparation en libre-service a déjà débuté aux Etats-Unis et s’étendra en Europe et en Suisse d’ici la fin de l’année. Samsung lancera aussi une offre similaire.

    #iPhone #iMac #apple #réparation Bon, faut pas rêver avec le #doityourself #DIY #technologie #Réparation

  • Quels sont les usages des contrats courts ? | Dares
    https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/quels-sont-les-usages-des-contrats-courts

    La part des #CDD dans les embauches hors #intérim est passée de 76 % en 2000 à 87 % en 2019 dans les établissements de 50 salariés ou plus du secteur privé. Pour quels motifs les employeurs recourent-ils aux contrats courts ?

    Depuis une vingtaine d’années, les employeurs ont intensifié leur recours à des contrats de travail de courte durée. Cet usage recouvre néanmoins, selon les secteurs, des réalités et des pratiques très diverses, tant pour les #employeurs que pour les #salariés.

    Côté employeurs, dans le secteur de la santé, du médico-social et de l’action sociale, le remplacement de salariés absents est le principal motif de recours invoqué ; dans les secteurs du commerce, de l’hôtellerie-restauration et dans les collectivités territoriales, c’est d’abord le surcroît temporaire d’activité et la saisonnalité de l’emploi qui justifient cet usage.

    Le recours croissant à des contrats courts s’explique souvent par une gestion à l’économie des ressources humaines et un manque de personnel permanent. Il est en outre fortement dépendant de la bonne gestion d’un vivier de personnes travaillant régulièrement pour l’établissement. Selon les cas, il vient compléter d’autres sources de #flexibilité, comme le recours aux heures supplémentaires ou la polyvalence des salariés permanents, ou constitue au contraire la seule alternative envisageable pour répondre à des besoins ponctuels, non prévisibles et de courte durée. Ces besoins sont générés notamment par des conditions de travail difficiles et la mise en tension d’équipes permanentes qui ne peuvent absorber la charge de travail de salariés en congés, malades ou démissionnaires.

    Côté salariés, le contrat court représente une situation transitoire ou plus durable selon les profils : étudiants, personnes en situation de reconversion professionnelle, etc. Les raisons de son acceptabilité – une plus grande liberté, son caractère transitoire, une rémunération plus élevée ou encore la perspective d’un emploi stable – varient selon les situations.

    Pour les salariés en contrat court, la conciliation entre vie personnelle et professionnelle est rendue difficile par un volume d’heures et une durée de la relation d’emploi incertains ainsi que par la nécessité de rester disponibles. Ces salariés sont rarement en mesure de négocier leurs conditions de travail. Les situations d’alternance d’épisodes d’emploi et de chômage indemnisé de courte durée ne sont pas majoritaires parmi les personnes enquêtées. En cas d’indemnisation, les calculs semblent loin de l’optimisation financière même si la notion de droits rechargeables est bien intégrée.

    #travail #emploi #emploi_précaire #doitauchômage

  • Chômeuses go on ! | Tiphaine Guéret
    http://cqfd-journal.org/Chomeuses-go-on

    Le nouveau mode de calcul de l’allocation chômage est entré en vigueur le 1er octobre. Dans les mois à venir, les personnes alternant périodes travaillées et chômées verront leurs indemnités baisser drastiquement. Si les hommes sont statistiquement légèrement majoritaires dans les rangs des demandeurs d’emploi, cette réforme impactera aussi de façon notable les femmes, a fortiori les mères, fréquemment abonnées aux carrières fractionnées et aux emplois à temps partiel. Source : CQFD

    • « Le pire, c’est pour les mères célibataires, estime Lise*, conseillère Pôle emploi en zone rurale du côté de Nantes. Ce mois-ci, j’ai reçu en rendez-vous une demandeuse d’emploi au RSA qui cherche un emploi pérenne en tant qu’Atsem [Agent territorial spécialisé des écoles maternelles]. Quand les employeurs se rendent compte qu’elle est maman solo, sa candidature est refusée sous prétexte qu’elle ne pourrait pas assumer son job si son enfant tombait malade. Et dans le coin, il lui reste quoi comme possibilité d’emploi ? Du maraîchage, sur des périodes plus ou moins courtes. » Lise l’assure : « Avec la réforme, je vais en être rendue à dire “Attention, vaudrait peut-être mieux ne pas recommencer à travailler, ça va vous baisser vos indemnités.” »

      Temps partiels désavantagés

      Autre impact de la réforme sur les personnes ayant alterné contrats courts et périodes de chômage : si elles retrouvent un job à temps partiel, il leur sera désormais plus compliqué de cumuler leur maigre salaire avec une partie de leur indemnité chômage. En effet, explique l’Unédic sur son site [7], le cumul de l’allocation et du nouveau salaire est plafonné mensuellement à 30,42 fois le salaire journalier de référence (ce qui, dans l’ancien système, était censé correspondre à l’ancien salaire brut). Or, si le #SJR baisse, le plafond de cumul aussi. Là encore, les femmes seront particulièrement pénalisées : « 30 % des femmes travaillent à temps partiel – avec un volume horaire inférieur à un mi-temps pour 40 % d’entre elles [8]. »

      #chômeurs #chômeuses #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #doitauchômage

  • Assurance chômage : le gouvernement ne peut pas se prévaloir de la science économique pour justifier sa réforme
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/081021/assurance-chomage-le-gouvernement-ne-peut-pas-se-prevaloir-de-la-sci

    Le second duo d’articles[3]cités en appui de l’argumentaire gouvernemental concerne deux documents de travail non encore publiés. Le premier prouverait selon le gouvernement que les salariés et les employeurs peuvent s’entendre sur les durées de contrats. Toutefois, le cadre d’analyse est difficilement transposable au cas de la réforme présente puisqu’il s’agit d’un mécanisme pouvant augmenter l’indemnisation chômage des salariés de plus d’un an d’ancienneté dans le cadre d’un licenciement économique. Or, le licenciement économique est une procédure très encadrée (bien plus que la signature de CDDs) dans laquelle entrent en jeu les représentants syndicaux et pour laquelle on comprend bien comment la négociation peut amener à retarder certains licenciements de salariés proches d’atteindre cette ancienneté ouvrant droit à une meilleure indemnisation. On voit mal comment une telle étude permettrait de conclure quoi que ce soit sur la faculté des salariés #précaires enchaînant les contrats courts à négocier des allongements de leurs contrats du fait de la réforme de l’assurance chômage.

    La seconde étude quant à elle analyse bien le passage initial de 6 mois à 4 mois de la durée de travail nécessaire pour avoir droit à l’assurance chômage (qui est une des mesures de la réforme actuelle). Toutefois, la réforme en question a eu lieu en 2009, en réponse à la crise économique, dans un contexte où celle-ci a accéléré une chute de la durée des contrats, et notamment ceux de moins d’un mois. La réforme s’inscrit donc dans cette évolution, et ne peut être considérée comme la cause de la diminution de la durée des contrats à durée déterminée (#CDD). De plus, les personnes principalement concernées par les modifications du calcul du salaire journalier sont des personnes enchaînant des contrats bien plus courts que 4 mois, parfois des contrats à la journée, le plus souvent de manière contrainte. On voit mal comment la baisse des CDD de 6 mois relativement aux CDD de 4 mois pendant la crise des subprimes prouve que diminuer substantiellement leur allocation de retour à l’emploi permettrait aux travailleurs enchaînant en 2021 des contrats très courts d’augmenter leur chance de trouver un emploi stable.

    #doitauchômage

  • From Form‑Trans‑Inform to Atelier d’Architecture Autogérée. A Discussion with Doina Petrescu and Constantin Petcou
    Zeppelin
    https://e-zeppelin.ro/en/from-form%e2%80%91trans%e2%80%91inform-to-atelier-darchitecture-autogeree

    Summer 2021

    Interview: Alex Axinte

    Co-founded by Constan­tin Petcou and Doina Petrescu, atelier d’architecture autogérée (aaa) is “a collective platform of research and action around urban change and emerging cultural, social and political practices in the contemporary city. aaa initiates and supports strategies of ecological transition involving citizen locally and internationally. aaa acts against global crisis (ecological, economic, political, social, etc) by creating the conditions for citizen to participate in the ecological transition and adopting resilient ways of living. aaa functions within an open interdisciplinary network, where different viewpoints cross each other: architects, artists, students, researchers, pensioners, politicians, activists, residents, etc.

    aaa is an international reference in the field of participative architecture and urban resilience, aaa’s projects have been exhibited at Venise Biennale 2012 and 2016, MoMA New York, Berlin Biennale, Pavilion d’Arsenal Paris, Untied Nation Pavilion Geneva, etc. For its activity, aaa has received international recogni­tion and numerous awards across the years including the International Resilient Award Building for Humanity (2018), The Innovation in Politics Award for Ecology (2017) being one of the “100 projects for the climate” selected by the public at COP21 (2015). (Alex Axinte)

    The passages bellow are extracted from a series of conversations I had during several days with Doina Petrescu and Constantin Petcou. At their studio, at home, in cafes and metros or visiting their projects located in different Paris suburbs, we spoke about their beginnings in Romania, about their current practice atelier d’architecture autogérée (aaa) and about future plans. While still in school, within the social and political context of 1980’s Romania, they were involved in initiating groups and networks, they engaged in experiment and innovation, building after graduation an alternative practice through a critically approach of architecture.

    Visiting aaa. Drawing by Alex Axinte

    Alex Axinte: Let’s start from the time when you were professionally and humanly trained in Romania within the socialist education system of that time. Has this contributed to what your practice became?

    Doina Petrescu: Certainly it was a seed there, which wasn’t enough by itself, but it was important because this prepared us to face practical situations, knowing everything that a traditional architect should know. And this thing was a solid base, for knowing how to build, knowing about materials, knowing about structure, knowing history, you can see now that this is not taught in schools anymore, that these became specializations, you specialize in such things. We learned them all. And somehow this general formation counted a solid base, as a foundation. On top of this you can add other more sophisticated things, you may try to position yourself, you can take a stand, and you can develop certain interests. So this was one of the good things. Other good thing from the school, not necessarily different from the school, but one that we took or created in the school, was some sort of parallel school, of which Constantin can say more because he initiated it, adding the fact that the school allowed us the freedom to do other things.

    Constantin Petcou: I did two interesting things in school: first is that I walked a lot through Bucharest and I took the street as a teacher. I had also good teachers, but I studied a lot vernacular architecture. And second is that I initiated a group, a sort of school in school, which was called Form-Trans-Inform and which was based on knowledge theory, and other theories as well. [Stratford H, Petrescu D & Petcou C (2008) Form-Trans-Inform: the ‘poetic’ resistance in architecture. arq: Architectural Research Quarterly, 12(02)] Basically it was a transdisciplinary group: there were students from scenography, we had interactions with others too, we also organized some events in Club A, we invited philosophes, art critiques, until they spotted me and wanted me to enrol in the party…

    “Inner Gesture“ – happening, Baneasa 1982, team: Constantin Petcou, Constantin Gorcea, Florin Neagoe, Lavinia Marșu, Doru Deacu, Sorin Vatamaniuc, Constantin Fagețean ©Form-Trans-Inform

    AA: What vernacular Bucharest meant?

    CP: It meant some fabulous neighbourhoods, because many they were self-constructed, this being usual in mahalas (ie. popular neighbourhoods). The inhabitants were partly self-sufficient: they were already controlling the household climate, having a lot of courtyards covered with vine, they were trying to produce energy, and there were quite a lot of wind mills, they were trying to produce food by raising pigeons in big cages , which were flying all around… It was like in Garcia Marquez. If you were really sensitive to space and wind and light, you were blown away by how much you could see and feel…

    AA: Is this something that you were looking for also in Paris, or you rather came with this type of looking from Bucharest?

    CP: In Paris you don’t have such a thing. I think it was a root that we came from there.

    DP: Yes, and we applied this later in projects like R-Urban and other projects which we developed later. It was a lesson we have learned, we have understood from those conditions. Also, we still kept having this sensibility to “read” spaces’ potentiality. For example you see a square and some trees: you realise that there is a place there with a certain urban quality and in Bucharest there were many such places with very special qualities due to the urban typologies and ways of living. This mahala type of living was actually a sensitive urban typology.

    Constantin rises on his tops and waters the plants hanging from the studio’s ceiling. We flip through black and white magazines in which there were published some of their projects receiving prizes in paper architecture competitions. They tell me about how they became involved in organizing exhibitions, about working with clothing, about publications which didn’t make it past the 1st issue and where many articles finished with ‘to be continued’. Than, they continued with their architect’s life in Romania before ’89: Doina working in sistematizare (state planning) and Constantin as ‘mister Design’ in a factory of clothing and shoes. Here, with found materials, they worked together for redesigning an office space as a sort of ‘participative deconstructivist’ manifesto, quite provocative at the time. Doina goes out in the courtyard and ransacks bended over some compost containers. Here are their pets, some big earthworms which just received banana peels as their favourite meal. After ’90 they left for Paris guided by the idea to continue their postgraduate studies and than to come back.

    “Catarg towards Ithaca“ –“Honorable mention“ at Shinkenchiku Residential Competition, Japan, 1986. Echipa de proiect/Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Mircea Stefan, Victor Badea

    *The Design section atelier – Valceana Leather Factory, 1988. Project team : Constantin Petcou, Doina Petrescu ©ConstantinPetcou

    AA: It is a fairly quite spread perception, that architecture is architecture and politics is politics. We are doing our job, we design, we build. If this supports an ideology or not, this is not architecture’s business. How architecture became for you a political acting?

    DP: I think that in a way it was the context that forced us when we started. We started from scratch. And we had to invent ways of negotiating to gain access to space, to gain access to ways of practicing architecture, and we quickly realized that such a negotiation is political and that actually you need to learn to speak with people caring political responsibilities. But at the same time, we realized that the very fact of asking, of doing the practice differently is a political act. There were some things we refused to do, such as the conventional capitalist practice. We wanted to facilitate the inhabitants’ access to space, for any city inhabitant, we wanted to open urban spaces that are closed and that are controlled either by the municipalities or other institutions, and this is already a political act. We managed to ensure access to space, and afterwards, slowly, the self-management of the space, which was also a process, by persuading people that they have to become responsible if they want to use the space, that they need to learn how to manage it, to get along, to organize. This is in fact what Deleuze and Guatarri are calling micro-politics, meaning politics at the level of the subject, transformations at the subjective level. [Deleuze, G. and F. Guattari (2004), Anti-Oedipus, London: Continuum] We always worked with people. Our architecture always included this subjective and social architecture into the project. The fact that we formed a social group around the project, that people have changed, that they changed their interest, all these are for us part of architecture.

    AA: Do you tend towards consensus in your projects?

    CP: We don’t really use the word consensus. It is about temporary equilibrium. In any such a project, as there are many people involved, and here we speak about governance, co-management and self-management, there are various interests, there are people with different cultural backgrounds – some are employed, others not -­ and people with more or less time. So they cannot have the same vision over the use of space, over the type of activities, and then you need to reach some agreements, some temporary, partial deals, which should not suffocate the others and allow others to emerge. What we do is to give the inhabitants the opportunity to appropriate a space, an equipment, a way of organising time together, of organising the neighbourhood’s life, which are ecological, solidary, all this obviously with some guidance. Because the majority of inhabitants of the banlieue are very much excluded. And we are offering them an emancipatory space, or, in Guatarri’s language, a re-subjectivation capacity, very useful in today’s society which excludes many. [F. Guattari (1977), La révolution Moléculaire, Paris: ed. Recherches] In such spaces they gain new qualities; someone is a gardener, someone else takes care of the chickens, somebody else of the compost, one of the kitchen…

    DP: This is actualy the micro-politics.

    CP: Including until the kids’ level. I remember when we were at the Ecobox I had a lot of keys and a kid asked me, mais Constantin, you have keys from every space in the neighbourhood?! Can you open any space? And obviously that I answered yes, because, for his imaginary it was very important to know that you can open spaces, that you can make this urban space to evolve, which has become now more and more expensive, inaccessible and segregated. Such imaginary is fundamental for the “right to the city”, it is to know that, even for a kid, space could be negotiable, accessible and welcoming, that there are no barriers and walls. Actually, we don’t make walls: we make doors, windows, bridges… this is the kind of things we are building.

    Steering to the passers-by, Doina recollects her diploma project for which she collaborated with an ethnologist to design something which today could be called an ethnological cultural hub. Once arrived in Paris, after a master, they began teaching, being among others the co-founders of Paris-Malaquais architecture school. Step by step, they began to act as citizens, teachers and architects in the neighbourhood where they were living: La Chapelle. This is how aaa started. In the same time, they kept on teaching and initiating projects also in Romania, in Brezoi, but which got stuck. Constantin starts the fire in a small godin in the Agrocite, located in southern Paris, at Bagneux, which is a sort of ecological prototype spatializing aaa’s concepts: short circuits, popular ecology, urban resilience.

    Mobile modules – EcoBox project, 2003. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Denis Favret, Giovanni Piovene ©aaa

    *Eco interstice “Passage 56“ – street view, 2007, Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Raimund Binder, Sandra Pauquet, Nolwenn Marchand ©aaa

    AA: 100 years after Bauhaus, 50 years after the May ’68 revolt and 30 years after the fall of the Berlin wall, within the current global capitalism crisis, all Bauhaus’ principles of how to live and work together are becoming again relevant. In this context, how legitimate is still Bauhaus’s questions if design can change society, and what it means to be modern today?

    DP: So all these ideas are reaching some sort of anniversary and one needs to take them together, one cannot take only Bauhaus ideas, but also other ideas which came after in order to understand what can design do today: participation, global democracy, ecology. Design need to remain open, as Ezio Manzini was saying: ‘design when everybody designs’. There is an acknowledgement of the fact that we are all designing, in our own way, we design our life, we design our decisions. How can you put all those things together in a strategic way, at a moment when the society and the humanity need to take some decisions, need to be prepared for a civilizational change, otherwise we become extinct? I think design has a role in this, by helping, by mediating, by formulating questions, decisions, or solutions together. And how to do design together is the big question, and there is not only one way of doing it, there are many ways. We also need to imagine what are these places where ways of designing together are possible. Which are the new institutions, the new mediating agents? – all these seem to me to be the questions of our times.

    Constantin confesses that Bauhaus changed his life, when, after an exhibition, improbable for that time, where 1:1 modernist furniture was exhibited, he quits the arts high school in Iași and joined the architecture school.

    CP: I am sure that design has an immense capacity to change society until even distorting it (see the tablet, the iPhone…). As architects, we are working a lot in a broader sense of design, and that’s why we are trying to launch not just projects, but also movements like One Planet Site or R-Urban which can be adopted also by others, because we have the capacity and the responsibility, so you have the capacity, but you have also the responsibility to act. It’s like a doctor. If you are in a plane and someone is sick, you have the capacity and responsibility to act. This is the case for us architects: we acted here in the neighbourhood we are living because there were many difficulties. The planet is now in great difficulty and you need to act. We know how to design, to project into the future, to find money, to create a horizon of hope, a model which becomes interesting for others too, so we have this capacity to design, in a broader sense, complex, temporal and functional. All these including re-balancing how much technology, how many resources, how much mutualisation, how much governance, all these are in fact design.

    DP: For example, with R-Urban we proposed a resilience strategy as designers. We have used design and the organization and shaping of space, of making visible specific practices, as a catalyst. We succeed in a way to organize a social group around the project, by giving it also a political dimension, again, by using architecture’s capacity to make visible, to make real the idea of short circuits for example. People could finally see what happens if you collect rain water, where it goes, that you have to think differently about space to make passive heating, and that you need to think differently about the heating system if you want to reduce the fuel consumption. That by using space in a certain way, in 1 year time you will have this amount of reduction of carbon emissions, which is much better than the national rate. So, all these things can be made visible through the way you design their experience. We didn’t just design a building, or a site, but we designed a usage and a way of creating an activity there.

    “ R-Urban “ – Diagrams on the ecological transition principles 2008. Echipa de proiect/Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu cu Nolwenn Marchand, Sara Carlini, Clémence Kempnich ©aaa

    ““Agrocité”—micro-farm for urban agriculture and ecological training, Colombes, 2013-2014

    “Recyclab”—social economy hub, urban waste recycling and eco-design, Colombes, 2013. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Clémence Kempnich

    “Agrocité”—micro-farm for urban agriculture and ecological training, Bagneux, 2019. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Anna Laura Bourguignon, Alex Gaiser, Rémi Buscot, Juliette Hennequin

    AA: So you could say that this means modernity now?

    DP: The concept of modernity is very much contested in fact, but in a way you could say that this means a hope for the future.

    CP: Modernity I think it had the quality of promoting progress, a democratic progress for all, through small prices, standardization, through in fact what they knew back then. And I think that these ideals remain somehow valid. Such as fablabs are in a way a continuity of this progressive modernist ideal of making accessible and democratic the use to technology. And it’s good. But the problem is the excess. When standardization becomes excessive and exploitative. I think modernity needs to be revisited, keeping what is good, like democracy, ethics, progress and others, and readapting it. Because modernity couldn’t address at that time the problems of limited resources issues, climate change, extractive capitalism, or extinction of species; those problems weren’t visible back than.

    AA: What is the relation with technology in your projects?

    DP: We document and present all our technological devices with an interface accessible to the users and we make them with means that makes them transferable and reproducible. I think we need to take into account the democratization of technology and the fact that the reproduction is not made by the industry, but by the masses, everyone being able to take part. What is important is to keep a degree of creativity, of appropriateness, of participative innovation possible at all levels. All these technological devices were conceived together with experts. The grey water filtration system was made together with a specialist in phyto-remediation. What we brought new is that we designed the first prototype used in urban contexts. This approach is also situated, is specific for a certain situation, you work with the specialist to find the solution there, and afterwards you integrate also local and traditional knowledge. For example, for the phyto-remediation device it was very cool that we built it with a team of Romanians having a construction company in France. Due to the fact we were in a flooding area, we needed to raise the device above the ground by 1 meter and we didn’t know how to build it. And then, the team of Romanians which knew how to make… barrels, manage with what we had, with found boards that were boarded like for barrels… and this is how we made the phyto-remediation device. This shows that all skills and ways of knowledge are useful in a certain situation.

    They choose together the tomatoes, than Doina the aubergines and Constantin the potatoes from a temporary market installed in the Paris former mortuary house. This is now a cultural centre, open to everyone and full of life. Recently they participated in the biggest architectural competition organized by the city of Paris which offered some difficult sites for development – “Reinventer Pars”. The brief was very close to the R-Urban model. They haven’t officially won, but their proposal was very good and this is how they were able to develop it in a different location. The project is called Wiki Village Factory (VWF) and is a cluster of technological and social innovation of 7000 sqm which aims to become a sort of central node in the R-Urban network towards developing the city 2.0 (ecological and collaborative).

    “Wiki-Village-Factory” – cluster of social and ecological innovation, Paris, 2016. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Benjamin Poignon, Pierre Marie Cornin, Grégoire Beaumont © aaa-REI-Deswarte

    AA: With WVF for example, how important is for you the materiality and the aesthetics? Or is the program more important?

    CP: Aesthetics for as is a result. You need to take care for the building to be well integrated in the context, you need to express well what’s going on. For example, the coop spaces are trying to make you to wish to collaborate with others; it’s not just like any other office. The ground floor, we try to have it open towards the neighbourhood, despite it is a difficult neighbourhood.

    DP: I would say that aesthetics are trying to express not necessary the programme, but what is important in the program and beyond the program. We are using architecture tactically if you want, as a way of exposing and communicating principles of functioning, of governance, of construction and the ethics of using a building today.

    CP: We are exposing the ecology of the building in fact, and this is beyond function. In order to become more ecologic. This is to make you use fewer materials, less insulation, but count on the passive insulation of the building’ skin. We also succeeded in convincing them to have dry toilets. This will be the largest building with dry toilets in Europe. We will build a special device, like a large scale prototype, which doesn’t exist right now. In fact, although they are on a tight budget, they will put more money into this than into usual toilets, because also the developer and everybody want this aspect to be exemplary. And it will be quite vegetal, with urban agriculture; we will try to remediate the grey waters. All the principles that we are using in R-Urban hubs will be implementing as much as we can also here.

    AA: So, the city 2.0 should look differently because it values and creates hierarchies in a different way?

    DP: Yes, it is important to create a new discourse, but also governance is important, social and ecological governance, that is what we try to express through architecture. There are many layers which add up to the modernist functional layer. And there is also the idea of being reversible, the fact that a building needs to evolve, to adapt, to disappear if necessary after a while, so it is not built to last hundreds of years. Because we need to leave room for future generations to build the architecture they need, don’t we?

    #ville #écologie #participation #auto_gestion #urban_planning

  • It’s time to stop “doing” #agile and become agile
    https://hackernoon.com/its-time-to-stop-doing-agile-and-become-agile-72d594e352e9?source=rss---

    At summer camp I taught orienteering. I taught young people how to use a map and compass to orient nature. I loved it…Lesson 1: Don’t trust the map more than your eyesFor anyone who has once trusted their GPS, yet it drove them in circles or into a blocked off street, you’ll understand the importance of this point.For many teams, a project plan is a roadmap without the privilege of real-time updates. In an ideal world, project velocity, burndown charts, and user stories with properly written Gherkin would fill every void, map every path, and produce every desire — they don’t. It’s not that those things don’t help — they do — it’s that they’re not a source of truth; they’re a source of insight. Those resources foster better questions that help teams make more competent decisions.Lesson 2: Understand your (...)

    #becoming-agile #project-management #agile-development #doing-agile

  • Doing Black Friday the Right Way
    https://hackernoon.com/doing-black-friday-the-right-way-246edbcf1f42?source=rss----3a8144eabfe3

    The following might be blatant self-promotion. Or it might help you save even more while #shopping consciously on Black Friday. I guess, it’s part of both.Shopping the right way from GiphyToday is Black Friday. That “holiday” specifically created to celebrate materialism and consumerism. Let’s try to do it the right way:Only buy what you really needDon’t buy for buying’s sake. There’s enough trash in the world already. Think about — or even sleep over (but then, Black Friday might be over) — the question of whether you really need it. Frugal and minimalist ideas are good for you. If you have figured out that you really need it, then go for it — after checking if buying second hand is an option, of course. Buying on Black Friday might make sense — if it truly is a good deal.Don’t fall for alleged dealsThe (...)

    #doing-black-friday #black-friday #amazon #ecommerce

  • Droites radicales russes : histoire et actualité | Investig’Action

    https://www.investigaction.net/fr/droites-radicales-russes-histoire-et-actualite

    En #Russie, comme en #Ukraine et ailleurs, s’installe une sorte de résignation à l’inévitabilité de la guerre, qui n’était pourtant pas le souhait des majorités, loin de là !

    La Russie bascule-t-elle « à droite » comme le reste de l’Europe ; est-elle même une inspiratrice de ce basculement ? La question vaut-elle d’être posée ? L’#URSS était-elle « à gauche » et dès lors le basculement « à droite » a-t-il eu lieu dès 1989-91 ? Il y a manifestement plusieurs façons d’être « à droite ». Mais le recours à la terminologie occidentale « droite-gauche » est source de malentendus. Les mots n’ont pas le même sens ni la même histoire. À l’époque soviétique, le régime se réclamait de valeurs « de gauche », mais une partie des dissidents également. Les partisans de Boris Eltsine se disaient « de gauche » en 1989 avant de se regrouper quelques années plus tard dans l’ « Union des forces de droite », ce qui semblait plus conforme à leur démarche. Le débat russe s’est davantage polarisé autour des notions de « démocratie-libéralisme » versus « #patriotisme #nationalisme », « libération des mœurs » versus « défense des traditions », « occidentalisme » versus « russité » ou « eurasianité », « globalistes » versus « antiglobalistes ». C’est par mimétisme que les notions « droite-gauche » se sont progressivement imposées, sans que les forces politiques ou les populations s’y reconnaissent pleinement. Nous y avons donc recours « sous toutes réserves ».

    #doite_radicale #extrême-droit #fascisme #poutine

  • Russian bots were used to sow divisions on vaccines, researchers say - STAT
    https://www.statnews.com/2018/08/23/vaccines-russian-bots

    An analysis of Twitter accounts previously identified as having been operated by Russian bots and trolls found they dove into the vaccine debate as early as January 2015, the researchers reported. They did not take one side or the other, but seemed to tweet pro-vaccine and anti-vaccine messages in roughly equal measure.

    (…) “The more the vaccine ‘debate’… is amplified it gains an undeserved sense of legitimacy and gives vaccine-hesitant individuals a pretense to forgo vaccination for themselves and their children,” said Adalja, who was harshly critical of the use of vaccinations in efforts to turn people against each other, calling it “overtly nihilistic.”

    #nihilisme #santé #vaccins #twitter #bots (russes évidemment)

    • Le résumé de l’étude (texte complet derrière #paywall)

      Weaponized Health Communication: Twitter Bots and Russian Trolls Amplify the Vaccine Debate | AJPH | Ahead of Print
      https://ajph.aphapublications.org/doi/10.2105/AJPH.2018.304567

      Abstract

      Objectives. To understand how Twitter bots and trolls (“bots”) promote online health content.

      Methods. We compared bots’ to average users’ rates of vaccine-relevant messages, which we collected online from July 2014 through September 2017. We estimated the likelihood that users were bots, comparing proportions of polarized and antivaccine tweets across user types. We conducted a content analysis of a Twitter hashtag associated with Russian troll activity.

      Results. Compared with average users, Russian trolls (χ2(1) = 102.0; P < .001), sophisticated bots (χ2(1) = 28.6; P < .001), and “content polluters” (χ2(1) = 7.0; P < .001) tweeted about vaccination at higher rates. Whereas content polluters posted more antivaccine content (χ2(1) = 11.18; P < .001), Russian trolls amplified both sides. Unidentifiable accounts were more polarized (χ2(1) = 12.1; P < .001) and antivaccine (χ2(1) = 35.9; P < .001). Analysis of the Russian troll hashtag showed that its messages were more political and divisive.

      Conclusions. Whereas bots that spread malware and unsolicited content disseminated antivaccine messages, Russian trolls promoted discord. Accounts masquerading as legitimate users create false equivalency, eroding public consensus on vaccination.

      Public Health Implications. Directly confronting vaccine skeptics enables bots to legitimize the vaccine debate. More research is needed to determine how best to combat bot-driven content.

      a Twitter hashtag associated with Russian troll activity
      mais encore ?

    • aucun #DOI ne résiste à sci-hub :)

      This analysis is supplemented by a qualitative study of #VaccinateUS — a Twitter hashtag designed to promote discord using vaccination as a political wedge issue. #VaccinateUS tweets were uniquely identified with Russian troll accounts linked to the Internet Research Agency—a company backed by the Russian government specializing in online influence operations. 20

      [20]. Popken B. Twitter deleted Russian troll tweets. So we published more than 200,000 of them. Available at:
      https://www.nbcnews.com/tech/social-media/nowavailable-more-200-000-deleted-russian-troll-tweetsn844731.

  • ISBN: Das steckt hinter der Nummer
    https://www.german-isbn.de/isbn/die-isbn

    ISBN-Agentur - MVB Marketing- und Verlagsservice des Buchhandels GmbH - Dienstleister für die Branche
    https://www.mvb-online.de/verlage/so-vermarkten-sie-ihre-titel/isbn-agentur

    Deutsche Nationalbibliothek - ISSN - Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
    http://www.dnb.de/DE/Wir/Kooperation/ISSN/issn.html

    VLB Verzeichnis Lieferbarer Bücher - buchhandel.de
    https://www.buchhandel.de/ueber-das-vlb

    buchhandel.de ist die öffentliche Rechercheplattform des Verzeichnisses Lieferbarer Bücher (VLB).

    Schon seit mehr als 45 Jahren stellt das Verzeichnis Lieferbarer Bücher (VLB) Titeldaten für die gesamte Buchbranche zur Verfügung. Verlage jeder Größe und aus allen Bereichen melden ihre Titel an das VLB. Somit ist der Name Programm – nahezu alle deutschsprachigen und lieferbaren Titel sind in der VLB-Datenbank verzeichnet.

    Das VLB ist die Referenzdatenbank für die gebundenen Ladenpreise in Deutschland und Österreich. Daher können Sie auf buchhandel.de prüfen, ob ein Buch einen gebundenen Ladenpreis hat und wie hoch dieser ist.

    Buchhändler und Bibliotheken nutzen die Daten für Recherche und Bestellung, ebenso Online-Plattformen und Webshops – damit jedes Buch seinen Leser findet und jeder Leser sein Buch.

    Denn: Wo Bücher sind, ist das VLB.

    DOI - der Digital Object Identifier
    https://www.german-isbn.de/doi/der-doi

    Der Digital Object Identifier (DOI) ist eine dauerhafte Dokumentenkennung, die zur Verlinkung und Zitierung von Dokumenten aller Art in einem digitalen Netzwerk verwendet wird.

    Beantragen Sie jetzt Ihr DOI-Präfix und Ihre Nutzerkennung.
    Preise:
    Grundgebühr für Präfix und Account 300,- €
    Jedes weitere Präfix 120,- €

    Die Rechnungsstellung für die einmalige Gebühr erfolgt nach Zuteilung des DOI-Präfixes.
    Jährliche Gebühren können Sie der Preisliste entnehmen.
    Weiterführende Informationen zum DOI finden Sie unter: www.medra.org/de/

    #Allemagne #édition #ISBN #ISSN #DOI

  • Procès de Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/04/12/proces-de-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes_5284397_1653578.html

    Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement dans le procès de Tarnac, dix ans après le début de l’affaire. Julien Coupat et Yildune Lévy, qui comparaissaient notamment pour « association de malfaiteurs », ont été relaxés, jeudi 12 avril. Six autres militants du même groupe étaient également jugés. Un seul a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

    pas d’autres précisions, pour le moment (juste des rappels)

    • Après modifs à 16h29, l’article se termine maintenant ainsi :

      Achevant de démontrer tout le respect qu’il porte à l’institution judiciaire, qui vient pourtant de le sauver de la déloyauté de l’enquête policière, Julien Coupat n’était pas venu au palais de justice de Paris pour entendre le jugement – tout comme cinq autres prévenus. Seuls Bertrand Deveaud et Yildune Lévy s’étaient déplacés jusqu’au tribunal. Cette dernière, à l’annonce de sa relaxe, a fermé les yeux et soupiré de soulagement, tandis que quelques applaudissements retentissaient dans la salle.

      A la sortie, la jeune femme n’a pas souhaité revenir sur les trois semaines de procès ou sur le jugement. Elle a simplement déclaré : « S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il ne faut jamais lâcher, jamais cesser de se battre contre toutes les machines à broyer, quelles qu’elles soient, de l’antiterrorisme jusqu’aux tractopelles à Notre-Dame-des-Landes. On est dans une époque où l’on cherche à réprimer tout ce qui échappe à l’ordre normal des choses. On nous dit tout le temps “allez, en marche !”, mais en marche vers quoi, à part la mort sociale, politique ou écologique ? »

    • Achevant de démontrer tout le respect qu’il porte à l’institution judiciaire, qui vient pourtant de le sauver de la déloyauté de l’enquête policière, Julien Coupat n’était pas venu au palais de justice de Paris pour entendre le jugement

      Ben oui, c’était la seule chose à faire, traiter par le mépris. Et montrer que toute cette saloperie n’avait pas prise sur eux. Personnellement je trouve cela admirable de justesse. De même leurs dernières paroles avant délibération, leur pensées pour toutes celles et ceux qui arrivent devant les juges sans leur force et sans leurs moyens.

    • Oui, j’ai choisi de faire précéder les déclarations de Y. Lévy par ce paragraphe car il m’a mis en colère. H. Seckel aurait pu, en effet, compléter utilement ce commentaire sur le comportement des accusés par un rappel de celui de l’accusatrice principale et responsable politique directe de ce misérable fiasco qui n’était pas disponible pour venir témoigner. Et encore moins pour répondre de ses actes.

    • En fait hier vers 11H quand cet article est tombé, il était admirable de voir comment 95% de l’article revenait sur le contenu de l’accusation et seulement vers la fin de l’article on précisait que Julien Coupat et son ex-compagne, Yildune Lévy, étaient relaxés, pas un mot sur les autres et pas un mot sur les motivations et les attendus de la juge, limite on aurait pu croire qu’il s’agissait d’un pourboire de la juge qui a été clémente.

      Où l’on comprend que le chroniqueur de cette affaire est passé entièrement à côté de ses enjeux. Et n’a évidemment rien compris, mais alors rien de rien, aux personnalités et aux motivations des accusés et accusées.

      C’est seulement dans l’après-midi qu’on finissait par apprendre que la relaxe n’était pas totale, le refus de prélévement d’ADN vaut donc de la prison avec sursis. Ce qui est tout sauf anodin, ceci dit au passage.

    • Oui, si j’ai bien compris, tu es toujours coupable de refus de prélèvement ADN (c’est la loi). Mais en fait, c’est le juge qui décidera. Le refus est « légitime » (mais pas légal, hein !) parce que (très) a posteriori il est jugé qu’il n’y avait en effet pas vraiment de présomptions sérieuses contre toi et donc relaxe. À l’inverse, le refus est « illégitime » (et donc puni effectivement) si, même innocenté des faits qui t’étaient reprochés (à tort), les indices sont jugés suffisamment graves et concordants.

      JC et YL sont bien condamnés du chef de refus de prélèvement, mais dispensés de peine. Il y aura donc inscription au casier judiciaire.

      L’autre condamnation, et àmha cf. supra, ce n’est pas la seule bien qu’elle soit unanimement jugée comme telle, mais la seule vraie parce que sans dispense d’une peine de prison assortie du sursis et d’une amende, l’est pour recel de vol de papiers d’identité.

  • World Bank Unfairly Influenced Its Own Competitiveness Rankings - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/world-bank-unfairly-influenced-its-own-competitiveness-rankings-1515797620

    The World Bank repeatedly changed the methodology of one of its flagship economic reports over several years in ways it now says were unfair and misleading.

    The World Bank’s chief economist, Paul Romer, told The Wall Street Journal on Friday he would correct and recalculate national rankings of business competitiveness in the report called “#Doing_Business” going back at least four years.

    The revisions could be particularly relevant to Chile, whose standings have been volatile in recent years—and potentially tainted by political motivations of World Bank staff, Mr. Romer said.

    The report is one of the most visible World Bank initiatives, ranking countries around the world by the competitiveness of their business environment. Countries compete against each other to improve their standings, and the report draws extensive international media coverage.
    […]
    I want to make a personal apology to Chile, and to any other country where we conveyed the wrong impression,” Mr. Romer said. The problems with the report, he said, were “my fault because we did not make things clear enough.” Mr. Romer said the World Bank is beginning the process of correcting the past reports and republishing what the rankings would have been without the methodology changes. He said he couldn’t defend “the integrity” of the process that led to the methodology changes.

    Chile’s overall ranking has fluctuated between 25th and 57th since 2006. During that period, the presidency of Chile has alternated between Ms. Bachelet, of Chile’s socialist party, and Sebastián Piñera, a conservative. Under Ms. Bachelet, Chile’s ranking consistently deteriorated, while it consistently climbed under Mr. Piñera.

    Recalculating the numbers could show significant changes to other countries as well.

    • Info arrivée via Sergio Coronado, député des Français d’Amérique latine dans la législature précédente qui possède également la nationalité chilienne…

      Je n’ai plus accès au WSJ (paywall) mais toujours au journal chilien qui reprenait l’info (et qui m’y avait conduit). Mais on a déjà trouvé le lampiste à qui imputer ces magouilles. Parce que les changements de méthodologie, hein, ça reste quand même super-sérieux.

      El Banco Mundial perjudicó los números de Chile durante el Gobierno de Bachelet - Cooperativa.cl
      http://www.cooperativa.cl/noticias/economia/competitividad/imagen-pais/el-banco-mundial-perjudico-los-numeros-de-chile-en-los-gobiernos-de-bachelet/2018-01-13/110242.html

      El Wall Street Journal apuntó a la figura del economista boliviano Augusto López-Claros.

      Augusto López-Claros, de nacionalidad boliviana (La Paz, 1955), es director de Indicadores Globales y Análisis del Banco Mundial, el departamento responsable del informe «Doing Business» y otros estudios internacionales de evaluación comparativa.

      De acuerdo a la biografía de su página web, anteriormente fue economista jefe y director del Programa de Competitividad Global en el Foro Económico Mundial (FMI) en Ginebra (desde el año 2003), donde también fue editor del Global Competitiveness Report (Reporte de Competitivad Global), la publicación principal del fórum, así como otros estudios económicos regionales.

      Como precisa la plataforma Thinking Heads, antes de unirse al Foro, López-Claro trabajó durante varios años en el sector financiero, ejerciendo durante cinco años como director ejecutivo y economista internacional superior en Londres en la firma Lehman Brothers International, cuya quiebra en 2008 incendió los mercados y aceleró la crisis mundial.

      De acuerdo a su página web, López-Claros se desempeñó como profesor de Economía en la Universidad de Chile y recibió un diploma en Estadística Matemática de la Universidad de Cambridge, Reino Unido, y un Doctorado en Economía de la Universidad de Duke, Estados Unidos

  • La surprenante conception des droits des femmes de la #Cour_de_cassation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190717/la-surprenante-conception-des-droits-des-femmes-de-la-cour-de-cassation

    La Cour de cassation vient de rendre un arrêt dans lequel elle autorise une entreprise à octroyer une demi-journée de congé aux seules salariées femmes, chaque année, le #8_mars, au nom de la lutte contre les inégalités. Mais ne s’agit-il pas d’une discrimination envers les hommes ? Et en quoi cette mesure répond-elle aux inégalités professionnelles ?

    #France #Doit_des_femmes #Osez_le_féminisme

  • Unpaywall et Open Knowledge Map - Libre accès à l’information scientifique et technique
    http://openaccess.inist.fr/?Unpaywall-et-Open-Knowledge-Map

    Unpaywall : http://unpaywall.org est un nouvel outil mis à disposition des internautes qui leur permet de trouver la version en libre accès des articles scientifiques. Il s’agit d’une extension disponible pour les navigateurs Chrome et Firefox qui utilise l’API oaDOI. Celle-ci indexe 90 millions d’articles et repère les versions des articles en libre accès grâce notamment aux DOAJ, CrossRef et DataCite, à des archives ouvertes et à BASE. Il suffit de copier-coller le DOI d’un document et oaDOI recherche une éventuelle version en libre accès.

    #DOI #open_access #oaDOI
    #xyzaeiou

  • oaDOI à la loupe : un service et un outil de mesure – Carnet’IST
    https://carnetist.hypotheses.org/835

    Cet outil, grâce à un simple copier-coller du DOI d’un document, va à la recherche d’une éventuelle version en accès libre . Un lien oaDOI.org est en quelque sorte une alternative au résolveur doi.org afin d’éviter à l’utilisateur de se retrouver devant une version payante du document qu’il cherche alors qu’il en existe une version en Open Access. Le fonctionnement d’oaDOI pour sa recherche repose principalement sur le DOAJ, BASE et les informations retournées par CrossRef (voir toutes les sources présentées ici).

    #DOI #open_access
    #xyzaeiou

  • Where do DOI clicks come from?
    https://www.crossref.org/blog/where-do-doi-clicks-come-from

    The top 10 referring domains for the period:

    webofknowledge.com
    baidu.com
    serialssolutions.com
    scopus.com
    exlibrisgroup.com
    wikipedia.org
    google.com
    uni-trier.de
    ebsco.com
    google.co.uk

    It’s not surprising to see some of these domains here: for example serialssolutions.com and exlibrisgroup.com are effectively proxies for link resolvers, Baidu and Google are incredibly popular search engines which would show up anywhere. But it is exciting to see Wikipedia ranked amongst these. For more detail look out for the new Chronograph.

    #DOI
    #xyzaeiou

  • La face cachée de #Robert_Doisneau

    Loin de l’image réductrice d’un #Doisneau, chantre des faubourgs et d’un Paris de carte postale, un beau #portrait intimiste réalisé par la propre petite-fille du photographe, révèle toute la complexité de son art. Jeu subtil mêlant artifice et saisie sur le vif, et dont le regard empathique réinvente le monde.


    http://www.lesinrocks.com/2016/10/22/medias/tele/face-cachee-de-robert-doisneau-11873591
    #photographie
    cc @albertocampiphoto