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    Le Golfe après Ormuz : le véritable bouleversement géopolitique est structurel

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12492898

    par Alejandro Marco del Pont
    2026-05-25

    FR : ▻https://reseauinternational.net/le-golfe-apres-ormuz-le-veritable-bouleversement-geopolitique-e

    EN : ▻https://chinabeyondthewall.org/the-gulf-after-hormuz-the-real-geopolitical-shift-is-structural

    https://i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2026/05/22-5.png

    La guerre israélo-américaine contre l’Iran n’a pas seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient. Elle a également engendré une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont fondé leur ascension au cours des dernières décennies.

    La guerre israélo-américaine contre l’ #Iran a non seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient, mais a également déclenché une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont bâti leur ascension au cours des dernières décennies. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman étaient parvenus à conjuguer trois atouts essentiels : une sécurité largement assurée par les États-Unis, une position logistique centrale dans les flux énergétiques (exportations et corridors de distribution) et une capacité d’investissement mondiale exceptionnelle grâce à leurs fonds souverains. Cette guerre a mis en péril ces trois atouts simultanément.

    Le débat public tend à se concentrer sur les aspects les plus visibles : missiles, drones, raffineries endommagées, fermeture du détroit d’Ormuz et escalade des tensions entre Washington et Téhéran. Mais le véritable bouleversement géopolitique est plus structurel. La reconfiguration du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dépend désormais de sa capacité à faire face à trois vulnérabilités simultanées : l’absence d’une défense régionale véritablement intégrée ; la construction de corridors alternatifs pour contourner les principaux points de passage maritimes, avec la question stratégique de l’inclusion de la Chine dans leur conception ; et la préservation de sa puissance financière extérieure, notamment le flux de ses fonds souverains vers les États-Unis, dans un contexte de guerre, de baisse des recettes et de nécessité de réorienter les capitaux vers les priorités nationales.

    La guerre accélère ce débat car elle affecte simultanément la sécurité, l’énergie, le tourisme, la logistique et la capacité du Golfe à continuer d’exporter des capitaux. Rebecca Patterson l’a judicieusement exprimé dans un article récent du Council on Foreign Relations : « Il existe un risque bien moins évoqué pour les États-Unis que le prix du pétrole ou la perturbation de l’approvisionnement en matières premières essentielles. Ce risque est la réduction des flux de capitaux en provenance du Golfe, notamment pour les entreprises technologiques américaines en quête de financement, les projets d’intelligence artificielle et leurs intermédiaires financiers ». Il ne s’agit pas d’un détail. C’est l’un des points sensibles, et pourtant peu abordés, du nouvel équilibre régional.

    Le principal problème du Conseil de coopération du Golfe (CCG) est d’ordre militaire, bien que sa véritable nature soit politique. Les six États du Golfe ont consacré des années à discuter de la coordination de la défense, de l’interopérabilité, des systèmes d’alerte précoce et d’une architecture commune pour la lutte contre les missiles et les drones. Accords, exercices conjoints, groupes de travail et même une rhétorique récurrente sur la « sécurité indivisible » existent. Cependant, la guerre a démontré que cette intégration était plus formelle qu’efficace.

    Le principal obstacle n’est pas technologique, mais politique. Les États du Golfe ne partagent pas la même vision stratégique du monde. Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont renforcé leurs liens avec Israël ; le Qatar entretient un partenariat étroit avec la Turquie ; Oman préserve son rôle de médiateur et maintient des canaux de communication avec l’Iran ; l’Arabie saoudite oscille entre endiguement, négociation et recherche d’autonomie. Alliés sur le papier, ils n’en demeurent pas moins que leurs priorités, leurs perceptions des menaces et leur marge de manœuvre diffèrent.

    Pendant des années, Washington a contribué à gérer cette fragmentation sans la résoudre. Il a vendu des systèmes de défense antimissile, des radars, des avions et des batteries de défense aérienne à ses partenaires du Golfe. Il a encouragé les exercices militaires conjoints. Il a favorisé l’interopérabilité entre les forces locales et l’appareil militaire américain. En mai 2024, suite à l’attaque iranienne contre Israël, un responsable du #Pentagone a présenté l’incident comme une preuve de l’importance d’une défense aérienne et antimissile intégrée, arguant qu’il avait conféré une nouvelle urgence à la coopération régionale.

    Le problème est que l’interopérabilité avec les États-Unis ne se traduit pas par une intégration défensive entre les pays du CCG. Washington a bâti une architecture de relations bilatérales – chaque monarchie étant liée à la puissance protectrice – plutôt qu’une véritable défense collective intra-Golfe. Ce modèle s’est avéré profitable pour l’industrie militaire américaine et a permis de préserver la place centrale de Washington en tant que fournisseur indispensable. Mais il a laissé un élément essentiel en suspens : la capacité des pays du CCG à partager des informations, à allouer des ressources, à coordonner leurs interventions et à se protéger en bloc, et non comme de simples bénéficiaires d’une protection extérieure.

    La guerre contre l’Iran a révélé le coût de cette différence. Les attaques n’ont guère tenu compte du degré d’alignement de chaque capitale. Ports, installations énergétiques, aéroports et infrastructures critiques du Golfe sont devenus des théâtres d’opérations. Reuters a rapporté le malaise de sources régionales qui ont exprimé un paradoxe brutal : les États-Unis ont déclenché la guerre, mais ce sont les États arabes du Golfe qui en subissent les conséquences économiques et stratégiques.

    La question n’est donc plus de savoir si le CCG a besoin de davantage de moyens de défense. Cela va de soi. La question est de savoir quel type de défense il souhaite mettre en place. Si la réponse consiste à acquérir davantage de systèmes nationaux, il en résultera une version plus coûteuse de sa vulnérabilité actuelle. Si la réponse est une véritable architecture régionale – système d’alerte précoce partagé, défense aérienne coordonnée, commandement conjoint et production locale de certains intrants critiques – alors le CCG pourrait transformer cette crise en une opportunité d’autonomie stratégique.

    Mais cette alternative suppose une condition qui n’a pas encore été remplie : que les monarchies du Golfe acceptent que la souveraineté ne se préserve pas par l’isolement, mais par l’intégration des capacités. C’est le premier dilemme de la reconfiguration régionale.

    Le second axe est logistique et géoéconomique. La fermeture du détroit d’Ormuz n’a pas simplement perturbé le commerce de l’énergie. Elle a démontré que le principal point de passage stratégique du Golfe pouvait se transformer en instrument de coercition stratégique.

    Avant la guerre, le détroit d’Ormuz représentait une menace constante, mais dont les conséquences extrêmes étaient souvent jugées improbables. Même lorsque le risque était reconnu, la plupart des analyses économiques occidentales le considéraient comme un scénario de tensions partielles, et non comme une perturbation massive et durable. L’ampleur du conflit explique pourquoi le détroit d’Ormuz a cessé d’être un simple passage maritime. En 2025, près de 15 millions de barils de pétrole brut par jour y transitaient, soit environ un tiers du commerce mondial de pétrole. De plus, une part cruciale du commerce mondial de GNL dépend de cette voie, notamment le gaz qatari.

    La crise a démontré qu’il existe des moyens d’atténuer la situation, mais pas de solutions définitives. L’Arabie saoudite a pu accroître ses expéditions via l’oléoduc est-ouest vers Yanbu, sur la mer Rouge. Les Émirats arabes unis ont utilisé la route Habshan-Fujairah pour transporter une partie de leur pétrole brut, évitant ainsi le détroit. Ces infrastructures ont contribué à limiter les pertes d’ #exportations et à augmenter légèrement le trafic de pétroliers dans les ports saoudiens de la mer Rouge.

    Il ne faut toutefois pas surestimer son importance. Les voies de contournement énergétiques ne profitent pas à tous de la même manière. Le #Koweït, le #Qatar et l’ #Irak sont soumis à des restrictions bien plus importantes. Les alternatives concernent principalement le pétrole, et pas nécessairement le gaz naturel liquéfié. De plus, aucun pipeline ne peut à lui seul résoudre la vulnérabilité des importations essentielles, des chaînes d’approvisionnement alimentaire, des biens industriels, des engrais ou des flux commerciaux en général. C’est pourquoi ce corridor cesse d’être une simple « infrastructure » ​​et devient une stratégie nationale et régionale.

    La nouvelle question qui se pose pour le Golfe est celle de la construction de voies de communication qui lui permettront de survivre à un détroit d’ #Ormuz intermittent, conditionnel ou politiquement contesté. Ce débat englobe les oléoducs, les ports, les voies ferrées, les dépôts stratégiques, les réseaux numériques, les câbles sous-marins et les plateformes logistiques. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait déjà approuvé des progrès en matière de connectivité ferroviaire régionale, mais la guerre lui confère une tout autre dimension : il ne s’agit plus seulement de diversifier les échanges commerciaux, mais de réduire les vulnérabilités existentielles.

    Cependant, le véritable débat n’est pas technique, mais politique : le CCG peut-il concevoir des corridors alternatifs sans la Chine ? La réponse réaliste est qu’il ne le souhaite probablement pas. La Chine n’est pas un acteur extérieur mineur pour le Golfe. Elle est un acheteur d’énergie clé, un partenaire commercial essentiel et un fournisseur de financements et d’infrastructures. En mai 2025, la Déclaration conjointe #ASEAN-Chine-CCG a explicitement inclus la promotion d’une coopération de haute qualité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et le développement de corridors logistiques et de plateformes numériques.

    Ce constat change complètement la donne. Si le corridor Moyen-Orient-Inde-Europe ( #IMEC) a été conçu à Washington et en Israël dans le cadre d’une stratégie géoéconomique visant à contenir l’expansion des Nouvelles Routes de la Soie chinoises, les pays du Golfe semblent moins préoccupés par le choix d’une architecture plutôt que par leur superposition. Ils souhaitent certes des corridors occidentaux, mais ils veulent aussi conserver l’accès aux capitaux, à la demande et aux infrastructures chinoises. Cette ambivalence exaspère les États-Unis, car elle réduit la valeur stratégique de leurs projets de connectivité : un corridor censé relier le Golfe à l’Occident pourrait devenir, entre les mains du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une plateforme de multipolarité.

    Si la Chine joue un rôle décisif dans l’aménagement des corridors du Golfe, les États-Unis perdent leur monopole. Si elle reste en dehors du système, la marge de manœuvre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) vis-à-vis de son principal partenaire commercial asiatique s’en trouve réduite. Aucune de ces options n’est neutre. La guerre contre l’Iran rend cette décision encore plus urgente, car elle démontre que les infrastructures sont, en réalité, l’incarnation même de la politique. Le détroit d’Ormuz n’était pas qu’un simple détroit. Il était une promesse de continuité. Cette promesse a été rompue.

    Le troisième axe est le plus sous-estimé et, peut-être, le plus important pour les États-Unis. Pendant des décennies, on a parlé de « recyclage des #pétrodollars ». Les pays exportateurs d’énergie accumulaient des excédents, dont une part substantielle retournait sur les marchés occidentaux sous forme de dépôts, d’obligations, d’actions et de placements de portefeuille. Cette logique n’a pas disparu, mais elle a radicalement changé d’ampleur et de sophistication.

    Les fonds souverains du Golfe sont devenus des instruments de politique industrielle, de diplomatie économique et de puissance stratégique. Selon les estimations citées par le CFR, la région gère entre 4 et 7 billions de #dollars d’actifs souverains. Les États-Unis en ont capté 132 milliards en 2025, soit 48% du total, principalement grâce aux investissements dans les infrastructures numériques, les centres de données et les entreprises d’intelligence artificielle. C’est un point crucial : les capitaux du Golfe ne constituent plus seulement un filet de sécurité financier pour les monarchies. Ils font partie intégrante du fonctionnement du capitalisme américain, notamment de ses secteurs les plus ambitieux et les plus coûteux.

    Si le conflit persiste, les pays du Golfe auront besoin de davantage de ressources pour la #défense, la réparation des #infrastructures, la stabilisation budgétaire et le soutien interne. Cela pourrait réduire ou reporter les investissements à l’étranger. Reuters a rapporté en mars que trois États du Golfe avaient entamé un examen de l’utilisation de leurs fonds souverains, envisageant notamment des annulations d’engagements, des désinvestissements et des réévaluations de leurs parrainages internationaux.

    Il ne s’agit pas d’un changement improvisé. Le repli international avait déjà commencé avant la guerre. En avril 2026, le gouverneur du Fonds public d’investissement saoudien a déclaré que le fonds s’efforcerait d’allouer 80% de ses investissements à l’économie locale et de réduire la part internationale à 20%, contre près de 30% auparavant. Ce changement répond à la fois à la pression des déficits et à la baisse des recettes pétrolières, et à l’urgence accrue imposée par la guerre. Autrement dit, la guerre ne crée pas de toutes pièces la réorientation des capitaux du Golfe ; elle l’accélère.

    C’est pourquoi les relations entre Washington et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont confrontées à une profonde contradiction. Les États-Unis souhaitent que les pays du Golfe demeurent des partenaires stratégiques, achètent des armements américains, financent les secteurs prioritaires de leur économie et soutiennent les corridors pro-occidentaux. Or, la guerre même que Washington a contribué à déclencher compromet la capacité du Golfe à remplir simultanément tous ces rôles. Si le conflit s’éternise, le CCG devra établir des priorités. Et il est raisonnable de supposer qu’il privilégiera sa stabilité intérieure au détriment du confort financier de la Silicon Valley.

    La principale leçon de cette guerre est que le Golfe ne peut plus être considéré comme une région passive, riche et dépendante, dont la seule fonction serait d’exporter de l’énergie, d’acheter des armes et de recycler ses excédents. Il apparaît désormais comme un acteur qui doit gérer simultanément la sécurité, la connectivité et les capitaux.

    Si le Conseil de coopération du Golfe ( #CCG) parvient à bâtir une défense régionale efficace, il réduira sa dépendance à l’égard des États-Unis. S’il réussit à développer des corridors alternatifs dotés d’une autonomie suffisante, il limitera le pouvoir de coercition du détroit d’Ormuz et gagnera en influence face à l’Iran. S’il préserve ses fonds souverains sans se retrouver pris entre la guerre et les crises internes, il maintiendra son influence mondiale. Mais s’il échoue sur l’un de ces fronts, sa position s’en trouvera affaiblie.

    Les #États-Unis sont eux aussi confrontés à un choix. Ils peuvent continuer à considérer le Golfe comme un prolongement de leur architecture de sécurité, en supposant que les monarchies assumeront les coûts d’une stratégie régionale conçue à Washington. Ou bien ils peuvent accepter que le Conseil de coopération du #Golfe entre dans une phase plus autonome et transactionnelle, moins soumise à la logique occidentale.

    Cette autonomie impliquera des discussions avec la #Chine, notamment sur les corridors stratégiques. Elle se traduira par une plus grande prudence quant aux sorties de capitaux. Elle comprendra des exigences de sécurité plus concrètes en échange de la coopération. Et elle inclura probablement aussi un examen critique de l’ancien accord tacite : la protection américaine contre un approvisionnement énergétique stable, des investissements et un alignement #géopolitique.

    L’avenir du# Golfe ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille ni à la table des négociations entre Washington et #Téhéran. Il se décidera aussi dans les centres de données en quête de financement, dans les ports reliant l’ #Asie et l’ #Europe, dans les oléoducs contournant le détroit d’ #Ormuz, lors de réunions discrètes de fonds souverains et dans la capacité, encore incertaine, de six États riches à former une véritable communauté stratégique.

    C’est la reconfiguration du #Moyen-Orient qui est en jeu. Et il en va de même pour une part importante de la puissance américaine au XXIe siècle.

    source : InfoNativa via Chine Beyond the Wall

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    Die peruanische ICC-Richterin Luz del Carmen Ibáñez - ausgelöscht aus dem digitalen Leben, weil sie ihren Job machte.

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12338440

    #Judikative #Erpressung #IStGh #Hegemonie #Überwachung #Digitalisierung

    ♲ Adfichter - 2026-03-15 18:58:18 GMT

    ▻https://infosec.exchange/@adfichter/116234721614536779

    Die peruanische ICC-Richterin Luz del Carmen Ibáñez...von ihrer Bank in der Niederlande gecancelt (weil diese sonst von den USA sanktioniert wird), ihre Apple/Google-Konten ebenfalls alle gesperrt (wie sie in einem anderen Interview sagte), und ausgelöscht aus dem digitalen Leben...

    weil sie ihren Job machte.

    https://media.infosec.exchange/infosec.exchange/cache/preview_cards/images/053/613/762/original/8deea9b9b60e0e9a.jpg

    „Darüber hinaus erstrecken sich die Sanktionen auch auf die Familien der Richter. Und genau da liegt das größte Problem. Meiner Tochter, einer internationalen Anwältin, wurden Visum und Kreditkarte entzogen . Sogar ihre Google-Konten, E-Mails usw. wurden gesperrt. Es ist unfassbar, denn sie lebt nicht bei mir, arbeitet nicht mit mir zusammen und hat keinerlei Verbindung zum IStGH. Dieselben Maßnahmen wurden auch gegen die Familien meiner Kollegen verhängt – gegen ihre Ehemänner, Partner, Mütter und sogar gegen ihre Ex-Frauen, die aufgrund ihrer Unterhaltszahlungen ebenfalls als potenzielle Sanktionskandidaten gelten.

    Welche Rechtfertigung gibt es also für die Misshandlung und willkürliche Angriffe auf Familien? Der einzige Zweck ist, die Macht der Stärksten auszuüben und diejenigen einzuschüchtern und anzugreifen, von denen man glaubt, dass sie diesen Gewalttaten erliegen werden . Das ist nicht nur ungerecht, sondern völlig unverdient und willkürlich.“

    [Source:] ▻https://www.rfi.fr/es/programas/programa-especial/20260210-luz-del-carmen-ib%C3%A1%C3%B1ez-la-jueza-peruana-de-la-cpi-sancionada-p

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    • @02myseenthis02
      oAnth_de @02myseenthis02 CC BY 16/03/2026

      oAnth:

      Wer gegen die hegemonialen Interessen der #USA,

      sprich denjenigen des US- #Dollars als #Weltwährung und seiner gesellschaftlich-wirtschaftlich weltumspannenden Absicherungsmechanismen, wie dem unantastbaren internationalen Digital- und Medienmonopol und seiner vorgeschriebenen Diskurse, einer direkten oder stellvertretenden militärischen Dominanz, der Beherrschung der Energie- und Rohstoffmärkte, (inkl. der organisierten Kriminalität und des Terrorismus),

      ernsthaft, d.h. mit spürbaren Konsequenzen für die angloamerikanischen Drahtzieher, sachkundig Einwände ins Feld führt, oder gar zu juristischen und exekutiven Mitteln greift, der muss auf vergleichbare schikanöse Methoden gefasst sein, wie hier im vorliegenden Falle angesichts einer erschreckend zur Schau gestellten Skrupellosigkeit unter Einbezug aller privaten und beruflichen Belange gegenüber der peruanischen IStGH-Richterin Luz del Carmen Ibáñez zu berichten ist. Der Fall lässt sich auch auf jemanden mit dem untrüglichen militärischen und geopolitischen Sachverstand eines Jacques Baud erweitern, dem auf Grund seiner analytischen Expertise, u.a. im #Ukraine -Krieg, ein vergleichbares Schicksal zuteil wurde.

      oAnth_de @02myseenthis02 CC BY
    • @02myseenthis01
      oAnth @02myseenthis01 CC BY 18/03/2026

      #debanking #surveillance #éspionage #exclusion #numérisation #monopolisme #gafam #sanction

      oAnth @02myseenthis01 CC BY
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  • @oanth_rss
    oAnth_RSS @oanth_rss CC BY 12/03/2026
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    @02myseenthis01
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    Israel ? - Michael Hudson: “... our landed aircraft carrier there, to make sure that there’s no regime that’s going to emerge that breaks the basic agreement that Saudi Arabia and the other #OPEC countries made in 1974...”

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12332153

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=RlNUb0tepn0


    2026-03-05 --- 1h

    “… So the #United_States wants the regime change and why does it want a regime change? It wants #oil. So we’re brought back to a policy that the United States has had at least since 2003, when General Wesley Clark said, “We’re going to attack seven near Eastern countries in five years and we’re going to take control of the oil.” Just as when Donald Trump said, “You know, when we’re in #Iraq, we’ve got to take our oil.” That’s what it’s all about. And that’s what, from the very beginning, the role of #Israel has been in the Near East, to act as what I’ve heard military officers in America say Israel is: our landed aircraft carrier there, to make sure that there’s no regime that’s going to emerge that breaks the basic agreement that Saudi Arabia and the other OPEC countries made in 1974 [when] they were told they can charge whatever they want for their oil but they have to price their oil in #dollars and they have to keep all of the savings from their oil exports in the United States in the form of bank deposits, [of] U.S. Treasury securities, and of U.S. stocks and bonds. And this overwhelming, overriding position has been the basis for American foreign policy ever since 1974. And the reason that America has gone to war with Iran, and before that, gone to war with Iraq to seize its oil, gone to war with Libya to grab its money and to seize its oil, gone to war with Syria using al-Qaeda troops to have a civil war there is to seize its oil. And the purpose of seizing oil isn’t simply to assert U.S. ownership of oil. The U.S. doesn’t have to actually own the oil. It just has to have a client oligarchy in place that agrees that all of the money from the oil exports will be taken in dollars and sent to the United States as the national savings of the countries that are doing the exportation of the oil.

    Well, why is the United States gone to war in #Venezuela? Well, now Venezuela has said, “We’re going to begin pricing Venezuelan oil in Chinese currency, the RMB. We’re not going to price it in dollars because we’re not selling oil to #America. …”

    oAnth_RSS @oanth_rss CC BY
    • @02myseenthis01
      oAnth @02myseenthis01 CC BY 13/03/2026

      Le script complet de l’interview est disponible ici :

      ▻https://michael-hudson.com/2026/03/war-oil-and-empire

      #États_Unis #Israel #Golfe #Iran #Petrodollar #Irak #Syrie #Iran #Arabie_saoudite #Dollar

      oAnth @02myseenthis01 CC BY
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  • @biggrizzly
    BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA 26/01/2026
    1
    @ericw
    1

    La #France a reçu le plus d’IDE pour des #datacenters en 2025
    ▻https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/24/la-france-est-le-pays-qui-a-recu-le-plus-dinvestissements-etrangers

    (...)

    Les chiffres de l’#UNCTAD soulignent néanmoins l’#attractivité de la France auprès des #investisseurs #étrangers.

    – Ceux-ci sont notamment intéressés par ses 20 #connexions par #câbles #sous-marins, qui transportent l’information en #Europe et vers le reste du #monde, ainsi que par ses capacités de #production et de #distribution d’#électricité — propre, notamment grâce au #nucléaire.
    – #Paris propose également un accompagnement #institutionnel aux investisseurs étrangers qui voient aussi la France comme un point d’entrée vers le #marché #européen.

    (...)

    Une part importante de ces 69 #milliards de #dollars d’investissements (58,5 milliards d’euros) réalisés en France est dédiée à deux projets : un méga #campus d’IA en #Île-de-France, fruit d’un accord entre #MGX, l’entreprise française #Mistral_AI, #NVIDIA et #Bpifrance, et jusqu’à 20 milliards d’euros d’investissements dans des #centres_de_données et des #infrastructures de l’IA financés par le #canadien #Brookfield Asset Management.

    (...)

    https://pixelfed.zoo-logique.org/storage/m/_v2/493151427756716033/ffe7c43a6-a8b5f2/Xd6ALYxoPb0I/OmYiQh2hkXAc5ju0TTKEgz2U2r7JXzGHF5kak3iX.png

    BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA
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    oAnth_RSS @oanth_rss CC BY 6/05/2025
    2
    @02myseenthis01
    @kassem
    2

    Since 2003, a decision issued by Coalition Provisional Authority (CPA) head Paul Bremer has required that all Iraqi oil revenues be paid into an account with the US Federal Reserve, giving it the ability to control how many US #dollars are returned to Iraq’s Central Bank, and therefore, its economy. (...) Whenever #Washington feels that #Iraq is not compliant with US regional goals, including enforcing economic sanctions on #Iran, Iraq’s major trading partner and source of natural gas for electricity production, these fund transfers can be delayed or reduced.

    (...)

    via ▻https://diasp.eu/p/17608809

    oAnth_RSS @oanth_rss CC BY
    • @02myseenthis01
      oAnth @02myseenthis01 CC BY 6/05/2025

      US-imposed dollar shortage forces Iraq to tap tax funds for salary payments

      2025-05-04

      ►►https://thecradle.co/articles-id/30504

      Since the 2003 US occupation of #Iraq, #Washington has controlled Iraq’s oil revenues, holding them at the Federal Reserve in New York

      Iraq’s Finance Ministry has begun withdrawing from tax deposit reserves to cover public sector salaries amid liquidity restraints caused by delays in US dollar transfers from the US Federal Reserve,

      Shafaq News reported on 4 May.

      A source speaking with the Iraqi media outlet indicated that restricted access to foreign #currency and declining dollar levels forced the ministry to use deposited tax funds to meet payroll obligations and essential government expenses.

      “Liquidity levels at state-run banks have dropped sharply, prompting most institutions to halt loans and salary advances,” the source added.

      The directors of Al-Rafidain and Al-Rasheed banks discussed the withdrawals in private meetings, and the information was later leaked to media outlets, according to the Iraqi Parliament’s Economic Committee.

      The Iraqi cabinet granted Finance Minister Taif Sami emergency authorization to access dormant tax deposits, enabling the government to cover salary payments for April and beyond.

      Since 2003, a decision issued by Coalition Provisional Authority (CPA) head Paul Bremer has required that all Iraqi oil revenues be paid into an account with the US Federal Reserve, giving it the ability to control how many US dollars are returned to Iraq’s Central Bank, and therefore, its #economy.

      From that point until today, the Iraqi Ministry of Finance has had to submit requests for funds to the US Treasury, which then approves or denies these requests based on its own criteria.

      This monthly transfer of US dollars – which are literally flown into Baghdad in pallets of hard cash – determines Iraq and its 40-million-population’s ability to pay for basic needs such as salaries, food, and medicine.

      Whenever Washington feels that Iraq is not compliant with US regional goals, including enforcing economic sanctions on Iran, Iraq’s major trading partner and source of natural gas for electricity production, these fund transfers can be delayed or reduced.

      oAnth @02myseenthis01 CC BY
    • @02myseenthis01
      oAnth @02myseenthis01 CC BY 6/05/2025

      a) Contrôle des recettes en dollars provenant des propres ressources en matières premières d’un État que tu as déjà déstabilisé afin de garantir tes objectifs hégémoniques dans la région.

      Ou mieux encore, dans le style d’un néocolonialisme plus sophistiqué du 21e siècle :

      b) détruit la possibilité pour un état ami d’avoir accès à une énergie bon marché. || cf. #Nordstream 2, #EUrope #Allemagne

      oAnth @02myseenthis01 CC BY
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 9/06/2020
    3
    @sinehebdo
    @rezo
    @fabxtra
    3
    @isskein @_kg_ @tony_rublon @thomas_lacroix

    Toujours pas de vols de #rapatriement pour les #employées_de_maison migrantes

    Le retour des travailleurs étrangers doit se faire selon un mécanisme qui respecte leurs droits, selon l’Organisation internationale du travail.

    Les premières opérations de #rapatriement de #travailleuses_migrantes devaient débuter hier, avaient annoncé les autorités libanaises. Un avion devait venir d’Addis-Abeba pour ramener chez elles des employées de maison éthiopiennes particulièrement touchées par la crise libanaise économico-financière et davantage fragilisées par la #pandémie de #coronavirus. Mais l’opération n’a pas eu lieu. Selon l’ambassade d’Éthiopie, ce vol n’était toujours pas programmé. « Nous n’avons pas encore annoncé de date », se contente de dire à L’Orient-Le Jour le consul d’Éthiopie, Aklilu Tatere. Mais du côté de la Sûreté générale, on indique que « l’Éthiopie n’aurait pas trouvé d’avion » pour rapatrier les travailleuses éthiopiennes en situation de grande #vulnérabilité coincées au Liban. « L’opération pourrait avoir lieu d’ici à deux jours », estime le porte-parole de la Sûreté générale, le général Nabil Hannoun, précisant que « la décision revient aux autorités éthiopiennes ». Car le rôle de la SG, en cette période exceptionnelle, est de donner le feu vert aux ambassades, après s’être assurée de l’identité des travailleuses migrantes, dont une grande partie est en situation irrégulière. « Nous régularisons leur situation sans contrepartie financière pour leur permettre de quitter le pays, à la condition qu’elles ne fassent pas l’objet d’une plainte judiciaire », affirme le responsable.

    Les coûts exorbitants du #retour

    Dans ce cadre, de nombreuses employées de maison éthiopiennes, philippines, bangladaises ou d’autres nationalités se pressent aux portes de leurs consulats, dans une volonté de quitter le pays du Cèdre. Même chose du côté des travailleurs étrangers, ouvriers, pompistes, éboueurs… Car travailler au Liban ne leur convient plus. Avec la dépréciation de la #livre_libanaise et la #paupérisation des employeurs libanais, leurs salaires fondent comme neige au soleil. Payées dans la monnaie nationale depuis la pénurie de dollars, alors que la promesse d’embauche était basée sur un #salaire en #dollars, les employées de maison touchent désormais le tiers, voire le quart de leur salaire initial. Et puis les #transferts_d’argent sont de plus en plus difficiles. Une situation à laquelle vient s’ajouter la crise du coronavirus, qui a mis des milliers de travailleuses au #chômage, #femmes_de_ménage ou #employées_domestiques. L’AFP rapporte le cas de Sophia notamment, une travailleuse domestique éthiopienne sous contrat, renvoyée et jetée dans la rue sans salaire, sans valise, sans passeport et qui n’a qu’un but désormais : rentrer chez elle. Alors, elle attend une promesse de rapatriement devant l’ambassade d’Éthiopie à Hazmieh, comme nombre de ses compatriotes. Or il est de notoriété publique que nombre de pays voient d’un mauvais œil le retour de leur #main-d’œuvre qui viendrait grossir les rangs des chômeurs en ces temps de crise mondiale.

    L’ambassade des Philippines a déjà rapatrié 618 employées de maison depuis le mois de décembre 2019, selon le vice-consul des Philippines, Edward Chan. La crise financière battait déjà son plein, et près de 2 000 demandes de rapatriement avaient été déposées, principalement des travailleuses non documentées qui avaient fui le domicile de leur employeur. « La pandémie de Covid-19 a interrompu le processus », regrette-t-il. Aujourd’hui, de nouveaux défis se posent, liés au #prix prohibitif des #billets_d’avion. « Affréter un charter coûterait une fortune, sachant que le billet Beyrouth-Manille coûte aujourd’hui entre 1 200 et 2 300 dollars », affirme M. Chan à L’Orient-Le Jour, précisant que « le consulat apporte un soutien financier aux travailleuses philippines pour leur permettre de rentrer chez elles ».

    Pour un #retour_volontaire et non forcé

    Une autre question se pose. Que deviendront les plaintes auprès des autorités libanaises des travailleuses domestiques victimes d’abus, de mauvais traitements ou de non-paiement de leurs salaires et qui décident de quitter le Liban ?

    Si le consulat philippin assure un ferme suivi des dossiers de ses ressortissantes auprès du ministère du Travail, sauf en cas de désistement, de nombreuses employées de maison migrantes n’auront jamais gain de cause, malgré les #abus dont elles ont été victimes.

    C’est la raison pour laquelle l’Organisation internationale du travail insiste pour que le retour des travailleurs migrants du Liban, et plus particulièrement des employées de maison, se déroule selon un mécanisme qui respecte leurs #droits. « Il faut d’abord que ce retour soit volontaire et non forcé. Car la travailleuse doit avoir le #choix entre trouver un autre emploi sur place ou partir, au cas où l’employeur n’aurait plus les moyens de respecter ses engagements », affirme la porte-parole de l’OIT, Zeina Mezher. « Il est aussi impératif que le rapatriement des travailleuses étrangères du Liban, touchées par la double #crise_économique et sanitaire, ne soit pas un prétexte pour les délester de leurs droits », ajoute-t-elle. D’autant plus que celles qui désirent quitter le pays sont généralement les plus vulnérables. Pour avoir fui un employeur abusif, elles sont souvent sans documents d’identité. « D’où la nécessité, précise la porte-parole, que l’employeur assume la responsabilité du billet d’avion comme prévu par le contrat de travail, même lorsque son employée a quitté le domicile. » Une réponse qui vient en marge d’une réunion virtuelle destinée à identifier les problèmes de la main-d’œuvre migrante au Liban en ces temps exceptionnels, organisée hier par l’OIT et l’OIM (Organisation internationale des migrations) et qui a réuni tous les acteurs locaux et internationaux, dans le but d’y apporter une réponse globale.

    ▻https://www.lorientlejour.com/article/1218891/toujours-pas-de-vols-de-rapatriement-pour-les-employees-de-maison-mig
    #employé_domestique #employé_de_maison #migrations #femmes #crise_sanitaires #covid-19 #femmes_migrantes #Liban #Ethiopie #Philippines #Bangladesh #remittances #travail_domestique #travailleuses_domestiques

    ping @isskein @_kg_ @tony_rublon @thomas_lacroix

    CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 22/06/2020

      #coronavirus #solidarité #migrants #Liban

      Voir aussi la compile des effets délétères indirects de la pandémie :
      ►https://seenthis.net/messages/832147

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 29/06/2020

      « Je veux rentrer au Soudan, je peux à peine manger à ma faim ! »

      Terrassés par la crise, des Soudanais tentent l’improbable traversée vers Israël.

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      La crise économique et financière qui secoue le Liban impacte de plus en plus les travailleurs étrangers qui, avec la fermeture de l’aéroport en mars dernier, se retrouvent prisonniers dans un pays devenu trop cher pour eux et où ils voient leurs revenus fondre parallèlement à la chute libre de la livre face au billet vert.

      La forte dépréciation monétaire et l’explosion du chômage ont même provoqué un phénomène inédit à la frontière libano-israélienne, sous étroite surveillance, rapporte l’AFP sous la plume de Bachir el-Khoury à Beyrouth et Rosie Scammell à Jérusalem, en précisant que depuis début mai, au moins 16 Soudanais ont été interpellés alors qu’ils tentaient de traverser de nuit cette zone à hauts risques, gardée par les soldats de la Finul et de l’armée.

      Le dernier en date avait été retrouvé mercredi dernier par des soldats israéliens, caché dans une canalisation d’eau. Il a été interrogé par l’armée israélienne, avant d’être renvoyé de l’autre côté de la frontière, indiquent les deux auteurs.

      Des deux côtés, on s’accorde toutefois à dire que ces récentes tentatives de franchissement sont uniquement motivées par des considérations financières.

      « Selon l’enquête préliminaire », elles « ne revêtent aucune motivation sécuritaire ou d’espionnage », confirme une source de sécurité libanaise, sous le couvert de l’anonymat.

      La semaine dernière, l’armée libanaise avait découvert à la frontière le corps criblé de balles d’un Soudanais, tué dans des circonstances non élucidées à ce jour. Au cours des dernières semaines, elle avait procédé à plusieurs interpellations de Soudanais tentant de rallier Israël.

      À peine de quoi manger

      « Je veux rentrer au Soudan car la vie est devenue très chère ici. Je peux à peine manger à ma faim », déplore Issa, 27 ans, employé dans un supermarché de la banlieue sud de Beyrouth.

      Son salaire mensuel de 500 000 livres vaut désormais moins de 100 dollars, contre 333 avant la crise.

      Plus de 1 000 Soudanais se sont inscrits auprès de leur ambassade à Beyrouth dans l’espoir d’être rapatriés, sur les quelque 4 000 vivant au Liban, selon Abdallah Malek, de l’Association des jeunes Soudanais au Liban, cité par l’agence de presse.

      Ceux qui optent pour une tentative de départ vers l’État hébreu auraient des proches ou des connaissances au sein de la communauté soudanaise en Israël. Selon des informations récoltées par l’armée israélienne, il s’agit notamment d’employés du secteur de la restauration, qui ont organisé leur fuite via les réseaux sociaux.

      Protection humanitaire

      Impossible de déterminer le nombre exact ayant réussi à franchir la frontière pour s’installer en Israël. Un, au moins, Mohammad Abchar Abakar, est en détention depuis plusieurs mois après son arrestation en janvier par l’armée israélienne. L’ONG « Hotline pour les réfugiés et migrants » s’est mobilisée pour obtenir sa libération fin avril. Elle n’a pas encore pu le voir en raison de la pandémie de Covid-19.

      « Il nous a dit qu’il voulait demander l’asile », dit la porte-parole de cette ONG, Shira Abbo. Là encore, les chances de réussite sont maigres : ces dernières années, Israël a accordé le statut de réfugié à... un seul Soudanais, sur une communauté estimée à 6 000 personnes. La majorité d’entre eux ont une demande d’asile en cours d’étude depuis des années, qui leur permet de travailler provisoirement. Environ un millier ont obtenu un statut alternatif de « protection humanitaire ».

      La plupart des Soudanais en Israël ont commencé à affluer en 2007, empruntant une route là aussi périlleuse via le Sinaï égyptien. Longtemps poreuse, cette frontière a depuis été renforcée par l’État hébreu. Aujourd’hui, Mme Abbo déplore le refoulement des travailleurs interceptés par l’armée israélienne. « Si quelqu’un affirme vouloir demander l’asile, il doit au moins avoir la possibilité de rencontrer des spécialistes dans la prise en charge de ce type de population », dit-elle.

      Avec l’absence de la moindre relation entre les deux pays voisins, il n’existe évidemment aucune coopération bilatérale sur ce dossier.

      ▻https://www.lorientlejour.com/article/1223224/-je-veux-rentrer-au-soudan-je-peux-a-peine-manger-a-ma-faim-.html
      #réfugiés #réfugiés_soudanais #faim #alimentation #nourriture

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 8/09/2020

      #Beyrouth  : les travailleuses domestiques veulent rentrer chez elles

      Souvent indécentes, les conditions de vie et de travail des employées domestiques migrantes au Liban se sont encore aggravées avec la crise économique qui ravage le pays. Cette crise a en effet poussé de nombreux employeurs et employeuses à abandonner leurs domestiques, sans argent ni papiers, devant l’ambassade du pays dont elles/ils sont originaires. Mais l’explosion du 4 août à Beyrouth renforce l’urgence de la situation pour ces migrant·es, en grande majorité des femmes, qui demandent juste à pouvoir rentrer chez elles/eux.

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      Il existe environ 250.000 travailleuses domestiques au Liban, venues de pays asiatiques et africains dans l’espoir de gagner suffisamment d’argent pour subvenir aux besoins de leur famille restée au pays. Ne relevant pas du Code du travail, ces personnes sont soumises au système de la kafala  : elles sont «  parrainées  » par un·e employeur/euse qui en est donc légalement responsable. Bien souvent, cela revient à avoir son passeport confisqué, mais aussi, dans de nombreux cas, à ne pas recevoir son salaire et à subir des abus. Dans un rapport de 2019 consacré à «  l’exploitation des travailleuses domestiques migrantes au Liban  », Amnesty International dénonce «  des atteintes graves et systématiques aux droits humains imputables aux employeurs.  » L’organisation pointe notamment «  des horaires de travail journaliers indécents, l’absence de jours de repos, le non-versement ou la réduction de leur salaire, la confiscation de leur passeport, de graves restrictions à leur liberté de mouvement et de communication, le manque de nourriture, l’absence de logement convenable, des violences verbales et physiques, et la privation de soins médicaux. Des cas extrêmes de travail forcé et de traite des êtres humains  » ont également été rapportés.

      Les conditions de vie et de travail des employées domestiques migrantes se sont encore aggravées avec la crise économique qui a frappé le Liban dès 2019. Cette crise du secteur financier, qui a eu comme résultat de dévaluer la livre libanaise et de provoquer une inflation évaluée à 56,6 % en mai, a durement frappé les classes moyennes. Appauvries, ces familles n’ont plus les moyens de payer le salaire d’une domestique. Dans bien des cas, ces femmes ont juste été abandonnées par leur employeur/euse, sans argent et sans régularisation de leur situation pour pouvoir partir, tout cela en pleine pandémie de

      Une situation aggravée par l’explosion

      L’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier ne fait que rendre la situation des travailleuses domestiques encore plus désespérée. «  Les employeurs n’ont plus les moyens. La plupart étaient pauvres avant les multiples problèmes économiques et sanitaires suivis de l’explosion massive  », explique Dipendra Uprety, fondateur du groupe de mobilisation This is Lebanon. «  Les travailleuses migrantes n’ont pas été payées depuis des mois. Et si elles l’ont été, c’est en livres libanaises, ça n’a désormais aucune valeur. Elles travaillent 14 heures par jour pour [l’équivalent de] 30 dollars par mois [environ 25 euros, ndlr].  »

      Pour qu’une travailleuse puisse partir du pays, la Sûreté Générale [organisme sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et des Municipalités] doit contrôler les conditions de départ de celle-ci auprès de son employeur/euse, un processus qui prend habituellement entre deux et trois mois. De nombreuses migrantes sont aussi bloquées au Liban sans papiers depuis des mois et parfois des années. Deux solutions s’offrent alors à elles  : payer des amendes astronomiques et partir après avoir obtenu un laissez-passer, ou se retrouver en prison dans des conditions dramatiques. Sans compter le prix du billet, entre 400 et 700 dollars [entre 340 et 590 euros environ, ndlr] selon les pays d’origine.
      Abandonnées à la rue

      «  Il s’agit d’un moment terrible pour les travailleuses domestiques  », raconte Farah Salka, directrice exécutive du Mouvement Anti-Raciste (ARM). «  Cette année a été très dure pour tout le monde au Liban… Si vous imaginiez un cauchemar, vous ne pourriez pas imaginer ça. Et maintenant, vous pouvez multiplier les dommages par dix pour les travailleuses domestiques. Elles demandent juste à rentrer chez elles  ! Elles sont encore sous le choc de l’explosion, comme nous. Certaines ont disparu, certaines sont mortes, les autres sont parfois blessées, et elles ne reçoivent aucun soutien pendant cette crise. Et au milieu de ce chaos, elles sont abandonnées à la rue. C’est devenu une scène commune à Beyrouth  : des centaines de migrantes à même le sol, sans abri.  »

      Les employé·es et volontaires d’ARM passent leurs journées à traiter des cas, traduire, assister administrativement, financièrement, médicalement, et lever des fonds pour permettre aux migrantes en possession de papiers de payer leur billet. «  Il faut une armée pour gérer tout ça, tout relève de l’urgence, ajoute Farah Salka. Elles sont à un stade où elles se fichent de leurs droits, de l’argent qui leur est dû. Elles veulent juste laisser ce cauchemar derrière elles et partir. Et je vais être honnête, n’importe où est mieux qu’ici.  »

      Un groupe d’activistes éthiopiennes, Egna Legna Besidet, est aussi sur le terrain, surtout depuis le début de la crise économique. L’une des membres, Zenash Egna, explique qu’elle n’a plus de mots pour décrire la situation  : «  La vie des travailleuses migrantes n’est pas bonne au Liban. Déjà avant la crise économique, la pandémie et l’explosion, on secourait des femmes battues, violées, qui s’enfuyaient sans papiers et sans argent. Tout ça a juste augmenté, c’est terrible. Le monde doit savoir quel enfer c’est de vivre sous le système de la kafala.  » En ligne, de nombreux témoignages de femmes désespérées abondent. Devant leur consulat, des Kényanes ont aussi manifesté, demandant à leur pays de les rapatrier.

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=KuhBhNRjxp4&feature=emb_logo

      «  Il est temps pour nous de partir  »

      Une domestique nigériane appelée Oluwayemi, 30 ans, a confié à axelle son calvaire personnel. Arrivée en juin 2019 au Liban, elle raconte avoir été traitée comme une esclave par ses employeurs/euses. «  Puis ils m’ont renvoyée de la maison, sans argent et sans passeport. Ils m’ont juste dit «  Pars  ». Avec la crise économique, tout est pire au Liban. Je pense qu’il est temps pour nous de partir. L’explosion a tué des domestiques nigérianes, d’autres ont été blessées, les maisons ont été détruites. J’ai eu tellement peur, je veux que l’on m’aide et que je puisse retourner dans mon pays. Je veux que l’on m’aide, vraiment, parce que je ne veux pas retourner au Nigeria et devenir une prostituée, ou une voleuse. Je veux que mon futur soit beau, je veux monter mon propre commerce. Je prie pour que l’on m’aide.  »

      Une autre domestique nigériane qui souhaite rester anonyme raconte qu’elle a été jetée de chez son employeur sans argent, téléphone, vêtements ou papiers après sept mois d’abus physiques. Elle a également plaidé pour recevoir de l’aide, insistant sur le fait qu’il n’y a plus rien au Liban pour les travailleuses migrantes  : «  Il n’y a pas d’argent, pas de travail, pas de nourriture. Je veux partir.  »
      Faire pression pour faciliter le retour des migrantes

      Pour que la situation se débloque, il faudrait que les pays d’origine et la Sûreté Générale se mettent d’accord pour faciliter le retour des ressortissantes bloquées au Liban. «  On doit mettre la pression sur les consulats et les ambassades pour qu’ils prennent enfin la situation au sérieux. La Sûreté Générale doit supprimer ses enquêtes, exempter les travailleuses de leurs amendes et approuver leur départ avec des laissez-passer pour celles qui n’ont pas leurs papiers, explique Farah Salka. Mais aussi, on a besoin d’argent, de tellement d’argent pour payer les billets d’avion. C’est inimaginable.  »

      Pour Dipendra Uprety, le mot à appliquer est «  amnistie  »  : «  Des efforts ponctuels ne peuvent pas répondre aux besoins. La seule solution possible est que la Sûreté Générale accorde une amnistie générale à ces femmes, ce qui équivaudra à des centaines de milliers de documents de voyage temporaires. L’argent commence à affluer maintenant pour les billets d’avion, la nourriture et les soins médicaux, mais les travailleurs sociaux ne sont pas assez nombreux pour répondre à tous les besoins [notamment en termes d’hébergement, ndlr].  »
      Dépasser le racisme

      Au-delà de l’urgence de la situation, le racisme est toujours bien présent dans les mentalités libanaises, même après l’explosion. Ainsi, la liste des personnes mortes et disparues est toujours incomplète  : les noms et visages des victimes étrangères non occidentales ne sont tout simplement pas mentionnés. Un texte publié par l’ARM le 13 août dit que  : «  Ce n’est pas un hasard. Les travailleurs migrants et les réfugiés sont systématiquement déshumanisés et marginalisés au Liban, dans la vie comme dans la mort.  »

      Selon Farah Salka, le Liban devrait se préparer à changer  : «  J’espère qu’aucune nouvelle femme ne viendra en tant que travailleuse domestique avant qu’on ne répare tout ça. J’espère que le Liban sera prêt, parce que c’est horrible. Si nous n’apprenons pas maintenant, je ne sais pas quand ou si nous pourrons apprendre.  »

      ►https://www.axellemag.be/beyrouth-les-travailleuses-domestiques-veulent-rentrer-chez-elles

      CDB_77 @cdb_77
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    CDB_77 @cdb_77 1/01/2020
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    Migrants en Libye, les oubliés de l’exil

    Venus le plus souvent d’Érythrée, les migrants sont détenus dans des conditions lamentables, et souvent les victimes de milices qui les torturent et les rançonnent. Les Nations unies et l’Union européenne préfèrent détourner le regard. Témoignages.

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    L’odeur d’excréments s’accentue à mesure que nous approchons de l’entrepôt qui constitue le bâtiment principal du centre de détention de #Dhar-El-Djebel, dans les montagnes du #djebel_Nefoussa. Un problème de plomberie, précise le directeur, confus.

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    Il ouvre le portail métallique du hangar en béton, qui abrite environ 500 détenus, presque tous érythréens. Les demandeurs d’asile reposent sur des matelas gris à même le sol. Au bout d’une allée ouverte entre les matelas, des hommes font la queue pour uriner dans l’un des onze seaux prévus à cet effet.

    Personne dans cette pièce, m’avait expliqué un détenu lors de ma première visite en mai 2019, n’a vu la lumière du jour depuis septembre 2018, quand un millier de migrants détenus à Tripoli ont été évacués ici. #Zintan, la ville la plus proche, est éloignée des combats de la capitale libyenne, mais aussi des yeux des agences internationales. Les migrants disent avoir été oubliés.

    En Libye, quelque 5 000 migrants sont toujours détenus pour une durée indéterminée dans une dizaine de #centres_de_détention principaux, officiellement gérés par la #Direction_pour_combattre_la_migration_illégale (#Directorate_for_Combatting_Illegal_Migration, #DCIM) du gouvernement d’entente nationale (#GEN) reconnu internationalement. En réalité, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye ne dispose pas d’un gouvernement stable, et ces centres sont souvent contrôlés par des #milices. En l’absence d’un gouvernement fonctionnel, les migrants en Libye sont régulièrement kidnappés, réduits en esclavage et torturés contre rançon.

    L’Europe finance les garde-côtes

    Depuis 2017, l’Union européenne (UE) finance les #garde-côtes_libyens pour empêcher les migrants d’atteindre les côtes européennes. Des forces libyennes, certaines équipées et entraînées par l’UE, capturent et enferment ainsi des migrants dans des centres de détention, dont certains se trouvent dans des zones de guerre, ou sont gardés par des milices connues pour vendre les migrants à des trafiquants.

    Contrairement à d’autres centres de détention que j’ai visités en Libye, celui de Dhar-El-Djebel ne ressemble pas à une prison. Avant 2011, cet ensemble de bâtiments en pleine campagne était, selon les termes officiels, un centre d’entraînement pour « les bourgeons, les lionceaux et les avant-bras du Grand Libérateur » — les enfants à qui l’on enseignait le Livre vert de Kadhafi. Quand le GEN, basé à Tripoli, a été formé en 2016, le centre a été placé sous l’autorité du DCIM.

    En avril, Médecins sans frontières (MSF) pour lequel je travaillais a commencé à faire des consultations à Dhar-El-Djebel. Le centre retenait alors 700 migrants. La plupart étaient enregistrés comme demandeurs d’asile par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), mais selon la loi libyenne, ce sont des migrants « illégaux » et ils peuvent être détenus pour une durée indéterminée.

    N’ayant que peu d’espoir de sortir, plusieurs ont tenté de se suicider au contact de fils électriques. D’autres avaient placé leur foi en Dieu, mais aussi dans les réseaux sociaux et leurs talents de bricoleurs. La plupart des détenus érythréens sont chrétiens : sur le mur face à la porte, ils ont construit une église orthodoxe abyssine au moyen de cartons colorés de nourriture et de matelas verts du HCR, avec des croix en cire de bougie. Sur d’autres matelas, ils ont écrit, avec du concentré de tomates et du piment rouge, des slogans tels que « Nous sommes victimes du HCR en Libye ». Avec leurs smartphones, ils ont posté des photos sur les réseaux sociaux, posant avec les bras croisés pour montrer qu’ils étaient prisonniers.

    Leurs efforts avaient attiré l’attention. Le 3 juin, le HCR évacuait 96 demandeurs d’asile à Tripoli. Une semaine plus tard, l’entrepôt bondé dans lequel j’avais d’abord rencontré les migrants était enfin vidé. Mais 450 Érythréens restaient enfermés dans le centre, entassés dans d’autres bâtiments, à plus de vingt dans une vingtaine de cellules, bien que de nombreux détenus préfèrent dormir dans les cours, sous des tentes de fortune faites de couvertures.

    « Ils nous appellent Dollars et Euros »

    La plupart des Érythréens de Dhar-El-Djebel racontent une histoire proche : avant d’être piégés dans le système de détention libyen, ils ont fui la dictature érythréenne, où le service militaire est obligatoire et tout aussi arbitraire. En 2017, Gebray, âgé d’un peu plus de 30 ans, a laissé sa femme et son fils dans un camp de réfugiés en Éthiopie et payé des passeurs 1 600 dollars (1 443 euros) pour traverser le désert soudanais vers la Libye avec des dizaines d’autres migrants. Mais les passeurs les ont vendus à des trafiquants libyens qui les ont détenus et torturés à l’électricité jusqu’à ce qu’ils téléphonent à leurs proches pour leur demander une #rançon. Après 10 mois en prison, la famille de Gebray avait envoyé près de 10 000 dollars (9 000 euros) pour sa libération : « Ma mère et mes sœurs ont dû vendre leurs bijoux. Je dois maintenant les rembourser. C’est très dur de parler de ça ».

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    Après avoir survécu à la #torture, beaucoup comme Gebray ont de nouveau payé pour traverser la mer, mais ont été interceptés par les garde-côtes libyens et enfermés en centre de détention. Certains compagnons de cellule de Gebray ont été détenus depuis plus de deux ans dans cinq centres successifs. Alors que la traversée de la Méditerranée devenait plus risquée, certains se sont rendus d’eux-mêmes dans des centres de détention dans l’espoir d’y être enregistrés par le HCR.

    Les ravages de la tuberculose

    Dans l’entrepôt de Dhar-El-Djebel, Gebray a retrouvé un ancien camarade d’école, Habtom, qui est devenu dentiste. Grâce à ses connaissances médicales, Habtom s’est rendu compte qu’il avait la tuberculose. Après quatre mois à tousser, il a été transféré de l’entrepôt dans un plus petit bâtiment pour les Érythréens les plus malades. Gebray, qui explique qu’à ce moment-là, il ne pouvait « plus marcher, même pour aller aux toilettes », l’y a rapidement suivi. Quand j’ai visité la « maison des malades », quelque 90 Érythréens, la plupart suspectés d’avoir la tuberculose, y étaient confinés et ne recevaient aucun traitement adapté.

    Autrefois peu répandue en Libye, la tuberculose s’est rapidement propagée parmi les migrants dans les prisons bondées. Tandis que je parlais à Gebray, il m’a conseillé de mettre un masque : « J’ai dormi et mangé avec des tuberculeux, y compris Habtom ».

    Habtom est mort en décembre 2018. « Si j’ai la chance d’arriver en Europe, j’aiderai sa famille, c’est mon devoir », promet Gebray. De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 détenus de Dhar-El-Djebel sont morts, principalement de la tuberculose. Des médecins étaient pourtant présents dans le centre de détention, certains de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et d’autres d’#International_Medical_Corps (#IMC), une ONG américaine financée par le HCR et l’UE. Selon un responsable libyen, « nous les avons suppliés d’envoyer des détenus à l’hôpital, mais ils ont dit qu’ils n’avaient pas de budget pour ça ». Les transferts à l’hôpital ont été rares. En revanche, une quarantaine des détenus les plus malades, la plupart chrétiens, ont été transférés dans un autre centre de détention à Gharyan, plus proche d’un cimetière chrétien. « Ils ont été envoyés à Gharyan pour mourir », explique Gebray. Huit d’entre eux sont morts entre janvier et mai.

    Contrairement à Dhar-El-Djebel, #Gharyan ressemble à un centre de détention : une série de containers entourés de hauts grillages métalliques. Yemane a été transféré ici en janvier : « Le directeur de Dhar-El-Djebel et le personnel d’IMC nous ont dit qu’ils allaient nous conduire à l’hôpital à Tripoli. Ils n’ont pas parlé de Gharyan... Quand on est arrivés, on a été immédiatement enfermés dans un container ».
    Des migrants vendus et torturés

    Selon Yemane, une femme a tenté de se pendre quand elle a compris qu’elle était à Gharyan, et non dans un hôpital, comme le leur avaient promis les médecins d’IMC. Beaucoup gardaient de mauvais souvenirs de Gharyan : en 2018, des hommes armés masqués y ont kidnappé quelque 150 migrants détenus dans le centre et les ont vendus à des centres de torture. Le centre a alors brièvement fermé, puis rouvert, avec à sa tête un nouveau directeur, qui m’a expliqué que des trafiquants l’appelaient régulièrement pour tenter de lui acheter des migrants détenus.

    En avril 2019, des forces de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, ont lancé une offensive contre les forces pro-GEN à Tripoli et se sont emparées de Gharyan. Les troupes d’Haftar se sont installées à proximité du centre de détention et les avions du GEN ont régulièrement bombardé la zone. Effrayés par les frappes aériennes autant que par les migrants tuberculeux, les gardes ont déserté. Chaque fois que je me suis rendu sur place, nous sommes allés chercher le directeur dans sa maison en ville, puis l’avons conduit jusqu’au portail du centre, où il appelait un migrant pour qu’il lui ouvre. Les détenus lui avaient demandé un cadenas pour pouvoir s’enfermer et se protéger des incursions. De fait, des forces pro-Haftar venaient demander aux migrants de travailler pour eux. Yemane indique qu’un jour, ils ont enlevé quinze hommes, dont on est sans nouvelles.

    MSF a demandé au HCR d’évacuer les détenus de Gharyan. L’agence de l’ONU a d’abord nié que Gharyan était en zone de guerre, avant de l’admettre et de suggérer le transfert des détenus au centre de détention #Al-Nasr, à #Zawiya, à l’ouest de Tripoli. Pourtant, le Conseil de sécurité de l’ONU a accusé les forces qui contrôlent ce centre de trafic de migrants, et placé deux de leurs dirigeants sous sanctions.

    « Si vous êtes malades, vous devez mourir ! »

    Les détenus étaient toujours à Gharyan quand, le 26 juin, les forces du GEN ont repris la zone. Le jour suivant, ils ont forcé le portail du centre de détention avec une voiture et demandé aux migrants de se battre à leurs côtés. Les détenus effrayés ont montré leurs médicaments contre la tuberculose en répétant des mots d’arabe que des employés du HCR leur avaient appris − kaha (#toux) et darn (#tuberculose). Les miliciens sont repartis, l’un d’eux lançant aux migrants : « Si vous êtes malades, on reviendra vous tuer. Vous devez mourir ! ».

    Le 4 juillet, le HCR a enfin évacué les détenus restants vers Tripoli. L’agence a donné à chacun d’eux 450 dinars (100 euros) pour qu’ils subvenir à leurs besoins dans une ville qu’ils ne connaissaient pas. L’abri où ils étaient censés loger s’avérant trop coûteux, ils ont déménagé vers un endroit moins cher, jadis une bergerie. « Le HCR dit qu’on sera en sécurité dans cette ville, mais pour nous, la Libye n’offre ni liberté ni sécurité », explique Yemane.

    La plupart des 29 migrants évacués de Gharyan sont maintenant bloqués, et en danger, dans les rues de Tripoli, mais espèrent toujours obtenir l’asile en dehors de Libye. Les combats se poursuivant à Tripoli, des miliciens ont proposé à Yemane de s’enrôler pour 1 000 dollars (901 euros) par mois. « J’ai vu beaucoup de migrants qui ont été recrutés ainsi, puis blessés », m’a-t-il raconté récemment sur WhatsApp. Deux de ses colocataires ont été à nouveau emprisonnés par des milices, qui leur ont demandé 200 dollars (180 euros) chacun.

    Les migrants de Gharyan ont si peur dans les rues de Tripoli qu’ils ont demandé à retourner en détention ; l’un d’entre eux est même parvenu à entrer dans le centre de détention d’Abou Salim. Nombre d’entre eux ont la tuberculose. Fin octobre, Yemane lui-même a découvert qu’il en était porteur, mais n’a pas encore de traitement.
    « Ils nous ont donné de faux espoirs »

    Contrairement à Gharyan, Dhar-El-Djebel est loin des combats. Mais depuis avril, des migrants détenus à Tripoli refusent d’y être transférés car ils craignent d’être oubliés dans le djebel Nefoussa. Selon un responsable de la zone, « notre seul problème ici, c’est que le HCR ne fait pas son travail. Cela fait deux ans qu’ils font de fausses promesses à ces gens ». La plupart des détenus de Dhar-El-Djebel ont été enregistrés comme demandeurs d’asile par le HCR, et espèrent donc être relocalisés dans des pays d’accueil sûr. Gebray a été enregistré en octobre 2018 à Dhar-El-Djebel : « Depuis, je n’ai pas vu le HCR. Ils nous ont donné de faux espoirs en nous disant qu’ils allaient revenir bientôt pour nous interviewer et nous évacuer de Libye ».

    Les 96 Érythréens et Somaliens transférés en juin de Dhar-El-Djebel au « centre de rassemblement et de départ » du HCR à Tripoli étaient convaincus qu’ils feraient partie des chanceux prioritaires pour une évacuation vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Mais en octobre, le HCR aurait rejeté une soixantaine d’entre eux, dont 23 femmes et 6 enfants. Ils n’ont plus d’autre choix que de tenter de survivre dans les rues de Tripoli ou d’accepter un « retour volontaire » vers les pays dont ils ont fui la violence.

    Le rapport de la visite de l’ONU à Dhar-El-Djebel en juin, durant ce même transfert, avait prévenu que « le nombre de personnes que le HCR sera en mesure d’évacuer sera très faible par rapport à la population restante [à Dhar-El-Djebel] en raison du nombre de places limité offert la communauté internationale ».

    De fait, le HCR a enregistré près de 60 000 demandeurs d’asile en Libye, mais n’a pu en évacuer qu’environ 2 000 par an. La capacité de l’agence à évacuer des demandeurs d’asile de Libye dépend des offres des pays d’accueil, principalement européens. Les plus ouverts n’accueillent chaque année que quelques centaines des réfugiés bloqués en Libye. Les détenus de Dhar-El-Djebel le savent. Lors d’une de leurs manifestations, leurs slogans écrits à la sauce tomate visaient directement l’Europe : « Nous condamnons la politique de l’UE envers les réfugiés innocents détenus en Libye ».

    « L’Europe dit qu’elle nous renvoie en Libye pour notre propre sécurité, explique Gebray. Pourquoi ne nous laissent-ils pas mourir en mer, sans souffrance ? Cela vaut mieux que de nous laisser dépérir ici ».

    ▻https://orientxxi.info/magazine/migrants-en-libye-les-oublies-de-l-exil,3460
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #santé #maladie #externalisation

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    Et pour la liste de @sinehebdo, deux nouveaux #mots : #Dollars et #Euros

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    #terminologie #vocabulaire

    CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/01/2020

      La discussion sur le vocabulaire pour décrire #migrants et #réfugiés est là :
      ►http://seenthis.net/messages/414225

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 26/02/2020

      Libye : que se passe-t-il dans le « #centre_d’investigations » de #Tripoli ?

      La semaine dernière, environ 300 migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens ont été transférés dans le centre de #Sharah_Zawiya, au sud de la capitale libyenne. Ouvert depuis au moins un an – avec une fermeture de quelques mois fin 2019 – le lieu est depuis peu contrôlé par le #DCIM et accessible à l’Organisation internationale des migrations (#OIM).

      #Centre_de_détention « caché », #centre_de_transit ou centre « d’investigations » ? Le centre de Sharah Zawiya, dans le sud de Tripoli, est l’objet d’interrogations pour nombre d’observateurs des questions migratoires en Libye.

      Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), contactée par InfoMigrants, le lieu est supposé être un centre de transit : les migrants interceptés en mer sont envoyés dans cette structure afin d’y subir un interrogatoire avant leur transfert vers un centre de détention officiel.

      « Théoriquement, ils [les migrants] ne restent pas plus de 48 heures à Sharah Zawiya », précise l’OIM.

      « Je suis resté au moins trois mois dans ce centre »

      Or plusieurs migrants, avec qui InfoMigrants est en contact et qui sont passés par ce centre, affirment avoir été enfermés plus que deux jours et disent n’avoir jamais été interrogés. « Je suis resté au moins trois mois là-bas l’été dernier, avant de réussir à m’en échapper », indique Ali, un Guinéen de 18 ans qui vit toujours en Libye. « Durant toute cette période, on ne m’a posé aucune question ».

      Ce dernier explique qu’à leur arrivée, les gardiens dépouillent les migrants. « Ils prennent tout ce qu’on a, le plus souvent nos téléphones et de l’argent ». Ibrahim, un Guinéen de 17 ans qui a – lui aussi - réussi à s’échapper du centre ce week-end après avoir été intercepté en mer, raconte la même histoire. « Ils m’ont forcé à leur donner mon téléphone et les 100 euros que j’avais sur moi », soupire-t-il.

      Ali assure également que les Libyens demandent une #rançon pour sortir du centre, avoisinant les 3 000 dinars libyens (environ 1 950 euros). « Un monsieur, un Africain, nous amenait des téléphones pour qu’on contacte nos familles et qu’on leur demande de l’argent. Un autre, un Arabe, récupérait la somme due ». Il détaille également les #coups portés sur les migrants « sans aucune raison » et le #rationnement_de_la_nourriture – « un morceau de pain pour trois personnes le matin, et un plat de pâtes pour six le soir ».

      D’après des informations recueillies et vérifiées par InfoMigrants, le centre est ouvert depuis au moins un an et a fermé quelques mois fin 2019 avant de rouvrir la semaine dernière avec l’arrivée d’environ 300 migrants. Un changement de chefferie à la tête du centre serait à l’origine de cette fermeture temporaire.

      Changement d’organisation ?

      Ce changement de responsable a-t-il été accompagné d’un changement de fonctionnement ? Ali explique qu’il s’est enfui vers le mois d’octobre, après trois mois de détention, avec l’aide de l’ancienne équipe. « Les Libyens qui contrôlaient le centre nous ont dit de partir car un nouveau chef devait arriver. L’ancien et le nouveau responsable n’étaient d’ailleurs pas d’accord entre eux, à tel point que leurs équipes ont tirés les uns sur les autres pendant que nous prenions la fuite ».
      L’OIM signale de son côté n’avoir reçu l’autorisation d’entrer dans le centre que depuis la semaine dernière. « Avant, le lieu était géré par le ministère de l’Intérieur, mais depuis quelques jours c’est le DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, NDLR] qui a repris le contrôle », explique l’agence onusienne à InfoMigrants.

      Ibrahim assure, lui, qu’aucune somme d’argent n’a été demandée par les gardiens pour quitter le centre. Les personnes interceptées en mer, mardi 18 février, ont en revanche été transférées samedi vers le centre de détention de #Zaouia, où une rançon de 2 000 dinars (environ 1 300 euros) leur a été réclamée pour pouvoir en sortir.
      Ce genre de centre n’est pas une exception en Libye, prévient une source qui souhaite garder l’anonymat. « Il existe d’autres centres de ce type en Libye où on ne sait pas vraiment ce qu’il s’y passe. Et de toute façon, #centre_d’investigation, de transit ou de détention c’est pareil. Les migrants y sont toujours détenus de manière arbitraire pour une période indéfinie ».

      ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/22991/libye-que-se-passe-t-il-dans-le-centre-d-investigations-de-tripoli
      #Zawiya #IOM #détention

      CDB_77 @cdb_77
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 10/12/2019

    Le #Liban en crise : la fin d’une #illusion
    ▻https://www.lecommercedulevant.com/article/29486-la-fin-dune-illusion

    https://s.lecommercedulevant.com/storage/attachments/30/1000-LL-Nov-2019_673567_large.jpg

    Bercés pendant plus de vingt ans par l’illusion d’une livre stable et d’un secteur bancaire florissant, en déconnexion totale avec les fondamentaux économiques, les Libanais réalisent, à leurs propres dépens, qu’ils ont été floués par des responsables qui ne le sont pas. Malgré les assurances officielles sur le maintien du taux de change et l’absence de contrôle de capitaux, leurs revenus en livres libanaises sont en train de perdre de la valeur, leurs économies en dollars ne sont plus accessibles et personne ne semble vouloir gérer les conséquences de cette crise.

    Les premiers signes d’un assèchement de liquidités en dollars sont pourtant apparus bien avant le soulèvement du 17 octobre et la démission du gouvernement. Dès fin août, les importateurs se sont vu refuser par leurs banques l’ouverture de lignes de crédit en devises pour payer leurs fournisseurs. Avec un contrôle des changes qui ne dit pas son nom, ils se sont tournés vers le marché parallèle, sur lequel la livre a commencé à se déprécier. Très vite, les entreprises ont été contraintes d’augmenter leur prix ou de réduire leurs importations, sans qu’un responsable ne prenne la peine d’expliquer ce qui se passe à des citoyens paniqués à l’idée de voir la livre à nouveau flotter.

    Ce n’est que le 29 septembre, après une grève des stations d’essence, que la Banque du Liban a émis une circulaire visant à fournir aux importateurs de carburant, de médicaments et de farine 85 % des devises nécessaires pour couvrir leur besoin, à charge pour eux, et pour les consommateurs, d’assumer le coût de la dépréciation de la livre sur les 15 % restants. Le Conseil des ministres, lui, était occupé à réfléchir à un moyen d’augmenter ses propres entrées de devises, trouvant la fameuse taxe WhatsApp, qui a mis le feu aux poudres.

    La gestion de la crise post-soulèvement a été aussi désastreuse qu’avant. Face à la ruée bancaire, les banques n’ont rien trouvé de mieux à faire que de fermer. Lorsqu’elles ont rouvert, deux semaines plus tard, les conditions avaient drastiquement changé. Abaissement des plafonds de crédit, gel des facilités, limites sur les retraits et, surtout, interdiction des transferts à l’étranger. L’étau s’est resserré, mais les exceptions restent possibles selon le niveau de liquidités de l’établissement et l’influence du client. Les banques sont ainsi devenues l’autorité de régulation de l’activité économique, décidant quelle entreprise pourra maintenir son activité et quelle autre devra fermer.

    Le pouvoir politique, plus que jamais aux abonnés absents, confie à #Riad_Salamé la tâche de rassurer la population. Sans succès. Niant l’existence d’un contrôle des capitaux de facto et minimisant l’importance du marché parallèle, il s’est contenté d’appeler les #banques à être moins “conservatrices” dans la gestion de leurs liquidités en dollars, qu’il a pourtant passé des années à aspirer.

    Dans un contexte marqué par la guerre en Syrie, les sanctions américaines contre le Hezbollah, les blocages politiques, la hausse des déficits publics, la détérioration de la notation souveraine, la Banque du Liban a réussi à stabiliser la livre et préserver le pouvoir d’achat des Libanais, s’est-il félicité alors que ces Libanais manifestaient au même moment devant la BDL pour dénoncer leurs conditions de vie. « La Banque centrale n’est pas celle qui dépense, c’est celle qui finance », s’est-il justifié. Comme si un créancier, qui finance à tout prix un agent qu’il sait insolvable, n’avait pas sa part de responsabilité. Surtout si cela s’est fait au détriment de la santé du secteur bancaire et de l’économie dans son ensemble.

    Comment en est-on arrivé là ?
    La politique de la BDL n’est pas la seule responsable de la crise actuelle. Mais en maintenant, à un prix très élevé, l’illusion d’une livre stable, elle a permis au Liban de vivre au-dessus de ses moyens, accumulant des dettes publiques et privées, qui représentent désormais plus de 365 % de son PIB (si on inclut la dette de la BDL envers les banques), et dont plus de la moitié est libellée en #dollars. Le problème n’est pas tant l’argent emprunté aux déposants que ce qui en a été fait. Au lieu d’investir dans des infrastructures ou des projets de développement pour renforcer l’économie, et doper les exportations pouvant générer les devises qu’il faudra un jour rembourser, l’État s’est endetté pour couvrir des dépenses courantes : les salaires de la fonction publique, devenue l’un des principaux canaux de recrutement clientéliste, le paiement des intérêts de la dette, bénéficiant aux déposants et à des banques dont 40 % sont affiliées à des hommes politiques , et le déficit de l’EDL, dont la pérennité ne peut que témoigner de l’#incompétence des pouvoirs publics.

    Quant aux crédits privés, ils ont financé essentiellement le secteur immobilier et la consommation, donc les importations.

    Pour faire simple, les politiques budgétaires et monétaires menées ces vingt dernières années ont consisté à s’endetter toujours plus, tout en se privant des moyens de les rembourser.

    L’objectif au départ était d’attirer les capitaux nécessaires pour financer la reconstruction et le redémarrage de l’économie après 15 ans de guerre civile.

    Au début des années 1990, le secteur bancaire s’est mis à financer le Trésor à des taux très élevés, leur permettant d’offrir des rémunérations attractives à leurs clients au Liban et à l’étranger. En collectant des dépôts en dollars, les banques renforçaient à leur tour les réserves de change de la BDL, lui donnant les moyens de défendre la livre. Mais le régime confessionnel mis en place après les accords de Taëf, basé sur le #clientélisme et la #corruption, a très vite montré ses limites. Les représentants des différentes communautés puisaient allègrement dans les caisses de l’État pour financer leurs intérêts tout en étant incapables de s’entendre sur la moindre politique économique, alors que le pays en avait grandement besoin, vu l’impact des taux d’intérêt élevés à la fois sur l’économie réelle et les finances publiques.

    Quelques années plus tard, alors que la dette publique commençait déjà à déraper, l’État s’est mis à s’endetter directement en dollars, avec l’aide de la BDL, qui s’est engagée à maintenir le taux de change autour de 1 500 livres pour un dollar. Cette stabilité permettait aux détenteurs de capitaux de générer des revenus substantiels, en jouant sur le différentiel de taux entre la livre et le dollar sans s’exposer au risque de change, et d’assurer un financement à moindre coût à l’Etat, au détriment de la compétitivité de l’économie et des secteurs productifs.

    L’accroissement des déficits de l’État et celui de la balance des biens et des services, année après année, témoignaient des déséquilibres structurels et de l’incapacité des pouvoirs publics à y faire face.

    À trois reprises, le Liban s’est retrouvé au bord du gouffre, en 2001, 2004 et 2007, et à chaque fois la communauté internationale a volé à son secours en échange de promesses de réformes structurelles, que la classe politique n’a jamais tenues. Ces bouffées d’oxygène permettaient néanmoins de restaurer la confiance et de relancer les entrées de capitaux.

    Tant que la balance des paiements était excédentaire, la BDL accumulait des réserves de change, la livre restait stable, et le Liban continuait à s’endetter. Le système était d’autant plus efficace que le chômage et la détérioration des conditions de vie poussaient les Libanais à émigrer, et donc envoyer des fonds de l’étranger.

    Mais l’abondance des flux dans la région est fondamentalement liée aux prix du #pétrole. La flambée du brut durant les années 2007-2010 s’est ainsi traduite par des afflux record de capitaux qui, faute d’avoir été canalisés vers les secteurs productifs, ont créé une bulle immobilière.

    À l’inverse, lorsque les prix du pétrole sont retombés, à partir de 2011, les flux vers le Liban ont commencé à se tarir, le marché immobilier s’est écroulé, malgré les tentatives de la BDL de soutenir la demande à travers des prêts subventionnés.

    La baisse des entrées de capitaux était d’autant plus problématique que l’économie libanaise subissait de plein fouet les conséquences de la guerre en Syrie, et l’afflux de plus d’un million de réfugiés. La classe politique, empêtrée dans ses contradictions et ses alignements géopolitiques, a été incapable d’amortir l’impact du choc, ni sur les finances publiques ni sur l’économie. La crise syrienne s’est traduite par une aggravation des déficits jumeaux, et donc des besoins de financements, au moment où les liquidités se faisaient plus rares. La balance des paiements a alors basculé dans le rouge, générant des pressions sur le taux de change.

    En l’absence d’une prise de conscience politique, en 2016, les réserves de change ont atteint un seuil critique, qui minait la confiance dans la livre et menaçait le modèle de financement. À ce stade, le coût social d’une dévaluation était déjà devenu trop lourd au vu de la dépendance du pays aux importations et la dollarisation de la dette privée.
    La BDL a alors accéléré la fuite en avant, avec sa fameuse #ingénierie_financière, qui lui a permis de doper ses réserves en offrant aux banques des rendements mirobolants en échange de leurs liquidités en dollars. Des rendements qui leur permettaient à leur tour d’attirer de nouveaux dépôts. Une partie des profits générés a aussi permis de renforcer la capitalisation du secteur dans un contexte économique de plus en plus difficile. Après la “démission” de Saad Hariri en 2017, ces ingénieries ont repris de plus belle, dans une course désespérée aux dollars, devenus d’autant plus nécessaires que l’État a été privé de son accès aux marchés internationaux suite à la dégradation de sa note souveraine. La BDL devant désormais puiser dans ses réserves, déjà sous pression, pour rembourser aussi les #eurobonds.

    En 2018, le Liban s’est encore tourné vers la #communauté_internationale, mais n’étant pas en mesure d’assurer les conditions politiques associées au soutien des pays du Golfe, les aides européennes et institutionnelles ont été promises sous forme de financement de projets d’infrastructures, conditionnées à des réformes ambitieuses. Mais encore une fois la classe politique a été incapable de tenir ses engagements. Au lieu de baisser le déficit public de 1 % du PIB comme promis, celui-ci est passé, élections obligent, de 9 à 11 % du PIB. Quant aux réformes structurelles, y compris les plus urgentes comme celles de l’#électricité, elles sont restées otages des #marchandages politiques et affairistes dont la classe politique s’est fait une spécialité.

    Le peu de confiance qui subsistait encore dans le système s’est évaporée et l’hémorragie a commencé, malgré les ingénieries persistantes et leurs promesses alléchantes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les dépôts du secteur bancaire étaient déjà en baisse (intérêts compris) d’environ 4 milliards de dollars en rythme annuel, à 170,3 milliards de dollars à fin septembre, avec un taux de dollarisation de 72,9 %. Dans une étude publiée le 19 novembre, l’Association des grandes banques et institutions financières mondiales (Institute of International Finance, ou IIF en anglais) chiffre à 10 milliards de dollars les retraits de dépôts depuis août, dont 5 milliards auraient été transférés à l’étranger.

    Ayant placé quasiment toutes leurs liquidités auprès de la BDL, en gardant 9,8 milliards de dollars environ à l’étranger, les banques ont choisi de rationner les dollars, au cas par cas.

    Selon les estimations d’un rapport de Bank of America Merrill Lynch publié le 25 novembre, les banques détiennent 84,3 milliards de dollars auprès de la BDL, dont 19,8 milliards de réserves obligatoires rémunérées au taux Libor 3 mois, 22,7 milliards en certificats de dépôts rémunérés à 6,6 % et 41,8 milliards de dépôts à 5,94 % (ce qui représente une charge d’intérêts pour la BDL de 4,6 milliards de dollars par an). Mais ces placements ont des maturités plus longues que celle des dépôts bancaires en dollars, notamment ceux des non-résidents. Le prêteur de dernier recours, la Banque centrale, n’ayant elle-même que 30 milliards de dollars de réserves liquides leur a alors proposé des prêts en dollars à un taux de 20 %, à condition que l’argent ne sorte pas du Liban, instituant ainsi un contrôle des capitaux informel. Cette mesure, imposée de manière totalement discrétionnaire, permet aux banques et à la BDL de gagner du temps au prix d’une forte contraction de l’économie.

    Et maintenant on va où ?
    Toujours selon Bank of America Merrill Lynch, les réserves de la BDL ont fondu de 900 millions de dollars en seulement une semaine d’ouverture des banques en novembre. Même si ce rythme est réduit de moitié, avec un strict contrôle des capitaux, dans l’état actuel des choses, les réserves s’épuiseront durant l’année 2020. Si la demande de dollars se réduit de deux tiers, la BDL terminera l’année avec un peu plus de 7 milliards de dollars. Or ces réserves sont cruciales. Dans un scénario catastrophe, si rien n’est fait d’ici à quelques mois, l’évaporation des réserves provoquera non seulement une dévaluation socialement dévastatrice, mais aussi un défaut de paiement sur la dette en dollars de l’État et de la BDL. Étant donné la forte exposition des banques au secteur public, et particulièrement à la BDL, un taux de récupération de 20 % sur la valeur nominale de la dette en dollars induira un besoin de recapitalisation du secteur de 80 milliards de dollars, avec un haircut potentiel de 50 % sur tous les dépôts, ou près de 99 % si on ne vise que les dépôts de plus d’un million de dollars. Dans ce scénario il n’y aura pas d’arbitrages possibles.

    En refusant de réglementer le contrôle des capitaux, les acteurs du système continuent de vouloir penser que cette crise, comme les autres, passera avec quelques ingénieries, des réformes cosmétiques, un peu d’#austérité et des capitaux du Golfe, persistant à faire porter au Liban une politique dont il n’a pas les moyens. Certains préconisent de vendre les actifs de l’État, existants ou futurs (le gaz) qui, dans la configuration actuelle de crise et de corruption généralisée, risqueront d’être bradés au bénéfice de proches du pouvoir. La crise de confiance semble toutefois plus profonde, et il est peu probable que le secteur bancaire puisse à court terme de nouveau attirer les flux de dépôts nécessaires pour maintenir le pays à flots. Dans son rapport Bank of America Merrill Lynch estime que le Liban aura besoin d’au moins 8 milliards de dollars par an, sur les trois prochaines années, pour assurer ses besoins de financements.

    Un atterrissage en douceur est-il encore possible ? Difficile à dire tant l’opacité règne sur la situation financière réelle de l’État libanais et sa Banque centrale.

    Cela dépendra sans doute de la capacité du Liban à mobiliser des financements rapides, et les négocier au mieux. Que ce soit avec l’aide du Fonds monétaire international ou autres, un ajustement paraît incontournable, mais son coût doit être équitablement réparti, avec une approche économique et sociale, et pas seulement financière.

    La baisse des taux d’intérêt sur les dépôts décidée récemment par la Banque du Liban, par exemple, peut être considérée comme injuste pour les nombreux épargnants, notamment les retraités, qui vivent de ces revenus. Qui arbitre ? Sur quelle base ? Quel projet d’avenir pourrait justifier ces sacrifices ? Avec un gouvernement crédible, compétent et efficace, c’est-à-dire à l’opposé de ceux qu’on a connu ces trente dernières années, la chute serait certainement moins douloureuse.

    Mais pour le moment, la BDL est seule aux commandes, et son gouverneur a assuré qu’il n’y aura ni haircut sur les dépôts ni dévaluation, mais il a dit aussi que la livre était stable et qu’il n’y avait pas de contrôle de capitaux. On est donc en droit de douter.

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 6/01/2019
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    @recriweb
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    Congressional Staffing for Dummies: The #Pay_Go Dispute
    ▻https://medium.com/@matthewstoller/congressional-staffing-for-dummies-the-pay-go-dispute-19e78c25a7dd

    There are a lot of people arguing about this thing called Pay Go. Here’s my attempted explanation of what Pay Go is and how it intersects with stuff you care about.

    #dépenses_publiques #etats-unis

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @kassem
      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 8/01/2019

      You might hear that America could go bankrupt, but that is a ridiculous notion. We owe #dollars, mostly to ourselves, and we print dollars. America can no more run out of dollars than a bowling alley can run out of strikes.

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 4/10/2018

    Tomgram : Ben Freeman, The Saudi #Lobby Juggernaut | TomDispatch
    ▻http://www.tomdispatch.com/post/176476/tomgram:_ben_freeman,_the_saudi_lobby_juggernaut

    Sur le lobby saoudien aux #etats-Unis

    In the end, even if the facts aren’t on their side, the #dollars are. Since September 2001, that reality has proven remarkably convincing in Washington, as copious dollars flowed from Saudi Arabia to U.S. military contractors (who are making billions selling weapons to that country), to #lobbying firms, and via those firms directly into Congressional coffers.

    #corruption #corrompus

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @jef_klak
    Jef Klak @jef_klak 31/05/2018
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    10

    Howard Buffett au Congo

    Le problème de la philanthropie capitaliste

    Par Zahra Moloo

    ►http://jefklak.org/howard-buffet-au-congo

    La colonisation n’en finit pas de sévir, et si l’occupation militaire des territoires n’est plus en vogue pour les pays occidentaux, d’autres moyens leur sont offerts pour asseoir leur position sur nombre de pays. La philanthropie, que l’on pourrait croire armée des meilleures intentions, fait partie des nouvelles formes de ce libéralisme postcolonial : en inondant les États et les structures locales de dollars, les grands investisseurs capitalistes noient dans l’œuf toutes les initiatives pour l’autonomie et la résistance des peuples autochtones. Pour exemple, voici le cas du businessman Howard Buffett, fils de Warren Buffett (troisième fortune mondiale), qui joue un rôle non négligeable dans le « développement » de la République démocratique du Congo et vient influencer les récits des journalistes ou des ONG là où aboutit son financement.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/05/Une_BuffetCongo_Klak_3.jpg

    • #Howard Buffett
    Jef Klak @jef_klak
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 31/05/2018
      @fil

      cc @fil

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 31/05/2018

      #philanthropie #philanthrocapitalisme #colonialisme #néo-colonialisme #libéralisme_postcolonial #dollars #monnaie #peuples_autochtones #Congo #Howard_Buffett #RDC #République_démocratique_du_Congo #développement #aide_au_développement

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/06/2018

      Traduction de l’article référencé ici :

      The Problem With Capitalist Philanthropy
      T. Rivers, Jacobin, le 6 février 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/667193

      L’IWMF insiste sur le fait qu’elle n’influence pas les récits des bénéficiaires de ses subventions et, dans une interview, a déclaré qu’elle trouvait « inacceptable qu’un bailleur de fonds influence le contenu éditorial des articles [qu’elle] soutient ». Cependant, leurs domaines de prédilection, en particulier la sécurité alimentaire et la préservation de l’environnement, sont choisis en partenariat avec la Fondation Howard G. Buffett.

      Ironiquement, l’investissement de Buffett dans l’IWMF existe parallèlement à son soutien à une dictature qui a décimé sa presse locale. Comme le rapporte Anjan Sundaram dans The Guardian, le président rwandais Paul Kagame a tué, torturé, exilé et emprisonné des journalistes à travers le pays. Le Comité pour la protection des journalistes a documenté que dix-sept journalistes ont été tué⋅es au Rwanda depuis 1992. Pourtant, Buffett a qualifié le Rwanda de « pays le plus progressiste du continent » et, comme de nombreux donateurs occidentaux, il entretient une relation affinitaire avec son chef.

      #Congo #Rwanda #Afrique #Philantropie #corruption #capitalisme #Howard_Buffett #Paul_Kagame #ONG #journalistes #IWMF

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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  • @odilon
    odilon @odilon CC BY-NC-ND 6/09/2016

    #Nigeria : vive l’agriculture ! | Le Point Afrique
    ▻http://afrique.lepoint.fr/economie/nigeria-vive-l-agriculture-04-09-2016-2065805_2258.php

    http://afrique.lepoint.fr/images/2016/09/04/5192266lpaw-5193942-article-horizontal-jpg_3758850.jpg

    Les fonctionnaire de l’État d’Imo (sud-est) ne travaillent plus que deux jours par semaine et doivent labourer la terre les autres jours de la semaine sur ordre des autorités. Dans les États de Benue ou Sokoto (centre et nord), ils quittent leurs bureaux à la mi-journée pour se concentrer sur le travail agricole l’après-midi. Mais, au-delà, transformer l’#agriculture de subsistance (qui fait vivre pauvrement 70 % de la population) en une agriculture commerciale et industrielle est la priorité.

    « Si nous redressons l’agriculture, nous redresserons l’économie », a assuré le vice-président Yemi Osinbajo le mois dernier, alors qu’il lançait un nouveau programme de développement agricole. M. Osinbajo a encouragé les Nigérians à être patriotiques et à acheter des produits « Made in Nigeria ». Il y a quelques décennies encore, il n’aurait pas été difficile de les convaincre. Dans les années 1960, le Nigeria était le premier exportateur d’huile de palme au monde, devant la Malaisie ou l’Indonésie. Le géant d’Afrique de l’Ouest produisait plus de cacao que son concurrent ivoirien et représentait 18 % de la production mondiale de fèves, selon l’Association nigériane de cacao (CAN).
    Revenir à l’agriculture est désormais une urgence

    Mais désormais, le pays importe son #huile_de_palme de Malaisie et ne produit que 8 % du #cacao mondial. « Nous devons retourner à la production de cacao », assure le président de la CAN, Sayina Riman, ajoutant que l’#exportation de la précieuse fève pourrait générer les #dollars tant convoités.

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 21/04/2016
    2
    @reka
    @02myseenthis01
    2

    #Iran Not Seeking Entry to U.S. Financial System, Envoy Says
    ▻http://www.nytimes.com/2016/04/21/world/middleeast/iran-nuclear-deal-mohammad-javad-zarif.html

    “We never asked to have access to your financial system,” Mr. Zarif said. “What we asked was to implement the nuclear deal, which requires the United States to allow European financial institutions to have peace of mind for dealing with Iran.”

    [...]

    Because many international financial transactions are conducted in #dollars or converted to dollars, foreign companies interested in doing business with Iran remain wary of inadvertently violating the American rules. This reluctance has frustrated Iran and led to accusations by Iranian officials that the United States has subverted the nuclear agreement.

    #Etats-Unis

    • #Iran
    • #United States
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @kassem
      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 23/04/2016

      #Europe Says U.S. Regulations Keeping It From Trade With Iran
      ▻http://www.nytimes.com/2016/04/22/world/middleeast/europe-says-us-regulations-keeping-it-from-trade-with-iran.html

      Europeans also point to new American visa regulations that make it more difficult for them to enter the United States if they have traveled to Iran. Those financial and travel restrictions, they say, make it nearly impossible to reach agreements with their Iranian counterparts.

      U.S. Sanctions Spite Europe, Not Just Iran
      ▻http://nationalinterest.org/blog/paul-pillar/us-sanctions-spite-europe-not-just-iran-15911

      Too often forgotten by American opponents of the JCPOA is that it is a multilateral agreement, involving five other states besides the United States and Iran.

      “#communauté_internationale” #comparses #indigents_européens #mascarade

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @sinehebdo
    Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/10/2015
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    12

    Mise à jour de :
    ►http://seenthis.net/messages/410458

    Plusieurs articles abordent la question du vocabulaire. Faut-il les appeler migrants, réfugiés, sans-papiers, demandeurs d’asile, exilés...? Les avis sont partagés

    Réfugiés ? Migrants ? Abrités ? Accueillis ? Apatrides ? Arabes ? Aventuriers ? Binationaux ? Capital humain ? Cerveaux en fuite ? Chercheurs de Paix ? Chercheurs de Refuge ? Circulants ? Clandestins ? Clandestins Non Identifiés ? Coupables ? Coupables de voyage ? Criminels ? Criminels Illégaux ? Crimmigrés ? Cueilleurs de Fraises ? Déboutés ? Demandeurs d’asile ? Demandeurs de refuge ? Déplacés ? Déplacés Internes ? Déplacés Poétiques ? Désespérés ? Diamants Noirs ? Dreamers ? Dublinés ? Égarés ? Éjectés ? Éjectés Volontaires ? Emigrants ? Envahisseurs ? Errants ? Esclaves ? Etrangers ? ESIs ? Exilés ? Exodants ? Exode de cerveau ? Expatriés ? Fugitifs ? Héros ? Illégaux ? Illégaux en Transit ? Illégalisés ? Immigrants ? Immigrés ? Immigrés choisis ? INADs ? Indésirables ? Infiltrés ? Intrus ? Invisibles ? Invités ? Irréguliers ? Marcheurs ? Main d’oeuvre ? Maintenus ? Messagers ? Migrants climatiques ? Migrants éco-climatiques ? Migrants économiques ? Migrants environnementaux ? Migrants Internationaux ? Migrants Rapatriés ? Migrants Revenus ? Migrants Secondaires ? Migrants Volatilisés ? Migrérrants ? Mijeurs ? Musulmans ? Naufragés ? Navetteurs ? Nouveaux Européens ? Persécutés ? Personnes en migration ? Population Migratoire ? Rapatriés ? Rapatriés en Bilan ? Réfugiés présumés ? Réfugiés aigus ? Réfugiés climatiques ? Réfugiés environnementaux ? Réfugiés Illégalisés ? Réfugiés Irréguliers ? Réfugiés Sans Papiers ? Réfugiés Travaillant ? Rejoignants ? Rescapés ? Retenus ? Retournés ? Revenus ? Sans Autorisation ? Sans Papiers ? Sans-Paps ? Sans Permission ? Sans Statut ? Survivants ? Terroristes ? Touristes ? Touristes Clandestins ? Transitants ? Transmigrants ? Travailleurs Itinérants ? Travailleurs Migrants ? Travailleurs Réfugiés ? Turcs ? Vacanciers ? Vent du Désert ? Victimes collatérales ? Vocation à Quitter le Territoire ? Voyageurs ? Êtres Humains ?

    Et faut-il ajouter des guillemets à ces termes ?

    ESI = Etrangers en Situation Irrégulière
    INAD = étrangers non-admis sur le territoire français et interpellés à leur descente de l’avion
    Mijeurs = mineurs déclarés majeurs par les autorités

    Aussi : Mineurs Migrants ? Mineurs Migrants Non Accompagnés ? Mineurs Etrangers Non Accompagnés ? Mijeurs ? Migrants Mineurs Isolés ? Mineurs Isolés ? Mineurs Non Accompagnés ? et même Bébés Passeport ?

    D’autres spécifiquement en anglais comme aspiring migrants, climate-movers, deportees, dreamers, ICE_detainee, illegalized refugees, returnable migrants, returnee migrants, returnees, returning migrants, undocumented refugees...

    En italien : capsunari (cueilleurs de fraises)

    Et d’autres mots encore plus spécifiques, comme Habesha qui désignent au Soudan ceux qui ne parlent pas arabe, donc les Abyssins, les Éthiopiens et les Érythréens, donc en fait les migrants...

    Les Libyens appellent les migrants érythréens Dollars ou Euros selon qu’ils ont de la famille (supposée riche) en Europe ou en Amérique du Nord...

    Et Libia, surnom donné aux nouveaux arrivants d’Erythrée par les Erythréens de la diaspora, installés depuis longtemps en Italie...

    Refuweegee : réfugié bien intégré à Glasgow

    Au Vénézuela, certains peuples autochtones n’ont pas de mot pour désigner un migrant, et ils les appellent donc des caminantes, c’est à dire des marcheurs...

    #migrants #réfugiés #sans-papiers #demandeurs_d_asile #exilés #Syrie #Guerre #Tragédie #terminologie #vocabulaire #mots #asile #migrations #mineurs_non_accompagnés #recension

    « Emigration illégale » : une notion à bannir
    Claire Rodier, Libération, le 13 juin 2006
    ►http://www.migreurop.org/article922.html

    L’archétype rêvé du réfugié
    Karen Akoka, Plein droit, octobre 2011
    ►http://www.gisti.org/spip.php?article2441

    Figures de l’Étranger : quelles représentations pour quelles politiques ?
    GISTI, avril 2013
    ►http://www.gisti.org/publication_pres.php?id_article=3061

    « Le réfugié est une notion fabriquée au gré des priorités politiques »
    Carine Fouteau, Médiapart, le 12 juin 2013
    ►http://www.mediapart.fr/journal/france/120613/le-refugie-est-une-notion-fabriquee-au-gre-des-priorites-politiques

    Le demandeur d’asile n’existe pas
    Michael Pfeiffer, Vivre Ensemble, le 25 juin 2013
    ►http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/06/25/le-demandeur-dasile-nexiste-pas

    Are they illegal or illegalized ?
    Nicholas Keung, The Star, le 17 août 2013
    ►https://www.thestar.com/news/insight/2013/08/17/are_they_illegal_or_illegalized.html

    La Cimade et les Portugais en France de 1957 à 1974 : une aide sous le signe des guerres coloniales
    Victor Pereira, Presses universitaires de Paris Ouest, 2013
    ►http://books.openedition.org/pupo/2561

    Immigrants illégaux, détections, murs de barbelés : le vocabulaire lamentable de FRONTEX commence à déteindre…
    J.Caye, Forum Asile, le 22 mai 2014
    ►http://forumasile.org/2014/05/22/immigrants-illegaux-detections-murs-de-barbeles-le-vocabulaire-lamentabl

    D’ « opposants » à « clandestins » : le parcours médiatique des personnes migrantes
    Raphaël Rey et Sophie Malka, Vivre Ensemble, le 28 mai 2014
    ►http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2014/05/28/d-opposants-a-clandestins-le-parcours-mediatique-des-personnes-migrantes

    « Les messagers », documentaire d’Hélène Crouzillat et Laetitia Tura (2014).
    ►http://video.mediapart.fr/html5/videos/outputs/20151005_les-messagers/20151005_les-messagers/20151005_les-messagers-854x480.mp4

    Sans-papiers, sans clichés ! (ou comment écrire de manière éthique sur les migrants)
    Café Babel, le 27 mars 2015
    ►http://www.cafebabel.fr/article/sans-papiers-sans-cliches-ou-comment-ecrire-de-maniere-ethique-sur-les-mig

    Expatriation. Les Blancs sont des expats, les autres sont des immigrés !
    Silicon Africa, le 29 mai 2015
    ►http://www.courrierinternational.com/article/expatriation-les-blancs-sont-des-expats-les-autres-sont-des-i

    Le danger d’assimiler trafic de migrants et traite humaine
    Natalia Paszkiewicz, Middle East Eye, le 4 juin 2015
    ►http://www.middleeasteye.net/node/44345

    Réfugiés ou migrants : faut-il inventer un nouveau terme ?
    IRIN, le 17 juin 2015
    ►http://www.irinnews.org/fr/report/101645/r%C3%A9fugi%C3%A9s-ou-migrants-faut-il-inventer-un-nouveau-terme

    Is "Expat" the New White ?
    Denis Colombi, Une Heure de Peine, le 30 juin 2015
    ►http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2015/06/is-expat-new-white.html

    Réfugiés, intrusion, hotspots : le nouveau lexique des migrations
    Carine Fouteau, Médiapart, le 10 août 2015
    ►http://www.mediapart.fr/journal/international/100815/refugies-intrusion-hotspots-le-nouveau-lexique-des-migrations?onglet=full

    Europe. Ne les appelez plus des “migrants” !
    Al-Jazira, le 25 août 2015
    ►http://www.courrierinternational.com/article/europe-ne-les-appelez-plus-des-migrants

    « Migrant » ou « réfugié » : quelles différences ?
    Alexandre Pouchard, Le Monde, le 25 août 2015
    ►http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/08/25/migrant-ou-refugie-quelles-differences_4736541_4355770.html

    Le « migrant », nouveau visage de l’imaginaire français
    Sylvia Zappi, Le Monde, le 26 août 2015
    ►http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/08/26/le-migrant-nouveau-visage-de-l-imaginaire-francais_4737104_1654200.html

    « Migrants », « réfugiés » : sur le sujet sensible des migrations, le choix des mots n’est pas neutre
    AFP, le 27 août 2015
    ►https://www.45enord.ca/2015/08/migrants-refugies-sur-le-sujet-sensible-des-migrations-le-choix-des-mots-nes

    Quand doit-on parler de migrants, de réfugiés ou de demandeurs d’asile ?
    IRIN, le 28 août 2015
    ►http://www.irinnews.org/fr/report/101928/quand-doit-on-parler-de-migrants-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-ou-de-demandeurs-d-

    Le débat sur les termes "migrants" et "réfugiés" agite la presse
    RTS, le 28 août 2015
    ►http://www.rts.ch/info/monde/7034671-le-debat-sur-les-termes-migrants-et-refugies-agite-la-presse.html

    « Réfugiés » au lieu de « migrants » : une terminologie à revoir
    J. Caye, Forum Asile, le 31 août 2015
    ►http://forumasile.org/2015/08/31/refugies-au-lieu-de-migrants-une-terminologie-a-revoir

    Point de vue du HCR : « Réfugié » ou « migrant » ? Quel est le mot juste ?
    UNHCR, le 31 août 2015
    ►http://www.unhcr.fr/55e45d87c.html

    Migrants perdus en mer. Ce sont nos enfants
    Aminata D. Traoré, Le Monde Diplomatique, Septembre 2015
    ►http://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/TRAORE/53710

    Débat sémantique : une distraction dangereuse ?
    Melissa Phillips, IRIN, le 1er septembre 2015
    ▻http://www.irinnews.org/fr/report/101940/d%C3%A9bat-s%C3%A9mantique-une-distraction-dangereuse

    Ne dites plus « migrant »
    Jean Quatremer, Libération, le 4 septembre 2015
    ►http://www.liberation.fr/monde/2015/09/04/ne-dites-plus-migrant_1375999

    La distinction entre réfugiés et migrants économiques ne va pas de soi
    Céline Mouzon, Alter Eco, le 11 septembre 2015
    ►http://www.alterecoplus.fr/refugies/la-distinction-entre-refugies-et-migrants-economiques-ne-va-pas-de-soi-

    Le discours sur les réfugiés syriens : un analyseur
    Saïd Bouamama, le 11 septembre 2015
    ►https://bouamamas.wordpress.com/2015/09/14/le-discours-sur-les-refugies-syriens-un-analyseur

    "Migrants" ou "réfugiés" ? L’indignation est mauvaise conseillère
    Michaël Neuman, Médiapart, le 11 septembre 2015
    ►http://blogs.mediapart.fr/blog/mikael/200915/migrants-ou-refugies-lindignation-est-mauvaise-conseillere

    "La distinction entre ’bons’ réfugiés et ’mauvais’ migrants n’est pas tenable"
    Laura Thouny, L’Obs, le 12 septembre 2015
    ►http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150910.OBS5614/la-distinction-entre-bons-refugies-et-mauvais-migrants-n-est-pa

    Demandeurs d’asile ou sans-papiers ?
    Paris-Luttes Info, le 13 septembre 2015
    ►https://paris-luttes.info/demandeurs-d-asile-ou-sans-papiers-3761

    Philippe Leclerc : « Le statut de réfugié a été trop difficile à créer pour qu’on risque la confusion »
    Sonya Faure, Libération, le 13 septembre 2015
    ►http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/13/philippe-leclercle-statut-de-refugie-a-ete-trop-difficile-a-creer-pour-qu

    Pourquoi je n’userai pas du terme "réfugié"
    Paris-Luttes Info, le 15 septembre 2015
    ►https://paris-luttes.info/pourquoi-je-n-userai-pas-du-terme-3770

    En Europe, l’accueil des « réfugiés » se fait au détriment des « migrants économiques »
    Carine Fouteau, Médiapart, le 17 septembre 2015
    ►http://www.mediapart.fr/journal/international/170915/en-europe-l-accueil-des-refugies-se-fait-au-detriment-des-migrants-economi

    Contre la logique du tri : pour un droit d’asile et au séjour, pour tous et toutes, maintenant !
    Solidaires, le 17 septembre 2015
    ►http://solidaires.org/article51763.html

    « Le pape appelle à repenser le droit d’asile »
    Michaël Hajdenberg, Médiapart, le 22 septembre 2015
    ►http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220915/le-pape-appelle-repenser-le-droit-d-asile?onglet=full

    Migrant, réfugié : quelles différences ?
    Laure Cailloce, Le Journal du CNRS, le 22 septembre 2015
    ►https://lejournal.cnrs.fr/articles/migrant-refugie-quelles-differences

    La fin du voyage
    Serge Quadruppani, Les Contrées Magnifiques, le 23 septembre 2015
    ►http://quadruppani.blogspot.fr/2015/09/la-fin-du-voyage.html

    Vivre Ensemble
    Septembre 2015

    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/wp-content/uploads/2015/09/VEcouv154.jpg http://m.cafebabel.com/cache/c9/59/c9598ba0ddf9018f2390838e8b81b698.jpg

    NB : et la version réac :

    Migrant ou réfugié ?
    Christian Rioux, Le Devoir (Montréal), le 15 mai 2015
    ►http://www.ledevoir.com/international/europe/440216/migrant-ou-refugie

    De l’utilité des frontières
    Christian Rioux, Le Devoir (Montréal), le 8 septembre 2017
    ►http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/507477/de-l-utilitedes-frontieres

    #recension

    Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 7/10/2015

      Entre temps :
      ▻http://seenthis.net/messages/415560
      ▻http://seenthis.net/messages/415987

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 9/10/2015

      Voir aussi :
      ▻http://seenthis.net/messages/416466

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 14/10/2015

      Messager, un terme de plus :

      « Les messagers », documentaire d’Hélène Crouzillat et Laetitia Tura (2014).
      ►http://video.mediapart.fr/html5/videos/outputs/20151005_les-messagers/20151005_les-messagers/20151005_les-messagers-854x480.mp4

      Les récits, pleins de pudeur et de colère, de migrants qui on voulu rejoindre l’Europe en traversant la mer depuis le Maroc...
      ►http://seenthis.net/messages/415853

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 14/10/2015

      #film (dont j’ai raté les présentations et que je me promet de voir à cet url), #merci

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/10/2015

      Point de vue du HCR : « Réfugié » ou « migrant » ? Quel est le mot juste ?
      UNHCR, le 31 août 2015
      ►http://www.unhcr.fr/55e45d87c.html

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 21/10/2015

      Une pancarte lors de la manif pour les migrants du 4 octobre 2015 à Paris :

      https://lh5.googleusercontent.com/-VQPaelXshX4/VhGhI51vQNI/AAAAAAACM6s/DL7YqjIq7E4/w1152-h767-no/IMG_5227.JPG

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 21/10/2015

      #mots #terminologie #sémiologie

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 21/10/2015

      #vocabulaire

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 3/11/2015

      http://a395.idata.over-blog.com/3/98/30/52/Photo-sup/Candidats-portugais-a-l-emigration.jpg

      ▻http://seenthis.net/messages/424309

      #immigrés_choisis #fuite_des_cerveaux #exode_des_cerveaux #fuite_du_capital_humain #brain_drain #Fuga_de_cérebros

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/12/2015

      Migrants, mi-hommes
      #DATAGUEULE 52, le 14 décembre 2015
      ►https://www.youtube.com/watch?v=KiGiupc3VwA

      ▻http://seenthis.net/messages/439959

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 10/02/2016

      Qui dit quoi ?
      CSP 75, janvier 2016
      ►https://csp75.wordpress.com/qui-dit-quoi

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 10/02/2016
      @sinehebdo

      merci @sinehebdo !

      https://csp75.files.wordpress.com/2016/02/quiditquoi_160208-08-wb.png?w=1160

      #infographie #catégorisation

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 29/10/2016

      http://i.imgur.com/2CEsupX.jpg

      #schéma #dessin
      vu sur twitter 29.10.2016
      http://i.imgur.com/LkpJSjC.png

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/12/2016

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L300xH150/792Zcibjpg-bb82c-88de5.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/547712

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 8/12/2016

      Intéressant tweet de #MSF :

      http://i.imgur.com/UEhu8n9.png

      #mort #vivant

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 22/12/2016

      Morts et disparus en mer – La Méditerranée, une mer devenue frontière
      La Cimade, le 4 novembre 2016
      ▻https://seenthis.net/messages/554197

      Depuis 2014, plus de 10 000 personnes en migration ont perdu la vie en Méditerranée.

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 23/12/2016

      Et ici une réflexion de fonds sur le #statut_de_réfugié (et donc que faire des #réfugiés_de_guerre et des #réfugiés_des_conflits qui ne sont pas inclus dans la convention de 1951 ?) :

      ►http://asile.ch/2016/12/22/hcr-principes-directeurs-relatifs-aux-situations-de-conflit-arme-de-violence

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 23/12/2016

      What’s the difference between a migrant and an expat?
      The Conversation, December 20, 2016
      ▻https://seenthis.net/messages/554440

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 7/01/2017

      Nouveau terme (pour moi) : le « #transmigrant ». Si j’ai bien compris, c’est le migrant à l’intérieur d’un même pays :

      Migrations, réfugiés, exil (6/9) : Alain Tarrius, Les routes européennes des nouvelles migrations et les mobilités transnationales. Isabelle Thireau, Les migrations à l’ombre de la période maoïste.
      es Cours du Collège de France, France Culture, le 13 décembre 2016
      ►https://seenthis.net/messages/556723

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 10/01/2017

      Avec les migrants
      9/01/2017 source : Denis Paillard

      Dans ce texte nous avons choisi d’utiliser le terme de ‘migrants’ comme terme générique, pour deux raisons : d’une part parce qu’il renvoie au droit universel de ‘migrer’, tel qu’il est défini dans les conventions internationales, d’autre part, parce qu’il met l’accent sur le fait qu’aujourd’hui ce droit est refusé à des centaines de milliers de personnes.

      ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/01/09/avec-les-migrants

      Vanderling @vanderling
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/02/2017

      Médias, asile et migrations | Table ronde avec des journalistes autour du traitement de l’information sur l’asile
      ▻https://seenthis.net/messages/565415

      TEDx Champs Elysées Salon | Le pouvoir des mots
      ▻https://seenthis.net/messages/565918

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 6/02/2017

      Why the #language we use to talk about #refugees matters so much
      Adam Taylor, Washington Post, le 30 juillet 2015
      ▻https://seenthis.net/messages/567276

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 26/02/2017

      Canada : des réfugiés plus que des migrants arrivant des Etats-Unis
      ►https://seenthis.net/messages/573166

      #Canada #USA #Etats-Unis

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/03/2017

      Mondialisations et migrations : dépasser le cadre de l’État pour penser la mobilité
      Maurice Midena, The Conversation, le 28 février 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/574418

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 5/03/2017

      En italien aussi...

      Tribunale Milano: associare il termine “clandestini” ai richiedenti asilo è discriminatorio
      Carta di Roma, 23 febbraio 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/575235

      #Italie

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 9/03/2017

      «  Crise migratoire  » : ce que cachent les mots
      Emmanuel Blanchard et Claire Rodier, GISTI, décembre 2016
      ►https://seenthis.net/messages/576466

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/04/2017

      #Life-seeker:

      Interrogating the Mediterranean ‘Migration Crisis’
      Polly Pallister-Wilkins, Mediterranean Politics, 21:311-315, le 15 février 2016
      ►http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13629395.2016.1145826

      « life-seekers »: I use the term ‘life-seeker’ to move beyond the dichotomy and politics of the distinctions between migrant and refugee.

      ►https://seenthis.net/messages/576466

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 5/04/2017

      Migrants : la Cimade de Dijon contre le FN de Béziers
      Marie Morlot, Le Bien Public, le 21 novembre 2016
      ▻https://seenthis.net/messages/585945

      Des photos de femmes, des hommes et même des enfants, tous pris de face et torse nu, leur peau recouverte de slogans chocs : « Délinquant, clandestin, terroriste, violeur, bouffeur d’alloc voleur »… À côté d’eux, leur vraie fiche d’identité, leur vraie histoire. « Je suis de Syrie, d’Alep ; je suis marié et père d’une petite fille de 6 ans, j’ai traversé le Liban, la Turquie, la Grèce et j’ai été arrêté en Hongrie avant d’être traité comme un animal […]. Je ne trouve pas le sommeil, j’ai tellement peur pour ma femme et ma fille… », peut-on lire sur l’une d’entre elles.

      #BeHumanNow #Cimade #Photos #Dijon #Alexis_Doré

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 5/04/2017

      Petit guide – Lutter contre les préjugés sur les migrants
      La Cimade, le 12 octobre 2016
      ►https://seenthis.net/messages/585948

      #Cimade #guide #préjugés

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/04/2017

      Émigrés, immigrés, réfugiés
      Le Monde Diplomatique, avril 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/589518

      #statistiques #France

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/05/2017

      Déclaration de Mogherini :

      and I would like us to make a clear distinction between the refugees and the migrants, these are two different things

      ►https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/26042/remarks-high-representativevice-president-federica-mogherini-joint-press

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 20/06/2017

      La fabrique des indésirables
      Michel Agier, Le Monde Diplomatique, Mai 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/608509

      #indésirables #déplacé_interne #réfugié #clandestin #maintenu #demandeur_d’asile #débouté #retenu #migrant_clandestin

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 29/06/2017

      Intéressante note vu sur le site de la BBC en commentaire à un article qu’ils ont publié le 29.06.2017 (▻http://www.bbc.com/news/world-europe-40437917)

      http://i.imgur.com/abhOnal.png

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 29/06/2017

      Petite shameless auto-promo :

      Retrouver l’être humain dans les mots qui disent la migration

      Ils sont presque infinis, les mots pour qualifier les personnes en mobilité. Je propose, à travers ce catalogue commenté non exhaustif, d’en passer en revue quelques-uns parmi tous ceux que nos oreilles sont contraintes à entendre, tous les jours, inlassablement, à travers les médias, ou en se promenant dans l’espace public. Les mots qui qualifient les personnes qui se trouvent dans un pays où elles ne sont pas nées, nous envahissent et façonnent notre manière de concevoir le phénomène migratoire. Les mots ont donc aussi un impact, sur nos perceptions, nos représentations et, in fine, sur notre manière de concevoir le phénomène migratoire et sur les politiques qui le régule.

      ►https://archive-ouverte.unige.ch/unige:95175

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 3/07/2017

      Super texte qui mériterait une entrée pour lui tout seul, non ?
      ▻https://seenthis.net/messages/612342

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 4/07/2017

      La situation en #Libye casse la #dichotomie migrant vs. réfugié :

      Mixed Migration Trends in Libya : Changing Dynamics and Protection Challenges
      UNHCR, 2017
      ►https://seenthis.net/messages/612396

      #mixed_migration

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 18/07/2017

      Réfugiés : une convention vaut mieux que deux tu l’auras
      François Gemenne, Revue Projet, le 13 juin 2017
      ►https://seenthis.net/messages/614724

      Migrants économiques contre réfugiés : que vaut la distinction du gouvernement ?
      Laurent Martinet, L’Expansion, le 12 juillet 2017
      ►https://seenthis.net/messages/614724

      Lampedusa porta del non arrivo
      Nigrizia, le 13 juillet 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/614734

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 19/07/2017

      “There are no camps” in Libya, only detention centres. Need to protect refugees, migrants before they get there
      Vincent Cochetel (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Geneve), Twitter, le 18 juillet 2017
      ►https://seenthis.net/messages/615857

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 22/07/2017

      Are they illegal or illegalized?
      Nicholas Keung, The Star, le 17 août 2013
      ►https://seenthis.net/messages/166084

      #illégalisé #sans_statut #sans_autorisation #sans_permission #criminels #invisibles

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 25/07/2017

      Dans le « jeu » des permutations atroces, on a aussi : Mineurs Migrants ? Mineurs Migrants Non Accompagnés ? Mineurs Etrangers Non Accompagnés ? Migrants Mineurs Isolés ? Mineurs Isolés ? Mineurs Non Accompagnés ? avec par exemple cet article en espagnol :

      El colapso de los menores inmigrantes
      Jesús A. Cañas, El Pais, le 23 juillet 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/617216

      #mineurs_non_accompagnés

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/08/2017

      Coupable
      Asile, le 31 juillet 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/618879

      ►https://vimeo.com/227131499

      #Coupables

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 1/08/2017

      Je me demande, @sinhebdo, si tu as aussi un autre mot : « dubliné »...

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/08/2017

      effectivement, je l’ai rajouté, #dubliné...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 7/08/2017

      Colpevoli di viaggio
      Corallina Lopez Curzi, Antigone, mai 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/620675

      #coupables_de_voyage

      Réfugiés et migrants pris au piège d’un commerce meurtrier au Niger
      Michelle Hoffman, UNHCR, le 4 août 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/620219

      Définition. “Expat”, “immigré”, “étranger” : le poids des mots
      Courrier International, le 4 août 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/620228

      Collomb veut « distinguer le droit d’asile des autres motifs de migration »
      Le Monde, le 6 août 2017
      ►https://seenthis.net/messages/620586

      http://resize2-lejdd.ladmedia.fr/rcrop/262,386/img/var/lejdd/imports/print/couvs/current_3682.jpg http://i.imgur.com/gHa0J39.jpg http://i.imgur.com/vooft2w.jpg http://i.imgur.com/sGfZLAJ.jpg

      Qu’est ce qu’un migrant ?
      La Cimade
      ►https://seenthis.net/messages/531563

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 10/08/2017

      Un article de merde qui ne mérite même pas une entrée pour lui tout seul :

      « Migrants », un terme à proscrire
      François Côté, Le Devoir (Montréal), le 10 août 2017
      ▻http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/505329/migrants-un-terme-a-proscrire

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 11/08/2017

      Bosnia Sees Increase in ‘Desperate’ Illegal Migrants
      Haris Rovcanin, Balkan Insight, le 10 août 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/621665

      Je rajoute donc le mot #désespéré...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/09/2017

      #Candidat_à_l'exil

      Rome est accusé d’avoir traité avec des milices de passeurs pour endiguer le flux de candidats à l’exil au départ des côtes libyennes

      ►https://www.letemps.ch/monde/2017/09/14/entre-libye-litalie-un-accord-eaux-troubles-contre-migrants

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 18/10/2017

      Bond du nombre de « bébés passeports » au Canada
      Alexandra Szacka, Radio Canada, le 16 octobre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/638008

      #bébé_passeport

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 23/10/2017

      The New Europeans
      Robert Kunzig, National Geographics, octobre 2016
      ▻https://seenthis.net/messages/639050

      #New_Europeans #Nouveaux_Européens

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 26/10/2017

      The reintegration of returning migrants
      Marta Latek, European Parliamentary Research Service Blog, le 19 octobre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/639445

      Returning migrants to The Gambia: the political, social and economic costs
      Franzisca Zanker, The Conversation, le 23 octobre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/639457

      Ne dites plus ni « mineurs isolés étrangers » ni « enfants »
      Gisti, Octobre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/639463

      https://i.imgur.com/FLEjtlr.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/639679

      #returning_migrants #migrants_de_retour
      #retours_volontaires
      #stranded_migrants #migrants_bloqués

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 5/12/2017

      L’Etat privatise une partie des expulsions de sans-papiers
      Tomas Statius, StreetPress, le 28 Novembre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/649333

      #INAD #Sans-Pap
      INAD = étrangers non-admis sur le territoire français et interpellés à leur descente de l’avion

      ►https://seenthis.net/messages/649379
      #Exodant

      What’s in A Name ? Exploring the Role of Law and Bureaucracy in The Everyday Construction of Holot, an ’Open Detention Facility’ for ’Infiltrators’ in Israel
      Maayan Ravid, Border Criminologies, le 28 Novembre 2017
      ►https://seenthis.net/messages/649886

      #Infiltrators #Infiltrés
      #Palestine #israel #israfrique #racisme #Holot

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 18/12/2017

      Persécutés en Libye - l’Europe est complice
      Amnesty International, le 11 décembre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/624917

      #persécutés

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 18/12/2017

      Je ne sais pas si tu as celui-ci dans ta liste, mot utilisé samedi 16.12.2017 par Edwy Plenel dans une table ronde organisée à Briançon à l’occasion des Etats généraux de la migration (organisation : Tous Migrants) : #demandeurs_de_refuge

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 19/12/2017

      #rapatriés

      Itinéraires des réfugiés de la Première Guerre mondiale. Rencontre avec Claudie Lefrère-Chantre
      Les Cafés Géo, le 19 décembre 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/653281

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 20/12/2017

      A piedi nudi nel ghiaccio: è sulle Alpi l’ultima rotta dei migranti
      Francesco Battistini, Corriere della Sera, le 18 décembre 2017
      ►https://seenthis.net/messages/642301

      #fuggiaschi" (= #fugitifs)

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 3/01/2018

      Et voilà un autre terme « #acute_refugee » (à traduire en français avec #réfugié_aigu ?) :

      From these diverse stories, a number of complexities associated with the refugee experience begin to appear. The circumstances that lead people to become refugees are extremely diverse. Some refugee movements are the product of what the scholar E.F. Kunz called ’great political changes or movements of armies’. Those who move in such circumstances he called ’acute’ refugees, and the vast majority of refugees in the contemporary world fall into that category, for it is only events on a grand scale that are likely to generate population movements on a grand scale.

      (p.6)

      Tiré du livre « What is a refugee ? » de William Maley, 2016
      –-> à noter « what » et non pas « whom ».
      Maley est un diplomate à la retraite, si ma mémoire est bonne

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 3/01/2018

      « #Circulant » : « Ce terme correspond bien à l’appellation que se donnent beaucoup d’Afghans : #mosâfer, littéralement ’#voyageur'. » (Monsutti 2009 : 85)

      Tiré de cet article de Alessandro Monsutti : ▻http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2009-3-page-83.htm

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 17/01/2018

      Merci. J’ai mis la liste à jour. J’en ai profité, puisqu’elle est de plus en plus longue, pour la mettre en ordre alphabétique (sauf les 2 premières et la dernière expression).

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/02/2018

      C’est probablement nouveau, ce mot...
      Je l’ai entendu ce soir (15.02.2018) lors d’une conférence au Patio (Uni Grenoble) prononcé par un migrant originaire d’Afrique de l’Ouest qui parlait de son parcours... arrivé à la traversée du désert, il parle du business des migrations et il dit « c’est pour cela qu’on nous appelle #diamants_noirs »

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/02/2018

      Je rajoute...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/03/2018

      #Turcs dans :

      L’Italie, seule dans la tempête migratoire
      Jérôme Gautheret, Le Monde, le 23 février 2018
      ►https://seenthis.net/messages/673523

      A la tête de ce qui, à l’origine, n’était guère plus qu’un dispensaire, Pietro Bartolo s’est trouvé aux premières loges quand tout a changé. " Ça a commencé dans les années 1990. Les migrants, des jeunes hommes venus d’Afrique du Nord, arrivaient directement sur la plage, par leurs propres moyens, avec des barques ou des canots pneumatiques. Sur l’île, on les appelait “les Turcs”, se souvient-il. Les habitants accueillent comme ils peuvent les arrivants, qui gagnent ensuite la Sicile puis, pour l’immense majorité, le continent.

      On revient un siècle en arrière, du temps où tous les Arabes étaient appelés Turcs parce qu’ils provenaient de l’empire ottoman...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 6/03/2018

      On parlait de #Migrant_Refusal_Pool ici :

      ’Bounty hunters’ hired to track down illegal immigrants
      Martin Beckford, The Telegraph, le 18 septembre 2012
      ▻https://seenthis.net/messages/665058

      Et de #refugee_workers ici (on avait déjà les #Travailleurs_Migrants, on a maintenant aussi des #Travailleurs_Réfugiés) :

      For Refugee Compact to Talk Jobs, It Must Listen to Migration Compact
      Refugees Deeply, le 5 mars 2018
      ►https://seenthis.net/messages/520380

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/03/2018

      Quelques articles qui, sans définir de nouveaux mots, abordent indirectement cette question de vocabulaire :

      Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure
      Yann Moix, Libération, le 21 janvier 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/662074

      Le Canada va tester l’identité numérique pour les voyageurs internationaux
      Deplacements Pros, le 26 janvier 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/663333

      Réfugiés, Demandeurs d’asile, Migrants : quelles différences ?
      UNHCR, mars 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/676501

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 26/03/2018

      Hypocrites ! (vocabulaire utilisé pour décrire les migrants...)
      Dror, #Psikopat, juin 2015

      https://1.bp.blogspot.com/-pVDaZ_6Jwt4/VfraAZYPoOI/AAAAAAAAM54/WRCGs-uM_0w/s1600/DrorPsikopat0615-1.jpg

      Vocabulaire (encore une chronique sur l’utilisation du vocabulaire pour décrire les migrants...)
      Dror, Psikopat, novembre 2015

      https://2.bp.blogspot.com/-KRtzgG21OX0/Vp-YZ1UbKyI/AAAAAAAANFk/Sf6kbfKAzBA/s1600/Psikopat1115-1.jpg

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 28/03/2018

      #touristes_clandestins
      vincent cochetel, twitter, le 26 mars 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/680268

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 21/04/2018

      #fugitifs :

      Mesdames, Messieurs les députés : abolissez le délit de solidarité !
      Benoît Ducos, Le Nouveau Magazine Littéraire, le 18 avril 2018
      ►https://seenthis.net/messages/688734

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 26/04/2018

      #ESI #étranger_en_situation_irrégulière ici :
      ►https://seenthis.net/messages/673523

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 28/04/2018

      In recent years there has been a proliferation of categories through which non-European people on the move are labelled (Giudici 2013:62; Zetter 2007). Think about ‘unreturnable detainees’, ‘failed asylum seekers’, ‘unaccompanied minors’, or ‘trafficking victims’. In all these particular cases, yet also in the broader categories of ‘refugee’ or ‘illegal migrant’, the border gaze is twofold: it is performed by the state and its citizens but it is also unconsciously internalised by those subjected to that gaze (Khosravi 2010:76). The discursive realm of what we call ‘migration’ is much more ambiguous than the tangible, regulatory practices of border control, detention, and deportation. Labels do not only classify; they establish an order in the life of the other, producing the illusion that their essence is immediately accessible, visible and recognisable (Benasayag and Schmit 2005:75). Through language, the epistemic violence of the border is extended into the everyday life of migrants: as Khosravi remarks, they are not ‘seen’ as individuals but ‘read’ as types (2010:76).

      Tiré d’un chapitre de livre de Picozza: “Dubliners: Unthinking Displacement, Illegality and Refugeeness within Europe’s Geographies of Asylum”, in: De Genova (ed), "The Borders of “Europe”: Autonomy of Migration, Tactics of Bordering" (▻https://www.dukeupress.edu/the-borders-of-europe)

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 23/05/2018

      #migrants_revenus :
      ▻https://seenthis.net/messages/696292

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 27/05/2018

      Nouveau terme, entendu aux Etats généraux de la migration, à Paris (26-27.05.2018) :
      #mijeurs = mineurs déclarés majeurs par les autorités

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 30/05/2018

      mis à jour, merci !

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 14/08/2018

      « j’ai fait le vent du désert sans m’y être préparé. »
      –-> #faire_le_vent_du_désert
      ▻https://seenthis.net/messages/712567

      Et un autre article abordant cette question :

      Réfugiés, migrants : derrière les mots, des politiques de tri
      Laura Raim, Regards, le 6 août 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/713135

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 9/09/2018

      #crimmigrés, #rapatriés_en_bilan
      ►https://seenthis.net/messages/720549

      Je ne comprends pas très bien le sens du second...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 30/09/2018

      « Ne m’appelez pas migrant. Ni réfugié. Appelez-moi ’#chercheur_de_la_paix' »

      Entendu hier soir, l 29.09.2018, à La Bobine de Grenoble. Soirée en soutien de Réseau éducation sans frontières et SOS Méditerranée. Témoignage d’un mineur isolé qui habite à Clermont-Ferrand.

      #chercheur_de_paix

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/10/2018

      Ajouté... ce sont effectivement des chercheurs de paix, et des #survivants de la guerre...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 1/10/2018

      Nouveau terme (ou je me trompe ?) : « #rejoignant »

      Entendu à la journée d’études organisées par le laboratoire LARHRA :
      ▻http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/node/5235

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 1/10/2018

      oui, ajouté, merci...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 3/10/2018

      Il y est déjà, mais le revoilà : #aventuriers :
      François Gemenne : « Historiquement, les migrants étaient des aventuriers »

      Spécialiste de géopolitique, François Gemenne consacre ses recherches à la gouvernance des migrations et du changement climatique. Membre du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), il enseigne les politiques d’environnement et les migrations internationales à Sciences Po et à l’Université libre de Bruxelles. Il appelle à se méfier des analyses émotives ou instrumentalisées sur la crise migratoire, replaçant le contexte actuel dans l’histoire des sociétés humaines et défendant l’ouverture des frontières.

      ▻https://www.kaizen-magazine.com/article/francois-gemenne-historiquement-les-migrants-etaient-des-aventurier

      –—

      « Leurs pas ont menés dans notre ville. Certains d’entre eux, parmi les premiers à passer par la montagne, ont décidé de s’arrêter là. Chacun avec son histoire. Tous ces jeunes – burkinabés, guinéens, ivoiriens, maliens et nigérians – ne se connaissent pas et pourtant, nous les regroupons dans une entité : les francophones. Ils refusent cette appellation. Idriss m’explique ‘car la France ne nous aime pas vraiment, nous fait attendre, refuse de nous protéger, alors que nous avons tout quitté ; là-bas, la vie n’était plus possible’. On cherche ensemble un nom pour ce groupe. Je propose à certains ‘les aventuriers’ parce que chez eux, à ceux qui quittent leur pays on dit qu’ils partent en aventure. Mais on m’explique que partir en aventure, c’est quand on le veut, pas lorsqu’on fuit. Pourtant, je ne trouve pas mieux que ce nom. Et leur parcours a tout d’une vraie aventure, avec ses dangers et ses incertitudes, sans l’aspect romanesque toutefois. »

      (Besson 2020 : 104-105)
      ▻https://www.glenat.com/hommes-et-montagnes/trouver-refuge-9782344042274

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 5/10/2018

      #migrants_climatiques ? #migrants_éco-climatiques ? le terme est proposé ici :

      Changement climatique et migrations humaines au Sénégal : une approche en termes de vulnérabilité du système socio-écologique
      Alassane Diallo, CREG, le 4 octobre 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/726965

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 9/10/2018

      #Migrants_Secondaires et #Migrérrants ajoutés de là :
      ▻https://seenthis.net/messages/727438

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 3/11/2018

      L’expatriation « à la française » au prisme des médias
      Eve Bantman-Masum, Mondes Sociaux, le 16 novembre 2015 ▻https://seenthis.net/messages/732955

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/12/2018

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH434/qPaAN9Pjpg-aa14a-ea091.jpg

      ►https://seenthis.net/messages/531563

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/12/2018

      Podcast : migrants ou réfugiés ? Crise ou phénomène durable ?
      Marie Veniard, Speranta Dumitru et Thomas Lacroix, The Conversation, le 13 novembre 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/736742

      Livre | Penser les mots, dire la migration
      Asile.ch, le 21 novembre 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/737401

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 20/02/2019

      Refugees, Migrants: What’s the difference?
      UNHCR, the UN Refugee Agency, Twitter, le 19 février 2019
      ►https://seenthis.net/messages/761519

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 21/02/2019

      Migrants et réfugiés : quand dire, c’est faire la politique migratoire
      Cécile Canut, Vacarme, le 12 juin 2016
      ►https://seenthis.net/messages/761519

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 7/03/2019

      Certains termes spécifiquement en anglais comme returnees ou returning migrants:

      Life is a fight that should be fought - Life in transit : Voices from returning migrants
      XChange, 2018
      ►https://seenthis.net/messages/765311

      #returnees et #returning_migrants

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 26/05/2019

      #Errants

      "Cette expression est utilisée par la presse des Alpes-Maritimes. Voir par exemple les articles du journaliste Henri Séméria dans le Petit Niçois : « errants à travers le monde », 24 et 28 juillet 1938."

      Source : ►https://journals.openedition.org/remi/5584#ftn31

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 26/05/2019

      Mis à jour, merci !

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 13/06/2019

      #binationaux dans le cas de la migration nord-sud :

      Les Français, ces migrants dont on parle peu
      Giulia Fabbiano, Alexandra Poli, Liza Terrazzoni, The Conversation, le 28 mai 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/783882

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 12/07/2019

      #Transitants

      Il modello di accoglienza dei migranti a Milano è in crisi?
      Annalisa Camilli, Internazionale, le 14 mai 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/792354

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 15/07/2019

      Article immonde sur le sujet :

      Hugues MOUTOUH : « Le mot “migrants” traduit un parti pris idéologique que nous devons refuser »
      ICEO, le 3 octobre 2018
      ►https://seenthis.net/messages/792578

      Extraits :

      La seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique

      accepter de parler de « migration » revient non seulement à faire le jeu de ceux qui militent depuis toujours pour l’abolition des frontières et la fin des nations

      Éloge des #frontières...

      Et qui, au passage, invente une nouvelle catégorie abjecte, que je ne rajouterai pas à la liste, les #demandeurs_d’asile_sincères

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 10/08/2019

      #Clandestins_non_identifiés, mais aussi l’usage des #guillemets est discuté ici :

      Nouveau sauvetage pour l’Ocean Viking, Richard Gere en soutien aux « réfugiés » de l’Open Arms
      Courrier International, le 10 août 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/796650

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 22/08/2019

      Certaines situations spécifiques entraînent l’utilisation de nouveaux mots ou de mots anciens utilisés avec un nouveau sens encore plus spécifiques, comme #Habesha qui désignent au Soudan ceux qui ne parlent pas arabe, donc les Abyssins, les Éthiopiens et les Érythréens... donc les migrants...
      ▻https://seenthis.net/messages/797969

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 27/08/2019

      Sudan updates – Terrorists in the new Sovereign Council
      Walid Ahmed, Doorbraak, le 26 août 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/798688

      pour l’expression « undocumented, illegalized refugees », et donc les oxymores :
      #undocumented_refugees
      #illegalized_refugees
      #réfugiés_irréguliers
      #réfugiés_sans_papiers
      #réfugiés_illégalisés

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 17/09/2019

      Après #Refugee_workers, maintenant c’est #Working_refugees ou #Réfugiés_travaillant :

      A Fribourg, un service en ligne fait le lien entre entreprises et réfugiés
      Fabrice Gaudiano, RTS, le 16 septembre 2019
      ►https://seenthis.net/messages/802173
      ►https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/10711881-a-fribourg-un-service-en-ligne-fait-le-lien-entre-entreprises-et-refugi

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 13/10/2019

      A propos de #navetteur :
      ▻https://seenthis.net/messages/783743

      Puisqu’on a des Migrants climatiques et des Migrants environnementaux, pourquoi pas de des #Réfugiés_climatiques et des #Réfugiés_environnementaux, ou le contraire, voire en anglais des #climate-movers :

      Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story
      Todd Miller, Yes, le 27 novembre 2018
      ►https://seenthis.net/messages/739539

      “You can’t make a living here anymore.”
      Jeff Ernst, The California Sunday Magazine, le 10 mars 2019
      ►https://seenthis.net/messages/805208

      Let’s Talk About Climate Migrants, Not Climate Refugees
      Dina Ionesco, ONU, le 6 juin 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/804483

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 13/11/2019

      La Cour suprême américaine prête à mettre fin aux rêves des Dreamers ?
      The New York Times, le 12 novembre 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/810815

      #Dreamers

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 14/11/2019

      #chercheurs_de_refuge

      Communiqué
      Damien Carême, le 6 septembre 2018
      ▻https://seenthis.net/messages/811128

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 21/11/2019

      « #returnees » a déjà été signalé, dans la même veine... #deportees (v. sur ce panneau) :

      https://images.theconversation.com/files/301924/original/file-20191115-66932-1yj39n9.jpg?ixlib=rb-1.1.0&q=45&auto=format&w=926&fit=clip#.jpg

      ►https://theconversation.com/why-return-from-europe-is-causing-problems-for-the-gambia-124036

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 21/11/2019

      Merci, je l’ai ajouté à la liste des termes en anglais...

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 28/11/2019

      “No existe traducción para la palabra ‘migrantes’ en la lengua de los pueblos originarios ; todos somos #caminantes (#marcheurs)”
      ▻https://seenthis.net/messages/813183

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 4/12/2019

      Un nouveau mot (même si on connaît le mot, mais avec l’ajout de l’adjectif « bloqué ») ?
      #marooned_migrant —> #migrant_bloqué

      #mots #terminologie #vocabulaire
      ▻https://seenthis.net/messages/778571#message814203

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 2/01/2020

      Médias | Le choix des mots
      Asile.ch, le 2 décembre 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/813931

      Migrants en Libye, les oubliés de l’exil
      Jérôme Tubiana, Orient XXI, le 26 décembre 2019
      ▻https://seenthis.net/messages/818436

      Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent #Dollars et #Euros », me raconte un autre migrant.

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 9/02/2020

      #criminels_illégaux, #illégaux_en_transit ici :

      Un tiers des rapatriements par Frontex provenait de la Belgique en 2019
      Le Vif, le 15 janvier 20
      ▻https://seenthis.net/messages/821752

      #retournés ici :

      Côte d’Ivoire : Kalifa, un des « maudits », ces migrants forcés de rentrer sans avoir atteint l’Europe
      Yassin Ciyow, Le Monde, le 1 février 2020
      ▻https://seenthis.net/messages/823815

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 10/02/2020

      La novlangue du retour forcé / retour volontaire : de plus en plus cyniquement inventifs, avec #migrants_rapatriés, #éjectés_volontaires, #déplacés_poétiques :
      ▻https://seenthis.net/messages/824917

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 24/02/2020

      Près de 600 migrants portés disparus en Libye, alerte l’OIM
      Bahar Makooi, Info Migrants, le 20 février 2020
      ▻https://seenthis.net/messages/827158

      #migrants_volatilisés

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 25/04/2020

      #vocation_à_quitter_le_territoire prononcé par Manuel Valls, ministre de l’intérieur, le 25 septembre 2013, comme raconté ici :
      ▻https://seenthis.net/messages/839465

      #travailleurs_itinérants pour qualifier les saisonniers italiens en Suisse ici :
      ▻https://seenthis.net/messages/842315

      #Exodant refait son apparition ici, mieux sourcé :
      ►https://seenthis.net/messages/844250

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 12/07/2020

      en italien : #capsunari #cueilleurs_de_fraises
      ▻https://seenthis.net/messages/849335

      en anglais : #aspiring_migrants #returnable_migrants #ICE_detainee
      ▻https://seenthis.net/messages/853616
      ►https://seenthis.net/messages/862826
      ▻https://seenthis.net/messages/866675

      #Libia : surnom donné aux nouveaux arrivants d’Erythrée par les Erythréens de la diaspora, installés depuis longtemps en Italie...
      ►https://seenthis.net/messages/866396

      #Refuweegee : réfugié bien intégré à Glasgow
      ►https://seenthis.net/messages/866781

      #Miri_Rubin, Cities of Strangers. Making Lives in Medieval Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2020.
      ▻https://seenthis.net/messages/856657

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 19/07/2020

      #égarés :
      ▻https://seenthis.net/messages/867982

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 19/08/2020

      #returnee_migrant :
      ▻https://seenthis.net/messages/872222

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 1/12/2020

      #Agame , the term Eritreans used for Tigrayan migrant labourers.

      ▻https://seenthis.net/messages/887986#message889032

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 3/12/2020

      A trier, mais là je n’ai pas le courage :
      ►https://seenthis.net/messages/872651
      ▻https://seenthis.net/messages/875032
      ▻https://seenthis.net/messages/887273
      ▻https://seenthis.net/messages/887722
      ▻https://seenthis.net/messages/887175
      ▻https://seenthis.net/messages/888895

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/01/2021

      Sur la frontière gréco-turque, à l’épicentre des tensions
      – "Le traité (de Lausanne) a déraciné plus de 1,2 million de chrétiens orthodoxes, envoyés en Grèce. Au total, plus de 30 000 sont arrivés dans l’île. Ils ont alors été péjorativement baptisés les « #graines_de_Turcs »."
      – "Les femmes exilées de la grande ville d’İzmir étaient surnommées “ les #prostituées ”."
      ▻https://seenthis.net/messages/894083

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 6/01/2021

      #Conservation_Refugees. The Hundred-Year Conflict between Global Conservation and Native Peoples

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L321xH475/3Fcollid3Dbo6642-039b9.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/894667#message894668

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 7/01/2021

      #De_facto_refugees
      ▻https://seenthis.net/messages/894879

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 10/01/2021

      #foreign_refugees et #national_refugees
      ▻https://seenthis.net/messages/895427#message895428

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 9/02/2021

      #expatrié_à_court_terme qui fait des #missions_internationales_bidirectionnelles...
      ▻https://seenthis.net/messages/900934

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 16/02/2021

      les... #islamistes_étrangers (dixit #Marine_Le_Pen) :
      ▻https://seenthis.net/messages/901742#message902085

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 8/04/2021

      Les « #Bumidomiens »
      un mot pour désigner des personnes qui ont « bénéficier » des programmes mis en place par le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer (►https://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_pour_le_d%C3%A9veloppement_des_migrations_dans_les_d%C3%A9parte).

      ►https://seenthis.net/messages/879877

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 2/05/2021

      #Kafirs (unbelievers)

      Throughout Yazidi history we have always suffered religious discrimination. Arabs and Turks call us Kafirs (unbelievers)

      ▻https://seenthis.net/messages/913638

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 6/07/2021

      Discussion autour du mot #harraga par #Amade_M'Charek :

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH326/MEE9MJVpng-44ea8-7d722.png https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH357/hJNsllTpng-77893-fe5a9.png

      https://seenthis.net/messages/921358

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 13/08/2021

      #Diamant_noir

      En Libye, un Noir, c’est de l’argent. Ils nous appellent les « #diamants_noirs ».

      ▻https://seenthis.net/messages/925939

      Déjà recensé ici :
      ►https://seenthis.net/messages/414225#message669506

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 16/08/2021

      #cinkali

      «i cinkali , gli italiani litigiosi che gridavano cinq!»

      ▻https://seenthis.net/messages/926225

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 27/08/2021

      les #navigants (i #naviganti)

      «Andare, andare, simme tutt’eguale
      affacciati alle sponde dello stesso mare
      e nisciuno è pirata e nisciuno è emigrante
      simme tutte naviganti
      allez, allez il n’y a pas de barrière
      nous sommes tous enfants de la même mer
      il n’y a pas de pirate il n’y a pas d’émigrant
      nous sommes tous des navigants»

      ▻https://seenthis.net/messages/927434

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 28/08/2021

      "#fuoriusciti" —> les « #fugitifs_politiques à l’époque du fascisme »

      ►https://seenthis.net/messages/926434
      Et plus précisément ici :
      ▻https://seenthis.net/messages/926434#message927586

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/01/2022

      #visiteurs_inattendus...

      A Névache, la lumière reste allumée longtemps dans les chalets. Les nuits sans lune, elle guide le voyageur vers la maison des veilleurs qui, pour être sûrs de ne pas rater le bruit des coups sur la porte, ne dorment que d’un oeil. Nichée au pied du col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, à 1 700 mètres d’altitude, cette bourgade de quelque 360 âmes est comme un phare pour le voyageur qui débarque de Bardonnèche, la petite ville italienne de l’autre côté du massif. Ceux que Bernard Leger, 82 ans, appelle « les visiteurs inattendus » .

      ▻https://seenthis.net/messages/688734#message688738
      #visiteur_inattendu

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 14/03/2022

      Fenicotteri:

      Uno schizzo per orientarsi ed evitare che «i #fenicotteri », così li appellavano con macabra ironia, precipitassero transitando in direzione del dirupo una volta raggiunta la schiena rocciosa che fa da confine naturale tra le due regioni.

      ▻https://seenthis.net/messages/952897
      #flamants

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 17/09/2022

      #Backway_boys

      Ousman baisse la tête, la leçon est rude à écouter. Il ne parle jamais de tout ce qu’il a vécu sur la route, précise son oncle, qui ne pose pas de questions. Mais les premiers mots de Mansour à son neveu revenu à la maison se voulaient des mots de réconfort. « Tu es un héros, Ousman. Seuls les héros peuvent accomplir le voyage que tu as accompli, si long et si difficile. » Le jeune homme, lui, a surtout honte de son échec, il voit les regards des gens dans le quartier, il entend les moqueries. « Ils nous appellent les “backway boys” », murmure-t-il. Alors il rêve de repartir, il fera des économies avec son petit boulot d’apprenti chauffeur trouvé grâce à son oncle et il retentera sa chance, « mais par la voie légale », en avion et avec un visa, espère-t-il.

      Source : Taina Tervonen, Le pays des disparus, 2019, p.251 :

      https://www.fayard.fr/sites/default/files/styles/couv_livre_340/public/images/livres/couv/9782213712390-001-T.jpeg?itok=KQsIsrS6#.jpg

      ►https://www.fayard.fr/documents-temoignages/au-pays-des-disparus-9782213712390

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 10/12/2022

      #Clément_Viktorovitch :

      « La langue française dispose d’un mot pour désigner les femmes et les hommes qui fuient leur pays afin d’échapper à la guerre, l’oppression ou la misère. Ce ne sont pas des migrants. Ce sont des exilés. »

      ▻https://twitter.com/clemovitch/status/1592238970444066816

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/08/2023

      #Abirsabir (à partir de la min 2’38) :

      «Parola in arabo che esprime l’idea di una persona che viaggia con l’intenzione di non residere in un luogo fisso ma di attraversare un altro paese transitando in un paese o diversi paesi in cui non ha nessun legame concreto. E per fare questo viaggio praticamente non ha nulla addosso, niente da portare, niente da usare per il suo percorso. Abisabir, il #passante, si caratterizza per essere una persona leggera, con poco carico, veloce, silenzioso, che cammina molto e dorme poco.»

      ▻https://seenthis.net/messages/1014119

      #passant

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 10/03/2024

      #individus_non-admis (ou aussi #inads)
      #personnes_en_instance
      #zapiens (habitants des #ZAPI)

      Dans la BD Les prisonniers du passage :

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L480xH679/arton1218pngf72e-89c53.png

      ▻https://seenthis.net/messages/917423

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 20/07/2024

      « #réfugiés_potentiels », source : Entre deux mondes , de Olivier Norek :

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L142xH228/Entre_deux_m80c9-06f50.png

      ▻https://seenthis.net/messages/1062860

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 1/10/2024

      #Transitanti :

      Si lascia passare luglio e intanto la piazza antistante la stazione, quella piazza della Libertà ribattezzata Piazza del mondo dai volontari presenti quotidianamente, si riempie di attivisti e scout venuti da ogni parte d’Italia per incontrare i migranti, richiedenti o transitanti che fossero.

      ▻https://seenthis.net/messages/1074323

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 15/10/2024

      #évacué

      Depuis septembre 2019, le Rwanda accueille dans le centre de Gashora, à l’est du pays, des demandeurs d’asile évacués par l’#ONU des prisons libyennes. Depuis le pays est-africain, ces exilés attendent ensuite que leur dossier d’asile soit traité par un pays occidental. Irshad, jeune Darfouri, fait partie de ces « #évacués », mais son attente à Gashora s’éternise.

      ▻https://seenthis.net/messages/1076870

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 13/02/2025

      #Jungo (titre d’un film)

      “THIS JUNGO LIFE” is a collaboration between filmmaker David Fedele, and a group of young refugees and asylum seekers from Sudan and South Sudan, who are living and sleeping rough on the streets of Morocco.

      They call themselves “Jungo” - A name traditionally given to seasonal agricultural workers from Sudan, which is now also adopted by refugees, asylum seekers and migrants on the road.

      ▻https://thisjungolife.com/about

      CDB_77 @cdb_77
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  • @uston
    Uston @uston 7/07/2014
    3
    @sombre
    @biggrizzly
    @02myseenthis01
    3

    En « Punissant » la France, les États-Unis ont tout simplement accéléré la mort du Dollar
    ▻http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/05/en-punissant-la-france-les-etats-unis-ont-tout-simplement-accelere-la-

    http://www.vineyardsaker.fr/wp-content/uploads/2014/07/Reserve-Currency-Status.png

    Même nous n’avions pas anticipé cette conséquence « non intentionnelle », suite à l’amende de plusieurs milliards venant des États-Unis envers la BNP (touchant profondément la France).

    Il y a quelques instants, personne d’autre que cet homme très influent, le Gouverneur de la Banque nationale française Christian Noyer (1), président du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux ( BRI), membre du Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, a lancé cette bombe, dans un long entretien donné au magazine français Investir : (repris par Bloomberg et al.) :

    Question posée à C. Noyer : « Le rôle du billet vert comme devise internationale ne constitue-t-il pas un risque systémique ? »

    Réponse de C. Noyer : Au-delà de ce cas particulier, l’accroissement des risques juridiques venant de l’application des règles américaines à l’ensemble des transactions en dollar de par le monde peut pousser à une diversification des devises utilisées.

    BNP Paribas a été l’occasion pour de nombreux observateurs de se rappeler qu’il y avait déjà eu un certain nombre de sanctions et de penser qu’il y en aurait certainement d’autres dans le futur.

    Un mouvement de diversification des devises utilisées dans le commerce international est inévitable. Le commerce entre l’Europe et la Chine n’a pas besoin d’utiliser le dollar et pourra être intégralement libellé et réglé en euro ou en renminbi. La marche vers un monde monétaire multipolaire est l’orientation naturelle, dès lors qu’il existe plusieurs grands ensembles économiques et monétaires très puissants.

    La Chine a ainsi décidé de développer le renminbi comme monnaie de règlement. La Banque de France a été à l’origine du swap BCE-Banque populaire de Chine (BPOC) et nous venons de conclure un mémorandum sur la création d’un système de compensation du renminbi offshore à Paris. On a une très forte coopération avec la BPOC dans ce domaine. Mais ce sont des évolutions qui prennent du temps.

    Il ne faut pas oublier qu’il s’est passé plusieurs décennies après que les États-Unis sont devenus la première économie du monde pour que le dollar remplace la livre sterling comme première monnaie internationale. Mais le phénomène de l’extension de l’application des règles américaines à toutes les transactions en dollars de par le monde peut avoir un effet d’accélération. » (2).......

    >>>

    Le commerce entre l’Europe et la Chine n’a pas besoin d’utiliser le dollar et pourra être intégralement libellé et réglé en euro ou en renminbi

    <<<

    #économie
    #États-Unis
    #dollars
    #C._Noyer
    #BNP_Paribas
    #Banque_de_France
    #BPOC (BCE-Banque populaire de Chine)
    #Europe
    #Eurasie
    #monde
    #multi-polaire

    • #Bloomberg
    • #BNP Paribas
    • #Europe
    • #Chine
    • #États-Unis
    • #France
    • #Christian Noyer
    Uston @uston
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  • @homlett
    Hoʍlett @homlett PUBLIC DOMAIN 27/01/2014
    1
    @fil
    1

    L’opérateur d’une bourse d’échange de #bitcoins arrêté pour blanchiment
    ▻http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/01/27/l-operateur-d-une-bourse-d-echange-de-bitcoins-arrete-pour-blanchiment_43553

    Le PDG de #BitInstant a été arrêté à la demande d’un procureur de #New_York, qui affirme, dans un communiqué que le responsable de la #bourse d’échange a « conspiré pour vendre un million de #dollars en bitcoins à des criminels souhaitant participer au trafic de #drogue en ligne sur #Silk_Road ».

    • #New York
    • #USD
    Hoʍlett @homlett PUBLIC DOMAIN
    Écrire un commentaire
  • @uston
    Uston @uston 15/12/2013

    Pile je gagne, face je ne perds pas Par Charles Gave « Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    ▻http://leblogalupus.com/2013/12/15/pile-je-gagne-face-je-ne-perds-pas-par-charles-gave

    Depuis toujours la zone Asiatique est une zone « dollar ». Si la Thaïlande commerce avec la Chine ou la Corée, les factures sont en dollars et les règlements aussi. Si les Etats-Unis « produisent » trop de dollars, une partie de ces dollars se retrouve en Asie, qui se retrouve dans un boom et si les USA n’en produisent pas assez, l’Asie se retrouve en récession, comme on le vit fort bien au moment de la faillite des Lehmann Brothers. Du coup, les marchés financiers asiatiques (à l’exception du Japon) depuis toujours ne sont ni plus ni moins que des « warrants » sur la liquidité dollar, ce qui est très agaçant.

    http://farm4.staticflickr.com/3717/11263721263_945d43c99f_o.jpg

    C’est cette dépendance exclusive vis à vis du Dollar qui va peut être disparaitre ou à tout le moins s’atténuer dans les années qui viennent. La Chine par l’intermédiaire de sa banque centrale est en effet en train d’essayer de créer une « Zone de Liquidités » purement Asiatique. La méthode est toute simple : La chine offre des crédits en renminbi à tous ceux qui veulent acheter biens d’équipement ou biens de consommation chez elle (plus besoin de payer en dollars) et offre des accords de « swap », mettons a la Thaïlande et à la Corée du Sud pour les aider à régler leurs transactions bilatérales. En ce qui concerne la Thaïlande par exemple, la Chine prendra en gage des Bath émis par la banque centrale Thaïlandaise et en donne à cette dernière la contrevaleur en Renminbi . La BOC (Bank of China) fait en même temps la même opération avec la banque centrale de Corée du Sud. Quand la Thaïlande et la Corée vont vouloir régler leurs soldes respectifs, elles n’auront plus besoin de dollars mais pourront utiliser leurs renminbis.......

    #économie
    #zone-Asiatique
    #zone-dollar
    #Asie
    #Chine
    #Thaïlande
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    #dollars
    #BOC (Bank of China)
    #FED

    • #Asie
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    • #États-Unis
    • #Thaïlande
    • #Charles Gave
    Uston @uston
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  • @myeurop
    Myeurop.info @myeurop 22/07/2013
    4
    @reka
    @monolecte
    @7h36
    4

    En #Europe, les #pays #riches de plus en plus riches
    ▻http://fr.myeurop.info/2013/07/22/en-europe-les-pays-riches-de-plus-en-plus-riches-11684

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/sous.jpg

    Ludovic Clerima

    La #Norvège vient d’être sacrée par la Banque mondiale pays le plus riche au monde en produit intérieur brut (PIB) par habitant. La #France pointe seulement à la quinzième place.

    And the winner is... la Norvège. lire la (...)

    #Économie #Allemagne #Danemark #Royaume-Uni #Suède #Suisse #argent #classement #dollars #Euro #super-riches

    • #Europe
    • #France
    • #Norvège
    • #Banque Mondiale
    • #Ludovic Clerima
    Myeurop.info @myeurop
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 22/07/2013

      #hum...

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @monolecte
      Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA 23/07/2013

      L’info est encore plus savoureuse quand tu la mets en relation avec celle-là : ►http://fr.myeurop.info/2013/07/22/l-espagne-fait-le-plein-de-touristes-11680

      Après, ce serait bien de ne pas oublier que le creusement des inégalités est le mouvement de fond, y compris à l’intérieur des États, que ce soit dans les plus riches comme dans les plus pauvres. Après, peut-être est-il quand même moins pire d’être pauvre en Norvège plutôt qu’en Grèce.

      Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA
    • @bp314
      bp314 @bp314 PUBLIC DOMAIN 23/07/2013

      Espace de compétition entre les citoyens, l’europe creuse les inégalités comme prévus : entre pays certes, mais aussi à l’intérieur des pays.

      Par exemple, en France, constatons l’inégalité qui se creuse entre les héritiers des souchiens propriétaires immobiliers de longue date et immigrés récents.

      La compétition est consanguine du capitaliste car dans toute compétition, ce sont ceux qui sont le mieux placés au début de la compétition qui ramassent tout.

      Tant qu’il y aura des cons d’électeurs pour y croire, ça continuera.

      bp314 @bp314 PUBLIC DOMAIN
    • @thibnton
      tbn @thibnton PUBLIC DOMAIN 25/07/2013

      #inégalités

      tbn @thibnton PUBLIC DOMAIN
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  • @olivier_sc
    Olivier-SC @olivier_sc 6/04/2013

    Ces millionnaires américains qui touchent le chômage
    ▻http://www.lefigaro.fr/emploi/2010/10/07/01010-20101007ARTFIG00749-ces-millionnaires-americains-quitouchent-le-choma

    Aux Etats-Unis, les millionnaires qui ont perdu leur travail avec la crise ont touché des indemnités dont le total atteint 18,6 millions de dollars.

    #USA #millionnaires #chômage #indemnités #crise #dollars

    • #États-Unis
    • #USD
    Olivier-SC @olivier_sc
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  • @argotheme
    POPULI-SCOOP d’argotheme @argotheme 23/10/2012

    Le #Qatar à #Gaza : main-forte au #Hamas.
    Historique visite, qu’aucun dirigeant arabe ne l’a faite.

    ►http://goo.gl/YrQC7
    Le monarque en personne, l’émir du Qatar cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, fait le déplacement. Il était arrivé vers 10H45 (08H45 GMT), par route en empruntant le terminal de #Rafah, à la frontière avec l’Egypte, non pas pour un quelconque symbole mais c’est la seule voie. Et y déverse des centaines de millions de #dollars, de 254 à 400 a été rehaussé le pactole destiné à la réalisation de #projets urbains.

    POPULI-SCOOP d’argotheme @argotheme
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  • @fil
    Fil @fil 19/04/2011
    1
    @aris
    1

    Logiciels inutilisés : 27 milliards $ gâchés chaque année › GreenIT.fr
    ►http://www.greenit.fr/article/logiciels/logiciels-inutilises-27-milliards-gaches-chaque-annee-3620

    Combien coûtent les #logiciels que les entreprises achètent sans jamais les utiliser ? Plus de 27 milliards de dollars par an, uniquement aux Etats-Unis et en Angleterre. C’est ce que révèle une enquête menée par Opinion Matters auprès de 500 responsables informatiques dans ces deux pays.

    70 % des entreprises admettent acheter plus de #licences qu’elles n’en utilisent. 80 % des décideurs estiment que plusieurs logiciels sont installés sur les postes de travail mais ne sont jamais utilisés. En moyenne, 10 % des logiciels achetés et installés ne sont pas utilisés. Au coût de licence - 415 dollars en moyenne - il faut ajouter les coûts de mise à jour et de maintenance. Soit un gâchis compris entre 145 et 155 #dollars par an et par utilisateur, uniquement pour la maintenance.

    • #États-Unis
    • #Royaume-Uni
    • #USD
    Fil @fil
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