• L’#humain fait grandir les #animaux #domestiques et rapetisser les #sauvages | France Culture
    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/depuis-le-moyen-age-l-humain-a-change-la-taille-des-animaux-8484777

    La #domestication témoigne de la manière dont l’humain a transformé la #nature mais les animaux sauvages sont eux aussi façonnés par nos activités. Une nouvelle étude menée dans le sud de la France montre que depuis le Moyen Âge, les animaux domestiques grandissent tandis que les sauvages rapetissent.

    Depuis le #Néolithique, l’humain a façonné les animaux domestiques par sélection, pour les rendre plus productifs, plus adaptés ou parfois plus esthétiques. Mais l’évolution de leur taille sur la longue durée et la comparaison avec leurs équivalents sauvages restaient mal connues.

  • Une voix pour les droits des travailleurs domestiques migrants

    Lorsque j’étais travailleuse domestique migrante, j’ai été victime d’abus de la part de mes employeurs. A présent, je veux susciter une prise de conscience pour que d’autres femmes indonésiennes puissent disposer des connaissances nécessaires pour éviter d’être exploitées. Aucune femme ne doit faire l’objet de violences venant de ses employeurs, comme cela fut mon cas.

    Je m’appelle Win Faidah et je suis originaire de East Lampung, en Indonésie. J’ai 40 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants. Depuis ma sortie de l’école, je suis travailleuse domestique.

    Après mon mariage, un parent de mon époux m’a suggéré de partir à l’étranger comme travailleuse domestique. Il m’a dit que je pourrais gagner beaucoup d’argent et vivre dans de bonnes conditions. A l’époque, ma mère a refusé catégoriquement et m’a empêchée de partir.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/12/une-voix-pour-les-droits-des-travailleurs-dome

    #travail #domestique #migration

  • Une DRH à l’éducation nationale. Anne Genetet, est l’autrice de « Comment choisir une employée de maison ? », depuis son expérience d’expatriée. Elle une expérience de la formation puisqu’à Singapour elle organisait des cours de cuisine pour employées de maison.
    ▻https://pbs.twimg.com/media/GYCrDP6XsAARAWQ?format=jpg&name=medium

    [Elle déclarait] devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale (le choix d’une commission parlementaire n’est jamais neutre…) le 14 mai dernier : « … le principal défi réside dans le fait que l’esprit de défense n’est pas inné. Il doit être cultivé en chaque citoyen, dès le plus jeune âge, pour permettre la défense de la nation par elle-même. » Poursuivant sur la JDC : « … il s’agit de mettre en œuvre la souffrance, la discipline et les rites ; cela pourrait inspirer notre jeunesse. »

    ▻https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/220924/l-ideal-educatif-de-genetet-la-souffrance-la-discipline-les-rites

    Le choix de l’élue de 61 ans, connue à l’Assemblée nationale pour ses travaux sur la défense et la diplomatie, a tout pour surprendre. Médecin de formation et diplômée en « journalisme médical et communication », elle a exercé les deux professions avant de devenir #consultante à Singapour, où elle a vécu plusieurs années à partir de 2005. Elle a également été bénévole pour plusieurs ONG travaillant auprès des employés de maison, et a fondé une entreprise de conseil en relations employeur-employée de maison pour des familles expatriées occidentales. Députée depuis 2017, elle a été membre de la commission des affaires étrangères au Palais-Bourbon durant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, puis de la commission de la défense entre 2022 et juillet 2024.
    Mis à part un rapport sur la proposition de loi visant à faire évoluer la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, Anne Genetet n’a jamais travaillé sur les enjeux scolaires, et n’est pas connue pour ses positions publiques sur le sujet.

    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/09/21/avec-anne-genetet-et-alexandre-portier-l-education-nationale-partagee-entre-

    Oui, et bien que les bien-pensants du Monde ne le comprennent pas, des expats peuvent contribuer, en France métropolitaine, à la nécessaire reconquête !

    #école #éducation_nationale #DRH #autoritarisme #domestiques (profs, tenez-vous bien ! élèves, préparez-vous à servir) #tapée #racisme

  • L’enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient : « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage serait un progrès »
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/17/l-enfer-des-domestiques-africaines-au-moyen-orient-je-ne-vois-pas-en-quoi-en

    L’enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient : « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage serait un progrès »
    Par Noé Hochet-Bodin (Nairobi, correspondance) et Coralie Pierret (Bukavu, correspondance)
    C’est le premier procès du genre au Kenya. Douze femmes en colère, dont Mediatricks Khasandi, 34 ans, y dénoncent depuis plus d’un an un « trafic d’êtres humains » et des faits d’« esclavage moderne ». Comme des millions d’autres, elles ont été employées en tant que domestiques au Moyen-Orient, y ont été victimes d’abus physiques ou sexuels et s’estiment abandonnées par leur pays. Devant un tribunal de Nairobi, elles se dressent désormais face aux autorités kényanes, qui, selon les plaignantes, ne les ont ni informées, ni protégées des risques encourus.
    Lorsque Mediatricks Khasandi atterrit à Tabouk, en Arabie saoudite, fin 2019, cette femme de ménage voit là une chance de quintupler son salaire. « J’étais en confiance, j’avais même un document signé et tamponné par le gouvernement kényan, qu’on appelle un contrat de service étranger », dit-elle. Son expérience tourne rapidement au cauchemar. Seule domestique pour une famille de 17 personnes, elle travaille jusqu’à vingt heures par jour. Son passeport lui est confisqué et son employeur la menace d’un couteau le jour où, malade, elle demande à être emmenée à l’hôpital.
    Et lorsqu’elle se tourne vers les services consulaires de son pays pour solliciter un rapatriement ? « Le responsable de l’ambassade m’a insultée au téléphone, il m’a dit que les femmes stupides comme moi devaient retourner au travail, se taire et payer leurs dettes », se remémore-t-elle. L’échange téléphonique, que Mediatricks Khasandi a enregistré, est l’une des pièces à conviction du procès.
    Les témoignages des autres plaignantes font tous état du refus systématique des autorités kényanes de leur porter assistance. La porte de l’ambassade à Riyad leur est restée fermée alors même que l’Arabie saoudite est un mouroir pour ces femmes : 183 Kényanes y sont mortes depuis 2021. Interpellé, le ministère kényan du travail se targue d’y avoir construit un abri d’urgence pour les femmes en situation de détresse. « C’est un mensonge, il n’y a ni refuge, ni maison sécurisée, ni protection… ni en Arabie saoudite, ni ailleurs au Moyen-Orient », affirme John Mwariri, l’avocat des plaignantes à Nairobi.
    Le Kenya, à l’instar d’autres nations africaines (Ethiopie, Sierra Leone, Burundi, Malawi), multiplie les accords bilatéraux de travail (ABT) avec les pays du Golfe. Ceux-ci visent à réglementer la mobilité d’une main-d’œuvre principalement composée de travailleuses domestiques. Elles sont plus de 6,6 millions au Moyen-Orient, venues principalement d’Asie et d’Afrique, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Les ABT doivent en théorie leur apporter une meilleure protection, alors que beaucoup rejoignent le Golfe via des réseaux de contrebande.
    En octobre 2023, de retour d’une visite à Riyad, le président kényan, William Ruto, avait annoncé la création de 350 000 emplois dans le royaume pour ses concitoyens. « Les autorités saoudiennes disent que les Kényans travaillent plus dur que les autres ! », ne manquait-il pas de rappeler. Le chef de l’Etat projette d’exporter 5 000 travailleurs par semaine « pour qu’ils rapportent de l’argent », alors que l’Arabie saoudite représente la seconde source d’entrée de devises étrangères au Kenya.
    Le Burundi s’est également mis d’accord en 2021 avec l’Arabie saoudite, puis en 2023 avec le Qatar, pour l’exportation de sa main-d’œuvre. Le ministère des affaires étrangères assure sur son site Internet que ce cadre institutionnel permet « une protection légale et sociale […] de la jeunesse, qui représente 60 % de la population ». L’Ethiopie a signé un accord similaire en avril 2023 avec Riyad pour l’accueil d’un demi-million d’employés. L’Arabie saoudite, comme les autres Etats de la région, n’a pourtant pas ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
    Dans les pays de départ, ces programmes sont gérés au sommet de l’Etat, qui les présente comme une façon de combattre le chômage mais aussi d’augmenter les entrées de devises étrangères. « Je ne vois pas en quoi envoyer nos filles en esclavage peut être considéré comme un progrès », rétorque l’Ethiopienne Banchi Yimer, qui fut employée comme domestique au Liban de 2011 à 2018. A son retour, elle a créé une association, Egna Legna Besidet, qui combat la « kafala », un système qui fait des domestiques la propriété de leur « parrain » et les exclut des dispositions du droit du travail local. Très souvent, leur passeport est confisqué dès leur arrivée. « Tant que la kafala ne sera pas abolie, cela restera de l’esclavage moderne », dit Banchi Yimer. Comme elle, plusieurs associations de défense des droits humains accusent leur gouvernement de considérer l’exportation de leur force de travail comme une façon de développer un marché lucratif et peu réglementé, quitte à sacrifier les droits de leurs citoyens dans la péninsule Arabique.
    Au Burundi, certaines agences de recrutement, dont l’agrément est délivré par l’Etat, sont accusées d’avoir abusé leurs clientes, notamment « en cas de rupture anticipée du contrat », raconte Espérance (son prénom a été changé). La jeune femme, rachitique, sort tout juste de l’hôpital. Avant de partir pour le royaume saoudien, en juillet 2023, elle pesait 69 kg ; elle en fait presque 30 de moins aujourd’hui. « A mon retour à Bujumbura, je ne tenais pas debout », dit-elle. Rapatriée pour raisons sanitaires avec le soutien financier de son employeur, elle n’a pas pu finir sa période d’essai de trois mois. Les agents qui l’avaient envoyée lui ont aussitôt réclamé le remboursement des « frais engagés », soit 12 millions de francs burundais (environ 3 800 euros).
    Selon le rapport 2024 du département d’Etat américain sur le trafic de personnes, des « efforts » ont été faits par le Burundi pour se mettre en conformité avec les normes internationales. Mais la situation demeure préoccupante. D’après ce document, des agents continuent de toucher des commissions et des fonctionnaires restent impliqués dans ce trafic, notamment au commissariat général à la migration, une division du ministère de l’intérieur. Contactées par Le Monde, les autorités burundaises n’ont pas donné suite à nos demandes d’entretien.
    Dans ce pays dirigé par le général et ex-rebelle Evariste Ndayishimiye, où 62 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, les victimes sont réduites au silence. « Certaines d’entre nous ont été jetées en prison », déplore Espérance. La justice ne s’est jamais saisie de ces abus et les conflits avec les 21 agences accréditées, selon un décompte du département d’Etat américain, sont réglés à l’amiable. D’autant que les recruteurs embauchent souvent des mères isolées. « Le cadre légal au Burundi est à saluer, mais il y a toujours des problèmes comme la disponibilité tardive des visas, alors que les candidates ont contracté des dettes pour obtenir un passeport. Cela les fragilise et certaines doutent de l’efficacité de ceux qui les sélectionnent », estime Prime Mbarubukeye, le président de l’Observatoire national pour la lutte contre la criminalité transnationale (ONLCT).
    Au Kenya aussi, la fiabilité de certaines agences de recrutement est mise en cause. « Elles sont détenues par des hommes politiques, sont corrompues, et bénéficient de la complicité de l’Etat », accuse l’avocat John Mwariri, selon qui 35 % d’entre elles fonctionnent sans licence. « A peine les identifie-t-on qu’elles disparaissent, changeant de nom et d’adresse », indique-t-il, conscient de son incapacité à les traduire en justice. Pour l’Etat, « il s’agit avant tout d’une question d’argent », poursuit-il. « Les gouvernements africains doivent absolument s’abstenir d’encourager leurs populations à émigrer dans le Golfe », plaide Ekaterina Sivolobova, directrice de l’organisation de défense des travailleurs Do Bold : « L’Ethiopie prend une part active dans le recrutement et la formation de domestiques vers l’Arabie saoudite. C’est irresponsable car les autorités éthiopiennes connaissent les conditions de travail et leur vulnérabilité dans le royaume. » De même, le nouvel ABT entre le Liban et l’Ethiopie, en 2023, ne comprend ni clauses de salaire minimum, ni mécanismes de lutte contre la confiscation de passeport – et donc la « kafala ».
    Pis, le gouvernement éthiopien mobilise ses ressources au service de ces programmes, quitte à s’arranger parfois avec la vérité. Sur les réseaux sociaux, plus d’une centaine de comptes du gouvernement, des autorités régionales et du parti au pouvoir en font la promotion. Le budget de l’Etat est mis à disposition pour le recrutement, la formation et l’envoi d’un demi-million de domestiques en Arabie saoudite. En avril 2023, un message Facebook du ministère du travail prétendait avoir « éliminé le système de la kafala ». Un mensonge. Une autre annonce, émanant d’une région du sud de l’Ethiopie, promettait un salaire mensuel de 2 200 dollars alors que les domestiques touchent en réalité moins de 1 000 dollars par mois. L’Arabie saoudite est loin d’être un cadre de travail apaisé pour les travailleurs éthiopiens. Depuis avril, 70 000 d’entre eux ont été rapatriés par leur gouvernement et les Nations unies. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) de 2023 faisait état d’exécutions de centaines de migrants éthiopiens par les gardes-frontières saoudiens, évoquant de potentiels « crimes contre l’humanité ».
    Plus récemment, le Malawi n’a pas hésité à mettre ses ressortissants physiquement en danger. Depuis novembre 2023, des centaines de Malawites ont été envoyés en Israël dans le cadre d’un programme gouvernemental d’expatriation de main-d’œuvre, pour travailler dans des fermes abandonnées par les employés agricoles depuis le conflit à Gaza. Douze d’entre eux ont été expulsés par l’Etat hébreu, début mai, pour avoir déserté les vergers israéliens.

    #Covid-19#migrant#migration#burundi#ethiopie#arabiesaoudite#israel#kenya#moyenorient#domestique#economie#malawi#droit#rapatriement#sante

  • More quarantine hotel rooms needed for arriving domestic workers as manpower shortage could weaken Hong Kong’s economic recovery, labour chief says | South China Morning Post
    ▻https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3161864/more-quarantine-hotel-rooms-needed-arriving

    More quarantine hotel rooms needed for arriving domestic workers as manpower shortage could weaken Hong Kong’s economic recovery, labour chief says. Hong Kong should provide more hotel rooms for arriving domestic helpers to serve out their quarantine, the labour chief has said, warning the current manpower shortage could weaken the city’s economic recovery.Secretary for Labour and Welfare Law Chi-kwong on Sunday also revealed that the number of foreign domestic helpers had dropped from more than 400,000 two years ago to about 350,000 amid the Covid-19 pandemic – a decline which he said would have a wider effect on the city.
    “The impact will not be limited to the relevant families or those people who required caretaking from domestic helpers,” Law wrote on his official blog.
    “As some members will have to quit their jobs to take care of their families, the labour market and many industries in Hong Kong are set to be affected. If the situation continues, it may affect the city’s overall economic recovery.”
    While no regulations limit the number of domestic workers entering the city, only three quarantine hotels have been designated to handle arriving helpers, creating an effective cap and leading to bidding wars for their services in some instances.With the Omicron variant spreading and more arrivals from various countries required to serve an initial four days of quarantine at the government’s Penny’s Bay facility on Lantau Island, the 1,000 slots originally designated for domestic helpers there will no longer be reserved for them from this month.Instead, arriving domestic workers and those who have not completed their isolation at Penny’s Bay will be moved to the new Regala Skycity Hotel, also on Lantau. It will provide 1,138 rooms in addition to the 1,000 offered by two other properties, the Rambler Garden Hotel and Courtyard by Marriott Hong Kong.Law expected the number of new helpers arriving in the city would not increase drastically in the short term, given most of the new slots provided by the Regala Skycity Hotel in January would be “offset” by those who were originally scheduled to go through their isolation in Penny’s Bay.“The Labour Department will continue to work closely with hotels that are suitable and interested in becoming designated quarantine facilities for foreign domestic helpers. I hope that good news will be announced in the short term,” Law said.
    He added authorities would monitor the Covid-19 situation in the Philippines and Indonesia, where most of Hong Kong’s helpers came from.
    Cheung Kit-man, chairman of the Hong Kong Employment Agencies Association, said more that 4,000 foreign domestic helpers were waiting to work in the city, with the delay for some longer than a year.“All hotel rooms are fully booked in the coming months,” Cheung said. “If an extra 1,000 quarantine rooms could be provided, I think we can clear the backlog within three to four months.”Cheung estimated that at least 10,000 employers had given up hiring a helper in the past year.But Betty Yung Ma Shan-yee, chairwoman of the Hong Kong Employers of Overseas Domestic Helpers’ Association, said the government should increase the capacity in a controlled manner to avoid community outbreaks of Covid-19.“The scheme should be more flexible – if more imported cases from the Philippines and Indonesia are recorded, the government should not increase the quota,” Yung said.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#travailleurmigrant#domestique#sante#quarantaine#care#philippines#quota#politiquemigratoire#indonesie#pandemie

  • Coronavirus Hong Kong: 800 quarantine rooms for domestic helpers gone within minutes of becoming available | South China Morning Post
    ▻https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3148646/hong-kong-coronavirus-800-quarantine-rooms

    A Hong Kong quarantine facility offering 800 places for the swelling number of foreign domestic workers headed back to the city was fully booked within minutes of its online reservation system opening on Tuesday morning.Users were allowed to start waiting 45 minutes before the bookings opened for the spots dedicated to inbound workers – mainly arrivals from the Philippines and Indonesia – at the government’s Penny’s Bay quarantine facility.
    Separately, the city’s “Come2HK” scheme, a quarantine-free travel arrangement for non-Hong Kong residents arriving from Guangdong and Macau, is slated to start on Wednesday. The scheme’s designated online booking system, offering 2,000 slots a day, will open every Wednesday for the next 2½ weeks, with reservations offered on a first come, first served basis.Also from Wednesday, arrivals to the city holding Covid-19 vaccination records issued outside Hong Kong will be able to receive a QR code showing proof of inoculation for local use, such as when entering certain bars and restaurants. Inbound air travellers will be issued the QR code along with their compulsory quarantine order, with the arrangement set to be extended to land arrivals from September 28.New arrivals who are already in Hong Kong can apply for the codes online or at designated post offices. The QR codes, which allow users to present their vaccination record in an electronic format, can be stored on the government’s “Leave Home Safe” app.
    Under the revised rule, participants in groups of no more than four will no longer need to stay at least 1.5 metres apart, as long as all staff are vaccinated and everyone is masked. Trainers, however, will need to remain in a fixed location at least 1.5 metres from anyone else.The rush on the Penny’s Bay booking system, which was offering reservations beginning on September 20, began at 9am, with online queues forming even earlier. By 9.30am, a Post reporter was unable to access the system at all.“The centre only accepts bookings until October 19 and was fully booked within five minutes,” said Cheung Kit-man, chairman of Hong Kong Employment Agencies Association. He estimated that about 300 employers were unable to book a slot and would have to try again when more became available.
    For those unable to secure accommodation in the latest round, bookings will open on September 17 at 9am for reservations starting on October 20, according to a government update.
    “It’s first come, first served. The faster you move, the higher your chances of securing a room,” Chan said. “If you spent even just two minutes longer to double-check the passport details of the domestic helper, you would’ve been too late to book a slot.”The speed at which bookings filled up has frustrated some families in urgent need of help. A first-time mother, who gave her name as Mrs Li, was reduced to tears after failing to book a quarantine room on Tuesday.Li had hired a helper from the Philippines in January this year to care for her newborn son, but ran into delays with flight suspensions and vaccine documentation.The secondary school teacher said the system returned an error message after her application was submitted, compounding her frustration.“I was in tears when I realised the application couldn’t go through quickly enough,” she said, adding the stress of the whole process had worsened her postpartum depression.Li said neither she nor her husband could afford to take more time off work. She was willing to pay more for a helper, “but there are simply no more domestic helpers left in Hong Kong that I could find to hire”. Foreign domestic workers in Hong Kong are paid a minimum wage of HK$4,630 (US$595) per month.Secretary for Labour and Welfare Law Chi-kwong on Saturday said about 50 quarantine rooms at the facility would be released on a daily basis, estimating that all slots would be filled within 16 days.Even after a reservation has been successfully submitted online, the application does not necessarily guarantee the room, according to a notice on the system.
    The Labour Department must then process the applications to verify the travel documents and vaccination record of the helper.The entire process can take up to three to four days, with a phone call from the department to confirm the reservation. A 21-day quarantine stay at the government-run facility, including three meals per day, costs HK$10,080 (US$1,295).But as the facility does not have Wi-fi, helpers have been told to bring their own mobile phone and charger, along with a functioning SIM card, so they can communicate with health authorities.The government announced on Friday that the Lantau Island facility would begin operating as quarantine accommodation for fully vaccinated foreign domestic workers following complaints that the more expensive 409-room Silka Tsuen Wan hotel had been fully booked. Bookings at the Silka, which charges HK$800 per night, were all snapped up within 24 hours of its reservation system opening. Before Tuesday, it was the sole quarantine option for incoming workers after the government’s decision to begin recognising vaccination records from the Philippines and Indonesia.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#philippines#indonesie#sante#travailleurmigrant#domestique#quarantaine#retour#vaccination#hotel

  • Coronavirus: domestic helpers vaccinated in the Philippines ‘could be able to travel to Hong Kong as soon as August 30’ | South China Morning Post
    ▻https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3145946/coronavirus-domestic-helpers-vaccinated

    Coronavirus: domestic helpers vaccinated in the Philippines ‘could be able to travel to Hong Kong as soon as August 30’ Manila’s top diplomat in the city says ‘fruitful’ talks on recognising Philippine inoculation records are nearing completion. The arrangement is likely to involve the use of a special ‘yellow card’ issued by the Philippine government
    Domestic helpers vaccinated against the coronavirus in the Philippines could be able to fly to Hong Kong as soon as next week, as “fruitful” talks on recognising inoculation records from the country near completion, Manila’s top diplomat in the city has revealed. Philippine Consul General Raly Tejada told the Post on Sunday that his country would be ready to enable people vaccinated there to travel to Hong Kong from August 30, probably through the use of a special “yellow card” verifying their inoculation records. In a text message, Tejada said: “[An] agreement is very close on having the Yellow Card being issued by the Philippine Government’s Bureau of Quarantine as an acceptable document that would certify the holder’s Philippine Covid-19 vaccination record. We have been informed that August 30 is the target date.” The special card, according to a sample seen by the Post, would contain the traveller’s coronavirus vaccination record, along with their name, date of birth and identification document details. Tejada said the information could be verified through an embedded QR code printed on the card. Philippine labour secretary Silvestre Bello III also confirmed on Sunday that the Hong Kong government would allow Filipino workers with vaccination certificates issued by the Bureau of Quarantine to start work in Hong Kong.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#philippines#hongkong#vaccination#frontiere#circulation#travailleurmigrant#domestique#codeQR

  • Coronavirus: Hong Kong leader hopeful over talks on reopening mainland China border, but experts warn against moving too fast | South China Morning Post
    ▻https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3140752/coronavirus-hong-kong-leader-carrie-lam-says-city

    Coronavirus: Hong Kong leader hopeful over talks on reopening mainland China border, but experts warn against moving too fast
    Hong Kong’s leader on Monday said she was waiting for “positive instructions” from Beijing on the possibility of resuming quarantine-free, cross-border travel between the city and mainland China, but sources and experts cautioned that both sides were not ready yet.Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor revealed that she had submitted a report to Beijing on the Covid-19 situation in Hong Kong, adding that no preconditions had been set for talks to begin on reopening the border, which has been closed for more than a year.
    The city had no new coronavirus infection to report on Monday, its first day without a fresh case since June 17. A day earlier, a 50-year-old airport worker broke Hong Kong’s 33-day run of zero community infections.
    In a related development, the Philippines’ top diplomat in Hong Kong, Raly Tejada, revealed on Monday that the city was considering the possibility of allowing in vaccinated Hongkongers and people with work visas from countries currently under a direct flight ban. But the plan was not finalised yet, and details still needed to be ironed out, he added.
    The Philippines and Indonesia, which provide most of Hong Kong’s foreign domestic helpers, are currently among eight countries categorised as “extremely high-risk” because of the pandemic.The city’s government said Russia would join the list of very high-risk countries from Friday after the country reported a surge in cases and several arrivals were found to be carrying Covid-19 variants.Under the new arrangement, arrivals from Russia will have to quarantine for 21 days instead of 14, even if they are fully vaccinated, and must undergo four tests while in isolation, as well as a fifth on the 26th day after landing.According to Lam, talks on reopening the border with the mainland were not preconditioned on achieving any fixed targets and she stressed that negotiations could resume at any time. But residents who wanted to cross the border would have to be inoculated, she warned. “If you have been vaccinated, you are giving me more ammunition and power to resume the flow of people with the mainland,” Lam said.

    #Covid-19#migrationmigrant#hongkong#chine#sante#frontiere#circulation#vaccination#philipines#indonesie#travailleurmigrant#domestique#paysarisque#quarantaine

  • A Bagnolet, la bergerie qui ne voulait pas transhumer | L’Humanité
    ▻https://www.humanite.fr/bagnolet-la-bergerie-qui-ne-voulait-pas-transhumer-711859

    Rien n’y fait : entre refus de se laisser apprivoiser et crainte de donner du ressort à la gentrification qui pèse sur la ville, les protagonistes s’accrochent à leur carré de ferme. « En dix ans notre sens critique sur la rénovation urbaine s’est aiguisé », reprend Gilles Amar. « Les projets de jardins partagés tels que les voient les villes visent tous le même modèle, productif, propret, squatté par quelques-uns », poursuit le jardinier. « Nous n’avons pas voulu de cela, mais d’un bordel constructif. Ici, c’est le jardin des habitants. Ici, c’est la branche jardinage du hip-hop. »

    Surtout, les plans de la nouvelle école, un bâtiment tout en verre et béton prévu sur trois étages, ne siéent ni au berger, ni aux parents d’élèves. « Rien n’est à la dimension d’une école maternelle », assure Sabrina, leur représentante. « L’infrastructure va coûter cher à entretenir et l’encadrement va manquer pour couvrir une telle surface. »

    Épaulée d’une architecte, Sors de Terre avance aujourd’hui un projet alternatif. Moins lourd et tout en bois, il serait plus ouvert sur la rue et jouerait avec l’existant plutôt que contre lui.

  • Coronavirus: domestic workers queue up outside testing centres across Hong Kong braving scorching heat | South China Morning Post
    ▻https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3133703/coronavirus-domestic-workers-queue-outside

    Coronavirus: domestic workers queue up outside testing centres across Hong Kong braving scorching heat. Some dress in red after a group urged workers to wear the colour as a sign of protest over the requirement for another test. Domestic helpers had nine days to comply with the first screening order, but this time have about two weeks. Domestic helpers queue up for a compulsory Covid-19 testing at Victoria Park, Causeway Bay.
    Domestic workers lined up outside Covid-19 testing centres on one of the hottest days of the year in Hong Kong on Sunday to comply with what many called a discriminatory government order they be screened again. A few of them were dressed in red after a migrant rights group last week urged workers to wear the colour as a sign of protest over the requirement that all 340,000 helpers undergo a second test, despite the first round at the start of the month uncovering just three cases. In ordering the second tests, the government pointed to the long incubation period of mutant strains circulating in Hong Kong, but workers questioned the logic. “It’s hurtful when the government says we need to get tested just because we go out to meet friends once a week,” said Sheila Tebia Bonifacio, 37, on Chater Road in Central. “If we get infected with Covid-19, we risk losing our jobs here in Hong Kong, many of us are breadwinners for our families back home.”
    Although Bonifacio had received her second vaccine dose on May 12, meaning she was exempt from the order, she took the test on Sunday morning because she was “afraid of the mutant strain”. Workers who fail to be tested a second time before May 30 face a HK$5,000 fine (US$643) – more than the their HK$4,630 minimum monthly salary. Free Covid-19 testing services are available on the weekends at Chater Garden in Central, Victoria Park in Causeway Bay, Lai Chi Kok Park and Tsuen Wan Park.
    Helpers or their employers can also book a slot at any of the community testing centres or obtain a kits for deep-throat saliva specimen collection from post offices, vending machines at MTR stations and general outpatient clinics.“It was very chaotic on May 1 and 2 because a lot of people didn’t know where to get tested for free,” she said. During the first round, domestic workers only had nine days to comply with the order, while this time around they had about two weeks. Some domestic workers had also taken their second vaccine dose which meant queues were shorter, Calixto said, adding she would do so on June 2.“I want to protect myself and the people I am around with. We’re lucky to get vaccinated in Hong Kong,” she said. In Causeway Bay, about 100 people lined up at the testing centre in Victoria Park at around 3pm. Indonesian domestic worker, who goes by the single name Lesteriman, said she queued for about 20 minutes.
    “Last time, on May 1 and 2, the line was very long, all the way around the park,” said the 42-year-old. She welcomed the longer period of time to comply with the government’s latest order and said she had booked her second vaccine dose for June 1. But another Indonesian domestic helper said being forced to undergo a second round of testing was inconvenient.
    There were very few cases found last time and [the government] didn’t really explain why we have to go do testing again,” said Leni, who uses just a single name. The 22-year-old who has worked in the city for two years said her employers had booked and paid for her to undergo a health check to ensure she could safely take a Covid-19 vaccine. The Labour Department said it conducted spot checks on 3,539 domestic helpers over the weekend and most of them had complied with the compulsory testing notice, while there were 20 people whose vaccination records required further verification.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#indonesie#sante#travailleurmigrant#domestique#vaccination#test

  • Hong Kong plan to force Covid vaccines on foreign domestic workers sparks alarm | Hong Kong | The Guardian
    ▻http://www.theguardian.com/world/2021/may/03/hong-kong-plan-to-force-covid-vaccines-on-foreign-domestic-workers-spar
    ▻https://i.guim.co.uk/img/media/0ec6c640e8215fbe7a1b07368055c683db690cc6/0_334_5874_3524/master/5874.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Hong Kong plan to force Covid vaccines on foreign domestic workers sparks alarm. Authorities accused of ‘blackmailing’ workers over plan to make vaccine a condition of getting a job

    Hong Kong’s government has sparked discrimination concerns over plans to force hundreds of thousands of foreign domestic workers to be vaccinated against Covid-19 or face losing their job. Authorities have embarked on mass mandatory testing of the city’s 370,000 domestic workers after a more infectious strain was detected in the community, and flagged plans for compulsory vaccinations.Under the measures, workers would need to be vaccinated before their contracts could be renewed, and any incoming worker would be required to have the vaccination to enter Hong Kong.
    Hong Kong passes law that can stop people leaving
    The vast majority of Hong Kong’s domestic workers are migrant workers, primarily from the Philippines and Indonesia, and no other foreign workforce has been singled out for mandatory vaccines, drawing criticism from Philippines officials. The country’s foreign affairs secretary, Teddy Locsin Jr, praised Hong Kong’s provision of free vaccines to domestic workers, but said singling them out to make it mandatory “smacks of discrimination”.“If it is a special favour, it is unfair to other nationalities. Hong Kong can do better than that,” he said.Eman Villanueva, spokesperson for the Asian Migrants Coordinating Body, said the enforced testing and proposed vaccinations were “discrimination and social exclusion of domestic workers at its worst”, and accused the government of “blackmailing” workers by tying vaccines to contracts.“They did not respond like this when there were outbreaks in several fitness gyms and dance studios, restaurants, banks, etc,” he said in an opinion piece for Stand News. “It’s because to them we are easy targets and scapegoats. It’s because they know we don’t have much choice but to follow their discriminatory, illogical, and unreasonable impositions or end up jobless.”
    The comments by Locsin echoed those by the Philippines consul general, Raly Tejada, who said his office had been very supportive of Hong Kong’s free vaccine programme, but if it was to become mandatory for work contracts then it should be non-discriminatory and include “other non-resident workers who are similarly situated so that there is no feeling of being singled out”.In explaining the new rules, Hong Kong’s minister for labour, Dr Law Chi-kwong, said the “high risk group” mainly spent their holidays with friends, which could lead to cross-family infections. The migrant workers, who usually travel alone to Hong Kong, have one day off a week and frequently gather in public places to socialise away from the home where they work.On Sunday the Hong Kong government said the labour department was “working out the relevant details” on mandatory vaccines. It said its mandatory testing programme did not discriminate based on race or status, but did not address accusations that its plans for mandatory vaccines were.It appealed to all workers to get their vaccines voluntarily “to protect their own health and that of their employers’ family and others, and to avoid being subject to any regular testing in the future”.
    It also urged employers to encourage their workers and to give them sufficient rest after getting vaccinated. Those who could not be vaccinated for health reasons could get an exemption, it added.On Sunday health authorities reported the second consecutive day of no community transmission cases detected. There had been about 20 in the past two weeks.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#indonesie#philippines#sante#vaccination#travailleurmigrant#domestique#politiquesante#inclusion

  • Ethiopie : jetées par leurs employeurs libanais, les « bonnes » tentent de se reconstruire
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/01/ethiopie-jetees-par-leurs-employeurs-libanais-les-bonnes-tentent-de-se-recon

    Elles débarquent à l’aéroport d’Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, par vagues successives depuis un an. Des centaines et des centaines de femmes, rapatriées par les autorités éthiopiennes, qui travaillaient comme domestiques au Liban avant de se retrouver sans toit ni emploi.Pendant des mois, alors que le pays du Cèdre s’enfonçait dans une crise économique, sociale et sanitaire, elles ont attendu sur le trottoir du consulat éthiopien de Beyrouth. Certaines jetées là par des employeurs venus les déposer en voiture comme on se débarrasse d’encombrants. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 60 000 migrants éthiopiens ont été rapatriés du Moyen-Orient depuis janvier 2020. Des hommes, souvent employés en Arabie saoudite et au Yémen, mais aussi quantité de femmes, recrutées comme « bonnes » au Levant et dans la péninsule.
    Sur les quelque 250 000 domestiques étrangères travaillant au Liban, on estime que près de la moitié sont éthiopiennes. Des travailleuses de tous âges, souvent venues de milieux modestes et ruraux, à qui des agences de recrutement ont fait miroiter l’eldorado.Coups, harcèlement, privation de nourriture, exploitation… Au Levant, les « bonnes » sont souvent confrontées aux abus et au racisme de leurs employeurs. Leur salaire – quand il leur est versé – oscille entre 100 et 300 dollars par mois. Un montant à peu près deux fois supérieur au revenu moyen en Ethiopie, mais qui est loin de compenser les maltraitances que certaines subissent.
    Le phénomène est tel que plusieurs centres ont ouvert en Ethiopie pour prendre en charge les revenantes, notamment depuis la grande vague de rapatriement de 2013, suite à un coup de filet des autorités saoudiennes contre les sans-papiers. A l’époque, plus de 160 000 Ethiopiens avaient été expulsés du Moyen-Orient. Malgré les fermetures de frontières et les restrictions de déplacement, le Covid-19 a créé un nouvel appel d’air.
    « Nous avons été très surpris de l’afflux. En temps de pandémie, on s’attendait justement à une accalmie », confie Fiseha Melese, responsable des programmes d’Agar, une association qui vient en aide aux Ethiopiennes rapatriées.Après un rapide test psychologique à leur départ à Beyrouth puis à leur arrivée à Addis-Abeba, les femmes les plus fragiles sont dirigées vers des structures comme Agar, qui compte trois centres dans la capitale éthiopienne – un pour les hommes et deux pour les femmes. Créée en 2005 pour subvenir aux besoins des personnes âgées, l’association s’est reconvertie il y a sept ans dans l’accompagnement psychologique des migrants victimes de violences au Moyen-Orient. Au total, elle a accueilli 911 femmes en 2020. Presque deux fois plus que les années précédentes.
    « Maltraitées, déprimées, sexuellement agressées »
    Elles sont vingt-quatre à vivre aujourd’hui dans l’un de ses refuges, une maison anodine de trois étages en bordure d’Addis-Abeba. Complètement protégées du monde extérieur, nourries, logées, blanchies, les pensionnaires peuvent rester jusqu’à un an, selon leur état. Certaines sont là depuis quelques jours, d’autres depuis plus de six mois. Elles sortent peu, essentiellement pour des rendez-vous avec des psychiatres à l’hôpital.
    « C’est comme un puzzle qu’il faut reconstituer, explique Eden Ayele, la psychologue de l’association Agar. Nous avons affaire à des femmes maltraitées, déprimées et parfois sexuellement agressées. L’une d’entre elles est restée neuf mois enfermée dans une cave. On l’obligeait à faire du pain, à raison de quinze heures par jour. Elle n’a pas vu la lumière du jour pendant presque un an. » Connu pour ses effets délétères, le système libanais du kafala (tutelle) est la porte ouverte à beaucoup d’abus. En toute impunité, certains employeurs confisquent les passeports de leurs domestiques ou restreignent les mouvements. C’est pour échapper à ces mauvais traitements que Wekitu Nata a fui sa « Madame ».Finis les coups, les insultes, les retards de paiement. Finis aussi les papiers qui lui permettaient de travailler légalement au Liban. La jeune femme, vêtue de ses seuls habits de domestique, a erré au hasard des rues de Beyrouth jusqu’à trouver des compatriotes prêts à l’héberger. Elle a vécu plusieurs années clandestinement dans la capitale libanaise avant d’être rapatriée en décembre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#sante#santementale#retour#crise#economie#pandemie#kafala#domestique

  • Le Retour des domestiques - Mon blog sur l’écologie politique
    ►http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-Retour-des-domestiques

    Cette mesure n’est pas seulement non-redistributive, elle est anti-redistributive puisqu’elle ne redistribue que dans la mesure d’une dépense qui dépend de la disposition à payer. Ce boom des emplois domestiques, faiblement qualifiés, est dû en partie à des politiques publiques directes et en partie à un contexte qui est celui de la montée des inégalités de revenu en France depuis les années 1990. L’emploi n’a cessé de se polariser, avec la création d’emplois qualifiés et d’emplois peu qualifiés et peu rémunérés pendant que sont détruits des emplois du milieu. Et cela est particulièrement marqué pour les femmes ; tandis que celles qui ont les moyens recourent aux services de celles qui n’ont pas de meilleures opportunités professionnelles, l’égalité femmes-hommes ne progresse pas, elle est seulement atténuée dans certaines classes. Cette polarisation encourage l’emploi domestique et tous types de services : ils coûtent moins cher en valeur absolue comme en valeur relative puisque les revenus des consommateurs ont augmenté.

    #livre #recension #Aude_Vidal #service #domestique

  • Cris de détresse pour sauver les domestiques ghanéennes du Liban - BBC News Afrique
    ▻https://www.bbc.com/afrique/monde-54748967

    Asie Kabukie Ocansey du Centre Nekotech pour la migration de la main d’œuvre et président de l’Association de la jeunesse des Nations Unies au Ghana a mené une campagne pour mettre fin aux conditions potentiellement mortelles auxquelles les travailleurs domestiques peuvent être soumis.Selon elle, "les travailleurs domestiques migrants africains entrent dans une sorte de système domestique que l’Asie, les Philippines et l’Indonésie ont rejeté et ce système est appelé « Kafala ». « Le Kafala » qui signifie « adoption » a été créé dans les années 1950, lorsque le boom pétrolier a commencé au Moyen-Orient. Les ne sont pas autorisés à changer d’employeur, même si la situation est abusive, et ce n’est pas normal.
    En ce moment, il y a environ trois millions d’Africains dans cette région. Au Liban, où il y a eu l’explosion, nous avons réussi à faire venir deux mille deux cent soixante, deux (2262) des filles. Il y en a huit mille de plus.
    Selon elle, il y a beaucoup de travailleurs domestiques africains qui sont bloqués à Oman, au Liban et dans certains autres pays et à cause de Covid19 , c’est devenu une crise. Certaines des filles révèle-t-elle, ont déclaré qu’elles ont dû coucher avec des hommes dans la rue afin de réunir de l’argent pour acheter des billets pour rentrer chez elles, parce que leurs employeurs ont refusé de les payer et les ont jetées à la rue.
    Une campagne en ligne intitulée « Enddeadlyworknow » a été lancée pour sensibiliser le public à ce problème. Les dirigeants africains ont été invités à créer des opportunités pour les jeunes, afin de les empêcher de se rendre dans d’autres pays à la recherche d’un avenir radieux

    #Covid-19#migration#migrant#liban#ghana#afrique#travailleurmigrant#domestique#crise#vulnérabilite#prostitution#sante#retour#kafala

  • HK boarding houses linked to Covid-19 rebound - Asia Times
    ▻https://asiatimes.com/2020/08/hk-boarding-houses-linked-to-covid-19-rebound

    The number of Covid-19 infections in Hong Kong rebounded to 62 over 24 hours on Tuesday from 33 a day earlier with more domestic workers testing positive after staying in boarding houses. On Wednesday, the Center for Health Protection said one case was imported and the others were local infections. Among the local cases, 28 have no known source. An Indonesian domestic worker, aged 35, was identified as infected on Tuesday, according to the center. She left her former employer’s home on July 24 and stayed with five other domestic workers in a boarding house on the seventh floor at Haven Court in Causeway Bay. She moved to her new employer’s home in Sai Kung on August 1 and was living there with 11 people until August 10. All 11 will be sent to a quarantine center. Separately, four domestic workers who stayed with an infected helper in a boarding house in Sheung Wan last month also tested positive. A 40-year-old Indonesian domestic worker tested positive on Monday. She was staying in an apartment in Quarry Bay to take care of an elderly person between July 16 and 23 after she left her former employer. She then moved to a boarding house in Cheung Hing Mansion in Mong Kok from July 23 to August 3, staying with at least 10 other domestic workers.

    She developed symptoms on August 2 but still moved to her new employer’s home in Tai Kok Tsui on August 3. She was sent to have a medical check and tested positive. Chuang Shuk-kwan, head of the communicable disease branch of the Centre for Health Protection, said the center was unable to track down close contacts of the 40-year-old Indonesian. Health officials called on police to help trace the contacts, but to no avail. Officers were denied entry by the owner of the boarding house in Cheung Hing Mansion.Chuang urged those who hired foreign domestic workers recently to find out if they stayed at the Cheung Hing Mansion. She said at least one helper who stayed there had tested positive.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#hongkong#indonesie#travailleurmigrant#domestique#sante#test#casimporte#tracking

  • HK maids suffer twice as Covid-19 turns the screws - Asia Times
    ▻https://asiatimes.com/2020/08/hk-maids-suffer-twice-as-covid-19-turns-the-screws

    Activists have urged the Hong Kong government to provide better facilities for domestic workers to stay in while they are searching for new jobs or spending their rest days amid the epidemic. The environment of dormitories provided by employment agencies to job-seeking domestic workers was horrible, said Shek Pui-yin, an organiser with the Hong Kong Federation of Asian Domestic Workers Unions. Twenty to 30 people were staying together in a 300-square-feet (29 square meter) apartment while some apartments had no air-conditioning. Even without the Covid-19 epidemic, it was inhuman and unhygienic to let domestic workers stay in such dormitories, Shek said. The Labor Department should regulate these facilities under the Employment Ordinance, Building Ordinance and Fire Services Ordinance, she said, adding that these overcrowded dormitories would threaten public health if many domestic workers were infected with the coronavirus there.
    Shek’s comments came after a dozen Indonesian domestic workers who had stayed in boarding houses since last month tested positive

    #Covid-19#migrant#migration#asie#hongkong#domestique#travailleurmigrant#inegalite#systemesante#dortoir

  • Pourquoi les hommes ne s’occupent-ils toujours pas des tâches ménagères ? – Egalitaria
    ▻https://egalitaria.fr/2020/05/07/pourquoi-les-hommes-ne-soccupent-ils-toujours-pas-des-taches-menageres

    Cette attitude n’est finalement que pragmatique. Personne n’aurait idée de remettre en cause un système qui lui confère de confortables prérogatives. Certes, les hommes n’ont pas été éduqués à prendre en charge l’intendance #domestique et se retrouvent donc dépourvus des compétences attenantes (1). Mais qu’importe, puisqu’il est attendu que leur compagne s’en chargera à leur place ?

    Je ne pense pas que les hommes démissionnaires ne fassent pas exprès, ne se rendent pas compte, ni qu’ils soient, au fond, de bonne volonté. Je pense, au contraire, qu’ils ont parfaitement conscience de la charge qu’ils représentent pour leur conjointe. A moins d’être complètement aveugle, il est facile de voir quand un partage des tâches est inégalitaire – ou qu’il n’y a pas de partage du tout.

    La question est : pourquoi modifieraient-ils leur comportement, puisque personne n’attend d’efforts de leur part ? Pourquoi abandonneraient-ils leurs privilèges, quand les #femmes de leur vie acceptent – même à contrecœur – de les pérenniser ?

  • Dans le Liban en pleine crise économique, le calvaire des domestiques éthiopiennes
    ▻https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/29/dans-le-liban-en-pleine-crise-economique-le-calvaire-des-domestiques-ethiopi

    Début juin, une trentaine de femmes, campant devant la représentation éthiopienne, ont été placées dans des lieux d’accueil, après l’intervention du ministère du travail. D’autres silhouettes chétives sont arrivées depuis. Des compatriotes ou de bonnes âmes libanaises viennent déposer le soir de quoi faire un repas. En uniforme de bonne, Tsigeweyni, 31 ans, dont quatorze passés au Liban, a « la chance d’avoir des employeurs qui [la] respectent » et touche un salaire de 400 dollars. Venue donner un coup de main, elle fulmine contre « les familles qui traitent leur employée comme leur chose, la kafala qui asservit, les bureaux de placement mafieux, les trafics en Ethiopie, le consulat qui n’a pas de solution ».Ces scènes de misère ne sont que la partie visible de la situation. Dans les faubourgs pauvres aux pourtours de Beyrouth où vivent des migrants, de nombreuses bicoques sont emplies de détresse et d’attente. Sans emploi depuis l’automne, Zeina, 26 ans, s’est installée dans une ruelle du camp palestinien de Mar Elias. Elle y partage un logement avec d’autres Ethiopiennes. « Je veux rentrer chez moi. Il n’y a plus rien qui marche ici, ni pour les Libanais ni pour les étrangers. Plus d’argent, plus de travail. Souvent, on se contente de manger du pain et des tomates. » Martha, 25 ans, longs cheveux tressés, sans papiers : « En Ethiopie, je serai dans le même besoin, mais je serai avec mes parents. » Elle baisse les yeux quand elle dit, dans un arabe hésitant, gagner « 5 000 livres libanaises de l’heure [moins d’un dollar sur le marché noir] pour des ménages occasionnels. Comment pourrais-je payer un billet d’avion à 680 dollars pour repartir ? » Une vingtaine de compatriotes ont trouvé refuge à côté, dans un abri de fortune, sous un toit de tôle. Elles refusent de parler et tentent de calmer une jeune femme en proie à une crise de nerfs.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#ethiopie#travailleurmigrant#domestique#sante#santementale#vulnerabilite

  • #confinement
    #super bouquin
    #cérales ont #domestiqué l’#humain

    ▻https://www.contretemps.eu/homo-domesticus-scott
    #homo_domesticus
    #james_c_scott
    #livre

    Ce livre à l’air super, ca fait longtemps que je me dis que j’ai envie
    de le lire,

    comme l’auteur est #anarchiste (et donc anti #copyright ?!) et que le
    premier ministre n’a pas mis en oeuvre sa promesse, un peu ambitieuse,
    d’ouverture des librairies
    (▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/coronavirus-librairies-sont-fermees-restent-fermes-1805),

    je me permet de partager le #fichier #epub :

    ▻https://1fichier.com/?7185q5xlhckovhje1lzg

    et une interview de l’auteur :

    ▻https://www.liberation.fr/debats/2019/06/21/james-c-scott-on-ne-se-debarrassera-pas-de-l-etat-notre-seul-espoir-c-est

    et pour ceux qui s’ennuient encore, un super #docu sur les #blobs, les
    plantes et l’#intelligence chez les #organismes ("Le blob, un génie sans
    cerveau (Documentaire complet) | Le Vortex & ARTE") :
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=B1DCzlWB1lM&t=663s

    • interview libé, james C schott

      Des petits pas insuffisants : n’atteint-on pas les limites de l’infrapolitique ?

      Je suis d’accord, et la question est donc de savoir comment mener des actions d’ampleur. L’hypothèse la plus probable est sans doute que quelque chose se produise, qui rendrait impossible de poursuivre avec nos modèles politiques habituels. Une catastrophe majeure, par exemple. On pourrait ainsi considérer qu’il suffit d’attendre cet événement, mais ce serait une faillite de notre sens du devoir. Ce n’est pas ce que ferait le médecin de la #Peste. (cf. post précédent)

    • Dans ce cas, faut-il revenir à #Marx plutôt qu’à #Lénine ?
      Dans la mesure où nos problèmes actuels ne relèvent pas uniquement de l’exploitation des classes, mais aussi de la destruction du monde naturel, ce n’est pas nécessaire. Je choisirais plutôt Karl Polanyi et son idée de grande transformation. Il a expliqué ce que recouvrent en réalité les trois facteurs de production que sont le capital, la terre et le travail : l’exploitation capitaliste de la « terre » et du « travail » est en fait, plus largement, une forme de prédation sur la « nature » et les « vies humaines » tout entières. Si vous saisissez cela, alors vous comprenez les logiques de la marchandisation, la déviation centrale du capitalisme moderne.

  • Domestiques en lutte : la nouvelle classe ouvrière - Libération
    ▻https://www.liberation.fr/debats/2019/08/27/domestiques-en-lutte-la-nouvelle-classe-ouvriere_1747595
    Par Caroline Ibos, maîtresse de conférences en science politique à Rennes-II, chercheuse au Laboratoire des études de genre et de sexualité (CNRS) — 27 août 2019

    Dans des contextes nationaux très différents, leurs situations présentent néanmoins des similarités : isolées dans le #travail, vulnérables économiquement et sexuellement, elles sont souvent #victimes de #discriminations raciales et presque toujours aux marges du droit. Il faut ainsi se défaire de l’idée que, dans les #riches #démocraties #néolibérales, le #droit protégerait les domestiques des abus. Pour ne parler que de la France, un droit du travail exorbitant s’applique aux #employé·e·s_de_maison, puisqu’une convention collective autorise à les rémunérer en dessous du #smic, que la durée du travail hebdomadaire est fixée à quarante heures et que l’inspection du travail ne peut pénétrer au domicile des #patrons sans l’autorisation de ces derniers. Mes recherches récentes montrent que nombre de « #particuliers_employeurs » pensent que le droit du travail ne s’applique pas aux personnes en situation irrégulière et que celles-ci ne peuvent agir en #justice. Indice supplémentaire de leur invisibilisation, la France n’a pas ratifié la convention 189 de l’Organisation internationale du travail, en vigueur depuis 2013, qui vise à garantir un travail décent pour les #travailleurs et #travailleuses #domestiques.

  • #Michelle_Fe_Santiago, la voix des #domestiques abusées

    Dans les pays du Golfe, la maltraitance des employées de maison fait souvent la « une ». Basée au #Koweït depuis 1999, la journaliste philippine Michelle Fe Santiago porte la #mémoire de la violence qui frappe sa communauté.

    « Love to the max… max, max, max ! », claironne gaiement un jingle. Michelle Fe Santiago, dite Maxi, prend place dans le studio. Cette journaliste philippine, au visage jovial, anime la matinale de Pinoy Arabia, radio en ligne créée en octobre 2014 pour divertir une audience majoritairement composée de compatriotes. Une communauté importante au Koweït qui regroupe pas moins de 222 000 Philippins, dont 62% officient comme domestiques. « Je passe quelques chansons d’amour. Parfois je réponds à des commentaires d’auditeurs, je relaie des dédicaces et diffuse quelques actualités », relate Michelle derrière son écran.

    La journaliste, en poste au Koweït depuis 1999, couvre les actualités de l’Emirat pour Arab Times en parallèle à sa fonction de correspondante au Moyen-Orient pour la chaîne de télévision philippine ABS-CBN. En presque vingt ans d’expatriation, Maxi sait combien il n’est pas aisé pour les Philippines de vivre et de travailler dans les pays du Golfe, et particulièrement au Koweït. Un nouveau jingle passe : « Live is short, love to the max (La vie est courte, aimez au maximum, ndlr) ». « Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il m’est arrivé de couvrir des faits divers… », Maxi se retient d’un sourire gêné.

    Lourd à porter

    Il y a sept ans, elle est prévenue de l’hospitalisation d’une domestique philippine trouvée inanimée dans l’arrière-pays désertique, poignardée. « Elle a rampé longtemps, mais a survécu. Un policier l’avait violée à l’arrière de sa voiture et avait voulu la faire disparaître. » Dans les colonnes de Kuwait Times, Michelle est la première journaliste à couvrir le drame. Son article trouve un écho auprès d’une avocate koweïtienne qui se porte volontaire pour représenter la domestique gratuitement. « Le policier a été arrêté, jugé, puis condamné à perpétuité », hoche-t-elle de la tête solennellement.

    Des cas comme cette domestique, Maxi en a couvert une multitude. Un exercice qui laisse des marques. « Parfois quand j’entends leur histoire, j’ai envie de pleurer, mais en tant que journaliste vous ne pouvez pas montrer vos émotions. C’est contraire à l’éthique de pleurer devant ses interlocuteurs. J’ai appris à contrôler mes larmes. Quand je rentre chez moi, il m’arrive cependant de littéralement m’effondrer. »

    L’ambassade des Philippines au Koweït estime à plus de 2500 par an les cas de domestiques violentées physiquement ou sexuellement. Un chiffre qui ne reflète pas la réalité, selon plusieurs associations locales d’aide aux travailleurs étrangers. C’est le cas de Kuwait Society for Human Rights. En 2018, l’ONG a reçu quelque 5400 plaintes de travailleurs étrangers, majoritairement des domestiques.

    Même écho pour Sandigan, collectif de Philippins basé au Koweït connu pour ses évacuations spectaculaires d’employées de maison. Ces travailleurs sociaux disent recevoir des centaines de messages d’appel à l’aide par mois. Salaires impayés, défenestrations de fuite, maltraitances, violences sexuelles, manque de nourriture ; les domestiques philippines font face à l’impunité des ménages koweïtiens auxquels la police locale a difficilement accès.

    Difficile également de dénoncer. Car si le Koweït est l’unique pays à se targuer d’avoir un parlement et un débat politique où il est possible de remettre en cause et critiquer le gouvernement, la liberté d’expression reste relative quand elle touche à l’image du pays. « Ici vous devez parfois trouver des moyens détournés de couvrir un sujet. Mais je ne peux pas non plus garder les yeux fermés. Alors je m’assure que l’autocensure que j’exerce sur mon travail ne sacrifie pas la véracité et les faits », sourit la journaliste.
    Appels à l’aide

    A l’occasion des élections de mi-mandat, Maxi délivre quelques conseils pratiques pour aller voter sur les ondes de Pinoy Arabia entre quelques dédicaces de parents philippins dédiées à leurs enfants exilés au Koweït. L’an dernier, alors qu’un énième meurtre d’une domestique philippine faisait les gros titres de la presse locale, le président philippin Duterte actait une interdiction, durant quatre mois, pour tout nouveau ressortissant de venir travailler au sein de l’Emirat. Une mesure très critiquée au Koweït, et une période de forte tension diplomatique, qui a néanmoins débouché sur un accord. « Pinoy Arabia a collaboré avec l’ambassade pour aider toutes celles qui voulaient quitter le Koweït pendant cette période-là. »

    Si la radio fondée par Maxi n’a aucune vocation politique, et ne sert majoritairement qu’à divertir son audience, elle est un formidable moyen de prendre le pouls de la communauté philippine. « Même si les conditions de mes compatriotes se sont améliorées depuis l’accord, je reçois encore des messages d’appel à l’aide. Je ne fais jamais de sauvetage moi-même. Mon rôle est de me coordonner avec l’ambassade quand cela arrive. »

    Pris de gros risque

    Après une longue présence sur le sol koweïtien, Maxi a certes acquis une popularité chez les siens et a pu couvrir entre autres l’invasion américaine en Irak, mais la journaliste philippine grimace à l’idée de rester une nouvelle décennie dans l’Emirat. « Ce n’était pas du tout prévu que je fasse une partie de ma carrière ici. J’étais simplement venue passer un Noël avec des proches. »

    Née de deux parents instituteurs, à Zamboanga, ville située dans l’ouest de l’île de Mindanao, Michelle dit avoir toujours eu la fibre journalistique et n’avoir jamais pensé un jour à s’exiler dans un autre pays, comme plus de 10% de la population des Philippines – soit 11 millions de personnes. « J’ai pris de gros risques en venant m’installer ici car je gagnais bien ma vie aux Philippines. Dans cinq ans, je pense rentrer. Pourquoi ne pas faire des documentaires sur des problèmes sociaux qui existent dans mon pays ? »

    ▻https://lecourrier.ch/2019/07/28/michelle-fe-santiago-la-voix-des-domestiques-abusees
    #exploitation #travail_domestique #abus #violence #pays_du_Golfe #Phiippines #migrations #travailleurs_étrangers #viols #abus_sexuels

    ping @isskein

  • Françoise Vergès : « sans les femmes qui le nettoient, le monde arrêterait de tourner »
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/Francoise-Verges-sans-les-femmes-qui-le-nettoient-le-monde-arre

    « Dans le néo-libéralisme, la surproduction capitaliste et la croissance démesurée du consumérisme produisent une énorme quantité de déchets. Ces déchets, il faut les ramasser, et ce travail de nettoyage ce sont les femmes qui le réalisent. Mais ces déchets on les retrouve en énorme quantité dans les pays de l’hémisphère Sud, tel que le Ghana, où sont envoyés les résidus de l’industrie digitale qui y génèrent une pollution massive. » Avec cet exemple, Vergès démontre ainsi la contradiction du discours du « capitalisme vert ». Celui-ci défend l’importance d’une vie saine, de respirer un air pur, de respecter la nature, mais repose sur les travailleuses et les travailleurs – majoritairement des femmes – qui travaillent pour assurer de telles conditions de vie aux classes moyennes supérieures urbaines, mais qui sont, quant à elles, contraintes de vivre dans les périphéries, dans des lieux pollués où s’accumulent les #déchets. Une situation à partir de laquelle est construit le discours stigmatisant qui affirme que les « pauvres sont sales ».

    #femmes #domestiques #propreté

  • Le prix du gratuit (2/4) : Travail gratuit : la valeur de l’exploitation
    ▻https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/le-prix-du-gratuit-24-le-prix-de-la-democratie


    C’est maintenant, où il est question du #travail des #femmes, de sorcières (Sylvia Federici), de #féminisme

    Travail #domestique, #bénévolat, digital labor, stage, #service_civique, voilà autant de formes historiques et contemporaines du #travail_gratuit. Bien qu’originellement motivé par des valeurs d’amour ou d’engagement, ce travail ne signifierait-il pas aussi exploitation ?

    Maud Simonet
    chargée de recherche en sociologie au CNRSà l’IDHE.S et directrice adjointe à l’IDHE.S-Nanterre

  • L’Europe des femmes | Lisez !
    ▻https://www.lisez.com/livre-grand-format/leurope-des-femmes/9782262066666

    Il n’existait pas encore de recueil de documents sur l’histoire des femmes du XVIIIe siècle à nos jours, pas plus en France qu’en Europe. Avec cet ouvrage, nous revenons aux sources. Fictions, chansons, discours, essais, correspondances – dans leur langue originale et leur traduction française – mais aussi documents iconographiques se font ici l’écho de trois siècles d’histoire européenne et des aspirations ou, au contraire, des obstacles à une plus grande égalité entre les sexes.
    Qu’il s’agisse de textes devenus classiques, comme ceux d’Olympe de Gouges, d’Alexandra Kollontaï et de Virginia Woolf, ou d’autres moins connus, tous font entendre la diversité des expériences du peuple des femmes, de toutes conditions (#domestiques, #paysannes, #artistes, #ouvrières, #intellectuelles…), aussi bien à Paris qu’à Moscou, Madrid ou Londres. Ce livre interroge l’éducation des #filles, l’influence des religions, le rapport au corps, l’expérience de guerre, les féminismes et les luttes menées au nom de l’égalité civile et #politique, ou encore la reconnaissance conquise dans les arts et les #sciences, offrant ainsi à la riche et passionnante histoire des #femmes une somme unique et essentielle.

    #livre