• Domestiques en lutte : la nouvelle classe ouvrière - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/08/27/domestiques-en-lutte-la-nouvelle-classe-ouvriere_1747595
    Par Caroline Ibos, maîtresse de conférences en science politique à Rennes-II, chercheuse au Laboratoire des études de genre et de sexualité (CNRS) — 27 août 2019

    Dans des contextes nationaux très différents, leurs situations présentent néanmoins des similarités : isolées dans le #travail, vulnérables économiquement et sexuellement, elles sont souvent #victimes de #discriminations raciales et presque toujours aux marges du droit. Il faut ainsi se défaire de l’idée que, dans les #riches #démocraties #néolibérales, le #droit protégerait les domestiques des abus. Pour ne parler que de la France, un droit du travail exorbitant s’applique aux #employé·e·s_de_maison, puisqu’une convention collective autorise à les rémunérer en dessous du #smic, que la durée du travail hebdomadaire est fixée à quarante heures et que l’inspection du travail ne peut pénétrer au domicile des #patrons sans l’autorisation de ces derniers. Mes recherches récentes montrent que nombre de « #particuliers_employeurs » pensent que le droit du travail ne s’applique pas aux personnes en situation irrégulière et que celles-ci ne peuvent agir en #justice. Indice supplémentaire de leur invisibilisation, la France n’a pas ratifié la convention 189 de l’Organisation internationale du travail, en vigueur depuis 2013, qui vise à garantir un travail décent pour les #travailleurs et #travailleuses #domestiques.

  • #Michelle_Fe_Santiago, la voix des #domestiques abusées

    Dans les pays du Golfe, la maltraitance des employées de maison fait souvent la « une ». Basée au #Koweït depuis 1999, la journaliste philippine Michelle Fe Santiago porte la #mémoire de la violence qui frappe sa communauté.

    « Love to the max… max, max, max ! », claironne gaiement un jingle. Michelle Fe Santiago, dite Maxi, prend place dans le studio. Cette journaliste philippine, au visage jovial, anime la matinale de Pinoy Arabia, radio en ligne créée en octobre 2014 pour divertir une audience majoritairement composée de compatriotes. Une communauté importante au Koweït qui regroupe pas moins de 222 000 Philippins, dont 62% officient comme domestiques. « Je passe quelques chansons d’amour. Parfois je réponds à des commentaires d’auditeurs, je relaie des dédicaces et diffuse quelques actualités », relate Michelle derrière son écran.

    La journaliste, en poste au Koweït depuis 1999, couvre les actualités de l’Emirat pour Arab Times en parallèle à sa fonction de correspondante au Moyen-Orient pour la chaîne de télévision philippine ABS-CBN. En presque vingt ans d’expatriation, Maxi sait combien il n’est pas aisé pour les Philippines de vivre et de travailler dans les pays du Golfe, et particulièrement au Koweït. Un nouveau jingle passe : « Live is short, love to the max (La vie est courte, aimez au maximum, ndlr) ». « Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il m’est arrivé de couvrir des faits divers… », Maxi se retient d’un sourire gêné.

    Lourd à porter

    Il y a sept ans, elle est prévenue de l’hospitalisation d’une domestique philippine trouvée inanimée dans l’arrière-pays désertique, poignardée. « Elle a rampé longtemps, mais a survécu. Un policier l’avait violée à l’arrière de sa voiture et avait voulu la faire disparaître. » Dans les colonnes de Kuwait Times, Michelle est la première journaliste à couvrir le drame. Son article trouve un écho auprès d’une avocate koweïtienne qui se porte volontaire pour représenter la domestique gratuitement. « Le policier a été arrêté, jugé, puis condamné à perpétuité », hoche-t-elle de la tête solennellement.

    Des cas comme cette domestique, Maxi en a couvert une multitude. Un exercice qui laisse des marques. « Parfois quand j’entends leur histoire, j’ai envie de pleurer, mais en tant que journaliste vous ne pouvez pas montrer vos émotions. C’est contraire à l’éthique de pleurer devant ses interlocuteurs. J’ai appris à contrôler mes larmes. Quand je rentre chez moi, il m’arrive cependant de littéralement m’effondrer. »

    L’ambassade des Philippines au Koweït estime à plus de 2500 par an les cas de domestiques violentées physiquement ou sexuellement. Un chiffre qui ne reflète pas la réalité, selon plusieurs associations locales d’aide aux travailleurs étrangers. C’est le cas de Kuwait Society for Human Rights. En 2018, l’ONG a reçu quelque 5400 plaintes de travailleurs étrangers, majoritairement des domestiques.

    Même écho pour Sandigan, collectif de Philippins basé au Koweït connu pour ses évacuations spectaculaires d’employées de maison. Ces travailleurs sociaux disent recevoir des centaines de messages d’appel à l’aide par mois. Salaires impayés, défenestrations de fuite, maltraitances, violences sexuelles, manque de nourriture ; les domestiques philippines font face à l’impunité des ménages koweïtiens auxquels la police locale a difficilement accès.

    Difficile également de dénoncer. Car si le Koweït est l’unique pays à se targuer d’avoir un parlement et un débat politique où il est possible de remettre en cause et critiquer le gouvernement, la liberté d’expression reste relative quand elle touche à l’image du pays. « Ici vous devez parfois trouver des moyens détournés de couvrir un sujet. Mais je ne peux pas non plus garder les yeux fermés. Alors je m’assure que l’autocensure que j’exerce sur mon travail ne sacrifie pas la véracité et les faits », sourit la journaliste.
    Appels à l’aide

    A l’occasion des élections de mi-mandat, Maxi délivre quelques conseils pratiques pour aller voter sur les ondes de Pinoy Arabia entre quelques dédicaces de parents philippins dédiées à leurs enfants exilés au Koweït. L’an dernier, alors qu’un énième meurtre d’une domestique philippine faisait les gros titres de la presse locale, le président philippin Duterte actait une interdiction, durant quatre mois, pour tout nouveau ressortissant de venir travailler au sein de l’Emirat. Une mesure très critiquée au Koweït, et une période de forte tension diplomatique, qui a néanmoins débouché sur un accord. « Pinoy Arabia a collaboré avec l’ambassade pour aider toutes celles qui voulaient quitter le Koweït pendant cette période-là. »

    Si la radio fondée par Maxi n’a aucune vocation politique, et ne sert majoritairement qu’à divertir son audience, elle est un formidable moyen de prendre le pouls de la communauté philippine. « Même si les conditions de mes compatriotes se sont améliorées depuis l’accord, je reçois encore des messages d’appel à l’aide. Je ne fais jamais de sauvetage moi-même. Mon rôle est de me coordonner avec l’ambassade quand cela arrive. »

    Pris de gros risque

    Après une longue présence sur le sol koweïtien, Maxi a certes acquis une popularité chez les siens et a pu couvrir entre autres l’invasion américaine en Irak, mais la journaliste philippine grimace à l’idée de rester une nouvelle décennie dans l’Emirat. « Ce n’était pas du tout prévu que je fasse une partie de ma carrière ici. J’étais simplement venue passer un Noël avec des proches. »

    Née de deux parents instituteurs, à Zamboanga, ville située dans l’ouest de l’île de Mindanao, Michelle dit avoir toujours eu la fibre journalistique et n’avoir jamais pensé un jour à s’exiler dans un autre pays, comme plus de 10% de la population des Philippines – soit 11 millions de personnes. « J’ai pris de gros risques en venant m’installer ici car je gagnais bien ma vie aux Philippines. Dans cinq ans, je pense rentrer. Pourquoi ne pas faire des documentaires sur des problèmes sociaux qui existent dans mon pays ? »

    https://lecourrier.ch/2019/07/28/michelle-fe-santiago-la-voix-des-domestiques-abusees
    #exploitation #travail_domestique #abus #violence #pays_du_Golfe #Phiippines #migrations #travailleurs_étrangers #viols #abus_sexuels

    ping @isskein

  • Françoise Vergès : « sans les femmes qui le nettoient, le monde arrêterait de tourner »
    https://www.revolutionpermanente.fr/Francoise-Verges-sans-les-femmes-qui-le-nettoient-le-monde-arre

    « Dans le néo-libéralisme, la surproduction capitaliste et la croissance démesurée du consumérisme produisent une énorme quantité de déchets. Ces déchets, il faut les ramasser, et ce travail de nettoyage ce sont les femmes qui le réalisent. Mais ces déchets on les retrouve en énorme quantité dans les pays de l’hémisphère Sud, tel que le Ghana, où sont envoyés les résidus de l’industrie digitale qui y génèrent une pollution massive. » Avec cet exemple, Vergès démontre ainsi la contradiction du discours du « capitalisme vert ». Celui-ci défend l’importance d’une vie saine, de respirer un air pur, de respecter la nature, mais repose sur les travailleuses et les travailleurs – majoritairement des femmes – qui travaillent pour assurer de telles conditions de vie aux classes moyennes supérieures urbaines, mais qui sont, quant à elles, contraintes de vivre dans les périphéries, dans des lieux pollués où s’accumulent les #déchets. Une situation à partir de laquelle est construit le discours stigmatisant qui affirme que les « pauvres sont sales ».

    #femmes #domestiques #propreté

  • L’Europe des femmes | Lisez !
    https://www.lisez.com/livre-grand-format/leurope-des-femmes/9782262066666

    Il n’existait pas encore de recueil de documents sur l’histoire des femmes du XVIIIe siècle à nos jours, pas plus en France qu’en Europe. Avec cet ouvrage, nous revenons aux sources. Fictions, chansons, discours, essais, correspondances – dans leur langue originale et leur traduction française – mais aussi documents iconographiques se font ici l’écho de trois siècles d’histoire européenne et des aspirations ou, au contraire, des obstacles à une plus grande égalité entre les sexes.
    Qu’il s’agisse de textes devenus classiques, comme ceux d’Olympe de Gouges, d’Alexandra Kollontaï et de Virginia Woolf, ou d’autres moins connus, tous font entendre la diversité des expériences du peuple des femmes, de toutes conditions (#domestiques, #paysannes, #artistes, #ouvrières, #intellectuelles…), aussi bien à Paris qu’à Moscou, Madrid ou Londres. Ce livre interroge l’éducation des #filles, l’influence des religions, le rapport au corps, l’expérience de guerre, les féminismes et les luttes menées au nom de l’égalité civile et #politique, ou encore la reconnaissance conquise dans les arts et les #sciences, offrant ainsi à la riche et passionnante histoire des #femmes une somme unique et essentielle.

    #livre

  • « La figure du domestique vivant chez ses maîtres a été remplacée par celle de la salariée intervenant dans différents domiciles » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/16/la-figure-du-domestique-vivant-chez-ses-maitres-a-ete-remplacee-par-celle

    On ne les appelle plus « domestiques ». Mais leurs emplois, précaires et mal rémunérés, participent à l’augmentation des inégalités sociales. En France, les services à la personne représentent 1,23 million d’emplois, plus de 5 % de l’emploi total. Le terme englobe l’ensemble des services effectués au domicile d’un particulier : ménage, garde d’enfants ou de personnes âgées, jardinage, cours particuliers… Des services dont la demande a explosé, notamment à cause du vieillissement de la population et de la féminisation du marché du travail. Pour pallier ces besoins et tenter de résorber le chômage, la France subventionne le secteur des services à la personne depuis les années 90. Déduction fiscale ou crédit d’impôt, ces dispositifs coûtent cher et sont peu efficaces.

    Nathalie Morel et Clément Carbonnier sont directeurs de l’axe « politiques socio-fiscales » du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluations des politiques publiques (Liepp, Sciences-Po). Dans le Retour des domestiques, ils analysent l’impact de ces mesures de soutien aux services à la personne en France. Argumentée et critique, leur étude dénonce des cadeaux fiscaux déguisés en dépenses sociales. Des sommes que l’Etat pourrait investir dans des services publics sociaux en déshérence au lieu de viser à tout prix la réduction du coût du travail, suggèrent les auteurs.
    La conclusion de votre livre est alarmante. Vous écrivez qu’en France, « la politique de soutien aux services à la personne marque un inquiétant retour à la domesticité » . Pourquoi ?

    Clément Carbonnier : Depuis les années 90, on constate un retour de l’emploi domestique, en particulier en France où cette évolution s’explique notamment par les politiques d’incitations fiscales mises en œuvre dès la fin des années 80, et plus particulièrement à partir de 1991. Certes, ces emplois « domestiques », c’est-à-dire le travail effectué par des salariés pour le compte de particuliers à leur domicile, diffèrent de la domesticité des siècles passés. La figure du domestique vivant chez ses maîtres a été remplacée par celle de la salariée intervenant dans différents domiciles pour accomplir des tâches de ménage, de repassage, de garde d’enfants ou de soins à des personnes âgées. Mais la dimension subalterne de ces emplois « au service de » demeure : par la relation interpersonnelle et fortement asymétrique qui s’y noue et par les conditions de travail dégradées que subissent ces employées, dépendantes de leurs employeurs.
    Pourquoi cette nouvelle domesticité a-t-elle été « créée » par des choix politiques ?

    Nathalie Morel : Au début des années 90, un certain nombre de travaux semblent montrer que la France avait un déficit d’emplois dans le secteur des services. Le pays connaît alors déjà un taux de chômage élevé, notamment par rapport aux Etats-Unis, et certains économistes avancent qu’il est dû à un coût du travail trop important. En France, du fait des protections sociales et des carences sur le marché de l’emploi, la demande spontanée que connaissent les Etats-Unis ne peut pas se mettre en place : on essaie donc de la créer.

    C.C. : On tente alors de résoudre une forme de « trilemme » : répondre à cette demande, résorber le chômage, particulièrement l’inactivité et le sous-emploi chez les moins qualifiés, tout en maîtrisant le budget public. Mais cette politique de subventions n’a atteint aucun de ses objectifs. La création d’emplois est décevante au regard des sommes engagées, relativement importantes. Le dispositif pèse sur le budget public, et ces services sociaux posent des problèmes d’inégalité d’accès, à la fois dans les gardes d’enfants et dans la dépendance.

    N.M. : Et puis, une fois la politique mise en place, un certain nombre d’acteurs qui ont intérêt à ce que les dispositifs soient étendus et pérennisés émergent. Les grandes enseignes de cours à domicile ou de ménage effectuent un travail de lobbying très important. Il devient donc très compliqué de faire évoluer ces dispositifs, même si des gouvernements seraient enclins à le faire, car ces groupes de pression ont des entrées très directes.

    Les associations de particuliers employeurs sont également très actives. Eux-mêmes produisent leurs propres données statistiques en affirmant que de nombreux emplois vont disparaître si l’on abaisse les plafonds de déductibilité. In fine, la France est le premier pays à avoir mis un dispositif si généreux en place. Et la Commission européenne a encouragé les Etats membres à développer ces dispositifs sur le modèle français. Au discours autour du coût du travail trop élevé et de la résorption du chômage s’est ajouté l’argument de l’égalité des sexes. C’est hypocrite : on active de l’emploi précaire pour les femmes précaires, et on libère plus de temps dans des tâches productives pour les femmes qualifiées.
    Qu’est-ce qui explique la faible efficacité de ces mesures fiscales sur l’emploi ?
    (et pendant ce temps les hommes s’en mettent plein les poches car les magouilles fiscales et les entreprises de merde qui font du lobbying contre les femmes précaires sont à eux. Ils sont aussi dispensé du travail domestique et des soins à leurs progéniture et cela sans qu’on leur reproche quoi que ce soit puisque le travail domestique est ici montré comme un enjeux concurrentiel entre femmes diplômées et non diplômées)

    C.C. : Initialement, les plafonds de dépenses prises en compte pour la déduction d’impôt étaient relativement bas, de l’ordre de 4 000 euros par an, puis on est monté progressivement, avec quelques allers-retours, jusqu’à 12 000 euros (voire 15 000 euros dans certains cas) aujourd’hui. Au départ, le dispositif avait un réel effet sur l’emploi, même s’il était coûteux : de 30 000 à 40 000 euros par an et par emploi créé. En revanche, depuis, les augmentations de plafond elles-mêmes en ont créé très peu, avec un coût supérieur à 160 000 euros par an et par emploi créé.
    Mais alors, pourquoi les plafonds des dépenses prises en compte pour la réduction d’impôt ont augmenté de façon quasi constante depuis la première introduction du dispositif en 1991 ?

    C.C. : Les particuliers employeurs et les entreprises du secteur demandent l’augmentation des plafonds en mettant en avant le coût très élevé des gardes d’enfants ou des services d’aide à la dépendance pour les familles. Or la majorité des dépenses des ménages dans les emplois aidés, et donc la majorité des subventions publiques, est en réalité consacrée à d’autres types de service, comme le ménage ou le jardinage, qu’on appelle les « services de confort ». L’aide à domicile pour les personnes dépendantes est une part importante, mais pas majoritaire, et la garde d’enfants est une part très minoritaire. Non seulement les dispositifs fiscaux ne répondent pas en priorité à ces deux vrais services sociaux, mais ils n’y répondent que très partiellement : même avec des aides, les gardes d’enfants ou les services aux personnes âgées restent trop chers pour des foyers modestes.
    Ce qui signifie que ces mesures ne bénéficient pas à ceux qui en ont le plus besoin ?

    C.C. : Exactement. La consommation de ces services augmente fortement avec le niveau de revenus. Les ménages les plus modestes consomment très rarement et seulement en très petites quantités. Les ménages aisés y ont recours bien plus fréquemment et pour des montants annuels bien plus importants. La moitié la plus modeste de la population a bénéficié en 2012 de seulement 6,6 % du total des crédits d’impôt, alors que le décile le plus aisé a bénéficié de plus de 43,5 % de la subvention fiscale totale. Concernant cette dépense fiscale, la part captée par les ménages progresse fortement avec le niveau de vie. En résumé, la majorité des services ne sont ni de l’aide à domicile ni de la garde d’enfants, et la répartition des avantages fiscaux est très, très concentrée sur les foyers les plus riches.
    Vous soulignez le lien entre les conditions de travail dégradées de ce secteur et la façon dont les politiques publiques l’ont construit…

    N.M. : Lors de la mise en place du dispositif, c’est l’emploi direct de salariées par les ménages qui a été privilégié au détriment de la structuration et de la professionnalisation du secteur. Le modèle du « particulier employeur » continue d’être prédominant, même si les entreprises prestataires qui emploient et vendent le service sont en croissance. Cela engendre une fragmentation de l’offre de main-d’œuvre qui, couplée à l’absence de lieu de travail commun, limite fortement la constitution de collectifs de travail. La représentation syndicale est pratiquement nulle et l’information sur les droits peu disponible, ce qui limite l’efficacité des conventions collectives qui existent pourtant. La réglementation sur les conditions de travail et leur conformité aux règlements d’hygiène et de sécurité est particulièrement difficile à faire appliquer, notamment du fait que l’inspection du travail n’est pas habilitée à intervenir au domicile de particuliers. Ce secteur est d’ailleurs caractérisé par un taux d’accident du travail élevé.

    De plus, si les salaires horaires officiels respectent le salaire minimum, les salaires mensuels sont très faibles, non seulement du fait de temps très partiels et très fragmentés (temps de transport élevé par rapport au temps de travail rémunéré), mais également parce qu’un certain nombre d’heures au domicile du client ne sont pas comptées pour des heures pleines. La situation est légèrement plus favorable pour les salariées travaillant par le biais d’organismes prestataires du fait d’un meilleur accès à la formation et la possibilité de travailler un nombre d’heures plus élevé, mais les salaires restent faibles.
    Selon vous, l’argent consacré aux réductions d’impôt ou aux allégements de cotisations pourrait en partie servir à créer des emplois publics dans les secteurs de la petite enfance et de l’aide aux personnes âgées

    N.M. : Oui. Il y a un grand nombre de services utiles qui n’existent ni dans le privé ni dans le public. Si l’on réorientait la partie la moins efficace de la dépense fiscale vers ces services, cela ne nuirait pas à l’emploi. Et cela permettrait même d’en créer de meilleure qualité dans le secteur. Alors oui, les utilisateurs de ces nouveaux services sociaux ne seraient pas forcément ceux qui bénéficient aujourd’hui de la niche fiscale. Mais cette réallocation amplifierait l’effet redistributeur du système d’impôts et de transferts français.
    Léa Mormin-Chauvac

    #femmes #travail #précarité #care #domestiques

  • Le film « Bécassine » ravive de mauvais souvenirs en Bretagne | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/162324/bretagne-film-becassine-boycott

    On est donc très loin du commentaire social que les membres de Dispac’h aimeraient voir. Pour eux, ce n’est qu’à cette condition que le personnage offensant de Bécassine devrait être utilisé, comme ils l’expliquent dans leur communiqué : « Opprimées parce que femmes, stigmatisées parce que Bretonnes, exploitées parce que prolétaires, voilà la seule réalité qui s’applique à Bécassine. Si vous voulez montrer Bécassine à l’écran laissez-la parler, montrez ses souffrances et ses révoltes ». Podalydès rétorque : « Mais Bécassine, ce n’est pas la Marianne de la Bretagne ! ». Défendant logiquement son film, le réalisateur estime que le boycott dessert sa propre cause. « Il n’y a rien contre la Bretagne dans le film, insiste-t-il. Ce qui est dommage avec ces réactions un peu braquées, c’est que ça réveille des vieux trucs pas terribles. Comme quelqu’un qui m’a dit : “Ils sont cons ces Bretons”. Je trouve que ce n’est pas un service rendu à la Bretagne. »

    Néanmoins, le réalisateur reconnaît dans l’affaire un point positif : l’appel au boycott a permis de faire parler de l’histoire des migrant E s breton NE s. Soit déjà une petite victoire pour Dispac’h. « En Bretagne, comme en Corse ou au Pays Basque, on ne nous apprend pas l’histoire de nos territoires, conclut Ewan Thébaud. On apprend seulement l’histoire de France. Ainsi, beaucoup de Bretons ne connaissent pas l’histoire de cette migration. C’est aussi l’occasion pour nous d’en faire parler. »

    #sexisme #classissme #parisianisme #paysannerie #cinema

    • En cherchant le docu j’ai trouvé ceci :
      http://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/fiche-media/Region00371/les-employees-de-maison-a-paris.html
      archives #ina 1962 #migration

      A la fin du XIXe siècle, une première vague d’émigration bretonne arrive sur Paris. La pression démographique exercée sur les campagnes bretonnes, à l’époque très catholique, est énorme. En effet en 1872 la population en Bretagne s’élève à 3 millions de personnes et la population rurale y représente au minimum 70 % dans les quatre départements, jusqu’à 91 % dans les Côtes-du-Nord. Ainsi face à l’exiguïté des exploitations agricoles qui ne peuvent nourrir toutes les bouches, il est nécessaire pour certains de se résoudre au départ pour trouver un emploi.

      Cet exode coïncide avec les premiers travaux de désenclavement de la région et l’arrivée du train dans les années 1870. Ainsi de 1872 à 1891, on compte pas moins de 126 000 départs, et plus de 200 000 de 1891 à 1911. Une émigration rurale, plutôt qu’un véritable exode dont le mythe a pourtant longtemps perduré, se met alors en place. Une émigration temporaire tout d’abord vers le bassin parisien, où les bretons peuvent trouver des travaux saisonniers dans l’agriculture puisqu’ils sont réputés pour leur robustesse et leur faible coût de main d’œuvre, ou encore vers les chantiers de construction de Saint-Nazaire et du Havre.

      Mais cette émigration temporaire, notamment vers la capitale, devient souvent définitive. D’après les estimations de l’abbé Cadic, un religieux originaire de Vannes, en 1905, 150 000 bretons habiteraient dans l’agglomération parisienne alors qu’ils n’étaient environ qu’une dizaine de milliers sous la Monarchie de Juillet. Cette émigration concerne fortement les femmes et particulièrement les jeunes filles encore un peu naïves et dures à la tâche, recherchées par les famille bourgeoises de la capitale. Un phénomène qui devient rapidement une image d’Épinal avec la création en 1905 du personnage de Bécassine dans le premier numéro de La semaine de Suzette. Ce personnage, né de l’imagination de Jacqueline Rivière suite à une bévue commise par la bonne bretonne de sa créatrice est dessinée par Joseph-Porphyre Pinchon. Quoique empreinte de nombreux clichés, cette image traduit néanmoins une réalité de l’époque. En effet au début du XXe siècle des milliers de jeunes filles montent à la capitale pour travailler en tant que « bonne à tout faire » dans les familles aisées parisiennes.

      Dans ce document, cette émigration des jeunes bonnes bretonnes est traitée de façon très positive et n’aborde pas l’histoire difficile de ces jeunes filles, notamment à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Par exemple, en 1926, Geneviève de Blignières, une Bretonne montée à Paris pour se consacrer à des œuvres sociales, s’aperçoit que 30 à 40 % des détenues de la prison Saint-Lazare sont bretonnes. Aussi décide t-elle, suite à ce constat, de créer en 1933 une maison d’accueil dans la gare Montparnasse afin d’aider et d’orienter ces jeunes filles vers un emploi et éviter les risques de la pauvreté et de la prostitution. Une structure qui deviendra en 1960 le Centre Social Breton et qui existe toujours mais dont la mission a bien évidemment changé depuis la fin des années 1960 car il est aujourd’hui un foyer de jeunes travailleurs spécialement dédiées aux jeunes filles d’origine bretonne. Cette émigration des jeunes bretonnes se poursuit donc tout au long de la première moitié du XXe siècle et même au lendemain de la guerre, comme en témoigne ce document. Cependant l’émigration bretonne vers le bassin parisien et notamment la seconde vague importante dans les années 1950 et 1960 va progressivement se modifier. La capitale a toujours besoin de main d’œuvre mais plus qualifiée et plus diplômée. Les bretonnes qui arrivent à la gare Montparnasse ne sont plus automatiquement accueillies et orientées vers le métier d’employée de maison. Elles investissent de nouveaux emplois dans la fonction publique, à la SNCF, la Poste ou encore la RATP. Ces femmes joueront aussi un rôle dans la modernisation de la région lors de leur retour en Bretagne, où elles contribueront à propager le style de vie citadin.

  • UK Supreme Court allows domestic workers to sue Saudi diplomat despite his claiming immunity
    http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/trafficked-domestic-workers-saudi-arabia-diplomatic-immunity-supreme-
    The court rejected the claim by Jarallah al-Malki that he and his wife were entitled to diplomatic immunity after the domestic workers took their claims of low pay and poor conditions to an employment tribunal.

    The judgment was described as a “major breakthrough” for low-paid domestic workers in diplomatic households in the UK and around the world.
    #domestiques #exploitation

  • A Madrid, les femmes de ménage disent « basta » à la #précarité
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/09/a-madrid-les-femmes-de-menage-disent-basta-a-la-precarite_4966821_3234.html


    Plus prosaïquement, une société du #tourisme est fondée sur les #inégalités fortes et l’exploitation de la main d’œuvre…

    « Notre travail a toujours été dur, précaire et mal payé, mais depuis la crise et la réforme du travail, je n’avais jamais vu, en vingt et un ans de profession, un tel niveau d’#exploitation, affirme Isabel Rodriguez, fondatrice du groupe des Kellys de Barcelone. Les nouvelles femmes de chambre ont perdu tous les droits que nous avions conquis au fil des années : congés payés, libération de certains week-ends, plannings en avance… Aujourd’hui, elles sont souvent à la libre disposition des chefs d’établissement. »

  • ILO launches campaign to end modern slavery and bring labour laws up to date | Global development | The Guardian

    http://www.theguardian.com/global-development/2015/oct/20/ilo-launches-campaign-to-end-modern-slavery-and-bring-labour-laws-up-to

    The International Labour Organisation on Tuesday launched a campaign aimed at mobilising people around the world to lobby their governments to end modern-day slavery.

    The 50 for Freedom campaign, organised in partnership with the International Organisation of Employers and the International Trade Union Confederation, is calling on governments to ratify the forced labour protocol.

    #travail #enfants #enfance #esclavage #travail #domestiques

  • Mobilisations téméraires des employées de maison au Liban - Orient XXI
    http://orientxxi.info/magazine/mobilisations-temeraires-des-employees-de-maison-au-liban,0901

    Elles sont des dizaines, voire des centaines de milliers à travailler au Liban comme domestiques. On peut les voir quelquefois accompagner des enfants à l’école, porter les courses de leurs employeurs. Soumises la plupart du temps à l’exploitation, en butte au mépris, elles ont commencé à s’organiser envers et contre tous, notamment contre le gouvernement qui refuse de reconnaître le syndicat qu’elles ont créé.

    #domestiques #Liban #syndicalisme

  • Filipino Domestic Worker Earns Prestigious Magnum Fellowship for Her Photography
    http://petapixel.com/2015/01/23/filipino-domestic-worker-earns-prestigious-magnum-fellowship-photography

    For the past 10 years, 27-year-old Xyza Cruz Bacani has been working as a domestic worker for a wealthy Chinese family in Hong Kong. On her days off, she brings her camera onto her city’s sidewalks and captures impressive street photos.

    Yesterday, Bacani’s life took a dramatic turn: she was announced as a recipient of the 2015 Human Rights Fellowship by the Magnum Foundation, a prestigious scholarship that will give her the opportunity to study in an intensive, six-week-long program at New York University in NYC.

    Un peu comme Vivian Maier aux Etats-Unis à son époque :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZRKEU2LSxbc

    La photographie, peut-être le seul moyen d’expression accessible quand on se fait voler une aussi grande quantité de son temps ?

    #photographie #domestiques

  • Au Liban, les bonnes se rebellent
    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/02/17/au-liban-les-bonnes-se-rebellent_4574367_4497186.html

    Exploitées, sous-payées, parfois violentées, les #employées_de_maison ont créé leur syndicat. Le ministre du travail l’estime non conforme à la loi libanaise.

    C’est une première dans le monde arabe : les bonnes à tout faire du #Liban se sont syndiquées. Corvéables à merci pour un #salaire de misère, parfois #battues, voire #violées et poussées au suicide, les employées de maison, d’origine asiatique ou africaine, ont décidé de dire «  assez  ». Dimanche 25 janvier, dans une salle de mariage de la banlieue de Beyrouth, 200 d’entre elles, issues des communautés sri-lankaise, philippine, bangladeshie ou encore sénégalaise, ont participé au congrès fondateur de leur organisation.

    Dans une ambiance fiévreuse, où la fierté de redresser la tête se mêlait à la crainte d’être sanctionnée par les autorités, les toutes petites mains de la société libanaise ont élu leurs représentantes. «  Leur principale revendication, c’est d’obtenir une réforme de la loi du travail, dont elles sont scandaleusement exclues, explique Castro Abdallah, secrétaire générale de la Fédération nationale des #syndicats des ouvriers et des employés au Liban (Fenasol), qui parraine l’initiative. Leur #travail doit être mieux encadré, avec des horaires et un salaire décents. Nous autres Libanais, aimerions-nous que nos enfants, qui partent souvent travailler à l’étranger, soient traités comme ces femmes ? (...)

    La jeune femme trime depuis sept ans au Liban comme #nounou, #femme_de_ménage et #cuisinière à plus que plein temps. Avec un beau sourire las, elle évoque la chambre à peine plus grande qu’un placard dans laquelle elle dort, les caprices de ses #patrons, qui peuvent la réveiller à 3 heures du matin «  parce qu’ils découvrent, de retour de soirée, que le chien a uriné sur le tapis du salon  », et tous ses dimanches passés à nettoyer la maison de la grand-mère. «  Pendant mes trois premières années ici, je n’ai pas eu un seul jour de #congé  », soupire Sujana. Le tout pour 135 dollars (119 euros) par mois, quinze de moins que le montant promis à la signature du contrat, à Katmandou.
    Les 250 000 domestiques du Liban n’ont pas le droit de changer d’emploi à leur guise. C’est le système de la #kafala (tutelle), en vigueur également dans les monarchies du golfe Arabo-Persique, qui interdit aux immigrés de chercher un meilleur emploi sans l’agrément de leur kafil (tuteur) qui, la plupart du temps, est aussi leur patron. Dans les situations d’abus ou de violence, beaucoup choisissent donc de prendre la fuite et, dans le pire des cas, de mettre fin à leurs jours.

    En 2008, l’organisation Human Rights Watch avait comptabilisé un #suicide par semaine, la « technique » la plus fréquente consistant à enjamber le balcon. «  Bien sûr, la police n’enquête jamais sérieusement sur ces affaires, souligne Bernadette Daou, de l’ONG Kafa, qui lutte contre les #violences_faites_aux_femmes. Elle se contente de la version des familles qui, la plupart du temps, affirment que leurs employées étaient “dérangées”. Il n’y a jamais eu de condamnation.  »
    Sans surprise, le ministre du travail, Sejean Azzi, du parti de la droite chrétienne #Kataëb, a rejeté la création du syndicat, contraire selon lui à la loi libanaise. Mais la Fenasol et les associations de défense des #immigrés entendent continuer la bataille. «  Nous sommes unies, dit Sujana Rana. Nous ne changerons sûrement pas la loi tout de suite, mais peut-être au moins pourrons-nous changer les mentalités.  » Un pari qui, dans son cas, a fonctionné. Depuis qu’elle s’est engagée dans Nari, il y a deux ans, ses patrons ont accepté de lui rendre son dimanche. «  Ma madame est fière de moi, dit-elle avec un air espiègle. Elle montre nos brochures à ses amies. Et elle me laisse même partir à des conférences à l’étranger ! »

    #travailleuses_migrantes #domestiques #contrôle_de_la_mobilité_sur_le_marché_de_l'emploi

    Un papier destiné à flatter la bonne conscience des employeurs et employeuses de domestiques ici, avec happy end : le respect de Madame est possible, etc. , mais pas seulement...

  • L’appel au secours des domestiques philippines maltraitées en Arabie saoudite - France 24 Observateurs

    http://observers.france24.com/fr/observers.france24.com/fr/node/592278/philippines-domestiques-arabie-Saoudite-abus-employeur-kafala

    Nargelene Mendez, une employée domestique philippine maltraitée par son employeur saoudien, a publié une vidéo sur sa page Facebook appelant à l’aide. La vidéo est devenue virale, ce qui a incité l’ambassade des Philippines en Arabie saoudite à intervenir pour la secourir. Mais toutes n’osent pas appeler à l’aide aussi publiquement. C’est là qu’intervient notre Observateur, un Philippin à la tête d’une organisation clandestine en Arabie saoudite, reconnue comme syndicat légal aux Philippines.

    C’est dans une buanderie que Nargelene Mendez était contrainte de dormir chez son employeur, un officier de police saoudien à la retraite. Dans la vidéo qu’elle a eu le courage de publier sur Facebook, on découvre l’étroitesse du lieu qu’elle partage avec ses collègues. Elle évoque également les maltraitances qu’elle subit au quotidien : « Ils ont frappé ma collègue hier. Ils me frappent aussi. Aidez-nous, s’il vous plaît. Je vous en supplie. » L’appel à l’aide a été entendu, notamment grâce à la mobilisation des internautes sur les réseaux sociaux. La vidéo a été partagée plus de 40 000 fois sur Facebook.

    Plus de 1,1 million de Philippins travaillent en Arabie saoudite. Certains sont ingénieurs ou employés de bureaux. D’autres sont domestiques, en très grande majorité des femmes, issues de milieux ruraux, pauvres et peu éduquées. Ce sont elles qui subissent les plus grands abus de la part de leurs employeurs, sponsors de leur permis de travail et de résidence dans le cadre du système de parrainage ("kafala") en vigueur en Arabie saoudite. Très fréquemment, les employées voient leur passeport confisqué et sont enfermées chez leur employeur, ce qui les rend plus facilement sujettes à des violences physiques, psychologiques et sexuelles, selon Human Rights Watch, qui a recensé plusieurs cas s’apparentant à du travail forcé et à de l’esclavage. Ces abus font de l’Arabie saoudite une destination à éviter pour les travailleurs domestiques, selon les recommandations du COWA, Comité philippin des affaires des travailleurs à l’étranger.

    Selon Human Rights Watch, une domestique qui parvient à échapper au contrôle de son employeur et à quitter le confinement de sa chambre a souvent bien du mal à être entendue. Si elle parvient à se rendre au commissariat de police pour témoigner des abus qu’elle subit, elle peut être arrêtée si son employeur l’a signalée comme étant en fuite ou s’il s’est livré à de fausses accusations. Elle peut même être passible de poursuites. En cause, le système de parrainage « kafala » qui lie entièrement les travailleurs domestiques à leur employeur tant que le contrat n’a pas pris fin.

    Les travailleurs domestiques ont aussi la possibilité de se rendre dans leur ambassade. Certaines ambassades disposent de refuges pour ces travailleurs et ont les capacités de les aider pour quitter le pays. Mais tout dépend du personnel de l’ambassade et des moyens dont ils disposent.

    Le plus souvent, indique Human Rights Watch, les travailleuses domestiques cherchent de l’aide dans la rue. Mais ceux qui tentent de les aider ou de leur offrir un refuge peuvent aussi être poursuivis par la justice. Récemment, un homme a été arrêté pour avoir essayé d’aider un travailleur domestique à quitter son employeur.

    Des organisations de défense des droits des migrants basées aux Philippines tentent d’agir à distance pour améliorer la situation des travailleurs domestiques en Arabie saoudite, notamment en faisant pression sur le gouvernement philippin pour qu’entre enfin en vigueur le « mémorandum of understanding », signé entre les gouvernements saoudien et philippin. Le texte garantit des droits minimaux aux travailleurs domestiques (jour de repos, salaire minimum, temps de travail limité). Mais ces organisations sont également en étroit contact avec des représentants philippins à la tête d’organisations clandestines en Arabie saoudite qui documentent les abus et vont au secours de leurs compatriotes.

  • ’Runaway maids’ tracked down on Kuwaiti Instagram

    Kuwaiti domestic workers are being named and shamed on an Instagram (link is external) account called Mn7asha, or “runaway”.

    The account description reads, “An account to display pictures of servants fleeing in Kuwait, together to put an end to this phenomenon.” The account lists a number to send photos to via the mobile messenger #Whatsapp and says, “Hand in hand we can make a difference, even a small one.”

    The Kuwait Society for Human Rights estimates (link is external) 600,000 domestic workers contribute to the country’s migrant labour force. Foreigners make up the vast majority of Kuwait’s private workforce.

    As in other Gulf countries that use the #kafala (link is external) (sponsorship) system, migrant workers are tied to the employer sponsoring their visas. Most cannot leave the country without their employer’s permission. Foreign workers trying to escape employers in Kuwait can face (link is external) criminal charges for “absconding”.

    http://stream.aljazeera.com/sites/default/files/styles/big_thumbnail/public/06202014-Kuwait_0.png?itok=10rZADpb

    http://stream.aljazeera.com/story/201406202028-0023861

    #domestiques #Kuwait #travail #exploitation #emploi #migration #néo-esclavage

    http://i.embed.ly/1/display/resize?key=1e6a1a1efdb011df84894040444cdc60&url=http%3A%2F%2Fphotos-c.ak.ins

    http://i.embed.ly/1/display/resize?key=1e6a1a1efdb011df84894040444cdc60&url=http%3A%2F%2Fscontent-b.cdni
    http://i.embed.ly/1/display/resize?key=1e6a1a1efdb011df84894040444cdc60&url=http%3A%2F%2Fphotos-g.ak.ins

    #esclavage_moderne

  • Au Liban, des employées domestiques étrangères vivent un enfer | Monde académie International
    http://mondeacinter.blog.lemonde.fr/2014/06/05/lenfer-des-employees-domestiques-au-liban

    Selon l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), le Liban compterait quelque 200 000 employées de maison venues de l’étranger et travaillant dans des conditions souvent difficiles, à Beyrouth mais également dans des petits villages reculés de la Bekaa, à l’est du pays. D’après Noha Roukoss, responsable de la sensibilisation et de la formation des migrantes chez Caritas, il y aurait en outre 50 000 employées domestiques travaillant sans titre de séjour sur le territoire libanais.

    La plupart de ces femmes, qu’elles soient employées légalement ou illégalement, viennent des Philippines, d’Éthiopie, du Sri Lanka ou de Madagascar. Elles ont toutes quitté leur pays et leur famille dans l’espoir d’un avenir meilleur. Un espoir rapidement déçu pour Julienne. Elle a été non seulement privée de nourriture, mais aussi enfermée et battue : « Je n’avais pas le droit de sortir, ni de téléphoner à qui que ce soit. Même à la maison, je n’avais pas le droit de parler au mari ou aux deux enfants de ma patronne qui me battait chaque jour, à la moindre occasion ».

    Ces abus s’exercent dans le cadre d’une pratique locale appelée kafala, une forme de parrainage qui impose aux employées de maison d’avoir un « sponsor » pour entrer légalement au Liban. Ce « sponsor » – souvent le particulier qui les embauche – est considéré comme le garant de leur statut, y compris en cas de fuite. Les employeurs confisquent donc souvent les passeports des nouvelles recrues, dès leur arrivée, ce qui les expose particulièrement aux risques d’exploitation. Ce parrainage exclut du droit du travail libanais ces employées qui ne bénéficient d’aucune protection légale en cas de problème.

    Les abus peuvent aller très loin. « Un jour, ma patronne a vu que je mangeais dans la poubelle, alors elle s’est mise à me frapper très violemment », poursuit Julienne, la voix tremblante. Elle évoque aussi « les nuits sans dormir à repasser ou à nettoyer » et cet autre épisode : « J’ai été enfermée dans une pièce noire, sans fenêtre, pendant trois jours, sans eau ni électricité. Quand ma patronne est venue m’ouvrir, elle m’a ordonné de reprendre le travail aussitôt. »

  • « Dans la chambre des bonnes » de #Luis_Mendez (#Canal_Sud) : la 2e partie est en ligne
    https://www.canalsud.net/?Dans-la-chambre-des-bonnes-de-Luis

    https://www.canalsud.net/IMG/mp3/chambre_de_bonnes_2_2.mp3

    Après l’affaire, le #procès : "le jury était quand même composé uniquement d’hommes".

    Présentation et 1e partie sur
    http://seenthis.net/messages/189183

    Et je te recommande chaudement ces deux fois 50 minutes.

    #femmes #domestiques #affaire_Papin #audio #radio #documentaire #fiction #fait_divers

  • « Dans la chambre des bonnes », de #Luis_Mendez, 1e partie (#Canal_Sud) : 50 minutes que je te conseille très très vivement...
    https://www.canalsud.net/?Dans-la-chambre-des-bonnes-de-Luis

    Ce #documentaire #fiction s’articule autour d’un #fait_divers pour certains, un événement historique pour d’autres. En 1933, au Mans dans la Sarthe, l’#affaire_Papin defraya la chronique.
    Cette année-là, le 2 février, Christine et Léa Papin, #bonnes chez les Lancelin, assassinent sans raison apparente leur patronne et sa fille. la police trouve les victimes défigurées et atrocement mutilées.

    https://www.canalsud.net/IMG/mp3/01_dans_la_chambre_des_bonnes_premiere_partie.mp3

    Il faudra patienter jusqu’au 1er novembre à 19h pour la 2nde partie.

    #histoire #femmes #domestiques #psychanalyse #procès #création_sonore #audio #radio

  • #Hong_Kong Finds New Maids to Exploit
    http://www.asiasentinel.com/index.php?option=com_content

    Hong Kong recently began recruiting domestic helpers (maids) from Bangladesh, supposedly as a goodwill gesture towards the poor South Asian nation. To many, however, it is an effort to keep down wages and find a source of maids even less liable to complain than Indonesians, who had already overtaken Filipinas by number. They were considered to be less educated and thus less conscious of their theoretical rights and more willing to accept wages and working hours and conditions less than those stipulated as minimums by the government.

    #domestiques #exploitation #inégalités #femmes #pauvreté

  • On peut dire sans hésitation que le vrai fascisme, c’est le pouvoir de cette société de consommation

    Pier Paolo Pasolini

    http://www.dailymotion.com/video/xt5e47_pasolini-fascisme-et-societe-de-consommation_webcam


    Une excellente analyse par Max Leroy
    http://ragemag.fr/pasolini-et-le-fascisme-de-la-consommation-25786

    Le régime instauré par le Parti national fasciste était, à l’image de son Guide, bouffon, grotesque et obscène : quincailleries antiques, aigles en feuilles d’or, parades de carnaval et gestuelle pathétique d’un chef d’orchestre sans génie. Et #Pasolini d’estimer que les deux décennies de tyrannie n’eurent au final qu’un impact réduit sur le peuple italien : l’âme du pays n’en fut pas transformée dans ses profondeurs. « Les différentes #cultures particulières (#paysannes, #sous_prolétariennes, #ouvrières) continuaient imperturbablement à s’identifier à leurs modèles, car la répression se limitait à obtenir leur adhésion en paroles. » Le #consumérisme, qu’il identifiait donc à une nouvelle forme de #fascisme (en ce qu’il pénètre les cœurs du plus grand nombre et ravage durablement, sinon irrémédiablement, les #sociétés qui lui ouvrent les bras), se montra en réalité bien plus destructeur : « Aucun #centralisme_fasciste n’est parvenu à faire ce qu’a fait le centralisme de #la_société_de_consommation. Le fascisme proposait un #modèle #réactionnaire et monumental mais qui restait lettre morte. De nos jours, au contraire, l’adhésion aux modèles imposés par le centre est totale et inconditionnée. On renie les véritables modèles culturels. L’abjuration est accomplie. On peut donc affirmer que « la tolérance » de l’#idéologie_hédoniste voulue par le nouveau #pouvoir est la pire des #répressions de l’histoire humaine. »

    Sous couleur de #démocratie, de #pluralité, de tolérance et de bien-être, les #autorités #politiques, #inféodées aux #pouvoirs #marchands, ont édifié un système #totalitaire sans nul autre pareil. L’Histoire est facétieuse lorsqu’elle se rit des paradoxes : Mammon réalisa le rêve de Mussolini. En #uniformisant tout un peuple, le premier mena à bien les desseins les plus fous du second, qui ne sut ni ne put aplanir l’Italie sous les bottes d’un Empire. « Le fascisme, je tiens à le répéter, n’a pas même, au fond, été capable d’égratigner l’âme du peuple italien, tandis que le nouveau fascisme, grâce aux nouveaux moyens de #communication et d’#information (surtout, justement, la #télévision), l’a non seulement égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais. »

    (...)

    L’ouvrage #Divertir pour #dominer (2010) a justement mis en relief « l’ampleur et la sophistication des procédés mis en œuvre par les #industries dites #culturelles pour forger les consciences aux valeurs de l’#hypercapitalisme » : #massification_des_désirs (via l’#endoctrinement_publicitaire), grégarisation sous couvert d’#individualisme, appauvrissement du #lien #social, #mimétisme collectif, #aliénation des #consciences… Ce #dressage généralisé est notamment rendu possible par la #télévision, que Pasolini percevait comme un instrument « #autoritaire et répressi[f] comme jamais aucun moyen d’information au monde ne l’a été » (à l’évidence, le téléviseur n’asservit pas en soi et il serait sans doute possible d’en faire un usage émancipateur s’il ne se trouvait pas « au service du Pouvoir et de l’#Argent »).

    (...)

    Le succès du #régime_consumériste tient en ce qu’il n’a pas recours aux matraques, chères aux gouvernements autocratiques (des monarchies à l’URSS), pour #dresser ses #domestiques. La mise au pas est assurée sans que le sang ne soit versé. #Servitude_volontaire, ou presque : le #capitalisme à la papa, #bourgeois et bedonnant, cigare d’une main et fouet de l’autre, sent la naphtaline ; le voici lifté et relooké, hype et in, cherchant à susciter partout le #désir de ses #sujets. « La fièvre de la #consommation est une fièvre d’obéissance à un ordre non énoncé », énonçait Pasolini en 1974. Un ordre qui, pour reprendre la formulation de Dufour, « réduit l’humanité à une collection d’individus calculateurs mus par leurs seuls intérêts rationnels et en concurrence sauvage les uns avec les autres » (Le Divin Marché) : les églises se sont vidées au profit des centres commerciaux, le salut individuel passe par les biens matériels et les peuples cèdent la place aux troupeaux…

    (...)

    Pasolini s’étonnait, dans ses Lettres luthériennes (sous-titrées Petit traité pédagogique), de l’absence de réactions des #communistes et des #antifascistes, au cours des années 60 et 70, face à l’#hégémonie_marchande et à la #standardisation de l’espèce humaine – #mutation_anthropologique à ses yeux historiquement unique. Cette évolution, que l’on prenait soin de nommer « développement », le répugnait tant qu’il alla jusqu’à utiliser, de façon polémique et nécessairement ambiguë, le terme de « génocide » afin de mettre en évidence le caractère criminel d’un tel #système #économique. Le torrent #ultralibéral et #productiviste charrie l’#éradication des #cultures, des modes de vie, des #particularismes et des #valeurs #millénaires, transformant ainsi les #humains en « #automates laids et stupides, adorateurs de fétiches ». Il signe la mise à mort du petit #peuple cher à l’#écrivain – ce peuple des faubourgs et des champs, des nippes reprisées et des mains râpées, ce peuple qu’il conviait à sa table, autour d’une rime ou d’un tournage.

    Bibliographie :

    –Les écrits corsaires (lecture indispensable) collection Champs-Flammarion

    –Les lettres luthériennes collection Points

    #Capitalisme #Libéralisme #Fascisme #Pier_Paolo_Pasolini #Livres #Vidéo #Italie

    • Je pense pas qu’on puisse dire que le consummérisme est une nouveau fascisme. Le pouvoir des industries culturelle est grand, et il peu être au service de différentes idéologies. Point. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’hédonisme le coupable, ou le fait que les gens consomme (car ils ont des besoins, ou qu’on leu fait croire), mais bien, qu’il y a des gens qui empêche d’accéder a ce qu’on a besoin par d’autres moyens que la consommation (comme le partage du travail et de la production) et que des gens organise des besoins a partir d’une « bonne capacité » à gérer notre environnement en faveur de leurs intérêts.
      Je crains qu’il y est en fait bcp d’aspect réactionnaire dans ces confusions sur le « consummérisme ».

  • #Madagascar : petites bonnes en mauvais État | Jeuneafrique.com - le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130221182016/corruption-madagascar-esclavage-violmadagascar-petites-bonnes-en-mauva

    Les témoignages de jeunes femmes malgaches victimes d’abus sexuels et d’esclavage moderne en Arabie saoudite ou au Koweït se multiplient. Le rôle des autorités malgaches dans le scandale reste trouble.

    Fatouma n’a ni chaussures ni vêtements propres lorsqu’elle pose les pieds sur le tarmac d’Ivato, l’aéroport d’Antananarivo, le 8 février dernier. Ses cheveux sont ébouriffés, son visage boursoufflé, par les sanglots peut-être. La jeune femme de 26 ans revient d’Arabie Saoudite. Sa place de domestique dans une grande maison moyennant 200 dollars par mois n’avait rien de l’eldorado promis.

    « Dès le début, je travaillais jour et nuit, parfois sans manger. Puis, mon patron a voulu que je couche avec son fils. J’ai refusé. Et ils m’ont violée sous la douche. J’ai fini par m’enfuir lorsque je les ai aperçus en train d’aiguiser des couteaux. » Pour payer ses études d’anglais, Fatouma s’était laissée convaincre par la promesse d’un salaire qu’elle n’a jamais touché.

    À Madagascar, l’histoire de Fatouma est loin d’être un cas isolé. Officiellement, elles sont 340 à travailler en tant que domestiques dans ce pays, et près de 1 700 au Koweït. « Petites bonnes maltraitées », « Domestiques abusées », font régulièrement les gros titres de la presse malgache. Mais les vagues retombent aussi vite qu’elles se lèvent.

    #domestiques #viols #maltraitance

  • « #Domestiques en solde », la pub qui ne fait pas rire l’#Indonésie | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/10/30/promo-domestiques-en-solde-la-pub-qui-ne-fait-pas-rire-lindo

    Ce sont des tracts agrafés aux arbres de la capitale de la #Malaisie, Kuala Lumpur, et qui font la promotion de « domestiques indonésiennes en solde ». « Ménage et cuisine faciles. Reposez-vous et détendez-vous. Pour une caution de seulement 3 500 ringgit (885 euros) ».

    Une #publicité qui n’a pas été au goût de Djakarta : le ministre indonésien des affaires étrangères a appelé son homologue malaisien pour protester officiellement, tandis que le porte-parole du ministère du travail, interrogé par l’AFP, a dénoncé la relégation « inacceptable » des êtres humains au rang de « simple marchandise ». Réponse, ferme, du ministre malaisien du travail : « Nous allons traquer les auteurs de ces prospectus ».

    Gloups #capitalisme #exploitation

  • La solidarité « people » ne change rien au sort des bonnes au #Liban | Rue89
    http://www.rue89.com/2012/01/25/la-solidarite-people-ne-change-rien-au-sort-des-bonnes-au-liban-228748

    Un défilé de mode a été organisé au club Behind The Green Door à Beyrouth le 18 janvier 2012. Les mannequins du jour étaient les employées de maisons originaires de nombreux pays.

    Ce défilé, organisé en fanfare à la Libanaise, a lieu quelques jours avant la tenue d’une table ronde avec le ministre du Travail libanais, Charbel Nahas, sur la question d’une loi garantissant le droit de ces employées.

    Cet événement emprunte la méthode « people“, chère aux médias libanais, pour mettre en évidence leur cause et attirer le regard. Il est initié par l’association libanaise Insan et l’association espagnole Aida, en collaboration avec la Coopération espagnole pour le développement.

    Le fondateur d’Insan, Charles Nasrallah, explique qu’il a ‘ voulu montrer qu’elles sont avant tout des femmes, avec des droits et une dignité ’.

    Portées sur le podium de la mode, ces femmes ont connu, pour pas mal d’entre elles, de terribles traitements de la part de leurs employeurs.

    Pauvre de réflexions profondes et évidentes, il est difficile de déceler une détermination de l’État libanais à traiter ce dossier épineux. Le défilé de mode a tout juste suffi à amuser la galerie. Autant dire que pour ce qui est du neuf dans cette affaire, il n’y a strictement rien.

    #employées_de_maison #domestiques #immigrées

    • Et hop, un raccourci idiot : « la méthode “people”, chère aux médias libanais ». Pourquoi, les médias ne sont pas « people » ailleurs dans le monde ? We are the World, c’étaient pas des people américains qui chantaient pour une bonne cause (je sais plus laquelle) ?

      Sinon, dans la même veine :

      Beirut bar cancels event inviting guests to dress as domestic workers
      http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2012/Jan-26/161107-beirut-bar-cancels-event-inviting-guests-to-dress-as-domestic-w

      A bar in the neighborhood of Gemmayzeh has canceled an event, originally scheduled for this Friday, which invited guests to dress up as migrant domestic workers for the chance to win $100.

      Event details encouraged bar-goers to, “this Friday night, be Sinkara or Milenga ... be Soumatra or Domma ... create your own maid costume, speak like them and look like a Philippino [sic], Bengladish [sic], Sri Lanka [sic] or any maid you want and definitely win 100 U.S. dollars in cash.”

      Tout cela me rappelle étonnement La vie parisienne d’Offenbach, dont le principal ressort comique (affligeant) est que les domestiques se déguisent en aristocrates.