• Papua New Guinea bans Facebook for a month to root out ’fake users’
    https://www.theguardian.com/world/2018/may/29/papua-new-guinea-facebook-ban-study-fake-users

    Analysts will explore how fake news and pornography spreads, and assess whether country needs its own version of the platform The Papua New Guinean government will ban Facebook for a month in a bid to crack down on “fake users” and study the effects the website is having on the population. The communication minister, Sam Basil, said the shutdown would allow his department’s analysts to carry out research and analysis on who was using the platform, and how they were using it, admits rising (...)

    #Facebook #manipulation #domination #censure #pornographie


  • Parcours complexe de supériorité - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/05/29/parcours-complexe-de-superiorite

    La neutralité de la machine n’est que celle que l’on veut bien lui accorder. La machine ne fait que le boulot pour laquelle elle a été programmée et le fait suivant les critères et les barèmes qu’on lui a assignés. De ce point de vue là, la machine n’est pas si neutre que cela, elle agit en fonction des intentions de ceux qui se cachent derrière.

    En résumé, une machine qui trie en fonction des aptitudes à faire du vélo ne pourra en aucun cas être bienveillante pour les poissons. Sa seule neutralité, en fait, c’est de servir de paravent à l’humain ou au groupe d’humain qui a décidé délibérément d’exclure les poissons de la compétition.

    #parcoursup #éducation #école #domination #inégalité #surnuméraires

    • Pendant ce temps-là, au rectorat de Créteil, on recrute du #contractuel pour les commissions académiques supposées aider les candidats recalés par Parcoursup. Les CO-PSY, en train de disparaître, apprécieront. Puisqu’on vous dit que tout avait été prévu ! D’après le tableau de bord de ce matin, on a en tout environ 60 000 candidats sur le carreau (en comptant seulement les démissionnaires et les refusés partout), dont 24 076 refusés. 6 284 candidats ont déjà saisi les fameuses commissions académiques. https://biep-recrute.talent-soft.com/offre-de-emploi/imprimer-fiche-emploi-gestionnaire-des-commissions-academi

    • Whahouhh, le coup de l’appli qui marche trop bien mais qu’il ne faut surtout pas utiliser ! du grand art !

      Si l’Académie de Versailles concède un problème de forme sur l’application, le ministère de l’Enseignement supérieur, lui, reste droit dans ses bottes et défend l’appli qu’il a mise au point : « Il n’y a pas de bug avec Parcoursup. Il n’y a pas de problème avec l’application mobile, nous assure-ton, un brin tendu. Lorsqu’il y a des bugs, le plus souvent, se sont des élèves qui font les erreurs ». « Tout va bien, insiste-t-on. Nous avons vérifié et re-vérifié. Il s’agit de cas isolés et nous nous tenons à disposition des candidats s’il y a le moindre problème ». Et les services de Frédérique Vidal d’assurer que ces problèmes de vœux et d’étudiants mécontents ont été réglés « aussi vite que possible ».

      Cynisme, mauvaise foi ou les deux ?

    • et aussi « Le Parcoursup des filles »

      Données à l’appui, l’enjeu ici est de montrer comment la loi relative à l’Orientation et à la Réussite des Étudiants (loi ORE) adoptée au sénat en février 2018 (I) et enrichie de l’amendement Grosperrin (II) risque d’entretenir, voire de renforcer, ces différenciations sexuées et sociales d’accès et d’orientation à l’université(...)

      Les données de l’enquête POF 2017-2018 permettent de préciser cette évaporation des filles au terme du cursus (Fontanini, 2015, p. 26). Sur les premiers cycles (L1, L2 et L3), cette ségrégation verticale concerne exclusivement les filles de milieux populaires [10]. Proportionnellement, le nombre de filles « favorisées » augmente au cours du premier cycle et le nombre de garçons (boursiers ou non) est, lui, relativement stable (Figure 5). Sur le second cycle (M1 et M2), la diminution concerne les étudiants boursiers des deux sexes, mais la réduction est très forte chez les filles. Les filles de milieux populaires quittent davantage leur établissement d’inscription avant le terme de leurs cursus ou, si elles s’y maintiennent, elles sont massivement rejointes par des filles plus privilégiées. Une explication à leur évaporation au fil des années de formation tient selon Lemêtre et Orange au « poids des injonctions à la maternité [qui] ne peut être sans effet sur les projections des jeunes filles [dans les milieux populaires] » (2016, p. 65). Si cette première dimension de l’amendement ne va donc pas profiter aux étudiantes boursières, la deuxième risque précisément de les exclure.

      http://www.laviedesidees.fr/Le-Parcoursup-des-filles.html


  • A cause de son fournisseur d’accès internet, il est accusé à tort de télécharger des fichiers pédopornographiques
    http://www.nicematin.com/faits-divers/a-cause-de-son-fournisseur-dacces-internet-il-est-accuse-a-tort-de-telech

    La cellule de lutte contre la cybercriminalité de la section financière de la PJ de Nice avait repéré un internaute du quartier Saint-Sylvestre, à Nice, qui téléchargeait des centaines de films pédopornographiques. Les enquêteurs se sont rapprochés du fournisseur d’accès qui leur a fourni le nom du titulaire de l’adresse IP. Le suspect, un informaticien, a été interpellé et placé en garde à vue. Ce père de famille niait farouchement tout comportement déviant. Et il avait raison. Les policiers se sont (...)

    #domination #pédophilie #pornographie


  • Le RGPD va rebooter Internet : ouvrons le combat
    https://www.laquadrature.net/fr/25_mai

    Avant-hier, Emmanuel Macron recevait son homologue Mark Zuckerberg, symbole défait d’un monde dont le glas a sonné ce matin. Sous les traits forcés du dynamisme et de l’innovation, Macron, ne comprenant rien à son époque, fait la cour à des puissances dont le modèle, aussi dépassé qu’illégal, prendra bientôt fin. Les seules structures qui compteront à l’avenir seront les nôtres : celles de l’Internet libre et décentralisé, établies et régulées par le peuple lui-même. C’est la voie qu’a ouvert le RGPD : (...)

    #Google #Facebook #algorithme #terms #domination #données #BigData #publicité #profiling #Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD) (...)

    ##publicité ##Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_ ##LaQuadratureduNet


  • Google’s Selfish Ledger is an unsettling vision of Silicon Valley social engineering
    https://www.theverge.com/2018/5/17/17344250/google-x-selfish-ledger-video-data-privacy

    This internal video from 2016 shows a Google concept for how total data collection could reshape society Google has built a multibillion-dollar business out of knowing everything about its users. Now, a video produced within Google and obtained by The Verge offers a stunningly ambitious and unsettling look at how some at the company envision using that information in the future. The video was made in late 2016 by Nick Foster, the head of design at X (formerly Google X) and a co-founder of (...)

    #Alphabet #Google #algorithme #biométrie #domination #données #génétique #BigData


  • Humanitaire : Le fléau des « sexpats » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/05/20/humanitaire-le-fleau-des-sexpats_1651503

    Après les révélations du « Times » sur le recours à la prostitution dans une mission d’Oxfam en Haïti, qui ont conduit le directeur de la branche britannique à démissionner la semaine dernière, « Libération » a enquêté auprès de dirigeants et d’employés d’ONG. Tous reconnaissent des dérives et déplorent des obstacles juridiques.

    C’est un énième coup donné à l’image d’Oxfam dans la cascade de scandales qui ne cesse d’éclabousser l’ONG depuis quatre mois. Mark #Goldring a annoncé, mercredi, quitter la direction de la branche britannique de l’organisation. En février, le Times avait révélé qu’en 2011 le directeur d’Oxfam en Haïti, Roland Van Hauwermeiren, avait organisé une soirée avec des prostituées haïtiennes dans les locaux de l’ONG, peu après le tremblement de terre de 2010 qui a ravagé l’île, faisant près de 300 000 morts, autant de blessés et 1,2 million de sans-abri. Lors d’une enquête interne, l’homme a avoué les faits et a pu démissionner via une procédure « progressive » et « avec dignité », d’après le rapport d’enquête publié par Oxfam. Mais ce même homme a été recruté par Action contre la faim entre 2012 et 2014, sans qu’« aucune alerte au sujet d’une conduite inappropriée ou d’éventuels abus sexuels n’ait été donnée », assure l’ONG française.

    « Problème systémique »

    Après que l’affaire a éclaté, Libération a enquêté sur l’ampleur du recours à la prostitution dans le secteur humanitaire. Peu à peu, les langues se sont déliées. Du moins de manière anonyme. Des témoignages qui montrent que l’affaire Oxfam n’est pas un cas isolé. « Il ne s’agit pas d’une ou deux pommes véreuses, mais d’un problème réel et systémique », déclarait le 20 février Kevin Watkins, directeur général de l’ONG Save the Children et ancien cadre d’Oxfam, devant une commission parlementaire britannique. Le phénomène reste malgré tout difficile à cerner car aucune étude exhaustive, ou même étendue sur plusieurs organisations, n’a été menée sur le sujet. Ce n’est que récemment que des ONG internationales ont commencé à publier des rapports internes, à la demande de leurs bailleurs. Par ailleurs, le recours à la prostitution n’est pas considéré comme un abus sexuel par la loi française (à moins que ce ne soient des mineurs). Mais le contexte de l’aide humanitaire ajoute des facteurs aggravants : l’ascendant des employés des ONG sur les populations aidées, la défaillance des systèmes judiciaires dans certains pays d’intervention qui renforce le sentiment d’impunité et des situations d’urgence qui nécessitent des recrutements rapides sans laisser le temps de faire des enquêtes approfondies sur les candidats.

    Sophie (1), la trentaine, nous a contacté spontanément pour témoigner. Cette humanitaire américaine, avec plus de dix ans de missions d’urgence derrière elle, a vu plusieurs fois des collègues avoir recours à la prostitution dans leurs zones d’intervention. Comme au #Nigeria, il y a trois ans, où « plusieurs humanitaires de [son] équipe ont fait venir des prostituées dans leur chambre de la résidence ». Une pratique « courante », selon elle, bien que seuls quelques collègues s’y adonnent. « Un jour, un d’entre eux a même enfermé une prostituée dans sa chambre toute la journée pour ne pas avoir à la payer, raconte-t-elle. Plusieurs fois, des cas ont été rapportés à mes supérieurs mais il n’y a eu aucune sanction. Pour moi, c’est une manière d’approuver ces actions. »

    Emmanuel (1) a vécu la même situation : « Il n’est pas rare de voir des collègues expatriés ramener des prostituées à la résidence ou aller en voir, assure l’#humanitaire qui travaille pour une ONG basée en Afrique de l’Ouest. Il y a un an, un de mes collègues passait ses journées avec des prostituées. Mon chef de mission le savait mais il ne l’a pas signalé au siège et l’homme a pu terminer sa mission sans problème. »

    « Un décalage de pouvoir »

    Les termes de « zone grise » ou de « question morale » pour qualifier l’échange d’argent contre des actes sexuels reviennent régulièrement dans la bouche de travailleurs du secteur. Pourtant, le recours à la prostitution, bien qu’il ne soit pas illégal dans tous les pays, est interdit par la majorité des ONG humanitaires. Ces prostitués, femmes et hommes, se trouvent souvent réduits à ces activités contre leur gré, qu’ils soient l’objet de traite d’êtres humains ou contraints à vendre leur corps pour survivre. « Le recours à la prostitution dans les pays où nous travaillons est considéré comme de l’exploitation sexuelle, c’est sanctionné par un licenciement, assure Alexandre Giraud, directeur général de l’organisation française Solidarités international, qui compte 2 000 salariés dans le monde. Dans certaines zones de conflit, il existe un décalage de pouvoir, réel ou supposé, entre les humanitaires et les bénéficiaires. Il est important de sensibiliser nos personnels aux risques d’abus de pouvoir, parfois inconscient. » Sur les quatre dernières années, l’organisation a reçu 97 alertes de comportements contraires à son code d’éthique : « corruption, abus de pouvoir, abus sexuel, discrimination ». Parmi celles-ci, 18 cas tenaient du « harcèlement, de l’abus ou de l’exploitation sexuelle », et « 16 ont donné lieu à des fins de contrat », sans que soit précisé combien de ces cas relevaient du recours à la prostitution.

    Le Comité international de la Croix-Rouge (#CICR), basé à Genève, nous a confirmé avoir reçu « en janvier 2017 des informations sur un employé expatrié qui avait commencé une mission en 2016 en république démocratique du Congo. L’employé a été licencié en février 2017. » Un autre cas a été rapporté à Libération sans que le CICR ne puisse confirmer qu’il en ait été informé : « En 2011, je travaillais sur le continent africain, quand un collègue, avec de nombreuses années de CICR derrière lui et qui n’en était probablement pas à sa première faute, a été dénoncé pour avoir utilisé les services de prostituées locales, décrit Sarah (1), qui travaille toujours dans l’ONG. Il a été immédiatement sorti de la mission, mais il a juste reçu un avertissement et il a été envoyé sur une autre mission, où les possibilités de sortir sont plus restreintes. » Le code de conduite du CICR, signé par tous les membres envoyés en mission, précise bien qu’il « est interdit d’acheter des services sexuels et de pratiquer l’exploitation sexuelle ». En 2017, un bureau a été créé au sein de l’ONG pour permettre à ses employés de rapporter des comportements abusifs de manière confidentielle.

    « Problème de culture collective »

    Médecins sans frontières (MSF), avec ses 40 000 employés permanents, n’est pas non plus épargné. En 2017, le siège aurait reçu 146 alertes, dont 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuels, et 19 personnes ont été licenciées, précise un communiqué qui comptabilise les deux ensemble. « On sait qu’on est en dessous des radars pour le nombre de cas rapportés, admet Thierry Allafort-Duverger, directeur général de #MSF France. Notre organisation n’est pas hors-sol. Nos activités peuvent attirer des prédateurs. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir à licencier des collègues qui s’étaient mal comportés avec des bénéficiaires. » Et de reprendre : « Le plus difficile est d’aider à libérer la parole. Les missions se trouvent souvent dans des zones très violentes où les personnes, notamment les bénéficiaires, peuvent craindre des représailles si elles parlent. » Une cellule composée de deux employés et dédiée à la prévention des abus sexuels a été créée en 2007 à Paris.

    De son côté, l’ONG Care a indiqué à Libération avoir reçu en 2017, pour ses 9 000 employés, « huit cas d’abus ou exploitation sexuelle [qui] ont été confirmés, sept membres du personnel ont été licenciés ».
    « Ambiance sexiste »

    Les ONG sont nombreuses à revendiquer une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis du paiement d’actes sexuels. Seulement, la réalité sur le terrain est différente, et les limites entre ce qui est interdit et toléré sont plus floues. Lesley Agams a travaillé entre 2010 et 2011 en tant que directrice pays au Nigeria pour Oxfam. « Les hommes expatriés, nous les appelions les "sexpats", tellement il était courant de les voir avec des prostituées, rapporte-t-elle, en précisant qu’il ne s’agissait pas de ses collègues. On était si habitués à voir cela qu’on ne faisait que détourner le regard. » L’avocate décrit aussi « une ambiance de travail très sexiste et pesante », dans son bureau et celui d’Afrique de l’Est de l’ONG britannique. Des faits qu’elle rapporte à l’époque à sa responsable des ressources humaines, sans que cela ne provoque de réaction.

    Une autre employée d’Oxfam, Marguerite (1), toujours en poste, déclare n’avoir jamais été témoin d’abus sexuels par des humanitaires. Elle regrette en revanche que le scandale d’Oxfam ne se soit concentré que sur certains cas comme s’ils étaient des exceptions, et non sur « le problème de culture collective, où les rapports de domination et de pouvoir exercés par des responsables souvent masculins continuent de prévaloir ». « Il ne faut pas créer d’autres règles, d’autres mécanismes, ajoute-t-elle. Il faut faire respecter ceux qui existent déjà et ouvrir le débat sur la vraie question de fond : le #sexisme inhérent à nos organisations. »

    Il existe des #prédateurs dans tous les secteurs. Mais dans l’humanitaire, l’importante rotation des effectifs sur de courtes missions leur permet de sévir plus longtemps. C’est le cas de Roland Van Hauwermeiren, d’Oxfam. C’est aussi celui de l’homme qui a agressé sexuellement Ellen (1), en Irak, dans la résidence de l’ONG pour laquelle ils travaillaient en 2014. Il a été employé par trois ONG internationales depuis et se trouve toujours dans les circuits de recrutement. L’explication à cela tient à un blocage juridique. Il est illégal de révéler la raison d’un licenciement, même si ce sont des abus sexuels, s’il n’y a pas eu de condamnation judiciaire, souligne-t-on à la Croix-Rouge et à Solidarités international. Un droit à l’oubli garanti par la loi française, et que les organisations essayent de contourner via des codes propres à la profession. Lors des prises de références, un « on ne l’emploiera plus » suffirait à blacklister un ancien employé. Mais certains passent entre les mailles du filet en cachant leur passage dans l’ONG qui les a licenciés. La création d’un fichier commun d’individus auteurs d’abus est maintenant envisagée, mais ne pourraient y figurer que les condamnés par la justice. Or, souvent, les victimes, quand elles dénoncent les faits, craignent les conséquences d’un procès sur leur vie.

    « Notre image va être ternie »

    Patrick (1) n’a, lui, jamais été témoin d’abus sexuels perpétrés par des humanitaires, pendant les dix années où il a travaillé dans le secteur. Mais il a vu des personnes se faire renvoyer pour cela. Aujourd’hui chef de mission pour une #ONG internationale sur le terrain d’une crise humanitaire, il interpelle : « Comment peux-tu faire ce métier et être l’auteur de comportements aussi inacceptables ? » Et prévient : « L’impact va être majeur pour beaucoup d’organisations. Notre image va être ternie, alors qu’elle est essentielle pour garantir la confiance des populations bénéficiaires. C’est la clé de notre sécurité et de la réussite de notre travail. »
    (1) Les prénoms ont été modifiés
    Aude Massiot

    #prostitution #agression_sexuelle #colonialisme #domination #oxfam #Van_Hauwermeiren


  • BALLAST | Théo Roumier : « On a les moyens de défaire Macron »
    https://www.revue-ballast.fr/roumier

    Macron, Thatcher à la française ? Il s’inscrit en réalité dans le sale #travail de ses prédécesseurs. Mais en mode bulldozer. Il cherche à accroître la #domination du #capital dans le rapport capital/travail, une démarche initiée au moment du tournant de la rigueur sous Mitterrand, en 1983. Mais n’enterrons pas les résistances sociales ! La grève cheminote aujourd’hui, celle d’Air France, des salarié.e.s de McDo, du nettoyage… Macron finira par payer le prix de sa politique antisociale. Il faut l’avoir en tête : on a les ressources et les moyens de défaire Macron et son monde. Sa légitimité est très relative, avec un socle absolument pas majoritaire au regard du taux d’abstention très élevé — de surcroît, il a été élu face à Marine Le Pen. Il incarne et est seulement représentatif d’une caste de cadres sup’ techno et des professions libérales — en résumé, des traders aux avocats… à l’exception des camarades du Syndicat des avocats de France et du Syndicat de la magistrature, que je salue ! (rires) Sur cette base sociale, on peut le défaire. Mais il faut que le #mouvement social et ouvrier reprenne confiance en ses capacités. Rappelons-nous qu’avant Mai 68, un éditorial célèbre du Monde titrait « La France s’ennuie ». Cela dépendra de la capacité du monde syndical à se dépasser stratégiquement en incarnant autre chose, tant d’un point de vue théorique que… sportif. (rires) Il a à assumer la place qu’il tient aujourd’hui dans le tissu social français comme principal opérateur d’actions collectives. À cette condition, il pourra ouvrir bien des possibles et des futurs.

    « Le "dialogue social", c’est le patronat qui impose son agenda, ses thèmes, son calendrier, son idéologie. »

    Il faut, au préalable, rompre avec cette idée de « dialogue social » : elle ne rime plus à rien, si ce n’est à faire baisser le niveau de #revendication avec une déperdition d’énergie de syndicalistes dans des salons plutôt que dans la construction de solidarités et de résistances collectives. Le dialogue social, c’est le patronat qui impose son agenda, ses thèmes, son calendrier, son idéologie… Avec pour conséquences concrètes des cadeaux insensés du pouvoir, comme les milliards d’euros du CICE. On s’est fait assez arnaquer. Il faut revenir à une politique de classe du #syndicalisme en s’appuyant sur des modes d’action et des pratiques pensées collectivement. Cela entraînera certainement des recompositions syndicales. Le second impératif est d’en finir avec le débouché politique institutionnel des luttes : on ne va pas rejouer 1981, qui clôt le cycle de 1968, avec des luttes se coupant elles-mêmes les ailes en attendant l’action de futurs et bien improbables « camarades ministres ». Le projet de transformation sociale, c’est au mouvement social de l’incarner. De la Grèce de Tsípras au Venezuela de Chávez, on le voit : dans les institutions, ça finit en cul de sac.


  • Toni Morrison : aux origines du racisme, la violence du langage - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees/article/toni-morrison-aux-origines-du-racisme-la-violence-du-langage

    « le #langage de l’#oppression représente bien plus que la #violence ; il est la violence elle-même ; il représente bien plus que les limites de la connaissance ; il limite la connaissance elle-même ». Le langage fait bien plus que représenter, refléter les choses et les personnes. Il est un acte, une performance, qui façonne violemment le monde et ce que l’on peut en connaître. Et le langage raciste, sexiste, classiste, n’est pas une représentation parmi d’autre du #racisme, du #sexisme, du #classisme ; il est le racisme, le sexisme, le classisme eux-mêmes.


  • An Equifax and Facebook Lawyer Will Now Run the FTC’s Bureau of Consumer Protection
    https://theintercept.com/2018/05/17/ftc-bureau-of-consumer-protection-director-andrew-smith

    In a rare party-line vote, the Federal Trade Commission appointed a corporate lawyer who has represented Uber, Equifax, Facebook, and a jailed payday lender to run its Bureau of Consumer Protection. The appointment was one of the first moves of the new five-member panel, all of whom were confirmed by the Senate last month. “I am delighted to appoint such a stellar group of leaders to continue the FTC’s work on behalf of American consumers,” said FTC Chair Joseph Simons in a statement. The (...)

    #Equifax #Google #Facebook #Uber #domination #lobbying #FTC


  • France, Where Age of Consent Is Up for Debate - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/international/archive/2018/03/frances-existential-crisis-over-sexual-harassment-laws/550700

    On April 24, 2017, a 28-year-old-man met an 11-year-old girl in a park in Montmagny, just north of Paris, after which, he took her home where he had oral and vaginal sex with her. When it was over, the girl called her mother and described what had happened, and her mother called the police. “She thought … that she didn’t have the right to protest, that it wouldn’t make any difference,” the mother told Mediapart, a French investigative site which first reported on the allegations of the case. The accusations were of an adult raping a child—a crime that, in France, can lead to a 20-year prison sentence for the perpetrator when the victim is 15 or younger.

    But it initially wasn’t charged that way. When the case first went to court in September, the man faced only charges of “sexual infraction,” a crime punishable with a maximum of five years in jail and a €75,000 fine. Under French law, a charge of rape requires “violence, coercion, threat, or surprise,” even if the victims are as young as the girl in the Montmagny case. When the case, initially postponed, went back to court in February, the man’s attorneys did not deny the sexual encounter but argued that the girl had been capable of consenting. “She was 11 years and 10 months old, so nearly 12 years old,” defense lawyer Marc Goudarzian said. Sandrine Parise-Heideiger, his fellow defense lawyer, added: “We are not dealing with a sexual predator on a poor little faultless goose.”

    Such a defense flies in the face of legal and cultural consensus in most Western nations, and much of the world. “With children there is inevitably coercion,” Ernestine Ronai, co-president of the gender-based violence commission at the government’s High Council for Equality between Women and Men, told me. “It is indefensible that a girl of 11 could be considered consenting with a 28-year-old man. This is shocking,” she added.

    Indeed, the judge did ultimately order that rape charges be filed, in what Carine Durrieu-Diebolt, the attorney for the girl and her family, called a “victory for victims.” The case has been postponed to allow for a more thorough investigation into the allegations. But in the meantime, it has also provoked an unprecedented backlash that has resulted in France considering a change to a longstanding, anomalous feature of its laws: Up to now, there has been no legal age of consent for sex.

    Under French law, “rape” is defined as “any act of sexual penetration, of whatever nature, committed on the person of another by violence, coercion, threat or surprise.” Yet unlike elsewhere, there is no presumption of coercion if a sexual minor is involved. Most other countries in Europe, including Spain, Belgium, Britain, Switzerland, Denmark and Austria, have a legal age of consent. Most of the age minimums range between 14 and 16 years of age. Fixing a specific age of consent means that children and adolescents below that age cannot, regardless of circumstances, be considered consenting to sex; their very age renders them incapable. As a result, an adult in most European nations who has sex with someone under this age would be charged with rape, even if violent force is not used.

    • Most other countries in Europe, including Spain, Belgium, Britain, Switzerland, Denmark and Austria, have a legal age of consent. Most of the age minimums range between 14 and 16 years of age. Fixing a specific age of consent means that children and adolescents below that age cannot, regardless of circumstances, be considered consenting to sex; their very age renders them incapable. As a result, an adult in most European nations who has sex with someone under this age would be charged with rape, even if violent force is not used.

    • After May 1968, French intellectuals would challenge the state’s authority to protect minors from sexual abuse. In one prominent example, on January 26, 1977, Le Monde, a French newspaper, published a petition signed by the era’s most prominent intellectuals—including Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, Philippe Sollers, André Glucksmann and Louis Aragon—in defense of three men on trial for engaging in sexual acts with minors. “French law recognizes in 13- and 14-year-olds a capacity for discernment that it can judge and punish,” the petition stated, “But it rejects such a capacity when the child’s emotional and sexual life is concerned.” Furthermore, the signatories argued, children and adolescents have the right to a sexual life: “If a 13-year-old girl has the right to take the pill, what is it for?” It’s unclear what impact, if any, the petition had. The defendants were sentenced to five years in prison, but did not serve their full sentences.

      In 1979, Liberation published another petition, this time in support of Gérard R., a man on trial for having sex with girls between the ages of six and 12. It was signed by 63 people, many of them well-known intellectuals like Christiane Rochefort and Pascal Bruckner. It argued that the girls in question were “happy” with the situation. “The love of children is also the love of their bodies,” they wrote. “Desire and sexual games have their place in the relationship between children and adults. This is what Gérard R. thought and experienced with [the] girls … whose fulfillment proved to everyone, including their parents, the happiness they found with him.”

      What the endorsements from prominent French intellectuals suggested was that young children possessed a right to govern their own sexuality. Under this interpretation of liberté, young children were empowered to find happiness in sexual relationships; their ability to consent was a foregone conclusion. Any effort to suggest otherwise would be a condescension, a disrespect to them as fully realized human beings. In a radio interview in 1978, Michel Foucault said of sex with minors that assuming “that a child is incapable of explaining what happened and was incapable of giving his consent are two abuses that are intolerable, quite unacceptable.”

      “People have a hard time admitting they were colonized by the discourse of pedocriminals,” Salmona told me. France in the 1970s and 1980s, she said, was an “atrocious” era for children, an active time for a very unapologetic “pedocriminal lobby.”

      Yet it’s hard to know exactly how widespread the so-called pedocriminal lobby’s influence reached. On the one hand, as sociologist and criminologist Patrice Corriveau wrote in 2011, the number of sexual abuse cases involving children in France had been on the rise since 1972. By 1982, he found, sexual offenses against minors had increased by nearly 22 percent—meaning, it seemed as though the stigma against child sex abuse was encouraging victims to come forward. At the same time, while the number of reported cases was on the rise, convictions for homosexual acts with minors were decreasing. As Corriveau explained: “In France … sexual behaviors, homoerotic or not, dropped in importance on the level of judicial intervention as the sexual revolution took hold. In fact, morals offense represented only 0.54 percent of overall criminality in France in 1982.”

      #pedocriminalité #pedosexualité #pedophilie #viol #culture_du_viol #enfance #domination_adulte #domination_masculine #deni #cocorico #liberation_sexuelle #mai68


  • Ils ont tué son père, et les cheminots aussi… - regards.fr
    http://www.regards.fr/culture/article/ils-ont-tue-son-pere-et-les-cheminots-aussi

    La littérature est souvent le reflet d’un monde qui parfois nous échappe et dont on ignore les contours. Comme si nous refusions de nommer la réalité. Le dernier ouvrage d’Edouard Louis, Qui a tué mon père, réveille notre actualité sociale bouillonnante et désigne les coupables.

    #littérature #lutte_des_classes #domination

    • Il y a aussi eu ce bel entretien : "Edouard Louis : « Ma vie d’#écrivain est une vie de #honte »"
      http://next.liberation.fr/livres/2018/05/04/edouard-louis-ma-vie-d-ecrivain-est-une-vie-de-honte_1647852

      A quoi bon la littérature si elle ne s’adresse pas à ceux dont elle parle ?

      Je crois aussi qu’il existe différentes manières de s’adresser. C’est étrange, mais dans mon enfance, personne ne lisait mais on savait que la #littérature ne s’intéressait pas à nous. La littérature parlait parfois des #ouvriers, un peu, mais du #lumpenproletariat, jamais. Ma famille voyait les ouvriers comme des privilégiés, parce qu’ils avaient un salaire tous les mois, alors que nous on survivait des aides sociales. Je vais raconter une autre histoire : je me souviens que quand #Le_Clézio a reçu le prix Nobel de littérature, tout le monde en parlait à télé. Soudain, nous qui n’avions jamais aucun contact avec la littérature, on voyait un écrivain s’exprimer. Un soir, on regardait les informations avec mes parents et il y avait une petite interview de Le Clézio. Il parlait de la manière dont il construisait ses personnages, ses intrigues, et je me rappelle avoir pensé : « Mais pourquoi il ne parle pas de nous ? » J’ai eu un sentiment d’injustice tellement fort, je me disais : On est là, on souffre, mon père a le dos paralysé à cause d’un accident à l’usine et les gens s’amusent à inventer des personnages plutôt que de parler de nous. Je ressentais du dégoût. C’était une manière un peu naïve de formuler les choses évidemment, j’étais enfant, mais c’est ce que j’ai pensé ce jour-là et ça ne m’a jamais quitté. Et cette scène originelle, c’est un des événements qui a fait que je n’ai jamais pu écrire de fiction.

      (...)

      Est-ce que, dans Qui a tué mon père, vous ne vous défendez pas de faire de l’art, ou de la littérature ?

      Je pense que les grands livres, en tout cas les livres que j’admire, se sont constitués #contre_la_littérature, et c’est pour ça qu’ils peuvent ensuite être perçus comme des œuvres littéraires. Je trouve qu’il y a quelque chose de malsain à trop aimer « La littérature ». Quand j’ai commencé à écrire, c’était dans un geste de colère contre le champ littéraire. Je découvrais les livres, je lisais, et je me rendais compte que la #pauvreté ou la violence que j’avais connues dans mon enfance n’apparaissaient nulle part. Que quelqu’un comme mon père ou ma mère n’apparaissaient jamais dans les livres. C’est pour ça aussi que j’ai écrit, pour me venger de la littérature. La #bourgeoisie parle toujours de la littérature comme de quelque chose qui sauve, qui « ouvre les esprits », mais dans la plupart des cas, la littérature, c’est une manière d’exclure et d’humilier les dominés. Il faudrait à la limite toujours se poser la question : qu’est-ce que la littérature exclut pour se constituer comme littérature ? Quelles réalités, quelles vies ? Toni Morrison dit qu’elle a écrit les livres qu’elle aurait aimé lire et qu’elle ne trouvait pas. Quand Zora Neale Hurston ou James Baldwin ont décrit la vie des Noirs américains, ou que Gide a écrit sur l’homosexualité, c’était chaque fois des manières d’inclure de force dans le champ littéraire ce qui avait été mis au dehors.

      (...)

      L’imagination vient-elle au secours du souvenir ?

      Non, pas vraiment. Ce qui me pousse dans l’écriture, c’est plutôt la honte. C’est quelque chose que je dis souvent, mais c’est parce que c’est très important pour moi. Ma vie d’écrivain est une vie de honte. Tous les jours je me lève, je me mets devant mon bureau et je pense : plutôt qu’écrire, je pourrais aller manifester, aider les migrants que l’Etat machiniste persécute ou être bénévole dans une association contre l’homophobie. Je pourrais faire des choses qui auraient un effet immédiat. Vous imaginez, pouvoir faire quelque chose qui à la fin de la journée aura un effet sur la vie d’une personne, sur son corps ? C’est une idée magnifique. Quand vous écrivez, à la fin de la journée vous n’avez rien changé au monde. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas écrire, parce qu’à la longue les livres changent le monde, mais ça veut dire qu’il faut apprendre à se confronter à cette honte, pour faire de la littérature autrement. Ça peut être quelque chose de très bien, la honte. Ce qui me terrifie, ce sont les gens qui écrivent sans honte. Il y a les migrants qui meurent dans la Méditerranée, des gays qui se font massacrer en Tchétchénie, des transgenres qui se font agresser dans la rue et pour qui la France ne fait rien, il y a des Noirs tués par les forces de l’ordre comme Adama Traoré, et pendant ce temps il y a des gens qui continuent à écrire sur les petits problèmes de leur vie bourgeoise, leur ennui, leur petit divorce, leurs petites aventures de la bourgeoisie blanche, et ils arrivent à le faire sans honte. Je ne comprendrai jamais ça.


  • Pourquoi attaquer Apple ?
    https://www.laquadrature.net/fr/attaquer_apple

    Le troisième monstre qu’on attaque, c’est Apple. Il est bien différent de ses deux frères déjà traités ici (Google et Facebook), car il ne centre pas ses profits sur l’exploitation de nos données personnelles. Ce géant-là est avant tout un géant de la communication, il sait donc bien se donner une image d’élève modèle alors qu’il n’est pas irréprochable... ni inattaquable ! Contre l’emprise des GAFAM sur nos vies, allez dès maintenant sur gafam.laquadrature.net signer les plaintes collectives que nous (...)

    #Apple #iTunes #iPhone #domination #GAFAM #CNIL #LaQuadratureduNet


  • Les routes de l’#esclavage (1/4)
    476-1375 : au-delà du désert

    Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Captivant et implacable. Premier volet : de la chute de Rome en 476 à la fin du XIVe siècle.

    Après la chute de Rome en 476, les peuples (Wisigoths, Ostrogoths, Berbères, Slaves, Byzantins, Nubiens et Arabes) se disputent les ruines de l’Empire. Tous pratiquent l’asservissement – « esclave » viendrait du mot « slave ». Mais au VIIe siècle émerge un Empire arabe. Au rythme de ses conquêtes se tisse, entre l’Afrique et le Moyen-Orient, un immense réseau de traite d’esclaves, dont la demande ne cesse de croître et qui converge vers Bagdad, nouveau centre du monde. Après la révolte des Zanj – des esclaves africains –, qui s’achève dans un bain de sang, le trafic se redéploie vers l’intérieur du continent. Deux grandes cités commerciales et marchés aux esclaves s’imposent : Le Caire au nord, et Tombouctou au sud, place forte de l’Empire du Mali d’où partent les caravanes. Au fil des siècles, les populations subsahariennes deviennent la principale « matière première » de ce trafic criminel.

    https://www.arte.tv/fr/videos/068406-001-A/les-routes-de-l-esclavage-1-4

    #film #documentaire #Afrique #Empire_romain #histoire #pratique_généralisée #traite #Fustat #économie #Nubie #guerre #violence #butins_de_guerre #Bagdad #main-d'oeuvre #Islam #Berbères #dromadaires #Sahara #Tombouctou #Empire_du_Mali #or #altérité #Touareg #essentialisme #fatalité #Basora #Le_Caire #esclaves_domestiques #paternalisme #négation_de_l'être #domination #esclavage_doux #oasis #Atlas_catalan

    #Catherine_Coquery-Vidrovitch :

    Dans l’Empire arabo-musulman, « l’#esclave n’était pas différencié par sa couleur, ça ne comptait pas. L’esclave était différencié par sa #culture. Il n’avait pas la culture du dominant »

    #géographie_culturelle #domination

    #Ibrahima_Thioub, université Cheickh Anta Diop, Sénégal :

    « Pour mettre en esclavage un individu, un des phénomènes importants c’est de le construire comme autre, de construire une #altérité. Les sociétés humaines ont des registres assez larges. On peut utiliser la différence de #couleur_de_peau, la différence de #religion. Dans la #traite_trans-saharienne, on va combiner les deux ».

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahima_Thioub

    Ibrahima Thioub :

    « L’intérêt des maîtres, c’est de faire croire à l’individu qu’il est esclave non pas parce qu’un jour on lui a opposé un rapport de force qui est réversible, mais parce que, par sa nature, il est destiné à être un esclave. C’est une #idéologie extrêmement forte. Si votre sang est considéré comme un sang servile, et que cette nature vous la transmettez à votre descendance, il devient impossible de sortir du phénomène esclavagiste »

    Selon ce qui est dit dans ce reportage, 3,5 millions d’Africains ont circulé sur les routes de l’esclavage entre le 7ème et le 14ème siècle.


  • « Libération sexuelle » : Quand la domination masculine s’est réinventée | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/10/liberation-sexuelle-quand-la-domination-mascul

    Dans mes recherches sur la pornographie dans les années 80, avant Internet, j’ai interrogé un des hommes qui publiaient le magazine porno canadien Rustler. Il disait que ce qui faisait le mieux vendre leur magazine, c’était les photos de femmes à genoux devant un homme en train de lui faire une fellation. Pour lui, c’était le symbole même du fait que les femmes étaient soumises aux hommes, et que si les hommes aimaient ces photos, c’était une sorte de revanche contre le mouvement féministe. C’était son explication, et je pense qu’elle comporte un fond de vérité. La pornographie est devenue pour les hommes un moyen symbolique pour ravaler les femmes à un statut inférieur à eux. Le mouvement féministe a affirmé l’autonomie et l’égalité des femmes, mais la pornographie dit que cette égalité est impossible. Cette infériorisation pornographique pose la question des rapports hommes-femmes, mais elle pose aussi la question du racisme. Le statut des NoirEs, dans la pornographie, c’est un statut d’animal : un homme noir, c’est un étalon. Cette animalisation, qui est une forme d’infériorisation, s’applique aussi aux femmes dans la vie quotidienne. En France, un sexe de femme, ça s’appelle une chatte. Ces comparaisons animales sont légion lorsqu’il est question des femmes et des NoirEs, parce qu’un animal ne saurait être égal à un homme. Un homme blanc a le pouvoir et le droit de dresser un animal, de même qu’il a le pouvoir de dresser une femme ou unE NoirE. Il y a tout un imaginaire masculin d’infériorisation et de subjugation des femmes, des NoirEs et des Asiatiques etc. Et seuls les hommes blancs échappent à cette animalisation.

    Interessant interview, ce passage me fait pensé très fort aux cris d’indignation de nombreux hommes ( y compris ici) au sujet du tag #balancetonporc des hommes qui ont certainement déja utilisé au moins une fois "chatte, chienne, moule, morue, poule.... ou chicks, srew, drake, scorpie, lou pour les non francophones" mais ces hommes sont indignés qu’on ose dire porc au sujet d’agresseurs sexuels. Ces hommes préfereraient qu’on dise "séducteur" puisque la réponse de la plus part des hommes y compris ceux qui se prétendent alliés (Usule, le mecspliceur) à #balancetonporc a été de se donner des conseil de séduction comme si les violences sexuelles était un problème de séduction !

    #animalisation #sexualité #domination_masculine #pornographie #prostitution #viol #culture_du_viol #backlash #féminisme


  • YouTube doit faire le ménage dans les fausses vidéos, les arnaques et propagandes qui l’ont rendu riche.
    http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2018/04/20180430-162846.html

    Malheureusement chez YouTube, ce sont les vidéos les plus détestables qui attirent les publicités et, avec elles, les revenus publicitaires. La filiale du géant Alphabet doit abandonner son attitude de laisser-faire et faire le ménage ne sera pas chose facile. L’année financière de YouTube, le populaire site de partage vidéo, n’a jamais été aussi reluisante, mais le contenu lui, au contraire, n’a jamais été aussi pourri pour ne pas dire nauséabond. La quantité de vidéos de propagande, d’arnaques, de (...)

    #Google #YouTube #algorithme #manipulation #domination #bénéfices #profiling


  • Google Maps devient beaucoup plus cher : petit séisme dans le monde de la cartographie
    https://www.numerama.com/tech/367443-google-maps-devient-beaucoup-plus-cher-petit-seisme-dans-le-monde-d

    Au-delà de l’usage de l’application Google Maps, le service de Google alimente un écosystème habitué de longue date à une quasi-gratuité. Aujourd’hui, Google change les règles. On en a lu beaucoup, des chaînes d’e-mail ou de publications sur les réseaux sociaux qui disaient que tel ou tel service allait devenir payant. Alors quand cela arrive véritablement, on a un peu de mal à y croire. C’est pourtant ce que les utilisateurs professionnels de Google Maps ont découvert début mai 2018. Coupons court à (...)

    #Google #Maps #domination #bénéfices #profiling


  • Covoiturage : bienvenue dans un capitalisme de crevards
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Covoiturage-capitalisme-de-crevards

    Mais depuis que le covoiturage est devenu une pratique commune, je rencontre plutôt des personnes qui me prennent pour un billet de banque. Les conducteur les plus sympa que je croise désormais, c’est ceux qui ont la fibre commerciale et ont investi dans une plus grosse voiture pour prendre plus de monde et maximiser leur profit. Je finis par adopter le masculin au lieu de l’écriture épicène parce que dans mon expérience (j’ai beaucoup covoituré vers 2010-2011) les conducteurs sont souvent des hommes et les passagères des femmes. Et ça se sent.

    #covoiturage #capitalisme #transport #train


  • Olympe de Gouges et les violences sexuelles au XVIIIe siècle, par l’historien Olivier Blanc - Féministes en tous genres
    http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2017/11/01/olympe-de-gouges-et-les-violences-sexuelles-au-xviiie-siecle-607347.html

    Violences conjugales et prédation sexuelle dans les temps pré-révolutionnaires

    Par Olivier Blanc,

    historien de la Révolution, et biographe d’Olympe de Gouges [1]

    Au XVIIIe siècle, les prédateurs sexuels étaient probablement aussi nombreuxqu’aujourd’hui mais on ne connaissait pas, sur ce sujet grave, de débats d’opinion comparables à ceux d’aujourd’hui. C’était alors, à peine, un sujet de conversation entre intimes, où étaient surtout envisagés les points de vue des hommes, des familles et de l’ensemble de la société, influencée par l’église qui entretenait elle-même les préjugés liés à la femme tentatrice et pécheresse. Ce qui tenait lieu de débat évacuait généralement les aspects relatifs aux effets de la prédation sur la victime (blessures, souffrances, grossesse, infanticide, suicide, etc.) pour s’appesantir sur le déni et les « preuves » d’un délit prétendu, sur les intérêts bien compris de l’homme détenant l’autorité patriarcale, le pouvoir, l’honneur, sur la réputation d’une famille qui reléguait sans états d’âme sa fille déshonorée dans un couvent, ou sur ce qui tenait lieu d’ordre social ou religieux – un ordre fondé sur l’ignorance et les préjugés. Ce sont souvent les écrivaines du XIXe siècle, comme George Sand, qui, dans plusieurs de leurs romans, ont publiquement évoqué les premières ces questions, et résolument, du point de vue des femmes, toujours dévastées, toujours blessées, et parfois à mort. Le suicide pour les jeunes « filles-mères » démunies (l’expression mère célibataire n’avait alors aucun sens), ou l’oubli dans un couvent pour les filles honteuses et sans dot, constituaient alors des remèdes « admissibles », du moins courants, à ces complications familiales. Le silence ne se rompit que lentement, jusqu’à aujourd’hui.

    #culture_du_viol #historicisation #domination_masculine #violences_sexuelles #olympe_de_gouges


  • Comment faire face aux comportements sexuels désinhibés en EHPAD ?
    avis de la commission consultative.
    http://www.eehu-lille.fr/index.php?id=47&type=0&jumpurl=fileadmin%2Fuser_upload%2Fsylvievandoolaeg

    Ce que cette commission appel sexualité est en fait des agressions sexuelles de femmes par des hommes, que ces femmes soient résidante ou travailleuses dans ces institutions semi-carcerales. Les agressions sexuelles sont appelés attouchements et il y a un paragraphe sur les personnel féminin qui provoqueraient les hommes retraités a cause de leur gentillesse... On apprend qu’en cas de vol ou autres type d’agressions les personnel réagissent mais pas pour les violences sexuelles. On apprend aussi que les demandes sexuelles vis a vis des soignant·es sont à plus de 90% le fait d’hommes pensionnaires vis à vis des femmes soignantes. On apprend que dans le cas d’une résidente atteinte de troubles mentaux qui fait des propositions sexuelles aux hommes presque tous les patients masculins sont partants tout en sachant très bien que la femme n’as pas toute sa consience. Quand c’est l’inverse presque aucune résidante n’est consentante mais le pbl pour la commission c’est de respecter la liberté de l’agresseur.

    J’ai cherché ce rapport après la lecture d’un article sur slate qui salit la mémoire de Therèse clerc et comporte plusieurs remarques anti-féministes :
    http://www.slate.fr/societe/mai-68-2018/generation-vieillir-sans-entraves

    Le féminisme radical de Thérèse, sa vision très politique, un peu mégalo et autocratique, n’ont pas toujours facilité les choses, créant des conflits incessants non seulement avec la mairie, mais aussi avec les femmes du projet (un premier groupe a d’ailleurs explosé dès 2011).

    ...

    Les femmes vieillissant bien plus souvent seules que les hommes, et leurs retraites étant plus faibles, elles sont très nombreuses à s’impliquer dans ce type d’habitat. « Mais je ne connais aucun projet en France délibérément non mixte, hormis celui des Babayagas, ajoute Anne Labit. Les maisons participatives uniquement féminines le sont par contrainte, parce qu’elles n’ont pas trouvé d’hommes. » En Allemagne, en revanche, « où les rapports de genre sont beaucoup plus durs », il existe des projets interdits aux hommes (tel le Beginenhof à Berlin).

    Les babayagas n’ont pas eu l’autorisation d’etre non mixte, la présence des hommes a été imposé par la municipalité. En tout cas quand je lie le rapport de commission cité plus haut je les trouvent pas tres doux les rapports de genre en France...

    #culture_du_viol #ehpad #domination_masculine #deni #violence_médicale (ici surtout violence des patients sur le personnel medical féminin) #violences_sexuelles #veilliesse #mixité #non_mixité #babayagas #féminisme #anti-féminisme

    • Je m’interroge sur cette prétendue mégalomanie de Thérèse Clerc. Je la connait pas bien mais je ne voie pas ce qui fait qu’on la traite de mégalomane. Sur gogol j’ai trouvé ce texte qui la traite de mégalomane mais là aussi sans contexte qui permette d’affirmer une chose pareil :
      http://editionsdesfemmes.blogspirit.com/archive/2007/12/03/texte-ecrit-par-therese-clerc-pour-ses-60-ans.html

      Texte écrit par Thérèse Clerc pour ses 60 ans

      tc.jpg"Sagittaire, ascendant sagittaire, un bel âge se pointe à l’horizon du 9 décembre. Je rentre en sex-agénaire, le second âge ingrat : celui qui ne suscite plus tout à fait le désir et n’inspire pas encore la pitié.

      Qu’importe ! J’ai l’âge des vieilles peaux qui peuvent nidifier la peine des autres et leur faire des enfants d’espérance.

      Je n’ai qu’une seule morale : l’authenticité. Je ne supporte plus le double discours. Nomade de longs voyages intérieurs, je suis plus créature de résonance que de raisonnement, je cours toujours après quelque Chanaan, mais je sais depuis un bout de temps que la promesse, c’est le voyage, et non le but.

      Tâcheronne du quotidien, artisane de la minute présente, de l’instant vécu en plénitude, comme une fête.

      Je ne sais très bien faire qu’une chose : je suis artiste en vie."

      Cette annonce matrimoniale, texte-boutade écrit le jour de ses 60 ans, garde encore toute son actualité 19 ans plus tard.

      Thérèse est bien tout cela : un brin de poésie, deux notes d’humour, une dose d’autodérision, un doigt de mégalomanie, beaucoup de sagesse et de philosophie et de générosité. Et encore et toujours une combativité intacte.

      Est-ce que c’est le fait qu’elle se dise « artiste en vie » ? Est-ce mégalomane pour une femme de se dire artiste en vie ?

      Au passage j’ai trouvé ce petit film
      http://www.liberation.fr/france/2016/02/17/therese-clerc-insoumise-a-nu_1434028
      Vers la fin elle parle d’un petit garçon qui disait à sa grand-mère « j’aime bien ton visage parceque c’est un plan » et elle ajoute que le visage et le crops vieillie est comme une carte des chemins qu’on a pris dans sa vie
      #cartographie @reka


  • Facebook licencie un employé un peu trop adepte du «Sauron Mode»
    http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-licencie-un-employe-un-peu-trop-adepte-du-sauron-mode-39867896.htm#xt

    Facebook a récemment annoncé avoir licencié un de ses employés qui avait accédé au compte de plusieurs utilisatrices. Certains employés du réseau social disposent de cette capacité à accéder aux profils des utilisateurs. Mais pas sans motivation claire et validée. Facebook surveille de près l’activité de ses utilisateurs, cela n’a rien de nouveau. Le modèle économique du réseau social est basé sur l’analyse du comportement de ses membres afin de revendre ces informations aux annonceurs. Mais cela ne se fait (...)

    #Facebook #harcèlement #données #domination


  • The age of Amazon : a closeup examination of Bezos’s behemoth
    https://www.theguardian.com/technology/2018/apr/24/the-age-of-amazon-a-closeup-examination-of-bezoss-behemoth

    With the retailer poised to report blockbuster results, we look at the story behind its success “I see them as kind of a great white shark. You don’t really want to mess with them.” The words are those of a former manager at Amazon – and she is describing her former employer. It is an apt analogy. Amazon is huge – worth $740bn (£530bn) at Monday night’s share price – but it moves fast and is a lethal predator. This week, the Guardian is shining a spotlight on Amazon, examining how the company (...)

    #Amazon #domination #concurrence #marketing #facial


  • Avec « Dating », Facebook veut encourager les « relations durables »
    https://usbeketrica.com/article/avec-dating-facebook-veut-encourager-les-relations-durables

    Mardi 1er mai, à l’occasion de la conférence annuelle F8, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a annoncé le déploiement prochain d’une fonctionnalité de « dating ». L’objectif ? « Rapprocher le monde » (« Bringing the world closer » en version originale), et surtout oublier les scandales à répétition. L’appétit des géants a ceci de particulier qu’il est sans limite. Après les messageries privées, le partage de photos, les petits annonces ou la réalité virtuelle, l’ogre Facebook s’attaque à ce qui lui (...)

    #Facebook #données #BigData #domination #Dating #Match #Meetic #Tinder



  • Can Instagram keep its nose clean ?
    https://www.theguardian.com/technology/2018/apr/28/instagram-at-the-crossroads-profits-facebook-data-scandal-politics-infl

    The photo-sharing app has avoided the scandal that has engulfed its owner, Facebook. But can it stay unscathed ? It has been a rough few weeks for Facebook since the Observer reported the Cambridge Analytica data breach. The scandal revealed how the political consulting firm might have raked up the personal information of at least 87 million Facebook users in order to influence them with tailored political ads, sent the social network’s stocks into a tailspin, triggered the #DeleteFacebook (...)

    #Facebook #Instagram #manipulation #domination #bénéfices #profiling

    • It is worth noting, too, that many people do not know that Instagram belongs to Facebook: according to a recent DuckDuckGo survey, 56.9% of Americans are unaware of the connection. Not that Facebook or Instagram were ever keen on emphasising that connection in their marketing material – a stance that, in retrospect, has paid off.

      [...]

      In the wake of the scandal, Facebook has hastened to make sure that Instagram’s data privacy practices were improved. In early April, Instagram suddenly shut down access to its application programming interface (API), disrupting several third-party apps relying on it to glean user analytics. Days later, Instagram announced it was creating a tool that would enable users to download all the data they have shared on the platform – a move that brought it in line with Facebook (which made data portability possible in 2010) and with the EU’s soon-to-be-implemented General Data Protection Regulation.

      #GDPR


  • ترامب يحذر طهران من استئناف « النووي » وماكرون يأمل باتفاق جديد لا بتعديل - جريدة الحياة
    http://www.alhayat.com/article/4576836/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85/%D8%AA%D8%B1%D8%A7%D9%85%D8%A8-%D9%8A%D8%AD%D8%B0%D8%B1-%D8%B7%D9%87%D8%B1%

    Après les pellicules sur le veston, cette autre image reprise par Al-Hayat... Tout un programme !

    #clichés_arabes