• « Abus sexuel », antiféminisme, les recettes d’un ordre
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/03/08/abus-sexuel-antifeminisme-les-recettes-dun-ordre

    Actualité oblige… on a beaucoup lu ou entendu la terminologie « abus sexuel ». En tête d’affiche, le « sommet exceptionnel sur les abus sexuels sur mineurs », organisé au Vatican du 21 au 24 février 2019. Que signifie cette expression ? D’un point de vue linguistique, « abus » signifie mauvais usage. Associé à « sexuel » l’expression consacre l’idée qu’il y aurait un bon usage de la sexualité chez les enfants et un mauvais. L’Église catholique a donc décidé de s’attaquer à ce mauvais usage, occultant par voie de conséquence la question de la sexualité supposée des enfants. Ensuite, le mot « abus » reste flou, ne désigne pas précisément des faits qui sont criminels. Il les minimise et les nie. Pourtant il s’agit de pédophilie et non de pratique sexuelle, un crime aussi grave que les viols des religieuses, « révélés » dans la foulée. L’emploi de ce terme cache alors un abus de pouvoir : la relation des prêtres et autres ecclésiastiques (des hommes) avec les enfants et avec les nonnes (des femmes) est basée sur une relation de confiance ou d’autorité, qui pose la question du consentement1.

    Enfin, cette expression s’affiche au sein d’un ordre caractérisé par la hiérarchie, le sexisme endémique, la culture du silence, l’imperméabilité. Comme dans les autres ordres – médical, juridique, politique… –, l’impunité des violences sexuelles règne. Elles y sont non nommées, considérées normales, faisant partie de la fonction de ses membres. La parole de la victime (femme, enfant) y est systématiquement remise en cause alors que le criminel (homme) reste majoritairement impuni, protégé par des lois nationales ou propres2. Ces lois sont des retranscriptions ou le terreau de la vulgate populaire, qui nie par lâcheté, par peur, par ignorance ou par volonté (initier sexuellement), les violences exercées sur mineurs et qui entérinent l’appropriation sociale du corps des femmes3.

    La différence entre l’ordre de l’Église et les autres se manifeste notamment par la contradiction qui l’habite. Chez les catholiques, les membres font vœu de chasteté, bannissent l’avortement, s’opposent à la « théorie du genre », rejettent toute sexualité contre nature – c’est-à-dire qui n’a pas vocation à « l’enfantement » –, glorifient « la femme comme mère, porteuse d’enfants », alors que le contraire se vit en son sein. Aujourd’hui, la dialectique visant à « protéger les victimes » mise en exergue par le Vatican, obère la responsabilité des auteurs des crimes. En parallèle, elle perpétue une stratégie d’inversion des concepts féministes4.

    Le fond de l’entreprise reste effectivement familialiste : à travers tout ce bruit, il est question de promouvoir le mariage entre homme et femme, de protéger l’idée de famille. De plus, il s’agit de reconduire l’idéologie antiféministe portée de longue date par l’Église. Des déclarations récentes du pape François ont été évoquées : « Inviter une femme à parler, ce n’est pas entrer dans le mode d’un féminisme ecclésiastique, car au final, tout féminisme finit par être un machisme avec une jupe ». Par ces mots, le chef de l’Église catholique s’inscrit en digne héritier de Jean-Paul II qui faisait en 1995 la « promotion d’un féminisme chrétien ». Cette appropriation opportuniste du féminisme n’est pas nouvelle. Elle a pour but de le dissoudre. Nés au début du XXe siècle, les fondements du féminisme chrétien peuvent s’expliquer ainsi : « la collaboration de la femme aux questions d’intérêt commun se présente à elle sous un aspect sévère et son activité extérieure est motivée, non par des raisons puériles ou de mesquines rivalités de sexe et des théories déclamatoires sur l’égalité de l’homme et de la femme ; mais elle est justifiée par le fait que la fonction sociale de la femme différant par certains côtés de celle de l’homme, elle seule peut savoir dans quel sens elle doit la développer, la perfectionner et introduire dans sa propre vie ce progrès que la vie publique communique à la vie privée »5. Cette idéologie entend mettre en lumière le rôle de « la femme »6dans le processus de restauration de l’image de l’Église catholique, en tant qu’individu ayant des qualités propres. François de souligner : « elle est celle qui porte, la mère de la communauté ». Cette vision reprend presque mot pour mot les termes des textes (la bible) qui célèbrent la différence entre les sexes tout en excluant l’idée qu’il y ait inégalités.

    Or, il existe bien, dans la bible, une relation hiérarchisée entre les deux sexes. Dans le texte « 1 Timothée 2:1-15, verset 11 », Saint-Paul écrit : « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission ». L’« homme » et « la femme » ne jouent pas les mêmes rôles « dans l’église et dans le couple », l’homme étant chargé de l’autorité, et la femme de l’enfantement et du soin de la famille. C’est ainsi par exemple que l’ordination des femmes est interdite. Dans le verset 12, il est écrit : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence ». L’apôtre limite ce que « la femme » peut faire dans l’église : se taire et obéir.

    L’actualité n’est pas révolutionnaire. Certes, elle met en lumière des faits jusqu’ici passés sous silence et impunis, mais elle permet également aux juges autoproclamés de ces faits (des hommes) de continuer à dispenser la parole paternaliste : ils se placent en protecteurs désintéressés de leurs membres (femmes, enfants), ayant autorité naturelle à les guider, car ces membres seraient en demande, en situation de mineurs civiques. De la même manière, les femmes se retrouvent placées au rang de victimes ou d’actrices immobiles, ayant besoin d’encadrement technique, d’assistance, de soutien, parce que plus employées à la maternité ou au devoir d’accompagnement de l’autorité. Leurs savoirs propres ne sont pas pris en compte. Les femmes n’ont pas droit à la parole et à ce titre restent des « subalternes »7.

    Tant de rigueur dans la minorisation des violences sexuelles perpétrées par des hommes, d’ignorance de la parole des enfants, d’acharnement à garder les femmes dans leur rôle social de mère, d’épouse ou d’auxiliaire de la hiérarchie religieuse, me fait mesurer, en cette Journée internationale des femmes, l’ampleur des luttes restant à mener pour renverser le patriarcat.

    Joelle Palmieri, 8 mars 2019

    #violences_sexuelles #langage #culture_du_viol #pedocrimilalité #pedoviol #consentement #catholicisme #viol #déni #antiféminisme #complémentarité #domination_masculine #domination_adulte


  • France, Where Age of Consent Is Up for Debate - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/international/archive/2018/03/frances-existential-crisis-over-sexual-harassment-laws/550700

    On April 24, 2017, a 28-year-old-man met an 11-year-old girl in a park in Montmagny, just north of Paris, after which, he took her home where he had oral and vaginal sex with her. When it was over, the girl called her mother and described what had happened, and her mother called the police. “She thought … that she didn’t have the right to protest, that it wouldn’t make any difference,” the mother told Mediapart, a French investigative site which first reported on the allegations of the case. The accusations were of an adult raping a child—a crime that, in France, can lead to a 20-year prison sentence for the perpetrator when the victim is 15 or younger.

    But it initially wasn’t charged that way. When the case first went to court in September, the man faced only charges of “sexual infraction,” a crime punishable with a maximum of five years in jail and a €75,000 fine. Under French law, a charge of rape requires “violence, coercion, threat, or surprise,” even if the victims are as young as the girl in the Montmagny case. When the case, initially postponed, went back to court in February, the man’s attorneys did not deny the sexual encounter but argued that the girl had been capable of consenting. “She was 11 years and 10 months old, so nearly 12 years old,” defense lawyer Marc Goudarzian said. Sandrine Parise-Heideiger, his fellow defense lawyer, added: “We are not dealing with a sexual predator on a poor little faultless goose.”

    Such a defense flies in the face of legal and cultural consensus in most Western nations, and much of the world. “With children there is inevitably coercion,” Ernestine Ronai, co-president of the gender-based violence commission at the government’s High Council for Equality between Women and Men, told me. “It is indefensible that a girl of 11 could be considered consenting with a 28-year-old man. This is shocking,” she added.

    Indeed, the judge did ultimately order that rape charges be filed, in what Carine Durrieu-Diebolt, the attorney for the girl and her family, called a “victory for victims.” The case has been postponed to allow for a more thorough investigation into the allegations. But in the meantime, it has also provoked an unprecedented backlash that has resulted in France considering a change to a longstanding, anomalous feature of its laws: Up to now, there has been no legal age of consent for sex.

    Under French law, “rape” is defined as “any act of sexual penetration, of whatever nature, committed on the person of another by violence, coercion, threat or surprise.” Yet unlike elsewhere, there is no presumption of coercion if a sexual minor is involved. Most other countries in Europe, including Spain, Belgium, Britain, Switzerland, Denmark and Austria, have a legal age of consent. Most of the age minimums range between 14 and 16 years of age. Fixing a specific age of consent means that children and adolescents below that age cannot, regardless of circumstances, be considered consenting to sex; their very age renders them incapable. As a result, an adult in most European nations who has sex with someone under this age would be charged with rape, even if violent force is not used.

    • Most other countries in Europe, including Spain, Belgium, Britain, Switzerland, Denmark and Austria, have a legal age of consent. Most of the age minimums range between 14 and 16 years of age. Fixing a specific age of consent means that children and adolescents below that age cannot, regardless of circumstances, be considered consenting to sex; their very age renders them incapable. As a result, an adult in most European nations who has sex with someone under this age would be charged with rape, even if violent force is not used.

    • After May 1968, French intellectuals would challenge the state’s authority to protect minors from sexual abuse. In one prominent example, on January 26, 1977, Le Monde, a French newspaper, published a petition signed by the era’s most prominent intellectuals—including Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, Philippe Sollers, André Glucksmann and Louis Aragon—in defense of three men on trial for engaging in sexual acts with minors. “French law recognizes in 13- and 14-year-olds a capacity for discernment that it can judge and punish,” the petition stated, “But it rejects such a capacity when the child’s emotional and sexual life is concerned.” Furthermore, the signatories argued, children and adolescents have the right to a sexual life: “If a 13-year-old girl has the right to take the pill, what is it for?” It’s unclear what impact, if any, the petition had. The defendants were sentenced to five years in prison, but did not serve their full sentences.

      In 1979, Liberation published another petition, this time in support of Gérard R., a man on trial for having sex with girls between the ages of six and 12. It was signed by 63 people, many of them well-known intellectuals like Christiane Rochefort and Pascal Bruckner. It argued that the girls in question were “happy” with the situation. “The love of children is also the love of their bodies,” they wrote. “Desire and sexual games have their place in the relationship between children and adults. This is what Gérard R. thought and experienced with [the] girls … whose fulfillment proved to everyone, including their parents, the happiness they found with him.”

      What the endorsements from prominent French intellectuals suggested was that young children possessed a right to govern their own sexuality. Under this interpretation of liberté, young children were empowered to find happiness in sexual relationships; their ability to consent was a foregone conclusion. Any effort to suggest otherwise would be a condescension, a disrespect to them as fully realized human beings. In a radio interview in 1978, Michel Foucault said of sex with minors that assuming “that a child is incapable of explaining what happened and was incapable of giving his consent are two abuses that are intolerable, quite unacceptable.”

      “People have a hard time admitting they were colonized by the discourse of pedocriminals,” Salmona told me. France in the 1970s and 1980s, she said, was an “atrocious” era for children, an active time for a very unapologetic “pedocriminal lobby.”

      Yet it’s hard to know exactly how widespread the so-called pedocriminal lobby’s influence reached. On the one hand, as sociologist and criminologist Patrice Corriveau wrote in 2011, the number of sexual abuse cases involving children in France had been on the rise since 1972. By 1982, he found, sexual offenses against minors had increased by nearly 22 percent—meaning, it seemed as though the stigma against child sex abuse was encouraging victims to come forward. At the same time, while the number of reported cases was on the rise, convictions for homosexual acts with minors were decreasing. As Corriveau explained: “In France … sexual behaviors, homoerotic or not, dropped in importance on the level of judicial intervention as the sexual revolution took hold. In fact, morals offense represented only 0.54 percent of overall criminality in France in 1982.”

      #pedocriminalité #pedosexualité #pedophilie #viol #culture_du_viol #enfance #domination_adulte #domination_masculine #deni #cocorico #liberation_sexuelle #mai68


  • Interview de Françoise Dolto dans la revue Choisir la cause des femmes n° 44

    http://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/Annexes/dolto_choisir_la_cause_des_femmes.htm

    Cette interview a été souvent citée mais elle est très difficile à trouver dans son intégralité. Son existence a même parfois été niée du fait de l’extrême rareté des exemplaires du n° 44 de cette revue encore en circulation. Je l’ai photocopiée à la Bibliothèque Marguerite Durand, à Paris.

    Dans cet entretien hallucinant, Dolto n’hésite pas, entre autre, à nier la réalité des viols incestueux, à défendre les châtiments corporels et à affirmer que ce sont les maris des femmes battues qui doivent être aidés et non ces femmes elles-mêmes, qui « poissent » leur mari. J’ai donc décidé de mettre cet entretien en ligne afin que chacun puisse juger sur pièce (ci-dessous en pdf).

    Cet entretien fait partie du dossier « Les enfants en morceaux », une enquête réalisée par Annie Brunet, Béatrice Jade et Christine Pecqueur et publiée dans le numéro 44 (septembre-octobre-novembre 1979) de la revue « Choisir la cause des femmes ». Il s’agit de la revue de l’association du même nom, présidée par Gisèle Halimi. Cette enquête comporte un entretien avec le commissaire Lefeuvre de la brigade de la protection des mineurs, un entretien avec Monsieur Xuereb, juge pour enfants, un entretien avec la psychothérapeute Michèle Gounnot et le psychologue Joe Agbomson, un entretien avec la psychanalyste Françoise Dolto et il se conclut avec un commentaire critique de Béatrice Jade sur les propos tenus par Françoise Dolto. J’ai fait le choix de reproduire l’intégralité de ce dossier pour montrer que, contrairement à beaucoup de psychanalystes qui la défendent, Dolto n’était pas en avance sur son temps pour défendre les enfants, en tout cas en matière d’inceste. On constate en effet que, contrairement à Dolto, le commissaire Lefeuvre confirme la réalité de l’inceste et parle de viol et de chantage là où Dolto ne parle que de consentement de l’enfant. Que ce soit le flic plutôt que la psychologue qui comprenne la réalité de l’inceste en dit long sur le caractère réactionnaire des positions de la psychanalyse en matière de sexualité. Dolto applique à la lettre et sans la questionner le moins du monde la théorie de son maître Freud sur le complexe d’Œdipe.

    J’ai d’ailleurs montré dans mon livre L’érotisme ou le mensonge de Freud (p. 201 à 205) qu’il en allait de même pour Freud, présenté par les psychanalystes comme le courageux pionnier ayant défriché seul le terrain de la révolution sexuelle. Ses positions étaient en réalité rétrogrades par rapport à beaucoup de sexologues et de psychanalystes qui lui étaient contemporains et dont il combattait avec une grande férocité les idées progressistes.

    Voilà le dossier dans son intégralité :

    http://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/Annexes/dolto_interview_choisir_1979.pdf

    #inceste #culture_du_viol #psychanalyse #blamer_la_victime #inversion_patriarcale #catholicisme #domination_adulte #domination_masculine #femmes_de_droite

    • C’est les 30 ans de la mort de Dolto. Il y a eu un docu mensonger et hagiographique à la TV qui à bien sur oublié de rappelé qu’elle etait pro viols d’enfants, pour les violences contre les femmes et les enfants.

      http://www.liberation.fr/debats/2018/05/30/francoise-dolto-n-est-pas-une-petite-fille-de-conte-de-fees_1655057

      N’ayant pas lu une ligne de l’œuvre de Dolto et pas un mot de sa correspondance, les auteurs de ce documentaire la présentent comme une républicaine pur sucre, oubliant qu’elle était issue d’une famille de polytechniciens et de militaires adepte des idées de Charles Maurras et qu’elle fut élevée selon les principes de cette grande bourgeoisie dont l’opinion était façonnée par la lecture quotidienne de l’Action française. Ils oublient que si elle a pu s’arracher à son milieu en poursuivant des études de médecine et en croisant l’histoire du freudisme français, elle ne fut jamais ni féministe, ni engagée dans un combat politique, ni adepte de la laïcité républicaine. Dolto était un monument de paradoxes, hostile à l’avortement, familialiste, favorable aux écoles alternatives, attachée aux valeurs de la foi chrétienne et pourtant fascinante par la puissance de son amour vrai de l’enfance. Tous ceux qui ont suivi son enseignement savent à quel point elle savait entendre l’inconscient des enfants.

      Pourquoi alors l’identifier à Simone Veil, alors qu’elle n’a pas parlé de l’extermination des Juifs, ou à Simone de Beauvoir, alors qu’elle n’a jamais eu la moindre relation avec l’existentialisme ? On se demande d’ailleurs ce que viennent faire dans ce documentaire les témoignages de deux excellentes historiennes, l’une spécialiste des bagnes d’enfants et l’autre de l’émancipation des femmes et qui, à l’évidence, ne savent rien de l’itinéraire de la grande psychanalyste ? Restent quelques belles archives parmi lesquelles Bernard Pivot interrogeant Dolto avec vigueur ou Catherine Dolto, adolescente, parlant de la difficulté d’être fille de psychanalyste.

      Pour finir, notons ce commentaire qui résume le film : « Issue de la bonne société, elle aimait papoter avec les domestiques. » Françoise Dolto mérite mieux que cette insolente sottise. Il serait temps que d’autres émissions ou publications permettent de sortir Dolto de ce fatras de contre-vérités.


  • #Frédéric_Gros : « C’est confortable d’#obéir »

    Après avoir inauguré nos discussions de cette année par une réflexion sur le tueur de masse, Frédéric Gros complétera cette matière à penser en tant que philosophe. Il s’interroge en effet dans son dernier livre (#Désobéir, Albin Michel) sur l’acte d’obéir, ou mieux, de #surobéir, c’est-à-dire d’anticiper le désir du maître. Il trace la voie fragile - mais la seule qui puisse convenir à un homme démocratique - d’une obéissance à soi qui ne se confond pas avec le désir.

    https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-penser-avec-antoine-garapon/frederic-gros-cest-confortable-dobeir
    #obéissance #désobéissance


  • Egyptian authorities clamp down on ’Sisi’s balls’
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/11/sisis-balls-gets-confiscated-by-egyptian-police.html

    En #Egypte, on a les boules!

    When children dubbed this retro toy “Sisi’s balls” — a reference to President Abdel Fattah al-Sisi’s testicles — the Egyptian government launched an inspection campaign Nov. 8, followed by arrests of toy store owners throughout Egypt to stop them from selling the “offending” toy.

    As a result, 1,403 toys were confiscated and 41 toy store owners were arrested and referred to the public prosecutor’s office for investigation, according to a statement issued by the Security Directorate.

    The Interior Ministry also issued a statement explaining that the arrests were based on the ministry’s policy of maintaining security, order and public morals.

    Clackers is a cheap plastic toy that has been sold for 5 Egyptian pounds ($0.30) since the beginning of the summer. The toy is popular among schoolchildren, especially in the villages, and yielded good profits for toy stores — until it roused the ire of the government. Owners of toy stores that sell Clackers now face arrest and have incurred financial losses due to the confiscation of the toys in stock.

    After the first confiscations and arrests, both the toy and the name “Sisi’s balls” became a joke on social media, and many criticized the government decision to confiscate the toy and arrest store owners.


  • Près d’un quart des Français disent avoir vécu des maltraitances graves dans l’enfance
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/16/pres-d-un-quart-des-francais-disent-avoir-vecu-des-maltraitances-dans-l-enfa

    Le chiffre sidère tant il est élevé. Selon un sondage effectué en ligne par l’institut Harris Interactive pour l’association L’Enfant bleu, auprès de 1 030 personnes représentatives, publié jeudi 16 novembre, 22 % des Français disent avoir été victimes de diverses formes graves de maltraitance pendant leur enfance. Par ce terme, l’enquête entend « le fait d’avoir été régulièrement victime de coups/menaces/insultes, absence de soins ou d’hygiène ou d’avoir été au moins une fois victime de viol ou d’agression sexuelle ».

    Ce sont les agressions sexuelles qui sont de loin les plus nombreuses, puisque 16 % des sondés disent en avoir subi, contre 8 % des maltraitances psychologiques (menaces, insultes, humiliations), 5 % des maltraitances physiques (coups), et 3 % des négligences (absence de soins, hygiène). Plusieurs formes de maltraitance peuvent avoir lieu en même temps. Parmi les victimes de violences sexuelles, 72 % sont des femmes et 28 % des hommes.

    #enfance #domination_adulte #domination_masculine #violence #violence_sexuelle #viol #culture_du_viol



  • Anne Tursz : « La maltraitance démarre avec l’idée que les enfants appartiennent à leurs parents » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/anne-tursz-la-maltraitance-demarre-avec-lidee-que-les-enfants-appartiennent

    Epidémiologiste et directrice de recherches à l’Inserm, la pédiatre Anne Tursz est l’une des meilleures spécialistes françaises de la maltraitance des enfants. Elle juge pour l’Humanité le plan présenté mercredi 1er mars 2017 par la ministre Laurence Rossignol.

    Quelle mesure vous paraît-elle la plus intéressante ?

    Anne Tursz. Celle qui entend aider le secteur médical à participer vraiment à la collecte d’informations, au repérage et au signalement des enfants maltraités. Aujourd’hui, les médecins ne sont absolument pas impliqués là dedans. Ils n’ont pas été formés pour ça, ça ne les intéresse guère, voire ça les barbe franchement. C’est pourquoi l’idée d’un médecin référent sur ces violences dans chaque hôpital est très intéressante. Ca va coûter un peu d’argent. Espérons que cela sera quand même mis en oeuvre. Car comme le disait la Haute Autorité de Santé dans son rapport de 2014, il ne faut surtout pas rester dans la solitude face à ces problèmes. Ce médecin référent doit être un relai, une ressource, une aide pour les autres professionnels qui ne savent pas toujours quoi faire.

    Le problème avec la maltraitance des enfants est aussi le manque de données fiables, la méconnaissance de ce fléau en profondeur...

    Anne Tursz. Oui et à ce titre, la mesure consistant à prévoir une autopsie obligatoire en cas de mort inexpliquée des enfants de moins de deux ans va dans le bon sens... Si toutefois elle est appliquée, car beaucoup y sont encore hostiles. Et puis il y a tous les cas qui restent en dehors des radars. Par exemple, ceux où les médecins de famille ferment les yeux sur des violences. Ce qui introduit une forme de sélection sociale : dans les milieux défavorisés, il n’y a souvent pas de médecin de famille, donc, en cas de problème, ce sont les pompiers qui interviennent. Lesquels sont tenus d’appeler la police, qui, elle, doit aviser le procureur. Là, pas de problème. La dissimulation est plus aisée quand il y a un dialogue entre un médecin de famille et des parents, disons, bien sous tous rapports. Or, les violences existent aussi dans ces milieux là.

    #domination_adulte #violence_parentale #enfance


  • Finalement, la fessée reste autorisée sur décision du Conseil constitutionnel
    http://www.20minutes.fr/societe/2003695-20170126-finalement-fessee-reste-autorisee-decision-conseil-consti

    Les parents ont donc toujours le droit de donner la fessée à leurs enfants. Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi pour des raisons de forme le refus des violences corporelles des parents envers les enfants, telles la fessée, inscrit dans la loi Egalité et citoyenneté, mais qui avait été contesté par des sénateurs du parti Les Républicains.

    La disposition, qui excluait « tout recours aux violences corporelles », ne présentait « pas de lien » avec le projet de loi initial, selon la décision des Sages.
    Ecrémage

    Le Conseil constitutionnel a validé mardi la majeure partie de la loi « Egalité et citoyenneté », mais écrémé en tous une quarantaine d’articles parfois controversés, pour vices de procédure législative. Il a aussi censuré une disposition sur l’enseignement privé.

    La disposition concernant les violences corporelles des parents envers les enfants était jugée fondamentale contre la maltraitance par ses partisans, bien qu’elle soit symbolique et ne constituait pas une interdiction en tant que telle.

    Cet article de la loi Egalité et citoyenneté, votée définitivement au Parlement le 22 décembre 2016, avait complété la définition de l’autorité parentale dans le Code civil, en excluant « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

    >> A lire aussi : Arrêté pour avoir mis une fessée à son fils

    Cette règle civile dénuée de toute portée pénale avait vocation à être lue aux couples au moment du mariage.
    L’interdiction de la fessée contestée par LR

    Les gifles, les fessées, le fait de tirer les oreilles ou les cheveux… Ces gestes souvent jugés anodins par les parents et tolérés par la société ont des conséquences sur « la santé physique et mentale » des enfants, selon les partisans d’une « éducation sans violence ».

    Pour ces derniers (Observatoire de la violence éducative ordinaire, Fondation pour l’enfance…), l’objectif de la loi était « symbolique, pour favoriser une prise de conscience ».

    Dans leur saisine le 27 décembre, les sénateurs LR avaient pour leur part contesté « l’interdiction des fessées des parents données à leurs enfants ».


  • Un cadeau de Noel discret : l’interdiction des châtiments corporels | Droits des #enfants
    http://jprosen.blog.lemonde.fr/2016/12/24/un-cadeau-de-noel-discret-linterdiction-des-chatiments-corporel

    En effet il existe bien d’autres manières de marquer son autorité et son désappointement à un enfant devant son comportement sans frapper. La parole, quitte à ne pas crier, est un bon instrument ! Et puis n’était-ce pas interpellant en ce début de XXI° siècle de relever que les #violences aux animaux étaient interdites et punissables, pas celle aux enfants.

    L’argument consistant à dire pour refuser toute évolution « J’ai reçu des tornioles quand j’étais môme y compris avec un martinet ! » n’est pas plus audible que celui consistant à affirmer que les choses allaient mieux quand nos femmes servaient à table leur maris en restant debout derrière lui ou se présentaient en portant le nom et le prénom de leur époux. Dans le même registre : fallait-il vraiment condamner en 1995 le viol entre époux ? Etc.


  • Aux Archives nationales, six siècles de grands procès faits aux femmes
    http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2016/12/16/six-siecles-de-grands-proces-faits-aux-femmes_5050205_4497271.html

    Sorcières, empoisonneuses, mères infanticides, traîtresses à la patrie… Chaque époque a eu sa figure diabolisée de la femme.

    Troublante concordance des temps. Le 30 novembre s’est ouverte aux Archives nationales l’exposition « Présumées coupables », consacrée aux grands procès faits aux femmes. Au même moment, l’actualité résonnait des cris de haine lancés à l’encontre d’une mère jugée avec son compagnon devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme pour avoir frappé à mort Fiona, sa fillette de 5 ans.

    À Riom, où se tenait le procès, une file chaque jour plus longue accueillait de ses vociférations l’arrivée et le départ en fourgon de cette mère qui cristallisait les passions mauvaises. On se pressait pour l’apercevoir, pour assister à un morceau d’audience comme on devait, un siècle plus tôt, s’agglutiner sur la place où le condamné était mis à mort.
    La femme, « nimbée de la paix qu’elle se doit de maintenir voire d’établir dans la société (…), est d’autant plus coupable qu’elle se doit de ne pas l’être ». Claude Gauvard, auteure du livre « Présumées coupables »

    Les réseaux sociaux qui, pendant deux semaines, avaient amplifié le tumulte et contribué à rendre plus pesante encore cette atmosphère de lynchage, se sont déchaînés à l’annonce du verdict. Ce dernier rendait le seul compagnon de la mère coupable des coups mortels et acquittait la mère de ce crime, alors qu’une peine de trente années de réclusion criminelle avait été requise contre les deux accusés.

    Tout cela donne une acuité singulière au voyage à travers six siècles d’affaires judiciaires féminines que propose l’exposition parisienne « Présumées coupables ». Si les femmes ne représentent qu’une part marginale de la population pénale – de 4 à 5 % –, les crimes qui leur sont reprochés fascinent et dérangent.

    #femmes #violence #criminelles #domination_adulte #domination_masculine #sexisme #prison #empoisonneuses #violences_des_femmes


  • Viols et agressions sexuelles en France : premiers résultats de l’enquête Virage - Christelle Hamel, Alice Debauche, Elizabeth Brown, et al.
    Population et Sociétés, n° 538, novembre 2016
    Ined - Institut national d’études démographiques
    http://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/viols-agressions-sexuelles-france

    Dans l’enquête Virage, une femme sur sept (14,5 %) et un homme sur vingt-cinq (3,9 %) déclarent avoir vécu au moins une forme d’agression sexuelle (hors harcèlement et exhibitionnisme) au cours de leur vie (tableau 2). Ces taux se situent à un niveau intermédiaire de ceux estimés par l’enquête Enveff en 2000 (où 11 % des femmes de 20 à 59 ans déclaraient des violences sexuelles au cours de la vie) et CSF en 2006 (20,6 % des femmes et 6,8 % des hommes de 18 à 69 ans) [6]. Les différences de formulation des questions et des tranches d’âges des populations interrogées peuvent expliquer ces écarts.

    Les violences sexuelles que subissent les femmes sont non seulement beaucoup plus fréquentes, mais elles se produisent dans tous les espaces de vie (tableau 2) et tout au long de la vie. Parmi celles qui ont subi des viols et tentatives de viol, 40 % les ont vécues dans l’enfance (avant 15 ans), 16 % pendant l’adolescence et 44 % après 18 ans. Les violences subies dans le cadre familial ou conjugal sont fréquemment répétées et peuvent se poursuivre pendant de longues périodes. En revanche, pour les hommes, les trois quarts des viols et tentatives de viol subis l’ont été avant 18 ans (figure 1).

    Globalement, c’est au sein de l’espace privé, c’est-à-dire dans les relations avec la famille, les proches, les conjoints et ex-conjoints, y compris les petits amis, que se produisent l’essentiel des viols et des tentatives de viols. Trois femmes sur quatre, parmi celles qui en ont subis, les ont vécus dans ce cadre.

    http://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/25953/538.population.societes.2016.novembre.fr.pdf


  • Viols et agressions sexuelles en France : premiers résultats de l’enquête Virage - Population et Sociétés - Ined - Institut national d’études démographiques
    http://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/viols-agressions-sexuelles-france/#tabs-2

    Les femmes rapportent des viols et des agressions sexuelles dans des proportions très supérieures à celles des hommes. Pour elles, les violences dans le cadre des relations conjugales s’ajoutent aux violences subies dans la famille dès l’enfance et l’adolescence, ainsi que des agressions sexuelles vécues tout au long de la vie dans les différents espaces de vie (travail, espace public).

    http://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/25953/538.population.societes.2016.novembre.viols.agression.sexuelle.fr.pdf

    #enquête #violences #femmes #discriminations #domination_masculine #domination_adulte #statistique

    • Les violences sexuelles que subissent les femmes sont non seulement beaucoup plus fréquentes, mais elles se produisent dans tous les espaces de vie (tableau 2) et tout au long de la vie. Parmi celles qui ont subi des viols et tentatives de viol, 40 % les ont vécues dans l’enfance (avant 15 ans), 16 % pendant l’adolescence et 44 % après 18 ans(5). Les violences subies dans le cadre familial ou
      conjugal sont fréquemment répétées et peuvent se poursuivre pendant de longues périodes. En revanche, pour les hommes, les trois quarts des viols et tentatives de viol subis l’ont été avant 18 ans (figure 1).

      Globalement, c’est au sein de l’espace privé, c’est-à-dire dans les relations avec la famille, les proches, les conjoints et ex-conjoints, y compris les petits amis, que se produisent l’essentiel des viols et des tentatives de viols. Trois femmes sur quatre, parmi celles qui en ont subis, les ont vécus dans ce cadre.

    • Quel que soit l’espace de vie, les violences sexuelles mentionnées par les femmes sont quasi exclusivement le fait d’un ou plusieurs hommes (entre 94 % et 98 %). Les actes rapportés par des hommes sont majoritairement le fait d’autres hommes (75 % des actes dans la famille), et ce dans trois cas de viols et tentatives de viol sur quatre.




  • La #famille est une zone de non-droit | Remember, resist, do not comply
    https://rememberresistdonotcomply.wordpress.com/2013/07/26/la-famille-est-une-zone-de-non-droit-2

    « la notion de « privé », sans s’y réduire (…), englobe et a pour centre une institution sociale, la famille, là où sont les femmes et les enfants. »

    « La vie des enfants en particulier est entièrement réglée par la famille, puisqu’ils ne sont pas sujets de droit mais « représentés » par leurs parents »

    « Et l’Etat est, en France, toujours prêt à privilégier le principe de la puissance parentale par rapport aux intérêts des enfants : c’est même la sacralité de la famille – entendons par là quelque chose que l’on pourrait appeller de manière métaphorique la propriété privée des enfants – qui est opposée aux demandes que les enfants soient efficacement (et non pas seulement en principe), protégés des sévices de tous ordres. »

    « les enfants sont sous certains aspects assimilables à des propriétés, les droits détenus sur eux étant semblables à ceux que l’on peut avoir sur des objets ou des animaux, et le droit d’abuser – y compris de rendre malheureux un enfant pour lequel on n’assume aucune responsabilité – fait partie de ces droits ; ces droits extravagants – qui sont contraires aux libertés inscrites dans les déclarations des droits de la personne – sont « ouverts » par la seule procréation. »

    « privilégier les « droits » des géniteurs, quitte à placer l’enfant en institution pour de longues années, ou à lui laisser courir des dangers en le maintenant dans une famille violente. »

    « le résultat de la politique de protection de l’enfance en France : ces deux morts par jour sont le prix de la préférence pour le maintien des liens entre l’enfant et ses géniteurs biologiques »

    « Des arguments de type biologiste – la « faiblesse naturelle » des enfants – continuent donc d’être invoqués pour justifier l’absence de droits des enfants, et les droits que d’autres ont, en contrepartie, sur eux. Et des arguments du même type, c’est à dire naturalistes, sont invoqués dans la discussion à propos de qui doit posséder ces droits. »

    « les adversaires des droits des enfants (…) ont identifié toute perte de pouvoir des parents à une attaque contre « La famille ». »


  • Les députés votent en faveur de l’abolition de la violence corporelle faite aux enfants
    http://www.lemonde.fr/education/article/2016/07/02/les-deputes-votent-en-faveur-de-l-abolition-de-la-violence-faite-aux-enfants

    L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de vendredi 1er à samedi 2 juillet un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté visant à abolir la violence faite aux enfants.

    La définition de l’autorité parentale dans le code civil a été précisée : parmi les devoirs qui la composent figure « l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». (...)

    « la règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur ».

    #enfance #violence

    • #wtf #foutage_de_gueule

      http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130122.OBS6160/mort-de-typhaine-deux-enfants-meurent-chaque-jour-de-maltraitan

      Avec l’association, nous constatons que deux enfants meurent chaque jour en France de faits de maltraitance . C’est énorme. Notre objectif est de renforcer la prévention, d’agir, parce que ça commence à devenir catastrophique en France.

      #france

      Nan, pis des lois qui « imprègnent les comportements futurs », mais NOOONN même les sacs plastiques sont mieux traités !

    • Avant, tu avais le droit de torgnoler tes mômes, maintenant c’est interdit par la loi. Dans tous les milieux, il restait un « ça peut pas faire de mal » ou « j’ai été élevé comme ça » ou « c’est juste une petite baffe »... maintenant la loi dit « c’est mal ! » (même si on se doutait bien que filer des baffes au nom de l’amour ça collait pas vraiment et que les sciences nous disaient bien que c’était très mauvais depuis longtemps). Y’a du mieux, je trouve.

    • Non Antony, personne n’a jamais eu aucun droit à recourir à la violence, même sous son propre toit.

      Pratiques judiciaires et administratives
      Les tribunaux face aux violences sur les enfants sous la Troisième République
      http://rhei.revues.org/35#tocto1n4

      12 Si les coups ont pu être considérés comme des châtiments corporels s’intégrant dans un système éducatif33, au XXe siècle les juges rompent avec cette vision des faits. Les gifles elles-mêmes ne sont plus tolérées au-delà d’une certaine vigueur. Désormais on poursuit les pères qui les distribuent systématiquement.

      Ce vote est une hypocrisie, la france traine des pieds pour agir (et pas seulement au niveau législatif) sur la violence envers les enfants, c’est bien parce que l’europe l’a tancé que les députés nous chient cette petite chose qui ne fait que reculer le moment où la mesure du carnage sera prise. Parce qu’avec 2 enfants morts des coups chaque jour en france, on peut imaginer combien subisse la #violence, les traumas à vie et le cycle transféré sur ses propres enfants ou ses contemporains.

    • Surtout, il faudrait questionner le vieux fond autoritaire de l’éducation des enfants, le fait de ne pas les considérer comme des personnes avec leur volonté propre, mais comme des êtres à soumettre.

      Quand on voit que « Super Nanny » cartonne, ça fait peur : c’est l’incarnation même de la #domination_adulte, pour reprendre l’expression d’Yves Bonnardel. J’ai même entendu une mère la brandir comme une menace : "Si tu n’obéis pas, j’appelle Super Nanny" - et le gosse (un an 1/2) de se figer, terrifié, sous les rires de la mère et de sa copine. La nouvelle figure de l’ogre, socialement acceptable et même recommandée.

      Les #maltraitances envers les enfants prennent bien d’autres formes que la #fessée, et sont je crois très courantes. Bref, interdire la fessée c’est bien, mais sans en profiter pour se cacher derrière sa bonne conscience - plutôt pour déconstruire plus généralement le rapport de force qu’on a établi et dont la fessée était seulement la manifestation la plus flagrante.


  • « La domination adulte » dans Le monde allant vers (#Radio_Grésivaudan)
    http://www.radio-gresivaudan.org/Nouvel-article-No-3173.html

    L’émission "Le Monde Allant Vers" a reçu le 19 novembre 2015 de 19h30 à 20h30, en direct, #Yves_Bonnardel, pour parler avec lui de son livre explosif : « La domination Adulte , l’oppression des mineurs ».

    Une citation de Christiane Rochefort résume bien le livre d’Yves : « L’oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

    http://www.radio-gresivaudan.org/IMG/mp3/le_monde_allant_vers_2015_11_19.mp3

    Voir aussi l’avant-propos du livre, écrit par Christine Delphy
    http://seenthis.net/messages/410039

    Les enfants, les jeunes de notre société, sont livrés, sans contrôle de la communauté, à l’#arbitraire d’un ou deux individus.

    Le livre, sous titré L’oppression des mineurs
    http://boutique.mjmcrafts.fr/myriadis/32-la-domination-adulte-l-oppression-des-mineurs.html

    Un ouvrage qui critique de façon approfondie la #domination_adulte sur les #enfants : philosophie, histoire, politique, droit, idéologie...

    #audio #radio #violence_éducative #éducation_non_autoritaire


  • Grenseløse foreldre ødelegger barna

    http://www.aftenposten.no/nyheter/iriks/--Grenselose-foreldre-odelegger-barna-6821413.html

    Source : Aftenposten, le 5 mai 2012
    Critique du livre « Oppdragelse mellom frihet og grenser. Barns selvfølelse – voksnes ansvar » av Tone Strømøy

    [« L’éducation entre la liberté et les limites. Accompagner l’enfant dans son estime-de-soi : la responsabilité des adultes »] par Tone Strømøy

    par Joakim Slettebak Wangen et Sophie Bergersen Moen

    –—

    Les parents qui ne savent pas poser des limites à leurs enfants provoquent de grave dommages

    "Ils obtiennent tout ce qu’ils veulent, si les parents résistent, ils hurlent pendant des heures... Lorsque les parents passent tout, les enfants deviennent vite insupportables"

    "Tone Strømøy, professeur à l’université d’Oslo, spécialisée dans le domaine de la pédagogie estiment que les enfants à qui l’on ne pose aucune limite deviennent vite des enfants qui souffrent. Elle va même plus loin et ajoute qu’on est, dans ce contexte, à la limite de la maltraitance"

    "Ces enfants peuvent rapidement perdre une partie de leur identité, et leur capacité à être empathique. Dans son livre, elle décrit ces enfants "sans limites" comme très auto-centrés, égoïste, et dans l’incapacité de réfléchir".

    "Ce sont souvent ces parents qui par ailleurs prennent tout en charge pour leurs enfants et finissent par les déresponsabiliser. Tone Strømøy donne en exemple ces parents qui s’occupent d’inscrire leurs enfants de 20 ans en fac, de faire toutes les démarches à leur place : elle les appelle les "parents hélicoptères"...

    Pédagogie Education Norvège

    • Cette histoire de l’absence de limites est un vieux serpent de mer réactionnaire qui permet de justifier la domination adulte avec le classique « c’est pour leur bien ».

      De ce que je peux observer en général (et qui n’a donc qu’une portée très limitée), ça n’est pas l’absence de limites le problème, c’est surtout l’absence d’attention.

      #éducation #enfants #domination_adulte

    • –> « ça n’est pas l’absence de limites le problème, c’est surtout l’absence d’attention ».

      –-> ou trop d’attention (dévastateur aussi comme je peux le voir ici et là autour de nous - dans le sud de la Norvège). Sinon oui, d’accord avec toi.