• L’aplatissement de la terre | Leslie Kaplan
    https://lundi.am/L-aplatissement-de-la-terre

    Tout le monde s’en souvient : ce matin-là au réveil la nouvelle tournait en boucle, quelqu’un était tombé en dehors de la Terre. Pas dans un trou, pas dans une crevasse, pas dans un abîme. Non, en dehors, à l’extérieur, au-delà. Et c’était la preuve matérielle, irréfutable, de ce qu’on observait déjà depuis un certain temps : la Terre n’était plus ronde, elle avait été aplatie, l’aplatissement était déjà bien avancé, et on était obligé de se demander jusqu’où ça irait. Source : Lundi matin

    • En Psychologie, théorie de l’emboîtement sexuel (Vous ne comprenez pas ? C’est pourtant clair). On expliquait le mal-être par les tensions inévitables entre l’intérêt bien compris et la passion irrationnelle.

      Il y eut une vague de paralysies qui frappèrent le pays, les femmes surtout. On catalogua les paralysies (paralysie du bras, de la jambe, du cou …), et on appliqua, sur la suggestion d’un professeur émérite, des systèmes de redressement, des corsets.

      Des femmes malades se révoltèrent, exigèrent « Du soin, de l’écoute, du rêve ». Ce mot d’ordre eut un grand succès, même si un médecin biologiste célèbre, connu pour ses comportements sexistes à l’hôpital, les traita partout d’hystériques, dans la presse et sur les ondes, et expliqua avec vaillance et arrogance que le rêve était une inflammation de la cervelle.

      Mais l’époque n’était pas à la polémique. Quelques intellectuels éminents protestèrent, avancèrent qu’on était en pleine régression générale, des articles furent publiés, un appel collectif, peut-être maladroit - il était intitulé « La vérité divise » - fut lancé, mais personne ne s’intéressa vraiment, il tomba à plat.

      Comment ça se termina ? Eh bien, ça ne se termina pas. On y est encore.

      #guerre_des_sexes #misogynie #culture_du_viol #domination_masculine

  • Quand quelques groupuscules complotistes et ultra-droitistes mènent une « cyber-guerre » de propagande haineuse. Propagande cautionnée et relayée par des personnalités politiques « conventionnelles » qui entrainent dans leur « shitstorm » des hordes de rageux.

    « Grosse pute », « Dégénérée » : témoignage de Marie Peltier, harcelée sur les réseaux sociaux
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_grosse-pute-degeneree-temoignage-de-marie-peltier-harcelee-sur-les-resea

    Ces insultes et ces attaques, vous savez de qui elles viennent ? Les personnes derrière ces attaques sont identifiables ?

    « Comme je travaille sur les questions d’information et de désinformation, j’ai des outils de recherche. Avec d’autres personnes, on a collecté des données pour essayer de remonter l’information afin d’essayer de savoir qui avait attaqué. A la base, ce sont presque toujours des raids numériques lancés par l’extrême-droite et par les réseaux masculinistes particulièrement : c’est une extrême-droite qui s’exprime beaucoup contre les féministes. Dans mon cas par exemple, ce sont eux qui ont lancé l’angle ’tu es moche, tu es laide’. C’était leur angle privilégié (...)

    Ce qui est intéressant dans le cyber-harcèlement, c’est que c’est initié par des groupes extrémistes, puis ensuite c’est repris plus largement dans le débat public. C’est repris par des gens qui n’ont certes pas de sympathie pour les féministes, mais qu’on ne peut pas non plus qualifier d’extrême-droite. Malheureusement ces personnes reprennent l’argumentaire et les informations de l’extrême-droite. C’est inquiétant car on voit dans ce genre d’épisode qu’il y a une porosité entre les sphères d’extrême-droite et les sphères politiques dites normales. »

    Ce sont donc des comptes cachés qui vous attaquent ?

    « Ce sont souvent des comptes sous pseudo qui lancent d’abord les attaques, et dont on pourrait demander l’identité à Twitter . Mais c’est une question encore très sensible. Ensuite, quand l’attaque est lancée, des personnalités publiques ne se gênent pas pour reprendre ces informations d’extrême-droite et attaquer sous le même angle. Cela m’a beaucoup frappée dans ce qui m’est arrivé. »

    #touit'zob #propagandavirus

    • Pas étonnant que le grand publique prenne le relai des extremistes-masculinistes, le grand publique est extremiste-masculiniste.

      C’est la position de toute personne qui n’est pas féministe car l’égalité c’est une notion qu’on ne peu pas fragmenter. Sois tu pense que les femmes sont les égales des hommes et ca fait de toi un ou une féministe - sois tu pense pas que les femmes sont les égales des hommes alors tu est un ou une extremiste-masculiniste. Tu ne peu pas penser que les femmes sont égales au 3/4 ou un peu égales mais pas trop, l’égalité c’est binaire, tu l’as ou tu l’as pas.

      Le grand publique il met son mouchoir sur l’inceste et quant une affaire fini par sortir « tout le monde savait au village/au boulot/dans la famille.... » et quant les victimes parlent, que ca soit aux césars ou à noel en famille, c’est la victime qui se fait défoncé dans 99% des cas en France puisqu’il n’y a qu’1% de condamnation des viols dans se pays.

      –—

      Selon une récente étude des nations unies en France il y a 59% de masculinistes-extrèmistes ce qui fait une large majorité :

      Près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes, montre une étude publiée mercredi par le Programme des Nations unies pour le développement à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.

      Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d’entreprises que les femmes. Aller à l’université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l’emploi lorsque les offres sont rares.

      Neuf personnes sur dix dans le monde - femmes comprises - nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l’agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%).

      L’Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des « bons élèves », que la France accroche tant bien que mal, avec plus d’une personne sur d’eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%) .

      https://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Les-prejuges-envers-les-femmes-ont-la-vie-dure-21892051

      #misogynie #masculinisme #sexisme #backlash #domination_masculine #harcèlement

    • Comment s’appelle déjà l’effet qui provoque une sorte d’aveuglement à la réalité et qui s’auto-entretient par une fréquentation exagérée des réseaux sociaux et de l’Internet en général ? J’ai l’expression sur le bout de la langue (parce que je me dis que fondamentalement, je dois être un gros naïf). je crois que c’est le « filter bubble » mais il y a une autre expression en français avec le mot « cognitif » dedans.

    • @mad_meg non, ce n’est pas « biais » mais l’expression à laquelle je pensais décrirait plutôt une sorte d’enfermement de mon propre système de pensée qui ferait que j’appréhenderais la société à la lumière des gens que je fréquente « virtuellement ». C’est à dire que cela m’induit à penser que la société a évolué en ce qui concerne la place et le rôle des femmes. Or les faits rapportés dans l’article de la RTBF me rappelle à la dure réalité. C’est pourquoi je me qualifie de « gros naïf »...
      Et sinon merci de m’avoir fait découvrir la théorie de la valence des sexes de Françoise Héritier que je ne connaissais pas.
      Et force est de constater que nous sommes dans une période de totale régression à tout point de vue.

    • @sombre, le paragraphe de WP dit que les mécanismes décrits par la psycho sociale sont plus importants que des fonctionnements techniques. La peur du jugement des pairs et le renforcement par eux, le panurgisme, tout ça sont des logiques qu’on voit bien opérer sur plein de sujets où des militant·es ne font plus fonctionner leur cerveau et préfèrent répéter la doxa...

    • @antonin1

      tout ça sont des logiques qu’on voit bien opérer sur plein de sujets où des militant·es ne font plus fonctionner leur cerveau et préfèrent répéter la doxa...

      et je rajouterais : par pur confort intellectuel, ce qui constitue également une stratégie « d’économies d’énergie » car mener une réflexion en profondeur nécessite beaucoup d’effort. Et partant, peut-on en vouloir à certain·es militant·es de faire parfois (souvent ?) cette économie ?
      Réponse : oui, si leur seul et inavouable but est de salir la réputation des personnes un tant soit peu « hétérodoxes ». Mais bon ...

      Pour mon affaire de mémoire, je définirais bien ça comme un « enfermement cognitif ». Je me souviens en avoir fait mention chez twitt’cake mais je suis infoutu de retrouver de mémoire l’expression exacte. Et quant à retrouver une info sur ce bouzin, même dans dans ton propre fil de discussion, autant chercher une aiguille dans une fosse à purin. Mais c’est pas très grave.

  • Sexualité : en finir avec les injonctions paradoxales

    « Il faut pimenter sa vie sexuelle », « le sexe est meilleur quand il fait un peu mal »... Les femmes sont victimes de matraquage, dénonce Maïa Mazaurette dans une chronique « coup de gueule ». Car comment réussir à s’écouter quand on demande de considérer l’insulte comme un compliment et la douleur comme un plaisir ?

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/02/23/sexualite-en-finir-avec-les-injonctions-paradoxales_6030503_4500055.html

    ...quand un homme dit non, personne ne vient lui expliquer qu’il pense oui. Parce que quand il a mal, personne ne prétend que c’est pour son bien, que ça n’a pas d’importance, ou qu’il doit réessayer pour s’habituer. Aucun magazine masculin ne propose de se frotter le pénis contre une râpe à fromage avant un rapport pour « pimenter » ses ébats.

    Le point commun de ce matraquage est simple : aux femmes, et aux femmes seulement, on demande de nier leur propre ressenti. Pas parce qu’elles sont folles, mais parce que leur ressenti constitue un bâton dans les roues des partenaires égoïstes (tous les hommes ne sont pas égoïstes). Si les femmes cessent de se faire confiance, alors on peut leur faire subir absolument n’importe quoi : en l’occurrence des violences, des injures, des rapports non désirés et des techniques sexuelles inefficaces.
    Tour de passe-passe

    Dans son ouvrage Pourquoi le patriarcat ? (Flammarion, 2019), la psychologue américaine Carol Gilligan raconte comment la construction de l’identité féminine repose sur ce tour de passe-passe. Vers la pré-adolescence, les filles apprennent à dire « I don’t know » (« je ne sais pas »), tandis qu’encore plus tôt, les petits garçons apprennent à dire « I don’t care » (« je m’en fiche »).

    Cette réduction au silence de ses propres émotions génère des conséquences bien réelles, comme des troubles de la concordance sexuelle. Les travaux de la sexologue américaine Meredith Chivers démontrent en effet que même quand les femmes ressentent une excitation physique (afflux sanguin dans les zones génitales, lubrification), elles n’en sont pas toujours conscientes. Exactement comme s’il existait une barrière invisible entre la tête et le corps.

    Cette discordance est probablement multifactorielle (autocensure, tests mal adaptés, etc.), mais tout de même : comment s’écouter soi-même, quand notre culture sexuelle nous demande en permanence de considérer l’insulte comme un compliment, la douleur comme un plaisir, ou le ressentiment comme un motif de désir ? Quand il faut en permanence « transcender » les signaux les plus élémentaires du corps ?

    Ces aphorismes ne concernent d’ailleurs pas seulement le champ sexuel : « la force des femmes, c’est leur faiblesse », « Les plus visibles sont les plus minces », « L’accouchement est le plus beau jour de leur vie ». On fait comme si les femmes étaient irrationnelles (ce qui revient à les psychiatriser), alors que c’est la logique sous-jacente qui est irrationnelle. Et abusive. « Elle dit non, elle pense oui », « elle dit oui, elle pense oui », « quand on aime son conjoint, on lui donne des rapports », « quand on déteste son conjoint, on lui donne des rapports » : la ficelle est énorme, et nous valons mieux que ces discours littéralement aberrants.

    #sexisme #injonction_paradoxal #catch22 #domination_masculine #hétérosexisme #hétérosexualité #amour #haine #culture_du_viol #BDSM #porno

  • Les médias s’éveillent au problème transgenre… plus ou moins

    https://racinerouge.fr/2020/02/les-medias-seveillent-au-probleme-transgenre-plus-ou-moins

    Il est erroné de voir ce conflit comme une simple « compétition absurde » comme l’écrit Charlie Hebdo, une guéguerre puérile entre des groupuscules sur internet, surtout quand on met en lumière des choses aussi graves que la pression exercée sur les lesbiennes dans le monde réel, comme le rapporte Marguerite Stern dans Nouvelle Veg, pour élargir leur conception de l’homosexualité aux hommes à partir du moment où ils s’auto-proclament femme et lesbienne. J’ai relaté nombre de ce genre de folies dans les pays anglo-saxons, dont on ne cesse d’adopter les obsessions identitaires et rétrogrades sur la race, la religion et le sexe, avec les conséquences que l’on connait sur la société française. Ne pas voir l’ombre du danger des revendications transgenres se profiler sur la France indique au mieux une mauvaise maîtrise du sujet, au pire une grande naïveté. Si Marguerite Stern a décidé de dénoncer ces dérives, c’est bien parce qu’elle en a constaté l’emprise sur son initiative au sein des collectifs de colleuses et sur les murs des villes de France.

    Elle n’est pas la seule à se retrouver confrontée à ce militantisme agressif dans le « vrai monde », pour ainsi dire. Vendredi soir, j’ai reçu un coup de fil d’une amie enseignante dans un collège où elle anime un atelier « lutte contre le sexisme ». Ce matin-là, elle participait à une formation sur inscription libre pour enseignants venus de divers établissements, tenue au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créée par l’Éducation Nationale et intitulée « Stéréotypes hommes/femmes dans les médias ». Les intervenants se composaient des journalistes Isabelle Motrot, rédactrice-en-chef de Causette, et Lauren Bastide, créatrice de la Poudre, une série de podcasts, ainsi que de Laurence Corroy-Labardens, professoresse à la Sorbonne-Nouvelle spécialisée sur les médias.

    Bastide consacre une partie de son intervention à la question transgenre, en qualifiant les critiques actuelles du mouvement de « conservatrices » et qui selon elle ne sont énoncées que par des personnes « d’extrême-droite » aussi bien que « fascistes ». Elle explique que « le féminisme, c’est un point de départ, il faut maintenant converger vers un mouvement plus large incluant les femmes trans » et autres minorités sexuelles. En d’autres termes, défendre les intérêts de la moitié de la population mondiale, c’est bien mignon, mais il faut maintenant consacrer nos ressources à une petite minorité d’hommes travestis.

    La journaliste défend l’idée d’une multitude de sexes, en prenant pour exemple une femme de sa connaissance née sans utérus. Déconcertée, mon amie fait remarquer que, tout de même, les différences biologiques entres les hommes et les femmes sont nombreuses, et que seules les femmes peuvent porter un enfant. « Donc selon vous, si on naît sans utérus, on n’est pas une femme ? » lui rétorque une enseignante. Ni l’une ni l’autre ne semble comprendre qu’elles parlent d’une anomalie rare. « Je n’ai pas osé le leur dire, » me confie mon amie. Une autre lui cite Simone De Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ! » Un autre enseignant propose d’installer des toilettes mixtes dans les écoles, une idée qui revient souvent au prétexte que les personnes transgenres y seraient protégées.

    Il y quelque temps déjà, un collègue enseignant en histoire, qui s’était dit intéressé par le projet anti-sexisme de mon amie, s’était invité dans sa classe pour « sensibiliser » les enfants aux « droits des personnes transgenres », plus précisément leur accès au droit de vote en Inde. « Ça n’avait rien à faire là, » me dit mon amie en revenant sur toutes ces interventions. « Ils ne parlaient presque que de ça alors que nous, avec ma collègue, on apprend aux gamins que si tu es un garçon et que tu veux devenir coiffeur, eh bien tu peux être coiffeur. Le but, c’est de leur expliquer que les mains aux fesses, c’est pas possible, traiter un garçon qui a des amies de pédé non plus, regarder un peu comment les hommes et les femmes sont représentés dans les médias : est-ce qu’on ressemble à ça ? Etc… »

    Plus tard, c’est Laurence Corroy-Labardens qui est intervenue auprès des enseignants. « Son discours était bien différent. Elle faisait la distinction entre les différences biologiques et les différences imposées par la société. Elle a par exemple dit qu’il fallait garder à l’esprit les différences biologiques car c’était important dans certaines études. » Corroy-Labardens évoque notamment le fait qu’en médecine, ce sont principalement sur des modèles masculins que l’on teste les traitements, alors que le corps des femmes n’y réagit pas nécessairement de la même façon. De même, les hommes et les femmes ne sont pas atteints des mêmes maladies. En cause : les différences comme le poids, la masse musculaire, le métabolisme, la structure osseuse, etc. L’idée selon laquelle le sexe « binaire » ne serait qu’une invention fantasmée par les bigots ne tient donc pas face au réel.

    Cette propagande est proférée par des personnes qui sortent des universités et d’écoles prestigieuses, se croyant décidément très éclairées. « Tout ça manquait de nuance, » opine mon amie. « Pour une formation censée combattre les stéréotypes, je trouve qu’on était en plein dedans. Je ne me suis pas retrouvée dans ce discours. Comme il est à la mode, on ne le remet pas en question et on diabolise le propos inverse : si tu considères les femmes trans comme des hommes, tu es forcément un fasciste. Il y avait un manque de prise de recul face aux polémiques actuelles sur le sujet. »

    #féminicide #sexisme_trans #appropriation #domination_masculine #backlash #invisibilisation_des_femmes

  • CRITIQUE DE LA FEMINITE ET DE L’ HETEROSEXUALITE | Irrédentiste !
    https://sporenda.wordpress.com/2020/02/02/critique-de-la-feminite-et-de-l-heterosexualite

    La féminité est un comportement appris qui est re-acté tous les jours de la vie d’une femme dans son interaction avec les hommes. Le comportement « féminin » exprime la déférence. Les filles et les femmes sont censées prendre peu de place, s’asseoir en croisant les jambes, les bras collés au corps, garder les yeux baissés et ne parler que quand on leur parle …

    La masculinité est aussi un comportement appris, qui manifeste la dominance et maintient la place des hommes dans la classe dominante. ..
    La masculinité et la féminité sont érotisées pour créer la sexualité de la suprématie masculine, que j’appelle désir hétérosexuel. Par le terme « désir hétérosexuel », je ne veux pas dire « désir pour le sexe opposé » mais un désir qui est organisé autour de l’érotisation de la domination et de la soumission.

    Ce type de désir procède du système politique de l’hétérosexualité, dans lequel la soumission des femmes est vue comme naturelle et comme définissant ce qu’est » la sexualité ». Le mot « hétéro » dans « hétérosexualité » signifie « autre », dans ce type de désir, un des participants est « altérisé », ou réduit à un statut de subordination par une sexualité objectifiante inscrite dans un rapport dominant/dominée.

    La différence entre les sexes qui est censée produire l’excitation dans la sexualité hétérosexuelle n’est pas naturelle, elle est politique, c’est une différence de pouvoir. Le désir hétérosexuel est formé à partir de la soumission des femmes, et celle-ci est requise pour qu’il y ait excitation.

    (#Sheila_Jeffreys, article « Heterosexuality and the Desire for Gender » dans le livre « Theorising Heterosexuality » , edit. Diane Richardson, Open University Press, 1996, traduction Francine Sporenda.)

    #hétérosexualité #domination_masculine
    @touti

  • Divorce : comment la justice transforme les mères en mendiantes, et les pères en bons princes
    07/02/2020
    Par Chloé Leprince

    Près de 40% des pères séparés se dérobent à la pension alimentaire. En France, ce n’est pas le fisc qui rappelle à leurs devoirs les mauvais payeurs. Mais plutôt la CAF qui verse des allocations aux mères célibataires qui s’appauvrissent massivement avec la séparation.
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    A un moment où l’on privilégie la médiation dans les séparations, une autre sociologue, Emilie Biland, membre du même collectif de recherche, rappelait dans un livre publié en 2019, Gouverner la vie privée (paru aux éditions de l’ENS), en quoi valoriser “un bon divorce” sans trop de fracas ni d’incriminations pouvait féconder de nouveaux ferments d’injustice pour les femmes.

    https://www.franceculture.fr/societe/divorce-comment-la-justice-transforme-les-meres-en-mendiantes-et-les-p

    #divorce #patriarcat #domination_masculine #sexisme

  • Inégalités. Pour les tout-petits, genre et pouvoir s’alignent

    https://www.humanite.fr/inegalites-pour-les-tout-petits-genre-et-pouvoir-salignent-683114

    Une étude du CNRS menée dans trois pays observe que, chez les 3 à 6 ans, l’exercice de l’autorité est plus souvent associé à des images masculines. Et c’est encore plus vrai pour les garçons que pour les filles.

    On savait que les tout-petits étaient sensibles aux stéréotypes de genre. Une étude du CNRS, publiée la semaine dernière dans la revue scientifique Sex Roles, laisse penser qu’ils affectent aussi la perception qu’ils ont du pouvoir. « Dans les interactions entre des figures masculines et féminines, les enfants ont tendance à associer l’individu qui domine au masculin », a résumé à l’AFP Jean-Baptiste Van Der Henst, chercheur en sciences cognitives et coauteur de l’étude. Avec sa collègue Rawan Charafeddine, c’est leur 4e étude : « Nous travaillons depuis plusieurs années sur la représentation du pouvoir chez les jeunes enfants et c’est assez naturellement que, dans ce cadre, nous nous sommes intéressés à la question du genre », explique le chercheur.

    Pour en savoir plus, les auteurs ont mené une série de tests sur 900 enfants âgés de 3 à 6 ans en France, au Liban et en Norvège. Dans la première, les enfants devaient s’exprimer sur un dessin montrant deux personnages identiques, l’un dans une posture de domination, l’autre de subordination. À plus de 80 %, tous sexes et tous pays confondus, les enfants qui avaient compris la relation de subordination associaient le personnage ayant une posture de pouvoir au masculin. « Nous avons été très surpris de ces résultats. Nous pensions qu’il y aurait une différence de perception entre les enfants en Norvège et au Liban, or, ça n’a pas été le cas », souligne Baptiste Van Der Henst. À ce stade, cette uniformité des réponses reste difficile à comprendre. Les deux chercheurs appellent à la réalisation d’enquêtes complémentaires plus fines, prenant en compte la situation culturelle des familles, pour mieux en comprendre l’impact. « C’est aussi le rappel d’une certaine uniformité des cultures. Même dans un pays égalitaire au niveau légal comme la Norvège, la domination masculine n’a pas encore disparu des interactions quotidiennes », analyse Rawan Charafeddine, la coauteure de l’étude.

    Lors de la deuxième expérience, réalisée en France seulement, bonne nouvelle. Lorsqu’il s’agit de se représenter elles-mêmes, les filles ont plus tendance à se mettre en position de pouvoir. Confrontés à la même image que lors de la première expérience, une majorité d’enfants, tous sexes confondus, se projettent dans cette position du dominant. « Cela a infirmé l’hypothèse que nous avions après la première expérience. Nous pensions que la raison pour laquelle les filles attribuaient le caractère dominant aux hommes était qu’elles le dévalorisaient », explique Rawan Charafeddine. Une nuance existe pourtant. Les garçons se voient toujours dans la position du pouvoir, quel que soit le sexe de la personne en face. Les filles, elles, se projettent très majoritairement en dominantes quand l’autre personne est désignée comme une fille. Quand c’est un garçon, elles se positionnent de façon égale dans l’une ou l’autre des positions.
    Les garçons sont conscients de leur privilège de classe

    La même ambiguïté des filles s’observe dans la troisième expérience, conduite en France et au Liban. Cette fois, des marionnettes parées de façon explicite des attributs de genre sont montrées aux enfants. Ils devaient décider laquelle décidait des règles du jeu ou possédait plus d’argent. Là encore, plus de 70 % des garçons dans les deux pays et dans les deux scénarios désignent la poupée masculine comme dominante. Le pourcentage de filles faisant de même tombe en revanche entre 40 et 50 %. « Ce que ces différences montrent, c’est que les garçons sont conscients de leur privilège de classe. Les filles les voient aussi. Elles les vivent, mais elles trouvent ça injuste et veulent autre chose », analyse Rawan Charafeddine. Une révolte qui, selon elle, s’estompe avec l’âge, au fur et à mesure qu’elles intériorisent le fait que le pouvoir a plus de chance d’être aux mains des hommes , comme le montrent des expériences réalisées avec des adolescents. Au-delà de ce constat, elle estime que « cette étude appelle à parler aussi aux garçons des questions d’inégalités de genre, parce que pour l’instant ils ont l’air bien confortables dans leur position de dominants ».
    Camille Bauer

    #domination_masculine #privilège #sexisme

    • L’article dans Sex Roles (résumé uniquement)

      How Preschoolers Associate Power with Gender in Male-Female Interactions: A Cross-Cultural Investigation | SpringerLink
      https://link.springer.com/article/10.1007/s11199-019-01116-x

      Abstract
      Interactions between males and females often display a power imbalance. Men tend to adopt more dominant physical postures, lead conversations more, and are more likely to impose their will on women than vice versa. Furthermore, social representations typically associate males with a higher power than females. However, little is known about how those representations emerge in early childhood. The present study investigated whether preschool children from different countries assign more power to males than to females in the context of mixed-gender interactions. In Experiments 1a (n = 148) and 1b (n = 403), which implemented power through body postures, 4–6 year-old children from France, Lebanon, and Norway strongly associated power with a male character. Experiment 2 (n = 160) showed that although both French boys and girls identified themselves more with a dominant than with a subordinate posture, girls were less likely to do so in a mixed-gender context. In Experiment 3 (n = 213), which no longer used body postures, boys from Lebanon and France attributed more decision power and resource control to a male puppet than did girls. By investigating gender representations through interactions, the present study shows that children associate gender and power at an early age.

    • « Nous avons été très surpris de ces résultats. Nous pensions qu’il y aurait une différence de perception entre les enfants en Norvège et au Liban, or, ça n’a pas été le cas », souligne Baptiste Van Der Henst. À ce stade, cette uniformité des réponses reste difficile à comprendre. Les deux chercheurs appellent à la réalisation d’enquêtes complémentaires plus fines, prenant en compte la situation culturelle des familles, pour mieux en comprendre l’impact. « C’est aussi le rappel d’une certaine uniformité des cultures. Même dans un pays égalitaire au niveau légal comme la Norvège, la domination masculine n’a pas encore disparu des interactions quotidiennes », analyse Rawan Charafeddine, la coauteure de l’étude.

      De mes deux séjours de quelques semaines en Norvège, je retiens en effet que chez les gens, les structures de pouvoir sont aussi patriarcales que chez nous. J’étais certes chez un gros macho (dans le nord, près de Narvik, je précise, pas vers Arendal !) mais je voyais aussi qui dans le couple conduit la voiture, comment les gens distribuent la parole, ce genre de détails...

      @reka ?

  • Matzneff : « Pourquoi un pédophile sans talent a-t-il été publié et encensé ? », par Elisabeth Roudinesco
    https://www.nouvelobs.com/idees/20200110.OBS23286/matzneff-pourquoi-un-pedophile-sans-talent-a-t-il-ete-publie-et-encense-p

    #déni habituel des psychanalystes qui sont très nombreux à entretenir la culture du viol, la cupabilisation des victimes... Je met le passage sur #Dolto .

    François Dolto traînée dans la boue

    Hanté par le fantasme d’une France pervertie par mai 68, bon nombre de commentateurs d’aujourd’hui racontent donc tout et n’importe quoi, confondant les pétitions des années 1970 avec les affaires contemporaines de harcèlement ou de viol, MeToo, « Balance ton porc », Harvey Weinstein, Tariq Ramadan, Roman Polanski et même Françoise Dolto, qualifiée de pédophile par des ligues de vertu anti-freudiennes – toujours les mêmes – qui réclament que soient débaptisées les 167 écoles qui portent son nom (« Le Canard enchaîné », 8 janvier 2020). Et de citer à l’emporte pièce des phrases incohérentes tirées de deux livres d’entretiens fabriqués à la va-vite, le premier l’année de sa mort (« La Cause des adolescents », Laffont, 1988) et le deuxième à titre posthume (« L’Enfant, le juge et la psychanalyse », Gallimard, 1999) publié par sa fille. On en trouve la liste sur internet depuis des lustres et dieu sait si Dolto, une fois célébrée par les médias, a pu raconter n’importe quoi puisqu’elle ne parlait que de cas individuels, issus de son expérience clinique, elle qui avait été trainée dans la boue par René Schérer pour son adhésion à la moralité chrétienne. A ce train là, on l’accusera un jour d’avoir sodomisé des bébés.

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    Je relève aussi la dépolitisation que fait Roudinesco en critiquant le fait que la dénonciation des viols sur mineurs ai un lien avec la dénonciation des violences sexuelles.
    Sinon pour sa blague sur la sodomie les bébés - qu’est ce qu’elle en sait Roudinesco, peut être que Dolto sodomisait des bébés, en quoi ca serait aussi impensable, comique ou/et ridicule. Son fils chantait bien le tourisme sexuel entouré d’enfants au club dorothé, alors peut être qu’il y a de l’inceste dans la famille Dolto.
    Enfin c’est l’occasion de voire ou revoir les films de Sophie Robert "le mur" et "le phallus et le néant" qui font état de la pensée psychanalytique en 2015 tout aussi misogyne, violophile et nocive aux dominé·es qu’en 1970.

    • Élisabeth Roudinesco, née le 10 septembre 1944 à Paris, est une universitaire, historienne et psychanalyste française, biographe de Jacques Lacan et de Sigmund Freud, auteur, avec Michel Plon, d’un dictionnaire de psychanalyse.

      En 1969 elle entre à l’École freudienne de Paris, fondée par Jacques Lacan, où elle achève sa formation psychanalytique et en restera membre jusqu’à sa dissolution en 1981.

      Roudinesco fait partie du milieu littéraire parisien qui s’autocongratule, passé par Paris VIII où a officié Lacan et la bande de la french theory, marié au PDG des Editions du Seuil (Sollers, Henric) Cerise, elle a brigué un fauteuil à l’Académie française.

      Dans les 2 pétitions les plus importantes de 1977 pro pédosexuel il y a de nombreux psychanalystes, psychiatres et sexologues. En fait partie, Félix Guattari, influenceur pédosexuel sous couvert scientifique et universitaire, fondateur de la Revue Recherches qui publie le pamphlet proviol « Fous d’enfance » et dont Gavi écrit « je pense à mon ami Félix Guattari qui a laissé derrière lui une œuvre géniale et quelques suicides ». Guattari a été psychanalysé par Lacan (avant de s’éloigner avec l’anti-œdipe rédigé avec Deleuze en 1972) . Dolto est aussi une grande amie de Lacan.

      Apparemment, il règne toujours un système corporatiste pour protéger les pères fondateurs de la culture du viol dont les victimes commencent à prendre la parole.

      –---

      Voir la signature proviol de prostitués dans la pétition d’Henric sur Causeur du psychanalyste qui me suivait quand j’avais 30 ans m’a pétrifié. A l’époque je survivais dans un réduit pourrissant et j’allais dans son grand appartement du Marais, à l’entendre me dire que mes conditions de vie n’avaient rien à voir avec mes problèmes j’ai cessé d’y aller.

      #psychanalyste

    • Merci pour les infos sur elle @touti
      au passage je relève ceci qui montre son refu de comprendre le point de vue des victimes ;

      Faudra-t-il un jour envoyer de nouveau en enfer les œuvres de Sade et débarrasser de toutes les bibliothèques les grands noms de la pensée française des années 1970 sous prétexte que leurs auteurs avaient signé des pétitions douteuses ?

      On (les victimes, les féministes, les gentes qui découvrent le sujet comme des fleures et s’en indignent) ne demande pas la censure de Sade, ni de #grand_homme de la pensée des années 1970. Il est seulement demandé de pouvoir utilisé les éléments biographiques des auteurs pour analysé leur œuvre. Sade était peut être un grand penseur, c’etait aussi un violeur, un agresseur sexuel, un sadique qui torturait des victimes non-consentantes, rien à voire avec le BDSM avec lesquel il est souvent assimilé et confondu. Il ne faisait pas que fantasmé ses violences il les mettait en pratique et quand il parle du consentement c’est pour dire que le non consentement est plus bandant. En faire un grand penseur sans dire que c’est la pensée d’un violeur c’est là le problème. Il y a des faits documentés sur les violences sexuelles qu’a commises Sade et ces faits doivent pouvoir servir a éclairé la pensée de Sade. Roudinesco à l’air de dire que la pensée d’un agresseur sexuelle ne doit pas être interrogée sous ce prisme.
      Sinon je ne voie pas pourquoi Sade devrait sortir de « l’enfer », on va pas le faire étudié en primaire, ni au collège et ni au lycée, l’enfer des bibliothèques est accessible aux majeurs et c’est bien assez comme ca. Ca veut pas dire qu’il y a censure de l’œuvre, ca veut dire qu’on va prendre en compte le contexte de celle ci (contexte d’émission de l’oeuvre et de réception de celle ci). Il y a des restrictions d’age pour les films d’horreur porno alors je ne voie pas pourquoi ca serait pas pareil pour la philosophie d’horreur porno. En fait la seul personne qui veut bruler Sade ici c’est Roudinesco qui préfère la destruction totale de cette œuvre plutot que de l’étudié dans son contexte historique et/ou d’en limité la diffusion aux adultes.

      Le freudisme et lacannisme sont au service des dominants, ca sert à les déculpabiliser en portant la faute sur leurs victimes. Ici les victimes sont accusé à tord de vouloir censuré et/ou détruire l’œuvre de Sade, Balthus, et les #grand_homme de la pensée des années 1970. Pourtant, si censure il y a, elle viens des anciens soutiens de Matzneff qui font disparaitre les preuves ou/et font du zèle pour faire oublié leurs comportement passé. Pour le moment au sujet de la censure, c’est la liste des signataires de la pétition de 1979 dans libé qui est censuré et pas l’œuvre de Sade.
      –-

      Le titre est aussi bien dégueulasse, qu’est ce qu’on en a à faire du talent de Matzneff ? Quel est le rapport avec la choucroute ? Si il avait ou pas du talent qu’est ce que ca changerait ? Comment est-ce possible qu’on se prétende psychologue professionnel et commencer son intervention sur la pédocriminalité par la question de la qualité littéraire ? Pour le titre on peut meme pas accusé l’Obs d’avoir dénaturé le propos de Roudinesco, elle meme commence son texte ainsi ;

      Disons-le sans détour, l’affaire Matzneff aura permis de redécouvrir combien l’œuvre de cet écrivain est d’une pauvreté littéraire affligeante, raison pour laquelle elle est tombée en désuétude.

      Roudinesco est-elle psychologue ou critique littéraire ? A lire ce texte on se pose la question mais a mon avis elle n’est ni l’une ni l’autre, c’est une idiote utile de la #culture_du_viol et de la #domination_masculine dont la tache est de renvoyé les victimes dans le silence.

    • C’est @tintin que tu vouvoie @colporteur ? Vu qu’il est pas sur ce poste je sais pas trop pourquoi c’est à lui que tu t’adresse. est-ce que tu as besoin d’un avis « raison gardé » ?

      J’ai dit plusieurs fois que je trouvait réducteur de limité cette violophilie aux années 1970, en 2020 on viol plus et on punit moins les viols qu’en 1970, on peu même se commander des viols par internet ou se faire passé ses petits films de viols entre jeune à la récré. Et Matzneff était primé en 2015 pas en 1970.
      Sinon pour ce que tu raconte sur la pedosexualité des femmes, je voie surtout ton privilège masculin.

      https://seenthis.net/messages/820733
      Dans cette émission faite par un mec qui kiffait Matzneff en 2015, il explique qu’il n’avait rien dit à l’époque par peur d’être traité de pudibond. et aussi par plaisir de faire souffrir sa mère et sa tante.
      Ton message me semble tout à fait sur ce registre.
      Etre réactionnaire c’est vouloir revenir à un état antérieur, vouloir restaure un état du passé. Le réac ici c’est toi, car c’est toi qui demande l’omerta, le statu quo et le maintiens de tes privilèges de sexe, c’est aussi toi qui utilise des euphémismes réacs tel « relation charnelle ».

      Tu veux pas qu’on dise « pédosexualité » tu prefere des euphémismes réacs à la Matzneff
      Mais t’était quoi quant tu avait moins de 15 ans ? T’était un homme ?

    • Le problème n’est pas tant ce que mon psy a dit que l’exercice assez systémique et névrotique du pouvoir des psys auto-immunisés par le prisme freudien ou lacanien de la théorie œdipienne. Pour les signataires qui nous intéressent, impossible d’évacuer non plus Heidegger qui imprègne nombre d’entre eux, qui sont à la fois psys et philosophes. Sous couvert de transformation politique et sociale innovantes, ces théoriciens et praticiens d’une sexualité soit disant libérée, prônent l’assouvissement de leurs instincts sur l’Autre, chien enfant ou femme, du moment que ces objets de désir en seront tenus responsables par les dites théories. Les signataires de ces pétitions pro pédosexuels ont œuvré·es à l’acceptation d’une application irrépressible du désir sexuel en le grimant en liberté face au dispositif bourgeois à combattre. Faisant d’eux des philosophes pervers et des psys dangereux dont l’influence a été relayés par un réseau médiatique littéraire et politique suffisamment important pour faire encore croire aujourd’hui que « c’était l’époque ».
      C’est cet aveuglement qui est terrifiant, ne pas voir la position centrale qu’ils ont joué dans le dispositif de soumission qui sied parfaitement au libéralisme individualiste actuel où le vivier des proies augmente avec la précarité.
      Il me semble que c’est ce même processus individualiste de domination décomplexée qui permet à mon psy de proférer que vivre dans un taudis n’est pas un problème et lui rend également possible l’apposition de sa signature en haut de la pétition de Causeur « touche pas à ma pute ». Si il lui est possible en 2013 de rendre public une telle abjection c’est que penser la mise à disposition du sexe de l’Autre est toujours et encore revendiquable, comme un droit, un dû, une possibilité normale offerte dans une société consumériste moderne où ceux qui exercent le pouvoir s’arrogent le droit de disposer des corps en toute impunité.

    • @touti n’empêche si tu arrive effectivement à cartographier cet espèce de tour d’esprit dégueulasse qui va de la fascination pour sade, en passant par heidegger, cioran, bref, ce truc chelou et malsain d’une certaine intelligentsia, ce serait quelque chose... ça fait des années que je me demande comment ce truc se maintient en place, alors qu’on a des intellos tout à fait passionnant, comme Vernant par exemple, qui n’ont jamais, à ma connaissance, donné dans cette... chose. Mais dont on ne te parlera jamais aux beaux-arts par exemple...

    • Ouhlala, je crois pas que je vais faire une tour, je n’ai pas du tout ces compétences dans les structures ADN :)
      Par contre, je remarque l’utilisation d’un espace fictionnel qui semble inattaquable avec comme vecteur la littérature, le cinéma, l’Art …
      Apparemment rendre public des faits et des réalités sous cet aspect est un moyen employé par ces salopards et leurs défenseurs pour se blanchir.

    • http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Histoires/Les-aveux-de-la-chair
      #Foucault
      Parution : 08-02-2018
      « Centré sur la façon dont saint Augustin(1) et les Pères de l’Église concevaient le désir, Les aveux de la chair paraît enfin. »
      Élisabeth Roudinesco, Le Monde des Livres

      Extrait de l’avertissement/préface

      En 1976, Michel Foucault fait paraître — sous le titre La volonté de savoir — le premier tome d’une Histoire de la sexualité dont la quatrième de couverture annonce une suite prochaine en cinq volumes, respectivement intitulés :
      2. La chair et le corps ;
      3. La croisade des enfants ;
      4. La femme, la mère et l’hystérique ;
      5. Les pervers :
      6. Population et races

      Aucun de ces ouvrages ne verra le jour.

      Quand tu vois les titres prévus au programme :/ ça m’étonne pas d’un fervent Nietzschéen. Nietzsche haïssait les femmes.
      Suite …

      Le ’prière d’insérer’ de 1984 conclut ainsi :
      D’où, finalement, un recentrement général de cette vaste étude sur la généalogie de l’homme du désir, depuis l’Antiquité classique jusqu’aux premiers siècles du christianisme.

      Nan nan, tu as bien lu :
      généalogie de l’homme du désir

    • L’art c’est un tutoriel de domination à destination des dominants. Aux hommes-bourgeois-blancs, l’art apprend à traiter les femmes-prolétaires-noirs comme des objets, à trouver cela noble et à se tripoter l’ego avec des grands mots grecs afin de se faire passer pour supérieur. Les philosophes phallosophes appellent cette escroquerie la #catharsis
      Le fait que les hommes violent des enfants est une pratique ancienne et totalement justifié dans l’art. Cf le culte de la #viriginité : On ne peu considéré comme vierge une personne, que si on considère que le sexe est une souillure, une saloperie dégradante, une chose incompatible avec l’innocence, une dégradation de l’etre. Les Matzneff ou les Sade et leurs fana, ce qu’ils cherchent et ce qui les excitent c’est cette souillure, cette humiliation par leur sexe et c’est un concept profondément puritain de voire la sexualité comme un abaissement de soi.

      #talent

  • Slayer, Striker, Shooter and the Rise of the Extreme Baby Boy Name
    https://melmagazine.com/en-us/story/extreme-boys-names


    Parents tend to be more conservative about naming baby boys. But when they do get creative, they turn them into throat-ripping action heroes

    Is there a better way to change everything about your life than by changing your name? Because while it might not completely erase your circumstances, it definitely allows for a new you, if in name only. So this week, we’re looking at what’s in a new name — for yourself, for your favorite TV characters, for your boat, for your stripper, for your son and for nearly everybody (and thing) in between.

    In a recent article for the Guardian titled “I’m No Jaxon or Albie. But a Boring Name Has Its Own Rewards,” novelist Andrew Martin weighs the pros and cons of having a common, unimaginative name. On the one hand, it’s simple and well-liked. On the other, he’s constantly confused for other people in his trade, can’t think up an original username or password for the life of him, and by his calculations would be earning “at least 20 percent more” if his name were “interesting, or even memorable.”

    But alas, he’s but one drop of water in an endless ocean of other similarly named Andrews and an unfortunate byproduct of the centuries-long tradition of giving boys names so drab and quotidian that they border on the anonymous.

    Meanwhile, girls can be named after any person, place or thing, and the more unique, the better. Recently, there’s been a surge in female babies being named things like Echo, Victory and Ireland, and the girls’ names coming out of Hollywood are even more flamboyant. We all know Beyoncé’s daughter Blue Ivy, but have you met Hilary Duff’s spawn Banks Violet Bair, Cardi B’s Kulture Kiari Cephus or Kylie Jenner’s mononymous child accessory Stormi?

    Whereas it’s rare to see boys with more expressive names that set them apart, it’s normal — expected, even — to see girls with names or spellings that make them stand out (lookin’ at you, Maddisyn). Laura Wattenberg, a naming expert and self-proclaimed “Baby Name Wizard” who combs through annals of Social Security Administration (SSA) data to suss out naming trends, says the most popular “unique” girls’ names in recent years have been Genesis, Serenity, Heavenly, Promise, Legacy, Treasure and Egypt. Basically, she says, if it’s a word, it can — and will be — a girl’s name.

    By contrast, expressive naming practices don’t seem to apply to baby boys at all. According to research from the SSA, parents are three times more likely to give girls “unusual” names than they are boys, a phenomenon often referred to by naming experts as the “originality gap.” The result of this gap is hordes of boys named Andrew. And Greg, and Michael, and Matt, Sam, Mark, Chris and Ryan — humble, simple and inoffensive names that convey neither the expressiveness nor poetry of feminine monikers like Eden, Phoenix or Diva Muffin, the label Frank Zappa so kindly applied to his daughter.

    “For most of recent history, Western boys have been given drab, biblically informed names like Brian, John or Nicholas,” says Matthew Hahn, a professor of biology and informatics at the University of Indiana who co-authored a 2003 study comparing baby name trends to evolutionary models. “In general, they’ve been nowhere near as ‘creative.’” They’ve also been extremely patriarchal — it’s an honor to be named after the (male) head honcho of your family, and first-born boys are particularly prone to being gifted with grandpa’s nominative legacy.

    To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

    Of course, it’s not just young boys who are bullied for having “creative” names. “Anyone who’s different in any way can be targeted,” says Barbara Coloroso, a parenting, bullying and teaching expert who specializes in nonviolent conflict resolution. “It’s girls, kids from a different country or culture or anyone whose name sets them apart.” Though, she admits, she has seen plenty of boys get picked on for having unusual or feminine names. “There does seem to be a lot less variation in boys’ names, especially in white, more middle-class areas.”

    But that’s all changing. According Wattenberg, a new breed of rugged, hyper-macho and blatantly “action-oriented” names for boys has exploded in popularity in recent years, and their inventiveness is starting to match the creativity and expressiveness that girls names have always enjoyed. Combing through pages of recent Social Security Administration data, she found that the usage of “doer” names like Racer, Trooper and Charger have risen more than 1,000 percent between 1980 and 2000, and have increased exponentially ever since.
    Laura Wattenberg’s “doer name” data from Namerology

    In a recent Namerology article on the topic, she lists several of the burlier, more aggressive names that have been picking up steam: Angler, Camper, Tracker, Trapper, Catcher, Driver, Fielder, Racer, Sailor, Striker, Wheeler — deep breath — Breaker, Roper, Trotter, Wrangler — still going — Lancer, Shooter, Slayer, Soldier, Tracer, Trooper — wait, “Slayer”? — Blazer, Brewer, Charger, Dodger, Laker, Pacer, Packer, Raider, Ranger, Steeler, Warrior — kill me — Dreamer, Jester and — wait for it — Rocker.

    The majority of these names take inspiration from stereotypically “masculine” interests, but while they might seem modern — no one’s grandpa is named Rocker — they’re actually not. According to Wattenberg, these hyper-masculine boys’ names were spawned from the primordial ooze of 1990s-era Britain during a time she calls the “great surname boom.”

    Whereas most surnames were family names passed down through generations, the boom inspired Brits to start DIY-ing their own last names, and it was the snappier ones — particularly ones ending in “-er” — that became popular, in part due to how “active” they sounded. Most of the “doer” names started out as obsolete occupational names like Tucker or Spenser, but a few, like Hunter and Rider (which, it should be pointed out, are the first names of Guy Fieri’s sons) packed the punch of what she calls a more “energetic avocation.”

    “The result,” she writes, “was a two-fer.” You got the zippy style of a self-made surname and the roundhouse throat-punch of a vigorous action-name, a killer combo which sent the popularity of brawny last names like Saylor and Stryker soaring. Eventually, she says, last names became first names, and soon, any doer name became fair game, especially for boys. And though they’d previously been conservative and biblical in their naming habits, parents began naming their wriggly, fat-headed little boy babies after pretty much anything you’d see during a Super Bowl halftime commercial: rugged SUVs, lethal combat positions, and you guessed it, condoms (apparently, the names “Magnum” and “Maxx” are gaining popularity, the extra “x” in the latter signifying a next-level extremeness never before seen in tiny, blubbering male humanoids too young and cartilaginous to understand just how much extra beer that means they’re going to have to shotgun at parties).

    For today’s parents, it seems the more aggressive and bloodthirsty the name, the better. Wattenberg’s research found that 47 boys were named “Raider” in 2018, and “Hunter” tops the brawny baby charts as the country’s most popular hypermasculine name. According to Hahn, names like these give parents a way to be creative without breaking the masculinity mold. They’re expressive, vivid and undeniably unique, but they’re also pulsating with testosterone and so certifiably burly that he suspects some parents are using them as anti-bullying shields. “Who’s going to make fun of Striker?” he says. By the same token, names like “Shooter,” “Gunner” or “Slayer” seem particularly resistant to playground taunting.

    Wattenberg agrees that this might be intentional. “When parents choose names that sound like an automatic weapon, a condom or a skateboard, they’re saying something about who they hope their child becomes,” says Wattenberg. “Judging by some of the names I’ve been seeing, they want an action hero.” The practice of naming a kid based on who you hope they become falls under the umbrella of what’s called nominative determinism, a hypothesis that examines the degree to which someone’s name influences the course they take in life. Though there’s limited evidence that names dictate reality — i.e., not all Bakers are bakers — Hahn suspects that many parents name their children with the subconscious hope that they live up to their name, but without thinking about the effect that’ll have on them as they mature. “That’s a lot of pressure to put on kids,” he says. “Imagine being named Racer. You could never get away with being slow!”

    It’s also possible, he says, that the action-name trend for boys is a backlash to the evolving definition of masculinity. As the concept of masculinity evolves into something more dynamic, personal and sensitive than the John Wayne stereotype of the past, groups of conservationist parents are staking a claim on the increasingly endangered species of traditional manhood by naming their children after the most stereotypically masculine things possible. “It could be a backlash to changing norms around what it means to be a man, and a staking of a position about masculinity and traditional values,” he suggests.

    In any case, there’s little question about the message that these Vin Diesel-y boys’ names send: It’s okay for females to be expressive, unique and even androgynous, but it’s only okay for males to be so if what they’re expressing is brute-force testosterone that rains down from the heavens while a muscle-y football player shreds out Kenny Loggins’ “Danger Zone” on an electric guitar in front of a massive poster of tits and ice-cold beer. So even though boys names have become light-years more expressive than they used to be, they’re still upholding the aggressive, active and power-based ideals of traditional masculinity, perhaps even more so than the wearisome but undeniably guy-flavored “Andrew.”

    Coloroso’s not timid about how far-reaching an effect she believes this can have. “The impact of how much linguistics, semantics and names can influence beliefs and behaviors can’t be understated,” she says. “When you start to categorize names as either masculine or feminine, or you give a child a name that can only be one of those things, what you’re really doing is reinforcing gender stereotypes,” she says. “That’s a slippery slope. Stereotyping can lead to prejudice, which can, in turn, lead to intolerance, bigotry and hate.”

    This isn’t just true for masculine and feminine-sounding names, of course: Any name that falls outside the range of what’s “normal” for white, middle-class America can be used as a tool to otherize and promote hate. Ethnic names are particularly subject to this, and as Coloroso notes in her upcoming book about genocide — an admitted topical stretch for a parenting and early education expert — it’s a “short walk” from hateful rhetoric to tragedy.

    That’s not to say parents who dub their kid “Trooper” are intentionally propagating gender roles — or more broadly, bigotry — with their macho name choices, though. It’s doubtful they even breach that territory when thinking about names; they’re likely just trying to think of something familiar and fun. “The kind of parents that name their son ‘Magnum’ aren’t necessarily reacting to philosophical shifts or trends in gender roles,” Wattenberg says. “The names parents choose are usually just a reflection of their culture and values.” Still, it’s interesting to note how those choices both reflect and enforce the norms that confine people to a limited style of expression.

    At the same time, it would be remiss not to note the bajillions of exceptions to this trend. While baby names can be indicative of larger cultural beliefs and social systems that promote stereotypes and inequality, they’re not necessarily prescriptive on an individual level. You can be named Charger, and turn out to be a gentle, Prius-driving, gender anarchist. At the same time, you can have a dull-boy name like Greg and be the most creative, expressive person in your hemisphere. And you can be named Crescent Bongwater and have the personality of an expired Saltine cracker.

    It’s less about the name itself and more about who wears it. But still, here’s to hoping all the “Slayers” of the world don’t live up to theirs.

    #prénom #féminicide #backlash #culture_du_viol

    • To Hahn, the most obvious explanation for this is that people are much more aware of the expectations around the masculinity of their male children. “They know that boys get teased a lot more by their peers, certainly about those things, and they’re afraid of making their boy child the object of derision,” he says. “No parent wants their kid to be made fun of on the playground.” In a way, he says, there’s a perceived “safety” in giving your boy a boring name.

      Si les parents ne veulent pas risqué que leurs fils soit tourné en dérision, si les parents ne veulent pas que leur fils soient taquiné, harcelé ou dévalorisé à cause de son prénom, cette préoccupation n’est pas valable pour les filles. Pour les filles les parents s’en fichent globalement qu’elle soit tourné en ridicule, harcelé, dévalorisés... Les parents leur donne des noms d’objets pour qu’elles soient traité comme des objets.

      Ca me fait pensé à une remarque de Titiou Lecoq sur son fils et la pression qu’elle se met sur son role de mère dans son education. Elle dit que c’est comme si elle risquait de changer son génial fiston en tueur psychopathe si elle ratait un truc. Elle dit bien que c’est une vision caricaturale, mais c’est le cliché qu’elle a identifié comme sa peur d’être une mauvaise mère.

      Génie, c’est un mot qui n’existe pas au féminin car le génie est un individu qui as marqué son époque mais aussi d’autres époques que la sienne, or les femmes peuvent marqué leur époque mais elles sont effacées de l’histoire, le génie leur est structurellement inaccessible car on leur interdit de marqué d’autres époques que la leur. Pour les psychopathes, les clichés autour des serial killers mettent toujours le role de la mère en avant comme origine de la pathologie des tueurs (meme si cela est discutable puisque les tueurs en série sont souvent fils de militaires et de flics mais ca se fait pas de le dire). A cela s’ajoute que les tueurs psychopathes sont souvent associé à de grands QI mais c’est encore une fois une déformation patriarcale, car il est génial en patriarchie de tuer des quantité de femmes dans des conditions atroces. Jack l’éventreur correspond à la définition du génie, il a marqué au dela de son époque et constitue le model des tueurs en série. Les femmes tueuses psychopathes sont par contre un peu moin rare que les femmes génies mais il n’y en a pas beaucoup et les tueuses en série ne sont pas qualifiés de génies. Il n’y en a de toute façon pas assez pour que les mères aient peur que leurs filles géniales deviennent des serial tueuses psychopathes si elles n’ont pas été bien élévés. Je me suis demandé quels sont les craintes des mères par rapport à leurs filles, car j’ai du mal à croire que les mères aient peur que leurs filles deviennent des tueuses psychopathes si elles n’arrivent pas à devenir les génies qu’elles sont. Je pense que les mères vis à vis de leurs filles sont toujours dans la dichotomie maman-putain. Elle ne veulent pas que leurs filles soient violés ou/et cognés par leur compagnon/clients et/ou qu’elles n’aient pas d’enfants et elles espèrent simplement qu’elles aient un boulot décent pas trop sous payé...

      Les filles on peu leur donner des noms de sexes de plantes qui attendent qu’on les butinent. Des sexes de plante qu’on coupe pour les mettre dans des vases pour faire jolie et sentir bon dans la demeure d’un dominant. Pour les garçons la nouvelle mode c’est de leur donner des noms de tueurs psychopathes comme ca ils pourrons s’amuser à arracher les pétales des fleurs qui tomberons entre leurs mains. « Je t’aime, un peu, à la folie, passionnément, à mort »...
      #éducation #amour #maternité #famille #féminicide #domination_masculine #sexisme #fleur #génie

  • The film industry has utterly failed women. I won’t put up with it any longer | Alice O’Keeffe | Opinion | The Guardian

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/jan/07/film-industry-failed-women

    https://i.guim.co.uk/img/media/8de90ec645aea396bf7d1a9cad205789d27b1a70/0_85_2556_1534/master/2556.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    I’m sick of films dominated by male characters and perspectives. This year I’m changing my cinematic diet

    #cinéma #domination_masculine #sexisme

  • Après Weinstein et Trump, c’est Polanski qui se plaint de subir “une chasse aux sorcières” : un summum de l’indécence.


    http://ellesaimentca.com/aucun-homme-na-subi-de-chasse-aux-sorcieres-jamais

    Un an avant #metoo, je faisais partie d’une association dans laquelle eurent lieu de nombreuses violences sexuelles. A cette époque où il était encore si difficile de prendre la parole, une des premières femmes ayant dénoncé les violences d’un membre avait eu l’incroyable courage de cherche de l’aide, notamment en en parlant publiquement. Suite à quoi elle avait été rejointe dans sa dénonciation par une deuxième victime, puis très rapidement une troisième etc.
    Je me rappelle qu’au moment où mes collègues avaient abordé le sujet, l’un d’entre eux avait dit “quand même, c’est bizarre toutes ces plaintes qui sortent d’un coup, j’ai un peu l’impression que maintenant qu’une femme le dénonce, toutes celles qui ont des récriminations en profitent pour s’acharner sur lui ! Il ne faudrait pas que ça tourne en une chasse aux sorcières ”*

    A cette époque, je n’avais pas fait le chemin que j’ai fait aujourd’hui sur le féminisme, et cela ne m’a pas choquée. Mais apparemment — encore une preuve que les oppressions sont instillés insidieusement — ça m’a quand même marquée, puisque lorsque ça a été mon tour de devoir dénoncer un abus sexuel dans le groupe, cette phrase m’est revenue en tête. En conséquence de quoi, au moment où j’ai pris la parole pour dénoncer mon agresseur, je n’ai pas osé rechercher la solidarité d’autres femmes, parce que j’ai eu peur qu’on m’accuse de “faire une chasse aux sorcières” et d’être “manipulatrice/vengeresse/hystérique/[insérer ici tout adjectif permettant d’invalider la colère légitime d’une femme]”.

    Depuis, chaque fois que j’ai vu ressurgir l’expression “chasse aux sorcières”, ce fut suite à des dénonciations de violences sexuelles.
    Et puis un jour, ça m’a frappée :
    Mais mais MAIS … d’où les HOMMES se font passer pour les sorcières ?

    #domination_masculine #révisionnisme #inversion_patriarcale #déni #cynisme #sorcières #femmes #violences_sexuelles #appropriation_culturelle #victimisation_des_agresseurs

  • L’univers obscur des INCELS
    https://www.youtube.com/watch?v=GqEWqrr4T9s

    Exploration du discours masculiniste des auteurs de féminicides et leurs adeptes.

    #masculinisme #féminicide #culture_du_viol #domination_masculine #know_your_ennemy #PUA #PNL
    #chasse #virilo-carnisme
    Je découvre que la création de la première communauté incel (via newsletter à l’époque) était le fait d’une lesbienne qui avait du mal à trouvé des partenaires et n’as pas rejeté les hommes qui se sont intégré dans sa communauté.

  • Ecce Homo - hypathie - Blog féministe et anti-spéciste

    http://hypathie.blogspot.com/2019/11/ecce-homo.html

    Carla Lonzi (1931-1982) est une féministe italienne, critique d’art, puis créatrice d’un collectif féministe Rivolta femminile. Dans son texte Crachons sur Hegel, elle critique la dialectique maître-esclave de Hegel, et sa suite le marxisme, qui ne font que mettre en sourdine l’oppression encore plus radicale qui réside dans le rapport homme/femmes et qui se cache dans ’les ténèbres des origines’. C’est la culture patriarcale qui est dialectique. (4ème de couverture). Elle reproche, comme toutes les féministes, dans son cas à Hegel, de ne pas voir les femmes, de les décrire comme a-historiques, dans l’immanence, l’homme humaniste dans la transcendance, en opposition à la nature. De ce fait, selon Carla Lonzi, il est abstraction et néglige la vie.

    " Toute la structure de la civilisation , comme une seul grande battue de chasse, pousse la proie vers les lieux où elle sera capturée : le mariage est le moment où s’accomplit sa captivité. Pendant que les états accordent le divorce et que l’Eglise catholique s’évertue à le nier, la femme révèle sa maturité en étant la première à dénoncer l’absurde organisation des rapports entre les sexes. La crise de l’homme se manifeste dans son attachement aux formules : on confie à ces dernières la tâche de garantir sa supériorité.

    #dialectique #domination_masculine

  • (20+) Adèle Haenel, une parole qui change la donne - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/05/adele-haenel-une-parole-qui-change-la-donne_1761776

    Une force qu’on n’imaginait plus s’est exprimée dans ce nouveau monde connecté, une heure durant, limpide, qui impose le respect. C’est vos gueules, s’il vous plaît . Le temps d’y repenser, et puis de joindre le geste à la parole, la parole d’Adèle Haenel, pour savoir comment faire à présent, pour être à la hauteur si possible. Or tout est possible, maintenant, voici du nouveau.

    • Une heure de parole très claire, intelligente et nue, les mains comme le visage crispés sous la pression, la conscience intense de choisir d’être là pour jouer un rôle, pas de cinéma, changer les choses, les hommes, le monde, rien que ça, et les yeux abîmés dans l’hyperconcentration blême de ne rien oublier de ce qu’elle avait à dire, à lire, comme la magnifique lettre à son père, qui avait modifié le point de vue de celui-ci (lequel préférait alors conseiller à sa fille de se taire). C’est ce qu’on a vu de plus fort, en réalité, comme prise de parole féministe et politique d’un seul tenant.

      Un papier qui ne réduit pas à une dimension testimoniale ce qui a eu lieu. Voir ça dans Ration, c’est étrange. Ne boudons pas notre plaisir.

      #Violences_sexuelles #domination_masculine #féminisme
      #clarté

  • Les « mauvaises filles » de l’après-guerre, symboles d’une justice genrée | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/060919/les-mauvaises-filles-de-l-apres-guerre-symboles-d-une-justice-genree?ongle

    Qui sont les « mauvaises filles » de l’après-guerre, placées ou enfermées par les juges des enfants ? Que nous disent-elles des normes sociales qui pèsent encore aujourd’hui sur les femmes ? Entretien avec l’historienne Véronique Blanchard, qui fait entendre la voix de ces adolescentes dans un livre sorti cette semaine.


    #sexisme #injustice #catholicisme #domination_masculine #déni

  • Fear Of Seeming ’Feminine’ Prevents Men From Recycling: Study | HuffPost Canada
    https://www.huffingtonpost.ca/entry/environment-gender-recycling_ca_5d4b3296e4b01e44e4747da2

    Janet K. Swim, a professor of psychology at Pennsylvania State University and a principal author of the study, said that “there may be subtle, gender-related consequences when we engage in various pro-environmental behaviours. People may avoid certain behaviours because they are managing the gendered impression they anticipate others will have of them. Or they may be avoided if the behaviours they choose do not match their gender.”

    Men less likely to adopt behaviours viewed as ‘feminine’

    Part of the research consisted of analysis of 960 participants’ responses from three studies in order to evaluate the perceptions and avoidance of men and women regarding “feminine” and “masculine” behaviours.

    The volunteers read fictional summaries of the daily consumer habits and ecologically friendly actions of fictional characters. They were then asked to determine the gender of the characters based on their daily activities.

    “Reflecting the tendency to see environmentalism as feminine, all the people were rated as more feminine than masculine regardless of the behaviours they did,” said Prof. Swim.

    cc @emma_degio ref au #buonismo
    #sexisme #masculinisme #domination_masculine

  • Paris : après 5 jours de recherches, Jean-Pierre a retrouvé sa « jolie » inconnue - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-apres-5-jours-de-recherches-jean-pierre-a-retrouve-sa-belle-26-08-2

    Après la publication de sa recherche ce week-end dans les colonnes du Parisien, Jean-Pierre n’en revient pas. Plusieurs généalogistes touchées par l’histoire ont joué les Cupidon, et l’une d’entre elles est parvenue à retrouver la jolie dame. « Elle a lancé une recherche sans même m’avertir et m’a appelé hier matin pour m’annoncer la bonne nouvelle », s’enthousiasme Jean-Pierre.

    « La généalogiste m’a expliqué avoir accès à de nombreux fichiers, comme ceux de la mairie ou des nécrologies. En recherchant par la date de naissance, elle est tombée sur deux résultats : un homme et une femme. » Jean-Pierre compose alors le numéro que lui laisse la spécialiste, et très vite, la femme du bus et lui se reconnaissent au téléphone. « Elle semblait contente », lance le retraité enjoué.

    J’ai l’esprit mal tourné mais ca me fait pensé à une forme de traque collective de cette dame au bénéfice d’un vieil homme blanc. Si ce mec c’était appelé Farid ou Mamadou je ne pense pas que la presse se serais mobiliser pour l’aider à retrouvé une inconnue. En tout cas voici un bon tutoriel pour les harceleurs.

    #harcelement #espace_publique #domination_masculine

  • Harcèlement, agressions : le mouvement #MeToo s’étend au milieu du jeu vidéo
    https://www.numerama.com/politique/543843-harcelement-agressions-le-mouvement-metoo-setend-au-milieu-du-jeu-v

    Plusieurs femmes issues du milieu des jeux vidéo, principalement des développeuses, ont témoigné de harcèlement ou d’abus sexuels dont elles auraient été victimes. Le milieu du jeu vidéo n’est pas épargné par les problématiques de sexisme et d’abus sexuels. Les 26 et 27 août, plusieurs femmes qui y travaillent ont témoigné sur Twitter d’agressions qu’elles disent avoir subi. Elles auraient été perpétrées par des hommes importants du secteur qui se seraient servis de leur notoriété pour faire pression sur (...)

    #Oculus #discrimination #harcèlement #viol #jeu #game

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/01/metoo-balancetonporc.jpg

  • Droit de suite - Violences sexuelles sur mineurs : comment les bannir ? | LCP Assemblée nationale
    http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/292201-droit-de-suite

    Diffusée le 28/03/2019

    Les chiffres sont rares, mais, selon les spécialistes, 135 000 filles et 35 000 garçons en seraient victimes en France chaque année. Comment lutter plus efficacement contre les infractions sexuelles sur mineurs ? Nous nous posons la question dans ce Droit de suite.
    Pour commencer, « Enfance volée : chronique d´un déni », un documentaire bouleversant. Bouleversant du fait des témoignages que vous allez y entendre. Des femmes et des hommes y parlent des viols ou des agressions sexuelles qu´ils ont subi durant leurs enfances ou leurs préadolescences, souvent de la part de proches, et qui ont, à jamais, traumatisés leurs existences. Et notre société à longtemps, très longtemps, fermé les yeux.

    Nos invités :

    Guillaume Gouffier-Cha, député « La République en Marche » du Val-de-Marne, membre du groupe sur les droits de l´enfant et protection de la jeunesse

    Sophie Auconie, députée « UDI, Agir et Indépendants » d´Indre-et-Loire, membre de la délégation de l´Assemblée nationale aux droits des femmes et à l´égalité des chances entre les hommes et les femmes

    Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie

    Patrick Loiseleur, membre de l´Association Internationale des Victimes de l´Inceste

    #enfance #violences #femmes #discrimination #viol #culture_du_viol #inceste #déni #domination_masculine #domination_adulte

    –---
    Edit - nouvelle étude sur les violences faites aux enfants. Les chiffres sur l’incest sont hallucinant.

    L’enquête met en évidence à quel point les enfants victimes de violences, qui ont en moyenne 10 ans au moment des premières violences, ont été totalement vulné-rables et à la merci des agresseurs, piégés dans leur famille, sans secours, sans soin et sans protection, qu’ils aient pu parler ou non. Ils ont dû survivre à la fois aux violences qui pour plus d’un quart d’entre eux ont duré plus d’un an, et à la gravité de leurs conséquences sur leur santé mentale et physique, sur leur sexuali-té, sur leur vie sociale, familiale et professionnelle. Ces conséquences se sont éta-lées tout au long de leur vie, une vie fracassée par les violences, puis par la torture sans fin due à ces conséquences qui aurait pu être évitées s’ils avaient été effica-cement protégés, soignés, accompagnés et pris en charge au niveau social et juri-dique. •Des violences sexuelles en majorité incestueuses, subies par des enfants dont l’âge moyen est de 10 ans, dont 22% sont des viols, et qui sont en ma-jorité des incestes : La majorité des violences sexuelles sont faites à des en-fants de moins de10 ans, qui sont en grande majorité des filles (pour 83%). Majoritairement elles ont lieu dans le cadre familial et sont commises par un proche parent, et sont donc incestueuses. Les victimes sont 5% à avoir été en situation de handicap au moment des violences (les victimes sont en situa-tion de handicap 3 fois plus souvent que les enfants de la population générale). L’agresseur est dans 9 cas sur 10 un homme, âgé en moyenne de 30 ans, mi-neur dans 30% des cas, et dans plus d’un quart des cas les victimes savent qu’il a fait d’autres victimes.

    https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/campagne2019-Ipsos2/20191007-Communique-de-presse.pdf

  • Comment l’impératif écologique aliène les femmes | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/180714/ecologie-feminisme-alienation-charge-morale?amp

    L’écoféminisme tisse des liens entre l’oppression de la nature et celle des femmes, toutes deux exploitées et soumises par le patriarcat et le capitalisme. Cette double éthique revêt plusieurs formes à travers le monde : mouvement des femmes semencières dans le Sud, antinucléaires dans le Nord, spiritualistes, matérialistes, antispécistes…

    Concrètement, l’écoféminisme milite pour la réhabilitation de la place des femmes dans la société, la réappropriation de leur corps, de leur travail et la préservation de la nature. En 1992, la troisième Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement organisée à Rio de Janeiro adopte un texte dont voici le principe n°20 : « Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable. »

    Dans les pays en développement, ce sont les femmes qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique. En cas de catastrophe naturelle, « les décès chez les femmes sont jusqu’à quatorze fois plus élevés », relève Médiaterre.

    D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement, parmi les 200.000 mort·e·s du tsunami de 2004 dans l’océan indien, 80% des victimes en Indonésie étaient des femmes, 73% en Inde et 65% au Sri Lanka. Tandis que les hommes se trouvaient en ville pour travailler, les femmes, elles, étaient restées en zone rurale « pour s’occuper de leur famille ou gagner leur vie, souvent en déchargeant les bateaux de pêche ». Des femmes dont « peu savaient nager ou pouvaient grimper aux arbres pour échapper à la montée des eaux ».

  • Loi bioéthique : les banques du sperme redoutent la rupture de stock - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/loi-bioethique-les-banques-du-sperme-redoutent-la-rupture-de-stock-08-08-

    Loi bioéthique : les banques du sperme redoutent la rupture de stock
    La révision des lois de bioéthique va entraîner la destruction d’une partie des gamètes conservés dans les Cécos et lever, très partiellement, l’anonymat des donneurs.

    alors que le secteur est déjà en tension avec 3 000 couples en attente de gamètes dans toute la France ? La levée partielle de l’anonymat des donneurs va-t-elle entraîner une baisse massive des dons ? Après l’entrée en vigueur de cette disposition, que deviendra le stock de paillettes congelées provenant de donneurs qui ont fait la démarche alors que l’anonymat était la règle ? Le ministère de la Santé a répondu il y a quelques jours : il devra être détruit.

    #PMA #misogynie #discrimination #domination_masculine #patriarcat #sexisme_d’état

  • Violences conjugales : quand la justice diffuse l’adresse d’une femme à son ex-conjoint menaçant -| Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050819/violences-conjugales-quand-la-justice-diffuse-l-adresse-d-une-femme-son-ex

    Céline a tout fait pour être protégée de son ex-compagnon : mains courantes, plaintes pour violences, lettres au parquet et au gouvernement. Elle avait obtenu en 2017 que son adresse lui soit dissimulée, mais cette décision a été levée début juillet.

    Malgré l’accumulation des féminicides, des décisions de justice continuent de mettre des femmes se déclarant victimes de violences conjugales dans des situations d’insécurité. « Monsieur le procureur, nous sommes en danger, moi et mes deux enfants », a écrit Céline* dans un courrier au parquet de Béthune (Pas-de-Calais), fin juillet.

    Et pour cause : son ex-conjoint contre qui elle a déposé plainte en 2017 et 2019, pour harcèlement moral, violences psychologiques et menaces, a désormais connaissance de son adresse. Début juillet, une juge aux affaires familiales a refusé à Céline une nouvelle ordonnance de protection et a donné un droit de visite et d’hébergement des enfants au père.

    Pourtant, la juge est informée des mesures prises par le passé : la délivrance d’un « téléphone grave danger » de l’été 2017 à l’été 2018 et une ordonnance de protection de six mois pour elle et ses enfants. Son ex-conjoint, qui nie en bloc les accusations de Céline, avait interdiction de les approcher, en dehors d’un lieu neutre pour les visites médiatisées.

    #féminicide #domination_masculine #injustice #sexisme_d'Etat

    • « Lors du jugement, mon avocate et moi avons rappelé que j’avais bénéficié d’un téléphone grave danger. La juge a dit : “C’est quoi ça ?” Mais je pense qu’elle savait très bien en quoi cela consistait. Normalement, son but est de nous protéger. Là, elle nous a mis en danger. L’épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes désormais », déplore Céline.

      Les juges et les flics se sont relayés h24 pour réprimer les gilets jaunes, mais curieusement il n’y a personne pour les femmes.

    • Justice / Portail / Le dispositif Téléphone grave danger (TGD)
      (article du 10/08/2017)
      http://www.justice.gouv.fr/aide-aux-victimes-10044/le-dispositif-telephone-grave-danger-tgd-30752.html

      Le ministère de la Justice et le ministère des droits des femmes ont décidé en avril 2013 de généraliser le dispositif TGD afin de développer sur le territoire français une réponse harmonisée aux violences conjugales. La loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes l’a consacré dans un nouvel article 41-3-1 du code de procédure pénale

      En cas de grave danger menaçant une victime de violences dans le cadre conjugal ou de viol, le procureur de la République peut ainsi lui attribuer, pour une durée de six mois renouvelable, et si elle y consent expressément, un dispositif de téléprotection lui permettant d’alerter les forces de l’ordre en cas de danger.

      Le « Téléphone Grave Danger » a vocation à prévenir les nouvelles violences que pourrait subir la victime de viol ou la victime de violences conjugales du fait de son conjoint ou ancien conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité. Le dispositif peut être attribué à tous les stades de la procédure, y compris durant des phases où l’action publique n’a pas été mise en mouvement.

      Un service de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24
      Un service de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24
      Il s’agit d’un téléphone portable disposant d’une touche dédiée, permettant à la victime de joindre, en cas de grave danger, le service de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24. Cette plate-forme téléphonique reçoit les appels et évalue la situation. Après l’analyse de la situation, le téléassisteur, relié par un canal dédié aux services de la police nationale et aux unités de la gendarmerie nationale, demande immédiatement l’intervention des forces de l’ordre. Ce dispositif permet également la géolocalisation du bénéficiaire.

      Le dispositif en chiffres
      Depuis la mise en place du dispositif, plus de600 victimes ont pu bénéficier de ce téléphoneet être, dans le même temps, accompagnées par les différents partenaires tels que les associations d’aide aux victimes ou les centres d’information sur les droits des femmes et des familles.

      Actuellement, ce sont 543 téléphones qui sont répartis dans l’ensemble des juridictions métropolitaines.

      En 2016, la société de téléassistance a sollicité à 222 reprises les forces de l’ordre à la suite des alertes déclenchées par les bénéficiaires. Cela a permis de les mettre en sécurité et d’interpeller à 36 reprises les auteurs des violences sur les lieux.

  • Pourquoi les biographies de femmes sont-elles plus souvent remises en question sur Wikipédia ?
    https://www.numerama.com/politique/537875-pourquoi-les-biographies-de-femmes-sont-elles-plus-souvent-remises-

    Si elles ne sont pas massivement supprimées, les biographies de femmes sont plus remises en question que celles des hommes par les bénévoles travaillant sur Wikipédia. S’il n’est pas profond, des causes spécifiques expliquent cet écart de traitement. Sur Wikipédia, les pages mentionnant des femmes voient-elles leur admissibilité davantage remise en question que celles présentant des hommes ? Et, par conséquent, les biographies de femmes sont-elles plus souvent éjectées de l’encyclopédie que les (...)

    #Wikipedia #discrimination

    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/02/wikipedia.jpg

  • En Arkansas, une femme violée ne pourra bientôt plus avorter sans l’accord de son violeur - Madame Figaro
    http://madame.lefigaro.fr/societe/en-arkansas-une-femme-violee-ne-pourra-bientot-plus-avorter-sans-lac

    Dès le 30 juillet, les habitantes de l’Arkansas devront obtenir l’accord du géniteur du fœtus pour avorter, même en cas de viol. Les médecins risqueront quant à eux des sanctions pénales s’ils pratiquent une IVG sans en avertir l’homme à l’origine de l’embryon, désormais considéré comme un « membre de la famille décédé ».

    #IVG #culture_du_viol #domination_masculine