• 250 ans des États-Unis : #Trump impose sa vision, les entreprises françaises suivent
    https://multinationales.org/fr/enquetes/trumpisme-et-complicites/250-ans-des-etats-unis-trump-impose-sa-vision-les-entreprises-franc

    #Donald_Trump tente de s’approprier la célébration du 250e anniversaire de l’indépendance des #États-Unis à travers une organisation à sa botte qui organise des journées de prières et des spectacles de combat. Des travaux d’« embellissement » ont été lancés dans la capitale Washington, comme la construction d’un arc de triomphe et d’une immense salle de bal à la #Maison_Blanche. Le tout financé par l’argent public mais aussi par les dons très intéressés de multinationales et de milliardaires. Des groupes français sont aussi de la partie.

  • #Arménie : la #TRIPP, route #Trump promesse de paix et de prospérité

    La TRIPP ou #Route_Trump_pour_la_Paix_et_la_Prospérité_Internationales. Elle doit relier Arménie et #Azerbaïdjan et connecter l’Asie à l’Europe, en contournant la Russie. Donald Trump a convaincu les dirigeants des deux ex républiques soviétiques au nom de la paix. Sur le terrain, tout reste à faire.

    La TRIPP (Trump Road for International Peace and Prosperity) est un peu la route de la soie de Donald Trump. Une liaison entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui permettrait de connecter l’Asie centrale à l’Europe en contournant la Russie et l’Iran. Avec d’abord une ligne de chemin de fer puis à terme un réseau multimodal de passage pour l’énergie et la fibre optique. La petite ville de Meghri est sur le tracé de cette TRIPP et rêve d’en devenir la gare principale.
    Paix et Prospérité

    Un bâtiment décrépi dans les herbes folles, sur les bords de la rivière Arax à la frontière avec l’Iran surplombée par les montagnes… Une locomotive rouillée… C’est ce qui reste de la gare de Megrhi, ville stratégique sur le tracé de cette route dite de la paix et de la prospérité voulue par Donald Trump. Armen Davtian était le superviseur de la gare : « Quand j’ai été embauché en 1989, raconte-t-il, c’était encore l’URSS. Tous les trains venant d’Union soviétique et allant en Iran passaient par ici, par notre gare. »

    Il rêve qu’elle retrouve son dynamisme d’antan. Et la TRIPP est pour lui une occasion rêvée. Celle d’ouvrir les frontières de son pays à l’est vers l’Azerbaïdjan et à l’ouest vers la Turquie. « Je salue cette décision, sourit-il. On ne peut plus vivre isolés comme cela de nos voisins. Cela empêche le développement de notre économie. La Turquie et l’Azerbaïdjan ont déjà décidé de lever le blocus de notre pays. » Avant de poursuivre avec assurance : « Cette route TRIPP, elle sera non seulement profitable à l’Arménie mais ce sera aussi la liaison ferroviaire la plus courte, la plus rapide, la plus facile pour relier l’Orient à l’Europe. Peu importe qu’elle s’appelle route Trump ou qu’on lui donne n’importe quel autre nom. L’important c’est qu’elle soit ouverte sans interruption, que nous soyons en paix et que notre pays retrouve la vie. »

    La vie et la paix avec l’Azerbaïdjan. « Nous ne pouvons vivre dans une guerre perpétuelle poursuit l’ancien chef de gare. Nous avons déjà perdu tant de jeunes. On ne va pas oublier mais nous pouvons essayer de dépasser tout cela. »

    La Paix c’est pour lui le mot le plus important dans cet acronyme, TRIPP. Quant à la prospérité… elle n’est pas pour demain, lâche le gérant de la supérette, tout en servant quelques clients, « Ce serait pas mal l’ouverture des frontières, le commerce est toujours important pour les peuples. Mais il faudrait que l’opinion des Arméniens soit prise en compte. Aujourd’hui je pense que ces décisions sont imposées. Il faudra du temps, beaucoup de communication et de confiance mutuelle. »
    "Ils ont pris nos cimetières et nos champs"

    Le fait que les États-Unis s’arrogent 74% des parts du projet durant les 50 premières années fait grincer quelques dents. Et pour que le projet devienne réellement bénéfique, connecte à terme l’Asie à l’Europe, il faudrait que toutes les frontières soient ouvertes. Or l’Arménie reste enclavée. Le financement de cette TRIPP reste aussi à trouver.

    Mais si Meghri s’interroge sur les retombées économiques du projet. Plus haut dans la montagne, dans le village de Nerkin Hand, sur la frontière avec l’Azerbaïdjan, cette perspective de paix avec l’ennemi que l’on voit depuis sa fenêtre est dure à avaler. Les abords de la rivière sont encore minés, Le village a été coupé en deux par la guerre. Les habitants ne peuvent plus se recueillir sur les tombes de leurs proches.

    Shahen montre le cimetière sur son téléphone. Regarde, dit-il, les tombes ont été vandalisées. On ne peut pas être ami avec eux
    « Notre église, nos cimetières tout ça est passé sous le contrôle des Azéris. Tout est à eux. Nous sommes des paysans mais nous ne pouvons plus faire d’agriculture. On peut juste cultiver un lopin de terre devant nos maisons. Faire un peu d’apiculture. Nous ne pouvons pas faire d’élevage. Ils ont pris tous nos champs. »

    La crainte, partagée dans cette région du Syunik, c’est qu’à la faveur de cette route Trump, les Azerbaïdjanais ne viennent coloniser le territoire arménien que Bakou continue à appeler Azerbaïdjan occidental et où le président Alyev parle d’envoyer 300 000 ressortissants. Never, un apiculteur passe avec une ruche sous le bras. La paix et prospérité promises par la TRIPP, très peu pour lui.

    « Je n’y crois pas, tranche t il. Si la route passe par ici, les Azéris sont de tels animaux qu’ils vont toujours venir nous provoquer. Nous allons nous battre. Nous avons tous vu les guerres. Ils nous ont tués et nous les avons tués, ça s’est jamais arrêté. Et ce n’est pas bien, nous voulons la paix. Mais nous sommes toujours des ennemis. Ils ont tué nos enfants. Il faudra des siècles pour oublier. Et je ne sais pas si nous allons y arriver. »

    « L’Iran ne le permettra pas »

    Les promesses de Trump ne passent pas vraiment non plus dans le petit village de Shvanidzor plus au sud proche de l’Iran. Serguei prend le frais avec ses amis auprès de la fontaine. L’exode de dizaines de milliers d’Arméniens chassés du Haut Karabakh par l’armée de Bakou en septembre 2023 et qui ont fui par le corridor de Latchin le hante toujours. « Si Trump pensait autant à l’Arménie, grommelle-t-il, il aurait pu intervenir avant. Il y avait le corridor de Latchin. Pourquoi n’ont ils rien fait à ce moment là ? Pourquoi Trump n’est-il pas venu pour dire qu’il fallait garder cette route ? Il a attendu que les Azéris la prennent. Je ne lui fais pas confiance. Et il n’y a pas que nous. L’Iran non plus ne voudra pas de cette route. Et ne permettra pas à Trump de l’avoir. »

    La guerre contre vient en effet percuter le projet. Anahide Pilibossian, vice-présidente de la Stratégie et du Développement à l’institut de recherche APRI, étudie ce projet de TRIPP. "L’inquiétude de l’Iran, explique-t-elle, c’est : quelle sorte de présence vont avoir les États-Unis ? On nous dit, même côté américain, « Non, il n’y aura pas nos bottes. Les bottes américaines ne seront pas sur le territoire de Meghri, là où sera la route. Mais certains à Téhéran y voient un moyen d’installer une présence semi militaire ou des sources d’intelligence américaine. La guerre va sûrement exacerber la position négative, parce que nous voyons que l’influence politique des Gardiens de la révolution a augmenté, et c’étaient les Gardin de la révolution qui étaient plutôt contre. »

    Alors que le premier coup de pioche de cet ambitieux chantier n’a toujours pas été donné. La mue de Donald Trump, fauteur de guerre au Moyen-Orient, en faiseur de paix dans le Caucase n’est pas encore avérée.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/armenie-la-tripp-route-trump-promesse-de-paix-et-de-prosperite-7810080

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    #Accord_de_paix entre l’Arménie et l’#Azerbaïdjan

    L’accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan vise à mettre fin au conflit du #Haut-Karabagh, qui dure depuis février 1988. Après de longues négociations, sa mise en œuvre commence en mars 2025 après que les républiques d’Arménie et d’Azerbaïdjan ont déclaré s’être mises d’accord sur tous les termes d’un futur accord de paix.

    Elle se poursuit le 8 août 2025 lorsque les deux anciennes républiques soviétiques signent à Washington un protocole d’accord conjointement avec les États-Unis. Ce document octroie aux États-Unis des droits exclusifs de développement du #corridor_de_Zanguezour, appelé route Trump pour la paix et la prospérité internationales (TRIPP), pour les 99 prochaines années, dans le but de relier la république autonome de #Nakhitchevan au reste de l’Azerbaïdjan sans point de contrôle à travers l’Arménie. Ce #corridor permettra en outre le passage de personnes et de marchandises de l’Europe vers l’Azerbaïdjan et l’Asie centrale au sens large sans avoir à passer par la #Russie ou l’#Iran. Bien qu’il ait salué les progrès en faveur de la paix entre les deux républiques, l’Iran affiche une position hostile à l’établissement du corridor, qui se trouve contre sa frontière.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_paix_entre_l%27Arm%C3%A9nie_et_l%27Azerba%C3%AFdjan

    #Donald_Trump #toponymie #Trump_Route_for_International_Peace_and_Prosperity

  • THE TRUMPSONIAN. A Fake Museum of Real Truth

    An immersive theatre experience that blends live performance, shareable spectacle, and political activation.

    https://trumpsonian.us

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    Trump’s name is off the #Kennedy_Center, but it is prominently displayed at The Donald J. Trump and Jeffrey Epstein Memorial Reading Room, open now in D.C.. Courtesy of the Institute for Primary Facts, the Trump-Epstein Reading Room displays all the currently available, partially redacted, #Epstein_files, bound into 3,437 volumes. You can confront the extent of the information our “justice” system has refused to act on, share thoughts on a response wall, call the DOJ directly, and see the Trump-Epstein timeline.

    https://hcommons.social/@christinkallama/116744564724835839

    #musée #Trump #Epstein #USA #Etats-Unis #Donald_Trump #exposition #art

  • Qwant remplace Google au Parlement européen : le vrai début de la souveraineté numérique ?

    Le 4 juin, le Parlement européen remplacera Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut sur ses ordinateurs. Une bascule qui intervient au moment où les institutions européennes multiplient les initiatives pour réduire leur dépendance aux logiciels américains… et où les grands groupes américains s’inquiètent de la politique européenne.

    Titre un peu piège à clics mais ça reste un signal fort.

    https://www.numerama.com/tech/2266357-qwant-remplace-google-au-parlement-europeen-le-vrai-debut-de-la-so

    #qwant #google #Autonomie_numérique #Internet_et_société #Google #donald_trump #USA #Europe

  • Cartographie des cyber-réacs
    https://laviedesidees.fr/Arnaud-Miranda-Les-Lumieres-sombres

    La pensée néoréactionnaire qui se développe aujourd’hui sur le net est-elle la matrice idéologique du trumpisme ? Peut-être, mais il est difficile d’évaluer la réception de ses idées au-delà de cercles très restreints.

    #International #Lumières #internet #extrême_droite #Donald_Trump

  • L’extrême droite européenne toujours plus vassalisée par Washington
    https://lvsl.fr/lextreme-droite-europeenne-toujours-plus-vassalisee-par-washington

    Habituellement champions autoproclamés de l’intérêt national, les partis d’extrême droite européens affichent aujourd’hui un soutien inconditionnel à la nouvelle #guerre menée par les États-Unis et #Israël. Alors qu’ils choisissent la vassalité, ce sont les forces pacifistes qui se révèlent être les véritables défenseurs de la souveraineté.

    #International #Donald_Trump #Etats-Unis #Extrême-droite #Iran #Italie #Meloni #Nethanyahou #paix #souveraineté

  • Pour comprendre les guerres au Moyen-Orient, aller au-delà du #pétrole
    https://lvsl.fr/pour-comprendre-les-guerres-au-moyen-orient-aller-au-dela-du-petrole

    La pénurie croissante de pétrole explique-t-elle les guerres au Moyen-Orient, en Irak hier, en #Iran aujourd’hui ? Une telle grille de lecture néo-malthusienne ignore que les abondantes réserves d’or noir encore disponibles dans les sous-sols. Elle ignore également la hausse spectaculaire des prix provoquée par les conflits en zones pétrolifère : l’interventionnisme des États-Unis au Moyen-Orient est systématiquement corrélé à un renchérissement du pétrole. Cette réactualisation de la théorie du « pic pétrolier » voile les véritables causes des guerres américaines.

    #International #Donald_Trump #Guerre_en_Irak #Guerre_en_Iran

  • La #Vandenberg_Coalition : le lobby néoconservateur en faveur de la #Guerre_en_Iran
    https://lvsl.fr/la-vandenberg-coalition-le-lobby-neoconservateur-en-faveur-de-la-guerre-en-iran

    Il aura fallu le bombardement de l’Iran pour réconcilier Hillary Clinton et #Donald_Trump. Les réseaux néoconservateurs, hostiles à l’isolationnisme supposé du candidat républicain durant sa campagne, applaudissent des deux mains à présent qu’il a déclenché une guerre, d’une ampleur et d’une durée indéfinies. En réalité, ces frappes ne sortent pas de nulle part. Depuis des mois, une nébuleuse de think tanks interventionnistes travaille à préparer le terrain. Au cœur de ce dispositif, la Vandenberg Coalition. Dirigée par #Elliott_Abrams - envoyé spécial au Venezuela et en #Iran durant la première administration Trump -, elle diffuse rapports détaillés et enquêtes d’opinion pour pousser Washington vers l’escalade. A l’aide de ses entrées à la Maison Blanche, elle mène un activisme (…)

    #International

  • La #Guerre_sainte des États-Unis en #Iran
    https://lvsl.fr/la-guerre-sainte-des-etats-unis-en-iran

    Tandis que Washington accuse Téhéran d’être gouverné par des fanatiques millénaristes, une série d’officiers américains décrit la #Guerre_en_Iran comme l’accomplissement d’une prophétie biblique. Depuis plus d’un siècle, une tradition évangélique interprète les conflits du Moyen-Orient comme les signes annonciateurs de l’Apocalypse. Longtemps cantonnée aux marges religieuses et culturelles, cette vision du monde irrigue aujourd’hui une partie du discours politique et militaire américain. Derrière les justifications stratégiques, une vieille théologie apocalyptique continue ainsi de projeter son ombre sur la géopolitique contemporaine.

    #International #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #Donald_Trump #Etats-Unis #Marco_Rubio

  • « Les États-Unis ont toujours fait preuve d’une remarquable propension à la #violence » – par Wolfgang Streeck
    https://lvsl.fr/les-etats-unis-ont-toujours-fait-preuve-dune-remarquable-propension-a-la-violen

    Bombardement du #Venezuela, menaces contre Cuba et l’Iran, tentative d’annexion du #Groenland, exactions de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), brutalités policières persistantes... Si la presse se focalise sur le rôle de #Donald_Trump dans ce déchaînement, elle oublie la longue histoire de violence des États-Unis, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. La stupéfaction provoquée par le trumpisme ne découle-t-elle pas de l’idéalisation de l’Amérique de Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden ? C’est l’analyse de Wolfgang Streeck, directeur émérite du Max Planck Institute et auteur de nombreux ouvrages en politique étrangère - dont LVSL a publié plusieurs (...)

    #International #Conflit_ukrainien_:le_grand_retour_du_militarisme #Les_États-Unis,_une_puissance_menacée ? #empire #Etats-Unis #impérialisme #MAGA #Néocons #OTAN #Union_Européenne

  • #Stephen_Miller : l’homme qui traduit les pulsions pyromanes de Trump en politiques
    https://www.les-crises.fr/stephen-miller-l-homme-qui-traduit-les-pulsions-pyromanes-de-trump-en-pol

    Stephen Miller organise ses conférences téléphoniques à 10 heures tous les matins, même le samedi, pas tant comme un conseiller gouvernemental que comme un général de temps de guerre. Il est la voie dominantes dans les débats, jouant le rôle d’intimidateur, d’inquisiteur et de tyran. Il n’accepte aucune excuse et ne tolère aucune dissidence. Le […]

    #Politique #Donald_Trump #OSA #Politique,_Donald_Trump,_OSA,_Stephen_Miller

  • Trump Wants Nations to Pay $1 Billion to Stay on His Peace Board - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-01-17/trump-wants-nations-to-pay-1-billion-to-stay-on-his-peace-board

    The Trump administration is asking countries that want a permanent spot on his new Board of Peace to contribute at least $1 billion.

    According to a draft charter for the proposed group seen by Bloomberg, President Donald Trump would serve as its inaugural chairman and would decide on who is invited to be members. Decisions would be taken by a majority, with each member state present getting one vote, but all would be subject to the chairman’s approval.

    “Each Member State shall serve a term of no more than three years from this Charter’s entry into force, subject to renewal by the Chairman. The three-year membership term shall not apply to Member States that contribute more than USD $1,000,000,000 in cash funds to the Board of Peace within the first year of the Charter’s entry into force,” the draft says.

    Critics are worried that Trump is trying to build an alternative, or rival, to the United Nations, which he has long criticized.

    The board is described in the charter as “an international organization that seeks to promote stability, restore dependable and lawful governance, and secure enduring peace in areas affected or threatened by conflict.” It would become official once three member states agree to the charter.

    Trump would also be responsible for approving the group’s official seal, the document says.

    Trump has invited a number of world leaders, including Argentina’s Javier Milei and Canada’s Mark Carney, to be part of a Board of Peace for Gaza, which would be formed under the broader umbrella of his new Board of Peace.

    That plan attracted swift criticism from Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, who said the details hadn’t been coordinated with his country.

    Several European nations have been invited to join the peace board, according to people familiar with the matter. The draft appears to suggest Trump himself would control the money, something that would be considered unacceptable to most countries who could have potentially joined the board, said the people, who spoke on condition of anonymity to discuss private matters.

    Several nations strongly oppose the draft of Trump’s charter and are working on collectively pushing back against the proposals, the people added.

    A US official confirmed to Bloomberg News that while members would be able to join for free, the $1 billion fee would grant permanent membership. The money raised will be used directly to accomplish the Board of Peace’s mandate to rebuild Gaza, said the official who spoke on condition of anonymity. The board will ensure almost every dollar raised is used to execute its mandate, the official added.

    The Board of Peace would convene voting meetings at least annually and “at such additional times and locations as the Chairman deems appropriate,” the draft charter says. The agenda would be subject to approval by the chairman. The peace board would hold regular non-voting meetings with its executive board. Such meetings would be convened on at least a quarterly basis.

    Trump would also have the power to remove a member, subject to a veto by a two-thirds majority of member states. “The Chairman shall at all times designate a successor for the role of Chairman,” the charter says.

    On Friday, the White House announced a first executive panel that would include Secretary of State Marco Rubio, Middle East envoy Steve Witkoff, Trump’s son-in-law Jared Kushner and former UK Prime Minister Tony Blair before the formation of the overall board.

  • Enlèvement de #Nicolas_Maduro : derrière l’agression américaine, les intérêts impériaux
    https://lvsl.fr/enlevement-de-nicolas-maduro-derriere-lagression-americaine-les-interets-imperi

    Bombardement d’un pays par les États-Unis et enlèvement de son chef d’État : pour trouver un tel précédent en Amérique latine, il faut remonter à l’année 1989. Le président panaméen Manuel Noriega avait alors fait les frais d’une intervention armée, condamnée en bloc par l’Amérique latine au nom du principe de non-ingérence. Cette unanimité a été fracturée : l’enlèvement de Nicolas Maduro a été acclamée par Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Équateur) ou Jose Antonio Kast (Chili, bientôt en exercice). Pourtant, malgré le soutien de cette coalition des droites vassalisées aux Etats-Unis et le succès militaire de l’opération, les objectifs américains ne semblent pas prêts d’être atteints. La résilience du pouvoir vénézuélien pourrait justifier un interventionnisme (...)

    #International #L'Amérique_latine_en_question #chine #Delcy_Rodriguez #Donald_Trump #MAGA #néoconservateurs #pétrole #Regime_change #Venezuela

    • Une dérive illibérale fustigée par le New York Times et le Washington Post… qui n’ont pas jugé opportun de la prévenir en amont. Leurs journalistes avaient en effet connaissance de l’opération mais se sont abstenus d’en informer le public, selon BNO News. À en croire l’agence de presse hollandaise, les quotidiens qui ont pour devise Democracy Dies in Darkness (« la démocratie meurt dans l’ombre ») et All the News That’s Fit to Print (« toutes les informations qui méritent d’être publiées ») n’ont pas voulu révéler l’information, afin de ne pas mettre en danger la vie des soldats américains.

    • Caracas : une « transition » avec un gouvernement chaviste, un pistolet américain braqué sur la tempe ?
      https://www.revolutionpermanente.fr/Caracas-une-transition-avec-un-gouvernement-chaviste-un-pistole

      Dans ce billet, Ángel Arias, militant de la Ligue des travailleurs socialistes (LTS), l’organisation sœur de RP au Venezuela, décrypte la situation après l’agression impérialiste et la position des dirigeants chavistes à l’égard de l’administration Trump et des États-Unis.

  • [Tribune] « L’épuration qui vient, ou comment l’écologie est devenue une cible », par Nicolas Legendre
    https://splann.org/tribune-epuration-ecologie-nicolas-legendre

    À force de désigner des boucs émissaires, on finit par fabriquer des ennemis. En France, et tout particulièrement dans les territoires ruraux, l’écologie est progressivement désignée comme un ennemi intérieur, pendant que les causes structurelles de la crise agricole sont soigneusement évacuées. Le journaliste Nicolas Legendre - membre de « Splann ! » et auteur de « Silence dans les champs » - décrit les rouages d’une contre-offensive idéologique et économique qui banalise la haine, fracture la société et prépare des lendemains inquiétants. L’article [Tribune] « L’épuration qui vient, ou comment l’écologie est devenue une cible », par Nicolas Legendre est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en (...)

    #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculteurs #agriculture_biologique #Agro-écologie #agro-industrie #annie_genevard #Bertrand_Venteau #bio #changement_climatique #climat #coordination_rurale #copa-cogeca #Corporate_Europe #crise_climatique #décroissance #Dérèglement_climatique #DeSmog #donald_trump #écologie #écologiste #extrême_droite #FNSEA #lobbying #loi_duplomb #militant #militantisme #pacte_vert_européen #shift_project #tribune #violences

    • L’agriculture est en faillite à tous les niveaux (érosion du foncier, renouvellement RH, verrouillage socio-technique face au climat, endettement, concurrence internationale...). Le bouc-émissaire permet de gagner quelques mois, une poignée d’années, pas plus. La bulle est en cours d’éclater depuis quelques années, mais s’agissant d’agriculture, on ne peut la comparer à une bulle boursière ou immobilière. Les agriculteurs qui tombent dans le piège du bouc-émissaire sont les dindons du krach.

  • L’#archipel des #Palaos accepte de recevoir des migrants expulsés des États-Unis

    Le minuscule État insulaire des Palaos, situé dans le #Pacifique, a accepté d’accueillir jusqu’à 75 migrants non américains en provenance des États-Unis dans le cadre d’un #accord à hauteur de 7,5 millions de dollars, ont annoncé les deux pays.

    Le président #Donald_Trump, qui a fait campagne en promettant d’expulser les migrants en situation irrégulière, a accéléré ces expulsions et renforcé la répression des franchissements de frontières depuis son retour au pouvoir cette année.

    Selon un nouveau protocole d’accord, l’archipel d’Océanie va autoriser jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis à vivre et travailler dans ce territoire peu peuplé, ont indiqué les autorités mercredi.

    En contrepartie, les États-Unis accorderont 7,5 millions de dollars aux Palaos pour le financement de services publics et d’infrastructures.

    Avec quelque 20.000 habitants répartis sur des centaines d’îles volcaniques et d’atolls coralliens, les Palaos sont l’un des pays les plus petits au monde en termes de population.

    Les migrants venant des États-Unis, exempts d’accusations de crimes ou délits, occuperont des fonctions utiles à l’État du Pacifique, ont indiqué les deux parties.

    « Les Palaos devront donner leur feu vert au cas par cas pour les personnes qui arriveront dans le cadre de cet accord », a déclaré le pays dans un communiqué.

    L’accord a été annoncé à la suite d’un appel téléphonique entre le président des Palaos, #Surangel_Whipps, et le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau.

    « Avec ce #partenariat, les États-Unis et les Palaos prennent des mesures concrètes pour renforcer notre sécurité et protéger nos communautés, tout en contribuant à bâtir une région indo-pacifique sûre, plus sécurisée et plus prospère », a estimé le département d’État américain dans un communiqué distinct.

    Lors de l’entretien avec M. Whipps, les États-Unis se sont aussi engagés à construire un nouvel hôpital et à améliorer la capacité de l’Etat du Pacifique à répondre aux catastrophes naturelles.

    Washington apportera également un financement supplémentaire de 6 millions de dollars pour financer des réformes visant à éviter l’effondrement du régime de retraite de la fonction publique des Palaos, ainsi que 2 millions de dollars supplémentaires pour des mesures de maintien de l’ordre.

    L’archipel — une chaîne d’îles calcaires et d’atolls coralliens — se situe à environ 800 kilomètres à l’est des Philippines.

    Les installations militaires américaines se sont développées aux Palaos depuis l’arrivée au pouvoir de M. Whipps en 2020, notamment la construction d’un poste radar de longue portée, un système d’alerte précoce crucial dans un contexte où la Chine intensifie ses activités militaires dans le détroit de Taïwan.

    L’État des Palaos a obtenu son indépendance en 1994, mais le pays autorise l’armée américaine à user de son territoire au titre d’un ancien accord de « libre association ».

    En contrepartie, les États-Unis lui versent des centaines de millions de dollars en soutien budgétaire et assument la responsabilité de sa défense nationale.

    https://www.journaldemontreal.com/2025/12/25/larchipel-des-palaos-accepte-de-recevoir-des-migrants-expulses-de

    Après #Nauru et la #Pacific_solution (https://seenthis.net/tag/pacific_solution) de l’#Australie, voici donc les #Palaos :

    #îles #réfugiés #externalisation #Etats-Unis #migrations #USA #solution_pacifique
    ping @reka

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    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Trump et Poutine : quels liens ? | Une leçon de géopolitique | ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=czpUBaEPnxs

    Entre le président américain et Moscou, c’est une vieille histoire : voilà plus de quarante ans que Donald Trump entretient des liens avec l’ex-URSS puis la Russie.
    Le magnat de l’immobilier et des casinos a d’abord été “un contact confidentiel" du KGB. Autrement dit, un homme que les services de renseignements soviétique ont pris le temps de « cultiver » en lui rendant des services, histoire de créer un lien.
    En 2016 ensuite, la campagne de Donald Trump a été activement soutenue par la Russie, comme l’a documenté le rapport Mueller, toujours disponible sur le site du ministère américain de la Justice.
    Depuis sa réélection fin 2024, la proximité inédite du président américain et de ses conseillers avec Moscou, notamment sur la question de l’Ukraine, a fait radicalement pencher Washington du côté des intérêts du Kremlin.
    Un alignement confirmé par la nouvelle stratégie américaine de sécurité rendue publique en début de semaine, et jugée "globalement conforme" à la vision de la Russie, selon le porte-parole de Vladimir Poutine.
    Entretien avec Régis Genté, journaliste, ex-correspondant basé à Tbilissi (Géorgie) de 2002 à 2025, spécialiste du monde post soviétique.

    • De la « personnalité » de Donald J. Trump :
      (article du 18/07/2016)
      https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/07/18/menteur-narcissique-sociopathe-donald-trump-vu-par-son-negre_4971406_4832693

      C’est un « sociopathe »

      « Je pense sincèrement que si Trump gagne et obtient les codes nucléaires, il y a de très grandes chances que cela entraîne la fin de notre civilisation. »

      Le constat de Tony Schwartz peut sembler exagéré, mais il le dit très sérieusement. Cela n’a rien à voir avec l’idéologie, dit-il, car il pense que Donald Trump n’en a pas. « Le problème était sa personnalité, que Schwartz considérait comme pathologiquement impulsive, égocentrique » et « obsédée par la publicité » écrit le New Yorker.

      A ceux qui pensent que le Trump de la campagne, insultant, abrasif, moqueur, incohérent parfois, sera différent du Trump qui entrerait à la Maison Blanche, l’ex-journaliste répond : « Il n’y a pas un Trump privé et un Trump public […]. Tout ce qu’il veut, c’est de la reconnaissance extérieure, toujours plus. » S’il devait écrire à nouveau The Art of the Deal et être honnête, il l’appellerait Le Sociopathe.

      « Les millions de personnes qui ont voté pour lui et croient qu’il représente leurs intérêts apprendront ce que tous ceux qui ont vraiment eu affaire à lui savent déjà : il se fiche complètement d’eux. »

      Il n’a aucune capacité de concentration

      Tony Schwartz se rappelle que, pour écrire le livre, il a dû abandonner la technique de travail habituelle, qui consiste à poser des questions à la personne dont parle le livre, car Trump se comportait « comme un gamin de maternelle qui ne peut pas rester tranquille en cours ».

      « Il est impossible de le faire se concentrer pendant plus de quelques minutes sur un sujet qui ne concerne pas son auto-glorification (…). Il est stupéfiant de voir à quel point ses connaissances sont superficielles (…). S’il devait être briefé dans la “situation room” [salle de crise de la Maison Blanche], je ne l’imagine pas rester concentré très longtemps. »

      Sa nécessité d’être au centre des choses est aussi « complètement compulsive ». Schwartz use d’une métaphore un peu douteuse avec un junkie voyant dans la présidence des Etats-Unis le fix ultime d’un homme qui s’est toujours shooté à la reconnaissance.

      « Il a réussi à augmenter la dose pendant quarante ans. La seule chose qui lui manquait était d’être candidat à la présidence. S’il pouvait se présenter pour être empereur du monde, il le ferait. »

  • Avant Trump : quand Obama banalisait les #Exécutions_extrajudiciaires
    https://lvsl.fr/avant-trump-quand-obama-banalisait-les-executions-extrajudiciaires

    Les frappes de #Drones menées par les États-Unis dans les Caraïbes - officiellement pour neutraliser des trafiquants vénézuéliens - ravivent le spectre d’une escalade régionale et d’une nouvelle guerre de changement de régime. Mais au-delà de la conjoncture, ces opérations s’inscrivent dans une trajectoire plus profonde : celle d’un pouvoir présidentiel américain qui, depuis vingt ans, s’est arrogé le droit de mener des exécutions extrajudiciaires. Les démocrates, qui s’émeuvent de ces pratiques, ont pourtant contribué à leur banalisation sous l’ère Obama.

    #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #International #L'Amérique_latine_en_question #Barack_Obama #Donald_Trump #Venezuela

  • Comment répondre aux menaces de Donald Trump sur le mouvement antifasciste - La Horde
    https://lahorde.info/Comment-repondre-aux-menaces-de-Donald-Trump-sur-le-mouvement-antifasciste

    Alors que #Donald_Trump a annoncé sur son réseau social que le mouvement "antifa" était désormais considéré comme "organisation terroriste", nous vous proposons une traduction du texte « Make Ready : Safeguarding Our Movements against Repression – How to Respond to Donald Trump’s Threats, publié le 18 septembre sur le site Crimethinc.com, qui met en contexte cette déclaration, et donne ensuite quelques conseils pour ne pas céder à la panique. Alors que Marine Le Pen, en 2017, demandait déjà la dissolution de toutes les "milices antifas", et que l’arrivée au pouvoir du RN n’est plus une chimère, ce texte, s’il est ancré dans la réalité américaine, est aussi riche d’enseignements pour nous.

  • Trump et les grands patrons
    https://laviedesidees.fr/Trump-et-les-grands-patrons

    L’alliance « Trump-Musk » a occulté l’histoire plus conflictuelle des relations entre le #Parti_républicain et le grand #patronat des Etats-Unis. Au cœur des tensions : les mesures protectionnistes des présidents républicains, à rebours de l’agenda libéral défendu par les leaders des multinationales.

    #International #Donald_Trump
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20251007_patrumps.pdf

  • Menaces américaines au #Venezuela : derrière la « #Guerre_contre_la_drogue »
    https://lvsl.fr/menaces-americaines-au-venezuela-derriere-la-guerre-contre-la-drogue

    La tension est à son comble entre le Venezuela et l’administration Trump. Alors qu’elle a déployé plusieurs navires de guerre au large des côtes vénézuéliennes, se disant prêt à éradiquer un « narco-État » supposément responsable de l’exportation de cocaïne sur son sol, #Nicolas_Maduro mobilise ses soutiens à Caracas et se dit prêt à « lutter contre […]

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Donald_Trump #Marco_Rubio

  • Refuser la #Capitulation d’Ursula von der Leyen – Entretien avec Emmanuel Maurel
    https://lvsl.fr/refuser-la-capitulation-dursula-von-der-leyen-entretien-avec-emmanuel-maurel

    Suite à l’accord commercial entre la présidente #Ursula_von_der_Leyen et #Donald_Trump, le député du Val d’Oise Emmanuel Maurel (Gauche Républicaine et Socialiste – apparenté au groupe communiste), a déposé une proposition de « résolution européenne » à l’Assemblée nationale. Cette initiative, co-signée par une vingtaine de députés principalement issus du PCF, du PS et […]

    #Entretiens #Accord_commercial #Vassalisation

  • #Ukraine : choisir la voie du moindre mal – Entretien avec #Matt_Duss
    https://lvsl.fr/ukraine-choisir-la-voie-du-moindre-mal-entretien-avec-matt-duss

    Conseiller en politique étrangère de #Bernie_Sanders de 2017 à 2022, Matt Duss est vice-président du Center for #International Policy. Dans cet entretien, il revient sur les contradictions de l’administration Trump, tiraillée entre des « faucons » nostalgiques de l’interventionnisme période Bush, et une base « Make America Great Again » (MAGA) qui leur est opposée. Celle-ci […]

    #Conflit_ukrainien_:le_grand_retour_du_militarisme #Les_États-Unis,_une_puissance_menacée ? #Conflit_russo-ukrainien #Donald_Trump #OTAN #Russie #Vladimir_Poutine

    • J’étais étonné d’apprendre il y a peu de temps que Sanders apportait un certain soutien à Israël, je suis completement sur le cul de découvrir sa vision de la guerre en Ukraine…

      la manière dont Joe Biden a traité cette question était consistante avec une vision progressiste. Il a tenté d’éviter la guerre et multiplié les démarches diplomatiques auprès de Poutine avant l’invasion de l’Ukraine.

      La politique aux US est vraiment un trou sans fond.

  • Les créateurs de South Park sont désormais milliardaires - Forbes France
    https://www.forbes.fr/business/les-createurs-de-south-park-sont-desormais-milliardaires

    Après avoir signé un nouveau contrat de 1,5 milliard de dollars avec Paramount, Trey Parker et Matt Stone font désormais partie du club très fermé des élites hollywoodiennes.

    Se mettre à dos les créateurs de South Park, Trey Parker et Matt Stone, n’est pas l’idée la plus judicieuse : ces derniers vous le feront payer, tant financièrement que satiriquement. Le 2 juillet, après que Comedy Central ait reporté la première de la saison 27 de la série en raison d’une négociation houleuse entre Paramount, la société mère de la chaîne, et Skydance Media, la société de David Ellison, qui était en pleine acquisition de Paramount depuis plusieurs mois, Trey Parker et Matt Stone ont publié une déclaration sur X dans laquelle ils n’ont pas mâché leurs mots : « Cette fusion est une véritable connerie », ont écrit les deux hommes, « et elle fout en l’air South Park ».

    Les deux transactions ont été conclues cette semaine, Trey Parker et Matt Stone ayant accepté un contrat de streaming de cinq ans d’une valeur de 1,5 milliard de dollars qui permettra à la série South Park d’être diffusée dans le monde entier sur Paramount+. De plus, la Commission fédérale des communications a officiellement approuvé l’acquisition de Skydance. Cet accord consolide la place du duo en tant qu’auteurs-producteurs les mieux payés d’Hollywood et fait de Trey Parker (55 ans) et de Matt Stone (54 ans) des milliardaires, avec une fortune estimée à 1,2 milliard de dollars chacun.

    Cependant, le nouvel accord, qui rapportera au moins 250 millions de dollars par an au duo, n’a pas mis fin aux maux de tête de Paramount. Dans le premier épisode de la saison de South Park, diffusé la semaine dernière, Donald Trump est représenté au lit avec Satan et Jésus met en garde les jeunes protagonistes de la série contre les dangers de le provoquer. « Vous avez vu ce qui est arrivé à CBS ? Eh bien, devinez qui est le propriétaire de CBS ? Paramount », dit le personnage de Jésus. « Vous voulez vraiment finir comme [Stephen] Colbert ? »

    Les deux créateurs, connus pour leur humour sans concession, rejoignent désormais le cercle très fermé des milliardaires de la télévision, aux côtés d’Oprah Winfrey, Tyler Perry, Dick Wolf et Jerry Seinfeld.

    Cette somme astronomique témoigne de la popularité durable de South Park, qui est un phénomène culturel depuis ses débuts sur Comedy Central en 1997. Dès sa deuxième saison, la série est devenue l’émission non sportive la plus regardée de l’histoire de la télévision câblée, avec près de six millions de téléspectateurs. Au fil des ans, elle est devenue indispensable à Comedy Central, et ses plus de 300 épisodes constituent désormais un catalogue volumineux qui est rediffusé des dizaines de fois par semaine.

    Le véritable coup de maître de Trey Parker et de Matt Stone a eu lieu en 2007, lorsque les créateurs et leur avocat et partenaire commercial, Kevin Morris, ont conclu un accord avec la chaîne pour diffuser les épisodes de South Park en ligne à l’aide d’un lecteur vidéo Flash rudimentaire, acceptant de partager les revenus numériques alors inexistants à parts égales « à vie ».

    Puis vint la révolution du streaming. Hulu a acquis les droits de diffusion en streaming de la série en 2014 pour 87,5 millions de dollars, puis les a renouvelés pour 110 millions de dollars jusqu’en 2019. HBO Max a ensuite remporté une guerre d’enchères contre Peacock, Netflix et d’autres pour devenir le diffuseur exclusif de South Park aux États-Unis pour 550 millions de dollars sur cinq ans. Cet accord a expiré en juin.

    Au lieu de se contenter d’empocher leur moitié du contrat avec HBO, Trey Parker et Matt Stone ont négocié en 2021 un nouvel accord avec Paramount (propriétaire de Comedy Central) pour un montant garanti de 155 millions de dollars par an en échange de la création de nouveaux épisodes de la série et de leur part des revenus du streaming. L’accord conclu la semaine dernière a renégocié les termes de ce contrat, portant le paiement annuel à 250 millions de dollars.

    Trey Parker et Matt Stone investissent cette fortune dans Park County, qui n’est pas seulement le lieu où se déroule l’action de South Park, mais aussi le nom de leur studio de production, qui leur appartient entièrement. Fondée en 2012, cette société gère tous les revenus de leur série télévisée, de leurs projets cinématographiques et des productions théâtrales de The Book of Mormon (qu’ils ont coécrit), ne prélevant qu’environ dix millions de dollars par an en salaires.

    Il s’agit d’une structure d’entreprise courante parmi les plus gros revenus d’Hollywood, mais contrairement à d’autres sociétés telles que Hello Sunshine de Reese Witherspoon ou Plan B Entertainment de Brad Pitt, Park County n’a jamais fait appel à des partenaires financiers ou à des investisseurs. Au lieu de cela, en 2012, Trey Parker et Matt Stone ont tiré parti des revenus actuels et futurs générés par South Park et d’autres projets pour obtenir un financement par emprunt convertible de 60 millions de dollars auprès de la banque d’affaires spécialisée dans les médias The Raine Group.

    Tant qu’ils remboursaient le prêt à temps, ils conservaient la totalité du capital. Le pari sur eux-mêmes a porté ses fruits lorsque les revenus du streaming ont commencé à affluer, et en 2016, Trey Parker et Matt Stone ont racheté The Raine Group, conservant ainsi la propriété exclusive de la société.

    Park County continue de recourir à l’endettement pour financer la croissance de l’entreprise, notamment en obtenant une ligne de crédit de 800 millions de dollars auprès du géant du capital-investissement The Carlyle Group en 2023. Grâce au coût de la dette et à une comptabilité hollywoodienne astucieuse autour de la dépréciation de la valeur du catalogue, Park County a pu réduire et reporter considérablement ses impôts.

    Le plan de sortie ultime serait de vendre un jour l’entreprise, de régler ses créanciers et le fisc, et d’empocher le reste de la trésorerie.

    Selon des sources proches de Forbes, Viacom (l’ancienne société mère de Comedy Central) et Park County auraient discuté d’un tel scénario en 2019, une transaction qui rappelle l’acquisition par Disney de marques prestigieuses telles que Lucasfilm ou Marvel. Les deux parties étaient parvenues à une valorisation d’un milliard de dollars avant que les négociations n’échouent. Cette même année, Viacom était, comme c’est le cas aujourd’hui, en pleine fusion chaotique avec CBS, ce qui rendait difficile toute acquisition coûteuse. Lorsque les deux sociétés sont revenues à la table des négociations en 2021, l’accord global de production de Park County s’élevait à 935 millions de dollars sur six ans, soit presque le même prix que l’acquisition, sans changement de propriétaire.

    Compte tenu des revenus garantis et de la forte rentabilité de Park County, Forbes estime que la valeur d’entreprise pourrait désormais atteindre trois milliards de dollars en cas de vente, ce qui rapporterait plus d’un milliard de dollars à Trey Parker et à Matt Stone.

    La dernière série de négociations entre Paramount et Park County s’est avérée être la plus difficile à ce jour et est devenue un référendum anticipé sur la gestion de David Ellison, fils du deuxième homme le plus riche du monde, Larry Ellison. Il a déclaré aux analystes qu’il souhaitait Paramount soit désormais « un studio axé sur la créativité et la première destination pour les meilleurs scénaristes ». Alors que les anciens propriétaires avaient concédé sous licence certaines des plus grandes séries de la société, telles que South Park et Yellowstone, à d’autres services de streaming afin d’obtenir un apport de liquidités à court terme, David Ellison semble donner la priorité au rapatriement de tous les contenus sur la plateforme de streaming de la société, Paramount+.

    Tout ne s’était pas déroulé sans encombre. Fin juin, Park County avait menacé d’intenter une action en justice contre Skydance, que la société accusait d’entraver ses négociations avec Netflix et Warner Bros. concernant l’obtention des droits de diffusion en streaming de South Park. Paramount était motivée pour conclure un accord et désireuse d’éviter toute nouvelle publicité négative, comme celle qui avait suivi le règlement de 16 millions de dollars versé à Donald Trump à la suite d’une interview de Kamala Harris dans l’émission 60 Minutes et l’annulation récente de The Late Show avec Stephen Colbert.

    Face à la perspective d’un nouveau report de la première de la saison et de possibles propos injurieux sur scène au Comic-Con de San Diego cette semaine, où Trey Parker et Matt Stone ont fait preuve d’une rare élégance, Skydance et Paramount ont convenu de remanier l’accord de production avec Park County en fonction du nouvel accord sur les droits de diffusion en streaming, qui constituait un point de friction dans les négociations.

    Avec les poches bien remplies grâce à cet accord de 1,5 milliard de dollars, Trey Parker et Matt Stone produiront dix nouveaux épisodes de South Park chaque année jusqu’en 2030, et il ne fait guère de doute qu’ils continueront à se moquer de leur société mère et d’un président très procédurier. Interrogé lors d’une table ronde au Comic-Con sur ce à quoi il fallait s’attendre pour le reste de la saison, Matt Stone a répondu avec humour « pas de politique », provoquant l’hilarité du public.

    Et Trey Parker, interrogé sur la réaction négative de Donald Trump au premier épisode, a répondu avec le même humour pince-sans-rire : « Nous sommes vraiment désolés. »

    • La série South Park caricature Trump, la Maison Blanche réplique
      https://www.blast-info.fr/articles/2025/la-serie-south-park-caricature-trump-la-maison-blanche-replique-2yIM27azS

      Il est rarissime qu’une guerre prête à rire, aussi celle qui fait rage depuis une semaine entre le président des États-Unis #Donald_Trump et la série animée #South_Park doit-elle retenir toute notre attention.

      Objet du litige : le premier épisode de la 27ème saison de la série de Trey Parker et Matt Stone, qui dénoncent avec un humour plus grinçant que jamais les travers de l’Amérique contemporaine obsédée par la religion et tirent à balles (presque) réelles sur celui qui en est la cause. Trump y est en effet dépeint comme un « dictateur égocentrique et corrompu, puéril, libidineux et prédateur » tout au long des vingt minutes de l’épisode qui le montre couchant avec Satan guère impressionné par son micro-pénis (« je ne vois rien ! ») et qui semble regretter son précédent partenaire dans la série, Saddam Hussein — quand il ne lui demande pas des détails sur la fameuse « liste Epstein » que, IRL (« In Real Life », dans la vraie vie), le président n’a toujours pas dévoilé comme il l’avait promis. Intitulé « Le Sermon sur la montagne », l’épisode s’achève en apothéose un Trump plus vrai que nature errant dans le désert tandis qu’un narrateur déclare « son pénis est minuscule, mais son amour pour nous est immense ».

      Réaction de la Maison Blanche : « Cette série n’est plus pertinente depuis plus de vingt ans et se maintient à grand peine avec des idées sans inspiration dans une tentative désespérée d’attirer l’attention. » À quoi Stone et Parker ont répondu en riant sous cape qu’ils étaient « terriblement navrés ». Ils auraient tort de s’en faire : de retour sur les écrans mondiaux après deux ans d’absence, les créateurs ont récemment conclu un accord de 1,5 milliard de dollars avec Paramount pour diffuser la série pendant cinq ans.

  • L’internationalisation des extrêmes droites et ses conséquences pour l’Europe
    https://lvsl.fr/linternationalisation-des-extremes-droites-et-ses-consequences-pour-leurope

    De l’Argentine de #Javier_Milei à la Hongrie de #Viktor_Orban en passant par la réélection de #Donald_Trump et le gouvernement Meloni, cette nouvelle #extrême_droite s’internationalise et fait bloc. Chaque jour, elle réaffirme son allégeance aux classes dominantes, et tente de concurrencer les partis traditionnels dans la défense de leurs intérêts. Dans une […]

    #International #Giorgia_Meloni