• ADN business : la face cachée des tests grand public | Documentaire | ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=d1gJGUatrpY

    Faux positifs, monétisation des données génétiques... Enquête sur les dessous du boom des tests ADN vendus par des entreprises privées, qui ont déjà attiré 50 millions d’utilisateurs dans le monde.

    Les Américaines #Ancestry ou #23andMe, l’Israélienne #MyHeritage… Depuis une vingtaine d’années, une kyrielle de start-up surfent sur la révolution du séquençage du génome pour proposer au grand public des kits de tests ADN personnels, disponibles en quelques clics sur Internet. Près de 50 millions de personnes dans le monde ont déjà succombé à leur promesse : découvrir, grâce à des gouttes de salive, les secrets que recèleraient nos gènes. Un marché aujourd’hui gigantesque, dont le chiffre d’affaires s’élève à 2 milliards de dollars par an. Si nombre d’utilisateurs, notamment aux États-Unis, y voient un simple moyen de connaître l’origine géographique de leurs ancêtres, de retrouver de lointains cousins ou d’identifier leur vulnérabilité génétique à telle ou telle pathologie, ces technologies – et le business qu’elles sous-tendent – posent des questions vertigineuses. Les résultats de ces tests sont-ils fiables ? Et surtout, que devient la précieuse manne de données génétiques et personnelles collectées par les entreprises ?

    Cette enquête le montre : derrière un habile discours marketing se cache un business opaque, scientifiquement et éthiquement hasardeux. Réalisés à la chaîne, les tests ADN à vocation médicale mènent à de fréquents faux positifs – à l’image de cet utilisateur auquel on a diagnostiqué à tort deux mutations gravissimes – et laissent dubitatifs les généticiens. Mais le danger majeur concerne l’inquiétante absence de protection des données personnelles, potentiellement revendues au bon vouloir des entreprises. En Nouvelle-Zélande, les assurances santé privées exigent désormais de leurs clients la divulgation des résultats des analyses, ouvrant la voie à une véritable discrimination génétique… Avec sa loi bioéthique, la France est aujourd’hui l’un des rares pays au monde à interdire ces tests « récréatifs » sur son territoire. S’appuyant sur des éclairages d’experts, chercheurs et avocats – mais aussi sur les édifiants témoignages de clients de ces entreprises –, ce documentaire révèle les dessous d’un marché florissant, s’interroge sur le futur de la médecine et souligne la fragilité de notre vie privée à l’ère numérique.

    ADN business : la face cachée des tests grand public
    Documentaire d’Olivier Toscer (France, 2024, 1h30mn)

    #arnaques #ADN #funfact #business_medical #Anne_Wojcicki #Angelina_Jolie #Islande #main_basse_sur_les_genes #donnees_personnelles #donnees_medicales #donnees_hyper_sensibles #capitalisme #soutirer_des_donnees #assurances #data

  • Le Parlement vote l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
    https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

    L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté ce 21 juillet la proposition de loi de la députée Laure Miller interdisant aux mineur·es de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux. Ce texte, qui veut…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Derrière la vérification d’âge sur les réseaux sociaux, la généralisation du contrôle d’identité en ligne
    https://www.laquadrature.net/2026/05/21/derriere-la-verification-dage-sur-les-reseaux-sociaux-la-generalisatio

    Le Parlement s’apprête à voter une proposition de loi qui veut interdire d’accès aux réseaux sociaux les jeunes de moins de 15 ans. Sous couvert de protection des mineur·es, ce texte imposerait à toute personne…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Projet de loi SURE : main basse sur les données génétiques par la police
    https://www.laquadrature.net/2026/05/20/projet-de-loi-sure-main-basse-sur-les-donnees-genetiques-par-la-police

    Vous souvenez-vous du kit de test génétique offert par votre proche à Noël ou pour votre anniversaire ? Curieux·se d’en savoir plus sur vos origines, vous avez soigneusement emballé votre échantillon de salive pour l’envoyer à…

    #Données_personnelles #Surveillance

    • Je me rappelle d’une époque quand on geulait á toutes les manifs Polizei, SA, SS et voilà nous y sommes. L’ #eugénisme, le #predictive_policing et l’ #intelligence_artificielle se lient d’amitié avec les états entre les mains des criminels organisés. Pas la peine d’être palestinien en terre occupée, le nouveau fascisme a déjà conquis l’occident, nous sommes tous pareils face à l’ennemi. Étant dépourvu de culture humaine il est en train de chercher sa devise officielle pour la postérité . Le RN et l’AfD se chargeront de l’élimination des races impures, ensuite les riches et puissants n’auront plus qu’à faire euthanasier la populace superflue par les robots plus intelligents que les consommateurs de Tiktok.

      Voilà l’apocalypse IA, John Galt sera un robot au service de l’élite éliminatoire, pas besoin de soylent green pour le nourrir.

      Heureusement les batailles ne se déroulent jamais comme prévues. 炮打司令部 !

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardez_le_quartier_g%C3%A9n%C3%A9ral

      #eugénisme #it_has_begun

  • « Infostealers » : comment vos mots de passe sont vendus quotidiennement pour quelques euros
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/05/19/infostealers-comment-vos-mots-de-passe-sont-vendus-quotidiennement-pour-quel

    Question : YouTube est-il complice dans ce type d’affaires ?

    PLus loin dans l’article, on lit :
    Une autre méthode consiste à multiplier, sur la plateforme YouTube, des vidéos prétendant expliquer comment obtenir tel ou tel outil gratuitement, renvoyant les internautes vers des liens de téléchargement. En octobre 2025, un rapport de la société Check Point dénonçait l’explosion de ces « guides » vidéo aux intentions cachées, révélant l’existence d’un réseau à l’origine de plus de 3 000 vidéos sur YouTube, distribuant les infostealers Lumma Stealer et Rhadamanthys.

    N’y a-t-il pas manque (volontaire) de surveillance des contenus ?

    Par Florian Reynaud
    Publié hier à 06h30, modifié hier à 12h29

    Temps de Lecture 5 min.

    Enquête« Données personnelles, la grande fuite » (3/9). Ces logiciels malveillants, que l’on télécharge sans s’en rendre compte, alimentent un gigantesque marché d’identifiants et de mots de passe volés. Ces derniers sont ensuite réutilisés par des pirates pour des arnaques ou des usurpations d’identité.

    C’est l’un des logiciels de retouche photo les plus courus sur Internet. Alors malgré lui, Photoshop est aussi devenu l’appât idéal pour attirer l’internaute pingre ou impatient : quelques mots-clés sur YouTube suffisent pour dénicher un guide pour installer « sans risque » une version gratuite et donc piratée.

    Première étape : cliquer sur le lien placé juste en dessous du lecteur. Il permet de télécharger le logiciel promis. Il ne reste plus qu’à « double cliquer » pour lancer l’installation. Mais, bizarrement, rien ne se passe.
    Capture d’écran d’une vidéo prétendant distribuer une version gratuite de Photoshop.
    Capture d’écran d’une vidéo prétendant distribuer une version gratuite de Photoshop.

    A première vue, on pourrait simplement croire à un dysfonctionnement. En coulisses, cependant, il s’est bien passé quelque chose : un logiciel malveillant, baptisé « Lumma Stealer », s’est subrepticement mis en état de marche pour transmettre à son auteur des données précises. Identifiants, mots de passe, cookies… En quelques secondes, le virus récupère ce qu’il était venu chercher, et s’en va aussi vite qu’il est rentré.

    L’internaute malheureux est alors mis à nu : ses accès à sa boîte e-mail, son compte Instagram, son profil Netflix… Tous se retrouvent très vite mis en vente au marché noir. Pour moins de 10 euros, n’importe qui a accès à l’essentiel de sa vie numérique.

    #Piratage #Données_personnelles #YouTube #Complicité

    • Ces fuites de données à répétition révèlent des vulnérabilités profondes de la société et de l’Etat en matière de sécurité numérique. Et pour cause : elles ne sont pas le fait de pirates d’élite, mais de hackeurs souvent jeunes, pas forcément très doués techniquement.
      C’est ce que soulignait la procureure Johanna Brousse après l’arrestation, le 25 avril, d’un mineur de 15 ans accusé d’avoir piraté l’ANTS. « [Cet adolescent]n’est pas un prodige. C’est un signal. La menace cyber se banalise.
      A nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience », déclarait-elle sur le réseau social LinkedIn. Même constat du côté de la CNIL, pour laquelle les fuites obéissent souvent à un scénario identique, facile à déjouer. Ainsi, « près de 80 % des violations [de données] de grande ampleur » de 2024 ont été rendues possibles en raison de l’absence d’authentification multifacteur – un mécanisme de sécurité numérique qui oblige l’utilisateur à justifier son identité à l’aide d’au moins deux types d’authentification, par exemple en tapant un mot de passe sur ordinateur puis en entrant un code envoyé sur un téléphone.

      Tout va bien, cépalérusses ...

    • Pis surtout faut admirer l’exemple donné de celleux qui veulent faire la leçon

      déclarait-elle (la procureure Johanna Brousse) sur le réseau social LinkedIn

  • La Cour de justice de l’Union européenne désavoue le système de fichage français
    https://www.laquadrature.net/2026/03/25/la-cour-de-justice-de-lunion-europeenne-desavoue-le-systeme-de-fichage

    Jeudi dernier, la Cour de justice de l’Union européenne – la plus haute juridiction de l’UE – a rendu un arrêt « Comdribus » très attendu concernant les pratiques de fichage françaises. Dans une décision très claire,…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • I Verified My #LinkedIn Identity. Here’s What I Actually Handed Over.

    I wanted the blue checkmark on LinkedIn. The one that says “this person is real.” In a sea of fake recruiters, bot accounts, and AI-generated headshots, it seemed like a smart thing to do.

    So I tapped “verify.” I scanned my passport. I took a selfie. Three minutes later — done. Badge acquired. I felt a tiny dopamine hit of legitimacy.

    Then I did what apparently nobody does. I went and read the privacy policy and terms of service.

    Not LinkedIn’s. The other company’s.
    Wait, What Other Company?

    When you click “verify” on LinkedIn, you’re not giving your passport to LinkedIn. You get redirected to a company called Persona. Full name: Persona Identities, Inc. Based in San Francisco, California.

    LinkedIn is their client. You are the face being scanned.

    I had never heard of Persona before this. Most people haven’t. That’s kind of the point — they sit invisibly between you and the platforms you trust.

    So I downloaded their privacy policy (18 pages) and their terms of service (16 pages). Here’s what I found.
    Everything I Gave Them

    For a three-minute identity check, this is what Persona collected:

    My full name — first, middle, last
    My passport photo — the full document, both sides, all data on the face of it
    My selfie — a photo of my face taken in real-time
    My facial geometry — biometric data extracted from both images, used to match the selfie to the passport
    My NFC chip data — the digital info stored on the chip inside my passport
    My national ID number
    My nationality, sex, birthdate, age
    My email, phone number, postal address
    My IP address, device type, MAC address, browser, OS version, language
    My geolocation — inferred from my IP

    And then there’s the weird stuff:

    Hesitation detection — they tracked whether I paused during the process
    Copy and paste detection — they tracked whether I was pasting information instead of typing it

    Behavioral biometrics. On top of the physical biometrics. For a LinkedIn badge.
    They Also Called Their Friends

    Persona didn’t just use what I gave them. They went and cross-referenced me against what they call their “global network of trusted third-party data sources”:

    Government databases
    National ID registries
    Consumer credit agencies
    Utility companies
    Mobile network providers
    Postal address databases

    I scanned my passport for a checkmark. They ran a background check.
    My Face Is Training Data

    Here’s something I almost missed. Buried in a table on page 6 of the privacy policy, under “legitimate interests”:

    They use uploaded images of identity documents — that’s my passport — to train their AI. They’re teaching their system to recognize what passports look like in different countries. They also use your selfie to “identify improvements in the Service.”

    The legal basis? Not consent. Legitimate interest. Meaning they decided on their own that it’s fine. Under GDPR, they’re supposed to balance their “interest” against your fundamental rights. Whether feeding European passports into machine learning models passes that test — well, that’s a question worth asking.

    I came for a badge. I stayed as training data.
    Where Does My Face Go?

    Once Persona has your data, here’s who gets a copy:

    LinkedIn receives:

    Your full name
    Your birth year
    Government ID type and issuing authority
    Verification result
    A blurred version of your ID (everything redacted except your name and portrait)

    Also with access:

    Persona’s service providers — vendors working on their behalf
    Their “global network of data partners” — those third-party databases work both ways
    Affiliates and subsidiaries — related companies that share “common data systems”
    Anyone who buys Persona — in a merger, acquisition, or bankruptcy, your data goes with the deal
    Law enforcement — and this is where it gets really interesting

    And then there’s the subprocessor list. Persona publishes who else touches your data. I wish I hadn’t looked.

    The 17 Companies That Touch Your Face

    Persona maintains a public list of subprocessors — third-party companies that process your personal data on their behalf. Here’s the full list:

    Count them. 17 companies. 16 in the United States. 1 in Canada. Zero in the EU.

    Let that sink in. You scanned your European passport for a European professional network, and your data went exclusively to North American companies. Not a single EU-based subprocessor in the chain.

    And look at who’s doing “Data Extraction and Analysis” — Anthropic, OpenAI, and Groqcloud. Three AI companies are processing your passport and selfie data. Your government-issued identity document is being fed through the same companies that build large language models and AI systems.

    AWS handles “Image Processing.” That’s your face going through Amazon’s infrastructure. FingerprintJS — a company literally named after the thing it does — handles “Device Analysis.” They’re fingerprinting your device while Persona fingerprints your face.

    Remember when the privacy policy said data is stored in the “United States and Germany”? The Germany part is technically true — maybe some data sits there. But every single company that processes your data is American. The CLOUD Act doesn’t just apply to Persona. It applies to all 16 of these US subprocessors too.
    The CLOUD Act: Why Frankfurt Doesn’t Protect You

    Persona has data centers in the United States and Germany. If you’re in Europe, you might think: great, my data is probably sitting on a German server, protected by GDPR, safe from American reach.

    It’s not.

    Persona is a US company. Incorporated in California. This means they’re subject to the US CLOUD Act — the Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act, signed in 2018.

    Here’s what the CLOUD Act does in plain language: it allows US law enforcement to force any US-based company to hand over data, even if that data is stored on a server outside the United States.

    Your passport scan can be sitting in a data center in Frankfurt. A US court issues a warrant. Persona has to comply. The physical location of the server doesn’t matter. What matters is the legal location of the company.

    And Persona’s privacy policy confirms it. Their exact words:

    We will access, disclose, and preserve personal data when we believe doing so is necessary to comply with applicable law or respond to valid legal process, including from law enforcement, national security, or other government agencies.

    “National security.” Those two words do a lot of heavy lifting. Under US law, national security requests — like FISA court orders or National Security Letters — can come with gag orders. Persona couldn’t tell you they handed over your data even if they wanted to.
    “But There’s the Data Privacy Framework!”

    Yes, Persona says they comply with the EU-US Data Privacy Framework (DPF). They certified with the US Department of Commerce. They follow the principles. It’s all very official.

    Here’s the thing about the DPF: it’s the replacement for Privacy Shield, which the European Court of Justice killed in 2020. The reason? US surveillance laws made it impossible to guarantee European data was safe.

    The DPF exists because the US signed an Executive Order (14086) promising to behave better. But an Executive Order is not a law. It’s a presidential decision. It can be changed or revoked by any future president with a pen stroke.

    Privacy activists — including noyb, the organization behind the original Schrems rulings — have already challenged the DPF. The legal foundation your data is “protected” by is, at best, temporary.

    So the reality looks like this:

    You scan your passport in Madrid, Berlin, or Dublin
    Persona stores it — maybe in Germany, maybe in the US
    The CLOUD Act gives US authorities access regardless of where it sits
    The DPF is supposed to protect you, but it’s built on sand
    A national security request could grab your biometric data without you ever knowing

    Your European passport is one quiet subpoena away from a US government system.
    The Biometrics Time Bomb

    Let me be clear about what “biometric data” means here.

    Persona extracts the mathematical geometry of your face from your selfie and from your passport photo. This isn’t just a picture — it’s a numerical map of the distances between your eyes, the shape of your jawline, the geometry of your features. It’s data that uniquely identifies you. And unlike a password, you can’t change your face if it gets compromised.

    Their policy says this scan data is destroyed “upon completion of Verification or within six months of your last interaction.” Good.

    But there’s an exception: “unless Persona is otherwise required by law or legal process to retain the data.”

    That exception, combined with the CLOUD Act, means a US legal process could force Persona to keep your biometric data indefinitely. The six-month clock means nothing if a court says “hold onto this.”
    The $50 Safety Net

    Now let’s talk about what happens if things go wrong. Say there’s a breach. Say your passport scan, your facial geometry, and your national ID number end up in the wrong hands.

    Persona’s Terms of Service cap their liability at $50 USD.

    Your passport. Your face. Your biometric data. Your national ID number. Fifty dollars.

    They also include mandatory binding arbitration — no court, no jury, no class action. You can only bring claims individually. Through the American Arbitration Association. Even if you’re in Europe and the dispute is about European data.

    For EU/EEA residents, the ToS says Irish law governs the contract. Which sounds better until you remember: Irish law governs the contract, but US law governs the company. The CLOUD Act doesn’t care what your contract says.
    What You Should Do

    If you’ve already verified — like me — here’s what I’d recommend:

    1. Request your data. Email idv-privacy@withpersona.com or privacy@withpersona.com. Under GDPR, they have 30 days to respond.

    2. Request deletion. The verification is done. LinkedIn already has the result. There is no reason for Persona to keep your passport scan and facial geometry on their servers. Ask them to delete it.

    3. Contact their DPO. dpo@withpersona.com — that’s their Data Protection Officer. If you want to object to them using your documents as AI training data under “legitimate interests,” this is where you do it.

    4. Think twice before verifying. That blue badge might not be worth what you’re trading for it. A checkmark is cosmetic. Biometric data is forever.
    Three Minutes

    The whole thing took three minutes. Scan, selfie, done.

    Understanding what I actually agreed to took me an entire weekend reading 34 pages of legal documents.

    I handed a US company my passport, my face, and the mathematical geometry of my skull. They cross-referenced me against credit agencies and government databases. They’ll use my documents to train their AI. And if the US government comes knocking, they’ll hand it all over — even if it’s stored in Europe, even if I’m European, and possibly without ever telling me.

    All for a small blue checkmark on a professional networking site.

    I’m not telling you to skip verification. But I am telling you to know what you’re trading. Because Persona does. LinkedIn does. The only person in the dark is the one holding their passport up to the camera.

    https://thelocalstack.eu/posts/linkedin-identity-verification-privacy
    #vérification #données #données_personnelles

  • Starlink utilise vos données pour entraîner son IA, voici comment l’en empêcher
    https://www.01net.com/actualites/starlink-utilise-vos-donnees-entrainer-ia-comment-empecher.html

    Starlink utilise les données personnelles de ses abonnés à leur insu et par défaut pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Il est toutefois possible d’y mettre un terme. Voici comment

    Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis le 15 janvier dernier, #Starlink se donne le droit d’utiliser les #données_personnelles de ses #abonnés pour entraîner ses modèles d’#intelligence_artificielle. La filiale de #SpaceX, qui fournit un accès à #internet par #satellite, a en effet modifié ses conditions d’utilisation il y a quelques jours. Si vous êtes abonné #Starlink, vos informations personnelles sont utilisées par défaut pour entraîner son #IA.

    • Cet article circule à nouveau ces jours-ci.

      J’aime bien l’astuce qu’on te donne pour empêcher l’exploitation de tes données :

      (...)

      Vous devez ensuite vous rendre sur votre Profil et modifier celui-ci. C’est en effet depuis la fenêtre d’édition de votre profil que vous pourrez décocher l’option « Autoriser l’utilisation de vos données pour former des modèles d’IA conformément à notre Politique de confidentialité ».

      Après avoir décoché celle-ci, n’oubliez pas d’enregistrer vos modifications pour que votre choix soit bien pris en compte par Starlink.

      Là, normalement, tu rigoles jaune, en te disant que bon... c’est donc bien vrai qu’une case à cocher, c’est efficace, face à des gens qui n’en ont rien à carrer de la démocratie et de ce genre de choses ?

  • Algorithme discriminatoire de notation de la CNAF : 10 nouvelles organisations se joignent à l’affaire devant le Conseil d’État
    https://www.laquadrature.net/2026/01/20/algorithme-discriminatoire-de-notation-de-la-cnaf-10-nouvelles-organis

    Il y a un peu plus d’un an, 15 organisations de la société civile ont contesté l’algorithme d’évaluation des risques utilisé par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), la branche familiale du système français de…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Inside ICE’s Tool to Monitor Phones in Entire Neighborhoods
    https://www.404media.co/inside-ices-tool-to-monitor-phones-in-entire-neighborhoods

    404 Media has obtained material that explains how Tangles and Webloc, two surveillance systems ICE recently purchased, work. Webloc can track phones without a warrant and follow their owners home or to their employer.

    Nos smartphones sont tellement des passoires exportant l’intégralité de leurs données auprès de centaines de partenaires, qu’il devient apparemment simplissime de traiter leurs données en temps réel sans même avoir besoin d’être un organisme d’état avec un mandat.

  • PJL Fraudes sociales et fiscales : un flicage qui n’en finit pas
    https://www.laquadrature.net/2025/12/15/pjl-fraudes-sociales-et-fiscales-un-flicage-qui-nen-finit-pas

    Un projet de loi de « lutte contre les fraudes sociales et fiscales » est débattu en ce moment à l’Assemblée nationale, après une première lecture au Sénat. Ce texte prévoit d’augmenter les pouvoirs d’enquête pour…

    #Non_classé

  • « De quoi être désespéré » : le calvaire de Rémy, demandeur d’emploi privé de ses indemnités après le vol de ses données - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/il-y-a-de-quoi-etre-desespere-apres-le-vol-de-ses-donnees-en-ligne-le-cal

    Victime comme des dizaines de milliers d’autres personnes d’un vol de ses #données_personnelles sur le site de #France_Travail, l’administration a bloqué son compte. Il se retrouve sans aucune indemnité et dans l’impossibilité de chercher un emploi.

    « Le 23 juillet, une antenne de France Travail de la région Paca m’appelle. Dès le départ, rien ne va, je suis Parisien et je n’ai jamais travaillé dans cette région. En fait, l’agent soupçonne une activité suspecte sur mon compte personnel. J’aurais fait une demande de RSA et une autre pour une indemnité mobilité. » Aucune de ces démarches n’émane de lui. L’agence décide alors de bloquer son espace personnel pour éviter toute nouvelle activité frauduleuse.
    Comme des milliers de personnes, Rémy expérimente à ses dépens les conséquences du #vol_des données_personnelles. France Travail en a subi plusieurs ces derniers mois. La dernière grosse attaque informatique visant l’établissement public remonte à cet été, quand des renseignements personnels de 600 000 personnes se sont retrouvés dans la nature. Une fuite qui fait suite à une autre plus colossale, concernant cette fois 43 millions de personnes, en mars 2024. Depuis, fin octobre 2025, la plate-forme de recherche d’emploi a reconnu un autre incident avec 30 Go de données piratées.

    Pour Rémy, développeur en logiciel, le blocage de son compte marque le début du cauchemar. Les tentatives de connexion se soldent toutes par la même issue. Avec des conséquences bien concrètes : « Je ne perçois aucune indemnité chômage, déplore l’infortuné. Et je ne peux effectuer aucune démarche de recherche d’emploi ou de formation puisque tout passe par l’espace personnel. » Pis, France Travail a procédé à sa radiation puisqu’il n’a justifié d’aucune activité de recherche au mois d’octobre. Et pour cause, les propositions de formation ou d’emploi atterrissent dans l’espace personnel.
    « Une situation ubuesque », s’insurge sa compagne, Charlotte, qui se trouve dans la même situation que lui, victime elle aussi de la fuite de ses données et d’un compte personnel bloqué.

    Les échanges réguliers avec France Travail ne les rassurent pas sur le règlement de leur situation. « La manageuse qui nous a reçus a reconnu qu’elle ne savait que faire. Administrativement, on n’existe pas. On ne peut produire aucune preuve de notre situation de demandeurs d’emploi. »
    Contacté, l’établissement public fait savoir qu’il « regrette » la situation : « Nous sommes conscients que, tout en maintenant des vérifications préalables d’identité qui sont indispensables, nos délais concernant la procédure de réinscription doivent être améliorés. » Le retour à la normale après une fuite de données prend du temps. La fuite des identifiants sur le dark Web ou l’utilisation supposée frauduleuse des données obligent « le service fraude à bloquer les accès de comptes de demandeurs d’emploi ».

    Les fuites récurrentes de données personnelles se multiplient. Rien qu’en 2024, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a recensé 5 629 violations de données, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. Une série noire qui fait dire à Clément Domingo, hacker éthique, que « les deux dernières années sont une hécatombe cyber en France ».
    Sur son clavier d’ordinateur, celui qu’on surnomme SaxX sur les réseaux nous démontre que les données subtilisées à France Travail sont en vente sur le dark Web. « Avec un e-mail, il est facile d’usurper l’identité auprès d’agences publiques pour changer les mots de passe. »
    Un RIB et un login se monnayent 35 €

    #cybersécurité #revenu

  • Le gouvernement veut nous obliger à utiliser le Dossier Médical Partagé
    https://www.laquadrature.net/2025/11/21/le-gouvernement-veut-nous-obliger-a-utiliser-le-dossier-medical-partag

    L’article 31 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 renforce l’obligation pour les professionnel·les de santé de reporter les données de santé de leurs patient·es dans leur Dossier Médical…

    #Données_personnelles

  • Des données publicitaires géolocalisées ont permis de suivre à la trace des responsables de l’UE, parfois jusqu’à leur domicile

    Des #données_publicitaires géolocalisées (...) ont permis d’identifier et de suivre à la trace plusieurs dignitaires de l’Union européenne. Un cas pratique illustrant les limites du cadre européen en matière de #données_personnelles.

    Chaque seconde, des millions de données personnelles s’échangent sur le marché de la publicité en ligne. Issues des applications installées sur les #smartphones, elles sont parfois assorties d’une #géolocalisation précise. Et permettent donc le pistage, parfois à quelques mètres près, de millions d’utilisateurs de mobiles.

    Ce marché publicitaire, où les données personnelles des mobinautes s’échangent et se vendent, prospère la plupart du temps sans que les premiers concernés en soient conscients. Et profite des angles morts des lois relatives aux données personnelles, en particulier le règlement général sur la protection des données (#RGPD), adopté de haute lutte par l’Union européenne (#UE) en 2016.

    [...]

    Le Monde et ses partenaires ont eu accès à des échantillons de ces données concernant la Belgique, proposés gratuitement par un courtier pour faire montre de ses capacités : ils comportent plus de 2,5 millions d’identifiants publicitaires – chaque téléphone en a un, auquel sont associées les données personnelles comme la géolocalisation –, soit l’équivalent de plus de 20 % de la population belge. Les données sont présentées comme couvrant une période de quelques jours en octobre 2024.
    Ces échantillons montrent à nouveau le caractère intrusif de ces données. Nous avons identifié 264 identifiants publicitaires géolocalisés au sein du bâtiment Berlaymont, quartier général de la #Commission_européenne à Bruxelles, et 756 au siège bruxellois du Parlement européen. En analysant leurs allées et venues, nous avons identifié plusieurs dizaines d’adresses pouvant appartenir à des membres des institutions européennes.
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/11/04/comment-des-donnees-publicitaires-permettent-de-pister-des-responsables-de-l

    https://justpaste.it/hodfm

    #data #identifiants_publicitaires #cybersécurité

  • Face à l’avalanche de #violences_en_ligne envers les femmes, l’#ONU appelle à réagir et protéger

    #Internet est devenu un terrain d’entraînement à la #haine envers les femmes par le biais de la « #machosphère », a averti mardi l’Ambassadrice mondiale de l’initiative Spotlight lors d’une réunion en marge du débat général de l’ONU à New York, appelant à la mise en place d’un cadre juridique qui réglemente Internet de toute urgence.

    « Comment expliquer l’existence d’un forum Facebook réunissant 32.000 hommes, où chacun a partagé — sans consentement — des photos intimes de sa partenaire pour qu’elles soient notées par d’autres ? Que révèle un tel acte sur la place que ces hommes accordent aux femmes dans leur vie et, par extension, les femmes dans notre société ? », s’est indignée la championne de l’initiative #Spotlight des Nations Unies, qui vise à mettre fin aux violences envers les femmes et les filles.

    L’#IA entraine de nouvelles formes de #violence_numérique

    Selon l’actrice mexicaine, l’apparition de l’intelligence artificielle s’accompagne d’une « avalanche » de nouvelles formes de #violence_numérique allant de l’#extorsion à la violence basée sur l’#image, de la divulgation de #données_personnelles au #cyberharcèlement, du #harcèlement_sexuel au #grooming en vue d’une #agression_sexuelle (#pédopiégeage), pour n’en citer que quelques-unes.

    « Au cours des 12 derniers mois, 300 millions d’#enfants ont été victimes d’#exploitation_sexuelle et d’#abus en ligne », a-t-elle déploré.

    On assiste à une croissance exponentielle des groupes opposés aux droits des femmes, ainsi qu’à l’émergence de nouvelles technologies qui renforcent les pensées et les actes misogynes, « à tel point qu’aujourd’hui, un nombre écrasant de jeunes garçons ne croient pas que la #violence_sexiste soit réelle et existe ».

    Mme Suarez estime que « les intermédiaires technologiques doivent être tenus de détecter, d’évaluer et d’orienter, de manière proactive, le comportement de leurs utilisateurs, qui doivent être passibles de sanctions légales, le cas échéant ».

    Elle a souligné que la violence que subissent les femmes et les filles en ligne a exactement le même impact que la violence subie hors ligne : son impact et ses conséquences sont d’une ampleur identique.

    Des hommes qui restent silencieux

    La violence sexiste ne touche pas seulement les femmes et les filles, signale Mme Suarez. Elle impose aussi aux hommes une image rigide, où douter, pleurer ou montrer sa fragilité est perçu comme un manque de virilité.

    Selon les études citées par Equimundo, une initiative partenaire de Spotlight qui lutte contre les violences sexistes et œuvre pour une #masculinité_positive, 40 % des #jeunes_hommes ont été victimes de harcèlement homophobe en ligne et de nombreux jeunes hommes sont victimes de #sextorsion.

    « La majorité des hommes ne commettent pas ces actes, mais beaucoup restent silencieux », a affirmé à son tour Gary Barker, PDG d’Equimundo.

    Selon lui, c’est dans les salons de discussion, les plateformes de jeux, TikTok, YouTube — tous ces lieux de rassemblement pour les jeunes hommes dénommés la « machosphère », qu’ils sont témoins de ces violences, voient leurs pairs en être responsables, sans pour autant agir pour y mettre fin.

    « La plupart du temps, les garçons ne vont pas sur Internet pour chercher la misogynie. C’est la misogynie qui trouve les garçons sur Internet », déclare M. Barker.

    Selon une récente étude irlandaise, sur la machosphère anglophone, quel que soit le contenu qu’il recherche, un jeune homme connecté à Internet reçoit un message misogyne, en l’espace de seulement 23 minutes, une fois que l’algorithme sophistiqué a identifié son âge et son sexe.

    Quelles sont les solutions ?

    M. Barker demeure toutefois optimiste : « 23 minutes, c’est beaucoup de temps pour nous permettre de déterminer ce qu’il faut faire ».

    « Nous déployons des robots pour remplacer les messages misogynes par des contenus positifs, et mobilisons de nombreux influenceurs — souvent méconnus — parmi lesquels beaucoup de jeunes hommes qui s’engagent à combattre la misogynie. Nous investissons en eux pour qu’ils diffusent des messages constructifs ».

    Le monde du jeu vidéo est également un espace dans lequel Equimundo s’implique.

    « Nous investissons ces espaces en collaborant avec certains créateurs, qui, bien que parfois perfectibles, acceptent de nous ouvrir leurs plateformes. Ensemble, nous développons des jeux où les jeunes hommes peuvent promouvoir une masculinité positive et saine ».

    Mme Suarez s’est félicitée de la présence de deux jeunes garçons dans la salle.

    « Nous avons besoin que les hommes se joignent à ce combat et, en tant que société, nous devons mettre en place une éducation qui s’adresse directement aux hommes », a-t-elle conclu.

    https://news.un.org/fr/story/2025/09/1157544

    #femmes #harcèlement #AI #intelligence_artificielle #misogynie

  • Auchan victime d’un piratage massif : « des centaines de milliers » de données clients dérobées, selon le groupe
    Sueurs froides pour de nombreux consommateurs. L’enseigne de grande distribution Auchan a annoncé jeudi avoir été victime « d’un acte de cyber malveillance » ayant causé le vol de données des comptes de fidélité de « quelques centaines de milliers » de ses clients. Les données piratées comprennent le « nom, prénom, adresses email et postale, numéro de téléphone, numéro de carte de fidélité » des clients affectés, a signalé le groupe dans un communiqué, tout en assurant que « l’incident a été circonscrit ».


    « Les données bancaires, mot de passe et code pin des cartes de fidélité » ainsi que les « montants des cagnottes » des clients ne sont pas concernés, a assuré Auchan, ajoutant qu’il avertissait l’ensemble des personnes concernées et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). « Quelques centaines de milliers » de clients d’Auchan sont concernés, a précisé à l’AFP une porte-parole du groupe. L’enseigne nordiste avait déjà été victime d’une attaque similaire en novembre 2024.

    Ce groupe phare de l’empire Mulliez, qui a annoncé fin 2024 un grand plan de restructuration avec près de 2.400 suppressions de postes, a invité ses clients à « rester vigilants » face aux risques de sécurité liés à l’hameçonnage, c’est-à-dire des SMS ou courriels frauduleux destinés à tromper des personnes pour les inciter à transmettre des données personnelles ou bancaires. L’année 2025 a été marquée par plusieurs attaques informatiques d’ampleur en France. Début août, plus de six millions de comptes clients de Bouygues Telecom ont été affectés par une cyberattaque ayant conduit à la fuite de données, y compris des coordonnées bancaires.

    #auchan #mulliez #france #grande_distribution #données_personnelles #en_vedette #piratage_informatique #données
    Source : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/auchan-victime-d-un-piratage-massif-des-centaines-de-milliers-de-donnees-cl

  • Des Afghans craignent pour leur vie après une fuite massive de données des autorités britanniques
    https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20250716-afghans-craignent-pour-vie-apr%C3%A8s-fuite-massive-donn%C3%A9es-

    La divulgation accidentelle des données de 19 000 Afghans ayant aidé les forces britanniques plonge une partie des personnes concernées et leurs familles dans l’angoisse des représailles de la part des Taliban. Car si certaines ont été discrètement évacuées par le Royaume-Uni depuis l’année dernière, les autres dénoncent un sentiment d’abandon.

    #Royaume-Uni #données_personnelles #fichage #Afghans #talibans

  • La police pourra extraire toutes les données d’un #smartphone, même verrouillé

    Plusieurs centaines de commissariats français devraient être équipées de boîtiers capables d’extraire automatiquement toutes les données d’un smartphone, même verrouillé, d’ici à 2024. Un gain de temps précieux pour les enquêteurs, qui pose néanmoins plusieurs questions quant au respect de la vie privée.

    « Accédez à un large éventail de preuves, même sur des dispositifs mobiles chiffrés ou verrouillés, sur les #réseaux_sociaux publics et privés ou sur différents services de stockage #cloud. » Voici ce que propose sur son site Internet #Cellebrite, société israélienne spécialisée dans les questions de sécurité dont la police française fait partie des clients depuis plusieurs années.

    Une relation commerciale qui suit son cours puisqu’une source policière confirme que le ministère de l’intérieur équiper d’ici à 2024 plusieurs centaines de commissariats français d’une technologie développée par l’entreprise israélienne depuis 2017, capable d’extraire automatiquement toutes les données d’un smartphone, même verrouillé, « sans date précise pour le moment ».

    Un gain de temps précieux pour les enquêteurs

    « Cellebrite nous fournit déjà un logiciel qui permet d’extraire les données d’un téléphone », explique Éric Pastre, référent investigations pour Unsa Police et lui-même officier de police judiciaire. Cependant, pour le moment, ce processus est long et ne peut se faire que si le smartphone est allumé et déverrouillé.

    Aujourd’hui, les téléphones saisis et réclamant exploitation doivent être envoyés dans un des centres spécialisés de la police technique et scientifique, opération d’autant plus chronophage que ces derniers sont souvent embouteillés. « Il faut entre trois et six mois pour avoir les résultats de l’exploitation d’un téléphone en partie parce que nous manquons de personnels, déplore Éric Pastre. Ce nouveau boîtier devrait nous faire gagner du temps. »

    La question de la #protection_des_données personnelles

    « Je comprends tout à fait la volonté des enquêteurs d’avoir un accès rapide à des informations, mais je suis inquiet devant l’adoption d’un dispositif si efficace », s’interroge Thierry Vallat. Pour cet avocat spécialiste du numérique, « la législation actuelle n’est pas adaptée aujourd’hui à l’utilisation d’une telle technologie ».

    Il pointe notamment le fait que le boîtier aspire absolument toutes les données du #téléphone, messages, photos, vidéos, #géolocalisation ou PDF, et s’inquiète du respect des droits de la défense. Pour lui, dès lors que les policiers ont accès à l’entièreté des données, « il existe un risque d’extension abusive de l’accusation ».

    Une idée que réfute une source policière, pour qui le boîtier ne pourra extraire « que les données utiles à l’enquête, sans les stocker ». « Il ne faut pas oublier qu’avant d’extraire, il faut qu’il y ait une enquête et donc une autorisation soit d’un juge d’instruction, soit d’un procureur, tient à préciser Éric Pastre. Les personnes qui utilisent ce logiciel sont spécialement formées, on ne fait pas n’importe quoi. »

    L’extraction de données verrouillées, un large débat aux États-Unis

    Encore récemment, le président américain, Donald Trump, a apostrophé publiquement Apple, dénonçant le fait que la marque à la pomme refuse de débloquer « les téléphones utilisés par des tueurs, des dealers ou d’autres éléments criminels violents ». Ceci après l’attaque en décembre de la base aéronavale de Pensacola, en Floride, où trois marins avaient été tués par un aviateur saoudien.

    Depuis, le gouvernement américain réclame au géant californien l’accès aux deux iPhones du tireur que les enquêteurs ne parviennent pas à débloquer. Un conflit similaire avait éclaté en 2015 après la tuerie de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts. Et fait l’objet, la même année, d’une tribune du procureur de la République alors en charge des enquêtes sur le terrorisme, François Molins, et de ses homologues américain, anglais et espagnol, dans le New York Times.

    https://www.la-croix.com/France/Securite/police-pourra-extraire-toutes-donnees-dun-smartphone-meme-verrouille-2020-
    #données #données_personnelles #police #surveillance #smartphones #Israël

    • La police pourra extraire toutes les données d’un smartphone, même verrouillé

      Plusieurs centaines de commissariats français devraient être équipées de boîtiers capables d’extraire automatiquement toutes les données d’un smartphone, même verrouillé, d’ici à 2024. Un gain de temps précieux pour les enquêteurs, qui pose néanmoins plusieurs questions quant au respect de la vie privée.

      « Accédez à un large éventail de preuves, même sur des dispositifs mobiles chiffrés ou verrouillés, sur les réseaux sociaux publics et privés ou sur différents services de stockage cloud. » Voici ce que propose sur son site Internet Cellebrite, société israélienne spécialisée dans les questions de sécurité dont la police française fait partie des clients depuis plusieurs années.

      Une relation commerciale qui suit son cours puisqu’une source policière confirme que le ministère de l’intérieur équiper d’ici à 2024 plusieurs centaines de commissariats français d’une technologie développée par l’entreprise israélienne depuis 2017, capable d’extraire automatiquement toutes les données d’un smartphone, même verrouillé, « sans date précise pour le moment ».

      Un gain de temps précieux pour les enquêteurs

      « Cellebrite nous fournit déjà un logiciel qui permet d’extraire les données d’un téléphone », explique Éric Pastre, référent investigations pour Unsa Police et lui-même officier de police judiciaire. Cependant, pour le moment, ce processus est long et ne peut se faire que si le smartphone est allumé et déverrouillé.

      Aujourd’hui, les téléphones saisis et réclamant exploitation doivent être envoyés dans un des centres spécialisés de la police technique et scientifique, opération d’autant plus chronophage que ces derniers sont souvent embouteillés. « Il faut entre trois et six mois pour avoir les résultats de l’exploitation d’un téléphone en partie parce que nous manquons de personnels, déplore Éric Pastre. Ce nouveau boîtier devrait nous faire gagner du temps. »

      La question de la protection des données personnelles

      « Je comprends tout à fait la volonté des enquêteurs d’avoir un accès rapide à des informations, mais je suis inquiet devant l’adoption d’un dispositif si efficace », s’interroge Thierry Vallat. Pour cet avocat spécialiste du numérique, « la législation actuelle n’est pas adaptée aujourd’hui à l’utilisation d’une telle technologie ».

      Il pointe notamment le fait que le boîtier aspire absolument toutes les données du téléphone, messages, photos, vidéos, géolocalisation ou PDF, et s’inquiète du respect des droits de la défense. Pour lui, dès lors que les policiers ont accès à l’entièreté des données, « il existe un risque d’extension abusive de l’accusation ».

      Une idée que réfute une source policière, pour qui le boîtier ne pourra extraire « que les données utiles à l’enquête, sans les stocker ». « Il ne faut pas oublier qu’avant d’extraire, il faut qu’il y ait une enquête et donc une autorisation soit d’un juge d’instruction, soit d’un procureur, tient à préciser Éric Pastre. Les personnes qui utilisent ce logiciel sont spécialement formées, on ne fait pas n’importe quoi. »
      L’extraction de données verrouillées, un large débat aux États-Unis

      Encore récemment, le président américain, Donald Trump, a apostrophé publiquement Apple, dénonçant le fait que la marque à la pomme refuse de débloquer « les téléphones utilisés par des tueurs, des dealers ou d’autres éléments criminels violents ». Ceci après l’attaque en décembre de la base aéronavale de Pensacola, en Floride, où trois marins avaient été tués par un aviateur saoudien.

      Depuis, le gouvernement américain réclame au géant californien l’accès aux deux iPhones du tireur que les enquêteurs ne parviennent pas à débloquer. Un conflit similaire avait éclaté en 2015 après la tuerie de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts. Et fait l’objet, la même année, d’une tribune du procureur de la République alors en charge des enquêtes sur le terrorisme, François Molins, et de ses homologues américain, anglais et espagnol, dans le New York Times.

      https://www.la-croix.com/France/Securite/police-pourra-extraire-toutes-donnees-dun-smartphone-meme-verrouille-2020-

    • D’où l’importance d’avoir un smartphone à jour au niveau des corrections des failles de sécurité.
      Pour Android, à part GrapheneOS tournant sur des pixels je ne vois pas quel téléphone serait à la hauteur.

  • #France_Travail : des #robots pour contrôler les chômeurs·euses et les personnes au #RSA

    France Travail déploie actuellement des robots visant à automatiser et massifier le contrôle des personnes inscrites à France Travail. Depuis le 1 janvier 2025, cela inclut également les personnes au RSA. Il s’agit d’une nouvelle étape du dangereux projet de #gestion_algorithmique des personnes sans-emplois, porté par le directeur général de France Travail, #Thibaut_Guilluy. Retour sur le contexte de cette mise en place et ses implications sociales.

    Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, les #contrôles réalisés par France Travail sont passés de moins de 200 000 en 2017 à plus de 600 000 en 2024. Il y a tout juste un an, l’exécutif surenchérissait et fixait à l’institution un objectif de 1,5 million de contrôles en 20271.

    Parallèlement était votée, en décembre 2023, la loi dite « #Plein_Emploi », entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Cette dernière vient modifier en profondeur les modalités du contrôle des personnes sans-emplois via deux mesures phares. La première est l’extension du pouvoir de contrôle et de #sanctions des personnes au RSA par France Travail. La seconde concerne l’obligation pour toute personne suivie par France Travail – qu’elle soit au RSA ou au chômage – de réaliser 15 « heures d’activité » hebdomadaires sous peine de sanctions.

    C’est dans ce contexte que France Travail déploie actuellement une refonte de son processus de contrôle. Dénommée « #Contrôle_de_la_Recherche_d’Emploi_rénové » (ou « #CRE_rénové »), elle vise tant à « arriver à mettre en oeuvre 1,5 million de contrôles […] à l’horizon 2027 » qu’à prendre en compte les « évolutions introduites par la loi “Plein Emploi” »2.

    #Automatisation et #massification des contrôles

    Pour atteindre l’objectif de massification des contrôles, France Travail mise sur l’automatisation3. Début 2025, ses dirigeant·es ont ainsi annoncé que le « CRE rénové » s’accompagnerait du déploiement de « robot[s] d’aide à l’analyse du dossier » destinés à assister la personne en charge du contrôle. L’objectif affiché est de réaliser des « gains de productivité » permettant de réduire la durée d’un contrôle pour pouvoir alors les multiplier à moindre coût4.

    Pour ce faire, ces « robots » ont pour tâche de classer les personnes ayant été sélectionnées pour un contrôle selon différents degrés de « #suspicion »5 afin de guider le travail du contrôleur ou de la contrôleuse. Concrètement, ils réalisent un #profilage_algorithmique de la personne contrôlée sur la base de l’analyse des #données_personnelles détenues par France Travail.

    Ce #profilage prend la forme d’une #classification en trois niveaux : « #clôture » (pas de suspicion), « #clôture_potentielle » (suspicion moyenne) ou « #contrôle_potentiel » (suspicion forte)6. Ce résultat est alors transmis, en amont du contrôle, au contrôleur ou à la contrôleuse afin de l’inciter à se concentrer sur les dossiers considérés comme suspects par l’#algorithme, tout en clôturant rapidement le contrôle pour les autres.

    France Travail se réfugie dans l’#opacité

    À travers notre campagne France Contrôle, nous avons déjà parlé de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), la première à se lancer dans ce contrôle algorithmique des populations. Le fait qu’elle soit rejointe par France Travail démontre une fois de plus pourquoi il est fondamental de s’opposer, par principe, à l’usage d’algorithmes de profilage à des fins de contrôle. Mais également d’exiger la transparence autour du fonctionnement de ces algorithmes, afin de mieux pouvoir les combattre tant politiquement que juridiquement.

    Dans le cas présent, cette transparence est d’autant plus importante que l’objectif d’un contrôle de la #recherche_d’emploi – « une appréciation globale des #manquements [de la personne contrôlée] afin de sanctionner un comportement général »7 – est très flou et propice à l’#arbitraire. L’analyse du #code de l’algorithme pourrait aussi appuyer un combat juridique, tel que l’actuel contentieux contre la CNAF.

    Mais sur le sujet des « robots » de contrôle – comme sur beaucoup d’autres8 – la direction de France Travail se refuse à toute transparence. Son directeur est allé jusqu’à déclarer à la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) « qu’aucun algorithme n’est utilisé dans le cadre du « CRE rénové » […] » suite à la saisine déposée par des journalistes de Cash Investigation ayant travaillé sur ce sujet9.

    Un profilage policier

    En l’absence de transparence sur le fonctionnement de ces « robots », nous ne pouvons qu’avancer quelques hypothèses sur le fonctionnement du profilage algorithmique. Côté technique, la direction de France Travail a déclaré que le « robot » n’était pas basé sur de l’intelligence artificielle, sans toutefois exclure qu’il puisse l’être à l’avenir10. En conséquence, le profilage serait le résultat d’opérations algorithmiques simples issues de la combinaison de différents critères construits à partir des données personnelles détenues par France Travail11.

    Quant à la nature de ces critères, des pistes sont données par un document distribué aux équipes de contrôle de France Travail il y a quelques mois. Assumant pleinement un discours policier, la direction de France Travail y présente une « grille d’analyse » venant préciser le « niveau d’importance » de différents « indices » permettant de caractériser les « manquements » des personnes contrôlées.

    Parmi ces éléments, notons notamment l’absence de périodes récentes de travail ou de formation, l’absence de mobilisation des outils numériques mis à disposition par France Travail (offres, CV ou carte de visite en ligne), l’absence de contact avec son ou sa conseiller·ère, les résultats des derniers contrôles de recherche d’emploi, l’absence de candidatures envoyées via le site de France Travail ou encore le non-respect des 15 « heures d’activité » prévue par la loi « Plein Emploi ».

    Tout indique que ce travail de #rationalisation du processus de contrôle aurait servi de base à la construction du « robot » lui-même. En effet, en plus du résultat du profilage, le « robot » fait remonter au contrôleur ou à la contrôleuse une liste d’éléments issus de cette grille. Ces remontées permettent alors à la personne en charge du contrôle d’apprécier la décision de classification du « robot », sans pour autant qu’il ou elle ait accès à ses règles de fonctionnement précises.
    Automatisation et violence institutionnelle

    Le déploiement d’algorithmes de profilage à des fins de contrôle participe activement à la politique de #répression et à la #paupérisation des personnes sans-emplois. La massification des contrôles à laquelle contribue ce processus d’automatisation entraîne mécaniquement une hausse du nombre de sanctions et de pertes de #droits associé·es.

    Ainsi, d’après les documents de France Travail, 17% en moyenne des contrôles aboutissent à une radiation12. Dans l’hypothèse où ce taux resterait constant, l’augmentation de 500 000 à 1,5 million de contrôles par an implique que le nombre de radiations associées passerait d’environ 85 000 aujourd’hui à 255 000 en 202713. Ajoutons que l’impact des contrôles n’est pas le même pour toutes et tous : d’après les chiffres disponibles, les personnes n’ayant pas le bac ou étant au RSA sont sur-représentées parmi les personnes radiées suite à un contrôle14. L’automatisation des contrôles est donc une manière d’écarter les plus précaires de France Travail.

    Notons enfin, comme le rappellent cinq chercheurs et chercheuses dans le livre Chômeurs, vos papiers !15, qu’aucun travail scientifique ne vient valider le récit mis en avant par nos dirigeant·es selon lequel les contrôles favoriseraient la reprise d’emploi. Cette hypocrisie politique n’a pour fondement qu’une vision stigmatisante et infantilisante des personnes sans-emplois, visant à nier toute responsabilité collective vis-à-vis du chômage de masse et à le réduire à une problématique individuelle.

    À l’inverse, ajoutent les auteurs·ices, les effets négatifs des contrôles sont largement documentés. En plaçant les personnes contrôlées dans une situation humiliante – « où au stigmate de l’assisté s’ajoute celui du tricheur »16 – s’accompagnant de lourdes démarches de justification, ils induisent un effet dissuasif vis-à-vis de l’accès aux droits. En retour, ils contribuent à l’augmentation du non-recours, dont le taux est estimé à plus de 25% pour l’assurance chômage et à 30% pour le RSA17. À ceci s’ajoute le fait qu’il plonge dans la précarité celles et ceux contraints·es à accepter des postes pénibles, sous-payés et précaires.

    Loi « Plein Emploi » : des contrôles aux effets démultipliés

    Tout ceci est d’autant plus inquiétant à l’heure où entre en vigueur la loi « Plein Emploi », qui vient renforcer l’impact et le champ des contrôles réalisés par France Travail.

    En premier lieu via l’instauration d’une obligation de 15 « heures d’activité » pour toute personne sans-emploi18. À la violence qu’elle entraîne en termes de niveau de contrôle et d’intrusion dans la vie privée des personnes contrôlées, cette mesure conjugue une contrainte administrative extrêmement lourde de par la difficulté que chacun·e aura pour justifier ces heures. Elle vient ainsi considérablement renforcer l’arbitraire des contrôles et, de fait, les pouvoirs de répression de France Travail. Si la difficulté qu’il y aura à (faire) respecter cette mesure pourrait la faire paraître presque illusoire, notons cependant que France Travail développe déjà un agenda partagé entre personne sans-emploi et conseiller·ère, c’est-à-dire un outil numérique dédié au contrôle de ces « heures d’activité ».

    En second lieu, parce que la loi « Plein Emploi » vient étendre les prérogatives de contrôle de France Travail sur les personnes au RSA19. Jusqu’alors, les sanctions relatives au RSA relevaient de la compétence du département et le retrait de son bénéfice nécessitait le passage devant une commission pluridisciplinaire dédiée. Via les « suspensions-remobilisations »20, la loi « Plein Emploi » a désormais introduit la possibilité pour les départements de déléguer à France Travail la compétence de suspension du RSA. Dans ce cas, France Travail pourra suspendre le RSA d’une personne à la suite d’un contrôle de manière unilatérale et sans que l’avis d’une commission de contrôle de la suspension soit nécessaire.
    Face au contrôle algorithmique, lutter

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, la contestation monte de toute part contre le renforcement des contrôles à France Travail.

    Du Défenseur des Droits à la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), en passant par le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (CNLE), l’ensemble des institutions de lutte contre la pauvreté critiquent vertement la loi « Plein Emploi » et ses velléités autoritaires21.

    De leur côté les associations de lutte contre la précarité se regroupent et dénoncent une réforme « inhumaine, injuste et inefficace », tandis que sur le terrain, les premier·ères concernées s’organisent. En Bretagne, le Conseil départemental du Finistère a ainsi été occupé par des personnes réunies en « Assemblée Générale contre la réforme du Rsa-france-travail »22.

    Devant la multiplication des oppositions et la diversité des modes d’actions, nous appelons toutes celles et ceux qui refusent la destruction de notre système de protection sociale et la violence des politiques néo-libérales dont elle s’inspire à s’organiser et à rejoindre ces luttes de la manière qui leur convient le mieux.

    De notre côté, nous tâcherons d’y contribuer à travers la documentation de cette infrastructure numérique de surveillance que les dirigeant·es de France Travail mettent en place dans le cadre de la loi « Plein Emploi ». Nous appelons par ailleurs les personnes ayant connaissance des critères utilisés par les robots de contrôle à nous contacter à algos@laquadrature.net ou à déposer des documents de manière anonyme sur notre SecureDrop (voir notre page d’aide ici). Si vous le pouvez, vous pouvez nous aider en nous faisant un don.

    –---
    References

    ↑1 Pour les chiffres de 2017, voir l’étude de Pôle Emploi « Le contrôle de la recherche d’emploi : l’impact sur le parcours des demandeurs d’emploi » disponible ici. Pour 2024, voir « Bilan du Contrôle de la recherche d’emploi » disponible ici. Pour les annonces d’Emmanuel Macron dès son arrivée au pouvoir voir cet article de 2017 et cet article de 2021. L’objectif de 1,5 million a été annnoncé par Gabriel Attal en 2024, voir cet article.
    ↑2 « Information en vue d’une consultation sur le contrôle de la recherche d’emploi rénové », Comité Social d’Entreprise Central des 9 et 10 octobre 2024, disponible ici.
    ↑3 A noter que le CRE rénové s’accompagne aussi d’une réduction des droits des personnes contrôlées afin de réduire le temps nécessaire à un contrôle. Il s’agit de mettre en place une procédure « flash » permettant de faire « l’économie de l’entretien téléphonique » et/ou de l’envoi d’un formulaire à la personne contrôlée, deux choses qui étaient systématiques jusqu’alors lors d’un CRE. En cas d’« avertissement avant sanction », la personne contrôlée disposera de 10 jours pour justifier de sa situation. Voir « Information sur le pilote du contrôle de la recherche d’emploi (CRE) rénové », Comité Social d’Entreprise Central des 13 et 14 mars 2024, disponible ici.
    ↑4 « Information sur le pilote du contrôle de la recherche d’emploi (CRE) rénové », Comité Social d’Entreprise Central (CSEC) des 13 et 14 mars 2024, disponible ici.
    ↑5 La sélection des personnes relève d’un autre traitement algorithmique. Elles sont le fruit de requêtes ciblées (métiers en tensions…) et aléatoires, de signalements agence ou encore d’« alertes automatiques » incluant désormais certains des flux provenant de la « gestion de la liste ». Voir le document « Information sur le pilote du contrôle de la recherche d’emploi (CRE) rénové », Comité Social d’Entreprise Central des 13 et 14 mars 2024, disponible ici.
    ↑6 Ces informations se basent sur des discussions avec des équipes de France Travail ayant eu accès aux résultats des profilages réalisés par les robots. Notons aussi l’existence d’une catégorie « erreur » pour les dossiers n’ayant pas pu être traités par l’algorithme.
    ↑7 « Information sur le pilote du contrôle de la recherche d’emploi (CRE) rénové », Comité Social d’Entreprise Central des 13 et 14 mars 2024, disponible ici.
    ↑8 Une grande partie de nos demandes d’accès aux documents administratifs restent sans réponse. Nous reviendrons sur ce point dans un article dédié.
    ↑9 L’avis de la CADA citant le directeur de France Travail est disponible ici.
    ↑10 Propos tenus lors du CSEC de France Travail du 22 novembre 2024.
    ↑11 On pense assez naturellement à un algorithme du type « arbre de décision ».
    ↑12 Voir le tableau 1 du document Le contrôle de la recherche d’emploi en 2023, France Travail, disponible ici. A noter que ce chiffre est passé à 20% dans les régions ayant expérimentées le CRE rénové avant sa généralisation. Voir la slide 15 de ce document présenté en Comité Social et Economique Central de France Travail le 9 octobre 2024.
    ↑13 A noter ici que l’effet de la loi « plein emploi » sur le nombre total de radiations n’est pas clair. En effet, une partie de la « gestion de la liste » – situations entraînant auparavant une radiation automatique tel que l’absence à un rendez-vous ou l’absence à formation – est transférée au CRE. Pour des statistiques sur les radiations et les sorties des personnes inscrites à France Travail est disponible ici sur le site de la DARES.
    ↑14 Voir Le contrôle de la recherche d’emploi en 2023, France Travail, tableau 2, disponible ici. Voir aussi le tableau 1 de l’étude « Le contrôle de la recherche d’emploi : l’impact sur le parcours des demandeurs d’emploi », Pôle Emploi, 2018.
    ↑15 C. Vives, L. Sigalo Santos, J.-M Pillon, V. Dubois et H. Clouet, « Chômeurs, vos papiers ! », 2023. Cet essai revient sur les aspects historiques, politiques et sociologiques du contrôle dans les politiques publiques de l’emploi. Concernant l’impact des contrôles, notons l’étude « Le contrôle de la recherche d’emploi : l’impact sur le parcours des demandeurs d’emploi » publiée par Pôle Emploi en 2018, qui ne permet pas de conclure, tels que les résultats sont présentés, à un quelconque impact statistiquement significatif du contrôle.
    ↑16 V. Dubois, « Contrôler les assistés », Chapitre 10. Voir aussi l’article de Lucie Inland disponible ici, cet article du Monde et le rapport du Défenseur des Droits « La lutte contre la fraude aux prestations sociales » disponible ici. La Fondation pour le logement des défavorisés, le Défenseur des droits et le collectif Changer de Cap ont par ailleurs collecté de nombreux témoignages décrivant la violence vécue par les allocataires lors des contrôles. Difficultés de recours, contrôles répétés, suspension automatique des prestations sociales, intrusion humiliante dans les moindres recoins de la vie privée. Nous vous invitons à lire l’ensemble de ces témoignages disponibles ici.
    ↑17 C. Hentzgen, C. Pariset, K. Savary, E.Limon, « Quantifier le non-recours à l’assurance chômage », Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques, 2022, disponible ici. Céline Marc, Mickaël Portela, Cyrine Hannafi, Rémi Le Gall , Antoine Rode et Stéphanie, Laguérodie « Quantifier le non-recours aux minima sociaux en Europe », 2022, disponible ici.
    ↑18 Le nombre « d’heures d’activités hebdomadaires » à réaliser peut être diminué en fonction des difficultés personnelles (handicap, parent isolé…). Voir l’article 2 de la loi pour le « Plein Emploi ».
    ↑19 L’obligation d’inscription concerne aussi les personnes en situation de handicap suivies par Cap Emploi et les « jeunes » accompagnés par une mission locale ayant conclu un « Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie » ou un « contrat d’engagement jeune ». Voir l’article 1 de la loi pour le « Plein Emploi ».
    ↑20 L’article 3 de la loi pour le « Plein Emploi » prévoit notamment la possibilité pour un département de déléguer le « prononcé des mesures de suspension du versement du RSA » pour les personnes dont France Travail est l’organisme référent. L’article 2 de la même loi une coopération accrue entre France Travail. Il précise aussi que France Travail est en charge du contrôle du « Contrat d’Engagement » des personnes au RSA dont il est l’organisme référent et qu’il peut proposer au Conseil Départemental des sanctions (suspension/radiation) concernant le versement du RSA. Des précisions seront apportées par décret dont une version préliminaire a fuité dans la presse.
    ↑21 Voir notamment la déclaration de la CNCDH, l’avis du CNLE et cette étude publiée par le Secours Catholique, Aequitaz et ATD Quart Monde.
    ↑22 Voir notamment cet appel et cet article sur leur action au conseil départemental du Finistère. Vous pouvez les contacter à l’adresse ag-rsa-francetravail-brest chez riseup.net.

    https://www.laquadrature.net/2025/05/22/france-travail-des-robots-pour-controler-les-chomeurs%C2%B7euses-et-le

    #contrôle #surveillance #loi_plein_emploi #chômeurs

    –-
    voir aussi : https://seenthis.net/messages/1116620
    ping @karine4

  • #Données_personnelles : l’#Europe va assouplir sa réglementation dans “les semaines à venir”
    https://www.politico.eu/article/donnees-personnelles-leurope-va-assouplir-sa-reglementation-dans-les-semain

    Longtemps considéré comme intouchable à #Bruxelles, le #RGPD est le prochain sur la liste de la croisade de l’#UE contre la surréglementation.

    Quand tu es journaliste ds un journal de droite, tu as le droit de ne pas être tout à fait sans idéologie dans tes papiers.

  • L’#IA générative a le potentiel de détruire la planète (mais pas comme vous le pensez)

    Le risque premier avec l’#intelligence_artificielle n’est pas qu’elle s’attaque aux humains comme dans un scénario de science-fiction. Mais plutôt qu’elle participe à détruire notre #environnement en contribuant au #réchauffement_climatique.

    La course à l’intelligence artificielle (IA) s’intensifie. Le 9 février, veille du sommet de l’IA à Paris, Emmanuel Macron promettait 109 milliards d’euros d’investissements publics et privés dans cette technologie pour les années à venir. Il entend concurrencer les États-Unis sur ce terrain, en faisant référence au programme « #Stargate » promis par Donald Trump, qui prévoit des dépenses de 500 milliards de dollars (484 milliards d’euros) dans l’IA aux États-Unis.

    Des deux côtés de l’Atlantique, ces centaines de milliards seront principalement investis dans la construction de nouveaux #centres_de_données pour entraîner puis faire fonctionner les outils d’intelligence artificielle. Pourtant, les #impacts_environnementaux de ces « #data_centers », mis de côté dans ce sprint à l’IA, présentent un danger réel pour notre planète.

    « Plus grand est le modèle, mieux c’est »

    L’ouverture au public de l’agent conversationnel d’#OpenAI, #ChatGPT, en novembre 2022 a marqué un tournant dans les usages de l’intelligence artificielle. Depuis, des dizaines d’#IA_génératives sont accessibles avec la capacité de résoudre des problèmes variés, allant de la rédaction d’un email professionnel à des suggestions de recette de tartes, en passant par des lignes de code informatique.

    Ces #grands_modèles_de_langage (en anglais, « #Large_language_models », ou #LLM), avec un grand nombre de paramètres, se sont développés ces dernières années, comme #Gemini de #Google, #Le_Chat de l’entreprise française #MistralAI ou #Grok de X. D’autres modèles permettent de créer de toutes pièces des images – on pense à #Dall-E ou #Midjourney –, des vidéos ou des chansons.

    Si leur utilisation est gratuite (bien que des versions payantes existent), le prix est payé non seulement par les utilisateurs dont les #données_personnelles sont captées, mais aussi par les populations les plus vulnérables au changement climatique. Avec leurs dizaines voire centaines de milliards de paramètres et des terabytes de #données pour les alimenter, faire tourner les systèmes d’IA générative demande beaucoup de #puissance_de_calcul de #serveurs, situés dans des centres de données. Donc beaucoup d’#électricité.

    Ces chiffres ne font qu’augmenter à mesure que les modèles se perfectionnent. « Aujourd’hui, l’idée dominante dans l’industrie des modèles génératifs est : "Plus grand est le modèle, mieux c’est" », résument les chercheurs Paul Caillon et Alexandre Allauzen dans The Conversation. Malgré un manque de transparence des entreprises, la consommation d’électricité de leurs modèles et leur impact climatique ont fait l’objet d’estimations par nombre de chercheurs et institutions.
    Combien consomme une requête ChatGPT ?

    On sait déjà que la version de ChatGPT sortie en mars 2023, #GPT-4, a demandé plus de puissance de calcul que la précédente. Le Conseil économique et social (Cese), dans un avis de septembre 2024, cite OpenAI et explique : entraîner la troisième version de son modèle de langage a demandé l’équivalent de l’énergie consommée par 120 foyers américains. La version suivante a multiplié par 40 cette consommation, avoisinant la consommation de 5000 foyers.

    Selon une étude, début 2023, une requête ChatGPT consommait environ 2,9 Wh d’électricité, soit presque dix fois plus qu’une simple recherche Google (0,3 Wh). D’autres études estiment l’#impact_carbone d’une requête à ChatGPT autour de 4 à 5 grammes d’équivalent CO2.

    Produire une #image, c’est pire. La startup #HuggingFace, à l’origine de l’#IA_Bloom, a été l’une des premières à estimer les #émissions_de_gaz_à_effet_de_serre de ces modèles. Dans une étude co-écrite avec l’Université états-unienne de Carnegie-Mellon, elle montre que la génération d’image est de loin la plus polluante des requêtes formulées à une IA générative (l’étude ne prend pas en compte les vidéos).

    Pour donner un ordre d’idée, générer 1000 images correspondrait à conduire environ 7 kilomètres avec une voiture essence. En comparaison, 1000 textes générés équivalent à moins d’un 1 mètre parcouru avec un même véhicule. Mais leur utilisation massive rend cet impact non négligeable. Selon le PDG d’OpenAI Sam Altman,, à la fin de l’année 2024, plus d’un milliard de requêtes étaient envoyées à ChatGPT par jour.

    En janvier 2023, soit quelques mois après qu’elle a été rendue accessible au public, ChatGPT avait accumulé 100 millions d’utilisateurs. Selon une estimation de Data for Good, rien que ce mois-là, l’utilisation de ChatGPT aurait pollué à hauteur de 10 113 tonnes équivalent CO2 – soit environ 5700 allers-retours en avion entre Paris et New York.

    En décembre 2024, selon son PDG, le service avait atteint les 300 millions d’utilisateurs… par semaine. Et ce, avec une version bien plus performante – donc bien plus polluante – que la précédente.

    De plus en plus de personnes utilisent l’IA au quotidien, et pour de plus en plus de tâches. Installés dans nos smartphones, accessibles en ligne ou même intégrés dans les frigos haut de gamme, les outils d’intelligence artificielle sont presque partout.

    Une explosion de la consommation d’électricité

    Selon l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données représenteraient aujourd’hui environ 1 % de la consommation d’électricité mondiale. Mais cette consommation risque d’augmenter avec les usages croissants et le développement de nouveaux modèles d’IA. Selon l’agence, la consommation des centres de données pour l’IA et les #cryptomonnaies a dépassé 460 TWh en 2022. C’est autant que la consommation de la France. D’ici l’année prochaine, selon les scénarios, cette demande en électricité pourrait augmenter de 35 % (160 TWh en plus) à 130 % (590 TWh) ! « Soit l’équivalent d’au moins une Suède et au maximum une Allemagne » de plus dans le monde en quelques années.

    Une autre étude de l’ONG Beyond Fossils Fuels est encore plus alarmiste : « Au cours des six prochaines années, l’explosion de la demande en énergie des centres de données dans l’UE [Union européenne] pourrait entraîner une hausse de 121 millions de tonnes des émissions de CO2, soit presque l’équivalent des émissions totales de toutes les centrales électriques au gaz d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni en 2024 combinées » écrit l’ONG en février 2025.

    Les grandes entreprises de la tech cherchent à faire oublier leurs promesses écologiques. Selon le Financial Times, dans un article d’août 2024, les Gafam tentent de remettre en cause les règles de « zéro carbone net » qui leur permettent de compenser leurs émissions de CO2 par le financement d’énergies renouvelables (des règles déjà critiquées pour leur mode de calcul qui dissimule une grande partie de l’impact carbone réel de leurs consommation d’électricité).

    « Ces géants de la technologie sont sur le point de devenir les plus gros consommateurs d’énergie de demain, dans leur course au développement d’une intelligence artificielle énergivore », écrit le média britannique. Les émissions de gaz à effet de serre de Google augmentent par exemple de 13% par an (selon des chiffres de 2023). Une hausse notamment portée par l’augmentation de la consommation d’énergie de ses centres de données. Les émissions de Microsoft ont bondi de 29 % entre 2020 et 2023.

    Des investissements massifs aux dépens des populations

    Les chefs d’État des États-Unis comme de la France ont pourtant annoncé des investissements massifs dans l’IA pour les années à venir. L’Union européenne, par la voix d’Ursula von der Leyen, a également annoncé un investissement de 200 milliards en partenariat avec de grands groupes.

    Dans les trois cas, ces centaines de milliards d’euros sur la table serviront majoritairement à construire des centres de données pour permettre l’entraînement puis l’utilisation de ces technologies. En France, en amont du sommet de l’IA, le fonds canadien Brookfield a annoncé investir 15 milliards d’euros dans la construction de centres de données, tandis que les Émirats arabes unis ont mis entre 30 et 50 milliards sur la table pour la construction d’un centre de données géant.

    Il est peu probable que cette consommation d’électricité massive ne se fasse pas au détriment des populations. En Irlande, les centres de données monopolisent une part grandissante de l’électricité du pays, ils représentent aujourd’hui plus de 20 % de sa consommation. Cette situation crée des tensions avec les habitants, qui voient leurs factures augmenter alors que la consommation des ménages n’augmente pas.
    Des engagements « durables » non contraignants

    Aux États-Unis, raconte un article de Vert, Microsoft va rouvrir le premier réacteur de la centrale nucléaire de Three Mile Island, site d’un accident en 1979 qui avait irradié toute cette partie de la Pennsylvanie et traumatisé les habitants. Les géants de la Tech – Google, Amazon et Microsoft en tête – cherchent également à investir dans les « petits réacteurs modulaires » nucléaires, en cours de développement, pour alimenter leurs centres de données, ce qui pose la question de la sûreté d’une multitude de petites installations nucléaires face au risque d’accidents. Autre conséquence : le retour en grâce du charbon, fortement émetteur en gaz à effet de serre. Dans l’État de Géorgie, la promesse faite il y a trois ans de fermer toutes ses centrales à charbon a été abandonnée pour répondre au pic de demande d’électricité créé par les centres de données.

    Face à ces risques pour les populations locales comme pour celles les plus vulnérables au changement climatique dans le monde entier, les actions semblent faibles. Une déclaration d’intention a été signée à l’issue du sommet de l’IA, notamment avec l’Inde et la Chine. Il prévoit entre autres la création d’un observatoire de l’impact énergétique de l’IA, sous la responsabilité de l’Agence internationale de l’énergie. Il planifie également la création d’une « coalition pour l’IA durable » avec de grandes entreprises du secteur.

    Ces engagements en matière d’intelligence artificielle signés par les États et les entreprises présentes ne sont pas contraignants, et ne sont pas tournés vers l’action immédiate. De plus, ni le Royaume-Uni ni les États-Unis, qui concentre un tiers des centres de données du monde, n’ont signé ce texte.

    https://basta.media/l-ia-generative-a-le-potentiel-de-detruire-la-planete-mais-pas-comme-vous-l

    #environnement #climat #changement_climatique #pollution #visualisation #infographie

    • Se contenter de « calculer » la consommation énergétique directe de l’IA, c’est omettre de « calculer » ses effets induits, ses conséquences systémiques, puisque « grâce » à l’IA, on peut faire plus de croissance générale. Sans même parler des effets rebonds tous azimuts... Par exemple, on peut utiliser l’IA pour produire un article de blog. Cette utilisation d’IA consomme une unité d’énergie mais elle a aussi permis d’augmenter le volume de contenu qui lui même consomme de l’énergie sur les serveurs.

  • Certains cantons ont conservé les données de traçage du Covid malgré les recommandations de l’OFSP

    C’est le quotidien 24 heures https://www.24heures.ch/covid-19-qua-t-on-fait-des-donnees-de-la-population-vaudoise-168311245407 qui le révélait jeudi : les données personnelles de milliers de Vaudois récoltées pendant la pandémie ont été conservées.

    Données médicales, mais aussi informations récoltées dans le cadre des enquêtes d’entourage sont toujours détenues par le service du médecin cantonal, de manière non anonyme. Selon une recommandation de l’OFSP, ces données de traçage auraient pourtant dû être supprimées au bout de deux ans.

    Contacté, le médecin cantonal Karim Boubaker justifie leur conservation. « La loi demande que les informations constitutives du dossier médical soient conservées plus de 10 ans », explique-t-il.

    « Mon analyse, c’est que ces fichiers contiennent des informations médicales et qu’il faut donc les conserver. Les anonymiser ou séparer les données médicales précitées des données propres au traçage serait un énorme travail ».

    Il précise que ces données sont conservées, mais pas utilisées pour le moment.
    . . . . .

    #pandémie #données_personnelles #données #surveillance #santé #bigdata #algorithme #covid-19 #data #fichage_et_surveillance #vie_privée
    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/covid-19-conservation-des-donnees-personnelles-pratiques-divergentes-des-cantons

  • Le festival Tomorrowland utilisera dorénavant des gobelets intelligents réutilisables Eric Steffens, VRT

    Tomorrowland n’utilisera plus de gobelets jetables pour sa prochaine édition, se conformant ainsi à la législation en vigueur. Le festival de musique électronique a ainsi présenté mardi les « gobelets intelligents réutilisables » qui seront utilisés pour sa prochaine édition. Une amende et une « privation de patrimoine » infligées par le Département de l’Environnement flamand pèsent toutefois toujours sur le festival.


    Mi-décembre, Tomorrowland s’était vu infliger une amende de 727.000 euros parce qu’il n’avait pas utilisé de gobelets réutilisables lors de son édition 2024. L’organisation avait en effet décidé - contrairement à d’autres festivals - de ne pas encore passer complètement aux gobelets réutilisables, comme l’exige la législation. Le festival avait expliqué qu’il souhaitait d’abord épuiser son stock de gobelets jetables et avait indiqué que les gobelets réutilisables posaient des problèmes pratiques.

    Tomorrowland avait dès lors fait appel face à cette sanction, estimant la dérogation demandée « refusée à tort ».

    Lors de sa prochaine édition, le festival se conformera toutefois pleinement à la réglementation en vigueur. Mardi, Tomorrowland a annoncé que des « gobelets intelligents réutilisables » intégrant la technologie RFID (Radio Frequency Identification, ndlr) seraient désormais employés lors de ses évènements. 
 
    Une première lors de Tomorrowland Winter en France
    « Après des années de recherche et de développement, ces gobelets seront officiellement utilisés pour la première fois dans un festival de musique, lors de Tomorrowland Winter en France, avant d’être déployés à Tomorrowland Belgique », se réjouit l’organisation dans un communiqué. « Avec cette innovation, Tomorrowland fait un pas important vers un système de festival plus durable et efficace, où technologie et conscience écologique vont de pair sans compromettre l’expérience des festivaliers. »

    Ces nouveaux gobelets permettront aux visiteurs d’acheter leurs boissons et de rendre leurs verres sans faire la file. De plus, cette caution sera automatiquement attribuée au payeur, « ce qui facilite l’invitation de ses amis tout en réduisant les risques de fraude ou de vol », précise l’organisation.

    #flicage #surveillance #contrôle #fichage #données_personnelles #RFID #Festival #Musique #déchets

    Source : https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2025/03/11/le-festival-tomorrowland-a-boom-utilisera-des-gobelets-intellige

  • La #justice confirme enfin l’#illégalité de #Briefcam

    #Victoire totale aujourd’hui au tribunal administratif de Grenoble ! L’affaire opposant La Quadrature du Net à la ville de #Moirans, en Isère, s’achève par une décision reconnaissant l’illégalité du logiciel de #vidéosurveillance algorithmique Briefcam. La justice ordonne à la commune de cesser immédiatement l’utilisation de ce #logiciel.

    Le logiciel de Briefcam est installé en toute opacité dans de très nombreuses communes de France. Techniquement, il permet d’appliquer des #filtres_algorithmiques sur les images de vidéosurveillance pour suivre ou retrouver les personnes en fonction de leur apparence, leurs vêtement, leur genre ou encore leur visage via une option de reconnaissance faciale. Depuis des années, nous dénonçons la dangerosité de cette #vidéosurveillance_algorithmique (#VSA) qui est un outil inefficace et utilisé surtout pour le contrôle des populations dans l’#espace_public. En parallèle, nous rappelons constamment son illégalité manifeste et le laisser-faire des pouvoirs publics.

    Ainsi, nous avons récemment critiqué la prise de position de la CNIL venue au secours de la police et la gendarmerie nationale, qui utilisaient ce logiciel depuis 2015 et 2017 sans l’avoir déclaré. La CNIL avait validé leur interprétation juridique farfelue pour sauver leur utilisation de ce logiciel dans le cadre d’enquête.

    Or, dans cette affaire contre l’utilisation de Briefcam à Moirans, la CNIL était opportunément intervenue quelques semaines avant l’audience pour affirmer que Briefcam serait légal si utilisé par une commune pour répondre à des réquisitions judiciaires. La décision du #tribunal administratif de Grenoble vient donc contredire frontalement cette position : il estime que le logiciel Briefcam met en œuvre un traitement de #données_personnelles disproportionné et qui n’est pas prévu par la loi, y compris dans le cas particulier d’enquêtes judiciaires.

    Cette décision d’illégalité est une #victoire sans précédent dans notre lutte contre la VSA. Les habitant·es de toute ville, à l’instar de Saint-Denis, Reims ou encore Brest qui ont choisi de mettre en place ce type de #surveillance_algorithmique, peuvent légitimement en demander l’arrêt immédiat. Les promoteurs politiques et économiques de la #Technopolice doivent faire face à la réalité : leurs velléités de #surveillance et de #contrôle de la population n’ont pas leur place dans notre société. La CNIL n’a plus d’autre choix que d’admettre son erreur et sanctionner les communes qui continueraient d’utiliser de la VSA.

    https://www.laquadrature.net/2025/01/30/la-justice-confirme-enfin-lillegalite-de-briefcam
    #efficacité #inefficacité #algorithmes