• Cash Investigation « Nos données personnelles valent de l’or ! » (France 2)
    https://www.crashdebug.fr/cash-investigation-nos-donnees-personnelles-valent-de-l-or-france-2

    Le Big Data, et la captation de données et son traitement, c’est une chose à propos de laquelle nous ne cessons de vous mettre en garde et sur laquelle nous tentons d’informer nos quelques lecteurs et lectrices (informations complémentaires), mais je pense qu’il y a encore énormément à faire, mais c’est comme la sécurité informatique, ça fait partie intégrante de l’éducation en fait, et il faut commencer tout petit à prévenir nos enfants de ne pas être ’naïfs’ sur le monde qui les entoure.

    Amitiés,

    f.

    Dans cette nouvelle enquête, l’équipe de Cash va vous révéler comment vos téléphones vous espionnent et collectent des données très personnelles sur votre religion, votre moral ou votre grossesse sans votre consentement. Par exemple, lorsque vous vous connectez sur des sites de (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Les #migrations des privilégié·e·s
    https://metropolitiques.eu/Les-migrations-des-privilegie-e-s.html

    La mobilité internationale, attribut historique des #classes_supérieures, n’a que partiellement été remise en cause par la pandémie de la Covid‑19. Le dossier met en lumière la diversité des stratégies migratoires des milieux privilégiés et leur aisance à se constituer des ancrages résidentiels multiples. ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ Qu’elle dresse leur portrait, prodigue des conseils liés à la fiscalité à l’étranger, recense les villes où il fait « bon vivre », ou s’inquiète de leur impossible retour dans #Dossiers

    / mobilité, classes supérieures, #classes_moyennes, #expatriation, migrations

    #mobilité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-dossiermp-intro.pdf

    • Coronavirus et distanciation physique : et s’il fallait parler en minutes plutôt qu’en mètres ?
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-et-distanciation-physique-et-sil-fallait-parler-en-minute

      Le Covid-19 se propage dans l’air, deux mètres et un masque ne suffisent plus en intérieur. Pour réduire les risques, des chercheurs du MIT veulent intégrer le temps dans les protocoles.

      [...]

      “A guideline to Limit Indoor Airborne Transmission of Covid-19 est une manière d’introduire le concept de dose virale, qu’il faudrait vulgariser. La dose virale croît avec le temps d’exposition et la concentration en particules virales dans l’air”, explique Bruno Andreotti. Le scientifique milite pour développer ces approches dans les collectivités locales sous la forme politico-économique d’un “budget de risque”. Penser en temps, ou en dose virale est une manière d’impulser une rénovation de l’arsenal de mesures sanitaires, dans l’optique de mieux déconfiner et dans l’attente des effets de la vaccination.

      “Intégrer la durée d’exposition dans les protocoles sanitaires me paraît plus juste et souhaitable. Le temps est important. Par exemple, la cantine est un lieu très risqué, mais le repas ne dure qu′une demi-heure. Tandis que la classe est un environnement moins risqué si le masque est bien porté, mais les cours durent 5 heures par jour”, insiste Bruno Andreotti. Dans certains cas, les pouvoirs publics pourraient fixer une durée à ne pas dépasser dans une pièce si l’air n’est pas entièrement renouvelé. Sans abolir la règle des deux mètres, car le mode de contamination par gouttelette est toujours possible.

      Bien que surtout à destination des décideurs, la version mobile du simulateur a été téléchargée plus de 500.000 fois depuis sa mise en ligne en octobre. Elle permet aussi d’avoir une idée approximative du risque d’attraper le Covid-19 à l’échelle individuelle, en se rendant à un anniversaire ou en télétravaillant à plusieurs par exemple. “Ce risque personnel est toujours plus faible, car c’est le risque que je sois précisément la personne infectée, pas seulement le risque qu’une infection se produise dans la pièce”, traduit John Bush.

      #aérosolisation #dose_virale

  • Coronavirus, le mystère des origines - Envoyé Spécial (France 2)
    https://www.crashdebug.fr/coronavirus-le-mystere-des-origines-envoye-special-france-2

    Bonsoir à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien, et c’est un dimanche comme je les aime, gros glandage, mais hélas rien dans l’actualité, mais j’avais mis hier de côté ce documentaire d’Élise Lucet.

    Bon vous savez que nous ne sommes pas neutres dans ces perspectives, car nous vous avons largement relaté (depuis le début) les pistes que nous avions de ce côté (Informations complémentaires)

    Et la plus sérieuse, ça reste quand même les recherches sino-américaines sur les "gains de fonction" des coronavirus de chauves-souris.

    De toute manière là aussi, un jour on saura la vérité, ça va mettre du temps, mais comme les tests PCR, les confinements, etc.

    Un jour la vérité éclatera. Pour l’instant les gens on peur pour leur place, alors ils ne parlent pas, mais (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Ceci n’est pas un complot (Bernard Crutzen)
    https://www.crashdebug.fr/ceci-n-est-pas-un-complot-bernard-crutzen

    J’ai tenu à visionner le documentaire avant de vous le passer, et je dois dire que je suis tout à fait d’accord avec le discours, c’est un point de vue par le prisme de la Belgique, mais c’est ce qui est aussi troublant, car on voit les mêmes baltringues que chez nous avec d’autres noms et visage.

    Mais le scénario est le même, et si on ne fait rien, c’est 8 confinements qui nous attendent, suivit du ’possible’ grand reset.

    Le documentaire interroge aussi sur le rôle des médias.

    Bravo à Bernard Crutzen et à toute son équipe,

    f.

    Bernard Crutzen

    "Ceci n’est pas un complot. Comment les médias racontent le Covid". Un film de Bernard Crutzen sur le traitement médiatique de la crise par les médias belges francophones. Ce qu’ils disent, comment ils le (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Vaccination contre le Covid-19 : une faille béante dans le secret médical, Antton Rouget
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270121/vaccination-contre-le-covid-19-une-faille-beante-dans-le-secret-medical

    Par manque d’anticipation, l’assurance-maladie n’a eu qu’un mois et demi pour développer le système informatique de suivi de la campagne de vaccination. Selon nos informations, celui-ci souffre de plusieurs failles : il permet à un médecin d’accéder à tous les dossiers des Français tandis que la procédure de signalement des effets indésirables a été mise en œuvre a minima.

    C’est un nouveau raté de taille dans la gestion de la crise sanitaire. Le système d’information (SI-Vaccin Covid) mis en place par la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) pour le suivi de la campagne de vaccination en France présente d’importantes brèches et insuffisances, selon les éléments réunis par Mediapart.

    Ces loupés sont la conséquence d’une mise en route tardive du système après plusieurs mois d’inertie des autorités, malgré les mises en garde de spécialistes de vaccination depuis le printemps dernier. À l’époque, alors que les labos s’engageaient à toute vitesse dans la course aux vaccins, les professionnels alertaient sur les enjeux liés à l’anticipation d’une campagne de vaccination d’envergure.

    Il a pourtant fallu attendre l’automne 2020 pour que le projet de SI soit mis en route au ministère de la santé. Et encore : il a continué à prendre du retard en étant ballotté pendant des semaines de décision en contre-décision. 

    Ces problèmes ont eu une incidence importante sur le déroulé des opérations. D’un point de vue de la sécurité des données, d’abord, puisque le SI-Vaccin Covid qui tourne depuis le 4 janvier s’apparente à une véritable passoire.

    Concrètement, le système permet le suivi de la campagne de vaccination en enregistrant toutes les consultations, les numéros de lots utilisés, les dates et lieux des injections, le nom du praticien, etc. Pour ce faire, les vaccinateurs doivent s’identifier sur le portail de la Cnam avec leur carte de professionnel de santé (CPS ou e-CPS) pour enregistrer chaque acte, pour lequel ils sont ensuite remboursés.

    Mais, une fois à l’intérieur du système, ils peuvent aussi accéder au dossier de n’importe quel patient sans autorisation particulière, ainsi que nous avons pu le vérifier. Pour cela, il leur suffit de renseigner le numéro de Sécurité sociale de la personne concernée, un numéro que l’on peut reconstituer facilement à partir des données d’état civil. Des applications accessibles à tous permettent même de générer ces numéros automatiquement.

    Dès lors, un professionnel de santé peut consulter la fiche d’un proche, d’un voisin ou même d’une personnalité publique, et accéder à ses données de vaccination sans être son médecin traitant ni recueillir son consentement.

    Interrogés sur cette situation, les services de la Cnam ont nié toute « faille » dans le système en estimant qu’« il appartient au médecin de procéder à une recherche ou à un enregistrement uniquement et exclusivement pour ses patients ». « Il s’agit là des règles courantes relatives à l’exercice professionnel de médecins qui sont soumis au secret médical et dont l’encadrement de la profession est très strict. Estimer que cela relève d’une faille de sécurité consisterait donc à considérer que, par nature, les médecins ne respectent pas leurs obligations, ni la déontologie à laquelle ils sont réglementairement soumis », ajoute la Cnam, qui rappelle que les accès sont tracés.

    Dans son avis du 10 décembre sur le SI-Vaccin Covid, alors en projet, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait estimé nécessaire de rappeler que les données traitées dans le cadre du système seraient protégées par le secret médical. À cet égard, la commission insistait sur le fait que « seules les personnes habilitées et soumises au secret professionnel doivent pouvoir accéder aux données du SI “Vaccin Covid”, dans les strictes limites de leur besoin d’en connaître pour l’exercice de leurs missions ». En clair, la Cnil réclamait un cloisonnement strict des données accessibles par les professionnels de santé.

    « Il appartient donc au responsable de traitement de définir pour chaque destinataire des profils fonctionnels strictement limités aux besoins d’en connaître pour l’exercice des missions des personnes habilitées », ajoutait d’ailleurs la Cnil, en réclamant que soient prises des mesures « dès que possible » afin que les personnes habilitées ne « puissent accéder aux différentes données relatives aux personnes concernées que lorsqu’elles en ont effectivement besoin ».

    Alors que ce cloisonnement technique au « besoin d’en connaître » n’est aujourd’hui pas assuré, la Cnil précise à Mediapart que ses contrôles « seront conduits dans les prochaines semaines » et qu’ils se « poursuivront tout au long de la période d’utilisation des fichiers, jusqu’à la fin de leur mise en œuvre et la suppression des données qu’ils contiennent ». « Dans ce cadre, prévient la commission, la sécurité des données, notamment les profils d’habilitation et permissions d’accès, fera l’objet d’une vigilance particulière. »

    De l’aveu de plusieurs sources, ce dysfonctionnement est la conséquence du calendrier extrêmement serré pour la mise en œuvre du système. Pour le déployer dans une version « dégradée » (a minima) en janvier, les équipes de la Cnam ont charbonné pendant tout le mois de décembre. Mais le retard était impossible à combler. « On ne peut pas sérieusement monter un système de cette importance, avec tous les audits nécessaires, en quelques semaines », gronde un expert.

    De fait, difficile de blâmer les équipes au cœur du projet. Le problème se situe bien en amont, tout en haut de la chaîne de décision, prenant sa source dans un défaut d’anticipation comparable à celui sur les commandes de masques ou sur la campagne de dépistage.

    La réunion de « lancement et d’organisation du projet » ne s’est tenue au ministère des solidarités et de la santé que le 17 novembre, moins d’un mois et demi avant le lancement de la campagne de vaccination, selon des documents internes consultés par Mediapart.

    À l’ordre du jour : une présentation globale du périmètre du système informatique, un macro-planning et l’organisation de la gouvernance d’un projet qui rassemble plusieurs acteurs. Sont en effet associées à l’initiative la Cnam, la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), mais aussi Santé publique France (SPF, pour les aspects logistiques), l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, pour le suivi des effets indésirables), l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi, pour la partie sécurité) ou encore la Haute Autorité de santé (HAS, pour les recommandations vaccinales). Autant d’acteurs que d’enjeux à maîtriser et coordonner.

    Les équipes du ministère de la santé n’ont pas caché, lors de cette réunion du 17 novembre, la réalité « des risques opérationnels principalement liés aux délais de mises en œuvre techniques et juridiques » du dispositif. À cette difficulté s’ajoute alors le « fort besoin d’intégration entre plusieurs SI », en particulier celui que développait au même moment Santé publique France (SPF) pour la distribution des doses de vaccin.

    Pour essayer de tenir les délais, plusieurs points quotidiens sont ensuite organisés, en fin de journée, pour le pilotage du projet et la coordination opérationnelle. Il faut faire vite, car l’État est déjà en retard sur tous ces objectifs, même les moins ambitieux.


    Exemple de fiche patient (anonymisée) consultable par n’importe quel praticien. © Document Mediapart

    En octobre, la DNS est déjà consciente que les délais seront difficiles à tenir alors qu’elle table à l’époque sur un lancement du système au 15 janvier seulement (le SI sera finalement ouvert le 4 janvier).

    Le ministère de la santé envisage à cette période de s’appuyer sur l’expertise de prestataires privés, sélectionnés sans publicité ni mise en concurrence, au motif de l’urgence impérieuse. Un directeur de projet est recruté en toute hâte. Problème : aussi bon soit-il sur les aspects numériques, il ne connaît rien à la vaccination et aux enjeux qui lui sont propres, puisqu’il vient d’un groupe hôtelier. L’homme travaille pendant quelques semaines, avec une adresse Gmail fournie par Google (et non une adresse officielle), avant de quitter ses fonctions.

    Au cours de ce même mois d’octobre, tout reste à faire : la DNS en est encore à préciser qu’il faut « prendre contact avec nos homologues européens pour benchmark, et étudier la possibilité d’une action conjointe ». Il convient d’« inscrire le sujet SI » à l’agenda du groupe de contacts mis en place par une inspectrice des finances au sein de la « Task Force Vaccination » que vient de créer le premier ministre Jean Castex, demande-t-on alors au ministère de la santé.

    L’entreprise américaine de conseil Accenture des deux côtés du marché

    Pour trouver un prestataire capable de porter le SI français, la DNS auditionne dans le même temps trois candidats, qui se sont volontairement manifestés auprès d’elle. S’affrontent sans le savoir le laboratoire américain Baxter, la multinationale du conseil informatique Accenture et une solution française MesVaccins, portée par la PME Syadem, basée à Bordeaux.

    La proposition de Baxter est rapidement écartée : sa solution paraît « peu adaptable » aux besoins français, sans compter les dégâts que provoquerait dans l’opinion le fait de confier la gestion de données médicales à une entreprise de l’industrie pharmaceutique…

    La candidature d’Accenture pose aussi question : la délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) reconnaît que l’entreprise est bien implantée dans les SI, même s’il y a des « développements à effectuer pour adaptation aux besoins de la France ». Mais il y a surtout un « sujet » sur la protection des données personnelles. Accenture travaille par exemple en partenariat avec Microsoft, à qui le ministre de la santé Olivier Véran veut justement retirer l’hébergement des données du Health Data Hub pour les confier à une entreprise européenne.


    Atouts et inconvénients d’Accenture, selon le ministère de la santé. © Document Mediapart

    Reste l’offre MesVaccins qui présente des atouts, selon la DNS : il s’agit d’une « entreprise experte des SI de vaccination » qui est « proche des acteurs publics », avec une « équipe motivée et réactive », et des « données hébergées en France » et non commercialisées.

    Créé en 2009, MesVaccins est un carnet de vaccination électronique (CVE) permettant à chaque patient de gérer gratuitement ses vaccinations. Le dispositif intègre aussi un « système expert » d’aide à la décision vaccinale prenant en compte les caractéristiques individuelles et l’historique vaccinal de chaque personne pour l’aider à évaluer le bénéfice/risque.

    En août 2019, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a aussi recommandé son système de pharmacovigilance renforcée (détection proactive des effets indésirables) dans le cadre du déploiement du vaccin contre le virus Ebola. Des discussions pour intégrer MesVaccins au dossier médical partagé (DMP) mis à disposition du public par la Cnam sont également en cours depuis plusieurs années.

    Au mois d’octobre 2020, le ministère de la santé a malgré tout un doute concernant la taille de Syadem, l’entreprise qui développe cette solution : la PME est une « petite structure » ; sa « capacité de montée en charge » sur un projet aussi stratégique que le SI-Vac reste donc « à investiguer », estime la DNS.

    Pour s’assurer que la PME a bien les reins suffisamment solides, le ministère décide, le 3 novembre, d’auditer l’entreprise. Elle confie curieusement cette tâche à… Accenture, qui passe ainsi subitement de candidat au marché à assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) du même marché.

    Interrogée sur le périmètre exact de son contrat avec le ministère de la santé, la firme américaine n’a pas souhaité répondre « pour des raisons de confidentialité ». Le 21 janvier, le ministère de la santé avait simplement signifié, sans plus de détails, à France Info qu’il « a été fait appel au cabinet Accenture pour le lancement, l’enrichissement et l’accompagnement de la mise en œuvre du SI vaccination ».

    Sollicitée par Mediapart depuis le 12 janvier, la direction générale de la santé (DGS) nous a finalement répondu, juste après la publication de cet article pour nous préciser sa relation contractuelle avec Accenture. Dans le cadre d’un contrat cadre de 2018 à 2022 (permet à chaque ministère, de ne pas avoir à remettre en concurrence les titulaires sélectionnés initialement), le ministère a commandé une première mission d’« étude stratégique autour du lancement du SI Vaccination », dont l’assistance « aux choix structurants » et à la « mise en œuvre de la phase initiale » pour un montant de 388 500 euros TTC.

    Ce contrat a été notifié le 20 novembre 2020, pour une date de fin au 8 janvier 2021 La date de signature de la mission est étonnante, puisqu’elle est postérieure au début de l’audit mené par Accenture auprès de MesVaccins, ce qui signifie donc que le cabinet a travaillé pendant plusieurs semaines pour le ministère sans contrat...

    Pendant deux semaines, le géant américain a passé au peigne fin les capacités de la PME bordelaise. Tous les voyants sont au vert. Et le 17 novembre, Accenture présente deux options au ministère de la santé.

    Un premier scénario dans lequel MesVaccins vient en renfort de l’État et apporte des « services spécifiques » à la campagne de vaccination (questionnaire pré-vaccinal, détermination de l’éligibilité vaccinale et des contre-indications vaccinales, aide à la décision vaccinale, gestion d’éventuelles interférences entre différents vaccins, etc.). La partie « pharmacovigilance renforcée » et l’analyse des données restent du domaine exclusif de l’État. Dans le second scénario, MesVaccins devient un acteur central de la chaîne de vaccination, même si les dossiers patients, le suivi vaccinal et les certificats de vaccination sont encore gérés par l’État.

    Les équipes du ministère n’ont pas le temps de se prononcer sur ces deux options qu’au même moment, à un échelon supérieur, tout le travail préparatoire est balayé d’un revers de main. La « Task Force Vaccination » qui fonctionne sous l’autorité du premier ministre vient de changer brutalement de cap : plus question de faire appel à un prestataire spécialisé, il faut maintenant que le SI soit développé par les développeurs de la Cnam en interne.

    Quels sont les motifs de ce revirement, et pourquoi n’a-t-il pas été anticipé ? Matignon ne nous a pas répondu.

    La Cnam invoque pour sa part des raisons techniques en indiquant qu’au terme d’un « sourcing » qui aurait été réalisé à « l’été 2020 », aucune « solution n’était en mesure d’apporter les garanties suffisantes ». Dans ce cas-là, pourquoi le ministère de la santé a-t-il organisé des consultations avec plusieurs candidats en octobre, puis demandé à Accenture d’auditer MesVaccins, et qu’a-t-il été fait des conclusions favorables du rapport d’audit ? Relancée sur ce point, la Cnam admet juste que les « échanges se sont poursuivis à l’automne » avec des prestataires, sans en dire plus.

    Le cabinet Accenture est pour sa part revenu dans la boucle avec une mission d’« enrichissement et accompagnement à la mise en œuvre du SI Vaccination », signée le 23 décembre 2020, et qui court jusqu’au 26 mars 2021, pour un montant de 594 540 euros, selon les chiffres communiqués par la DGS.

    « Quand il est sous pression, l’État craint toujours de faire appel à une PME. Il y a toujours quelqu’un qui dit : “Mais attendez, est-ce qu’ils sont vraiment fiables ?” Si ça ne marche pas, on nous tombera dessus en disant : “Pourquoi vous avez pris ces zozos ?” Par sécurité, l’État se tourne donc automatiquement vers de gros acteurs », interprète un entrepreneur du numérique, qui fut notamment mobilisé sur l’application StopCovid.

    Début 2020, les PME spécialisées dans l’import-export de masques depuis la Chine avaient vécu la même déconvenue. Malgré leur connaissance du marché et leur réactivité, elles avaient été ignorées par l’État, lequel avait préféré faire appel à des grandes entreprises, qui pour certaines ne connaissaient rien aux dispositifs médicaux.
    Les revirements entre le ministère de la santé et la Task Force ont en tout cas fait perdre de précieuses semaines, et suscité l’incompréhension de plusieurs parties prenantes. « Après avoir mobilisé 100 % de nos équipes pendant six semaines et répondu à toutes les attentes, on n’a plus eu de nouvelles du jour au lendemain », déplore Jean-Louis Koeck, le fondateur de MesVaccins.

    Des alertes depuis le printemps

    « Nous avions entre les mains une solution disponible, dont l’intégration au dossier médical partagé de l’assurance-maladie est en cours, mais on a préféré repartir de zéro », s’étonne un ancien responsable SI Santé, qui note que Nicolas Revel, le puissant directeur de cabinet Jean Castex, connaît d’autant mieux le sujet qu’il a dirigé la Cnam de 2014 à juillet 2020.

    Le gouvernement a-t-il simplement craint de confier une partie, même minime, de l’expertise à un acteur privé ? « Mais, dans ce cas-là, pourquoi l’État refuse-t-il un partenariat avec une PME comme MesVaccins alors qu’il ouvre grand les portes à Doctolib pour la prise de rendez-vous ? », interroge un autre spécialiste.

    Le médecin Marcel Garrigou-Grandchamp, de la cellule juridique de la Fédération des médecins de France (FMF), abonde : « L’argument de ne pas voir entrer le privé ne tient avec le contre-exemple Doctolib. » Lui « pense que d’autres acteurs privés plus gros que MesVaccins veulent lui barrer la route en attendant d’imposer leur solution, c’est bien dommage ».

    « On a la chance d’avoir en France un système très précurseur, toutes les associations de médecins qui l’utilisent en sont très contentes », précise l’épidémiologiste Yves Buisson. Le président du groupe Covid-19 à l’Académie de médecine insiste notamment sur les performances du « système expert » de MesVaccins, qui traduit les recommandations scientifiques pour le grand public, et est d’ailleurs utilisé par l’agence Santé publique France.

    Le professeur Buisson loue aussi son « système de pharmacovigilance très poussé » (avec des relances des patients pour retracer les effets indésirables). « Au lieu de cela, on a préféré bricoler un truc incomplet en quelques semaines. Je ne comprends pas. Comme si on n’avait rien d’autre de mieux à faire… », cingle Yves Buisson.

    Lors de la réunion de travail avec la Cnam le 17 novembre, les agents du ministère de la santé ont expliqué à quel point le calendrier pour la mise en place du nouveau SI était « extrêmement contraint ».

    La première version du système devait ainsi comporter « les fonctionnalités minimales nécessaires au démarrage avec deux vaccins simultanés et ciblant quelques millions de personnes », seulement. La version ne comprend par exemple qu’une redirection vers le site de signalement des effets indésirables (pour relais à l’ANSM, qui coordonne la pharmacovigilance) alors que ce sujet avait été identifié comme un enjeu important par la DNS dans l’architecture du système.

    La plateforme SI-Vac sera progressivement « enrichie » au fil des semaines en fonction des « enseignements tirés de la fonction minimale », a-t-il été convenu le 17 novembre. Le déploiement de la version « complète » du système, qui « devra pouvoir gérer des campagnes de vaccination à l’échelle de la population française et l’intégralité des vaccins mis sur le marché », étant alors programmé à « horizon printemps 2021 ».

    Du côté du Syndicat de la médecine générale (SMG), on déplore que la question des données ait été « totalement écartée » de la discussion par les autorités. « Cela ne m’étonne pas du tout qu’on en soit là », avec la possibilité pour un praticien de consulter tous les dossiers dans le SI-Vac, fait part l’une des représentantes du SMG, Mathilde Boursier, en déplorant « une grande opacité autour de tout ce qui entoure les données en santé ». La praticienne défend une approche de santé publique, une médecine préventive et l’innovation en santé, mais estime que cela « ne doit pas se faire au détriment de la sécurité des données personnelles ».

    Proche d’Emmanuel Macron, le directeur de cabinet de Jean Castex, Nicolas Revel a dirigé la CNAM de 2014 à 2020. © Assurance maladie
    Le 17 décembre, dans une tribune publiée dans Libération, l’ancien directeur général de la santé (DGS) William Dab, Alain-Michel Ceretti, président de l’association de patients « Le Lien », ou encore Didier Seyler, membre du Comité d’orientation et de dialogue avec la société de Santé publique France, ont tiré la sonnette d’alarme en indiquant qu’il « serait incompréhensible » à leurs yeux qu’un effort ne soit pas engagé par l’État « pour améliorer la pharmacovigilance portant sur ces nouveaux vaccins ».

    Co-signataire de cette tribune, Pierre-Jean Ternamian, président de l’Union régionale des professionnels de santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ne décolère pas. « J’ai martelé à toutes les réunions depuis le printemps, à l’échelon régional comme au niveau national, l’impérieuse nécessité de se préparer à la vaccination. On n’avait pas de nouvelles, on se disait : “Ils vont nous faire n’importe quoi”, et d’un coup on a vu surgir “SI-Vac”… Là on s’est dit qu’ils étaient en train d’inventer l’eau chaude, en pensant reproduire en deux mois dix ans d’expertise », peste ce médecin radiologue, qui a promu MesVaccins dans sa région et a même contribué à son développement.

    Pierre-Jean Ternamian avait écrit sur le sujet à Jean Castex avant l’explosion de la seconde vague, le 17 août 2020. Le chef de cabinet du premier ministre lui a répondu un mois et demi plus tard, dans un courrier daté du 1er octobre 2020, en renvoyant vers le conseiller technique pour la santé du cabinet, qui « ne manquera pas de vous contacter prochainement par téléphone ». « Je n’ai jamais eu de nouvelles », constate M. Ternamian.

    D’autres professionnels avaient aussi prévenu les autorités, dès le printemps, sur la nécessité d’anticiper la question du système d’information liée à la campagne de vaccination. « Mi-avril, nous avons écrit à nos interlocuteurs de la DNS pour évoquer les enjeux de la mise en place d’une future campagne de vaccination contre le Covid-19 », explique Jean-Louis Koeck de MesVaccins. Début mai 2020, une réunion a été organisée avec plusieurs membres de la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), sans suite jusqu’au mois d’octobre.

    Le 9 juillet 2020, au creux de l’été, les membres du Conseil scientifique, du Care et du Comité Vaccin Covid-19, les trois groupes formés par Emmanuel Macron pour le conseiller dans ses décisions, ont rendu un avis important sur la question. « De nombreuses inconnues persistent sur le plan scientifique, mais il est indispensable d’avancer vers l’élaboration d’une stratégie vaccinale afin d’anticiper des questions aussi fondamentales que “qui vacciner et comment ?” dès qu’un vaccin sera disponible », prévenaient-ils alors, en indiquant que « l’occasion de diffuser/généraliser la mise en place d’un carnet électronique de vaccination doit être envisagée ». Lancée en plein remaniement ministériel, cette recommandation est restée lettre morte.

    #vaccin #Accenture #secret_médical #dossier_médical (très partageable) #campagne_vaccinale #attardés

  • MAL TRAITÉS - Covid19, le documentaire choc
    https://www.crashdebug.fr/mal-traites-covid19-le-documentaire-choc

    Désolé je n’ai rien trouvé à l’international donc on va terminer la journée sur ce documentaire que j’ai vu passer il y a quelques jours, je suis en train de le visionner et pour l’instant je valide, franchement j’espère que ce scandale (comme les tests PCR) de l’Azytromicine et de l’Hydroxycloroquine vont exploser, par ce que tous les journalistes, les médecins, et les membres du gouvernement on eu recours à la Chloroquine pendant qu’ils laissaient crever les Français(es)

    Et ils ont massacré notre peuple, notre économie et notre pays, alors qu’on avait des traitements qui fonctionnaient, et qui fonctionnent toujours, l’ordre des médecins interdit aux généralistes qui utilisent ces molécules d’en parler sous peine de radiation.

    Vous comprenez ? Ils nous (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Procès de la torture en Syrie : les dossiers "César" pour la première fois devant une cour
    https://www.justiceinfo.net/fr/tribunaux/tribunaux-nationaux/45961-proces-torture-syrie-dossiers-cesar-premiere-devant-cour.html

    La semaine dernière à Coblence, le célèbre dossier « César » a été présenté comme élément de preuve devant un tribunal, pour la première fois. Un expert médico-légal a témoigné dans le procès Al-Khatib, qui a analysé les cadavres photographiés sur plus de 50 000 clichés. Sa conclusion : la torture et les meurtres étaient systématiques dans tous les centres de détention des services de renseignement.

    « Compression de la gorge », « état nutritionnel affaibli », « blessures non compatibles avec le maintien en vie », les mots de l’expert médico-légal résonnent comme des abstractions. Mais les images ramènent à la réalité. Corps après corps, la projection s’enchaîne sur le mur de la salle d’audience. Certains sont minces comme des squelettes, d’autres ont des blessures ouvertes. Un corps est entièrement bleu, tandis que d’autres (...)

    #Tribunaux_nationaux

  • Hold-Up le film documentaire enquête sur le COVID19
    https://www.crashdebug.fr/hold-up-le-film-documentaire-enquete-sur-le-covid19

    En ce jour férié ou on aura une pensée pour tous nos anciens combattants et résistants, je déroge un peut à la règle, car j’aurais du vous passer ce documentaire en fin de journée, mais afin de maximiser ses chances de visionnage je vous le passe de suite, je suis en train de regarder et c’est excellent, ne passez pas à côté.

    Source(s) : Bitchute via Lecteurs/trices

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Comment l’UE et l’euro s’effondrent face au Covid ! (Trouble Fait)

    Crashdebug.fr : Le gouvernement continue de supprimer des lits d’hospitalisation : la carte des hôpitaux concernés (Bastamag.net)

    Crashdebug.fr : Professeur Christian Perronne : "On est en train d’inventer une deuxième vague artificielle !" #COVID19

    Crashdebug.fr : Covid-19 : Christian Perronne démis de (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • PLANDEMIC II ,VF
    https://www.crashdebug.fr/plandemic-ii-vf

    Bonsoir je suis en train d’écouter le documentaire, mais l’heure tourne aussi je vous le publie, je ne dis pas que tout est forcément vrai, mais ça m’a l’air sérieux, car il y a des choses que nous avions relayé sur le SRAS-Cov2 notamment ce jeu de dupe des Américains avec la chine, aussi je vous les mets en ’informations complémentaires’

    Source : Odysee via Moutons Enragés.fr

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : La Chine a construit un laboratoire pour étudier le SRAS et le virus Ebola à Wuhan - et les experts américains en biosécurité ont averti en 2017 qu’un virus pourrait « s’échapper » de l’installation (Dailymail.co.uk)

    Crashdebug.fr : Coronavirus : Hollande et Cazeneuve n’ont-ils rien à dire ? (OD)

    Crashdebug.fr : La militarisation du laboratoire (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Big Pharma, labos tout-puissants (ARTE)
    https://www.crashdebug.fr/big-pharma-labos-tout-puissants-arte

    https://crashdebugzone-15d1a.kxcdn.com/images/stories/addons/images/Images+globales/2020/Juillet/Big-Pharma.jpg

    Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

    On les surnomme les "Big Pharma" : à eux seuls, les suisses Novartis et Roche, les américains Pfizer et Johnson & Johnson, et le français Sanofi contrôlent la majeure partie de la fabrication de médicaments. Pour conserver leur monopole, ces grands laboratoires minimiseraient, voire occulteraient, certains effets indésirables causés par leurs produits. En Europe, la Dépakine, un antiépileptique responsable de malformations congénitales et de troubles neurodéveloppementaux chez des enfants exposés in utero, est au cœur d’un (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Au Journal officiel, la création d’un « Dossier pénal numérique »
    https://www.nextinpact.com/brief/au-journal-officiel--la-creation-d-un---dossier-penal-numerique---12881.

    C’est via un décret que ce « DPN » prend vie. Il « vise à rassembler les données et informations collectées tout au long du processus judiciaire pénal et de mener à bien la mission d’intérêt public qu’est de rendre la justice ». Il est indiqué que « ce traitement qui englobe, entre autres, une refonte du traitement « numérisation des procédures pénales » (NPP) […] doit permettre, tant la numérisation des procédures judiciaires pénales initialement créées au format papier que leur dématérialisation native, (...)

    #biométrie #justice #métadonnées #BigData #DossierPénalNumérique-DPN

  • Corona Chroniques, #Jour18 - davduf.net
    http://www.davduf.net/corona-chroniques-jour18

    Castaner annonce une application d’autorisation de sortie pour les jours qui viennent, un Ausweis électronique, passeport pour l’enfer climatisé de l’Après, tandis que les premiers masques en provenance de Chine atterrissent à Roissy sous bonne escorte (des flics équipés d’armes lourdes, comme la maréchaussée devant le boucher, nous sommes en guerre). Confinés, impuissants, assistons-nous, vraiment, à cette débâcle, la mise en place d’un monde où nos enfants seront moins libres que tous les punkers que nous étions ?

    #ConfinementJour18 avec une bande de punks : Bo #Diddley, #Damasio, #Dostoïevski.

  • Electronic Health Records Creating A ‘New Era’ Of Health Care Fraud | Kaiser Health News
    https://khn.org/news/electronic-health-records-creating-a-new-era-of-health-care-fraud-officials-say

    Aux #Etats-Unis des #dossiers_de_santé_électroniques délétères pour le patient parce que défaillants, sont malgré tout créés et utilisés en connaissance de cause parce que leurs création et utilisation permettent d’obtenir des subventions de l’Etat.

    #fraude #criminel #santé #états-unis

  • Le pouvoir

    D’habitude, les victimes retrouvent le silence aussi vite qu’elles ont tenté d’en sortir. Les médias les ignorent, le public les méprisent, la justice s’empresse de classer leur plainte sans suite. Une traînée de poudre et puis s’en va. Ainsi, les enquêtes pour viol et agressions sexuelles visant Gérard Depardieu, Luc Besson, Philippe Caubère (pour le milieu du cinéma), Gérald Darmanin, Nicolas Hulot (pour le milieu politique) et tant d’autres ont toutes été classées, « faute de preuves ».

    Faute de preuves, ou par complicité désabusée avec des hommes qui représentent un certain pouvoir ?

    Je me suis rendu compte que les violences sexuelles, si elles avaient évidemment un lien étroit avec le système patriarcal, avaient moins à voir avec les hommes et les femmes qu’avec le pouvoir.

    C’est le pouvoir de la victime qui déterminera si elle sera entendue, et c’est le pouvoir de l’agresseur qui déterminera s’il sera collectivement absous. L’agresseur pouvant justement agresser parce qu’il exerce un pouvoir (hiérarchique, financier, émotionnel…) sur la victime, et les hommes étant généralement les détenteurs du pouvoir, on voit vite ce que ce cercle peut avoir de vicieux.

    Mais cette fois-ci, voilà que les rôles s’inversent.

    Le pouvoir du silence

    Qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi se range t-on cette fois-ci du côté de la victime (ce qui est, entendons-nous bien, on ne peut plus normal) et pas du côté de l’agresseur ?

    Tout simplement : le pouvoir.

    Pour la première fois la victime est plus visible, plus forte, plus influente socialement que son agresseur. Personne ne sait qui est Christophe Ruggia, tandis qu’Adèle Haenel est une actrice reconnue.

    Son pouvoir est un totem : il lui confère une légitimité. L’actrice le reconnaît d’ailleurs sans problème : [son influence sociale], en l’espèce, « c’est la condition même de la parole ».

    Le pouvoir intimide. Le pouvoir fait peur. Le pouvoir tient en respect. Le pouvoir des uns réduit les autres au silence.

    Le milieu du cinéma n’a rien d’exceptionnel à cet égard. Il n’a pas le monopole des violences sexuelles. Il n’est probablement pas plus toxique ni plus misogyne que n’importe quel autre milieu. En tant que lieu où le pouvoir achète l’impunité, où l’influence génère le silence, où ceux qui dominent n’achètent pas seulement le silence des autres, mais aussi la peur, l’omission, la réticence et la résignation, il est en réalité d’une banalité confondante.

    https://egalitaria.fr/2019/11/27/violences-faites-aux-femmes-limpunite-des-puissants

    • Le 20 novembre dernier, Solène Mauget, épouse du maire de Cabourg, a été condamnée en appel pour « violences volontaires », suite à la plainte qu’elle avait déposée contre son mari après que celui-ci l’ait frappée en pleine rue.

      Le tribunal de grande instance de Caen l’a condamnée à 1500 euros d’amende, dont 1000 euros avec sursis et 500 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. En première instance, son mari avait écopé de trois mois de prison avec sursis, sans aucune peine d’inéligibilité. Il exerce toujours ses fonctions de maire.

      Les hommes violents sont-ils protégés par leur pouvoir ?

      La justice se montre t-elle complice des puissants ?

      Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

    • La fiche wikipédia du maire de Cabourg, Tristan Duval dissimule les faits.

      Le 15 juillet 2006, il épouse à Cabourg Charlotte Laurent1 dont il divorce le 21 septembre 2015. Le 27 août 2016, il épouse en secondes noces Solène Mauget, membre du média Club et responsable de programmes à l’unité magazines culturels de France 2, en présence du Premier ministre Manuel Valls3,4,5. En septembre 2018, quelques mois après la naissance de leur fille Athénaïs (née en novembre 2017), il est accusé par sa seconde épouse de violences conjugales aggravées et comparaît devant le tribunal correctionnel de Caen le 10 octobre4.

      Il porte plainte à son tour contre son épouse, pour dénonciation calomnieuse4 ( cette plainte sera « classée sans suite »6 ) puis il est condamné le 21 novembre 2018 à trois mois de prison avec sursis pour violences sur conjoint7 et annonce vouloir faire appel8. À l’issue de ce jugement, une pétition recueille 5 000 signatures en un mois pour demander sa démission en tant que maire9.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tristan_Duval#cite_ref-7
      Le lien fournis ne dit pas que l’affaire s’arrete là.

      Et puisque sa plainte a été classée sans suite, mais qu’il souhaite néanmoins saisir le tribunal, il doit verser une consignation de 800 € avant le 15 mars 2019 à la régie du tribunal. C’est ce montant qui a été évalué ce matin. Cette somme à vocation à garantir le paiement d’une amende civile en cas de relaxe de Solène Duval.

      L’examen de l’affaire a donc été renvoyé. Elle sera réexaminée le 14 mai 2019, à 8 h 30.

      https://www.ouest-france.fr/normandie/cabourg-14390/cabourg-l-affaire-tristan-duval-reportee-nouvelle-audience-le-14-mai-62

      J’ai mis Wikipédia à jour du coup -
      –—
      Donc il a aussi récupéré ces 800€

    • Justice. La femme du maire de Cabourg condamnée pour violences conjugales
      Solène Mauget, ex-épouse de Tristan Duval, maire de Cabourg, a été condamnée ce mercredi 20 novembre 2019 pour violences conjugales volontaires sur son mari.

      Alors que la relaxe avait été initialement requise, le tribunal correctionnel de Caen a donc estimé que des coups avaient été portés de part et d’autre et a condamné l’ex-épouse de Tristan Duval.

      https://actu.fr/normandie/cabourg_14117/justice-femme-maire-cabourg-condamnee-violences-conjugales_29556505.html

      #justice #patriarcat

    • Ce qui me surprend aussi c’est qu’elle a été poursuivie pour dénonciation calomnieuse mais condamné pour violence conjugale. J’y connais pas grand chose en droit mais c’est bizar. Ce verdict rendu le 20 novembre laisse songeuse sur l’impacte du dernier grenelle.
      Pour l’histoire de rendre les coups, c’est pas forcement nécessaire, si c’est comme pour la police il est possible d’être condamné si l’agent·e se blesse en te frappant.

    • Je tag #matzneff ici car on retrouve le même phénomène qu’avec Adèle Haenel. Vanessa Springora, une des nombreuses victimes de Matzneff qui le dénonce est éditrice et est audible par les médias contrairement à d’autres victimes (par exemple des enfants violés à Manille ou aux Philippines).

  • Affaire Tapie : le pouvoir s’immisce dans la procédure judiciaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110719/affaire-tapie-le-pouvoir-s-immisce-dans-la-procedure-judiciaire

    Alors que l’affaire Tapie est à un tournant majeur, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a violé les obligations de sa charge qui lui font interdiction de se prononcer sur une procédure en cours, et a estimé qu’un appel du parquet n’était « pas forcément logique ». D’autres manœuvres viennent confirmer que le pouvoir cherche à protéger Bernard Tapie.

    #Dossier:_l’affaire_Tapie #Thomas_Clay,_Stéphane_Richard,_Affaire_Tapie,_Christine_Lagarde,_Tapie,_Nicole_Belloubet,_Bernard_Tapie

  • Complément d’enquête du 21 décembre 2017 : Française des Jeux : la machine à rêves ? (France 2)
    https://www.crashdebug.fr/dossiers/16117-complement-d-enquete-du-21-decembre-2017-francaise-des-jeux-la-mach

    Même si il date un peut, j’ai trouvé le documentaire intéressant aussi je vous le soumet, du reste vu ce que la FDJ rapporte on comprends l’urgence de la privatiser.... Incroyable.

    Source : Youtube.Com

    Information complémentaire :

    Crashdebug.fr : C’EST CASH ! - Aéroports de Paris, Française des Jeux, Engie : la face cachée de la privatisation (Sputnik)

    #En_vedette #Dossiers

  • Dans la #Silicon_Valley, le retour des #drogues #psychédéliques | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/dans-la-silicon-valley-le-retour-des-drogues-psychedeliques-1006461

    Tous les matins, c’est le même #rituel. « Je me lève, je bois un thé vert, je prends ma #dose, puis je médite un peu. Sous la douche, déjà, je commence à sentir les bénéfices, j’ai plein d’idées qui apparaissent. » Lové dans un fauteuil de l’hôtel Rosewood Sand Hill, le QG officieux de la crème de la Silicon Valley, à deux pas du siège de Facebook, l’entrepreneur #Cory_McCloud admet ne pas pouvoir fonctionner sans sa « microdose » de #LSD . « Je prends un dixième d’une dose normale, parfois deux dixièmes selon les jours, détaille ce quadra, qui a vendu, au tournant des années 2000, sa première start-up d’édition en ligne à Martin Eberhard, le cofondateur de Tesla. Je le fais de façon quasi quotidienne depuis plusieurs années. Avec le temps, j’ai optimisé mon protocole. Ca m’aide à concevoir des systèmes dans ma tête, à imaginer les architectures dont j’ai besoin pour mes projets. Il y a un effet ’Eureka’. 

    Certains estiment pourtant que le LSD a été à la Silicon Valley ce que la cocaïne a été à Wall Street. « L’iPhone n’aurait jamais existé sans LSD », assure Cory McCloud, qui cite, comme beaucoup d’autres, Steve Jobs. »

  • L’Assemblée vote la création d’un « #espace_numérique_de_santé » pour chaque usager
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/l-assemblee-vote-la-creation-d-un-espace-numerique-de-sante-pour-chaque-us

    L’Assemblée nationale a voté vendredi soir la création d’un « espace numérique de santé », un compte personnel en ligne pour accéder notamment au dossier médical partagé (sorte de carnet de santé numérique), à des « applications » ou « informations de santé ».

    L’Assemblée nationale a voté vendredi soir la création d’un « espace numérique de santé », un compte personnel en ligne pour accéder notamment au dossier médical partagé (sorte de carnet de santé numérique), à des « applications » ou « informations de santé ».

    Conformément à l’article adopté dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi santé, tous les patients pourront ouvrir leur propre « espace numérique de santé » au plus tard le 1er janvier 2022. Pour les personnes nées à compter de cette date, les députés ont prévu via un amendement MoDem que l’espace numérique sera automatiquement ouvert, sauf en cas d’opposition.

    Gratuit et personnalisable, l’espace numérique va « permettre de réunir sur la même plateforme tous les services existants », dont le #dossier_médical_partagé (DMP) qui en sera « la pierre angulaire », a expliqué le rapporteur Thomas Mesnier (LREM).

    Le DMP, confié en 2016 à l’Assurance maladie et dont la généralisation a été lancée en novembre, peut contenir des comptes-rendus hospitaliers, résultats d’analyses, ou encore les médicaments prescrits. Mi-février, 4,1 million de DMP avaient été ouverts, selon des données du rapporteur, et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) en prévoit 10 millions d’ici fin 2019, 40 millions d’ici 2022.

    Outre le DMP, l’espace numérique permettra aussi à l’usager de fournir des renseignements sur la personne de confiance, des données relatives au don d’organe, voire des constantes de santé produites par des applications (rythme cardiaque, activité physique...). Il permettra aussi d’accéder aux données relatives au remboursement de ses dépenses de santé, grâce à l’intégration du service Améli.fr.

    L’objectif « c’est vraiment de remettre l’usager au coeur du dispositif, de le rendre acteur », a affirmé la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui cela doit notamment « améliorer le parcours de soins ».

    Affirmant que la France est « en retard » en la matière, elle a jugé la mesure « nécessaire » au risque de voir arriver "des flopées de propositions d’espaces numériques" moins sécurisés.

    La mesure a globalement fait consensus, malgré des inquiétudes formulées à gauche sur la confidentialité des données. Un amendement des députés communistes a précisé que les données de l’espace numérique ne pourront être exigées lors de la conclusion d’un contrat de complémentaire santé. Un amendement LREM entend aussi permettre aux professionnels de santé au travail d’accéder au DMP pour y déposer des documents. Le coût de la mise en oeuvre de l’espace numérique de santé est estimé à 50 millions d’euros pour la période 2019-2022.

    • Vu le forcing déjà mis en place à la #sécurité_sociale #pour_ton_bien. Tu attends debout plus d’une heure devant d’immenses panneaux qui te vantent la rapidité du DMP en 2 minutes. Devant moi, une jeune femme venue pour toute autre chose s’est fait forcer la main pour s’y faire inscrire, on se croirait au supermarché.

      Le DMP est un gouffre depuis des années mais nourrit plus que grassement les industries françaises du business médical, le dernier rempart saute ici sans que ça ne fasse sourciller. Ça se bat au portillon depuis longtemps pour le numérique médical de nos données qui sont censées (des fois qu’on l’ait oublié) être confidentielles.

      Un vrai cadeau aux banques et aux assureurs.

      #scandale_numérique #données_médicales #big_pharma #lobbying