• Calais : « Le Brexit dur ne serait pas synonyme de chaos » Annick Capelle - 16 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_calais-le-brexit-dur-ne-serait-pas-synonyme-de-chaos?id=10339170

    Entre 4 et 6000 : c’est le nombre de poids lourds qui, chaque jour, transitent par Calais. Dans une fluidité impressionnante, les ferries embarquent ou débarquent ces véhicules chargés de marchandises destinées au Royaume-Uni ou au continent européen. En cas de Brexit dur, les formalités douanières seront rétablies… Du jour au lendemain. Faut-il donc craindre la paralysie ? Non, si l’on en croit les douaniers et les exploitants du port de Calais, qui depuis des mois, se préparent au rétablissement du poste-frontière. Il y a quelques jours, ils organisaient une répétition générale. Objectif : tester leur « frontière intelligente », un dispositif censé éviter les bouchons en cas de sortie brutale du Royaume-Uni.

    Anticipation
    La clé de voûte de ce dispositif, c’est l’anticipation, souligne Eric Meunier, directeur interrégional des douanes et droits indirects des Hauts de France. « L’entreprise qui importe ou exporte de la marchandise devra effectuer préalablement une déclaration de douane sur internet, et recevra un code-barres. Muni de ce code-barres, le chauffeur de poids lourd se présentera ensuite à la frontière, où notre nouveau système informatique établira automatiquement un lien entre le code-barres, la plaque d’immatriculation et la marchandise transportée. C’est ce qu’on appelle l’appairage. »

    Le temps d’attente sera réduit au minimum, puisque, une fois son code-barres scanné, le chauffeur de poids lourd montera directement sur le ferry : « C’est pendant la traversée de la Manche que le système traitera la déclaration de douane ».

    Des panneaux verts et orange
    Dans le port de Calais, une nouvelle signalétique verte et orange a été mise en place pour aiguiller les poids lourds qui débarquent des ferries en provenance du Royaume-Uni. « Avant même de quitter le ferry, le chauffeur saura quelle voie il doit emprunter à son arrivée », explique Benoît Rochet, directeur général délégué de la SEPD, la société d’exploitation des ports du Détroit. « Si la sortie est autorisée par la douane, le poids lourd prend la ligne verte – une sortie aussi fluide qu’aujourd’hui. En moins de deux minutes, le camion est sur l’autoroute. Si le poids lourd doit emprunter la file orange, cela veut dire qu’il doit se soumettre à un contrôle. »

    Plus de 150 places de parking
    Les panneaux orange mènent, un peu plus loin, vers des parkings de délestage pouvant accueillir plus de 150 poids lourds en attente de régularisation douanière. Deux nouvelles plateformes y ont été construites. Elles disposent ensemble de dix quais de déchargement. C’est là que les contrôles seront effectués.

    Un des poids lourds participant au test, rejoint la première plateforme. Il transporte du ciment. Deux agents de douane vérifient aussitôt la conformité de la marchandise avec la déclaration de douane. Quelques minutes plus tard, le chauffeur peut repartir. Le dispositif semble bien rodé.

    La deuxième plateforme sera réservée aux contrôles vétérinaires et phytosanitaires. « Aujourd’hui, il existe déjà des contrôles vétérinaires et phytosanitaires, mais ils sont réalisés dans les Etats membres. En cas de Brexit, il faudra appliquer ces formalités ici, lors du passage à la frontière », explique Jean Michel Thillier, directeur général adjoint des douanes et droits indirects.

    Fins prêts
    Les douanes et les autorités portuaires sont convaincues que l’on peut éviter l’engorgement du terminal. Tout dépendra de la façon dont les entreprises jouent le jeu de l’anticipation. Eric Meunier : « Il existe une marge d’incertitude : c’est la proportion d’entreprises qui n’auraient pas réalisé les formalités préalables. Pour nous, il est très important que ces entreprises soient le moins nombreuses possible, parce qu’elles vont générer des retards pour elles-mêmes, mais également entraîner une charge de travail qui, sur le port, pourrait entraîner des retards pour l’ensemble des transporteurs. »

    Pourtant, Eric Meunier ne croit pas que le Brexit dur sera synonyme de chaos. Depuis plusieurs mois, les douanes françaises mènent une large campagne d’information auprès des entreprises, notamment via les réseaux sociaux. Cette campagne vise bien sûr les compagnies françaises, mais pas seulement : « Sur le franchissement à Calais, 80% des poids lourds ne sont pas français, mais viennent de l’Europe entière. C’est pourquoi, les douanes de tous les pays européens ont informé – et informent encore aujourd’hui – leurs opérateurs de la nécessité d’anticipation. Pour un opérateur, où qu’il soit, dans n’importe quel pays de l’Union, il sera tout à fait possible, de manière dématérialisée, via internet, de déclarer la marchandise préalablement, et une fois à Calais, de franchir la frontière de manière fluide. »

    La véritable inconnue, conclut Eric Meunier, concernera les petits opérateurs qui, à l’heure actuelle, ne travaillent qu’au sein de l’Union européenne, et qui ne sont pas habitués aux formalités douanières. Ce sont ces entreprises-là – françaises ou pas – qu’il faut impérativement toucher.

    #brexit #france #douane #europe #royaume-uni #international #union_européenne #ue #grande-bretagne #angleterre #uk #référendum #actualités_internationales #politique #frontières

  • Les profiteurs de la frontière – Juin 2019 – Corporate Watch

    La maire de Calais essaye de changer l’image de Calais, souhaitant en faire une « ville fleurie ». Mais comme des locaux ont confié à Corporate Watch le mois dernier, « #ville_barbelée » serait un label plus approprié. Du port ferry jusqu’au tunnel à Coquelles, la périphérie de la ville est un paysage cauchemardesque de #clôtures surmontées de #barbelés à lames rasoir, de #caméras et #détecteurs_de_mouvement, de #terrassements, #tranchées et #terrains_inondés, tous destinés à arrêter les « damné·e·s de la terre » entreprenant cette traversée du détroit de la Manche, si évidente et acquise pour un·e citoyen·ne européen·ne.

    Tout cela implique de l’#argent pour financer les compagnies de construction et de sécurité qui fournissent et édifient l’#infrastructure de la frontière. En 2016, Calais Research a commencé à lister et décrire les #entreprises impliquées dans le marché de la frontière. Voici une rapide mise à jour sur quelques points marquants apparus depuis.

    Le #Centre_Conjoint_d’Information_et_de_Coordination_franco-britannique à Coquelles

    Il y a deux points principaux de passage de la frontière à Calais : le #port, près du centre historique de la ville, et le tunnel sous la Manche, à quelques kilomètres de la ville, à #Coquelles. Près de l’entrée du tunnel se trouve un énorme centre commercial, la Cité Europe, fréquentée par des locaux comme par des Britanniques de passage renflouant leur stock d’alcool bon marché.

    Juste à côté se tient un complexe abritant l’infrastructure policière française anti-migrant : la base principale de la #PAF (Police aux Frontières) et des #CRS, un tribunal où sont entendus les migrants, et le #Centre_de_Rétention_Administrative (#CRA).

    En novembre 2018, un nouveau bâtiment est ajouté au complexe déjà existant : le #CCIC – Centre Conjoint d’Information et de Coordination franco-britannique.

    Selon l’Agence France Presse, le centre est financé par le gouvernement de Grande Bretagne, il est « notamment équipé de #drones », et sert de poste de commande pour les forces de police françaises et britanniques. Celles-ci incluent côté français la PAF, les #douanes et les #gendarmes, et pour l’outre-Manche la police aux frontières (UK border force), la #police du #Kent ainsi que le service national de lutte contre la criminalité (#National_Crime_Agency#NCA).

    Le jour où nous sommes passé·e·s jeter un œil, nous n’avons vu aucun drone décollant du toit. Sur le parking se trouvaient plus de voitures banalisées que de véhicules de police officiels, dont plusieurs immatriculées outre-Manche. Il y avait encore un affichage à l’extérieur du centre (cf. photo) nommant les entrepreneurs impliqués dans sa construction et son équipement. Il indique un coût de 1,844 million d’euros pour ces travaux.

    Les compagnies identifiées incluent : #Villesange_Masson (Architectes locaux) ; #Groupe_Qualiconsult (consultant·e·s pour les projets de construction) ; #Verdi ; #Cougnaud_construction (spécialisé en construction modulaire industrialisée) ; #Ramery_Batiment ; #Eiffage_énergie (grosse société d’ingénierie française) ; #Satelec (électricien·ne·s) ; #Resipelec (électricien·ne·s) ; #Pylones_du_Littoral ; #Majencia (mobilier de bureau) ; #Covage_DGL_Networks (installateur de fibre optique) ; #Econocom.

    Extension du centre de Rétention

    Juste en face du CCIS se trouve le CRA de Coquelles. Actuellement, il permet d’enfermer 79 hommes, mais l’État français veut augmenter le nombre de places. Fin mars 2019, il annonçait un projet d’extension de 480 mètres carrés. L’agence d’architectes #COAST supervise les travaux, et travaille avec #BD_engineering.

    Douanes et tranchées

    En dehors de Coquelles, on voit d’importants travaux de chaque côté de la voie rapide menant au tunnel. Ce sont de grands #bunkers, chacun avec plusieurs quais destinés à la fouille des camions. Ce ne sont pas des mesures prioritairement anti-migrants, il s’agit en fait de nouveaux parking poids-lourds et de postes de douane, construits à la hâte par #Eurotunnel, en prévision de nouveaux contrôles sur les marchandises après le Brexit.

    Cependant, ces projets participent à renforcer les mesures de sécurité exceptionnelles auxquelles on doit ce changement d’atmosphère autour de Calais. Les bunkers sont protégés par des #tranchées et de nouvelles clôtures – canaux et lacs artificiels creusés et remplis d’eau comme une autre mesure contre ces humains dont on ne veut pas. Ceci fait suite aux modèles de #déforestation et d’#inondation initiés par Eurotunnel en 2016.

    Contrôles aux frontières privatisés au parking poids-lourd #Polley

    Une petite industrie s’est développée grâce à la « crise migratoire » : le #parking_poids-lourd sécurisé. Le gouvernement britannique inflige une contravention aux entreprises de transport de marchandises si des personnes sont trouvées dans leurs véhicules sans les documents administratifs adéquats. Dans les faits, cela se traduit par l’#externalisation des contrôles frontaliers vers les camionneurs eux-même, soucieux de ne pas être surpris avec des passager·e·s clandestin·e·s. Et l’entreprise de transport va payer des emplacements sécurisés pour marquer un arrêt avant de traverser la Manche.

    À #Dunkerque, #DK_Secure_Truck_Park dispose de 250 emplacements entourés de clôtures et surveillés par « 40 #caméras_de_surveillance haute-définition ». À Calais, la plus grosse société est #Polley_Secured_Lorry_Park, dirigée par un homme d’affaire local, #Francois_Polley. Ce site de 10 hectares se targue d’être protégé par des grilles hautes de 2,40 mètres et d’être surveillé 24h/24 et 7j/7.

    Récemment, nous avons entendu parler d’une nouvelle niche dans ce business. Les cars de transport de passagers opérés par #Flixbus profitent également des services de sécurité de Polley. Les cars en route vers la Grande Bretagne passent par le parking Polley avant de se diriger vers le tunnel. Là, un des agents de sécurité privés du parking va procéder à une première fouille du véhicule, cherchant d’éventuel·le·s clandestin·e·s dans la soute à bagages. Ceci, en plus des deux contrôles qui seront effectués par les autorités françaises et britanniques une fois au tunnel.

    Flixbus et Polley fournissent peu d’information publique sur cette #fouille supplémentaire. Il y n’y en a qu’une vague référence sur le site de Flixbus, où elle est simplement mentionnée comme « un #contrôle_pré-Royaume-Uni ».

    Hôtel de police…

    Notre dernier arrêt sur notre tour des infrastructures de la frontière s’est trouvé en plein cœur de la ville de Calais. On avait entendu dire que l’ancienne pratique de constamment arrêter et harceler les personnes pouvant être des migrant·e·s dans le centre ville est progressivement devenue marginale. On se demandait donc pourquoi on continuait de voir les camionnettes de CRS patrouiller les rues principales entre la mairie et le théâtre.

    Nous avons réalisé que leur activité principale consistait à déposer et passer prendre de costauds hommes blancs en civil à la porte du #Brit_Hotel. Des locaux nous expliquent alors que ce bâtiment hôtelier a été inoccupé pendant des années, avant de rouvrir sous ce nouveau nom en 2016. Sa clientèle semble être composée presque exclusivement de CRS et de gendarmes – mais si vous rêvez de dormir à côté d’un CRS bien bâti, vous pouvez réserver une chambre pour environ 50 euros la nuit.

    Brit Hôtel est une chaîne hôtelière répandue dans tout la France.

    #business #migrations #frontières #Calais #France #profit #complexe_militaro-industriel #militarisation_des_frontières #privatisation #externalisation_des_frontières

    ping @karine4 @isskein

  • « Je me suis voué corps et âme à mon métier, et je m’y suis broyé » : en France, les douaniers aussi se suicident | Nolwenn Weiler
    https://www.bastamag.net/Je-me-suis-voue-corps-et-ame-a-mon-metier-Je-m-y-suis-epuise-Je-m-y-suis-b

    Il a fallu six ans de procédures pour que la famille de Hervé, douanier expérimenté, obtienne la reconnaissance de son suicide en accident de travail. Décrit par ses collègues comme un homme rigoureux, compétent, fier de sa profession, Hervé a été percuté de plein fouet par la « restructuration » du service public au sein duquel il travaillait. Aux douanes comme à l’hôpital, à la SNCF ou à la Poste, les réorganisations se traduisent souvent, pour celles et ceux qui travaillent, par un effondrement progressif du sens de leur mission, des moyens dont ils disposent pour l’exercer, et de la possibilité même de travailler. Source : Basta (...)

  • Eurovision : Une danseuse de Madonna interrogée en Israël pour avoir porté le drapeau palestinien sur scène
    Huffington Post Maghreb, le 21 mai 2019
    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/eurovision-une-danseuse-de-madonna-interrogee-en-israel-pour-avoir-

    Un argument qu’on oublie parfois de donner aux artistes (et surtout aux groupes d’artistes) qui se rendent en israel, c’est qu’ils vont faire face à la douane israélienne et à son racisme, qui sera en particulier sans pitié si l’un des membres du groupe a un nom à consonance arabe, ou une couleur de peau un peu trop foncée... C’est ce qui est arrivé à la danseuse d’origine marocaine de la troupe de Madonna. A mon avis, le fait que ce soit elle qui portait le drapeau palestinien sur son costume n’est qu’une circonstance aggravante :

    Au moment de l’enregistrement à l’aéroport de Tel Aviv, son passeport est en effet consulté par plusieurs personnes, dit-elle. “Puis j’ai été détenue pour un interrogatoire d’une heure et demie ! J’ai dû leur raconter ma vie, les raisons pour lesquelles j’ai voyagé dans des pays arabes, ma relation à la religion, ma situation familiale, montrer l’emploi du temps détaillé de mon séjour, et expliquer exactement ce que je faisais et où je suis allée la dernière fois que je suis venue à Jerusalem il y a trois ans”.

    Si le motif justifiant l’interrogatoire ne lui a pas été dévoilé, la danseuse établit un lien entre la prestation scénique délivrée samedi soir et cette expérience “intense” qui l’a menée à âtre interrogée par les autorités israéliennes : “Tout ça probablement parce que j’ai porté un drapeau dans le cadre d’une performance faisant référence à un conflit actuel, pour promouvoir la paix, l’unité et la liberté. Je ne peux même pas imaginer la surveillance et la répression auxquelles le peuple palestinien est confronté quotidiennement.”

    NB : en 2008, le seul danseur noir de la troupe d’Alvin Ailey (son prénom était aussi Abdur-Rahim) avait été interrogé pendant des heures, et forcé de danser dans l’aéroport pour prouver qu’il était véritablement un danseur...
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7606996.stm

    #Palestine #Eurovision #Madonna #Alvin_Ailey #danse #Frontière #Douane #Aéroport #Racisme #Musique #Musique_et_politique #BDS #Boycott_culturel

    Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

  • US denies entry to BDS cofounder Omar Barghouti
    https://www.aljazeera.com/news/2019/04/denies-entry-bds-founder-omar-barghouti-190411174724070.html

    Barghouti’s difficulties travelling in the past were due to the Israeli government restricting his ability to exit and enter Israel by not renewing his travel document, but this was the first time he has faced a ban by the US government.

    “This US entry ban against me, which is ideologically and politically motivated, is part of Israel’s escalating repression against Palestinian, Israeli and international human rights defenders in the BDS movement for freedom, justice and equality,” Barghouti said.

    “Israel’s far-right regime is not merely continuing its decades-old system of military occupation, apartheid and ethnic cleansing; it is increasingly outsourcing its outrageous, McCarthyite repression to the US and to xenophobic, far-right cohorts across the world,” he added.

  • U.S. denies entry to BDS founder Omar Barghouti
    Noa Landau | Apr 11, 2019 7:22 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/us-news/bds-founder-omar-barghouti-denied-entry-to-the-united-states-1.7110679

    The U.S. government denied entry to co-founder of the boycott, divestment and sanctions movement Omar Barghouti on Thursday.

    Airline staff at Israel’s Ben Gurion International Airport informed Barghouti that he could not fly to the United States, despite holding valid travel documents. He was told that U.S. immigration officials ordered the American consul in Tel Aviv to deny him permission to board the flight.

    Barghouti was told that it is an “immigration matter,” according to a statement by the Arab American Institute, a Washington-based advocacy group. They added that Barghouti often faces travel restrictions from Israel, but not from the United States.

    Barghouti was set to attend his daughter’s wedding, who lives in the United States. He was also set to speak at Harvard, New York University and a Philidelphia bookstore owned by Marc Lemont Hill, whose contract at CNN was terminated last year over his support for Palestinian rights. (...)

    #expulsions #renvois

  • Aux alentours de Calais, c’est #en_marche ce jeudi 21 Mars 2019

    Comme tous les jours en pareil cas, les poids lourds attendent sur la voie de gauche de l’A26, dans une zone délimitée par des plots entre le péage de Setques et Nordausques.

    Sur l’A26, la zone de stockage a été réactivée entre Setques et Nordausques par la préfecture du Pas-de-Calais. Un dispositif enclenché de nouveau mercredi 20 mars pour faire face au mouvement des douaniers qui dure depuis trois semaines à Calais. Un corridor de poids lourds s’est formé sur l’A26. Une centaine de routiers prennent leur mal en patience entre Nort-Leulinghem et Nordausques.

    Source : http://www.lavoixdunord.fr/555564/article/2019-03-21/pourquoi-encore-une-situation-cauchemardesque-sur-l-a16-et-la-rocade-po

  • #Suisse : Les anguilles saisies à Genève ont été relâchées dans le lac de Morat Estelle Braconnier/Feriel Mestiri - 8 Février 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10204141-les-anguilles-saisies-a-geneve-ont-ete-relachees-dans-le-lac-de-morat.h

    Des alevins d’anguilles saisis le 19 janvier à l’aéroport de Genève par l’Administration fédérale des douanes (AFD) ont été relâchés vendredi dans le lac de Morat. La saisie a mis au jour un trafic international qui transite par la Suisse.

    « Ces petites anguilles avaient déjà subi un long voyage en avion et une petite partie des alevins saisis étaient morts avec le transport. Donc la priorité était de les mettre à l’eau le plus rapidement possible », explique à la RTS Frédéric Hofmann, inspecteur cantonal de la pêche du canton de Vaud.

    Pour ces alevins d’anguilles, appelés aussi civelles, le voyage a été moins long que prévu. Enfermés dans des sacs plastiques et cachés dans les bagages de sept voyageurs interpellés à l’aéroport de Genève, ils auraient dû poursuivre leur chemin jusqu’en Asie.

    Cinq des sept trafiquants interpellés sont toujours incarcérés dans la prison de Champ-Dollon, à Genève. Une semaine auparavant, deux personnes avaient déjà été arrêtées à Zurich avec des valises remplies de civelles. Elles ont été repérées lors du contrôle de leur bagage aux rayons X.

    Après plusieurs arrestations en Europe, notamment en France, les trafiquants d’anguilles testeraient-ils la route suisse ? « Il s’agit d’un réseau de trafiquants, principalement asiatiques, qui partent du Portugal ou de l’Espagne, qui transitent par différents pays, passent par la Suisse et repartent en direction de l’Asie », explique Jean-Claude Duvoisin, enquêteur à l’Administration fédérale des douanes.

    Trafic international pesant des dizaines de millions
    Un vaste trafic international s’est organisé depuis 2010 et l’interdiction d’exporter les anguilles hors d’Europe. Mais les Asiatiques sont très friands de cette chair. Ce marché noir pèse aujourd’hui des dizaines de millions de francs. Les civelles saisies en Suisse étaient destinées à l’engraissement dans des fermes chinoises.

    Selon les trafiquants, les anguilles rapporteraient autant que la vente de stupéfiants, mais avec les ennuis en moins. Pourtant, les sanctions tendent à se durcir avec la multiplication des arrestations et des peines de prison.

    « En Suisse, ils risquent jusqu’à trois ans de prison, puisque c’est un délit », précise Jean-Claude Duvoisin. En plus d’une peine privative de liberté, une amende pouvant aller jusqu’à 40’000 francs est prévue par la Loi sur les espèces protégées.

    #anguilles #frontières #alevins #douane #trafic #pêche #civelles #Portugal #Espagne #Chine

    • Dans la liste rouge des animaux menacés d’extinction
      Environ 90% des populations d’anguilles européennes ont disparu ces 30 dernières années. C’est pourquoi l’anguille est inscrite dans la liste rouge des espèces « en danger critique d’extinction » et figure dans l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

      L’importation et l’exportation en sont strictement interdites dans l’Union européenne.

      Trois menaces ont engendré la disparition des anguilles : la pollution, les obstacles à la migration (les nombreux ouvrages hydroélectriques qui jalonnent les grands fleuves d’Europe) et la surpêche. Depuis 2010, des restrictions de pêche ont été prises dans les estuaires. Mais en Suisse, nul besoin de restriction, puisqu’il n’y en a quasiment plus.

  • L’offensive pro-Israël pour purger les campus américains de ses critiques
    2 janvier | Katherine Franke pour le New York Review of Books |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/l-offensive-pro-israel-pour-purger.html

    Des signes indiquent que nous avons atteint un moment charnière dans la reconnaissance publique, aux Etats-Unis, de ce qu’il est légitime, du point de vue des droits humains, de s’inquiéter de la suppression des droits des Palestiniens par Israël. De plus en plus, les étudiants sur les campus dans tout le pays appellent leurs universités à retirer leurs investissements des compagnies qui font des affaires en Israël. Des membres récemment élus au Congrès disent ce qui n’était pas jadis dicible : que les Etats-Unis doivent peut-être remettre en question leur soutien diplomatique et financier sans réserve à Israël, notre allié le plus proche au Moyen-Orient, et lui appliquer le même examen attentif à propos des droits humains que nous appliquons à d’autres nations dans le monde. Des compagnies internationales comme Airbnb ont reconnu que leurs pratiques commerciales doivent refléter la condamnation internationale de l’illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie. Natalie Portman, Lorde et d’autres célébrités ont décliné des invitations en Israël, validant l’appel à boycotter le gouvernement israélien à cause de ses violations des droits humains. Et le New York Times a publié une colonne disant, avec une franchise sans précédent, que critiquer l’ethno-nationalisme en Israël (par exemple, la définition d’Israël comme un « état juif » exclusivement) n’est pas nécessairement antisémite.

    En même temps, les discussions sur les campus universitaires à propos des complexités de la liberté, de l’histoire et de l’appartenance, en Israël et en Palestine, sont menacées par une pression croissante et une censure potentielle issues d’entités de droite. En fait, de nouvelles politiques adoptées par les gouvernements américain et israélien visent à éliminer toute discussion rigoureuse de la politique israélo-palestinienne dans un contexte universitaire. Depuis les purges anticommunistes de l’ère McCarthy nous n’avions pas eu de tentative aussi aggressive pour censurer l’enseignement et l’éducation sur des sujets qui n’ont pas la faveur du gouvernement.

    Un aspect particulièrement paralysant est l’adoption récente par le département américain de l’éducation d’une nouvelle définition de l’antisémitisme, qui identifie toute critique d’Israël avec une haine des Juifs. (...)

    • #Katherine_Franke #Universités #BDS #Boycott_universitaire #USA

      Israel and Academic Freedom : An Exchange
      Kenneth Waltzer and Mark G. Yudof, reply by Katherine Franke, The New-York Review of Books, le 8 janvier 2019

      En particulier, cet extrait de la réponse de Katherine Franke :

      Finalement, Waltzer et Yudof contestent mon affirmation qu’Israël traite les étudiants américians d’origine palestinienne ou arabe différemment des autres étudiants américains. Pourtant nous n’avons pas besoin de chercher plus loin que le département d’état pour corroborer mon inquiétude sur la protection des droits des mes étudiants palestiniens et américano-palestiniens. Le département a émis des conseils aux citoyens américains qui envisagent de voyager en Israël, les avertissant que les citoyens d’origine arabe, moyen-orientale ou musulmane seraient probablement profilés par les autorités d’émigration israéliens et pourraient ne pas être autorisés à entrer en Israël. Et une déclaration officielle du département d’état remarque que « Le département de la sécurité intérieure et de l’état reste inquiet du traitement inégal dont les Américains palestiniens et les autres Américains d’origine moyen-orientale font l’expérience à la frontière israélienne et aux checkpoints.

      Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
      https://seenthis.net/messages/364741

      #Palestine #Expulsion #Frontière #Douane #Aéroport

  • Défier le racisme : le calvaire d’une musicienne palestinienne à l’aéroport Ben Gourion
    14 janvier 2019 – Nai Barghouti – Source : Mondoweiss
    Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/17/defier-le-racisme-le-calvaire-dune-musicienne-palestinienne-a-l

    Une des caractéristiques les plus dangereuses des régimes d’oppression coloniale est qu’ils font en sorte d’occuper l’esprit des opprimés et pas seulement leur terre.

    Nous sommes arrivées à l’aéroport et j’essayais de convaincre ma mère de ne pas attendre que j’en aie fini avec le contrôle déshumanisant de « sécurité », comme elle le fait toujours. Alors que j’aime toujours voir son visage à distance, derrière l’épaisse vitre, faisant un signe de la main rassurant, je déteste vraiment la voir en colère mais impuissante face aux agents racistes de la sécurité d’Israël essayant de m’humilier juste pour ce que je suis – une Palestinienne. Je l’ai suppliée de partir, mais elle a insisté : « Je ne peux vraiment pas te laisser dans cet endroit horrible. On ne sait jamais ce qui va arriver ». Elle avait raison !

    Mon nom arabe sur mon passeport a immédiatement trahi mon identité, une invite à leur traitement « royal ». Lorsque l’officière de sécurité m’a demandé si je parlais hébreu et que j’ai dit non, elle a été visiblement fâchée. Lorsqu’elle m’a demandé ce que je faisais à Amsterdam et que j’ai répondu que j’étudiais le jazz, elle n’a pu contenir plus longtemps ses ondes racistes. Comment pouvais-je aussi brutalement démolir son stéréotype sectaire des « femmes arabes » ? Elle m’a dit que je devais passer par une « fouille au corps » intrusive.

    Je l’ai aussitôt accusée de racisme, de profilage racial et de vouloir se venger de moi pour ce que je suis et ce que je fais. Elle a hurlé en retour qu’elle faisait son travail. Je lui ai rappelé que de nombreux crimes innommables ont été perpétrés dans l’histoire sous ce prétexte immoral.

    Elle a pris sa revanche en prétendant que mon ordinateur portable ne satisfaisait pas au contrôle de sécurité et que donc je ne pouvais le prendre dans l’avion. Cela, en dépit du fait qu’elle m’avait demandé de l’ouvrir et de l’allumer, ce que j’avais fait sans problème. Elle me dit qu’ils me l’enverraient pas la poste à mon adresse d’Amsterdam. J’ai ri à son effronterie et j’ai énergiquement refusé. Je sais d’expérience, et de celles d’autres Palestiniens, que laisser son ordinateur aux mains des services de sécurité de l’aéroport Ben Gourion signifie qu’il sera invariablement piraté, abîmé ou « perdu ».

    Je lui ai dit que je ne pouvais pas voyager sans mon ordinateur étant donné qu’il contient toutes mes notes de musique et de cours et que sans lui je ne peux assister à aucun de mes cours.

    Son superviseur a soutenu sa décision vindicative, aussi ai-je été contrainte de rater mon avion. J’ai pris mon ordinateur et me suis rendue là où ma mère attendait, inquiète. Elle m’a accueillie en me prenant dans se bras le plus tendrement et en versant quelques larmes, puis elle a dit : « Ne t’en fais pas, nous allons trouver une solution. Je suis si fière de toi ! ».

    Le lendemain, elle m’a conduite à la frontière terrestre avec la Jordanie. Après une nuit délicieuse en famille à Amman, à profiter des célèbres tourtes épinards-fromage blanc de ma grand-tante, j’ai pris l’avion à l’aéroport accueillant d’Amman et je suis arrivée en toute sécurité à Amsterdam, munie de mon ordinateur, en toute dignité. (...)

    #frontières #BenGourion #Israel

  • La douane du port d’Anvers a saisi plus de 50 tonnes de cocaïne en 2018 Clément Dormal - 11 Janvier 2019 - msn
    https://www.msn.com/fr-be/actualite/faits-divers-belgique/la-douane-du-port-d%E2%80%99anvers-a-saisi-plus-de-50-tonnes-de-coca%C3%AFne-en-2018/ar-BBS6xSt?li=AA5a7h&%252525253Bocid=spartandhp

    La douane du port d’Anvers a mis la main sur 50,1 tonnes de cocaïne en 2018. Cette saisie record, dont la valeur marchande atteint 2,5 milliards €, représente une augmentation de 22% par rapport à la quantité interceptée en 2017.

    Ces dernières années, les quantités de cocaïne confisquées au port d’Anvers n’ont fait qu’augmenter, passant de 8,1 tonnes en 2014 à 50,1 tonnes l’an dernier.

    Les saisies d’héroïne (4,4 tonnes), de cannabis (16,8 tonnes) et d’opiacés (8 tonnes) ont également connu une hausse considérable par rapport à 2017. « Le renforcement de l’équipe ’drogue’ et les investissements supplémentaires dans des scanners portent clairement leurs fruits », s’est réjoui le ministre des Finances Alexander De Croo, en visite ce vendredi au poste d’inspection frontalier de la rive gauche d’Anvers.

    #drogue #cocaïne #trafic #Douane #argent

  • Huge jump in tourists refused entry to Israel in 2018
    Michal Raz-Chaimovich, Globes, le 27 décembre 2018
    https://en.globes.co.il/en/article-huge-jump-in-tourists-refused-entry-to-israel-in-2018-100126663

    Près de 19.000 personnes ont été refoulées aux frontières israéliennes en 2018. C’était près de 17.000 en 2016, et près de 2.000 en 2011, soit une augmentation de 900% en 7 ans !

    Au delà de l’injustice patente, cela montre la folle inflation dans laquelle s’enferme l’État d’Apartheid...

    Si ce sujet vous intéresse, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

    #Palestine #Expulsion #Frontière #Douane #Aéroport

  • In the Palestinian territories, science struggles against all odds
    Alison Abbott, Nature 563, 308-311, le 14 novembre 2018
    https://www.nature.com/articles/d41586-018-07350-9

    Although their access to funding is limited, scientists there say that an even bigger impediment to carrying out research is the Israeli occupation. One major problem is a lack of free movement: most people in the West Bank need a permit to enter Israel, and their applications often involve major delays or rejections. Scientists throughout the territories also have trouble importing reagents and equipment because that requires approval from Israeli security channels. Some basic items, such as the fertilizer ammonium nitrate or simple acids, are listed as ‘dual use’ and are banned, for their alleged potential to be used in weapons. What’s more, the isolation of the region has meant that the research community has remained too small and underfunded to be able to offer PhD programmes.

    Foreigners need a visa from Israel to enter the occupied territories, and Palestinian universities have reported a sudden increase in the number of faculty members who have had visa problems. A survey carried out by the Palestinian Ministry of Education found that in the past two academic years, more than half of the 64 foreign faculty members in Palestinian universities have had visas denied or delayed without explanation. At a press conference in July, Saidam said that the problem is “undermining the quality of education and research programmes at our universities”.

    #Palestine #Recherche #Science #Apartheid #BDS #Boycott_universitaire mais aussi #Douane #Frontière #Visa

  • Israël cherche à expulser l’auteure Susan Abulhawa
    Nicolas Gary - 02.11.2018
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/israel-cherche-a-expulser-l-auteure-susan-abulhawa/91690

    Susan Abulhawa a 48 ans : elle devrait intervenir au festival de littérature palestinienne qui se tient du 3 au 7 novembre, invitée par le British Council, sponsor de la manifestation. Mais outre son activité d’auteure, elle est également partisane de la campagne BDS, Boycott, Désinvestissement et Sanctions.
    (...)

    Les autorités israéliennes avaient surtout en mémoire qu’elle avait été expulsée d’Israël et qu’elle aurait, pour y revenir, dû demander l’octroi d’un visa. Un point légal que l’écrivaine ignorait totalement, assure son amie. C’est pourtant en mars 2017 que le Parlement a adopté une législation très controversée interdisant littéralement aux membres de BDS de séjourner sur le sol israélien.
    Elle devait comparaître devant le juge ce 2 novembre – avec une certaine clémence, toutefois, ayant appris que le festival dépendait en grande partie de sa présence.

    Expulsion actée, en attente de l’appel

    Pour autant, le juge a décidé de son expulsion, sans autre forme de procès. Susans Abulhawa a fait appel de la décision, mais personne ne sait quand ce dernier sera entendu. Un avocat du British Council ainsi que l’ambassade des États-Unis se sont rapprochés des organisateurs de la manifestation, mais n’ont pas pu prendre attache avec elle.

    Le problème vient également de ce que l’auteure est un best-seller parmi les plus importantes chez les écrivains arabes. Son livre Mornings in Jenin est devenu un succès mondial, traduit en 28 langues.

    #frontières #expulsion #Susan_Abulhawa

    • Susan Abulhawa’s statement to Kalimat Palestinian Literature Festival after the Israeli authorities have denied her entry into her country and she was therefore unable to attend the festival.
      https://www.facebook.com/susan.abulhawa/posts/10156481100262254

      I would like to express my deep gratitude to the Kalimat Palestinian Literature Festival, Mahmoud Muna in particular, and to the Kenyon Institute of the British Council for inviting me and undertaking the expense for me to participate in this year’s literature festival in Palestine.

      As you all know by now, Israeli authorities have denied me entry into my country and I am therefore unable to attend the festival. It pains me greatly not to be with my friends and fellow writers to explore and celebrate our literary traditions with readers and with each other in our homeland. It pains me that we can meet anywhere in the world except in Palestine, the place to which we belong, from whence our stories emerge and where all our turns eventually lead. We cannot meet on soil that has been fertilized for millennia by the bodies of our ancestors and watered by the tears and blood of Palestine’s sons and daughters who daily fight for her.

      Since my deportation, I read that Israeli authorities indicated that I was required to “coordinate” my travel with them in advance. This is a lie. In fact, I was told upon arrival at the airport that I had been required to apply for a visa to my US passport, and that this application would not be accepted until 2020, at least five years after the first time they denied me entry. They said it was my responsibility to know this even though I was never given any indication of being banned. Then they said my first deportation in 2015 was because I refused to give them the reason for my visit. This, too, is a lie. Here are the facts:

      In 2015, I traveled to Palestine to build playgrounds in several villages and to hold opening ceremonies at playgrounds we had already built in the months previous. Another member of our organization was traveling with me. She happened to be Jewish and they allowed her in. Several Israeli interrogators asked me the same questions in different ways over the course of approximately 7.5 hours. I answered them all, as Palestinians must if we are to stand a chance of going home, even as visitors. But I was not sufficiently deferential, nor was I capable of that in the moment. But I was certainly composed and – the requirement for all violated people – “civil.” Finally, I was accused of not cooperating because I did not know how many cousins I have and what are all their names and the names of their spouses. It was only after being told that I was denied entry that I raised my voice and refused to leave quietly. I did yell, and I stand by everything I yelled. According to Haaretz, Israel said I “behaved angrily, crudely and vulgarly” in 2015 at the Allenby Bridge.

      What I said in 2015 to my interrogators, and which was also reported in Haaretz at the time, is that they should be the ones to leave, not me; that I am a daughter of this land and nothing will change that; that my own direct history is steeped in the land and there’s no way they can extricate it; that as much as they invoke Zionist mythological fairy tales, they can never claim such personal familial lineage, much as they wish they could.

      I suppose that must sound vulgar to Zionist ears. To be confronted with authenticity of Palestinian indigeneity despite exile, and face their apocryphal, ever-shifting colonial narratives.

      My lack of deference in 2015 and choice not to quietly accept the arbitrary decision of an illegitimate gatekeeper to my country apparently got appended to my name and, upon my arrival this time on November 1st, signaled for my immediate deportation.

      The true vulgarity is that several million Europeans and other foreigners live in Palestine now while the indigenous population lives either in exile or under the cruel boots of Israeli occupation; the true vulgarity is in the rows of snipers surrounding Gaza, taking careful aim and shooting human beings with no real way to defend themselves, who dare to protest their collective imprisonment and imposed misery; the true vulgarity is in seeing our youth bleed on the ground, waste in Israeli jails, starve for an education, travel, learning, or some opportunity to fully be in the world; The true vulgarity is the way they have taken and continue to take everything from us, how they have carved out our hearts, stolen our everything, occupied our history, and tamp our voices and our art.

      In total, Israel detained me for approximately 36 hours. We were not allowed any electronics, pens or pencils in the jail cells, but I found a way to take both – because we Palestinians are resourceful, smart, and we find our way to freedom and dignity by any means we can. I have photos and video from inside that terrible detention center, which I took with a second phone hidden on my body, and I left for them a few messages on the walls by the dirty bed I had to lay on. I suppose they will find it vulgar to read: “Free Palestine,” “Israel is an Apartheid State,” or “susan abulhawa was here and smuggled this pencil into her prison cell”.

      But the most memorable part of this ordeal were the books. I had two books in my carry-on when I arrived at the jail and I was allowed to keep them. I alternated reading from each, sleeping, thinking.

      The first book was a highly researched text by historian Nur Masalha, “Palestine: A Four Thousand Year History.” I was scheduled to interview Nur on stage about his epic audit of Palestinian millennia-old history, told not from the politically motivated narratives, but from archeological and other forensic narratives. It is a people’s history, spanning the untidy and multilayered identities of Palestine’s indigenous populations from the Bronze Age until today. In an Israeli detention cell, with five other women – all of them Eastern European, and each of them in her own private pain, the chapters of Nur Masalha’s book took me through Palestine’s pluralistic, multicultural and multi-religious past, distorted and essentialized by modern inventions of an ancient past.

      The bitter irony of our condition was not lost on me. I, a daughter of the land, of a family rooted at least 900 years in the land, and who spent much of her childhood in Jerusalem, was being deported from her homeland by the sons and daughters of recent arrivals, who came to Palestine a mere decades ago with European-born ethos of racial Darwinism, invoking biblical fairy tales and divinely ordained entitlement..

      It occurred to me, too, that all Palestinians – regardless of our conditions, ideologies, or the places of our imprisonment or exile – are forever bound together in a common history that begins with us and travels to the ancient past to one place on earth, like the many leaves and branches of a tree that lead to one trunk. And we are also bound together by the collective pain of watching people from all over the world colonize not only the physical space of our existence, but the spiritual, familial, and cultural arenas of our existence. I think we also find power in this unending, unhealed wound. We write our stories from it. Sing our songs and dabke there, too. We make art from these aches. We pick up rifles and pens, cameras and paint brushes in this space, throw stones, fly kites and flash victory and power fists there.

      The other book I read was Colson Whitehead’s acclaimed, spellbinding novel, “The Underground Railroad.” It is the story of Cora, a girl born into slavery to Mabel, the first escaped slave from the Randal Plantation. In this fictional account, Cora escapes the plantation with her friend Ceasar their determined slave catcher, Ridgeway on their trail in the Underground Railroad – a real-life metaphor made into an actual railroad in the novel. The generational trauma of inconceivable bondage is all the more devastating in this novel because it is told matter-of-factly from the vantage of the enslaved. Another people’s collective unhealed wound laid bare, an excruciatingly powerful common past, a place of their power too, a source of their stories and their songs.

      I am back in my house now, with my daughter and our beloved dogs and cats, but my heart doesn’t ever leave Palestine. So, I am there, and we will continue to meet each other in the landscapes of our literature, art, cuisine and all the riches of our shared culture.

      After writing this statement, I learned that the press conference is being held at Dar el Tifl. I lived the best years of my childhood there, despite my separation from family and the sometimes difficult conditions we faced living under Israeli occupation. Dar el Tifl is the legacy of one of the most admirable women I have ever known – Sitt Hind el Husseini. She saved me in more ways than I suppose she knew, or that I understood at the time. She saved a lot of us girls. She gave gathered us from all the broken bits of Palestine. She gave us food and shelter, educated and believed in us, and in turn made us believe we were worthy. There is no more appropriate place than Dar el Tift to read this statement.

      I want to leave you with one more thought I had in that jail cell, and it is this: Israel is spiritually, emotionally, and culturally small despite the large guns they point at us – or perhaps precisely because of them. It is to their own detriment that they cannot accept our presence in our homeland, because our humanity remains intact and our art is beautiful and life-affirming, and we aren’t going anywhere but home.

  • Israel’s Supreme Court grants Lara Alqasem’s appeal; she will be allowed to enter the country
    Haaretz.com | Noa Landau and Jonathan Lis Oct 19, 2018 5:18 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-s-supreme-court-accepts-lara-alqasem-s-appeal-she-will-be-a

    U.S. student Lara Alqasem will be allowed to enter Israel after the Supreme Court accepted on Thursday her appeal against the decision to prevent her entry. Alqasem, whom the state claimed was a BDS activist, was held over two weeks in a detainment center at Ben-Gurion International Airport despite receiving a student visa from an Israeli consulate prior to her arrival.

    Alqasem, 22, was detained at Ben-Gurion Airport upon her arrival on October 2 after she was flagged as a BDS activist. Alqasem, who has a student visa and is enrolled in a master’s program in human rights at the Hebrew University, has been detained ever since.

    “I’m relieved at the court’s decision and incredibly grateful for the work of my amazing and tireless lawyers Yotam Ben Hillel and Leora Bechor as well as the support of my family and friends. I will be happy to say more when I’ve had a chance to rest and process,” Alqasem told Haaretz following her release.

    “Since the appellant’s actions do not raise satisfactory cause to bar her to entry to Israel, the inevitable impression is that invalidating the visa given to her was due to the political opinions she holds,” read the verdict. “If this is truly the case, then we are talking about an extreme and dangerous step, which could lead to the crumbling of the pillars upon which democracy in Israel stands,” the verdict continued.

    “The Law of Entry to Israel is intended to protect the state’s sovereignty, and the public’s safety and security. It does not have a component of penalty, or revenge for previous bad behavior,” Justice Neal Hendel said.

    “Despite the obstacles in her way the appellant insists on her right to study at the Hebrew University. This conduct is not in keeping, in an understatement, with the thesis that the she’s an undercover boycott activist,” he continued.

    “The Interior Ministry has openly admitted that it does not have any evidence of the appellant’s engaging in boycott activity since April 2017, except for mysterious ’indications’ whose essence hasn’t been clarified and regarding which no evidence has been submitted,” Neal noted.

    “The material submitted regarding the appellant’s activity in the SJP organization shows that even at that stage the boycott activity was minor and limited in character,” Neal added. “There’s no doubt the SJP cell indeed supported boycotting Israel – and this position must be roundly condemned. It is also presumable that the appellant, who played a role in the cell and for three years was one of its few members, was partner to this unworthy activity. However, it is impossible to ignore the cell’s sporadic and relatively minor character. In itself, it certainly was not one of the prominent boycott organizations and it is doubtful whether the appellant could be seen as filling the criteria [required in the law?] even when she had a position in it.”

    Neal continued, saying that “alongside the random indications of the appellant’s involvement in BDS activity during her studies, it is impossible to ignore the testimonies of her lecturers about her complex approach, the curiosity she displayed toward Israel and Judaism and her readiness to conduct an open, respectful dialogue – which is in stark contrast to the boycott idea.”

    “The struggle against the BDS movement and others like it is a worthy cause. The state is permitted, not to say obliged, to protect itself from discrimination and the violent silencing of the political discourse. It may take steps against the boycott organizations and their activists. In this case, preventing the appellant’s entry does not advance the law’s purpose and clearly deviates from the bounds of reasonability,” Neal concluded.

    Justice Anat Baron said that “there was no place to deny the appellant the entry visa she had been granted, because clearly she doesn’t now and hasn’t for a long time engaged in boycotting Israel, not to mention engaging in ’active, continuing and substantial’ work in this matter. The decision to deny the appellant’s entry visa is unreasonable to the extent that it requires intervention.”

    #Lara_Alqasem #BDS #Douane #Frontière #Aéroport #expulsions_frontières (d’israel)

    • @kassem ???

      La Cour suprême annule l’interdiction d’entrée de Lara Alqasem
      L’étudiante américaine, accusée d’être en faveur du BDS, entamera un master en droit à l’Université hébraïque de Jérusalem dès la semaine prochaine
      Par AFP et Times of Israel Staff 18 octobre 2018, 20:36
      https://fr.timesofisrael.com/la-cour-supreme-annule-linterdiction-dentree-dune-etudiante-americ

      L’étudiante avait interjeté un ultime appel dimanche, le jour où elle devait être expulsée du centre d’immigration de l’aéroport où elle était détenue depuis deux semaines.

      Il s’agit d’un des cas les plus médiatisés de refus d’accès au territoire israélien en vertu d’une loi adoptée en 2017 : celle-ci permet d’interdire l’entrée aux partisans du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) appelant au boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël.

      Lara Alqasem avait présidé en 2017, au cours de ses études en Floride (sud-est des Etats-Unis), une branche du « Students for Justice in Palestine », organisation menant des campagnes de boycott contre Israël. Mais elle a dit avoir quitté ensuite le mouvement.

      Lors d’une audience devant la Cour suprême mercredi, l’avocat de Lara Alqasem avait déclaré que l’Etat devrait faire preuve de bon sens quant à l’application de la loi contre les partisans de la campagne BDS.

      « Pourquoi voudrait-elle entrer en Israël pour appeler à boycotter ? » ce pays, s’était interrogé son avocat, Me Yotam Ben Hillel.

  • Liberté pour Lara Alqasem, l’étudiante américaine arrêtée à l’aéroport Ben Gourion
    8 octobre | Haaretz |Traduction SF pour l’AURDIP |
    https://www.aurdip.org/liberte-pour-lara-alqasem-l.html

    Lara Alqasem, une étudiante américaine de 22 ans qui est arrivée en Israël la semaine dernière pour entreprendre un master à l’Université Hébraïque, entame lundi son sixième jour de détention à l’aéroport Ben Gourion. Son « délit », selon le ministère des Affaires Stratégiques, est, alors qu’elle était en licence en Floride, d’avoir présidé la section de cet état d’un groupe qui encourage au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël, comme moyen de lutter contre l’occupation.

    Un rapport spécial du ministère sur ses activités politiques, exagérément qualifié de « sensible » inclut une information issue de cinq pages internet. Quatre d’entre elles viennent de Facebook et la cinquième vient d’un site internet appelé Canary Mission, qui exerce une honteuse surveillance civile sur des militants de gauche sur les campus des collèges universitaires américains. Selon la même information « sensible », lorsque Alqasem était membre de la section, qui comptait moins de dix membres, le groupe a promu le boycott d’une marque israélienne de Houmous, soutenu la pétition d’un auteur contre le financement par Israël d’un centre culturel et appelé une entreprise internationale de sécurité à cesser ses activités en Israël.

    On a peine à croire que ce genre de raisons ridicules soient utilisées par un ministère gouvernemental, dirigé par le ministre anti boycott Gilad Erdan, pour justifier l’expulsion et la longue détention de l’étudiante. Dans son témoignage en cour d’appel (qui a rejeté sa demande de rester), elle a dit : « Je ne soutiens pas BDS. Si c’était le cas, je ne pourrais pas venir en Israël comme étudiante ». Alqasem a ensuite déclaré que pendant son séjour en Israël elle n’appellerait pas au boycott ni ne participerait à des activités de BDS. Pour autant, elle reste en garde à vue et son expulsion est prévue, en attendant un second appel qu’elle a interjeté près le Tribunal du district de Tel Aviv.

    #Lara_Alqasem #Palestine #BDS #Douane #Frontière #Aéroport #expulsions_frontières (d’israel)
    https://seenthis.net/messages/728123

  • Israel Should Release Lara Alqasem – The Forward
    https://forward.com/opinion/411749/israel-has-detained-an-american-student-for-a-week-but-no-one-cares

    That’s Alqasem’s problem: In both the American press and the American government, Israel’s mistreatment of Palestinian and Arab Americans is so normalized that it elicits merely a shrug.

    #Etats-unis

  • « Torture, traitements inhumains » : Israël emprisonne un artiste belge d’origine palestinienne
    Middle East Eye | Safa Bannani | 9 octobre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/torture-traitements-inhumains-isra-l-emprisonne-un-artiste-belge-d-or

    Le 19 juillet, Mustapha Awad a été arrêté par Israël alors qu’il voulait se rendre dans la terre de ses ancêtres. Accusé d’appartenance à une organisation terroriste, il aurait subi des actes de torture et des traitements inhumains

  • It’s even allowed to hate Israel

    If cabinet Minister Erdan, scourge of left-wing dissidents, visited Sweden, he certainly did not love the liberalism and equality there, yet Swedish airport officials wouldn’t have asked him about it

    Gideon Levy
    Oct 07, 2018

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-it-s-even-allowed-to-hate-israel-1.6532475

    News flash for the minister in charge of combating hatred, Gilad Erdan: One is allowed to hate Israel. Sometimes one must even hate its policies. A democratic country doesn’t ask new arrivals whether they love it. It’s none of their business. The gates of democracy are open to everyone, as long as they don’t endanger its security. That is the test.
    Erdan may also have visited a country whose policies he despised; he certainly did not love the liberalism and equality in Sweden, or Germany’s willingness to take in asylum-seekers – and nobody asked him what he thought. His colleague, Culture Minister Miri Regev, a sworn Arab-hater, intends to fly to Abu Dhabi soon. Will they deport her because of her hatred? If only. Maybe that way Erdan would learn.
    >>Ex-Shin Bet chief on questioning of foreigners at Israel’s borders: Shin Bet becoming a problem
    The world that Gilad McCarthy is building for us now, together with the Shin Bet security service that has long been in charge of this, is motivated by the darkness of a different worldview. Erdan described it well on Friday.
    “Everyone understands,” he wrote, “that these are hypocritical organizations uninterested in human rights. They will never act to help the citizens of Syria or Iran. It’s not human rights that motivate them, but hatred of Israel.” Erdan tried to excuse banning the entry to Israel of the student Lara Alqasem and in so doing revealed his worldview once again.
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    “Everyone understands,” Erdan? Well, almost everyone. Even the minister of strategic affairs can’t yet speak for everyone in Israel. Maybe he will be able to do so soon.
    Meanwhile, there are also some people who don’t understand. Not everyone here has been brainwashed by the propagandistic lies. The “hypocritical organizations” are more interested in human rights than anything else. They are people of conscience. Some are veterans of long-standing work against the Vietnam War and apartheid in South Africa, some are young people who should be a source of pride. At a time when most Israelis their age are not interested in anything that doesn’t involve them directly, they are fighting for something. They are certainly immeasurably more moral than any settler in the territories.

  • Délit de faciès : un prof de fac sénégalais arrêté et enfermé à Roissy
    StreetPress | par Tomas Statius | 4 Octobre 2018
    https://www.streetpress.com/sujet/1538663414-prof-de-fac-senegalais-arrete-enferme-roissy

    Karamoko Kallouga Demba, professeur de droit à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, se souviendra toute sa vie de sa semaine dans les filets de la police aux frontières françaises. « Je me suis senti humilié », lâche l’universitaire, quand on le rencontre à deux pas du Panthéon. Il potasse des ouvrages de droit patrimonial, sa spécialité, à la bibliothèque Cujas.

    Venu en France pour un voyage d’études d’un mois organisé par sa faculté, Monsieur Demba a été arrêté puis envoyé à la zone d’attente de Roissy, cette prison pour sans-papiers au pied des pistes de l’aéroport. L’homme dispose pourtant de tous les documents nécessaires à son entrée sur le territoire français. « Ça ressemble à du racisme », finit-il par concéder :

    « C’est une façon de ne pas respecter les hommes africains que nous sommes. » (...-

    #France #Racisme #Douane #Frontière #Aéroport

    • En plus ça sent carrément le complexe du blanc qui rencontre un colonisé bien plus instruit que lui et qui lui fait payer très cher !
      Et sinon pas de sanction pour la mise en détention sans argument de droit valable ?

      Ils m’ont dit que ça ne changeait rien. Qu’ils avaient une liberté d’appréciation et que je ne pouvais toujours pas rentrer en France »

      En gros les gars ils peuvent tout faire selon leur « appréciation » très orientée et sans devoir en répondre devant aucune institution ? C’est quoi ce truc ?

      #abus_de_pouvoir

  • Official documents prove: Israel bans young Americans based on Canary Mission website - Israel News - Haaretz.com

    Some Americans detained upon arrival in Israel reported being questioned about their political activity based on ’profiles’ on the controversial website Canary Mission. Documents obtained by Haaretz now clearly show that is indeed a source of information for decisions to bar entry

    Noa Landau SendSend me email alerts
    Oct 04, 2018

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-official-documents-prove-israel-bans-young-americans-based-on-cana

    The Strategic Affairs and Public Diplomacy Ministry is using simple Google searches, mainly the controversial American right-wing website Canary Mission, to bar political activists from entering Israel, according to documents obtained by Haaretz.
    >>Israeli court rejects American visa-holding student’s appeal; to be deported for backing BDS
    The internal documents, some of which were submitted to the appeals tribunal in the appeal against the deportation of American student Lara Alqasem, show that officials briefly interviewed Alqasem, 22, at Ben-Gurion International Airport on her arrival Tuesday night, then passed her name on for “continued handling” by the ministry because of “suspicion of boycott activity.” Israel recently passed a law banning the entry of foreign nationals who engage in such activity.

    >> Are you next? Know your rights if detained at Israel’s border

    Links to Canary Mission and Facebook posts are seen on an official Ministry of Strategic Affairs document.
    The ministry then sent the officials at the airport an official report classified “sensitive” about Alqasem’s supposed political activities, which included information from five links – four from Facebook and one, the main source, from the Canary Mission site, which follows pro-Palestinian activists on U.S. campuses.
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    A decision on Alqasem’s appeal against her deportation was expected Thursday afternoon.
    Canary Mission, now the subject of major controversy in the American Jewish community, has been collecting information since 2015 about BDS activists at universities, and sends the information to potential employers. Pro-Israel students have also criticized their activities.

    Lara Alqasem.
    This week, the American Jewish news site The Forward reported that at least $100,000 of Canary Mission’s budget had been contributed through the San Francisco Jewish Federation and the Helen Diller Family Foundation, which donates to Jewish education. The donation was handed to a group registered in Beit Shemesh called Megamot Shalom, specifically stating that it was for Canary Mission. A few hours after the report was published, the federation announced that it would no longer fund the group.
    Over the past few months some of the Americans who have been detained for questioning upon arrival in Israel have reported that they were questioned about their political activity based on “profiles” about them published on Canary Mission. The documents obtained by Haaretz now show clearly that the site is indeed the No. 1 source of information for the decision to bar entry to Alqasem.
    According to the links that were the basis for the decision to suspend the student visa that Alqasem had been granted by the Israeli Consulate in Miami, she was president of the Florida chapter of a group called Students for Justice in Palestine, information quoted directly from the Canary Mission. The national arm of that organization, National Students for Justice in Palestine, is indeed on the list of 20 groups that the Strategic Affairs Ministry compiled as criteria to invoke the anti-boycott law. However, Alqasem was not a member at the national level, but rather a local activist. She told the appeals tribunal that the local chapter had only a few members.

    Canary Mission’s profile of Lara Alqasem.
    The ministry also cited as a reason for barring Alqasem’s entry to Israel a Facebook post showing that “In April 2016 [her] chapter conducted an ongoing campaign calling for the boycott of Sabra hummus, the American version of Hummus Tzabar, because Strauss, which owns Tzabar, funds the Golani Brigade.” Alqasem told the tribunal that she had not taken an active part in this campaign. Another link was about a writers’ petition calling on a cultural center to refuse sponsorship by Israel for its activities. Yet another post, by the local Students for Justice in Palestine, praised the fact that an international security company had stopped operations in Israel. None of these links quoted Alqasem.
    She told the tribunal that she is not currently a member of any pro-boycott group and would not come to study for her M.A. in Israel if she were.
    The Strategic Affairs Ministry report on Alqasem is so meager that its writers mentioned it themselves: “It should be noted that in this case we rely on a relatively small number of sources found on the Internet.” Over the past few months Haaretz has been following up reports of this nature that have been the basis for denying entry to activists, and found that in many other cases the material consisted of superficial Google searches and that the ministry, by admission of its own senior officials, does not collect information from non-public sources.
    skip - Facebook post calling for the boycott of Sabra hummus

    The ministry’s criteria for invoking the anti-boycott law state clearly that in order to bar entry to political activists, they must “hold senior or significant positions in the organizations,” including “official senior roles in prominent groups (such as board members).”
    But the report on Alqasem does not indicate that she met the criterion of “senior” official in the national movement, nor was this the case for other young people questioned recently at the airport. In some cases it was the Shin Bet security service that questioned people due to past participation in activities such as demonstrations in the territories, and not BDS activities.
    “Key activists,” according to the ministry’s criteria, also means people who “consistently take part in promoting BDS in the framework of prominent delegitimization groups or independently, and not, for example, an activist who comes as part of a delegation.” In Alqasem’s case, however, her visa was issued after she was accepted for study at Hebrew University.

  • Just look at Ben-Gurion Airport - Opinion
    Haaretz.com | Gideon Levy | Aug 16, 2018 1:07 AM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-just-look-at-ben-gurion-airport-1.6384896

    Look at Ben-Gurion Airport, and see us. Nothing reflects Israel 2018 better than that entrance gate, the place Israelis hold most sacred.

    Elaborately designed, efficient, modern, with a semblance of the epitome of freedom – here the “open sky” is the limit – while under the magnificent columns and moving walkways the injustices fester, well hidden, as usual, behind screens. The Ben-Gurion we love so much is an airport of segregation, an airdrome partially in the Shin Bet’s control, including a thought-police station. Welcome arrivals and departures: Peter Beinart is not alone.

    It begins long before the entrance. About two million residents, some of them living on the very outskirts of the airport, see it from their window but cannot go near it, not to mention use its services. Their Jewish neighbors are allowed, but they themselves are prohibited. They’re Palestinians. Have you heard of any other international airport that is closed to some of the state’s residents solely because of their origin? If this isn’t the port of apartheid, what is?

    As the permitted ones drive up to the checkpoint at the entrance, the ceremony of opening the window and greeting the security guard, armed with a machine gun – the most racist procedure there is – takes place. Everyone cooperates with this sickening act, intended to hear the passengers’ accent and ascertain whether they are Jews or Arabs.

    The security guards know what they’re doing. They also know what they’re doing at the security examinations in the airport. Invasive, intrusive questions that have no place in a free country, that have nothing to do with flight security. Not everyone is subjected to this, of course. Profiling is the name of the game, intended to make it easy for us, the privileged Israeli Jews, and deprive and degrade all the rest. Security, hush-hush, don’t ask questions.

    And then the numbers with the different endings on the sticker attached to your passport, separating one traveler from another, on the basis of his origin, or the extent of suspicion he raises. There are numbers whose digital endings mean complete nudity in front of the male or female examiner. This does not apply to the Jewish Israelis.

    Most of the suspicions in Ben-Gurion Airport arise because of origin or ideological affiliation. An American of Palestinian origin – suspicious. A Jew is not, of course, unless he’s a leftist. There are no suspicions of right-wingers. There’s no chance that an racist evangelist from Alabama, an “Israel lover” and believer in Armageddon, could endanger anything. Only the Norwegian tourist who took part, bad girl, in a tour of Breaking the Silence, is jeopardizing the flight’s safety or the public’s security. Only the activist of the Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel is a potential plane hijacker, or a possible terrorist.

    No rightist supporter of the settlers, Jewish or Christian, has ever been held up at Ben-Gurion Airport and interrogated about his activity on behalf of the settlements, which are far more criminal than any demonstration, protest or act of solidarity with the Palestinians. Such a person, it seems, has yet to be born. In Israel, the fascist, even anti-Semitic, right is patriotic, and so it is in Ben-Gurion Airport too, the mirror of our homeland’s landscape.

    It will end only on the day Israelis are humiliated like that at the gateways to other countries. Until then the security excuse will be upheld and used for everything. And we haven’t yet said a word about the Palestinian citizens of Israel. Try once to think of the one standing in front of you or behind you in line, an Israeli Arab, director of a hospital ward or a construction worker. He has the same passport, the same citizenship as yours, in the nation-state of equality for all. Try to imagine the feeling of exclusion, the affront of deprivation. What does he say to the child who asks why we are here and they are there, how does he overcome the suspicious looks.

    On top of all this came the ridiculous, outrageous war on BDS, which turned Ben-Gurion border officials into duty officers of the thought-police. Beinart was its victim, but he’s a Jew and quite famous, so his interrogation was declared an “administrative error.” But this is no error: This is Ben-Gurion Airport. This is Israel. And now, to the duty-free shops.

    #BenGourion #expulsions #frontières

  • Israel’s Shin Bet detains Peter Beinart at Ben-Gurion airport over political activity
    The Jewish-American journalist wrote that he was pulled aside for questioning upon entering Israel ■ Netanyahu says he was told detention was ’administrative mistake’ and ’Israel welcomes all’
    Amir Tibon and Noa Landau Aug 13, 2018 8:27 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-beinart-i-was-detained-at-ben-gurion-airport-over-political-activi

    Beinart’s interrogation is the latest in a series of incidents at Israel’s border entry and exit points that involved political questioning of Jewish Americans.

    Last month, a Jewish American philanthropist who donated millions to Israeli hospitals and schools was interrogated because security at Ben Gurion found a booklet about Palestine in his suitcase.

    Last week, two left-wing Jewish American activists were detained for three hours at the border crossing between Israel and Egypt. One of the activists, Simone Zimmerman, one of the founding members of the Jewish anti-occupation IfNotNow, claimed she was interrogated about her political opinions.

    Israel’s security service, the Shin Bet, stated in response to Zimmerman’s allegations that it did not recommend that she be questioned about her political leanings, but simply advised that she and activist Abigail Kirschbaum be questioned.

    Beinart mentioned Zimmerman’s detention and questioning in his article. He described Zimmerman’s questioning as part of an overall trend in Israel, noting that “the day before, Netanyahu all but incited violence against the New Israel Fund’s director in Israel.”

    The journalist also referenced the Israeli government’s passage of the contentious nation-state law as part of a process in which, in his view, “Israel is getting uglier.”

    Yael Patir, the Israel Director at J Street, responded to the Beinart’s detention on Monday, saying that “slippery slope has turned into a dark and dangerous abyss when every citizen who dares criticize the Netanyahu government can find himself interrogated over his opinions.”

    “The clerks of the Immigration Authority and Shin Bet interrogators become, against their will, become the obeyers of a regime that uses them as a tool for political persecutions,” she continued.

    “If the government of Israel wants some sort of connection to the vast majority of U.S. Jewry, as well as to preserve the Israeli democracy, the political interrogations ought to stop entirely,” Patir concluded.

    In May, the Shin Bet held Israeli peace activist Tanya Rubinstein at Ben-Gurion International Airport for half an hour in early May, Rubinstein told Haaretz. She is general coordinator of the Coalition of Women for Peace and was returning from a conference sponsored by the Swedish foreign ministry. Left-wing activist Yehudit Ilani was detained two weeks later on her way back from Europe after visiting a flotilla headed to Gaza in the coming weeks in her capacity as a journalist.

    The Shin Bet responded to the report on Beinart’s arrest as well, saying that it operates only according to law and for the state’s security. “Mr. Beinart’s detention was carried out as a result of an error of judgment by the professional official at the scene.”

    The Shin Bet also told Haaretz it was “sorry for the unpleasantness Mr. Beinart experienced. The Shin Bet chief has instructed that the case be looked into.”
    Amir Tibon

    #BenGourion

    • Israël : l’interrogatoire d’un journaliste américain était une « erreur » selon Netanyahu
      AFP Publié le lundi 13 août 2018 à 20h58
      http://www.lalibre.be/actu/international/israel-l-interrogatoire-d-un-journaliste-americain-etait-une-erreur-selon-ne
      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que l’interrogatoire auquel a été soumis un journaliste américain à son arrivée en Israël était dû à une « erreur administrative », a indiqué son bureau dans un communiqué.

      Peter Beinart, un journaliste de The Forward, a décrit dans un article de ce journal juif américain publié à New York comment il a été interrogé sur ses opinions politiques dimanche pendant une heure par un agent du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion.

      Partisan du boycott des produits en provenance des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, il a raconté avoir été interrogé « encore et encore sur les noms des organisations +répréhensibles+ » avec lesquelles il était associé.

      Le journaliste, qui a affirmé être venu en Israël pour des raisons familiales, a qualifié la conversation de « déprimante, mais pas effrayante ».

      « Le Premier ministre a appris que M. Beinart a été questionné à l’aéroport Ben Gourion. Il a immédiatement parlé avec les responsables des forces de sécurité israéliennes pour savoir comment une telle chose avait pu se produire. Il lui a été répondu qu’il s’agissait d’une erreur administrative », indiquent ses services dans leur communiqué.

      « Israël est une société ouverte qui accueille aussi bien ceux qui le critiquent que ceux qui le soutiennent », a assuré le Premier ministre.

      M. Beinart a réagi sur son compte Twitter en estimant que Benjamin Netanyahu « s’est excusé à moitié (..) ».

      « J’accepterai ses excuses lorsqu’il s’excusera auprès de tous les Palestiniens et des Palestino-Américains qui endurent chaque jour des choses bien pire ».

      En mars 2017, le Parlement israélien a voté une loi interdisant l’entrée en Israël des partisans du mouvement « BDS » (Boycott, Dé-investissement et Sanctions contre Israël) qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens.

      BDS s’inspire de la lutte menée contre le régime de l’apartheid en Afrique du sud.

  • U.S. Jewish activist Simone Zimmerman held by Shin Bet at border, questioned on work with Palestinians
    Haaretz.com - Noa Landau - Aug 05, 2018 10:48 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-u-s-jewish-activist-simone-zimmerman-held-at-israeli-border-1.6343

    Simone Zimmerman, an American Jewish activist, was held by the Shin Bet security service at the border between Israel and Egypt for at least three hours on Sunday evening, Israel’s Immigration Authority confirmed.

    Shin Bet agents asked Zimmerman which places she had visited in the West Bank and what she thought of Prime Minister Benjamin Netanyahu, she said.

    Zimmerman is a founding member of IfNotNow, a movement to end the American Jewish community’s support for the Israeli occupation.

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    Israël essaie d’isoler les Palestiniens et de les priver de soutien international
    Adri Nieuwhof – 30 juillet 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/08/03/israel-essaie-disoler-les-palestiniens-et-de-les-priver-de-sout

    Deux chercheuses néerlandaises ont été détenues, soumises à des traitements dégradants et des violences, puis déportées par Israël au début du mois.

    Elles ont vécu personnellement la politique israélienne d’isolement des Palestiniens du reste du monde et d’obstruction au travail des défenseurs des droits de l’homme.

    #Expulsion #Israël #frontières