#douarnenez

  • BPI France : banque publique, intérêts privés - L’État livre la santé aux financiers (3)
    https://www.lemediatv.fr/articles/2021/bpi-france-banque-publique-interets-prives-letat-livre-la-sante-aux-financ

    En nouant des liaisons dangereuses avec un acteur majeur de la santé privée en France - le fonds émirati Mubadala -, en finançant des startups médicales qui rongent les activités de l’hôpital public, Bpifrance organise pas à pas l’effondrement de notre système public de santé. Troisième et dernier volet de notre enquête.

    Depuis 2020, la Banque publique d’investissement vole au secours de sociétés du CAC 40. En début d’année, elle annonce fièrement la création de Lac d’argent, un fonds d’investissement visant à soutenir les groupes français cotés en bourse. Objectif affiché : les accompagner dans les « transitions technologiques et environnementales », selon sa communication, et les protéger contre l’appétit des « fonds activistes » étrangers. À terme, la banque espère lever 10 milliards d’euros.


    Le 24 février 2020, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire et le patron de la BPI, Nicolas Dufourcq, sont reçus par le prince héritier d’Abou Dabi et le Directeur du fonds Mubadala. Source : Images du Ministère.

    Elle a déjà rassemblé 4,2 milliards d’euros provenant de différents investisseurs : de grands assureurs français comme #AXA, #Covéa ou #CNP_Assurances, des grands groupes et gestionnaires de fortune comme #Financière_Dassault, #Orange ou #Unibel mais aussi… des fonds souverains étrangers. Celui d’Abou Dabi, - l’un des gouvernements des Émirats arabes unis - #Mubadala_Investment_Company, est le premier à abonder à hauteur d’un milliard d’euros.

    Fin février 2020, le ministre de l’Économie et des Finances #Bruno_Le_Maire est accueilli en grande pompe par le prince héritier d’Abou Dabi pour assister à la signature du protocole entre #Nicolas_Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, et Waleed Al Mokarrab Al Muhairi, le directeur général adjoint de Mubadala. « À travers notre partenariat avec Bpifrance et notre engagement dans le fonds LAC 1, nous aurons accès à des entreprises exceptionnelles générant des rendements attractifs », se réjouit ce dernier. Le « signe d’une relation de confiance forte et durable entre nos deux pays », se félicite le ministre.

    Le choix d’encourager l’investissement du fonds souverain dans des entreprises françaises n’est pas anodin. En plus des manquements aux droits de l’homme relevés par Amnesty International, les Émirats arabes unis sont entrés en mars dernier dans le top 10 des paradis fiscaux de l’ONG britannique Tax Justice Network.

    Monarchies pétrolières et finance totale
    Bpifrance, qui n’a pas souhaité répondre aux questions du Média, est en discussion avec d’autres fonds souverains des pays du Golfe, comme l’a indiqué Nicolas Dufourcq, sans dévoiler les pays concernés. Comment expliquer cette coopération avec des États où, pour paraphraser Valéry Giscard d’Estaing, on n’a pas de démocratie, mais on a du pétrole ?

    Le phénomène remonte à l’ère Sarkozy, décrypte Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire général de la CGT du groupe #Caisse_des_dépôts (qui détient la moitié de Bpifrance) : « En 2008-2009, on est allés chercher des capitaux là où ils étaient disponibles, là où il y avait des surliquidités, détenues par des fonds privés ou souverains à l’étranger. Cela avait donné lieu à la création d’une filiale de la Caisse des dépôts, #CDC_International_Capital, qui recherchait des apporteurs de capitaux à l’échelle internationale, notamment autour du Moyen-Orient ou de la Russie, pour les orienter vers les financements de projets d’investissements. Cette société, CDC International Capital, a fini par être intégrée à Bpifrance il y a deux ans. »

    En récupérant le portefeuille de CDC International Capital, Bpifrance a hérité d’accords d’investissement avec six partenaires étrangers, dont une holding privée d’investissement saoudienne dirigée par un prince de la dynastie Al Saoud et le fonds souverain qatari. Mais aussi Mubadala, avec qui la BPI se comporte désormais comme un « gestionnaire d’actifs », d’après Thomas Dallery, maître de conférences en économie à l’université du Littoral-Côte-d’Opale, spécialiste de la #financiarisation.

    « On est dans le mécanisme le plus financiarisé possible, analyse-t-il. Des fonds d’investissement interagissent avec d’autres fonds d’investissement pour essayer de retirer le maximum de rendement dans les entreprises dans lesquelles elles vont se placer, pas du tout pour les accompagner sur le long terme, pour jouer ce rôle d’État stratège, ni pour préserver certains secteurs d’activité en difficulté ou essayer d’amorcer le développement de filières d’avenir. » D’autant que Bpifrance vise un rendement de 16 %, un chiffre « énorme » d’après le chercheur.

    Mubadala et le lucratif marché de la santé
    En recherche de rentabilité, Mubadala prend d’assaut depuis quelques années un marché bien lucratif : celui de la santé privée en France. Une concurrence directe au système de santé public, venant de l’étranger et soutenue par une institution publique : aux côtés de Bpifrance, le fonds émirati investit dans de nombreux #Ehpad privés dans l’Hexagone. Il est devenu l’un des actionnaires majoritaires de #Vivalto_Santé, troisième groupe en France de cliniques et hôpitaux privés. Le groupe dégageait en 2019 un chiffre d’affaires de 760 millions d’euros, contre 308 millions en 2015. Hormis Vivalto, Bpifrance a aussi investi, en 2016, 95 millions d’euros dans #MédiPôle_Partenaires, second acteur de l’hospitalisation privée en France. Filiale de la Caisse des dépôts et consignations, qui possède la moitié de Bpifrance, #Icade_Santé est aujourd’hui le premier investisseur dans les murs des #cliniques_privées du pays.

    Des choix d’investissement qui interrogent Jean-Philippe Gasparotto : « Il n’y a pas d’appui direct, d’aide ou d’accompagnement de Bpifrance ni d’Icade à l’investissement dans la santé publique ou les hôpitaux publics. On pourrait penser que, compte tenu de la nature publique de ces organismes, ils seraient plus enclins et peut-être même poussés à investir dans la sphère publique plutôt que dans la sphère spéculative privée, notamment parce que les besoins d’investissement, on le sait, sont très nombreux et très importants dans le domaine de la santé publique. Mais il est vrai que le marché, lui, est florissant dans le domaine privé et que c’est probablement, là encore, la recherche des rendements qui guide les décisions d’investissement de Bpifrance. »



    « Médecine 3.0 »
    Outre son implication dans de grands groupes de santé privés, Mubadala alimente aussi le marché des « #HealthTech », ces startups médicales qui tentent de gagner du terrain à l’hôpital public, toujours avec le soutien sans faille de Bpifrance. En 2020, le fonds émirati investit 18 millions de dollars dans l’entreprise #Owkin, qui utilise l’intelligence artificielle pour traiter des données médicales (dans laquelle Bpifrance a aussi injecté de l’argent).

    Une générosité appréciée par l’institution française, déterminée - comme elle le revendique sur son site - à « suivre les transformations » de ce qu’elle appelle « l’industrie de la Santé » à travers la « médecine 3.0 » : celle des technologies. Consciente que les startups peuvent représenter une manne financière considérable, elle se réjouit que « les potentiels acquéreurs augmentent du fait de la multiplicité des acteurs qui s’intéressent à la médecine 3.0 : des #GAFAM aux Big Pharmas, en passant par les groupes d’établissements de santé ».

    Pour encourager ce mouvement, Bpifrance investit plusieurs millions dans les jeunes entreprises qu’elle juge prometteuses. Elle s’inscrit ainsi dans la ligne de la Caisse des dépôts et consignations (qui la détient à 50 %), qui suggérait dans un rapport qui a fuité sur Mediapart en 2020 d’accroître le rôle des assureurs privés et des startups médicales à l’hôpital public.

    Parmi ces entreprises rêvant d’un avenir de mastodontes ou d’être rachetées par des multinationales, #Lucine. Fin 2020, la startup bordelaise lève 5,5 millions, auprès (entre autres) de Bpifrance. Sa fondatrice revendique avoir inventé le premier « médicament numérique ». Révolutionnaire ? En réalité, il s’agit d’une application qui joue des sons et affiche des images colorées de nature censées libérer de l’endorphine, de la morphine ou de l’adrénaline, un cocktail qui diminuerait les douleurs, « en faisant en sorte que ces innovations soient remboursées par la Sécurité sociale ». Par de l’argent public, donc.

    Autre nouveauté qui a attiré les millions de Bpifrance en 2020 : #Synapse_Medicine, un « #assistant_virtuel » auquel les médecins peuvent poser des questions sur des médicaments, et une plateforme visant à analyser des ordonnances et alerter sur des erreurs de dosage. Le travail d’un médecin, en somme.

    Happytal ou l’hôpital à deux vitesses
    Dans cette vague de startups médicales, certaines font une incursion remarquée au sein-même de l’hôpital public. C’est le cas de #Happytal, installée dans une centaine d’hôpitaux en France (dont seulement cinq structures privées), qui a bénéficié d’une levée de fonds de 23 millions d’euros en 2020 (dont un prêt de 3 millions de la part de la BPI). Elle propose des services de pré-admission en ligne, de recueil des demandes de chambre individuelle et de conciergerie aux patients hospitalisés : livraison de nourriture, de fleurs, coiffure, épilation, manucure, massages. Autant de petits luxes prodigués à prix d’or, inoffensifs en apparence. Pourtant, la présence d’une telle entreprise soulève de nombreuses craintes auprès du personnel soignant.

    Au centre hospitalier et universitaire de #Toulouse, la start-up fait grincer des dents depuis qu’elle s’y est installée, il y a deux ans. Mathieu Félix, manipulateur en radiologie et délégué syndical CGT, décrype pour Le Média : « Ces services sont vendus à des prix prohibitifs. Lorsque l’on nous a présenté les tarifs, nous avons halluciné : tout cela coûte plus cher qu’une nourrice. Ce qu’ils proposent est déjà faisable sans intermédiaire et beaucoup moins cher. » Un document consulté par Le Média révèle ainsi que l’hôpital paie pour ces services une redevance mensuelle de 10 000 euros à Happytal, ainsi qu’ « une redevance variable versée par le #CHU selon le nombre d’enregistrements effectués par Happytal ». Autrement dit, plus Happytal décroche de signatures pour des chambres individuelles, plus l’hôpital rémunère la start-up. « Tout cela ne vise qu’à faire entrer du marchand à l’hôpital, affirme Mathieu Félix. Nous sommes censés accroître l’ “attractivité”. Mais l’attractivité hospitalière, ça n’existe pas. »

    https://www.youtube.com/watch?v=wyd2FF0ONUc

    En plus de favoriser des patients aisés, ce type de partenariat « relève d’une volonté politique de démantèlement des hôpitaux en externalisant et découpant les activités de façon fataliste, en prétendant qu’on n’a pas les moyens de financer certaines activités, qui en réalité peuvent être menées à moindre coût lorsqu’elles sont centralisées. » Le syndicaliste s’inquiète également d’un risque d’ “abus de faiblesse” sur un public souvent âgé et vulnérable : en 2019, France 2 révélait qu’une patiente de l’hôpital de Cannes, âgée de 89 ans, s’était vu facturer 900 euros pour une chambre individuelle sans en avoir fait la demande (un prérequis pour faire payer ce type de chambre), après avoir signé un document soumis par Happytal.

    Contactés par Le Média, les fondateurs de l’entreprise, #Pierre_Lassarat et #Romain_Revellat, assurent que « Happytal n’avait pas connaissance au moment du recueil du consentement qu’il y avait une raison médicale à la mise en chambre individuelle de cette patiente, ce qui impliquait sa gratuité ». À #Douarnenez, en Bretagne, Françoise Bordanova, infirmière et secrétaire générale adjointe de la section CGT de l’hôpital, se demande « comment les patients âgés signent un document. Nous accueillons en grande partie des patients en gériatrie. Sont-ils assez conscients pour consentir de façon éclairée et avoir une réponse adéquate quand quelqu’un demande si leur mutuelle rembourse une chambre individuelle ? D’autant plus que souvent, ils sont seuls. Ils n’ont pas leur famille avec eux. »

    Au centre hospitalier de Rambouillet, la CGT craint que ces externalisations contribuent à ce que « des postes soient supprimés. On voit bien que c’est la tendance, notamment chez les administratifs en ce moment ». Françoise Bordanova explique qu’un « agent effectuait les tâches de Happytal avant qu’ils arrivent. Il allait demander si les gens avaient une mutuelle et s’ils souhaitaient une chambre individuelle. Il est parti à la retraite et n’a pas été remplacé. » Les fondateurs de Happytal, eux, disent ne pas être « au courant du non-remplacement de cet agent. Si l’hôpital a besoin d’un relais pour s’occuper des chambres individuelles, nous sommes là. Nous ne faisons pas les équilibres budgétaires. Nous constatons la situation et tentons d’y répondre. »

    « Micro-privatisation » de l’hôpital
    Autant de discrètes démarches qui participent à la #marchandisation de l’hôpital public français, une « #micro-privatisation » selon les termes de Fanny Vincent, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université Jean-Monnet-Saint-Étienne, sociologue de la santé et co-autrice de La casse du siècle : à propos des réformes de l’hôpital public (Raisons d’agir, 2019).

    « Cette #technophilie hospitalière qui prétend apporter des gains en termes de qualité vise en réalité à faire accepter le sous-financement de l’hôpital, il lui donne des gages. C’est une face à part entière du #néolibéralisme. » La chercheuse reconnaît que « les progrès technologiques peuvent avoir un intérêt. Mais il faut bien avoir en tête que ceux qui financent et dispensent ces innovations ont des exigences en termes de #rentabilité qui entrent totalement en conflit avec le service public où il n’y a pas d’exigence de rentabilité, de chiffre d’affaires. Les #logiques_marchandes et celles de service public ne sont pas conciliables. » En faisant peser sur les individus le coût de services, « nous créons un système de santé de plus en plus inégalitaire où la médecine est mise au service de l’économie », ajoute-t-elle.

    Pour asseoir un peu plus encore le dogme néolibéral dans le domaine de la santé, Bpifrance va jusqu’à publier sur son site un « guide de la vente de produits innovants à l’hôpital public » https://lehub.bpifrance.fr/guide-vente-produits-innovants-hopital-public qui recommande aux entrepreneurs d’ « adapter son langage et sa posture », de « proposer une phase de test » par le biais d’un « #prêt_gratuit ». Le conseil le plus notable est l’apanage de la #novlangue technocrate. Intitulé « neutraliser les perturbateurs », il préconise : « Lors d’un rendez-vous où le panel est très large, allant du directeur du CH à la secrétaire médicale en passant par le médecin, il n’est pas rare d’être confronté à un “opposant”, impossible à satisfaire. Ces personnalités auront tendance à freiner les discussions, il faut faire en sorte de les écarter du cœur du processus. »

    Des propos ayant de quoi inquiéter lorsqu’ils viennent d’une institution publique devenue le bras armé de toutes les #outrances du néolibéralisme : perte de souveraineté, désindustrialisation, destruction des services publics. Nouveau symbole de ce dévoiement, une loi datant du 23 mars 2020 (loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19) autorise le gouvernement à légiférer par voie d’#ordonnance afin d’adapter « les dispositions relatives à l’organisation de la Banque publique d’investissement ». Le 17 juin de la même année, une ordonnance est signée et vient ouvrir le conseil d’administration de la banque publique… à des acteurs privés, jusque-là absents, dont il est permis de douter des égards pour l’intérêt général.

    #France #fric #capitalisme #santé_privée #Mubadala #startups #hôpital_public #Bpifrance #bpi #système_public_de_santé #santé #cac_40 #paradis_fiscaux

  • l’histgeobox : « Saluez riches heureux ces pauvres en haillons ». Le jour où les sardinières de Douarnenez mirent en boîte les conserveurs.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/01/saluez-riches-heureux-ces-pauvres-en.html

    * Le chant des sardinières. Tout au long du conflit, le chant tient une grande place. Cela n’est guère surprenant car, à l’usine, les Penn Sardin chantent tout le temps, pour se donner de l’entrain et supporter les journée interminables d’un travail pénible et harassant. Entonnées à l’unisson, les chansons de prières, d’amour ou grivoises, contribuent à la cohésion du groupe, fixent une cadence de travail. « Le chant reste l’oxygène des ouvrières. On chante le matin pour se donner du courage. On chante l’après-midi vers les trois heures parce que les femmes avaient un coup de pompe. On chante le soir pour résister au sommeil. » [Martin Anne-Denes, Les ouvrières de la mer, Histoire des sardinières du littoral breton, l’Harmattan, 1994]

    Lors des grandes manifestations de 1924, la musique et les chants sont partout. Les sardinières en grève s’arrêtent devant leurs usines et entonnent des chants révolutionnaires : "l’Internationale", "le drapeau rouge" dont les couplets furent écrits par Paul Brousse en 1877, mais aussi et surtout "Saluez riches heureux". Cette chanson anarcho-syndicaliste du début du XX° siècle dépeint les rudes conditions d’existence des travailleurs, sans cesse confrontés au besoin ; une description qui correspond en tout point à celle de Douarnenez au mitan des années 1920. Deux mondes étanches se font alors face, s’ignorent, sans jamais se mélanger. Le port finistérien est une République de pêcheurs et une république de Femmes. Les conserveurs "de droit divin" habitent de splendides hôtels particuliers dans le quartier du Port Rhu, quand leurs ouvriers s’entassent dans les masures misérables du Rosmeur. Les femmes d’usine portent la coiffe et parlent breton (6) quand les dames arborent chapeaux et s’expriment en français. Pour les crève-la-faim, le luxe ostentatoire affirmé par la "noblesse de l’huile" de l’autre côté de la ville confine à la provocation. Insultées dans leur dignité, les Penn Sardin ne pouvez qu’adopter Saluez riches heureux. "Les travailleurs ne sont que des esclaves / Sous les courroux des maîtres du trésor / (...) Saluez riches heureux, ces pauvres en haillons, / Saluez ce sont eux qui gagnent vos millions."

  • #Douarnenez (29) : la reconquête des luttes passe aussi par là !
    https://fr.squat.net/2019/09/02/douarnenez-29-la-reconquete-des-luttes-passe-aussi-par-la

    Lors du festival du film de Douarnenez était projeté « Notre-Dame-des-Landes, la reconquête » film documentaire de Thibault Férié, suivi d’un débat avec un habitant de la zad visible dans le film et signataire de convention d’occupation précaire avec l’État. Plusieurs personnes, ancien-nes occupant-es et soutiens de la zad, se sont invitées au débat afin de rétablir […]

    #Vidéos #Bretagne #légalisation #Notre-Dame-des-Landes

  • La pêche rythme la vie de #Douarnenez depuis toujours. Si son économie est en sérieux déclin depuis les années 1970, ce petit port du Finistère reste la capitale européenne de la conserve de poissons, en particulier des emblématiques boîtes de sardines. Mais aujourd’hui il n’y a plus que deux usines de transformation, tenues par la petite bourgeoisie locale : Paulet, qui produit la marque Petit Navire, et Chancerelle, la marque Connétable.

    http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2144
    http://cqfd-journal.org/Cause-des-femmes-et-mouvement
    #penn_sardin

  • « Au festival de cinéma de Douarnenez, on s’échappe aussi avec le son »
    http://syntone.fr/au-festival-de-cinema-de-douarnenez-on-sechappe-aussi-avec-le-son

    Depuis quatre ans qu’elles ont fait leur apparition au festival de cinéma de #Douarnenez en Bretagne, la programmation d’écoutes les Échappées Sonores prend à chaque édition de plus en plus d’ampleur au sein de l’événement.

    #création_sonore #création_radio

  • Douarnenez, le festival de cinéma sans frontières-Kedistan
    http://www.kedistan.net/2017/08/08/douarnenez-festival-cinema-sans-frontieres

    @Ad Nauseam - La 40e édition se déroulera du 18 au 26 août prochain. Le festival de “cultures d’ici et d’ailleurs, en partage” devient cette année anniversaire, un “no borders”. Le thème en est “frontières”… L’édition 2016 avait été consacrée aux “Peuples de Turquie”. #Kedistan en était partenaire médias, bien sûr. Et nous (...)

    Kedistan / #Mediarezo

  • #Douarnkini : une baignade tout habillé pour dénoncer la grotesque polémique autour du « #burkini »
    Une cinquantaine de militants du planning familial, d’humanistes et simples citoyens ont pris un bain de mer tout habillés, ce dimanche à #Douarnenez. Objectif : dénoncer le côté grotesque de la polémique autour du burkini qui occupe tout l’#espace_médiatique depuis plusieurs semaines.

    Ici on se baigne comme on veut, quand on veut et avec qui on veut ... et sans en faire une affaire d’état !

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/douarnkini-une-baignade-tout-habille-pour-denoncer-la-g

  • http://www.critikat.com/IMG/artoff2232.jpg?1390166270
    Rue Santa Fe, Carmen Castillo, 2007

    Chère S.,

    Le DVD dont je t’ai parlé est prêt. C’était chiant. Des aventures longues, des lectures ennuyeuses et techniques mais un truc qui s’appelle autoformation qui avance et c’est chouette. Maintenant je sais comment dégager les protections d’un DVD protégé. Ca, je savais le faire il y a 6 ans et trois ans mais comme les technologies changent, et les protections aussi, et bien heureusement que la trachéotomie existe pour obliger certains cas à rester chez eux et apprendre comment faire sauter les protections. Bref, tu m’as compris.

    Maintenant des petites histoires qui ne parlent pas de sexualité et de différents fluides plus ou moins amidonnés.

    Il y a plusieurs années, 4 ou 5 je crois, une réalisatrice est passée à La belle rouge présenter son film : Carmen Castillo. Ni d’Eve ni d’Adam, et puis, entre nous, les films sélectionnés par Michel de la compagnie Jolie môme, je ne leur fait pas vraiment confiance... du archi militant (et ça je n’ai rien contre), mais alors sur la forme, rien à foutre. Seulement du propos, et du propos plutôt injonctif si tu vois ce que je veux dire.

    En tout cas on voit ce film et c’est plutôt scotchant.

    Carmen était la compagne de Enrique je sais plus quoi, Gonzales ou un truc comme ça, (de toute façon ils s’appellent tous pareil ces connards de latinos) (Miguel Enriques je biens de le trouber) un des dirigeants du moubement rébolutionnaire chilien au moment du coup d’état de Pinochio. Elle a bu son compagnon mourir sous ses yeux et a été grièbement blessée. Elle a pu, in-extrêmise partir en France pendant 30 ans. Après 30 ans elle fait un film. Et je l’ai troubé très très beau.
    C’est-à-dire qu’elle touche à un point qui me trabaille depuis longtemps. Elle arribe à faire le lien entre la rébolution, sa beauté, et la nostalgie. Bien sûr, celle-ci est terrible pour elle.

    Cet été, a Douarnenez, j’avais oublié cette femme, elle projetais un autre film « nous sommes vivant ». J’y suis allé. Très bien et très original, il m’a touché pour d’autres raisons, mais toutes aussi intimes. Si le premier te plait, c’est promis je pars à l’aventure sur les vagues du web pour méchamment pirater ce joyau (vive les médiathèques).
    Après le film et même pendant, je lui cause. Et la nana, elle se rappelle de moi (sans doute ma tendance à causer quand un film ou quelqu’un m’intéresse) et ça m’a fait très très plaisir, tu verras le film. Aujourd’hui j’ai envie de lui écrire.

    La version que j’ai vu au cinéma durait 1h30, la version que je t’envoies dure 2h45. Sans doute une histoire de production. Enfin bon...
    Je comprends un peu pourquoi la version de 2h45 n’a pas été gardée pour le cinéma. De ma position, j’ai plutôt l’impression que c’est un « ours », un film en cours de montage. Pourtant je trouve bien que chaque séquence est essentielle et m’apprend beaucoup de chose mais j’ai plutôt envie de prendre ce film comme un document plutôt que comme un documentaire. Mais là, je pinaille tellement c’est bon et c’est bien et c’est à fond dans nos discussions.

    Je t’embrasse

    Rémi
    http://www.dailymotion.com/video/x5w77k_rue-santa-fe-carmen-castillo_shortfilms

    #Critique_a_2_balles #Rue_Santa_fe #Carmen_Castillo #2007 #Documentaire #Cinéma #Correspondance #Douarnenez #Compagnie_Jolie_mome #La_Belle_Rouge #Nous_sommes_vivants

  • #Douarnenez jusqu’au 29 août : une programmation de créations radiophoniques au Festival de ciné
    http://www.festival-douarnenez.com/fr/edition/2015/echappees-radiophiques-2

    Échappées radiophoniques / Selaouit’ta !
    “Voir sans les yeux”

    Une échappée, c’est une escapade, un chemin qui bifurque et qui nous permet de regarder d’ailleurs, autrement et d’écouter simplement. Dans un espace cocon sonore et propice au voyage, le Festival nous transporte dans des intimités partagées. L’ouïe titillée, les émotions perdurent comme lors d’un échange intime avec quelqu’un qui nous murmure son histoire et nous enveloppe dans une mélopée sonore d’assemblages subjectifs, d’ambiances, de sons, de musiques et de mots.

    Avec une thématique autour de l’#Amérique_centrale et du sud. Pour rappel, quelques articles de Syntone sur la création sonore dans le sous-continent par là :
    http://seenthis.net/messages/368245

    #création_sonore #création_radio #Amérique_du_sud

  • Interdite de séjour dans l’espace Schengen. Aminata Traoré parle de la déconvenue
    http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10646

    Ceux qui voyaient dans la présidence d’Hollande la fin de la Françafrique ou une politique africaine de la France plus équitable, peuvent enfin se faire à la cruelle évidence de la realpolitik. Aminata Traoré, la militante altermondialiste malienne, n’a pas eu son visa Schengen, sur instruction de la France à tous les pays de l’espace Schengen.

    #Mali #Hollande #Françafrique @rezo

  • Une vie de lutte contre l’#apartheid... et le #sida - ouest-france.fr
    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-vie-de-lutte-contre-l-apartheid...-et-le-sida-_40734-19

    Jack Lewis, réalisateur et militant anti-apartheid, fondateur d’Out in Africa en 1994, festival du film gay et lesbien, engagé dans la lutte anti-sida, retrace ces années de combat dans son documentaire TAC, Taking Haart.

    Bon papier d’un localier (donc, non signé) ; vive #Douarnenez. Dommage cependant pour l’orthographe du prénom de Zackie Achmat
    #Afrique_du_Sud