• French author, 50, says women over 50 are too old to love | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/jan/07/french-author-yann-moix-sparks-row-with-comments-about-women-over-50

    “I prefer younger women’s bodies, that’s all. End of. The body of a 25-year-old woman is extraordinary. The body of a woman of 50 is not extraordinary at all,” he said, adding that he preferred to date Asian women, particularly Koreans, Chinese and Japanese.

    “It’s perhaps sad and reductive for the women I go out with but the Asian type is sufficiently rich, large and infinite for me not to be ashamed.”

    (...)

    Feminist author Mona Chollet said Moix was a “sad sire”, while Laura Hulley, from the political section of the British Embassy in Paris, tweeted: “Happy new year, sexists everywhere!”

    ’Prisoner of my tastes’ : French author defends remarks about women over 50 | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/jan/08/french-author-defends-remarks-about-women-over-50-yann-moix

    “I don’t see this as pride, but almost as a curse. It’s not my fault. We are not responsible for our tastes, our penchants, our inclinations. I’m not here to hold forth on this,” he told RTL radio.

    Ce qui est extraordinaire, c’est que ce monsieur ne se rend pas compte à quel point ses goûts sont socialement construits et guidés par le privilèges dont il jouit en tant que vieux mâle blanc. Il se croit singulier, frappé par une malédiction très personnelle alors qu’il est un type comme les autres (qui n’ont pas beaucoup d’imaginations).


  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales


  • Des policiers lui interdisent d’allaiter : « Vous n’allez pas imposer ça aux gens » - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sur-les-reseaux/20170413.OBS7978/des-policiers-lui-interdisent-d-allaiter-vous-n-allez-pas-impos

    "Une minute après, gênée, elle revient accompagnée d’un policier qui prend immédiatement le parti de nous agresser. Il nous explique sur un ton très hostile qu’ils ne nous laisseront pas allaiter et qu’ils n’ont aucune pièce prévue à cet effet.
    Nous répliquons que je n’ai besoin que d’une chaise. Sa réponse ? "Il est hors de question que vous allaitiez en public ! Vous n’allez pas imposer ça aux gens."
    Nous promettons d’allaiter “très discrètement grâce à une pièce de tissu, un lange, qui sert à cacher ma poitrine” (ce sein que la police ne saurait voir). Il reste inflexible, catégorique et nous fait signe de circuler : l’allaitement au commissariat du IIe n’aura pas lieu."

    Le ton monte.
    "Je prends mon courage à deux mains et lui explique qu’à mes yeux, c’est une honte de refuser à quelqu’un de nourrir son bébé. Mon compagnon est avec moi, notre enfant toujours en écharpe. Et là, choc absolu : le policier nous accuse d’être de mauvais parents pour avoir emmené notre fils dans un commissariat. Selon lui, c’est notre comportement qui est honteux, notre fils devrait être à la maison."

    #misogynie #sexisme #discrimination #allaitement #police

    LA conclusion de l’article relève l’injonction paradoxale faite au femmes, face tu perd, pile tu ne gagne pas :

    Enfin, si on récapitule : on nous met la pression de ouf pour qu’on allaite (vraiment c’est insensé d’en faire autant). Si on n’allaite pas, on est volontiers culpabilisée et considérée comme une mauvaise mère. On pourrait donc au moins penser que si on allaite, on nous foutra la paix. Mais non : on se fait virer d’un commissariat, parce qu’on est... indécente ? Vous vous foutez de notre gueule ou bien ? Est-ce qu’un jour on fait quelque chose correctement ou jamais, en fait ?

    #injonction_paradoxale #paradoxe #genre #espace_publique #double_contraires


  • Les 400 culs - Peut-on aimer le sexe sans avoir à s’en cacher ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2011/05/19/peut-on-aimer-le-sexe-sans-avoir-a-sen-cacher

    Pour « accrocher » les lectrices et les rendre plus dépendantes, les magazines féminins disposent d’ailleurs d’une arme redoutable : la double-contrainte (double-bind), une technique qui consiste à mettre les gens dans une position intenable. Exemple : Essayer de plaire mais sans en avoir l’air. Assumer ses rondeurs, sans être grosse. Aimer le sexe, sans passer pour une pute. Il y a une forme de perversité dans ces messages contradictoires. Perversité parfois si flagrante qu’il est presqu’impossible de ne pas réagir à une couverture au fond très banale, stupidement banale. Désespérément banale. Presque tous les magazines féminins nous répètent depuis des années que nous ne devons pas avoir l’air de putes, ni de salopes. Comme si les femmes devaient avoir honte de leurs désirs et les dissimuler sous un vernis glamour. Comme si les hommes ne pouvaient respecter que les « filles difficiles ».

    #féminisme #domination_masculine #sexisme #hétérosexualité #patriarcat #culture_du_viol #injonction_paradoxal #double_blind #double_contraire #putophobie #Slut_shaming et #male_tears


  • « Tu prendras bien soin de ta mère » - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2016/06/09/prendre-soin-mere

    Arrive le héros qui a alors cette phrase sublime, face à un gosse de 5 ans en pleurs « tu prendras bien soin de ta mère ». Le gamin a 5 ans, il est d’évidence incapable de ne gérer ne serait ce qu’un paquet de farine (et c’est normal, rappelez-vous il a 5 ans) mais on lui demande de s’occuper de sa mère, qui rappelons-le a fait preuve d’un grand sang-froid face à une situation plus que tendue. Je pourrais multiplier les exemples. Peu importe que le gamin ait 5 ans ou 12, peu importe qu’il soit en larmes ou pas, surgit toujours cette phrase qui nous dit clairement qu’un môme de sexe masculin sera toujours plus apte qu’une femme adulte.
    Vous allez me rétorquer que c’est pour donner confiance à l’enfant et autres fadaises que les gens trouvent toujours pour excuser les situations sexistes. L’argument fonctionnerait si l’on disait aussi à une fillette de 5 ans de prendre soin de son père, ce qu’on n’a jamais vu nulle part. J’imagine encore mieux un héros se pencher à hauteur d’une petite fille de 5 ans qui a perdu sa mère et lui susurrer « c’est maintenant toi le chef de famille ». Si par hasard l’enfant mâle a une sœur, même si elle est plus âgée, le même schéma se reproduit, l’enfant se voit confier la responsabilité de ces péronnelles inconscientes.

    #sexisme #domination

    • Ca me rappel des souvenirs. Quant mes parents on divorcé, mon petit frère qui avait 6 ans c’est installé en bout de table à la place de notre père et à déclaré être désormais le chef de famille. Ma mère l’a envoyé s’asseoir à sa place habituel mais n’a pas pris la place « du chef » et cette place est resté vide jusqu’à ce qu’elle se remarie.

      Il y a donc, comme toujours, une double injonction et une double humiliation portant sur les femmes.
      D’une part elles sont censées savoir s’occuper des enfants et ce à tous instants, aucun moment de répit ne leur est accordé. La pression est de toutes façons si forte qu’elles se surveillent entre elles, en s’imposant au fil des années des règles qui changent en fonction des saisons. Rien que de plus normal que de chercher à donner de la valeur à des capacités que la société dédaigne à reconnaitre mais, malheureusement comme souvent, cela passe par le dénigrement des autres mères.
      De l’autre, on leur rappelle sans cesse, en particulier si elles ont un fils, qu’elles ne vaudront jamais autant que lui, qu’elles seront toujours suspectées d’être aptes à faire n’importe quoi.

      #injonction_paradoxale #double_contraire #chefferie


    • Le féminisme de Elle me laisse toujours perplexe. Si on regarde la définition de Midinette ce mot ne me semble pas du tout incompatible avec le féminisme.


      http://www.cnrtl.fr/lexicographie/midinette
      MIDINETTE, subst. fém.

      Vieilli. Jeune ouvrière ou vendeuse qui travaillait dans une grande maison de couture ou de mode à Paris. Jeanne Samary s’est mariée ce matin, à la Trinité. (...) aux inévitables midinettes, trottins et autres arpètes (...) est venu se joindre (...) le Tout Paris artiste (Galipeaux,Souv.,1931, p.109).Rue de la Paix, les midinettes sortaient en bandes et traversaient la place Vendôme et la rue de Rivoli en se donnant le bras (Nizan,Conspir.,1938, p.51) :
      1. Le curé de la Madeleine me dit que dans la chapelle de l’Assomption (au 1erarrondissement) qui peut tenir six cents personnes, ils réunissent neuf cents midinettes. Elles prennent vingt minutes pour leur déjeuner, puis arrivent mangeant encore un bout de saucisson : « Nous ne vous parlerons pas du placement de vos économies, de vos intérêts ; non, nous vous parlerons de vos âmes, car vous ne le savez peut-être pas, vous avez une âme. Vous êtes souvent malheureuses. Nous vous approcherons de votre perfectionnement. » Elles comprennent. Les couturières plus que les modistes. Ces dernières gagnent plus d’argent. Barrès,Cahiers, t.9, 1911, p.138.
      − P. ext. Jeune fille simple et frivole, à la sentimentalité naïve. « Je me suis monté la tête comme une midinette », se disait Antoine en marchant (Martin du G.,Thib., Pénitenc., 1922, p.699).Bref, elle n’osait avouer son rêve de midinette qui lit toutes les semaines Ciné-Monde (H. Bazin, Lève-toi,1952, p.81) :
      2. ... ce que j’admire le plus chez les lecteurs assidus, ce n’est pas leur science ni leur constance (...) mais leur faculté d’illusion, et qu’ils ont tous en commun, et qui les marque comme d’un signe distinctif (...) qu’il s’agisse d’un savant érudit spécialisé dans une question hors série et qui coupe les cheveux en quatre, ou d’une midinette sentimentale dont le coeur ne s’arrête pas de battre à chaque nouveau fascicule des interminables romans d’amour à quatre sous qu’on ne cesse de lancer sur le marché, comme si la terre qui tourne n’était qu’une rotative de presse à imprimer. Cendrars,Bourlinguer,1948, p.382.
      Prononc. : [midinεt]. Étymol. et Hist. 1890 (Le Journ. amusant, 17 mai, 2a, Légende d’un dessin de Henriot ds Quem. DDL t.17). De midi et dînette*, littéralement « qui fait la dînette à midi »* . Fréq. abs. littér. : 47. Bbg. Hasselrot 1957, 204.

      (Le français c’est formidable on passe de « Jeune ouvrière ou vendeuse qui travaillait dans une grande maison de couture ou de mode à Paris. » à « Jeune fille simple et frivole, à la sentimentalité naïve. » )

      J’ai pas besoin de cliquer sur le lien pour savoir que Elle, en bonne revue servante du patriarco-capitalisme, se complait dans les #injonctions_paradoxales et fait régulièrement des sortes d’hybrides feministo-misogynes improbables.

      #double_contraires #noir_blanc #double_pensée #catch22 #vocabulaire

    • Éhhh, bien vu @mad_meg, Et ici le magazine Elle a comme prédicat que le #bon_sexe c’est de perdre le contrôle, #misère. Cette injonction aux femmes est totalement perverse et insidieuse (Où comment Elle mélange les cartes en nous faisant parler de midinette/féministe pour faire disparaitre son discours prônant la #culture_du_viol) car qu’est ce que

      perdre le contrôle

      quand il s’agit de sexe … si ce n’est perdre justement la possibilité de dire non.

    • Par ailleurs quand une femme se masturbe (et on rappellera que ce n’est pas une activité forcément solitaire, ça peut très bien être à plusieurs, apparemment faut le rappeler à Elle), elle peut parfaitement jouir sans perdre le contrôle face à son/sa conjoint⋅e.
      À moins que « perdre le contrôle » pour elles c’est le fait même de jouir ?…

      Et puis bon ya clairement une confusion entre « lâcher prise » et « perdre le contrôle », ça peut être important de faire gaffe aux termes. Qu’on soit homme/femme/autre, homo/hétéro/autre, ça peut effectivement être vecteur de plaisir que de lâcher prise (« ça peut », ou pas donc, ya rien de généralisable dans les goûts sexuels !), se laisser aller, mais je ne vois absolument pas en quoi c’est contradictoire avec garder du contrôle, pouvoir changer en cours de route, s’arrêter, dire non, etc. Du coup ça entretient la confusion.