• Anne Hidalgo supprime les colonies de vacances des enfants des personnels pour financer les JO !
    http://www.revolutionpermanente.fr/Anne-Hidalgo-supprime-les-colonies-de-vacances-des-enfants-des-
    http://www.revolutionpermanente.fr/IMG/arton9743.jpg

    l’équipe d’Anne Hidalgo cherche désespérément de l’argent frais pour financer ses futurs Jeux Olympiques de 2024… Et c’est sans doute pourquoi elle a dû recourir à cette manœuvre qui lui permet de ponctionner deux millions d’euros, jusque-là réservés pour des mômes qui ne peuvent pas partir en vacances.

    Car il faut savoir que la grande majorité des personnels de la Ville de Paris est composée de ce que l’on appelle des agents de catégorie B et C, lesquels ne roulent pas vraiment sur l’or… Beaucoup d’entre eux habitent d’ailleurs en grande banlieue faute de pouvoir se loger dans la Capitale. Et bien sûr, comme une majorité de Français, ils ne partent pas non plus en vacances. Reste alors « la colo » pour les enfants ou les centres de séjour pour famille. Mais ça c’était avant, du temps de « l’ancrage social » de la municipalité parisienne.


  • Anne Hidalgo : plus de deux ans d’emploi public fictif - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/exclusif-les-preuves-quanne-hidalgo-avait-un-emploi-fictif-1251966

    Elle (...) s’est discrètement fait payer par le ministère du Travail pour un emploi imaginaire [à plus de 4000 euros, ndc].
    Cela faisait des années qu’on le murmurait dans les cercles parisiens sans parvenir à le démontrer, ni à pouvoir le dire tout haut. Capital est aujourd’hui en mesure de le confirmer  : après avoir été élue première adjointe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris en mars 2001, Anne Hidalgo a continué de se faire payer pendant des mois par son administration d’origine, le ministère du Travail. En plus de ses indemnités d’élue réglées par la mairie – 5.575 puis 6.424 euros mensuels à partir d’octobre 2002, sans compter les défraiements –, elle percevait un salaire mensuel de 3.040 euros du ministère, auquel s’ajoutaient entre 1.000 et 2.000 euros de primes.

    Pour quel travail  ? Jusqu’en avril 2002, la numéro 2 de la capitale, inspectrice du travail en chef de son état, était officiellement mise à disposition du cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la Justice de Lionel Jospin, comme conseillère technique puis comme chargée de mission. Entre les réunions interministérielles, les notes à rédiger, les arbitrages techniques et les permanences du week-end, les conseillers de ministre occupent l’un des emplois les plus harassants qui soient, et ceux de Marylise Lebranchu n’échappaient pas à la règle. “Les gens de chez Vaillant (le ministre de l’Intérieur de l’époque, NDLR) passaient leur temps à nous canarder, se rappelle un ancien de l’équipe. Il fallait préparer la présidentielle, on était tous au taquet.”

    En janvier 2003, près de 2 ans après avoir été nommée première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo continuait de se faire discrètement payer par le ministère du Travail, comme l’atteste ce bulletin de salaire.
    Tous, sauf Anne Hidalgo. “A son arrivée, en novembre 2000, elle a travaillé pendant quelques semaines sur le conflit des greffiers. Mais ensuite, elle est partie faire sa campagne municipale, et on ne l’a pratiquement plus revue”, assure notre ancien conseiller. Une absence que son congé maternité, quelques mois plus tard, ne suffit pas à justifier. “C’était ce que l’on appelle un emploi fictif, confirme un autre membre du cabinet.

    Comme Jospin, lui aussi bénéficiaire de forts bons salaires sans emploi et qui, premier ministre, objectait aux chômeurs et précaires en lutte « je préfère une société de travail à l’assistance », et dans le cas Hidalgo, pour gérer la Ville de Paris avec des HEC et des membres du C.A de LVMH. Elle, elle aura le droit à une retraite, et à bon taux.

    #emploi_fictif #P.S


  • #audio : « La chasse au DRH : une réussite ? »
    https://archive.org/details/ChasseAuxDRHUneReussite

    La chasse au DRH : une réussite ? paru dans lundimatin#118, le 16 octobre 2017 https://lundi.am/Le-12-octobre-une-reussite La chasse aux DRH que nous avions relayé dans nos pages la semaine dernière a donc bien eu lieu....This item has files of the following types : Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, Columbia Peaks, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, VBR MP3

    #audio/opensource_audio #social,_loitravail,_loiteavailxxl
    https://archive.org/download/ChasseAuxDRHUneReussite/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3


  • J’avais l’embarras du choix pour relater l’évènement. J’ai choisi "Le Figaro" mais il y pire surtout dans les commentaires des lecteurs ...

    La ministre du Travail ciblée par une « chasse aux DRH »
    http://www.lefigaro.fr/social/2017/10/12/20011-20171012ARTFIG00158-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-ciblee-par

    Muriel Pénicaud a annulé, pour « impératif d’agenda », une intervention au Congrès des DRH, organisé au Pré Catelan, au Bois de Boulogne, à Paris. Sur place, plusieurs dizaines de militants l’attendaient. 41 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

    et 5 sont actuellement en garde à vue selon une autre source.

    #DRH


  • Un congrès de #DRH perturbé à #paris par des opposants aux ordonnances
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121017/un-congres-de-drh-perturbe-paris-par-des-opposants-aux-ordonnances

    Un congrès des DRH de grands groupes français se tenait jeudi à Paris, dans le bois de Boulogne. La ministre du travail, #Muriel_Pénicaud, y était attendue en star. Environ deux cents manifestants ont tenté de le perturber. Certains dans le calme, d’autres par la force. Résultat : trois voitures incendiées, 41 personnes interpellées. Et la ministre n’a finalement pas fait le déplacement.

    #France #Congrès_HR #manifestation #Pré_Catelan

    • Evaluez moi : Evaluation au travail, les ressorts d’une fascination !
      Pèse moi !

      L’évaluation a fait l’objet de nombreuses critiques de spécialistes du travail, ses méfaits sont connus. Pourquoi alors continue-t-elle de se développer dans tous les secteurs d’activité ?
      Pourquoi la plupart des personnes qui travaillent soutiennent-elles des pratiques qui finissent par leur nuire ?
      Cet essai passionnant propose une réponse : nous voulons être évalués.
      http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/bb130131.MP3

      http://ref.lamartinieregroupe.com/media/9782021091946/grande/109194_couverture_Hres_0.jpg

      L’évaluation a fait l’objet de nombreuses critiques de spécialistes du travail, ses méfaits sont connus. Pourquoi alors continue-t-elle de se développer dans tous les secteurs d’activité ? Pourquoi la plupart des personnes qui travaillent soutiennent-elles des pratiques qui finissent par leur nuire ? Cet essai passionnant propose une réponse : nous voulons être évalués.

      S’appuyant sur de nombreuses situations concrètes, Bénédicte Vidaillet montre que l’évaluation promet de résoudre les problématiques qui se posent à chacun de nous au travail. Ainsi semble-t-elle offrir une reconnaissance nécessaire à notre équilibre psychique quand l’actuelle logique de performance ne nous signifie que notre insuffisance ; ou nourrir notre motivation en proposant sans cesse de nouveaux défis ; ou évacuer la confrontation à l’autre, en remplaçant le conflit par la compétition.

      Mais l’évaluation fonctionne comme un piège : loin de les résoudre, elle ne fait qu’alimenter les besoins auxquels elle prétend répondre.

      En montrant sur quels ressorts psychiques l’évaluation joue pour nous séduire alors qu’elle contribue grandement à détruire notre désir de travailler et notre relation à l’autre, cet essai tranchant et fouillé donne aux salariés les moyens de cesser de s’y plier.

      Bénédicte Vidaillet est maître de conférences à l’université de Lille-I et psychanalyste. Ses recherches portent notamment sur la subjectivité au travail. Son précédent livre, Les Ravages de l’envie au travail (Editions d’Organisation, 2006), a reçu le prix du livre RH Sciences-Po/ Le Monde en 2007.

      http://www.campuslille.com/index.php/entry/evaluez-moi-evaluation-au-travail-les-ressorts-d-une-fascination-benedi
      Les techniques de management agressif : Projection Débat Vendredi 13 octobre 2017 à 20h30 au Cinéma Mélies de Villeneuve d’Ascq
      http://www.campuslille.com/index.php/l-agenda/evenement/2053-les-techniques-de-management-agressif-projection-debat-vendredi-13


    • #ChasseAuxDRH
      ces images de luxueuses voitures en feu peuvent sembler violentes pour les défenseurs des espèces protégées (par l’État). toutefois, il est important de noter que l’incendie de cet habitat permet d’empêcher la nidification des DRH, avant la période de reproduction, pour ne pas avoir à opérer de bien plus cruels prélèvements, qui sont des méthodes extrêmes de régulation de l’espèce. le risque étant que cette espèce invasive et extrêmement dangereuse pour son environnement, ne mette pas en danger la survie des autres espèces. en effet, on a régulièrement constaté que l’installation d’un DRH dans un écosystème poussait certaines espèces à quitter son lieu de vie et en poussait d’autres au suicide.

    • Muriel Pénicaud a annulé, pour « impératif d’agenda », une intervention au Congrès des DRH, organisé au Pré Catelan, au Bois de Boulogne, à Paris. Sur place, plusieurs dizaines de militants l’attendaient. 41 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

      Ils ont obtenu ce qu’ils cherchaient. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ne s’est finalement pas rendue au 34e Congrès des décideurs en Ressources Humaines, organisé mercredi et jeudi, au Pré Catelan (Paris XVIe). Le congrès est pourtant l’un des évènements majeurs de l’année dans le secteur des ressources humaines. Cette annulation, de dernière minute, fait suite à une tribune de militants associatifs, d’artistes et de professeurs, publiée par Médiapart, sous le titre explicit : Pénicaud au Pré Catelan, le Bois de Boulogne aux fainéants !Toutefois, d’après l’entourage de la ministre, cette annulation est liée à un « impératif d’agenda », sans lien avec l’opération militante.
      L’objectif notifié dans la tribune était simple : « s’ y inviter en masse et faire leur fête à eux aussi (NLDR : aux DRH) » pour protester, notamment, contre les ordonnances qui modifient le Code du travail. Pour l’occasion, un site Internet a même été lancé : chasseauxdrh.com. Une opération, à l’intitulé douteux, mais abondamment relayée par l’Union syndicale solidaires.

      L’union syndicale Solidaires a appelé à la « chasse au DRH ».
      Ainsi, dès 8 heures ce matin, « environ 300 manifestants », selon le syndicat Solidaires, sont arrivés dans le Bois de Boulogne pour un rassemblement. Ils ont été accueillis par des policiers.

      Des débordements ont eu lieu. Trois voitures ont été incendiées. 80 individus ont semé le trouble et 41 ont été interpellés par la police pour « dégradations de biens privés et violences commises sur les forces de l’ordre. »

      #management #DRH #luttes

      https://seenthis.net/messages/635540


  • #Manif10octobre #Nantes #GameOfTags: “DETERRE LA HACHE FACE AUX #DRH” :. ACAB
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/36912354534

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4476/36912354534_be505cf996_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Manifestation unitaire pour la Fonction Publique, contre la Loi Travail XXL et l’État d’Urgence permanent, Nantes le 10 octobre 2017. Suivi en direct par Radio Cayenne sur nantes.indymedia.org/articles/38758 Rappel, mes photos sont pour la lutte et les #médiaslibres, pas permettre aux mainstream ou réseaux sociaux de se faire du blé... merci !


  • “L’hôpital est malade” : des infirmiers racontent leur enfer quotidien
    04/10/17 16h05
    Par
    Amélie Quentel
    A l’heure où une récente enquête de la Fédération nationale des étudiants en soin infirmiers (Fnési) estime alarmant le bilan de santé des élèves soignants, force est de constater que, côté titulaires, la situation est également préoccupante. Nous avons interrogé plusieurs d’entre eux - professionnels ou personnes toujours en formation - qui nous ont raconté leur quotidien fait de pressions et d’humiliations, ou encore leur sentiment d’être parfois maltraitants avec les malades, faute de temps et de moyens. A l’hôpital, force est de constater que le burn out et la dépression ne touchent pas que les patients.

    Au sein de l’hôpital public français, quand vous faites part de votre détresse au travail, on vous considère comme “une emmerdeuse”. Voilà ce qu’a subi Aurélie*, infirmière bretonne de 29 ans. C’était il y a trois ans, et pourtant, le souvenir de ce moment d’une violence inouïe reste vif dans la mémoire de cette jeune femme au rire communicatif – c’est du moins ce qu’on a perçu au téléphone.

    A l’époque, sa propension à l’hilarité ne fait plus vraiment partie de sa vie : Aurélie est alors plongée dans une dépression sévère. En cause, une longue période de roulement de nuit imposée par la direction de son hôpital, dans le Finistère, que son corps, déjà fatigué par le job en soi, ne supporte pas bien. Elle ne dort plus, prend des anxiolytiques et des somnifères, est “au bout du bout”.

    Quand elle commence à avoir des pensées suicidaires, elle se résout à aller voir la médecine du travail, qui l’enjoint à expliquer sa situation à la DRH. Laquelle lui dira gentiment, en quinze minutes top chrono car, bon, on n’a pas que ça à faire quand même de s’occuper des collègues qui vont mal, qu’elle est “une épine dans son pied” du fait de ses désidératas, et qu’elle “avait cherché, en vain, à la virer, en lui cherchant une faute grave”. Pas de chance : les appréciations d’Aurélie, à l’époque stagiaire en passe d’être titularisée, sont bonnes. Elle obtiendra finalement gain de cause et changera d’horaires.

    Des histoires comme celles d’Aurélie, il en existe des myriades. Elles se terminent parfois moins bien, en témoignent des cas de suicides, comme celui d’Emmanuelle Lebrun, infirmière travaillant au Havre qui, persuadée à tort d’avoir commis une erreur mortelle sur un bébé, avait décidé de s’appliquer un traitement similaire à elle-même en 2016 – l’enfant avait finalement survécu, comme le rappelle ce papier du Monde. En fait, de l’avis des principaux concernés, la situation des soignants serait peu à peu devenue intenable.

    “Cocotte-minute”, “l’hôpital est malade”, “malaise des blouses blanches”... Les infirmiers n’ont pas assez d’expressions pour exprimer leur désarroi face à leurs conditions de travail, de plus en plus dégradées de l’avis des personnes titularisées depuis de longues années au sein des établissements de santé.

    "La moindre chose me paraît insurmontable"

    Côté étudiants en soins infirmiers, le constat est également sévère. En témoigne cette enquête de la Fnési, (Fédération nationale des étudiant.e.s en soins infirmiers) dont les chiffres – et surtout les causes qui les sous-tendent – donnent le vertige : 76,5 % d’entre eux estiment être obligés de travailler à côté pour subvenir à leurs besoins financiers tandis que 78,2 % se déclarent “tout le temps ou souvent stressé”, que 75,4 % racontent être épuisés physiquement ou encore en très mauvaise santé psychologique (26,2%).

    Les conséquences de ce bilan de santé préoccupant : des crises d’angoisse et des épisodes dépressifs, des velléités suicidaires voire des passages à l’acte, une consommation élevée de médicaments… “Parfois, je me dis : “ça me saoule, pourquoi je fais ça ?” Et, en même temps, j’ai envie de faire ce métier… Avant, je n’étais pas du genre à me décourager mais, plus le temps passe, plus je me décourage vite. La moindre chose me paraît insurmontable”, nous raconte Hélène*, 24 ans, stagiaire de 3e année dans un hôpital du sud-est de la France.

    La jeune femme semble un peu émue en racontant son parcours, explique avoir fondu en larmes quelques heures plus tôt en répondant à une simple question posée par une formatrice : “Comment se passe ton stage ?” En fait, Hélène a peu à peu perdu confiance au gré de ses différentes expériences, peinant à trouver sa place – le sentiment d’être “un boulet” collé à ses chaussures d’hôpital – au point de ne pas se sentir “légitime” à être titularisée, alors même que “dans un an, [elle est] censée être opérationnelle”. A-t-elle songé à aller consulter un médecin pour parler de son mal-être ? “Non. Si je m’arrête, ça peut remettre en cause mon diplôme et mon stage. J’ai peur qu’on croit que j’en ai rien à foutre du boulot.”

    D’autres, à l’image de Pauline, 21 ans, n’ont tout simplement parfois pas les sous pour se soigner. “Ce sont des études qui coûtent cher [En moyenne, le coût de la rentrée d’un étudiant en soins infirmiers est de 2 577,10 € selon une étude de la Fnési, alors même que ces élèves seraient en général, selon une enquête de la DRESS citée par le syndicat, issus de catégories socio-professionnelles plus modestes en comparaison d’autres filières paramédicales, ndlr]. Cela arrive qu’on réfléchisse à deux fois avant d’aller chez le médecin car on n’a pas les moyens – et donc, on ne se soigne pas.”

    La jeune femme rappelle à raison que les étudiants infirmiers ont un grade licence, mais pas une licence stricto sensu, ce qui les empêche souvent d’avoir accès aux services universitaires, malgré des partenariats mis en place dans certains établissements – une ineptie selon les syndicats infirmiers. Et qu’il faut acheter la blouse, les pinces, les ciseaux et tutti quanti. En perte de confiance après plusieurs humiliations – “Nos encadrants sont parfois très cassants. Une fois, l’une d’entre elles m’a dit : “Si tu as réussi ce soin, c’était le coup du hasard.” Je suis beaucoup dans le doute et dans l’attente de la critique” – elle se dit à présent que, “si [elle] avait su comment se passait la formation, [elle] se serait peut-être ré-orientée”.

    Un état de détresse constaté depuis plusieurs années par la Fnési, comme nous l’explique par téléphone sa secrétaire générale Ludivine Gauthier, elle-même étudiante infirmière : “La problématique existe depuis longtemps, mais il y a une sorte de tabou à l’hôpital à ce propos. Heureusement, les étudiants sont au fait que ce n’est pas normal, et sont actuellement dans une dynamique de dénonciation de ce qu’il se passe.”

    "Sur le fil"

    Le sentiment que les pouvoirs publics occultent leurs problèmes depuis des années est prégnant chez les soignants, qui, au-delà d’être entendus par nos gouvernants, aimeraient être écoutés – ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Idem du côté de leur hiérarchie. “Avant, les hôpitaux étaient dirigés par des médecins, des gens qui avaient un regard médical, se remémore avec nostalgie Isabelle*, infirmière depuis plus de trente ans. Petit à petit, ce sont des gestionnaires affublés de pièces de monnaie à la place des yeux qui ont pris leur place. On a l’impression qu’un mec peut passer de gérant d’une concession automobile à directeur d’hôpital…”

    Passée à la fois par le public et le privé, par le poste de cadre ou de simple titulaire, elle se désole de la prégnance du travail administratif de plus en plus imposé aux infirmiers et infirmières, qui les “étouffe”. Une pression à la rentabilité, une chasse aux lits vides, autant de contraintes qui sont mal vécues par les personnels hospitaliers. “Mais la direction sait très bien que, malgré tout, la majorité d’entre nous se défoncera quand même pour s’occuper bien des patients, car on aime notre métier. Aussi, qu’on ne laissera pas tomber nos collègues en difficulté. De même, qu’on ne fera pas forcément grève car on vivrait mal de laisser nos patients, et que ça pourrait nous retomber dessus. Ils jouent là-dessus.”

    Elle est malgré tout conscience que les récurrentes coupes budgétaires et réductions de la masse salariale posent de gros soucis - et ce, tant en termes de rythme de travail pour les soignants que pour la qualité des soins prodigués aux patients. Parfois “sur le fil”, il n’est pas rare que, dans le rush, après des heures de boulot à courir partout, ils ne savent plus trop qui est qui, qui est dans quel lit, appréhension de “finir par faire une connerie”, impatience de rentrer chez soi, culpabilité forte de penser ainsi et de ne pas avoir le temps de mieux s’occuper des personnes à prendre en charge.

    “On m’a déjà appelée pour me dire “il nous faut des renforts, on est en train d’être maltraitants””, désespère Nathalie Depoire, présidente du syndicat Coordination nationale infirmière. Idem du côté des aides soignants, qui se retrouveraient parfois à “systématiquement mettre des couches” aux malades, par manque de temps. Nathalie Depoire estime “largement insuffisante” la réponse des pouvoirs publics face aux problèmes rencontrés, parle de “maltraitance institutionnelle” en sus de celle infligée parfois aux patients faute de temps et de moyens. “On pourrait largement avoir des revendications salariales, quand on voit comment on est mal payés par rapport à nos compétences et nos responsabilités. Mais l’urgence aujourd’hui, c’est de nous donner les moyens de soigner.”

    "L’ambiance entre nous devient parfois délétère"

    Le manque de reconnaissance pèse en effet sur les infirmiers, qui ont souvent le sentiment d’être “un pion”, des “petites mains” tenues de se taire parce que c’est comme cela que ça se passe - le comportement des patients eux-mêmes pouvant parfois être désagréable, les actes du type “je pisse partout dans la chambre mais je m’en fous car, après tout, vous êtes payés pour ça” pouvant arriver. Des pions d’ailleurs interchangeables : quand un service est touché par une réduction d’effectifs, un soignant peut se retrouver du jour au lendemain parachuté dans un autre. De quoi, même si “la formation est censée être polyvalente”, générer de l’anxiété et un sentiment de dévalorisation chez eux. “J’ai déjà reçu en larmes une femme qui était passée du service de chirurgie à celui d’oncologie - ce n’est pas du tout la même chose. Elle répétait qu’elle était nulle parce qu’elle avait des difficultés”, souffle avec tristesse Nathalie Depoire.

    Certains versent alors dans le défaitisme, d’autres dans l’énervement, d’autres dans tout cela à la fois. “J’ai pu voir certain en venir aux mains, se lamente la syndicaliste. L’ambiance entre nous devient parfois délétère.” Les rivalités entre services existeraient, de même que celles entre les différentes professions : aide-soignant VS. infirmiers par exemple, ou infirmiers VS. médecins - les actes de solidarité étant eux-aussi bien réels. "Je trouve que c’est très difficile de trouver sa place en stage, assure ainsi Sonia*, élève en deuxième année de formation qui, elle, est globalement heureuse de son cursus, estime que le fait d’être fatigué est propre à beaucoup d’étudiants et que "ce sont des attitudes et caractères personnels de certains qui posent souci".

    Entre encadrants et étudiants, aussi, le ton peut monter : les premiers n’ont pas le temps de s’occuper des seconds, qui, en conséquence, n’apprennent pas tout ce qu’il faudrait durant leurs stages, perdent confiance etc etc etc, voire sont parfois formés par des intérimaires et vacataires qui ne connaissent pas bien l’hôpital puisque, par définition, ils n’y restent pas de façon pérenne. “Les jeunes nous voient stresser, et eux aussi du coup : ça devient contagieux”, raconte par exemple Manon*, infirmière depuis sept ans en banlieue parisienne qui s’est parfois retrouvée à gérer vingt patients seule pendant plusieurs jours. Ces mêmes élèves seront pourtant amenés, une fois diplômés, à devenir encadrants eux-mêmes… Le cercle est en fait vicieux et surtout vicié par le manque d’argent. Ludovic*, enthousiaste étudiant en troisième année dans l’ouest de la France et appréciant parler en verlan - “j’adore ce boulot… et j’ai envie de changer les choses !” [bon ok là c’est pas du verlan, ndlr] - prévient : “Il faut montrer qu’il y a un problème. Avec les infirmiers, on pourrait être la sonnette d’alarme à l’échelle de l’hôpital : ça va finir par péter.”

    *Tous les prénoms ont été modifiés

    PS : Dans le ventre de l’hôpital, un documentaire diffusé mardi 3 octobre sur Arte revient sur cette question du mal-être des soignants. Le travail du réalisateur Jérôme le Maire, qui a passé deux ans dans une unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis à paris, est disponible en replay ici.

    https://dl.dropbox.com/s/021vpfs9n2labo9/ADTG.jpg?dl=0 #burn_out #DRH (inhumanité des)


  • Chasses aux DRH
    https://www.facebook.com/events/363562337433382
    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-0/c63.0.200.200/p200x200/22221795_10155837151343552_4196020366248408777_n.jpg?oh=5f773bf0b48cda2d463a429a2ce44b2e&oe=5A827440

    Les 12 octobre prochain, les DRH des plus grosses boîtes françaises se retrouvent au Pré Catelan, en plein bois de Boulogne. Que du beau monde ! Les DRH d’Orange, La Poste, Renault, Carrefour, Engie, Bouygues, Michelin, Société Générale, Carrefour, Air France, Canal +, Mac Donald, La Française des Jeux, Renault, et tous au même endroit ! Ils se retrouvent dans un 3 étoiles Michelin - il n’en coûte que 2600 euros d’être de la partie. Et comme si cela ne suffisait pas, ils invitent la ministre du travail Muriel Pénicaud le 12 octobre au matin pour fêter le succès – question de point de vue – de la loi Travail 2. Ils vont aborder « les sujets chauds liés à la Réforme du Travail » avec la « DRH de l’entreprise France », ça alors !

    Et tout ça sans nous, ce serait dommage !

    Alors, comme c’est le bois de Boulogne, nous, on a décidé de déclarer ouverte ce matin-là, 12 octobre, à partir de 8 H, la chasse au DRH. L’idée est de les empêcher d’arriver au Pré Catelan puis de les empêcher d’en repartir chacun à sa manière, et si possible de goûter aux petits fours…

    Non mais !

    #DRH
    https://seenthis.net/messages/635160
    https://seenthis.net/messages/631851
    https://seenthis.net/messages/630722


  • À propos de l’émission « Dans le ventre de l’hôpital » diffusée ce soir sur ARTE et dont le résumé figure ci dessous :

    A l’Hôpital Saint-Louis, à Paris, le bloc opératoire regroupant les activités chirurgicales fonctionne à la chaîne : quatorze salles en ligne ayant pour objectif de pratiquer chacune quotidiennement huit à dix interventions. L’organisation du travail, hyper-sophistiquée, est devenue pathogène. Stress chronique, burn-out et risques psychosociaux gangrènent l’hôpital. Consciente de ce problème, l’administration a commandé un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. L’objectif de ce film est de plonger au coeur du travail et de ses excès, quand l’embrasement menace. Après deux ans de recherche, le cinéaste, en collaboration avec Pascal Chabot, auteur de « Global Burn-out », a choisi de s’immerger dans cette situation particulière.

    à lire ou relire le livre de Pascal Chabot, « Global Burn Out » qui a inspiré cette investigation.
    https://lectures.revues.org/11524

    1« La philosophie est une réflexion pour qui toute matière étrangère est bonne et nous dirions volontiers pour qui toute bonne matière doit être étrangère » écrivait G. Canguilhem1. L’ouvrage de Pascal Chabot, par conséquent, porte son regard philosophique sur cet objet étrange et étranger à la philosophie : le burn-out. L’enjeu est de comprendre ce phénomène et de le situer « dans une époque excessive » (p. 12). En effet, le burn-out dépasse le cadre de la pathologie de l’individu, il est pathologie de relation : relation de l’individu à la société. En d’autres termes, l’épuisement professionnel n’interroge pas seulement l’homme ou la société, mais leurs rapports, c’est une « pathologie de civilisation ». Qu’est-ce qui caractérise le burn-out ? Quels sont les mécanismes conduisant à l’augmentation de sa fréquence d’apparition ? Pourquoi est-ce une pathologie de civilisation ? Et comment prévenir et lutter contre ce mal ? Autant de questions que l’auteur aborde afin d’établir de quoi le burn-out est-il le nom.

    On en parle ici aussi : http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/global-burn-out-6754

    Le travail brûle. Aux racines philosophiques du burn-out, la course au « trop » qui consume jusqu’aux plus motivés. Radiographie sensible d’un mal de civilisation.

    Un #burn_out, c’est plus qu’une simple #dépression mais on préfère juger le malade plutôt que de combattre les vraies causes de la maladie.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/634331

    • « Le burn out n’est pas une maladie professionnelle », dixit Agnès Buzyn, sinistre de la santé qui vient d’annoncer une série de catastrophes destinées à limiter les dépenses
      http://lelab.europe1.fr/le-multiplex-du-dimanche-22-octobre-avec-bayrou-buzyn-ciotti-et-le-mai

      « S’il y a une chose que je connais bien, c’est le burn-out des équipes médicales, notamment dans les hôpitaux », estime Agnès Buzyn, interrogée sur les conditions de travail des personnels hospitaliers. Pour autant, la ministre de la Santé explique que le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle. Elle développe :"C’est un sujet que j’ai eu à traiter quand je présidais la Haute autorité de santé puisque j’avais été saisie par la ministre pour faire un rapport sur le burn-out. Aujourd’hui, il s’avère que ce n’est pas une maladie. C’est un ensemble de symptômes et donc, c’est très difficile, c’est très difficile aujourd’hui de décider que c’est une maladie professionnelle." On comprend donc que le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle. « En tout cas, la Haute autorité de santé, à l’époque, avait rendu un avis défavorable », ajoute-t-elle. Haute autorité, elle venait de le dire, qu’elle présidait, donc.

      Il y a des tueries qui ont droit à un bel emballage
      Santé : Agnès Buzyn, l’atout social d’Emmanuel Macron
      http://www.lejdd.fr/politique/sante-agnes-buzyn-latout-social-demmanuel-macron-3471269

      #santé #déni #économie #guerre_aux_pauvres

    • Le 10 juin 2016, un décret a été publié permettant de faciliter la reconnaissance des pathologies mentales comme maladies professionnelles. Mais attention, sur la page du site Service- Public.fr, on est prévenu d’emblée : "Cet article est ancien, l’information n’est peut-être plus exacte. Vous pouvez néanmoins consulter cette page" .
      https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10687

      Et là, en cliquant sur le lien de l’article « plus vraiment d’actualité », on apprend que :

      Depuis le 10 juin 2016, les pathologies psychiques peuvent être plus facilement reconnues comme des maladies professionnelles. Toutes les affections psychiques sont concernées et notamment le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé « burn-out ».

      En effet, le décret du 7 juin 2016 vient de mettre en place des mesures permettant de renforcer l’expertise médicale pour la reconnaissance des pathologies psychiques : ainsi, il sera possible de faire appel à l’expertise d’un médecin psychiatre à tous les stades de la procédure de reconnaissance d’une affection psychique. Ce décret comprend par ailleurs plusieurs mesures de simplification de la procédure d’instruction qui faciliteront à terme la reconnaissance de l’ensemble des maladies professionnelles, notamment celle des affections psychiques.

      Le texte s’applique à tous les assurés du régime général de sécurité sociale et du régime des salariés et des non-salariés agricoles.

      Ce décret permet l’application de l’article 27 de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi (dite « loi Rebsamen ») qui avait consacré au niveau de la loi, la reconnaissance des pathologies psychiques comme maladies professionnelles.

      N’ayant aucune expertise en #droit_du_travail, ni en droit « tout court », je m’autorise néanmoins à la ramener en disant que :
      – Ce réajustement juridique n’est qu’un simple détricotage des avancées promises (car à ce stade, pour moi, ce n’étaient que promesses) par le précédent gouvernement.
      – il n’est même pas étonnant qu’Agnès Buzyn monte au créneau car elle est dans la logique d’action de la république en mode « marche ou crève » : elle sécurise et renforce le #management_toxique de ses ami·e·s les entrepreneur·euse·s et les #DRH.
      Les épuisé·e·s professionnellement apprécieront ...


  • Si le #management reprenait le chemin du bon sens ? – Le Blog de Denis Garnier
    https://denisgarnier.blog/2015/05/01/si-le-management-reprenait-le-chemin-du-bon-sens
    https://denisgarnierblog.files.wordpress.com/2017/09/le-penseur-de-rodin.jpg

    Depuis les années 70 le rôle des femmes et des hommes qui encadrent et organisent le travail d’autres femmes et d’autres hommes, s’est progressivement transformé en un métier qui pressurise des ressources humaines pour des objectifs souvent inatteignables. L’ascenseur social est en panne et le travail est en crise. Son évaluation est biaisée par le prisme de procédures imposées par des exigences d’efficacités spéculatives qui dépassent souvent le cadre de l’entreprise. L’#organisation de la production du #travail conduit à gérer ces ressources sans humanité et, dans ce cadre, nous verrons qu’il n’est pas nécessaire d’être le diable pour le devenir.

    D’autres méthodes existent pour organiser la production en ménageant les femmes et les hommes au travail. Le slow management est-il une réponse ? Le management doit-il rester un métier à part entière ? L’ascenseur social peut-il repartir ? Le travail a-t-il besoin de hiérarchie ? La qualité ne doit-elle pas devenir son nouveau centre ?
    Cet article souhaite présenter l’inévitable impasse dans laquelle s’échoue un management trop mathématique des ressources humaines. Pour promouvoir des échanges respectueux du travail entre des managers apaisés et des travailleurs reconnus, il devient indispensable d’aménager un nouveau paradigme. Pour l’auteur de cet article, le management, avec son entreprise, va progressivement reprendre le chemin du bon sens.

    #DRH

    • Si le management des entreprises avait jamais eut un jour du bon sens, on le saurait.
      Exemple, la catastrophe de Courrières (1906).

      L’accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là, mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs « irréguliers » dont le décès n’a pas été imputé à cet accident.

      Une des causes indirectes serait un feu de mine qui s’était déclenché les jours précédents dans des vieux travaux.
      Pierre Simon, plus connu sous le nom de Ricq1, délégué mineur depuis 1891, demande que personne ne descende tant que le feu ne sera pas éteint. Poursuivre l’exploitation du charbon dans ces conditions est en effet trop dangereux. Mais son avis n’est pas suivi.

      Trois jours après l’explosion, les recherches pour retrouver les survivants sont abandonnées toujours par le management
      Le 30 mars, soit vingt jours après l’explosion, treize rescapés réussissent à retrouver le puits par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres, un quatorzième fut retrouvé quatre jours plus tard.

      l’article de Monsieur Denis Garnier me semble hors de toute réalité


  • Premier carré - C’est l’heure de l’mettre Radio Campus Lille - 28 Juin 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/premier-carre

    CE MERCREDI 28 JUIN 2017 à 18H30

    Lille, Place de la République, 27 juin 2017. Nous sommes dans le flot. Ça circule dans les deux sens : des cadres pressés et des étudiants en école de commerce, connectés au monde, foulent le pavé sans un regard pour les déconnectés qui squattent sur les bancs.

    (Le lien direct vers le MP3 fonctionne)
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/CHDM170628.mp3

    Dans un coin de la Place, des drapeaux rouges n’attirent pas plus leur attention. Nous, nous parvenons à nous sortir du rang, de ce mouvement aliénant conduisant au précipice, et que les ignorants appellent leur liberté. Ils sont en marche.

    Nous approchons des syndicalistes, qui prétendent combattre, par ce rassemblement, le désastre qui vient par ordonnances. Avec cette sensation de pénétrer le dernier carré de la Résistance.
    http://cdn.campuslille.com/images/stories/HDM/2017/hdm280417b.jpg
    Et quand nous y sommes, nous voyons de l’extérieur les va-et-vient de la petite foule tout autour : le conformisme contemporain est surdéterminé par une dépolitisation devenue agressive. Ils marchent on ne sait où, dans un environnement sans histoire ni géographie, sûrs de leur « liberté » et de leur supériorité occidentale (quoiqu’ils ne sauraient le dire puisque leur monde est si petit qu’il exclue d’office les ailleurs). Ils vont sans sourire, sans regarder au-delà de leur nombril et de ses applications.

    Dans le cercle rouge où nous sommes, les consciences embrassent toutes les contradictions et pensent la société. Face à la destruction sociale, au cynisme des vandales et à la passivité des victimes, face à l’oppression, des combattants jurent de s’organiser et d’enclencher un combat total contre le recul moderne qu’on a vendu au pays.

    Ils semblent une minorité. Ils sont en vérité le premier carré.
    (Nous diffuserons les propos recueillis dans ce premier carré. Puis, dans le cadre de notre « ¼ d’heure en Palestine », nous nous entretiendrons avec Olivia Zemor, dirigeante d’EuroPalestine, à propos de la situation à Gaza et dans toute la Palestine – une situation complètement tue et niée par les medias qui font l’opinion des « gens libres »)

    L’heure de l’mettre

    Les éphémérides de l’Heure de l’mettre sont sur ArteRadio : http://audioblog.arteradio.com/blog/3047789/l_heure_de_l_mettre

    #Palestine #Olivia_Zémor #Gaza #EuroPalestine #Manifestation #Radio #Audio #politique #analyse #Radio_Campus_Lille #éphémérides #Muriel_Pénicaud #DRH


  • Miroir Social - Ce qui marchera ou pas dans les réformes sociales : les DRH de l’ANDRH prennent la parole
    http://www.miroirsocial.com/actualite/14739/ce-qui-marchera-ou-pas-dans-les-reformes-sociales-les-drh-de-l-andrh-p
    Maintenant les choses sont claires : les #DRH ne sont pas du côté des salariés (pour ceux qui en doutaient encore !)

    Les DRH se satisfont que l’objectif de ce programme rejoigne leurs préoccupations exprimées lors de la campagne présidentielle : « fluidifier » le fonctionnement de l’entreprise et la relation employeur–employé mais restent très préoccupés par les mesures finales qui ne devront pas perdre de vue cet objectif de simplification.

    Ils confirment leur satisfaction du report de la mise en place de la retenue à la source conformément à ce qu’ils avaient formellement demandé à Bercy.

    En matière de conduite de réformes, les DRH sont favorables à près de 80 % à la réforme du code du travail par ordonnances. Ils rappellent cependant qu’ils ont toujours confirmé leur attachement à la qualité des études d’impact des projets de loi, à la précision du mode de financement de l’ensemble des mesures prévues et à la mise en place d’indicateurs de suivi lisibles, transparents et partagés.


  • Petit manuel de survie aux fadaises de cubicule Le Devoir - Dominic Tardif - 15 Juin 2017
    www.ledevoir.com/culture/livres/501238/petit-manuel-de-survie-aux-fadaises-de-cubicule

    Au bout du fil, une jeune femme raconte une conférence motivationnelle à laquelle le merveilleux monde de l’emploi l’a un jour contrainte à assister, au péril de sa santé mentale, et de sa capacité à ne pas pouffer devant une spectaculaire démonstration du ridicule.
    . . . . . . . . . . .

    « Mon amie et moi, on pleurait de rire » , se rappelle-t-elle en évoquant la conférence d’un hybride entre Jean-Marc Chaput, Forrest Gump et Jésus-Christ. « Le monsieur était venu nous dire qu’en ressources humaines, notre job fondamentale, c’était d’aimer les gens inconditionnellement. À la fin, il nous donnait une plume — qu’il fallait bien sûr aller récupérer au kiosque où il vendait ses livres — une plume pour nous rappeler la légèreté de la vie. » Ouf.
    . . . . . . .

    Le recueil se plaît plutôt à torpiller sous les bombes d’un violent sarcasme la novlangue des tenants d’une psycho pop pour qui la responsabilité de son bonheur au boulot ne repose que sur les épaules de ceux dont on exige toujours plus. Parodie d’entretien d’embauche, détournements de maximes vaseuses et tentatives de définition de mots usés à la corde par les chantres de l’entrepreneuriat s’y succèdent, parce que rire se révèle ici le seul moyen de ne pas se défenestrer.
    http://image3.archambault.ca/3/C/4/5/ACH003950025.1495079714.580x580.jpg

    L’ubiquitaire verbe « innover » en recueille d’ailleurs quatre, définitions :
    1. Faire pareil tout en ayant l’air de faire différent.
    2. Trouver de nouvelles façons de faire comme avant.
    3. Retourner en arrière en pensant que ça va mieux marcher cette fois-ci.
    4. Tourner en rond de manière plus efficace.
    . . . . .
    « La vérité, c’est que tout, absolument tout, du travail salarié est détestable », plaide dans une postface sans appel le pamphlétaire Simon-Pierre Beaudet (auteur de Fuck le monde ).

    . . . . . . .
    Péteuse de balloune professionnelle

    Petit cours d’autodéfense intellectuelle contre le dévoiement des mots au service d’une droite cherchant à camoufler le vide de sa pensée, ou à couvrir d’un vernis philosophique ses lapalissades, Pensées pour jours ouvrables s’active donc surtout à retourner comme un gant la langue stérile des consultants et autres « dragons » de ce monde. Qu’est-ce qu’une « démarche itérative incrémentale » ? C’est un terme créé « pour dire qu’on sait pas trop où est-ce qu’on s’en va avec ça », écrit Bureau Beige.
    . . . . . . .

    Pensées pour jours ouvrables : Le Blog : https://penseespourjoursouvrables.wordpress.com A VOIR ABSOLUMENT !

    Pensées pour jours ouvrables : Le livre (Moult éditions).
    http://www.moulteditions.com/single-post/2017/05/08/Bient%C3%B4t-en-librairie

    #ressources_humaines #novlangue #entretien_d_embauche #entrepreneuriat #innover #lapalissades #consultants #Quebec Humour + #DRH #En_marche #Emmanuel_Macron . . . .

    • Quelques phrases du Blog, c’est pas tous les jours que l’on peut sourire à propos des managers.

      RECHERCHÉS : participants à une conférence sur la gestion de l’innovation
      pour une étude universitaire portant sur le ramollissement précoce du cerveau.

      L’expérience
      S’habituer à être déçu.

      Gestionnaire
      de son ego.

      Il suffit de diminuer ses attentes de moitié pour voir sa vie remplie
      de médiocrité.


  • Comment Le Pen s’est retrouvée à prononcer le même discours que Fillon - RTL
    http://www.rtl.fr/actu/politique/comment-marine-le-pen-s-est-retrouvee-a-prononcer-le-meme-discours-que-francois-
    http://media.rtl.fr/online/image/2017/0502/7788366786_marine-le-pen-et-francois-fillon-lors-d-un-debat-televise-le-20-avril-2017-sur-france-2.jpg

    En fait, il y a une explication assez simple. Parmi les personnes qui ont « fourni des notes » à Marine Le Pen pour ce discours, il y a un certain Paul-Marie Couteaux, qui, jusqu’au soir du premier tour, était un soutien de François Fillon. Selon nos informations, c’est lui aussi qui avait largement écrit le discours de l’ancien premier ministre au Puy-en-Velay. Paul-Marie Couteaux est un essayiste, ancien député européen souverainiste (favorable au rapprochement des droites) et fondateur du SIEL - un parti proche du Front national, mais dont il a quitté la présidence.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • "Écrémage" en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment)

    ...il s’agit tantôt de mettre la #pression sur les #salariés, en générant un #stress, pour les rendre plus productifs, tantôt de les harceler pour qu’ils démissionnent. La technique a été utilisée chez #France_Telecom, dont l’ancien PDG, Didier Lombard, est poursuivi pour #harcèlement moral.

    L’ex-juge d’instruction Pascal Gand a récolté des dizaines et dizaines d’indices de ce management par le harcèlement. « Objectif réduction atteint tant bien que mal », avait griffonné sur un papier le directeur financier. Une note indiquait que « l’objectif annuel de 296 départs » était « atteint à hauteur de 74% ». La rémunération des manageurs était indexée sur les départs...

    En octobre 2006, Didier Lombard avait annoncé à ses cadres qu’il faudrait que d’ici trois ans, 22.000 salariés aient quitté l’entreprise. « Je ferai [ces départs] d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte », avait-il ajouté. Il ne croyait pas si bien dire. Soixante personnes se sont suicidées en trois ans, dans la foulée du plan de #restructuration baptisé "Next".

    #management #rh #drh #ressources_humaines #stress #souffrance_au_travail #suicide ##harcèlement_moral #Renault #France_Telecom #travail #changement

    http://www.regards.fr/web/article/ecremage-en-entreprise-la-methode-rh-qui-tue-vraiment


  • Mélissa et Alison en #service_civique à Pôle emploi, la parole au directeur de l’antenne.
    http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2015/11/03/forbach-melissa-et-alison-en-service-civique-a-pole-emploi

    Vêtues de leur gilet bleu, siglé "service civique", les deux jeunes filles se repèrent facilement à l’#accueil de #Pôle_emploi. Mélissa Bekka, 19 ans, de Petite-Rosselle, et Alison Cokovic, 19 ans, de Henriville, ont démarré leur mission lundi à 9 h à l’agence de la Ville-Haute à Forbach. « Elles ne sont ni salariées, ni stagiaires, ni bénévoles », indique Pascal Thuillier, directeur, qui accueille, pour la première fois, des volontaires du service civique. « Une nouveauté chez nous. Pôle emploi de Lorraine a décidé d’ouvrir ses portes au service civique. » A Forbach, les deux agences accueillent chacune deux jeunes filles pour une mission de huit mois. « C’est une très bonne #expérience pour elles comme pour nous » , se réjouit Pascal Thuillier, mettant en avant la notion d’#intérêt_général et d’engagement de ce dispositif destiné aux 16-25 ans, « cela a un parfum de #cohésion_sociale. »

    Facilitateurs d’inclusion numérique

    Plongées dans le grand bain dès leur arrivée, Alison et Mélissa se sont immédiatement retrouvées en contact avec le public. « Leur mission consiste à aider les #usagers [9alors, il disent ni D.E ni candidats, ndc] qui arrivent en zone d’accueil, en particulier ceux qui rencontrent le plus de difficultés à utiliser nos nouveaux #services_numériques , détaille le responsable. Elles sont là, en renfort des animateurs de Pôle emploi, pour accompagner les gens un peu perdus dans l’utilisation des services digitaux, pour leur permettre de gagner en #autonomie. »

    D’ici juin, les jeunes volontaires seront également appelées à coanimer les ateliers de Pôle emploi sur les #services_à_distance. « Comme notre emploi store que nous avons mis en place récemment », souligne Pascal Thuillier, souhaitant que les deux recrues soient avant tout « des facilitateurs d’inclusion numérique. »

    Le directeur de l’agence insiste sur l’impact du numérique dans la recherche d’emploi : « Aujourd’hui, 89 % des #DRH utilisent internet. Un recrutement par ce biais dure trois semaines contre trois mois par la voie traditionnelle. Un demandeur d’emploi qui n’a pas de #CV_en_ligne et qui ne dispose pas de boîte mail va être pénalisé. »

    « Une vraie valeur ajoutée »

    Suivies par un tuteur durant toute leur mission Mélissa et Alison ont un statut spécifique. « Elles ont signé un contrat d’engagement du service civique, elles travaillent 24 heures par semaine chez nous et touchent des indemnités » [#467€34/mois, soit un peu plus que le montant du RSA, ce minimum que la classe politique a en 1988 interdit aux moins de 25 ans à l’initiative du PS, ndc], explique le directeur de Pôle emploi.

    Très heureux d‘accueillir les jeunes filles, Pascal Thuillier compte sur leur maîtrise de l’outil numérique pour développer le portail digital et améliorer les services rendus aux usagers.

    « Nos agences de Forbach sont particulièrement visitées dans un bassin d’emploi compliqué , note-t-il. Pour l’instant, nous n’avons qu’un CV sur trois en ligne, un niveau assez faible. Nous allons essayer de passer un cap avec nos volontaires, qui représentent une vraie valeur ajoutée. »

    Depuis les #stages Barre en 1976, le « manque d’expérience » des #entrants_sur_le_marché_du_travail a servi le prétexte pour les sous payer au nom de l’insertion dans le monde de l’entreprise et de l’emploi. Un phénomène dont l’ampleur a explosé durant le premier septennat socialiste (Travaux d’utilité collective, stage d’insertion à la vie professionnelle, etc.). On note que ces deux femmes sont en première ligne dans le travail de l’agence (accueil), quelles effectuent un travail de formation à partir d’une #qualification_gratuite (une maîtrise des outils informatiques, ici faiblement indemnisé par l’état, Pôle n’ayant rien à dépenser). L’#échelle_des_salaires comporte désormais une myriade de niveaux, une stratification accrue accompagnée d’une #individualisation, la destruction de ces valeurs collectives là a permis de faire exploser les #inégalités de salaires. It’smore fun to compete, et il n’y a pas d’alternative, sauf à rejoindre les casso’s, mais, la aussi, la #concurrence façonne fortement les moeurs.
    #B-scale_partout_Reagan_Thatcher_itou


  • Communiqué de la Sparf (20/10/2015)

    Il y a quelques jours, le service de la paie a joint 34 salariés dont les prénoms et/ ou noms sont à consonance arabe, afin de vérifier la régularité de leur situation, et leur a demandé d’envoyer sans délais une copie de leurs papiers d’identité.

    Ce comportement intrusif et stigmatisant relève de la pure discrimination et de l’abus d’autorité. La raison invoquée - celle d’un client demandant des vérifications au nom de la loi contre le travail dissimulé - est peu crédible, et n’est pas valable.

    La Société des producteurs associés de Radio France dénonce cette détestable pratique dont les victimes, qui n’ont obtenu que des explications vagues et embarrassées de la Direction des Ressources Humaines, sont durablement meurtries.

    La Sparf, tout en prenant acte de la nomination par Radio France d’un « expert indépendant » sur la question de la collecte des données personnelles, exprime sa solidarité envers ses collègues, qui se sentent trahis par une Maison, à laquelle ils ne ménagent depuis des années ni leur loyauté ni leur dévouement.


  • Alerte : #daesh et les #Migrants pourraient envahir #Radio_FRance
    https://reflets.info/alerte-daesh-et-les-migrants-pourraient-envahir-radio-france

    Mais que se passe-t-il à Radio-France ? En fin de semaine dernière, plusieurs personnes reçoivent un coup de fil gêné de la part de membres de la #DRH. Il faudrait qu’ils envoient une photocopie de leur carte d’identité. Plusieurs personnes contactées sont d’autant plus intriguées qu’elles ont déjà fourni leur carte d’identité il y a […]

    #Breves

    • http://la-bas.org/la-bas-magazine/articles/a-radio-france-on-demande-vos-papiers

      Ni Daech, ni la DGSI ne sont impliqués dans cette affaire. C’est une filiale de #Renault spécialisée dans l’événementiel, cliente de Radio France, qui a demandé que des vérifications soient faites, avant de louer des locaux de RadioFrance. Oui, oui ! Car depuis l’arrivée de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, il est fréquent de voir des défilés de mode devant la Maison de la Radio, pendant la fashion week par exemple, et que des espaces de la Maison ronde soient loués à des groupes privés, comme le 22ème étage – qui offre une vue imprenable sur Paris...

      Si demander au prestataire ce type d’informations sur ses salariés est une disposition légale, le service de paie de Radio France est plutôt embarrassé. Mardi, le responsable de service a fourni aux syndicats une explication légèrement fumeuse : « Notre logiciel informatique n’était pas à jour, les rubriques étaient mélangées entre les personnes nées à l’étranger mais de nationalité française, et les personnes étrangères. Nous avons passé ces coups de téléphone pour faire la mise à jour. »

      Puis il s’est confondu en excuses, regrettant de ne pas avoir préalablement briefé ses équipes, ce qui aurait selon lui évité bien des maladresses…



  • – Ils lui ont arraché sa chemise au manager ?
    – Ouais, ils voulaient en découdre. (lu sur touiteure)
    Air France va porter plainte pour « violences aggravées » après une réunion agitée
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/05/air-france-confirmerait-2-900-suppressions-d-emplois-lors-d-un-cce-interromp

    La situation se tend à Air France. Plusieurs centaines de salariés ont envahi le siège de la société, interrompant la réunion du comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire. Selon plusieurs sourcs syndicales, la direction venait de confirmer que 2 900 postes étaient menacés par le nouveau plan de #restructuration, principalement au sol. Un chiffre similaire à celui annoncé vendredi en conseil d’administration.

    Près d’une heure après le début de la réunion, « plusieurs centaines » de manifestants sont entrés dans le siège d’Air France aux cris de « De Juniac démission » et « On est chez nous ». Le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, est sorti précipitamment, indemne. Mais des #salariés ont malmené leur directeur des ressources humaines (#DRH), Xavier Broseta. Sa chemise arrachée, il s’est enfui de la salle de réunion torse nu, entouré d’un important service d’ordre. Après ces événements, Air France a annoncé le dépôt d’une plainte pour « violences aggravées ». Le CCE qui devait reprendre à 14 h 30 ne reprendra pas lundi.

    http://s1.lemde.fr/image/2015/10/05/534x0/4782699_6_b4dc_le-directeur-des-ressources-humaines-d-air_92fbc384b27feb46ade75f43d940adf4.jpg

    Plus de cinq cents personnes avaient commencé à manifester à 10 heures devant le siège à l’appel d’une large intersyndicale intercatégorielle. « Gagey dégage », « le plan D ? Démission de la direction » ou « Valls arbitre vendu ! » pouvait-on lire sur les pancartes tenues par des salariés vêtus de leur uniforme. « Direction irresponsable » ou encore « ras-le-bol d’être mis les uns contre les autres », criaient certains devant les fenêtres du siège. Trois syndicats (FO, CGT et UNSA) ont également appelé les personnels à la grève.

    2 900 personnes menacées

    La mise en œuvre du plan « alternatif » au projet de développement « Perform 2020 » concernerait 300 pilotes, 900 PNC (hôtesses et stewards) et 1 700 personnels au sol, selon elles. La direction avait chiffré à 2 900 postes le sureffectif induit par ce « plan B », vendredi en conseil d’administration. Mais elle avait alors évoqué 700 postes menacés chez les PNC et 1 900 au sol.

    Le président d’Air France, Frédéric Gagey, a également confirmé que cinq avions quitteraient la flotte long-courrier en 2016, puis neuf autres en 2017. La compagnie dispose actuellement de 107 avions sur ce réseau, actuellement déficitaire pour moitié. Air France procèdera à des réductions de fréquences sur 22 lignes en 2016 et à une « plus forte saisonnalité » sur six autres lignes, qui « n’existeront que l’été ou l’hiver par exemple », a rapporté une source syndicale. En 2017, la compagnie fermera par ailleurs cinq lignes, en Inde et en Asie du sud-est, ont indiqué plusieurs sources.

    #management #action_collective


  • À Radio France comme ailleurs, refondation "sociale" patronale for ever ?

    Dominique-Jean #Chertier vient d’être nommé "#médiateur" par le gvt au 23e jour de #grève à #Radio_France. Longtemps responsable du personnel chargé de la #restructuration de grandes #entreprises (Renault, Sacilor, Air Inter), conseiller social à Matignon de 2002 à 2003 (sous Raffarin), puis Directeur général de l’#Unedic pendant 10 ans :

    ... il a géré deux grandes #réformes du régime d’#assurance chômage : la #dégressivité des #allocations de #chômage au début des années 1990, puis la création du plan d’aide au retour à l’#emploi (#PARE) mis en œuvre en 2001. Il est devenu en 2002, #DRH Snecma, puis pdt du C.A de #Pôle_emploi.

    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/04/09/radio-france-pellerin-a-missionne-dominique-jean-chertier_4613288_3236.html

    Sur le PARE, acte décisif de la #refondation_sociale_patronale, auquel il a contribué, des éléments d’analyse :

    Refondation sociale » patronale : Le gouvernement par l’individualisation, Maurizio Lazzarato
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3279

    Refondation « sociale » patronale : Le Pare, une entreprise travailliste à la française
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3184

    Refondation sociale patronale : L’éthique du bouffon, Valérie Marange
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

    • Ah oui, c’est pas Jean-Dominique, #merci. Du coup je rectifie, en espérant que ce seenthis et les prolongements critiques qu’il propose continue à circuler par touitaire et falsebook. C’est important de savoir à quoi ce type a dédié sa vie, en particulier parmi les grévistes de RF mais aussi parmi ceux qui auraient conservé quelque indulgence pour le #PS.

    • Le recours à un médiateur avait été posé comme préalable par les #syndicats de Radio France à la reprise des discussions avec la direction et préconisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui avait nommé Mathieu Gallet à la tête de la radio au début de l’année dernière.
      (...)
      « La première étape de ma mission est terminée. » Dominique-Jean Chertier, le médiateur chargé de dénouer la crise sociale à Radio France, a quitté la Maison de la radio dimanche 12 avril dans la soirée, après avoir remis son texte à la direction et aux syndicats. « Sans attendre leur réponse », a-t-il précisé.
      Ces propositions sont l’aboutissement de discussions menées depuis vendredi avec les deux parties pour trouver une issue au conflit qui se poursuit depuis 25 jours. (...)

      Les syndicats sont en effet apparus un peu surpris et globalement déçus par l’issue de ces négociations [sic...] et la teneur du document de 3 pages remis par le médiateur. « On a l’impression que le médiateur n’a pas servi à grand-chose », a estimé Guillaume Baldy, du syndicat Unsa. « Nous allons soumettre en #assemblée_générale et à nos adhérents le texte, qui comporte des points de #blocage », a-t-il ajouté, regrettant par exemple que la mutualisation des programmes des stations locales de France Bleu, contestée par les syndicats, « reste possible ».
      Les syndicats s’opposent à plusieurs mesures du plan stratégique du président de l’entreprise publique, Mathieu Gallet, qui prévoit notamment une « réduction nette d’effectifs de 250 à 330 équivalents temps plein », avec 300 à 380 #départs_volontaires.

      Pour Jean-Paul Quennesson, délégué SUD, ce document donne « peu de garanties » sur la question de l’emploi. « A ce stade, on émet beaucoup de réserves », a-t-il dit, tout en reconnaissant que cette médiation avait permis des avancées, notamment en donnant la parole aux syndicats.

      « On a une impression amère », a commenté Jean-Eric Ziolkowski, de la CFDT, pour qui ces trois jours de discussions avec le médiateur se sont apparentés à une « thérapie de groupe ».

      http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/04/12/radio-france-vers-une-sortie-du-conflit_4614610_3236.html

    • Fleur Pellerin a mis fin, lundi 13 avril dans la soirée, aux derniers espoirs des grévistes de Radio France, qui lui avaient demandé, plus tôt dans la journée, une nouvelle négociation sur leurs préavis de grève, après 26 jours de blocage. Venue en personne à la Maison de la radio pour y rencontrer la direction et les syndicats grévistes, la ministre de la culture a expliqué que le document de compromis élaboré pendant le week-end par le médiateur qu’elle avait missionné ne changerait pas. Mais elle s’est aussi portée garante du respect durable de ce document et d’un dialogue social sincère dans l’entreprise.
      Cette garantie suffira-t-elle à permettre la levée des préavis de grève ? La réponse sera donnée, mardi, lors d’une assemblée générale des salariés de Radio France, convoquée à 15 heures. (...)

      Le médiateur – et à travers lui, le #gouvernement – avait laissé aux grévistes un marché entre les mains - qualifié par plusieurs d’« #ultimatum » ou de « chantage ». En échange de la levée des préavis de grève, le médiateur s’engageait à être présent lors des trois prochains mois pour accompagner la préparation du contrat d’objectifs et de moyens (COM), où la stratégie de Radio France pour les cinq prochaines années sera consignée. Si les syndicats maintenaient leurs préavis, Dominique-Jean Chertier ne revenait pas.

      http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/04/13/a-radio-france-le-dilemme-des-grevistes_4615065_3236.html

    • Radio France : 4 syndicats sur 5 appellent à la reprise du travail
      http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/04/14/radio-france-la-greve-reconduite_4615824_3236.html

      Vingt-quatre heures de plus. Les grévistes ont voté, mardi 14 avril, pour la poursuite du mouvement lors de l’assemblée générale du personnel à la Maison de la radio. Du moins ceux qui s’étaient déplacés.
      Car quatre syndicats sur cinq – CFDT, SNFORT, sud, UNSA – avaient clairement appelé à l’arrêt du mouvement : contre l’avis de l’#assemblée_générale parisienne, mais en s’appuyant sur la consultation de leurs militants.
      La CGT a eu une position plus ambiguë : ses représentants ont voté pour la poursuite de la grève, mais l’un d’eux avait expliqué plus tôt que la CGT se rallierait aux autres organisations pour préserver l’unité syndicale. Ce qui maintient un doute sur la position finale de ce syndicat. Isolée, la CGT ne semble cependant pas en mesure de maintenir le blocage des antennes et la grève unitaire en vigueur depuis le 19 mars a donc vécu.


  • L’Institut Supérieur du Travail ou le #Syndicalisme expliqué au #Patronat Ces lobbys qui nous pourrissent la vie – épisode 3
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4159

    Encore récemment avec le mouvement de grève des pilotes Air France, on a eu droit à leurs fines analyses. Dans la presse de droite, dans C dans l’air ou sur BFM TV, les analystes de l’Institut Supérieur du Travail sont omniprésents. Avec un nom pareil, on pourrait s’attendre à trouver …

    #lobbys_patronaux #Nos_enquêtes #anti-syndicalisme #Bernard_Vivier #DRH #formation #Harmel #IST #répression_syndicale #UIMM


  • Silicon’s Valley’s Brutal Ageism | New Republic
    http://www.newrepublic.com/article/117088/silicons-valleys-brutal-ageism

    An engineer in his forties recently told me about meeting a tech CEO who was trying to acquire his company. “You must be the token graybeard,” said the CEO, who was in his late twenties or early thirties. “I looked at him and said, ‘No, I’m the token grown-up.’ ”

    Toujours aussi sympa, le jeunisme.


  • La chanteuse Anaïs taille en pièce les DRH
    http://www.usinenouvelle.com/article/la-chanteuse-anais-taille-en-piece-les-drh.N267245
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aTUK1mz7lPM

    Pauvre directeurs des ressources humaines, ils sortent en miettes du single du prochain album d’Anaïs qui devrait rejoindre les bacs en septembre 2014. Sur une ritournelle entêtante, la chanteuse française révélée il y a 5 ans avec son fameux titre « Mon coeur, mon amour », ne leur épargne rien.

    Les DRH sont la cible de sa dernière chanson. Monstres froids et inutiles, aux ordres de directions elle-même inhumaines, Anaïs fait rimer l’acrostiche DRH avec un ensemble d’expressions tout aussi sympathiques que « D comme déconnectés, R comme brasser de l’air, H comme la hache de guerre ». Il y a aussi la variante « R comme payer moins cher ».

    Anaïs n’est pas la première artiste à s’attaquer au monde des ressources humaines. Mais c’est essentiellement les romanciers et les cinéastes qui se sont montrés particulièrement prolixes jusqu’alors sur la question. En témoigne le film réquisitoire « Ressources humaines » de Laurent Cantet, le violent « La question humaine » de Nicolas Klotz qui n’hésitait pas à faire un amalgame douteux avec le génocide nazi, en passant par le récent film des frères Dardenne « Deux jours, une nuit ».

    La vision d’Anaïs, chapeau de cowboy vissé sur la tête sur le parvis de la Défense, semble au départ plus légère. Ce n’est que le début de l’histoire puisque, selon elle, les DRH n’ont qu’un objectif « de nouveaux objectifs et tant pis si ça casse et tant pis si ça tue..... »

    #Anaïs
    #DRH