• Vers un monde moins défoncé et merdique — Sobriété et lutte anarchiste
    https://infokiosques.net/spip.php?article1538

    Vers un monde moins défoncé et merdique est sorti sous forme de brochure auto-éditée en 2003, aux Etats-Unis. « De nombreuses raisons m’amènent à m’abstenir de la consommation d’intoxicants, et certaines d’entre elles ne sont pas "politiques" en soi. Certaines sont plus personnelles ou intimes : j’aime mon corps et veux préserver ma santé ; je suis terrifié par les addictions ; je tends vers les extrêmes, ainsi je pense que si j’avais bu ou m’étais drogué je l’aurais trop fait ; dans ma famille, des personnes toxicomanes et alcooliques ont ruiné des vies. D’autres raisons sont plus pragmatiques : en tant qu’activiste, je prends part à des actions qui m’exposent au risque de me faire arrêter, et les risques légaux encourus pour possession de drogue n’en valent pas la peine ; je préfère mettre mon (...)

    #V #Infokiosque_fantôme_partout_ #Anarchismes,_anarchie #Corps,_santé,_antivalidisme #Anglais
    https://cocktailpavepaillette.wordpress.com
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vers-un-monde-moins-defonce-et-merdique-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/towards_a_less_fucked_up_world.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/towards_a_less_fucked_up_world-screen.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vers-un-monde-moins-defonce-et-merdique-pageparpage.pdf

  • Port d’Anvers : les incinérateurs agréés ne peuvent traiter la totalité de la cocaïne saisie Victor de Thier - RTBF
    https://www.rtbf.be/article/port-d-anvers-les-incinerateurs-agrees-ne-peuvent-traiter-la-totalite-de-la-coc

    La douane, la police et la justice ont saisi près de 90 tonnes de cocaïne dans le port d’Anvers en 2021. Un record historique qui, selon toute vraisemblance, sera à nouveau battu cette année. La douane estime en effet que la barre des 100 tonnes pourrait être atteinte en 2022.

    Cette quantité pose toutefois un important problème de sécurité, rapportent samedi De Standaard et Gazet van Antwerpen. Les incinérateurs agréés ne pouvant traiter la totalité de la drogue saisie, elle doit être stockée dans les entrepôts de la douane avant d’être détruite, parfois tardivement.

    Risque de vol
    Le procureur d’Anvers Franky De Keyser a tiré la sonnette d’alarme auprès du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) il y a quelques semaines. Le stock de stupéfiants est désormais si important que des bandes criminelles pourraient tenter de le dérober.

    Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), s’est également entretenu avec le ministre de la Justice à ce sujet. Les cabinets Van Quickenborne et De Wever affirment rechercher ensemble des solutions.

    #cocaïne #cocaine #oligarchie #oligarchies #manager #publicistes #showbizz #drogue #drogues #mafia #société #trafic #douane

  • Sur la route du trafic de crack, de Louga, une ville du Sénégal, jusqu’à Paris

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/10/06/de-louga-au-senegal-a-paris-sur-la-route-du-trafic-de-crack_6144610_3224.htm

    Ciblés par le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, les dealeurs qui officient dans le nord-est de Paris sont originaires pour la plupart d’une ville agricole du nord du Sénégal, Louga, où le trafic enrichit la population et où les plus jeunes rêvent de partir en Europe à leur tour.

    De lui, on ne connaît que son identité, consignée dans une fiche du deuxième district de police judiciaire (2e DPJ) de Paris. Un état civil réel, Cheikh N., deux alias, une date de naissance, une adresse à Sevran (Seine-Saint-Denis), une nationalité, sénégalaise, et une ville d’origine : Louga, à trois heures de route de Dakar, en direction de la frontière mauritanienne.

    Le 9 septembre, les enquêteurs du 2e DPJ l’interpellent avec un complice pour trafic de stupéfiants. Les perquisitions permettent de découvrir près de 8 000 euros en liquide et l’attirail de fabrication du crack.

    Trois jours plus tard, autre quartier, autre dealeur. Souleymane M. est arrêté en pleine rue dans le 15e arrondissement. Dissimulés dans ses sous-vêtements, des cailloux jaunâtres enrobés de plastique, des bonbonnes de crack. Les policiers, ceux du 3e DPJ cette fois-ci, remontent à son domicile et y découvrent les signes distinctifs des « cuisiniers » : des centaines d’euros en pièces, deux balances, du bicarbonate de soude et un cahier de comptabilité. Depuis deux ans, il fournissait une vingtaine de clients par jour aux portes sud de Paris, Choisy, Ivry, Italie, plus des livreurs. Sa nationalité : sénégalaise. Sa ville d’origine : Louga.

    Le 6 septembre, Mamadou D. : encore le 3e DPJ, et un dealeur qui circule à vélo, entre Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où il vit, et la porte de La Chapelle. A minuit, les policiers fondent sur lui. Dans ses poches, 113 cailloux. Chez lui, 87 autres cailloux, 100 grammes de cocaïne conditionnés en onze ovules, ces emballages signant l’importation guyanaise, et des produits de coupe, de la caféine et de la phénacétine, un analgésique cancérigène retiré du marché. En garde à vue, il reconnaît son trafic, pour aider ses sœurs malades au pays, explique ne gagner que 1 200 euros par mois et faire ça pour financer sa maison au Sénégal, d’où il vient. Sa ville d’origine : Louga.

    « Ils n’ont pas de scrupules »

    Parmi les dealeurs arrêtés par la police judiciaire parisienne cet été, nombreux sont Sénégalais. De Louga, beaucoup, parfois de Dakar. Deux sont Guinéens, un Soudanais, un Malien. D’autres sont de nationalité française, certains vivent en Guyane.

    Mais la récurrence de Louga, ce gros bourg agricole de 105 000 habitants dans le nord du Sénégal, questionne sur le fonctionnement d’un trafic, dont la drogue made in France, cuisinée en diluant la poudre sud-américaine au plus près des acheteurs, semble être mise sur le marché par une main-d’œuvre spécialisée. Il n’y a pas encore de Pablo Escobar du crack, de cartels tentaculaires versant dans le narcobanditisme – c’est le parent pauvre de la cocaïne, vendu par des pauvres –, mais un ensemble de circuits courts, dont le démantèlement est devenu la priorité de la police parisienne, à cause des nuisances générées par cette substance.

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    #Crack#Sénégal#Louga#Communication#3émeDPJ#2émeDPJ#Drogue#migration

  • Défense de l’emploi, de l’entreprise, du salaire, les violences urbaines ont tout pour plaire, expansion de la guerre entre pauvres inclus.
     : A Alençon, de nouvelles violences urbaines ont éclaté dans le quartier de Perseigne
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/09/28/a-alencon-de-nouvelles-violences-urbaines-ont-eclate-dans-le-quartier-de-per

    Des renforts de sécurité étaient attendus en fin de journée après la flambée de violences qu’a connues le quartier dans la nuit de mardi à mercredi.

    Quasiment un an après des faits similaires, un quartier d’Alençon a connu une flambée de violences dans la nuit de mardi 27 à mercredi 28 septembre. La préfecture de l’Orne a annoncé en fin de journée mercredi l’arrivée de renforts de sécurité.
    « Après la nuit de violences urbaines qu’a connu le quartier de Perseigne à Alençon », le préfet de l’Orne « a demandé la mise en place d’un dispositif renforcé de sécurisation », selon un communiqué de la préfecture. Seront ainsi « engagés trois sections de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) 27 de Toulouse » ainsi que « deux équipages de brigades anticriminalité du Calvados et de la Sarthe, soit plus de 65 policiers déployés », précise la préfecture, en ajoutant que des renforts supplémentaires pourront être mobilisés en cas de besoin, dans la ville de 26 000 habitants.

    Mardi soir, « à partir de 23 h 15, une trentaine d’individus ont mené une action coordonnée de violences urbaines, avec la volonté manifeste d’attirer les forces de l’ordre dans un guet-apens : vingt-quatre véhicules ont été incendiés, trois véhicules ont été retournés pour freiner la progression des forces de l’ordre, un abribus a été détruit », avait déploré mercredi matin le préfet de l’Orne dans un communiqué. Les faits ont duré jusqu’à 2 heures du matin dans le quartier de Perseigne, a précisé la procureure de la République d’Alençon, Laetitia Mirande.

    « Scène de guérilla urbaine »
    « Cela fait mal au cœur », a confié à un photographe de l’Agence France-Presse une retraitée du quartier dont l’unique voiture a été brûlée. « Mon mari n’a que 600 euros de retraite, moi 1 100, mais avec 500 euros de loyer, la lumière, tout ça… c’est pas possible » de racheter un véhicule, a expliqué l’habitante de cette ville où le taux de chômage atteint 21 %.
    Le syndicat UNSA-Police a évoqué dans un communiqué « une véritable scène de guérilla urbaine ». « Les fonctionnaires locaux ont fait face à une cinquantaine d’émeutiers armés avec des barres de fer », selon lui. Le syndicat de policiers Alliance 61 fait état de « soixante mortiers (d’artifice) tirés en direction des forces de l’ordre ».
    Selon la préfecture, une quarantaine de policiers et gendarmes de l’Orne « ont été mobilisés pour sécuriser l’action des pompiers ». Vingt pompiers et trois engins-pompes ont été engagés pour éteindre les incendies, a ajouté la même source. « Une présence des forces de sécurité sera maintenue à un haut niveau dans les prochains jours », assure la préfecture.

    « Opérations coups de poing contre les réseaux »
    Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2021, des faits similaires s’étaient produits dans ce quartier populaire d’Alençon : treize véhicules avaient été incendiés et les forces de l’ordre avaient également été la cible de tirs de mortiers d’artifice. « Ce qu’on a connu hier soir, c’est la conséquence directe du travail que fait la police sur le quartier (…). La police [y] conduit un combat acharné contre le trafic de stupéfiants », a ajouté Sébastien Jallet, le préfet de l’Orne, sur BFM-TV.
    « Depuis plusieurs mois, nous menons des opérations coups de poing (…) contre les réseaux. Il y a quinze jours, on a encore démantelé (…) un laboratoire clandestin (…). La semaine dernière, on a interpellé deux dealeurs en bas d’un immeuble sur le quartier de Perseigne, et hier après-midi, de nouveau, deux jeunes ont été interpellés par la police et on peut penser qu’il y a un lien assez direct entre cette action de la police (…) contre la drogue à Perseigne et ce qu’on a connu hier soir sur le quartier », a avancé M. Jallet. Interrogé par l’AFP sur ce point, le parquet n’a pas donné suite. Alliance dénonce un « manque cruel d’effectif » et demande, comme l’UNSA, des renforts.
    Le maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, « en retrait du Parti socialiste », déplore lui aussi qu’« il n’y a pas assez de policiers la nuit » en dépit de postes supplémentaires, quatre selon le préfet, créés à Alençon à la suite des faits d’octobre 2021. Le 28 octobre 2021, Marine Le Pen, alors candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, avait fait le déplacement à Alençon pour dénoncer un « laxisme », selon elle, des politiques face aux #violences_urbaines.

    #drogues #deal #police

  • La vie quotidienne au temps du narcotrafic
    https://laviedesidees.fr/Adele-Blazquez-L-aube-s-est-levee-sur-un-mort.html

    À propos de : Adèle Blazquez, L’aube s’est levée sur un mort : violence armée et culture du pavot au #Mexique, CNRS Éditions. Au Mexique, la guerre contre le narcotrafic a fait près de 300 000 morts et 100 000 disparus entre 2006 et 2021. À contre-courant des récits romancés sur le trafic de drogues et ses barons, Adèle Blazquez dépeint les conditions de vie dans une commune rurale en proie à la violence armée.

    #International #crime_organisé #criminalité #drogue
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220922_narcomexique-2.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220922_narcomexique-2.docx

  • Ottawa aurait perdu le contrôle sur le cannabis thérapeutique pour les vétérans La Presse canadienne
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1914782/anciens-combattants-canada-programme-cannabis-medicinal-perte-contr

    Un audit interne au ministère des Anciens Combattants suggère qu’Ottawa, qui débourse des dizaines de millions de dollars chaque année pour la marijuana thérapeutique, a pratiquement perdu le contrôle de ce programme.

    Publié discrètement cette semaine, le rapport d’audit révèle notamment qu’Anciens Combattants Canada offre ce programme sans trop de supervision, d’encadrement ou de données probantes sur les bénéfices pour la santé des vétérans.


    Le programme fédéral mis en place pour fournir du cannabis thérapeutique aux anciens combattants a coûté 150 millions de dollars au cours du dernier exercice financier. C’est plus que tous les autres médicaments sur ordonnance combinés. (archives) Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

    Les résultats de l’audit sont publiés alors que le nombre d’anciens combattants qui demandent un remboursement pour leur cannabis médicinal a explosé depuis quelques années, passant d’une centaine en 2014 à plus de 18 000 l’année dernière. Et on ne semble pas voir une tendance à la baisse à l’horizon.

    Résultat : le ministère des Anciens Combattants a dépensé plus de 150 millions de dollars en marijuana à des fins thérapeutiques l’an dernier, soit plus que pour tous les autres médicaments sur ordonnance combinés. Ce poste budgétaire devrait atteindre 200 millions cette année et 300 millions d’ici 2025-2026.

    Pourtant, même si la demande a augmenté de façon exponentielle, les auteurs de l’audit ont constaté une pénurie persistante de recherches sur les avantages thérapeutiques – et les risques – associés au cannabis pour les anciens combattants, en particulier ceux qui souffrent de traumatismes psychologiques.

    L’audit souligne par ailleurs un manque de directives et de surveillance concernant l’admissibilité des vétérans à cette marijuana thérapeutique, les critères selon lesquels ce médicament est prescrit et la façon dont les anciens combattants obtiennent une ordonnance.

    Le ministère “a pris des mesures pour opérationnaliser sa politique afin de fournir aux vétérans un accès au remboursement du traitement”, indique le rapport. “Toutefois, d’importantes lacunes demeurent sur le plan des contrôles internes relatifs à la santé des vétérans et à la gestion du programme.”

    Explosion des réclamations
    Le ministère des Anciens Combattants a commencé à rembourser quelques vétérans pour leur cannabis médicinal en 2008, date à laquelle les approbations ont été accordées sur une base extrêmement limitée et avec l’approbation d’un médecin spécialiste.

    Cette décision faisait suite à une série de jugements rendus par les tribunaux il y a plus de 20 ans, qui ont accordé pour la première fois une protection juridique contre toute poursuite criminelle pour la consommation de marijuana à des fins médicales.

    Puis, en 2014, Santé Canada a assoupli ses règles pour déterminer ceux qui pouvaient autoriser l’utilisation de la marijuana médicinale, et dans quelles conditions et circonstances. Les nouvelles règles n’ont pas imposé de limites à la quantité de marijuana qui pouvait être autorisée ni au coût.

    Ce changement a entraîné une explosion des réclamations et des coûts, malgré la décision du gouvernement libéral, en 2016, de limiter les réclamations à trois grammes par jour, à un prix fixe de 8,50 $ le gramme . Le ministère peut par ailleurs rembourser, “à titre exceptionnel”, jusqu’à 10 grammes par jour “lorsqu’un vétéran satisfait à des exigences supplémentaires”.

    Les auteurs du rapport d’audit soulignent que, selon les recherches disponibles, qui sont encore limitées, les individus devraient consommer moins de trois grammes de cannabis par jour et faire des suivis réguliers avec leur professionnel de la santé.

    Santé Canada et le Collège des médecins de famille du Canada ont également mis en garde contre les effets potentiellement néfastes de la consommation de marijuana chez les personnes souffrant de troubles de santé mentale, en particulier de trouble de stress post-traumatique.

    Pourtant, le rapport d’audit indique qu’Anciens Combattants Canada n’a fourni ni directive ni restriction sur les types de problèmes de santé admissibles au remboursement de la marijuana à des fins médicales.

    Des contre-indications
    Pratiquement toutes les conditions médicales sont admissibles au programme, dont le syndrome de stress post-traumatique. Or, “la grande majorité” des vétérans qui ont été remboursés pour leur cannabis médicinal “étaient atteints de troubles de santé mentale [en particulier l’état de stress post-traumatique]”.

    Pourtant, ces états psychologiques “sont considérés comme une contre-indication” par des organismes de santé comme le Collège des médecins de famille du Canada et Santé Canada, indiquent les auteurs du rapport.

    Pendant la même période, près de 80 % des autorisations concernaient trois grammes de cannabis ou plus par jour, alors que les lettres d’autorisation de spécialistes pour de nombreux anciens combattants “ne comportaient que très peu d’éléments à l’appui d’une étroite relation médecin-patient”.

    “Les recommandations relatives au suivi étaient vagues, les spécialistes utilisant des formulations comme : suivi dans six mois ou selon les besoins cliniques, lit-on dans le rapport. Un peu plus de la moitié des lettres examinées dans le cadre de la vérification ne comportaient aucune mention relative au suivi.”

    De plus, environ le tiers des dossiers examinés ne comportaient aucune trace indiquant quel fournisseur de soins de santé avait effectivement autorisé l’ancien combattant à recevoir du cannabis médicinal. Et de nombreux dossiers étaient incomplets.

    Des professionnels généreux
    Dans l’une des conclusions les plus troublantes du rapport d’audit, on lit que 11 professionnels de la santé ont remis des autorisations à près de 40 % des vétérans qui demandaient un remboursement pour du cannabis thérapeutique, soit plus de 6000. Un de ces professionnels de la santé a approuvé à lui seul près de 1300 de ces demandes, et trois autres ont remis entre 700 et 830 autorisations.

    “L’équipe de vérification a notamment constaté qu’un petit nombre de médecins avaient autorisé un très grand nombre de vétérans à avoir recours [au cannabis à des fins médicales], ce qui soulève des questions quant à la rigueur du suivi effectué”, lit-on dans le rapport.

    “Comme les lignes directrices sur l’autorisation [...] sont limitées, il existe un risque que certains professionnels de la santé prescrivent à outrance” ce traitement de cannabis.

    * Une poignée de fonctionnaires
    Malgré ces drapeaux rouges, ainsi que le risque pour les anciens combattants et les contribuables, les auteurs du rapport notent que la grande majorité des demandes de remboursement ont été approuvées, le ministère se concentrant sur l’accessibilité à ce programme plutôt que sur sa surveillance et son contrôle.

    On note ainsi que 45 anciens combattants dont l’état de santé était répertorié comme un trouble de toxicomanie ont reçu un remboursement. Par ailleurs, 46 vétérans ont reçu le remboursement de grandes quantités de cannabis (7 à 10 grammes par jour) “tout en ayant aussi reçu le remboursement de médicaments appartenant à chacune des quatre classes de médicaments à risque élevé : les antidépresseurs, les antipsychotiques, les benzodiazépines et les opioïdes”.

    Les auteurs du rapport rappellent que ce programme est administré “par un petit effectif de 3,5 employés [équivalents temps plein], avec le soutien du groupe des professionnels de la santé” du ministère.

    En réponse à ce rapport d’audit, les responsables d’Anciens Combattants Canada assurent qu’ils envisagent une variété de changements en matière de critères d’admissibilité au remboursement, ainsi que des limites sur le montant quotidien qui peut être autorisé et sur les types de produits.

    Le ministère envisage également un nouveau formulaire d’autorisation plus détaillé et des garanties supplémentaires exigées pour ceux qui demandent plus de trois grammes par jour. On ignore à quel moment ces changements pourraient être mis en place.

    #armée #vétérans #anciens_combattants #médecins #thc #canabis #cannabis #marijuana #cannabis_médicinal #drogue #médecins #stress #post-traumatique #santé_mentale #toxicomanie

  • LE #TRAFIQUANT | #ARTE_Radio
    https://www.arteradio.com/serie/le_trafiquant

    #entretien
    #drogue

    LE TRAFIQUANT
    Par #Hugo_Lemonier

    Où planquer son produit, comment se jouer des frontières, comment semer les flics en filature… Né dans une famille de #bandits_corses, #Milou a passé sa vie au sommet de la #voyoucratie. De son enfance pauvre à la Belle de Mai jusqu’à ses années dans la #French_Connection, il raconte tout. 8 épisodes à suivre pour un #récit puissant et addictif. Une production ARTE Radio.

  • Opioïdes aux Etats-Unis : Walmart, Walgreens et CVS condamnés à verser 650 millions de dollars Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/opioides-aux-etatsunis-walmart-walgreens-cvs-condamnes-verser-650-millions-d

    Les pharmacies de Walmart, Walgreens et CVS ont été condamnées mercredi par un juge fédéral en Ohio, dans le nord des Etats-Unis, à verser 650,6 millions de dollars à deux comtés de cet Etat, Lake et Trumbull, a annoncé le cabinet d’avocats qui a défendu les deux comtés, The Lanier Law Firm.

    Cette somme permettra de « financer des programmes d’éducation et de prévention et de rembourser les agences et organisations pour les frais encourus pour gérer la crise », a-t-il ajouté. Walmart a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel, dénonçant un procès « truffé d’erreurs juridiques et factuelles ».

    Les trois géants de la distribution aux Etats-Unis, qui avaient distribué massivement des antidouleurs dans ces deux comtés, avaient été jugés coupables en novembre.

    « Une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises »
    Les avocats des deux comtés dans l’Ohio étaient parvenus à convaincre le jury que la présence massive d’opiacés constituait bien une nuisance publique et que les pharmacies y avaient participé en ignorant pendant des années des signaux d’alarme sur des prescriptions suspectes.

    Les responsables des comtés « voulaient simplement être dédommagés du fardeau d’une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises, la négligence et le manque de responsabilité de ces chaînes pharmaceutiques », a commenté leur avocat, Mark Lanier, cité dans le communiqué.

    Les chaînes de pharmacies estiment que les pharmaciens ne font que respecter des ordonnances légales rédigées par des médecins, qui prescrivent des substances approuvées par les autorités sanitaires. Certaines parties avaient conclu des accords avec les comtés de Lake et Trumbull pour mettre fin aux poursuites en échange de versements financiers. C’est le cas des chaînes de pharmacies Rite Aid et Giant Eagle.

    Des distributeurs jugés responsables pour la première fois
    C’était la première fois que des distributeurs de médicaments, et non pas des producteurs, étaient jugés responsables dans cette crise sanitaire à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, et qui a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités.

    La condamnation de producteurs d’opiacés sur la base de lois sur les nuisances publiques a cependant connu des revers, en Californie et en Oklahoma. L’été dernier CVS, Walgreens, Rite Aid et Walmart avaient accepté de verser 26 millions de dollars au total à deux comtés de l’Etat de New York.

    Lire aussi : Crise des opioïdes aux Etats-Unis : l’indécent ballet des groupes pharma https://www.letemps.ch/opinions/crise-opioides-aux-etatsunis-lindecent-ballet-groupes-pharma

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #Walmart #Walgreens #CVS

    • Le groupe Purdue Pharma :
      Selon une enquête du New Yorker, le groupe aurait réalisé près de 35 milliards de dollars de bénéfice grâce au seul OxyContin entre 1996 et 2019.

      Un plan prévoit désormais le versement de 6 milliards de dollars à titre d’indemnisation à plus de 140 000 victimes directes qui avaient porté plainte, ainsi que des collectivités.

  • I., 22 ans, dealeur sur Snapchat et WhatsApp : « Aujourd’hui, je gagne comme un fonctionnaire, autour de 2 000-2 500 euros, des fois moins »

    « Je travaille comme Uber Eats. J’envoie mes prestations à mon carnet d’adresses sur #Snapchat et #WhatsApp et les gens intéressés me répondent. Je note leur adresse et l’heure de livraison souhaitée, je récupère l’argent et je donne la came.

    J’aime dire que je suis chef d’entreprise, #autoentrepreneur. Je me suis lancé sur Snap après le deuxième confinement, fin 2020. Je vends des tata [ecstasy], de la C [cocaïne], un peu de speed [amphétamine] et aussi, bien sûr, de la 3M [3-MMC, drogue de synthèse]. Le plus gros, c’est la fume [cannabis]. Quand j’ai un nouveau client, j’essaye d’être généreux et d’avoir de l’humour, pour qu’il voie que je suis un bon gars en qui il peut avoir confiance. »

    Souvent, je propose des parrainages en échange d’une promotion : si le client donne mon contact à des potos [copains] qui font appel à mes services grâce à lui, je vais le mettre bien, lui faire le gramme moins cher. Et ses potes partageront le bon plan à leur tour. C’est infini. Tes clients se mettent à travailler pour toi , en quelque sorte.

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/08/16/i-22-ans-dealeur-sur-snapchat-et-whatsapp-j-aime-dire-que-je-suis-chef-d-ent

    "géographie sociale" du deal confirmée, des suburbiens grattent du revenu dans une relation avec les habitants d’un centre friqué, plate forme à l’appui. les premiers de cordée prétendent sauver du deal et du crime les zonards et jeunes cassos relégués qui font taxi pour Uber.... il y a sans nul doute plus de monde sur ce créneau de la marchandise prohibée, avec moins de risques d’accidents du travail (prison compris, je le parierais) qu’en travaillant pour une plate forme (plutôt qu’avec, comme ici), de meilleures conditions et salaires.
    si la prohibition dure, c’est aussi pour éviter d’avoir à organiser/encadrer une restructuration de l’emploi dans le secteur (avec une masse de pertes de revenu), ici elle est laissée à sa spontanéité, une spontanéité forgée par la (les) loi(s).
    et à ce compte là, on dépasse le #revenu médian national et plus encore celui du Val d’Oise

    #travail #marché #emploi_informel #garantir_son_revenu #commerce #drogues #Val_d'Oise #Paris #zone_de_chalandise #struggle_for_life #RSA_interdit_aux_moins_de_25_ans #clients_travailleurs

  • Le Trafiquant (1/8) | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/61673064/le_trafiquant_1_8

    Où planquer son produit, comment se jouer des frontières, comment semer les flics en filature… Né dans une famille de bandits corses, Milou a passé sa vie au sommet de la voyoucratie. De son enfance pauvre à la Belle de Mai jusqu’à ses années dans la French Connection, il raconte tout. 8 épisodes à suivre pour un récit puissant et addictif.

    #documentaire #audio #arte_radio #mafia #french_connection #drogue #héroïne #trafic_de_drogue #années_60 #années_70 #Marseille

  • Amendes « cannabis » : « Ce n’est pas l’automatisation de la sanction qui permet de mieux gérer un contentieux de masse », Yann Bisiou, maître de conférences en droit privé.

    Il ne se passe quasiment pas une semaine sans que le ministre de l’intérieur communique sur la politique répressive qu’il déploie pour lutter contre l’usage de stupéfiants. Publié il y a quelques jours, le bilan statistique annuel de son ministère décrit pourtant une situation préoccupante. La politique voulue par le ministre de l’intérieur, essentiellement centrée sur la répression des usagers plutôt que sur le démantèlement des trafics, s’avère discriminatoire, inefficace, coûteuse et préoccupante pour la santé publique.

    Si le ministre et ses services communiquent fréquemment sur les opérations de démantèlement des points de deal, la lutte contre le trafic n’est pas au cœur de l’action policière. Le nombre de personnes mises en cause pour des faits de trafic a baissé en 2021 par rapport aux deux années précédentes (Interstats-SSMSI, Insécurité et délinquance en 2021, « Bilan statistique », juin 2022).

    La police, au contraire, se focalise sur les usagers avec un recours massif à la procédure d’amende forfaitaire délictuelle « cannabis » généralisée en septembre 2020. Cette amende cible une population très précise : les jeunes hommes adultes consommateurs de cannabis dans les centres urbains.

    Une amende qui cible les jeunes hommes adultes

    Alors que le garde des Sceaux, ministre de la justice, autorise le recours à l’amende forfaitaire pour trois catégories de stupéfiants – le cannabis, la cocaïne et l’ecstasy/MDMA (dépêche du garde des Sceaux, du 31 août 2020) – le cannabis représente 97,4 % des procédures d’amende forfaitaire délictuelle, bien plus que sa prévalence en population générale estimée par l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT) à 83 % (OFDT, « Tendances n° 144 », avril 2021).

    Plus précisément, cette amende cible les jeunes hommes adultes. 66 % des personnes mises en cause par la procédure de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) sont des jeunes âgés de 18 à 25 ans alors qu’ils ne représentent que 32 % des consommateurs adultes de cannabis. De même, 94 % des jeunes ayant fait l’objet d’une AFD sont des hommes alors qu’ils représentent 74 % des consommateurs réguliers de cannabis (Interstats-SSMSI, Analyse n° 38, nov. 2021).

    Enfin ce sont les jeunes hommes des grands centres urbains qui sont prioritairement visés par les services de sécurité, l’essentiel des amendes forfaitaires délictuelles se concentrant dans les banlieues et quelques grandes métropoles : les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint- Denis, le Rhône. On est bien loin des déclarations du ministre de l’intérieur, qui promettait, le 20 août 2020, que la procédure serait appliquée « dans les quartiers de Créteil comme dans
    le 16e arrondissement de Paris ». https://twitter.com/GDarmanin/status/1296368920400670720

    L’amende forfaitaire délictuelle s’avère inefficace

    En quoi ces données révèlent une politique pénale discriminatoire ? Parce que pour l’essentiel l’amende forfaitaire délictuelle s’est substituée aux autres procédures. Elle représente 56 % des procédures d’infraction pour usage seul de stupéfiants et toutes les procédures hors amendes forfaitaires baissent, comme celles qui cumulent qualifications d’usage et de trafic (- 6 %) ou les procédures contre des mineurs (- 50 %) (Interstats-SSMSI, « Insécurité et délinquance en 2021 : Bilan statistique », juin 2022).

    La surreprésentation d’une catégorie particulière d’usagers sanctionnés par cette amende traduit donc bien une politique pénale discriminatoire par rapport aux autres catégories d’usagers de stupéfiants, moins poursuivis alors même que les produits sont plus toxiques.

    L’amende forfaitaire délictuelle s’avère également inefficace. Un des principaux arguments pour instaurer cette forfaitisation de la répression de l’usage de stupéfiants était la volonté de lutter contre le sentiment d’impunité qui pouvait résulter du rapport entre l’ampleur des consommations et le nombre restreint d’infractions sanctionnées malgré une répression sans faille.

    Un très faible taux de recouvrement.

    Aujourd’hui le ministre communique sur la hausse de 37 % des infractions constatées grâce à l’amende forfaitaire en 2021 par rapport à 2020. Ce chiffre n’a aucun sens pour des infractions sanctionnées sur la voie publique alors que l’année 2020 a été marquée par plusieurs mois de confinement. Si on compare les résultats de l’année 2021 à ceux de 2015, précédent pic historique pour les infractions d’usage, la hausse est plus modeste, de l’ordre de 14 % (« Etat 4001 » des infractions constatées, data.gouv.fr).
    Et cette augmentation des infractions constatées doit être relativisée par le très faible taux de recouvrement. Lors du conseil des ministres du 15 septembre 2021, Gérald Darmanin indiquait lui-même que ce taux de recouvrement ne dépassait pas 34 %. Dans deux cas sur trois, la police travaille dans le vide, loin des objectifs de « productivité » mis en avant lors des débats parlementaires.

    Cet échec était annoncé. Ce n’est pas l’automatisation de la sanction qui permet de mieux gérer un contentieux de masse, mais l’automatisation de la constatation de l’infraction, comme avec les radars routiers. Tant que personne n’aura inventé un « radar à pétards », les procédures alternatives n’amélioreront pas sensiblement le taux de réponse pénale.

    33 990 heures de travail policier sans résultat concret

    Si on calcule le taux effectif de répression au regard de l’ensemble des faits d’usage de stupéfiants commis en 2021, l’amende forfaitaire vient sanctionner la consommation d’un joint sur près de 3 000, de quoi donner aux consommateurs verbalisés le sentiment d’un jour de malchance plutôt que celui d’une sanction légitime.
    Plus surprenant peut-être, la procédure d’amende forfaitaire délictuelle « cannabis » ne permet pas de réaliser des économies. Au contraire, elle s’avère coûteuse tant pour les forces de sécurité que pour le ministère de la justice et le Trésor Public. Si les amendes ne sont effectivement payées que dans 34 % des cas (compte rendu du conseil des ministres du 15 septembre 2021), cela signifie que les policiers sont mobilisés en pure perte le reste du temps.

    Si l’on estime, et c’est un minimum, qu’il faut trente minutes pour constater l’infraction d’usage, s’assurer de la faisabilité de la procédure d’amende forfaitaire et dresser le procès-verbal électronique ce sont 33 990 heures de travail policier qui sont mobilisées sans résultat concret.

    Une absence d’alternative thérapeutique à l’amende forfaitaire

    Par ailleurs, l’échec du recouvrement transfère la charge de gestion des forces de sécurité vers la justice et le Trésor public. Il faut moins de temps aux policiers pour verbaliser, mais beaucoup plus à la Justice et au Trésor public pour obtenir le paiement de l’amende. Autant d’emplois mobilisés sans que l’efficacité répressive du dispositif s’en trouve sensiblement améliorée, voilà qui devrait amener à réfléchir à la pertinence de cette réforme d’autant que ses effets en termes de santé publique sont préoccupants.

    L’amende « cannabis » marque une rupture radicale dans l’approche des problématiques liées à l’usage de stupéfiants. L’usager n’est plus un malade mais un délinquant. Ce n’est plus une « victime » que l’on doit « désintoxiquer », comme dans la loi du 31 décembre 1970 puis le code de la santé publique, mais la source de « nuisances publiques » qu’il faut faire cesser.

    Cette rupture conceptuelle se traduit par l’absence d’alternative thérapeutique à l’amende forfaitaire. Le garde des sceaux a seulement suggéré aux forces de l’ordre de remettre un « “coupon addiction” rappelant les adresses des structures médicales et associatives proposant un accompagnement sanitaire et social » (dépêche du garde des Sceaux, ministre de la justice, du 31 août 2020). On imagine les limites du procédé.

    Aucun accueil médico-social pour les mineurs consommateurs

    Mais ce que révèlent les statistiques du ministère de l’intérieur est plus préoccupant : c’est la baisse spectaculaire du nombre d’interpellation d’usagers mineurs. Les mineurs ne peuvent faire l’objet d’une amende forfaitaire délictuelle. Conséquence, en un an, la part des usagers mineurs dans les usagers interpellés a été divisée par deux. Le nombre de mineurs interpellés a baissé de 44 %.
    Dans le même temps les infractions imputées à de très jeunes majeurs augmentent et les mineurs représentent 20 % des mis en cause pour trafic de stupéfiants (Interstats-SSMSI, « Insécurité et délinquance en 2021 : Bilan statistique », juin 2022). On pourrait se féliciter du fait que les mineurs ne fassent plus l’objet de sanction pénale.

    On peut même espérer que les opérations « anti-drogues » dans les établissements et les transports scolaires, aussi médiatiques que stériles, prennent fin. Hélas, aucun dispositif de prévention, aucun accueil social ou médico-social des mineurs consommateurs n’a été mis en place.

    On a le sentiment à travers ces statistiques que finalement l’Etat se désintéresse de la question attendant patiemment que le jeune consommateur atteigne la majorité pour le sanctionner d’une amende forfaitaire délictuelle.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/30/amendes-cannabis-ce-n-est-pas-l-automatisation-de-la-sanction-qui-permet-de-

    #amende_forfaitaire_délictuelle #drogues #prohibition #usagers_de_drogues #police

  • Opioïdes, l’insurmontable crise aux Etats-Unis - 107 000 morts par overdose en 2021 Valérie de Graffenried

    Nouveau record américain : 107 000 morts par overdose en 2021. La responsabilité des entreprises pharmaceutiques et médecins qui prescrivent des antidouleurs trop facilement est montrée du doigt.

    Comment ne pas être pris de vertige ? En mai, les autorités sanitaires américaines annonçaient un nouveau « record » : 107 000 morts par overdose en 2021, 15% de plus que l’année précédente. L’équivalent, en moyenne, d’une personne toutes les cinq minutes. La spirale infernale ne s’arrête pas. Si les chiffres augmentent chaque année, la hausse était encore plus marquée entre 2019 et 2020 : +30%. Malgré les efforts de prévention, de lutte contre les trafiquants de drogues ou de distribution plus large de naloxone, qui permet de « ressusciter » une personne en train de faire une overdose via un spray nasal ou une injection, ce mal qui ronge la société américaine peine à se résorber. La pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. . . . . . . . . .

    La suite payante, le lien : https://www.letemps.ch/monde/opioides-linsurmontable-crise-aux-etatsunis

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #mafia #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #constipation

  • La grande croisade de Timothy Leary
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/la-grande-croisade-de-timothy-leary-1214805

    Figure de la contre-culture, romanesque à souhait, Timothy Leary n’est pas entré au séminaire comme le souhaitait son père. Il expérimente le LSD au début des années 1960 alors qu’il enseigne la psychologie à l’université de Harvard.

    J’ai adoré la restitution des expériences de l’armée US sur ses propres soldats :o)

    #lsd #drogue #timothy_leary

  • Le trafic de meth et ses violences se répandent en Suisse romande François Ruchti/boi
    https://www.rts.ch/info/suisse/11980800-le-trafic-de-meth-et-ses-violences-se-repandent-en-suisse-romande.html

    Pendant de nombreuses années, la consommation de méthamphétamine s’est limitée à quelques rares villes de Suisse romande. Mais la situation a changé et le milieu marginal et violent de la meth se développe. Les cantons de Berne, Fribourg et Vaud sont maintenant touchés par cette drogue.

    Début janvier, la police neuchâteloise perquisitionne une série d’appartements dans le canton, une opération de plus dans le milieu de la méthamphétamine. L’objectif est simple : maintenir la pression sur les trafiquants et freiner le développement du marché de la meth.


    Cette drogue de synthèse, qui ressemble à des morceaux de cristaux, est fumée sur de l’alu ou dans des pipes. Les toxicomanes la décrivent comme dix fois plus puissante et addictive que la cocaïne.

    Pas de deal de rue
    Le sergent Yann Perrot est la personne de référence à Neuchâtel pour cette drogue de synthèse. Cela fait plus de dix ans qu’il travaille contre le marché de la meth. « Le milieu compte plusieurs centaines de toxicomanes à Neuchâtel. A force, je connais presque tous les dealers de la région », confie-t-il dimanche dans Mise au Point.

    Actuellement, le marché de la meth reste marginal en comparaison à d’autres drogues comme la cocaïne et l’héroïne. Mais il est également très différent. « Il n’y a pas de deal de rue. Tous les vendeurs sont consommateurs en Suisse. C’est un trafic peu structuré, mais très violent », détaille Yann Perrot.

    Agressions, violences sexuelles, passages à tabac et coups de feu, le milieu de la meth est très brutal. « On m’a frappé à coups de marteau », explique par exemple un consommateur qui souhaite rester anonyme. « C’est un milieu ultra-violent. Certains consommateurs-dealers deviennent fou avec cette drogue de synthèse. Elle est tellement addictive. » Cette violence est toutefois invisible et rares sont les consommateurs-dealers qui portent plainte.

    Agir rapidement
    Pour le procureur fribourgeois Philippe Barboni, la situation est sous contrôle, mais il faut agir maintenant : « Il ne faut pas laisser se développer cette drogue en Suisse. Il y a un vrai problème de violence et de délinquance lié à ce trafic. Nous sommes face à milieu comme celui du Platzspitz dans les années 90 à Zurich. »

    « La différence est que ce milieu est très discret, ajoute Philippe Barboni. Tout se passe dans des appartements, dans des groupes d’amis, tout est invisible. La violence et la détresse des toxicomanes sont pourtant bien réelles. »

    Neuchâtel et Fribourg ont dédié des policiers pour lutter contre ce problème, alors que d’autres cantons sont plus laxistes. Pourtant, le trafic de meth se répand partout en Suisse et presque aucun canton n’est épargné.

    #drogues #drogue #méthamphétamine #pervitine #captagon #opioides #héroïne #overdose #crystal #mdma #Suisse #violence

  • #Canada : Données sur le cancer retirées par le Dr Arruda : « Les révélations sont très graves » Jean-Michel Cotnoir - Jean-Marc Belzile

    Les trois principaux groupes d’opposition à Québec ont réagi fortement lundi aux révélations de Radio-Canada https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891907/qualite-air-sante-arsenic-biosurveillance selon lesquelles des données portant sur les cas de cancer du poumon à Rouyn-Noranda ont été retirées à la dernière minute d’un rapport, à la demande du directeur national de la santé publique de l’époque, le docteur Horacio Arruda.

    Selon ce que Radio-Canada a appris, la santé publique régionale savait, dès septembre 2019, que le taux de mortalité lié au cancer du poumon était plus élevé à Rouyn-Noranda et souhaitait en aviser la population.


    Selon ce que Radio-Canada a appris, la santé publique régionale savait, dès septembre 2019, que le taux de mortalité lié au cancer du poumon était plus élevé à Rouyn-Noranda et souhaitait en aviser la population. L’annexe 6 du rapport sur l’étude de biosurveillance du quartier Notre-Dame faisait état de ces préoccupations, mais à la demande du Dr Arruda, celle-ci n’a pas été publiée. (Archives) - Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

    Pour le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, ces révélations sont consternantes.

    “Les révélations de ce matin (lundi) sont graves, sont très graves. C’est une nouvelle qui est consternante. Quand on connaît le rôle et la confiance qu’on doit avoir envers la direction nationale de la santé publique pour protéger la santé, la sécurité et la vie des gens et qu’il y a une information aussi capitale sur des possibles liens entre les émanations d’arsenic d’une fonderie et la communauté environnante de Rouyn-Noranda [...], que cette information soit soustraite au public de façon volontaire, je ne comprends pas cette décision-là”, mentionne-t-il.

    La porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’environnement, Isabelle Melançon, abonde dans le même sens.

    « Je suis excessivement choquée. Choquée parce que comme pour les citoyens du Québec, les législateurs que nous sommes à l’Assemblée nationale n’avons pas eu en main toute l’information en lien avec la situation cancérologique en Abitibi-Témiscamingue. »
    Une citation de Isabelle Melançon, porte-parole du PLQ en environnement

    Mme Melançon fait le lien entre le dossier de l’arsenic et celui du nickel, ce métal pour lequel le gouvernement du Québec a récemment autorisé une hausse https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1874252/hausse-nickel-limoilou-quebec-benoit-charrette-environnement des émissions dans l’atmosphère.

    “Ça me ramène un dossier en tête, celui de la hausse du taux de nickel dans l’air. Est-ce qu’on a eu toute l’information ? Je ne suis pas certaine, j’ai un doute. Je dois vous dire que la confiance est mise à mal aujourd’hui, quand on voit qu’on s’est fait cacher de l’information. Je ne pense pas que c’est Dr Arruda qui ait voulu, lui, qu’on retire l’annexe 6. Moi, ce que je pense, c’est qu’il y a eu de la manipulation politique”, estime la députée de Verdun.

    Isabelle Melançon avance que les révélations concernant Rouyn-Noranda sèment un doute quant aux informations qui ont été transmises au public afin de justifier les hausses des taux de Nickel permis dans l’air.

    “Si on s’est fait cacher de l’information en 2019, je pense qu’on peut continuer à nous cacher de l’information en 2022”, soutient-elle.
    . . . . . . .
    La suite : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1892601/sante-rouyn-noranda-cancer-arsenic

    #cancer #arsenic #nickel #glencore #santé #toxicité #santé_publique #camouflage #pollution #profits #capitalisme #mortalité

    • Les élèves de plus de 14 ans des écoles secondaires publiques canadiennes seront désormais formés pour intervenir en cas de surdose d’opioïdes. « Administrer la naloxone n’est pas un geste complexe », affirme le Dr Jocelyn Barriault, directeur médical régional de la Corporation d’urgences-santé et directeur médical de la Fondation ACT. Il ajoute que la formation permettra aussi de sensibiliser les jeunes aux dangers de ce type de drogue.

      Le Dr Barriault mentionne que 339 personnes sont mortes en raison d’une surdose d’opioïdes à Montréal en 2021. Il précise que la population touchée est surtout âgée de 14 à 24 ans et que 94 % des morts surviennent accidentellement.

      La formation pour administrer le médicament sera intégrée aux cours de réanimation cardiorespiratoire (RCR) et de défibrillation externe automatisée (DEA), déjà offerts gratuitement dans les écoles secondaires partout au pays par la Fondation ACT.

      Source : https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/tout-un-matin/segments/entrevue/405304/formation-ecole-secondaire-naloxone-antidote-opioides
      #drogue #école #élèves #opioïdes

  • The Perils of Legalization - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/04/24/briefing/drug-legalization-opioid-crisis-week-ahead.html

    Drug overdose deaths in the U.S. reached their highest point ever recorded last year, with more than 100,000 deaths over 12 months. Deaths are up nearly 50 percent since the start of the Covid pandemic.

    Whenever I write about deadly overdoses, some readers ask: Why not legalize and regulate drugs? They argue that the government causes more harm by outlawing drugs and enforcing those bans through policing and incarceration. They suggest that legalization and regulation could better minimize the risks involved.

    So today I want to explain why that argument goes only so far — and why many experts are skeptical.

    “Drug warriors said we should have a drug-free nation, which was totally bogus,” Jonathan Caulkins, a drug policy expert at Carnegie Mellon University, told me. “But it is totally bogus on the other side to say we can legalize and all the problems will go away.”

    In fact, we are living through a crisis that shows the risks of legalization: the opioid epidemic.

    The problem began with a legal, regulated drug: prescription painkillers. Pharmaceutical companies promised the drugs would help address pain, a major public health issue. But when the pills were made widely available in the 1990s, their use skyrocketed — along with addiction and overdoses. And instead of carefully regulating the drugs, officials consistently gave in to profit-minded pharmaceutical companies, which sold opioids to millions of people.

    As we now know, those opioids were not as safe or as effective as claimed.

    But federal agencies consistently failed to act as painkiller overdose deaths quadrupled, the drug policy historian Kathleen Frydl argued:

    After approving OxyContin with faulty data, the Food and Drug Administration did not explicitly restrict its use until the 2010s.

    The Drug Enforcement Administration sets limits on how many opioids can be produced, but it increased those limits for years, until the mid-2010s. The quota for oxycodone was nearly 13 times higher at its peak in 2013 compared with 1998. Without higher quotas, “we wouldn’t have an opioid crisis,” Frydl told me.

    The Centers for Disease Control and Prevention did not publish guidelines calling for stricter prescription of opioids until 2016, more than two decades after OxyContin was approved.

    The bottom line

    No one drug policy is perfect, and all involve trade-offs. “We’ve got freedom, pleasure, health, crime and public safety,” the Stanford drug policy expert Keith Humphreys has told me. “You can push on one and two of those — maybe even three with different drugs — but you can’t get rid of all of them. You have to pay the piper somewhere.”

    #Opioides #Légalisation #Drogues

  • Guerre à l’Ukraine, guerre à la drogue | Guillaume Lachenal
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/guerre-a-lukraine-guerre-a-la-drogue-20220316_5JS3I3FUQVD3LABWO3FMPUQ6VY

    en qualifiant les Ukrainiens de « Narkoman », Vladimir Poutine était parfaitement cohérent, dans la droite ligne des positions russes en matière de #drogue depuis deux décennies, en faisant une référence transparente à l’équation qui les guide : drogue = mal = sida = Occident = Ukraine. De ce point de vue, la guerre à l’Ukraine est aussi une guerre à la drogue, l’atrocité de l’une redoublant la bêtise de l’autre.

    #Russie et #Ukraine font face depuis les années 90 à une situation sanitaire dégradée par deux épidémies imbriquées, l’explosion de la consommation de drogues injectables provoquant, outre une forte mortalité par overdoses, une explosion des cas de VIH-sida, avec des chiffres sans équivalent dans le monde en dehors de l’Afrique (dans les deux pays plus de 1% de la population est porteuse du virus). Mais leur trajectoire diverge nettement depuis une dizaine d’années, l’Ukraine ayant adopté les stratégies de « réduction des risques » validées à l’échelle internationale, avec la mise à disposition de traitements de substitution comme la méthadone, qui permettent d’éviter overdoses et contaminations, alors que la Russie s’entête dans une stratégie de criminalisation, de sevrage forcé et de black-out concernant les données sanitaires, tout en militant activement sur le plan international pour faire passer les traitements de substitution pour des drogues illicites.

    Dans ce contexte, la Russie a développé une obsession pour la drogue en Ukraine. En 2014, des médias russes expliquaient ainsi que les manifestants pro-européens de Maïdan étaient tous sous l’influence de drogues, mises à leur insu dans le thé et les gâteaux distribués sur place (des fake news accusent même BHL en personne de s’en être chargé lorsqu’il était sur place). Viktor Ivanov, le chef du FSKN, le service antidrogue de la Fédération de Russie, faisait même de la politique ukrainienne de réduction des risques la cause de la révolution « Euromaïdan » de 2014 : d’après lui la méthadone, au lieu d’aider les personnes dépendantes, avait en fait rendu addicts une nouvelle génération d’Ukrainiens, les rendant vulnérables au lavage de cerveau par des « sectes » (il parlait des ONG d’aide aux usagers de drogue) qui les avaient recrutés pour aller servir de chair à canon dans les émeutes (qui firent plus de 100 morts).

    Dans les premières semaines suivant l’annexion russe de la Crimée en mars 2014, le même Viktor Ivanov fit de la guerre à la méthadone une priorité politique, annonçant la fermeture des centres de prise en charge des usagers de drogues dans la péninsule dès le 2 avril. Moins d’un an plus tard, le médecin français Michel Kazatchkine, envoyé spécial des Nations unies pour la lutte contre le sida en Europe de l’Est, estimait qu’une centaine de patients, contraints de retourner à la consommation d’opiacés de rue, étaient déjà morts d’overdose, sur les 800 suivis en Crimée avant l’interdiction des traitements de substitution. En décembre 2014, le FNSK fit un grand feu et y jeta devant les caméras les derniers stocks de méthadone de Crimée, achetés avec des subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida.

  • Eaux usées : cocktail toxique ou précieux ? - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/104835-000-A/eaux-usees-cocktail-toxique-ou-precieux

    Aujourd’hui, les entrailles des villes sont parcourues par un vaste réseau de canalisations contenant un cocktail douteux d’eaux usées. Mais dans ce bouillon nauséabond se cachent également des trésors. Au nord-ouest de Paris, la station d’épuration d’Achères traite environ 80 % des eaux usées de la capitale. Un échantillon y est prélevé par une équipe de scientifiques, avant d’être envoyé puis analysé en Allemagne. L’étude comparative des substances contenues dans les rejets parisiens et berlinois livre de précieux renseignements sur les médicaments et les drogues consommés par les habitants des deux villes, mais aussi sur les produits chimiques industriels auxquels ils sont exposés.

    @diala vers la fin, on y parle réusage du pipi et du caca pour l’agriculture

  • Dominican Republic begins building border wall with Haiti

    The Dominican president said the wall will reduce irregular migration and the smuggling of goods and weapons.

    The government of the Dominican Republic has begun building a wall along its border with Haiti in an effort to stop irregular migration as well as the smuggling of weapons, drugs and goods.

    Dominican President Luis Abinader on Sunday attended an inauguration ceremony where he pushed a button that began the pouring of concrete into the foundations of what will be the wall.

    “The benefit for both nations will be of great importance,” Abinader said from the province of #Dajabon, located some 230 kms (143 miles) northwest of the capital.

    The wall will eventually cover almost half of the 392-kilometre (244-mile) border with Haiti, its only land neighbour.

    The development comes amid a worsening political and economic situation in Haiti in the aftermath of the assassination of President Jovenel Moise last July. Amid a rise in gang violence and political deadlock over the holding of elections, many Haitians have been crossing the border into the Dominican Republic without documentation in search of work in agriculture or in the construction industry.

    Although the two countries share the island of Hispaniola, they are worlds apart in terms of development. Haiti is one of the poorest nations in the Americas while the Dominican Republic is a popular Caribbean tourist destination that has prospered in recent decades.

    The exodus of Haitians dates back to at least 2010, when the island was struck with a huge 7.2 earthquake that killed an estimated 316,000 people and devastated much of the country. Haitians fled to the United States, Chile, Brazil and, in recent months, Mexico, in search of safety and work opportunities.

    But governments in the region have been tightening their border restrictions and making it increasingly more difficult for Haitians to settle in other countries.

    Last September, the US deported the majority of the some 15,000 Haitians who had arrived at its southern border with Mexico hoping to claim asylum. Citing a pandemic-era rule that allows border agents to quickly expel asylum seekers without the chance to file claims, Haitians – many of whom had not lived in Haiti in years – were sent on board deportation flights back to their crisis-stricken island.

    Mexico has also deported dozens of Haitians back to Haiti by plane, and made efforts to keep migrants away from the US-Mexico border.

    Migrant advocates have blasted the US and Mexico’s treatment of Haitian migrants, calling it cruel and a violation of international law.

    Meanwhile Abinader estimated the border wall will reduce the smuggling of commercial goods, weapons and help fight organised crime in both nations.

    He started the project, which aims to build a 164-km- (102-mile)-wall, a week ahead of the anniversary of the Dominican Republic’s independence from Haiti on February 27, 1844.

    Abinader said the first phase of the project will be completed within nine months.

    About 500,000 Haitians and tens of thousands of their descendants live in the Dominican Republic, a Spanish-speaking nation of about 11 million people, according to the most recent immigration survey conducted in 2018.

    The concrete wall topped by a metal mesh will be 3.9 metres (12.8 ft) high and will have fiber optics for communications, movement sensors, cameras, radars and drones.

    The project also includes the construction of 70 watchtowers and 41 access gates for patrolling.

    https://www.aljazeera.com/news/2022/2/21/dominican-republic-begins-building-border-wall-with-haiti
    #République_Dominicaine #Haïti #murs #frontières #barrières_frontalières #migrations #armes #drogue

  • #EMSA signs cooperation agreements with EU Naval Missions to provide enhanced maritime awareness for operations in Somalia and Libya

    EMSA is supporting EU Naval Force operations – #Atalanta and #Irini – following the signature of two cooperation agreements with EU #NAVFOR-Somalia (#Operation_Atalanta) on the one hand and #EUNAVFOR_MED (#Operation_Irini) on the other. Operation Atalanta targets counter piracy and the protection of vulnerable vessels and humanitarian shipments off the coast of Somalia, while operation Irini seeks to enforce the UN arms embargo on Libya and in doing so contribute to the country’s peace process. By cooperating with EMSA in the areas of maritime security and #surveillance, multiple sources of ship specific information and positional data can be combined to enhance maritime awareness for the #EU_Naval_Force in places of particularly high risk and sensitivity. The support provided by EMSA comes in the context of the EU’s Common Security and Defence Policy.

    EUNAVFOR-Somalia Atalanta

    EMSA has been supporting the EU NAVFOR-Somalia Atalanta operation since April 2011 when piracy off the coast of Somalia was at its peak. The various measures taken to suppress piracy have been successful and the mandate of the operation was not only renewed at the beginning of last year but also expanded to include measures against illegal activities at sea, such as implementing the arms embargo on Somalia, monitoring the trafficking of weapons, and countering narcotic drugs. Through the cooperation agreement, EMSA is providing EU NAVFOR with access to an integrated maritime monitoring solution which offers the possibility of consulting vessel position data, central reference databases and earth observation products. This is integrated with EU NAVFOR data – such as vessel risk level based on vulnerability assessments – creating a specifically tailored maritime awareness picture. The new cooperation agreement extends the longstanding collaboration with EU NAVFOR for an indefinite period and is a great example of how EMSA is serving maritime security and law enforcement communities worldwide.

    EUNAVFOR MED Irini

    The EUNAVFOR MED operation Irini began on 31 March 2020 with the core task of implementing the UN arms embargo on Libya using aerial, satellite and maritime assets. It replaces #operation_Sophia but with a new mandate. While EMSA has been providing satellite AIS data to EUNAVFOR MED since 2015, the new cooperation agreement allows for access to EMSA’s #Integrated_Maritime_Services platform and in particular to the Agency’s #Automated_Behaviour_Monitoring (#ABM) capabilities. These services help EUNAVFOR officers to keep a close eye on Libya’s ports as well as to monitor the flow of maritime traffic in the area and target specific vessels for inspection based on suspicious behaviour picked up by the ABM tool. While the agreement is open ended, operation Irini’s mandate is expected to run until 31 March 2023.

    https://www.emsa.europa.eu/newsroom/press-releases/item/4648-emsa-signs-cooperation-agreements-with-eu-naval-missions-to-provide

    #coopération #Somalie #Libye #mer #sécurité #sécurité_maritime #Agence_européenne_pour_la_sécurité_maritime (#AESM) #piraterie #piraterie_maritime #armes #commerce_d'armes #drogues #trafic_maritime

    ping @reka @fil

  • Dopesick : arnaques, overdoses et Big Pharma - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/dopesick-arnaques-overdoses-et-big-pharma-dans-cette-serie-sur-la-c

    Ou comment une famille d’industriels américains, propriétaire d’un laboratoire pharmaceutique, décide de mentir sur la réalité addictive d’un anti-douleur, provoquant une crise sanitaire sans équivalent, et devient responsable de la mort par overdose de plusieurs dizaines de milliers de personnes... — Permalien

    #drogues #bigpharma

  • Voitures et cigarettes
    http://carfree.fr/index.php/2022/02/02/voitures-et-cigarettes

    Une boîte métallique coûteuse et hautement sophistiquée et quelques feuilles séchées enveloppées dans du papier blanc. À première vue, elles n’ont pas grand-chose en commun. Mais quand on réfléchit à Lire la suite...

    #Uncategorized #critique #dépendance #drogue #industrie #marketing #psychologie #publicité #société

  • Histoire du trafic de drogue - L’ère des empires - ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078196-000-A/histoire-du-trafic-de-drogue-1-3

    Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

    Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la #drogue.

    #prohibition

  • * Trafic de drogue : le géant du transport par containers MCS cesse ses activités en provenance d’Amérique du Sud
    https://www.rtbf.be/article/trafic-de-drogue-le-geant-du-transport-par-containers-mcs-cesse-ses-activites-e

    La plus grande firme de containers au monde met ses activités en provenance d’Amérique du Sud à l’arrêt à cause du trafic de drogue. MSC Brésil a prévenu tous ses clients que dorénavant, et pour une période indéterminée, elle interrompait ses activités dans cette partie du monde. La raison : les menaces que font peser les actions criminelles sur l’entreprise, ses clients et ses partenaires commerciaux. Les activités criminelles dont il est question concernent bien sûr le trafic de drogue : les cartels utilisent la chaîne logistique du transport par containers.

    MSC a pris cette décision après la découverte de 200 kilos de drogue dans le port d’Aden, au Yémen, selon le média brésilien Jornal Da Band https://www.band.uol.com.br/noticias/jornal-da-band/ultimas/maior-empresa-de-conteiner-do-mundo-interrompe-parte-das-atividades-no- . En été 2019, un navire de MSC en route vers l’Europe s’est échoué aux Etats-Unis. Les autorités américaines ont découvert une importante quantité de drogue cachée dans ce navire, une vingtaine de tonnes de cocaïne ont été saisies. La firme MSC a dû payer une caution de 50 millions de dollars pour libérer le navire.

    Au Brésil, les marchandises qui passent par le port de Santos, dans l’Etat de São Paulo, représentent 34% de la balance commerciale du pays. Environ 150 millions de tonnes y transitent chaque année.

    La décision de MSC aura des conséquences en Europe, évidemment, et notamment dans le port d’Anvers, qui a transporté en 2021 près de 14 millions de tonnes de marchandises venant d’Amérique du Sud, selon Gazet Van Antwerpen https://www.gva.be/cnt/dmf20220119_96745239 . Cela concerne du bois, et aussi des produits alimentaires tels que du café, du sucre et des bananes notamment, explique à ce journal le patron belge de MSC Marc Beerlandt. De la drogue est parfois cachée dans ces marchandises. Il explique qu’il continuera à expédier des containers pour ses clients belges, mais qu’il interrompt les activités de transbordement.

    Conscientes qu’Anvers est une plaque tournante importante de la drogue provenant d’Amérique du Sud, les autorités belges ont intensifié les contrôles en utilisant notamment des caméras thermiques https://www.rtbf.be/article/plus-de-65-tonnes-de-cocaine-interceptees-au-port-d-anvers-en-2020-un-nouveau-r .

    #Transport #Containers #Logistique #Anvers #drogue #cocaïne #mondialisation #cocaïne #drogue #drogues #mafia #santé #cocaine #société #trafic #criminalité

  • Affaire #Kohler : Le #Scandale qui menace #Macron
    https://www.les-crises.fr/affaire-kohler-le-scandale-qui-menace-macron

    Conflit d’intérêt, subventions publiques et pantouflage au sommet de l’Etat. Comment Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée et l’un des plus proches collaborateurs d’Emmanuel Macron, a-t-il pu favoriser pendant de nombreuses années les intérêts d’une compagnie maritime Italo-Suisse contrôlée par un proche, dont plusieurs cargos ont été découverts avec d’importantes quantités de cocaïne ? […]

    #Vidéo #Vidéo,_Kohler,_Macron,_Scandale