• La plus grande victoire de la #mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia

    Aujourd’hui, la mafia semble plus puissante que jamais – il suffit de regarder les chiffres de la #cocaïne pour s’en rendre compte –, mais aussi plus invisible. Comment en est-on arrivé là ?

    Quand j’ai écrit Extra pure en 2020, la cocaïne était déjà partout ; aujourd’hui, elle est partout et coûte moins cher. La production mondiale a plus que triplé et les saisies atteignent des niveaux records. C’est justement là le problème : saisir des tonnes sans faire grimper le prix revient à vider l’océan à la cuillère.

    La structure a changé : on n’a plus de cartels verticaux, mais un système de courtage, des cellules interchangeables, l’Équateur devenu une plaque tournante, l’Europe du Nord avec Anvers et Rotterdam comme portes d’entrée, la ‘Ndrangheta en tant que banquier du système. Et puis les drogues de synthèse, qui n’ont besoin ni de terre ni d’agriculteurs, mais seulement d’un hangar.

    Mais la véritable nouveauté se trouve là où l’on ne regarde pas.
    Quel est cet angle mort ?

    Oliver Bullough l’a baptisé « Moneyland », un pays sans frontières où l’argent sale circule librement tandis que les lois censées le traquer restent nationales. Le criminologue Michael Levi répète depuis des années que, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, on mesure l’activité et jamais le résultat : on compte le nombre de signalements envoyés et non la quantité de crimes qui ont été empêchés.

    Il en résulte que l’on récupère 0,05 % des produits du crime et que les coûts de mise en conformité dépassent de cent fois l’argent saisi
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    . C’est le paradoxe du réverbère : nous cherchons les clefs là où il y a de la lumière, dans les formulaires, dans les signalements des banques, dans la bureaucratie de la conformité, alors que les clefs se trouvent dans l’obscurité et que personne ne veut s’y aventurer.
    Quels signaux plus ou moins faibles voyez-vous en France où l’on parle de plus en plus d’une mexicanisation du pays ?

    Chaque fois qu’un jeune meurt à Marseille, la France regarde le cadavre et dit : « Le Mexique ». C’est là que réside l’erreur. Le mort est la seule partie du trafic de drogue qui accepte de se laisser photographier. C’est le résidu, le bilan des erreurs, le coût d’un marché qui n’a pas encore trouvé son équilibre. Un marché qui tue est un marché immature. Quand le système fonctionne vraiment, personne ne meurt : on signe un acte notarié. Le sang n’est pas le signe de la puissance criminelle, c’est le signe de son adolescence.

    Le signal grave, c’est l’autre, et par définition, on ne le voit pas, car sa réussite coïncide exactement avec son invisibilité.

    Commençons par la langue, qui trahit toujours. Les Français parlent de « blanchiment ». En Italie, nous parlons de « recyclage ». Ce sont deux philosophies opposées.
    C’est-à-dire ?

    Le blanchiment promet la purification, la tache qui disparaît, l’argent qui redevient innocent. Le recyclage admet au contraire que la substance reste et ne change que de forme. La France s’est bercée pendant des décennies de l’illusion de pouvoir « laver » ; l’Italie a appris à ses dépens que rien ne se lave, mais se transforme. Ce n’est pas un détail lexical : Tracfin appelle encore aujourd’hui « sociétés lessiveuses » les entités qui blanchissent les fonds du crime organisé. Toute la métaphore de la lessive est présente dans le vocabulaire administratif de l’État.

    Et voici la partie historique que la France refuse de lire. Le trafic qui a inondé l’Amérique d’héroïne pendant trente ans s’appelait la « French Connection ». Le mot « français » figurait dans son nom, les laboratoires se trouvaient à Marseille, et la France a tout de même réussi à considérer cela comme l’affaire des autres : d’abord des Corses, puis des Italiens, ensuite des Maghrébins, aujourd’hui des Slaves et des Albanais.

    Chaque génération a eu son étiquette ethnique, et chaque étiquette a servi à ne pas nommer la structure. Car si les laboratoires étaient marseillais, l’argent ne restait jamais dans le milieu : il passait par des banques, des biens immobiliers sur la Côte d’Azur, des casinos, des chantiers. Le trafic peut être étranger.
    Et le blanchiment ?

    Le blanchiment, non. Le blanchiment est toujours local, par nécessité technique : pour blanchir de l’argent, il faut un notaire, un expert-comptable, un établissement de crédit, un marché public, un cadastre. Il faut donc les institutions de ce pays et les professionnels de ce pays.

    Les chiffres le montrent avec une brutalité que les chroniques n’ont pas. La Cour des comptes européenne a estimé le blanchiment à 1,3 % du PIB de l’Union chaque année, soit environ 38 milliards d’euros pour la seule France. La commission d’enquête du Sénat évalue à 50 milliards le chiffre d’affaires des réseaux spécialisés dans le blanchiment de capitaux d’origine criminelle dans le pays. Le chiffre d’affaires du trafic de drogue français est estimé par les autorités entre trois et six milliards.

    Mettons ces chiffres côte à côte : la drogue n’en représente qu’une fraction. Le Sénat l’écrit sans détours dans son rapport du 18 juin 2025 : le blanchiment d’argent est aujourd’hui le trafic le plus lucratif de France, et il n’existe pas de stratégie cohérente pour le combattre ; le système n’est qu’un assemblage de dispositifs disparates. Le titre du rapport est déjà un verdict : « Ces dizaines de milliards qui gangrènent la société. »
    Qu’en est-il des chiffres sur la supposée origine étrangère du problème ?

    Nous avons un chiffre qui met fin à tout débat sur l’origine étrangère du problème. En 2024, Tracfin a reçu plus de 215 000 déclarations de soupçons, mais le secteur non financier — notaires, greffiers, maisons de jeux — ne représente que 7 % du total. Les avocats n’en ont transmis que quinze. Les agents sportifs, une catégorie à très haut risque, n’en ont jamais transmis une seule.

    Quinze signalements pour toute une profession. Ce n’est pas un problème de frontières : c’est un problème de classe professionnelle. La ligne qui sépare l’argent sale du patrimoine propre passe par les cabinets du centre de Paris, pas par les ports. Le cas le plus révélateur remonte à sept semaines.
    Que s’est-il passé ?

    Le 9 juin 2026, la JIRS de Marseille a démantelé un réseau de blanchiment d’argent en bande organisée : treize interpellations, cinq personnes mises en examen, des sommes réinvesties dans l’immobilier ou transférées à l’étranger. 2,7 millions d’euros, des lingots d’or et quatorze voitures de luxe ont été saisis. Tout avait commencé au printemps 2024 par un simple contrôle fiscal dans la banlieue de Narbonne.

    Les sociétés utilisées comme écrans étaient des entreprises de construction de Perpignan, Narbonne et Béziers, avec une activité économique réelle et un chiffre d’affaires réel. Pas de sociétés fantômes aux Seychelles : des chantiers français qui construisaient réellement. Le président de la fédération du bâtiment des Bouches-du-Rhône admet que ces entreprises remportent les appels d’offres avec des propositions inférieures de 25, 30, voire 40 % au prix du marché, et que le secteur subit des menaces et du racket concernant les embauches sur les chantiers autour de Marseille.

    Autrement dit : l’argent de la drogue remporte des marchés publics français en vendant à perte. Il élimine les entreprises légales pour cette raison même : sa rentabilité, il l’a déjà faite ailleurs. C’est la définition parfaite d’une méthode mafieuse, et personne ne l’a importée de l’extérieur.

    Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée a saisi, en cinq mois, près de 990 millions.
    Ce n’est donc pas suffisant…

    C’est un bon début. Mais il faut le mettre en perspective avec les 38 milliards estimés chaque année. Le rapport entre ces deux chiffres résume tout le problème français.

    C’est pourquoi le terme de « mexicanisation » est réconfortant, et doit être rejeté précisément par ceux qui dénoncent ces pratiques. Parler du Mexique revient à dire : « Ils nous importent leur violence. » Cela déplace le centre de gravité vers l’extérieur, vers l’ethnie, vers l’immigration, et transforme un problème de système économique en un problème d’ordre public.

    Les mafias ne se mesurent pas au nombre de morts qu’elles causent : elles se mesurent aux patrimoines qu’elles parviennent à blanchir. Les meurtres, c’est ce que le trafic de drogue perd. Le blanchiment d’argent, c’est ce qu’il gagne. Et aucun État n’a jamais été détruit par ce que les criminels perdent.
    La déstabilisation de certains pays européens pourrait-elle atteindre les niveaux que l’on a connus en Amérique latine ?

    La différence est structurelle, et non de degré. En Amérique latine, le trafic de drogue a érodé le monopole de l’État sur la violence, avec des territoires où l’État ne pénètre pas, des taux d’homicides à deux chiffres pour 100 000 habitants, des forces de police infiltrées jusqu’aux plus hauts échelons, des candidats assassinés en pleine campagne électorale.

    En Europe, ce n’est pas le cas. Ici, les mafias ne défient pas l’État, elles le traversent. Elles achètent des marchés publics, blanchissent des capitaux, s’immiscent dans la logistique portuaire et dans le secteur du bâtiment. Peu de violence, forte pénétration économique. Un modèle opposé, et justement pour cette raison plus difficile à percevoir.
    Quelle devrait être la réponse à adopter ?

    La dérive autoritaire n’est la réponse à aucun de ces deux modèles. Les mafias n’ont jamais eu peur d’un État fort. Elles ont peur de l’État qui contrôle l’argent. Ce qui les touche, ce sont une magistrature indépendante, les enquêtes patrimoniales, les confiscations, la transparence des marchés publics, un journalisme capable d’écrire sans craindre de poursuites abusives. Ce sont les mêmes outils que tout gouvernement autoritaire s’empresse d’affaiblir en premier lieu, car ils peuvent aussi le toucher.

    Deux exemples historiques. Le fascisme s’est vanté d’avoir vaincu la mafia grâce au préfet Mori, mais il n’a frappé que la base et a laissé intacte, voire favorisée, la bourgeoisie mafieuse qui avait rejoint le régime, à tel point qu’en 1943, ce réseau était prêt à se reconstituer. Aujourd’hui, le modèle Bukele, avec ses prisons de masse et son état d’exception permanent, a fait chuter le nombre d’homicides sans toucher au trafic de drogue ni au blanchiment d’argent. On arrête la rue, on laisse le capital intact.

    L’autoritarisme produit une sécurité perçue et une impunité réelle aux échelons supérieurs. Contre les mafias, c’est le contraire qu’il faut. Moins de spectacle, plus de bilans.
    En matière de lutte contre le crime organisé, l’Italie a une certaine expérience (notamment depuis les années 1980). Pensez-vous qu’elle est assez étudiée par les autres pays européens ?

    Absolument pas. L’Europe est à la traîne, le reste du monde l’est encore plus.

    L’Italie possède le meilleur savoir-faire au monde, et c’est un savoir-faire né du sang : l’article 416-bis existe parce que Pio La Torre a été assassiné ; l’article 41-bis et le système des collaborateurs de justice existent parce que Falcone et Borsellino ont été assassinés. Derrière chaque instrument législatif italien se cache un cercueil. C’est une législation écrite dans le deuil, et c’est pour cela qu’elle fonctionne : elle n’est pas née dans un séminaire, mais de l’urgence d’un État qui était en train de perdre pied.

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.
    S’il ne fallait retenir qu’une seule leçon de votre travail et de vos livres, laquelle ce serait ?

    La leçon est simple. On ne peut pas changer ce qu’on ne connaît pas.

    Le capitalisme criminel existe parce qu’il reste indéchiffrable. On ne peut pas le combattre si l’on ne comprend pas son mécanisme, conçu exprès pour passer inaperçu.

    Il est très facile de dire que ce sont les immigrés qui s’en prennent aux villes. La détresse a un corps, un visage, elle est dans la rue, on peut la photographier. L’argent, non. Il passe par des virements, des sociétés écrans, des marchés publics, et ne fait pas la une des journaux télévisés. Ainsi, l’indignation se porte toujours sur le pauvre visible et jamais sur le flux invisible — ce qui est exactement ce que ce flux souhaite.

    Mon travail a consisté à mettre en lumière cette ombre. J’en ai payé le prix. Chaque jour, je me demande si cela en valait la peine.
    Comment comprendre la fascination que suscitent les narcotrafiquants ? Netflix, par exemple, semble en avoir fait son fond de commerce.

    Le trafiquant de drogue ne fascine pas parce qu’il se tient en marge du système. Il fascine parce qu’il incarne le système débarrassé de toute hypocrisie. L’entrepreneur légal doit présenter un récit moral de son enrichissement : le mérite, l’innovation, la valeur apportée au territoire, et aujourd’hui, le bilan de développement durable. Le trafiquant de drogue en est dispensé. Son capital n’a pas besoin de s’excuser. Le spectateur reconnaît une structure qu’il connaît déjà : l’ascension, le risque, le capital réinvesti, l’élimination du concurrent, débarrassée des mots qui la rendent méconnaissable lorsqu’elle revêt une veste. Ce n’est pas le revers de notre monde, c’est notre monde dont on a coupé le son de la justification.

    De là naît un plaisir que j’appellerais gnostique, et c’est le véritable moteur de la série. Celui qui regarde a le sentiment d’avoir été admis au secret, d’avoir enfin vu comment fonctionne vraiment le monde. C’est la face B. Mais c’est un plaisir épistémologique, non moral, et pour cette raison dangereusement compatible avec l’inertie. Comprendre comment fonctionne la machine procure une satisfaction qui ressemble beaucoup à la capitulation.
    Que faudrait-il faire ?

    Il y a une objection à se faire à soi-même, et c’est la partie qui fait tenir tout le reste. Le narcotrafiquant n’est pas du tout dépourvu d’hypocrisie. Il dispose d’un appareil de légitimation extrêmement raffiné : la famille, l’honneur, le terrain de foot construit dans la commune, le pauvre qui se venge de l’oligarchie, la Vierge sur le mur.

    Escobar avait un discours politique, pas seulement une fortune. Il ne dit pas la vérité sur le capital : il raconte un autre mensonge, archaïque plutôt que managérial, et justement pour cela plus séduisant, car il parle le langage du mythe et non celui du communiqué de presse.

    Et là, le piège réside dans le récit lui-même. La véritable face cachée n’est pas spectaculaire. C’est le notaire, la facture gonflée, le transporteur, la société écran à Malte. La série raconte l’exception, le parrain, la fusillade, le charisme, et finit ainsi par protéger la règle, qui est la continuité parfaite entre l’économie criminelle et l’économie légale. Le narcotrafiquant représenté comme un monstre est un alibi. Si le narcotrafiquant était présenté comme un collègue, ce serait alors vraiment insupportable.
    Qu’a pu apporter en plus du livre, selon vous, l’adaptation de Gomorra aux écrans ?

    Je ne pense pas que la série apporte quelque chose : je pense qu’elle enlève. Elle enlève le « je », elle enlève la voix off, elle enlève le témoin. Il ne reste que le monde, sans personne pour le juger à notre place.

    C’est par cette soustraction que Gomorra est devenue une grammaire visuelle mondiale — au point d’universaliser Scampia. PNL tourne le clip Le monde ou rien aux Vele parce que cette banlieue est déjà la leur : Manille, Philadelphie, Paris, Le Caire… toutes les banlieues obéissent à la même logique.
    La légalisation représente-t-elle une solution pour casser les trafics de drogue ?

    Non, la légalisation ne met pas fin au trafic de drogue. Elle en élimine une partie, et il faut préciser laquelle.

    En ce qui concerne les drogues douces, l’expérience a déjà été menée et elle a fonctionné. Après la légalisation au Colorado et dans l’État de Washington, le trafic de cannabis mexicain s’est effondré : les saisies à la frontière ont été réduites à une fraction négligeable. Aucune opération de police n’avait jamais obtenu un résultat similaire. La légalisation a accompli ce que quarante ans de guerre contre la drogue n’avaient pas réussi à faire.

    Le pire modèle est celui qui reste à mi-chemin : une demande tolérée, une offre illégale. Le backdoor problem néerlandais a alimenté pendant quarante ans la filière à partir de laquelle s’est développée la Mocro Maffia. Dépénaliser la consommation sans réglementer la production est le cadeau idéal pour le crime organisé. Les Néerlandais ont reconnu le problème et tentent d’y remédier. Depuis 2023, l’Experiment gesloten coffeeshopketen, la « chaîne fermée », est en cours : dix communes — dont Breda, Tilburg, Arnhem, Groningue, Maastricht et Nimègue — où les coffee shops ne vendent que du cannabis issu d’une production légale, provenant de cultivateurs privés agréés, sous le contrôle de l’Inspection et de l’autorité alimentaire. À partir d’avril 2025, la vente de tout autre produit est interdite. Durée prévue : quatre ans.
    Quel rapport entretenez-vous maintenant avec Naples, vos terres natales mais terres où vous êtes en permanence menacé ? Comment se manifeste chez vous cette ambivalence ?

    Naples m’a chassé. C’est la blessure la plus profonde, car elle ne vient pas de mes ennemis. De la part de mes ennemis, on s’y attend, ça fait partie du jeu. Elle vient de chez moi. D’une partie de ma ville qui a décidé que le problème n’était pas la camorra, mais ceux qui en parlaient.

    Et on m’a chassé sur la base d’une fausse accusation : celle selon laquelle parler du mal détruirait le lieu qui l’abrite. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Après ces récits, le tourisme a explosé, les ruelles dont j’avais parlé se sont remplies. Ce n’est pas à moi qu’en revient le mérite. Mais cette théorie, selon laquelle le silence protège et la parole détruit, est le mensonge le plus ancien du pouvoir criminel. Naples en est la réfutation vivante.

    C’est là que réside le paradoxe le plus obscène : ceux qui m’accusent d’avoir diffamé Naples sont très souvent ceux qui ont tiré profit de cette transformation. Ceux qui ont acheté, ceux qui ont vu la valeur d’un bien immobilier tripler dans un quartier que personne ne voulait traverser il y a vingt ans. Ils vivent de ce changement et crachent sur ceux qui l’ont déclenché.
    Si c’était à refaire, écririez-vous et publieriez-vous de nouveau vos livres à cause desquels vous êtes aujourd’hui menacé ?

    Non. Je ne le referais pas. Non pas parce que je renie quoi que ce soit de ce que j’ai écrit, mais parce que je n’ai pas été le seul à en payer le prix. Le livre est vivant et continue son chemin ; moi, je suis resté figé depuis vingt ans et ma famille s’est effondrée.
    Les derniers mots de Gomorra (« Fils de pute, je suis encore vivant ! ») sont-ils devenus, de façon presque performative, les mots qui caractérisent votre vie ?

    Je les ai écrits à 26 ans et ils sont devenus une prophétie sur ma vie.
    Quel est le lieu le plus important pour vous à Naples ? Y avez-vous un beau souvenir ?

    Je répondrais à ces deux dernières questions en citant Dante : « Il n’est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère »…

    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-
    #criminalité_organisée #Roberto_Saviano #in/visibilité #drogue #ndrangheta #Moneyland #blanchiment_d'argent #mort #puissance #invisibilité #lessive #vocabulaire #terminologie #mots #Marseille #France #French_connection #trafic_de_drogue #argent_sale #BTP #bâtiment #appels_d'offre #marchés_publics #mexicanisation #économie #pénétration_économique #autoritarisme #loi #législation #patrimoine #argent #Rotterdam #Anvers #capitalisme #fonds_publics #lutte_contre_la_mafia #logistique #narcotrafique #mythe #légalisation #légalisation_de_la_drogue #coffee_shops #Pays-Bas

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • #fentanyl (parte 1)
    https://radioblackout.org/podcast/fentanyl-parte-1

    La crisi del fentanyl negli Stati Uniti ha proporzioni epidemiche. Per comprendere la scala del fenomeno, il numero dellx statunitensi uccisi dagli oppioidi sintetici in un solo anno supera ampiamente il totale dei soldati statunitensi morti durante l’intera guerra del Vietnam (circa 58.000 vittime in oltre un decennio). Negli Stati Uniti si muore significativamente di […]

    #droga #USA
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/fentanyl.mp3

    • Les premières boums, en colo à 14 ans, les premiers slow, et évidemment sur Total Eclipse of the Heart, me demander où je dois mettre les mains (sur les épaules, dans le dos, sur les hanches, oh là là, elle a mis ses avant-bras sur mes épaules, qu’est-ce que je dois faire…).

      Ou bien c’était au camping. Je me souviens d’un grand (sans doute facilement 15 ans) qui m’avait expliqué que Michael Jackson c’était le plus fort, parce que lui il avait vu le clip de Beat It aux Enfants du Rock (à l’heure ou les enfants pas-du-rock sont déjà couchés).

    • Warum „Total Eclipse Of The Heart“ falsch verstanden wird
      https://www.rollingstone.de/total-eclipse-of-the-heart-bonnie-tyler-3166073
      https://www.youtube.com/watch?v=lcOxhH8N3Bo

      Une chanson d’amour entre vampires et personne ne l’a compris ;-)

      J’ai même filmé un stage de prévention contre la drogue pour jeunes construit autour de la chanson. Rien à voir. Mais j’y ai fait connaissance avec une copine de Christiane F. , encore un personnage légendaire que les jeunes ne connaissent plus. On s’en fout à l’ère des rappeurs vendeurs de kétamine.

      „Total Eclipse of the Heart“ gehört zu jener Art von großer, bombastischer Power-Ballade, die nur aus der Feder des häufigen Meat-Loaf-Kollaborateurs Jim Steinman fließen konnte. Er nannte die Nummer in einem Interview mit dem Magazin „People“ einen „wagnerischen Ansturm von Klang und Emotion“.

      Das Attribut des Wagnerischen tauchte dabei sicherlich nicht zum ersten Mal im Pop-Kontext auf. Auch Phil Spector verwendete den selben Begriff Jahrzehnte vorher, um seine Wall Of Sound als „kleine Symphonien für Jugendliche“ und einen „wagnerischen Ansatz an den Rock ’n‘ Roll“ zu bezeichnen.

      Ungeachtet des ausgeprägten Antisemitismus Wagners (1850 veröffentlichte er erstmals seinen Aufsatz „Das Judenthum in der Musik“) zog auch Steinman den Vergleich, um den Bombast seines Songs zu untermalen.
      Zuerst hieß der Song „Vampires In Love“

      Als Steinman den Song in seinem Broadway-Musical „Dance Of The Vampires“ einbaute – ein Flop, der 2002 12 Millionen Dollar verlor –, kommentierte er das Lied und sagte: „Mit „Total Eclipse Of The Heart“ habe ich versucht, ein Liebeslied zu schaffen, und ich erinnere mich, dass ich es tatsächlich als Vampir-Liebeslied geschrieben hatte.

      Mehr zum Thema

      Sein ursprünglicher Titel war „Vampires in Love“, weil ich an einem Musical von Nosferatu arbeitete, der anderen großen Vampir-Geschichte. Wenn sich jemand den Text anhört, dann sind sind es tatsächlich Zeilen über Vampire. Es geht um die Dunkelheit, die Macht der Dunkelheit und den Platz der Liebe im Dunkeln.“

      Bonnie Tyler ist im Alter von 75 Jahren gestorben. Wie ihre Familie und ihr Management am Donnerstag (09. Juli) in einer offiziellen Erklärung auf der Website der Musikerin mitteilten, verstarb sie in einem Krankenhaus in Portugal an den Folgen einer schweren Erkrankung.

      „Bonnies Familie und ihr Team geben mit tiefem Bedauern bekannt, dass Bonnie gestern Abend unerwartet in einem Krankenhaus in Portugal an den Folgen der Krankheit, wegen der sie behandelt wurde, verstorben ist“, heißt es in dem Statement.

      Zuvor hatte Tyler nach einer schweren Darmperforation und einer anschließenden Notoperation wochenlang auf einer Intensivstation gelegen und war erst im Juni aus einem künstlichen Koma erwacht (Hintergründe dazu weiter unten). Ihre Familie bat die Öffentlichkeit und die Medien in dieser schweren Stunde um die Wahrung der Privatsphäre.

      puis ...

      Das Phänomen „Total Eclipse of the Heart“ – Ein Song, der Generationen bewegt
      https://www.rti-radio.de/das-phaenomen-total-eclipse-of-the-heart-ein-song-der-generationen-bewegt

      #musique #pop #drogues

  • Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del #Narcotraffico
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Dalla super alleanza turco-olandese che ha riscritto le rotte della cocaina, fino all’evoluzione dei metodi di trasporto L’articolo Newsroom – Cocaina: il più grande sequestro in mare di sempre. Il drop-off e la nuova geografia del narcotraffico proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Narcos #Paesi_Bassi #Turchia

  • La raffineria di cocaina nella #Locride non è un episodio, ma un allarme che pochi colgono

    La scoperta di un laboratorio di coca a #Sant'Agata_del_Bianco (Reggio Calabria) dimostra un salto di qualità nel narcotraffico nazionale. In Calabria non solo si importa polvere bianca, ma si produce anche.

    Rinvenire una raffineria di cocaina nelle campagne italiane è indubbiamente una notizia, di quelle che a volte finiscono in prima pagina di cronaca. Ma siccome succede in Calabria se ne occupano davvero soltanto quei giornalisti attenti dei quotidiani locali che si trovano spesso (quando si tratta di ‘ndrangheta ancora di più), per onor di cronaca e interesse pubblico, a coprire ciò che la stampa nazionale non tratta se non con trafiletti di agenzie di stampa. In generale, la mafia fa notizia solo quando si tratta dei tesori o delle donne di Matteo Messina Denaro. In Calabria non fa notizia se non si tratta di grandi numeri e grandi scandali, nemmeno quando si tratta di una certa criminalità organizzata o alcune sue evoluzioni. Questa notizia, cioé che in Calabria si produce – non solo si importa – cocaina e che dunque si è fatto un enorme salto di qualità e di pericolo nel narcotraffico nazionale, pare riguardare pochi.

    Nella Locride, un laboratorio adibito a raffineria di cocaina

    “Le attività investigative (…) permettevano, nelle prime ore del 14 febbraio 2026, di rinvenire, all’intemo delle campagne della Locride, nel comune di Bianco, un vero e proprio laboratorio adibito a raffineria di cocaina, come inequivocabilmente risulta dal materiale utilizzato per la produzione, taglio ed essicazione della sostanza, dalle presse idrauliche per la formazione dei panetti, stampi, fornelli a gas, forni a microonde, lampade, mestoli, acido citrico, materiale per imballaggio e confezionamento e bilancia sequestrati”.

    Si tratta di un’operazione coordinata dai carabinieri di Civitavecchia per la Direzione distrettuale antimafia di Roma: dodici soggetti indagati, quattro fermati, tra cui tre della Colombia, due della Repubblica dominicana e gli altri della Campania e del Lazio. Ma nessun calabrese. La cosa dovrebbe sorprendere, ma non sembra venir registrata a pieno.

    Due soggetti sono accusati di essere broker sudamericani della cocaina. Uno, dominicano, “responsabile dei contatti con fornitori nazionali ed esteri, dell’organizzazione logistica dei trasporti e della gestione dei flussi finanziari, anche mediante l’utilizzo di piattaforme di cambio in criptovalute, nonché principale anello di raccordo tra il sodalizio e narcotrafficanti calabresi”; l’altro, colombiano, “detto il ‘presidente’, avvalendosi di propri connazionali (…), gestisce i corrieri, le consegne ed il prezziario”.

    In seguito a una frenetica ricerca a Pescara, intercettata dalle autorità a Civitavecchia, di 200 kg di acido borico (che viene impiegato per aumentare il peso e il volume della sostanza stupefacente conferendole l’aspetto cristallino che contraddistingue la cocaina di alta qualità, ndr), il soggetto dominicano e un altro vengono “sorpresi, in piena notte, intenti, all’interno del laboratorio predetto, ad armeggiare quantità notevoli di quella che appariva essere pasta di cocaina, la quale, assieme a diversi panetti, anch’essi apparentemente di cocaina, sottovuoto con tanto di timbro (per un totale complessivo di 518 kg), veniva sottoposta a sequestro”.

    Narcotraffici in Calabria, ma senza calabresi, né ’ndrangheta?

    Quindi, ricapitolando, fino al febbraio del 2026, un’organizzazione criminale sudamericana, in combutta con un gruppo di distribuzione dello stupefacente nel Lazio, opera una raffineria di cocaina in Aspromonte, per la precisione a Sant’Agata del Bianco.

    Ma non solo non ci sono calabresi tra i fermati, ma nemmeno pare esserci menzione nel decreto di fermo, di chi siano i calabresi coinvolti: si menzionano ‘fornitori calabresi’, altri ‘calabresi potenti’, delle stesse zone di un soggetto di origini calabrese del gruppo romano. Ma – come spesso succede anche alle autorità di mezzo mondo – si usa il termine ‘calabrese’ per indicare sciattamente qualcuno coinvolto nel giro criminale quando non si riesce a essere più precisi. Perché ovviamente, a Sant’Agata del Bianco, tutti si aspettano che ci sia di mezzo la ‘ndrangheta. La Locride, e Bianco nello specifico, sono terre di mafia antica, di famiglie che hanno fatto la storia dell’organizzazione criminale calabrese. È impensabile per qualcuno che ci sia una raffineria di cocaina nella Locride e non sia coinvolto qualche clan, forse più di uno. Ma di ‘ndrangheta in questa indagine non se ne parla, non viene nemmeno menzionata. E allora che succede?

    Il narcotraffico e la ‘ndrangheta non sono sempre la stessa cosa

    Ed ecco che arriva il punto cruciale per l’analisi. Da una parte c’è una narrazione diventata mainstream che vuole la ‘ndrangheta immutabile forza conservatrice che controlla ogni centimetro di vita in Calabria, soprattutto nei tuoi territori più longevi, come la Locride. Per questa narrazione, la raffineria di Sant’Agata del Bianco a gestione sudamericana non rientra nella narrazione della ‘ndrangheta se non a patto di dire che le fila del tutto siano proprio mosse dai clan locali. Ma non sembra essere così, perché se fosse stato così dall’indagine sarebbe emerso un clan o due.

    Dall’altra parte esiste una realtà che diventa sempre più complessa da decifrare, ma che mostra una qualche riluttanza e resistenza alla narrazione della ‘ndrangheta-piglia-tutto. In questa seconda prospettiva sembra emergere un aspetto non trascurabile che cambia tutto: il narcotraffico e la ‘ndrangheta non sono sempre la stessa cosa, nemmeno in Calabria. La ‘ndrangheta non fa solo narcotraffico, e il narcotraffico non è solo ‘ndrangheta.

    In questa prospettiva la vicenda della raffineria di Sant’Agata del Bianco si fa ancora più cupa. Se è plausibile immaginare una sorta di signoria pagata dai sudamericani-laziali ai clan del luogo (perché è improbabile che un placet non ci sia stato, per questioni di controllo del territorio), è altresì plausibile immaginare che tale signoria non venga accompagnata dalla protezione mafiosa e che, soprattutto, non sia associata a operazioni congiunte tra clan e trafficanti. Per dirla in altro modo, per un gruppo basato nel Lazio andare nella Locride per investire in una raffineria ha un senso strategico: oltre all’isolamento geografico, lì si è nel cuore della potenza ‘ndranghetista, ci sono contatti, alleanze possibili, il porto di Gioia Tauro.

    Ma ci sono anche dei rischi, come dice proprio uno del gruppo, se ti trovano ‘coi calabresi’ “quella è associazione a delinquere, ti danno il 41bis e ti fai vent’anni” per sottolineare il rischio di espozione alle inchieste antimafia (diverse dalle inchieste sul narcotraffico). La Calabria è terra disperata, una operazione di polizia in più o in meno è più probabile che perda nella moltitudine delle inchieste e che venga attribuita comunque alla ‘ndrangheta.

    Per la ‘ndrangheta ci sono vantaggi se altri mettono su un business: i boss locali, senza alzare un dito ma semplicemente dando un nulla osta, ci guadagnano comunque qualcosa e rimangono sovrani del territorio. Non possono offrire protezione perché magari non gliela chiedono e perché a volte non possono: ce lo insegna l’esperienza al porto di Gioia Tauro dove da anni ormai la sovranità dei clan della Piana viene esercitata senza protezione, ma solo come lascia passare. La signoria dunque non rende questo un business di ‘ndrangheta, altrimenti non si spiegherebbe l’assenza di calabresi ‘specifici’ nell’indagine, e nemmeno l’affidamento della raffineria a soggetti che si fanno scoprire perché frenetici nella ricerca dei materiali, non proprio affidabili. Resta probabile che i rapporti coi ‘calabresi’ a cui il gruppo sudamericano-laziale fa riferimento siano di appartenenza varia e non omogenea, come ormai è il traffico di stupefacenti in Calabria, mai sotto una unica regia.

    La trasformazione locale della cocaina, un salto sconvolgente

    Oltre a cozzare con la narrazione della ‘ndrangheta ‘world wide mafia’, onnipresente e onnipotente, questa analisi ci restituisce due pensieri finali.

    Uno, il guadagno qui è enorme e difficile da stimare con precisione, ma le intercettazioni offrono uno squarcio illuminante: il «presidente» colombiano spiega che acquistando un chilogrammo di cocaina «grezza» a 16.500 € e trasformandola in prodotto «cotto» è possibile rivenderla a 20.500 €, con un profitto di 4.000 € per chilogrammo. Moltiplicato per i 518 kg sequestrati nella raffineria di Sant’Agata del Bianco, si parla di oltre due milioni di euro di guadagno potenziale da una singola operazione. E questa è solo una raffineria scoperta, in un solo momento. Il business della trasformazione locale della cocaina rappresenta un salto economico e strategico di portata sconvolgente.

    E due, c’è qualcosa di ancora più inquietante che dovrebbe allarmare tutti e che invece è passato completamente in sordina. Se la Calabria diventa produttrice di cocaina – cioè se oltre a curare l’importazione della sostanza finita ora importa anche pasta di coca per raffinarla sul territorio – i danni possibili per la regione e per la nazione sono di un livello di pericolo mai visto prima. La Colombia insegna cosa significa diventare terra di produzione: violenza endemica legata al controllo delle raffinerie, infiltrazione capillare delle istituzioni per proteggere gli impianti, devastazione ambientale causata dai prodotti chimici utilizzati nel processo di raffinazione, e soprattutto la trasformazione del territorio in zona contesa tra gruppi criminali per il controllo di un business dai margini stratosferici, per una terra povera e marginale.

    La produzione locale significa radicamento permanente e militarizzazione del crimine, significa che la Calabria non è più solo un punto di transito o smistamento ma il cuore pulsante di un’industria che genera miliardi. E tutto questo sta accadendo mentre la stampa nazionale guarda altrove e la narrazione pubblica resta ancorata a schemi che non riescono più a leggere la realtà. La raffineria di Sant’Agata del Bianco non è un episodio: è un segnale di allarme che pochi sembrano voler ascoltare di come il narcotraffico cambia non solo la regione, ma anche la sua mafia.

    https://lavialibera.it/it-schede-2709-la_raffineria_di_cocaina_nella_locride_non_e_un_episodio_

    #cocaïne #Italie #Calabre #production #raffinerie #drogue #mafia #narcotrafic #Aspromonte #Bianco

  • Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo
    https://irpimedia.irpi.eu/nave-arconian-sequestro-cocaina-mafia-turca

    Una nuova alleanza criminale fra mafia turca e #Narcos olandesi ha a disposizione un’intera flotta di navi da cargo, e ha messo a punto una nuova rotta dai Caraibi all’Europa, passando dal Sierra Leone L’articolo Trenta tonnellate di cocaina: il più grande carico di sempre era diretto al Mediterraneo proviene da IrpiMedia.

    #Mafie #Mondo #Narcotraffico #Paesi_Bassi #Turchia
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2035/07/video-nave-plutus-lancio-cocaina.mp4

  • Processo Hydra

    «Milano è un contesto mafioso, né più né meno di come può esserlo la Calabria». Sono le parole della procuratrice aggiunta di Milano, Alessandra Cerreti, pronunciate durante la requisitoria al processo #Hydra. Ieri c’è stata la prima sentenza per una settantina di imputati che hanno scelto il rito abbreviato. Tra i condannati (#Mariano_Rosi, #Filippo_Crea, #Giuseppe_Fidanzati e altri), stando all’inchiesta della Procura di Milano ci sono figure di primo piano del crimine organizzato in Lombardia. L’inchiesta Hydra - che ha portato al processo - ha messo in luce “un sistema mafioso lombardo”, un’alleanza tra esponenti di ‘ndrangheta, cosa nostra e camorra. Un sistema per compiere dalle rapine alle truffe, dal riciclaggio di denaro alle intestazioni fittizie di beni, fino alle false fatturazioni, alle estorsioni. Tra i reati contestati c’è anche il traffico di droga e di armi. Pubblica ha ospitato lo storico Enzo Ciconte e il ricercatore dell’università Statale di Milano, Andrea Carnì, autore - insieme a Nando dalla Chiesa, sociologo, docente di Sociologia della criminalità organizzata alla Statale di Milano - di un fondamentale studio per la conoscenza del fenomeno mafioso in Lombardia dal titolo «Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia» (Futura Editrice, 2025).

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-pubblica/pubblica_13_01_2026_11_00
    #mafia #ndrangheta #Italie #Lombardie #Italie_du_Nord #concordat #entente #cosa_nostra #camorra #opération_Hydra #Hydra #procès #podcast #audio #Milan

    • Processo Hydra, ecco le condanne dell’abbreviato

      Poco dopo le 20:00 il Giudice per l’Udienza Preliminare Emanuele Mancini ha sciolto la camera di consiglio per il processo in abbreviato di 1° grado del Processo Hydra, scaturito dall’indagine omonima della Direzione Distrettuale Antimafia di Milano, condotta dai pm Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane, coadiuvati dal procuratore Marcello Viola.

      Lo scorso 13 novembre, i pm avevano chiesto la condanna per 75 dei 78 imputati dell’abbreviato. Il giudice ha condannato x persone, ne ha assolte Y e ha rinviato a giudizio X persone delle 59 che avevano scelto il rito ordinario.
      Processo Hydra, cos’è

      Secondo la procura esisterebbe un “sistema mafioso lombardo“, frutto di un patto tra le tre principali organizzazioni mafiose del Paese (Cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra).

      A differenza di quel che dicono diversi commentatori, quella del patto di collaborazione non è una novità: come abbiamo ricordato nella nostra memoria, già diversi collaboratori di giustizia ne hanno parlato in riferimento alla realtà criminale degli anni ’80 e ’90. All’epoca si spartivano i settori criminali, ora, essendo un attore oramai ben inserito nell’economia regionale, anche i settori economici “legali”.

      La novità è che la Procura ipotizza che sia nata un’associazione mafiosa a sé, autonoma dai tre sodalizi originari, una sorta di “super-mafia”. Per capire se la tesi è stata accolta, al di là delle condanne, bisognerà aspettare le motivazioni.
      Le condanne

      Complessivamente sono state 62 le condanne, con pene fino a 16 anni, 9 hanno patteggiato, 11 sono stati prosciolti in udienza preliminare (prima della requisitoria finale e della sentenza) e 45 sono stati rinviati a giudizio nel processo per rito ordinario, che inizierà il 19 marzo 2026, presso l’Aula Bunker di San Vittore.

      Le condanne più elevate, già al netto della riduzione di un terzo per la scelta del rito abbreviato, e comunque generalmente più basse delle richieste dell’accusa, sono 16 anni a Massimo Rosi, 14 a Filippo Crea, 12 a Giuseppe Fidanzati (candidati tutti a vent’anni dai pm), 14 a Bernardo Pace e 12 ai figli, 13 anni e quattro mesi a Giovanni Abilone, mentre tra i rinviati a giudizio sono Gioacchino Amico, Rosario Abilone e quel Paolo Errante Parrino parente (attraverso la moglie) di Matteo Messina Denaro.

      Gli imputati che nel corso del processo hanno scelto di diventare collaboratori di giustizia – William Cerbo, Francesco Bellusci e Saverio Pintaudi – si sono visti riconoscere la speciale attenuante e hanno avuto 4 anni e mezzo.
      I risarcimenti di parte civile

      Il giudice ha stabilito che i risarcimenti per le parti civili andranno stabiliti in un diverso procedimento civile, disponendo una provvisionale di 10mila euro ciascuno + 6mila euro per le spese legali.
      La dichiarazione di WikiMafia

      “Siamo soddisfatti per l’esito del processo, che dimostra ancora una volta come la Lombardia possa essere oramai annoverata tra le regioni a tradizionale presenza mafiosa“, afferma il Presidente e direttore dell’Enciclopedia, Pierpaolo Farina. “Ringraziamo la Procura per il lavoro svolto e il nostro Avvocato, Marco Griguolo, che oramai da cinque anni ci assiste nel costituirci parte civile nei principali processi di mafia in Lombardia, troppo spesso da soli, cosa che per fortuna in questo processo non è stato“.

      https://www.wikimafia.it/processo-hydra-abbreviato

    • #Sistema_criminale_integrato

      «Ormai non esiste più una ’ndrangheta, una mafia siciliana o pugliese, sono organizzazioni fluide che in accordo fra loro gestiscono affari diversi»

      (Procuratore DNA Federico Cafiero de Raho alla conclusione dell’operazione Galassia, 2018[1])

      L’espressione sistema criminale integrato definisce un legame tra organizzazioni criminali per raggiungere obiettivi comuni.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Sistema_criminale_integrato
      #quarto_livello #stato_parallelo

    • Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia

      Quanto è presente il fenomeno mafioso in Lombardia? Qual è, più specificamente, il livello di infiltrazione della ’ndrangheta nella regione più popolosa, ricca e progredita d’Italia? Quale il suo grado di insediamento o – ancor più – di radicamento?

      https://www.futura-editrice.it/prodotto/mafia-ed-economia
      #économie

    • HYDRA: La Nuova Mafia del Nord Italia che unisce Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra

      “Hydra” racconta la nascita dell’alleanza tra Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra a Milano, il processo che sta riscrivendo la storia delle mafie in Italia e rivelando un sistema criminale nuovo, orizzontale e invisibile.

      Questo documentario ripercorre l’intera inchiesta Hydra, nata tra il 2020 e il 2023 grazie al lavoro del Nucleo Investigativo di Milano e #Varese e della Direzione Distrettuale Antimafia. Un’indagine che ha svelato 21 summit segreti, una rete mafiosa costruita tra Lombardia e Piemonte e un modello criminale dove Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra collaborano stabilmente per gestire traffici di droga, riciclaggio, estorsioni, evasione fiscale, appalti, logistica e perfino circuiti finanziari paralleli.

      Il video analizza la struttura dell’alleanza, definita dai magistrati una “confederazione orizzontale”, senza un capo unico ma basata su capitali, rapporti personali e una cassa comune che finanziava affari, detenuti e famiglie dei boss. Raccontiamo le relazioni con il mondo imprenditoriale, gli intrecci con la politica locale, le conversazioni intercettate e i meccanismi di riciclaggio ricostruiti dai collaboratori.

      Hydra non è solo un processo, ma uno spartiacque: mostra come le mafie italiane non cerchino più territori da controllare con la violenza, ma mercati, denaro, relazioni politiche e imprenditoriali. Milano diventa così il laboratorio della nuova criminalità organizzata, un luogo dove i clan collaborano, investono, si infiltrano e si trasformano.

      https://www.youtube.com/watch?v=UK0UiEtavfw

      #alliance #marché #procès #summit #Dairago #Cinisello_Balsamo #Abbiategrasso #business #affaires #structure_confédérative_horizontale #horizontalité #Castelvetrano #armes #drogue #trafic_de_drogue #évasion_fiscale #trafic_d'armes #covid-19 #services_sanitaires #bâtiment #BTP #restauration #carburant #blanchissement_d'argent #Chinese_underground_bank #bacinella #caisse_commune #supermafia #mafiosità_immanente #intimidation #politique #Paolo_Errante_Parrino #Matteo_Messina_Denaro #zio_Paolo #Castelvetrano #41_bis

    • Hydra, prime condanne nel processo contro l’alleanza tra Cosa nostra, ’ndrangheta e camorra in Lombardia

      Il gup Emanuele Mancini ha condannato 62 degli 80 imputati a processo col rito abbreviato. Riconosciuta l’associazione mafiosa nei confronti di 24 persone. Undici le assoluzioni e 45 rinvii a giudizio. L’inchiesta della Dda di Milano e dei carabinieri aveva rivelato l’esistenza di un «sistema mafioso lombardo» che si spartiva gli affari illeciti

      Aggiornamento del 12 gennaio 2026: Arrivano le prime condanne per l’operazione Hydra, la grande inchiesta della Direzione distrettuale antimafia di Milano sul «sistema mafioso lombardo», l’organizzazione criminale composta da esponenti di ’ndrangheta, cosa nostra e camorra per spartirsi affari e controllo del territorio, esiste.

      Il giudice per le udienze preliminari del Tribunale di Milano, Emanuele Mancini, ha condannato 62 degli 80 imputati che avevano scelto di essere processati con il rito abbreviato, che dà diritto a uno sconto di un terzo della pena, e ha assolto 18 persone. Gli imputati erano accusati a vario titolo di associazione a delinquere di stampo mafioso, estorsione, traffico e spaccio di droga, tentata rapina, detenzione abusiva di armi, intestazione fittizia di beni, frode fiscale e omesso versamento delle imposte, riciclaggio e false fatture. L’accusa di associazione mafiosa è stata riconosciuta contro tutti i 24 imputati a cui era contestata. La pena più alta, 16 anni, è stata inflitta a Massimo Rosi, considerato esponente di vertice della ’ndrangheta e reggente della locale di ’ndrangheta di Legnano-Lonate Pozzolo.

      La decisione del gup è arrivata dopo sei ore di camera di consiglio. Undici persone che non hanno fatto richiesta di riti alternativi e sono state prosciolte in udienza preliminare. Nove i patteggiamenti e 45 gli imputati rinviati a giudizio. Il dispositivo, che ancora non è stato messo a disposizione dei legali, è stato letto a tarda sera nell’aula bunker del carcere di Opera dove si è recato il procuratore di Milano, Marcello Viola, per la sentenza.

      Il gup di Milano, Emanuele Mancini, «ha ritenuto che si è in presenza dell’operatività sul territorio lombardo di un’associazione costituita da singoli soggetti – alcuni dei quali già in passato ricondotti giudiziariamente alle cosiddette mafie storiche (cosa nostra, camorra, ’ndrangheta) e altri comunque collegati a tali soggetti – che ha esercitato la propria capacità intimidatoria determinando condizioni di assoggettamento e di omertà sulla collettività mediante il ricorso alla violenza e alla minaccia, gestendo l’attività di cessione delle sostanze stupefacenti (del tipo cocaina, hashish, marijuana) e inserendosi nella realtà economica locale con proprie società le cui attività erano finalizzate principalmente all’attività di riciclaggio di denaro proveniente da precedenti illeciti», hanno spiegato in una nota congiunta il presidente del tribunale di Milano, Fabio Roia, e la presidente dell’ufficio gip/gup, Ezia Maccora. A Milano – avevano sostenuto i pm nel corso della loro requisitoria l’11 novembre – ci sarebbe un «contesto mafioso» simile a quello calabrese, «né più né meno della Calabria».

      Qui di seguito, l’articolo sul procedimento

      *

      A Milano, nell’aula bunker del carcere di Opera, sono in corso le udienze preliminari del processo Hydra. È un processo importante, nato dall’inchiesta condotta dai carabinieri del Nucleo investigativo e coordinata dalla Direzione distrettuale antimafia (Dda) di Milano sulla presunta alleanza delle tre mafie – Cosa nostra, camorra e ‘ndrangheta – in Lombardia. Il quadro è innovativo. Secondo i sostituti procuratori Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane – che hanno chiesto il processo per 143 persone – tra Milano e Varese c’era “una imponente e capillarmente strutturata associazione mafiosa (...) costituita da appartenenti alle tre diverse organizzazioni di stampo mafioso cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra, avente struttura confederativa orizzontale, nell’ambito della quale i vertici di ciascuna delle tre componenti mafiose operano sullo stesso livello, contribuendo alla realizzazione di un sistema mafioso lombardo”.

      Tra tutti gli indagati, circa quaranta hanno richiesto al giudice per l’udienza preliminare (gup) Emanuele Mancini di accedere ai riti alternativi (come il patteggiamento o l’abbreviato, che permette lo sconto della pena per un terzo). Lo scorso 18 giugno il gup ha accettato la costituzione come parte civile nel processo di alcuni enti locali (il Comune di Milano, di Varese e di Legnano, la Regione Lombardia, la Città metropolitana di Milano), di Libera e di WikiMafia, ma anche del giornalista di Report Giorgio Mottola, minacciato da uno dei principali indagati, e dalla Rai, che potranno chiedere un risarcimento. Il cronista di Report e un altro privato cittadino sono le uniche due persone delle 13 individuate come persone offese, destinatarie di minacce e aggressioni, che hanno deciso di schierarsi nel processo.

      Il «sistema mafioso lombardo»

      In questo nuovo sodalizio, i presunti appartenenti alle tre storiche organizzazioni mafiose italiane non erano in rivalità tra di loro, ma alleati, con una “struttura confederativa orizzontale”, con i vertici posti “allo stesso livello”, come sostengono i pm. A farne parte sono – sempre secondo le ipotesi investigative – uomini legati a Cosa nostra, come la famiglia Fidanzati, originaria di Palermo ma da decenni stabilmente insediata a Milano; uomini della famiglia Rinzivillo, basati a Busto Arsizio e dintorni; del gruppo Maffei, originari di Catania; e mafiosi trapanesi, collegati al mandamento di Castelvetrano (guidato da Matteo Messina Denaro). Tra questi ultimi spicca il nome di Paolo Aurelio Errante Parrino, condannato più volte per associazione mafiosa e cugino acquisito di Matteo Messina Denaro.

      Ci sono poi uomini della ‘ndrangheta appartenenti alla locale di Legano-Lonate Pozzolo collegata alla locale di Cirò (Crotone), dominata dalla cosca Farao-Marincola; uomini della cosca Iamonte legata alla locale di Desio e collegata alla locale di Melito Porto Salvo (Reggio Calabria) e un uomo – Antonio Romeo – legato alle cosche di San Luca e al suo boss, Sebastiano Romeo detto “u staccu”. A rappresentare la camorra, uomini legati alla famiglia di Michele Senese, il boss che dalla Campania ha creato un suo feudo a Roma.

      I summit tra uomini di cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra e le loro attività

      Nel corso delle indagini, i carabinieri di Milano e Varese hanno documentato molti incontri – ben ventuno – tra i rappresentanti delle diverse organizzazioni mafiose, a Dairago, Cinisello Balsamo, Abbiategrasso e zone limitrofe tra il 2020 e il 2021.

      Il “sistema mafioso lombardo” era attivo nei traffici di droga e di armi, nelle estorsioni, nel controllo del territorio per risolvere le controversie legate agli affari, illeciti o leciti. L’aspetto più rilevante riguarda gli affari imprenditoriali, finanziari, le truffe legate ad esempio all’ottenimento dei bonus, l’apertura di società con il solo scopo di evadere il fisco e riciclare i guadagni illeciti. Molti indagati avevano acquisito “direttamente e indirettamente la gestione e/o il controllo di attività economiche” nel settore della logistica, nell’edilizia, nel settore sanitario (con particolare riferimento alle forniture legate all’emergenza Covid, alle procedure di sanificazione, al servizio ambulanza per trasporto dializzati), e molti altri ambiti (e-commerce, ristorazione, noleggio auto, parcheggi aeroportuali, importazione di gasolio). Erano anche interessati ad acquisire “appalti pubblici e privati, anche attraverso l’attivazione di canali istituzionali opportunamente e preventivamente compulsati”.

      Nel corso dell’indagine, ai cinque pentiti che hanno reso dichiarazioni utili se n’è aggiunto uno nuovo, Saverio Pintaudi, indagato quale uomo vicino alla ‘ndrangheta con ruoli in molte società per reinvestire il denaro frutto delle attività illecite. Da marzo sta spiegando agli inquirenti in che modo i soldi sporchi vengano ripuliti attraverso società fittizie, prestanomi, fatture false e con la complicità di “banchieri” cinesi, imprenditori dotati di grandi disponibilità e contatti per riciclare con il sistema della Chinese underground bank.

      A dimostrare l’unione di questo nuovo sodalizio criminale c’era la “bacinella”, dove mettere i soldi per i detenuti o le esigenze degli associati. L’organizzazione “imponeva il versamento di somme di denaro nella cassa comune, destinate al sostentamento dei detenuti di ciascuna componente e pretese quale corrispettivo per l’assegnazione e/o agevolazione nella assegnazione di affari leciti o illeciti, in virtù della forza di intimidazione dell’intera associazione”, perché “i carcerati vanno mantenuti prima di ogni altra cosa a questo mondo”, e non importa la provenienza territoriale e la relativa organizzazione.

      Alcuni presunti appartenenti al sistema mafioso lombardo tenevano contatti con esponenti del mondo politico, istituzionale, imprenditoriale, bancario, “in modo da ottenerne favori, notizie riservate, erogazione di finanziamenti, rete di relazioni, tutti in grado di fornire un contributo rilevante al mantenimento in vita, al rafforzamento dell’organizzazione e ad aumentarne il prestigio”.

      Da alcune intercettazioni realizzate dai carabinieri nel corso dell’inchiesta emerge anche il sospetto che alcuni appartenenti all’organizzazione fossero in grado di condizionare “il libero esercizio del voto”: “Ci sono tutti i miei parenti, adesso maschi e femmine, siamo… abbiamo un bel pacchetto voti, perché posso portare o senatori in Europa, miei parenti – diceva uno degli indagati, Filippo Crea –. Poi abbiamo preso un partito, una lista civica”, fatta dalle sue cugine “tutte avvocatesse”. “Stiamo parlando di persone che hanno 4-500 (quattro, cinquecento) voti a testa”, aggiungeva.

      Il dilemma: supermafia o no?

      Una “supermafia”, una confederazione o altro? Sin da quando l’inchiesta Hydra è diventata pubblica, con l’arresto di 11 persone il 25 ottobre 2023, i magistrati hanno avuto vedute contrastanti.

      Per la procura esisteva “un accordo stabile e duraturo” tra le diverse componenti calabrese, siciliana e campana/romana, dimostrato da una serie di elementi come “l’apporto comune di capitali”, “la messa a disposizione di risorse umane, la costituzione di società” per uno scopo comune, fare profitto. Sarebbe “un sistema di tipo confederativo”. In altre parole: “Pur nel rispetto dei legami con le cosche d’origine, questa eterogenea associazione gode di propria organizzazione, di un proprio ed autonomo programma, di proprie regole e ritorsioni per chi le viola, di propri sodali che apertamente ne manifestano l’appartenenza e agisce in modo indipendente rispetto alle singole componenti”. Questo è il sistema mafioso lombardo.

      La valutazione del gip

      Il gip, che ha dovuto valutare le 153 richieste di arresto, ha fornito una valutazione molto diversa e così ha rigettato ben 142 richieste ritenendo che non ci fossero elementi per contestare il reato di associazione a delinquere di stampo mafioso (416 bis). Secondo lui, l’ipotesi investigativa di un gruppo composto dalle tre mafie, “un unicum nella storia giudiziaria” in Italia, non era stata “sufficientemente suffragata dagli elementi di prova raccolti” e in alcuni episodi non emergeva la “mafiosità”: il procedimento, “muovendo dal postulato che si tratta di soggetti appartenenti ad un sodalizio confederativo di stampo mafioso, ha avvolto qualsiasi attività, lecita o illecita che fosse, svolta dagli odierni indagati, in un mantello di cosiddetta mafiosità che è arduo scorgere nelle sue pieghe, se non in via intuitiva”, si legge in un passaggio dell’ordinanza. Su alcune contestazioni, “è del tutto assente la prova del fatto che gli odierni indagati si siano avvalsi della forza di intimidazione scaturente dal vincolo associativo, al fine di sbaragliare la concorrenza”. Di alcuni indagati, inoltre, per il giudice non erano emerse prove di affiliazione al “sistema mafioso lombardo” o alle mafie tradizionali: “Nella maggioranza dei casi, invero, si tratta di soggetti incensurati o che vantano precedenti per reati non connessi alle dinamiche di tipo mafioso”.

      In sostanza, “non vi è prova, quindi, che tra gli indagati di appartenere al sodalizio sia stata costituita un’organizzazione stabile, posta in essere allo scopo di realizzare un programma criminoso comune e protratto nel tempo, con una ripartizione di compiti tra gli assodati, ossia il vincolo associativo”, si legge nell’ordinanza di custodia cautelare.

      Invece “certamente emerge la presenza sul territorio milanese di soggetti che, vantando, per lo meno almeno alcuni di essi, rapporti qualificati con alcuni soggetti di sicura appartenenza mafiosa, sia pur accertata in altre regioni, commettono attività lecite, ma anche delittuose, soprattutto di tipo economico, in territorio lombardo”.
      Il ricorso della procura

      Alla bocciatura di molte richiesta, la pm Alessandra Cerreti ha replicato subito ricorrendo al tribunale del Riesame (anche detto tribunale delle Libertà) e sottolineato che “gli innumerevoli elementi investigativi” sono stati “incredibilmente parcellizzati e banalizzati dal giudicante”, aggiungendo, a differenza di quanto scritto dal giudice, di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle 3 mafie italiane che si sarebbero consorziate sul territorio (addirittura nazionale)” o “mondiale”: “Né mai il pm ha parlato di ’egemonia’ sul territorio lombardo, come ha erroneamente ritenuto il giudicante, che ne ha escluso l’esistenza anche argomentando sulla mancata opposizione da parte di altre associazioni mafiose radicate sul territori”.

      Nelle 1121 pagine del ricorso, la Dda, guidata dal procuratore Marcello Viola e dall’aggiunta Alessandra Dolci, aveva precisato di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle tre mafie”. Ovvero di una «federazione» autorizzata dall’alto. Il capo di imputazione sul punto, ha scritto la Dda, è «estremamente chiaro: trattasi di mere ’componenti’ delle tre tradizionali associazioni mafiose, operative sul territorio milanese, che si alleano strutturalmente tra loro per aumentare le possibilità di profitto» ed «evitare i conflitti».

      La decisione del Riesame

      Quasi un anno dopo, il tribunale del Riesame ha “riesaminato” (appunto) le misure cautelari disponendo gli arresti in carcere per 41 indagati e stabilendo che l’organizzazione va considerata come una nuova e unica associazione mafiosa composta da presunti affiliati alle tre mafie, come fosse un consorzio basato su un’alleanza. Si può ritenere, scriveva il presidente del Tribunale di Milano Fabio Roia in una nota, che “singoli soggetti anche appartenenti alle mafie cosiddette storiche abbiano costituito una associazione di stampo mafioso, non configurabile però né come una confederazione di mafie, né come una ‘supermafia’, avendo trasferito nel sodalizio orizzontale tutti i tratti genetici delle associazioni di appartenenza”.

      Nelle motivazioni il tribunale del Riesame parla di “mafiosità immanente” della nuova associazione in Lombardia e ritiene “ampiamente dimostrato che il sodalizio contestato abbia fatto effettivo, concreto, attuale e percepibile uso, anche con metodi violenti o minacciosi, della forza di intimidazione nella commissione di delitti come nella acquisizione del controllo e gestione di attività economiche, che sono propriamente gli ambiti di attività” che caratterizzano “la natura mafiosa”. L’uso “del metodo mafioso e il programma criminale” non lascia mai “dubbi sulla qualità propria dell’associazione”. Sulla base della giurisprudenza, “il sodalizio”, con “strutture e capitali comuni” e “partecipato” da persone “di diversa provenienza mafiosa”, si “connota indubbiamente in termini mafiosi”.

      Le decisioni del Tribunale delle libertà sono state poi confermate dalla Cassazione.

      Va anche aggiunto un dettaglio. Per saltare il vaglio del gip, la procura di Milano avrebbe voluto procedere con il fermo di 70 indagati nel 2023, ma le perplessità di alcune procure del Sud e la richiesta di un coordinamento da parte della Direzione nazionale antimafia hanno fatto cambiare i piani.
      La costituzione di Libera come parte civile

      Il 18 giugno scorso il gup Emanuele Mancini ha accolto la richiesta di costituzione di parte civile delle amministrazioni di Milano, Varese e Legnano, della Regione Lombardia e della Città metropolitana di Milano.

      Ha riconosciuto questa possibilità anche ad associazioni come WikiMafia e Libera, assistita dall’avvocato Giuseppe Rizzo. Si tratta di “un risultato importante”, in linea con altre iniziative simili di Libera in altri processi, che dà “un segnale di impegno e di responsabilità per tutta la società civile e responsabile a fronte dell’ipoteca criminale che l’alleanza tra le diverse organizzazioni mafiose determina sull’economia e sulla società in Lombardia”.

      Per l’organizzazione presieduta da don Luigi Ciotti “la presenza nel processo Hydra rappresenta un’occasione importante per fare crescere la sensibilità delle giovani generazioni nei riguardi di mafie e di corruzione, con il coinvolgimento di scuole e di università nel corso di un procedimento che per le sue dimensioni si annuncia di lunga durata”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2370-hydra_prime_condanne_contro_l_alleanza_tra_mafiosi_di_cos

  • Le ambizioni dell’antimafia francese

    Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana

    Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.

    Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.

    Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.

    Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.

    L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».

    Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.

    Corsica, colpi di coda

    Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.

    La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.

    La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.

    Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.

    Una svolta nelle strategie anticrimine+

    «La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.

    «Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.

    Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.

    La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.

    https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
    #antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro

    • Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction

      Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.

      Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.

      Le Pnaco a une double mission :

      traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
      coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.

      Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

      Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.

      Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.

      https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
      #criminalité_organisée #lutte #démocratie

    • Association #conscience

      Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.

      C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.

      Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.

      Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.

      https://associationconscience.org
      #lutte #résistance

  • Lecture d’un extrait du livre « Mille millilitres de Ganymède » de Philippe Savet, paru aux Éditions Le nouvel Attila, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/mille-millilitres-de-ganymede-de-philippe-savet

    Philippe Savet détourne la figure mythologique du protégé de Jupiter dans une « catabase contemporaine ». Ici, Ganymède ne monte pas vers l’Olympe, il s’enfonce dans la nuit des clubs et l’addiction chimique. Après sa disparition, il ne reste rien de lui que des écrits poétiques, ainsi que les témoignages disparates de ses proches qui cherchent à comprendre ce qui lui est arrivé. Ce « livre à trous » explore une identité queer oscillant entre autodestruction et quête viscérale de liberté. À travers une narration discontinue, l’auteur étudie ce que l’excès et la vulnérabilité font au corps, transformant la consommation de drogues en un acte sacrificiel. Le récit refuse toute cohérence rassurante pour laisser place à une urgence de vivre brute, où le plaisir se mêle irrémédiablement à la perte de soi.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Sexualité, #Disparition, #Drogue, #Voix (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_mille_millilitres_de_ganymede_philippe_savet.mp4

    https://www.seuil.com/ouvrage/mille-millilitres-de-ganymede-philippe-savet/9782487749535

  • Narcotraffico, «più del 98% dei proventi non è tracciato», dice il procuratore olandese Lucas
    https://lavialibera.it/it-schede-2608-narcotraffico_proventi_illeciti_non_tracciato_procuratore

    Un "hub fondamentale per il traffico di cocaina in Europa", ma anche la capitale europea delle droghe sintetiche e un terreno di frontiera per le innovazioni investigative. Il procuratore generale dei Paesi Bassi, John Lucas, è intervenuto martedì 10 marzo davanti alla commissione parlamentare antimafia fornendo un quadro della lotta alla criminalità organizzata nel suo Stato che, negli ultimissimi anni è diventato un terreno conteso tra vari gruppi criminali, anche con la violenza. Un punto di osservazione particolare per molti aspetti legati al narcotraffico. I traffici di cocaina attraverso i Paesi Bassi "Non serve essere un economista per vedere la differenza. Prezzo basso, meno sequestri: questo significa che arriva ancora moltissima cocaina in Europa" (…)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

  • Dans le #Paris d’#Epstein et #Brunel : trois ex-#mannequins brisent le silence sur « la cabale des #drogueurs-violeurs » – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/dans-le-paris-depstein-et-brunel-trois-ex-mannequins-brisent-le-silence-s

    #Soumission_chimique, recrutement de #mineures, #viols #collectifs… Des #femmes témoignent à « Libération » du #réseau de #prédation organisée dans la capitale de la #mode il y a trente ans, au cœur duquel a prospéré le système de l’agent Jean-Luc Brunel, associé du #financier #américain et #pédocriminel #Jeffrey_Epstein.

  • Vous croyez toujours que le fait de ne pas fumer vous place parmi ceux sélectionnés pour le côté des survivants ?

    https://www.youtube.com/watch?v=ss0jLHvMO20

    Le capitalisme de la phase impérialiste finit par ne plus seulement détruire des vies humaines dans le contexte de sa qiête de réduction du coût de la production mais étend sa consommation anthropophage au domaine de la réproduction. Malbouffe, surtravail et soins médicaux constituent désormais le triamgle infernal de la transformation de vies et corps humains en profit.

    Le féminisme ne vas d’ailleurs pas assez loin dans ses revendications de justice. En exigeant que soit rémunéré le travail à domicil il manque à s’intéresser à la base fondamentale de toute production de valeur.

    Dans la logique capitaliste la mère porteuse est la source de la valeur de l’être qu’elle met au monde.

    Du point de vue des grands propriétaires de moyens de production et de capital en général nous autres vivons dans une porcherie-abattoir où nous produisons la plus-value qui leur appartient comme la bête humaine qui la pond.

    Merci @kassem pour ce lien extrêmement important : How the Tobacco Industry Drove Rise of Ultra-Processed Foods | Research UC Berkeley
    https://vcresearch.berkeley.edu/news/how-tobacco-industry-drove-rise-ultra-processed-foods
    dans
    https://seenthis.net/messages/1157143

    n the early 1960s, R.J. Reynolds, one of the largest and most profitable tobacco companies in the U.S. at the time, wanted to diversify its business. Its marketing strategies had been highly successful in selling its top brands, like Camel, Winston and Salem cigarettes, and executives thought, Why not apply the same strategies to, say, the food industry?

    So in 1963, R.J. Reynolds acquired Hawaiian Punch. It marked the beginning of the tobacco industry’s entry into the food sector.

    In the following decades, R.J. Reynolds and Philip Morris expanded aggressively into the food industry, acquiring major brands, like Del Monte, Nabisco, General Foods, Kraft and 7UP, where they produced hyperpalatable, chemically-engineered foods now known as ultra-processed foods, or UPFs. These products were marketed especially to children and other vulnerable groups.

    In Berkeley Talks episode 229, Laura Schmidt, a professor of health policy in the School of Medicine at UC San Francisco, discusses how ultra-processed foods — like cookies, sodas, instant noodles, fish sticks and cereals — are a direct legacy of the tobacco industry, and are responsible for a dramatic rise in obesity, diabetes and other chronic diseases across the country.

    “About 60% of the calories in Americans’ diets are from ultra-processed foods,” says Schmidt, who spoke at a UC Berkeley event in May. “In the mid-’80s, when we see ultra-processed foods starting to scale up in the American food supply, we also see obesity starting to really rise. That is the moment when some of the largest food companies are owned by tobacco companies.”

    This talk took place on May 5, 2025, and was co-sponsored by the Berkeley Food Institute (BFI) and Berkeley Public Health. It was moderated by Isabel Madzorera, an assistant professor in food, nutrition and population health at Berkeley Public Health and co-faculty director at the Berkeley Food Institute.

    Vidéo de l’entretien
    https://www.youtube.com/watch?v=K_FMFJ7JsJs

    Transcription fd l’entretien

    https://news.berkeley.edu/2025/06/27/berkeley-talks-ultra-processed-foods

    Berkeley Talks: How the tobacco industry drove the rise of ultra-processed foods - Berkeley News
    Public Affairs
    43 - 55 minutes

    (Music: “No One Is Perfect” by HoliznaCC0)

    Anne Brice (intro): This is Berkeley Talks, a UC Berkeley News podcast from the Office of Communications and Public Affairs that features lectures and conversations at Berkeley. You can follow Berkeley Talks wherever you listen to your podcasts. We’re also on YouTube @BerkeleyNews. New episodes come out every other Friday. You can find all of our podcast episodes, with transcripts and photos, on UC Berkeley News at news.berkeley.edu/podcasts.

    (Music fades out)

    Isabel Madzorera: Thank you. So welcome everyone. Thank you for joining this webinar. Really interesting discussion and really excited to see all of you on this Zoom call. So we have about 140-plus people joining the webinar, so really good group. And we are really excited to talk about “The New Tobacco? A Discussion About Ultra-Processed Foods.” My name is Isabel Madzorera. I’m an assistant professor in food, nutrition and population health with the Berkeley School of Public Health. I’m also a co-faculty director at the Berkeley Food, sorry, at the Berkeley Food Institute, BFI for short. I’m pleased to be the moderator for today’s session on this webinar. The webinar is co-sponsored by the School of Public Health.

    Today’s webinar is part of BFI’s Spring Lunch and Learn Webinar Series where we share and highlight food and farm systems research, particularly research that addresses current food policy issues and helps us to advance just and sustainable farm and food systems. Before we dive into today’s webinar, some housekeeping items. Firstly, audience members are encouraged to submit their questions in the Q&A at the bottom of your screen. So if you look at the bottom of your screen, you will see a Q&A section. If you could type your questions there and we’ll be looking through throughout the presentation and reading through your questions at the end. Also, feel free to drop in your questions throughout the presentation.

    There’s no need to wait until the very end. Following today’s presentation and discussion, we’ll also have time for you to … We’ll also have time to discuss your questions that you would’ve raised throughout the webinar. As a reminder, all BFI webinars are uploaded into the BFI website under the events page. So if you want to go back and look at them later, you’ll be able to do that. You can also find webinar recordings on our YouTube channel. Today’s discussion will focus on the latest research on ultra-processed foods. A topic of increasing public health interest in policy circles and in the media as a rising concerns about ultra-processed food impacts on health.

    Ultra-processed foods are chemically formulated foods that typically rely on high levels of fat, sugar, sodium, and/or carbohydrates to trigger the brain’s reward system. They encourage excessive eating, making them hyper-palatable, or we call them HPF foods. A growing body of health research suggests that ultra-processed may be the new tobacco when looking at health impacts in the United States, including increased of diabetes, cancer risk and diet-related disease outcomes. Our speaker from the California Department of Public Health will not be able to join us today as the state’s recommendations on ultra-processed foods are still under review.

    However, we will likely have a second webinar on this topic, including a discussion of the state’s policy efforts in this space later in the fall. So keep your eyes and your ears ready to hear about that as things progress. We’ll announce those details in the forthcoming BFI newsletter.

    Today I’m pleased to introduce Dr. Laura Schmidt, who is a professor of health policy in the School of Medicine at the University of California at San Francisco. She’s the presenter for today’s webinar. She holds a joint appointment in the Philip R. Lee Institute of Health for Health Policy Studies and the Department of Humanities and Social Sciences.

    Dr. Schmidt seeks to understand how changing lifestyles are contributing to the rising rates of chronic diseases across the globe and what to do about it. Her work explores the growing pressures of globalizing economies, rising inequities, and marketization of products that undermine our health. She works directly with policymakers to craft and implement evidence-based policies that reduce the consumption of ultra-processed foods. I’ll start briefly by having a quick introduction to this topic and then I’ll hand over to Dr. Schmidt to proceed with the presentation. So I will talk very briefly about ultra-processed foods and their definitions as part of my introduction.

    Isabel Madzorera: My apologies for the multiple slides. Can you all see my slides?

    Laura Schmidt: Yes.

    Isabel Madzorera: Thank you. Sorry for that. It’s not full. So briefly, ultra-processed foods are under the category of processed food. So processing itself is not a new phenomenon, but has been occurring over time. But this is just an example of the extent of processing and how it can vary from food to food. So there are commonly, when we think about ways to classify ultra-processed foods, there’s several that are currently available. We just wanted to give you an example of one such guideline or one such classification, which is the NOVA classification for ultra-processed food. This is based off of research developed by Dr. Carlos Monteiro at the University of Sao Paulo in Brazil.

    So basically this classifies foods into four food groups. The first group is unprocessed or minimally processed foods. These are foods that are just minimally processed in terms of maybe grinding, crushing, things like that and the natural foods like beans, rice and others like that. And then the second group is the processed culinary ingredients that are added to foods, but are rarely consumed by themselves. So the salt, the sugars and the oils that are added to food. The third category is the processed foods, this is where processing is done by adding salt, sugar or other substances from group two to group one foods.

    For example, pickles and jams would fall into this category. The fourth category is what really term ultra-processed foods according to this classification. And it really includes foods that are formulations of ingredients, mostly exclusive, sorry, industrial use and typically created by a number of industrial techniques and processes. So really undergoing a lot of processes to get at what we term ultra-processed foods. So just a quick example of some foods that are classified under this group four of ultra-processed foods. As you can see there, foods that include sugar sweetened beverages, some of the cereal grains, and some of the fast foods that we are used to.

    Just to give a brief overview in terms of the two sides of the coin, there are some pros and cons, but some of the issues around consumption of ultra-processed foods are really driven by demand, rising incomes particularly globally, as well as supply side issues related to media advertising and so forth. This is just to highlight some of the key ingredients of ultra-processed foods that we think might be related to poor health outcomes. And I will hand over to the main speaker for today. I’ll stop sharing my slides and allow her to commence today’s presentation. Thank you.

    Laura Schmidt: Thanks Isabel. Let me try to pull up my slides. So great to be here and to tell you a little bit about what we’re finding around the ties between the tobacco and the ultra-processed food industries. I want to challenge you to think about ultra-processed foods through the lens of tobacco executives today, and I think it gives us a really new perspective on what’s going on with ultra-processed foods in our market today.

    First of all, the question of the topic of today: The New Tobacco? Are ultra-processed foods actually a new tobacco? I’m going to argue that they’re actually a legacy of the tobacco industry. And the second thing I want to talk about is the relationships between the tobacco, alcohol and ultra-processed food industries.

    We tend to treat these product lines as very distinct, and I’m going to argue that at least from the standpoint of the people who make this stuff, they would be arguing that they’re all in one big industry best described as the consumer packaged good industry. And then finally, I’m going to put out in a hypothesis that is driving a lot of my work these days. And the hypothesis is that when tobacco and alcohol and ultra-processed food companies come together and work together in the same firms, they tend to wind up making products that are more harmful to people. And so just keep that in your mind as I flip through my slides today. So I also want to call attention to the main source of data for the work that I’m going to present today.

    It comes out of the UCSF industry documents library. Originally, you’ll see here in the upper left-hand corner, we’re really driving the conversation around commercial determinants of health at UCSF, and we’re doing that through this archive. The tobacco documents, we have about 16 million tobacco documents from the largest producers of cigarettes, Philip Morris and R.J. Reynolds in particular, but also British American Tobacco. And that comes to us through major litigation that happened in the 1990s. We’re currently ingesting the opioid litigation documents from the recent lawsuits. So this is the source of data that I’m going to be presenting from.

    So just before getting into the role of the tobacco companies and ultra-processed food. I want to assert a few things in addition to what Isabel said about what we currently know. There are a lot of things we don’t know about these products, but there’s some things we do know. And the first is we now have three randomized clinical trials. These are extremely expensive to conduct and very challenging to do well. This is one that was conducted at NIH and published in 2019. And what we know from this trial is that ultra-processed foods make people overeat and not by a little bit, by a lot. By about 500 calories per day, which probably for the average person would be adding up to about a pound a week.

    And so these are products that definitely people overeat on. We don’t understand all of the mechanisms. There are also changes in body weight observed in this trial in some biometrics. Another thing we know is that Americans are eating a lot of processed food, in fact, more than pretty much any other country. This is a comparison across different countries. You can see the penetration of UPFs into the food supply in these various countries. You have countries like Brazil, which is where Dr. Monteiro designed the whole concept of NOVA while he was watching people experience health problems as people in his country were eating more and more ultra-processed foods.

    And out here, in the U.S. actually our rates are a little higher now. We eat about 60% of our diet in ultra-processed foods, 70% for kids. The other thing we know is that the introduction of ultra-processed foods into the market coincides pretty well with the rapid rise of obesity. So UPFs come into the marketplace somewhere in the mid-’60s and the firms are operating at scale by the 1980s as the obesity rates in America start to tick up and they keep going up, up, up as ultra-processed foods continue to penetrate our food supply. So those are some things we know about what’s going on with ultra-processed foods. I want to tell you a little bit about what I’ve been learning about the role of the tobacco industry in this food industry.

    And I want to start by showing you the two major U.S. producers of cigarettes, Philip Morris, back in the ‘60s to 2010 when this timeline is showing here. They were the largest tobacco company in the world. R.J. Reynolds was a very large tobacco company. And starting about 1960, they start buying up food companies. The first one is Hawaiian Punch. This is the R.J. Reynolds acquisitions at the top of the timeline. They buy Del Monte, and eventually Nabisco, which is a very large company. They’re also getting into the alcohol business in the 1980s. And by about the mid-’90s, R.J.R. has spun off most of its food subsidiaries. Here on the bottom, we see Philip Morris, they get into the alcohol business starting in 1970.

    They buy up 7 Up in 1978. Then in the mid-’80s, ‘85 to ‘88, they buy General Foods and then they buy Kraft and they merged them. And at the time, at various points in this window, Kraft General Foods is the largest food company in the world. Sometimes it’s second to Nestle. So we’re talking a large food company there. And then eventually, interestingly, they buy Nabisco from R.J.R. They do it in a funny sort of way through PepsiCo, which people can ask me about. But basically the take home message of this slide is that at the point when UPFs were really, really scaling up in the mid-’80s and we were starting to see more and more of them in the U.S. food supply, tobacco companies own some of the largest food in the world.

    Everyone always wants to know why did they get into the market and companies don’t usually just make these big decisions for one reason, they had several. They wanted to grow and they thought that they saw … A lot of the tobacco executives were seeing the food companies as not as profitable as they could be. And they thought if they acquired them, they could grow faster, diversify, and make those subsidiaries more profitable. Particularly in the case of R.J.R., they were very interested in chemical patents, all the colors and flavors that we are so familiar with. There’s a lot of debate now about regulating these things. The tobacco companies, particularly R.J.R., bought the food companies because they owned patents on chemicals that they wanted.

    Now, sometimes they were thinking, “We can take these chemicals that we already put into cigarettes like menthol and we can use them in food.” And in other cases, they were thinking the reverse way. They were thinking, “Well, we’ve got food additives, maybe we can try them out in cigarettes.” What I’m describing here is what executives at the time talked about as synergies. Synergies across different lines, alcohol, tobacco, food. For example, when Philip Morris bought Kraft, they bought a lot of packaging technologies. R.J.R. developed the aseptic box, the little juice box that kids run around with in their hands. And these technologies could transfer across alcohol, food, and tobacco lines.

    And I’ll talk a little bit more about the synergies initiative in Philip Morris because it’s very important to understanding what these companies were up to in the mid-’80s. Here is a slide that gives you the story of what happened to the food brands that the tobacco-owned companies owned for decades and nurtured. In the middle, we’ve got R.J.R. and Philip Morris, sorry, it’s complicated because this is the way business works. There are a lot of mergers and acquisitions that go on all the time, but essentially take home message is the big food companies here along the edge, these are the companies that currently own many product lines that were nurtured and developed by the tobacco companies between 1960 and 2008.

    Again, the first tobacco acquisition of a food company happened in 1963. And by 2008, they were all spun off into food companies. What’s important about this picture is to notice that a lot of these food companies, these are very large companies and many are international. So at the time that ultra-processed foods were coming into the U.S. food supply, they were also going across the sea to other countries, and they were part of an emerging market strategy of getting these food product lines into developing low and middle income countries and so forth. So as you can see, a lot of the tobacco owned food brands wound up in international, very large companies like Mondelez.

    So that’s a story generally about the significant imprint that the tobacco companies had on the food market. And now I want to talk a little bit about how in these companies were thinking about product lines that were diversified across food, alcohol, and tobacco. And so this is a document from the archive, 1989 investor. This is when the executives get trotted out and they make the investors excited about the company. And in ’89, this was a speech by Geoff Bible who was the head of Philip Morris, and he said, “We are the largest publicly held cigarette company, second-largest food company, second-largest beer company in the world. Therefore, we are together the largest consumer packaged good company. Marketing products to millions of people every day.

    Our products,” here’s the interesting part, “have shared common characteristics. They’re low-priced, packaged consumer goods with huge retail markets. Most of our products are sold around the world using common marketing approaches.” Synergies is what he’s talking about there. “And similar retail outlets. Most products are agriculturally based and are resistant to economic change.” So as you can see, it’s pretty clear, and there are many, many documents like this where the executives are explaining how similar food, alcohol, and ultra-processed foods are to their marketing and to their product development strategies. This is a document from 1995.

    It was in 1995 that Kraft General Foods got renamed Kraft. And at this point, Kraft is the second-largest food company in the world. And you can see here in the reorganization of Philip Morris, here’s the U.S. cigarette company, here’s the international cigarette company, here’s the food, here’s the alcohol. And so you can see they’re fully integrated. And other organization charts at the time you can see common research and development, common marketing branches that are serving all their subsidiaries across cigarettes, food, tobacco and alcohol. Now, just to give you a couple of examples of what the tobacco companies did when they acquired familiar brands in the ultra-processed food market.

    So this is Hawaiian Punch. These all come from the 1950s before R.J.R. acquired Hawaiian Pacific, which made one thing, Hawaiian Punch in 1963. And at the time, Hawaiian Punch was an adult cocktail mixer, as you can see. It was basically your ‘50s housewife makes the cocktail to greet her husband at the end of the day. And it’s basically vodka and Hawaiian Punch, and it was sold in this big gallon can for adults. Within a couple of years of owning Hawaiian Punch R.J.R. by 1963-’64 has turned Hawaiian Punch into a child focused product line. You can see here, they’ve got toy giveaways. They had expanded the colors and flavors because children like bright colors and fruity flavors. So they had expanded the product line.

    They were bringing children and moms into focus groups to figure out how to develop the brand. And they had put this cartoon character as the symbol for the new brand obviously designed to appeal to children with integrated … These are examples of what they called integrated marketing where you put toy giveaways alongside marketing and product development. Here’s a quote out of the archive right around when R.J.R. bought Hawaiian Pacific. “It’s easy to characterize R.J.R. merely as a tobacco company. In a broader, much less restricting sense, however, we’re in the flavor business. Many of the flavorants for tobacco would be useful in food, beverage and other products.”

    Now this comes from a document that was sent by the lab manager in R.J.R. Labs to the folks in the C-suite saying … And parts of it explained that they were very interested in certain chemical patents that Hawaiian Pacific owned and therefore they were encouraging the purchase of the company. What’s interesting here is that this is Joe Camel. When R.J.R. was sued for child target marketing of children, they were disallowed from ever using this cartoon character on cigarettes anymore. But the same ad company created the Hawaiian Punch cartoon character. This is from Philip Morris, just to give you a flavor for same strategy, this is 1978. This is the year that Philip Morris bought 7 Up.

    And what they say, essentially, “Soft drinks like cigarettes and beer are reasonably priced, relatively low cost consumer items that give pleasure to users, repeat purchases, satisfies their expectations.” So a lot of people like to ask, “Well, were they really trying to addict people like they were to nicotine and that kind of thing?” We don’t usually see that. What we hear about in the archive is they’re much more likely to talk about pleasure and craving and experiences that really drive people to want to buy products. Just to give you a sense of the cigarette strategy, it’s a combination of market segmentation and line extensions.

    So essentially what they do is they carve up the population, the consumers, into a bunch of different subpopulations based on gender, ethnicity, age, and then they develop product lines called line extensions specifically for those market segments. So they’ll have particular line extensions for low-income people and various, sometimes … Like cool cigarettes have a lot of menthol and are targeting the Black population. Sometimes they target very narrow segments of Virginia Slims for women and so forth. So this is the basic strategy that cigarette companies had been using for decades, and they applied that very same strategy to developing ultra-processed food and beverage brands.

    This is an example of Kool-Aid, which came to Philip Morris in its acquisitions of General Foods and Kraft. And as you can see the before picture, there are only five flavors and colors. By the time we can’t even … We’ve been struggling to get an exhaustive list of all the line extensions that …

    Speaker 3: Laura, I’m just going to quickly point out, we can’t see your slides currently. I think you’ll just have to reshare. Great. Thank you.

    Laura Schmidt: Working now?

    Speaker 3: Wonderful.

    Laura Schmidt: So here are the … I don’t know when they stopped. Here’s the picture of the line extensions for cigarette brands. And here you can see a very, very similar strategy where five brands transformed into many, many brands. In some cases, in the product development testing documents that we uncovered, they were talking about little boys like blue. “We’re going to make a blue brand.” So they’re very, very specifically targeting a small, very narrow market segments of children with line extensions. Another similarity here at the time that Philip Morris owned Kraft, they also owned Miller, a beer. And what they did was they put together all of their marketing into one big marketing synergies program.

    And they tried to figure out ways to use marketing strategies that they used for years and assets for cigarettes and apply them to food. And so this is an example of their target marketing strategy for minority populations. It’s a combination of sponsorships and partnerships with minority serving organizations, with online purchasing media. So this is integrated marketing strategy. And in some cases, for example, the in-store marketing, they had cigarette listings of consumers. And they basically transferred those over to Kraft General Foods for use in target marketing of consumers, say for foods just like they had for cigarettes.

    So they were using, again, all of the same marketing infrastructure for these different product lines. This is an example of an integrated marketing campaign that came out of Kool-Aid. They were very proud of this campaign in the ‘80s called the Kool-Aid Wacky Wild Warehouse. And kids would save up coupons and things and then be able to mail them in and get toys that were Kool-Aid branded. And it turned out that the very same model for this came out of the Marlboro Country Store, which is a similar integrated campaign for cigarettes. And the Wild Warehouse for children in Kool-Aid was actually developed by the same ad firm and same people.

    And so as you can see, the strategies that they had developed and made worked for cigarettes, they were very easily applied to ultra-processed food products. Finally, I just want to share a little taste of what we find when we look in the laboratory research. Of course, tobacco companies are very big companies and they have really large laboratory facilities. They do defensive research to think about what could we be sued on in terms of product liability. They’re looking at … They’re interested in the health effects of the products they’re selling. And Philip Morris had an extensive laboratory search program focused on human pleasure.

    And in this document, this is from ’83, they’re talking about being in the business of selling pleasure. And as I mentioned, this is the way that they talk about things, as cigarettes, beer, and carbonated beverages are designed to affect sensual gratifications. Now, Frank Gulotta was a scientist in a lab in Germany. He worked for Philip Morris studying nicotine. And he was actually brought over and worked with Kraft in developing products in Kraft. An example of a very lengthy laboratory research project at Philip Morris, it’s called Project 1620. It went on from 1977 to 1999.

    And what they were doing, Gulotta was one of the scientists involved here, was developing electrophysiological kind of EEG type measures to very swiftly be able to measure the human response to flavors and colors and additives in cigarettes. Once they owned Kraft and General Foods, this technology was then very easily applied to study the same colors and flavor additives that you would find in ultra-processed foods. Kraft had a lot of technology around low fat, fat-free food additives. They were very proud of that technology. And some of that was subjected to some of this testing under Project 1620. There’s a lot more that I could say about this, but I’m just giving you a flavor for what we see in the archive.

    I do want to point out that Tera Fazzino a couple of years ago published a very interesting study where she used the tobacco archive to code ultra-processed food brands on the basis of whether they had ever been owned and developed by tobacco companies or not. And what she demonstrated was that the tobacco owned brands were more likely to fit her definition of hyperpalatable, which means to have unnaturally high amounts of sugar, salt, and/or fat in them. You need too much sugar, too much salt in the product to qualify as hyperpalatable. And she found that while the tobacco companies own these brands, they were significantly more likely to be hyperpalatable, which is somewhat consistent with what we see in the archive around product development strategies.

    What was really interesting about her research is that she also did a contemporary 2018 data point to show that by the time we get to 2018, all the other food companies in the food system are making food as hyperpalatable as the tobacco companies were back in the 1980s and ‘90s. So it may very well be that some of what happened was that the tobacco owned brands, when they were spun off and owned by new food companies, some of that technology was adopted in our current food brands. So just to …

    Isabel Madzorera: Quick, sorry to interject. I think we’ve got three minutes left for the presentation. That’s okay? Thank you.

    Laura Schmidt: I’m on the final slide. I think we’ll have a few extra minutes, which is great.

    Isabel Madzorera: Thank you.

    Laura Schmidt: So just to conclude, first off, it’s important to understand when we look at our ultra-processed system today, once again, Americans are eating about 60% of the calories in their diet are from ultra-processed foods. That many of these brands were owned and developed by tobacco companies using very similar technologies to what they use to develop cigarette brands and alcohol brands. And that the scaling up of these companies happened right as ultra-processed foods were hitting the market. So in the mid-’80s when we really see ultra-processed foods starting to scale up in the American food supply, and we also see obesity starting to really rise. That is the moment when some of the largest food companies are owned by tobacco companies.

    Second, the more that you read the documents and understand the thinking, it’s very important, I think, when we think about ultra-processed foods today to understand that to companies, they’re very similar to cigarettes and alcohol. And particularly that the same product formulation, strategies, the same chemical colors and flavors and additives, the same marketing strategies, even down to the lists of consumers to target are all the same for these companies. And I think there’s a real disconnect here between the way the public health and regulatory world kind of thinks about this and the way that actual companies think about this.

    I currently follow a lot of industry trade publications and I can tell you, people are always talking about CPG lines. They are not necessarily thinking about alcohol, tobacco, and food as separate categories of products. And then finally to my hypothesis that when these companies get together, they may be able to create more harmful products and this should be a concern for public health. What we see going on with the tobacco owned food brands was that when those companies got those brands, the cigarette companies, they quickly turn the products into child-focused products because this makes a ton of sense from a marketing standpoint. If you can develop brand loyalty in children, you have that consumer for life.

    And so that becomes a very important incentive to make child-focused brands. The brands were target marketed to vulnerable groups as I shared a little bit about the craft marketing strategy to minority communities. And as I showed towards the end, they were more likely to be hyperpalatable, higher in sugar, fat, and salt. And so I think with that, I will finish up and let’s have some questions.

    Isabel Madzorera:

    Great, thank you. Thank you so much, Laura. What a fascinating presentation. We already have a couple of questions in the chat, so I’ll be reading aloud and then you can address them as you see fit. The first question is from Ernest and he says, “What is the evidence that over and above the contribution of salt, sugar, saturated and trans fats that ultra-processed foods have an additional adverse effect? Suppose I just consumed raw sugar, salt, butter.” He gives us an example. “Mixed together, this is not even processed, but will this be as unhealthy if the same ingredients and amounts were blended together in an ultra-processed food?” Loaded question there.

    Laura Schmidt: So I think what’s different about what’s going on in these companies is the chemical additives. And what the way I understand it from talking with psychologists who study food and addictive behavior is that when we eat carbohydrates in particular, starches and sugars, we get a dopamine rush in the brain right away and we get a secondary rush when those carbs hit our gut. And that dopamine rush, which is quite similar to dopamine changes in the brain resulting from addictive substances, which has been the subject of some FMRI research, that drives us to crave next time. And what the colors, the flavors, the marketing, the packaging may be doing with all of the color, flavor additives is to cue us to crave particular products.

    And particular in the same way that in some of the original fMRI studies, they would put, say someone who was addicted to a drug like an opioid drug in the fMRI machine. And simply by showing them the works, the syringe and all of the stuff that you use before you actually get high, you would see that dopamine rush. And so it may be that what they’re trying to do is to engineer an anticipatory response and to connect our brains between the product and the benefits that we experience when we feel that dopamine rush. I’ve talked to a number of experts in this area who are very interested in what exactly is going on with the chemical colors and flavors.

    What I can tell you is someone who spends a lot of time reading from inside these companies and trying to understand their strategy is that they were really, really obsessed with chemical additives. It was in some cases the whole reason they bought certain subsidiaries. They really wanted those patents and they felt that a lot of their product testing had to do with which colors and flavors and additives were going to develop the most response in consumers and be the most attractive particularly to children. And I think part of that goes back to that cigarette marketing model, which is to do with line extensions.

    So if you have a factory that’s set up to just make cigarettes, it’s pretty easy to swap out the colors and flavors and slight packaging changes to make all these line extensions and say one line extension isn’t doing so well in the market, you can pull it back and introduce a new one, get a lot of consumers excited about your brand again. And so it may be that part of what was going on here with the chemical colors and flavors had to do with that, and they understood that they needed those additives to produce line extensions. But I do see a lot of interest in that.

    And that is the difference I think between what you can do in your home kitchen cooking and what you can do in a factory is that it’s not just the sugar, fat, and salt, but it’s also the way they’re combined with all of the chemical additives. And there’s a very interesting line of research right now into the actual processing itself and whether foods are less satiating, for example, and easier to overeat simply because they’ve used these chemical additives to manipulate the texture of the food to make it a little less satiating. So I think the chemical additives, the more I look, the more interesting they become.

    Isabel Madzorera: Great, thank you. So we’ve got a ton of questions. I’m going to try and group them so that we can try and get an answer for everyone. I don’t know if you’ll be able to do it. The next questions, I’ll read the four questions. The first one is, why do people tend to consume ultra-processed foods more than the minimally processed foods, despite the known health risks? What is the role of urbanization and stress? That’s the first question. The second question is developed countries have the knowledge, financial resources, and infrastructure to support optimal health. So why is ultra-processed food consumption and related diseases are still poorly controlled in these settings? Third question.

    Laura Schmidt: Wait, I get it.

    Isabel Madzorera: It’s a four plus. Third question is: In developing countries, agro-processing industries such as those focusing on soda, noodles and sugar production are growing rapidly. As ultra-processed food consumption increases, what health or policy recommendations would you suggest to protect public health? And the last question from this attendee is, food processing plays an important role in preservation, food security convenience, and meeting consumer sensory preferences. Where should the balance line between food processing, consumer acceptability, and the need to protect public health? These are great questions.

    Laura Schmidt: Great questions. Hopefully we’ll be able to digest them and when we come back in the fall, be able to answer them a little more. I think one thing that’s really clear even in markets in low- and middle-income countries where there’s adequate food and it’s delicious and traditional diets are great. A lot of it comes down to branding and the appeal of the branded American products and they have a certain kind of status, it’s modern and this has been true for alcohol and tobacco forever. That becomes part of their appeal. And then the other part is the price point.

    And if you can make them shelf stable and cheap enough, then they become accessible to pretty much anybody and start to displace traditional diets. I can’t remember all of the other great questions, but as you were reading them off, I thought, “These are good.”

    Isabel Madzorera: I’ll repeat, the other question was if we know that ultra-processed foods are harmful in high-income contexts, like the U.S., why are we not doing enough? Why is that not controlled?

    Laura Schmidt: Well, that’s a pretty easy thing to answer, which is the food industry has been blocking any evidence-based policies forever. I mean everything from the gross loophole that allows us to have all these chemical flavors that are not regulated at all. There’s industry self-regulation for all of the chemical flavors and colors. The colors are a little bit more regulated, but there’s that. And then down to opposition to soda taxes and warning labels. And pretty much the best health … Food policy in America would probably be campaign finance reform so that we don’t have the industry in such a position that it can capture federal agencies, and state agencies as well, and oppose any regulations.

    I mean, it’s a shame. We’ve got 117 countries and territories taxing soda all around the world, but America, we have a couple of them in the Bay Area and the industry, American Beverage Association comes in and slaps state preemption on us and we can’t have a tax. And we know these things work. I mean, at this point, the train has left the station. We know they work because they work all around the world. Other countries wouldn’t adopt them if they didn’t work. And so it’s a real shame that this is the way our system works.

    Isabel Madzorera: Great, thank you, Laura. I’m going to group a couple of questions just to make it a little bit easier for you. So there’s a question. How do fast-casual, fast-food restaurants feed into your research about ultra-processed foods if they do? And then another question is, are there any studies, research that highlights the impacts on consumers of U.S. ultra-processed foods in other countries?

    Laura Schmidt: So on the fast-food front, some of the food companies owned by tobacco companies were, in fact, fast-food companies. Kentucky Fried Chicken is a good example. It was acquired by R.J. Reynolds and it was spun off to PepsiCo and now it’s owned by a different company. It’s in the map that I showed earlier with the spin-offs. The restaurant and industry trusting one more and more restaurant chains are basically doing a fast-food strategy where you have flash frozen meat and things that are popped into a fryer quickly reheated to feed the consumer even in sit-down restaurants. And so there is overlap and there are food brands that were never owned by tobacco companies. So this isn’t everything.

    The second question around consumer …

    Isabel Madzorera: Impacts on consumers of U.S. ultra-processed foods in other countries. In fact, does this translate to impacts in other nations outside the U.S., the products that are developed here?

    Laura Schmidt: Yes. So the products are developed here specifically to sell in emerging markets all around the world. And that’s been a strategy for a long time. In fact, the period that I am researching when the tobacco companies owned a lot of food subsidiaries was precisely when they were globalizing. And so over that period, they were pushing more and more into markets around the world so that by today it’s hard to go anywhere that hasn’t been penetrated to some degree by American food corporations and by ultra-processed food companies. And we have a lot of the tobacco-owned brands, as I pointed out, wound up in European food companies. So this is a worldwide phenomenon.

    The penetration rates in the American food supply are much higher than in some other countries. And that is, I think, very important for one reason because the health indicators track right alongside, as Isabel mentioned at the outset, premature death, diabetes rates, heart disease tracks to those. There are a lot of epidemiological studies now demonstrating that health worsens, chronic disease worsens when ultra-processed food consumption goes up. And so at this point, it’s a warning call to countries around the world and many are responding to regulate your markets so that the penetration of these harmful products, that consumers still have choice, but they’re not just being bombarded by marketing and distribution.

    Part of the way these companies compete today is on distribution. They just want more outlets in more places in your life. So you can’t go to the movie theater without seeing a food court or the airport, you can’t buy gas without being confronted with food marketing. And so basically, it’s a surround sound kind of approach saturation to make it easy to constantly be buying these products and they’re using that strategy internationally and countries can fight back against that.

    Isabel Madzorera: Great, thanks. Just because we’ve got a couple of questions, I think Jeannie is answering one question on if there are any changes that will happen under the new administration as far as regulation of food processing ultra-processed foods. There’s also a question on whether we think the increase in unhealthy additives and hyper-palliability in these extremely large conglomerates is a type of consumer harm that should be considered seriously in antitrust cases against mergers and anticompetitive behaviors. It seems that this is problematic and the innovations are not coming from minor players and inevitably, sorry, should crowd out the smaller businesses.

    Laura Schmidt: Absolutely and supply chains. So that is a crucial point that the mergers and consolidations make it possible for the very large industrially produced companies to dominate the market. And that is, again, something that is within our power to address. The first question, I remember it was a very good one.

    Isabel Madzorera: I can just rehash that. I think it’s been answered by Jeannie in the chat. But the second question was on thinking about combined efforts to really address this coming, I guess mergers, that sort of push.

    Laura Schmidt: I mean essentially what’s going on is the smaller producers, as you’re pointing out, are getting crowded out of the market. And so at some point we don’t have consumer choice anymore. We just have … I mean, if you go down the cereal aisle, it’s pretty obvious it looks like choice until you turn the package around on the box of cereal and see that it’s all the same refined ingredients. Just they’ve swapped out the colors and flavors and the packaging and marketing to make it seem like it’s a choice. But in fact, they’re just line extensions of the same basic products. And so I think the more that we allow these consolidations to happen, the harder it becomes for the smaller producers to provide meaningful alternatives to UPFs.

    And then the question about the new administration, and I think many of us are very excited about the fact that they’re doing a lot of talking about this issue. So far all that we’ve seen in terms of meaningful kind of action is focused on colors and food dyes, which are a problem. But when you really look at the scope of cosmetic additives, there’s a wide range that really have many of them well-documented health harms like aspartame, there’s a WHO advisory to not be using that artificial sweetener. There’s a lot of low-hanging fruit emulsifiers. And so I would love to see the current effort.

    Isabel Madzorera: Sorry. Laura. Sorry to cut you off.

    Laura Schmidt: [Inaudible] … food dyes.

    Isabel Madzorera: Two minutes to wrap up and we have a hard stop at 1 p.m. Really interesting conversation. I’ll just pick maybe one more question in the interest of time. The question is are schools of public health addressing the commercial determinants of health? How can we as public health professionals continue addressing the commercial determinants of health while also focusing on the social determinants of health? You can’t have one without the other. And then I think maybe just to combine two other questions and then you can give whatever answer you can.

    There’s a question whether there are some studies, for example, from Walter Willey that show only certain categories or subcategories of ultra-processed foods are more harmful than others. It is something that might encumber regulation of ultra-processed foods. And the last question is that given that people view food systems or challenging them as paternalistic, despite government intervention in response to market failure or negative externalities, how can we change the narrative around ultra-processed foods? I’ll stop there and then we’ll end exactly at one. Thanks.

    Laura Schmidt: So those are three very deep questions. The first one on schools of public health, I’m with you. And we’re building a commercial determinants program. We have a center to end corporate harm at UCSF. And I encourage anyone who’s interested to email me or reach out through social media or whatever to align. The WHO has a branch now on commercial determinants. If you look at the top threats to human health on the WHO website, eight out of 10 of them have to do with commercial industries. So I think it’s absolutely incumbent upon us in public health to develop really good research strategies and build the field of commercial determinants research. And I’m committed to doing that.

    On the issue of the boundaries around UPFs, the NOVA classification was developed by a scientist for scientists, but fortunately, there are really good published, peer-reviewed demonstrations that that classification system can be adapted to work for policymakers. And so there’s a lot of industry-funded efforts to undermine the NOVA classification. There were a number of scientists worldwide that had to create an open letter to ask the Novo Nordisk Foundation to stop funding research deliberately to undermine the NOVA classification.

    And so the boundary issue is largely determined by, it’s a scientific classification, but there are many public health models for how that can be managed in reliable, defensible, valid ways to work for policy. And so that’s where the work is. And Barry Popkin’s team has a really great publication on precisely how to do that. In terms of changing the narrative …

    Isabel Madzorera: Sorry, Laura. We are right at time.

    Laura Schmidt: We’re going to talk about changing the narrative in the fall because what that discussion will be about.

    Isabel Madzorera: Yes. Thank you all so much. This has been such a lively and interesting discussion. Really great questions. I do apologize that we didn’t get to each and every question, but please feel free to reach out to Laura independently or BFI or myself if you’ve got any lingering questions. But thank you again and looking forward to the second presentation in this series on ultra-processed food consumption and policy. Thank you so much, Dr. Schmidt, for an amazing presentation. Thank you everyone. Take care. Bye.

    (Music: “No One Is Perfect” by HoliznaCC0)

    Anne Brice (outro): You’ve been listening to Berkeley Talks, a UC Berkeley News podcast from the Office of Communications and Public Affairs that features lectures and conversations at Berkeley. Follow us wherever you listen to your podcasts. You can find all of our podcast episodes, with transcripts and photos, on UC Berkeley News at news.berkeley.edu/podcasts.

    #capitalisme #alimentation #iatrocratie #drogue #refoulement

  • Roberto Saviano, écrivain : « Le Venezuela n’est pas un Etat de la drogue, mais un Etat qui utilise la drogue comme instrument de survie du pouvoir »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/06/roberto-saviano-ecrivain-le-venezuela-n-est-pas-un-etat-de-la-drogue-mais-un

    Le narcotrafic n’est pas un effet collatéral des régimes autoritaires contemporains. Il est devenu, dans bien des cas, leur infrastructure invisible. Il ne finance pas seulement des activités criminelles : il soutient des appareils sécuritaires, achète des fidélités, remplace des économies effondrées, maintient en vie des Etats qui, autrement, n’auraient plus ni ressources ni légitimité. Lorsque la politique cesse de produire de la légitimité, la drogue produit de la liquidité. Et la liquidité produit du pouvoir.

    https://justpaste.it/kzykj

    #drogues #narcocapitalisme #guerre_des_gangs

  • Amende pour consommation de stupéfiants portée à 500 € ? Une nouvelle surenchère qui ne règlera rien

    Communiqué du Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD)

    Moins ça marche, plus on continue… En annonçant une nouvelle hausse de l’amende pour usage de stupéfiants, le président de la République s’inscrit une fois de plus dans une fuite en avant répressive dont l’inefficacité est pourtant démontrée depuis des décennies.

    En annonçant mardi 16 décembre le passage de l’amende pour usage de stupéfiants de 200 à 500 euros, le président de la République rejoue un scénario désormais bien rodé. Face à l’échec des politiques menées, une annonce sécuritaire ; face à l’absence de résultats, une nouvelle surenchère répressive.

    Cette communication s’inscrit dans la continuité de prises de position récentes stigmatisant directement les usager·ère·s de drogues, présentés comme le coeur du problème. Une stratégie de culpabilisation, mettant encore une fois sciemment sous le tapis toute dimension sociale, sanitaire, préventive des consommations de drogues et qui, surtout, échoue depuis des décennies. À chaque renforcement de l’arsenal répressif correspond le même constat : aucun recul des usages, peu ou pas d’impact sur les trafics.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/01/01/amende-pour-consommation-de-stupefiants-portee

    #drogue

  • Narcotrafic : en France, « le débat ne prend pas en compte la place du système financier », estime Roberto Saviano
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-jeudi-06-fevrier-2025-8172340

    A propos du juge Giovanni Falcone :
    « On pense que le courage est inné, mais le courage est un choix. La question est quand est-ce que l’on choisit d’être courageux ?

    Aujourd’hui le capitalisme contemporain a intégré dans son fonctionnement les règles mafieuses.

    En Europe, la Suède est le pays le plus criminel.

    Si il n’y a pas de Fentanyl en France, c’est parce que la mafia Corse n’en veut pas.  »

    (Je reste intéressée par un programme qui supprimeraient les questions de ce genre de journalistes …)

    • Il y a des mafias en France, il y a la mafia corse, qui a donné des règles qui sont appliquées par les bandes arabes (...) le parquet anti-mafia va permettre, peut-être, de comprendre comment l’argent qui circule dans les banlieues devient une richesse (...) plus on est malheureux, plus la vie devient compliqué et plus l’accès aux stupéfiants, aux drogues, devient quelque chose de nécessaire pour des millions de personnes.

      #drogues #fentanyl #blanchiment #mafia #narcocapitalisme

    • Faut pas s’en tenir à cette interview mais comme il en donne pas souvent … ce doit être difficile de ne pas être morose avec deux personnes en face qui veulent des sensations et lui demandent si il a pas peur de se faire buter comme Falcone.
      Ils recueillent la parole du mort en sursis et se tapent de ce qu’il a réellement à dire.
      La malédiction c’est étymologiquement mal dire. Les édicteurs s’en donnent le pouvoir sur le champ de guerre de la mafia dans leur petit bureau de radio france.

  • Drogue : Emmanuel Macron annonce que l’amende forfaitaire pour les consommateurs « va passer à 500 euros », contre 200 euros aujourd’hui

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/12/16/emmanuel-macron-s-est-rendu-a-marseille-sur-la-tombe-de-mehdi-kessaci_665815

    « 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille, parce que ça n’est pas festif de se droguer », a jugé le chef de l’Etat, lors d’une discussion avec des lecteurs de La Provence, à Marseille.

    « J’en ai ras le bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et (…) d’avoir d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’aller acheter de la drogue », a martelé le président de la République. Il a également annoncé la mise en place de « commissaires de la République pour aider les finances publiques et la justice » à recouvrir les amendes, « parce qu’on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants », a-t-il estimé.

    Moi, j’aurais direct décidé mille milliards d’euros. Parce que ça suffit comme ça les jeunes qui fument de la drogue festive.

  • Acht Monate Hausarrest und Sozialdienst : Weiterer Arzt nach Tod von Matthew Perry verurteilt
    https://www.tagesspiegel.de/gesellschaft/panorama/acht-monate-hausarrest-und-sozialdienst-weiterer-arzt-nach-tod-von-matt

    Il serait intéressant de connaître le raisonnement derrière la décision des juges. Pour DPA il va de soi qu’un médecin soit responsable pour la mort d’un patient qui a abusé ded drogues préscrites. Folie prohibitionniste ?

    17.12.2025 von „Friends“-Star Matthew Perry hatte Narkosemittel im Blut, als er starb. Nun wurde in dem Fall ein weiterer Arzt verurteilt. Eine Gefängnisstrafe bleibt ihm allerdings erspart.

    Ein kalifornischer Arzt ist im Zusammenhang mit dem Tod des früheren „Friends“-Star Matthew Perry zu acht Monaten Hausarrest und 300 Stunden Sozialdienst verurteilt worden. Eine Gefängnisstrafe blieb dem 55-jährigen Mediziner erspart, wie US-Medien unter Berufung auf die Entscheidung eines Gerichts in Los Angeles berichteten. Er hatte sich schuldig bekannt, das Narkosemittel Ketamin für den suchtkranken Schauspieler beschafft zu haben.

    Laut der Anklage soll der Arzt aus San Diego einem Kollegen in Los Angeles unter anderem mit einem gefälschten Rezept eine größere Menge Ketamin für Perry verkauft haben. Der 44 Jahre alte Mediziner aus Los Angeles lieferte es direkt an den Schauspieler - und wurde Anfang Dezember zu zweieinhalb Jahren Gefängnis verurteilt.

    Der nun verurteilte Arzt kam glimpflicher davon, weil er nach Angaben seines Anwalts früh seine Schuld eingeräumt und mit den Behörden kooperiert hatte. Außerdem gab er bereitwillig seine ärztliche Lizenz ab. Der Anwalt sprach deshalb von einem fairen und gerechten Strafmaß.
    Schwere Vorwürfe gegen Ärzte und Dealer

    Polizei und Staatsanwaltschaft hatten nach Perrys Tod schwere Vorwürfe gegen fünf Festgenommene erhoben - sie sollen unter anderem seine Suchtprobleme ausgenutzt haben, um sich zu bereichern. Neben den beiden Ärzten haben auch die anderen mittlerweile ihre Schuld eingeräumt, darunter ein Assistent des Schauspielers und eine Drogenlieferantin. In diesen Fällen wird das Strafmaß 2026 erwartet.

    Die längste Strafe von bis zu 65 Jahren Gefängnis droht der als „Ketamin-Königin“ bekannten Dealerin. Nach Angaben der Staatsanwaltschaft lieferte die Frau unter anderem jene Dosis des Narkosemittels Ketamin, die zum Tod des Schauspielers führte.

    Tod im Whirlpool aufgefunden

    Perry war am 28. Oktober 2023 im Alter von 54 Jahren tot im Whirlpool seines Hauses in Los Angeles gefunden worden. Der Tod des Schauspielers, der mit der 1994 bis 2004 in den USA produzierten TV-Serie „Friends“ über sechs junge Freunde in New York weltweit berühmt gewordene war, löste weltweit Bestürzung und Trauer aus.

    Zuvor hatte Perry hatte wiederholt öffentlich über seinen Kampf gegen Suchterkrankungen gesprochen. Berichten zufolge hatte er sich wegen Depressionen und Angstzuständen einer Ketamin-Therapie unter ärztlicher Aufsicht unterzogen. Zusätzlich soll er sich das Mittel auf dem Schwarzmarkt besorgt haben.

    Nach Angaben der Gerichtsmediziner starb Perry an den Auswirkungen des Ketamin-Konsums. Hinzu kamen unter anderem eine Herzkrankheit und die Auswirkungen eines Mittels zur Behandlung von Opioid-Abhängigkeit. Sein Tod wurde als Unfall eingeordnet. (dpa)

    #USA #people #drogues #iatrocratie #médias

  • Pour son arrivée, le nouveau préfet fait pilonner quinze points de deal marseillais - Marsactu
    https://marsactu.fr/pour-son-arrivee-le-nouveau-prefet-fait-pilonner-quinze-points-de-deal-mars

    Une semaine après son installation, et un mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, le préfet de région Jacques Witkowski a convié la presse à une opération visant à réprimer le trafic dans sa "partie visible". Un sentiment de déjà-vu, face à une problématique que les autorités policières peinent à contenir.

    Cette séquence n’a pas vraiment de nom, mais elle fait grandement penser aux opérations “place nette”, puis “place nette XXL”, qui l’ont précédée. À moins qu’il ne s’agisse d’un retour du “pilonnage”, instauré au tournant des années 2020, avec l’objectif de saturer les cités d’une présence policière quotidienne pour lutter contre la partie visible du narcotrafic, guetteurs, vendeurs et consommateurs. Ce mardi 9 décembre, il s’agit encore d’une “opération d’ampleur” déployée simultanément dans quinze points de vente marseillais, mais “on ne l’a pas baptisée”, reconnaît le nouveau préfet de région, Jacques Witkowski, face aux dizaines de journalistes ...

  • La cocaïne détrône le cannabis sur le marché de la drogue pour la première fois en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/08/la-cocaine-detrone-le-cannabis-sur-le-marche-de-la-drogue-pour-la-premiere-f

    L’étude intitulée « Taille des marchés des drogues illicites en France (2010-2023) », publiée ce lundi 8 décembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) donne à ce « D » [dépenses des usagers pour leur consommation de drogues illicites sur une année] une estimation s’élevant à 6,8 milliards d’euros. Un chiffre d’affaires du marché des drogues illicites ayant triplé depuis 2010.
    A cette époque, le cannabis était le best-seller de l’offre des stupéfiants en France. Avec 3,1 milliards d’euros pour la cocaïne contre 2,7 milliards pour le cannabis, c’est la première fois que cette drogue s’impose en France comme le premier marché de produits stupéfiants.

    https://justpaste.it/fpbbw

    #drogues #psychostimulants #drogues_de_synthèse

    • Cocaïne et drogues de synthèse : « Les consommateurs s’éloignent des produits à fumer pour aller vers des modes de consommation discrets », Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca)
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/08/cocaine-et-drogues-de-synthese-les-consommateurs-s-eloignent-des-produits-a-

      ... il n’existe pas de traitement de substitution pour ces drogues, comme on en a pour l’héroïne.

      Cette étude pose une alerte sanitaire. Une alerte liée à la méconnaissance des consommateurs des risques liés aux drogues stimulantes, utilisées comme drogues de la performance en milieu professionnel, en milieu sexuel, en milieu festif. On constate un triplement des admissions aux urgences sur les douze dernières années en lien avec la cocaïne. Il ne s’agit pas de consultations pour la dépendance, mais pour des infarctus du myocarde, par exemple. Sans oublier les troubles de nature psychologique, psychiatrique, que cela entraîne. Il faut donc être très vigilant, marteler le message que la consommation des drogues aggrave tout. Elle crée de l’anxiété, de la dépression, des maladies psychiatriques graves… Quant à la question de la dépendance, elle nous pose une véritable question : comment va-t-on faire dans les années à venir pour prendre en charge correctement ces milliers et milliers de personnes qui vont aller frapper à la porte des Csapa [centres de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie] et des hôpitaux…

      On est à moins 4 millions de fumeurs de tabac quotidiens en dix ans. On a une consommation de cannabis qui est plus stable en population générale. On a chez les mineurs une diminution spectaculaire du tabac, du cannabis et même une diminution de la consommation d’alcool. Alors oui, on n’est pas bon, et il faut le dire très clairement, sur les drogues stimulantes et sur la cocaïne. Je pense que l’ampleur de l’offre nous a surpris. Et cette offre a rencontré une demande à sa hauteur… Cela montre surtout l’importance du défi à relever chez les adultes jeunes et la nécessité de renforcer notre action face à la cocaïne et aux psychostimulants.

      Il faut avant tout parler d’une même voix, en réussissant à convaincre toute une strate de professionnels qui sont au contact des plus jeunes : de l’enseignant du primaire jusqu’au professeur d’université, en passant par les clubs sportifs, le milieu socio-éducatif… Il ne s’agit pas de grossir le trait, d’aller dans la caricature, mais de dire que tout ça est vraiment mauvais pour eux. Ensuite, des programmes de prévention, qui marchent bien au niveau scolaire, en travaillant sur le renforcement de l’estime de soi, l’esprit critique, savoir dire non, doivent être encore davantage diffusés.
      Il faut aussi communiquer, informer. Et cela fonctionne : les quatre vidéos qu’on a faites sur la cocaïne ont été vues plus de 70 millions de fois, celle sur le cannabis, plus de 30 millions. Mais il y a des milieux de vie que l’on doit investir davantage : l’enseignement supérieur, l’université, l’apprentissage postbac… Il faut aussi montrer à tous les professionnels et aux dirigeants d’entreprise que c’est dans leur intérêt d’agir. Toutes les consommations de drogue montrent une augmentation des arrêts de #travail et une perte de la #productivité. Enfin, il n’y a pas de traitement pharmacologique de la dépendance avec les stimulants. Il faut donc qu’on investisse dans la recherche pour trouver un médicament – une initiative plutôt de nature européenne.

      [Drogues de synthèse et #kétamine] sont très compliqués à appréhender, ne serait-ce que par la variabilité de leurs dénominations, de leur composition, de leurs formes… Mais cette problématique des drogues de synthèse – et, parmi elles, la kétamine – est cruciale, étant donné leur accessibilité financière, et le fait qu’elles touchent des tranches d’âge un peu plus jeunes que la cocaïne. Selon moi, les drogues de synthèse, c’est l’avenir des drogues. C’est un marché de plus en plus large, sachant que, globalement, les consommateurs s’éloignent des produits à fumer pour aller vers des modes de consommation discrets et « propres », avec beaucoup de guillemets. Un petit sniff, une petite pilule, qu’on va aller prendre avant d’aller faire la fête, ou si on est surchargé de travail… Le risque est tel qu’il doit nous obliger dès à présent à démultiplier nos efforts afin de ne pas être dépassés.

    • Ou dérivés chimiques non encore répertoriés qui passent sous les radars et sont vendus moins de 10€ la dose dans la rue. Et les effets sont dévastateurs, on croise à Toulouse des jeunes faméliques et fiévreux, dont des femmes, qui font la manche, la peau sur les os, et qui tremblent car en pleine crise de manque prêts à n’importe quoi pour avoir un peu de fric.
      Il y a parfois des prises en charges et des équipes de AS, (pas très sympas et plutot en état de ras-le-bol) et quand les versements prennent du retard, certains touchent leur aide social de plusieurs mois d’un seul coup … pour se précipiter se prendre une dose.

      #désespoir #drogues

    • « Dès que j’avais une angoisse, ça me calmait » : la tentation de la kétamine chez les jeunes
      https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/12/13/des-que-j-avais-une-angoisse-ca-me-calmait-la-tentation-de-la-ketamine-chez-

      La #kétamine, autrefois cantonnée aux marges festives, s’est glissée dans le quotidien de certains vingtenaires. Portée par une esthétique pop et un prix abordable, la substance abîme en silence et se diffuse parmi toutes les classes sociales.

      [...] « Il y a des cas où la première dépendance est liée à la kétamine – même avant l’alcool ou le tabac. On ne voyait pas ça avant ! »

      https://justpaste.it/mb2ra

  • Reggio di Calabria, une province qui tente d’améliorer le sort des travailleurs migrants agricoles (1/4)

    Chaque année des centaines de migrants s’établissent dans la province de Reggio di Calabria (dans le Sud de l’Italie) pour travailler dans les champs d’agrumes le temps de la saison des récoltes. Autrefois largement exploités, ces travailleurs migrants saisonniers voient leurs conditions de travail s’améliorer sensiblement ces dernières années grâce à des initiatives associatives et un engagement politique renouvelé. Malgré tout, l’extrême précarité, le mal logement et l’exploitation de ces populations persistent.

    Depuis le début du mois de novembre, des cyclistes peu communs ont fait leur apparition sur les routes de Rosarno et San Ferdinando, deux communes de Calabre (à l’extrême sud de l’Italie). Chaussés de bottes maculées de boue, sac au dos ou petit baluchon accroché au guidon, chasuble réfléchissant sur les épaules, ces hommes sur leur bicyclette sont des travailleurs migrants agricoles saisonniers, venus en Calabre pour travailler dans les champs d’agrumes pour la haute saison des récoltes. Chaque matin, à l’aube, ils rejoignent sur leur deux roues les champs dans lesquels ils travaillent avant d’en repartir en fin de journée une fois leurs heures terminées.

    Certains de ces travailleurs saisonniers viennent tenter leur chance pour la première fois comme Abdoulaziz, Sénégalais de 22 ans. "Je travaillais dans un hôtel à Milan qui est fermé actuellement. On m’a dit qu’il y avait du travail ici et qu’on pouvait gagner plus d’argent" , raconte-t-il au lendemain de son arrivée à San Ferdinando, plein d’espoir. D’autres sont des habitués revenant tous les ans pour la saison, le plus souvent avant de repartir pour la récolte de différents fruits ou légumes dans d’autres régions du pays. "Avant de venir j’ai récolté les tomates pendant cinq mois dans les Pouilles", explique Youri, Malien de 31 ans, de retour en Calabre pour la deuxième année consécutive.

    Terre agricole, la Calabre fournit un quart de la production nationale d’agrumes. Clémentines, mandarines, oranges et bergamotes sont cultivées dans les nombreux champs de la région et nécessitent une importante main-d’œuvre. Dans la province de Reggio di Calabria, la récolte des agrumes a employé plus de 3 000 immigrés non-européens en 2022 selon les chiffres de l’Observatoire sur l’agromafia sur un total de près de 10 000 travailleurs migrants agricoles pour toute la région de Calabre. La majorité sont originaires d’Afrique de l’Ouest (Mali, Gambie, Guinée, Sénégal, Nigéria, Burkina Faso).

    Si la présence de ces travailleurs est essentielle dans l’agriculture, ces migrants ont longtemps été les victimes d’une chaîne d’exploitation dont ils constituent le dernier maillon. Les émeutes des travailleurs - après des attaques racistes - qui ont éclaté à Rosarno en 2010 ont permis de braquer les projecteurs sur cette forme d’esclavage moderne : recrutement informel, salaires impayés, conditions de travail éreintantes. Quinze ans plus tard, grâce aux volontés d’acteurs locaux et associatifs, ainsi qu’aux tentatives des pouvoirs publics pour lutter contre le travail informel et mettre en place des projets communaux destinés aux migrants, la situation a évolué sensiblement.

    "Il n’y a presque plus de sans-papiers"

    "Il n’y a presque plus de sans-papiers parmi les travailleurs migrants saisonniers", assure Gianluca Gaetano, maire de San Ferdinando. "Avec les changements de politiques, ces personnes ont pu obtenir des permis de séjour".

    En effet, la quasi-totalité des migrants rencontrés pendant le reportage détenaient un "permisso di seggiorno" (titre de séjour). Ces permis, d’une durée de six mois à deux ans, sont faciles à obtenir, assurent les travailleurs, il suffit de présenter un contrat de travail pour en bénéficier. Mais ils restent précaires et leur durée constitue un obstacle pour une intégration sur le long terme dans le pays.

    Cette ouverture sur le marché de l’emploi s’inscrit dans une vision plus globale en Italie : la cheffe du gouvernement d’extrême droite, Giorgia Meloni, a annoncé en juillet la délivrance d’environ 500 000 visas de travail aux ressortissants de pays hors Union européenne entre 2026 et 2028 dont plus de 260 000 pour le travail saisonnier dans l’agriculture et le tourisme.

    En 2016, une autre loi appelée anti-caporalato, du nom du système de recrutement illicite de main-d’œuvre à travers des recruteurs informels (les caporali), avait également joué un rôle important dans la lutte contre l’exploitation des travailleurs et la protection des migrants. Elle ainsi renforçait les sanctions contre les employeurs malhonnêtes. La loi a aussi permis la délivrance d’un permis de séjour spécial pour les travailleurs dénonçant un cas d’exploitation.

    "Ces avancées législatives ont été appuyées depuis cinq ans environ par l’augmentation des contrôles de l’inspection du travail auprès des entreprises et producteurs agricoles notamment", assure aussi Gianluca Gaetano.

    Reste que le travail dans les champs est particulièrement pénible. "C’est difficile : les cagettes remplies sont lourdes à porter. Certains agriculteurs ont des tracteurs mais pas mon patron actuel. C’est très dur pour le dos mais on n’a pas le choix" indique Bamba, Sénégalais en Italie depuis 23 ans, sans cesser de couper les clémentines avec son sécateur. La saison de la récolte se fait durant l’hiver, les travailleurs doivent donc composer avec le froid et l’humidité. Les accidents d’échelle et autres blessures ne sont pas rares.

    "Il y a toujours autant besoin de main-d’œuvre chez les agriculteurs mais moins de travailleurs migrants à cause de la dureté du travail", détaille Giuseppe Pugliese, le cofondateur de la coopérative Mani & Terra, une initiative née suite aux émeutes de Rosarno qui regroupe une centaine de producteurs et qui offre des conditions justes et dignes de travail aux migrants employés.

    Il faut dire aussi que les salaires en Calabre sont moins élevés que dans d’autres régions italiennes : dans le nord de l’Italie, la journée de récolte peut être rémunérée 80 euros, contre environ 47 euros en Calabre.
    "Les gens ne veulent pas loger des Noirs"

    Malgré ces améliorations juridiques et sociales, des problématiques majeurs persistent dans la région, comme le mal logement des travailleurs migrants saisonniers. L’immense majorité vit dans un campement insalubre, aux portes de San Ferdinando : le tendopoli, littéralement "le village de tentes". "C’est très difficile de vivre ici, l’environnement n’est pas sain : il y a beaucoup de mouches, de rats à cause de la saleté. Je suis ici car je n’ai nulle part où aller", rapporte Bakary, Gambien de 36 ans qui revient faire la saison pour la quatrième fois en Calabre.

    Érigé en 2019 par le ministère de l’Intérieur comme solution temporaire, ce "village de tentes" est devenu au fil des ans un camp durable informel, laissé totalement à l’abandon. Selon l’ONG Caritas qui intervient dans ce bidonville isolé, environ 500 migrants y survivent actuellement dans des conditions insalubres et très précaires. Un chiffre qui peut atteindre jusqu’à 1 000 personnes au pic de la haute saison. Les tentes sont depuis longtemps devenues des cabanes de fortune, recouvertes de bâches en plastique pour tenter de faire barrage à la pluie. Les incendies, souvent dus à des courts-circuits, y sont fréquents et responsables de plusieurs décès chaque année.

    Impossible pour les travailleurs des champs de trouver des alternatives décentes. Depuis le décret-loi Salvini de 2018, ils ne peuvent plus bénéficier de places en centre d’accueil, désormais réservés aux réfugiés statutaires, ni bénéficier d’aide au logement.

    Plusieurs migrants interrogés rapportent avoir tenté de louer des appartements, sans succès. "Les gens ne veulent pas de Noirs comme locataires.. Je ne peux pas comprendre” se désole Abdoul, Sénégalais, qui n’a eu d’autre choix que de se rabattre sur le Tendopoli. Le refus de louer illustre la tension persistante entre les populations et les migrants. Un rejet qui s’exprime aussi par des violences et attaques racistes à l’encontre de ceux-ci. "Des jeunes ont déjà frappé des travailleurs circulant à vélo ou bien ont fait exprès d’ouvrir leur portière de voiture pour les faire tomber sur la route", relate Ibrahim Diabate, cofondateur du foyer social Dambe So (maison de la dignité en bambara) qui accueille des travailleurs migrants durant la saison des récoltes.
    "La migration est une richesse"

    Cette crise du logement préoccupent les édiles des mairies de la région. "Nous tentons d’améliorer les choses", assure le maire de Rosarno, Pasquale Cutri, qui dit avoir besoin de ces travailleurs dans sa commune. “La migration est une richesse. Ces personnes travaillent dans les champs : sans eux, les terres seraient abandonnées". Il souligne aussi l’intérêt démographique pour sa commune, qui subit un important exode de sa jeunesse.

    Plusieurs projets, portés par les pouvoirs politiques locaux sont en effet sortis de terre récemment à l’image du "village de la solidarité", à Rosarno. Ce village financé à hauteur de près de trois millions d’euros par le ministère de l’Intérieur italien, et sorti de terre en 2024, peut accueillir jusqu’à 100 travailleurs disposant d’un titre de séjour en échange d’un loyer mensuel de 80 euros. “Nous essayons de trouver des solutions pour proposer un logement digne à ces personnes” argumente le maire de Rosarno qui reconnaît que les émeutes de 2010 ont agit comme une alerte pour mettre en lumière la question du logement.

    Du côté de San Ferdinando aussi les initiatives fleurissent. Le maire Gianluca Gaetano travaille sur un projet combinant ferme, marché solidaire et logements. Le tout sur une superficie de trois hectares, des terrains confisqués à la mafia. "Il s’agit de donner une maison et un travail à ces migrants, qu’ils puissent passer de la condition de ’simples bras’ à celle de ’personne à part entière’. Un lieu pour sortir de la charité et qui soit rentable économiquement", détaille l’édile qui veut valoriser l’intégration pour éviter qu’un nouveau ghetto ne se créé. "L’intégration se fait par le partage du quotidien et des ressources publiques. La distance entretient l’exclusion", appuie-t-il.

    À Taurianova, au sud de Rosarno, un village de containers a été ouvert depuis mai 2024 pour répondre à l’urgence de l’accueil des travailleurs migrants. Les baraquements colorés et nommés d’après les capitales internationales peuvent accueillir jusqu’à 100 personnes en situation régulière. "J’ai pris la place d’un ami parti au Mali pour quelques mois. Lorsque j’ai vécu dans le tendopoli deux mois en 2015, j’ai beaucoup souffert, j’étais fatigué. Ici c’est mieux" raconte Seydou, un Ivorien de 46 ans, sur le territoire italien depuis 2014.

    Enfin, l’ONG Mediterranean Hope a fondé le foyer "Dambe So" qui accueille plus de 60 migrants lors de la saison des récoltes. En plus des appartements qui sont gérés par les migrants, la structure propose des consultations médicales, un soutien juridique ou encore des cours d’italien. Pour les résidents, ce cadre de vie représente une chance, dans un parcours vers l’intégration semé d’embûches.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68469/reggio-di-calabria-une-province-qui-tente-dameliorer-le-sort-des-trava
    #Rosarno #San_Ferdinando #Reggio_di_Calabria #agriculture #travail #conditions_de_travail #précarité #mal_logement #logement #exploitation #saisonniers #travailleurs_étrangers #agrumes #oranges #Gianluca_Gaetano #sans-papiers #permis_de_séjour #caporalato #loi #mani_e_terra #tendopoli #campement #attaques_racistes #Dambe_So #Pasquale_Cutri #Taurianova #Italie #Calabre

    • DAMBE SO : UNA CASA DELLA DIGNITÀ PER I BRACCIANTI

      Dambe So è l’ostello sociale aperto nella Piana di #Gioia_Tauro per ospitare i braccianti. Un progetto di Mediterranean Hope (FCEI) che può finalmente smontare i ghetti. E che è replicabile

      Dambe So significa casa della dignità, in lingua Bambarà, una delle più diffuse in Africa occidentale. È il nome, carico di significati, che è stato scelto per l’ostello sociale che, nel febbraio del 2022, ha aperto nella Piana di Gioia Tauro per ospitare i braccianti durante il periodo della raccolta agrumicola. Si tratta di un’idea potenzialmente rivoluzionaria che punta a cambiare finalmente le condizioni di vita dei braccianti, e che può essere un modello da replicare. L’ostello sociale Dambe So è parte dei progetti di Mediterranean Hope, il programma rifugiati e migranti della Federazione delle chiese evangeliche in Italia (FCEI). Ne abbiamo parlato con Francesco Piobbichi, operatore di Mediterranean Hope, noto anche per la sua attività di disegnatore, che per lui è un tutt’uno con quella di operatore. Non si definisce un’artista, ma un “disegnatore sociale” che racconta la sofferenza dei migranti, avendola condivisa in prima persona, nella vita prima che nei disegni. È lui l’autore di quelle immagini con il “mare spinato”, un mare che uccide, degrada e che, anche una volta superato, rimane addosso come una maledizione a chi lo ha attraversato. L’inizio della sua attività di disegnatore è molto toccante, e ve la racconteremo presto. Intanto abbiamo chiesto a #Francesco_Piobbichi, che è stato tra i protagonisti della Settimana del Rifugiato a Rieti con uno spettacolo teatrale, di raccontarci la storia dell’ostello sociale.

      La chiave di tutto è il tempo

      Quella di Dambe So è un’idea che arriva da lontano. È nata una decina di anni fa, a Nardò, nel Salento. «Conobbi un’associazione di base, di mutualità, Brigate di Solidarietà Attiva, con cui abbiamo fatto uno sciopero» ricorda Francesco Piobbichi. «Lì ho capito che uno dei punti principali per queste persone è il tempo. Il problema del lavoratore bracciante è che non ha potere, perché ci sono leggi sulle frontiere che gli impediscono di avere una stabilità. E perché il sistema della fabbrica verde concentra la forza lavoro in condizioni in cui il salario indiretto non c’è, cioè non ci sono politiche d’accoglienza degne, ma solo il campo, che affronta sempre l’accoglienza in una dinamica di tipo poliziesco». Così non è mai possibile che si stabilizzino le condizioni per cui questi lavoratori possano avere una dignità di salario e di vita. Un bracciante, infatti, è sempre costretto a rincorrere. «Pensiamo alla sua vita» riflette Piobbichi. «Lavora da mattina a sera, torna a casa e magari piove. Arriva alla tendopoli, dove non c’è l’acqua. Deve cucinare. Deve andare a letto, mentre c’è gente che urla. Come fai a organizzarti in termini di assemblea collettiva?». E così è nata la riflessione sulla chiave di tutto, il tempo. E partire da un luogo dove potersi fermare, riposare, vivere una vita dignitosa, era il punto di partenza.

      Dambe So non è uno spazio gratuito: i lavoratori contribuiscono alle spese

      È nato così l’ostello sociale, un’alternativa alla logica dei campi d’accoglienza. Non è uno spazio gratuito: i lavoratori contribuiscono alle spese con una piccola quota. Un’altra parte dei costi è sostenuta dalla quota sociale proveniente dalla vendita delle arance della filiera di Etika. «Il lavoratore contribuisce per 90 euro al mese alla spesa del mantenimento della struttura» ci spiega Piobbichi. «Non è che paghi l’affitto, ma non è neanche la carità. Si chiama casa della dignità: io sono un lavoratore, io posso pagare, e pago per quello che posso». «Dall’altra parte abbiamo aperto un ragionamento con Mani e terra, abbiamo costruito Etika, e con le chiese italiane e tedesche abbiamo venduto centinaia di migliaia di arance, riflettendo sull’utilizzo sociale della terra».

      La quota sociale è un’idea politica

      La riflessione sull’utilizzo sociale della terra è uno dei temi legati a questo progetto. «Vuol dire che la solidarietà non va fatta solo sul tema del biologico e del rispetto del lavoro, questo non basta più» ci spiega Piobbichi. «L’altro tema è costruire reti che, attraverso gruppi d’acquisto, contribuiscano a questa quota sociale». Ma a questo proposito si apre una grande discussione. «Se le piccole cooperative riescono a dare una quota consistente del proprio guadagno per sostenere Dambe So, perché la grande distribuzione non lo fa?» si chiede l’operatore di Mediterranean Hope. «E perché continuiamo sempre a far pagare allo Stato, cioè alla fiscalità generale, le politiche dell’accoglienza, quando in realtà chi dovrebbe pagare le politiche dell’accoglienza dei lavoratori braccianti dovrebbe essere la grande distribuzione? L’idea della quota sociale è un’idea politica che dice che serve il prezzo equo dei prodotti, che bisogna riflettere seriamente sul rapporto tra la terra e l’umanità, che apre tantissimi scenari. E che dice anche che non si può andare avanti su una politica in cui si continua a finanziare con risorse pubbliche i produttori e poi la grande distribuzione fa dei prezzi che li fanno saltare per aria. Nel giro di venti, trent’anni hanno chiuso tantissime aziende».

      La Calabria, un luogo dove si parla di riscatto

      L’ostello non sarà solo a disposizione dei braccianti. L’idea è che, nei mesi estivi, in cui gli appartamenti dovrebbero essere più vuoti, le associazioni non profit del territorio possano usare la struttura per il turismo solidale. «Ci stiamo lavorando» ci racconta Piobbichi. «Tutti gli appartamenti che avevamo sono pieni adesso. Ne stiamo aprendo dei nuovi per accogliere dei turisti solidali, e uno lo lasceremo per chi vuole venire qui a fare la filiera partecipata». Il discorso, infatti, è molto più ampio. Questo progetto non riguarda solo la dimensione del rapporto con i migranti, ma il rapporto con la società. «Per questo abbiamo costruito il Giardino della Memoria, gli interventi di rigenerazione eco-sociale, il Rosarno Film Festival, stiamo aprendo un gruppo d’acquisto che vuole aiutare i produttori locali ad avere uno sbocco alternativo» ci spiega Piobbichi. «Stiamo cercando di costruire un ragionamento sul riscatto. Non solo sul tema dei migranti, ma anche del riscatto della terra, di una popolazione e dei luoghi che per tanti anni sono stati incasellati da una forma di comunicazione che li ha sempre messi dentro un meccanismo. In realtà la Calabria è un luogo dove si parla di riscatto. È un territorio che vive le migrazioni dei giovani, un luogo di contraddizione. Ma io ho trovato molta facilità ad aprire un luogo come questo: non ho trovato gente che faceva la manifestazione davanti come in altre parti d’Italia, ma tranquillità. Lo dico sapendo che a Rosarno è successo quello che è successo. Ma se uno la gestisce in una certa maniera, lavorando sul tema dei diritti del territorio, la terra, la produzione, l’accoglienza, di un welfare senza la mediazione dello stato, si può fare». Dambe So è un progetto che è nato con il sostegno delle chiese evangeliche, ma l’idea è che si possa anche andare verso un meccanismo di sostenibilità economica. «Se riusciamo a fare un ragionamento sul tema di chi paga l’accoglienza, già ammontando a valle di un centesimo tutte le arance, mandarini e kiwi prodotti nella Piana, avremmo qualche milione d’euro» ragiona Piobbichi. «Che passerebbe alla filiera. E si potrebbe passare a una contrattazione di filiera. Ma chi dovrebbe farla? Una chiesa o qualcun altro?»

      Dall’ospitalità al subaffitto e all’affitto autonomo

      Dambe So nasce per ospitare i braccianti in modo temporaneo, ma la Federazione si occuperà anche di quei braccianti che decideranno di risiedere in modo stabile nella piana, aiutandoli con progetti personalizzati a trovare case in affitto. «I piani sono tutti occupati, perché ci sono braccianti che rimangono qua» ci racconta Piobbichi. «Alcuni vanno via un mese o due e poi tornano. Stiamo cercando di aprire una fase due, di passare dall’ospitalità al subaffitto, e poi all’affitto autonomo. Quattro persone, a 100 euro l’una, ce la possono fare. Il problema è che qui la maggior parte delle case non hanno l’agibilità, e quindi loro non possono rinnovare il permesso di soggiorno». Oggi l’ostello ospita circa 20 persone, ma in vista della prossima stagione si sta ampliando (grazie a un FAMI, con la Prefettura di Reggio Calabria e con finanziamenti di Fondazione Sud e di chiese estere) in modo da arrivare fino a circa 40 posti totali.

      Questo modello è replicabile

      A quasi un anno dall’apertura dell’ostello, chiediamo a Francesco Piobbichi di fare un primo bilancio. «È andata bene» ci risponde. «Quando abbiamo aperto lo abbiamo fatto quasi come una scommessa. Le cose semplici sono le più difficili da fare. Ma al tempo stesso, una volta che si parte, riesci a far capire che questo modello è replicabile. Noi non possiamo fare venti ostelli, ma se nei luoghi dove ci sono forze lavoro di questo tipo si sviluppano interventi di questo tipo, noi siamo a disposizione per far vedere come si fa. È importante l’esempio. Abbiamo avuto la fortuna di aver finanziamenti, ma questa cosa non l’abbiamo fatta per far vedere quanto siamo bravi, quanto piuttosto per far capire che si può fare, che possiamo smontare i ghetti». «La cosa che si dovrebbe fare», conclude, «è capire e paragonare quanto spende lo Stato per i ghetti, i campi container, e quante persone, invece, si potrebbero accogliere in dignità con un progetto come il nostro ».

      https://www.retisolidali.it/piobbichi-dambe-so-una-casa-della-dignita-per-i-braccianti

    • "Avant, les patrons ne faisaient pas de contrat" : une coopérative calabraise s’engage contre l’exploitation des travailleurs agricoles saisonniers (2/4)

      L’association SOS Rosarno, à travers un réseau de coopératives agricoles situées dans la province de #Reggio_di_Calabria (sud de l’Italie), milite depuis une dizaine d’années pour un modèle d’économie solidaire et plus juste. En fournissant des contrats réguliers, des salaires équitables et des conditions de travail dignes à ses employés, elle entend lutter contre l’exploitation des travailleurs migrants saisonniers.

      Perdus au milieu des champs d’agrumes de la province de Reggio di Calabria, au cœur de la Calabre (sud de l’Italie), les locaux de l’association SOS Rosarno se nichent entre deux virages d’une route sinueuse. Dans la cour, au milieu des serres et parcelles d’arbres fruitiers, des colonnes de cagettes vides sont empilées telles des Lego. Dans le hangar, une dizaine d’employés s’activent autour d’imposantes machines afin de trier et emballer les fruits récoltés récemment. Le rythme ne faiblit pas et les cagettes s’accumulent par centaines, débordantes d’agrumes attendant d’être livrées. Dans son bureau surplombant l’espace, #Giuseppe_Pugliese, alias « Peppe », l’un des cofondateurs de SOS Rosarno, enchaîne les appels téléphoniques.

      Entre deux sonneries, il répond à nos questions. « Ici, on rémunère correctement les ouvriers agricoles avec un contrat dans les règles ». Si Peppe le précise, c’est que pendant longtemps, et encore aujourd’hui, les migrants ont été exploités par des employeurs malhonnêtes profitant de leur extrême précarité. « Avant, les patrons ne faisaient pas de contrat, le salaire était petit et même parfois on était carrément pas payé lorsque l’on n’avait pas de papier » rapporte Sedou, un migrant originaire du Mali, qui travaille avec SOS Rosarno aujourd’hui.

      C’est suite aux émeutes qui ont secoué la plaine calabraise de Gioia Tauro en 2010 - après des #attaques_racistes contre des travailleurs migrants agricoles - que le projet SOS Rosarno est né. Les engagements défendus par les activistes et les petits producteurs agricoles qui y ont adhéré sont clairs : respecter les droits des travailleurs tout en respectant la terre et en produisant bio.

      Depuis 2015, SOS Rosarno chapeaute ainsi la coopérative agricole Mani e Terra qui rassemble une centaine de producteurs biologiques, 70 employés étrangers - principalement originaires d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb ou encore d’Europe de l’Est - et quelques 200 hectares de champs où sont cultivés des agrumes (clémentines, oranges, mandarines) mais aussi des kiwi, des olives ou depuis peu des avocats.

      C’est sur ces terres que travaille Aboubacar, un Guinéen de 25 ans. « C’est un ami qui m’a parlé de SOS Rosarno. Ici, on débute à 7h30 et on fini vers 15h30/16h avec une heure de pause », détaille le jeune homme sans s’arrêter de travailler. « On a un contrat de travail et un jour de repos par semaine ».

      « Pour le respect des droits des travailleurs »

      Tous les travailleurs de SOS Rosarno - et de la coopérative - ont signé un contrat de travail en règle, des CDD d’une durée d’an, ce qui aide à obtenir ou renouveler leur titre de séjour. Les journées de travail s’étalent sur 6h40, le minimum syndical en Italie - avec une heure de pause - et la rémunération dépasse légèrement les 47 euros net, le tarif minimum en vigueur. Les salaires en Calabre sont en effet moins élevés que dans d’autres régions italiennes : dans le nord de l’Italie, la journée de récolte peut ainsi être rémunérée 80 euros.

      Les avis ne sont pas toujours dithyrambiques. « Avant la Calabre, j’étais à Trente (nord-est de l’Italie) pour récolter les pommes. J’étais payé 80 euros environ la journée, j’étais aussi logé et nourri. Ici, je dois payer un loyer de 90 euros [le producteur a loué pour ses employés des appartement, nldr] et gérer la nourriture », expose Bamba, un Sénégalais de 55 ans dont c’est la première année avec la coopérative. En gagnant entre 1 100 et 1 200 euros par mois, il confie qu’il ne lui reste pas grand chose pour vivre après avoir envoyé « entre 500 et 600 euros à sa femme et ses trois enfants au Sénégal » et payé près de 200 euros pour ses loyers de Calabre et Sicile où il réside le reste de l’année.

      « Parfois il est difficile de faire comprendre et accepter des obligations légales. Certains ne voudraient pas faire de pause, ou bien être payés à l’heure ou au poids car ils pensent pouvoir gagner plus. Les travailleurs saisonniers n’ont pas toujours une bonne compréhension de leurs droits et des répercussions sur le long terme », note #Peppe_Pugliese, qui déplore notamment le #travail_au_gris - déclaration d’une partie seulement des journées travaillées -, pratique courante de nombreux employeurs.

      Lutter contre l’#exploitation

      Si SOS Rosarno se bat au quotidien contre le travail au noir, l’exploitation des travailleurs saisonniers persiste toujours. Selon une étude du syndicat Cgil-Flai, quelque 200 000 à 300 000 #travailleurs_agricoles sont exposés en Italie à un risque de travail irrégulier et d’exploitation, particulièrement les plus précaires. « On peut parler d’#esclavage » dénonce Jean-René Bilongo, directeur de l’Observatoire Placido Rissotto, qui étudie les abus et l’exploitation dans la filière agroalimentaire.

      Sur le terrain, cela s’opère notamment via le « #caporalato », un système de recrutement illicite de main-d’œuvre très fréquent dans l’agriculture, même s’il ne se limite pas à ce secteur. « Les caporali, des intermédiaires informels, recrutent des travailleurs en situation de vulnérabilité [titres de séjour expirés ou sans-papiers, ndlr], pour des entreprises agricoles qui les emploient », argumente de son côté Massimo Ferraro, directeur de l’Observatoire de l’Agromafia.

      Autre réalité calabraise, l’"#agromafia", qui désigne l’infiltration du #crime_organisé dans la chaîne agroalimentaire - aussi bien par la mafia locale, la ’Ndranhgheta, que par d’autres réseaux criminels ou corrompus - contribue également à cette traite des travailleurs migrants agricoles.

      Dans sa lutte contre le secteur informel, « Peppe » n’hésite pas à égratigner un autre responsable de la crise agricole du moment : la #grande_distribution. Il fustige les prix d’achats minimisés qui sont imposés aux petits producteurs et « finissent par les étrangler ». En 2024, au lieu des 0,30 centimes d’euro le kilo de clémentines proposés par la grande distribution, Mani e Terra fixait un prix de 0,90 centimes/kilo avec la prise en charge du transport, en plus d’équiper en matériel les ouvriers agricoles.

      https://www.youtube.com/watch?v=lDuzNGK2OAs

      « Une goutte d’eau face aux injustices »

      En plus d’un modèle économique alternatif et éthique, SOS Rosarno se bat aussi pour l’inclusion de ses travailleurs, en soutenant le projet d’hébergement social Dambe So.

      Autrefois résidence de tourisme, cette « maison de la dignité » (en bambara) sur deux niveaux, a été rénovée et financée au départ par SOS Rosarno. Depuis fin 2020, les appartements accueillent jusqu’ à 70 travailleurs migrants durant la haute saison, dont un certain nombre travaillent avec Mani e Terra, contre le paiement d’un petit loyer. Mani e Terra contribue annuellement à hauteur de 10 000 euros pour le fonctionnement du foyer.

      « C’est une petite dynamique, on aide 70 personnes à être dignes mais il en reste plus de 2 000 qui vivent de façon indigne », soulève Peppe Pugliese. Chaque année, les demandes pour obtenir une place sont en effet très nombreuses. Le cofondateur espère pouvoir agrandir bientôt la coopérative pour embaucher plus.

      Cette goutte d’eau face aux injustices offre cependant une alternative à l’absence de solution pour se loger. Les travailleurs migrants saisonniers se retrouvent souvent contraints de vivre dans le « tendopoli » (village de tentes) de San Ferdinando, un bidonville isolé où règne l’insalubrité et qui contribue un peu plus à les invisibiliser.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/68488/avant-les-patrons-ne-faisaient-pas-de-contrat--une-cooperative-calabra

    • Calabre : le bidonville de #San_Ferdinando, symbole du mal logement des travailleurs migrants agricoles (3/4)

      Par manque de solutions d’#hébergement et à cause du refus fréquent des locaux de leur louer des appartements, les travailleurs migrants agricoles saisonniers se retrouvent majoritairement contraints à vivre dans le “tendopoli” (village de tentes) de San Ferdinando, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Ce #bidonville insalubre, solution d’urgence proposée par l’Etat devenue permanente, illustre la problématique persistante du #mal_logement de ces populations.

      En arrivant dans une des zones industrielles de San Ferdinando, une petite ville de Calabre du sud de l’Italie, le regard est happé par un grand campement de bric et de broc, implanté à quelques mètres de l’autoroute. De plus près, c’est une véritable ville qui apparaît : de la musique aux sonorités africaines s’échappe, une tente laisse entrevoir un homme cuisinant sur une plaque de cuisson bricolée. Un peu plus loin, une mosquée a été bâtie avec des planches de tôles, tandis qu’au détour d’une allée, un petit stand bricolé propose à la vente des vêtements et chaussures... Le quotidien s’organise dans ce "tendopoli", littéralement village de tentes, un bidonville d’une centaines de #baraquements et #tentes.

      C’est ici que vivent la majorité des travailleurs migrants agricoles venus en Calabre pour la saison des récoltes des agrumes, entre novembre et mars. Selon l’ONG Caritas qui y intervient, ils sont environ 500 - tous Africains - à y survivre actuellement dans l’extrême #précarité. Un chiffre qui peut grimper jusqu’à 1 000 personnes au pic de la haute saison.

      "Je suis ici car je n’ai nulle part où aller"

      "C’est très dur de vivre ici, l’environnement n’est pas sain : il y a beaucoup de mouches et de rats à cause de la saleté et des ordures. Je suis ici car je n’ai nulle part où aller", rapporte Bakary, Gambien de 36 ans, qui revient pour la quatrième fois faire la saison en Calabre. Les chats et les chiens errants sont nombreux dans le lieu, attirés par les ordures délaissées à proximité des baraquements.

      Érigé en 2019 par le ministère de l’Intérieur comme solution temporaire après le démantèlement d’un camp de fortune, ce "village de tentes" prévu comme solution d’#urgence est depuis "devenu un #camp_informel permanent" abandonné des pouvoirs publics, reconnaît le maire de San Ferdinando, Gianluca Gaetano, interrogé par InfoMigrants. Le logo du ministère de l’intérieur floqué sur les tentes a depuis disparu sous les bâches en plastique et avec l’usure du temps.

      "Les tentes sont toutes abîmées, on les a recouvertes pour se protéger de la pluie. Mais l’eau rentre quand même", explique Joseph, un migrant Sud-Soudanais, en montrant les trous dans la toile. Malgré les couvertures achetées, il indique "souffrir du froid durant la nuit".

      L’#insalubrité règne et les installations pour assurer l’hygiène de base sont dans un état déplorable. "Je ne peux pas vivre ici, c’est le bordel ! Les douches sont tellement sales, je préfère aller dans la forêt que de les utiliser !", se plaint Abdoulaziz, Sénégalais de 22 ans, débarqué de Milan la veille de notre échange. Alors qu’il espérait pouvoir gagner rapidement de l’argent et trouver facilement un logement, le jeune homme déchante déjà face à la dure réalité du terrain.

      Les manquements génèrent des petits business de la débrouille. Plus d’eau chaude pour se doucher ? Des migrants vendent pour 0.50 centimes d’euros des seaux d’eau chauffée. En recherche d’une place pour s’installer ? "Les anciens louent des lits aux nouveaux venus. J’ai payé le mien 150 euros pour la saison", explique Abdoul, Sénégalais de 47 ans venu faire la récolte en Calabre pour la première année.

      Dans le bidonville, les #incendies sont fréquents, à cause des courts-circuits ou des bonbonnes de gaz utilisées pour cuisiner. Alors qu’autrefois les pompiers, et la police, étaient présents à l’entrée du camp, ils ont déserté les lieux après le Covid. "Avec l’étroitesse des allées, les camions de pompiers ne peuvent pas passer à l’intérieur", remarque Ferdinando, qui intervient pour Caritas dans le "tendopoli". Deux incendies ont causé le décès de deux migrants la semaine précédant notre venue.

      L’hébergement, une problématique persistante

      L’absence d’alternatives décentes pour héberger ces populations dans cette province calabraise contraints les migrants à échouer dans ce lieu insalubre. Plusieurs d’entre eux rapportent avoir tenté de louer des appartements, sans succès. "Les gens ne veulent pas de Noirs comme locataires...Je ne peux pas comprendre”, se désole Abdoul, qui n’a eu d’autre choix que de se rabattre sur le Tendopoli comme de nombreux autres travailleurs.

      Une situation particulièrement aberrante pour Mauro Destefano, coordinateur du projet Calabre pour l’ONG Emergency. "Il est d’autant plus paradoxal que les conditions minimales de dignité humaine ne soient pas garanties alors que ces populations sont en règle", s’indigne-t-il. Selon Caritas, 80% des habitants ont des permis de séjour.

      Le décret-loi Salvini de 2018, qui réserve désormais les places en centre d’accueil aux seuls réfugiés statutaires, a encore accentué la problématique du mal logement de ces populations précaires. Selon une enquête menée par le ministère du Travail et des Politiques sociales et l’Association nationale des municipalités italiennes, ils étaient au moins 10 000 employés migrants travaillant dans l’agriculture à vivre dans des bidonvilles sur le territoire italien en 2022.

      Pour tenter de juguler cette crise du logement, plusieurs projets menés par les mairies de la province sont déjà sortis de terre, d’autres sont en prévision. La ville de Rosarno, à quelques kilomètres de San Ferdinando a bâti un "village de la solidarité". Une centaine de places sont disponibles - toutes occupées pendant la haute saison des récoltes. #Taurianova, plus au sud, a installé un "village de #containers" de 100 places également - toutes pourvues. Le maire de San Ferdinando, de son côté, mise beaucoup sur une "#ferme_solidaire", qui devrait voir le jour en 2027 pour 150 à 200 travailleurs africains.

      Trop peu, selon les associations. Pour Mauro Destefano, de l’ONG Emergency, il est étrange de ne pas pouvoir faire plus "dans l’une des régions où le taux d’émigration des jeunes est parmi le plus élevé avec un pourcentage important de logements inhabités".

      Rôle essentiel des associations

      A l’entrée du "tendopoli", plusieurs Algeco servent de bureaux pour les structures associatives et syndicales intervenant dans le lieu. Leur appui est crucial pour les migrants. "Il n’y a aucune implication de la mairie pour améliorer les lieux", met en cause Ferdinando. Avec Caritas, le Calabrais s’implique au quotidien dans le soutien aux migrants du bidonville. Il les renseigne notamment dans les démarches administratives mais aussi les conseille et leur apporte de l’attention.

      Depuis un an, une blanchisserie gérée par l’ONG a été installée dans un de ces containers. Les migrants viennent déposer leur sac de vêtements à un bénévole qui se charge ensuite de lancer les programmes. Ouverte tous les jours, les machines et séchoirs fonctionnent à plein régime.

      Deux fois par semaine, l’ONG distribue aussi environ 400 repas, cuisinés par des volontaires des paroisses voisines, aux habitants du "village de tentes". Au menu lors de notre venue, pâtes au thon. Les migrants font la queue, certains en peignoir et claquettes, pour venir récupérer leur repas. Pour certains cette aide est vitale. "A cause d’un problème d’orthographe dans mes papiers, je ne peux plus travailler actuellement. C’est difficile car je n’ai plus que 25 euros et rien à manger", confesse Ismaël, Burkinabé de 23 ans.

      Un médecin vient également une fois par semaine pour des consultations médicales. Durant la haute saison, les coupures, chutes et membres cassés sont récurrents. Dans la région, l’#accès_aux_soins est compliqué. Et plus encore pour les migrants du fait de la barrière de la langue, des distances pour accéder aux structures de santé, de la méconnaissance et de la peur du rejet.

      "Il y a aussi un nombre croissant de migrants souffrant de détresse psychologique, tels que la #dépression, la #dépendance ou le #stress_post-traumatique. Ils souffrent de l’#isolement_social et du labyrinthe administratif qui les rendent fous" détaille le coordinateur. Dans ces conditions, une minorité tombe dans la #dépendance (#alcool, #drogue et 3médicaments). "Il est important de résoudre le problème de ce #ghetto, sinon il sera difficile de traiter ces pathologies efficacement et cela deviendra ingérable" alerte-t-il.

      #Ghettoïsation et #invisibilisation

      Dans le bidonville excentré du centre-ville de San Ferdinando, les nombreux #vélos déposés le long des tentes illustrent l’isolement dont sont victimes les migrants. Les lacunes dans le système de transport public dans la province de Reggio di Calabria obligent de nombreux travailleurs à se déplacer à vélo, parfois à pied, sur des routes mal éclairées et cabossées. Ils sont ainsi souvent victimes d’accidents de la route, parfois résultats d’attaques racistes délibérées.

      "Des jeunes ont déjà frappé des travailleurs circulant à vélo ou bien ont fait exprès d’ouvrir leur portière de voiture pour les faire tomber sur la route", relate Ibrahim Diabate, cofondateur du foyer social Dambe So (maison de la dignité en bambara) qui accueille des travailleurs migrants durant la saison des récoltes. D’autres témoignages rapportent des migrants percutés, laissés sans assistance en bord de route.

      L’abandon des pouvoirs publics et l’#isolement général contribuent à la ghettoïsation du "tendopoli", ce qui accroit un peu plus encore l’invisibilisation dont les migrants sont victimes.

      En janvier, une dizaine d’associations et d’ONG -dont Caritas et Emergency- ont dans une lettre adressée au préfet de Reggio Calabria réclamé des solutions rapides face à l’aggravation des conditions de vie à l’intérieur du "village de tentes" déplorant un " climat de #tension_sociale qui atteint un niveau de plus en plus critique".

      https://www.infomigrants.net/fr/post/68516/calabre--le-bidonville-de-san-ferdinando-symbole-du-mal-logement-des-t

  • Anwohner im Neuköllner Schillerkiez : „Ich traue mich nachts nicht mehr aus dem Haus“
    https://www.berliner-zeitung.de/panorama/anwohner-im-neukoellner-schillerkiez-ich-traue-mich-nachts-nicht-me

    Berlin comme proie de drogues et de gentrification. Un quartier se transforme en terrain inhabitable.

    2.12.2025 von Marcus Weingärtner - Vom Vorzeigekiez zum Problemfall: Das Viertel rund um die Schillerpromenade ist zu einem Drogen- und Kriminalitäts-Hotspot geworden. Ein Anwohner berichtet von den verheerenden Zuständen.

    Timo S.* ist kein ängstlicher Typ. Der kräftige Mann aus Sachsen, 41, lebt mit seiner Freundin unweit der Neuköllner Schillerpromenade zwischen Tempelhofer Feld und Hermannstraße. Als S. von der Sonnenallee hierherzog, war der Schillerkiez ein ruhiges Viertel, das begann, sich zu gentrifizieren: Kleine Familien, Studenten, Künstler und ein großer Anteil an arabischstämmigen Ausländern teilten sich das Viertel, das nach der Schließung des Flughafens im Jahr 2008 eine Aufwertung erfuhr.

    S. lebt hier seit fünf Jahren und beobachtet seit längerem zunehmende Gewalt und Drogenkonsum an den U-Bahnhöfen Leine- und Boddinstraße, im nahe gelegenen Anita-Berber-Park und vermehrt auch direkt in seiner Straße. In seinem Treppenhaus campieren regelmäßig Junkies, konsumieren Drogen und verhalten sich aggressiv.

    „Sie laufen abends durch die Straßen und treten gegen die Haustüren, um zu sehen, wo sie reinkönnen. Man riecht es sofort, wenn sie im Treppenhaus sind, aber bis die Polizei da ist, sind sie meistens verschwunden“, erzählt S. im Interview mit der Berliner Zeitung. Wir haben ihn in einem Neuköllner Café getroffen, wo er über die Zustände in seinem Viertel redet: „Die Stadt hat uns alleingelassen“, sagt er.

    Herr S., seit wann leben Sie im Neuköllner Schillerkiez?Ich bin 2007 aus Sachsen nach Berlin gekommen und vor fünf Jahren zu meiner Freundin in den Schillerkiez gezogen, sie lebt hier seit rund zwölf Jahren. Hier war es ruhig, man bekam immer einen Parkplatz, was wichtig ist, denn ich brauche beruflich ein Auto. Mir gefiel es hier, ich kannte den Kiez ja schon länger durch meine Beziehung. Unsere Wohnung ist zwar nicht besonders groß, aber mit 500 Euro Warmmiete erschwinglich. Ich dachte, hier könnten wir gut leben.

    Davor habe ich an der Sonnenallee gelebt. Da war es mir zu laut und die Stimmung dort ist sehr, sagen wir, antideutsch. Ich wurde regelmäßig dumm angequatscht, wenn ich an Cafés auf der Sonnenallee oder der Pannierstraße vorbeilief. Der Schillerkiez war das genaue Gegenteil der Sonnenallee.

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    Drogenkonsumenten vor dem U-Bahnhof Leinestraße in Neukölln im Sommer.Emmanuele Contini/Berliner Zeitung

    Was genau meinen Sie?Es war ein ruhiges Viertel, es gab ausreichend Parkplätze, die Stimmung war friedlich. Es war einfach schön, hier zu leben. Und der Kiez war begehrt, denn der Streifen zwischen Hermannstraße und Tempelhofer Feld liegt sehr zentral. Der Schillerkiez war eine Insel, Neuköllner Arbeitermilieu, ruhig und nett. Ich habe mich hier sehr wohlgefühlt.

    Wann haben die Veränderungen begonnen, wann haben Sie aufgehört, sich in Ihrem Kiez wohlzufühlen?

    Das begann schleichend. Genau genommen hat es schon angefangen, bevor ich bei meiner Freundin eingezogen bin. Am Anfang, also so vor zehn, zwölf Jahren, sah es noch gut aus, viele Wohnungen wurden saniert und plötzlich sah man Menschen, die gut und auch teuer gekleidet schienen.

    Was noch nichts Schlechtes ist. Wann kippte das?

    Die Eröffnung des Anita-Berber-Parks hat den Kiez krass verändert. Tagsüber kann man da immer noch recht problemlos durchgehen, der Park verbindet ja die großen Straßen und das ist ganz praktisch. Aber nachts würde ich da keinen Fuß mehr reinsetzen. Im Sommer ist die Grünfläche auch nachts voller Junkies, überall liegt Müll und Alufolie, die vom Crackrauchen übrig geblieben ist. Manchmal hängen da so richtig süßliche Wolken in der Luft, der Geruch hängt auch in den U-Bahnhöfen. Man kann den Crackrauch von weitem riechen. Die Junkies mussten nicht mehr am U-Bahnhof Schönleinstraße oder Hermannstraße rumhängen, sondern konnten ungestört im Park fixen oder rauchen. Sie kaufen ihren Stoff am Bahnhof Hermannstraße und gehen dann in den Park. Oder sie schlafen in den U-Bahnhöfen, egal zu welcher Tageszeit, sie sind immer da. In der Leinestraße noch mehr als in der Boddinstraße, weil man da bei Kontrollen direkt in den Park abhauen kann.

    Der Drogenkonsum an diesen Bahnhöfen und den umliegenden Vierteln ist aber nichts Neues.Nein, aber die Art der Drogen hat sich verändert. Früher gab es Heroin-Junkies, die wollten ihre Ruhe, wenn sie drauf waren. Die Junkies, die jetzt hier rumhängen, die zwischen den Autos und im Park konsumieren, rauchen Crack oder Crystal Meth. Die sind sehr aggressiv, laut und oft bedrohlich. Sie glauben nicht, wie oft ich hier die Straßenseite wechseln muss, auch am helllichten Tag. Diese Leute sind komplett unberechenbar.

    Der Park scheint also das Hauptproblem zu sein.

    Ja, wie ich im RBB gesehen habe, ist aber nicht die Stadt verantwortlich, sondern die Autobahngesellschaft. Es gibt in diesem Park kaum Kontrollen, man sieht da selten Polizei wie im Görlitzer Park oder der Hasenheide. Die Stadt ist da fein raus, sie hat uns im Schillerkiez alleingelassen, und die Autobahngesellschaft kümmert sich nicht um den Anita-Berber-Park.

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    Vermüllt: der Anita-Berber-Park im September dieses Jahres. Der Park gehört zum Schillerkiez.Privat

    Aber müssen Sie denn durch den Park?

    Nein, würde ich auch nach 16 Uhr niemandem raten. Das Problem ist: Die Junkies verlassen den Park am Abend im Winter ja auch nicht. Oder sie konsumieren sie auf der Schillerpromenade zwischen den Autos oder stehen zu mehreren um die Laternen herum – und es werden immer mehr. Im Sommer habe ich auf dem Weg zum Bahnhof Leinestraße sicherlich fünf Junkies gesehen, die zwischen den Autos hockten und Crack rauchten oder sich eine Spritze setzten.

    Fühlen Sie sich eingeschränkt in Ihrem Alltagsleben?

    „Eingeschränkt“ ist eine hübsche Umschreibung. Hier marodieren abends Junkies durch den Kiez und treten gegen jede Haustür, um zu sehen, wo sie sich Einlass verschaffen können. Dann konsumieren sie im Treppenhaus, wo sie ungestört sind. Das höre ich von meinem Balkon aus regelmäßig, das Treten gegen die Türen, das Rumgebrüll. Auch bei uns im Haus saßen schon mehrfach Junkies. Die Tür war zwar abgeschlossen, aber das ist ein Altbau – wenn man nur lange genug dagegentritt, springt die Tür halt irgendwann auf.

    Haben Sie nicht die Polizei gerufen?

    Doch, aber bis die eingetroffen war, waren die Junkies längst verschwunden.

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    Schon kurz nach seiner Eröffnung wurde der Park zum Drogenumschlagplatz, wie dieses Foto von 2018 zeigt.dpa

    Die Bedrohung dringt aus dem öffentlichen Raum in Ihr Privatleben ein.

    So könnte man das sagen. Hier spielen sich regelmäßig die irrsten Szenen ab. Vor ein paar Wochen hat ein offensichtlich Verwirrter versucht, in eine Wohnung in einem Nachbarhaus einzudringen. Die Bewohner haben es geschafft, die Situation zu deeskalieren. Die Polizei konnte nichts tun, weil niemand Anzeige erstatten wollte. Also lieferten sich herbeigerufene Sanitäter und der Mann eine anderthalbstündige Katz-und-Maus-Jagd zwischen den Autos. Vom Balkon aus war das wie im Kino.

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    Wurden Sie auch schon bedroht?Ja, am Bahnhof Leinestraße sind mir Junkies hinterhergerannt, weil ich eine Sekunde zu lang in ihre Richtung geschaut habe. Das war schon bedrohlich. Man gewöhnt sich hier auch solche Schutzmechanismen an. Am Bahnhof gehe ich zum Beispiel nie im Gedränge die Treppen rauf. Zweimal schon spürte ich, wie jemand seine Hand in meine Jackentasche schob. Ich habe den dann mit dem Ellenbogen weggeboxt, aber mittlerweile halte ich Abstand.

    Was schwierig ist: Vor ein paar Wochen musste ich am U-Bahnhof Leinestraße an einer Gruppe von Junkies vorbei, die sich mit einer anderen Gruppe stritt – das waren insgesamt sicherlich 30 Leute. Aus der einen Gruppe flog plötzlich eine Flasche, die direkt vor meinen Füßen knallte. Die Glassplitter flogen bis an meine Knie. Ich habe aber nur die Wahl zwischen den Bahnhöfen Boddinstraße und Leinestraße, wenn ich nicht das Auto nehmen will.

    Sie wirken aber nicht sehr ängstlich.

    Das stimmt, aber wenn ich mal mit den Öffentlichen zur Arbeit gefahren bin, dann ist mir auf dem Nachhauseweg schon die letzte halbe Stunde mulmig. Es ist immer irgendwas, und ich fühle mich auch bedroht. Im Winter überlege ich schon dreimal, ob ich am späteren Nachmittag noch mal einkaufen gehe oder nicht. Ich gehe auch nicht mehr entspannt aus. Undenkbar, nach einem Kneipenabend ein bisschen angeschickert hier durch den Kiez zu spazieren. Ich bin hier immer auf der Hut. Und wenn ich mit dem Uber nach Hause fahre, weiß ich ja immer noch nicht, was mich im Hausflur erwartet – ob vielleicht ein paar Junkies hier pennen oder ich mit dem Messer bedroht werde.

    Unternimmt die Polizei nichts gegen diese Situation?

    Doch, seit ein paar Wochen stehen vermehrt Einsatzwagen vor einem Café in der Nähe der Leinestraße. Da wurde immer gedealt. Man konnte immer genau erkennen, wer der Dealer ist – meist ein unauffälliger Typ, der die Junkies versorgte. Der wurde alle paar Wochen ausgetauscht. Im Moment steht da natürlich keiner mehr, aber das verlagert das Problem ja nur. Ähnlich wie im Görlitzer Park, wo es auch Polizeikontrollen gibt. Dann verschwinden die Dealer und ihre Kunden eben aus dem Park in eine der Seitenstraßen, bis die Luft wieder rein ist.

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    Die Neuköllner Schillerpromenade zwischen Hermannstraße und Tempelhofer FeldErik-Jan Ouwerkerk/Senatsverwalt

    Woher wissen Sie das so genau?

    Ich habe viele Freunde, die da wohnen. Die haben mir das schon vor Jahren erzählt. Damals waren solche Zustände hier im Schillerkiez in diesem Ausmaß noch undenkbar. Und man entwickelt so eine Art Sensor. Ich bin auf der Straße übersensibel, andere Menschen nehmen das vielleicht so wahr, aber bei mir ist immer Alarm.

    Haben Sie mal überlegt, den Kiez zu verlassen?Ja, natürlich. Aber wir können uns keine Wohnung in einem anderen Bezirk leisten. Die würde mehr als dreimal so viel kosten, und meine Freundin und ich verdienen dafür einfach nicht genug. Wir müssen also bleiben. Ich kann nur hoffen, dass die Situation hier von der Stadt ernster genommen wird und sie die Autobahngesellschaft oder eben die Verantwortlichen zwingt, etwas zu tun. Wer hier lebt, der ist einer ständigen Bedrohung ausgesetzt. Ich fühle mich hier unsicher, und es kann so nicht weitergehen.

    *Timo S. möchte anonym bleiben. Die Redaktion kennt seinen richtigen Namen und seine Adresse.

    #Berlin #Neukölln #Schillerpromenade #Weisesteaße #drogues #gentrification #Uber

  • Philippe Pujol, prix Albert-Londres : « Le narcotrafic prolifère sur les vulnérables d’une société détraquée » – Libération
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/philippe-pujol-prix-albert-londres-le-narcotrafic-prolifere-sur-les-vulne

    Prenons #Marseille et son million d’habitants en comptant les petites villes qui lui sont accolées. La moitié de la population est pauvre, un tiers vit sous le seuil de #pauvreté, la bourgeoisie y est famélique, pas de show-biz, peu de cadres d’entreprises puisque très peu de sièges de grosses sociétés, pas un bien gros barreau d’avocats, trois fois rien comme journalistes, écrivains et autres créatifs, des bobos qui sont plutôt des intellos précaires venus à Marseille pour son immobilier pas cher et un centre-ville paupérisé jusqu’à s’effondrer.

    Et, pourtant, la police compte autour de 160 points de vente actifs en permanence, sans compter les livraisons façon Uber Shit. C’est l’une des villes qui se #drogue le plus en France et le chiffre d’affaires global est de plusieurs centaines de millions d’euros par mois. Pour une raison simple, ce sont les habitants des quartiers eux-mêmes qui consomment de la drogue. Et pas pour écouter de la musique electro en gigotant dans un club.

    Car, pour que tourne si bien le trafic, il faut des gros consommateurs, bien accrocs. Réguliers. Il faut des addictions, appelons ça des « toxicomanes ». Et aller dire à un toxicomane : « Si tu consommes, panpan cucul », c’est comme confisquer la bouteille d’un alcoolique, il s’en procurera une autre. Chaque époque a ses drogues.

    Notre société n’a jamais été aussi exigeante : métiers en tension, mise en concurrence dès les études, culture du rendement… La performance est nécessaire, et le stimulant du moment est la cocaïne. Des réseaux de #cocaïne se sont spécialisés, par exemple, dans la clientèle du BTP et ouvrent dès 6 heures du matin, avant les Point P et les Plateforme du bâtiment ; les ouvriers sont passés du petit jaune au rail de poudre.

    Près des universités, des dealers accueillent les étudiants avec une gentillesse touchante : « Ça va tes exams ? Avec ce pochon tu vas pouvoir réviser pendant des nuits entières. » Les métiers de la restauration sont plutôt alimentés par des livreurs, un peu plus chers, mais immédiatement disponibles. Et, aujourd’hui, quand le médecin du travail qui, aux pupilles du patient a déjà tout compris, demande s’il y a consommation de cocaïne, la réponse est toujours non.

    Au Portugal, vendre est interdit, mais consommer est légal. Le travailleur portugais répond donc : « Oui, un peu de coke pour travailler plus et, le soir, un gros joint pour redevenir calme. » Cette décriminalisation de l’usage a permis de mettre en place des campagnes de réduction des risques avec pour résultat des baisses de la consommation. Pas par des panpan cucul, mais par des traitements médicaux, dans un cadre légal. Et, c’est pareil avec le cannabis, drogue au service d’une société pathogène.

    Discriminations, chômage, emplois précaires, travailleurs pauvres, exigences de rendement, jusqu’à la rupture du lien social favorisent la désespérance. Il y a des anxiolytiques légaux, sur ordonnance, et il y a le cannabis. La question n’est donc pas de sanctionner les consommateurs, mais de comprendre pourquoi ils consomment, puis de venir en aide ; avec quelques moyens, le médico‐social sait faire.

    La vulnérabilité est la clé. Moins il y en aura, moins les trafiquants de drogue trouveront leur main‐d’œuvre et moins il y aura de consommation. Ensuite, il sera peut-être temps d’installer une légalisation contrôlée de certaines drogues. En attendant, commençons par prendre soin des faibles, des jeunes, avant que certains ne deviennent des diables et d’autres leurs subordonnés.

    https://justpaste.it/fhn4h

    Assassinat de de Mehdi Kessaci, trafic, DZ mafia :
    https://seenthis.net/messages/1147019

    #usagers_de_drogue #prohibition_des_drogues #rdr

    • Prenons Marseille et son million d’habitants en comptant les petites villes qui lui sont accolées. La moitié de la population est pauvre, un tiers vit sous le seuil de pauvreté, la bourgeoisie y est famélique, pas de show-biz, peu de cadres d’entreprises puisque très peu de sièges de grosses sociétés, pas un bien gros barreau d’avocats, trois fois rien comme journalistes, écrivains et autres créatifs, des bobos qui sont plutôt des intellos précaires venus à Marseille pour son immobilier pas cher et un centre-ville paupérisé jusqu’à s’effondrer.

      Marseille concentre beaucoup de pauvreté. Voir le classement des arrondissements les plus pauvres, les 10 premiers sont à Marseille :

      https://www.inegalites.fr/Les-communes-les-plus-touchees-par-la-pauvrete-2086

      Mais il y a aussi des riches dans cette ville :

      Le quartier le plus inégalitaire de notre pays en termes de revenus en 2021 selon l’indice de Gini [1] est « Cadenelle » dans l’ouest de Marseille, dans le 8e arrondissement. Un quartier huppé, où les riches sont très riches.

      https://www.inegalites.fr/Les-vingt-quartiers-les-plus-inegalitaires-de-France

      Et la tendance est à l’enclosure et à la privatisation de l’espace public :

      Les espaces résidentiels fermés à Marseille, la fragmentation urbaine devient-elle une norme ?

      https://shs.cairn.info/revue-espace-geographique-2018-4-page-323?lang=fr&tab=texte-integral

      Marseille est donc aussi et surtout très inégalitaire.

      Et, sans contester l’expertise de Pujol, il y a aussi de grosses boites (CMA-CGM), pour le show-biz, il y a les stars du rap et pour les média, 2 quotidiens locaux (dont 1 sans cesse au bord de la faillite certes), Marsactu, la culture : tout ce qui gravite autour de la Friche de la Belle-de-Mai etc.

    • DZ Mafia : deux agentes du tribunal judiciaire de Marseille mises en examen pour avoir consulté des documents pour le groupe criminel
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/09/marseille-deux-agentes-du-tribunal-mises-en-examen-pour-avoir-consulte-des-d

      L’enquête a établi que l’une des deux agentes administratives, dont l’ex-petit ami est le cousin d’un homme présenté par la police judiciaire comme le patron de la DZ Mafia, avait été rétribuée pour la consultation illicite de fichiers.

      Deux jeunes agentes administratives du tribunal judiciaire de Marseille ont été mises en examen, vendredi 5 décembre, a appris Le Monde, mardi 9 décembre, pour la consultation illégale de fichiers que l’une d’elles monnayait à un interlocuteur proche de la DZ Mafia. Toutes les deux travaillent dans un service civil du tribunal et leur implication, à ce stade des investigations, apparaît bien différente. Occasionnel pour l’une, le recours aux fichiers semble beaucoup plus massif et lucratif pour l’autre.

      La juge d’instruction a d’ailleurs placé la première sous contrôle judiciaire avec une interdiction professionnelle d’exercer. Pour la seconde, le parquet de Marseille avait requis le placement en détention, mais le juge des libertés et de la détention a fait le choix d’un contrôle judiciaire strict lui interdisant de fréquenter le palais de justice de Marseille et lui fermant la porte à tout emploi au sein des ministères de la justice, de l’intérieur et de la défense. Le procureur de la République a fait appel de ce refus de placement sous mandat de dépôt, une éventualité qu’examinera très prochainement la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

      Mise en examen pour des délits de détournement de la finalité de traitement de données à caractère personnel mais aussi de violation du secret professionnel, du secret de l’enquête et de l’instruction révélés à une personne susceptible d’être inquiétée, cette deuxième agente vacataire aurait procédé à la consultation de divers fichiers sur une cinquantaine de profils, dont huit liés à des affaires d’assassinat.

      L’enquête a établi des liens avec un ex-petit ami qui, s’il n’est connu que pour des violences conjugales, est le cousin de Mehdi Laribi, alias « Tic », présenté par la police judiciaire comme le patron de la DZ Mafia. Il est également ami avec un narcotrafiquant de premier plan, en fuite à la suite d’une permission de sortie. Ce jeune homme a été mis en examen notamment pour #corruption passive et association de malfaiteurs. Alors qu’il a été placé sous contrôle judiciaire en dépit de réquisitions d’un mandat de dépôt, le parquet là encore a fait appel.

      Dossiers « chauds »

      Le compagnon de la sœur de cette agente du tribunal avait été placé en garde à vue, en avril, dans le cadre d’une affaire de stupéfiants concernant un important point de deal marseillais. Les consultations auraient porté sur des dossiers « chauds » de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, comme les tirs, en mai 2024, sur deux véhicules de joueurs de l’Olympique de Marseille que trois jeunes membres du narcobanditisme avaient pris pour des rivaux venus en découdre et impliqués dans des actions violentes.

      Alors que l’agente administrative a fait le choix de garder le silence durant sa garde à vue, les policiers ont retrouvé la trace de 18 virements sur son compte pour un total de 3 600 euros, mais aussi le règlement de son loyer et possiblement de voyages [soit peanut, ndc].
      Les deux agentes avaient accès à des fichiers dont Cassiopée, dans lequel figurent les procédures pénales, les mandats de recherche, les gardes à vue… « On peut ainsi savoir si une enquête est ouverte contre vous ou si des écoutes tournent sur vos lignes », explique un connaisseur.

      « Endiguer le phénomène »

      Des accès ont été identifiés sur d’autres logiciels sensibles comme Genesis (gestion nationale des personnes écrouées pour le suivi individualisé et la sécurité), qui recense les activités des détenus, parloirs, procédures disciplinaires et d’aménagement de peine, ou encore Romeo (réquisitions et ordres de mission extérieurs pour les opérateurs), destiné à la gestion des extractions judiciaires et des visioconférences. Contactés, Mes Jérôme Pagani et Brice Grazzini, défenseurs des deux agentes, n’ont pas souhaité réagir.

      Le tribunal de Marseille avait connu un précédent, en avril, avec la mise en cause et le placement en détention pour quelques mois d’une greffière qui, là encore, consultait illégalement des fichiers et transmettait des informations à son compagnon, un narcotrafiquant.

      En octobre, le procureur de la République Nicolas Bessone avait, lors d’une audience solennelle, annoncé la création d’une cellule anticorruption et criminalité organisée au sein du parquet, confiée au service économique et financier. Ce dossier est le premier significatif dont elle est saisie. L’objet de cette cellule est de centraliser les procédures de corruption ou de tentatives jusqu’alors confiées à des services du parquet différents selon qu’elles concernaient des policiers, gendarmes, douaniers, des agents pénitentiaires, des greffiers, afin de ne plus traiter ces dossiers par secteur professionnel mais « de façon transversale ». « L’objectif est d’endiguer le phénomène et de le faire reculer », avait expliqué M. Bessone.

      #DZ_Mafia