• Evacuation de consommateurs de crack à Paris : « Cette réponse répressive est totalement inefficace », affirme une sociologue
    https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/salles-de-shoot/evacuation-de-consommateurs-de-crack-a-paris-cette-reponse-repressive-e

    Cette évacuation va-t-elle régler le problème du crack à Paris ?

    Depuis une trentaine d’années, la gestion du crack rencontre une réponse exclusivement répressive. Et on sait que cette réponse répressive est totalement inefficace. Les usagers que nous avons rencontrés nous expliquent qu’ils continuent de consommer dans l’espace public parce qu’ils n’ont pas d’hébergement. Pour le moment, il y a quelques annonces qui ont été faites avec la mise en place de dispositifs médico-social pluridisciplinaires qui incluent des salles de consommation avec de l’hébergement. Mais effectivement, c’est tout nouveau. On sait très bien que dans les pays qui ont mis en place des salles de consommation, la question des « scènes ouvertes » est réglée assez facilement. Il faut vraiment cet accompagnement sur le long terme parce que c’est difficile de se sortir du crack. On a rencontré des personnes qui lorsqu’elles ont été mises à l’abri lors du Covid-19, nous ont dit avoir considérablement limité leur consommation, et avoir pu commencer des démarches de soin et de réinsertion. Aussi, en France il y a un vrai déficit de la prise en charge en santé mentale. Il faut des maraudes psychiatriques, mais pour cela il faut plus de psychiatres, et on a une pénurie actuellement en France. Il faut donc envisager des mesures beaucoup plus structurelles. Augmenter, par exemple, le nombre des étudiants en santé.

    • Crack à #Paris : l’évacuation de La Villette déjà en préparation
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/10/01/crack-a-paris-l-evacuation-de-la-villette-deja-en-preparation_6096709_823448

      La Mairie et l’Etat ne veulent pas déplacer les consommateurs de crack dans un nouveau campement mais plutôt les disperser dans des hôtels.

      Cette fois-ci, la Mairie et l’Etat ne veulent pas déplacer les consommateurs de crack dans un nouveau campement qui poserait tout autant de problèmes. « Il n’y a de toute façon pas beaucoup d’autres lieux possibles », observe un responsable. Le projet consiste plutôt à mettre à l’abri les consommateurs de crack sans domicile, en les dispersant dans des structures d’hébergement et des hôtels. Cela passerait par un renforcement du dispositif d’accompagnement social « Assore » géré par l’association #Aurore, qui héberge déjà 400 usagers actifs du crack. « Il nous manque environ 200 places », estime Emmanuel Grégoire. Des salles de repos existantes pourraient aussi être temporairement ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, afin d’accueillir une partie des futurs évacués.

      Pareil projet relève toutefois du pari. Depuis 2009, les acheteurs et vendeurs de crack du Nord-Est parisien ont été plusieurs fois évacués. « Ces différents épisodes sont restés sans effet sur l’existence même de ces scènes de consommation ou le nombre de personnes qui les fréquentent », constataient en mai seize responsables d’associations dans une tribune(...)

      #toxicomanie #drogues

  • Why It’s Time to Abandon Drug Courts | The Crime Report
    https://thecrimereport.org/2021/03/05/why-its-time-to-abandon-drug-courts

    Les "chambres/tribunaux de traitement de la toxicomanie" peuvent sans doute contribuer à humaniser la #justice, dans une certaine mesure, mais elles sont loin d’être un "remède" miracle sous l’angle de la santé publique ou de la criminalité. Point de vue sur la question, depuis les USA, où ces "drug courts" sont largement expérimentées depuis près de 30 ans: "Drug courts are part of a failed system that presumes we can “punish” our way out of addiction. Instead, research shows that people who use drugs need community-based harm reduction and treatment services, not the threat of criminal sanction. (...) The evidence is clear that drug courts don’t decrease incarceration rates. While drug courts reduce initial sentences, [...] studies have found that people who (...)

    #drogues #politiquesdrogues #santépublique

  • Les langues se délient après les révélations sur le Béjart Ballet

    Des anciens membres du Béjart Ballet ont écrit dimanche soir à la présidente du Conseil de Fondation, Solange Peters, a appris la RTS lundi. Leur intention : rapporter ce qui s’est passé ces dernières années, afin que l’audit investigue au bon endroit.

    Suite à l’enquête sur l’école #Rudra_Béjart, les critiques qui ont suivi sur le fonctionnement de la compagnie et l’annonce d’un audit qui sera lancé prochainement, des anciens collaborateurs et collaboratrices du #Béjart_Ballet ont décidé de se faire entendre dans une lettre envoyée dimanche à la présidente du Conseil de Fondation du Béjart Ballet, Solange Peters, et qu’a pu se procurer la RTS.

    Longue de deux pages, elle est signée d’un collectif qui se présente comme des « anciens du Béjart Ballet », soit des danseurs ou danseuses, ou encore du personnel technique et administratif. Une dizaine de personnes qui ont soit démissionné, soit ont été renvoyées, parfois récemment, selon les vérifications menées par la RTS.

    Ils et elles souhaitent parler de leurs expériences au sein de la compagnie, et ainsi s’assurer que l’audit à venir n’investigue pas aux mauvais endroits, comme ce fut le cas, selon eux, lors d’un précédent audit mené en 2008.

    Népotisme, drogues et mobbing
    Ce collectif parle tout d’abord de #népotisme. On apprend que le directeur artistique Gil Roman, qui a repris la compagnie à la mort de Maurice Béjart, a engagé sa soeur en tant que créatrice lumière alors qu’elle n’aurait pas les compétences requises, ce qui nous a été confirmé par des gens du milieu de la scène. Le fils de cette dernière a aussi été récemment salarié de la compagnie, ainsi que l’épouse et la fille de Gil Roman par le passé.

    Le problème des #drogues est aussi abordé dans ce courrier. Le collectif y mentionne du cannabis, et l’enquête de la RTS permet d’affirmer que de la #cocaïne a également toujours circulé au sein du Béjart Ballet.

    Harcèlement sexuel
    Enfin, il est également question de #harcèlement_sexuel. Plusieurs collaborateurs ou collaboratrices actuellement dans la compagnie ont témoigné auprès du Syndicat suisse romand du spectacle (SSRS). Ces témoignages proviennent autant de #victimes, principalement des #femmes, que de témoins, principalement masculins. Et ils sont récents : ils ont été déposés auprès du syndicat depuis jeudi dernier, soit après les révélations de la RTS.

    « Depuis l’enquête de la RTS, le syndicat a été contacté par une bonne vingtaine de personnes qui souhaitaient témoigner », confirme la secrétaire générale du syndicat Anne Papilloud, invitée lundi de l’émission Forum. « Les témoignages se recoupent, et je n’ai pas de doute sur la véracité des propos qui sont tenus », affirme-t-elle.

    Le SSRS a également envoyé vendredi une lettre au Conseil de fondation. « Une série de demandes pour s’assurer que l’audit à venir ne sera pas un audit-alibi », explique Anne Papilloud. Il s’agit notamment de s’assurer que les anciens pourront être entendus, ou encore que certaines clauses de confidentialité puissent être levées.

    En outre, affirme la lettre, des menaces, des insultes du directeur artistique sur le personnel et les danseurs étaient monnaie courante. Gil Roman aurait érigé un système de #management « qui divise pour régner ».

    Peur des représailles
    Les témoignages publics restent pour l’heure anonymes. Les anciens expliquent qu’ils ne veulent pas d’ennui mais qu’ils se sont tus trop longtemps. Qu’il faut que les choses sortent pour protéger les jeunes générations. Quant à celles et ceux qui sont aujourd’hui dans la compagnie, ils craignent tout simplement de perdre leur travail. Selon nos informations, on les a fortement incités à se taire depuis la décision de lancer un audit.

    Les témoignages transmis au syndicat ne sont quant à eux pas anonymes, précise Anne Papilloud dans Forum. « Ils s’agit de personnes qui ont témoigné auprès de nous mais dont on protège l’anonymat », dit-elle.

    La syndicaliste précise également que beaucoup de personnes qui témoignent se disent soucieuces de préserver la compagnie et l’héritage de Maurice Béjart. « J’ai parfois eu des gens en pleurs au téléphone qui ont vécu des expériences traumatisantes il y a plusieurs années, mais tout le monde dit avoir aussi vécu des moments magnifiques, et se disent soucieux de préserver l’héritage Maurice Béjart », raconte-t-elle.

    Contacté, le Conseil de fondation confirme qu’il a bien reçu la lettre mais ne souhaite pas commenter, afin de respecter le temps de l’audit. La compagnie elle-même s’est également refusée à tout commentaire.

    #danse #Suisse #Lausane #violences

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12260152-les-langues-se-delient-apres-les-revelations-sur-le-bejart-ballet.html

  • Cannabis, cocaïne, MDMA... L’analyse des drogues, un outil de prévention pour « savoir ce que l’on consomme » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Cannabis-cocaine-MDMA-ketamine-chemsexeur-toxiques-analyse-des-drogues-tox

    Même si ces substances sont prohibées, l’analyse des drogues est autorisée pour permettre aux usagers de savoir ce qu’ils consomment, alors que les produits frelatés ou trafiqués se multiplient. Des associations la pratiquent depuis longtemps.

    https://www.saferparty.ch/231.html
    http://www.asud.org/2017/11/21/rdr-cannabis-avec-ou-sans-combustion
    #drogues #analyse_des_drogues #addiction #asud

  • En lien avec une discussion ayant eu lieu ici : https://seenthis.net/messages/900435#message901007 j’ouvre ce nouveau fil de discussion sur les #drogues_psychédéliques.

    Pour rappel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psych%C3%A9d%C3%A9lisme

    Un article paru dans The Conversation en français où il est question de l’usage thérapeutique de ces drogues. Si on veut aller tout de suite au sujet on peut faire l’économie de lire la première partie où l’auteur rappelle l’histoire de l’apparition de ces produits, non sans quelques inexactitudes.
    La seconde partie ouvre des perspectives dans le traitement de certains #troubles_mentaux comme la dépression, les addictions, etc. Leur usage pourrait même soulager certain·es patient·es atteint·es d’un cancer en leur faisant mieux accepter la mort.

    Premières recherches thérapeutiques

    À partir des années 1950 et 1960, les scientifiques commencent à explorer le potentiel de ces substances nouvellement découvertes, en particulier aux États-Unis. Ils testent notamment leurs effets sur la dépression, l’anxiété, l’alcoolisme, les troubles obsessionnels compulsifs, ou encore les soins palliatifs, avec l’espoir d’en faire des médicaments.

    Ces pionniers découvrent notamment que l’état d’esprit de la personne et les conditions extérieures jouent un rôle majeur dans le déroulement de la séance. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, les chambres d’hôpital dans lesquelles se déroulent les essais sont aménagées en des lieux chaleureux.

    Les chercheurs découvrent aussi le rôle essentiel que jouent les « guides », autrement dit des personnes habituées de ces substances, qui ne vont pas quitter le sujet durant son voyage intérieur. Comme l’écrit Michael Pollan dans Voyage aux confins de l’esprit : « À bien des égards, la thérapie psychédélique semblait davantage relever du chamanisme (…) que de la médecine moderne ».

    #hallucinogènes #trip #psychédélisme #révolution_intérieure #Foucault #LSD #drogue #thérapie

  • Un trafic démantelé entre la France et l’Espagne : 18 personnes interpellées et 3 400 pieds de cannabis saisis - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2020/10/10/un-trafic-demantele-entre-la-france-et-lespagne-9130297.php

    Dix-huit personnes ont été interpellées en France et en Espagne dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue entre les deux pays, a indiqué hier le procureur de Perpignan, David Cavaillé.

    Côté français, dix personnes ont été arrêtées le 5 octobre, sept ont été mises en examen dont six écrouées. Une personne est sous contrôle judiciaire.

    Côté espagnol, huit personnes ont été arrêtées, dont le producteur de #cannabis. Quatre sites de production ont été découverts dont le principal à proximité de Figuères, près de la frontière française. Quelque 3 400 pieds de cannabis, des véhicules et des objets de luxe , ainsi que 200 000 euros, ont été saisis.

    Un dealeur en Ferrari finira toujours par tomber.
    #idiots

  • Le saviez-tu ? → #éthologie de la #hiérarchie (trouvé sur FB)

    (C’est un long le saviez-tu, mais vous allez voir, ça vaut la peine.)
    Une étude a été menée dans les années 1990-2000 au laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy par Didier Desor. L’objectif était d’étudier l’aptitude à nager chez les rats. Dider Desor en a réuni six dans une cage dont l’unique issue débouche sur une piscine qu’il faut traverser pour atteindre une mangeoire qui donne des aliments.

    On a rapidement constaté que les six rats n’allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus :
    – 2 nageurs exploités
    – 2 non-nageurs exploiteurs
    – 1 nageur autonome
    – 1 non nageur souffre-douleur
    Les deux nageurs exploités vont chercher de la nourriture en nageant sous l’eau. Lorsqu’ils reviennent à la cage, les deux exploiteurs les frappent et leur enfoncent la tête sous l’eau jusqu’à qu’ils lâchent la bouffe. L’autonome est un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre travail. Le souffre-douleur est incapable de nager et incapable d’effrayer les exploités, donc il ramasse les miettes tombées lors des combats.

    L’expérience fut reconduite dans une vingtaine de cages. Et à chaque fois, la même structure, le même schéma que dans la première expérience :
    – 2 nageurs exploités
    – 2 non-nageurs exploiteurs
    – 1 nageur autonome
    – 1 non nageur souffre-douleur
    L’expérience aurait pu en rester là, mais les chercheurs poussèrent encore les investigations.

    On plaça six rats exploiteurs ensemble.
    Ils se battirent toute la nuit et au matin il y avait :
    – 2 nageurs exploités
    – 2 non-nageurs exploiteurs
    – 1 nageur autonome
    – 1 non nageur souffre-douleur

    On plaça six rats exploités ensemble. Les combats furent un peu moins violents, mais au matin il y avait :
    – 2 nageurs exploités
    – 2 non-nageurs exploiteurs
    – 1 nageur autonome
    – 1 non nageur souffre-douleur

    On renouvela l’expérience avec six nageurs autonomes et six souffre-douleurs, et à chaque fois, le lendemain, on retrouva la même configuration.

    On poussa l’expérience un peu plus loin, avec deux cents rats. Ce fut la guerre toute la nuit. Trois rats furent retrouvés dépecés par leurs congénères. Les exploiteurs mirent en place une hiérarchie avec des lieutenants chargés de répercuter leur autorité sans même avoir besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.
    Les indépendants étaient moins nombreux mais laissés tranquilles pour une raison indéterminée.

    La dernière phase de l’expérience consista à analyser, grâce à une autopsie, les cerveaux de l’ensemble des rats.
    Les plus stressés n’étaient ni les souffre-douleurs, ni les exploités
    ni les indépendants : c’était les exploiteurs. Il faut dire que s’ils perdaient leur statut d’exploiteurs, ils risquaient de devoir aller bosser, on comprend leur stress.

    Il n’y a rien d’impossible à ce que les humains soient tributaires de ce type de phénomènes hiérarchiques. Mais il est assez mal vu d’enfermer des humains dans une cage pour vérifier. Sauf si on le transforme en téléréalité, là, ça passe, mais il faut que l’expérience soit très cadrée et la présence de caméras crée des biais, tout ça est fort compliqué. Néanmoins, si nous autres humains, qui ne sommes après tout que des mammifères comme les autres, sommes sujets aux mêmes types de phénomènes, alors quel que soit le système de gouvernance, on retrouvera toujours plus ou moins les mêmes répartitions de population.

    L’expérience avec les rats montrent tout de même deux « détails » intéressants :
    – plus la population est nombreuse, plus la cruauté envers les souffre-douleurs est grande.
    – l’administration d’anxiolytiques ne modifie pas la hiérarchie quand elle est déjà établie mais crée un plus grand nombre de rats exploités si l’administration se fait avant la structuration de la hiérarchie.

    Je vous laisse en tirer d’éventuelles conclusions plus ou moins hâtives.

  • Le Centre d’Action Laïque refuse une nouvelle tentative de mettre les femmes sous tutelle
    https://www.laicite.be/centre-daction-laique-refuse-nouvelle-tentative-de-mettre-femmes-tutelle

    Ce texte, signé par l’ancien président du Spa John Crombez et la députée NVA Valérie Van Peel, voudrait protéger in utero les futurs enfants dont les mamans boivent, se droguent ou souffrent de troubles psychiques. Louable intention, sauf que les moyens prévus sont, non seulement humainement atroces, mais totalement inadaptés à ces situations. Les assuétudes cela se soigne, avec un accompagnement et des produits de substitution pas par un sevrage abrupt, qui non seulement ne fonctionne jamais, mais engendre de terribles souffrances physiques, pour la future maman et donc pour l’enfant qu’elle porte. Ces députés devraient écouter les soignants qui accompagnent ces femmes pendant leur grossesse, mais qui doivent les renvoyer à leur solitude. Car, chez nous, il n’y a pas de financement pour les garder (...)

    #belgique #drogues #politique #sexisme

  • Hors-Série - Des entretiens filmés avec de la vraie critique dedans
    https://www.hors-serie.net/Aux-Ressources/2018-03-03/Heroine-la-catastrophe-invisible-id290

    Des entretiens filmés avec de la vraie critique dedans. Dans cet entretien on retrace ensemble les grandes étapes de l’histoire sociale, culturelle et politique de l’héroïne en France, « la Découverte » (1964-1973), « la Bascule » (1973-1987) et « le Reflux » (1988-1996), pour saisir comment l’héroïne connaît « une transformation totale, passant du statut de produit “chic”, valorisé, voire médicalement approuvé, à celui de monstre épidémique. En changeant de statut social, ou plus exactement, d’univers culturel et social d’ancrage, elle change aussi de statut politique, institutionnel, imaginaire ». — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?zfv3ug&quot ; (...)

    #addictions #drogues #partage_collegues #rdr

  • Hydroxychloroquine (Plaquenil®) et substances psychoactives : message à l’attention des usagers de drogues et aux patients sous traitements psychoactifs
    CENTRE D’ADDICTOVIGILANCE DE PARIS (CEIP-A), le 26 mars 2020
    http://addictovigilance.aphp.fr/2020/03/26/hydroxychloroquine-plaquenil-substances-psychoactives-message-

    L’hydroxychloroquine est une substance torsadogène (troubles du rythme graves). En association avec d’autres substances torsadogènes, le risque est accentué :

    -Substances illicites : Vous prenez des drogues ? Il faut savoir que certaines substances psychoactives dont la cocaïne, les amphétamines et le cannabis sont toutes susceptibles d’être arythmogènes.
    -Substances médicamenteuses : vous êtes sous MSO (méthadone ou buprénorphine), sachez que le Plaquenil® peut augmenter le risque de troubles du rythme.

    Vous prenez du tramadol, sachez qu’il existe également ce risque cardiaque. De même si vous êtes traités par hydroxyzine, antidépresseurs (imipramine, mirtazapine, fluoxétine, citalopram, clomipramine, sertraline, venlafaxine), et antipsychotiques (clozapine, quétiapine, risperidone, aripiprazole, prométhazine, haloperidol, cyamemazine)

    #coronavirus #addictions #chloroquine #psychotropes #drogues

  • Spatio‐temporal assessment of illicit drug use at large scale: evidence from 7 years of international wastewater monitoring - González‐Mariño - - Addiction - Wiley Online Library
    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/add.14767


    Figure 6: 2011–17 total average number of doses/1000 people/day

    Abstract

    Background and aims
    Wastewater‐based epidemiology is an additional indicator of drug use that is gaining reliability to complement the current established panel of indicators. The aims of this study were to: (i) assess spatial and temporal trends of population‐normalized mass loads of benzoylecgonine, amphetamine, methamphetamine and 3,4‐methylenedioxymethamphetamine (MDMA) in raw wastewater over 7 years (2011–17); (ii) address overall drug use by estimating the average number of combined doses consumed per day in each city; and (iii) compare these with existing prevalence and seizure data.

    Design
    Analysis of daily raw wastewater composite samples collected over 1 week per year from 2011 to 2017.

    Setting and Participants
    Catchment areas of 143 wastewater treatment plants in 120 cities in 37 countries.

    Measurements
    Parent substances (amphetamine, methamphetamine and MDMA) and the metabolites of cocaine (benzoylecgonine) and of Δ9‐tetrahydrocannabinol (11‐nor‐9‐carboxy‐Δ9‐tetrahydrocannabinol) were measured in wastewater using liquid chromatography–tandem mass spectrometry. Daily mass loads (mg/day) were normalized to catchment population (mg/1000 people/day) and converted to the number of combined doses consumed per day. Spatial differences were assessed world‐wide, and temporal trends were discerned at European level by comparing 2011–13 drug loads versus 2014–17 loads.

    Findings
    Benzoylecgonine was the stimulant metabolite detected at higher loads in southern and western Europe, and amphetamine, MDMA and methamphetamine in East and North–Central Europe. In other continents, methamphetamine showed the highest levels in the United States and Australia and benzoylecgonine in South America. During the reporting period, benzoylecgonine loads increased in general across Europe, amphetamine and methamphetamine levels fluctuated and MDMA underwent an intermittent upsurge.

    Conclusions
    The analysis of wastewater to quantify drug loads provides near real‐time drug use estimates that globally correspond to prevalence and seizure data.

    article en libre accès

  • Mapping international drug use through the world’s largest wastewater study — ScienceDaily

    https://www.sciencedaily.com/releases/2019/10/191023093445.htm

    A seven-year project monitoring illicit drug use in 37 countries via wastewater samples shows that cocaine use was skyrocketing in Europe in 2017 and Australia had a serious problem with methamphetamine.

    In a paper released today in Addiction, researchers from 41 international institutions released their findings after analysing sewage samples from 60 million people between 2011 and 2017, the largest wastewater-based study undertaken in the world.

    University of South Australia chemist Dr Richard Bade — one of the lead authors — says Adelaide, Canberra and Toowoomba were the three Australian cities monitored among 120 cities worldwide.

    In 2017, Adelaide’s wastewater was monitored for a week, revealing between 507 and 659 milligrams of methamphetamine per 1000 people each day. In contrast, both Canberra and Toowoomba recorded levels of between 271-331 milligrams of methamphetamine.

    #drogue #cartographie

    • Voir aussi:
      https://seenthis.net/messages/773781
      https://seenthis.net/messages/807126

      #cocaine #MDMA #methamphetamine #ecstasy #drogues #Mass_spectrometry #Science

      Article original:

      Spatio‐temporal assessment of illicit drug use at large scale: evidence from 7 years of international wastewater monitoring.
      Iria González‐Mariño, Jose Antonio Baz‐Lomba, Nikiforos A. Alygizakis, Maria Jesús Andrés‐Costa, Richard Bade, Leon P. Barron, Frederic Been, Jean‐Daniel Berset, Lubertus Bijlsma, Igor Bodík, Asher Brenner, Andreas L. Brock, Daniel A. Burgard, Erika Castrignanò, Christophoros E. Christophoridis, Adrian Covaci, Pim Voogt, Damien A. Devault, Mário J. Dias, Erik Emke, Despo Fatta‐Kassinos, Ganna Fedorova, Konstantinos Fytianos, Cobus Gerber, Roman Grabic, Stefan Grüner, Teemu Gunnar, Evroula Hapeshi, Ester Heath, Björn Helm, Félix Hernández, Aino Kankaanpaa, Sara Karolak, Barbara Kasprzyk‐Hordern, Ivona Krizman‐Matasic, Foon Yin Lai, Wojciech Lechowicz, Alvaro Lopes, Miren López de Alda, Ester López‐García, Arndís S. C. Löve, Nicola Mastroianni, Gillian L. McEneff, Rosa Montes, Kelly Munro, Thomas Nefau, Herbert Oberacher, Jake W. O’Brien, Kristin Olafsdottir, Yolanda Picó, Benedek G. Plósz, Fabio Polesel, Cristina Postigo, José Benito Quintana, Pedram Ramin, Malcolm J. Reid, Jack Rice, Rosario Rodil, Ivan Senta, Susana M. Simões, Maja M. Sremacki, Katarzyna Styszko, Senka Terzic, Nikolaos S. Thomaidis, Kevin V. Thomas, Ben J. Tscharke, Alexander L. N. Nuijs, Viviane Yargeau, Ettore Zuccato, Sara Castiglioni, Christoph Ort
      Addiction, 2019
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/add.14767

  • Science décalée : l’eau des WC révèle le niveau de vie
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/sante-science-decalee-eau-wc-revele-niveau-vie-78006


    Les riches, ces gros pochtrons !

    Alors que les biomarqueurs du tabac sont répartis de façon équitable dans la population, ceux de l’alcool sont fortement corrélés à trois indicateurs : les personnes ayant un haut niveau de revenu, celles occupant un poste de manager et celles habitant un logement à loyer élevé. Autrement dit, les personnes aisées boivent plus, « la consommation d’alcool étant un marqueur de statut social », affirment les auteurs. De même, « la consommation de café semble fortement associée à un niveau d’éducation élevé et à une bonne aisance financière ». Une conclusion en contradiction avec le stéréotype qui veut que les personnes défavorisées se saoulent davantage.

    • Pour une étude publiée dans la revue PNAS, des chercheurs de l’université du Queensland et de l’Institut de recherche norvégien de l’eau ont prélevé quotidiennement durant une semaine des échantillons d’eau usée provenant de 22 stations d’épuration australiennes représentant 21 % de la population, puis ils ont croisé les données avec celles d’un recensement concomitant. Les chercheurs ont ainsi pu comparer la composition de l’eau avec les données socio-économiques issues du recensement, comme l’âge, le niveau d’éducation et de revenu, le taux d’emploi ou la qualité du logement. Quelque 43 biomarqueurs ont ainsi été passés au crible et les chercheurs ont découvert des corrélations parfois étonnantes, mais aussi des constatations assez logiques.
      Alimentation

      Davantage de biomarqueurs de vitamine B se trouvent dans les urines des personnes aisées, ce qui atteste d’une alimentation plus diversifiée, notent les chercheurs. Les auteurs ont également constaté une forte corrélation entre la consommation de fibres et le niveau d’éducation

      Médicaments

      La consommation d’opioïdes est à peu près équitablement répartie selon le niveau de vie et l’âge. Avec deux exceptions : la morphine, dont la consommation augmente significativement quand on vieillit (révélant une plus forte fréquence de maladies chroniques), et le tramadol, très courant chez les ouvriers (sans doute plus exposés aux douleurs au travail). L’analyse des biomarqueurs d’antidépresseurs est elle aussi très révélatrice. De manière générale, ces derniers sont davantage présents chez les populations défavorisées, mais chaque antidépresseur semble avoir sa cible privilégiée

      #pauvreté #richesse #inégalités #addictions

    • Ca me rappelle cet article :

      Estimation of illicit drugs consumption by wastewater analysis in Paris area (France).
      Karolak S, Nefau T, Bailly E, Solgadi A, Levi Y. Forensic. Sci. Int. 200:153-160 (2010)
      https://seenthis.net/messages/773781

      Cocaine and its major metabolite benzoylecgonine (BZE), amphetamine, 3,4-methylenedioxymethamphetamine (MDMA) and buprenorphine were measured in raw water and WWTP effluent using HPLC-MS/MS after SPE extraction. Amphetamine was rarely detected. Cocaine and BZE were quantified at levels from 5 to 282 ng L(-1) and 15 to 849 ng L(-1), respectively. MDMA and buprenorphine concentrations remained under 20 ng L(-1). Cocaine consumption was estimated from cocaine or BZE concentrations measured in raw water and the results showed significant difference in drug taking during week or weekend. The estimated doses observed in this study are lower than those reported for others countries, especially Spain and Italy. MDMA consumption was estimated at lower levels than cocaine.

      #cocaine #MDMA #drogues #France #Mass_spectrometry #Science

  • Toutes ces critiques sur le gaz hilarant (N2O), c’est avant tout une posture autoritaire réactionnaire.
    Ces maires cherchent l’ordre à outrance, ce qu’il font s’apparente au controle des masses, le contrôle des jeunes.
    Ils ne devraient pas avoir ce type de pouvoir.
    C’est pas des outils juridiques pour protéger, c’est pour normaliser.

    A mon petit niveau, je trouve juste chiant de trouver les capsules sur la chaussée, car elles sont éjectées vers la piste cyclable pour rejoindre les feuilles mortes et les éclats de verre et c’est encore les même qui trinquent (ça fait glisser les vélos).
    Si on infligeait la même chose aux 4 roues, il faudrait répandre des clous et de l’huile sur la chaussée... une idée pour la prochaine vélorution....
    Mais je reste néanmoins POUR l’usage du N2O, faut pas déconner.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/28/des-maires-s-alarment-de-la-hausse-de-la-consommation-de-gaz-hilarant_550352

    #protoxyde #drogues #jeunes #velo #cycliste #velorution #maire #sherif

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • Tex Williams - Smoke ! Smoke ! Smoke ! (That Cigarette) 1947
    https://www.youtube.com/watch?v=65_-vNtWLLs

    La chanson du générique du film Thank You for Smoking .

    Now I’m a fellow with a heart of gold
    With the ways of a gentleman I’ve been told
    The kind of fellow that wouldn’t even harm a flea

    But if me and a certain character met
    The guy that invented the cigarette
    I’d murder that son-of-a-gun in the first degree

    ’Course, it ain’t cause I don’t smoke myself
    And I don’t reckon they hinder your health
    I’ve smoked them all my life and I ain’t dead yet

    But nicotine slaves are all the same
    At a pettin’ party or a poker game
    Everything’s gotta stop while they smokes a cigarette

    (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
    (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
    Tell St. Peter at the Golden Gate
    That you hates to make him wait
    You’ve gotta have another cigarette

    In a game of chance the other night
    Old Dame Fortune was doin’ me right
    The kings and the queens just kept on comin’ around

    I got a full and I bet ’em high
    But my bluff didn’t work on a certain guy
    He just kept on raisin’ and layin’ that money down

    He’d raise me, I’d raise him
    I sweated blood, you gotta sink or swim
    He finally called, didn’t raise the bet

    I said “aces full pal, how ’bout you?”
    He said “I’ll tell you in just a minute or two
    Right now, I just gotta have myself a cigarette”

    (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
    (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
    Tell St. Peter at the Golden Gate
    That you hates to make him wait
    You’ve gotta have another cigarette

    The other night I had me a date
    With the cutest little gal on East 50 States
    One ’em high-bred, uptown, fancy little dames

    She said she loved me and it seemed to me
    That everything’s bout like it oughta be
    So hand in hand we strolled down lover’s lane

    She was oh so far from a chunk of ice
    Our smoochin’ party was goin’ real nice
    So help me, Hannah I’m thinking I’ve been there yet

    I give her a kiss, a little squeeze
    She said, “Tex, excuse me please
    But I just gotta have a filtered cigarette”

    (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
    (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
    Tell St. Peter at the Golden Gate
    That you hates to make him wait
    You’ve just gotta have another cigarette

    #musique #santé #drogues

  • 2017 : 140,4 tonnes de cocaïne saisie dans l’union européenne Eric Steffens, Belga, 6 Mai 2019
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/06/06/le-port-d_anvers-une-des-principales-portes-dentee-de-la-cocain

    Plus de 104.000 saisies de cocaïne ont été signalées dans l’UE en 2017 (contre 98.000 en 2016), pour un total de 140,4 tonnes, soit environ le double de la quantité saisie en 2016 (70,9 tonnes).

    La Belgique, avec 45 tonnes saisies en 2017, arrive en tête des pays d’Europe, devant l’Espagne (41 tonnes), la France (17,5 tonnes) et les Pays-Bas (14,6 tonnes).
"La cocaïne entre en Europe par de nombreux itinéraires et des moyens variés, mais la croissance du trafic de gros volumes dans des conteneurs de transport maritime constitue un défi majeur", expose l’agence européenne sur les drogues.
"Les niveaux estimés de pureté de la cocaïne vendue au détail sont les plus élevés qui aient été observés au cours de la décennie, ce qui tend également à indiquer une disponibilité accrue de cette drogue", ajoute l’agence.
    Anvers et Amsterdam, mais aussi Bristol ou Barcelone, figurent parmi les villes d’Europe où sont décelées les plus grandes quantités de résidus de cocaïne dans leurs eaux usées.

    Le trafic de cocaïne apparait en outre de plus en plus concurrentiel, avec des groupes de petite taille et des individus qui se servent de plus en plus des médias sociaux, des marchés du « darknet » et des techniques de chiffrement.

    « Sur le marché de la cocaïne, l’esprit d’entreprise se manifeste au travers de méthodes de distribution innovantes : des ’centres d’appel’ emploient des coursiers qui assurent une livraison rapide et flexible. Ces méthodes, reflets d’une possible ’ubérisation’ du commerce de la cocaïne, illustrent le caractère compétitif du marché, au sein duquel les revendeurs rivalisent en proposant des services allant au-delà du produit proprement dit », analyse l’Observatoire.

    Quant à l’héroïne, la quantité saisie dans l’UE a augmenté de plus d’une tonne en 2017 pour atteindre 5,4 tonnes. Une préoccupation croissante concerne les opioïdes de synthèse, dont onze nouveaux types ont été détectés en Europe en 2018.

    Le cannabis, lui, est désormais la substance que les nouveaux patients admis dans les services spécialisés de traitement pour usage de drogues citent le plus souvent comme raison principale de leur prise de contact.
Concernant les drogues de synthèse, 21 laboratoires de MDMA - le principe actif de l’ecstasy - ont été démantelés dans l’UE, contre 11 en 2016, tous aux Pays-Bas. Un déversement de produits chimiques suggérant la production de MDMA a été signalé en Belgique.

    Les dernières données montrent que la teneur en MDMA des comprimés d’ecstasy a atteint un pic décennal en 2017, avec une estimation de 6,6 millions de comprimés de MDMA saisis dans l’UE, soit le chiffre le plus élevé depuis 2007.

    Les données disponibles indiquent également que la production d’amphétamine se concentre principalement en #Belgique, aux #Pays-Bas et en #Pologne ainsi que, dans une moindre mesure, dans les #États_baltes et en #Allemagne.

    #concurrence #innovation #distribution #ubérisation #service #compétitivité #centre_d_appels #médias_sociaux #commerce #drogue #cocaïne #drogues #santé #addiction #société

  • LE #CANNABIS 4/5 - La fin du consensus - Radio - Play RTS
    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/le-cannabis-45-la-fin-du-consensus?id=10388250

    Une fois par année se tient à Vienne la Conférence de lʹ#ONU sur les #drogues. Lors de la dernière session, en mars, lʹambiance était particulièrement tendue. Car la récente légalisation du cannabis au Canada a durci les fronts entre les pays ouverts à une régulation et ceux qui prônent une répression sévère. Les milieux de la prévention suisses étaient présents pour faire avancer lʹidée dʹune nouvelle approche des drogues. Tout comme les pays latino-américains, affectés par le trafic de drogue et dont beaucoup veulent aussi changer de paradigme.

  • Flandres : Les médecins doivent demander à leurs patients s’ils sniffent de la coke ? Yves Delepeleire, traduit par Herve Voglaire Sanchez Daardaar
    https://daardaar.be/rubriques/societe/les-medecins-doivent-demander-a-leurs-patients-sils-sniffent-de-la-coke

    Les accros aux drogues stimulantes telles que la cocaïne et les amphétamines sollicitent plus d’aide que les personnes dépendantes au cannabis.

    Parmi tous les toxicomanes qui se sont présentés dans des centres de thérapie en Flandre en 2017, près d’un sur quatre déclare surtout être accro à la cocaïne. Ces dernières années, le nombre d’accros à la cocaïne dans les centres d’accueil est monté en flèche. Au point que les personnes dépendantes aux drogues stimulantes dépassent désormais les fumeurs de cannabis. Il ressort du nouveau rapport de l’Association flamande des centres de traitement pour la période 2016-2017 que cette tendance, amorcée en 2015, prend de l’ampleur.

    Si le nombre de consommateurs de cannabis à problèmes reste élevé, Paul Van Deun, psychologue clinique au sein de l’organisation De Spiegel, estime que le plafond est atteint, tandis que le nombre de cocaïnomanes à problèmes risque au contraire d’augmenter.

    « Ces drogues vont de pair avec la frénésie de la société actuelle », affirme Van Deun. « La cocaïne est par ailleurs facile à trouver, et les problèmes qui en découlent sont encore négligés. De nombreux consommateurs ne se sentent pas dépendants car ils en prennent seulement le week-end, or le week-end venu, ils ne savent plus s’en passer et n’ont réellement les pieds sur terre que le mercredi. Le vendredi, ils commencent à consommer et continuent durant tout le week-end. Le lundi et le mardi, ils doivent récupérer. Dès le jeudi, ensuite, ils éprouvent le besoin d’en reprendre. »

    Van Deun voit des similitudes avec le début des années 2000, lorsque le nombre de consommateurs de cannabis à problèmes s’est envolé dans le milieu des services d’aide. Au même titre que la poudre blanche actuellement, on considérait à l’époque que fumer un petit joint n’était pas bien grave « Il y a néanmoins une différence », précise-t-il. « Au début des années 2000, les consommateurs de cannabis étaient surtout orientés par la justice. À présent, les consommateurs de cocaïne cherchent de l’aide de leur propre chef, ce qui en soi est une bonne chose. Plus le nombre de cocaïnomanes présents dans les centres de traitement augmente, plus nous aurons une image fidèle de la réalité du problème. »

    Reste que selon lui, les responsables de la prise en charge en première ligne manquent l’occasion d’aiguiller les cocaïnomanes plus rapidement. « C’est à peine si nous accueillons des personnes envoyées par leur médecin traitant. Aujourd’hui, les généralistes demandent généralement à leurs patients s’ils fument ou s’ils boivent. Ils feraient bien d’inclure d’autres drogues dans leurs questions. Les symptômes de la consommation de cocaïne ne sont pas visibles au premier regard, mais les séquelles peuvent s’avérer douloureuses, comme c’est notamment le cas de la perforation de la cloison nasale. Si l’on ne pose pas la question, il sera impossible de déceler ce type de problèmes. »

    Van Deun se montre en outre pessimiste quant à la possibilité d’écourter la durée de traitement dans les soins liés à la dépendance. En effet, le nombre de thérapies ne cesse de croître, tandis que le personnel ne connait pas la même évolution. « Les centres sont constamment contraints de faire du résultat, faute de quoi ils seraient privés de financement. Si le patient ne se présente pas car il n’est pas motivé, la pression devient grande lorsque l’on appelle le suivant sur la liste d’attente. »

    #Flandres #société #drogue #cocaïne #drogues #santé #addiction #cocaine #société #cannabis

  • #Royaume-Uni : de la #cocaïne retrouvée dans des #crevettes d’#eau douce - 02/05/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2019/05/02/royaume-uni-de-la-cocaine-retrouvee-dans-des-crevettes-deau-douce,8176409.

    Ce n’est pas la première fois que des traces de cocaïne sont retrouvées dans des animaux de #rivières. En juin 2018, dans la revue Science of the Total Environment, des résidus de #drogues ont été découverts dans des #anguilles. Or la cocaïne est néfaste même pour les poissons. A cause de la drogue qui s’accumulait dans leur cerveau, leur peau et leurs muscles, les anguilles étaient hyperactives. Leurs fonctions principales étaient altérées.

  • Pourquoi d’anciens policiers et gendarmes prônent la #dépénalisation de l’usage des #drogues et du #cannabis - Basta !
    https://www.bastamag.net/Pourquoi-d-anciens-policiers-et-gendarmes-pronent-la-depenalisation-de-l-u
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7224.jpg?1553859723

    D’anciens policiers et gendarmes qui demandent la dépénalisation de l’usage des drogues ? Le collectif « Police contre la prohibition », créé récemment, dénonce les effets pervers de la politique répressive mise en œuvre depuis un demi-siècle en France, et la nouvelle mesure prévoyant une amende forfaitaire pour l’usage de #stupéfiants. Par facilité, la répression cible principalement les simples usagers plutôt que les réseaux de trafiquants. Ces usagers, souvent criminalisés pour une simple consommation de cannabis, encombrent commissariats et palais de justice, aux dépens d’une véritable prévention. Rencontre.

  • 10 000 morts au #Canada en 3 ans : l’association des utilisateurs de #drogues en croisade contre les surdoses
    http://www.rcinet.ca/fr/2019/04/12/crise-des-opioides-association-canadienne-des-personnes-utilisatrices-de-drog

    Pour la seule année 2016, il y a eu près de 3000 morts, avec une moyenne d’hospitalisation quotidienne de 16 personnes.

    #santé #opioïdes

  • #Eels in #Thames ’left hyperactive due to high levels of #cocaine in water’ | #London Evening Standard
    https://www.standard.co.uk/news/london/eels-in-thames-left-hyperactive-due-to-high-levels-of-cocaine-in-water-a

    London’s water treatment plants are failing to filter out the class A drug, while downpours are overwhelming waste plants and carry sewage into the river.

    "Increases in #caffeine, cocaine and #benzoylecgonine were observed 24 hours after #sewer #overflow events,” the reseachers said.

    "Concentrations of cocaine and benzoylecgonine remained high in wastewater across the week with only a minor increase over the weekend, which is not consistent with other cities, “ the reseachers said in a paper.

    “London is known as one of the highest consumers of cocaine.”

    • Ca me rappelle cet article :

      Estimation of illicit drugs consumption by wastewater analysis in Paris area (France).
      Karolak S, Nefau T, Bailly E, Solgadi A, Levi Y. Forensic. Sci. Int. 200:153-160 (2010)
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20447786

      Cocaine and its major metabolite benzoylecgonine (BZE), amphetamine, 3,4-methylenedioxymethamphetamine (MDMA) and buprenorphine were measured in raw water and WWTP effluent using HPLC-MS/MS after SPE extraction. Amphetamine was rarely detected. Cocaine and BZE were quantified at levels from 5 to 282 ng L(-1) and 15 to 849 ng L(-1), respectively. MDMA and buprenorphine concentrations remained under 20 ng L(-1). Cocaine consumption was estimated from cocaine or BZE concentrations measured in raw water and the results showed significant difference in drug taking during week or weekend. The estimated doses observed in this study are lower than those reported for others countries, especially Spain and Italy. MDMA consumption was estimated at lower levels than cocaine.

      #cocaine #MDMA #drogues #France #Mass_spectrometry