• Droit au logement : « L’extrême droite transforme un combat social en combat identitaire », alerte Eddie Jacquemart, président de la CNL - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/societe/bilan-macron/droit-au-logement-lextreme-droite-transforme-un-combat-social-en-combat-ide

    Alors que près de trois millions de personnes ont fait une demande de #logement_social, Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement (CNL), alerte sur les politiques pro-marché qui nourrissent la colère sociale et ouvrent un espace à l’#extrême droite.

    https://justpaste.it/n891m

    #logement #Droit_au_logement #conscience_sociale_triangulaire

  • AAH : pourquoi les bénéficiaires peinent à obtenir la garantie Visale en 2026
    https://www.tuxboard.com/aah-pourquoi-les-beneficiaires-peinent-a-obtenir-la-garantie-visale-en-202

    Créée par Action #Logement, la garantie #Visale constitue une #caution locative gratuite. Elle rassure les propriétaires en garantissant le paiement des #loyers en cas d’impayés. Ce dispositif s’adresse notamment aux jeunes de moins de 30 ans et aux salariés précaires.

    Pourtant, dans les faits, certains profils restent à l’écart de ce mécanisme protecteur. Les personnes en situation de handicap, malgré des revenus réguliers, peinent à obtenir cette garantie. Cette situation crée une forme d’exclusion silencieuse sur le marché locatif.

    De plus, les critères d’éligibilité ne prennent pas toujours en compte la réalité des ressources perçues. Les revenus issus des prestations sociales sont parfois mal interprétés par le système. Ainsi, des milliers de personnes se retrouvent sans solution de cautionnement. [Près de 1,2 million de personnes perçoivent l’#AAH]

    #accès_au_logement #droit_au_logement

  • Calvairate, l’isola di fronte alla marea della gentrificazione di Milano
    https://irpimedia.irpi.eu/senzasegnaledue-calvairate

    Mentre Milano promette quartieri vivi, inclusivi e brulicanti, a Calvairate vecchi abitanti e lavoratori fanno i conti con sfratti, precarietà e una città che cresce senza di loro L’articolo Calvairate, l’isola di fronte alla marea della gentrificazione di Milano proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Diritto_alla_casa
    https://irpimedia.irpi.eu/public/uploads/2026/02/senzasegnale-calvairate-cover.mp4

  • Pays Basque : Plus de 4200 personnes à Bayonne lors d’Auzolan, la journée du droit au logement
    https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bayonne_64102/pays-basque-plus-de-4200-personnes-a-bayonne-lors-d-auzolan-la-journee-du-droit


    Trois conférences ont eu lieu sur le droit au logement au Pays Basque. (©Alda)

    L’association Alda a organisé la deuxième édition de « la Journée du droit au logement ». Elle s’est tenue à Bayonne les 10 et 11 octobre. Elle a réuni plus de 4200 personnes. Durant ces deux jours, un village associatif a été mis en place avec plus de 40 structures ainsi que 3 conférences.

    Tout au long de ces deux journées, la place Patxa à Bayonne était très animée. Le grand public a pu venir se renseigner dans le village associatif réparti en plusieurs espaces thématiques : chercher un logement en location, être accompagné pour défendre ses droits, accéder à la propriété sans spéculer, construire autrement, consommer autrement et se mobiliser ici comme ailleurs.

    #droit_au_logement #logement #loyer

    • RIFIUTI ? UNA RISORSA

      Questo volume rappresenta un riassunto di carattere divulgativo di problematiche ambientali ben note e già studiate in maniera approfondita; vuole essere semplicemente uno strumento di diffusione della cultura ambientale e un aiuto, suggerimento per le Amministrazioni Locali ed i cittadini, affinché possano sensibilizzarsi ulteriormente di fronte alle problematiche sorte con la società consumistica. Questo libretto potrebbe essere uno strumento per i Comuni per realizzare incontri partecipativi estesi alla cittadinanza, in maniera tale da spingere il singolo a dare il proprio contributo nel corretto comportamento riguardo la questione dei rifiuti, generando, sul medio lungo periodo, un beneficio sulla collettività in termine di salute e di risparmio economico. Il problema ambientale è un problema che riguarda tutti, per cui la responsabilità è collettiva e non individuale; a tal proposito la politica in genere ha un ruolo determinante come motore che inneschi e regoli comportamenti virtuosi nei cittadini, che a loro volta devono prendere coscienza di trattare l’ambiente come la propria persona o la propria casa.

      https://libri.editorialedelfino.it/prodotto/rifiuti-una-risorsa

      #livre

  • Le Conseil d’État rejette froidement le recours des occupant·es de la Gaîté Lyrique
    https://radioparleur.net/2025/04/07/le-conseil-detat-rejette-le-recours-des-occupants-de-la-gaite-lyrique

    La nouvelle est tombée. Le Conseil d’État publie son ordonnance ce lundi 31 mars rejetant le recours du Collectif des Jeunes du Parc de Belleville contre l’expulsion violente de la Gaîté Lyrique le 18 mars dernier. L’établissement était occupé par le Collectif depuis le 10 décembre 2024, afin de trouver des solutions d’hébergement pour les […] L’article Le Conseil d’État rejette froidement le recours des occupant·es de la Gaîté Lyrique est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Au_fil_des_luttes #Carousel_1 #anticolonialisme #conseil_d'état #droit_au_logement #droit_des_étrangers #immigration #justice #liberté #loi #mineurs_isolés #racisme

  • NOTE de la Plate-forme logement pour touTEs : Cherté et crise du logement
    https://www.droitaulogement.org/2025/03/note-de-la-plate-forme-logement-pour-toutes-cherte-et-crise-du-loge

    [N]ote d’analyse économique, relative à la crise du logement, ses causes et ses effets, réalisée par Pierre Concialdi, économiste, avec la plate-forme logement pour touTEs.

    Sommaire
    1. Des logements de plus en plus chers
    2. Des prix tirés par la spéculation foncière
    3. L’immobilier de rapport : un patrimoine fortement concentré
    4. De plus en plus de logements vacants malgré une crise d’offre
    5. L’envolée des loyers et des profits associés
    6. Chute des aides au logement depuis 2017
    7. L’État, générateur et profiteur du logement cher
    8. Paupérisation des locataires et hausse des taux d’effort
    9. Un nombre record d’expulsions en 2022

    #logement #logement_social #propriété_privée #locataires #loyers #crise_du_logement #allocation_logement #expulsion #droit_au_logement #APL #fiscalité #sans_abris #mal_logés #DALO #prioritaires_DALO #cadeaux_fiscaux #gentrification #rente_foncière #spéculation

    • Crise du logement : les impayés de loyers augmentent, les expulsions explosent en 2024
      https://www.europe1.fr/societe/crise-du-logement-les-impayes-de-loyers-augmentent-les-expulsions-explosent-

      Signe de l’aggravation de la crise du logement en France, les commissaires de justice ont constaté en 2024 une explosion des expulsions de locataires, en hausse de 87% sur un an, et des procédures juridiques pour #impayés de loyers toujours plus nombreuses.

      L’année dernière, 24.000 procès-verbaux d’expulsion de ménages ont été délivrés, contre 12.825 en 2023, selon des chiffres présentés jeudi par la Chambre nationale des commissaires de justice.

      Régis Granier, vice-président de la Chambre nationale des commissaires de justice, explique cette hausse par "une purge des dossiers bloqués par le Covid". A laquelle s’ajoute une "problématique de pouvoir d’achat et de crise du logement", selon Benoît Santoire, président de la chambre.

      Expulsions en forte hausse, loyers et charges de copropriété impayés… la crise du logement s’est aggravée en 2024
      https://www.leparisien.fr/immobilier/expulsions-en-forte-hausse-loyers-et-charges-de-copropriete-impayes-la-cr

      19 023 expulsions en présence des forces de l’ordre en France en 2023, soit 17 % de plus que l’année précédente.

    • UN LOGEMENT DÉCENT, STABLE, ABORDABLE POUR TOUTES ET TOUS ! NON AUX EXPULSIONS ET AU LOGEMENT CHER !
      https://www.ldh-france.org/un-logement-decent-stable-abordable-pour-toutes-et-tous-non-aux-expulsio

      Jamais depuis 50 ans, il n’y a eu autant de locataires menacé-es d’expulsion à l’approche de la fin de la trêve hivernale, ni autant de demandes HLM (2,6 millions), de mal-logé-es (4,2 millions), ni autant de sans-abris (350 000 dont des femmes, des enfants, des retraité-es…). Beaucoup de résident·es de foyers de travailleurs ou résidences sociales sont expulsé-es pour hébergement d’un·e proche.

      Non seulement les APL ont baissé et les prix de l’énergie ont flambé, mais depuis fin 2023, les loyers augmentent plus vite que l’inflation et les revenus ! Ainsi les locataires HLM et beaucoup de locataires du privé subissent en 2025 plus de 3% de hausse de loyer, alors que l’inflation se rapproche des 1%… Comparé aux loyers de 2023, les locataires et les résident-es paieront en 2025 un 13e mois de loyer en plus !
      Les jugements d’expulsions et les expulsions forcées sont massifs. Depuis la #loi_Kasbarian-Bergé, les locataires refusant de « s’auto-expulser » peuvent même être condamné·es à une amende pénale et les occupant·es sans titre de logements vacants sont mis·es à la rue, sans jugement, même en hiver !

  • #Italie : fuite en avant répressive du gouvernement #Meloni

    La #loi_1660, approuvé par les députés italiens en septembre 2024, envoyait un message clair : #ordre et répression. Elle dévoile toute sa dimension anti-sociale. Prévoyant de sanctionner plus fermement les #contestations, elle durcit également les conditions imposées aux détenus dans les prisons – et ouvre la voie aux entreprises dans le système pénitentiaire. Par Carlotta Caciagli, traduction Letizia Freitas [1].
    Radicalisation de mesures pré-existantes

    De nombreuses larmes de crocodile ont été versées, de Marco Minniti [ancien ministre de l’Intérieur NDLR] et Maurizio Lupi [ancien ministre des Infrastructures et des Transports NDLR] jusqu’au dernier maire ayant mis en application le décret Daspo [qui interdit d’accès à un lieu déterminé pour des raisons d’ordre public NDLR]. Parmi les voix qui, aujourd’hui, s’indignent, de nombreuses ont soutenu des décrets répressifs ces quinze dernières années.

    De quelle manière le débat a-t-il pu se détériorer au point que la question des inégalités sociales et de la pauvreté puisse être traitée comme un simple problème d’ordre public ? Les mesures auparavant en vigueur étaient déjà inadaptées et, à bien des égards, anticonstitutionnelles. Une détérioration ultérieure était difficile à imaginer, mais le gouvernement italien y est parvenu. Comment ? Principalement par des modifications ad hoc et quelque peu artificielles du code de procédure pénale.

    Le projet de loi intervient essentiellement dans trois domaines : gestion des comportements individuels et collectifs dans l’espace public, conditions imposées aux détenus dans les prisons et prérogatives des forces de l’ordre. Si chacune des mesures se traduit par une réduction des droits sociaux et humains, elle sous-traite également à des acteurs privés des tâches autrefois assumées par les pouvoirs publics.

    En ce qui concerne l’espace public et urbain, des actions telles que « l’occupation arbitraire d’immeubles destinés à l’habitation d’autrui » sont qualifiées de criminelles. Une peine allant de deux à sept ans de réclusion est prévue pour toute personne qui occuperait des habitations ou des dépendances (garages, jardins, terrasses). Le projet ne prévoit pas de circonstances atténuantes pour l’occupant, mais uniquement des circonstances aggravantes fondées sur le profil du propriétaire dont le bien est occupé.

    Mais sur cette mesure comme sur d’autres, il faut bien reconnaître que Giorgia Meloni ne part pas de zéro. L’ancien ministre Maurizio Lupi n’avait-il pas ouvert la voie à l’actuelle réforme avec le Piano Casa, ce décret de 2014 visant à protéger le droit de propriété des immeubles contre les mouvements sociaux en faveur du droit au logement ?

    L’introduction d’une règle surnommée « anti-Gandhi » est plus digne d’attention encore. Elle vise à punir d’emprisonnement quiconque bloque une route ou une voie ferrée. Si les participants sont nombreux – c’est-à-dire si l’action prend une dimension politique – les peines sont durcies. Si, au cours de la manifestation, des dommages (de toute nature, y compris morale) sont causés à des agents publics, la peine est majorée. Tout comme elle l’est si « la violence ou la menace est commise dans le but d’empêcher la réalisation d’un ouvrage public ou d’une infrastructure stratégique ».

    Stratégique, comme le pont du détroit de Messine, comme la Tav [Treno ad alta velocità, TGV, NDLR] Turin-Lyon, et comme tous les incinérateurs, gazéificateurs et bases militaires que l’on tente régulièrement d’implanter sur le territoire. De plus, le Code pénal sera à son tour modifié afin de punir davantage les auteurs de délits commis à proximité des gares.
    Américanisation du système pénitentiaire ?

    En ce qui concerne la prison, le projet de loi intervient de deux manières. Tout d’abord, en tentant de réglementer les émeutes dans les établissements pénitentiaires – caractérisées comme des actes de violence, de menaces ou de résistance aux ordres – en introduisant le délit de « résistance passive ». Par « résistance passive », il faut entendre « les conduites qui, compte tenu du nombre de personnes impliquées et du contexte dans lequel opèrent les agents publics ou les chargés d’une mission de service public, empêchent l’accomplissement des actes nécessaires à la gestion de l’ordre et de la sécurité ». Sont ainsi visées les révoltes contre la malnutrition et les conditions dégradantes d’incarcération.

    Mais il y a plus : désormais, l’organisation du travail des détenus est révisée par décret. Les initiatives de promotion du travail entendent davantage impliquer… les entreprises privées. En somme, il s’agit de préparer une force de travail docile et peu chère à se mettre au service du privé.

    Limitations généralisée des droits ? Pas pour les forces de l’ordre. En plus de permettre aux policiers et aux gendarmes de porter leur arme en-dehors des heures de service, le projet introduit la possibilité, sans aucune contrainte, pour le personnel de police, de s’équiper de « dispositifs de vidéosurveillance portables adaptés à l’enregistrement de l’activité opérationnelle et de son déroulement ». Des appareils qui peuvent également être utilisés dans n’importe quel lieu où sont détenues des personnes soumises à une restriction de leur liberté personnelle.

    Ces mesures pourront être financées grâce à une autorisation de dépenses pour les années 2024, 2025 et 2026. Pour promouvoir le travail en milieu carcéral, on y fait entrer les entreprises, tandis que pour les « body cam » des agents de la Police ferroviaire, l’addition sera payée par les contribuables…

    Face à une attaque aussi massive contre les droits individuels et sociaux, s’indigner et dénoncer les « mesures fascistes » ne suffira pas. Il est nécessaire de reconstruire des organisations professionnelles, des syndicats et des partis d’opposition. Un exercice face auquel l’opposition italienne bute depuis des décennies.

    Note :

    [1] Article initialement publié par notre partenaire Jacobin Italia sous le titre « La repressione è servita »,

    https://lvsl.fr/italie-fuite-en-avant-repressive-du-gouvernement-meloni
    #Giorgia_Meloni #répression #détention #conditions_de_détention #forces_de_l'ordre #police #privatisation #espace_public #criminalisation #occupation #Piano_Casa #Maurizi_Lupi #droit_de_propriété #droit_au_logement #anti-Gandhi #emprisonnement #blocage #américanisation #système_pénitentiaire #émeutes #résistance_passive #vidéosurveillance #Etat_policier

  • Expulsion du Bathyscaphe à Aubervilliers : la honte ! Relogement pour toutes et tous ! - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/expulsion-du-bathyscaphe-a-18974

    Ce vendredi 20 décembre 2024 au petit matin la police a expulsé le #squat Le Bathyscaphe à Aubervilliers. Les habitant⋅es, des familles avec enfants, des hommes et des femmes seul⋅es, ont été sommé⋅es de quitter les lieux par des dizaines de policiers, alors que les températures sont basses et à la veille des vacances scolaires.

    Ce qui a permis l’expulsion du lieu, normalement protégé par la trêve hivernale, c’est l’arrêté de péril pris par la municipalité d’Aubervilliers suite à l’incendie qui s’est déclaré dans une partie d’un des bâtiment le 5 décembre dernier. Un référé contre cette décision avait été déposé auprès du Tribunal administratif, alimenté de multiples attestations sur la non-dangerosité de l’entièreté du lieu.

    La préfecture n’a donc pas jugé nécessaire d’attendre la décision de justice, ni de prendre en compte les avis d’architectes, pour procéder à l’expulsion. Aujourd’hui, c’est une quarantaine de personnes, dont une quinzaine d’enfants, qui se retrouvent une nouvelle fois sans maison, renvoyé⋅es dans l’errance sans fin que leur imposent depuis plusieurs années les pouvoirs publics.

    Les habitant⋅es ont été emmené⋅es dans un gymnase de la ville, dans l’attente d’une décision « d’orientation » dont on sait pertinemment que ce sera la rue pour une grande majorité. Des familles ont elles reçues des propositions d’hébergement à priori par la préfecture pour quelques semaines, loin des écoles où sont scolarisé⋅es les enfants. Pour les hommes ils risquent d’être envoyés dans d’autres régions de France dans des hébergements temporaires.

    #logement #expulsion #droit_au_logement #luttes

  • « La première nuit dehors, le petit a fait pipi cinq fois, il tremblait » : le drame des enfants à la rue – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/logement/la-premiere-nuit-dehors-le-petit-a-fait-pipi-cinq-fois-il-tremblait-le-dr

    En proie au froid et à la honte, plus de 2 000 enfants [ou plus de 3000 selon d’autres estimations, ndc] vivent dehors en France. A Rennes, comme dans de nombreuses grandes villes en France, un collectif de parents d’élèves met à l’abri ces familles dans des écoles de la ville.

    https://justpaste.it/i7lb5

    #sans-abrisme #enfants #droit_au_logement #luttes

  • “Loger les DALOS” – Au pied du ministère, un #campement pour le #droit_au_logement !
    https://radioparleur.net/2024/12/10/loger-les-dalos-au-pied-du-ministere-un-campement-pour-le-droit-au-log

    Depuis le 26 novembre, le #DAL (Droit au #logement) a posé son campement au pied du #ministère_du_logement et de la Rénovation urbaine, sous les bureaux de la nouvelle ministre éphémère Valérie Létard, nommée par le gouvernement Barnier aujourd’hui démissionnaire. Les banderoles jaunes aux couleurs du collectif interpellent au loin : « 1 toit […] L’article “Loger les DALOS” – Au pied du ministère, un campement pour le droit au logement ! est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Au_fil_des_luttes #Carousel_1 #Non_classé #Toujours_en_lutte #au_fil_des_luttes #hébergement #lutte_sociale #mobilisation #paris #propriété #squat

  • Vers la fin du #logement_social à bas loyers ?
    https://metropolitiques.eu/Vers-la-fin-du-logement-social-a-bas-loyers.html

    Révélant l’ampleur des démolitions et privatisations de logements sociaux à bas loyers, Hadrien Herrault expose les transformations managériales qui contribuent à rendre toujours plus difficile l’accès au logement des ménages modestes. La #néolibéralisation des politiques du logement social est bien souvent présentée comme le passage d’un modèle de masse à un modèle résiduel, caractérisé par la réduction du parc et par sa spécialisation dans l’accueil des ménages les plus défavorisés (Harloe 1995). Pourtant, #Terrains

    / logement social, néolibéralisation, #privatisation, #démolition, #droit_au_logement, #bailleurs, (...)

    #Lille
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_herrault.pdf

  • Strasbourg. Quatre familles abritées dans un collège occupé
    https://www.rue89strasbourg.com/college-lezay-marnesia-mobilisation-illimitee-heberger-eleves-sans-

    80% des personnels enseignant et de vie scolaire ont fait #grève mardi 12 novembre pour obtenir l’hébergement de #collégiens sans-abri dans des logements de fonction vides. Face au refus réaffirmé par la Collectivité d’Alsace, les enseignants ont installé des familles dans les locaux.

    « C’est du jamais vu. » Devant le collège Lezay Marnésia, quartier Meinau, Octave, assistant d’éducation, vient de faire le compte des grévistes mardi 12 novembre. 80% des personnels enseignant et de vie scolaire sont mobilisés pour obtenir l’hébergement de huit élèves de leur établissement. Après trois jours d’#occupation d’un bâtiment, ils sont une trentaine devant le portail et attendent toujours une réaction de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), responsable des collèges d’Alsace et propriétaire d’une centaine de logements de fonction vides.

    Le soir même, la mobilisation montera encore d’un cran. Sans solution proposée par la CeA, ils décideront d’abriter quatre familles dans le CDI du collège, « jusqu’à ce qu’un hébergement leur soit proposé ». Céline, enseignante en histoire, résume la situation :

    « Nous avons conscience que notre place est en classe, devant nos élèves. Nous avons également conscience que la place de nos élèves n’est pas dans la rue. Nous allons remplacer aujourd’hui nos cours de français, de musique et de maths, par une leçon de #solidarité. Nous espérons qu’ainsi leur génération sera moins égoïste que la nôtre. Nous informons la CeA que nous nous lançons dans une mobilisation qui prendra fin avec la mise à l’abri de ces enfants. »

    #hébergement #droit_au_logement #lutte

    • [22 mètres carrés par famille] Strasbourg « Des familles précaires avec des enfants scolarisés » : des maisons de poche pour les sans-abri
      https://www.leparisien.fr/bas-rhin-67/des-familles-precaires-avec-des-enfants-scolarises-a-strasbourg-des-maiso.

      Ce sont 5 à 7 maisonnettes de 22 m2 chacune qui seront installées cet hiver au cœur du quartier huppé de la Robertsau à Strasbourg. « Nous avons choisi ces tiny houses pour y loger des familles précaires actuellement à la rue mais avec des enfants scolarisés », justifie Floriane Varerias, adjointe à la maire de Strasbourg (Bas-Rhin) en charge de la lutte contre la précarité. Montant de l’investissement : 480 000 euros avec une partie financée grâce au mécénat suite à une convention adoptée par le conseil municipal.
      La ville a fait le choix de ne pas équiper ces maisonnettes de toilettes et de douches individuelles, mais de sanitaires en commun.
      Selon un récent décompte de la ville, entre 800 et 900 personnes vivent à la rue dans la capitale alsacienne. La municipalité doit encore trouver l’association partenaire chargée de sélectionner les futurs résidents qui pourront bénéficier de ce logement.

    • La mairesse les loge dans les cabanes du marché de Noël dont les commerçants ne veulent plus ?
      480000/7 maisonnettes = 70.000€ pour 22m2 ultra précaire (ça durera pas 2 ans) sans chiotte ni douche et où jour et nuit faut sortir pour chier, même l’hiver quand on est un petit ?
      C’est bolloré ou bouygues qui empoche la mise pour construire ce taudis honteux ?

    • Strasbourg : Après la mobilisation de leurs profs, des collégiens sans-abri relogés
      https://www.20minutes.fr/societe/4129206-20241214-strasbourg-apres-mobilisation-profs-collegiens-abri-relog

      Il aura fallu un mois. Depuis le week-end du 11 novembre, des personnels du collège Lezay-Marnésia, à Strasbourg, étaient mobilisés afin que des solutions d’hébergement soient trouvées pour plusieurs de leurs élèves sans-abris. Certains avaient même dormi dans la salle des professeurs pendant plusieurs nuits… Ils ont annoncé vendredi en avoir obtenu de la part de la mairie.
      « Nous sommes très contents que les familles soient mises à l’abri, c’était notre priorité », a déclaré Emilie Gimenez, enseignante en histoire-géographie dans cet établissement situé dans le quartier de la Meinau. « C’est la mairie qui loge ces familles dans un logement intercalaire, dont le loyer sera payé par l’association les Petites roues », s’est-elle réjouie.

      « La mairie a pris ses responsabilités mais notre demande initiale était que les logements de fonction de la Collectivité européenne d’Alsace (le conseil départemental, gestionnaire des collèges) _puissent être utilisés dans des cas d’extrême urgence, donc on attend encore des réponses », a-t-elle précisé.
      Selon elle, un des logements de fonction du collège a depuis été utilisé par la Collectivité
      européenne d’Alsace (CeA) pour accueillir « des jeunes majeurs isolés » mais un autre est « toujours inoccupé ». « Il y a suffisamment de logements normalement pour loger ces jeunes majeurs et des familles d’élèves qui se retrouveraient en situation de précarité »_, a-t-elle estimé.

    • Quatre enfants SDF supplémentaires recensés à l’école Saint-Jean
      https://www.rue89strasbourg.com/enfants-sdf-supplementaires-ecole-saint-jean-323186

      Dans un communiqué diffusé jeudi 19 décembre, les parents et les enseignants mobilisés contre le #sans-abrisme de l’école Saint-Jean à Strasbourg indiquent que « deux parents et leurs 4 enfants de 10, 8, 6 et 3 ans dorment depuis vendredi 13 décembre dans leur voiture ». Selon leur comptage, « ce sont donc 12 enfants de l’école qui sont à la rue ».
      Pour ces parents d’élèves, « ces situations ne sont que la partie visible d’une urgence humaine qui concerne, chaque soir à Strasbourg, près de 200 enfants sans toit ». La Ville de Strasbourg a pu trouver une solution d’hébergement pour une mère et ses deux enfants de 6 et 3 ans, expulsés de leur hôtel le 29 novembre.

      Une cagnotte en ligne
      Mais les parents poursuivent une mobilisation entamée le 5 décembre pour venir en aide à toutes ces familles. Cette solidarité a déjà permis de collecter des vêtements et d’assurer des mises à l’abri temporaires. Une cagnotte a été mise en ligne pour subvenir aux besoins les plus urgents.
      Dans leur communiqué, les parents d’élèves indiquent qu’à « l’approche des vacances scolaires, laisser les familles sans solution est impensable et indigne. Les températures baissent, les fêtes de fin d’année approchent, et l’inaction ne peut être une réponse. » Ils appellent à des réponses concrètes et durables de la part des pouvoirs publics ».
      Ils préviennent également : « Parce que chaque enfant mérite de dormir sous un toit et de vivre dignement, nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que toutes les familles de l’école Saint-Jean ne soient plus à la rue ».



  • Un logement décent et sans condition pour la totalité des sans-abri en France !

    En septembre 2024, en France, plus de 390.000 personnes - dont bébés et personnes âgées - se retrouvent sans abri alors que l’hiver approche. Nous avons la capacité de débloquer des centaines de milliards d’euros en un seul clic pour soutenir l’économie. Nous pouvons donc agir de manière urgente pour les plus fragiles d’entre nous, à commencer par les sans-abri.

    Nous demandons une loi pour garantir au minimum 390.000 logements aux sans-abri, sans conditions de loyer ou de charges, dans un premier temps. Ces logements existent déjà : ils sont vacants et appartiennent à la République française. Une simple loi, à la fois humaine et logique, permettrait de les rendre accessibles.

    Pourquoi « dans un premier temps » ? Pour offrir un environnement stable où se reconstruire, progressivement, sans la pression des loyers et charges. Une fois cette étape franchie, les personnes pourront réintégrer pleinement la société et contribuer au paiement du loyer.

    Agir ainsi serait un acte fort de solidarité, donnant à la France une image d’espoir et d’humanité à l’échelle mondiale. Pour combattre la pauvreté d’une manière humaine et efficace.


    Publication : 20 / 09 / 2024
    Admissibilité : 10.000 en 6 mois


    Proposition amie : Pour que l’éradication de la pauvreté soit l’ambition de la décennie - https://politipet.fr/2657

    https://politipet.fr/2421
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-2421

    #logement #droit_au_logement

  • En Californie, la crise des sans-abri s’invite dans la campagne électorale
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/10/01/en-californie-la-crise-des-sans-abri-s-invite-dans-la-campagne-electorale_63


    La maire de Los Angeles, Karen Bass, dans un campement de rue, lors d’une opération de promotion du programme « Inside Safe » offrant le relogement de sans-abri dans des hôtels, à Los Angeles, le 26 septembre 2024. MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

    Une décision récente de la Cour suprême octroie désormais le droit aux municipalités de l’ouest du pays de criminaliser les personnes qui dorment dans la rue. Les démantèlements de tentes se multiplient, les démocrates souhaitant prouver aux républicains qu’ils savent gérer cette épineuse question.
    Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)

    Un tournant dans la crise des #sans-abri ? Depuis que la Cour suprême a décidé fin juin qu’il n’existait aucun droit constitutionnel à dormir dans la rue, les municipalités de l’Ouest américain commencent à démanteler les #campements, et notamment en #Californie, l’Etat qui compte quelque 186 000 homeless, soit un tiers des personnes sans logement aux Etats-Unis.

    Le 28 juin, la Cour suprême a renversé une jurisprudence de 2019 qui interdisait aux villes de criminaliser le fait de dormir dans un lieu public si elles n’étaient pas en mesure de proposer un hébergement aux sans-abri – ceci au nom du 8e amendement de la Constitution qui prohibe les châtiments « cruels et inhabituels ».

    La Cour a estimé que le 8e amendement ne s’appliquait pas à la situation des #homeless. Une décision majeure qui permet de nouveau aux municipalités d’imposer des #amendes voire des peines de #prison aux sans-abri, même si aucune solution d’hébergement n’est disponible.

    (...) En période électorale, les élus ne peuvent ignorer que le spectacle des homeless prostrés sur les trottoirs est un crève-cœur de plus en plus intolérable pour leurs concitoyens.

    https://justpaste.it/cf8dv

    #logement #droit_au_logement

  • Logement : « Le splendide isolement du gouvernement ne peut que conduire à renforcer la ségrégation et à approfondir la crise »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/08/logement-le-splendide-isolement-du-gouvernement-ne-peut-que-conduire-a-renfo

    Le mal-logement, qui touche près de quatre millions de personnes, et l’explosion du nombre de #sans-domicile (330 000 aujourd’hui, 2,3 fois plus qu’il y a dix ans) constituent les manifestations les plus visibles d’une crise du #logement qui n’affecte pas seulement les plus pauvres. L’explosion des prix de l’immobilier (le prix des logements anciens a été multiplié par trois depuis 1998, selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre) renforce les inégalités patrimoniales en même temps qu’elle pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, qui consacrent désormais plus du quart de leur budget à cette dépense contrainte.

    La crise rejaillit sur les entreprises, qui peinent à recruter dans les territoires où les prix des logements ont atteint des niveaux qui les rendent inaccessibles aux classes moyennes. Elle contribue à la crise écologique en repoussant ces dernières vers des espaces périurbains toujours plus lointains, au prix d’une #artificialisation_des_sols et d’une automobilité contrainte. Elle renforce enfin la ségrégation sociospatiale, dont on mesure chaque jour les effets délétères sur la cohésion sociale et les inégalités.

    Le « choc d’offre » annoncé par Gabriel Attal dans son discours de politique générale pour résoudre cette crise, décliné dans un projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables bientôt soumis au Parlement, laisse pour le moins circonspect. La promesse avait déjà été faite par le candidat Macron en 2017, mais les mesures adoptées depuis ont produit l’effet inverse.

    La ponction étatique sur les recettes des bailleurs sociaux, à hauteur de 1,3 milliard d’euros par an, a abouti à un effondrement de la construction HLM, passée sous le seuil des cent mille unités par an depuis 2020 (contre 126 000 en 2016). Combinée avec la hausse des taux d’intérêt, cette mesure a fait plonger la production neuve, qui a diminué de 35 % entre 2017 et 2023. Le gouvernement s’enferre ainsi dans une politique inefficace, restant sourd aux interpellations et aux propositions des acteurs du secteur comme aux analyses des chercheurs.

    Assouplissement des contraintes

    Le Conseil national de la refondation (CNR) logement, mis en place en septembre 2022, avait pourtant permis de rapprocher des acteurs aux intérêts éloignés, des promoteurs privés aux bailleurs sociaux en passant par les associations de défense des personnes mal logées. La concertation avait abouti à l’élaboration de nombreuses propositions visant à renforcer l’accès de toutes et tous à un logement digne, abordable et durable.

    La suite est connue : le ministre qui avait porté le CNR [Olivier Klein] a été exfiltré du gouvernement un mois après la fin de ses travaux, et son successeur [Patrice Vergriete] est resté en poste moins de six mois. Il a été remplacé en février dernier par Guillaume Kasbarian, dont les initiatives et les prises de position lorsqu’il était député laissaient peu de doute quant aux suites qui seraient données aux propositions du CNR.

    Le projet gouvernemental va aussi à rebours des connaissances établies par les chercheuses et les chercheurs, y compris lorsque celles-ci ont été réalisées à l’occasion de démarches évaluatives lancées par les administrations compétentes. C’est notamment le cas pour la #loi_SRU [loi solidarité renouvellement urbain] et son article 55 [qui vise à rééquilibrer l’offre de #logement_social sur l’ensemble du territoire], dont les effets et les limites ont été précisément mesurés à l’occasion de son 20e anniversaire.

    Le bilan aurait dû conduire à un durcissement des contraintes pesant sur les communes réfractaires au logement social. Au contraire, le gouvernement prévoit leur assouplissement, avec l’intégration des logements dits intermédiaires (s’adressant à des ménages dont les revenus dépassent les plafonds) dans les quotas de logements sociaux.

    « Préférence communale »

    Cet allégement de la loi SRU n’était demandé par personne, si ce n’est une poignée de maires de communes très favorisées qui transgressent délibérément la loi depuis de longues années, préférant payer des amendes plutôt que d’accueillir sur leur territoire du logement social. Le blanc-seing donné à ces élus délinquants, qui bénéficient d’une indulgence coupable de certains préfets, marque l’abandon de la principale mesure de l’arsenal législatif de la lutte contre la ségrégation résidentielle.

    La deuxième mesure annoncée par le premier ministre et reprise dans le projet de loi a été moins commentée, alors même que sa combinaison avec la première ne pourrait qu’amplifier la #ségrégation et réduire à néant les perspectives de mobilité résidentielle et d’accès à un logement digne pour des centaines de milliers de ménages. La promesse de « donner la main aux maires pour la première attribution des nouveaux logements sociaux construits sur leur commune » revient en effet à inscrire dans la loi une « préférence communale » qui est déjà une réalité dans de nombreux territoires, du fait d’arrangements informels entre élus, bailleurs sociaux et préfectures.
    Dans un contexte d’explosion des files d’attente à l’entrée du parc HLM (plus de 2,6 millions de personnes sont en attente d’un logement social en 2023), donner aux seuls maires la possibilité de choisir les locataires en limitera l’accès aux ménages déjà présents dans la commune et bloquera de façon corollaire les possibilités de mobilité de tous les autres.

    Ouvrir aux marchés financiers

    Au-delà de ces mesures affectant le logement social, c’est l’orientation austéritaire sous-tendant l’ensemble de la politique du logement menée depuis 2017 qui mérite d’être interrogée. L’effort public pour le logement a atteint un point historiquement bas : 1,6 % du produit intérieur brut en 2023, alors qu’il s’élevait à 2,2 % en 2010.

    Ce désengagement étatique s’accompagne d’incitations pressantes pour que les bailleurs sociaux vendent leur patrimoine. Depuis 2018, les tentatives se multiplient pour ouvrir le secteur aux marchés financiers, sans véritable succès jusqu’à présent – mais jusqu’à quand, compte tenu des pressions structurelles qui pèsent sur les bailleurs ? Comme le montrent, là encore, moult travaux scientifiques, les effets à moyen et long terme de ces politiques ne peuvent être que ravageurs.

    En enterrant les propositions du CNR et en restant sourde aux connaissances scientifiques solidement établies par les politistes, sociologues, géographes, économistes, etc., la politique du logement apparaît pour ce qu’elle est réellement : à l’antipode des principes de rationalité et de concertation sur lesquels le président comme le gouvernement prétendent fonder leur action, une politique guidée par une idéologie néolibérale et austéritaire. Ce splendide isolement ne peut que conduire à renforcer la ségrégation et à approfondir une crise du logement qui a déjà franchi plusieurs points de rupture, contribuant à dégrader durablement les vies de millions de nos concitoyens et la cohésion, y compris politique, du pays. Au moins les incendiaires sont-ils prévenus des conséquences de leurs décisions.

    Retrouvez ici la liste complète des signataires. https://sharedocs.huma-num.fr/wl/?id=4tAFm0kaPH2JzLRFuwaopsZjdR4pfquj&fmode=open
    Premiers signataires : Marine Bourgeois, maîtresse de conférences à Sciences Po Grenoble ; Anne Clerval, maîtresse de conférences à l’université Gustave-Eiffel ; Fabien Desage, maître de conférences à l’université de Lille ; Renaud Epstein, professeur des universités à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye ; Pierre Gilbert, maître de conférences à l’université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis ; Antoine Guironnet, chercheur associé au CEE, Sciences Po ; Ludovic Halbert, chargé de recherche au CNRS ; Thomas Kirszbaum, chercheur associé au Centre d’études et de recherches administratives politiques et sociales ; Pierre Madec, chargé d’étude à l’OFCE, Sciences Po Paris ; Valérie Sala Pala, professeure des universités à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

    • Alerte !! Droit au logmùent (DAL), reçu par mel

      Droit Au Logement a pris connaissance de l’avant-projet de loi « développement de l’offre de logements abordables » et constate que ce texte attaque le #droit_au_logement, les victimes de la crise du logement, ses #locataires, et des fondements du logement social. Il acte une nouvel étape du désengagement de l’État dans le logement social et le logement des ménages modestes.

      Sous le titre trompeur « développer l’offre de logement abordable », ce projet de loi vise essentiellement à renforcer la production de #LLI logements intermédiaires, destinés aux catégories aisées, à compenser les effets désastreux de la réforme des APL et à relancer un nouveau cycle spéculatif pour un secteur #immobilier pris à son propre piège, celui du logement cher.

      Faute de rétablir les aides publiques nécessaires, le projet de loi ne permet pas de relancer à un niveau suffisant la production de logements sociaux au plus bas et érige des obstacles au relogement des prioritaires DALOs, des sans-abris et des ménages les plus vulnérables.

      Le Gouvernement tente une diversion en pointant les locataires-HLM-riches -qui-abusent-du-système, or ses effets seront marginaux. Par contre aucune sanction ne s’applique au locataire d’un LLI lorsqu’il dépasse les plafonds de ressource sans limitation une fois dans les lieux. 2 poids 2 mesures ; une loi pour les amis ?

      Pour loger des privilégiés en LLI dans des communes riches, la loi SRU est affaiblie, tandis que les #maires auront la main sur l’attribution des logements sociaux neufs. Ils pourront choisir « leurs » locataires, relançant le #clientélisme_municipal, social, voire la #préférence_nationale dans l’attributions des #HLM et pire encore ...

      Le Préfet pourra déléguer à Action Logement son contingent qui porte sur 25% des attributions annuelles logements sociaux et est dédié aux prioritaires. Si les prioritaires salariés pourront en bénéficier, que deviennent les non salariés et non employables exclus par Action Logement : retraités, personnes porteuses d’un handicap lourd, bénéficiaire de minimas sociaux (RSA, parents isolés ... ) ?

      Ce projet, plutôt que de restituer aux bailleurs sociaux les moyens financiers confisqués (RLS et aides à la pierre), remet en cause leur vocation initiale. Il prévoit :
      – d’augmenter les #loyers HLM des nouveaux locataires, créant un obstacle à l’accès des ménages modestes ;
      – de faciliter la #vente_de_logements_sociaux pour édifier des LLI : c’est des logements sociaux en moins ;
      – de faire le métier de promoteur pour vendre au privé des logements de rapport, faisant glisser les HLM vers les métiers spéculatifs et à haut risque, sans garantir que les recettes seront investies dans le logement social.

      Un durcissement du texte à sa lecture au Sénat courant Juin, est déjà annoncé dans le contexte actuel de surenchère politique anti-pauvre et xénophobe.

      Droit au Logement se mobilisera avec les sans-logis, les mal-logés, les locataires, les demandeurs HLM, les prioritaires DALO et toute les forces sociales engagées contre ce projet de loi qui fait encore reculer le droit au logement pour touTEs et les conquêtes sociales de ces dernières décennies, qui pousse les bailleurs sociaux à spéculer, augmenter les loyers et produire pour loger les cadres-sup.

      Réalisation de 200 000 vrais logement sociaux par an, arrêt des ventes et des démolitions de HLM,

      Baisse des loyers, des charges, et interdiction d’airbnb&Co,

      Lutte contre la fraude aux rapports locatifs, taxation des profits tirés de la spéculation immobilière,

      Application de la loi de réquisition et moratoire des expulsions,

      Renforcement des compétences de l’état en matière d’urbanisme et de politiques du logement,

      Abrogation de la loi Kasbarian-Bergé et abandon de toute poursuites contre les locataires en difficulté et les sans-logis qui occupent des locaux vacants pour se protéger .

      #guerre_aux_pauvres

  • [La Brique et le Pavé] 3ème épisode : #gentrification, j’écris ton nom
    https://www.radiopanik.org/emissions/la-brique-et-le-pave/3eme-episode-a-la-conquete-des-quartiers-populaires

    « Le contraire de la gentrification, ce n’est pas l’appauvrissement, la ghettoïsation ou la déglingue. Le contraire de la gentrification, c’est un projet d’amélioration et de renforcement de tout ce qui fait ressource pour les classes dominées dans les #quartiers_populaires (et au-delà), un #droit_à_la_ville populaire, en somme. »

    Ces mots, extraits de l’article « La ville est un champ de bataille », sont ceux de Mathieu Van Criekingen. Géographe, professeur à l’Université Libre de Bruxelles et auteur de nombreux articles aussi bien dans des revues scientifiques que grand public, Mathieu est aussi l’auteur d’un livre passionant intitulé « Contre la gentrification ».

    Dans ce nouvel épisode de La brique et le pavé, nous parlons donc de gentrification, et nous allons reconnecter ce terme à ses origines, (...)

    #résistance #promotion_immobilière #droit_au_logement #politiques_urbaines #dépossession #résistance,gentrification,droit_à_la_ville,promotion_immobilière,droit_au_logement,politiques_urbaines,dépossession,quartiers_populaires
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/la-brique-et-le-pave/3eme-episode-a-la-conquete-des-quartiers-populaires_17317__1.mp3

  • [La Brique et le Pavé] 2ème épisode : A qui appartient Bruxelles ?
    https://www.radiopanik.org/emissions/la-brique-et-le-pave/2eme-episode-a-qui-appartient-bruxelles

    « A Bruxelles, comme dans d’autres villes européennes, la question du niveau et de l’augmentation des loyers ainsi que de leurs conséquences sociales sont de plus en plus dénoncées. Pour cause (...) tous les dix ans depuis 1985, les loyers ont augmenté d’environ 20%. » ... La situation est telle qu’aujourd’hui « le niveau des loyers ne conduit pas seulement à bafouer le droit à un logement décent : il fait aussi obstacle à d’autres droits fondamentaux, comme le droit à la santé ».

    C’est par ces mots que commence la thèse d’Hugo Périlleux Sanchez consacrée, entre autre, à la #rente locative. Une thèse qui pose de front la question qui nous intéressera aujourd’hui : à qui profitent les loyers ? Et que peut-on y faire ?

    Avec cette thèse, intitulée "Extraction de la rente dans le secteur de la location de (...)

    #ville #droit_au_logement #propriétaire #loyer #bailleur #transfer_de_richesse #ville,droit_au_logement,propriétaire,loyer,rente,bailleur,transfer_de_richesse
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/la-brique-et-le-pave/2eme-episode-a-qui-appartient-bruxelles_17165__1.mp3

  • [La Brique et le Pavé] 2ème épisode : à qui appartient Bruxelles ?
    https://www.radiopanik.org/emissions/la-brique-et-le-pave/a-qui-appartient-bruxelles

    « A Bruxelles, comme dans d’autres villes européennes, la question du niveau et de l’augmentation des loyers ainsi que de leurs conséquences sociales sont de plus en plus dénoncées. Pour cause (...) tous les dix ans depuis 1985, les loyers ont augmenté d’environ 20%. » ... La situation est telle qu’aujourd’hui « le niveau des loyers ne conduit pas seulement à bafouer le droit à un logement décent : il fait aussi obstacle à d’autres droits fondamentaux, comme le droit à la santé ».

    C’est par ces mots que commence la thèse d’Hugo Périlleux Sanchez consacrée, entre autre, à la #rente locative. Une thèse qui pose de front la question qui nous intéressera aujourd’hui : à qui profitent les loyers ? Et que peut-on y faire ?

    Avec cette thèse, intitulée "Extraction de la rente dans le secteur de la location de (...)

    #ville #droit_au_logement #propriétaire #loyer #bailleur #transfer_de_richesse #ville,droit_au_logement,propriétaire,loyer,rente,bailleur,transfer_de_richesse
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/la-brique-et-le-pave/a-qui-appartient-bruxelles_17164__1.mp3

  • Politique du logement : Oxfam dénonce une fabrique des inégalités | Lucie Delaporte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041223/politique-du-logement-oxfam-denonce-une-fabrique-des-inegalites

    L’arrivée massive d’acteurs financiers dans le secteur du logement, encouragée par les pouvoirs publics, a renforcé la concentration du patrimoine immobilier. L’ONG dénonce une politique qui aggrave les inégalités sociales.

    La crise du logement qui sévit ne vient pas de nulle part et ne touche pas la population de manière égale. Si des millions de Français souffrent du mal-logement, une minorité s’est également fortement enrichie grâce à l’immobilier ces dernières années.

    Dans un rapport percutant https://oxfam.app.box.com/s/cjxltf26pr3965zcb7z3nd7y2fg5xdzn/file/1374828771976 , l’ONG Oxfam pointe la fabrique à inégalités qui s’est emparée du secteur.
    Au-delà des aspects conjoncturels liés à la hausse des taux d’intérêt, des coûts de l’énergie et des matériaux qui ont mis à l’arrêt la construction, les difficultés à se loger que rencontrent actuellement de plus en plus de ménages sont liées à une financiarisation du logement, encouragée par les pouvoirs publics.
    Ce mouvement mondial, qui a déjà fortement touché l’Union européenne – entre 2010 et 2023 les prix des logements y ont augmenté de 46 % et les loyers de 21 % –, touche aujourd’hui d’autant plus la France qu’elle a engagé un désinvestissement des politiques publiques sur le sujet.

    #logement #logement_social #fiscalité #niches_fiscales #financiarisation #loyers

    • Ces vingt dernières années, les prix de l’immobilier ont donc augmenté quatre fois plus vite que les revenus bruts des ménages (+ 125,6 % entre 2001 et 2020 contre 29 % pour le revenu disponible des Français).
      Sur ce point, le rapport d’Oxfam relève que le « désengagement » de l’État « a ouvert la voie au secteur privé et aux investisseurs financiers, jusqu’à la financiarisation du logement aidé ».
      La production de logements sociaux s’est par exemple effondrée, passant de 126 000 logements financés en 2016 à 96 000 en 2022 et l’État a tout misé sur le soutien à la production de logements intermédiaires financés par le secteur privé.
      Le chapitre rédigé par Thibault Le Corre et Renaud Le Goix sur la financiarisation du logement social et intermédiaire est à cet égard très éclairant. Pour les chercheurs, « ce processus transforme le logement en un produit financier, et aboutit à une gestion avant tout “financière” du logement ».

      Un mouvement de #concentration inédit

      Les auteurs rappellent que depuis la crise financière de 2008, les opérateurs financiers se sont intéressés au logement social et intermédiaire perçu comme « permettant aux investisseurs de percevoir des rendements stables et peu risqués ».
      Les effets de cet afflux de « propriétaires financiarisés », encouragés par d’avantageuses niches fiscales, ont des conséquences néfastes très documentées sur les #locataires : hausse des prix, accélération des #expulsions, moindre investissement dans l’entretien des bâtiments. Pris dans cette logique, le logement doit devenir pour ces investisseurs toujours plus rentable.

      Les niches fiscales conçues pour orienter l’épargne vers le logement locatif notamment intermédiaire ont largement contribué à ce mouvement de financiarisation et ont lourdement pesé sur le budget de l’État. Oxfam a calculé que trois niches fiscales (LMNP, SIIC et Censi-Bouvard) ont ainsi coûté 11 milliards d’euros en douze ans, ce qui aurait pourtant permis la construction sur cette période de 70 500 logements sociaux.
      Ces niches fiscales, qui ont profité aux ménages les plus aisés, ont aussi renforcé un mouvement de concentration du patrimoine immobilier inédit. « Début 2021, les 10 % les plus riches en patrimoine concentraient 44 % du patrimoine immobilier. Cette accumulation du #patrimoine_immobilier conduit au constat actuel qui est que 3,5 % des ménages détiennent plus de cinq logements soit 50 % des logements mis en location par des particuliers », note le rapport d’Oxfam s’appuyant sur les derniers chiffres de l’Insee.
      Des chiffres qui expliquent en grande partie le poids de la #rente et de l’#héritage dans la société française où « le patrimoine hérité représente 60 % du patrimoine des Français·es aujourd’hui contre 35 % au début des années 1970 ».
      L’État a-t-il intérêt à changer de braquet ? Pas vraiment s’il ne s’intéresse qu’aux recettes fiscales générées par le secteur. Comme cette fiscalité repose sur la valorisation du patrimoine, plus les revenus tirés de l’immobilier sont importants, plus les recettes augmentent. « La fiscalité aujourd’hui, qui ne prend pas en compte l’impact sur les inégalités de richesses et de patrimoine, n’a donc pas intérêt à changer pour la puissance publique. »
      Pour contrer cette tendance, Oxfam propose de limiter l’accès d’acteurs privés « financiarisés » au financement du logement, particulièrement le logement aidé.
      L’ONG défend aussi la constitutionnalisation du #droit_au_logement en le mettant au même niveau que le droit à la propriété.

      #propriété_privée #rente_foncière fiscalement assistée

    • Création de logements sociaux : un nombre record de communes sont « hors la loi »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/12/06/creation-de-logements-sociaux-un-nombre-record-de-communes-sont-hors-la-loi_

      La Fondation Abbé Pierre publie, mercredi 6 décembre, son palmarès des mauvais élèves du logement social : 659 municipalités n’ont pas rempli leurs objectifs, soit 64 % des communes soumises à la loi Solidarité et renouvellement urbain.

      https://archive.is/nKpum

  • Nouveau site : Se loger n’est pas un crime
    contre la loi anti-logement

    https://www.selogernestpasuncrime.org

    Les profits tirés de la spéculation immobilière n’ont jamais été aussi importants, à mesure que la crise du logement s’aggrave : plus de 300 000 Sans Domicile Fixe dont 42 000 enfants, 2,2 millions de familles en attente d’une HLM, 14,8 millions de personnes fragilisées par la crise du logement1 dont 4,1millions de personnes mal logées, 130 000 jugement d’expulsion …

    Cette proposition de loi est faite pour les riches, les groupes financiers, les spéculateurs ; c’est une aubaine pour les marchands de sommeil et les profiteurs de crise ; elle nous fait revenir au 19e siècle avant l’abolition de la prison pour dette.

    La Loi Kasbarian-Bergé c’est la prison ou la rue ! Et la rue c’est la mort à petit feu …

    Sans-logis, Locataires, hébergé-e-s, squatteur.se.s, femmes et familles en précarité, salarié.e.s, chômeur.se.s, étudiant.e.s, précaires, et organisations qui les défendent, Unissons-nous et mobilisons-nous

    Pour le retrait de cette proposition de loi et pour un véritable droit au logement avec des logements abordables, stables, décents, et écologiques pour tou.te.s

    MANIFESTATION DANS TOUTE LA FRANCE
    Samedi 28 janvier 2023 A Paris/IdF : RV à 14h à Bastille

    • reçu par mel

      « Ce que nous ne défendons pas sera détruit » énonçait récemment une banderole de manifestation. C’est particulièrement le cas pour le droit au logement et la défense des espaces occupés. Comme les zapatistes nous ont
      invité à nous en rendre compte, sans espaces, sans endroit où habiter, sans territoires, nous sommes réduits à obéir et à mendier le droit de vivre.

      La loi Kasbarian-Bergé, qui devrait être discuté au sénat fin janvier, veut donner tout pouvoir à la propriété privée, transformant en délit pénal tout types d’occupation de locaux sans l’accord des propriétaires.
      La loi pourra s’abattre tout aussi bien sur les squatters que sur les locataires en impayé , les syndicalistes occupant des bureaux ou une usine, des zadistes occupant un chantier ou un champ...

      #logement #locataires #dette #droit_au_logement #squat #occupations

    • Le grand propriétaire, le fait du prince, c’est l’Etat, c’est lui qui décide infine qui meurt (covid & hopitaux), qui aura les yeux crevés (gilets jaunes), qui dormira dehors (loi anti habitat léger et loi anti squatt) qui sera abattu (violences policières).
      Je dois avoir dans mes archives la photo d’un gars avec un grand tatouage sur son ventre qu’il m’avait exhibé un jour que j’étais aux urgences : « Que crève l’Etat »

    • La proposition de loi « antisquat » adoptée par le Parlement
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/06/15/la-proposition-de-loi-antisquat-adoptee-par-le-parlement_6177686_823448.html

      Les sénateurs ont validé, mercredi soir, en deuxième lecture, la version du texte du député Renaissance Guillaume Kasbarian votée par l’Assemblée nationale début avril.
      [...]
      La proposition de loi accélère par ailleurs les procédures en cas de loyers impayés. Il est prévu notamment de manière systématique dans les contrats de bail une « clause de résiliation de plein droit ».

      c’est une bonne manière de faire des économies sur le fonds de solidarité logement (FSL) destiné à éponger en tout ou partie les dettes locatives en finançant les proprios.

      #crimminels

  • #Woluwe-Saint-Lambert CP/PB : Expulsion de l’IMMOC - histoire d’un scandale : Vue sur la scène du crime social Laurent d’Ursel, secrétaire du Syndicat des immenses - DROIT A UN TOIT / RECHT OP EEN DAK
    https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/CP-expulsion-IMMOC-du-SDI-1.pdf

    Résumé du scandale : Woluwe-Saint-Lambert
    1° rend insalubres des logements sociaux en les abandonnant pendant 10 ans,

    2° fait tout pour empêcher la signature d’une « convention d’occupation précaire » avec le Syndicat des immenses,

    3° tente d’intimider les occupants chapeautés par le Syndicat des immenses en portant l’affaire devant la Justice de paix, qui donne raison au Syndicat,

    https://siena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2022/03/31/node_930576/3094292/public/2022/03/31/B9730454370Z.1_20220331162911_000%2BGSMK79N5J.1-0.jpeg.jpg?itok=EP9

    4° refuse d’ouvrir le compteur d’eau de ville et condamne les occupants à vivre un an avec l’eau de pluie,

    5° envoie ses services sociaux constater qu’une occupante réside avec ses deux enfants dans le bâtiment rendu insalubre par la commune, provoquant la séparation temporaire de la mère de ses enfants... tout ça dans des logements parfaitement sains, qui nécessitent seulement une simple rénovation et que la commune va
    détruire-reconstruire avec l’argent du contribuable... et sans aucune sanction pour leur gestion du bien en très mauvais père de famille et pour leur part de responsabilité dans la longueur de la liste des personnes – aujourd’hui au nombre de 51.000 – en attente d’un logement social.

    • Détails chronologiques du scandale : https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/Chronologie-du-scandale.pdf

    #Belgique #logement #logement_social #expulsion #insalubrité provoquée #scandale #crime #sdf #précarité #droit_au_logement #guerre_aux_pauvres

    • Les champs maudits – n°1 (grippe aviaire) robindesbois.org

      La grippe aviaire progresse dans le Grand Ouest. 20 à 30 millions d’animaux contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être ont déjà été tués. La Bretagne est menacée.


      La gestion des cadavres et de la nécromasse déclenche des risques sanitaires et environnementaux sur le long terme. La traçabilité des fosses communes est indispensable mais elle n’est pas codifiée. Comme d’habitude, la faune sauvage est accusée d’être responsable de la calamité. Mais en Vendée, le réseau spécialisé SAGIR (Surveiller pour Agir) n’a constaté aucune mortalité attribuable à la grippe aviaire parmi les oiseaux sauvages tandis que 500 élevages concentrationnaires sont touchés et sacrifiés.

      Robin des Bois, à titre conservatoire et aussi longtemps que le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation et les chambres d’agriculture n’auront pas trouvé les moyens de concilier la production et le bien-être des animaux, réclame que les préfets suspendent les demandes d’autorisation de création ou d’extension d’élevages industriels. Le 22 mars 2022, en pleine crise, le préfet de la Vendée a autorisé à Pouzauges un élevage de 309.000 dindes, poulets et cailles.

      Les canards en barbarie
      Hier, à Petosse en Vendée, au bord de l’autoroute A83, Route des Estuaires, sur réquisition des services de l’Etat et après l’avis favorable d’un hydrogéologue agréé, une fosse étanchéifiée dans l’urgence et pourvue de puits de récupération des jus de décomposition a commencé à recevoir des cadavres de canards, faisans, poules, dindes et cailles contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être.

      La capacité de la fosse est de 25.000 tonnes soit 10 millions d’animaux gazés ou électrocutés (voir à ce sujet le communiqué « Pleins feux sur le sacrifice des canards », 12 janvier 2021). Un lugubre concours Lépine est à l’œuvre cette année. Pour donner la mort, il est suggéré (oralement) aux éleveurs de couper la ventilation des hangars d’élevage pendant 48h pour aboutir à l’asphyxie des oiseaux. . . . . . .
      La suite : https://robindesbois.org/les-champs-maudits-n1-grippe-aviaire

       #grippe_aviaire #santé #pandémie #virus #écologie #aviaire #sras #grippe #épidémie #agriculture #élevage #alimentation #poules #poulets #canards #fnsea

    • #Suisse : Julius Bär condamnée en France à 5 millions d’euros d’amende

      La banque Julius Bär a été condamnée mi-mars à Paris à une amende de 5 millions d’euros (à peine plus en francs) pour blanchiment aggravé en 2008, dans le cadre d’une affaire de fraude à la taxe carbone baptisée « Crépuscule »

      Le dossier « Crépuscule » constitue l’une des multiples branches de la gigantesque escroquerie à la TVA sur le marché du CO2, qui au total a coûté 1,6 milliard d’euros au fisc français. La combine était simple : acheter des droits à polluer hors taxe dans un pays européen, les revendre en France à un prix incluant la TVA, puis investir les fonds dans une nouvelle opération sans jamais reverser la TVA à l’État.

      https://www.letemps.ch/sites/default/files/styles/article_detail_desktop/public/media/2022/03/31/013f6a5_635051890-2022-02-02t100840z-40864673-rc2jbs9hhlyl-rtrmadp-3-julius-

      Julius Bär a été condamné pour ne pas avoir réalisé les vérifications nécessaires sur un compte crée en février 2008 au sein de sa branche à Singapour, au nom d’une société immatriculée aux îles vierges britanniques, Montibely Investors, selon la décision consultée par l’AFP.

      Le compte avait été ouvert pour un client franco-israélien, via un apporteur d’affaires de Tel Aviv. Un montage « dénué de réalité économique distincte » qui n’avait « pour objet que de servir à décaisser les opérations de fraude à la TVA », souligne le tribunal. Jusqu’à sa clôture par son bénéficiaire en octobre 2008, ce compte a été crédité puis débité d’environ 1,9 million d’euros.
      La suite : https://www.letemps.ch/economie/julius-bar-condamnee-france-5-millions-deuros-damende

      #escroquerie #Suisse #banque #blanchiment #droit_à_polluer #climat #co2 #collapsologie #pollution #carbone #TVA #paradis_fiscaux

  • LES PROPRIÉTAIRES POURRIS NE PRENNENT PAS DE VACANCES !

    DAL 44 - Droit Au Logement Loire-Atlantique - Nantes, 6 août 2021

    D. est locataire depuis plus de dix ans d’une petite maison dans le quartier Chantenay, à Nantes, dont le propriétaire est décédé il y a peu. Son bien est alors légué en indivision à sa dizaine d’héritiers. Malheureusement, la présence de D. n’est pas du goût de ceux qui aimeraient jouir des bénéfices de ce bien, qui a pris de la valeur à mesure que le quartier s’est gentrifié, il lui est donc demandé de quitter les lieux - forcément, ça serait plus pratique pour vendre. Soutenu par le voisinage et par le DAL, D. ne se laisse pas impressionner : il cherche des solutions, à son rythme, et selon ses moyens. Il se revendique « Prolo-Bohème », et il aime son quartier.

    Mercredi 4 août , vers 13h, alors qu’il était absent, trois hommes viennent détruire son volet, sa porte d’entrée, couper les câbles électriques et arracher son compteur pour rendre son logement inhabitable. La voisine la plus proche essaie de s’interposer mais se fait menacer. Les voisins se mobilisent, s’occupent de l’urgence pratique pendant que D. va porter plainte, reposent une porte et une serrure et bricolent un volet afin que le domicile soit sécurisé.

    Cette solidarité n’est pas du goût des trois hommes. Ils reviennent le soir même, cagoulés, pour attaquer la porte réparée à la masse - elle tient. Vexés, ils reviennent une troisième fois et y mettent cette fois le feu. La police met du temps à se mobiliser, mais heureusement les voisins sont réactifs et forcent le commando à se carapater.
    Pas de blessés, pas trop de dégâts - mais le mal est fait : le domicile de D. est pour l’instant inhabitable. D. a emporté quelques affaires et va pouvoir dormir un temps chez des voisin.e.s et se mettre à l’abri. La police va faire son enquête, mais dans l’immédiat, notre ami a perdu son logement !
    https://scontent-cdt1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.6435-9/232162835_4319734044738976_1560060594427253924_n.jpg

    Le DAL 44 condamne ces méthodes ultraviolentes. Pour les rentiers, le droit au logement n’est qu’un obstacle au droit de faire du fric, et apparemment respecter la loi n’est qu’une option quand les lois récentes les encouragent subliminalement à se faire justice eux-mêmes. A deux poids, deux mesures quand il s’agit d’expulser des squats et des locataires... Nous resterons en alerte face à ce climat qui devient de plus en plus complaisant pour les propriétaires aux méthodes fascistes et des réactions sont à prévoir.

    Un toit c’est un droit !
    DAL ANTIFA

    Source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4319739074738473&id=1066916336687446

    #logement #dal #droit_au_logement #proprite #milice #LesPropriosSontDesParasites

  • Lutter contre la #financiarisation du #logement à #New_York
    https://metropolitiques.eu/Lutter-contre-la-financiarisation-du-logement-a-New-York.html

    À New York, le parc des logements à loyer contrôlé subit depuis une trentaine d’années une dérégulation qui a conduit à son rachat par des investisseurs financiers. Benjamin Teresa analyse ici la lutte des associations de #locataires contre ces propriétaires qui ont laissé le parc se dégrader tout en augmentant considérablement les #loyers. Dossier : Les villes à l’ère de la financiarisation En juin 2019, la législature de l’État de New York a stupéfié le secteur immobilier en entérinant le Housing Stability #Terrains

    / New York, financiarisation, logement, #mobilisation, #droit_au_logement, #politiques_du_logement, #États-Unis, #politiques_publiques, locataires, #savoirs_urbains, loyers, contrôle des (...)

    #contrôle_des_loyers
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-teresa2-fr.pdf

  • Des #expulsions en Amérique. La production de la #pauvreté par le #logement

    Avis d’expulsion de Matthew Desmond met en lumière le rôle central du #marché_du_logement et des #expulsions_locatives dans la formation de la #pauvreté_urbaine à Milwaukee aux États-Unis.

    Parallèlement au coronavirus, une autre épidémie secoue depuis plusieurs années les États-Unis : les expulsions locatives. Ces dernières sont au cœur de l’ouvrage de Matthew Desmond, Avis d’expulsion, qui, paru initialement en 2016 et récemment traduit en français par Lux Éditeur, fait déjà figure de classique de la sociologie urbaine et de la pauvreté

    . L’étude porte sur Milwaukee, capitale du Wisconsin et ville emblématique de la désindustrialisation, de l’hyper-ségrégation économique et raciale et du démantèlement de l’État social aux États-Unis. Cette étude s’inscrit dans une vaste enquête, détaillée dans la postface du livre, qui mêle des analyses quantitatives (données du recensement, questionnaire et échantillon de jugements d’expulsion prononcés par les tribunaux du comté, etc.) et une enquête ethnographique de grande ampleur menée dans deux quartiers pauvres où l’auteur a séjourné plusieurs mois : le North Side, où se situe le ghetto africain-américain composé de logements privés dégradés, et un quartier de 131 mobile homes (trailer park), majoritairement blanc, situé au sud de la ville. Le cœur de l’ouvrage se focalise sur l’enquête de terrain et propose de suivre la vie quotidienne et la trajectoire d’une douzaine de locataires (Arleen, Lamar, Larraine, Doreen et Patrice, Pam et Ned, Scott, etc.) et de deux ménages propriétaires (Sherrena et Quentin, un couple africain-américain qui possède une quarantaine de logements dans le ghetto, et Tobin, un homme blanc qui possède le parc de mobile homes et en délègue la gestion à Lenny et Susie).

    La force du livre est soutenue par le choix d’une écriture narrative et documentaire, caractérisée par l’effacement du narrateur-ethnographe (choix inhabituel en ethnographie, mais justifié dans la postface du livre). Il privilégie ainsi la description minutieuse des trajectoires accidentées et des situations de pauvreté des locataires endetté·e·s, de leurs stratégies de débrouille et de leurs interactions avec les propriétaires et les institutions au cours de leur procédure d’expulsion. Accompagné d’un important appareil de notes (permettant de mettre en perspective historique et sociologique les scènes décrites), l’ouvrage met en lumière le rôle central du marché du logement et des expulsions locatives dans la production de la pauvreté urbaine, ainsi que la relation d’exploitation économique sur laquelle repose cette dernière.
    Un phénomène d’ampleur et inégalitaire

    L’ouvrage révèle tout d’abord l’ampleur des expulsions locatives à Milwaukee, où environ 16 000 adultes et enfants sont expulsés par les tribunaux en moyenne chaque année, soit 3,5 % des ménages locataires de la ville. Ce chiffre ne compte pas les nombreuses expulsions informelles qu’entreprennent les propriétaires à l’écart des institutions. La banalité des expulsions dans les quartiers pauvres et ségrégués, qui rappelle celle des saisies immobilières suite à la crise des subprimes, se constate dans d’autres villes, comme Cleveland ou Chicago (dont respectivement 11 % et 7 % des locataires ont par exemple été assignés en justice pour expulsion en 2012). À titre de comparaison, en France métropolitaine, près de 150 000 affaires d’expulsion pour dette sont instruites chaque année par les tribunaux d’instance (soit environ 1 % de l’ensemble des ménages locataires), et près de 15 500 ménages avaient été expulsés manu militari suite à l’intervention de la force publique en 2017

    .

    Malgré leur nombre, les expulsions ne frappent pas les quartiers et les ménages au hasard. Matthew Desmond montre que le taux d’expulsion est sensiblement plus élevé dans les quartiers à majorité africaine-américaine et hispanique, dont respectivement 7,5 % et 4 % des ménages locataires sont en moyenne expulsés chaque année (contre 1,5 % dans les quartiers à majorité blanche). L’auteur met notamment en lumière la très forte surreprésentation d’une catégorie de ménages parmi les locataires en proie à l’expulsion : les femmes africaines-américaines. Ces femmes vivant dans les quartiers noirs représentent seulement 9,6 % de la population de Milwaukee mais près de 30 % des locataires expulsés. Sur ce point, Matthew Desmond avance une thèse aussi forte qu’intéressante : dans le cadre du gouvernement néolibéral des quartiers pauvres et hyper-ségrégés, marqué par la substitution de l’État pénal à l’État social (Wacquant 2007), les expulsions locatives sont pour les femmes africaines-américaines l’équivalent structural de ce que représente l’incarcération de masse pour les jeunes hommes africains-américains, à savoir le mécanisme principal de leur entrée durable dans la pauvreté

    . Ces deux processus sont aussi liés en pratique, au sens où, comme le rappelle Desmond après d’autres travaux (Goffman 2014), la condamnation pénale des hommes noirs les empêche bien souvent de devenir titulaires d’un contrat de location et fait peser un risque accru d’expulsion sur les femmes les hébergeant.
    L’expulsion entre structure et interactions sociales

    Comment expliquer l’ampleur et le caractère inégalitaire des expulsions locatives ? L’auteur avance un premier ensemble de facteurs structurels, comme l’équation impossible entre la pénurie chronique de revenus des locataires (liée à un licenciement, un handicap, etc.) et l’augmentation tendancielle des loyers (la « première bouche à nourrir » du foyer, qui absorbe jusqu’à trois quarts des revenus domestique) et du coût des biens de première nécessité, pour lesquels de nombreux travaux statistiques montrent que les « pauvres paient plus » (Caplovitz 1967) (en raison par exemple de la rareté et de la segmentation de l’offre commerciale située dans le périmètre qui leur est accessible sans transport). Mais l’apport le plus original de l’ouvrage réside dans l’analyse de deux autres facteurs : les dynamiques interactionnelles (interactional patterns) entre propriétaires et locataires, et les effets pervers du recours aux institutions. À l’échelle des interactions, Matthew Desmond compare par exemple dans le chapitre 9 les cas de deux locataires blancs du parc à caravanes de Tobin : Larraine, une ancienne stripteaseuse de 54 ans au chômage qui vit avec ses deux filles adultes et son petit-fils, et Jerry, un homme blanc de 42 ans vivant dans le mobile home à proximité. L’auteur montre comment la distance et les normes de genre séparant Larraine de son propriétaire limitent ses possibilités de négocier ou de rembourser sa dette locative sous forme de travail informel, à la différence de son homologue de sexe masculin, Jerry – qui réalise des travaux de réparation pour Tobin, et privilégie les affinités ou l’explication viriles plutôt que l’évitement de ce dernier.

    Plutôt que l’offre de travail informel, les femmes tendent à privilégier les solidarités familiales ou le recours aux institutions publiques pour faire valoir leurs droits : services d’aide sociale, d’inspection et d’hygiène des logements, de police, etc. Or – et c’est là l’un des résultats majeurs de l’enquête – le recours aux institutions tend à se retourner contre les locataires, au sens où il précipite la décision des propriétaires de demander l’expulsion. L’auteur prend l’exemple du « choix douloureux » des femmes battues (chap. 15), pour qui la dénonciation des violences de leur conjoint auprès des services de police accroît leur risque d’expulsion. Ainsi, Sherrena décide de faire expulser Arleen (une mère célibataire noire vivant avec ses deux fils) et sa colocataire Crystal (une jeune fille noire de 18 ans souffrant de troubles bipolaires), après que la première a été agressée physiquement par son conjoint Chris et que la seconde a appelé les forces de police – l’intervention des forces de police étant synonyme de contravention (pour « propriété nuisible ») et faisant craindre à la propriétaire l’intervention d’autres services institutionnels auprès de son parc immobilier. Dans le même ordre d’idées, Matthew Desmond montre comment la présence d’enfants au domicile augmente à la fois les difficultés à trouver un logement et la probabilité individuelle des ménages d’être expulsés par le juge – la présence d’enfants suscitant la méfiance et la sévérité accrue des propriétaires en leur faisant craindre la visite des services de protection de l’enfance et de l’inspection des logements.
    Une théorie de la pauvreté

    Le cas des expulsions locatives permet plus largement de renouveler la sociologie de la pauvreté sur quatre aspects. L’auteur souligne tout d’abord la rationalité des comportements et des stratégies économiques des locataires pauvres, dont certaines dépenses apparaissent incohérentes et condamnables aux yeux de la majorité. Le chapitre 18, l’un des plus forts et emblématiques de l’ouvrage, relate par exemple comment Larraine, peu après avoir récupéré ses 80 dollars de bons alimentaires mensuels, décide de dépenser l’intégralité de ces derniers en achetant du homard et des pattes de crabe royal. Loin de constituer un acte insensé, Desmond montre que cet achat n’est pas la cause mais la conséquence de la pauvreté, et qu’il constitue un acte cohérent dans ce cadre : l’ampleur des dettes et de la pénurie d’argent annule en effet le bénéfice de toute forme d’épargne ou de privation supplémentaire, dont aucune ne permettrait aux pauvres de sortir de leur condition. « Alors ils choisissent de ne pas le faire. Ils essaient de survivre avec panache et d’agrémenter de plaisirs la souffrance. Ils se défoncent un petit peu, boivent un coup, jouent de temps en temps ou s’offrent une télévision. Ou ils achètent du homard avec des bons alimentaires » (p. 286).

    L’ouvrage rappelle, deuxièmement, l’hétérogénéité sociale des ménages pauvres, et notamment l’importance de la division et de la ségrégation raciales qui traversent ces derniers, en dépit de la proximité objective de leurs conditions de vie. Ce clivage racial est illustré par le cas de Pam et Ned, un couple d’ouvriers blancs expulsé par Tobin de leur mobile home, et qui, après avoir été hébergés par leurs voisins toxicomanes (Scott et Teddy) et en dépit de leurs difficultés à se reloger (près de quarante visites sans succès), refusent catégoriquement d’étendre leurs recherches d’appartement à proximité des quartiers noirs. Cette hétérogénéité n’exclut toutefois pas l’exercice de solidarités de famille, de voisinage ou d’églises. De ce point de vue, Desmond analyse dans le chapitre 12 un type particulier de ressources relationnelles que mobilisent les locataires pauvres : les « liens jetables » (disposable ties), liens éphémères noués à l’occasion d’une rencontre épisodique et qui jouent un rôle crucial dans les quartiers pauvres, à l’image de la proposition faite par Crystal à Arleen d’emménager ensemble suite à leur rencontre lors de la visite de l’appartement de cette dernière, alors en attente d’expulsion.

    L’enquête de Matthew Desmond montre, troisièmement, les effets néfastes et durables de l’expulsion sur l’ensemble de la trajectoire des ménages (perte d’emploi, mal-logement, suspension des aides sociales, santé mentale, scolarité des enfants, etc.), qui amènent l’auteur à inverser la causalité des phénomènes : les expulsions sont en vérité moins la conséquence que la cause de la pauvreté urbaine. Cette entrée durable dans la pauvreté apparaît tout au long de la troisième partie de l’ouvrage, qui est rythmée par les efforts et les difficultés des expulsé·e·s à retrouver un logement, à l’image des 86 candidatures déposées sans succès par Arleen, après son expulsion par Sherrena et sa colocation de fortune avec Crystal. Ce reclassement est notamment rendu difficile par une institution particulière : les agences de données personnelles (les « credit bureaus »), comme le Rent Recovery Service ou le Consolited Court Automation Programs, qui permettent aux propriétaires de se renseigner sur les antécédents de crédit, d’expulsion ou pénaux de n’importe quel ménage, et favorisent ainsi l’exclusion prolongée des locataires ayant connu une expulsion.

    En définitive, le cas des expulsions locatives conduit l’auteur à formuler une nouvelle théorie sociologique de la pauvreté, qui se distingue des conceptions habituelles de cette dernière (Duvoux et Papuchon 2018). À l’issue de l’ouvrage, la pauvreté apparaît moins comme une inégalité de revenus, comme une privation de consommation, comme une relation d’assistance, ou comme une culture spécifique, que comme le fruit d’une relation d’exploitation économique, dont la propriété et le marché du logement constituent un pilier. Cette relation d’exploitation apparaît tout d’abord à travers le contraste que met en scène l’ouvrage entre les situations des locataires et des propriétaires, que Matthew Desmond observe également de près. L’auteur suit par exemple Sherrena lors de ses tournées de collecte et de recouvrement des loyers, au tribunal, mais également lors des réceptions luxueuses et des conférences des associations de propriétaires (le Milwaukee Real Estate Investor Networking Group, le Landlord Training Program), ou lors de sa soirée du Nouvel An (pendant laquelle un incendie embrase l’immeuble où réside Lamar).

    L’exploitation se révèle ainsi dans les profits

    que tirent les propriétaires de la perception de loyers en moyenne plus élevés dans les quartiers pauvres et les logements dégradés et des bénéfices du travail informel de leurs locataires, deux facteurs qui font du ghetto « une affaire en or » (titre du chapitre 11). Elle apparaît également à travers les activités économiques indirectes que génère le délogement, qui forment un véritable marché de l’expulsion : entreprises de déménagement et de garde-meubles (comme la Eagle Moving and Storage, à laquelle Larraine et Arleen paient un loyer pour stocker leurs biens après leur expulsion), ou activités informelles de récupération des matériaux dans les logements vides (sur lesquelles les propriétaires perçoivent une commission, à l’image des 60 dollars que verse le ferrailleur Rufus à Tobin après l’expulsion de Théo). En conclusion, même s’il ne définit pas cette notion et n’en discute pas les usages en études urbaines (par exemple dans les travaux de David Harvey et de la géographie radicale), l’auteur déplore que le concept d’exploitation ait été « effacé du débat sur la pauvreté », alors que cette dernière « n’est pas uniquement le produit de faibles revenus, mais […] aussi un produit de marchés extractifs » (p. 399). Il plaide ainsi pour la mise en place de politiques publiques limitant cette logique en matière de logement et d’expulsion : encadrement des loyers, révision des règles d’attribution des logements sociaux dont sont exclus les plus pauvres, système de bons d’attribution et d’allocation pour le logement (housing vouchers), aide juridictionnelle permettant d’assurer une meilleure défense des locataires au tribunal.

    Bien qu’il ait été critiqué pour son usage « spontanéiste » de l’ethnographie – un usage hyper-descriptif et inductif laissant penser que les faits se présentent de manière exhaustive et univoque à un observateur extérieur et neutre, et ne sont pas filtrés par une théorisation préalable (Burawoy 2017) – l’ouvrage de Matthew Desmond souffre de peu de limites. Mon seul regret porte peut-être sur les acteurs régaliens de l’expulsion (les juges et les forces de police) dont l’auteur, focalisé sur les propriétaires et les locataires, ne décrit que brièvement les logiques d’action

    . Or, l’ampleur et l’augmentation des expulsions ne sont pas qu’une cause et une conséquence mécanique de la paupérisation et des dettes des locataires, ni des recours judiciaires des propriétaires : elles reposent également sur les contraintes spécifiques et le pouvoir discrétionnaire des institutions d’État décidant, en dernière instance, d’user ou non de la violence physique légitime à l’encontre des locataires. Cet argument éclaire également le cas français où, entre 2010 et 2017, le nombre d’affaires d’expulsion pour impayés portées devant les tribunaux par les propriétaires a augmenté (+4 %) moins fortement que les décisions de justice prononçant l’expulsion et que les interventions effectives de la force publique pour déloger manu militari les locataires (+11 % et +33 %). Un tel « durcissement de la réponse régalienne » (François 2017), sur lequel le livre reste muet, explique certainement une part significative de l’accroissement des expulsions aux États-Unis. Cette critique n’enlève rien à la force et à la rigueur de l’ouvrage de Matthew Desmond, ni à l’actualité de ses préconisations face à la crise économique et sociale que laisse déjà entrevoir la crise sanitaire actuelle.

    https://metropolitiques.eu/Des-expulsions-en-Amerique.html
    #USA #Etats-Unis #urban_matter

    signalé aussi par @monolecte
    https://seenthis.net/messages/898324

    • Avis d’expulsion. Enquête sur l’exploitation de la pauvreté urbaine

      Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de #Milwaukee, au #Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s’occupe des gamins du quartier en plus d’éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l’engrenage de l’endettement et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l’on suit aussi au fil du récit.

      Fruit de longues années de terrain, ce livre montre comment la dégradation des #politiques_du_logement et la #déréglementation du marché de l’immobilier fabriquent et entretiennent l’#endettement chronique et la pauvreté, une violente épidémie qui s’avère très rentable pour certains et qui frappe surtout les plus vulnérables, en l’occurrence les #femmes_noires. Ouvrage magistral et captivant qui offre un regard précis et juste sur la pauvreté et un implacable plaidoyer pour le droit à un habitat digne pour tous.

      https://luxediteur.com/catalogue/avis-dexpulsion
      #droit_au_logement #TRUST #Master_TRUST

      #livre