• Supreme Court strikes down tariffs - SCOTUSblog
    https://www.scotusblog.com/2026/02/supreme-court-strikes-down-tariffs


    image de Maître Eolas @Maitre_Eolas sur X

    In a major ruling on presidential power, the Supreme Court on Friday struck down the sweeping tariffs that President Donald Trump imposed in a series of executive orders. By a vote of 6-3, the justices ruled that the tariffs exceed the powers given to the president by Congress under a 1977 law providing him the authority to regulate commerce during national emergencies created by foreign threats.

    The court did not weigh in, however, on whether or how the federal government should provide refunds to the importers who have paid the tariffs, estimated in 2025 at more than $200 billion.

    The law at the center of the case is the International Emergency Economic Powers Act, known as IEEPA, which authorizes the president to use the law “to deal with any unusual and extraordinary threat, which has its source in whole or substantial part outside the United States, to the national security, foreign policy, or economy of the United States, if the president declares a national emergency with respect to such threat.” A separate provision of the law provides that when there is a national emergency, the president may “regulate … importation or exportation” of “property in which any foreign country or a national thereof has any interest.”

    The dispute at the center of Friday’s opinion began last year, when Trump issued a series of executive orders imposing the tariffs. Lawsuits filed by small businesses and a group of states, all of which say that they are affected by the increased tariffs, were filed in the lower courts, which agreed with the challengers that IEEPA did not authorize Trump’s tariffs. But those rulings were put on hold, allowing the government to continue to collect the tariffs while the Supreme Court proceedings moved forward.

    In a splintered decision on Friday, the Supreme Court agreed with the challengers that IEEPA did not give Trump the power to impose the tariffs. “Based on two words separated by 16 others in … IEEPA—‘regulate’ and ‘importation’—the President asserts the independent power to impose tariffs on imports from any country, of any product, at any rate, for any amount of time,” Chief Justice John Roberts wrote. “Those words,” he continued, “cannot bear such weight.” “IEEPA,” Roberts added, “contains no reference to tariffs or duties.” Moreover, “until now no President has read IEEPA to confer such power.”

    In a part of the opinion joined by Justice Neil Gorsuch and Justice Amy Coney Barrett, Roberts said that Trump’s reliance on IEEPA to impose the tariffs violated the “major questions” doctrine – the idea that if Congress wants to delegate the power to make decisions of vast economic or political significance, it must do so clearly. “When Congress has delegated its tariff powers,” Roberts said, “it has done so in explicit terms, and subject to strict limits,” a test that Trump’s tariffs failed here.

  • A #Cuba, étranglé par le manque de #carburant, la vie au ralenti
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/cuba-etrangle-par-le-manque-de-carburant-la-vie-au-ralenti-

    (...) L’île communiste de 9,6 millions d’habitants se retrouve dans une situation de grande vulnérabilité depuis la fin de l’approvisionnement en #pétrole par le #Venezuela, sous pression #américaine, et les menaces de #Washington de frapper de #droits_de_douane les pays lui vendant du pétrole.

    (...)

    L’objectif de Washington, qui impose un #embargo économique à l’île depuis 1962, est « comme toujours, de briser la volonté politique des Cubains ». « La situation est difficile et exigera de grands sacrifices », a reconnu sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

    (...)

  • Ce qu’il faudra faire pour vaincre l’#extrême_droite

    L’extrême droite se nourrit du #désespoir économique, de l’#insécurité et de l’#exclusion. Pour la priver de ses ressources, ceux qui veulent préserver la #démocratie doivent proposer un contre-discours axé sur la #dignité et l’#appartenance, ainsi qu’un programme politique conçu pour favoriser l’#inclusion_économique et la #résilience_climatique.

    De l’Allemagne aux États-Unis en passant par le Brésil et au-delà, l’extrême droite gagne du terrain. Si les détails varient d’un pays à l’autre, le schéma est étonnamment cohérent : l’extrême droite prospère lorsque les économies ne parviennent pas à assurer le #bien-être, l’#équité et la #sécurité.

    Ce n’est pas une observation nouvelle. #Antonio_Gramsci, #Karl_Polanyi et d’autres penseurs du XXe siècle ont diagnostiqué le #fascisme comme une réponse réactionnaire à l’#instabilité_capitaliste et aux mouvements progressistes qui avaient émergé pour contrer ses excès. Dans The Great Transformation, Polanyi a fait valoir que le « #déracinement » des marchés des #relations_sociales avait créé un terrain fertile dans lequel l’#autoritarisme pouvait s’enraciner.

    À notre époque, #Nancy_Fraser, de la New School for Social Research, a décrit comment le #néolibéralisme érode la #solidarité_sociale, alimentant le #populisme exclusif. D’autres analystes soulignent que l’#austérité et la #précarité rendent les citoyens vulnérables aux #discours_simplistes qui désignent des #boucs_émissaires.

    Ainsi, l’histoire montre comment le #chômage_de_masse, l’#inflation et la baisse du #niveau_de_vie peuvent favoriser l’#extrémisme, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’institutions faibles, d’une #polarisation_politique ou de discours exploitant les #griefs et les #peurs. Tout comme la #Grande_Dépression a ouvert la voie au fascisme en Europe, la #crise_financière mondiale de #2008 a créé les conditions d’un retour du #nationalisme à travers le monde.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle itération du même cycle. Bien que l’#Allemagne ait initialement fait preuve de résilience pendant la pandémie de COVID-19, la crise énergétique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’a particulièrement touchée. Comme l’ont montré les économistes Isabella M. Weber et Tom Krebs, la hausse des #coûts_énergétiques s’est répercutée sur l’ensemble de l’#économie, la fixation des prix par les entreprises amplifiant les pressions inflationnistes. Alors que les ménages étaient en difficulté, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a vu sa popularité monter en flèche.

    Aux États-Unis, des décennies de #désindustrialisation, de stagnation des #salaires et d’augmentation des inégalités ont érodé l’idée que chaque génération fera mieux que la précédente. L’Inflation Reduction Act de l’ancien président Joe Biden était une initiative ambitieuse visant à relancer la politique industrielle et à stimuler la fabrication écologique, mais son héritage s’est avéré éphémère. Donald Trump a exploité le mécontentement suscité par la hausse des prix après la pandémie et a remporté les élections de 2024 en utilisant comme arme l’#aliénation et le #ressentiment, en désignant comme boucs émissaires les immigrants, la #mondialisation et les « #élites_urbaines ».

    Le #Brésil illustre une autre dynamique. Des millions de personnes sont sorties de la #pauvreté sous le gouvernement du Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva dans les années 2000, mais beaucoup ont vu ces acquis s’inverser, tandis que d’autres ressentent de l’amertume d’être exclus des programmes sociaux. La révolution numérique rend le travail plus précaire. Lula a tenté de restaurer certains des acquis perdus depuis son retour au pouvoir en 2023, mais il est confronté à un Congrès dominé par l’extrême droite et ses alliés.

    Même si Jair Bolsonaro a été condamné pour tentative de coup d’État, d’autres dirigeants d’extrême droite au Brésil promettent également un retour à l’ordre, à la stabilité et à la foi religieuse. Leur rhétorique met l’accent sur l’#esprit_d’entreprise et l’#autonomie. Bien que séduisante sur le plan émotionnel, l’idée selon laquelle les individus sont responsables de la pauvreté ignore cyniquement les obstacles structurels qui bloquent la mobilité socio-économique.

    Les #chocs_internationaux – ruptures de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie, volatilité des marchés énergétiques, #conflits prolongés, effets inflationnistes du #changement_climatique – ont également alimenté la montée des forces d’extrême droite. Ces problèmes exigent une coopération transfrontalière, mais les extrémistes les exploitent pour attaquer le #multilatéralisme, le présentant comme un « #complot mondialiste ». Les #droits_de_douane punitifs de Trump incarnent cette réponse, présentant le commerce mondial comme une lutte à somme nulle dans laquelle les étrangers sont les ennemis des travailleurs américains.

    Ces discours simplistes unissent les mouvements d’extrême droite plus que n’importe quel ensemble de politiques communes. Chacun repose sur une opposition fondamentale entre « nous » et « eux ». Comme le note la sociologue brésilienne Esther Solano, ces discours séduisent ceux qui se sentent abandonnés, en faisant des immigrants, des minorités, des féministes, des militants pour le climat et d’autres groupes des ennemis. Dans un monde binaire de gagnants et de perdants, la #complexité disparaît dans les mythes d’une #pureté_culturelle et d’une grandeur nationale révolues.

    Pour contrer ces discours, il faut plus qu’une réfutation raisonnée. Si les racines de l’ascension de l’extrême droite sont en grande partie économiques, il sera impossible de la vaincre sans une nouvelle #vision_économique.

    Cela signifie, pour commencer, s’attaquer à l’inflation à sa source. La récente vague d’inflation était moins liée à une demande excessive qu’à des chocs d’offre, à la #spéculation et à des fragilités structurelles. Pourtant, l’orthodoxie économique a continué à privilégier les hausses de taux d’intérêt et l’austérité, pénalisant les travailleurs et les plus vulnérables. Les gouvernements doivent plutôt utiliser des #outils_fiscaux – soutien au revenu, #allégements_fiscaux sur les produits de première nécessité, renforcement des #services_publics – pour protéger les ménages, tout en investissant dans les capacités nationales en matière d’#énergies_renouvelables, de #sécurité_alimentaire et de production durable. Il faut lutter de front contre la spéculation des entreprises en appliquant les #lois_antitrust, en renforçant les règles de #transparence et en sanctionnant les pratiques abusives en matière de #prix.

    Une deuxième priorité consiste à investir massivement (et stratégiquement) dans les #infrastructures_publiques. Des #transports au #logement, en passant par la #santé et l’#éducation, le domaine public doit être reconstruit. La propriété publique ou la réglementation des secteurs clés garantirait la fiabilité, l’équité et la #résilience_climatique des services. Mais l’#investissement seul ne suffit pas. Les institutions doivent être rendues plus transparentes, responsables et participatives, afin de restaurer la #confiance dans le fait que les gouvernements servent l’#intérêt_général.

    Troisièmement, nous avons besoin d’une transition véritablement juste vers une économie à faible émission de carbone. Une politique industrielle verte peut créer des emplois et revitaliser les régions laissées pour compte tout en décarbonisant l’activité économique. Mais si elle est trop laissée au marché, la transition verte risque d’aggraver les inégalités. La #transition_énergétique doit donner du pouvoir aux travailleurs, et non les abandonner. Les emplois verts doivent être des #emplois de qualité : sûrs, bien rémunérés, syndiqués et ancrés dans les communautés. À cette fin, la #politique_industrielle devrait se concentrer sur les énergies propres, la régénération des écosystèmes et les secteurs des soins.

    Quatrièmement, nous devons restaurer la confiance dans les institutions. Cela signifie apporter des améliorations tangibles dans des domaines tels que le #logement_abordable, les #soins_de_santé publics et les infrastructures résilientes. Cela signifie également démocratiser la prise de décision. Des mécanismes tels que la #budgétisation_participative, les #assemblées_citoyennes et les #initiatives_communautaires en faveur du climat peuvent permettre aux citoyens non seulement d’être témoins du changement, mais aussi de le façonner.

    Enfin, pour contrer les discours simplistes de l’extrême droite, il faut élaborer de nouveaux discours audacieux. Un message de renouveau culturel et politique doit accompagner la réforme économique. Là où l’extrême droite offre la peur, la #division et des boucs émissaires, les forces démocratiques doivent offrir la #solidarité, la dignité et l’#espoir, en s’appuyant sur un #discours qui met l’accent sur le #bien-être_collectif, célèbre la #diversité et donne le sentiment que le #progrès est possible et réel.

    L’extrême droite se nourrit du désespoir, de l’insécurité et de l’exclusion. Bricoler les contours du néolibéralisme ne permettra pas d’apporter la sécurité, la dignité et le sentiment d’appartenance nécessaires pour l’affamer. Pour cela, nous avons besoin d’un nouveau modèle économique, fondé sur la #durabilité, la #justice et la solidarité.

    https://www.reseau-bastille.org/2025/12/26/ce-quil-faudra-faire-pour-vaincre-lextreme-droite
    #à_faire #résistance #fisc #fiscalité #économie #gauche #contre-discours
    ping @karine4

  • Quand l’#Argentine découvre, en 2025, l’#e-commerce mondial : « Des articles beaucoup moins chers, plus variés, parfois de meilleure qualité »

    Les commandes en ligne sur #Shein, #Temu ou #Amazon ont explosé en quelques mois, depuis l’assouplissement de la réglementation et la baisse des #taxes par le gouvernement #Milei. Le secteur de l’#habillement, notamment, s’en trouve menacé.

    La veste en simili cuir, marron foncé, affiche l’éclat du neuf. « C’est Shein ! 33 dollars[28 euros] , ce n’est vraiment pas cher », s’enthousiasme Andrea Garcia, responsable en ressources humaines de 33 ans, à l’occasion d’une fête d’anniversaire à Buenos Aires. Son amie Sol Torres acquiesce. Vêtue d’un blouson noir aux liserés blancs commandé lui aussi sur le site de vente en ligne chinois, cette enseignante d’anglais de 32 ans fait défiler sur son smartphone les photos de ses dernières emplettes sur la plateforme asiatique : « Une robe noire, un pull blanc, une minijupe, un parapluie, un sac de rangement, un plateau, des gommes fantaisie, des gommettes. Le tout pour 170 000 pesos[106 euros au moment de l’achat] , c’est génial ! Ici, tu t’achètes quoi avec ça, deux articles ? Ça me met en colère » , souffle-t-elle en référence aux prix historiquement élevés en Argentine de la plupart des biens de consommation comme l’habillement, l’électroménager, l’informatique, l’ameublement, la décoration…

    Comme des milliers d’Argentins appartenant aux classes supérieures et à une partie des classes moyennes, les deux femmes découvrent le #commerce_en_ligne international avec un appétit vorace. « Les Argentins ont accès à des articles beaucoup moins chers, plus variés, parfois de meilleure qualité, sans attendre que les marques locales développent les tendances internationales », explique Alejandra Boland, consultante en #commerce_international. Pour elle, cette nouvelle façon d’acheter est perçue en Argentine comme « une sorte de fascination et de liberté ».

    En l’espace de quelques mois, les commandes en ligne, notamment auprès d’Amazon et des plateformes chinoises Shein et Temu, ont explosé. Selon les services statistiques argentins, les importations recensées dans la catégorie « autres » – qui inclut les achats sur des sites internationaux – « ont atteint[au mois de juillet 2025] le record historique de 98 millions de dollars, essentiellement en raison de l’augmentation des colis distribués par services postaux ». Cette somme représente une croissance de près de 300 % par rapport à juillet 2024.

    Milei veut faire baisser les prix

    Un bond confirmé par les acteurs de la #livraison. #Andreani, une société privée de #logistique, a ainsi vu le nombre de #livraisons en provenance de l’étranger passer de 6 000 au mois d’avril à 500 000 au mois d’août. Il a dû ouvrir un entrepôt supplémentaire de plus de 3 000 mètres carrés à Buenos Aires. L’entreprise publique de services postaux #Correo_Argentino fait état d’une « hausse significative » des commandes internationales sans fournir de chiffres.

    Dans un pays marqué par la baisse du #pouvoir_d'achat depuis la mise en place des #coupes_budgétaires du gouvernement de l’ultralibéral Javier Milei, au pouvoir depuis fin 2023, cet emballement s’explique par l’assouplissement, en novembre 2024, des règles régissant le commerce en ligne international.

    Désormais, tous les achats inférieurs à 400 dollars ne sont plus taxés, hormis par la TVA. « Pour un blouson qui coûte 100 dollars,[il fallait] payer 67 dollars de taxes. Avec la[nouvelle] mesure, la #taxe sera de 21 dollars[la TVA] », explique le gouvernement dans un communiqué. Le plafond maximal autorisé par commande a été relevé à 3 000 dollars, contre 1 000 auparavant, à raison de cinq par an au maximum. Les achats de plus de 400 dollars voient leurs #droits_de_douane diminuer dans plusieurs secteurs. Notamment dans l’habillement, où ils passent de 35 % à 20 % et s’accompagnent de la suppression de normes de contrôle et formulaires d’importation. Pour les téléphones portables, ils sont passés de 16 % à 8 % en mai et doivent être supprimés en janvier 2026.

    Après avoir été « l’un des pays les plus fermés au monde », explique Leonardo Park, économiste et chercheur au sein du centre de recherche Fundar, l’Argentine s’ouvre mais, nuance-t-il, « il s’agit d’une ouverture partielle, les #barrières_douanières continuent d’être importantes ».

    Pour l’exécutif argentin, l’objectif est de diminuer les prix et lutter contre l’#inflation. « Un relevé de produits sur des marques internationales montre qu’en Argentine un tee-shirt coûte 310 % plus cher qu’en Espagne », assurait le gouvernement dans un communiqué publié en mars. La baisse des #taxes_d'importation sur l’habillement s’inscrit dans la volonté « d’encourager la concurrence et la baisse du prix des textiles en Argentine et la baisse de l’inflation », poursuivait-il. Le recul de l’inflation est une réalité depuis l’arrivée de Milei au pouvoir. Il s’est confirmé en août (+ 1,9 % par rapport à juillet et 33,6 % sur un an contre près de 118 % en 2024), mais le gouvernement ne précise pas l’impact des importations.

    Rattraper le retard

    Auparavant, commander en ligne sur des sites étrangers n’était pas interdit. Mais, outre les barrières douanières, le système bureaucratique, aussi illisible que défaillant, décourageait les Argentins. Et seules les classes les plus aisées, qui pouvaient voyager, accédaient à des produits à moindre prix lors de leurs déplacements à l’étranger. Dans ce pays de la débrouille et de l’informel, certains proposent même un service d’#importation facilitant, contre rémunération, la livraison, dans une valise privée, d’un smartphone ou d’un ordinateur.

    « Avec les gouvernements de la caste, seuls ceux qui allaient aux Etats-Unis ou dans d’autres pays pouvaient obtenir des #vêtements ou des #produits_électroniques pas chers », avançait le ministre de la dérégulation sur X, le 15 novembre 2024, estimant que les nouvelles facilités pour importer relevaient de la « #démocratisation ». Aujourd’hui, en accédant au commerce international sur Internet, les Argentins rattrapent leur retard par rapport à d’autres pays d’Amérique latine comme le Chili, le Brésil ou le Mexique.

    « Globalement, depuis la crise de 2001, l’Argentine s’était démondialisée, alors que le monde allait dans le sens inverse, estime Guillermo Oliveto, fondateur du cabinet de conseil Consultora W, spécialisé dans la consommation. Or les Argentins aspirent à appartenir au monde, avec un lien historique fort avec l’Espagne et l’Italie. Il y a ici une tolérance au fait d’être isolé du monde mais la classe moyenne n’aime pas ça. D’autant qu’à l’ère numérique, elle est au contact de cette mondialisation 24 heures sur 24 », poursuit l’auteur de Clase media. Mito, realidad o nostalgia (« classe moyenne. Mythe, réalité ou nostalgie », Paidos, 2025, non traduit).

    Selon lui, la découverte de l’e-commerce mondial s’inscrit dans une série historique d’ouvertures : « Dans les années 1980,[une partie de] la classe moyenne allait au Brésil acheter des télévisions en couleur. Dans les années 1990, il y a eu les voyages aux Caraïbes. » Deux étapes historiques marquées par le film-culte en Argentine Plata dulce (« argent facile », de Fernando Ayala), sorti en 1982. Puis par le bling-bling du président Carlos Menem (1989-1999, droite), instigateur d’un taux de change fixe d’un peso pour un dollar, favorisant le pouvoir d’achat en dollars des Argentins tout en préparant la chute du pays vers la crise économique et sociale de 2001. Malgré cela, son premier mandat est cité en exemple par Javier Milei.

    Inquiétudes pour l’#emploi

    Si, selon Guillermo Oliveto, l’accès massif à une consommation mondiale « peut aider[à améliorer] l’humeur sociale », il ne suffit pas à convaincre la population du bien-fondé des politiques économiques du gouvernement. D’autant que « seule une partie de la population, environ un tiers, peut profiter de cette ouverture », poursuit l’expert, pour qui de nombreux Argentins attendent encore « des créations d’emplois et une amélioration du pouvoir d’achat ».

    Pour l’heure, ce sont les suppressions d’emploi qui inquiètent. Cette croissance des ventes de l’e-commerce international charrie déjà de nombreuses conséquences sur le #marché_du_travail, avertissent dans un rapport plusieurs chercheurs du centre de recherche Fundar. « L’arrivée de nouvelles importations représente un risque pour le maillage productif et l’#emploi_local », avance le rapport, estimant que plus de 430 000 postes de travail sont menacés, sans pondérer l’impact de l’e-commerce au sein des importations. L’inquiétude est forte chez les entreprises de l’habillement.

    « C’est une avalanche d’articles, produits dans des conditions fiscales, environnementales et sociales déloyales par rapport aux nôtres. Il est impossible de les concurrencer, car les importations sont vendues à des prix inférieurs aux produits locaux, pénalisés par des impôts toujours élevés », dénonce Luciano Galfione, président de la Fundacion Pro Tejer, représentant l’industrie textile.

    Ainsi, selon une enquête de Pro Tejer, les ventes du secteur du textile et de l’habillement ont baissé de 7 % au second trimestre 2025, par rapport à la même période l’année 2024 et la moitié des entreprises textile interrogées ont réduit leur production. « Avec des conséquences directes sur l’emploi », souligne Luciano Galfione. Au mois d’août, la chambre argentine du textile a annoncé qu’elle travaillait à une « #loi_anti-Shein » , sur le modèle du texte adopté au Sénat au mois de juin en France. La politique argentine est, en effet, à rebours de plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, qui, pour protéger leurs industriels, ont supprimé, le 29 août, l’exemption de droits de douane pour les colis d’une valeur inférieure à 800 dollars.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/10/quand-l-argentine-decouvre-en-2025-l-e-commerce-mondial-des-articles-beaucou
    via @fil

  • La crisi degli Stati Uniti può essere ritardata solo dalla sottomissione delle “colonie”

    L’amministrazione Trump ha un disperato bisogno di soldi. Il debito estero complessivo degli Usa ha raggiunto infatti il record assoluto di 28.100 miliardi di dollari nel primo trimestre di quest’anno e continua a crescere. Da creditore verso il resto del mondo, Washington sta accumulando una gigantesca massa di debito estero che ormai non è più sostenibile per almeno tre ragioni. L’analisi di Alessandro Volpi

    Le ultime dichiarazioni di Donald Trump rivolte all’Unione europea chiariscono bene il senso delle difficoltà degli Stati Uniti. Il presidente americano ha sostenuto che i dazi scenderanno al 15%, senza specificare in alcun modo le forme di tale riduzione, solo se gli europei trasferiranno agli Stati Uniti una montagna di soldi: se si dovessero mettere insieme tutte le cifre ventilate, si arriverebbe tra energia, armi e varie altre voci a poco meno di 2mila miliardi di dollari in tre anni. Trasferimenti analoghi, sia pur di minore entità, Trump ha richiesto con vigore a Giappone, Indonesia e Corea del Sud, a cui vanno aggiunge le sollecitazioni alle petromonarchie.

    In sintesi, Trump ha bisogno disperato di soldi. Il motivo è molto chiaro. Il debito estero complessivo degli Stati Uniti ha raggiunto il record assoluto di 28.100 miliardi di dollari nel primo trimestre di quest’anno e sta continuando a impennarsi. Da Paese creditore verso il resto del mondo gli Stati Uniti stanno accumulando una gigantesca massa di debito estero che ormai non è più sostenibile per almeno tre ragioni molto evidenti.

    La prima è costituita dalla conclamata perdita di capacità produttiva per cui gli Stati Uniti, senza la finanza, non sono più la principale potenza del Pianeta. La seconda ragione si lega alla prima perché questa perdita del primato non permette più alla Federal Reserve di produrre dollari per coprire i debiti americani. La terza ragione è individuabile nella massa enorme di debito federale compresa nel totale della spesa debitoria: il debito pubblico americano, come ha dichiarato candidamente lo stesso Jerome Powell, a capo della Fed, non è più sostenibile.

    Del resto i numeri sono molto chiari. Il debito estero degli Usa è pari al 100% del Pil americano, in un contesto dove però il totale del debito pubblico e privato degli Stati Uniti è superiore al 250% dello stesso Pil e dove le entrate totali (federali, statali e locali) che Trump vorrebbe ulteriormente ridurre, non arrivano a 5.000 miliardi di dollari. Dunque il capitalismo finanziario Usa è schiacciato dalla dipendenza dai capitali e dai risparmi esteri di cui necessita, oltre che per evitare l’insolvenza dello Stato federale, per mantenere una bolla borsistica che è arrivata ad assommare circa 50mila miliardi di dollari, con i cui quali si tiene viva la ricchezza colossale delle fasce più alte di popolazione ma anche l’ormai estesissimo sistema di polizze, fondi pensione, assicurazioni, prodotti finanziari disseminati nel mondo occidentale come strumenti “sostitutivi” della ritirata dello Stato sociale. Alla luce di tutto ciò Trump usa i dazi come mezzo, oltre che per incassare, come arma di pressione verso le colonie, “obbligate” a trasferire tutte le loro risorse verso la capitale dell’impero rendendo ancora più accentuata la paradossale situazione per cui circa il 60% dei risparmi mondiali si dirigono verso gli Stati Uniti.

    Il neoliberalismo ha edificato un modello che prevede la “libera” sottomissione al capitalismo finanziario, con una centralità assoluta americana, e ora che l’impero vacilla, proprio perché ha portato a compimento gli inevitabili eccessi della subordinazione, lo stesso neoliberalismo deve trovare le giustificazioni per spiegare alle popolazioni impoverite la necessità di continuare ad accettare la sottomissione. In questa azione, la narrazione neoliberale trova cantori sia a destra sia nel progressismo, solerti nel sostenere che non ci sono alternative. In effetti, per i neoliberali di destra e di sinistra i ricchi e i poveri devono restare tali.

    https://altreconomia.it/la-crisi-degli-stati-uniti-puo-essere-ritardata-solo-dalla-sottomission

    #USA #Etats-Unis #dette #économie #Federal_Reserve #capitalisme_financier #finances #dépendance #droits_de_douane #néolibéralisme

  • Arnaud Bertrand sur X : "This is, without exaggerating, one of the most extraordinary things a US Treasury Secretary ever said. It should be mandatory viewing for all citizens of US “allies”, Europeans first and foremost. What Bessent is saying is that the US will now treat US allies’ wealth as an " / X
    https://x.com/RnaudBertrand/status/1955575252324433977

    Ceci est, sans exagérer, l’une des choses les plus extraordinaires qu’un secrétaire au Trésor des États-Unis ait jamais dites.

    Cela devrait être une visualisation obligatoire pour tous les citoyens des « alliés » des États-Unis, les Européens en premier lieu.

    Ce que Bessent dit, c’est que les États-Unis traiteront désormais la richesse des alliés des États-Unis comme un « fonds souverain américain » (ses mots), en les « dirigeant », « largement à la discrétion du président [des États-Unis] », sur la manière d’utiliser leur argent afin de construire des usines américaines et de relocaliser les industries américaines.

    Même l’hôte de Fox News n’en revient pas, qualifiant cela d’"appropriation offshore", un autre mot pour vol.

    C’est exactement ce que c’est : un pillage colonial pur et simple, sans vergogne.

    C’est le schéma que nous voyons émerger : incapables d’extraire de la richesse ou de gagner des guerres contre un Sud global de plus en plus fort, les États-Unis se sont tournés vers l’intérieur pour se repaître de leurs propres « alliés » - qui ne peuvent pas résister précisément parce qu’ils dépendent de leur exploiteur pour une « protection » militaire. Ils sont aussi démunis face à l’extraction de richesse américaine que l’était n’importe quelle colonie du 19e siècle face à son « protecteur » colonial.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1955575201598427136/pu/vid/avc1/640x360/85vIb67uuW0Smagk.mp4?tag=12

    • 4 août 2025

      Dans un discours devant un auditoire du Parti des travailleurs à Brasilia, le président brésilien a accusé Washington de #chantage économique et s’est engagé à défendre la souveraineté nationale. Donald Trump menace le Brésil de droits de douane de 50 %, en plus de 10 % supplémentaires imposés aux membres du BRICS.

      Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a accusé les #États-Unis d’avoir « aidé à fomenter un coup d’État » au #Brésil et a condamné ce qu’il a qualifié de tentative de #Washington de faire usage de la pression politique pour imposer des sanctions économiques à son pays.

      S’exprimant lors d’un rassemblement du Parti des travailleurs à Brasilia le 3 août, Lula a averti que le Brésil n’accepterait pas de traitement injuste et qu’il était prêt à défendre ses intérêts sur la scène internationale.

      Lula contre l’ingérence américaine

      « Tenter d’utiliser une question politique pour nous sanctionner économiquement est inacceptable », a déclaré Lula, faisant référence aux récentes menaces américaines d’imposer des #droits_de_douane de 50 % sur les #exportations brésiliennes.

      « Je n’oublierai pas qu’ils ont déjà contribué à un coup d’État ici », a ajouté Lula, sans préciser s’il faisait référence à l’opération Brother Sam en 1964, à la destitution de l’ancienne présidente Dilma Rousseff en 2016 ou à la récente tentative de l’ancien président Jair Bolsonaro d’annuler les résultats des élections de 2022.

      Le président américain Donald #Trump a justifié la menace de droits de douane par ce qu’il a qualifié de « chasse aux sorcières » contre le « très respecté » Bolsonaro, accusé d’avoir tenté un coup d’État pour se maintenir au pouvoir. Washington a également sanctionné le juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, qui supervise une enquête sur le complot présumé.

      Le Brésil prône le multilatéralisme

      Lula a souligné que le Brésil n’était plus économiquement dépendant des États-Unis, invoquant l’expansion des liens commerciaux mondiaux et des fondamentaux nationaux plus solides. Il a également réaffirmé ses efforts pour trouver une alternative au dollar américain dans le commerce international.

      « Ils veulent mettre fin au #multilatéralisme […]. Ils veulent revenir à des accords internationaux où les grands dominent les petits », a déclaré Lula. « Autrement dit, un petit pays qui négocie avec les États-Unis est comme un ouvrier d’usine comptant 80 000 collègues, qui négocie seul avec son patron. L’accord est déséquilibré ; vous n’y gagnerez rien », a-t-il ajouté.

      « Nous avons la taille, nous avons une position dominante, nous avons des intérêts stratégiques et économiques… Nous voulons négocier, mais nous voulons négocier sur un pied d’égalité », a souligné le président brésilien.

      Les #BRICS dans le collimateur

      Avec un tarif de 50 %, le Brésil serait confronté aux droits de douane américains les plus élevés au monde. Par ailleurs, Trump a déjà menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % aux membres des BRICS, les accusant de tenter de « détruire le dollar comme norme mondiale ».

      Le Brésil est l’un des membres fondateurs des BRICS, formés en 2006 avec la Russie, l’Inde et la Chine. Le bloc s’est depuis élargi avec l’adhésion de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, de l’Iran, de l’Éthiopie, des Émirats arabes unis et de l’Indonésie. Ses dirigeants ont toujours affirmé qu’ils n’avaient aucune intention d’affaiblir le dollar, indiquant que Washington lui-même le fragilise par des abus politiques

  • Droits de douane, Trump, Norvège

    https://www.nrk.no/norge/tollkaos-for-norske-bedrifter-_-kan-vri-produksjon-mot-europa-1.17514698

    Tollkaos for norske bedrifter – kan vri produksjon mot Europa

    Stor variasjon i enkeltlands tollsatser til USA kaster om på rammevilkårene for norske bedrifter. Friluftsgiganten Norrøna vurderer nå nye produksjonsland.

    Le PDG de Norrøna, Jørgen Jørgensen, montre une polaire dans les rayons du magasin de Lysaker.

    – Il est fabriqué en Chine. Il était auparavant soumis à un droit de douane de 36 %. Aujourd’hui, la Chine est frappée par deux droits de douane punitifs de 20 % chacun, ce qui nous amène à plus de 75 % de droits de douane, explique le patron de Norrøna. Les États-Unis ont imposé 15 % de droits de douane sur les produits de l’UE, tandis que le Vietnam est frappé d’un tarif de 20 %, donc beaucoup moins onéreux pour nous.Les États-Unis représentent le plus grand marché d’exportation de Norrøna. L’entreprise y compte entre 250 et 300 revendeurs, quatre magasins en propre, en plus des ventes en ligne. Elle estime que les droits de douane entraîneront un coût supplémentaire de 15 millions de couronnes par an. Cela entraînera à terme des prix plus élevés pour les consommateurs américains, estime Jørgensen.

    En résumé, c’est le pays d’origine – c’est-à-dire le pays de production – qui détermine le tarif douanier applicable à l’exportation vers les États-Unis.

    Les droits de douane imposés par Trump à l’ensemble des pays de la planète mettent à mal les entreprises norvégiennes qui font produire en Asie. Dans l’urgence, Norrøna, le géant des vêtements et des équipement de loisir, déplace sa production de la Chine vers le Vietnam (moins taxé). À terme, il se peut bien que Norrøna rapatrie sa production vers des pays de l’UE comme la Lituanie par exemple où le coût du travail est encore bien moindre qu’en France, Espagne ou Italie

    – C’est un coût massif auquel nous ne pouvons pas échapper. Nous pensons qu’avec le temps, nous ajusterons les prix pour compenser, mais pour l’instant, c’est une charge que nous devons absorber, dit-il.

    – Dans le meilleur des cas, la taille du marché reste stable, mais vous vendez moins de produits à cause des prix plus élevés. Il se peut aussi que le marché se contracte, poursuit Jørgensen.

    –--------

    La NRK publie une petite synthèse sur l’essentiel à comprendre et savoir sur les droits de douane

    Qu’est-ce qu’un droit de douane ?

    Un droit de douane est une taxe imposée par un État sur les biens entrant sur son territoire.
    Par exemple, la Norvège impose des droits de douane sur le fromage importé. Cela rend le fromage étranger plus cher que le fromage produit en Norvège.

    Comment ça fonctionne ?

    C’est l’entreprise ou la personne qui importe la marchandise qui paie la taxe, au moment où celle-ci franchit la frontière.
    Les revenus des droits de douane vont à l’État qui les impose.
    Puisqu’il devient plus coûteux de vendre un produit, une entreprise augmente le prix pour compenser ce surcoût.
    Ainsi, les droits de douane affectent les consommateurs.

    Quel est le but ?

    Deux arguments justifient les droits de douane :

    – Protéger les entreprises nationales contre la concurrence étrangère

    – Générer des revenus pour l’État

    En rendant les produits étrangers plus chers, on espère que les consommateurs achèteront des produits locaux.

    Certains considèrent donc les droits de douane comme un moyen de protéger les entreprises nationales.

    Et puisque les droits de douane rapportent à l’État, cela augmente ses recettes.

    Donald Trump ajoute un troisième argument : les droits de douane comme levier de négociation ou de pression.

    Que fait Trump ?

    Donald Trump est un grand partisan des droits de douane.
    Il est opposé au libre-échange, qui permet d’exporter sans droits de douane. Les États-Unis instaurent désormais un droit de douane minimal de 10 % sur tous les pays.
    En plus, chaque pays peut se voir appliquer des tarifs supplémentaires selon les produits exportés et les volumes.

    Tous les produits norvégiens envoyés aux États-Unis seront frappés d’un droit de douane de 15 %.

    Quelles conséquences pour la Norvège ?

    La Norvège exporte pour plus de 60 milliards de couronnes par an vers les États-Unis. Ces produits seront désormais plus chers. Les entreprises norvégiennes risquent donc de perdre des clients. Si la Norvège riposte en imposant des droits aux produits américains, ces produits deviendront aussi plus chers en Norvège. Des prix plus élevés pourraient entraîner une hausse de l’inflation. Les produits norvégiens exportés vers l’UE, la Chine ou d’autres pays pourraient aussi être touchés si les États-Unis augmentent les droits à d’autres pays. Si l’inflation reste élevée, la banque centrale de Norvège risque de ne pas baisser les taux d’intérêt.

    Puisque les grands pays producteurs asiatiques sont désormais plus lourdement taxés que l’Europe, les entreprises doivent réévaluer leurs lieux de production. La production norvégienne pourrait être transférée en Europe.

    #Trump
    #droits_de_douane
    #mondialisation
    #norvège
    #capitalisme
    #protectionisme
    #libre_échange
    #commerce_mondial

    • Pour des payse et des entreprises qui ont développés des échanges économiques et financiers étroits avec les États-Unis, c’est compliqué de trouver des solutions dans l’urgence. Ici en Norvège, historiquement très lié aux États)Unis (il y a plus de norvégiens aux US qu’en Norvège), la société essaye de s’adapter à ces nouvelles conditions que certaines et certains parient être « temporaire » (trois ans à souffrir dans l’espoir d’un changement aux prochaines élections. Mais on lit aussi des articles expliquant que d’autres grandes industries, sociétés commencent à organiser un redéploiement sur d’autres marchés pour progressivement abandonner les US.

    • via @kassem ->

      @kassem : je découple ton signalement de la publication originelle :

      En même temps, délocalisation inverse

      Hyundai investit 21 milliards de dollars pour renforcer sa présence et éviter les tarifs douaniers des Etats-Unis

      https://www.entreprises-magazine.com/hyundai-investit-21-milliards-de-dollars-pour-renforcer-sa-pre

      ce virage stratégique aurait été inspiré bien plus tôt. Euisun Chung, président exécutif de Hyundai, a confié que c’est une rencontre en 2019 à Séoul avec Donald Trump qui a motivé le projet géorgien. Une entrevue qui a porté ses fruits, le président américain avait alors déclaré que Hyundai, en s’engageant à produire de l’acier et des voitures aux États-Unis, serait exempté de droits de douane. « 

      Hyundai produira de l’acier en Amérique et fabriquera ses voitures en Amérique, et par conséquent, ils n’auront pas à payer de droits de douane, avait affirmé Trump lors d’un échange à la Maison Blanche.

      Hyundai n’est pas un cas isolé. Les Japonais Honda et Nissan envisagent de délocaliser une partie de leur production mexicaine vers les États-Unis. Rolls-Royce (Royaume-Uni), Volvo (Suède) et Volkswagen (Allemagne) pourraient également suivre cette dynamique.

      Cette initiative devrait permettre de contourner les hausses tarifaires, tout en s’assurant une compétitivité accrue face aux géants.

  • Donald Trump en passe de remporter sa guerre commerciale
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/07/26/donald-trump-en-passe-de-remporter-sa-guerre-commerciale_6624388_3234.html

    Pour de nombreux analystes économiques outre-Atlantique, l’instauration chaotique des droits de douane punitifs au printemps semble laisser place à un nouvel ordre mondial où des barrières douanières de 10 % à 15 % – inimaginables il y a un an – sont la norme et permettent au Trésor américain d’engranger des milliards de dollars.

    L’Amérique s’est barricadée : les droits de douane sont actuellement d’environ 20 % sur les importations américaines, contre 2,4 % en 2024, selon l’indicateur de The Budget Lab de l’université Yale, le plus haut niveau depuis 1911 ou 1933, selon la manière de calculer. Cette estimation a été faite après l’accord avec le Japon du mardi 22 juillet, et avant celui avec l’Union européenne.

    Depuis son retour à la Maison Blanche, M. Trump est parvenu à changer le référentiel de négociation. Il n’est plus question de redescendre en dessous de son droit de douane général de 10 % – il a été maintenu avec le Royaume-Uni lors de l’accord signé en mai – et les marchés financiers ont jubilé lorsqu’il a annoncé des droits de douane limités à 15 % avec le Japon. C’est désormais la référence pour les Européens. Ceux qui se réjouissent du fait que ce taux est bien inférieur à la menace de 30 % brandie par le président américain ont intégré le chantage présidentiel et oublient que ce taux de 15 % eût semblé apocalyptique en 2024.

    Ces droits de douane rapportent. Depuis le début de l’année, le Trésor a engrangé environ 100 milliards de dollars (85,1 milliards d’euros), plus de deux fois plus qu’au premier semestre de 2024. Surtout, les rentrées fiscales se sont envolées en juin, atteignant 27 milliards de dollars, quatre fois plus qu’en juin 2024. « Nous sommes en bonne voie pour atteindre 300 milliards de dollars cette année. Cela représente près de 1 % du produit intérieur brut [PIB]. Voici comment nous allons remettre d’aplomb le désastre budgétaire dont nous avons hérité », a affirmé sur X le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, mardi 22 juillet.

    [...]

    Les entreprises étrangères, notamment européennes, sont d’ailleurs en voie de capitulation, et supplient leurs gouvernements de parvenir à un accord avec M. Trump. C’est le cas de Bernard Arnault, patron de LVMH, et d’Oliver Blume, président du conseil d’administration de Volkswagen, auquel les droits de douane ont coûté 1,3 milliard d’euros au deuxième trimestre. Son objectif : négocier en sus de la Commission européenne une paix séparée avec M. Trump en proposant d’« énormes investissements » aux Etats-Unis qui serviraient aussi de base d’exportation d’automobiles Volkswagen. « Il devrait être possible d’ajouter un accord spécifique au niveau de l’entreprise entre les Etats-Unis et les constructeurs automobiles », a déclaré M. Blume aux analystes financiers, vendredi 25 juillet.

    [...]

    Chacun a compris que rien n’était durable. Déjà, le Japon et les Etats-Unis se déchirent sur leur accord qui prévoyait 550 milliards de dollars d’investissements japonais aux Etats-Unis. Mais tant que Wall Street bat des records et que les taux d’intérêt restent contenus (4,4 % à dix ans) ....

    https://archive.ph/oB61Z

    #déficit #U.S.A #droits_de_douane #barrières_douanières #économie_de_services

  • Trump a-t-il commis le plus grand #délit_d'initié de tous les temps ? - Next
    https://next.ink/180214/trump-a-t-il-commis-le-plus-grand-delit-dinitie-de-tous-les-temps

    Sans crier gare, Donald Trump a annoncé mercredi la suspension des #droits_de_douane dits réciproques qu’il venait de mettre en œuvre contre des dizaines de pays, entraînent l’envol immédiat de tous les #indices #boursiers américains. Problème : le président des États-Unis avait incité, quatre heures plus tôt, ses abonnés à acheter des #actions...

    Tu m’étonnes. On en parlait il n’y a pas si longtemps...

    https://seenthis.net/messages/1108471

    • On se demande si ces tactiques court-termistes de l’administration Trump ne finiront pas par se retourner contre les fauteurs de trouble. La Chine opportunément se débarrasse de ses actifs américains. Elle a bien compris que le point faible des États-Unis, c’est sa dette souveraine :

      https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/bons-du-tresor-americain-comment-la-guerre-commerciale-chine-etats-unis-

      Avec l’offensive protectionniste de Donald Trump début avril et l’escalade avec la Chine, le marché de la dette des États connaît de violentes secousses, en particulier du côté des bons du Trésor américain.

    • Ces gens n’ont aucun sens des responsabilités. Ils s’amusent depuis ce que leur nombril leur dit de faire. Violences, punitions, vulgarités, et utilisation de tous les outils qu’on accepte de leur laisser à disposition, même quand ils n’en comprennent que la moitié de leur fonctionnement.

      Le reste du monde regarde avec beaucoup de consternation et de patience. Malgré tout.

      Il y avait l’autre jour un documentaire sur l’invasion de la Sicile par des chevaliers normands autour de l’an 1000. Ces chevaliers ont pris le pouvoir en Sicile par la violence, contre les sarrasins d’alors. Ils te décrivent la reddition du dirigeant arabe de la grosse ville qui après plusieurs mois de siège avait toujours l’eau courante et de quoi se nourrir. Et en fait, on t’explique que les chevaliers étaient des rustres incultes, sales et vulgaires, et que les élites dirigeantes du coin ont compris qu’il fallait malgré tout composer avec ces barbares, en acceptant de les laisser à la tête des instances dirigeantes, et en collaborant avec eux. Ils sont devenus les meilleurs amis du monde, mais ce sont bien les barbares qui avaient la couronne.

      En fait, encore aujourd’hui, on a des barbares qui ne veulent pas qu’on leur enlève la couronne, et on a les civilisés qui patientent et qui se demandent à quel moment les caprices des psychopathes vont cesser.

      J’ai retrouvé la référence que j’évoque :
      https://seenthis.net/messages/1108967

    • Ça me fait penser à l’épisode Covid de mars-avril 2020 où les valeurs boursières étaient descendues très bas. Je suis infoutu de me souvenir quelle politicarde avait également suggéré au citoyen lambda d’acheter des actions en profitant de l’opportunité. J’hésite entre Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher. De toute façon, une aristocrate rompue à l’art de l’investissement ...

    • Et à propos de brutalisation : ce passage du WSWS :

      Trump a déclaré que, parce que la Chine avait pris des mesures de rétorsion contre les hausses de droits de douane américaines, les droits de douane sur les produits chinois seraient portés à 125 % « avec effet immédiat ».

      À une époque antérieure, un tel blocus économique aurait été considéré comme un acte de guerre.

      On y retrouve aussi le narratif sur les obligations du trésor US.

      https://www.wsws.org/fr/articles/2025/04/11/pers-a11.html

    • Ce sont des actes de guerre, mais en face, on a quelques esprits de responsabilité. Les 4 dernières années, ces actes étaient pris par un vieillard sénile. Désormais, ces actes sont pris par un vieillard atrabilaire. Mais on va te me dire que c’est bien pire désormais, bien que les effets soient exactement les mêmes. L’obligation pour qui veut continuer à commercer avec les US à s’aplatir face à de purs actes de despotisme. La destruction des pipelines nordstream font partie de ces actes despotiques que chez nous, on ne doit désigner que comme des incitations amicales à se détourner du diable russe.

  • Ces crétins qui nous gouvernent : Episode 1 ursula von der leyen

    Devinez comment l’union européenne compte « répliquer » aux droits de douane des USA ? En taxant les bidets, les chewing-gum, les bûches de Noël ou la viande de renne ! Trump tremble déjà..

    https://www.youtube.com/watch?v=zeiGL9qfFpA

    #contre_offensive #guerre #guerre_commerciale #droits_de_douane #libre_échange #économie #François_Ruffin #voitures #tesla #en_vedette #ursula_von_der_leyen #union_européenne #ue

  • #Lettre de l’ambassade des États-Unis aux #entreprises françaises : Paris dénonce des « ingérences »

    Plusieurs entreprises françaises ont reçu une lettre de l’ambassade des États-Unis, demandant si elles avaient des programmes internes de lutte contre les #discriminations. Paris a réagi samedi, qualifiant cette initiative d’"ingérences inacceptables".

    Paris a vivement réagi, samedi 29 mars, après l’envoi d’une lettre de l’ambassade des États-Unis à plusieurs entreprises françaises, demandant si elles avaient des programmes internes de #lutte_contre_les_discriminations, qualifiant cette initiative d’"ingérences inacceptables" et prévenant que la France et l’Europe défendront « leurs valeurs ».

    Plusieurs sociétés françaises ont reçu une lettre et un #questionnaire leur demandant si elles mettaient en place des programmes internes de lutte contre les discriminations.

    La missive les prévient que, le cas échéant, cela pourrait les empêcher de travailler avec l’État américain, ce alors que la France interdit la plupart des formes de #discrimination_positive.

    L’information – révélée vendredi 28 mars par Le Figaro et les Echos – s’inscrit dans un contexte de fortes tensions commerciales alimentées par Donald Trump, qui agite tous azimuts des menaces de droits de douane.

    « Les ingérences américaines dans les politiques d’inclusion des entreprises françaises, comme les menaces de #droits_de_douanes injustifiés, sont inacceptables », a rétorqué le ministère français du Commerce extérieur, dans un message transmis à l’AFP.

    Les destinataires du courrier ont été informés du fait que « le #décret_14173 », pris par Donald #Trump dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche pour mettre fin aux programmes promouvant l’#égalité_des_chances au sein de l’État fédéral, « s’applique également obligatoirement à tous les #fournisseurs et #prestataires du gouvernement américain », comme le montre le document révélé par Le Figaro.

    Une initiative « inadmissible »

    Une initiative « inadmissible », a réagi samedi auprès de l’AFP le président de l’organisation patronale CPME, Amir Reza-Tofighi, qui dénonce une « atteinte à la #souveraineté » et appelle les responsables politiques et économiques à « faire front commun ».

    De son côté, la CGT demande au gouvernement « d’appeler les entreprises à ne pas engager de politique dommageable pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre le racisme », a déclaré à l’AFP Gérard Ré, secrétaire confédéral du syndicat.

    Au ministère de l’Économie, l’entourage d’Éric Lombard assurait vendredi soir que « cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain ». « Ce ne sont pas les nôtres », ajoutait Bercy dans sa réaction transmise à la presse, précisant que « le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain ».

    Samedi, les contours de la lettre restaient flous.

    Le cabinet du ministre de l’Économie, contacté par l’AFP, estime que le nombre d’entreprises ayant reçu la lettre serait « de quelques dizaines », tout en précisant que le décompte est toujours en cours.

    Les grands groupes contactés par l’AFP qui ont accepté de s’exprimer ont déclaré de ne pas avoir reçu la lettre, dont le format est inhabituel.

    « Ce n’est pas un courrier qui est parti sur le papier à en-tête de l’ambassade, ni du consulat ou d’une quelconque agence américaine », note auprès de l’AFP Christopher Mesnooh, avocat d’affaires américain du cabinet Fieldfisher basé à Paris, se basant sur la lettre publiée dans le Figaro.

    « Si c’est bien sous cette forme-là que les entreprises l’ont reçue, ce n’est pas une communication officielle et encore moins une communication diplomatique », selon l’avocat. « Ce n’est pas parce que ça traduit l’attitude de cette administration que c’est l’administration au sens propre du terme qui a autorisé son envoi à des entreprises », indique prudemment Christopher Mesnooh.

    Sollicitée par l’AFP, l’ambassade des États-Unis à Paris n’a pas répondu dans l’immédiat.

    L’administration américaine peut-elle exiger des entreprises françaises qu’elles se conforment à sa loi ? « Non », affirme Christopher Mesnooh. « Les entreprises françaises ne vont pas être obligées maintenant d’appliquer le droit social ou la loi fédérale contre les discriminations positives », poursuit l’avocat.

    En outre, pour les entreprises françaises, le problème ne se pose pas dans les termes posés par la lettre car en France, la discrimination positive fondée explicitement sur l’origine, la religion ou l’ethnie « n’est pas autorisée », rappelle l’avocat d’affaires.

    Pour autant, sur le volet de l’égalité hommes/femmes, depuis 2021, pour les entreprises de plus de 1 000 salariés, la loi française impose des quotas de 30 % de femmes cadres-dirigeantes et de 30 % de femmes membres des instances dirigeantes en 2027, puis d’atteindre des quotas de 40 % en 2030.

    Les entreprises qui choisiraient de se conformer aux exigences stipulées dans la lettre se mettraient donc dans l’illégalité du point de vue du droit français.

    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20250329-en-guerre-contre-la-diversit%C3%A9-l-administration-trump-fait-pr

    #USA #France #Etats-Unis #ingérence #ambassade #trumpisme

    • Stupeur dans les entreprises françaises après une lettre de l’ambassade américaine à Paris exigeant qu’elles respectent la politique antidiversité de Trump

      La représentation des Etats-Unis a envoyé un courrier à des nombreux groupes tricolores exigeant qu’ils respectent la politique « #anti-DEI » de l’administration républicaine pour tout contrat avec l’Etat fédéral.

      La lettre est signée par un certain Stanislas Parmentier, le directeur général des services de l’ambassade des Etats-Unis à Paris, selon l’annuaire du département d’Etat américain. En temps normal, cette affaire serait restée sous les radars, mais on est en plein trumpisme et la missive révélée par Les Echos, vendredi 28 mars, dont Le Monde a obtenu copie, enjoint les entreprises françaises destinataires de respecter les règles édictées par Donald Trump, qui bannissent toute discrimination positive en faveur de la diversité et de la parité homme-femme (DEI, Diversity Equity Inclusion) : « Nous vous informons que le décret 14173 concernant la fin de la discrimination illégale et rétablissant les opportunités professionnelles basées sur le mérite, signé par le président Trump, s’applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain, quels que soit leur nationalité et le pays dans lequel ils opèrent », écrit l’employé de l’ambassade, qui demande à ses interlocuteurs de signer « sous cinq jours (…) un formulaire de certification du respect de la loi fédérale sur l’antidiscrimination ».

      L’affaire a créé la stupeur à Paris et est remontée au niveau des directions générales, voire des conseils d’administration. Son ampleur est inconnue : s’agit-il uniquement des fournisseurs de l’ambassade ou du département d’Etat ? C’est que laisse croire le préambule du formulaire à signer, qui explique que « tous les contractants du département d’Etat doivent certifier qu’ils ne conduisent pas de programmes de promotion de DEI ».

      Ceci expliquerait aussi que le groupe Orange, qui n’a pas d’activité aux Etats-Unis, l’ait reçue. Ou est-ce une opération de mise en garde de toutes les entreprises françaises ? Mais, dans ce cas, comment expliquer que des grands noms opérant aux Etats-Unis, comme Saint-Gobain, n’aient pas été destinataires du courrier, ni en France, ni aux Etats-Unis ? « Cette lettre n’a été adressée qu’à des entreprises ayant des relations contractuelles avec l’Etat fédéral. Saint-Gobain n’est pas concerné », nous indique l’entreprise. Axa et Kering ne l’ont pas reçue non plus, selon nos interlocuteurs.

      La discrimination positive, faible en France

      La tension créée par Donald Trump a atteint un tel niveau qu’une lettre d’ambassade suscite une panique du même ordre que si elle avait été envoyée par le secrétaire au Trésor ou le secrétaire d’Etat américain. Sans doute pas complètement à tort : la politique voulue par Donald Trump est désormais mise en œuvre avec diligence par les fonctionnaires de l’administration fédérale. La missive est sans doute avant-coureuse des exigences à venir, celles faites aux entreprises européennes de respecter les règles de DEI si elles veulent faire des affaires avec le gouvernement américain, voire faire des affaires tout court aux Etats-Unis.

      Les accusations d’abus d’extraterritorialité et d’ingérence fusent. Toutefois, certains tentent de temporiser avant d’y voir plus clair : l’indignation reste anonyme tandis que plusieurs groupes ont choisi de ne pas signer la lettre de certification, nous indique une haute dirigeante d’un grand groupe français.

      L’entourage du ministre français de l’économie, Eric Lombard, a jugé que « cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain. Ce ne sont pas les nôtres. Le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain ».

      En réalité, dans une République qui a historiquement combattu tout communautarisme et toute distinction ethnique, à l’opposé des Etats-Unis, les politiques de discrimination positive, en France, ont historiquement été beaucoup plus faibles qu’aux Etats-Unis et très peu fondées sur le droit, le comptage ethnique étant prohibé et la prise en compte des origines interdite au sein des entreprises. En revanche, les sociétés de plus de 250 salariés sont légalement soumises à un quota minimal de 40 % de femmes dans leur conseil d’administration ou de surveillance.

      Disney visé par une missive spécifique

      Le décret de Donald Trump a été pris dans la foulée d’un arrêt de la Cour suprême de l’été 2023, interdisant la discrimination positive dans les universités américaines. Dans son décret signé dès le 21 janvier, le président américain écrit que les politiques de diversité « non seulement violent le texte et l’esprit de nos lois fédérales sur les droits civiques, mais portent également atteinte à notre unité nationale. Elles nient, discréditent et sapent les valeurs américaines traditionnelles de travail, d’excellence et de réussite individuelle, au profit d’un système de spoliation identitaire illégal, corrosif et pernicieux ».

      Selon M. Trump, « les Américains qui travaillent dur et qui méritent de réaliser le rêve américain ne devraient pas être stigmatisés, rabaissés ou exclus de certaines opportunités en raison de leur origine ethnique ou de leur sexe ».

      Cette politique est menée tous azimuts. Vendredi 28 mars, le patron de la Federal Communication Commission, qui régule les médias, Brendan Carr, a posté, sur X, la lettre qu’il avait envoyé à Bob Iger, patron de Disney, pour s’assurer qu’il avait démantelé sur le fond et pas seulement sur la forme ses politiques DEI.

      « Pendant des décennies, Disney s’est concentré sur le box-office et la programmation à succès mais quelque chose a changé. Disney est désormais empêtré dans une vague de controverses concernant ses politiques de diversité, d’inclusion et d’inclusion », écrit Brendan Carr, qui met en cause les anciens objectifs de Disney d’avoir plus de 50 % d’acteurs, metteurs en scène, scénaristes issus des minorités ou de rémunérer ses dirigeants en fonction des résultats DEI. « Je veux m’assurer que Disney et ABC [sa chaîne de télévision] n’ont pas violé les réglementations de la FCC sur l’égalité des chances en matière d’emploi en promouvant des formes odieuses de discrimination DEI », met en garde M. Carr.

      En 2022, la querelle entre le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, et Disney, qui s’opposait à une loi surnommée « Don’t Say Gay » (« ne dites pas homo ») bannissant dans les écoles et lycées les cours sur l’homosexualité et la théorie du genre, avait marqué l’acmé de la guerre culturelle aux Etats-Unis. Elle avait également marqué le début de la réaction anti-DEI. Elle se poursuit désormais sans relâche.

      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/03/29/stupeur-dans-les-entreprises-francaises-apres-une-lettre-anti-diversite-de-l

    • L’embarras des entreprises françaises face à la croisade antidiversité de Donald Trump
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/06/diversite-les-oukases-de-trump-destabilisent-les-entreprises-francaises_6591

      Les exigences américaines sèment le trouble au sein des sociétés, notamment chez celles qui ont une présence aux #Etats-Unis. Si beaucoup assurent qu’elles vont maintenir leur politique inclusive, d’autres ont déjà tourné casaque.

      ... Le cabinet de conseil Accenture, jusque-là chantre des valeurs de diversité et d’inclusion, a supprimé ses objectifs DEI. ...

      Aujourd’hui, quelque 4 500 institutions ont signé la Charte de la diversité, « mais, en réalité, ce n’est pour beaucoup qu’une pétition de principe. Du moins pour les discriminations liées aux origines. En France, on parle désormais du genre, des LGBTQ+ et des personnes trans, mais on ne parle toujours pas des Noirs et des Arabes », estime M. Sabeg, ancien commissaire à la diversité et à l’égalité des chances (2008-2012).

      https://archive.ph/K40Z0

  • « Pour Donald Trump, stratégie et #géopolitique sont solubles dans l’affairisme et le lucre », Jean-Sylvestre Mongrenier
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/05/pour-donald-trump-strategie-et-geopolitique-sont-solubles-dans-l-affairisme-

    Prêtons-nous à ce « jeu » intellectuel, qui n’en est pas un. Les bonnes grâces de Trump envers Poutine suffiront-elles pour que Moscou reprenne le contrôle de l’Eurasie postsoviétique et de ses confins occidentaux (l’Europe centrale et orientale) ? Voici plus de trois décennies que la doctrine russe de l’« étranger proche » a été énoncée, et la Russie n’a pu empêcher les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase de prendre du champ.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La Chine, spectatrice perplexe du rapprochement entre Trump et Poutine

    En Europe, la satellisation de la Biélorussie est bien avancée, mais pas suffisamment pour qu’Alexandre Loukachenko entre directement en guerre contre l’Ukraine. Quant à cette dernière, elle a réagi contre le noyautage russe et la captation de l’Etat : trois ans après une « opération militaire spéciale » censée prendre Kiev en trois jours, l’armée russe n’a pas même réussi à prendre la totalité du Donbass. Il importe de conserver à l’esprit que l’Ukraine est invaincue.

    Surtout, quid de la zone d’influence qui, selon la thèse du Dreikaiserbund, devrait revenir aux Etats-Unis ? L’Europe rêvée par Trump, divisée et fragmentée, serait à la merci de Moscou qui, après l’effondrement espéré de l’OTAN, pourrait s’en servir pour oxygéner l’économie russe. De cette manière, les rapports entre Moscou et Pékin seraient rééquilibrés au sein d’une alliance en passe de dominer la masse terrestre euro-asiatique.

    Le cauchemar de Halford J. Mackinder (1861-1947), de Nicholas Spykman (1893-1943) et des penseurs anglo-américains qui inspirèrent la longue stratégie de containment (« endiguement ») deviendrait réalité : nous assisterions au triomphe posthume de Karl Haushofer (1869-1946), partisan dans l’entre-deux-guerres d’un bloc eurasiatique uni face à la « Grande Ile » nord-américaine.

    En Asie-Pacifique, il serait hasardeux d’inscrire le lâchage de l’Ukraine dans une stratégie de consolidation de la zone d’influence américaine. Pourvu que Xi Jinping accepte d’acheter plus de blé et de gaz aux Etats-Unis et de leur vendre des terres rares, Trump pourrait lâcher Taïwan, maillon central des alliances régionales américaines, du Japon aux Philippines. Si cela s’avérait juste, l’hégémonie américaine dans le Pacifique prendrait fin. Ironie de l’histoire, Trump aurait concédé à Pékin une « sphère de coprospérité de la Grande Asie », ce qui avait été refusé au Japon lors de la seconde guerre mondiale.

    Une conception sociale-darwinienne du marché

    En guise de compensation, lit-on, Trump pourrait vouloir organiser une sorte d’« Empire des Amériques ». Mais croit-il pouvoir l’obtenir à coups de guerres commerciales ? Au faîte de leur puissance, les Etats-Unis des années 1990-2000 ne sont pas parvenus à constituer une zone de libre-échange des Amériques, de l’Alaska à la Terre de Feu. Déjà, la Chine est le principal partenaire commercial de la plupart des pays latino-américains. In fine, les conceptions géopolitiques panaméricaines prêtées à Trump se réduiraient à une police des frontières sur le Rio Grande et le long de la frontière canadienne.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Amérique latine, la Chine s’impose dans l’« arrière-cour » des Etats-Unis

    Comment #Trump voit-il donc le monde ? Tout comme pour les thuriféraires de la globalisation, dans les années 1990, la Terre serait plate : un marché planétaire dont les enjeux sont réductibles au commerce et à l’accès aux ressources naturelles. Indices boursiers, opérations immobilières et enrichissement privé tiennent lieu d’indicateurs. La différence avec les « globalistes » exécrés réside dans sa conception sociale-darwinienne du marché : le libre jeu des forces économiques serait une lutte perpétuelle, sans grands dessein, progrès et idéaux.

    https://justpaste.it/gok8b

    • « Donald Trump poursuit une vision paranoïaque, erronée et indigente de l’économie »
      CHRONIQUE, Stéphane Lauer
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/10/donald-trump-poursuit-une-vision-paranoiaque-erronee-et-indigente-de-l-econo

      En dépit de l’incrédulité générale, Donald Trump a finalement déclenché une #guerre_commerciale en décrétant des #droits_de_douane tous azimuts. Ou plutôt une drôle de guerre, aux buts changeants en fonction de l’ennemi désigné, rythmée par des chantages, des revirements brutaux et des délais de grâce à géométrie variable. Un sentiment de pagaille s’installe. Le fait du prince semble avoir pris le dessus sur toute rationalité économique. La méthode comme la justification posent question.

      Des droits de douane de 25 % sur les exportations canadiennes et mexicaines à destination des Etats-Unis devaient entrer en vigueur dès mardi 4 mars, avant que l’application ne soit reportée au 2 avril. Déjà, un premier report avait été décidé en février. Celles venant de Chine sont frappées à un taux de 20 %, jusqu’à nouvel ordre, tandis que l’Union européenne ne sait toujours pas quel régime lui sera appliqué, mais les Vingt-Sept savent qu’ils ne perdent rien pour attendre. L’agriculture, l’acier et l’aluminium vont être à leur tour concernés, sans parler des « droits de douane réciproques », sorte de loi du talion, dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants.

      Ça va bien se passer, assure le président des Etats-Unis, qui prévoit « un peu de perturbation, mais ça [lui] va. Il n’y en aura pas beaucoup ». Cette méthode Coué ne trompe personne : entre les anticipations d’inflation, le recul de Wall Street, la perturbation des chaînes de production, les mesures de rétorsion contre les Etats-Unis et la confiance des ménages américains qui flanche, les dégâts sont déjà là.

      Une balle dans le pied

      Faisant fi des avertissements lancés par la plupart des économistes et des institutions internationales, Trump s’entête sur une guerre commerciale qualifiée le 31 janvier par le Wall Street Journal de « plus stupide de l’histoire ». « Notre profonde inquiétude est que cela pourrait être le début d’une spirale destructrice qui nous ramènerait à la guerre commerciale des années 1930 », avertit Andrew Wilson, le secrétaire général adjoint de la Chambre internationale de commerce, qui représente des milliers d’entreprises dans 130 pays.

      L’ex-promoteur immobilier agit comme s’il voulait appliquer des hausses de loyer dans une copropriété de Manhattan, afin d’améliorer son retour sur investissement. Mais les échanges internationaux ne sont ni une partie de Monopoly ni un jeu à somme nulle, où les pertes des uns se traduisent par les gains des autres. Sous le couvert de « révolution du bon sens », censée faire revenir les usines et les emplois, les Etats-Unis sont en train de se tirer une balle dans le pied, et la planète entière doit se préparer à faire les frais de cette automutilation.

      Enfermé dans sa bulle cognitive, Trump poursuit une vision paranoïaque, erronée et indigente de l’économie. La paranoïa d’abord. Son obsession sur les droits de douane s’est construite sur la croyance que les Etats-Unis, première puissance mondiale, sont abusés par un système international, dont ils sont pourtant l’architecte. Il prétend que l’Union européenne aurait été créée pour « foutre en l’air » son pays, alors que les Américains ont encouragé sa construction pour s’assurer des débouchés et endiguer le communisme.

      Difficile également de croire que le Mexique et le Canada ne seraient que des profiteurs de leur encombrant voisin. Le premier permet aux Etats-Unis de bénéficier de coûts de production qui dopent leur compétitivité. Le second leur fournit les matières premières dont ils ont besoin pour faire tourner leur économie. Mais, dans la tête de Trump, les deux pays ne sont que des passeurs de drogue et d’immigration illégale qu’il faut sanctionner, voire, pour le Canada, annexer.

      Raisonnements à courte vue

      Ensuite, cette guerre commerciale repose sur des principes erronés. Le solde commercial d’un pays dépend moins de la compétitivité des produits qu’il importe que de ses fondamentaux macroéconomiques. Tant que les Etats-Unis investiront plus qu’ils n’épargnent et qu’ils consommeront davantage qu’ils ne produisent, le déficit commercial demeurera gigantesque. Il n’y a aucune arnaque à la clé, simplement des mécanismes économiques de base, dont Donald Trump croit pouvoir s’affranchir.

      Les excédents allemands et chinois s’expliquent pour des raisons diamétralement opposées : la production excède la demande intérieure, ce qui stimule les exportations. De fait, le virage économique annoncé par le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, qui envisage d’investir massivement dans les infrastructures et de s’endetter davantage, aura bien plus d’effet sur la réduction des excédents allemands que tous les droits de douane décrétés par Trump.

      Ce qui conduit à la troisième caractéristique : une conception indigente de l’#économie. Trump suit des raisonnements à courte vue, qui ont eu suffisamment de résonance dans l’opinion pour le faire élire, mais qui n’ont aucune chance de régler les problèmes, pourtant bien réels, du pays.
      Les inégalités aux Etats-Unis n’ont jamais été aussi criantes. Selon Moody’s Analytics, la moitié des dépenses de consommation (contre 36 % en 1995) sont réalisées par les 10 % les plus riches. En bas de l’échelle, un nombre croissant d’Américains sont exclus du marché immobilier, les salaires réels font du sur-place et l’espérance de vie chute année après année.

      Trump a réussi à capter la colère des perdants de la mondialisation, mais ce n’est pas en réduisant les impôts des plus riches et en taxant les importations qu’il parviendra à améliorer leur sort. Malgré les gesticulations d’Elon Musk pour réduire la dépense publique, le #déficit budgétaire va continuer à se creuser, rendant encore plus hypothétique le rééquilibrage du commerce extérieur.

      In fine, la facture de la drôle de guerre sera réglée par l’Américain moyen, qui verra son pouvoir d’achat amputé. Mais il est tellement plus facile de désigner des boucs émissaires hors des frontières que de réparer l’Amérique de l’intérieur en matière d’éducation, de santé et d’infrastructures.

  • Alors un peu plus de ce que dit la BBC

    Et si c’est la BBC qui l’écrit, comment ne pas croire à ce qui est totalement incroyablement uncredible :

    1. He suggest that Canada could become a US state to avoid tariffs "They do almost 90% of their business with the United States, whereas with us it’s the opposite."

    2. Trump says he believes US will ’get Greenland, he renewed his appeal for Denmark to relinquish control of Greenland to the US - saying it’s an "absolute necessity" for international security. "I think we’re going to have it," he added.

    3. US president called Gaza a “demolition site”, (it has to be cleaned) saying he had spoken to King Abdullah II of Jordan about the possibility of his country and Egypt taking in displaced Palestinians. Trump has suggested relocating Gazans to Arab countries such as Egypt and Jordan.

    4. US Air Force removing material on the role of black and female pilots during World War Two from its training programmes. Donald Trump’s move to block diversity, equity and inclusion (DEI) initiatives led military officialto take "immediate steps" to remove material to "ensure compliance" with the US president’s order

    5. Trump orders 25% tariffs on Colombia after US planes deporting migrants turned back.

    Sans vouloir nécessairement passer le point G. - avec les deux saluts fascistes de l’autre abruti - ça fait quand même un peu nazi ses trucs de cette semaine

    #trump_en_décadence

    • 1. He suggest that Canada could become a US state to avoid tariffs “They do almost 90% of their business with the United States, whereas with us it’s the opposite.”

      2. Trump says he believes US will ’get Greenland, he renewed his appeal for Denmark to relinquish control of Greenland to the US - saying it’s an “absolute necessity” for international security. “I think we’re going to have it,” he added.

      3. US president called Gaza a “demolition site” , (it has to be cleaned) saying he had spoken to King Abdullah II of Jordan about the possibility of his country and Egypt taking in displaced Palestinians. Trump has suggested relocating Gazans to Arab countries such as Egypt and Jordan.

      4. US Air Force removing material on the role of black and female pilots during World War Two from its training programmes . Donald Trump’s move to block diversity, equity and inclusion (DEI) initiatives led military officialto take “immediate steps” to remove material to “ensure compliance” with the US president’s order

      5. Trump orders 25% tariffs on Colombia after US planes deporting migrants turned back.

    • Merci @monolecte (que ne l’ai-je point fait...)

      Imposer 25% de droits de douane [https://seenthis.net/messages/1094438#message1094668] à la Colombie, c’est pas la même que d’appliquer ce même taux à la Chine, au Mexique ou même au Canada. À suivre...

      #É-U #droits_de_douane

      edit : ce que ne dit pas la BBC c’est que

      Bogota a interdit l’entrée d’avions militaires américains transportant des migrants expulsés. Après le Brésil, la Colombie a exigé des Etats-Unis qu’ils traitent avec « dignité » les migrants expulsés.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/26/donald-trump-annonce-des-sanctions-contre-la-colombie-sur-la-question-des-mi

      Les autres États (la Chine en particulier) seront probablement conduits à jouer la « diplomatie transactionnelle », comme l’indiquent les annonces d’éventuelles mesures de réciprocité en cas de brusqueries étasuniennes au Canada.

    • La Colombie a cédé mais avant son président s’est tout de même vivement exprimé :

      L’affaire donne lieu à une riposte d’une violence inédite de la part du président colombien. « On m’informe que vous imposez un droit de 50 % sur les fruits de notre labeur pour entrer aux Etats-Unis, et je fais de même », rétorque le président Gustavo Petro, en se lançant dans une violente diatribe anti-Trump.

      « Je n’aime pas ton pétrole, Trump ; tu vas anéantir l’espèce humaine à cause de ta cupidité », a d’abord lancé le dirigeant colombien, avant d’accuser son homologue américain de le considérer, lui, mais aussi ses compatriotes comme « une race inférieure ».

      « Tu peux essayer de provoquer un coup d’Etat avec ta force économique et ton arrogance, comme [en 1973 avec le président chilien] Allende. Mais je mourrai avec la loi de mon côté ; j’ai résisté à la torture et je te résisterai, poursuit le président Petro. Tu me tueras, mais je survivrai dans mon peuple, qui a précédé le tien dans les Amériques. Tu n’aimes pas notre liberté, d’accord. [Pour ma part], je ne serre pas la main des esclavagistes blancs ; je serre la main des héritiers libertaires blancs de Lincoln et des paysans noirs et blancs des Etats-Unis. »

      Le matin même, Gustavo Petro avait révoqué l’autorisation diplomatique de transport donnée la veille par son gouvernement, forçant les avions américains – deux C17 pouvant transporter 80 passagers –, à faire demi-tour en vol.

      « Les Etats-Unis ne peuvent pas traiter les migrants colombiens comme des criminels. Je refuse l’entrée sur notre territoire des avions américains les transportant. [Washington doit] établir un protocole pour leur traitement digne », a tweeté le président colombien, en précisant plus tard : « Nous n’avons jamais refusé d’accueillir des migrants et nous avons essayé de stopper l’immigration… Mais n’exigez pas que j’accepte des personnes expulsées des Etats-Unis, menottées et dans des avions militaires. Nous ne sommes la colonie de personne. »

      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/27/donald-trump-provoque-une-rocambolesque-crise-diplomatique-avec-la-colombie_

  • Le tournant historique de Donald Trump à la Maison Blanche : « révolution du bon sens » ou réaction conservatrice ?


    Henry « Enrique » Tarrio, ex-chef de file des Proud Boys, groupe d’extrême droite impliqué dans l’attaque du Capitole en  2021, après sa libération, à Miami, en Floride, le 22  janvier 2025. GIORGIO VIERA / REUTERS

    La grâce accordée par le nouveau président américain aux émeutiers du Capitole, y compris aux plus violents d’entre eux, ainsi que la remise en cause des politiques antidiscrimination illustrent un bouleversement étatique, moral et sociétal.

    Il l’avait annoncé, une majorité d’électeurs l’a voulu : dès les premiers jours de son mandat, Donald Trump conduit un bouleversement étatique, moral et sociétal aux Etats-Unis. Dans son discours inaugural, lundi 20 janvier, il a promis une « révolution du bon sens ». Des termes antinomiques qui dessinent une réaction conservatrice à certaines évolutions récentes de la société américaine, notamment la reconnaissance et la promotion de la diversité sexuelle et raciale. Cette réaction s’accompagne d’une novlangue populiste observée dans d’autres pays, qui remplace les faits par la répétition de slogans.

    Rien ne l’illustre davantage que la grâce présidentielle accordée aux 1 500 émeutiers – « les otages » – du 6 janvier 2021 au Capitole, à quelques exceptions près. L’intention de Donald Trump ne faisait guère de doute. Depuis quatre ans, grâce à des relais médiatiques puissants, il avait promu l’idée que les coupables de cette insurrection étaient des victimes. Mais la décision de gracier aussi les auteurs de violences contre les 140 policiers blessés représente le marqueur le plus fort de ce début de mandat. Selon le site Axios, elle aurait été prise « à la dernière minute », saluée par cette phrase du président, rapportée par un conseiller : « Et puis merde. Relâchez-les tous. »

    Cette décision, critiquée par 58 % des Américains selon un sondage Reuters, a provoqué le trouble chez de nombreux élus républicains au Congrès. Le principal syndicat de policiers – Fraternal Order of Police – s’est ému de cette grâce générale, profitant notamment à 174 personnes condamnées pour avoir agressé les forces de l’ordre avec des objets dangereux voire létaux. Les experts en violences extrémistes s’alarment d’une invitation à la récidive ou au passage à l’acte pour des individus ou des groupes armés se sentant protégés par la bienveillance de la Maison Blanche. « L’Etat de droit est mort », a commenté Michael Fanone, officier de police de Washington ayant défendu le Capitole, sur CNN mercredi.

    [...]

    La ministre de la justice pourra compter sur un nouvel allié à Washington. Donald Trump a choisi Ed Martin, avocat de plusieurs émeutiers du #6_janvier_2021, comme procureur par intérim du district de Columbia (DC). Ed Martin était présent au Capitole le jour de l’assaut. Il avait écrit sur Twitter : « Comme un mardi gras à DC aujourd’hui : amour, foi et joie. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/23/donald-trump-propose-un-renversement-des-valeurs-a-la-societe-americaine_651

    https://justpaste.it/herdp

    #Trump #extreme_droite #policiers #justice #immigration #minorités #affirmative_action #genre #écologie

    • Donald Trump tente de mettre en place une « présidence impériale » aux Etats-Unis
      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/22/donald-trump-en-quete-d-un-pouvoir-executif-elargi_6509813_3210.html

      Les premières décisions du nouveau président américain à son arrivée à la Maison Blanche témoignent de la volonté de se soustraire au système de contrôles et de contre-pouvoirs.

      Un paradoxe apparaît déjà à l’aube du nouveau mandat de Donald Trump. Le président des Etats-Unis veut, dans le même mouvement, réduire le périmètre de l’Etat fédéral, en sabrant dans ses effectifs et ses agences, et tester les limites du #pouvoir_exécutif, afin de l’étendre. Si la première mission a été confiée à l’entrepreneur Elon Musk, l’autre volet a été pensé, prémédité, préparé par l’entourage de Donald Trump depuis des mois. Il s’agit d’étendre au maximum ce que l’historien américain Arthur Schlesinger (1917-2007) avait appelé, dès 1973, « la présidence impériale  », se soustrayant de plus en plus au système de contrôles et de contre-pouvoirs.

      La première vague de décrets présidentiels l’a illustré. La Maison Blanche veut politiser la haute fonction publique, bien au-delà des milliers de postes changeant à chaque administration. Elle parle sans arrêt du retour de la « méritocratie », là où elle attend une loyauté à toute épreuve. Elle ouvre aussi des débats juridiques explosifs, amenés à être tranchés par la Cour suprême, dominée par les juges conservateurs.

      Mardi 21 janvier, une vingtaine de procureurs d’Etats démocrates ont déposé deux plaintes distinctes pour contester la volonté de Donald Trump, exprimée dans un décret, de remettre en cause le #14e_amendement de la #Constitution sur le #droit_du_sol. Les conseillers du président, en particulier le chef adjoint de l’administration, Stephen Miller, grand ordonnateur de la nouvelle politique migratoire, veulent supprimer ce droit pour les enfants de sans-papiers. « Le président a largement dépassé le cadre de ses fonctions avec ce décret, et nous lui demanderons des comptes », a expliqué le procureur général de Californie, Rob Bonta, qui veut la suspension immédiate de l’application du décret. Ce n’est que le début d’une gigantesque bataille, à l’issue incertaine.

      « Sceller les frontières »

      L’autre point, concernant la #politique_migratoire, où Donald Trump veut aussi repousser les limites de son pouvoir concerne la mobilisation de l’armée. Plusieurs présidents, dont le démocrate Barack Obama (2009-2017) et le républicain George W. Bush (2001-2009), ont déployé la #garde_nationale pour appuyer les services chargés de policer la frontière. Mais Donald Trump veut élargir cette participation. Il a demandé au Pentagone de lui présenter, sous dix jours, un plan de mobilisation du commandement nord des Etats-Unis (USNORTHCOM) afin de « sceller les frontières ». Les termes flous du décret suggèrent une véritable opération militaire, et non une simple assistance logistique. En outre, Donald Trump n’a pas écarté l’emploi de l’armée au Mexique même pour traquer les cartels.

      Ce flou entretenu dans les termes se retrouve dans un autre décret signé lundi, portant sur « la fin de l’instrumentalisation du gouvernement fédéral ». Il s’agit de l’une des promesses constantes de Donald Trump, de la campagne jusqu’à son discours d’investiture, faite sans jamais éclaircir sa mise en œuvre. Le décret appelle le ministre de la justice et le directeur national du renseignement – postes que devraient occuper Pam Bondi et Tulsi Gabbard, en cas de confirmation au Sénat – à passer en revue les activités de tous les services concernés, au cours des quatre années du mandat de Joe Biden.

      Cet examen pourrait concerner aussi bien les enquêtes sur l’assaut du 6 janvier 2021 contre le Capitole – donc, une mise en cause possible de l’ex-procureur spécial Jack Smith, des magistrats, de la police fédérale (FBI) – que celles visant directement Donald Trump, comme son inculpation pour la rétention et la dissimulation illégale de centaines de documents classifiés, à Mar-a-Lago, sa résidence en Floride. Un tel décret ouvre un champ possible pour des rétorsions et une vendetta.

      Autre liberté sécuritaire, prise par la Maison Blanche : celle concernant ses propres rangs. Mettant en cause un « processus bureaucratique » et une « habilitation sécurité défaillante », la nouvelle administration a décidé de court-circuiter les vérifications traditionnelles, préalables à l’obtention de laissez-passer permanents. Selon un décret signé par Donald Trump, le conseiller juridique de la Maison Blanche va communiquer aux services secrets une liste, à effet immédiat, de personnes habilitées à accéder au complexe de la Maison Blanche et aux outils informatiques. Ils bénéficieront d’un accès aux informations classifiées de niveau top-secret.

      #frontières

    • Investiture de Donald Trump : l’onde de choc du second mandat confirmée par une série de décrets sur le #climat et l’#immigration
      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/21/investiture-de-donald-trump-climat-immigration-6-janvier-le-choc-du-second-m

      A peine investi, le nouveau président américain a mis en scène la signature d’un grand nombre de textes, d’abord devant ses militants, puis dans le bureau Ovale.
      Par Piotr Smolar (Washington, correspondant) et Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)
      Publié le 21 janvier 2025

      Donald Trump descend lentement les marches de la Capital One Arena, devant la foule extatique de ses partisans réunis dans l’arène sportive. Il est le 47ᵉ président des Etats-Unis depuis quelques heures, lundi 20 janvier, et porte à la main un classeur noir. Sur la scène, un bureau a été installé avec le sceau présidentiel. C’est là qu’il signe, sous les applaudissements, une série de #décrets_présidentiels dont le contenu est résumé de façon lapidaire par un conseiller. La #mise_en_scène est inédite, entre spectacle sportif et politique, celle d’un nouveau pouvoir hors norme. Montrant à la foule ses premières signatures, Donald Trump a ensuite quitté la scène en lançant des stylos, comme un champion de tennis sur le court frappant les balles de la victoire vers les tribunes.

      Onde de choc, saturation des antennes : ainsi s’est présentée cette première journée du 47ᵉ président, après la cérémonie d’investiture. Depuis des semaines, ses conseillers préparaient l’opinion publique à une rupture nette, par une rafale de décrets présidentiels. Elle a eu lieu. Sur la scène de l’arène, Donald Trump a commencé par révoquer 78 décrets de son prédécesseur, Joe Biden, concernant aussi bien la baisse du prix de certains médicaments, les programmes de lutte contre les discriminations que les sanctions contre certains colons juifs violents en Cisjordanie. Puis il a annoncé – comme en 2017 – un retrait de l’accord de Paris sur le climat. Washington quitte également l’Organisation mondiale de la santé.

      Cette mise en scène relevait du grand art, en matière de #communication_politique. Le leader et son peuple ne faisaient qu’un, sans intermédiaire ni contre-pouvoir. « La nation entière s’unit rapidement derrière notre agenda », avait prétendu le président, au cours de son discours d’investiture. La mise en scène suivante a eu pour cadre le bureau Ovale, peu avant 20 heures. Pendant une interminable séquence, Donald Trump, assis derrière le Resolute desk, a signé les décrets présidentiels suivants, répondant volontiers aux multiples questions des journalistes. « Oh, en voici un gros ! », s’enthousiasmait-il, à l’annonce de certains documents.

      Marqueurs identitaires forts

      Les décrets sont de différentes sortes. Des marqueurs identitaires forts, spécialement adressés à l’électorat trumpiste, étaient au rendez-vous. Il s’agit d’abord d’une grâce présidentielle quasi complète, corrigeant « une grave injustice nationale », pour les plus de 1 500 personnes condamnées pour l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Parmi les bénéficiaires de ce pardon figurent des auteurs de violences contre les 140 policiers blessés ce jour-là. Seuls 14 membres des milices extrémistes armées des Oath Keepers et des Proud Boys ont bénéficié d’une réduction de peine. Le blanchiment d’une insurrection et d’une tentative de coup d’Etat est ainsi achevé. « Ce qui a été fait à ces gens est scandaleux », a estimé Donald Trump, avançant que, dans de nombreux cas, les violences auraient été commises par des « agitateurs extérieurs ». Les coupables sont des victimes, les victimes sont des suspects.

      La priorité assumée, au cœur de ces décrets présidentiels, concerne la question migratoire. La pression à la frontière a baissé de façon très significative depuis des décrets signés par Joe Biden, en juin 2024. Le nombre d’interpellations de clandestins dans la seconde moitié de l’année a diminué de plus de 70 % par rapport à la même période en 2023. Au cours de l’année fiscale 2024, le département de la sécurité intérieure a organisé près de 700 000 reconduites à la frontière et expulsions, un chiffre sans précédent depuis 2010. Mais toute la campagne de Donald Trump a reposé sur l’idée centrale d’une invasion incontrôlée pendant quatre ans.

      Elle justifie, selon le président, une déclaration d’état d’urgence nationale et la désignation des cartels mexicains comme organisations terroristes. Elle implique des mesures pratiques et opérationnelles, comme la fin du programme d’admissions légales pour deux ans, sous conditions de ressources financières, mis en place avec Cuba, le Venezuela, Haïti et le Nicaragua.
      L’administration annonce son intention de finir la construction du mur à la frontière avec le Mexique, de déployer l’armée – notamment la garde nationale – dans cette zone frontalière. L’armée a déjà été largement sollicitée depuis dix ans par les administrations successives, mais uniquement dans des missions logistiques, en soutien de la police aux frontières. Un élargissement de ses missions – « sceller les frontières et préserver la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité » – risque d’être contesté sur-le-champ devant les tribunaux.

      Remise en cause du droit du sol

      D’autres mesures, censées illustrer la rupture en matière migratoire, peuvent aussi se heurter aux limites de cet unilatéralisme de l’exécutif. La réhabilitation annoncée de la politique « remain in Mexico », impliquant que les candidats à l’asile restent au Mexique avant l’examen de leur dossier par la justice américaine, réclame au préalable la pleine coopération des autorités de ce pays. Sans cela, aucune inversion possible des flux. Sans cela, impossible, également, de rétablir le « Title 42 », ces dispositions du code sanitaire, adoptées sous Trump 1, qui permettaient de reconduire à la frontière les migrants sans qu’ils puissent déposer une demande d’asile. Certains membres de l’équipe Trump envisagent des accords d’expulsion vers des pays tiers et non vers celui d’origine des sans-papiers, sur le modèle de celui, très controversé et onéreux, qu’avait conclu, en 2022, le Royaume-Uni avec le Rwanda, sans jamais pouvoir l’appliquer.

      Le dernier point phare des décrets présidentiels concerne la mise en cause du droit du sol. Il s’agit d’une ambition ancienne de la droite nationaliste, obsédée par l’idée raciste d’un « grand remplacement » de la population blanche par les migrants. Lundi soir, Donald Trump a qualifié une nouvelle fois ce droit du sol de « ridicule », prétendant à tort que son pays était le seul à l’appliquer. Un étrange adjectif pour qualifier le 14ᵉ amendement de la Constitution américaine. Ratifié en 1868, il accorde la citoyenneté américaine à toute personne « née ou naturalisée aux Etats-Unis ». L’équipe Trump, qui se prépare à une lutte judiciaire jusqu’à la Cour suprême, veut réinterpréter les termes de cet amendement, pour supprimer l’automaticité dans le cas d’enfants nés de parents en situation irrégulière.

      La vague de décrets présidentiels porte également sur l’#énergie et l’#environnement. Aucun droit de douane n’a été décidé, alors que Donald Trump avait menacé dans sa campagne d’imposer 10 % de prélèvement sur toutes les importations et 60 % sur celles en provenance de Chine. « Au lieu de taxer nos citoyens pour enrichir d’autres pays, nous imposerons des droits de douane et des taxes aux pays étrangers pour enrichir nos citoyens », a déclaré Donald Trump dans son discours d’investiture. Mais aucun décret n’a suivi, si ce n’est une étude sur la politique commerciale américaine et l’annonce de la création d’une agence chargée de collecter des droits de douane (External Revenue Service), par opposition à l’Internal Revenue Service (IRS), qui collecte l’impôt sur le revenu.

      Ce sursis a d’abord soulagé les marchés financiers, qui sont remontés. Toutefois, Donald Trump a douché cet optimisme en semblant envisager l’introduction d’une taxe de 25 %, dès le 1ᵉʳ février sur les produits importés du Mexique et du Canada. Le président met en cause ces pays en raison d’abus supposés dans les échanges commerciaux et du trafic de fentanyl, drogue faisant des ravages aux Etats-Unis. Cette menace avait déjà été formulée en décembre 2024. La Bourse a dès lors baissé, et le dollar s’est raffermi.

      La politique fiscale, grande absente

      M. Trump n’a pas exclu d’imposer, à terme, des droits de douane sur toutes les importations, mais il a précisé qu’il n’était pas prêt. En réalité, deux écoles s’affrontent au sein de ses équipes : les partisans des droits généralisés et ceux qui préfèrent des tarifs ciblés sur certains produits stratégiques (la défense, la pharmacie et les minerais). Surtout, le nouveau président semble vouloir les utiliser dans des négociations globales, tout particulièrement avec la Chine. Il a réitéré son souhait de rencontrer son homologue Xi Jinping.

      Quant à TikTok, il a donné un sursis de soixante-quinze jours à l’application qui devait être bannie des Etats-Unis le 19 janvier. « Si je ne conclus pas l’accord, cela ne vaut rien. Si je conclus l’affaire, cela vaut peut-être 1 milliard de dollars [960 millions d’euros] », a commenté Donald Trump, en proposant un accord léonin. Il suggère de donner gratuitement la moitié de la propriété du réseau social à des intérêts américains en échange de sa signature. Enfin, les Européens ont été invités à réduire leurs déficits ou à acheter plus d’hydrocarbures américains.

      Autre absent de la journée, la politique fiscale, alors que les baisses d’impôts font partie des promesses essentielles de Donald Trump. Mais cette dernière est du ressort du Congrès. Le président a simplement évoqué la non-taxation des pourboires, dans un meeting en fin de soirée. Toutefois, des décrets commencent à mettre en œuvre les préconisations d’Elon Musk, chef du bureau de réduction des dépenses du gouvernement. Plusieurs décrets ont exigé « un gel immédiat des réglementations », le « gel des embauches » et la fin du télétravail pour les fonctionnaires fédéraux.

      En revanche, M. Trump a invoqué l’inflation, un poison pour la présidence Biden. « Je demanderai à tous les membres de mon cabinet de mobiliser les vastes pouvoirs à leur disposition pour vaincre ce qui était une inflation record et faire baisser rapidement les coûts et les prix », a-t-il déclaré. Sauf que l’inflation, qui avait atteint un record annuel de 9,1 % en juin 2022, est retombée à 2,9 %. Les experts estiment que les expulsions de la main-d’œuvre étrangère et les droits de douane pourraient la ranimer.

    • « Si Trump essaie de faire baisser le dollar, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? », Barry Eichengreen, Economiste
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/22/si-trump-essaie-de-faire-baisser-le-dollar-que-pourrait-il-se-passer-de-mal_

      L’une des idées politiques les plus étonnantes aux Etats-Unis ces derniers temps est que le nouveau président américain, Donald Trump, et son équipe envisageraient de faire activement baisser le dollar dans le but de stimuler la compétitivité des #exportations_américaines et de réduire le #déficit_commercial. Si Trump essaie, réussira-t-il ? Et que pourrait-il se passer de mal ?

      La méthode la plus brutale consisterait à s’appuyer sur la Réserve fédérale (Fed) pour assouplir la politique monétaire. Trump a certes renoncé à remplacer le président de la Fed, Jerome Powell, mais il pourrait pousser le Congrès à modifier la loi sur la Réserve fédérale pour amoindrir son indépendance. Le taux de change du dollar s’affaiblirait considérablement, le but recherché. Mais une politique monétaire plus souple entraînerait une accélération de l’inflation, ce qui neutraliserait l’impact de la baisse du taux de change du dollar. Il n’y aurait aucune amélioration de la compétitivité américaine.

      Autre voie possible : le département du Trésor pourrait utiliser la loi fédérale International Emergency Economic Powers Act pour taxer les détenteurs officiels étrangers de titres du Trésor, en retenant une partie de leurs paiements d’intérêt. Cela dissuaderait les banques centrales étrangères d’accumuler des réserves en dollars, ce qui ferait baisser la demande de billets verts. Problème : réduire la demande de bons du Trésor américain pour affaiblir le dollar ferait aussi grimper les taux d’intérêt. Par ailleurs, le risque de voir les investisseurs étrangers surréagir et liquider entièrement leurs avoirs en dollars n’est pas à exclure.

      Plus classiquement, le Trésor pourrait aussi utiliser les dollars de son fonds de stabilisation des changes pour acheter des devises. Mais augmenter l’offre de dollars de cette manière serait inflationniste. La Fed réagirait donc en retirant ces mêmes dollars des marchés, et stériliserait ainsi l’opération.

      Le prix à payer

      Enfin, il est question d’un accord, à Mar-a-Lago (Floride), entre les Etats-Unis, la zone euro et la Chine, faisant écho aux accords du Plaza signés dans les murs du célèbre hôtel new-yorkais, en 1985, pour s’engager dans des ajustements politiques coordonnés afin d’affaiblir le #dollar. Complétant les mesures prises par la Fed, la Banque centrale européenne et la Banque populaire de Chine augmenteraient alors leurs taux d’intérêt. Les gouvernements chinois et européens pourraient également intervenir sur le marché des changes, en vendant des dollars. Pour les convaincre, Trump pourrait agiter la menace des droits de douane, tout comme Richard Nixon avait utilisé une surtaxe à l’importation pour contraindre d’autres pays à réévaluer leur monnaie en 1971, ou comme le secrétaire au Trésor James Baker a invoqué la menace du protectionnisme pour sceller les accords du Plaza.

      En 1971, cependant, la croissance en Europe et au Japon était forte, de sorte que la hausse de leurs devises ne posait pas de problème. En 1985, c’est l’inflation, et non la déflation, qui constituait le danger immédiat, prédisposant l’Europe et le Japon à un resserrement monétaire. En revanche, la zone euro et la Chine sont actuellement confrontées au double spectre de la stagnation et de la déflation. Dans ce scénario, elles devront donc mettre en balance le danger d’un resserrement monétaire pour leurs économies et les dommages causés par les droits de douane de Trump.

      Face à ce dilemme, l’#Europe céderait probablement et accepterait une politique monétaire plus stricte comme prix à payer pour faire reculer Trump sur les droits de douane et préserver la coopération avec les Etats-Unis en matière de sécurité. En revanche, la Chine, qui considère les Etats-Unis comme un rival géopolitique, prendrait probablement la direction opposée. Ainsi, un supposé « accord de Mar-a-Lago » dégénérerait en un accord bilatéral américano-européen, qui ferait peu de bien aux Etats-Unis tout en causant un tort considérable à l’Europe.

      Barry Eichengreen est professeur d’économie et de sciences politiques à l’université de Californie à Berkeley. © Project Syndicate, 2025.

    • « Mettre les tarifs douaniers à 20 % est une très mauvaise idée, qui pénalisera les Etats-Unis » : la réponse des deux économistes auxquels la Maison Blanche s’est référée
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/23/mettre-les-tarifs-douaniers-a-20-est-une-tres-mauvaise-idee-qui-penalisera-l

      Pour justifier le projet trumpiste d’instaurer des droits de douane élevés, Stephen Miran, chef des conseillers économiques de Donald Trump, s’est appuyé sur les travaux des chercheurs Arnaud Costinot (MIT) et Andres Rodriguez-Clare (Berkeley). A la demande du « Monde », ces deux économistes ont accepté de lui répondre par le biais de cette tribune.

      La future administration Trump se prépare à imposer des tarifs substantiels sur toutes les #importations aux #Etats-Unis. Le nouveau secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a invoqué l’argument du « tarif optimal » pour justifier une telle décision. Le nouveau président du Council of Economic Advisers, l’organisme de conseil économique de la Maison Blanche, Stephen Miran, citant nos propres travaux, propose 20 % comme « référence » pour le tarif optimal américain. Nous pensons que c’est une très mauvaise idée.

      L’argument du tarif optimal n’est pas nouveau. Il est presque aussi ancien que le célèbre plaidoyer de l’économiste britannique David Ricardo [1772-1823] en faveur du libre-échange. Il repose sur l’idée que les pays disposent d’un pouvoir de marché et qu’ils peuvent en tirer profit. Tout comme une grande entreprise peut augmenter ses profits en manipulant la quantité qu’elle vend à ses consommateurs et qu’elle achète à ses fournisseurs, un grand pays peut s’enrichir en manipulant le volume de ses exportations et importations et, in fine, leurs prix. Les taxes à l’importation et à l’exportation sont les outils pour atteindre cet objectif, les tarifs à l’importation étant bien plus courants que les taxes à l’exportation pour diverses raisons économiques et politiques.

      Pour comprendre comment fonctionne l’argument du #tarif_optimal, supposons que le gouvernement américain impose un tarif douanier sur le vin français. Toutes choses étant égales par ailleurs, les consommateurs américains font alors face à des prix plus élevés et réduisent leur demande. Cela pourrait exercer une pression à la baisse sur les prix auxquels les producteurs de vin français seraient disposés à vendre, générant ainsi des gains pour les Etats-Unis, qui pourraient avoir accès à du vin de Bordeaux et à d’autres terroirs français à prix réduit à la frontière, même si les consommateurs américains paieraient toujours un prix plus élevé en magasin en raison du tarif ajouté.

      Outil pédagogique

      Les grands pays, comme les Etats-Unis, disposent d’un certain pouvoir de marché. Ce qui est moins clair, c’est de savoir à quel point. Cela dépend de plusieurs facteurs, difficiles à mesurer. Par exemple, le pouvoir de marché dépend de la facilité avec laquelle les exportateurs étrangers peuvent trouver des marchés alternatifs pour écouler leur production. Si les viticulteurs français ne peuvent plus vendre librement leurs produits aux consommateurs américains, peuvent-ils les vendre aux Allemands ou aux Chinois ? Si oui, le prix des vins français ne changera pas beaucoup et le tarif douanier optimal devrait être plus faible.
      En outre, le succès ou l’échec de l’exercice du pouvoir de marché ne peut être évalué uniquement à partir de l’impact des tarifs sur les prix des importations américaines. L’objectif ultime d’un tarif optimal est d’enrichir les Etats-Unis en abaissant le prix de ce qu’ils achètent (par exemple, du vin français) par rapport à ce qu’ils vendent (par exemple, des Tesla). Cela ne peut être évalué sans prendre en compte l’impact des tarifs sur les prix des exportations américaines. Ces prix pourraient augmenter si les tarifs provoquent une appréciation du dollar américain – dans ce cas, le tarif optimal devrait être plus élevé.

      L’incertitude autour de ces facteurs ouvre la porte à des tarifs différents en fonction du modèle économique choisi. Le chiffre de 20 %, tiré de notre propre étude, n’est qu’une « référence » dans la mesure où il provient du modèle économique le plus simple possible. Cela en fait un excellent outil pédagogique, mais pas un guide utile pour la politique publique.

      De nombreuses questions, en économie, sont difficiles. Celle de savoir quel est le #pouvoir_de_marché des Etats-Unis en fait partie. Nous avons assisté à de nombreux séminaires animés sur les mérites et les limites de divers modèles économiques et estimateurs économétriques conçus pour répondre à cette question. Nous ne pensons pas que ces séminaires deviendront moins animés dans les années à venir.

      Le « dilemme du prisonnier »

      Heureusement, chercher à savoir quel est le pouvoir de marché des Etats-Unis est aussi la mauvaise question à poser. D’un point de vue académique, il est intéressant de comprendre pourquoi, en l’absence de règles et d’institutions internationales, un pays peut avoir intérêt à exploiter son pouvoir de marché en adoptant des politiques protectionnistes. D’un point de vue politique, cependant, ces considérations donnent une image trompeuse et incomplète de l’impact des tarifs américains. La raison en est la riposte étrangère.

      L’argument du tarif optimal suppose que, lorsque les étrangers font face à des barrières commerciales plus élevées aux Etats-Unis, ils restent passifs, s’appauvrissent et n’imposent pas leurs propres #droits_de_douane sur les biens américains. Cela n’arrivera pas.

      Les membres de la nouvelle administration Trump sont conscients de la possibilité d’une riposte étrangère. Mais ils conçoivent les tarifs comme un « jeu de la poule mouillée ». A condition que les Etats-Unis s’engagent à maintenir des tarifs douaniers élevés, ils pensent que les étrangers choisiront de maintenir à leur faible niveau leurs propres tarifs, par crainte d’entrer dans une #guerre_commerciale coûteuse. Cependant, ce jeu est la mauvaise métaphore pour décrire les guerres commerciales.

      Les guerres commerciales s’apparentent davantage à un « dilemme du prisonnier ». Des cambrioleurs sont arrêtés, mais aucune preuve ne les incrimine. Si tous se taisent, ils s’en sortent. Pourtant, au lieu de rester silencieux, les prisonniers sont toujours tentés de témoigner contre leurs partenaires en échange d’une peine plus légère. Mais, ce faisant, ils finissent tous par purger une peine plus longue. De même, les pays ayant un certain pouvoir de marché à exploiter ont intérêt à augmenter leurs barrières commerciales, quelle que soit l’attitude des autres. Le problème est que, lorsqu’ils le font tous, aucun d’entre eux ne parvient à rendre ses importations moins chères : ils finissent tous par s’appauvrir.

      Pulsions protectionnistes

      A maintes reprises, nous avons vu des pays riposter aux tarifs douaniers américains. En 1930, le Canada a répondu au Smoot-Hawley Tariff Act en imposant des tarifs sur les biens américains avant même que la loi n’entre en vigueur. En 2018 et en 2019, la Chine a répondu à chaque vague de tarifs de la première administration Trump en ciblant 100 milliards de dollars [96 milliards d’euros] d’exportations américaines. Cette semaine, le Canada a annoncé qu’il préparait déjà des tarifs de rétorsion sur le whisky du Tennessee et le jus d’orange de la Floride. Le Mexique et l’Union européenne ont fait des annonces similaires.
      Le système commercial mondial qui a émergé après la seconde guerre mondiale a été conçu précisément pour contrôler les pulsions protectionnistes des pays et éviter de répéter les guerres commerciales des années 1930. Il a permis de maintenir une coopération commerciale pendant des décennies.

      L’économie mondiale a changé. La #Chine a émergé comme une nouvelle puissance hégémonique. Il est naturel que la politique économique évolue et s’adapte à ces nouvelles circonstances. Mais les tarifs ne sont pas l’outil puissant capable de résoudre tous les problèmes, contrairement à ce que croit la nouvelle administration Trump. Retenir sa domination dans les secteurs de la haute technologie, regagner une place dans les nouveaux secteurs verts, et restaurer la prospérité dans les régions en difficulté, pour ne citer que quelques objectifs, sont des priorités essentielles pour les années à venir. Une politique économique plus riche et diversifiée est nécessaire, avec les tarifs jouant au mieux un rôle auxiliaire.

      Poursuivre une politique de hausse des tarifs mènerait probablement à une nouvelle guerre commerciale mondiale. Ses conséquences, malheureusement, ne sont pas difficiles à prévoir : moins de commerce et, surtout, moins de coopération internationale sur les grands enjeux de notre époque que sont la guerre, la pauvreté et le changement climatique.

      Arnaud Costinot est professeur d’économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) ;
      Andres Rodriguez-Clare est professeur d’économie à l’université de Californie à Berkeley.

      Arnaud Costinot et Andres Rodriguez-Clare, deux spécialistes du commerce international

      Pendant sa campagne, le candidat Donald Trump a proposé de faire passer les droits de douane de 2 % à 20 % (et trois fois plus pour les produits chinois). La quasi-totalité des économistes de la planète, horrifiés, ont pronostiqué un retour de l’#inflation aux Etats-Unis, voire une spirale de représailles destructrice pour tous les pays. Mais pourquoi 20 % ? Parce qu’un économiste trumpiste, Stephen Miran, l’a présenté comme le « tarif optimal » pour enrichir les Etats-Unis. Ce docteur en économie de Harvard de 41 ans, ayant fait sa carrière sur les marchés financiers, a été nommé depuis président du conseil économique (Council of Economic Advisers) à la Maison Blanche. En novembre 2024, il avait publié un rapport pour Hudson Bay Capital, dans lequel il défendait la thèse des 20 %, qu’il suggérait de coupler à une #dépréciation_du_dollar. Une telle politique permettrait, selon lui, de « remodeler fondamentalement les systèmes commerciaux et financiers mondiaux ».

      Dans son rapport, Miran se référait aux recherches d’Arnaud Costinot, du Massachusetts Institute of Technology, et d’Andres Rodriguez-Clare, de l’université de Californie à Berkeley : « A titre de référence, le chapitre du Handbook of International Economics de Costinot et Rodriguez-Clare (2014) indique que le tarif optimal pour les Etats-Unis (…) est d’environ 20 %. En effet, tant que les tarifs ne dépassent pas 50 %, ils continuent d’améliorer le bien-être par rapport à un commerce totalement ouvert. »

      Le Monde a contacté les auteurs, deux spécialistes du commerce international, qui contestent cette interprétation. Dans leur étude, écrivent-ils dans le texte qu’ils ont adressé au journal, le chiffre de 20 % est purement théorique : il « provient du modèle économique le plus simple possible. Cela en fait un excellent outil pédagogique, mais pas un guide utile pour la politique publique ». Et, à les lire, ce tarif est parfaitement inadapté pour les Etats-Unis d’aujourd’hui.

      L’article de 2014 de Costinot et Rodriguez-Clare (« Trade Theory with Numbers : Quantifying the Consequences of Globalization ») , considéré comme important dans la communauté des spécialistes du commerce, s’employait à mesurer finement les gains du #commerce_international. A noter qu’Arnaud Costinot, 47 ans, est français. Polytechnicien, originaire de Dunkerque, il s’est très tôt intéressé aux problèmes redistributifs que pose le commerce international, qui fait des gagnants, mais aussi des perdants au sein de chaque pays.

  • Suisse : Accord de #partenariat_économique avec l’Indonésie

    Le 7 mars 2021, les citoyennes et les citoyens suisses vont s’exprimer sur l’Accord de partenariat économique avec l’Indonésie.

    L’explication officielle :
    https://www.youtube.com/watch?v=bHPqiRx8vwo&feature=emb_logo

    L’objet en bref

    La Suisse accède aux marchés étrangers grâce à une série d’accords qui facilitent les échanges et les relations économiques, ce qui garantit la prospérité de notre pays. Récemment, elle a négocié un accord avec l’Indonésie, pays en pleine croissance, le quatrième le plus peuplé du monde (271 millions d’habitants) : l’objectif est de réduire les droits de douane et les obstacles au commerce en facilitant les échanges import/export entre les deux pays.

    Un référendum a été lancé contre cet accord. La pomme de discorde est la réduction prévue des droits de douane sur l’huile de palme. Le comité référendaire est d’avis que les contrôles et les sanctions prévus seront inefficaces. Il estime qu’on ne peut pas se fier au gouvernement indonésien et que l’huile de palme produite à bas coût est dommageable pour l’écosystème indonésien, sans compter qu’elle fait concurrence aux produits suisses que sont l’huile de colza, l’huile de tournesol ou le beurre.

    Le Conseil fédéral et le Parlement sont en revanche d’avis que l’accord avec l’Indonésie, y compris pour ce qui est de l’huile de palme, sert non seulement les intérêts économiques des deux pays, mais contribue encore de manière importante au développement durable. Il n’y aura en effet aucune réduction des #droits_de_douane pour l’huile de palme indonesienne si les droits de l’homme et de strictes exigences relatives à l’environnement ne sont pas respectés. À cette fin, il est obligatoire de présenter des preuves correspondantes.

    https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/votations/20210307/accord-de-partenariat-economique-avec-l-indonesie.html

    #accord_de_libre-échange #libre-échange #Suisse #Indonésie #votation #huile_de_palme #commerce #référendum #déforestation #arguments

  • Acier : Trump n’a pas les moyens de son #protectionnisme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080318/acier-trump-n-pas-les-moyens-de-son-protectionnisme

    Alors qu’il devait signer jeudi 8 mars le texte instaurant les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, le président américain a attisé la crainte d’une guerre commerciale. Mais ses capacités d’action sont en réalité limitées, en raison notamment du poids de sa dette.

    #International #Economie #Donald_Trump #droits_de_douane #libre-échange #Mondialisation