• Des espaces « no kids » à la #SNCF : polémique autour d’Optimum plus, la nouvelle classe premium des TGV Paris-Lyon qui promet « calme » et « confort » en excluant les enfants

    Face aux critiques, la SNCF s’est défendue mercredi, indiquant que cette classe était ouverte à tous « à partir de 12 ans » et que les places Optimum ne représentaient « que 8 % des espaces qui sont proposés dans [les] trains du lundi au vendredi ».

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/22/des-espaces-no-kids-a-la-sncf-polemique-autour-d-optimum-plus-la-nouvelle-cl

    #droits_des_enfants

  • Les « juges rouges » sont un mythe, les juges bruns existent réellement
    https://contre-attaque.net/2025/12/09/les-juges-rouges-sont-un-mythe-les-juges-bruns-existent-reellement

    La légende des « juges rouges » a la dent dure, on a encore pu le constater lors du procès de Nicolas Sarkozy ou après la condamnation de Marine Le Pen. La classe bourgeoise s’est unie sur les plateaux télé pour dénoncer une prétendue #justice « de gauche » avide du sang des bourgeois. Des éditorialistes ont même osé affirmer que les juges seraient serait trop « laxistes » envers les personnes racisées et les petits délinquants, mais d’une grande sévérité envers les riches et les puissants. Une inversion totale du réel.

    Les juges sont tout à fait aux ordres de la bourgeoisie, elle-même en cours de fascisation à vitesse grand V. Et lorsqu’ils occupent des postes ayant trait aux #droits_des_étrangers ou des personnes racisées, on se doute de l’enfer qu’ils peuvent leur faire vivre. Voici le portrait de trois authentiques juges bruns.

    Tom Collen-Renaux, un candidat RN qui tranche les affaires de droit des étrangers au tribunal administratif de Melun

    Thomas Toussaint, un juge raciste à la Cour nationale du droit d’asile

    Charles Prats, le magistrat cow-boy qui fait la chasse à la « fraude sociale » pour servir un agenda raciste

    #juges #extrême_droite

  • « En assassinant la fille, il s’assure que la mère ne s’en remettra jamais » : les violences vicariantes, ou quand la violence conjugale s’exerce « par procuration »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/18/en-assassinant-la-fille-il-s-assure-que-la-mere-ne-s-en-remettra-jamais-les-


    Au pied de l’immeuble où vivait Chloé, tuée par son père à l’âge de 5 ans, à Courbevoie, le 13 mai 2023. OLIVIER BUREAU/« LE PARISIEN »/MAXPPP

    Les violences vicariantes désignent une forme particulière d’agression. Il s’agit d’une violence exercée, quasi exclusivement contre une femme, par un partenaire ou un ex-partenaire, à travers un tiers, généralement des enfants, avec pour objectif de faire souffrir l’autre, comme le définit Sonia Vaccaro, la psychologue argentine à l’origine de l’expression. En France, le terme de violence vicariante reste largement méconnu, avec une existence médiatique quasi nulle et aucune existence juridique.

    En Espagne, en revanche, cette notion a été intégrée au Pacte d’Etat contre la violence de genre en 2017, un accord approuvé par l’ensemble des groupes politiques désignant les violences vicariantes comme une partie intégrante des violences conjugales. Le gouvernement espagnol a par ailleurs approuvé un avant-projet de loi spécifique aux violences vicariantes le 30 septembre dernier qui en ferait, s’il était adopté, un délit à part et impliquerait, en principe, une peine allant de six mois à trois ans de prison. Depuis 2013, 65 enfants ont été assassinés en Espagne dans un contexte susceptible de désigner une violence vicariante, a récemment rappelé la ministre Ana Redondo, chargée de l’égalité.

    Si en France, il n’existe pas de décompte précis, quelques indicateurs nous permettent d’estimer le nombre d’enfants concernés. En 2023, neuf infanticides ont été commis dans un contexte de conflit conjugal, un chiffre qui s’élevait à 25 en 2019, d’après les chiffres du ministère de l’intérieur. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, cette même année ce sont 398 000 enfants au total qui étaient covictimes de violences faites aux femmes.

    Les violences interviennent le plus souvent dans un contexte de séparation réelle ou menace de séparation : l’enfant devient un outil pour perpétuer le cycle des #violences_conjugales, comme le rapporte Andreea Gruev-Vintila, maîtresse de conférences en psychologie à l’université Paris-Nanterre, et autrice du livre Le Contrôle coercitif. Au cœur de la violence conjugale. Des avancées scientifiques aux avancées juridiques (Dunod, 2023). En effet, après la séparation, n’ayant plus accès à sa cible par la proximité, l’agresseur change de registre de contrôle, note la chercheuse.

    https://justpaste.it/a9wku

    #violence_vicariante #enfants #infanticides #femmes

    • Infanticides : « Notre cerveau nous empêche de penser ces violences »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/03/14/infanticides-notre-cerveau-nous-empeche-de-penser-ces-violences_6221996_3224

      La lente prise de conscience quant à ce phénomène toujours difficilement quantifiable tient notamment à la sidération qu’il produit, estiment les spécialistes des #maltraitances_infantiles.

      On les retrouve la plupart du temps à la rubrique des faits divers des journaux ou à celle des comptes rendus de procès. Souvent, leur lecture provoque la sidération. Les infanticides, ces meurtres d’enfants qui interviennent le plus souvent dans le cadre familial, sont difficiles à penser, tant ils mettent à mal nos représentations. Et c’est une partie du problème, estiment les spécialistes des maltraitances infantiles, qui plaident pour davantage de prévention.

      Selon un avis récent de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur les « morts violentes d’enfants dans le cadre familial », ces décès surviennent, le plus souvent, après une succession d’épisodes violents. La « répétition de drames pourtant fréquemment évitables » fut à l’origine de la saisine de l’organisation, à l’initiative de la députée Francesca Pasquini (Hauts-de-Seine, écologiste), membre de la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale.
      Une restitution du rapport, en présence de plusieurs acteurs engagés en faveur des #droits_des_enfants, était organisée au Palais-Bourbon le 7 février. La pédiatre Nathalie Vabres, coordinatrice de l’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (Uaped) au CHU de Nantes, s’est attardée sur la question du « déni » entourant ces situations. Par exemple, « quand on découvre chez un petit des lésions dont les parents n’arrivent pas à justifier les raisons, tous les professionnels de santé cherchent d’abord à écarter toutes les autres pistes, toutes les maladies, avant de se poser la question des maltraitances », a-t-elle avancé. Pour cette experte reconnue, « notre cerveau nous empêche de penser ces violences », et « il ne faut pas minimiser les freins culturels, que même les professionnels aguerris rencontrent ». Pour les éviter, l’une des réponses est de pouvoir réfléchir « collectivement ».

      Syndrome du bébé secoué

      Ce regard pluridisciplinaire manque souvent dans les espaces fréquentés par les enfants, qu’il s’agisse de l’école, des activités périscolaires ou du cabinet du médecin de famille. A l’inverse, il est au cœur des Uaped, dont la mission est d’organiser la prise en charge globale, sur les plans médical et judiciaire, des mineurs victimes. Cheffe de service au centre hospitalier régional d’Orléans, Barbara Tisseron a créé une telle unité il y a quinze ans. Comme Nathalie Vabres, elle est donc en contact, au quotidien, d’enfants violentés. Elle est ainsi amenée à faire les #signalements auprès du procureur de la République, quand existe un soupçon de maltraitance. En tant que médecin légiste, elle réalise en parallèle des expertises judiciaires à la suite d’infanticides.

      Une des violences les plus répandues sur les nourrissons, ici comme au niveau national, se rapporte au syndrome du bébé secoué. Selon la CNCDH, il concerne 400 enfants par an, un chiffre « largement sous-estimé en raison du nombre de cas qui ne seraient pas portés à la connaissance des autorités ou qui seraient classés dans une autre catégorie de décès ». Or, explique Barbara Tisseron, « ce sont des cas d’une violence extrême, et ce qui nous pose difficulté en plus, en ce moment, c’est que les diagnostics sont contestés de façon très virulente par des associations de parents et des avocats ».

      Comment faire pour éviter les morts violentes d’enfants ? Davantage qu’une réponse, Barbara Tisseron ouvre des pistes de réflexion. « Probablement qu’on tolère trop de laisser ces enfants dans leur famille. C’est sur un fil, on les laisse pour que ce lien persiste, et parfois ce fil est trop ténu, réfléchit-elle. Parfois, il y a des situations connues, et on se dit qu’on laisse une énième chance, et c’est celle de trop. » A rebours des discours qui prolifèrent sur les réseaux sociaux sur les placements abusifs, elle observe que « parfois, les situations sont déjà très dégradées lorsque les services sociaux interviennent à domicile, ou le temps qu’ils interviennent, et parfois les violences se sont aggravées, ou un drame est arrivé entre-temps ».

      « Savoir orienter »

      Les failles du repérage, le manque d’accompagnement, aussi, des parents défaillants apparaissent dans plusieurs de ces affaires. L’histoire d’une petite fille de 6 ans, hospitalisée pour des brûlures il y a plusieurs années, l’a profondément marquée. « J’avais été réquisitionnée pour aller l’examiner et dire si ses brûlures étaient d’ordre accidentel ou provoquées. Au cours de l’examen, la petite m’a parlé de coups de bâton et de violences à la maison. J’avais fait un signalement au procureur, et je m’étais opposée à ce qu’elle quitte l’hôpital avant qu’une enquête sociale soit faite. » La petite fille avait finalement regagné son domicile au bout de quelques jours. Deux mois plus tard, Barbara Tisseron apprenait qu’elle était morte chez elle, après une « chute dans les escaliers ». « On a alerté, et malgré ça elle est décédée », souffle la médecin, qui admet avoir mis « un temps fou » à s’en remettre.

      Si certaines situations de maltraitance sont connues, d’autres passent complètement sous les radars. Alors qu’un débat existe sur le fait de renforcer l’obligation de signalement par les médecins des violences, Barbara Tisseron croit plutôt dans l’importance de « savoir orienter ». « Faire un signalement quand on n’en a jamais fait et qu’on a sa salle d’attente remplie à craquer n’est pas chose aisée », estime-t-elle. « Il faudrait que les médecins soient formés à repérer les maltraitances, et puissent orienter vers une structure qui saura faire le signalement, comme l’Uaped. Qu’ils puissent appeler pour dire : “Je vous oriente cet enfant pour un motif banal, mais mon inquiétude derrière, ce sont les maltraitances, donc prévenez-moi si la famille ne vient pas, et là je ferai un signalement.” »

      Martine Brousse, la présidente de l’association La Voix de l’enfant, créée en 1981 avec pour but « l’écoute et la défense de tout enfant en détresse, quel qu’il soit et où qu’il soit », est elle aussi convaincue de la nécessité de « croiser les regards » pour repérer les violences. Or, « sur l’enfance maltraitée, on est toujours en silo », déplore-t-elle. Résultat : « Souvent, on passe à côté de la souffrance de l’enfant. »

      « Chiffre noir » des infanticides

      Le déni puissant qui entoure ces décès se lit dans leur comptabilité approximative, alerte la CNCDH. Après examen des sources existantes disponibles, elle estime qu’ un enfant décède tous les quatre ou cinq jours dans le cadre familial . Mais elle dénonce un « chiffre noir » des infanticides et, plus largement, des maltraitances subies par les enfants. En cause : la collecte des statistiques « peu fiable » et les données « partielles et cloisonnées », ainsi que les « meurtres non révélés de nouveau-nés à la naissance ou encore les homicides d’enfants non repérés ».

      Consciente que cette invisibilisation contribue à l’absence de politique publique spécifique, La Voix de l’enfant a décidé de publier tous les mois, sur ses réseaux sociaux, les morts violentes d’enfants dont elle a connaissance. « En novembre, il y en a eu six, dont cinq étaient dans des familles repérées. En décembre, sept, dont quatre auraient totalement pu être évitées », énumère Martine Brousse. Huit autres ont été comptabilisées depuis par l’association. Comment expliquer que le sujet ne mobilise pas davantage ? Pour Barbara Tisseron, cela renvoie à l’impossibilité de penser la maltraitance commise dans le cadre familial. « Je n’arrive pas à me l’expliquer, outre le fait que ça puisse faire barrage à la pensée », considère-t-elle.
      Lors du colloque organisé à l’Assemblée nationale, la magistrate Magali Lafourcade, secrétaire générale de la CNCDH, rappelait qu’en 2016 l’organisation avait joué un rôle pionnier en publiant un avis sur les féminicides, soulignant le « changement progressif de paradigme » à l’œuvre depuis, concernant les violences envers les femmes. « On a toujours les mêmes statistiques, mais au moins on compte nos mortes. Il faut la même chose pour les enfants, il faut faire la lumière sur les ressorts, systématiser les autopsies… » Passer « du fait divers au fait social », avec l’espoir d’anticiper et d’éviter une partie de ces drames.

      #syndrome_du_bébé_secoué #famille

  • Être un bon #allié du #féminisme

    Je fais partie des femmes qui considèrent qu’un homme, profitant au sein de la société, qu’il le veuille ou non, de #privilèges provenant de l’#exploitation_quotidienne des #femmes, ne peut pas se revendiquer féministe. Mais cela ne signifie pas que les hommes n’ont pas un rôle à jouer, au contraire. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai envie de vous parler des #alliés du féminisme. Car encore faut-il savoir ce que l’on entend par « allié » et ce que l’on attend d’un allié. Voici donc une #liste de points qui me paraissent essentiels.

    1. Ne revendiquez pas le titre de « féministe »

    Cela montre que vous avez conscience que votre place ne peut en aucun cas être au même niveau et avoir la même importance que notre place au sein d’une #lutte qui concerne nos #droits. Vous profitez concrètement chaque jour de notre exploitation et cela ne va pas changer en un claquement de doigts. Comprenez par ailleurs que dans une société où les femmes sont sans cesse relayées au second plan, vous allez devoir accepter de passer pour une fois au #second_plan vous aussi. Si cela ne vous paraît pas évident, si par exemple cela vous semble injuste que des féministes puissent exclure les hommes de certaines discussions / réunions / conférences, alors le chemin qui mène à un rôle d’allié efficace et de qualité risque d’être long.

    2. Soyez humble

    Le chemin d’allié s’emprunte avec beaucoup d’#humilité. L’idée ici est de remettre en question ce que l’on croyait comprendre du monde pour découvrir des #vécus et une #réalité_politique qu’on ignorait ou qu’on pensait connaître. C’est complexe, c’est long et ça peut même être parfois douloureux. Certains (beaucoup trop) d’hommes préfèrent donc par facilité et par confort s’en tenir à leur vision du monde, et vont jusqu’à expliquer aux femmes ce qu’est vraiment le féminisme, et comment elles devraient mener leurs luttes, et quels sont les sujets à traiter en priorité… Bref, vous connaissez ces spécimens.

    Certains vont même jusqu’à expliquer à des femmes ce qu’elles vivent vraiment au quotidien alors qu’eux-mêmes n’expérimenteront jamais le #sexisme. On appelle ça du #mansplaining : c’est inutile, c’est chiant, c’est ridicule. Ne soyez pas ce genre de personnes ridicules. Par contre n’hésitez pas à vous en donner à coeur joie si vous croisez des mansplainers et à les remettre à leur place, ça, vous pouvez, et c’est même vivement conseillé. Et puis si vraiment vous aimez former les autres, il y a des milliers d’hommes absolument ignorants des questions liées au féminisme auxquels vous pourrez apprendre plein de choses si le coeur vous en dit !

    3. Votre #bilan_personnel

    Le plus gros chantier du travail d’allié, et celui qui va vous occuper à plein temps, c’est de réfléchir à la manière dont vous participez directement ou indirectement à l’oppression des femmes. Parce que oui, vous avez des #comportements_sexistes, dont beaucoup que vous n’avez jamais identifiés (hello #sexisme_ordinaire, bonjour #sexisme_bienveillant). Dans le milieu du #militantisme on appelle également ce travail « la #déconstruction ». L’image est explicite : nous nous construisons socialement depuis notre naissance et un jour il est bon de s’arrêter un moment et d’étudier cette construction. Avec #honnêteté. Quelques questions par exemple parmi beaucoup d’autres :

    - Quelle éducation vous ont donnée vos parents ?
    - Quel enfant, quel adolescent avez-vous été ?
    - Qu’est-ce pour vous le féminin, le masculin, le genre ?
    - Comment abordez-vous la drague, les relations amoureuses et sexuelles ?
    - Êtes-vous sûr d’être au point sur la question du consentement ?

    Tant de sujets à creuser pour identifier vos schémas virilistes / misogynes dans l’objectif de les démanteler pour reconstruire à la place quelque chose de plus sain, de plus solide. Quelque chose qui correspond mieux à la personne que vous voulez être au lieu de correspondre à une personne que la société, que vos rencontres, que vos expériences ont contribué à modeler parfois sans que vous en ayez conscience.

    4. Personnel mais pas que

    Être un allié ça veut souvent dire fréquenter des milieux féministes, que ce soit plus ou moins régulièrement, ça veut dire #écouter des féministes, #lire des féministes. Et donc ça veut dire que vous allez en prendre plein la tronche. Enfin, vous allez sûrement le ressentir comme tel avant de comprendre que les féministes parlent « des hommes », pas de vous en particulier, déjà tout simplement parce qu’elles ne vous connaissent pas, et puis surtout parce qu’elles s’en tapent le cul par terre de votre petite personne.

    Mais vous, vous êtes un homme non ? Donc vous êtes concerné par ces discussions sur « #les_hommes » non ? Oui tout à fait Roger, et d’ailleurs parfois vous vous sentirez visé car vous vous reconnaitrez dans des critiques émises par les féministes. Et si vous êtes amené à vous exprimer sur des questions féministes vous pourrez également recevoir des critiques qui vous seront personnellement adressé. Je ne prétends pas que tout ce que dit une féministe est parole d’évangile, il y a d’ailleurs des féministes avec lesquelles je ne suis pas d’accord (mais nous reviendrons sur ce point). De plus par ego on a tendance à se défendre « par principe ». Mais gardez bien en tête qu’en tant qu’homme vous êtes loin d’être objectif donc vous devez prendre le temps d’écouter les critiques que vous recevez directement ou indirectement (quand il est questions « des hommes »). Ce sont des occasions d’apprendre et d’avancer.

    5. Éduquez-vous

    Personne ne nait en ayant les connaissances nécessaires pour appréhender le monde qui l’entoure. Vous n’avez pas besoin de suivre un cursus de sociologie pour mieux comprendre les questions féministes (mais si cela vous intéresse, allez-y !). Si vous disposez d’un accès internet vous pouvez déjà trouver de nombreuses ressources sur beaucoup de questions féministes. Pensez aussi aux réseaux sociaux, blogs, podcasts, vidéos, articles de presse, livres etc.

    6. Mais soyez autonome

    Rien de plus agaçant que ces hommes qui exigent qu’on leur réponde, qu’on leur explique, qu’on leur fournisse des liens, des références, des études, surtout quand ils n’ont même pas les bases des bases de connaissances sur le sujet dont ils veulent discuter. J’espère que vous avez compris que votre rôle n’était pas de fatiguer les féministes et de leur faire perdre du temps, mais bien de les aider. Est-ce que ça signifie que vous ne pouvez pas poser des questions ? Non bien sûr. Mais tout ce que vous pouvez trouver par vous-même, cherchez-le par vous-même. Et si vous avez des questions, acceptez que peut-être la personne en face de vous n’aura pas le temps ou l’envie d’y répondre. Nous n’avons pas de devoir de pédagogie, certaines ont parfois envie de donner de leur temps, certaines ne le font pas. C’est comme ça et c’est normal.

    7. Soyez attentif dans votre quotidien

    Quand on ne subit pas une #discrimination on est très souvent aveugle à ses manifestations. Alors si vous voulez devenir un #bon_allié, il va falloir commencer par ouvrir grands vos yeux et vos oreilles. Écoutez les conversations, observez les comportements. Posez un regard neuf et critique sur le contenu culturel et médiatique qui vous est proposé au quotidien (réseaux sociaux, publicités, livres, films, musique etc.). Etudiez la société dans laquelle vous vivez et les individus qui la composent.

    8. Écoutez les femmes qui vous entourent

    Beaucoup d’hommes ne s’intéressent absolument pas au vécu des femmes et sont tout étonnés quand on leur explique ce qu’est le #harcèlement_de_rue par exemple (et cette pseudo naïveté est souvent très agaçante). Pire, ils sont parfois tellement déconnectés de la réalité de ce que nous vivons qu’ils nous accusent d’exagérer voire même de mentir. Vous voulez être un bon allié ? Alors intéressez-vous aux femmes qui vous entourent.

    Qui sont-elles ? Quel est leur vécu en tant que femmes au sein d’une #société_sexiste ? Avez-vous déjà échangé autour de ces questions avec votre fille, votre compagne, votre soeur, votre mère ? Votre grand-mère ? Croyez-moi, les ainées ont souvent beaucoup de choses à nous raconter et à nous apprendre ! Pensez aussi à vos amies, à vos collègues, à vos voisines. É-cou-tez. Il y a autour de vous autant de femmes que de vécus précieux à découvrir. Vous ne pourrez pas comprendre le sexisme par le biais de l’expérience, mais à travers les #récits vous en apprendrez énormément et cela vous aidera beaucoup à avancer.

    9. Partagez, diffusez

    Je ne sais pas si vous êtes au courant mais les femmes sont moins écoutées au sein de notre société que les hommes. Un de vos rôles ne sera donc pas de parler à leur place pour faire entendre leur message (nope) mais de profiter de votre audience privilégiée pour les mettre en avant. C’est un peu comme si vous aviez la chance en tant qu’homme de disposer d’un panneau publicitaire sur l’avenue Rivoli. Eh bien votre rôle d’allié serait de proposer aux féministes qui n’ont pas cette chance d’utiliser ce panneau pour mettre un avant un contenu féministe, contenu malheureusement trop souvent ignoré sauf quand un homme se l’approprie. Donc diffusez un maximum, soyez un #relais efficace, partagez les découvertes que vous faites et le savoir que vous avec acquis.

    10. Ne participez pas aux divergences d’opinion entre féministes

    Oui il y a des sujets qui divisent. La question du genre par exemple amène souvent beaucoup de débats, celle de la sexualité aussi ou encore celle de l’industrie pornographique. Nous pouvons aussi avoir des divergences d’opinion sur la manière de mener nos combats. En fait tout peut être discuté et tout peut être source de conflits. Spoiler : les féministes ne partagent pas toutes le même avis. D’ailleurs il n’y a pas un féminisme mais bien des #féminismes.

    Mais alors du coup que faire en tant qu’allié si on se retrouve au milieu d’un désaccord entre féministes ? Eh bien selon moi, en dehors des propos et des attitudes discriminantes (putophobie, islamophobie etc.) qui ne sont pas acceptables et qu’il faut clairement condamner, les alliés n’ont pas à intervenir dans des débats traitant de sujets féministes. En tant qu’homme ce n’est pas votre rôle de soutenir tel ou tel camp en prenant position pour, et donc aussi et surtout contre, certaines féministes. Vous avez votre liberté de pensée, mais n’intervenez pas : les féministes sont grandes, elles savent comment mener leurs débats internes, tout autant que leurs luttes, sans avoir besoin de l’aide des hommes.

    11. Le trophée du meilleur allié

    Je vois beaucoup trop d’allié·e·s, tous combats confondus, courir après les cookies pour… je ne sais quelles raisons à vrai dire. Et malheureusement cela conduit à des comportements parfois très toxiques avec des conséquences réelles sur nos luttes et les personnes qui militent. Personne ne veut de ces super wokies qui essaient d’être califes à la place du calife, qui occupent le devant la scène et crient plus fort que les autres pour montrer qu’iels sont les meilleur·e·s allié·e·s. Ce n’est pas une compétition, il n’y a rien à gagner. Et croyez-moi, en agissant ainsi vous risquez surtout de voir un jour les personnes concernées se rendre compte de votre petit manège et vous tomber sur le coin de la margoulette pour vous remettre à votre place. Et vous l’aurez mérité. On ne le répètera jamais assez : un bon allié sait quand il faut #rester_à_sa_place et #se_taire.

    12. Connaissez votre cible

    Vous n’avez pas à expliquer à une femme féministe en quoi son approche n’est pas la bonne parce que vous, vous pensez qu’il vaut mieux privilégier telle ou telle stratégie. Mais qu’en est-il des femmes qui tiennent des propos sexistes ? Voilà mon avis : ce n’est pas votre cible. Oui les femmes aussi sont sexistes, nous sommes élevées dans la même société que vous. Mais comprenez bien que ces femmes scient la branche sur laquelle elles sont assises, elles sont avant tout des victimes de la #société_patriarcale. Alors ce n’est pas à vous, privilégié, de venir les remettre à leur place. Laissez ce travail aux féministes si elles souhaitent s’en charger. Moi par exemple je m’en prends très rarement aux femmes qui racontent du caca sexiste. Mais je peux comprendre que certaines féministes n’arrivent pas à laisser passer des propos odieux. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas votre affaire. Votre cible ce sont les hommes.

    13. Un #engagement concret

    Défendre les #droits_des_femmes c’est bien mais si, quand votre meilleur pote se permet de faire des #commentaires salaces sur la mini jupe de la serveuse du bistrot du coin, vous vous contentez d’un sourire complice parce que vous préférez respecter le bro code et ne pas prendre le risque de vous fâcher avec lui, alors vous continuez à profiter salement de vos privilèges sur le dos des femmes. Et ça ce n’est pas être un allié. Bien sûr personne ne vous demande de mettre votre sécurité alimentaire en péril mais soyons honnêtes : il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire avant d’en arriver à quitter votre travail du jour au lendemain parce que vous avez appris que votre collègue était moins bien payée que vous à compétences égales.

    Ce que je veux dire par là c’est que si votre engagement dans la lutte féministe se résume à de nobles pensées et à de beaux sentiments, cela n’a pas grand intérêt. Les hommes qui utilisent le féminisme uniquement pour s’acheter une bonne conscience et qui, dans la vie réelle font tout pour conserver leurs privilèges, font partie des individus que les féministes méprisent le plus (les fameux #profem, beurk). Nous, nous n’avons pas le choix, tous les jours nous affrontons une société qui nous est hostile. Vous voulez être un bon allié féministe ? Alors entrez dans l’arène et soyez prêt à mettre en danger, voire à renoncer à certains de vos privilèges. Soyez courageux et agissez concrètement.

    14. Les potes, les collègues, les inconnus

    Je ne vais pas évoquer dans cet articles les situations dangereuses, comme dans le cas d’une agression par exemple, des situations pour lesquelles il faut agir tout en évitant de se mettre soi-même en danger. Allié, pas allié, ce n’est pas la question. En tant qu’être humain il est important de porter assistance à une personne en détresse, même si ce n’est pas toujours facile.

    Ce point étant clos, revenons à la vie de tous les jours. Je ne doute pas que vous vous trouverez face à d’innombrables situations où vous pourrez remettre des hommes à leur place, où vous pourrez leur expliquer en quoi leurs mots ou leur comportements sont problématiques. Un point de vigilance néanmoins : ne pas prendre la parole à la place d’une femme qui n’avait pas besoin de vous pour se défendre. Un allié n’est pas un chevalier blanc. Si vous êtes dans une situation où la femme ciblée par des attaques misogynes est présente, n’hésitez pas à proposer votre aide avant d’intervenir.

    15. Encore du travail ?

    Il est important que vous preniez conscience qu’il existe des femmes noires, des femmes grosses, des femmes transgenres, des femmes handicapées, des femmes pauvres etc. Beaucoup de femmes ne subissent pas une mais plusieurs oppressions à la fois, et cela rend leur vécu unique et les difficultés qu’elles traversent sont spécifiques. Si vous voulez être un bon allié, alors il vous faudra aussi comprendre comment fonctionnent les autres systèmes de domination car tout est interconnecté. Désolée de vous l’apprendre mais être un bon allié c’est le travail de toute une vie. Cela vaut aussi pour les féministes, pour n’importe quel·le militant·e, et pour tout être humain qui aspire à un monde plus juste. Mais promis, c’est exaltant et passionnant.

    Alors hop hop hop, au travail !

    https://paietonreloud.wordpress.com/2019/06/20/etre-un-bon-allie-du-feminisme

    #à_lire

  • Voix des femmes pastoralistes : leadership et resilience dans le mois de lutte pour les #droits_des_femmes

    Lire des extraits des contributions faites par des femmes pasteuralistes lors d’un webinaire tenu en mars 2025 dans le cadre de la préparation du 3e Forum mondial de Nyéléni.

    Dans le cadre du mois consacré à la lutte pour les droits des femmes travailleuses, les voix des #femmes_pastoralistes résonnent avec force depuis différentes régions du monde. Leur leadership, leur résilience et leur profonde connaissance de leurs territoires sont essentiels à la durabilité de leurs communautés et des écosystèmes qu’elles habitent. Lors d’un récent webinaire organisé par #WAMIP (l’Alliance Mondiale des Peuples Mobiles et des Pasteurs), Mamankhuu Sodnom de Mongolie, Megha Sheth d’Inde, Monicah Yator du Kenya et Marite Álvarez de Argentine ont partagé leurs expériences, leurs défis et les chemins vers l’autonomisation des femmes dans le pastoralisme.

    Mamankhuu Sodnom, coordinatrice régionale de WAMIP en Asie centrale et orientale, représentant l’Asie centrale, nous offre une vision d’une vie profondément liée aux traditions nomades. En tant que pasteure et productrice laitière à petite échelle depuis plus de 60 ans, Mamankhuu fait face à la menace urgente de l’expansion des #compagnies_minières qui envahissent ses #pâturages. Cette appropriation des terres met en péril son mode de vie et, par conséquent, les moyens de subsistance des femmes et des familles qui dépendent de l’élevage. Face à ces défis, Mamankhuu souligne la nécessité de valoriser les produits pastoraux et l’importance de préserver et de transmettre ses connaissances ancestrales aux générations futures, y compris aux jeunes femmes. Son active collaboration avec le gouvernement mongol dans le cadre de l’Année Internationale des Pâturages et des Pasteurs (IYRP) met en évidence l’importance de faire entendre et considérer les voix des femmes pastoralistes dans les politiques qui affectent leurs vies.

    Depuis la région aride et semi-aride de Kutch, dans l’ouest de l’Inde, Megha Sheth, de WAMIP et de l’Alliance des Pastoralistes d’Asie du Sud en Inde, a présenté un exemple inspirant de leadership féminin dans la gestion des pâturages communautaires. Reconnaissant que le pastoralisme est bien plus qu’une occupation, mais une véritable manière de vivre qui offre des solutions à diverses crises, Megha et l’alliance des femmes pastoralistes Maldhari ont lancé un projet pilote dans dix villages. En formant des comités de gestion des pâturages dirigés par 110 femmes pasteures, elles ont répondu au problème de la réduction et de la dégradation des terres de pâturage. Ces femmes ont été formées à la cartographie des terres, au leadership, aux plans de développement des pâturages et aux pratiques de restauration durable. Le résultat fut remarquable : sous leur leadership et grâce à leur savoir traditionnel, elles ont réussi à présenter des résolutions à l’échelle locale et à obtenir la reconnaissance officielle des titres fonciers pour 2 080 acres de pâturages. De plus, elles ont mis en place des pratiques de restauration, telles que le nettoyage et le nivellement des terrains ainsi que la plantation d’herbes indigènes résilientes au climat. Cet effort collectif a permis de régénérer et restaurer plus de 100 acres de pâturages, bénéficiant à plus de 1 020 familles. L’expérience des pastoralistes Maldhari démontre comment le leadership des femmes peut assurer la durabilité écologique et économique de leurs communautés, tout en promouvant leurs droits formels et leur gouvernance foncière.

    Depuis WAMIP en Afrique de l’Est et Australe, Monicah Yator, une fière pastoraliste du Kenya et fondatrice de l’Initiative des Femmes et Filles Autochtones, a décrit les profondes barrières socio-culturelles auxquelles les femmes sont confrontées dans leurs communautés, mises en évidence par leur absence dans les espaces de prise de décision concernant les biens communs. Bien qu’elles soient le pilier fondamental pour nourrir leurs familles, souvent avec une propriété limitée du bétail, les femmes pastoralistes sont gravement affectées par les défis environnementaux tels que le changement climatique et les inondations, ainsi que par la marginalisation politique et le manque de représentation dans les organes de gouvernance. L’insuffisance des infrastructures dans leurs territoires rend encore plus difficile leur connexion et leur mobilisation. Monicah a souligné l’urgente nécessité de cadres politiques reconnaissant et protégeant le pastoralisme en Afrique, garantissant les droits d’usage et de propriété foncière. Elle a également mis en avant l’importance d’aborder la résilience à la sécheresse et l’adaptation au changement climatique sous un angle genre, ainsi que d’améliorer l’accès aux services sociaux et à l’éducation pour les enfants pastoralistes. Enfin, Monicah appelle à la reconnaissance et au soutien du pastoralisme comme mode de vie par les gouvernements, et à la protection des droits des femmes pastoralistes confrontées à des défis tels que le déplacement et la perte de moyens de subsistance en raison des conflits.

    Marite Álvarez, représentante des organisations pastoralistes en Argentine et coordinatrice régionale de WAMIP pour l’Amérique latine, a mis en lumière les menaces croissantes pesant sur les territoires pastoraux dans la région en raison de l’intensification de l’extractivisme, de l’agronegocio et du tourisme. Elle a exprimé un espoir ferme que l’Année Internationale des Pâturages et des Pasteurs (IYRP) 2026 constitue un moment décisif pour relever ces défis, notamment le manque de reconnaissance de la valeur du pastoralisme en Amérique latine, l’absence de politiques protégeant les droits territoriaux et la nécessité d’un plus grand soutien aux organisations pastoralistes à travers des modèles de développement alternatifs et une meilleure visibilisation des expériences et revendications des pastoralistes latino-américains au niveau mondial. Elle a insisté sur l’importance de la participation à des espaces mondiaux pour identifier les problèmes communs et s’assurer que la visibilisation de l’IYRP se traduise par des programmes de soutien concrets pour les organisations et familles pastoralistes, en valorisant leur contribution à la souveraineté alimentaire, en luttant contre la marchandisation et en garantissant la qualité des aliments ainsi que l’accès aux droits.

    Lors du webinaire, l’importance cruciale du pastoralisme pour la durabilité des écosystèmes, la préservation culturelle et la garantie de la souveraineté alimentaire a également été soulignée. En tant que mode de vie millénaire, résilient et durable, le pastoralisme est un exemple vivant de souveraineté alimentaire en action, menacé par l’accaparement des terres, le changement climatique et des politiques favorisant l’agronegocio. Dans ce contexte, le processus Nyéléni, né du forum de 2007 au Mali, a été présenté comme une lueur d’espoir pour les mouvements en faveur de la souveraineté alimentaire, et l’importance du 3e Forum Global Nyéléni au Sri Lanka en septembre 2025 a été mise en avant comme un moment clé pour l’unité et l’action de base, inspirant le chemin vers l’IYRP 2026.

    Le rôle central des femmes pastoralistes et d’autres productrices alimentaires à petite échelle dans diverses régions du monde est essentiel à la subsistance de leurs communautés et à la gestion durable des ressources naturelles. Il est crucial de garantir leurs droits fonciers et d’accès aux ressources, de promouvoir leur leadership et leur participation à la prise de décision, et de mettre en œuvre des politiques reconnaissant et valorisant leur savoir traditionnel ainsi que leur contribution à la souveraineté alimentaire et à la préservation des écosystèmes. En ce mois de lutte pour les droits des femmes, les voix des femmes pastoralistes de WAMIP nous rappellent l’importance de renforcer et de soutenir leur leadership et leur résilience au niveau mondial.

    https://capiremov.org/fr/experiences/voix-des-femmes-pastoralistes-leadership-et-resilience-dans-le-mois-de-lu

    #femmes #pastoralisme #montagne #mines #extractivisme #élevage #terres #nomadisme #pâturages_communautaires #foncier #titres_fonciers #Maldhari #souveraineté_alimentaire #résistance #accaparement_des_terres

  • Pourquoi l’État veut-il faire interdire les #congés_menstruels des collectivités ?

    Des #collectivités_territoriales tentent à travers la France d’instaurer des congés pour les agentes souffrant de pathologies gynécologiques, comme des règles douloureuses. Mais le ministère de l’Intérieur essaie systématiquement d’annuler ce droit.

    (...)

    la direction générale des #collectivités_locales (DGCL), attachée au ministère de l’Intérieur, a diffusé le 21 mai une circulaire aux préfectures, leur demandant de systématiquement refuser la mise en place des congés menstruels dans les collectivités. Le texte rappelle que « seul le cadre juridique national peut instituer des autorisations spéciales d’absence » et que « le cadre légal en vigueur ne prévoit aucun motif pour raison de santé lorsqu’il est dénué de lien avec la parentalité ».

    Des collectivités ont voulu passer par des expérimentations locales, prévues par la Constitution, pour mettre en place les congés menstruels. Mais ces expérimentations doivent être « préalablement autorisées par une loi » et sont donc, dans les cas présents, jugées « illégales », selon la circulaire du ministère de l’Intérieur. La DGCL demande donc aux préfectures une « vigilance accrue » et leur suggère d’adresser aux collectivités ayant pris de telles délibérations « un recours gracieux, puis, le cas échéant, [de] déférer la décision au tribunal administratif ».

    La DGCL estime que les dispositifs de congés déjà existants doivent être privilégiés « pour traiter la question des règles incapacitantes », comme le recours aux arrêts maladie ou au télétravail.

    https://basta.media/pourquoi-Etat-veut-faire-interdire-conges-menstruels-collectivites-strasbou

    #droits_des_femmes

  • #Enterrement des droits des personnes migrantes - Chambéry

    La République Française a le regret de vous annoncer le décès des #droits_fondamentaux des personnes migrantes, exilées et sans papiers, qui vivent sur son territoire.

    https://www.youtube.com/watch?v=BYHXCiqqv-w


    #fanfare #droits_des_migrants #migrations #asile #réfugiés #sans-papiers #droits #cortège_funèbre #Chambéry #droits_humains #hospitalité #accès_aux_droits #ci-gît #témoignage

    ping @isskein @karine4

  • Féminicides au Kenya : une violence croissante, un silence politique

    sur Visionscarto
    https://www.visionscarto.net/les-feminicides-au-kenya

    par Manon Mendret
    Journaliste indépendante basée à Nairobi,

    spécialisée sur les questions sociétales et culturelles.

    En 2024, 170 femmes ont été tuées au Kenya, révélant une vague croissante de féminicides. Les chiffres sont en forte hausse. Bien qu’une mobilisation citoyenne inédite suscite une prise de conscience, les meurtres continuent. Malgré les déclarations officielles des autorités, les militantes dénoncent le manque d’engagement politique et les lenteurs judiciaires.

    #féminicide #violences_sexistes #sexisme #Kenya #droits_des_femmes #droits_humains

  • « La démocratie a besoin d’un regard indépendant dans les centres de rétention »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/11/la-democratie-a-besoin-d-un-regard-independant-dans-les-centres-de-retention

    « La démocratie a besoin d’un regard indépendant dans les centres de rétention »
    Tribune Collectif
    Le 12 mai, le Sénat examinera une proposition de loi visant à confier à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) la mission d’information juridique dans les centres de rétention administrative (CRA), ces lieux de privation de liberté où des personnes sont enfermées car elles n’ont pas de papiers. L’objectif de cette proposition est d’évincer les associations de ces centres en supprimant leur mission d’aide à l’exercice des droits. Ce texte, s’il était adopté, porterait un coup fatal à l’exercice des droits des personnes privées de liberté et à la transparence démocratique.
    Le droit au recours effectif est une exigence constitutionnelle (article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen), ainsi qu’une obligation européenne et internationale. Il garantit à toute personne, notamment une personne placée en rétention, la possibilité de contester devant un juge impartial les décisions qui la concernent : ici, sa privation de liberté ou la décision d’éloignement du territoire français.
    Ce droit n’est effectif que si l’aide apportée est délivrée par un acteur sans conflit d’intérêts. Cette exigence a été rappelée par le Conseil d’Etat dès 2009 et consacrée par le droit européen. L’OFII, établissement public sous tutelle directe du ministère de l’intérieur, chargé de la politique d’éloignement, ne saurait répondre à cette exigence élémentaire.
    Contrairement à ce que laissent entendre les auteurs de la proposition de loi, l’intervention des associations en CRA est strictement encadrée par la loi. Les juristes informent les personnes retenues sur leurs droits et les accompagnent dans leurs démarches, sans jamais décider à leur place. Loin de nourrir de faux espoirs, l’assistance repose sur une information rigoureuse et réaliste. Les associations n’ont aucun intérêt à encourager des démarches inutiles : leur rôle est d’aider chacun et chacune à comprendre ses droits et à agir en connaissance de cause.
    Les parlementaires qui attaquent le rôle des associations en CRA dénoncent un nombre trop élevé de recours. Mais s’il y a des contestations, c’est parce qu’il y a des décisions contestables. En janvier 2024, la Cour des comptes pointait la surcharge des préfectures, avec une augmentation de 60 % du nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) en cinq ans. Cette massification des OQTF est le fruit d’une politique de restriction du séjour qui produit toujours plus de sans-papiers. Elle conduit la France à produire à elle seule près d’un tiers des décisions d’éloignement en Europe. Les décisions sont automatiques, sans examen individuel, parfois vers des pays où les personnes risquent leur vie, et souvent inapplicables. Dans ce contexte, les erreurs sont inévitables, et les associations permettent simplement aux personnes concernées de les identifier.
    Les recours se multiplient contre des mesures de plus en plus nombreuses et de plus en plus souvent contestables du point de vue du droit puisque plus d’une personne sur deux est finalement libérée. Les associations assurent aussi un rôle unique et indispensable : produire la seule source publique et indépendante d’information sur les CRA, notamment grâce au rapport interassociatif publié chaque année. C’est ce travail qui permet aux parlementaires, aux journalistes, aux chercheurs et aux citoyens de comprendre ce qui se passe derrière les murs des centres de rétention.
    Ce rôle est d’autant plus essentiel que les conditions de rétention sont préoccupantes : situations de grande vulnérabilité, problèmes de santé non pris en compte par les autorités, etc. Nous alertons régulièrement sur l’impact de la rétention sur la santé des personnes, sur les tensions et les gestes désespérés qui en résultent, et qui mènent parfois à des situations dramatiques, notamment des décès. Nous dénonçons régulièrement des éloignements réalisés par l’administration hors cadre légal. Supprimer ce regard indépendant reviendrait à rendre la société aveugle sur les CRA. Cette transparence, loin d’être une posture, est un devoir démocratique. Elle est au fondement de tout contrôle citoyen sur l’exercice du pouvoir, en particulier lorsqu’il implique la privation de liberté.
    Les détracteurs de cette mission avancent également un argument de maîtrise des dépenses publiques. Mais en 2024, le coût total de l’assistance juridique en CRA s’élève à 6,5 millions d’euros. C’est une somme dérisoire comparée aux 220 millions d’euros consacrés chaque année à la rétention, selon la Cour des comptes.
    Plus incohérent encore : les sénateurs favorables à ce texte sont souvent les mêmes qui soutiennent une autre proposition visant à allonger la durée maximale de rétention de quatre-vingt-dix à deux cent dix jours. Une mesure extrêmement coûteuse – jusqu’à plus de 70 000 euros par personne – et totalement inefficace : les données disponibles montrent que la majorité des expulsions ont lieu dans les tout premiers jours.
    Derrière cette remise en cause ciblée se joue bien plus qu’un débat technique sur l’assistance juridique en rétention. Les associations jouent un rôle de vigie démocratique, elles assurent l’exercice effectif des droits, signalent les dysfonctionnements et les violations des droits, rendent visibles les réalités invisibles. Fragiliser leur place, c’est affaiblir un pilier de la démocratie : celui qui permet à la société civile d’opérer son devoir d’alerte.
    Face à cette proposition de loi, nous appelons les parlementaires à ne pas franchir une ligne rouge : celle qui sépare une démocratie d’un système où le respect des droits et libertés devient une variable d’ajustement du pouvoir. Maintenir une assistance juridique indépendante en CRA, c’est respecter l’Etat de droit.
    Parmi les signataires : Jean-Marc Borello, président du directoire du Groupe SOS ; Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité ; Sylvie Guillaume, présidente de Forum réfugiés ; Benoît Hamon, président d’ESS France ; Henry Masson, président de la Cimade ; Alexandre Moreau, président de l’Anafé ; Jean-François Ploquin, président de Solidarité Mayotte ; Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty International France ; Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme ; Najat Vallaud-Belkacem, présidente de France terre d’asile.

    #Covid-19#migration#migrant#france#CRA#droit#sante#OFII#OQTF#politiquemigratoire

  • #Ghana : des centaines de personnes accusées de #sorcellerie ont besoin de toute urgence de protection et de réparation

    Les autorités ghanéennes ont failli à respecter et protéger les #droits_humains de centaines de victimes d’accusations de sorcellerie et d’attaques rituelles contraintes de fuir leurs communautés par peur pour leur vie, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.

    (...)

    Les accusations, qui peuvent mener à des menaces, des agressions physiques et même la mort, trouvent généralement leur origine au sein de la famille ou de la communauté à la suite d’un événement tragique comme une maladie ou un décès. Les femmes âgées vivant dans la pauvreté, avec un handicap ou souffrant d’une maladie sont les plus exposées, de même que les femmes qui ne se conforment pas aux stéréotypes de genre.

    (...)

    Les femmes accusées de sorcellerie n’ont aucun endroit sûr où se réfugier hormis les camps supervisés par des leaders religieux dans les régions du nord et du nord-est du Ghana, qui ont maintenant plus d’un siècle d’existence.

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/04/ghana-witchcraft-accusations

    #droits_des_femmes

    Sur la sorcellerie, voir la synthèse historiographique de Michelle Zancarini-Fournel :

    https://seenthis.net/messages/1090471

  • #Daniel_Veron : « Le #rejet social des #travailleurs_migrants renforce leur attrait économique »

    Les travailleurs migrants sont souvent perçus comme indispensables pour l’économie de leur pays d’accueil, tout en étant stigmatisés et désignés comme indésirables. Cette apparente contradiction n’en est pas une, explique le sociologue Daniel Veron, maître de conférences à l’université de Caen et auteur de Le travail migrant, l’autre délocalisation (La Dispute, 2024).

    C’est justement parce que ces travailleurs étrangers sont stigmatisés qu’ils sont corvéables à merci et que leur embauche est si intéressante pour les employeurs, rappelle-t-il en soulignant notamment qu’avec l’intérim et l’ubérisation, les travailleurs sans papiers sont toujours les premières victimes de la précarisation du travail. Ils en sont même les cobayes, avant extension à l’ensemble des travailleurs.

    Le chercheur, qui voit dans le travail migrant une forme de « délocalisation sur place » et discute la notion de « métiers en tension », propose quelques pistes pour lutter contre le dumping social et améliorer le sort de ces travailleurs.

    Vous avez étudié l’exploitation moderne du travail des étrangers dans plusieurs pays (Argentine, France et Canada). Quand est-elle apparue et pourquoi ?

    Daniel Veron : L’histoire du recours à des déplacements de populations pour exploiter leur travail est très ancienne, on pourrait la faire remonter à l’esclavage. Mais dans sa forme moderne, cela se joue entre le XIXe et le XXe siècle, concomitamment au développement des Etats-nations et des balbutiements de la protection sociale. Les premières lois organisant la migration de travail apparaissent en même temps que les premières règles protégeant les droits des travailleurs, afin justement de commencer à contourner ces régulations, en faisant en sorte soit qu’elles ne s’appliquent pas aux étrangers, soit que le statut infériorisé de ces popula­tions justifie qu’on les paye – et les traite – mal.

    En France, comment se sont construites les politiques d’immigration qui font des travailleurs migrants des « indésirables mais indispensables » ?

    D. V. : L’édifice des politiques migratoires commence à se structurer au moment de la Première Guerre mondiale. Dès cette période, il oscille entre deux pôles. D’une part, la nécessité économique : des secteurs ont besoin de cette main-d’œuvre étrangère. D’autre part, ces mêmes personnes sont rejetées et pointées du doigt : on dénonce leur caractère inassimilable, en particulier si elles sont originaires des colonies françaises.

    On retrouve cette double logique dans d’autres pays, au Canada par exemple, où, à la fin du XIXe siècle, la migration chinoise est perçue à la fois comme une menace pour l’ordre social et racial, et comme indispensable, pour la construction des chemins de fer notamment.

    Ce qui apparaît comme une contradiction n’en est pourtant pas une. C’est précisément parce que ces hommes et ces femmes sont stigmatisés qu’ils sont désirables, d’un point de vue économique. Face à la dégradation de leurs conditions de vie, ils n’ont d’autre choix que d’accepter des conditions de travail au rabais et des salaires moindres. Leur relégation comme citoyens de seconde zone justifie ce traitement. Le rejet social renforce donc l’attrait économique.

    Dans votre livre, vous défendez l’idée que le travail migrant est une forme de « délocalisation sur place » des activités économiques non délocalisables ­physiquement. Pouvez-vous expliquer ?

    « Pour un certain nombre de secteurs dont la production n’est pas délocalisable, une opération équivalente est à l’œuvre, avec l’embauche des travailleurs sans papiers »

    D. V. : J’emprunte cette expression à l’anthropologue Emmanuel Terray 1, qui l’a forgée dès les années 1990 à propos, déjà, des travailleurs sans papiers. Pour un certain nombre de secteurs dont la production n’est pas délocalisable (le bâtiment, le nettoyage, l’aide à la personne, etc.), une opération équivalente est à l’œuvre, avec l’embauche de ces employés. Ils n’ont ainsi pas accès aux acquis et avantages sociaux dont bénéficie la main-d’œuvre locale en pleine possession de ses droits.

    Il existe en outre des formes légales de contournement, comme le travail détaché dans l’Union européenne. Ce dispositif permet d’asseoir une partie de la relation de travail sur la législation d’un autre pays et, in fine, de baisser le prix de certains segments de main-d’œuvre. Ce sont les faces légale et illégale d’une même pièce. Dans le premier cas, l’absence de droits permet de payer moins cher certains travailleurs, tandis que dans le second, c’est un montage légitime.

    Cette logique de délocalisation sur place est au cœur des métiers dits « en tension », dont le gouvernement est en train d’actualiser la liste et qui servira de base de référence pour accorder des titres de séjour aux travailleurs en situation irrégulière…

    D. V. : Tout à fait. Mais il y a un écueil important autour de la définition des secteurs dits en tension. On peut tout d’abord se demander si ce leitmotiv de la pénurie de main-d’œuvre ne relève pas d’une dimension plus qualitative que quantitative, une façon de dire que celles et ceux qui occupent ces emplois de facto ne seraient pas assez compétents, ce qui justifie de les payer moins cher.

    Et de fait, les présences et absences sur ces listes interrogent. Certains secteurs ne font pas face à des pénuries de main-d’œuvre, justement parce qu’ils recrutent beaucoup de salariés sans papiers. Ils ne sont donc pas sur la liste, voire n’y ont pas intérêt. Pour d’autres au contraire, cela facilite les recrutements de main-d’œuvre étrangère. Enfin, d’autres n’y sont pas parce que cela déboucherait sans doute, aux yeux du gouvernement, sur « trop » de régularisations.

    Vous écrivez que « le travail migrant est en première ligne des stratégies contemporaines du capital pour fissurer les institutions salariales ». Comment ?

    D. V. : A partir des années 1970, on assiste en France à deux mutations concomitantes. D’un côté, la désindustrialisation et la transformation de l’appareil productif accélèrent les phénomènes de sous-traitance et le développement de l’intérim. L’emploi se précarise et les étrangers sont les premiers touchés : ils ont supporté près de la moitié des suppressions d’effectifs dans l’industrie automobile entre 1975 et 1990. Ils subissent également de plein fouet l’expulsion du marché primaire du salariat, c’est-à-dire de l’emploi protégé par le contrat en CDI, vers le marché dit secondaire, avec des statuts plus précaires.

    « Depuis les années 1970, les travailleurs sans papiers subissent les premiers le mouvement de précarisation du monde du travail »

    De l’autre côté, les étrangers sont vulnérabilisés administrativement puisque la France met fin à l’immigration de travail en 1974 et instaure des politiques plus restrictives, qui produisent de l’illégalisation. Ainsi, depuis les années 1970, les travailleurs sans papiers subissent les premiers le mouvement de précarisation du monde du travail. Intérim structurel, travail au noir ou à temps partiel et multi-emploi pour les femmes dans le secteur domestique notamment, ubérisation aujourd’hui : ils sont systématiquement en première ligne face aux nouvelles formes d’emploi précaire. Ces innovations se diffusent bien sûr à d’autres franges du salariat et viennent fragiliser la protection du travail en général ainsi que les institutions salariales dans leur ensemble.

    Face à ces assauts contre les droits des travailleurs sans papiers, que faire ?

    D. V. : A chaque fois, l’exploitation du travail migrant repose sur la production d’un différentiel de traitement et donc de prix entre deux segments de main-d’œuvre. Ce qui crée, par répercussion, un effet de pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.

    Si l’on veut lutter contre ces effets de dumping social, il faut donc remédier à tout ce qui crée un différentiel de prix du travail, qu’il soit justifié par des formes légales (comme le travail détaché), par l’absence de droit (comme pour les sans-papiers), mais aussi parfois par des logiques racistes ou sexistes. Il est donc totalement contre-productif, pour qui défend les droits des salariés, de rendre la vie impossible aux personnes clandestines, à qui on refuse le droit au séjour.

    La remise en cause de l’aide médicale de l’Etat (AME), une proposition récurrente, réduirait les possibilités d’un arrêt de travail en cas de soucis de santé par exemple, renforçant l’effet d’emprisonnement dans le travail. La suppression de l’AME favoriserait au final ce différentiel de traitement. Pour améliorer les conditions salariales et de travail de toutes et tous, il faut donc exiger l’égalité pleine et entière pour les sans-papiers.

    https://www.alternatives-economiques.fr/daniel-veron-rejet-social-travailleurs-migrants-renforce-attra/00114504
    #migrations #économie #travail #travailleurs_étrangers #stigmatisation #corvéables #interim #ubérisation #précarisation #conditions_de_travail #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #cobayes #délocalisation_sur_place #métiers_en_tension #dumping #exploitation #déplacements_de_populations #esclavage #migration_de_travail #régulations #droits_des_travailleurs #indésirables #main-d'oeuvre_étrangère #menace #indispensabilité #désirabilité #attrait_économique #droits #travail_détaché #détachement #titres_de_séjour #régularisations #immigration_de_travail #illégalisation #emploi_précaire #salaires #dumping_social

    ping @karine4

    • Le travail migrant, l’autre délocalisation

      Alors que les lois anti-immigration s’empilent, durcissant chaque fois un peu plus les conditions des travailleur·ses migrant·es, la main-d’œuvre étrangère s’avère pourtant toujours aussi indispensable dans de nombreux secteurs (BTP, restauration, nettoyage, travail à domicile, etc.). Le recours à ce « travail migrant » se fait au travers d’une variété de statuts, légaux ou non, qui permettent la mise au travail des personnes migrantes dans des conditions moins favorables et plus intensives que celles qui ont cours sur le marché du travail français. Travailleurs et travailleuses « sans-papiers », « temporaires » ou « détaché·es » : le recours au travail migrant apparaît bien comme une modalité particulière de mise en œuvre d’une forme de « délocalisation », à ceci près qu’elle s’exerce « sur place ».

      Daniel Veron montre comment cette surexploitation des travailleur·ses migrant·es s’affirme comme l’un des outils cruciaux d’une dégradation générale des conditions de travail. Dès lors, le seul horizon pour déjouer la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail ne peut passer que par la lutte pour l’égalité des droits de toutes et tous.

      https://ladispute.fr/catalogue/le-travail-migrant-lautre-delocalisation
      #livre #travail_migrant #délocalisation

  • La Défenseure des droits s’alarme de « l’ampleur et l’augmentation des #discriminations en France »

    Dans son rapport annuel publié mardi 25 mars, Claire Hédon alerte sur l’ampleur de l’augmentation des discriminations en France, liées à l’origine particulièrement. Elle s’inquiète aussi des conséquences de la dématérialisation des services publics.

    https://www.humanite.fr/societe/claire-hedon/la-defenseure-des-droits-salarme-de-lampleur-et-laugmentation-des-discrimin

    • La Défenseure des droits dénonce les « excès de la dématérialisation mal pensée »
      https://archive.ph/https://www.mediapart.fr/journal/france/250325/la-defenseure-des-droits-denonce-les-exces-de-la-dematerialisation-mal-pense
      `
      Dans son rapport annuel publié mardi 25 mars, Claire Hédon, la Défenseure des droits, constate une augmentation des discriminations en lien avec l’origine. Elle pointe aussi les difficultés engendrées par les démarches numérisées dans les services publics.

      Claire Claire Hédon est inquiète de la fragilisation des #droits et #libertés à l’œuvre dans la société. « On oublie que les droits sont là pour protéger les personnes et qu’ils nous réunissent pour faire société », déclare la Défenseure des droits lors de la conférence de presse accompagnant la sortie du rapport annuel de l’institution, le 25 mars. Elle souhaite sonner « deux alertes lancinantes » concernant deux phénomènes préoccupants : les discriminations qui ne cessent d’augmenter et les « excès de la dématérialisation mal pensée ».

      En 2024, plus de 141 000 réclamations et demandes d’informations ont été adressées à l’institution. La plateforme de la Défenseure des droits, le 39 28, a connu un « pic d’appels » durant l’été 2024 concernant des propos haineux en raison de l’origine ou de la religion. Une hausse de 53 % a été relevée entre mai et juin 2024. Des chiffres à mettre en parallèle avec le fait qu’en 2020, 18 % de la population de 18 à 49 ans a déclaré être victime de #discrimination, selon l’enquête Trajectoires et origines. Le rapport s’appuie aussi sur l’enquête de victimation menée en 2024 par le ministère de l’intérieur, qui indique une « très forte hausse » de 52 % des faits de discrimination entre 2021 et 2022.

      Alors que les chiffres s’affolent, de manière presque contre-intuitive, les saisines sont, elles, en baisse de 15 %, dit le rapport. Les victimes semblent renoncer à agir, découragées par la procédure ou effrayées par les possibles représailles.
      La Défenseure des droits écrit : « La diminution paradoxale des réclamations que nous avons reçues cette année dans ce domaine met en lumière la difficulté des victimes à faire valoir leurs droits et la nécessité de s’emparer collectivement de cette problématique. »

      L’euphémisation des discriminations est brocardée par Claire Hédon dans son propos liminaire. Elle pointe le fait que les décideurs préfèrent parler de « diversité » et de « lutte contre le discours de haine ». « Or, il est important de parler de discrimination », ajoute-t-elle.

      « Maltraitance institutionnelle »

      L’autre motif d’alerte porte sur les affres de la dématérialisation pour les usagers des services publics, dans un contexte de désengagement de l’État et avec des infrastructures toujours plus éloignées. Cela engendre, selon elle, du découragement, de la résignation et de la lassitude. « Les personnes ne croient plus en l’État. »

      La dématérialisation partait d’une démarche louable, pointe Claire Hédon, à savoir : simplifier les démarches administratives. Or, c’est le contraire qui se produit alors même que les droits sociaux sont fragilisés, « lorsqu’un service a été entièrement dématérialisé sans que l’accompagnement nécessaire ait été prévu, lorsque l’information délivrée est insuffisante, lorsque les procédures de contrôle sont expéditives », peut-on lire dans le rapport.

      37 % des saisines de l’institution en 2024 portaient sur les difficultés d’accès au #titre_de_séjour et au renouvellement, ce qui en fait le premier motif de saisine de l’institution depuis 2022. Un chiffre qui était seulement de 10 % en 2019. De fait, les difficultés rencontrées par les usagers ressortissants #étrangers se sont aggravées depuis le déploiement de l’#administration_numérique pour les étrangers en France (#Anef), canal unique dématérialisé pour les demandes de titres de séjour et de renouvellement.

      Il n’est pas possible de corriger ou de modifier sa demande sur le site. Sans compter les #délais élastiques. Des milliers de personnes étrangères, faute d’obtenir un titre de séjour dans les temps, souvent un renouvellement, perdent leurs droits sociaux ou leur travail, comme Mediapart l’a raconté. Ces personnes précarisées se retrouvent alors en situation irrégulière alors qu’elles étaient en règle. Il s’agit, selon Claire Hédon, d’une « maltraitance institutionnelle ». [#clandestinisation]

      Le risque des algorithmes

      L’inquiétude de l’institution porte aussi sur la généralisation de l’Anef pour toutes les demandes concernant les titres de séjour dans quelques mois. Or, le site dysfonctionne, rappelle Claire Hédon. « On dit à nos interlocuteurs au ministère de l’intérieur que c’est impossible d’étendre l’Anef à toutes les demandes dans ces conditions.

      Concrètement, les réclamants récupèrent leur titre de séjour à un mois de la fin de validité, ils doivent tout recommencer. Le renouvellement automatique des API, les attestations provisoires d’instruction, pourrait désengorger les préfectures. » Une situation à ses yeux révélatrice : « Le degré d’effectivité des #droits_des_étrangers me paraît être un marqueur des droits et libertés dans notre pays. »
      Plus généralement, l’impossibilité pour les usagers de services publics de pouvoir se rendre dans un #accueil physique ou de joindre un·e agent·e au téléphone pénalise les moins familiers avec le numérique. Dans son rapport, l’institution rappelle que « la dématérialisation doit rester une voie d’accès supplémentaire au service public et ne pas se substituer aux guichets, aux échanges postaux ou par téléphone qui doivent demeurer de réelles alternatives pour contacter l’administration ».

      Il ne s’agit pas de pointer le travail des agent·es, insiste Claire Hédon, mais de dénoncer le désinvestissement de l’État dans les services publics. Les agences #France_services, faute de personnels spécialisés en leur sein, ne peuvent pallier ces difficultés.

      Or le problème perdure et s’accentue année après année, « aussi bien pour MaPrimeRénov’ que pour la question des pensions de retraite ». « Nous avons des réclamants qui attendent six mois, un an, dix-huit mois, pour toucher leur retraite. Ils restent sans revenus pendant toute cette période-là, avec des difficultés pour joindre quelqu’un », explique celle qui a déjà rendu plusieurs avis sur le sujet. La Défenseure des droits a aussi été saisie par des bénéficiaires du revenu de solidarité active (#RSA) en raison d’une prise en considération erronée de leurs #ressources. [mais pas seulement]

      Autre sujet dans la ligne de mire de la Défenseure des droits : la #lutte_contre_la_fraude lorsqu’elle se retourne contre les usagers, avec un point de vigilance sur l’intelligence artificielle ou les #algorithmes. Ceux programmés par la Caisse nationale d’allocations familiales ou par la Caisse nationale d’assurance-maladie à l’aide du data mining (« extraction de données ») risquent de reproduire des biais discriminatoires.

      Les logiciels d’affectation au lycée et dans l’enseignement supérieur, #Affelnet et #Parcoursup, risquent, eux aussi, de porter atteinte aux droits des élèves, pointe enfin le rapport. « Lorsqu’une décision administrative est dite partiellement automatisée, un agent public doit contribuer à la prise de décision par une action concrète et significative. La Défenseure des droits relève cependant que cette intervention se révèle parfois inexistante. » Un travail approfondi sur la question spécifique des algorithmes va être mené dans les prochains mois. En attendant, comme le veut l’usage, ce rapport va être remis au premier ministre et à Emmanuel Macron.

      #retraites #CNAV #CAF #data_mining

    • [Exemple] CAF BDR délai de traitement supérieur à 60 jours pour AAH
      https://www.plus.transformation.gouv.fr/experiences/5830113_caf-bdr-delai-de-traitement-superieur-a-60-jours-po

      Cette réponse a été générée par une #IA à 88 % et vérifiée par un agent.

      On notera le titre euphémisant en diable : il s’agit d’une #AAH non versée durant un trimestre.

      En réponse à une réclamation CAF, on a le plus souvent un « votre demande a été traitée », sans plus de précision, qui n’a aucun sens, si ce n’est d’accuser réception. Voilà une chose que l’IA va améliorer en fournissant tissant des phrases ou jamais les dédions de ne seront notifiées "en fait et en droit" comme le veut la loi, quasi systématiquement bafouée.

  • #Féminisme. #Boycotter_les_hommes ? Après la victoire de Trump, le mouvement sud-coréen “#4B” gagne du terrain aux États-Unis

    Le mouvement sud-coréen préconise le refus de sortir avec des hommes et d’avoir des #relations_sexuelles avec eux, de se marier et de d’avoir des enfants de manière hétérosexuelle. Les recherches sur Internet à ce sujet ont bondi outre-Atlantique depuis le scrutin du mardi 5 novembre, et l’on a vu apparaître un hashtag dédié sur les réseaux sociaux.

    Après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, “qui a été alimentée par les électeurs masculins et qui, pour beaucoup, a ressemblé à un référendum sur les droits reproductifs”, certaines jeunes Américaines parlent de boycotter les hommes, rapporte NPR.

    L’idée, explique la radio américaine, vient du mouvement sud-coréen connu sous le nom de “4B”, ou des quatre “#non” (bi signifie “pas” en coréen). Il préconise le refus de sortir avec des hommes (#biyeonae), d’avoir des relations sexuelles avec des hommes (#bisekseu), de se marier de manière hétérosexuelle (#bihon) et de donner naissance à des enfants (#bichulsan).

    L’intérêt pour le mouvement 4B s’est accru aux États-Unis dans les jours qui ont suivi le scrutin du mardi 5 novembre, avec un pic des recherches sur Google et l’apparition du hashtag sur les réseaux sociaux.

    #Autoprotection

    Ce “mouvement féministe radical”, comme le décrit le New York Times, a commencé à prendre de l’ampleur en #Corée_du_Sud en 2019, “à une époque où les #femmes étaient confrontées aux #disparités de longue date en matière de #droits_des_femmes dans leur pays”, et il “s’est encore intensifié lors des élections de 2021 dans ce pays”.

    Aux États-Unis, des femmes commencent à adopter de telles idées sur Internet, “dans un geste de #défi et d’autoprotection”, constate le journal, qui considère toutefois qu’il est encore “trop tôt pour savoir dans quelle mesure une telle position pourrait devenir populaire”.

    “Il est temps de fermer votre utérus aux hommes”, explique un post sur X devenu viral, relayé par NPR. “Cette élection prouve plus que jamais qu’ils nous détestent et nous détestent fièrement. Ne les récompensez pas.”

    https://www.courrierinternational.com/article/feminisme-boycotter-les-hommes-apres-la-victoire-de-trump-le-
    #mariage #parentalité #boycott

    • Inside the growing ’4B’ movement empowering women after Trump’s win

      A feminist crusade has emerged online in a bold response to Donald Trump’s election and the rollback of reproductive rights in the U.S—and it’s taking inspiration from South Korea’s radical "4B” movement.

      It’s a movement born from anger, frustration, and a deep sense of betrayal prompting women to say “no” to everything relating to men: sex, marriage, childbirth, and dating. This refusal to engage with a male populace set on taking away women’s bodily autonomy is a political statement and demand for equality that refuses to be ignored.

      “No matter how loud, how kind, how respectful, how cute, men will still fucking hate you,” said a TikTok user in a compilation video showing women online preparing to adhere to 4B in America.

      And why are American women taking action? Because in Tuesday’s election, a majority of Gen Z men, or “podcast bros,” cast their votes for Trump—a man whose handpicked conservative Supreme Court majority stacked the deck against women’s rights and overturned Roe v. Wade. The president-elect is also a textbook misogynist who used sexist language in the weeks leading up to the election when he said he’d “protect” women “whether they like it or not.” He is a serial adulterer who was also found liable for sexual abuse and has been accused of assault by dozens of others—and American women have had enough.

      With mounting solidarity, they are banding together (with some even shaving their heads in protest so as not to appeal to the male gaze) to adopt the 4B strategy: no more children, no more marriages, no more dating men until women’s rights are restored.

      Late on Election Day, when it was clear Trump had won his latest bid for president, 26-year-old white nationalist Nick Fuentes posted a short and infuriating statement on X: “Your body, my choice. Forever.”

      Fuentes, who dined with Trump at Mar-a-Lago, later went on his show “America First” and said to his 113,000 followers, “Hey bitch! We control your bodies. Guess what? Guys win again, okay? Men win again.”

      This comes after reports by ProPublica of women like Amber Thurman and Josseli Barnica dying preventable deaths due to being turned away from hospitals in states with abortion bans.

      On TikTok, women have been airing their rage, grief, and disappointment in powerful waves of shared emotion. Within 48 hours after Trump’s victory over Vice President Kamala Harris, the “4B movement” hashtag started trending. Women joining the movement refuse to let their bodies be used as bargaining chips in a patriarchal society.

      This moment isn’t just about a loss of rights: It’s a reclamation of power.
      American women taking cues from South Korea

      The “4B” comes from South Korea, where women decided to protest gender-based violence and a large wage gap by saying “no” to four B’s: biyeonae (dating men), bisekseu (sex with men), bihon (marrying men), and bichulsan (childbirth), according to CBS News. The movement has contributed to a plummeting birth rate in the country, according to The New York Times.

      TikToker Mrs. Sallee shared her raw feelings with followers, her voice trembling with emotion.

      “I just looked up what the 4B movement is, and I literally fell to the ground crying,” she said. “I cannot believe that that was something that had to be done and that now we’re at rock bottom, and this is where we are at. I feel like I’m living in a different world today. This is so heartbreaking.”

      Social media influencer Drew Afualo, known for her bold feminist takes, weighed in on South Korea’s 4B campaign during an interview on the podcast “Soul Boom” with actor Rainn Wilson.

      “It turns out women are a lot more essential than you would think, than men believe them to be, because now the government is panicking,” she said. “They’re like, ‘What are we gonna do? We’re gonna die out unless women decide to start having kids again!’ And women are refusing until they are awarded the exact same rights and respect that men are awarded in this society.”

      Although a sex strike is novel in the U.S., Carrie Reiling, assistant professor of political science at Washington College, said it’s “part of a long history of sex strikes to achieve a particular political goal.”

      “What is different about the 4B movement is the inclusion of not dating men, rather than simple refusal to have sex with men, which was the focus of many of the other movements,” Reiling said.

      “The question for these women is if their goal is concrete enough to achieve anything. Will the connection between saying ‘no’ to men and their political aims be clear enough?” she asked. “While a 4B movement might draw attention and jumpstart a conversation about new feminist activist goals, women joining such a movement should ensure that their anger is not just toward men. They should also ask what compels women to vote this way and if a 4B movement can lead to progress on this front as well.”
      An epidemic of lonely—and violent—men

      Long before “podcast bros,” the conservative male digital sphere had coined language for how men see themselves and how they relate to women.

      The term “incel” took flight in 2016, becoming the popular identifier for chronically online young men on the far-right who frequented message boards and platforms like Reddit, 4chan, and Twitter. The term is short for “involuntary celibate,” meaning men who do not choose to be celibate but are forced to because women won’t date or sleep with them. Other stereotypes like “Chads” (popular men who get lots of female attention) and “Stacys” (unattainable women who only date Chads) emerged out of this period.

      Incels have since been linked to mass violence and terrorism. Fuentes is the evolution of the incels, now unafraid of voicing their abhorrent, sexist views because they feel emboldened by the nation’s newly elected leaders.

      In 2017, Surgeon General Vivek Murthy wrote about an American “loneliness epidemic” in the Harvard Business Review. Later, Boston Globe columnist Billy Baker wrote the book, “We Need to Hang Out,” on male loneliness. In 2023, a New York Times article urged young people under 30 to “have more sex” as they were the most sexless generation in U.S. history. An NPR piece walked men through how to make friends.

      The upshot: Men are lonely—and this has made them vulnerable to becoming radicalized.

      This all points to a disconnected, lonely, and socially awkward generation of Gen Z and millennial men who find Trump and Vice President-elect JD Vance’s simplistic masculinity and alpha male posturing appealing. Harris’ running mate, Minnesota Gov. Tim Walz, tried to appeal to this group by showing a more evolved version of masculinity, with little success.

      While women are just as likely to struggle with loneliness, they are used to fighting to find their place in a world that wants to shape them into their version of acceptable. Because women know how to build community for their well-being and survival, they’re built for times like these.

      In another powerful show of solidarity, “blue bracelet” started trending on TikTok. White women are running to craft stores to make and wear blue friendship bracelets, distinguishing themselves from Trump-supporting MAGA women to signal their support to women of color. It’s a move grounded in the real risk of being identified as perhaps a “fellow traveler” in a climate that’s increasingly hostile and unsafe to marginalized groups. For many, these bracelets are more than just a symbol: They’re a lifeline.

      “I think many women are at a loss for what to do, and are absolutely dismayed and betrayed by men who chose their wallet, or who knows what, over a women’s right to choose,” said Samantha Karlin, founder of Empower Global.

      Karlin has spearheaded a female leadership workshop in Washington, D.C.

      “I teach a concept called the locus of control—many things are outside of your control that can give you anxiety—and the election results certainly are causing many women to feel completely out of control,” she said. “Choosing to abstain from sex, dating, marriage—those are all things an individual can control, even if the country voted for a sexual predator, canned three abortion resolutions, and decided, again, a woman shouldn’t be president.”

      The 4B and blue bracelet movements aren’t about what women are withholding, but what they’re demanding—like safety, equality, and respect. And if the respect isn’t willingly given, women will emulate the many political movements that came before and mobilize to create it for themselves.

      https://www.dailykos.com/stories/2024/11/10/2284042/-Inside-the-growing-4B-movement-empowering-women-after-Trump-s-win

  • #Semences_paysannes, les #graines de la #résistance

    C’est l’histoire de l’#agriculture : depuis des millénaires, les paysans échangent et sèment leurs semences. Mais ces pratiques ancestrales sont en péril.

    Avec #Elise_Demeulenaere, socio-anthropologue au CNRS. Elle travaille sur les mutations contemporaines des rapports au vivant en agriculture pour principaux terrains, les mouvements pour la réappropriation paysanne des semences, et les dynamiques de défense du fromage au lait cru.

    Le #Réseau_Semences_Paysannes organise du 1er au 5 octobre, des rencontres internationales "Sème ta résistance", sur une semaine, avec une journée ouverte au public, le 5 octobre à Antibes.

    Pour Elise Demeulenaere « Ce sera l’occasion d’insister sur le souhait, depuis le départ, de mettre en lien des agriculteurs du monde entier, pour qu’ils partagent d’abord leurs expériences à la ferme avec les plantes, et également leurs luttes pour le droit à cultiver les semences et variétés de leur choix. »

    La #modernisation_agricole et la disparition des semences paysannes

    Au XIXe siècle, les paysans français sélectionnaient et échangeaient librement leurs semences, créant ainsi des variétés adaptées à leurs terroirs. Elise Demeulenaere explique que l’#industrialisation_de_l'agriculture au XXe siècle a bouleversé cet équilibre, favorisant des variétés homogènes et productives, dépendantes des #intrants_chimiques. Cette évolution a entraîné une perte de #biodiversité et une #dépendance accrue des agriculteurs envers les #entreprises_semencières.

    La résistance s’organise : vers une #réappropriation des semences

    Des mouvements de résistance ont émergé dès la fin des années 1980 en France, mais aussi à l’échelle internationale. L’on entend par exemple dans l’émission #Vandana_Shiva, qui milite pour la libération des semences. Elise Demeulenaere : "Vandana Shiva est associée à la lutte contre les #OGM dans les années 1990. Et donc il y a son ONG, #Navdanya, qui s’est beaucoup illustrée à l’époque et qui a porté des campagnes importantes pour la libération des semences."

    En France, des collectifs comme la #Confédération_Paysanne se sont mobilisés contre les OGM et pour la liberté de semer. Elise Demeulenaere : "L’utilisation des OGM oblige l’agriculteur à travailler sous licence privée avec des entreprises. Et les OGM sont protégés par un autre système de #protection_intellectuelle que le #COV (le #certificat_d'obtention_végétale), c’est le #brevet. Le brevet est beaucoup plus intrusif, beaucoup plus contraignant. Donc c’était vraiment la pierre d’achoppement pour la Confédération." Il y a eu aussi l’association #Kokopelli, qui vend des semences, principalement à des jardiniers amateurs, et des semences de variétés non inscrites au catalogue, engagée dans la libération des semences et de l’humus, qui était très médiatisée parce qu’il y a eu des procès aussi contre des professionnels semenciers.

    Le réseau Semences Paysannes : un espoir pour l’avenir

    Le réseau Semences Paysannes œuvre pour la #réappropriation_collective des savoirs de #sélection et la défense des #droits_des_paysans. Grâce à la mobilisation de ce réseau, la loi française a évolué en 2011, reconnaissant les semences paysannes et le droit des agriculteurs à ressemer leur récolte pour 20 espèces, avec une taxe à payer en contrepartie.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-mardi-24-septembre-2024-7892551

    #semences
    #audio #podcast

  • En #Finlande, un détricotage systématique des #droits_sociaux

    Facilitation des #licenciements, possibilité de faire grève restreinte, assurance #chômage moins accessible… La coalition en place, du centre à l’extrême droite, sape les droits des travailleurs.

    L’#extrême_droite s’est glissée au pouvoir en Finlande il y a un peu plus d’un an, et depuis, au sein de la coalition gouvernementale, elle grignote à marche forcée les #acquis_sociaux. Le 2 avril 2023, le Parti des Finlandais (extrême droite) gagne sept nouveaux sièges au Parlement et devient la deuxième force politique dans le pays. Il aura fallu deux mois d’âpres négociations pour que se forme une coalition des quatre partis, à savoir le Parti de la coalition nationale (conservateur, 20,8 %) du Premier ministre, le Parti des Finlandais (20 %), le Parti populaire suédois de Finlande (centre droit, 4,3 %) et les Chrétiens-démocrates (4,2 %).

    L’objectif du nouveau Premier ministre conservateur, Petteri Orpo, est de créer 100 000 emplois, de réduire la dette du pays et durcir la politique migratoire. Pour y parvenir, il prévoit de lourdes #réformes_sociales pour marquer un tournant de la rigueur dans ce pays de plus de 5,5 millions d’habitants.

    « On ferme les yeux sur le racisme, l’homophobie… »

    Pour donner le ton, la vice-Première ministre d’extrême droite et ministre des Finances, Riikka Purra, pose fièrement avec des ciseaux pour illustrer les mesures d’austérité du gouvernement. « Quand je vois cette image, cela me fait penser à une provocation à la façon de Javier Milei [le président argentin, ndlr] et sa tronçonneuse », s’agace Teivo Teivainen, professeur à l’université d’Helsinki. Restriction du #droit_de_grève, changement du système des accords collectifs, indemnité chômage, arrêt maladie, aide au logement… Le rouleau compresseur est lancé à toute vitesse. A tel point qu’en une année, la Confédération syndicale internationale a déclassé d’un rang la Finlande du peloton de tête des nations les plus respectueuses des #droits_des_travailleurs.

    Un an après les élections, il ne reste plus rien du discours social des « Vrais Finlandais » (ancien nom du parti) dont les revendications lors des campagnes législatives prônaient la protection des Finlandais de la classe moyenne et des travailleurs pauvres. « Le Parti des Finlandais a cette étiquette non officielle de parti des travailleurs non socialiste. Ils se sont très vite rangés derrière le programme économique de la droite des affaires », détaille Teivo Teivainen. Pour le spécialiste de la politique du pays, c’est un élément clé de l’acceptation du Parti des Finlandais comme un partenaire de coalition : « L’adoption d’une #politique_économique libérale leur a permis d’être acceptés parmi les partis de la droite traditionnelle. On ferme les yeux sur le #racisme, l’#homophobie… Au moins, ce sont des néolibéraux », résume-t-il.

    La liste des lois et réformes prévues est longue : introduction d’une journée de #carence pour les #arrêts_maladie, possibilité de #licenciement pour des « motifs pertinents », doublement de la durée d’emploi pour bénéficier de l’assurance chômage, changement des modalités des accords collectifs en entreprise. Elin Blomqvist-Valtonen, porte-parole du syndicat PAM, qui représente les employés de l’industrie du service, tire la sonnette d’alarme : « Les salariés que nous représentons sont particulièrement sensibles à ces réformes. Nos membres ne sont pas précaires par choix, mais parce qu’ils n’ont pas la possibilité de trouver un emploi stable. En réduisant leurs protections sociales, nous ne faisons que les mettre plus en danger. »

    Mobilisation sociale historique

    Pour s’y opposer, les organisations syndicales ont entrepris une #mobilisation_sociale historique à travers le pays. Le 1er février, au moins 300 000 salariés se sont mis en grève, soit un actif sur dix. Quatre mois plus tard, les députés du parlement finlandais ont voté un texte restreignant la durée du droit de grève politique à vingt-quatre heures. Celles initiées dans le cadre des négociations des accords collectifs sont passées à deux semaines. « Les grèves sont rares et ne sont utilisées qu’en dernier recours en Finlande. En limitant la durée des grèves politiques, le gouvernement vient confirmer une nouvelle fois son refus de dialoguer avec les #syndicats », déplore Pekka Ristelä, porte-parole de la centrale syndicale SAK.

    Le train de #réformes semble pourtant mal passer auprès des électeurs du parti d’extrême droite, qui a divisé par deux son score lors des dernières élections européennes par rapport à celles de 2019. Alors que l’alliance de gauche, qui était arrivée sixième en 2019, s’est hissée contre toute attente à la deuxième position lors du scrutin européen.

    https://www.liberation.fr/international/europe/en-finlande-un-detricotage-systematique-des-droits-sociaux-20240621_EH7Z7
    #travail #néolibéralisme

  • Contester l’ordre et l’héritage colonial avec Manuel Quintín Lame
    https://www.terrestres.org/2024/05/24/contester-lordre-et-lheritage-colonial-avec-manuel-quintin-lame

    Trente ans après avoir été enterré dans la montagne colombienne, un manuscrit est exhumé et publié en 1971. C’est le testament politique et spirituel d’un acteur central des luttes autochtones d’Amérique latine, Manuel Quintín Lame, décédé quelques années plus tôt. Contre la dépossession foncière, économique et politique, une décolonisation ambitieuse reste à mener. Retour sur un livre, une philosophie et un parcours subversifs. L’article Contester l’ordre et l’héritage colonial avec Manuel Quintín Lame est apparu en premier sur Terrestres.

    #Amérique_Latine #Décolonial #Droits_des_peuples_autochtones #Forêt #Modernité #Savoirs #Stratégie

  • Sous l’influence de l’extrême droite, le gouvernement suédois contraint des milliers de travailleurs étrangers à quitter le pays
    https://www.liberation.fr/international/europe/sous-linfluence-de-lextreme-droite-le-gouvernement-suedois-contraint-des-

    Après l’élection générale de septembre 2022, marquée par le succès des Démocrates de #Suède (#extrême_droite) devenus la deuxième force politique du pays, le royaume scandinave a pris un virage droitier sur sa politique migratoire. La feuille de route du gouvernement en témoigne : l’accord de coalition Tidö présente 18 pages sur 62 consacrées à « l’#immigration et l’intégration », de loin le chapitre le plus long.

    La mise en application n’a pas tardé. Depuis le 1er novembre 2023, le salaire minimum requis pour demander un #visa_de_travail a doublé , passant de 13 000 à 27 360 couronnes suédoises (environ 2 390 euros) pour les ressortissants extra-européens. Selon l’agence de l’immigration suédoise, ce sont 14 991 visas qui ne pourront pas être renouvelés « à moins de trouver un emploi payé au nouveau seuil », détaille son porte-parole, Robert Haecks. La plupart sont des travailleurs modestes employés dans la restauration, le nettoyage, le BTP, ou encore l’agroforesterie.

    un autre visage de l’immigration choisie, et peut-être, outre des « départs volontaires » et des expulsions, une fabrique de sans papier, encore plus corvéables.
    #étrangers #Europe #droits_des_étrangers #droit_au_séjour

  • Luttes féministes à travers le monde. Revendiquer l’égalité de genre depuis 1995

    Les #femmes, les filles, les minorités et diversités de genre du monde entier continuent à subir en 2021 des violations de leurs #droits_humains, et ce tout au long de leur vie. En dépit d’objectifs ambitieux que se sont fixés les États pour parvenir à l’#égalité_de_genre, leur réalisation n’a à ce jour jamais été réellement prioritaire.

    Les progrès réalisés au cours des dernières décennies l’ont essentiellement été grâce aux #mouvements_féministes, aux militant.es et aux penseur.ses. Aujourd’hui, la nouvelle génération de féministes innove et donne l’espoir de faire bouger les lignes par son inclusivité et la convergence des luttes qu’elle prône.

    Cet ouvrage intergénérationnel propose un aperçu pédagogique à la thématique de l’égalité de genre, des #luttes_féministes et des #droits_des_femmes, dans une perspective historique, pluridisciplinaire et transnationale. Ses objectifs sont multiples : informer et sensibiliser, puisque l’#égalité n’est pas acquise et que les retours en arrière sont possibles, et mobiliser en faisant comprendre que l’égalité est l’affaire de tous et de toutes.

    https://www.uga-editions.com/menu-principal/nos-collections-et-revues/nos-collections/carrefours-des-idees-/luttes-feministes-a-travers-le-monde-1161285.kjsp

    Quatrième conférence mondiale sur les femmes


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_conf%C3%A9rence_mondiale_sur_les_femmes

    #féminisme #féminismes #livre #résistance #luttes #Pékin #Quatrième_conférence_mondiale_sur_les_femmes (#1995) #ONU #diplomatie_féministe #monde #socialisation_genrée #normes #stéréotypes_de_genre #économie #pouvoir #prise_de_décision #intersectionnalité #backlash #fondamentalisme #anti-genre #Génération_égalité #queer #LGBTI #féminisme_décolonial #écoféminisme #masculinité #PMA #GPA #travail_du_sexe #prostitution #trafic_d'êtres_humains #religion #transidentité #non-mixité #espace_public #rue #corps #écriture_inclusive #viols #culture_du_viol

  • « La France ne doit pas exclure le viol de la loi européenne visant à lutter contre les violences faites aux femmes »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/05/la-france-ne-doit-pas-exclure-le-viol-de-la-loi-europeenne-visant-a-lutter-c


    Des nouvelles de la grande cause national du quinquénat d’avant.

    En plus d’une définition commune, la législation vise à harmoniser les sanctions au niveau européen afin que les auteurs de violences ne puissent bénéficier d’une forme d’impunité selon l’Etat dans lequel ils se trouvent.

    Enfin, cette directive européenne instaure des mesures de protection pour les femmes victimes de violences en obligeant les Etats membres à mettre en place des dispositions d’accompagnement global, allant de la mise à l’abri au soutien judiciaire.

    Le 9 juin, les représentants des Etats membres au Conseil ont, à leur tour, adopté leur position sur cette directive. A cette occasion, le ministère français de la justice s’est félicité, par la voie d’un communiqué de presse, d’être parvenu à « une approche ambitieuse et équilibrée » permettant de « renforcer les législations notamment pénales des Etats membres ».

    Pourtant, contrairement à la Belgique, l’Italie, la Grèce et le Luxembourg, la France comme une majorité d’Etats membres ont souhaité exclure le viol de cette première loi européenne de lutte contre les violences faites aux femmes. Ni définition commune, ni sanction commune, ni protection commune. Rien.

  • « Les mouvements dits féministes ne font objectivement que maintenir les femmes dans la dépendance, s’ils ne cherchent pas à s’attaquer aux causes mêmes de cette situation, au régime capitaliste »

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-1960-1963/article/avec-les-femmes | #archiveLO (Lutte de classe n°9 - 6 mars 1961)

    #capitalisme #féminisme #droits_des_femmes #lutte_de_classe #marxisme

    • Commentaire déplacé.

      Depuis toujours, pour des marxistes, la seule perspective permettant de combattre l’oppression des femmes, c’est de combattre l’exploitation capitaliste et l’ordre social bourgeois qui maintient cette oppression, et c’est donc de militer pour l’unité de la classe ouvrière, pour que les travailleuses et travailleurs soient conscients de leur identité de classe, au-delà des différences de sexe, de nationalité ou de religion. Louise Michel écrivait déjà : « Le sexe fort est tout aussi esclave que le sexe faible, et il ne peut donner ce qu’il n’a pas lui-même ; toutes les inégalités tomberont du même coup quand hommes et femmes donneront pour la lutte décisive. »

      Dire que le combat féministe ne peut aboutir que par la transformation de toute la société n’est ni minimiser l’importance de ce combat, ni faire preuve de masculinisme (ni de condescendance, ni de stupidité), c’est rappeler une des idées de bases du mouvement ouvrier révolutionnaire – l’idée selon laquelle, dans le fond, une société fondée sur l’exploitation ne pourra jamais être en même temps fraternelle et égalitaire.

      C’est le refus de raisonner en termes de classes sociales qui conduit à des aberrations, comme la thèse d’un privilège masculin ou d’un patriarcat indépendant des classes sociales, et qui amène à dénoncer stupidement les hommes dans leur ensemble, et non les responsables et bénéficiaires de l’exploitation.

    • Mais je ne refuse pas de raisonner en termes de classes sociales, c’est toi et ton mouvement qui refuse de raisonner en terme de sexisme. Pour moi les deux combats sont à mené ensemble, pas l’un au détriment de l’autre, comme le demande ton texte méprisant pour les femmes et les féministes.

    • + 💯 pour @mad_meg
      On comprend très bien les biais de classe quand des «  féministes  » construisent leur «  émancipation  » sur le dos de leur nounou exploitée.
      Et on comprend très très bien le sexisme des orgas de «  gauche  » qui nous voit bien les «  aider  » et les «  soutenir  », mais qui refusent de voir le sexisme et le harcèlement dans leurs rangs «  pour ne pas nuire à la cause  ».

      Bref, ras le cul d’être la «  caution nichons  » des orgas anti-capitalistes qui nous considèrent au mieux comme des «  repos du camarade  » au pire comme «  des chieuses ou des égoïstes  », quand on refuse «  d’attendre notre tour  » dans les combats en cours.

      Les testiculés ne se rendent pas compte qu’ils sont pour les femmes de gauche comme les patrons pour les ouvriers  : des foutus silencieurs et exploitateurs qui n’iraient pas bien loin dans leurs combats sans nous pour tenir les orgas et rater les réunions pour garder les lardons  !

    • J’ai assisté, au siècle dernier (désolé, encore un témoignage de papy cabou), à un débat entre une camarade féministe et deux militant·es « marxiste-léniniste » (de tendance maoïste) dont les arguments de l’une et des autres ressemblent beaucoup aux termes des échanges présentés ci-dessus.

      L’argument fatal, lancé par l’un des militant·es « marxiste-léniniste » était que le propos énoncé par la féministe « n’était pas marxiste », ce à quoi, il lui a été répondu spontanément un splendide « je m’en fous ! »

    • 1. LO est ici visé sans raison en lui associant des propos débiles de « testiculés qui ne se rendent pas compte » et des comportements sexistes d’ « orgas anti-capitalistes qui considèrent [les femmes] au mieux comme des "repos du camarade " au pire comme "des chieuses ou des égoïstes " ».

      Je comprends qu’on puisse ignorer que le sexisme, par principe, n’a pas sa place à LO, je pardonne moins qu’on puisse affirmer le contraire sans savoir, qui plus est à l’aide d’amalgames de bas étage.

      Ne saviez-vous pas qu’on ne peut se dire communiste sans combattre le sexisme au quotidien ?

      Que cela fait partie des responsabilités naturelles de tout militant ouvrier communiste révolutionnaire que de ne laisser s’épanouir, sur son lieu de travail (et, à plus forte raison chez lui), aucun comportement sexiste (ni aucun comportement homophobe ou raciste) ?

      Faut-il sérieusement rappeler cette évidence ?

      2. LO refuse en effet de raisonner seulement "en terme de sexisme", LO affirme seulement que la façon la plus conséquente de combattre l’oppression des femmes et le sexisme est de lutter contre le capitalisme et de mettre fin à l’exploitation.

      Car c’est seulement lorsque l’humanité se retrouvera en situation de récupérer le fruit de son travail, de remettre la main sur ce qui lui appartient et, partant, de partir des besoins de tous pour décider démocratiquement ce que l’on produit, comment on le produit, comment on le transporte, comment on le recycle, qu’elle sera enfin en capacité de répondre à toutes les oppressions qui pourrissent son existence.

      3. Critiquer l’impasse du mouvement féministe qui ne prend pas en compte le combat contre le système capitaliste n’est pas faire preuve de mépris. Ou alors la critique est synonyme de mépris, et nous devrions simplement nous taire et cesser de militer.

      Cette façon de maudire son interlocuteur qui ne partage pas ses vues et de le taxer gratuitement de mépris n’est pas digne.

      Les militants révolutionnaires que nous sommes ne disent pas leur « mépris » en critiquant les luttes contre les oppressions, ils pointent leurs limites (c’est notre responsabilité) quand elles restent fondamentalement étrangères à la lutte de classe et à la nécessité de la révolution sociale.

      Le but de LO, c’est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat. C’est dans cette seule perspective que LO considère les luttes contre les oppressions. Si elles ne sont pas orientées dans ce but, elles ne seront jamais un moyen de les « combattre ».

      4. Nous ne disons pas en effet que « les deux combats sont à mener ensemble », nous disons que le sexisme fait partie de notre combat.

      Parce que les luttes ouvrières sont la condition de tout combat conséquent contre le sexisme.

      Parce qu’il n’y a strictement aucun combat contre les oppressions qui, pour faire valoir sa cause et se garantir les conditions de la victoire, ne pourra faire l’économie de rejoindre, corps et âme, le combat essentiel, le seul à même de renverser la classe capitaliste et de liquider son système, le combat de la classe ouvrière.

      C’est la raison pour laquelle qu’à tous ceux qui nous disent leur révolte contre le sexisme, nous n’avons qu’une seule réponse : tout dépend de la lutte des travailleurs contre la société capitaliste.

    • tout dépend de la lutte des travailleurs contre la société capitaliste.

      Oui, et non.

      Oui, ok, le capitalisme disparu, ce sera le paradis sur terre, on est tout·e·s d’accord.

      Non, il est hors de question de dénigrer ou minimiser les efforts de ceux qui luttent contre toutes formes de violences dès maintenant, au prétexte qu’il y aurait une lutte supérieure.

      Non, dans son essence, le féminisme ne maintient pas les femmes dans la dépendance. Le féminisme n’est pas une roue de secours du capitalisme ou du patriarcat. C’est crétin d’exprimer une telle idée.

    • Critiquer l’impasse du mouvement féministe qui ne prend pas en compte le combat contre le système capitaliste n’est pas faire preuve de mépris

      Croire qu’il y a UN mouvement féministe montre ton ignorance profonde de ces luttes, il y a des centaines de courants et si je suis d’accord pour critiqué le féminisme libéral c’est pas ce que tu fait ni LO. Tu lance des affirmations creuses, non la fin du capitalisme ne sera pas forcement favorable aux femmes et personne ne demande aux LO de ne pensé QU’en termes de sexisme, c’est vous à LO qui exigez des femmes qu’elles abandonnent certaines causes à votre profit. Il y a des féministes maxistes, et votre texte les traite comme si elles n’existaient simplement pas.

      De toute façon c’est certain qu’aucune féministe ne sera convainque par ta messe exhalée de phallocrate et en ce qui me concerne, notre échange me fait voire LO d’un très mauvais œil désormais.

    • Je suis féministe, @biggrizzly, je considère que le combat féministe appartient intégralement au combat qui est le mien. Je ne considère donc pas que « le féminisme maintient les femmes dans la dépendance ».

      Je considère en revanche, et c’est la phrase du texte de 1961 proposé ci-dessus, que « tous les mouvements dits féministes ne font objectivement que maintenir les femmes dans la dépendance s’ils ne cherchent pas à s’attaquer aux causes mêmes de cette situation, au régime capitaliste ».

      Partant, nous ne « dénigrons ni ne minimisons les efforts de ceux qui luttent contre toutes formes de violences dès maintenant au prétexte qu’il y aurait une lutte supérieure », nous les critiquons, nous en dénonçons les limites.

      Non au nom d’une « lutte supérieure », mais au nom de la seule lutte (féministe, aussi par définition) qui est susceptible d’assurer les conditions de la disparition de l’oppression des femmes.

      Il n’y a nulle trace dans l’héritage du marxisme de programme visant à enfermer les victimes d’oppressions (racistes, sexistes, homophobes, etc.) dans leur prétendue spécificité. Il y a au contraire la conviction que le problème fondamental de la société, qui conditionne tous les autres, c’est la nécessité d’arracher le pouvoir à la bourgeoisie.

      « Le paradis sur terre », ce n’est pas notre vision des choses. Il ne s’agit pas de fantasmer : la liquidation du capitalisme ne signifie évidemment pas que les oppressions disparaitront par magie du jour au lendemain. Cela signifie que l’humanité sera enfin en capacité d’y répondre.

    • Je ne considère pas, @mad_meg, qu’il n’y aurait qu’UN mouvement féministe (ce serait en effet consternant de bêtise), le texte de 1961 propose seulement de montrer les limites, à nos yeux, de tout mouvement féministe qui ne pose pas le problème de l’expropriation de la classe capitaliste par la classe ouvrière.

      Il n’est pas très sérieux non plus d’écrire que « LO exige des femmes qu’elles abandonnent certaines causes à [son] profit ». Les militantes qui, après des débuts militants dans des organisations spécifiquement féministes, ont rejoint LO, elles l’ont fait en conscience et nullement sous la contrainte. Avec la conscience que c’est la révolution prolétarienne qui peut seule assurer la victoire des droits des femmes.

      « La fin du capitalisme ne sera pas forcement favorable aux femmes », c’est vrai si le mouvement ouvrier n’en est la cause, et si la chute du capitalisme n’est dû qu’à son seul pourrissement. Je milite précisément pour que dans sa chute, il n’entraine pas l’humanité avec lui...

      Je vois que, par ailleurs, sans me connaitre (ni connaitre du reste les valeurs du mouvement ouvrier révolutionnaire), tu n’hésites pas à m’insulter ("phallocrate"). J’espérais plutôt que tu comprennes un peu mieux mes idées et la logique qui les anime – et qui sont à l’opposé exact des préjugés et des contresens que tu continues de défendre.

      Deux choses : j’espère que tu nous rencontreras ou que tu viendras à la fête de LO un jour... pour, décidément, mieux nous connaitre.

      En attendant, cet extrait d’un bouquin (1996) d’Arlette Laguiller (et, plus précisément, d’un chapitre consacré « aux droits des femmes ») :

      Je ne crois pas que les féministes proprement dites, celles pour qui le seul, ou du moins le principal problème, est celui des inégalités entre les sexes, se soient beaucoup reconnues dans mes interventions, parce que c’est en communiste que je défendais les droits des femmes.

      Je ne m’en cachais pas. Et j’ajoutais, dans la même intervention : « Pour les socialistes révolutionnaires, l’égalité de l’homme et de la femme n’est pas un droit, c’est un fait. Si la femme occupe aujourd’hui une situation inférieure à celle de l’homme, ce n’est pas dù à son manque de capacité qui n’existe que dans la tête des réactionnaires, c’est parce que nous vivons dans une société d’exploitation, qui repose sur l’injustice et l’inégalité. [...] c’est précisément parce que j’appartiens à un mouvement révolutionnaire que je suis là ce soir et que je peux parler pour toutes les femmes. »

      Je suis fière en effet d’appartenir à un courant qui a engagé la lutte contre l’oppression des femmes au milieu du XIXe siècle, il y a cent cinquante ans, à une époque où la quasi-totalité des intellectuels bourgeois considérait que le rôle « naturellement » dévolu à la femme était celui d’épouse soumise à son mari, et celui de mère. Je suis fière d’appartenir à un mouvement qui, alors que la plupart des grandes écoles, des professions intellectuelles, étaient encore fermées aux femmes, et certaines pour longtemps, a compté dans ses rangs des dirigeantes aussi prestigieuses que Rosa Luxemburg ou Clara Zetkin.

      Je me réclame de ceux qui, dans la Russie arriérée de 1917-18, élaborèrent un code de la famille établissant l’égalité absolue entre le mari et la femme, firent du divorce une affaire simple et d’ordre privé en cas de consentement mutuel, et entreprirent de révolutionner les institutions familiales, y compris dans les régions les plus reculées de l’ex-Empire tsariste, en engageant le combat contre toutes les atteintes aux droits et à la dignité des femmes, comme le port du voile, le mariage des petites filles et la polygamie, dans les régions musulmanes.

      Le pouvoir soviétique naissant jeta effectivement les bases, en pleine guerre civile, d’une législation bien plus démocratique que celle qui régissait alors les pays bourgeois les plus avancés.

      Il existe aujourd’hui, dans les partis de droite, un certain nombre de femmes (pas très important, il est vrai) qui jouent un rôle politique. Ces femmes-là se félicitent volontiers des progrès de la condition féminine, mais elles affichent en même temps des convictions conservatrices, hostiles aux idées socialistes. Elles devraient bien se demander, pourtant, quels hommes incarnaient en leur temps les idées de l’avenir et vraiment démocratiques : ces parlementaires, tenants comme elles du « libéralisme économique et politique », qui, jusqu’en 1945, en France, refusèrent obstinément le droit de vote aux femmes ? Ou bien les militants révolutionnaires qui considéraient la lutte pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes comme l’un des aspects de leur combat ?

      Que les femmes politiques de la bourgeoisie se réfèrent, si elles préfèrent cela, à ce sénateur qui déclarait hypocritement que « plus que pour manier le bulletin de vote, les mains des femmes sont faites pour être baisées ». Je préfère, pour ma part, me réclamer de l’ouvrier tourneur August Bebel (l’un des dirigeants du Parti socialiste allemand), qui publia en 1883 un livre intitulé La Femme, dans le passé, le présent et l’avenir, qui devint en ce domaine l’ouvrage de référence du mouvement ouvrier international.

      Bebel y écrivait : « Quelle place doit prendre la femme dans notre organisme social afin de devenir dans la société humaine un membre complet, ayant les droits de tous, ayant la faculté de développer pleinement et dans toutes les directions ses forces et ses aptitudes ? C’est là une question qui se confond avec celle de savoir quelle forme, quelle organisation essentielle devra recevoir la société humaine pour substituer à l’oppression, à l’exploitation, au besoin et à la misère sous leurs milliers de formes, une humanité libre...

    • « Tous les mouvements dits féministes ne font objectivement que maintenir les femmes dans la dépendance S ’ils ne cherchent pas à s’attaquer aux causes mêmes de cette situation, au régime capitaliste ». Cela signifie que le combat féministe ne peut aboutir que par la transformation de toute la société.

      Je trouve, @biggrizzly, qu’elle dit très justement ce que je pense.

      Avec cette conséquence (exprimée dans un texte plus récent) :

      Si des jeunes entrent en révolte contre cette société parce qu’elles et ils constatent qu’elle n’est pas capable de faire avancer les droits des femmes ni de faire reculer le racisme, c’est évidemment une bonne chose ; mais la seule perspective leur permettant de mener réellement ces combats, c’est de se tourner vers les idées communistes et vers la classe ouvrière, la seule qui peut jeter les bases d’une société réellement égalitaire en mettant fin à l’exploitation capitaliste.

    • @recriweb
      À aucun moment, je ne parle de LO.
      Je parle des comportements habituels et sempiternellement observés dans les orgas de gauche.

      En vrai, je pensais aussi à LFI qui a le féminisme en porte-étendard et qui s’est comporté comme tout le monde dans l’affaire Quatennens.

      Et ça fait bien chier  : silencier les femmes victimes de #VSS, ça dessert la cause.

      J’en suis au point où je me demande s’il ne va pas falloir lancer un parti non mixte.

    • Au temps pour moi, @monolecte...

      Quant à la pertinence d’un parti non-mixte (ou, à tout le moins, d’une organisation séparée des femmes), c’est un vieux débat que LO a eu et re-eu avec la LCR en son temps – qui était en faveur d’un mouvement autonome des femmes.

      Rouge pouvait donc écrire en 1974 :

      « Il n’est pas question de mettre dans un mouvement qui lutte contre l’oppression des femmes les oppresseurs. Or, les hommes sont objectivement des oppresseurs. »

      Ce à quoi LO répondait alors :

      Ce sont des propos de féministes et non des propos de militantes révolutionnaires. Les militantes de Rouge qui militent dans les groupes de femmes ont beau affirmer qu’« il est absurde de séparer lutte pour la libération des femmes et révolution socialiste » en affirmant la nécessité absolue d’un mouvement autonome des femmes, elles ne font soit qu’affirmer leur méfiance vis-à-vis du parti révolutionnaire, voire leur condamnation de celui-ci incapable, selon elles, parce que composé d’oppresseurs, de libérer la femme par la révolution socialiste, soit que séparer de fait la lutte pour la révolution socialiste réservée au parti, et la lutte pour la libération des femmes réservée aux femmes. En séparant la lutte pour la libération de la femme de la lutte pour la révolution socialiste, elles rejoignent bel et bien le féminisme bourgeois.

      C’était aussi un débat qui agitait les militants des partis communistes de l’IC avant le stalinisme. Ainsi 3e congrès se déclarait-il « énergiquement contre toute espèce d’organisation séparée des femmes au sein du parti, des syndicats, ou autres organisations ouvrières ». En revanche, il somme tous les partis communistes de se donner les moyens de mener un travail militant parmi les femmes, en préconisant la création de « commissions pour le travail parmi les femmes ». Cette décision, le 3e Congrès l’a rendue obligatoire pour tous les PC adhérant à l’IC.

    • La non-mixité, de mon point de vue fait partie des conditions – légitimes – de l’expression féministe.

      Ce point a d’ailleurs souvent représenté un sujet de clivage des plus virulents quand, dans le passé, Monsieur le militant révolutionnaire (quelle que soit son idéologie : socialiste, communiste, anarchiste, etc.) tenait en journée tout un tas de discours à propos de l’émancipation de la classe ouvrière et, qu’une fois rentré à la maison, il mettait les pieds sous la table en demandant à bobonne de lui servir son pot-au-feu et de mettre les gosses au lit. Dans ces conditions, il est tout à fait normal que les femmes se retrouvent entre elles pour reconstruire des espaces de liberté en rupture avec leur milieu, professionnel, familial et militant (qui se recoupent souvent).

      Considérant donc que l’affirmation politique féministe ne peut être construite, en toute autonomie que par les femmes-elles mêmes je me suis jamais considéré comme féministe, car homme, mais comme sympathisant de la cause féministe, aux côtés des femmes, solidaire et motivé pour participer activement à la mise en pièces immédiate et sans condition du patriarcat.

      Je suis convaincu que l’humanité, quelle qu’en soit le sexe et le genre des personnes qui la compose, a tout intérêt construire des relations égalitaires et non-oppressives le plus tôt possible.

    • D’abord, pourquoi ce ton, @cabou ("Monsieur le militant révolutionnaire") ? Au-delà de nos divergences, y avait-il quelque chose de méprisable dans ma façon de répondre et de m’expliquer ?

      Je suis convaincu comme toi que "l’humanité, quelle qu’en soit le sexe et le genre des personnes qui la compose, a tout intérêt à construire des relations égalitaires et non-oppressives le plus tôt possible." Du reste, c’est ce que j’ai expliqué plus haut en rappelant que c’est de la responsabilité de tout militant communiste révolutionnaire de défendre ses valeurs féministes, au quotidien, autant sur son lieu de travail que chez les siens.

      Est-ce à dire que tous les militants de LO sont "déconstruits" (comme on dirait désormais) et qu’ont disparu dans nos rangs tous les réflexes patriarcaux ? Malgré nos efforts constants, nous restons en partie conditionnés par la société dans laquelle nous sommes. Toutefois nous sommes convaincus que les militants révolutionnaires que nous sommes portent en eux ce qui est le meilleur possible en ce monde pourrissant. Et c’est parce que nous sommes convaincus de cela et en faisons la preuve tous les jours que nous pourrons convaincre les travailleurs de nous faire confiance, et aux femmes de notre classe de ne pas se laisser enfermer dans une « spécificité » qui obère une prise de conscience plus large.

      Je me souviens, pour l’anecdote, que lors de mes premiers pas à LO, en 1987, j’avais été impressionné par la rigueur des camarades sur cette question. Et, depuis, comme tous, je ne tolère en notre sein aucun écart. Je ne dis pas cela pour dire que nous serions malgré tout parfaits, je dis cela pour dire à quel point être féministe et donc refuser tout acte sexiste est, pour nous, une réalité de tous les jours... Une rigueur qui, tu le sais sasn doute, nous vaut d’être parfois moqués.

      Je ne pense pas comme toi que "l’affirmation politique féministe ne peut être construite, en toute autonomie, que par les femmes-elles mêmes". Je pense, au contraire, que contre le reflux important des idées progressistes, contre tous les courants politiques réactionnaires, contre tous les comportements sexistes, homophobes, racistes, il est vital que renaissent le mouvement ouvrier, ses combats, ses valeurs. Car ce sont les interventions massives, politiques et sociales, de la classe ouvrière, ses luttes, qui, comme par le passé, pourront faire progresser la société. Et en attendant, je pense (nous pensons) qu’il faut toute la conscience de classe d’un parti révolutionnaire socialiste pour surmonter au quotidien le poison du sexisme que les patrons entretiennent sans cesse au sein de la classe ouvrière afin d’amoindrir ses forces.

      Se réunir (entre victimes) pour parler d’agressions, faire part de son expérience pour s’aider soi-même à se reconstruire et à mieux se protéger mentalement, c’est une chose : c’est le sens d’un approche psychologique qui peut se justifier et que l’on retrouve dans d’autres contextes. Point n’est besoin de discuter de cette approche dont l’utilité, très pragmatique, est parfaitement concevable.

      Il en est une autre que de se réunir entre femmes pour discuter féminisme, entre homosexuels pour discuter homophobie, entre noirs ici ou maghrébins là pour discuter racisme (etc.). Le mouvement ouvrier n’a jamais cessé de se battre en montrant (au contraire) que sexisme, machisme, harcèlement, homophobie, racisme, etc. , mêmes ressentis comme « spécifiques » par leurs victimes, ne devaient pas moins être compris par tous comme le problème de tous, les uns avec les autres, et ce autour d’un seul combat combat commun, car le seul véritablement déterminant : en faveur de la révolution sociale.

      J’ajoute que le mouvement socialiste marxiste s’est construit en intégrant des militantes dans ses rangs et ainsi en ne laissant pas les préjugés sexistes diviser ses forces. Et c’est sans doute plus nécessaire que jamais aujourd’hui.

      Enfin, je ne me considère donc pas seulement « sympathisant de la cause féministe »… j’ai fait mienne cette cause. Je me considère donc comme féministe et je le revendique, au nom de tou(te)s les intellectuel(le)s qui ont défendu la cause des femmes au sein du mouvement ouvrier révolutionnaire.

    • Cette expression « Monsieur le militant révolutionnaire » ne s’adressait pas à toi, en particulier, @recriweb et je suis sincèrement désolé que tu l’ai prise personnellement. Elle ne visait pas non plus ton organisation politique. Nous ne nous connaissons pas dans le monde analogique et je ne me permettrais pas de porter ce type de propos sur une personne lors d’un échange sur le web.

      Cette expression, ainsi que le reste de la formule, je l’ai reprise, presque textuellement de critiques formulées par des militantes d’organisations d’extrême gauche et libertaires qui expliquaient les conditions dans lesquelles s’est constitué la revendication d’une expression politique féministe - non mixte - en rupture avec leurs orgas, dans les années 70.

      Pour le reste : comme parfois, mais pas toujours, nous constatons effectivement nos désaccords. Je ne considère pas qu’il s’agisse pour autant de divergences qui rendrait le débat impossible.

    • si nous faisions disparaître le capitalisme, non, ce ne serait pas le paradis sur terre, en tout cas pas l’harmonie générale. l’humanisation aurait encore partie liée à des formes de violence. on me dira que c’est réac de le prétendre (un pessimisme sur la « nature humaine »), or il suffit de penser à la souffrance psychique un tant soit peu sérieusement pour savoir que celle-ci n’est pas intégralement soluble dans la destruction de cette société et des rapports qui la constituent. et il en est pour une part de même des désirs et des actes de domination (dont le viol et le meurtre).

      (et puisque LO n’est bien sûr visé nulle part, je m’en charge : comme dans d’autres orgas à prétention révolutionnaire, dont l’existence à ceci de commun avec le vulgaire de se situer elle aussi sous la mauvaise étoile du machisme, un viol au moins a pu y être silencié, y compris au prix de cérémonies publiques visant à assurer la dénégation la plus ferme).

    • Je suis convaincu comme toi que « l’humanité, quelle qu’en soit le sexe et le genre des personnes qui la compose, a tout intérêt à construire des relations égalitaires et non-oppressives le plus tôt possible. » Du reste, c’est ce que j’ai expliqué plus haut en rappelant que c’est de la responsabilité de tout militant communiste révolutionnaire de défendre ses valeurs féministes, au quotidien, autant sur son lieu de travail que chez les siens.

      C’est des belles paroles de dominant , c’est vide et idiot. Exactement comme si tu te demandait pourquoi les patrons sont pas gentils avec les salariés et comment ca se fait qu’ils sont pas plus communistes au medef alors que tout le monde à un benefice à retiré de l’amour de son prochain et du partage égalitaire.

      Je suis convaincu comme toi que « l’humanité, quelle qu’en soit la classe des personnes qui la compose, a tout intérêt à construire des relations égalitaires et non-oppressives le plus tôt possible. » Du reste, c’est ce que j’ai expliqué plus haut en rappelant que c’est de la responsabilité de tout patron de défendre ses valeurs égalitaristes, au quotidien, autant sur son lieu de travail que chez les siens.

      Je suis convaincu comme toi que « l’humanité, quelle qu’en soit la race des personnes qui la compose, a tout intérêt à construire des relations égalitaires et non-oppressives le plus tôt possible. » Du reste, c’est ce que j’ai expliqué plus haut en rappelant que c’est de la responsabilité de tout blanc de défendre ses valeurs antiraciste, au quotidien, autant sur son lieu de travail que chez les siens.

      Mais ca sert à rien de discuté avec les oppresseurs, c’est comme de vouloir faire entendre raison à Roux de Bézieux, de toute façon les hommes ont beaucoup à perdre dans l’égalité contrairement à ce qu’ils affirment hypocritement.

    • « des belles paroles de dominant , c’est vide et idiot. ». Ceci pour réaction à l’évocation des valeurs des militants ouvriers révolutionnaires. Cela prouve simplement @mad_meg que vous ignorez tout de l’histoire du mouvement ouvrier et des grèves, des débrayages, des actions qui, en entreprises, ont pour origines des actes sexistes ou des actes de harcèlement. Vous ajoutez, dans une naïveté sidérante : « ca sert à rien de discuter avec les oppresseurs », comme s’il s’agissait de « discuter » et non, pour les travailleurs », de défendre seulement leurs collègues en neutralisant les salopards qui agissent en générale dans l’impunité, et, ce faisant, de faire front commun au nom de leur classe.

      Quant à parler des « hommes » en général, en en faisant une catégorie congénitalement machiste et donc opposée par définition aux droits effectifs des femmes, c’est un contresens réactionnaire qui réduit à néant toute réflexion sur la question. Un contresens qui ne vaut pas davantage que celui qui réduit les femmes à tous les stéréotypes éculés et débiles répandus par les idéologies et cultures patriarcales.

    • Ce ne sera pas le paradis, mais en débarrassant la société des rapports sociaux basés sur l’exploitation, il est concevable d’imaginer que bien des comportements et manières de concevoir autrui se transformeront positivement. Une simple déduction matérialiste.

      L’accusation mensongère que tu portes @colporteur est, quant à elle, non seulement inconcevable mais particulièrement dégueulasse. Mon mail ici recriweb@protonmail.com pour résoudre notre problème.

    • Pourrais-tu me répondre @colporteur stp ? Qu’est-ce qui te permet d’affirmer que LO serait elle aussi « sous la mauvaise étoile du machisme » (alors qu’aucun comportement machiste ou sexiste n’y est toléré) et, partant, de divaguer en imaginant qu’ « un viol au moins a pu y être silencié » (ce qui, précisément, ne peut arriver).

      Tu n’es pourtant pas non sans savoir que les conditions de recrutement de LO sont strictes, que nos valeurs et comportements sont exigés irréprochables…

      En outre, en supposant un fait, comment peux-tu imaginer que nous le dissimulerions en abandonnant, de fait, la victime à son traumatisme, et en laissant un violeur libre de sévir de nouveau ?

      Mais tu n’as peut-etre, dans le fond, aucune idée de ce que nous sommes et de la façon dont nous fonctionnons… mais de là à spéculer gratuitement et à répandre des doutes monstrueux !

    • j’ai dit ce qu’il y avait à dire. dans un cas de viol (au moins) LO a choisi d’innocenter un de ses militants pour se préserver. ce que tu estime "inconcevable" est aussi affligeant que banal. ce qui "ne peut arriver" a eu lieu. et est loin d’être passé inaperçu. regroupé.e.s autour de la femme qui a subi ce viol, des camarades ont durant des mois mené bataille là-dessus. que je sache, elle n’attendait rien de LO si ce n’est que cette organisation (ainsi que la CGT) admette les faits et en tire des conclusions. c’est l’inverse qui a eu lieu avec la tenue d’une soirée publique destinée à « remettre en selle » ce militant.

    • Jamais entendu parler de ça. Ni d’ailleurs la direction de LO, ni internet — totalement muet sur la question.

      Mais j’ai enquêté un peu : il y aurait eu à tourner sur Twitter une sale histoire à propos d’un sympathisant… mais plus aucune trace nulle part.

      Pas plus que de poursuites judiciaires, apparemment.

      Je connais LO de l’intérieur depuis 35 ans, et je maintiens qu’aucun.e militant.e ne tolérerait au sein de l’organisation le moindre comportement toxique — et, à plus forte raison, criminel.

  • La Lutte de Classe n°9, #Barta, 5 février 1943

    Côte à côte avec les hommes, LES FEMMES TRAVAILLEUSES DOIVENT PASSER A L’ACTION CONTRE LES DEPORTATIONS ! L’arme de la grève doit être utilisée contre les rafles d’ouvriers !

    https://www.marxists.org/francais/barta/1943/02/ldc09_020543.htm

    Subitement, la bourgeoisie redécouvre les qualités professionnelles de la femme. La femme que le #régime_de_Vichy a profondément humiliée par des mesures consacrant son « infériorité » sociale (statut de la femme mariée, etc...), figure de nouveau en première page des journaux, non pas au foyer conjugal parmi les casseroles (vides) et la marmaille (affamée), mais derrière la machine, à l’atelier, où elle fait montre d’une habileté toute particulière.

    Après la débâcle de juin 1940, la bourgeoisie entreprit d’empêcher la lutte commune des exploités contre le capitalisme fauteur de guerre et de misère, et de désunir les travailleurs. Disposant de toutes les ressources du pouvoir policier, elle pourchassa les « étrangers », mit au ban de la société les « Juifs » (en détournant la colère des masses contre un supposé « capitalisme juif » la bourgeoisie protégeait ainsi les capitalistes en chair et en os avec ou sans religion) et, pour diviser ouvriers et ouvrières, chassa la femme au foyer.

    D’où viennent ces alternatives de mépris et d’engouement pour la femme de la part des organes capitalistes ? Que se cache-t-il derrière ?

    Toujours un but d’#exploitation économique.

    Engagé dans une lutte à mort pour étendre toujours plus sa domination, le capitalisme impérialiste (c’est-à-dire la domination de l’Etat et de toute la vie sociale par le grand capital) provoque des changements brusques et profonds dans la vie des peuples. #Chômage complet ou #travail_forcé pour toute la population, esclavage familial ("retour au foyer") ou dispersion de toutes les familles, tels sont maintenant les effets de la domination de la bourgeoisie. Vichy déporte les hommes en Allemagne pour y travailler au sauvetage du capitalisme européen contre l’Union Soviétique et veut que la femme les remplace dans les usines en France, pour la même besogne : fabriquer des engins de mort.

    Si les capitalistes sont prodigues de louanges sur l’habileté et même sur la supériorité dans certains cas du travail de la femme, c’est que l’ouvrière continue à être, à travail égal, moins payée que l’ouvrier.

    Les femmes (de même que les jeunes), sont plus que jamais surexploitées par la bourgeoisie. Et dans la situation actuelle, les conséquences de l’insuffisance des salaires sont d’autant plus graves pour la femme, qu’exploitée à l’usine, elle doit continuer son travail de ménagère, terrible esclavage surtout quand il faut soigner enfants et mari. Et, parmi les travailleuses les plus mal payées, la famine appelle la prostitution, suprême exploitation de la femme.

    La femme travailleuse ne doit pas accepter avec résignation la double exploitation que lui impose le capitalisme, en tant qu’ouvrière et en tant que ménagère. Les ouvrières entreront également dans la lutte pour mettre fin à la situation de plus en plus intolérable que leur crée le régime bourgeois pourrissant.

    Il faut faire le premier pas en commençant une action résolue basée sur la grève, pour l’amélioration des salaires et pour la revendication du salaire égal à travail égal pour tous les ouvriers sans distinction d’âge et de sexe. Lier cette lutte à celle des ouvriers contre la #déportation pour la guerre contre l’URSS, voilà le premier moyen d’unifier tous les exploités contre les exploiteurs et faire échec aux plans de guerre impérialistes.

    Autrefois la lutte de la femme pour l’égalité juridique et politique rencontrait l’incompréhension ou même l’hostilité des ouvriers les plus arriérés. Mais le régime policier de Vichy a réalisé la plus complète égalité politique de l’homme et de la femme, en les écrasant tous les deux. Ensemble, ils doivent lutter pour la reconquête des droits de la classe ouvrière (liberté de réunion, de presse, droit de grève, etc.) y compris le droit de vote pour les deux sexes à partir de 18 ans (peut-être à partir de 17 ou même de 16 ans puisque la bourgeoisie considère qu’à cet âge-là un jeune homme peut devenir chair à canon et qu’une jeune fille peut se marier et avoir des enfants).

    Pour lutter avec succès pour ces revendications la classe ouvrière doit s’organiser. Les organisations de lutte (économiques et politiques) du prolétariat doivent être basées sur la plus complète égalité de devoirs et de droits entre l’homme et la femme dans tous les domaines et pour toutes les tâches quelles qu’elles soient.

    Sous le régime capitaliste, qui a pour base la famille en tant que petite entreprise économique individuelle, l’égalité réelle et complète de la femme dans la société (égalité de charges et de droits) n’est pas possible. Libérer la femme, seule le peut la société socialiste qui libère la famille de l’esclavage économique en transformant les charges individuelles en charges sociales : maternités, crèches, jardins d’enfants, restaurants, blanchisseries, dispensaires, hôpitaux, sanatoria, organisations sportives, cinés, théâtres, etc..., la société bourgeoise connaît tout cela, mais dans quelle mesure et dans quel but ? Hôpitaux, maternités, restaurants, etc... doivent seulement entretenir, dans la mesure strictement indispensable à la production capitaliste, l’efficacité de la main-d’œuvre (assurances sociales, etc...). Théâtres, cinés, organisations sportives, etc... tout cela n’est pas destiné à rendre la vie heureuse et à instruire, mais à abrutir et à maintenir les masses sous la domination de l’idéologie bourgeoise. Quelles que soient les améliorations conquises, la grande majorité des femmes croupira toujours tant que les moyens de production appartiendront à la bourgeoisie. Ce n’est que quand la #classe_ouvrière sera la maîtresse de ses instruments de production et de répartition et quand la femme prendra part à leur administration et au travail dans les mêmes conditions que tous les membres de la société travailleuse, que ses qualités pourront s’épanouir librement et harmonieusement.

    La Quatrième Internationale attire tout particulièrement l’attention des femmes travailleuses sur le fait que le seul pays où la femme ait réalisé le maximum d’égalité c’est l’URSS, c’est-à-dire le pays qui s’est développé par la révolution prolétarienne d’Octobre 17. Elle attire également l’attention des ouvriers sur le fait que sans l’entrée en lutte à ses côtés des ouvrières le prolétariat ne pourra jamais vaincre la bourgeoisie.

    Pour améliorer les #salaires et les conditions de vie, vive l’union de lutte de l’ouvrier et de l’ouvrière ! A travail égal, salaire égal ! Egalité juridique pour la femme : à bas les statuts de la femme mariée ! En s’opposant par la #grève à ce que les ouvriers soient déportés pour la relève impérialiste contre l’#URSS, les ouvriers et les ouvrières commenceront la lutte qui mettra fin à la guerre impérialiste, au régime de misère et d’oppression, la lutte qui nous mènera au gouvernement ouvrier et paysan, le gouvernement des travailleuses et des travailleurs !

    #collaboration #impérialisme #révolution_russe #lutte_de_classe #droits_des_femmes #lutte_des_femmes

  • Pour comprendre ce qui se passe, les articles de la Lutte de classe (#LO) qu’il fallait lire en 2022 :

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2021/12/12/le-capitalisme-en-crise-et-linterventionnisme-de-letat_19128
    Le capitalisme en crise et l’interventionnisme de l’État (janvier 2022) | Autoritarisme croissant de l’État, condition inévitable pour ses interventions dans le sauvetage de l’économie capitaliste

    L’#économie_capitaliste se sortira sans doute de la phase actuelle de sa crise. Comme elle s’est sortie des phases précédentes, notamment celle qui a failli faire exploser tout le système bancaire en 2008. Elle a une grande capacité d’adaptation. Mais, à la lumière de ce demi-siècle qui nous sépare du début de ce que nombre d’économistes de la bourgeoisie ont appelé la «  #crise_séculaire  », les soubresauts de plus en plus fréquents de l’économie (crises du pétrole, monétaire, de l’euro, du système bancaire, de l’immobilier  ; crises spécifiques dans telle ou telle région du monde…) sont la démonstration éclatante de l’incapacité du #capitalisme de continuer à administrer les forces productives qui le font craquer de toutes parts.

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/01/23/chine-etats-unis-une-concurrence-feroce-mais-inegale_196804.
    Chine-États-Unis : une concurrence féroce mais inégale (9 janvier 2022)

    Où en sont les relations entre les capitalistes chinois et leurs concurrents occidentaux ? La #Chine est-elle devenue un pays impérialiste qui menacerait l’hégémonie américaine ? Après la #guerre_commerciale, une véritable guerre est-elle à l’ordre du jour entre ces deux pays ?

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/linflation-une-forme-de-la-guerre-de-classe_213408.html
    L’inflation, une forme de la guerre de classe (15 février 2022)

    L’#inflation est une manifestation de la lutte entre les capitalistes pour se répartir la plus-value et, au bout du compte, puisqu’à la fin ce sont les classes populaires qui paient, de la lutte_des_classes entre les travailleurs et les capitalistes.

    #lutte_de_classe

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/meeting-du-12-fevrier-2022-intervention-de-jean-pierre-merci
    C’est une véritable guerre que nous mènent les capitalistes (Jean-Pierre_Mercier, 12 février 2022)

    La survie d’un capitaliste sur le marché international dépend de sa capacité à crever ses ouvriers au travail. C’est comme ça. Ce n’est pas nouveau, cela existe depuis le début du capitalisme, et c’est précisément pour cela que des générations de militants ouvriers communistes se sont battus, et que nous nous battons encore, contre un système qui ne peut être ni amélioré, ni humanisé, ni réformé, mais qui ne cessera de nuire que lorsqu’il aura été abattu, parce que l’aggravation permanente de l’exploitation fait partie de l’ADN du capitalisme  ; parce que le capitalisme, comme l’écrivait #Marx, est né en «  suant le sang et la boue par tous les pores de sa peau  » et que, tant qu’il régnera sur le monde, il en sera toujours ainsi.

    #communisme

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/meeting-du-12-fevrier-2022-intervention-de-nathalie-arthaud_
    Pas un programme électoral, mais un programme de lutte
    Il faut changer la société et cela changerait l’homme
    La question climatique et l’organisation communiste de la société #climat #réchauffement_climatique

    Dans une société débarrassée de l’#exploitation, des classes sociales et de toute cette hiérarchie qui condamne l’écrasante majorité à la soumission, le travail n’aurait plus rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui.

    Plus personne ne serait assigné à vie aux travaux ingrats et monotones. Ils deviendraient des tâches assumées collectivement. Toutes et tous pourraient participer aux choix économiques et sociaux, ainsi qu’à leur mise en œuvre, et selon leurs goûts, leurs curiosités, leurs compétences, ils pourraient étudier et apprendre tout au long de leur vie.

    Les préjugés racistes, xénophobes, nationalistes, comme les comportements individualistes, sexistes, misogynes, reculeraient, parce qu’ils ne seraient plus alimentés par les rapports de domination et d’oppression qui vont de pair avec l’exploitation. #racisme #homophobie #droits_des_femmes #féminisme #sexisme #individualisme #oppression #violence

    Les comportements individuels, souvent violents, qui naissent des frustrations, des humiliations, pourraient disparaître.

    Et on ne se définira plus par le pays dans lequel on est né, mais on aura conscience de faire partie d’une même humanité.

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/03/26/financiarisation-de-la-sante-le-cas-des-hopitaux_244640.html
    Financiarisation de la santé  : le cas des hôpitaux (23 mars 2022)
    – 40 % privé, 60 % public, ou 100 % semi-public  ? #service_hospitalier #hôpital
    – Une #privatisation accélérée
    – Contrôle de la #dette_publique et contrôle à l’acte en avant-première
    – 2003-2013  : la tarification à l’acte (T2A) et l’explosion des emprunts aux banques
    – Le grand marché du secteur privé
    – L’État aux commandes et au service du grand capital
    – La #Caisse_des_dépôts_et_consignations  : une vénérable institution financière

    Guerre en Ukraine :
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/03/26/la-societe-russe-et-la-guerre-fratricide-de-poutine_244638.h
    La société russe et la guerre fratricide de #Poutine
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/05/02/ukraine-une-guerre-russo-americaine-et-un-tournant_301279.ht
    Ukraine  : une guerre russo-américaine | Maintenir une perspective révolutionnaire et internationaliste
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/la-guerre-en-ukraine-accelere-la-militarisation_404295.html
    La guerre en #Ukraine accélère la #militarisation
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/12/10/crise-guerres-et-changements-des-rapports-de-force_450519.ht
    Crise, guerres et changements des rapports de force
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/06/26/les-revolutionnaires-face-la-guerre-en-ukraine_367113.html
    Les révolutionnaires face à la guerre en Ukraine #impérialisme

    - La bureaucratie russe confrontée aux rivalités impérialistes
    – Le #droit_des_peuples_à_l’autodétermination cache-sexe d’une politique d’alignement derrière la bourgeoisie
    – L’attitude des révolutionnaires face à la #guerre_impérialiste

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/letat-chinois-et-la-resurgence-de-la-bourgeoisie-1978-2022_4
    L’État chinois et la résurgence de la bourgeoisie (1978-2022)

    L’État chinois est un État bourgeois qui a réussi à développer une économie et une bourgeoisie chinoises dans un environnement impérialiste. Une telle réussite ne se comprend que parce que l’État s’est mis au service de l’impérialisme, en lui offrant une partie de son marché et de ses travailleurs, et parce que l’État a lui-même dirigé l’économie à une époque où le capitalisme occidental était, et demeure, embourbé dans une crise sans fin et où les bas salaires chinois étaient une opportunité. Les tensions permanentes mais grandissantes entre la Chine et les États-Unis sont là pour rappeler les limites de ce que tolère l’impérialisme dans l’émergence d’une puissance concurrente.

  • Dans ce système, il est « raisonnable » & « opportun » de saccager les services publics utiles à la population, mais « déraisonnable » et « inopportun » de lutter pour empêcher leur démolition, pour les préserver de la rapacité du capital et de ses agents.

    Au lendemain de la #grève des infirmières,la première depuis plus de cent ans, le #gouvernement_britannique maintient sa position face à un mouvement ayant la sympathie d’une majorité de l’opinion.
    Dans une interview au « Daily Mail », le Premier ministre, #Rishi_Sunak, confronté à son premier grand test social, a répété qu’il tiendrait bon face aux revendications salariales « déraisonnables ». « J’exhorte les syndicats à prendre en considération l’impact de ces grèves sur la vie et la santé des gens et à juger si elles sont opportunes », a-t-il ajouté.

    (Les Échos)
    #hôpital #royaume-uni #service_hospitalier #service_public

  • Quelle est cette nouvelle réforme de l’assurance-chômage ?
    https://www.frustrationmagazine.fr/quelle-est-cette-nouvelle-reforme-de-lassurance-chomage

    “C’est une réforme de bon sens” nous dit François Lenglet, l’économiste à lunettes, face à Yves Calvi sur RTL. Les deux bonshommes se marrent en parlant de la réduction d’un quart de la durée d’indemnisation des chômeurs lors d’une “période verte”, où le chômage serait faible et la vie plus facile. Cette réforme est tellement […]