• Tout comprendre sur #Parcoursup

    Pour comprendre la nature de “Parcoursup”, il faut partir de l’expérience directe, sans tenter d’y plaquer des interprétations hatives ou idéologiques. Pour la plupart des lycéens — ceux que les communicants qui encombrent désormais l’appareil d’Etat appellent “nos jeunes” — le processus d’affectation dans l’#enseignement_supérieur se présente comme une boîte noire nimbée de brouillard, comme une obscure Machine.

    Son #opacité ne tient pas tant à l’interface numérique par laquelle se font les connexions que dans l’impression diffuse de ne pas connaître les règles d’un “jeu” qui s’apprête à déterminer la place sociale qui sera assignée à chaque “candidat” pour le reste de son existence.

    Les familles qui entendent faire de leurs rejetons des “premiers de cordée” ne découvrent pas la #guerre_scolaire à cette occasion : elles s’y livrent depuis la maternelle, renforçant la #ségrégation_sociale par mille artifices de contournement, de choix d’options “astucieuses” et de falsification d’adresse. Parcoursup officialise l’idée que les formations universitaires — y compris celles aussi standardisées que des licences d’une même discipline — ne se valent pas. Dès lors, ce qui fut une orientation devient recherche active des filières les plus valorisables, c’est-à-dire celles qui, en l’absence de mécanismes de brassage social, permettront d’obtenir les meilleures places dans la hiérarchie socio-économique. C’est du moins ce dont les concepteurs souhaitent convaincre les classes moyennes. Mais comment savoir quels sont les “parcours” qui permettront d’accroître son “portefeuille de compétences” de sorte à en obtenir les “dividendes” matériels et symboliques les plus généreux ? En effet, hormis les Grandes Écoles, qui assurent la formation des cadres, les formations sont essentiellement les mêmes partout. D’où l’effet de brouillard.

    Les “premiers de cordée” se reconnaissent en ceci qu’ils “ont du réseau” leur permettant d’obtenir informations précieuses et passe-droits. L’#opacité du système est en partie délibérée comme en témoigne le démantèlement des services d’orientation nationaux (#ONISEP et #CIO). Cependant, participent à l’#angoisse générée par la Machine toutes sortes de #dysfonctionnements, d’accrocs, d’#erreurs de débutant, qui admettent une explication simple et donc probablement juste : derrière la prétention de la #Start-Up_Nation à transformer les services de l’Etat en plateformes numériques automatisées se cache un amateurisme sans bornes. Ainsi, l’équipe technique incompétente recrutée par le ministère en charge de l’enseignement supérieur s’est montrée incapable d’écrire un logiciel sans bug, malgré la simplicité algorithmique : appeler les “candidats” dans l’ordre dans lequel les formations les ont classés, au fil des désistements. Du reste, il n’est qu’à voir le visage de Mme Vidal rongé par les anxiolytiques, lorsqu’elle débite d’une voix pâteuse les éléments de langage préparés par les communicants de son cabinet, avec des chiffres arrangés quand ils ne sont pas tout simplement faux, pour comprendre que l’angoisse générée par Parcoursup s’étend à tous ceux qui ont été mis au service de la Machine : les bacheliers, bien sûr, mais aussi les responsables des formations qui produisent les classement des “candidats” et l’ensemble de la #bureaucratie ministérielle occupée à calfeutrer les voies d’eau qui se multiplient quotidiennement. Que le ministère en charge de l’enseignement supérieur soit entièrement tourné désormais vers le micro-management le plus insignifiant, n’est pas le moindre des paradoxes du dispositif. Au final, le mantra répété jusqu’à la nausée par la ministre, “Remettre de l’Humain dans la Machine”, n’est pas si faux que cela, qui évoque métaphoriquement ces usines de nuggets à destination de la restauration rapide, qui broient ce qui reste des poulets une fois amputés de leurs filets et de leurs cuisses.

    La boule au ventre qui étreint les lycéens au moment de choisir la discipline à laquelle ils entendent se former, comme moyen particulier d’aller vers une autonomie de pensée, ne s’arrête pas le jour où tombent, comme un couperet, les affectations. Les “premiers de cordée”, un sur cinq environ, obtiennent ce qu’ils souhaitent dès le premier jour et c’est l’objet même de la Machine que ce soit le cas. Le système d’affectation précédent, qui n’était certes pas la panacée mais ne reposait pas sur un classement des “candidats”, parvenait à attribuer son premier vœu à un bachelier sur deux. Avec Parcoursup, plus de la moitié des “candidats” sont “mis en attente” pour l’intégralité des formations demandées, y compris celles, au fond non souhaitées, qui constituaient des choix stratégiques de repli. Et ce purgatoire a été conçu pour durer très longtemps. N’importe quel informaticien pouvait prédire que la suppression des vœux hiérarchisés engendrerait des “deadlocks” algorithmiques, ralentissements induits lorsque des processus concurrents s’attendent mutuellement, ne laissant d’alternative à l’interprétation qu’entre le cynisme et l’incompétence totale. Ainsi, il restait plus de 47000 candidats sur le carreau à la rentrée 2018, principalement des lycéens ayant obtenu un bac “pro”. Les éléments de langage produits par le ministère et repris sans vérification par la presse quotidienne transformèrent ce fait tiré des statistiques du ministère lui-même en : “moins de 2500 candidats encore en attente”. Au final, l’angoisse générée par la “mise en attente” a une fonction importante : faire accepter avec soulagement une formation pour laquelle le “candidat” n’a ni affinité ni appétence.

    Faire patienter, c’est dominer

    En résumé, Parcoursup est une machine à dévorer du temps pour permettre à une minorité de choisir librement leur formation et pour le plus grand nombre, d’être répartis au cours d’une grande loterie anxiogène.

    Bien qu’il soit important de rendre compte des effets concrets que Parcoursup produit, il ne faut pas le réduire à un dispositif technique mais en analyser les motivations.

    Parcoursup a d’abord une dimension gestionnaire et répond à un problème précis : comment ne pas investir dans l’#Université_publique, alors même que la population étudiante est supposée s’accroître de 30% entre 2010 et 2025. Cela représente quelques 400 000 étudiants en plus, soit une vingtaine d’universités à construire. La réponse est simple : décourager les inscriptions par tous les moyens y compris par l’augmentation des #frais_d’inscription pour les étrangers, “caser tout le monde” en bourrant les formations désertées de “sans fac”, et augmenter à moyens constants les capacités d’accueil des formations (de 10% en 2018). Si cela ne suffit pas, Parcoursup permet techniquement de recourir à la sélection stricte.

    Deuxième dimension du dispositif, Parcoursup en finit avec un système qui permettait à tout bachelier de faire les études universitaires de son choix. Le dispositif reprend le contenu de la #loi_Devaquet là où l’assassinat de Malik Oussekine par les voltigeurs motocyclistes l’avait interrompu en 1986. Parcoursup signe ainsi la mise à mort du #baccalauréat, remplacé à l’entrée de l’Université par de la mise en #concurrence : chaque formation produit, à partir des notes de contrôle continu, des options choisies dans le secondaire et de données sur l’origine sociale (CV, lettres de motivation, etc.) un #classement des “candidats”. L’#examen_terminal est remplacé par une évaluation des “#portefeuilles_de_compétences” directement inspirée des pratiques managériales. On trouve là un premier fondement idéologique de Parcoursup, qui rompt avec les idées promues par la Révolution Française, assignant à l’enseignement une fonction émancipatrice : développer, à des fins de citoyenneté, l’usage critique de la raison individuelle. Parcoursup participe de la tentative d’amener tout le monde à se penser et à se comporter en entrepreneurs d’eux-mêmes, individuellement responsables de leur destin.

    Simultanément, le baccalauréat ayant été, pendant plus d’un demi-siècle, l’épreuve initiatique de passage à l’âge adulte pour la classe moyenne, sa disparition vise aussi à infantiliser les jeunes adultes. Le retour du service national, affublant “nos jeunes” d’un uniforme hybride entre le vigile de supermarché, le gardien de prison et le policier, confirme cette volonté d’humiliation et de torture douce. Tout concourt à repousser l’âge de l’autonomie financière et intellectuelle en transformant progressivement la licence en “lycée du 21e siècle”, terme qui tint lieu un temps de résumé programmatique à la candidature de Macron à la présidentielle, d’après les Macronleaks.

    Ces deux facettes de Parcoursup — déposséder les jeunes adultes de leur autonomie et simultanément les rendre responsables de leur position sociale — ne sont antagonistes qu’en apparence. Elles contribuent toutes deux à la fiction méritocratique, ce supplément d’âme dont “on” a doté la reproduction sociale. Plus précisément, Parcoursup (tout comme la loi Blanquer) s’inspire d’une supercherie : la théorie du capital humain. Cette “théorie” vise à naturaliser les inégalités économiques, en produisant un argumentaire à destination des classes moyennes faisant porter la responsabilité des hiérarchies sociales aux individus, et non à l’organisation de la société. Pour empêcher de penser l’héritage, d’une part, et la reproduction du capital, d’autre part, comme étant les mécanismes primordiaux de production des inégalités, il s’agit de postuler que les revenus des individus proviennent de la fructification de leur “capital de compétences”. L’important n’est pas que ces “compétences” existent, qu’on puisse les mesurer, c’est de créer les conditions sous lesquelles les individus soient amenés à se vivre eux-même comme portefeuilles de compétences en quête de valorisation, acceptant de facto leur position dans la hiérarchie sociale sans se révolter. Telle est la fonction anesthésiante de la nimbe d’angoisse et de pression autour de Parcoursup. Mais ce n’est pas tout. Si suivre une formation universitaire permet d’accroître ses revenus futurs, alors l’entrepreneur de lui-même se doit d’investir dans son portefeuille de compétences et donc de payer l’Université, en empruntant si besoin.
    Faire patienter, c’est occuper. Et l’occupation, c’est le début de la colonisation culturelle.

    Dans quel projet global de société, la vision de l’Université portée par Parcoursup s’inscrit-elle ? L’Université moderne est née en France avec la IIIe République, la dissolution des institutions médiévales à la Révolution ayant conduit à liquider toute autonomie du système facultaire et à créer des écoles professionnelles sous contrôle de l’État. Elle conserve aujourd’hui une triple anomalie en héritage du 19e siècle : le système des grandes écoles, la centralisation parisienne et l’absence d’autonomie du corps professoral vis-à-vis des pouvoirs dont il dépend. Elle a eu de ce fait une incapacité chronique à s’adapter aux mutations socio-économiques de son temps. Au 19e siècle, et jusqu’à la seconde guerre mondiale, la demande vis-à-vis de l’Université a été le développement de la recherche pour appuyer la révolution industrielle et former les nouvelles classes moyennes, témoignant d’une supériorité du modèle humboldtien de liberté d’enseigner, de rechercher et d’apprendre sur le modèle napoléonien. Après guerre, la demande des classes dirigeantes a changé de nature, tirée par le compromis fordiste, le plein emploi et la concurrence du bloc marxiste-léniniste : il s’est agi de combler le déficit de main d’œuvre qualifiée par la constitution d’une première Université de masse développant une formation à et par la recherche. Après 68, et tout au long des années 1970, une nouvelle demande a émergé, venant des étudiants eux-même et des milieux militants portant une exigence d’émancipation, de critique sociale et d’autonomie intellectuelle, produisant enfin de réelles universités au tournant du 21e siècle, malgré l’héritage douloureux de grandes écoles inaptes à la recherche. Depuis deux décennies maintenant, l’émergence d’un libéralisme autoritaire a conduit à une reprise en main, sur fond de désindustrialisation, de chômage de masse et de crise systémique. Les classes dirigeantes se moquent, pour l’essentiel, de l’Université où elles n’envoient pas leurs enfants se former — les business schools ont “bâti autour d’eux un mur d’ignorance et d’erreur". Aussi ont-elles bondi sur la première pensée indigente émise par un économiste d’Harvard : ne conserver que dix universités (au sens humboldtien), pour assurer l’activité de recherche nécessaire à l’innovation technique.

    Quelle ambition, dès lors, pour l’écrasante majorité des bacheliers issus des classes moyennes, et pour les classes populaires ? Aucune. Nada. Un vide de pensée politique. Dans la mesure où, d’une part, la production marchande peut être assurée par 10% de la population, l’Asie tenant lieu d’usine mondiale et où, d’autre part, les 10% de classes moyennes supérieures sont formées dans les grandes écoles, les 80% de classes moyennes inutiles à l’ordre économique dominant ne servent à rien. Leur formation intellectuelle et pratique est une non-question. Les universitaires ne sont rien d’autre qu’un poids mort pour les finances publiques. Même s’ils sont pour la plupart frappés de stupéfaction ou occupés à des activités courtisanes, ils disposent encore de trop de temps non-contraint pour ne pas représenter un danger. Dès lors, en l’absence d’idée, tout est mis en œuvre pour créer un marché de l’enseignement supérieur, ce qui suppose de différencier les parcours et les établissements, et de les mettre en concurrence. C’est très exactement ce à quoi contribue Parcoursup, comme brique dans une construction au long cours. La suite est connue dans les grandes lignes : créer les conditions pour accroître la part du privé dans le marché nouvellement constitué ; paupériser les établissements de proximité et y avoir recours massivement au travail précaire ; déréguler les statuts des universitaires pour abaisser les coûts salariaux ; accroître la “double hétéronomie autoritaire de l’université, envers l’encadrement administratif et envers la commande des marchés”.

    L’heure n’est plus à la défense conservatrice d’une Université qui n’existe de facto plus — si tant est qu’elle ait jamais existé — mais à la reformulation d’un projet de transformation radicale de la société qui inclue l’ensemble du système éducatif. Il devient non seulement nécessaire mais urgent de retrouver le contrôle de nos existences, de nous donner du temps pour penser et de faire de nos vies des terrains d’expériences.

    https://lundi.am/Tout-comprendre-sur-Parcoursup
    #parcours_sup #sélection #éducation_supérieure #université #attente #patience

  • Des couacs sur la ligne de train Delle-Belfort deux mois après son ouverture Gaël Klein/kkub - 28 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/jura/10173243-des-couacs-sur-la-ligne-de-train-delle-belfort-deux-mois-apres-son-ouve

    La ligne de train Delle-Belfort ne remplit pas les attentes, près de deux mois après son ouverture, avec tout juste 200 passagers par jour au lieu des 1500 attendus. En cause, notamment, de nombreux dysfonctionnements côté français.

    Ces problèmes ont été révélés vendredi lors de l’assemblée d’une association présidée par le canton du Jura et le département français du Territoire de Belfort. Les élus sont fâchés.


    Frédéric Rousse, vice-président du Conseil départemental du Territoire de Belfort, a dressé la liste des problèmes qui affectent en France la ligne Bienne-Belfort. Pêle-mêle : le tarif forfaitaire prohibitif, la desserte réduite par la SNCF durant le week-end et les vacances scolaires et même l’ascenseur pour le transfert en gare TGV qui n’a jamais fonctionné parce qu’il n’est pas fait pour l’extérieur.

    La SNCF a également décidé la semaine passée de supprimer, en raison de travaux et pour trois mois, le premier train de la journée prévu pour emmener les frontaliers en Suisse. Ce train a été remplacé par des bus avec une demi-heure de trajet supplémentaire.

    Solutions à trouver rapidement
    Pour Frédéric Rousse, la région doit intervenir au plus vite. « On ne peut pas continuer comme ça, la région doit revoir sa copie, engager une vraie réflexion et trouver des solutions viables qui permettront de faire de cette ligne une vraie réussite », préconise-t-il.

    Côté suisse, on constate, mais on entend réagir. La Confédération et le Jura ont investi plus de 30 millions de francs dans la réouverture de la ligne, une exception au principe de territorialité. 

    Projet pour promouvoir la mobilité durable
    « Il est inquiétant de voir que de petites anomalies peuvent être fortement préjudiciables aux usagers et rendre la ligne peu attractive au départ, ce qui sera par la suite difficile à récupérer », relève le ministre de l’Environnement jurassien David Eray. L’élu indique qu’un plan d’action et des délais seront exigés de la part de la SNCF.

    Pourtant, en dépit des difficultés, élus et collectivités continuent à y croire. Ils ont même voté le dépôt d’un projet Interreg de 900’000 francs destiné à promouvoir la mobilité durable transfrontalière, nommé « BienBel », pour Bienne-Belfort.

    #Transports #mobilité #trains #transports_en_commun #intercités #transfrontaliers #lignes #BienBel #France #Suisse #SNCF #CFE #dysfonctionnements

    • 25 ans de fermeture
      Faute de voyageurs suffisants et de volonté politique pour la moderniser, la ligne Bienne-Belfort, vieille de plus d’un siècle, avait été fermée au trafic voyageurs il y a un peu plus de 25 ans.

      Reconstruite et inaugurée le 6 décembre, elle offre une connexion directe par le rail entre le réseau suisse et la gare TGV de Belfort-Montbéliard, ouverte il y a sept ans à une quinzaine de kilomètres de la frontière jurassienne.

  • « Gilets jaunes » : l’inexpérience du gouvernement en matière d’usage de la force fait craindre de nouveaux dérapages
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/01/20/gilets-jaunes-l-inexperience-du-gouvernement-en-matiere-d-usage-de-la-force-


    Des policiers [en civils,…] équipés de LBD40, le 15 décembre à Paris.
    VALERY HACHE / AFP

    Championne autoproclamée du maintien de l’ordre, la France est régulièrement confrontée au phénomène des violences policières, qui interroge sur sa doctrine de l’usage de la force publique.

    Qu’est donc devenue cette France championne du maintien de l’ordre, qui exportait son savoir-faire et ses matériels aux autres démocraties et aux pays totalitaires soucieux de mater des contestations naissantes ? Il y a encore quelques années, le fabricant français de grenade lacrymogène, Alsetex, qui fournit la police française, déclarait au Monde : « Notre molécule lacrymogène est la plus pure au monde, elle permet d’amener les gars devant le juge en bon état, notre grenade est estampillée démocratie française. »

    Mais la France a pris l’habitude de voir, chaque samedi, des visages et des corps abîmés au terme d’affrontements entre forces de l’ordre et « gilets jaunes ». Les exactions de ces derniers ont conduit des policiers et des gendarmes à l’hôpital. Mais la multiplication des violences imputables aux forces de sécurité conduit aussi à s’interroger sur la capacité de l’Etat à totalement maîtriser l’usage d’une force démocratique, dont les règles semblent fluctuer. Depuis le début de la crise, les pouvoirs publics ont, en effet, fait montre d’une culture toute relative en matière de doctrine sur l’usage de la force publique.

    #paywall

    • D’autant plus que la deuxième partie de l’article frise le blasphème…

      Interrogé ensuite sur l’affaire Benalla, le porte-parole du gouvernement a reconnu des « dysfonctionnements », notamment à l’Elysée. A la veille d’une nouvelle audition de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron par une commission d’enquête du Sénat, Benjamin Griveaux a estimé qu’il fallait régler rapidement ces anomalies, car elles sont « insupportables et incompréhensibles pour les Français ».

      Des #dysfonctionnements !? à l’Olympe !

      B. Griveaux (ex-strauss-kahnien) commencerait-il à sentir le vent et à préparer ses arrières ?

  • COMPTEURS LINKY - De nombreux habitants victimes de désagréments en Flandre - La voix du Nord - Julien Dufurier - 23 Mars 2017 _

    http://www.lavoixdunord.fr/137203/article/2017-03-23/de-nombreux-habitants-victimes-de-desagrements-en-flandre

    Un boulanger qui voit son four à pain s’emballer, une habitante de Cassel dont les plombs n’arrêtent pas de sauter, des particuliers qui se plaignent de voir leur facture d’électricité augmenter… L’installation des compteurs intelligents Linky suscite de nombreux problèmes en Flandre.

    Tout est parti d’un article publié dans nos colonnes le 9 mars. La famille Bombart, à Hazebrouck, y racontait les mésaventures vécues depuis l’installation d’un compteur Linky, ces appareils nouvelle génération capables de faire les relevés de consommation à distance. Les Bombart s’y plaignaient d’une intervention bâclée http://www.lavoixdunord.fr/129824/article/2017-03-09/leur-compteur-linky-se-fait-desirer-la-vie-quotidienne-en-est-toute-cha , d’un courant qui sautait sans cesse et de la difficulté d’avoir un nouveau rendez-vous. Depuis la publication de l’article, la situation a été réglée mais d’autres témoignages nous sont parvenus, spontanément ou via un appel à témoin sur notre page Facebook.

    À Hazebrouck, le boulanger David Déprès montre une plaque entière de pains aux chocolats complètement cramés. Depuis l’installation d’un compteur Linky, l’artisan voit ses appareils de cuissons s’emballer sans raison. « Le compteur a été installé le 18 décembre. Le 26, mon premier four à baguette lâchait, raconte-il. Je n’en ai plus qu’un et il monte à 300 degrés sans raison. Je suis sans cesse obligé de surveiller, sinon tout brûle. Le compteur Linky, c’est peut-être un bel outil mais il a été installé n’importe comment. L’expert doit passer à la fin du mois mais si je dois changer toutes mes machines, j’en ai pour au moins 60 000 €. »

    À Cassel, c’est une mère de famille qui détaille comment le quotidien du foyer a été perturbé pendant plus d’un mois après l’arrivée du nouveau compteur. « Les plombs sautaient sans arrêt, dès le soir de l’installation, explique Anne Demeleumester. J’ai dû changer toute mon installation électrique, à mes frais bien sûr, pour mettre du monophasé et mettre fin aux problèmes. »

    D’autres encore disent avoir vu leurs factures augmenter depuis que le boîtier vert fluo a été installé chez eux. «  Tous ces désagréments, c’est du stress sans parler des demi-journées à attendre le passage d’un technicien et où personne ne vient, poursuit Anne Demeleumester. Si j’avais su, je n’aurais rien changé. »
    En filigrane des témoignages récoltés, ressortent aussi des interrogations sur la formation reçue par les agents chargés d’installer les compteurs Linky. «  Ils ne sont pas assez formés, rumine David Déprès. Mon compteur a été changé en 20 minutes au lieu d’1 h 30, c’est du travail bâclé. »

    #enedis #linky #Nord(59) #Dysfonctionnements #Foutage_de_geule

  • Leur compteur Linky se fait désirer, la vie quotidienne en est toute chamboulée La voix du Nord - Julien Dufurier - 9 Mars 2017
    http://www.lavoixdunord.fr/129824/article/2017-03-09/leur-compteur-linky-se-fait-desirer-la-vie-quotidienne-en-est-toute-cha

    La famille Bombart devait avoir un nouveau compteur Linky début mars. Sauf que l’intervention d’Enedis a tourné court. Résultat : le courant saute tout le temps et le chauffe-eau a bien du mal à fonctionner normalement.

    En arrivant chez les Bombart, on voit assez vite qu’il y a quelque chose qui cloche. Sur la façade de la maison, un grand câble électrique pend presque jusqu’au sol. Le genre de liane sur laquelle on n’a surtout pas envie de mettre les mains. « Les intervenants ont débranché le câble venant du réseau général, explique Willy, qui habite là avec sa femme, Émilie et leurs quatre enfants. Ils ont aussi démonté mon tableau électrique. Puis ils m’ont installé un disjoncteur provisoire. » À l’origine, on devait pourtant simplement poser un compteur Linky, ces appareils nouvelle génération capables de faire les relevés à distance. « Mais les techniciens ont dû partir sur une intervention en urgence, poursuit Willy Bombart. C’était le 1er mars.

    Depuis, rien n’a bougé. » Cette solution provisoire – en plus d’être inesthétique – perturbe la vie quotidienne des Bombart. Le disjoncteur n’est pas assez puissant pour supporter les dépenses électriques de la famille. « On ne peut pas utiliser le chauffe-eau, ça fait sauter les plombs sans arrêt, ajoute Willy. Le courant s’arrête aussi plusieurs fois en pleine nuit alors que mes enfants dorment avec des chauffages électriques. Les compteurs Linky sont censés être plus écolos que les anciens mais avec tout ça, on fait tourner le poêle à bois à fond. »

    Les Bombart s’agacent aussi du délai nécessaire pour régler le problème. «  Quelqu’un devait venir mercredi, j’ai pris une journée de congé exprès et personne n’est venu », peste le père de famille.

    Un autre rendez-vous est prévu lundi. « On verra bien, souffle Émilie, son épouse. On devrait peut-être arrêter de payer, je suis certaine qu’on aurait rapidement des nouvelles. 

    #enedis #linky #Nord(59) #Dysfonctionnements #Foutage_de_geule

  • Compteur Linky : les responsables d’Enedis apaisent La voix du Nord - Murielle Tison-Navez - 9 Février 2017
    http://www.lavoixdunord.fr/116325/article/2017-02-09/compteur-linky-les-responsables-d-enedis-apaisent

    Alors que le compteur Linky inquiète, que les craintes se sont matérialisées à Vieux-Condé par le vote d’une motion le 15 décembre 2016 contre leur installation dans la commune, les responsables Enedis expliquent pour rester connectés aux utilisateurs.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre, suite à l’annonce de la création d’un collectif anti-Linky à Vieux-Condé. De futurs utilisateurs réticents bien sûr, d’un salarié – soit d’Enedis soit d’une entreprise mandatée pour monter les compteurs – plutôt rageur, et de la direction Enedis. Stéphane Ledez, directeur territorial Enedi et Pierre Bouvier, responsable du déploiement de Linky sur le Nord - Pas-de-Calais étaient soucieux de rectifier certaines affirmations et d’apporter des précisions. Leur retour, point par point.

    Leur nombre. « Trois millions de compteurs Linky sont désormais posés en France. 100 000 dans le Valenciennois et il en reste autant à faire. Avant, le compteur intelligent, Enedis changeait environ 1 million de compteurs trop anciens par an. Linky, répond aux exigences de la loi de transition énergétique. »

    L’intérêt. « Payer ce que l’on consomme. » À ceux qui craignent de se voir facturer la puissance réactive, les dirigeants rassurent : « Aujourd’hui, un ancien compteur enregistre la puissance active… C’est pareil avec Linky, rien ne change. »

    Factures. Avec Linky, « on doit payer exactement ce que l’on consomme au mois ». Pour ceux qui craignent une hausse, Enedis les invite à suivre leurs consommations grâce à un tableau de bord individuel sur internet.

    Économies. Ce boîtier vert est « conçu pour limiter le coût des interventions » . Pour un déménagement par exemple, « il n’y a plus de congés à prendre pour assurer le rendez-vous, et pas de techniciens » . Par ailleurs, un signal envoyé au compteur permettant de savoir s’il répond ou pas permettrait des dépannages plus rapides, sans que l’abonné ait à téléphoner à son fournisseur.

    Coupures. Beaucoup se plaignent de Linky qui disjoncte plus vite que leur ancien compteur. Pour les dirigeants, la tolérance du disjoncteur est identique à celle des compteurs de la génération précédente, soit entre 25 et 30 % de plus que la puissance souscrite dans leur abonnement. Quand ça disjoncte, c’est que « l’abonné bénéficiait d’une puissance bien supérieure à son abonnement » . Ces réajustements représenteraient 1 % : « C’est à la marge » . Pour les dirigeants, c’est une « question d’équité, puisque ce sont les autres consommateurs qui payaient pour ce 1 %  ». Quant aux réajustements, les pouvoirs publics ont demandé à Enedis que ce geste ne soit pas payant. Par contre l’abonnement lui devient plus cher.

    Refus. « Les abonnés ne sont pas fondés à refuser, car le compteur est un élément du réseau qui est dans le domaine public la plupart du temps. Le compteur est en concession, signée avec les syndicats ou les communes. Nous avons le devoir de le remplacer quand la loi évolue. C’est vrai pour d’autres fluides comme l’eau ou le gaz. »
    Poses forcées ? Enedis répond par une enquête de satisfaction menée auprès des foyers équipés : c « C’est dans le Nord – Pas-de-Calais que l’on a les meilleurs résultats : plus de 90 % des gens qui répondent sont globalement satisfaits. »

    Santé. « Le rayonnement électromagnétique du Linky est très faible. Il respecte les normes, les mêmes que les compteurs bleus. On parle de « potentiellement cancérogène » de quelque chose dont on n’a pas pu prouver que ça ne l’est pas. »

    Vie privée. « Les données ne remontent qu’une à deux fois par jour. Les rumeurs sur l’atteinte à la vie privée sont donc infondées. On sait juste si vous avez consommé de l’électricité la veille. »
    Problèmes électriques. « On a eu quelques cas avec des lampes tactiles ayant une sensibilité importante. Quand il y a un problème avec la domotique, on analyse et on fait intervenir chez les gens des spécialistes si nécessaires. C’est en général lié aux matériels qui n’ont pas supporté la coupure d’alimentation. »

    #enedis #linky #Nord(59) #Dysfonctionnements #Foutage_de_geule #propagande

  • Miroir Social - L’épuisement professionnel, un révélateur des #dysfonctionnements de l’#entreprise
    http://www.miroirsocial.com/actualite/14069/l-epuisement-professionnel-un-revelateur-des-dysfonctionnements-de-l-e

    Si nous envisageons l’épuisement professionnel comme un signe qui dit quelque chose du sujet, il est aussi le révélateur de difficultés parfois invisibles de l’entreprise. Un salarié en épuisement professionnel peut, par sa sensibilité particulière, être l’indicateur de dysfonctionnements de l’organisation, des pratiques managériales, d’une transformation trop rapide et, par conséquent, le signe avant-coureur de problèmes qui apparaîtront plus tard et pourraient mettre l’entreprise en risque opérationnel.

    #burn-out #lapalissade

  • La trilogie de l’agro-écologie par Marie-Monique Robin

    LE MONDE SELON MONSANTO

    Implantée dans quarante-six pays, #Monsanto est devenue le leader mondial des #OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.

    A partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le monde selon Monsanto reconstitue la genèse d’un empire industriel qui a grand renfort de mensonges, de collusion avec l’#administration_américaine, de pressions et de tentatives de #corruption est devenu le premier semencier du monde, permettant l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine !

    http://www.youtube.com/watch?v=NZ2tJ35pWj4

    LES MOISSONS DU FUTUR

    « En appliquant à la terre des recettes industrielles, l’#agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte » affirmait en 2011 #Olivier_de_Schutter, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations Unies, alerté par la #crise_alimentaire de 2007/2008.
    Lancée depuis l’après-guerre sous le nom de « #Révolution_verte », cette agriculture industrielle n’est pas parvenue à nourrir le monde, a épuisé les sols, les ressources en eau, la #biodiversité, a largement participé au #réchauffement_climatique et a poussé des millions de paysans vers les bidonvilles urbains. Il faut changer de paradigme !

    Croisant les témoignages d’agriculteurs, d’agronomes, d’économistes, de responsables politiques et d’organisations internationales sur quatre continents (#Afrique, #Asie, #Amérique du Nord et #Europe), Marie-Monique Robin mène l’enquête. Avec Les moissons du futur, on découvre qu’un autre #modèle_agricole et commercial, innovant et productif, a déjà fait ses preuves en restituant aux paysans un rôle-clé dans l’avenir de l’#humanité.

    http://www.youtube.com/watch?v=_yu7Z9ARtkU

    NOTRE POISON QUOTIDIEN

    #Pesticides, #additifs, #colorants, #emballages... Un sujet qui nous concerne tous et qui pose la question de notre #alimentation.
    Peut-on établir un lien entre la contamination de la chaîne alimentaire par des substances chimiques et l’épidémie de maladies chroniques que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) constate un peu partout dans le monde ?

    Notre poison quotidien est un documentaire d’investigation qui tente de répondre à cette question et dresse le bilan d’études longtemps ignorées : l’#épidémie actuelle de #cancers, maladies neurologiques et #dysfonctionnements du #système_immunitaire, est en grande partie liée à l’exposition des quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre alimentation et notre #environnement.
    Une enquête qui met en évidence la réalité de ces effets, mais également l’opacité et le #mensonge de l’#industrie_agro-alimentaire et des décideurs politiques.

    http://www.youtube.com/watch?v=gD853k0X4Ts

    #agro-écologie #Marie-Monique_Robin

    Pour acheter les 3 DVD de ces documentaires : http://boutique.arte.tv/f9307-3_films_marie_monique_robin