#dyspraxie

  • Dyspraxie à l’âge adulte : Les points sur les I.
    https://sylphelinetoujoursdanslaluneoudanslesnuageswordpre.wordpress.com/2019/09/18/dyspraxie-a-lage-adulte-les-points-sur-les-i

    En général les diagnostics, aides et outils d’accessibilité pour dyspraxique ne sont disponibles qu’à partir de 3 ans et en moyenne la plupart des dyspraxiques ne reçoivent tout cela qu’à l’âge de 8 ans. Dès entre 3 et 6 ans certains enfants dyspraxiques peuvent être frustrés et manquer de confiance en eux du fait de leurs difficultés à faire une dizaine d’activités qui sont des compétences qu’ont les enfants ordinaires au même âge.

    Les suivantes :

    1-Taper du pied.

    2-Se tordre les mains.

    3-Taper dans ses mains.

    4-Rester immobile.

    5-Contrôler le volume de sa voix.

    6-Tomber sur des objets et tomber par terre trop souvent par rapport à un enfant ordinaire est usuel aux dyspraxiques de cet âge là.

    7-Difficulté à apprendre le vélo.

    8-Difficulté d’évaluation du danger. Saute depuis des très grandes hauteurs car il évalue mal les distances et les hauteurs.

    9-Mange malproprement.

    10-Evitement des jeux de construction.

    11-Pauvres coordinations fines. Cela veut dire difficulté à prendre un objet et s’en servir pour des activités motrices pointues par exemple à écrire avec un stylo ou découper une feuille avec des ciseaux car on ne les appréhende pas comme ils sont prévus pour l’être.

    12-Difficultés d’habillage.

    13-Isolation fréquente consécutive d’être rejetés par les enfants ordinaires de même âge, cela fait que les petits enfants dyspraxiques tendent à leur préférer la compagnie des adultes, ou quand ceux ci ne sont pas davantage compréhensifs la solitude. Attention cependant les dyspraxiques ont comme tout le monde des personnalités et on peut aussi être introverti et préférer la solitude par gout et caractère.

    14-Latéralité, choix de main gauche ou droite, pas établie à cet âge.

    15-Des difficultés persistantes plus ou moins importantes d’un cas à l’autre d’acquisition du langage.

    16-Une hypersensibilité sensorielle qui se manifeste de façon variée mais dont les cas les plus courants sont trouver les bruits forts insupportables, détesté être touché et ne pas supporter la sensation tactile du contact de certains habits. (Cela s’est forcément à vie une fois qu’on l’a en revanche et à vrai dire il est plus que probable que ce soit de naissance et simplement pas repérable plus jeune car ce n’est qu’à cet âge que l’enfant sait s’exprimer d’une façon qui permet aux professionnels (rares) au fait de l’hypersensibilité sensorielle de comprendre que ces personnes en ont une).

    17-Réponse limitée aux instructions verbales auxquelles il nous est souvent difficile de répondre aussi vite que d’autres à la fois par problèmes moteurs à les effectuer, mémoire à court terme verbale souvent défaillante et fréquentes difficulté à les comprendre au sens d’à envisager comment organiser ses prochains gestes pour parvenir à y obéir.

    18-Concentration limitée.

    19-Tâches souvent laissée en plan que ce soit par manque de concentration, difficulté motrice trop importante, fatigue, ras le bol ou oubli de la suite de la tâche pendant qu’on la réalise.

    Tout les petits enfants dyspraxiques n’ont pas toutes ces difficultés mais tous en ont la majorité. Moi par exemple j’avais des difficultés à taper dans mes mains en rythme, je ne contrôlais pas le volume de ma voix correctement, je tombais par terre et je faisais tomber des objets par terre extrêmement souvent, je ne savais pas faire de vélo, j’avais quelques difficultés à évaluer le danger par difficulté d’évaluation de la distance et des hauteurs, je mangeais malproprement, j’avais de pauvres coordinations fines, des difficultés d’habillage, des problèmes de latéralité, des légers retards d’acquisition de langage confondant les sons cheu et keu et une hypersensibilité sensorielle mais qui n’a été repérée qu’à l’âge adulte mais pas le reste.

    –—

    Et le problème c’est qu’à 7-10 ans on rencontre aussi d’autres difficultés quand on est dyspraxique, notamment les suivantes :

    1-Maladaptation aux routines qui structurent l’école.

    2-Difficultés en cours de sport.

    3-Incapacité à mettre ses lacets.

    4-L’écriture est illisible.

    5-Usage littéral du langage.

    6-Lenteur à faire ses devoirs.

    7-Fatigue. (Due au fait que tout ça est bien trop à gérer en tant que dyspraxique comme adaptation systématique à des normes sociales conçues pour des gens qui ne le sont pas)

    –---

    Bon du coup en fait étudiante entre 20 et 21 ans j’avais peu de fatigue liée à ma dyspraxie, mes soucis de latéralité étaient toujours là mais gérable et j’étais toujours inapte à faire du vélo mais dans ma situation d’étudiante en filière littéraire ce n’était pas gênant du tout donc mon handicap je le croyais à tort « léger ». C’est quand à 22 ans j’ai commencé à me voir exiger d’être une adulte autonome et indépendante que j’ai compris ma douleur.

    C’est une chose bien trop souvent omise dans la littérature sur la dyspraxie qu’à l’âge de devenir autonome et indépendant d’un coup on nous exige plein de compétences optionnelles avant cette période de la vie en fait et qui sont bien plus dures à réaliser pour des dyspraxiques. Enfin plein, 5 mais des tâches qui pour des dyspraxiques sont d’une difficulté forte, les suivantes rangées de la plus à la moins dure pour la plupart des jeunes adultes dyspraxiques (source : https://www.understood.org/en/learning-attention-issues/child-learning-disabilities/dyspraxia/everyday-challenges-for-young-adults-with-dyspraxia) :

    1-Conduire 2-Problèmes économiques et administratifs 3-Hygiène corporelle et présentation 4-Tâches ménagères 5-Trouver une emploi

    Personnellement j’ai de telles difficultés pour certaines choses que l’on m’a déclarée être en incapacité à vie de faire du vélo et de conduire. Une reconnaissance qui m’a été d’un grand soulagement d’un lourd poids. Au passage une chose curieuse et que presque aucun dyspraxique quel que soit son âge ne sait à la fois nager et faire du vélo mais on est divisés plus ou moins à 50/50 entre ceux qui savent faire du vélo et ceux qui savent nager. J’ai un pote dyspraxique lui aussi qui est dans la première catégorie et moi je suis dans la seconde. C’est aussi tout le problème pour comprendre cette condition dont les difficultés varient beaucoup au cas par cas.

    Alors pourquoi est ce que conduire une voiture est jugé par la plupart des dyspraxiques comme la chose la plus difficile pour nous ? Et bien car cela exige d’organiser, de coordonner et d’exécuter beaucoup d’actions en même temps. Les dyspraxiques qui peuvent et veulent apprendre à conduire n’y parviennent en général qu’avec un moniteur d’auto-école spécialement formé au minimum pour l’accompagnement dans l’apprentissage de la conduite des personnes handicapées, idéalement dans celui spécifique des dyspraxiques. Les adresses de ces moniteurs d’auto-écoles spécialisés sont parfois connues des ergothérapeutes qui peuvent être sur cela bonne source de renseignements. Les associations d’handicapés, surtout celles de dyspraxiques bien sûr sont aussi parfois en mesure d’en fournir de bonnes adresses.

    Les problèmes économiques et administratifs suite à cela sont la seconde pire difficulté des adultes dyspraxiques pour acquérir leur autonomie et indépendance. Cela est principalement du aux troubles des fonctions exécutives entrainés par la dyspraxie principalement les problèmes de planification/d’organisation que cela cause. Le résultat concret de cela étant une incapacité à remplir ses papiers administratifs, à gérer ses économies et des rendez vous manqués à la pelle. Voilà ça c’est mon plus gros souci dans la vie en fait en ce moment.

    Hélas la plupart des dyspraxiques pour cela il leur suffit de noter leurs rdv sur des calendriers, se mettre des alarmes et des pense bêtes, s’auto envoyer des messages pour ne pas zapper sur leurs adresses mails et leurs téléphones, planifier un mois ou une semaine à l’avance selon les tâches à faire. Ouais mais tout ça j’ai déjà testé et ça n’a fonctionné qu’à moitié pour moi. Il y a des ergothérapeutes censés aider pour ça mais hélas c’est trop cher pour moi.

    3-Hygiène personnelle et présentation : Visiblement la plupart des dyspraxiques arrivent à tout faire à l’âge adulte hormis conduire et s’organiser (c’est à dire gérer leur budget, leurs problèmes administratifs et leurs RDV) ce qui requière le plus souvent pour nous une aide professionnelle en ce sens. Cependant une minorité d’entre nous avons aussi toujours à l’âge adulte et j’en fais clairement parti des soucis de maintien d’hygiène personnelle et de présentation à cause des troubles de coordination (dans mon cas c’est ça) ou de motricité fine (pas pour moi) qui posent aussi du coup des soucis de présentation. De plus même si moi ça ne m’a jamais intéressé les filles qui mettent des accessoires et cosmétiques en étant dyspraxiques trouvent aussi que c’est une sacré galère. Il parait que des outils spécialisés pour aider face à cela sont vendus en boutique mais c’est fort cher et proposé par peu de magasins qui de plus ne sont pas très connus.

    4-Les tâches ménagères : Posent aussi à une minorité de dyspraxiques adultes des problèmes d’organisation (oui pour moi) et de motricité fine (non pour moi je gère là dessus), donc sur ça aussi nous galérons.

    La liste des tâches ménagères et trucs à faire pour l’hygiène est la présentation m’est un premier outil indispensable mais à lui seul pleinement insuffisant ; je sais aussi heureusement faire attention aux dates d’expiration même si on m’a appris à le faire en me terrorisant là dessus méthode déconseillée mieux vaut juste répéter ce geste jusqu’à ce qu’il rentre, faire des recettes de cuisine simples et rapides bien sur aussi avec des outils de cuisine adaptés j’ai aussi et je sais aussi plier mes habits. Seulement tout ça ne fonctionne que quand je suis en forme…la fatigue me fait perdre toutes ces capacités et je suis nettement plus souvent fatiguée qu’en forme.

    5-Trouver un emploi : Ceci et en une moindre mesure le conserver sont des choses dures à beaucoup d’adultes dyspraxiques dont moi à cause de nos problèmes d’organisation (pour moi ce n’est que pour cette raison) et pour beaucoup de soucis pour conduire (je ne sais pas le faire mais là où je vis et dans mon domaine de travail c’est très optionnel comme compétence donc je m’en fous), écrire à la main et taper à la machine. De plus certaines personnes avec dyspraxie ont du mal à s’exprimer clairement (ce n’est pas mon cas) ce qui leur rend encore plus difficile qu’aux autres dyspraxiques de trouver un traval.

    On dit qu’il faut faire du étape par étape dans sa recherche de travail je le fais mais ça ne m’a jamais suffit. Et presque toujours en fait pour travailler les dyspraxiques ont besoin de l’aide de quelqu’un pour l’organisation et je n’ai jamais rencontré quelqu’un de compétent pouvant m’aider en ce domaine et le problème que j’ai ce situe essentiellement là en terme de handicap en fait. S’entrainer aux entretiens d’embauche améliore les chances d’être pris mais seul ça ne suffit guère. Se faire des plans clairs et simples pour ne pas se paumer en cours de route vers le boulot de même. Ensuite bien sur il faut décider de si on se révèle comme dyspraxique ou pas à son employeur (bon moi vu que je ne peux pas bosser sans aménagements qui nécessitent de leur révéler ma RQTH la vie a décidé pour moi ; justement d’ailleurs la plupart des adultes dyspraxiques sont aptes à travailler mais si et seulement si les aménagements leur étant nécessaires sont vraiment mis en place.

    Et tout ça c’est cool mais pour moi c’est pas suffisant en fait je galère quand même sans y arriver malgré toutes ces aides déjà en place pour moi et que ma latéralité que partiellement acquise ne m’est pas vraiment un problème, mais en fait mon vrai souci de fond c’est que tout ça m’est impossible au quotidien car ça demande pour moi des efforts énormes que je peux faire que quand je suis très en forme et quand je les fais le résultat est la plupart du temps que je reste ensuite et la plupart des jours extrêmement fatiguée. Genre en gros je suis au mieux apte à ça une fois par semaine quoi. Le reste de la semaine je suis une loque sans énergie pour en récupérer.

    #dys #dyspraxie #neurodéveloppement

  • Contre la #récupération du #handicap par les personnes anti-#écriture_inclusive

    « billet pour dénoncer la récupération du handicap par les personnes qui s’opposent à l’écriture inclusive. Écrit par les personnes concernées par le validisme et le sexisme, ce billet demande aux personnes non concernées de cesser de brandir l’argument de la #cécité, de la #dyslexie ou de la #dyspraxie pour justifier leur position, et aux personnes concernées mais réactionnaires d’arrêter de parler au nom de toute la communauté handie » (Efigies Lyon, 15 décembre 2020 : https://efigies-ateliers.hypotheses.org/5274).

    –-> par les membres du Réseau d’Études HandiFéministes (REHF)
    Publié originellement sur Efigies, 15 décembre 2020

    Les membres du Réseau d’Études HandiFéministes (REHF), concernées pour la plupart par le sexisme et le validisme et chercheurses à l’université ou ailleurs, exprimons aujourd’hui notre désaccord et dénonçons la récupération du handicap pour justifier des positions anti- écriture inclusive, par des personnes généralement concernées ni par le sexisme, ni par le validisme. Au nom de la cécité, de la dyslexie ou de la dyspraxie, certain-e-x-s s’opposent à l’usage et au développement de l’écriture inclusive. Pour le REHF, il s’agit d’un argument doublement fallacieux.

    En premier lieu, cet argument tend à homogénéiser l’opinion de l’ensemble des personnes déficientes visuelles et avec des troubles dys. Il existe assurément des handi-e-x-s qui défendent l’écriture inclusive. Il est donc problématique que des personnes non concernées ne consultent pas ou s’expriment à la place des personnes concernées par le validisme, tout comme il est problématique que des personnes concernées ne considèrent pas la pluralité des discours sur ces débats. En effet, l’argumentation s’appuie parfois sur des textes publiés par des personnes handicapées, à l’instar de la lettre de la Fédération des Aveugles de France, intitulée « Les aveugles disent non au mélange des genres ». Le REHF doute fortement que l’ensemble des aveugles de France aient été interrogé-e-s sur la question. Par ailleurs, le REHF s’oppose aux points suivants1 :

    « […] Nous ne saurions pas mélanger les genres : si l’on peut dire et faire de la question de la construction de la langue un sujet qui aurait rapport avec une quelconque discrimination sexuelle, c’est là faire preuve d’une inculture incroyable et de confusion redoutable. »

    « C’est donc un bien pitoyable combat que celui de se battre à peu de frais contre une règle arbitraire, en la faisant passer pour le symbole d’une discrimination sociale. »

    Le mépris pour l’écriture inclusive dans ces deux extraits fait fi de toute une littérature scientifique sur la question. Tout d’abord, la sociolinguistique s’échine à montrer, depuis le XIXe siècle, qu’une langue est socialement construite et, à ce titre, qu’elle reflète les rapports sociaux dans leur ensemble. Donc lorsqu’il est dit que le masculin l’emporte sur le féminin, ce n’est pas sans raison, ni sans incidence. Loin d’être une règle arbitraire, cette oppression organisée discrimine et dissimule des populations dominées. Ensuite, l’histoire et la grammaire ont également révélé que cette hégémonie masculine au sein de la langue française est très récente (seconde moitié du XVIIe siècle), et qu’elle a entraîné une perte de vocabulaire, un vocabulaire aujourd’hui réinvesti par les défenseurses de l’écriture inclusive. Enfin, les études du discours ont expliqué que l’écriture inclusive n’est pas qu’une simple histoire de « mélange des genres ». Sur tous ces sujets, nous invitons nos interlocuteurices à se renseigner.

    En second lieu, l’argument du handicap pour les positions anti écriture inclusive n’est pas valide au niveau technique, et ce, à double titre. Premièrement, c’est placer le problème au mauvais endroit. Le souci, ce n’est pas l’écriture inclusive en tant que telle, mais, d’un côté, c’est la programmation des logiciels de synthèse vocale utilisés par les personnes déficientes visuelles, et, de l’autre, c’est l’absence d’éducation à ce sujet. De fait, lire un point médian avec un lecteur d’écran est, à l’heure actuelle, quelque chose de désagréable, voire d’incompréhensible. Mais si les programmateurices travaillaient à modifier cela, il n’y aurait plus de problème. Donc nous préférons condamner le sexisme qui préside à la programmation des logiciels, plutôt que l’antisexisme qui motive l’usage de l’écriture inclusive.

    Deuxièmement, il existe, dans l’état actuel des choses, de nombreux procédés qui permettent aux logiciels de synthèse vocale de lire confortablement l’écriture inclusive. Par exemple, il suffit d’intervenir dans le terminal du logiciel pour modifier la verbalisation du point médian, à condition d’avoir quelques compétences en informatique, ou d’avoir un·e valide sous la main qui daigne s’abaisser à cette tâche. Nous n’avons pas l’outrecuidance de dire que l’inculture n’est pas là où il paraît. Par exemple encore, il existe d’autres outils que le point médian, parfaitement lisibles par des lecteurs d’écran. C’est le cas des traits d’union (jusqu’à maintenant, nous croyons savoir que les déficient-e-s visuel-le-s n’ont pas demandé à supprimer les mots composés de la langue française), des points normaux ou des slashs, des répétitions de termes avec un accord en genre différent, des néologismes, etc. Nous pouvons donc écrire « auteurs et autrices », ou bien « auteurs-trices », ou encore « auteurices », et nos synthèses vocales, de même que nos oreilles, s’en portent très bien.

    Par ailleurs, la complexité de la langue française pour les dyslexiques (causée, en partie, par son opacité, c’est-à-dire par sa non-correspondance entre orthographe et phonologie) est une question qui doit être traitée dans son ensemble, et non pas à l’aune de l’écriture inclusive. Chercher à rendre la langue française accessible aux personnes dys est un travail qui, d’une part, mérite tout notre intérêt et, d’autre part, ne doit pas servir à évincer d’autres réformes linguistiques, telles que l’écriture inclusive, permettant de lutter contre d’autres discriminations, en l’occurrence le sexisme. Le REHF soutient donc la création de solutions ou alternatives non discriminantes.

    Nous notons aussi la manière dont les personnes neuro-atypiques (ou neuro-diverses), d’ordinaire évacuées de la plupart des discours dominants, se retrouvent souvent utilisées dès qu’il s’agit de contrarier l’utilisation de l’écriture inclusive ; notamment dans les sphères intellectuelles, scolaires ou encore universitaires, etc., et ce, malgré la méconnaissance évidente des enjeux neurologiques, neurocognitifs, neurocomportementaux, sociaux, de même que l’ignorance des précarités et des discriminations auxquels ces personnes font face au quotidien.

    Si l’utilisation de l’écriture inclusive et sa lecture représentent effectivement, pour les personnes dys et multi-dys, des enjeux et des efforts supplémentaires, c’est précisément parce que la langue française est sexiste. Et c’est pour pallier ces manquements qu’elle nous oblige à faire cette gymnastique, afin de faire exister, par les mots, celleux qu’elle oublie.

    Pour toutes ces raisons, le REHF défend l’usage d’une écriture inclusive pour toustes et par toustes. Pour une présentation détaillée des enjeux et des formes d’écriture inclusive, nous conseillons à nos interlocuteurices de cliquer sur le lien suivant : https://fondation-phi.org/fr/article/discriminations-liees-genre-langue-francaise

    Pour aller plus loin

    « Les discriminations liées au genre dans la langue française.Vers une plus grande inclusion des femmes et des personnes non binaires », par Anna Hains-Lucht, Fondation Phi, 2 novembre 2020 : https://fondation-phi.org/fr/article/discriminations-liees-genre-langue-francaise/#six

    https://academia.hypotheses.org/29829

    • Comprendre les troubles « dys »
      dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie, dysgraphie, dysphasie...

      Cette conférence est destinée aux parents, grands-parents, enseignants, AESH…

      Cette conférence s’adresse à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les « modes de fonctionnement cognitif » des enfants ayant des troubles « dys » afin de mieux les accompagner.

      Au cours de cette conférence nous aborderons ces 4 sujets :
      • comprendre les mécanismes cognitifs impactés dans ces différents troubles ;
      • appréhender les freins cognitifs et les points d’appui des enfants ayant ces troubles ;
      • repérer leurs manifestations spécifiques pour mieux les comprendre ;
      • mesurer les répercussions de ces troubles sur la personne de l’enfant et de l’adolescent et sur les apprentissages de l’élève.

      Le jeudi 14 novembre 2019 de 18h à 20h30
      Intervenante : Catherine Quilici

      https://www.youtube.com/watch?v=H23wrkjgrCM

      #dyslexie #dyspraxie #dyscalculie #dysorthographie #dysgraphie #dysphasie

  • Que la force soit avec vous ! - Bonne année XXL à tou-s-tes- #Douance #hpi #hqi #zèbre #précoce #précocité #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Dys #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Famille #Parentalité #Scolarité #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #atypisme #troublesdapprentissages #neurodiversité
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/que-la-force-soit-avec-vous

    A tous les enfants, les ados, les spéciaux, les #Dys, les #tda, les hauts potentiels leurs profs, parents, psys orthophonistes orthoptistes, les éducs, les animateurs, les aidants et tous les proches .... Toute la #Famille des C’est Nous ! vous souhaite l’énergie nécessaire, et même plus ! Le plein de tous ces petits instants de bonheur trouvés dans la joie d’une réussite, d’un dépassement... Que tout ceci permette bien plus de 2020 succès dans les parcours scolaires, périscolaires de nos enfants. Le (...) #Douance , hpi, hqi, précoce, précocité, zèbre, surdoué, surdouement, surefficient, hautpotentiel, gifted

    , Dys (...)

    #hpi #hqi #précoce #précocité #zèbre #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Parentalité #Scolarité #Tdah #adhd #zappeur #hyperactif #troublesdapprentissages #atypisme #neurodiversité #_Le_zinc

  • Bonne(s) vacance(s) à toutes et à tous ! - Quelques nouvelles, prochaines étapes- #Douance #hpi #hqi #zèbre #précoce #précocité #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #Triplées #sororité #fratrie #Dys #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #atypisme #troublesdapprentissages #neurodiversité
    https://www.c-nous.net/le-zinc/article/bonne-s-vacance-s-a-toutes-et-a-tous

    C’est officiel depuis 2 jours, nous sommes en vacances ! Des milliers d’écoliers, collégiens et lycéens de l’hexagone et d’outre-mer peuvent enfin souffler. Une pause estivale bien méritée, en particulier lorsque l’année scolaire a été éprouvante, pour les enfants, les ados fragilisés par des situations compliquées, des besoins spécifiques plus ou moins pris en charge. Et pour nous, l’année s’achève en demi-teinte. Les #Triplées passent en classe supérieure. Mais dans un contexte bien difficile à plus d’un (...) #Douance , hpi, hqi, précoce, précocité, zèbre, surdoué, surdouement, surefficient, hautpotentiel, gifted

    , Scolarité

    , Triplées

    , sororité, fratrie, #Dys (...)

    #hpi #hqi #précoce #précocité #zèbre #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #Scolarité #sororité #fratrie #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Handicap #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #troublesdapprentissages #atypisme #neurodiversité #_Le_zinc

  • L’école à mi-temps ? - Une piste pour les enfants à besoins spécifiques- #Scolarité #Dys #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #Tdah #tda #adhd #zappeur #hyperactif #Handicap #Douance #hpi #hqi #zèbre #précoce #précocité #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #atypisme #troublesdapprentissages #neurodiversité
    https://www.c-nous.net/les-tuyaux/article/l-ecole-a-mi-temps

    Scolariser un enfant qui en a besoin à temps partiel : voilà une idée qui pourrait faire bondir certains parents et enseignants. Le principe existe dans le cadre spécifique des élèves en « double cursus », c’est-à-dire pratiquant à haute dose et à côté de l’école une activité artistique (danse, musique...) ou sportive. Ce cas de figure répond à un besoin pratique. Celui de poursuivre autant que possible la scolarité de ces enfants et ces ados qui font le choix de se professionnaliser dans un sport ou un art (...) Scolarité

    , #Dys

    , dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie, troublesdys

    , #Tdah

    , tda, adhd, zappeur, hyperactif , #Handicap

    , #Douance (...)

    #Scolarité #dyslexie #dysorthographie #dyspraxie #dysgraphie #troublesdys #tda #adhd #zappeur #hyperactif #hpi #hqi #précoce #précocité #zèbre #surdoué #surdouement #surefficient #hautpotentiel #gifted #troublesdapprentissages #atypisme #neurodiversité #Les_tuyaux
    http://www.clg-la-malmaison-rueil.ac-versailles.fr/spip.php?article266

  • Un fil de discussion intéressant initié par @MoMdt pour celleux qui enseignent...

    Reprenons donc ? 1er cours de Présentation des méthodes en sciences sociales en L1 (son petit nom sera #PMSS) : globalement ça s’est bien passé - voilà donc ce qu’on y a fabriqué (et comment je l’ai fabriqué) #pédagogie_universitaire

    https://twitter.com/MorganeMdt/status/1043131517923418112
    –-> à défiler

    On y découvre notamment ces liens, vers des #ressources_pédagogiques :

    #Taxonomies d’objectifs d’apprentissage et exemples de verbes d’action


    https://www.unige.ch/dife/files/3514/5372/9196/Taxonomies-verbes-action_SEA-2015.pdf
    #taxonomie_de_bloom #Berthiaume #Daele #Krathwohl

    #Pédagogie et #handicaps

    Ces #fiches_pédagogiques ont pour objectif de promouvoir les bonnes pratiques à mettre en place pour compenser les contraintes liées au handicap mais aussi ses conséquences sur la vie étudiante des élèves concernés.

    #Anorexie (PDF, 540 Ko)
    #Autisme à haut niveau de fonctionnement (PDF, 590 Ko)
    #Dépression (PDF, 543 Ko)
    #Dyslexie (PDF, 591 Ko)
    #Dyspraxie (PDF, 608 Ko)
    #Handicap_auditif (PDF, 948 Ko)
    #Handicap_visuel (PDF, 1,09 Mo)
    #Trouble_bipolaire (PDF, 572 Ko)
    Trouble #déficit_de_l'attention avec ou sans #hyperactivité (TDA/H) (PDF, 611 Ko)

    http://www.sciencespo.fr/enseignants/fr/accompagnements/handicap
    #handicap

    Elaborer un #syllabus de cours (ou #plan_de_cours)
    https://www.unil.ch/files/live/sites/cse/files/shared/brochures/memento_syllabus_cours.pdf

    Le syllabus de MoMdt sur « Présentation des méthodes en sciences sociales (PMSS) »
    https://drive.google.com/file/d/1mgyc8kyhNnPYdw76DTUsS25W4HFLRsCC/view

    Et une chanson :
    "It’s In Your Syllabus"
    https://www.youtube.com/watch?v=M9DLZO1J8aQ&feature=youtu.be

    #enseignement #ressources_pédagogiques #pédagogie #apprentissage

  • Vers une exclusion des enfants dyslexiques du champ du handicap ? (Libération)
    http://www.liberation.fr/france/2016/04/07/vers-une-exclusion-des-enfants-dyslexiques-du-champ-du-handicap_1444449

    Des associations de parents s’inquiètent d’une sortie des troubles « dys » du domaine du handicap. D’une mise à l’écart progressive des élèves dyslexiques, dyspraxiques, dyscalculiques… C’est-à-dire atteints de troubles du langage et des apprentissages, qui ont été reconnus comme des handicaps en 2005.

    Tout le problème réside dans les plans d’accompagnement scolaires de ces enfants. Lorsqu’un élève est officiellement reconnu handicapé, il peut bénéficier d’un plan personnalisé de scolarisation (PPS). Mais un nouveau dispositif a été créé en janvier 2015, le plan d’accompagnement personnalisé (PAP), qui ne nécessite pas d’être reconnu handicapé, et ne permet pas la mise en place des mêmes aides. Plan de plus en plus utilisé pour les enfants « dys » au détriment du premier, selon parents et associations, qui se mobilisent contre sa généralisation.

    Il faut lire cet article en le replaçant, au-delà des dys, dans un contexte général de long terme. Nous sommes passés de difficultés de l’apprentissage (champs pédagogique) aux troubles de la cognition (champs médical). Puis dans la foulée de la loi de 2005, il y a eu une course au label « handicap » car hors des dossiers validés par les #MDPH, les aides ont en effet disparu (cf. #RASED). On est aujourd’hui en fin de processus, faire ressortir du champs de l’aide (et donc du handicap) un certain nombre de troubles.
    Au delà de la question de fond et du bien fondé des décisions successives, on retrouve une logique d’économie budgétaire.
    1/ Fin des aides pédagogiques les moyens sont concentrés sur les élèves à besoins spécifiques (-> économies, notamment sur le taux d’encadrement)
    2/ Avec la loi de 2005 (intégration des élèves handicapés), doctrine de scolarisation en milieu ouvert, ordinaire (les élèves en centre se retrouvent en CLIS, ceux de CLIS en classe ordinaire -> économies, notamment sur le taux d’encadrement) et transfert de la compétence aux départements (MDPH). Course au label « handicap » hors duquel il n’y a plus d’aides. Une partie des aide sont la présence d’#AVS décidées par la MDPH mais embauché.e.s par l’EN en nombre insuffisant sous des contrats précaires, parfois des #EVS (encore plus précaires) font office d’AVS.
    3/ Faire sortir certains troubles du champs du handicap : fin des aides (->économies).

    #éducation #handicap #troubles_cognitifs #difficultés_d'apprentissage #dyslexie #dyspraxie #dyscalculie

    • Voilà assez typiquement un exemple de repli discret de l’Etat, entièrement motivé, d’une part par la volonté de diminuer les dépenses, et d’autre part aussi de le faire à un poste de dépenses dont les cibles de ce repli seront à la fois peu nombreuses, plus faibles et moins enclines à se défendre. C’est évidemment un calcul cynique, et ce cynisme est de bout en bout, d’abord élaboré par des administrateurs haut placés, il sera conduit ensuite dans sa logique jusu’au dernier échelon de responsabilité, le guichetier ou la responsable de la MDPH qui aura beau jeu de dire que c’est pas moi, ce sont les directives que nous recevons en haut lieu.

      Et au dessus de cette logique, la même à l’oeuvre dans la guerre aux allocataires soit disant indûs (mais en fait qui ne sont pas aussi nombreux qu’ils devraient être à en bénéficier), il y a celle que c’est nécessairement du côté des dépenses de l’Etat que l’on regarde pour ce qui est d’équilibrer son budget et pas du tout du côté des recettes que l’on pourrait augmenter, en augmentant les impôts, ou, plus sûrement, en combattant l’évasion fiscale.

      Etonnament il y a un lien de sens direct entre les Panamas papers et les enfants dys dans ce pays.

  • TW TW TW violences sur enfants, #maltraitance

    « Ce n’est pas si grave après tout »
    « Il y a pire ailleurs »
    « D’autres souffrent plus que moi »
    Voilà le genre de phrases que j’aurais pu dire, il y a encore quelques temps et il m’arrive encore de le penser aux moments down de ma dépression.

    Je me taisais et souffrais en silence.
    N’étant même pas sûr-e de ma légitimité à me plaindre, comment est-ce que j’aurais pu le faire comprendre à d’autres ?
    Surtout que ce qui n’aidait pas c’est que ce n’était pas visible et quand je commençais à me plaindre , on me rappelait sans cesse qu’il y avait pire.
    Mais maintenant, j’ai choisi de parler et je ne compte plus m’arrêter
    Je ne compte plus me taire ni me laisser intimider (plus facile à dire qu’à faire).
    http://viedelamia.canalblog.com/archives/2015/12/18/33084204.html
    #stopVEO #dyspraxie #hiérarchisation #minimisation #psychophobie #souffrance #violences #fessée #violences_psychologiques #chatiments_corporels

  • Dyslexie, dyspraxie, dysphasie... Comment savoir si mon enfant est concerné ? (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/education/dyslexie-dyspraxie-dysphasie-comment-savoir-si-mon-enfant-est-concerne_1721

    La famille des troubles « dys » est étendue, avec des répercussions très variables sur la vie scolaire, professionnelle et sociale. En France, d’après l’académie de médecine, 8% des enfants souffrent de l’un de ces troubles. Pour la Fédération française des Dys, 4 à 5% des élèves d’une classe d’âge seraient dyslexiques, 3% seraient dyspraxiques, et 2% dysphasiques.

    #éducation #enfants #dyspraxie #dysphasie #dyslexie

    Notons que :

    Ainsi, une observation récente a montré qu’il y avait beaucoup plus d’enfants dyspraxiques détectés à Versailles, ville plutôt favorisée socialement, qu’à Mantes-La-Jolie, ville plus défavorisée. Or, ces troubles n’ont rien à voir avec le milieu des enfants. C’est le milieu dans lequel évoluent ces enfants qui va permettre, ou pas, de bien détecter ces troubles.

    #inégalités

    Pour le reste pour résumer :
    – les enseignants ne sont pas formés pour être en mesure de détecter et prendre en charge les élèves concernés
    – les centres spécialisés croulent sous les demandes de bilan au détriment du suivi des enfants réellement atteints de ces troubles
    – les examens nécessaires ne sont pas remboursés
    – l’éducation nationale qui n’a jamais les moyens de ses affichages laissent familles et enseignants se débrouiller

    En pratique, les choses ont changé depuis janvier 2015, avec l’apparition des PAP (plan d’accompagnement personnalisé), mis en place par le ministère de l’Education nationale. C’est censé être plus simple et plus facile, et certaines MDPH commencent donc à orienter les parents vers ce PAP. Problème : cela contribue à fragiliser les diagnostics. Le PAP peut être mis en place après validation du médecin scolaire, après un seul avis isolé, sans passer par tous les bilans dont j’ai parlé. Et c’est ensuite l’enseignant de l’enfant qui, dans une liste pré-établie, va cocher les aménagements dont il pense que l’enfant a besoin. L’enseignant va faire ses « courses » sans jamais avoir été formé à la prise en charge des troubles dys. Même avec des personnes de bonne volonté, on imagine bien les conséquences : des diagnostics approximatifs, et des prises en charge pas toujours adaptées.