#echirolles

  • Table ronde « #logiciels_libres », avec #Framasoft, à l’Assemblée Nationale
    https://framablog.org/2026/06/18/table-ronde-logiciels-libres-avec-framasoft-a-lassemblee-nationale

    Depuis février 2026, la commission d’enquête « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » est conduite, à l’Assemblée nationale par Cyrielle Chatelain (rapporteure) et Philippe Latombe (président). … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #G.A.F.A.M. #Libertés_numériques #April #assemblée_nationale #audition #Echirolles #FranceNumériqueLibre #logiciel_libre #mastodon

  • Passage au libre : moins dépenser, mieux investir !

    C’est un principe de base de la bonne gestion d’une collectivité : l’#investissement crée de la valeur durable, alors qu’une hausse des charges de fonctionnement consomme des ressources chaque année sans enrichir le patrimoine communal. C’est la raison pour laquelle le recours à l’emprunt pour alimenter le budget de fonctionnement est interdit. C’est aussi pour cela que les collectivités recherchent en permanence des pistes d’économies en coûts de fonctionnement.

    Par l’utilisation massive du mode #SaaS, du cloud, des licences logicielles et des contrats de maintenance ou de support, l’écosystème numérique impacte directement, et de façon toujours plus importante, ce budget de fonctionnement que nous essayons à toute force de maîtriser.

    Le passage aux #logiciels_libres, quand il s’accompagne d’un effort de #ré-internalisation des #compétences et d’une politique volontaire d’#auto-hébergement des solutions, est de ce point-de-vue là particulièrement vertueux. Associé à une politique de #recrutement et une #réorganisation favorisant les #compétences_techniques et l’#autonomie du service, il transforme, petit à petit, des #coûts de fonctionnement en investissements.

    Quelques exemples à #Échirolles () :
    La diffusion en direct du conseil municipal

    Le projet a nécessité l’achat de 3 caméras-tourelles et d’un switch POE pour un montant d’environ 6 000 €.

    La solution a été installée et paramétrée par la DSI. La diffusion est assurée depuis un PC sous Linux avec le logiciel libre OBS Studio, configuré avec le protocole NDI (pour l’intégration temps réel du son et de l’image) et le plugin PTZ Control (pilotage des caméras depuis la régie).

    Diffusé sur le serveur Peertube de la ville et intégré sur le site web de la ville, il est réalisé par un agent du service communication. Le rendu est de qualité, avec affichage de la date, de l’heure, du nom de l’élu rapporteur et de la délibération. La solution est d’une simplicité et d’une stabilité rares, sans aucun problème technique depuis plus de 4 ans. L’intégration de la visioconférence, basée sur le logiciel BigBlueButton de la collectivité, a été pensée pour permettre une prise de parole à distance si nécessaire.

    Si d’autres collectivités ont fait le choix de s’appuyer sur des prestataires et, parfois, de louer le matériel, avec un impact important sur le budget de fonctionnement, l’achat de matériel, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation en interne ont permis de mettre en place cette solution de qualité pour un total de 6 000 €, un investissement facilement amorti.
    L’affichage de l’information municipale

    5 écrans diffusent en direct, partout dans la ville, l’information municipale rédigée par le service communication.

    Dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville, cette présentation alterne avec une représentation graphique, en temps réel, de la production électrique des panneaux solaires qui se trouvent sur le toit du bâtiment. Dans les 4 maisons des habitant⋅es de la ville, la communication municipale est également diffusée, en alternance avec des informations propres à chaque établissement.

    Cette solution, conçue en interne, repose sur des PC fixes sous #Linux (des mini-tours) reconditionnés par le service. La partie logicielle est un triptyque Debian server/Openbox/Openkiosk, des logiciels libres connus pour leur légèreté et leur stabilité. Les mises à jour sont automatiques (unattended-upgrade). Chaque écran démarre en quelques secondes et la présentation est mise à jour depuis slides.com, le site vitrine du mainteneur de reveal.js, un logiciel libre également. #Meshcentral, le logiciel libre de gestion quotidienne du parc utilisé à Échirolles, permet de prendre la main sur n’importe quel écran et apporter un soutien technique en cas de besoin. Grâce à la fonctionnalité de partage de slides.com, le service communication peut apporter son aide à chacune des structures pour ce qui concerne le contenu.

    Simple et fiable, ce service repose sur l’achat des écrans et, quand c’est nécessaire, une prestation de câblage pour la connexion réseau. Des investissements durables et rapidement amortis.

    Ces deux exemples (il y en a de nombreux autres) illustrent comment, par un pilotage stratégique fin, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation des projets en interne, il est possible de mettre en place des solutions avancées sans oblitérer le budget en fonctionnement de la collectivité.

    L’utilisation de logiciels libres permet de transformer des coûts de fonctionnement en investissements durables et participe de façon significative à la maîtrise budgétaire de la collectivité.

    () Ces solutions ont fait l’objet d’une publication sur le site public de documentation de la ville : https://documentation.echirolles.fr.

    https://grenoble.ninja/passage-au-libre-moins-depenser-mieux-investir
    #résistance #gafam #dégafamisation #logiciels_libres #linux #alternative #informatique #logiciels

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    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • La mort annoncée des centres de santé qui soignent les inégalités
    https://reporterre.net/L-Etat-signe-la-mort-brutale-et-incomprehensible-des-centres-de-sante-co

    Le gouvernement veut couper les financements des centres de santé communautaire. Des milliers de patients, notamment précaires, risquent de perdre un accompagnement global « indispensable et précieux ».

    Sans idéologie, le gvt flingue la mutualisation et l’entraide communautaires.

    • Le premier ministre met fin à l’expérimentation de la santé communautaire dans les quartiers populaires
      https://www.mediapart.fr/journal/france/050226/le-premier-ministre-met-fin-l-experimentation-de-la-sante-communautaire-da

      Depuis 2021 étaient financées, de manière expérimentale, 26 structures de santé dans des quartiers populaires, qui ont fait leur preuves. Mais le couperet budgétaire vient de tomber : l’expérimentation cesse, et les centres concernés ne pourront plus compter que sur des aides de l’État très fortement diminuées.

      « On nous prive du jour au lendemain de l’essentiel de nos financements, on est menacés de fermeture dès le mois d’avril. C’est un tel mépris institutionnel des professionnels, un manque de respect total pour les habitants des quartiers populaires. Depuis hier, on leur distribue des tracts à l’accueil. Ils nous soutiennent et ils nous disent : “vous étiez à notre fête de quartier”, “vous avez accompagné notre sortie scolaire”. On fait partie de la vie des gens », résume Élisa Francfort, coordonnatrice du Château en santé, situé au pied des barres d’immeubles du quartier Kalliste à #Marseille (Bouches-du-Rhône).
      Mediapart a consacré de nombreux reportages à ce centre de santé (ici et là) , mais aussi à la Case de santé à #Toulouse (Haute-Garonne), au Village 2 santé à #Échirolles, près de Grenoble (Isère), à la maison de santé Pyrénées-Belleville à #Paris, ou encore à la Place Santé, au cœur de la cité des Francs-Moisins à #Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

      Ces structures sont des pionnières de la #santé communautaire en France, qui mélange du #soin et du travail social pour aller vers les habitants des #quartiers_populaires, souvent éloignés des soins, isolés, égarés dans les méandres du système de santé, sans droits, etc.

      Depuis juin 2025, les acteurs et actrices du secteurs réclamaient une réunion au ministère de la santé, pour enfin être informé·es des « arbitrages » sur leur modèle. Elle a eu lieu le jeudi 29 janvier. La médecin généraliste Dora Lévy explique : « On s’attendait à une baisse de nos financements. Mais pas à ça ! » « Pendant vingt minutes, ils nous ont expliqué qu’ils voulaient nous sécuriser. Ils l’ont dit vingt fois », complète Élisa Francfort.

      Finalement, le conseiller de la ministre de la santé, Stéphanie Rist, leur a annoncé leur entrée dans le dispositif #France_santé, voulu par le premier ministre Sébastien Lecornu. Une labellisation de cent vingt maisons de santé qui bénéficieront d’une subvention de 50 000 euros par an. « Notre cahier des charges n’a rien à voir, et notre enveloppe budgétaire non plus », déplore la docteure Lévy. La maison de santé Pyrénées-Belville perçoit par exemple « 600 000 euros par an de subventions ».

      La fin d’une « dynamique incontestable »

      Cette réunion a donc acté la fin de l’expérimentation de vingt-six structures d’exercice coordonné participatives (Secpa), labellisées par le ministère de la santé en 2021 et 2022 dans des quartiers populaires de Dunkerque à Poitiers, ou de Belfort à Valence. Elles bénéficiaient d’un financement de 10 millions d’euros par an environ, soit 380 000 euros en moyenne par structure.

      « C’est le ministère de la santé qui est venu nous chercher pour qu’on développe notre modèle dans le cadre d’une expérimentation », rappelle Élisa Francfort. « Ils ont pris conscience des inégalités de santé pendant le #covid_, prolonge Benjamin Cohadon, coordonnateur du Village 2 santé d’Échirolles. _Car la mortalité a été très forte dans les quartiers populaires, là où vivent les “premiers de corvée” », c’est-à-dire les soignant·es, caissières, livreurs, éboueurs, etc., en première ligne durant la pandémie.
      « On a travaillé avec eux sur le cahier des charges, poursuit la médecin généraliste Jessica Guibert, l’une des fondatrices du Village 2 santé. On a pu développer ce qu’on faisait jusque-là en bricolant : pas seulement des soins, mais aussi de l’accès aux droits, de l’interprétariat, des groupes ou des ateliers dédiés à l’alimentation, à la lutte contre les violences et les discriminations, à la prévention des risques du travail, etc. Car tout cela a un impact sur la santé. »

      La méthode de l’#expérimentation prévoyait une évaluation avant une éventuelle #généralisation. Entre 2024 et 2025, ces vingt-six structures ont donc été évaluées à plusieurs reprises, toujours de manière positive. En avril 2025, le conseil stratégique de l’innovation en santé, qui dépend du ministère de la santé, a voté « à l’unanimité » pour leur entrée dans le droit commun parce qu’il les juge « efficaces », portées par une « dynamique incontestable ».

      Tout semblait donc prêt pour l’entrée de la #santé_communautaire dans le droit commun en France. Le processus a suivi son cours sous les nombreux et nombreuses ministres de la santé qui se sont succédé. Mais au moment de trouver des financements pérennes, le couperet budgétaire est tombé.

      « On a investi beaucoup d’énergie, on a embarqué des équipes, des habitants du quartier, on a augmenté le nombre de nos patients, qui sont de plus en plus lourds. Certains ont investi dans de nouveaux locaux, parfois sur leurs propres fonds, et ne pourront pas se retourner », met en garde Dora Lévy.

      « Pérennisées et financées », mais...

      De très nombreuses études scientifiques (par exemple ici) ont pourtant démontré l’efficacité de cette approche de la santé, y compris d’un point de vue économique : les patients vont mieux, et leurs frais de santé en sont donc diminués. En 2021, les pouvoirs publics semblaient l’avoir compris.
      Mais c’est surtout « un bon modèle de santé, aux effets bénéfiques, poursuit Dora Lévy. On fait sortir les gens de situation terribles d’isolement, de maladie, de violences. Nous, les médecins, nous ne sommes plus tout seuls, démunis face à des situations très complexes. »

      Dans le quartier parisien Pyrénées-Belleville, la maison de santé s’adresse aux populations d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale, d’un foyer de travailleurs migrants, de personnes âgées très isolées dans cet arrondissement parisien, visitées à domicile par les équipes d’infirmiers et d’infirmières.

      À Marseille, le Château en santé emploie un médiateur qui est aussi interprète pour la population turque et kurde, très nombreuse dans le quartier. À Échirolles, le recours à un service d’interprétariat a été généralisé, car « on s’est rendu compte que l’interprétariat par des proches pouvait être très néfaste », explique Jessica Guibert.

      Elle insiste aussi sur le travail « des accueillant·es » qui va bien au-delà du secrétariat : « Elles prennent des rendez-vous pour les patients, coordonnent leurs parcours, les orientent dans un système de soins de plus en plus complexe. »
      Lors des questions au gouvernement, mardi 3 février, la député écologiste de l’Isère Cyrielle Chatelain a interpellé le premier ministre Sébastien Lecornu. Il a assuré que « les vingt-six structures Secpa seront bien pérennisées et financées ». Puis il a botté en touche vers la ministre de la santé, Stéphanie Rist, qui « précisera dans les heures qui viennent les sommes qui leur seront allouées ».

      Contacté par Mediapart, le ministère indique que « la décision de généraliser cette expérimentation a été prise ». Seulement, il faut encore « définir un modèle financier pérenne », ce qui sera fait « très prochainement », promet-il. Les agences régionales de santé et les collectivités locales seront mises à contribution. La santé communautaire ne sera donc pas étendue et restera un modèle réservé à quelques territoires seulement, porté à bout de bras par des militant·es.

      Les structures existantes ne se font guère d’illusions sur la possibilité que le ministère aille plus loin que les 50 000 euros annuels annoncés. Aux yeux de Benjamin Cohadon, « c’est un signal dramatique : il n’y pas de continuité de l’État. Dans trois mois, je dois licencier des gens dans un quartier populaire ».

      Non mais oui quoi, on va pas raquer pour soigner un système de santé qui reste le meilleur du monde.

      #accès_aux_soins #droit #guerre_aux_pauvres

  • Vers des #collectivités libres

    Les collectivités et administrations diverses sont-elles définitivement soumises aux desiderata de #Microsoft ? Une dynamique s’enclenche pour basculer vers le libre, avec à la clé une #souveraineté retrouvée, de substantielles économies et un #impact_écologique largement amoindri.

    Pour des collectivités ou des administrations, la facturation des mises à jour de sécurité de Windows peut avoir des conséquences économiques lourdes. Microsoft, en effet, n’y va pas avec le dos de la souris : la firme entend les faire payer 53 euros par poste la première année, tout en prévenant que le prix doublerait à chaque année supplémentaire. Étudions un cas au hasard : prenons une petite ville… disons en Isère… au pif, #Echirolles. Cette municipalité de 38 000 habitants, située au sud de Grenoble, s’appuie sur un parc d’environ 1 500 ordinateurs. Mettre à jour toutes ses machines lui coûterait environ 80 000 euros la première année – sans compter les bouzins trop anciens pour supporter #Windows_11 et qu’il faudrait donc renouveler. Les prix doublant année après année, elle aura déboursé plus d’un demi-million d’euros au bout de trois ans, uniquement pour ces mises à jour. Juste parce que des petits génies du service commercial de Microsoft ont eu l’idée de faire payer ce qui était gratuit jusque-là.

    Panique sur l’Hôtel de ville échirollois ? Au contraire, calme olympien ! « Nous ne paierons aucune mise à jour », nous certifie, voix paisible, presque amusée, le directeur de la stratégie et de la culture numériques de la commune, Nicolas Vivant. Avouons-le maintenant, nous n’avons pas du tout choisi Échirolles par hasard : c’est l’une des communes françaises les plus en pointe dans le passage à #Linux et au #logiciel_libre. Une transition démarrée en 2021 avec l’adoption, à l’unanimité du conseil municipal, du schéma directeur « Échirolles numérique libre », établissant une ligne directrice jusqu’aux prochaines municipales de 2026.

    Logiciels libres et services publics

    Comme son nom l’indique, ce document acte notamment la volonté de s’orienter vers du logiciel libre. Moins, d’ailleurs, par souci économique que pour être en cohérence avec les #valeurs défendues par le conseil municipal de cette mairie historiquement communiste. « C’est sûr que si on veut être cohérents, il vaut mieux éviter de donner notre argent à une multinationale américaine », s’amuse Nicolas Vivant. Le document adopté observe : « Travail collaboratif au service de toutes et tous, transparence, une recherche de profit qui, quand elle existe, n’est que secondaire et orientée vers la réussite d’un projet commun… Les valeurs liées aux logiciels libres sont proches de celles du service public ». En outre, ces logiciels « sont et seront l’une des garanties de notre souveraineté numérique et d’une utilisation raisonnée des ressources informatiques ». Quatre ans plus tard, la manœuvre de Microsoft rend malgré elle hommage à la clairvoyance de ces élu·es… La volonté politique étant clairement établie, il restait à la traduire en actes. Basculer du jour au lendemain sur du libre, un particulier peut le faire, pas une collectivité. « On a commencé par travailler sur tout ce qui était invisible par les utilisateurs, par exemple tout ce qui est serveurs de fichiers, précise Nicolas Vivant. Que ces serveurs tournent avec Windows ou Linux, tout le monde s’en fout, pourvu que les fichiers soient accessibles et permettent de travailler en équipe. » La messagerie, l’intranet, la visioconférence… Toute l’infrastructure fonctionne désormais grâce à des logiciels libres.

    « J’ai une visibilité »

    Les choses deviennent un peu plus sensibles lorsqu’il s’agit de toucher aux ordinateurs des agents. Il y a souvent des peurs qu’il faut lever, un certain confort à utiliser des logiciels qu’on connaît déjà. Ce n’est pas pour rien que Microsoft biberonne la planète avec ses logiciels, allant jusqu’à les offrir à l’Éducation nationale ou à des organismes de formation. « On est sur une démarche de migration qui est lente, progressive, pragmatique », indique Nicolas Vivant, l’idée générale étant de basculer d’abord tous les logiciels sur du libre, afin qu’au final, le passage de Windows à Linux soit totalement indolore. Le changement du système d’exploitation est donc la dernière étape du processus. 6 % des postes ont déjà franchi la ligne, avec l’objectif de multiplier ce chiffre par trois dans les deux prochaines années.

    Le chemin vers la liberté est long, mais porte rapidement ses fruits : sur un budget informatique d’un million d’euros, l’utilisation massive de logiciels libres permet déjà à Échirolles d’économiser environ 350 000 euros par an ! « Et j’ai une visibilité sur le budget des années à venir, car je ne suis pas à la merci des décisions de Microsoft », ajoute Nicolas Vivant.
Pour Bertrand Maes, adjoint en charge du numérique à la mairie de Lyon, elle aussi engagée dans une migration vers le libre, ces économies ne doivent pas constituer une fin en soi. « Le temps de faire la bascule, on a décidé de ne pas lésiner sur l’accompagnement des agents. Car si le changement se fait mal, que les agents se sentent mal accompagnés, ça peut vite générer de la grogne et inciter les politiques suivants à revenir en arrière. »
    La roue de la croissance infinie…

    Dans cette municipalité dirigée par un maire EELV, « deux des grands axes que nous nous sommes fixés en matière de numérique sont la sobriété et la souveraineté. La façon de cocher ces deux cases, c’est d’aller vers du logiciel libre », exprime Bertrand Maes. Car le libre, et in fine Linux, permet aussi d’allonger considérablement la durée de vie des ordinateurs. Windows réclame en effet de plus en plus d’espace et de puissance, et finit par saturer la machine. Linux est nettement plus sobre. « Derrière Microsoft, il y a aussi les fournisseurs de processeurs, de cartes graphiques, les Intel, Invidia, etc, qui ont besoin d’énormes capacités d’investissements, donc de vendre beaucoup de puces et de processeurs. Ils poussent à faire des logiciels plus gourmands », et c’est la roue de la croissance infinie et de la catastrophe environnementale qui continue de tourner, observe Bertrand Maes.

    Cette roue qui mènera immanquablement à Windows 12, lequel sera certainement encore plus gourmand que son prédécesseur. L’arrivée de l’intelligence artificielle pourrait marquer un nouveau bond des capacités requises et donc rendre encore plus d’ordinateurs obsolètes… Selon l’élu lyonnais, on se trouve donc « à un moment où les choix des collectivités vont être particulièrement engageants. Par exemple au moment de renouveler du matériel : est-ce qu’il faut dès maintenant prévoir des ordinateurs très puissants qui pourront peut-être supporter Windows 12, ou rompre avec cette logique du toujours plus ? »

    https://lagedefaire-lejournal.fr/vers-des-collectivites-libres
    #collectivités_territoriales

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  • "Ça fonctionne de la même façon," la ville d’#Échirolles choisit un logiciel libre pour remplacer #Windows

    Ce mardi 14 octobre, Microsoft a mis fin aux mises à jour de sécurité automatiques pour #Windows_10. Pour de nombreux utilisateurs, installer #Windows_11 n’est pas possible, faute d’ordinateurs compatibles. L’une des solutions est de passer aux logiciels libres et donc de ne plus dépendre du géant américain. Un choix fait par la mairie d’Échirolles, en Isère.

    Ce mardi 14 octobre signe la fin de Windows 10, si vous n’avez pas pris soin de migrer vers Windows 11, votre ordinateur ne recevra plus de mises à jour de sécurité ni de correctifs, il s’expose donc aux logiciels malveillants. Pour certains, cette mise à jour n’est pas possible, il faut donc racheter un ordinateur ou passer à l’utilisation d’autres systèmes d’exploitation, comme c’est le cas pour plusieurs employés de la mairie d’Échirolles.
    Des ressemblances

    Assise à son bureau, Anastasiya nous montre l’architecture de son poste de travail. Depuis un an, elle n’utilise plus Windows, mais Linux, un système d’exploitation libre et gratuit et dont l’apparence ressemble au bien connu système américain.

    « Quand j’allume mon ordinateur, j’arrive sur mon bureau, j’ai ma barre d’outils, ma barre de recherches, ça ressemble à un menu Windows tout à fait classique », explique la cheffe du pôle communication.

    « J’ai mon explorateur de fichiers qui est similaire, mes documents, mes images », détaille-t-elle. « Pour mon poste et ce que je fais, ça fonctionne de la même façon. »

    Économique et écologique

    Sur les 1 000 postes de travail de la mairie d’Échirolles, 100 sont équipés de Linux, soit 10 % du parc. Les autres sont encore sous Windows, mais utilisent des logiciels libres, comme Libre Office pour remplacer Word et Excel.

    « On travaille avec les mêmes outils qu’avec les collègues qui sont encore sous Windows. On a des compatibilités au niveau de nos applications et on peut se partager nos fichiers grâce au cloud », ajoute Anastasiya Shabatyuk.

    Pour Aurélien Farges, l’élu au numérique de la Ville, ce n’est qu’un début. Il souhaite à l’avenir élargir l’utilisation de Linux à d’autres postes de travail :

    « Le logiciel libre répond à notre impératif de souveraineté sur les données, il répond à un autre enjeu aussi, c’est celui de l’empreinte environnementale du numérique. Grâce à Linux, on a réussi à prolonger la durée de vie de notre parc de matériel de deux ans. Et puis, il répond aussi à un impératif d’économie de gestion. »

    #Souveraineté_numérique

    Dans cette logique de souveraineté numérique, toutes les données sont hébergées et stockées dans le sous-sol de la mairie d’Échirolles grâce notamment à l’utilisation du logiciel libre :

    « Parce que nous sommes maîtres de notre système informatique, nous sommes maîtres de nos données. Donc ça a l’avantage de pouvoir protéger les données et d’être responsabilisé sur la protection des données des habitants et ça a l’avantage aussi de ne pas être dépendant d’un acteur extérieur en cas de problème », explique Nicolas Vivant, le directeur de la stratégie numérique à la Ville d’Échirolles.

    La mise en place des logiciels libres au sein de la maire a permis d’économiser, selon l’élu au numérique, près de deux millions et demi d’euros sur l’ensemble du mandat.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/ca-fonctionne-de-la-meme-facon-la-ville-d-echirolles-choi

    #Echirolles #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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  • Échirolles libérée ! La dégooglisation (5)
    https://framablog.org/2023/04/07/echirolles-liberee-la-degooglisation-5

    Voici aujourd’hui le 5e et dernier article que Nicolas #Vivant consacre à la dégooglisation de la ville d’Échirolles (si vous avez raté les épisodes précédents). Maintenant que les outils sont en place, il est temps d’envisager comment la #mutualisation et … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Migration #Témoignages de_« dégooglisation » #ActivityPub #decentralisation #Echirolles #EPCI #mastodon #Nextcloud #PeerTube #résilience #Signal #wordpress #Zammad

  • Échirolles libérée ! La dégooglisation (2)
    https://framablog.org/2023/03/17/echirolles-liberee-la-degooglisation-2

    Voici le deuxième volet du processus de dégooglisation de la ville d’Échirolles (si vous avez manqué le début) tel que Nicolas Vivant nous en rend compte. Nous le re-publions volontiers, en souhaitant bien sûr que cet exemple suscite d’autres migrations … Lire la suite­­

    #Enjeux_du_numérique #Migration #Témoignages de_« dégooglisation » #arborescence #big_data #cloud #DSI #Echirolles #équipe #feuille_de_route #GED #logiciel_libre #municipalité #Nextcloud #schéma_directeur #serveurs

  • #ANVITA, #association_nationale_des_villes_et_territoires_accueillants

    Sur la base de nos expériences, nous faisons des propositions adaptées afin de répondre aux impératifs de l’urgence et de l’inclusion de toutes personnes de manière inconditionnelle.

    Les objectifs de l’association sont :

    – Rassembler les élu.e.s des majorités et des oppositions ainsi que les services confrontés aux problématiques d’accueil des migrant.e.s sur nos territoires

    – Mutualiser les bonnes pratiques et les savoirs en matière d’accueil et d’intégration, déclinés sur chaque politique publique locale

    – Accompagner les élu.e.s souhaitant accueillir sur leur territoire, par la mise à disposition de bonnes pratiques et par la mise en relation d’élu.e.s accueillant.e.s avec des élu.e.s souhaitant accueillir

    – Mobiliser les élu.e.s autour des enjeux liés aux politiques migratoires actuelles

    – Mettre en place une coordination nationale permettant d’associer aux élu.e.s, les migrant.e.s, les acteurs associatifs, les collectifs citoyens, les juristes et les chercheur.e.s impliqué.e.s sur la question de l’accueil
    Mettre en place un cadre de dialogue avec l’Etat pour construire une stratégie nationale d’accueil

    – Contrer les atteintes à l’éthique et aux droits fondamentaux et soutenir, accompagner, impulser, organiser des actions de soutien aux migrants avec les acteurs dans leur grande diversité (sur les terrains divers : juridique, médiatique, politique, etc.)

    https://villes-territoires-accueillants.fr
    #asile #migrations #France #réseau #villes #urban_matter #solidarité #accueil #France

    v. aussi la métaliste sur les villes-refuges :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • ITINERAIRES Habitants #Villeneuve #Echirolles

    Selon la méthode des itinéraires du sociologue #Jean-Yves_Petiteau, ce recueil regroupe 15 itinéraires, qui, par leurs #récits, nous emmènent à la rencontre de la Villeneuve Échirolles. À travers les yeux, les paroles et les pas de 15 personnes, se dessine un #territoire de vie.

    https://issuu.com/jenniferbuyck/docs/itineraire_habitants_villeneuve_ech
    #itinéraires #photographie #parcours_commentés #parcours
    ping @reka

  • Libérez la santé !

    En septembre 2016, après quatre ans de préparatifs, une association regroupant médecins, accueillants, travailleurs sociaux et paramédicaux a ouvert un centre de « santé communautaire » à Echirolles : le Village 2 santé, proche du quartier du Village 2. Alors que la troisième ville de l’agglomération voit ses médecins partir à la retraite sans être remplacés, l’arrivée des « jeunes médecins » est plutôt vue d’un bon œil.

    "Quelques particularités le distinguent d’un centre de soins classique. La plus frappante pour nos imaginaires de crypto-marxistes est l’égalité salariale au sein de l’équipe, des travailleurs sociaux aux médecins : onze personnes pour l’instant, qui se réunissent chaque semaine et s’organisent de façon non hiérarchique. Une autre est qu’il se revendique de la santé communautaire : pour faire court, un « système de santé pensé avec et pour toutes et tous » plutôt qu’imposé. Une troisième est que le Village 2 santé a choisi de s’implanter dans un quartier très populaire, longtemps 100 % HLM avec les loyers les plus bas de l’agglo."

    "À l’inauguration, le maire Renzo Sulli les félicite mais s’interroge comme tout le monde sur le mot « communautaire. » Il a reçu des appels de citoyens qui se demandent si c’est réservé aux musulmans. « On pourrait enlever communautaire », non ? Sylvette Rochas, son adjointe, lui a répondu : « Oui c’est comme dans parti communiste, on pourrait enlever communiste ? » Le maire n’a plus rien dit ; il est justement communiste. Quant au mot communautaire, assimilé en France et à tort au communautarisme, il est employé sans crainte en Belgique, en Angleterre, outre-Atlantique pour désigner ce « système de santé pensé avec et pour toutes et tous »… « Ça fait que trente ans qu’on en parle, c’est encore un peu tôt », ironise Alex."

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    https://www.lepostillon.org/Liberez-la-sante.html

    #Santécommunautaire

  • Nouvelles #de France sous état d’urgence
    https://nantes.indymedia.org/articles/36061

    Manifestations policières, expulsion de #calais, médias aux ordres. Deuxième automne en France sous état d’urgence : quelques nouvelles d’une période grise.

    #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #actions #directes #quartiers #populaires #immigration #sans-papieres #frontieres #echirolles #lyon #Nantes #Répression,Resistances,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,quartiers,populaires,immigration,sans-papieres,frontieres