• Rick Roderick on Marcuse - One-Dimensional Man [full length] | 45 Min.

      https://www.youtube.com/watch?v=WNAKr1TQ0xc

      This video is 4th in the 8-part video lecture series, The Self Under Siege: Philosophy in the Twentieth Century (1993). Lecture Notes:

      I. Marcuse became a pop figure, the philosopher of the 60s. He expressed a key contradiction in modernity. Modernity is “enlightenment”, the end of myth and dogma, the power of reason; but it is also the rise of technology, capitalism, specialization, instrumental reason and the return of myth and dogma. The enlightenment built an intellect powerful enough to surrendering dogmatically before the powers of technology. This is the “Dialectic of Enlightenment” as analyzed by Herxheimer and Adorno and popularized by Marcuse. II. Instrumental rationality, information-based individual reason, leads to irrational outcomes. Individual monologic rationality is not rational in the totality of overall system. How did the force of the love of reason become itself unreasonable? The self cannot escape siege under the sway of instrumental reason alone, it drains the world of meaning and leads to the entwinement of myth and enlightenment. The film “Dr. Strangelove” is one long example of the contradictions outlined by Marcuse. III. Instrumental reason is the product of a one-dimensional society that produces one-dimensional human beings. Marcuse criticizes our society along at least two dimensions. First, the inner dimension: anxiety, despair, nausea and a massive industry in drugs to deal with these pathologies. A society of addicts. Second, the outer social world: alienation (separation from the subject and the object and the self in Marx’s sense); rationalization (bureaucracy and technical action in Weber’s sense). These produce a one-dimensional culture or banality which reduces human suffering and human desire to trivia and image.

      IV. Such humans have by now become deeply skeptical and cynical about almost everything; in particular, the government and the culture industry. Beyond that, we are becoming skeptical about our history, our meaning, our purpose and the general fate of the species.

      V. Marcuse’s method of criticism is called internal critique which measures a society against its own historically accumulated concepts and ideals in order to point out the gap between the actual social practices and the principles.

      VI. Marcuse also never lost faith in the human species to reconstruct itself, to begin anew. This hope of liberation transcended the field of economics and standard Marxism, as well as the achievements of the so-called free and democratic world of today. He also rested his hope in the possibility of that the self could be won against the odds. Today, unfortunately, this view will seem to many quaint.

      For more information, see http://www.rickroderick.org

    • #lumières #raison #rationalité #séparation #addiction #aliénation #banalisation #complexité #démocratie #désillusion

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      https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Marcuse

      #Herbert_Marcuse, né le 19 juillet 1898 à Berlin et mort le 29 juillet 1979 à Starnberg (Bavière), est un philosophe, sociologue marxiste, américain d’origine allemande, membre de l’École de Francfort avec Theodor Adorno et Max Horkheimer.

      [...]

      Il est notamment l’auteur et de L’Homme unidimensionnel (1964), qui veut démontrer le caractère inégalitaire et totalitaire du capitalisme des « Trente Glorieuses ». Ces affirmations lui valurent des critiques, notamment celle qui proclamerait la tolérance envers toutes les opinions sauf les opinions « qui perpétuent la servitude », malmènent l’autonomie au profit du statu quo répressif et protègent « la machine de discrimination qui est déjà en service »4. Pour Marcuse, la tolérance envers des idées qui servent le système de domination et d’oppression est une dénaturation du concept de tolérance : Marcuse oppose la vraie tolérance, qui est nécessairement émancipatrice, à une perversion opportuniste de l’idée de tolérance, qu’il qualifie de « tolérance répressive ». Selon Marcuse, c’est la « tolérance répressive » qui a autorisé la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne5. Pour Marcuse, « une des réalisations de la civilisation industrielle avancée est la régression non-terroriste et démocratique de la liberté – la non-liberté efficace, lisse, raisonnable qui semble plonger ses racines dans le progrès technique même ».

      [...]

  • http://www.zones-subversives.com/2017/07/sophie-wahnich-et-la-democratie.html

    La gauche intellectuelle et politique apparaît comme un tas de ruines. L’histoire et l’imaginaire universaliste de la Révolution française peuvent lui donner un nouveau souffle. Mais ce sont uniquement les luttes sociales qui permettent de transformer le monde.


    https://www.editions-lignes.com/LE-RADEAU-DEMOCRATIQUE.html
    @vacarme #Zones_subversives #mouvements_sociaux #éditions_lignes

    • La « gauche » en ruine c’est le PS ? Parceque je trouve qu’en ce moment la gauche intellectuelle et politique se porte plutôt mieux qu’il y a quelques années mais c’est probablement une déformation causé par ma fréquentation de seenthis.

      Édit : j’ai fini par lire l’article que je commentais. C’est vraiment dommage que cette historienne fasse une impasse total sur la question des femmes. Je suis aussi un peu gêné par cette affirmation « Mais l’historienne reste pourtant distante d’une gauche autoritaire à la Mélenchon. »
      L’historienne parle de nuit debout comme d’un renouveau, il me semble que c’est chez les Insoumis qu’on retrouve ce mouvement et que Mélanchon a su mettre d’autres que lui en avant lors de la dernière campagne présidentielle et surtout aux législatives.


    • http://tempscritiques.free.fr/spip.php?page=ouvrage&id_ouvrage=10

      La première édition de ce livre date de 1987.(Nautilus)
      Dans une première partie, l’auteur mettait en évidence l’échec de la théorie du prolétariat à saisir les transformations du rapport social et la crise de représentation de ce prolétariat par ses médiations traditionnelles (syndicats, partis, références aux pays du bloc socialiste). Ceci était analysé à l’aune de la défaite du dernier assaut révolutionnaire de notre temps (1968-1978). Dans une seconde partie, il cherchait à mettre en rapport ce contexte et le phénomène de la lutte armée tel qu’il s’est développé, en RFA et en Italie surtout, mais aussi en France, comme réponse à ce vide politique.
      On pourrait penser ces questions dépassées, aujourd’hui que l’idée même de révolution semble avoir été enterrée. Nous pensons qu’il n’en est rien et cela pour au moins deux raisons : la première est que si ces mouvements de lutte armée ont été défaits, ils ont posé à leur manière et dans leurs limites la question du rapport entre mouvement de lutte, légalité et violence sociale ; la seconde est que l’Etat lui-même relance sans arrêt la question de ce niveau de violence légitime, mais à son profit cette fois, en criminalisant la moindre lutte (anti-G8 à Gênes, arrachage d’OGM, « affaire Tarnac », « usagers pris en otage » par les grévistes des transports publics) et en répandant partout la peur des nouvelles classes dangereuses.

      Préface : http://tempscritiques.free.fr/spip.php?article249#_ftn26
      #ultra_gauche #anarchisme #autogestion #gauchisme
      #École_de_Francfort
      source : http://blog.tempscritiques.net/archives/1897#footnote_6_1897

  • La critique de l’industrie culturelle
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2015/03/16/la-critique-de-lindustrie-culturelle

    Adorno et #horkheimer analysent l’industrie culturelle et sa logique marchande qui impose des loisirs standardisés et une uniformisation des modes de vie.  « Ce que nous vendons à Coca Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible », annonce fièrement le … Continue reading →

    #ANTICOLONIALISME #CAPITALISME #FILMS #GENRE #IMAGE #LIVRES #LUTTES #MUSIQUE #REPRESSION #adorno #capitalisme #culture #ecole_de_francfort #industrie_culturelle #kulturindustrie #pensé_critique

  • #technique et capitalisme : entretien avec Andrew Feenberg
    http://revueperiode.net/technique-et-capitalisme-entretien-avec-andrew-feenberg

    La critique de la technique oppose souvent une technophilie béate et apolitique à une technophobie tendanciellement réactionnaire. Dans cet entretien, Andrew Feenberg propose de dépasser cette alternative inopérante. S’appuyant sur la « philosophie de la #praxis » élaborée par Lukács, #Marcuse et #Adorno à la suite de Marx, il replace la « question de la technique » dans son contexte social et historique : c’est seulement du point de vue des luttes (luttes contre l’accès inégalitaire au savoir technique, contre ses effets néfastes sur la société ou pour un usage libre et collectif de ses possibilités), que peut s’élaborer une connaissance adéquate des systèmes (...)

    #Uncategorized #école_de_Francfort #Lukacs #raison #réification #technologie

  • BALLAST George Ciccariello-Maher : « Les Lumières, un mensonge élevé au rang d’Universel »
    http://www.revue-ballast.fr/george-ciccariello-maher-les-lumieres-un-mensonge-eleve-au-rang-dunive

    Ciccariello-Maher a prévenu tout de go : les propos qu’il tient dans l’entretien qui suit vont certainement « hérisser quelques poils ». Auteur de l’essai We Created Chávez, enseignant à Philadelphie et intervenant régulier sur Al Jazeera, celui qui se positionne à mi-chemin entre l’anarchisme et le communisme entend bien secouer les mouvements libertaires contemporains. Il ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à fouler aux pieds les repères des uns et le sacré des autres : la religion ne serait pas le mal décrit par d’aucuns ; la sécularisation n’est pas sacro-sainte ; le siècle des Lumières gagnerait à faire profil bas ; l’État ne devrait plus être une cible « obsessionnelle » ; Charlie Hebdo jette de l’huile sur le feu impérialiste et l’on a tort de tourner, pudiques, autour du mot « race ». Qu’en penser ? Au lecteur de décider.

    • Assauts contre les Lumières #paywall
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/ROBERT/52631

      Un autre extrait :
      " - La raison conduit à la République, qui ne reconnaît pas d’autre souverain que le peuple :
      Or, pour les Lumières, si elle est un outil, la raison est surtout l’expression, selon les mots de Jean Jaurès, de la « préformation morale de l’humanité », c’est-à-dire de la capacité de l’être humain à vouloir le bien et, concrètement, à transformer la société dans un élan fraternel. Elle conduit à la République, qui ne reconnaît pas d’autre souverain que le peuple, ni d’autres lois que celles votées par ses représentants. En outre, elle se fonde non pas sur des certitudes, mais sur le doute méthodique qu’avait exposé Descartes. Rien n’est moins habité par le doute qu’une chambre à gaz ; et rien n’est plus irrationnel que l’idée de hiérarchie des races.
      La puissance libératrice des Lumières comme sa traduction politique la plus universelle, la révolution de 1789, ne sont plus pour de nombreux Français qu’un vague souvenir. L’envie d’être libre est-elle encore suffisamment présente ? »
      Anne-Cécile Robert Le Monde Diplomatique fev 2015"

    • A priori le texte du diplo porte sur un assaut contemporain, je n’ai pas d’accès derrière le paywall.
      S’il n’y a pas de référence à l’Ecole de Francfort c’est peut etre qu’il n’y a pas de continuité critique et que ce nouvel assaut est aussi germanophobe que je le suis^^ et qu’elle procéde d’une autre motivation. Je oeux voir cet assaut comme celui contre l’esprit de la laicité.
      Le texte de Maher est une charge brute sans référence et j’aime bien que l’on m’explique les choses. "Les soi-disantes « Lumières »", "génocide"... Je déteste ce vocabulaire dogmatique et péremptoire qui disparait dans les autres chapitres du texte.
      L’Ecole de Francfort a l’air plus fine dans ses critiques.

      WP . "Le constat sur lequel s’ouvre le livre est, en effet, que l’Aufklärung a eu pour but de libérer les hommes, mais que partout le monde « éclairé » est soumis aux calamités. L’Aufklärung a eu pour but de libérer de la pensée magique, mais elle est elle-même soumise au mythe. Le détournement a consisté à instrumentaliser la raison, dont la finalité réelle n’a pas été la connaissance ou le bonheur, mais l’explication du monde pour la domination de la nature, soit l’auto-conservation.

      Le processus d’autodestruction consiste dans la destruction du mythe par la raison qui est au principe des Lumières. Car les mythes sont en réalité déjà des produits d’Aufklärung, des formes d’affranchissement à l’égard de la nature. À l’inverse, l’Aufklärung est toujours prise dans la mythologie au moment même où elle croit s’en affranchir.

      Les Lumières sont totalitaires dans leur volonté de supprimer toute trace mythique en vue d’un système duquel tout peut être déduit. La vérité de ce processus est la domination. Le résultat est que les hommes paient leur pouvoir en devenant de plus étrangers à ce sur quoi ils l’exercent (la nature dans l’homme et hors de l’homme).

      Dans le monde rationalisé, la mythologie n’a pas disparu, mais elle envahit au contraire le domaine du profane. Les Lumières ont abouti à une forme de régression, dans laquelle l’homme est transformée en chose (phénomène de réification). Dans sa crainte du mythe, l’Aufklärung a condamné l’art et la pensée et a érigé les marchandises en fétiches. La régression de l’Aufklärung dans la mythologie n’est donc pas à chercher en dehors de l’Aufklärung.

      Le récit d’Homère, l’Odyssée, est analysé, dans un premier ex-cursus, comme texte fondamental de la culture européenne et témoignage originaire de la dialectique de l’Aufklärung. L’épopée s’affranchit du mythe et le détruit au nom de la raison mais elle éclaire en même temps le processus de sacrifice de la nature dans l’homme et la conception de la raison comme ruse, domination et impassibilité.

      Le deuxième ex-cursus est une réponse à la question de Kant sur l’essence de l’Aufklärung à partir d’une analyse de l’Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice du Marquis de Sade et de la Généalogie de la morale de Nietzsche. L’ordre totalitaire s’en tient à la science, et le sujet éclairé libre de toute tutelle se dérobe à toute pitié. L’émancipation aboutit à la domination de la nature aveugle et à une indistinction entre la rigueur morale et l’amoralité absolue."

    • N’est pas Bourdieu qui veut.
      POur poursuivre :
      "D’un point de vue théorique, nous serions tentés de rapprocher les ressorts idéologiques de l’islamophobie contemporaine de ceux de l’antisémitisme moderne. Nous nous référons ici à la thèse iconoclaste de l’historien Arthur Hertzberg qui « démontre avec force que l’antisémitisme moderne est davantage l’enfant des Lumières que du christianisme ; qu’il découle moins de la théologie chrétienne que du dogmatisme doctrinaire d’un Voltaire, d’un Holbach, d’un Diderot ou d’un Marat15 ». L’auteur américain conclut à l’existence d’une véritable théorie de l’antisémitisme laïque : « C’est ainsi que les hommes de gauche esquissaient une théorie selon laquelle, pour pouvoir se régénérer, la France se devait d’exclure les juifs. Ce que Voltaire ou Holbach avaient dit ou sous-entendu était devenu un programme politique16. » L’on comprend dès lors que cette thèse (l’antisémitisme produit de notre modernité) soit irrecevable pour une partie de l’intelligentsia française qui, non seulement refuse de rapprocher analytiquement les deux phénomènes (antisémitisme/islamophobie)17 mais, en plus, y voit davantage la perpétuation des vieux préjugés chrétiens que l’expression d’un racisme post-révolutionnaire, se nourrissant directement des ambivalences de la pensée républicaine. La France ne peut être islamophobe, puisqu’elle est « laïque » et « universaliste » (donc forcément tolérante), et sa relation à l’islam aussi passionnelle soit-elle, relèverait d’abord d’une démarche critique à l’égard de toutes les religions. C’est ce type d’argumentaire que l’on retrouve dans la pétition de soutien à l’écrivain Michel Houellebecq18 qui assimile ses propos à l’égard de l’islam non pas à une expression de peur et/ou de racisme « anti-musulman » mais à une démarche de libre-penseur :" http://books.openedition.org/editionscnrs/2871

    • La suite de la citation de Bourdieu sus-citée :

      Tout projet de réforme de l’entendement qui compte sur la seule force de la prédication rationnelle pour faire avancer la cause de la raison reste prisonnier de l’illusion scolastique. Force en est donc d’en appeler à une Realpolitik de l’universel, forme spécifique de lutte politique destinée à défendre les conditions sociales de l’exercice de la raison et les bases institutionnelles de l’activité intellectuelle, et à doter la raison des instruments qui sont la condition de son accomplissement dans l’histoire. Prenant acte de l’inégale distribution des conditions sociales de l’accès à l’universel,défi ou démenti à la prédication humaniste,....favoriser partout et par tous les moyens l’accès de tous aux instruments de production et de consommation des acquis historiques que la logique interne des champs scolastiques institue à un moment donné du temps comme universels (..en veillant à les débarrasser de tout ce qu’ils doivent à leur seule fonction sociale de légitimation).

  • Contretemps Web signale la parution récente d’un dossier de la revue Viewpoint Magazine sur l’#État

    Cf. http://viewpointmag.com/2014/10/30/issue-4-the-state (via @felixboggio)

    Viewpoint Magazine est une revue de théorie marxiste en ligne basée aux États-Unis, initiée dans le cadre des débats autour des mouvements #Occupy. Il s’agit d’une publication ouverte sur les nouvelles formes de radicalités et portée théoriquement sur les traditions révolutionnaires extraparlementaires, ultra-gauche et opéraïstes. Sans sectarisme, ni esprit de chapelle, Viewpoint Mag propose régulièrement des livraisons thématiques, sollicitant des contributeurs contemporains mais aussi traduisant ou republiant des analyses plus anciennes du mouvement révolutionnaire européen – en particulier la séquence rouge des années 1960 et 1970 en Italie, France et Allemagne. 

    Dans ce numéro sur l’État, Viewpoint Mag propose des investigations aussi bien théoriques, philosophiques que stratégiques de l’État, du point de vue d’une politique communiste. La revue convoque une grande pluralité de références, allant des classiques de l’opéraïsme (Panzieri sur le contrôle ouvrier), pour aborder aussi les tournants critiques du mouvement (l’« autonomie du politique » de Tronti), jusqu’au mémoire de maîtrise de Daniel Bensaïd – pour la première fois traduit en anglais –, en passant par la gauche extraparlementaire allemande influencée par l’#École_de_Francfort (le tristement oublié Hans-Jürgen Krahl, véritable jonction entre Adorno et Rudi Dutschke). Ces fragments de la tradition révolutionnaire européenne sont complétés par des investigations théoriques du problème stratégique contemporain. Après la remise en circulation de l’« Idée du communisme », comme a pu le faire Alain Badiou (ou même, à sa manière, Antonio Negri), comment les mouvements doivent-ils articuler leurs pratiques à l’État ? Comment inventer une politique « à distance de l’État » qui soit aussi une politique pensée en termes d’hégémonie ? Enfin, quel bilan tirer d’expériences de pouvoir populaire comme la Révolution culturelle chinoise ou, plus proche de nous, la révolution bolivarienne au Venezuela ? Ces questions cruciales, qui n’épuisent pas ce numéro – on serait tenté d’évoquer aussi le débat, largement ignoré en France mais remis au goût du jour par le Comité invisible, sur la logistique comme pouvoir et le blocage des flux comme résistance – sont l’objet d’une attention éditoriale soutenue, exigeante, pour mettre en dialogue les points hauts de la tradition révolutionnaire, ainsi que les grands noms de la pensée marxiste d’aujourd’hui : Jodi Dean, Panagiotis Sotiris, Alex Demirovic, Nina Power, Gavin Walker, Alberto Toscano, Sergio Bologna, ou encore Sandro Mezzadra.

    http://www.contretemps.eu/lectures/viewpoint-magazine-%E2%80%93-num%C3%A9ro-sp%C3%A9cial-sur-%C3%A9tat

  • La Théorie critique pour penser la crise
    http://zones-subversives.over-blog.com/2014/02/la-th%C3%A9orie-critique-pour-penser-la-crise.html

    Durant les années 1930, ses universitaires marxistes et juifs privilégient l’analyse critique de l’autorité et du fascisme. Ils se réfèrent aux concepts de Karl Marx comme la marchandise, l’argent, la valeur, l’échange et le fétichisme. La pensée de Marx ne se réduit pas à une critique de l’économie capitaliste, mais attaque aussi « les rapports sociaux sous le capitalisme, où toutes les formes de vie et toutes les relations entre les hommes sont régies par la marchandise et par les relations et valeurs liées à l’échange », précise Douglas Kellner. Ce marxisme critique ne se réduit pas à un économisme étroit mais analyse la logique marchande qui colonise tous les domaines de la vie.

    #philosophie #École_de_Francfort

  • #Walter_Benjamin et #Theodor_W._Adorno. Critique salvatrice et #Utopie.
    http://www.larevuedesressources.org/walter-benjamin-et-theodor-w-adorno-critique-salvatrice-et-uto

    Les grands novateurs de l’#Essai au #XXe_siècle qui influencèrent la postmodernité et renouvelèrent l’essai sur l’art, du moins ce qu’on en pense généralement, furent principalement, excepté Georg Lukács, les théoriciens sociologues du mouvement de l’école de Francfort, ainsi nommé à cause du projet marxiste de l’Institut de recherche sociale fondé en 1923 dans cette ville, qui les rassembla jusqu’à sa fermeture par le pouvoir nazi en 1933 (en fait un ajournement car le mouvement poursuivra son activité à (...)

    #Friedrich_Wilhelm_Nietzsche #Sociologie #Franz_Kafka #Millénarisme #Métaphysique #Christian_Schärf # Sonia_Goldblum #Traçés #École_de_Francfort #ENS_Éditions #Montaigne

  • "Relire Marcuse pour ne pas vivre comme des porcs"

    Une vivifiante et salutaire analyse de l’oeuvre de Marcuse par le philosophe et mathématicien #Gilles_Châtelet publié dans le Monde diplomatique en août 1998.
    Pour appuyer l’exposé de Gilles Châtelet, une passionnante interview (1976) de #Marcuse ou il évoque entre autres le rôle de la philosophie politique dans les sociétés modernes.

    http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CHATELET/10825

    Pour Marcuse, vivre les années 30, c’était être confronté directement à trois dispositifs redoutables qui articulaient la puissance technique et la domination politique : nazisme, socialisme totalitaire et capitalisme démocratique, par lesquels « la société et la nature, l’esprit et le corps sont gardés dans un état de mobilisation permanent ».

    Nous savons désormais que l’histoire a tranché et éliminé les deux dispositifs de mobilisation les plus brutaux ; que c’est la technologie de persuasion la plus subtile - et certainement la moins odieuse - qui l’a emporté. Mise au point par les ingénieurs sociaux américains des années 20, la « #manufacture du #consentement (8) », cette technologie répertoriée par Noam #Chomsky (lire « Machines à endoctriner ») comme machine à endoctriner, réussit à sévir ici et maintenant, partout et nulle part, des sphères les plus intimes de l’égo jusqu’à celles qui impliquent la mobilisation de masses humaines de très grandes dimensions.

    Partie 1/5
    (Il faut activer les sous-titres)
    https://www.youtube.com/watch?v=DMV-BR5AE00


    (...)

    Refuser d’affronter le problème de la mobilité, c’est céder à ce que Hegel appelle le valet de soi-même, à son prosaïsme, à son inertie, à son horizon borné, rester crispé à la finitude, tôt ou tard capituler devant les technologies de mobilisation (11) ou de mise au pas brutales ou subtiles. Penser la mobilité, c’est, selon Marcuse, capter toute la patience et le mordant de la pensée négative dont on pouvait croire qu’ « elle est en voie de disparition ». C’est refuser d’abdiquer devant les impostures qui prétendent aller de soi et se donnent comme « philosophie positive », légitimant une « sage résignation (12) » devant des lois sociales aussi naturelles que les lois de Newton. Avec cette philosophie, « combien il est doux d’obéir, lorsque nous pouvons réaliser le bonheur, d’être convenablement déchargés, par de sages et dignes guides, de la pesante responsabilité d’une direction générale de notre conduite (13) ».

    Partie2/5
    https://www.youtube.com/watch?v=vpr8ggnv9LI


    (...)

    Les analyses de L’Homme unidimensionnel amplifient l’offensive contre la « philosophie positive » et son jumelage de plus en plus tyrannique entre opérations mentales et pratiques sociales. Avec beaucoup de lucidité et de talent polémique, elles dénoncent le « jargon tracassier » et le « concret académique » d’une certaine philosophie qui aimerait réduire toute proposition à des énoncés aussi bouleversants que « Mon balai est dans le placard », « John mange le chapeau de Paul » ou le classique « Betty a cassé son sèche-cheveux au coin de la rue ».

    Marcuse anticipe le dressage cognitif et ethico-neuronal contemporain ! On se tromperait pourtant en y reconnaissant une méfiance conventionnelle de la technique. Ce ne sont pas les robots qui sont à craindre mais notre soumission de plus en plus étriquée à la commande socio-opérationnelle et Marcuse remarque : « La machine est une esclave qui sert à faire d’autres esclaves... Régner sur un peuple de machines asservissant le monde entier, c’est encore régner et tout règne suppose l’acceptation des schémas d’asservissement (15) .

    Partie 3/5
    https://www.youtube.com/watch?v=dEJV0Mt4t1w


    (...)

    Pour la Triple Alliance, tout ce qui prétend ne pas s’incliner devant les états de fait ou ne pas se reconnaître dans une pensée algorithmique, est soupçonnée de « romantisme malsain » d’« élitisme » ou, au mieux, de folklore recyclable dans les spéculations inoffensives des « cultural studies ». La science est d’ailleurs, elle aussi, mise à contribution : on ne compte plus les « Réflexions » ou les « Dialogues », différents par leur contenu scientifique mais identifiables par leur rationalisme endimanché et le ton désabusé qui sied à la philosophie en chaise longue. Nous sommes ici, bien sûr, aux antipodes des « philosophies dangereuses » réclamées par Gilles Deleuze et Michel Foucault : ce « rationalisme » ne menace que par son inertie et sa lourdeur - comme une barge à la dérive.

    Partie4/5
    https://www.youtube.com/watch?v=3yI8MeBBLdI


    (...)

    Le mariage - de cœur et de raison - de la Triple Alliance et de la Contre-Réforme libérale est désormais officiel, avec sa définition du travail comme denrée rare, ne posant aucun problème scientifique, transparent, reproductible et formalisable ; travail « outputé » par des opérateurs (17), ou mieux, des UET (unité élémentaire de travail).
    C’est la même pensée qui veut mater toute subversion de la langue et nier le réel du travail. Il s’agit, coûte que coûte, d’affubler la guerre de tous contre tous d’une rationalité cybernétique, quitte à nourrir - comme M. Bill Gates - l’ambition secrète de fabriquer des tranches d’âges, des comportements et des psychologies comme des jeans ; et remplacer la spéculation sur la viande sur pied des ingénieurs financiers d’autrefois par la spéculation sur un immense cheptel de neurones sur pied.
    Mais, performance oblige - et ceci n’aurait pas surpris Marcuse -, la Triple Alliance sait se montrer festive avec tout le cortège New Age, du nomade, du chaos, et pourquoi pas, du fractal. Pourtant, déjà Carnaval fait la grimace ; la langue semble se venger comme les incendies vengent la nature lorsque la broussaille fait place à la forêt : épidémies de lynchages médiatiques, proliférations de psychologies-zombies et, surtout, superstitions cultivées et engrangées par les sectes multinationales.

    Parie 5/5
    https://www.youtube.com/watch?v=-7V4gGfrJDU

    Extrait de « l’homme unidimensionnel » (P/74/75)

    La #société industrielle récente n’a pas réduit, elle à plutôt multiplié les fonctions parasitaires et aliénées(destinées à la société en tant que tout, si ce n’est à l’individu).
    La #publicité, les relations publiques, l’#endoctrinement, le gaspillage organisé ne sont plus désormais des dépenses improductives, ils font partie des couts productifs de base. Pour #produire efficacement cette sorte de gaspillage socialement nécessaire,il faut recourir à une #rationalité constante, il faut utiliser systématiquement les techniques et les sciences avancées. par conséquent, la société industrielle politiquement manipulée à presque toujours comme sous-produit un niveau de vie croissant, une fois qu’elle a surmonté un certain retard.
    la #productivité croissante du travail crée une super #production grandissante (qui est accaparée et distribuée soit par une instance privée soit par une instance publique) laquelle permet à son tour une #consommation grandissante et cela bien que la productivité croissante du travail tende à se diversifier. Cette configuration, aussi longtemps qu’elle durera, fera baisser la valeur d’usage de la liberté ;
    à quoi bon insister sur l’autodétermination tant que la vie régentée est la vie confortable et même la « bonne » vie. C’est sur cette base, rationnelle et matérielle que s’unifient les opposés, que devient possible un comportement politique #unidimensionnel. sur cette base, les forces politiques transcendantes qui sont à l’intérieur de la société sont bloquées et le changement qualitatif ne semble possible que s’il vient du dehors.
    Refuser l’#Etat de bien-être en invoquant des idée abstraites de #liberté est une attitude peu convaincante. La perte des libertés économiques et politiques qui constituaient l’aboutissement des deux siècles précédents, peut sembler un dommage négligeable dans un Etat capable de rendre la vie administrée, sûr et confortable. Si les individus sont satisfait, s’ils sont heureux grâce aux marchandises et aux services que l’administration met à leur disposition, pourquoi chercheraient-ils à obtenir des institutions différentes, une production différente de marchandises et de services ? E si les #individus qui sont au préalable #conditionnés dans ce sens s’attendent à trouver, parmi les marchandises satisfaisantes, des pensées, des sentiments et des aspirations, pourquoi désireraient-ils penser, sentir et imaginer par eux mêmes ? Bien entendu ces marchandises matérielles et culturelles qu’on leur offre peuvent être mauvaises, vides et sans intérêt mais le Geist et la connaissance ne fournissent aucun argument contre la satisfaction des besoins.
    La critique de l’état du bien-Etre en termes de #libéralisme (avec le préfixe néo ou sans sans) n’est pas valable parce qu’elle s’attache à des conditions que l’Etat de bien-Etre a dépassées : à un degré moindre de richesse #sociale et de technologie. Cette critique manifeste son aspect #réactionnaire en attaquant la législation sociale dans son ensemble et des dépenses gouvernementales justifiées et destinées à d’autres secteurs que ceux de la défense militaire.

    Traduit de l’anglais par #Monique_Wittig et l’auteur.
    Copyright : Editions de Minuit

    #Philosophie #Subjectivité #Existentialisme #Utopie #Praxis #anthropologie #Politique #idéologie #Sciences #Technologie #Marxisme #Socialisme #Capitalisme #Théorie_critique #Marchandise #Prolétariat #Travail #Aliénation #Ordre #Autorité #Violence #Kant #Hegel #Marx #Husserl #Freud #Heidegger #Sartre #Adorno #Horkheimer #Benjamin #Ecole_de_Francfort #Livres #Vidéo

  • Theodor W. Adorno et « l’industrie culturelle ».
    Une analyse d’une actualité stupéfiante !
    https://www.youtube.com/watch?v=DAyNnXV2WLs

    http://la-philosophie.com/adorno-horkheimer-industrie-culturelle

    La Théorie Critique et les médias

    La charge menée contre les médias est en effet lourde : ils leur reprochent de faire du public un “jouet passif”, réduit à opiner, à absorber toute la matière qu’on lui présente. Les médias transformeraient les citoyens en consommateurs abêtis, objectivés, #déshumanisés. Le #spectateur serait une sorte d’homme générique, comme l’était l’ouvrier aliéné chez #Marx, dont l’unité de condition consiste dans le fait qu’il a perdu toute fonction, et même toute capacité critique. Sa #conscience devient à l’ère des mass media une machine qui effectuent des « opérations standardisées ». Le schématisme de l’entendement aurait disparu : les médiations entre les catégories et les phénomènes ne sont plus du ressort du sujet, mais de la « conscience des équipes de production » qui tracent pour les consommateurs, à leur place, les cadres leur permettant de saisir le réel. Même le moi au cœur de l’identité, qui se construit d’abord au sein de sphère d’intimité, est gangrenée par l’univers médiatique, ne serait plus qu’un « un produit breveté déterminé par la société », il se conforme à être ce que l’industrie culturelle lui impose. L’individu est intégré de force au système, il devient un maillon, une pièce d’une immense machine qu’il ne contrôle pas, il n’est plus qu’un « appareil ».

    Pour ces deux penseurs, les médias sont la chute de l’homme moderne, la défaite du sujet pensant. Les médias semblent, selon eux, achever le mouvement d’ « autodestruction de la raison » prenant sa source chez les Lumières. Contre #Kant, ils estiment que ce n’est pas le sujet qui est devenu majeur, mais c’est la domination qui est devenue adulte. Et cette défaite de la pensée est d’autant plus grande qu’elle semble, si l’on suit leur diagnostic, sans chance de rémission puisque « l’attachement funeste du peuple pour le mal qu’on lui fait va même au-devant de l’astuce des autorités ».

    Présentation du livre coécrit avec le philosophe et sociologue allemand #Max_Horkheimer « la #dialectique de la raison » ou est développé le système d’industrie culturelle.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique_de_la_Raison

    Selon le livre, le monde entier est structuré par l’industrie culturelle (la culture de masse), laquelle est un système formé par le film, la radio, la presse écrite. L’industrie culturelle tend non pas à l’émancipation ou à la libération de l’individu, mais au contraire à une uniformisation de ses modes de vie et à la domination d’une logique économique et d’un pouvoir autoritaire. C’est en cela que l’industrie culturelle participe d’une anti-Aufklärung. Le phénomène ne concerne pas seulement les pays totalitaires, mais également les autres pays, à commencer par les sociétés libérales.
    Il y a une unité de la civilisation de masse, qui est dirigée d’en haut par un pouvoir économique qui dépasse celui de l’industrie culturelle et exerce sur elle son emprise. Il n’y a pas de différence de nature entre la propagande et l’industrie culturelle : la technique est la même. Le consommateur est considéré seulement comme client et comme employé, soit comme matériel statistique (comme un moyen et non comme une fin).
    La « culture » propagée par l’industrie culturelle n’est pas quelque chose d’extérieur à l’existence de l’individu. Elle semble concerner uniquement ce qui relève du loisir ou du divertissement, mais c’est là qu’elle exerce en réalité son emprise la plus forte. On croit échapper dans le divertissement au processus de travail, mais en réalité, c’est dans le divertissement que l’individu est préparé et discipliné par l’industrie culturelle pour l’affronter. Les carrières des professions libérales sont déterminées par l’appartenance à la "culture" plus encore que par les savoirs techniques, car c’est dans la "culture" que se manifeste l’allégeance au pouvoir et à la hiérarchie sociale. S’amuser, c’est donc être en accord avec la société.
    Le système de l’industrie culturelle marginalise, au contraire, ceux qui refusent cette uniformisation. Le pauvre est l’exclu par excellence du système. Bien que l’art se trouve également en dehors du système a priori, il n’échappe pas en fait à la logique de l’industrie culturelle, et se reconnaît même en elle comme un objet de consommation. En réalité, les individus sont imprégnés jusque dans leur langage, dans leurs gestes, dans leurs émotions les plus intimes par le pouvoir de l’industrie culturelle. Les consommateurs sont contraints de devenir non des sujets mais des produits.

    #Adorno #Philosophie #Sociologie #Politique #libéralisme #Critique #Médias #idéologie #Culture #Civilisation #Industrie #Arts #Littérature #Divertissement #Consommateur #Standardisation #Domination #Ordre #Esthétique #Ecole_de_Francfort #Audio #Livre

  • #Walter_Benjamin Archives
    http://walterbenjaminarchives.mahj.org/index.php

    Une exposition de l’Akademie der Künste de Berlin, de la Hamburger Stiftung zur Förderung von Wissenschaft und Kultur, et du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

    L’expo que je voulais voir, mais j’ai trop tardé (s’est finie avant-hier). Je me rattrape tant bien que mal avec le site, où l’on trouve notamment une carte de ses pérégrinations parisiennes, un abécédaire etc. Au hasard :

    U - #utopie
    http://walterbenjaminarchives.mahj.org/abecedaire-84-utopie.php
    « Dans le rêve où chaque époque se dépeint la suivante, celle-ci apparaît mêlée d’éléments venus de l’histoire primitive, c’est-à-dire d’une société sans classes. Déposées dans l’inconscient collectif, les expériences de cette société se conjuguent aux réalités nouvelles pour donner naissance à l’utopie, dont on retrouve la trace en mille figures de la vie, dans les édifices durables comme dans les modes passagères. » [Œuvres « Paris, capitale du XIXe siècle »]

    Dans les liens, ce site à l’ancienne :
    http://patder.chez.com/index.htm
    Dialectiques - Site consacré à l’#école_de_francfort et à la #théorie_critique