• Les mineurs de bitcoin produisent autant de déchets électroniques que les Pays-Bas, selon une étude
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-mineurs-de-bitcoin-produisent-autant-de-dechets-electroniques-que-le

    L’industrie des mineurs de bitcoin, qui permet la validation des transactions et la création de la cryptomonnaie, a produit 30.700 tonnes de déchets électroniques sur un an en mai, soit autant qu’un pays comme les Pays-Bas, estime une étude.

     » Le cycle de vie des machines (utilisées par les mineurs) est de 1,3 an, c’est extrêmement court par rapport à n’importe quoi d’autre, y compris les iPhones" dont le rythme de remplacement est régulièrement critiqué, explique l’un de ses auteurs, Alex de Vries.

    Pour faire fonctionner le réseau décentralisé du bitcoin, des processeurs valident des transactions et prouvent leur participation à l’exercice en cherchant à deviner le résultat d’équations complexes.

    Ils reçoivent en échange de nouveaux bitcoins, un processus appelé "minage", qui incite les participants à utiliser des microprocesseurs ultra-spécialisés et toujours plus puissants, les machines plus anciennes devenant rapidement obsolètes.

    Utilisation intensive de l’électricité
    Et plus les prix grimpent, plus ce cycle s’accélère : "Au plus haut des prix début 2021, (les déchets émis) pourraient atteindre 64.400 tonnes, ce qui montre la dynamique en place si les prix du bitcoin montent encore", selon l’étude publiée dans le journal scientifique Elsevier, par Alex de Vries, économiste employé de la banque centrale néerlandaise, et Christian Stoll, chercheur au MIT.

    Cela ne représente toutefois qu’une fraction de la production mondiale de déchets numériques (53,6 millions de tonnes en 2020, selon le rapport annuel du moniteur mondial des "e-déchets").

    L’activité des mineurs de bitcoin avait déjà été critiquée pour son utilisation intensive d’électricité.

    Le Cambridge bitcoin electricity consumption index (CBECI) estime que la consommation annuelle du bitcoin pourrait atteindre 98 TWh (térawatt-heure), soit 0,4% de la production électrique mondiale, ou un peu plus que la consommation des Philippines.

    Les avis divergent
    Pour les amateurs de la cryptomonnaie, cette énergie dépensée assure la sécurité du réseau.

    Mais elle inquiète également certains adeptes, de plus en plus nombreux alors que le prix du bitcoin a grimpé de plus de 330% sur un an - la première cryptomonnaie s’échangeait pour 47.410,09 dollars vendredi.

     #bitcoin #blockchain #monnaie #économie #numérique #finance #cryptomonnaie #crypto-monnaie #internet #bitcoins #banque #innovation_disruptive #déchets #pollution #environnement #écologie #plastique #pollutions_ #it_has_begun #eau

  • Les voleurs de vélos : les Verts et « l’électromobilité »
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1565

    L’association Alternatiba et l’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) appellent à une « convergence à vélo » de toute la cuvette grenobloise, le 25 septembre 2021, pour « développer les alternatives » et « promouvoir les déplacements à vélo ». Gageons qu’Eric Piolle « le maire à vélo » roulera au milieu du peloton, lui « qui a développé la pratique cyclable dans sa ville mais aussi plus largement sur le territoire » . Pendant ce temps les salariés de Métrovélo, le service de location de vélos – 9000 vélos musculaires - sous-traité à Cycleo, une filiale de Vinci, font grève depuis le 7 septembre. « C’est même pas pour nos salaires, » nous dit un jeune gars touffu à boucle d’oreille, croisé au local de Métrovélo, en face de la gare, « c’est pour les gens, pour avoir les moyens de bien faire (...)

    https://chimpanzesdufutur.wordpress.com
    https://chez.renart.info #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/voleurs_de_ve_los-2.pdf

    • Le vélo électrique estle symbole d’un double retournement technologiste : celui du vieux biclou, et celui de l’écologie. Cinquante ans après les premières manifs à vélo contre le tout-bagnole, la ministre de l’environnement Barbara Pompili, une Verte de Picardie, nous assure en effet qu’acheter un vélo électro-nucléaire, c’est « choisir l’écologie ». Ainsi Porsche choisit l’écologie en commercialisant un vélo à batterie lithium-uranium à 7000 €. Ou comment faire de la bicycletteun engin de luxe, high tech,qui bousille la planète. Une tromperie que les industriels des années 70n’auraient pas rêvé devoir propagée par les écologistes eux-mêmes.Tout l’été, Le Daubé, le quotidien grenoblois, nous a poussés à« (re) partir à la découverte des territoires de l’Isère grâce au VAE, le vélo à assistance électrique2. »

      Depuis l’arrivée de Néandertald ans les Alpes,un pied devant l’autre, on se baladait le long du Rhône, dans le Grésivaudan,le Vercors, le Trièves, à pied et même à vélo.Une paire de chaussures ou une bicyclette suffisant pour profiter des paysages à son gré. Désormais le vélo électrique(à partir de 900€ seulement), serait bien mieux « adapté aux familles » et« moins fatigant3 »,pour faire le tour de l’Isère, « regarder le panorama ou profiter d’un coin tranquille4 ». Le e-cycliste peut rouler plus vite, plus loin, plus fort, avec un VTT à assistance électrique équipé d’une batterie au lithium extrait du désert chilien,et aux métaux rares extraits des mines du Congo ; batterie rechargée tous les soirs sur le réseau électro-nucléaire français ; lui-même alimenté par l’uranium des mines du Niger et dont les déchets radioactifs seront bientôt enfouis à Bure,dans les sous-sols de la Meuse, après circulation électrique entre les centrales et les lignes à Très Haute Tension. C’est à ce prix que vous faites une promenadeen famille, dimanche,sur le Vercors. Une promenade conviviale sur un vélo écolo. . . . . . . .

    • Comme écrit ailleurs :

      « Bonjour, je cherche un vélo »
      « Alors ce 2 roues motorisé, VAE, est très bien. D’ailleurs contrairement au vélo, on vous offre 500 € si vous l’achetez. Car vous savez à vélo on est lent, on transpire, on ne peut pas monter une cote ni aller loin, ça ne remplacera jamais la voiture. »
      « Et à vélo vous polluerez plus car vous mangerez beaucoup plus. »
      « ... »
      « Alors ce 2 roues motorisés (VAE), vous l’achetez ou vous préférez un vélo moins efficace et plus polluant qui ne vous fera pas bénéficier d’un cadeau de 500 € ? »

      #Vélo_motorisé (parce que mon vélo sans moteur est électrique : non seulement il utilise de l’électricité pour l’éclairage mais en plus il en produit avec sa dynamo)

  • Ce ne sont pas les énergies fossiles qui détruisent la planète, mais le techno-capitalisme et son industrie productiviste
    https://ricochets.cc/Ce-ne-sont-pas-les-energies-fossiles-qui-detruisent-la-planete-mais-le-tec

    Par provocation et volonté de faire émerger quelques impensés, nous disons que le problème n’est pas les énergies fossiles, mais la quantité d’énergies fossiles utilisées. En effet, si on utilisait très très peu de pétrole, de gaz ou de charbon, il n’y aurait que très très peu de problèmes. Le problème ne vient pas des énergies fossiles en elle-même, mais du fait qu’elles sont déployées partout et à très grande échelle. C’est comme le cyanure et toute substance chimique, la dangerosité est fonction de la dose. (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, #Le_monde_de_L'Economie, (...)

    #Ecologie
    https://mediascitoyens-diois.info/2021/08/environnement-apres-le-dernier-rapport-du-giec-les-appels-a-l
    http://www.zones-subversives.com/2021/07/basculements-et-strategies-post-capitalistes.html

  • La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée de harcèlement moral, exclue du groupe écologiste
    https://www.lefigaro.fr/politique/la-senatrice-eelv-esther-benbassa-accusee-de-harcelement-moral-exclue-du-gr

    La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée dans une enquête de harcèlement moral à l’encontre de ses collaborateurs, a été exclue par son groupe au Sénat, a annoncé ce dernier mardi 14 septembre au soir.

    Après avoir entendu la sénatrice et en conformité avec leur règlement intérieur, les sénateur.trice.s ont décidé d’exclure Esther Benbassa du groupe parlementaire à compter du 15 septembre », précise le groupe Ecologiste, Solidarité et Territoires, dans un communiqué. « Mme Benbassa n’a pas contredit une partie des témoignages et elle n’a, à ce jour, pas jugé opportun de porter plainte en diffamation contre ces accusations », fait-il valoir pour justifier sa décision.

    Les sénateurs du groupe « regrettent que la justice ne soit pas saisie pour des faits d’une telle nature » mais « ne remettent pas en cause (les) témoignages (des collaborateurs, ndlr) et prennent toute la mesure des difficultés que représentent souvent l’engagement de poursuites judiciaires ». Ils « réitèrent tout leur soutien à celles et ceux qui ont témoigné d’une grande souffrance au travail », continuent « de travailler sur la prévention du harcèlement moral et sexuel au travail », et mènent « une réflexion plus large sur le sujet avec les élu.e.s, les collaborateur.trice.s et les syndicats ».

    Climat de « terreur »
    Esther Benbassa a fait part dans un autre communiqué de son « exclusion » du groupe, dont elle a été la vice-présidente et dont elle s’était mise en retrait depuis début juillet. La sénatrice associe cette décision à un « simulacre de procédure interne » et à une « sommation de répondre aux accusations anonymes relayées par un article de presse ». La décision a été prise « sans transmission de pièces à charge ou à décharge, sans audition de témoins ou de victimes présumées, en violation des dispositions du règlement intérieur du groupe et du principe de présomption d’innocence », déplore l’élue de Paris. Esther Benbassa indique s’être rendue devant le groupe le 9 septembre « non pas pour me justifier, puisque je ne suis condamnée de rien, mais pour m’expliquer, et réitérer mes excuses pour les maladresses et les erreurs ».

    Dans son enquête, Mediapart rapporte les témoignages de huit anciens collaborateurs et six anciens étudiants que l’élue employait à l’École pratique des hautes études. Tous évoquent un climat de « terreur » instauré par la sénatrice, fait de pressions, de chantage à l’emploi et d’humiliations systématiques, souvent à l’occasion de mails, individuels ou collectifs, et de SMS consultés et retranscrits en partie par Mediapart. Conséquence de cette gestion, le turn-over des collaborateurs a été très important, puisque plus de 18 assistants parlementaires ont été employés en deux mandats, décompte Mediapart. Dans un communiqué de « soutien aux victimes de harcèlement », le syndicat CGT des collaborateurs parlementaires avait souligné que « la profession, du fait de son lien avec la politique et les rapports de pouvoir, est bien souvent trop entachée par ce type de violence ».

    #EELV #harcèlement #violence #sénat #Médiapart #europe #france #écologie #ecologie #domination #sociopathes #femmes #pouvoir #Esther_Benbassa

  • Fermeture des murs anti inondations à la Nouvelle-Orléans
    https://www.youtube.com/watch?v=eu3hEtCiUOU

    Lorsque l’on conduit vers l’est depuis La Nouvelle-Orléans, on arrive dans cette zone marécageuse traversée par l’autoroute, puis on tombe sur ce mur de métal spectaculaire. Il est équipé de portes qui se ferment quand la tempête arrive.
    C’est très dramatique, très médiéval : on annonce qu’à telle heure les portes se fermeront. Et derrière, il y a ces communautés qui sont du mauvais côté du mur. C’est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique.
    ~~Nathaniel Rich

    • De ce que je comprends, c’est un système qui n’est pas destiné à bloquer les gens, mais à limiter l’impact des inondations pour éviter une nouvelle Katrina (c’est-à-dire une métropole de plusieurs millions d’habitants totalement inondée).

      Là j’ai l’impression que le gars s’indigne, avec la même logique de prétendre que les digues installées aux Pays-Bas ont pour but de condamner le reste de l’Europe en cas de montée des eaux, alors que pour les Hollandais ce serait les grand luxe.

    • « Le mur de béton de La Nouvelle-Orléans est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/14/nathaniel-rich-la-nouvelle-orleans-est-associee-a-l-histoire-mais-d-une-cert

      Deux semaines après que l’ouragan Ida a frappé La Nouvelle-Orléans, l’essayiste et journaliste Nathaniel Rich, spécialiste des questions environnementales, décrit une ville à l’avant-poste du réchauffement climatique.

      Nathaniel Rich a marqué l’histoire du journalisme américain en publiant en 2018 un reportage qui a occupé l’intégralité d’un numéro du New York Times Magazine : « Perdre la Terre : une histoire de notre temps » (en France, les éditions du Seuil en ont publié en 2019 une version française). Cette enquête revient sur une décennie d’inaction politique, entre 1979 et 1989, face à une crise climatique pourtant déjà avérée.

      Son deuxième livre, Second Nature (non traduit, Farrar, Straus and Giroux, 304 pages, 22 euros), raconte, en dix essais, un monde « postnaturel » dans lequel rien n’est proprement « sauvage », et où ce que nous appelons « nature » ne saurait désormais se passer de l’homme. Habitant de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, Nathaniel Rich a répondu à nos questions depuis l’Alabama, où il s’était réfugié avec sa famille en attendant le rétablissement de l’électricité.

      L’ouragan Ida, de catégorie 5, la plus sévère, a frappé La Nouvelle-Orléans, le 29 août, soit seize ans, jour pour jour, après Katrina. Comment la ville a-t-elle changé entre-temps ?

      Des milliards de dollars ont été investis pour construire un système de barrière anti-inondation à la pointe de la technologie, qui se voit depuis l’espace. Un mur ceint désormais la ville. Lorsque l’on conduit vers l’est depuis La Nouvelle-Orléans, on arrive dans cette zone marécageuse traversée par l’autoroute, puis on tombe sur ce mur de béton spectaculaire. Il est équipé de portes qui se ferment quand la tempête arrive. C’est très dramatique, très médiéval : on annonce qu’à telle heure les portes se fermeront. Et derrière, il y a ces communautés qui sont du mauvais côté du mur. C’est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique.

      Le gouvernement fédéral a dû tracer une ligne quelque part et a choisi, pour un certain nombre de raisons, de dire que c’est là qu’elle se trouverait. Et, bien sûr, après la tempête, les gens qui vivent derrière la porte ont été gravement affectés, et ceux de l’intérieur s’en sortent plutôt bien. Donc, il n’y a pratiquement pas eu d’inondation à La Nouvelle-Orléans, ce qui est assez incroyable.

      Au-delà de La Nouvelle-Orléans, toute la côte du golfe du Mexique concentre des installations industrielles à haut risque.

      Une grande partie des plates-formes pétrolières du pays sont dans le golfe du Mexique. Il y a une concentration énorme d’industries chimiques sur le Mississippi, connue sous le nom de Cancer Alley [la zone du cancer], qui est mise en danger par la montée du niveau de la mer et les ouragans. Donc, c’est un énorme problème de sécurité nationale.
      L’évaluation préliminaire des dégâts donne une idée de l’énorme quantité de dommages environnementaux que l’ouragan Ida va sûrement causer. Les gens signalent des flammes, de la fumée, des traînées de pétrole dans les cours d’eau, il y a des panaches de fumée noire provenant de ces horribles usines où l’on ignore ce qu’il se passe. On ne peut qu’imaginer l’horreur des dommages environnementaux causés par toutes ces installations industrielles situées sur la trajectoire d’ouragans majeurs.

      Après avoir longtemps vécu à New York, vous vous êtes récemment installé à La Nouvelle-Orléans. Pourquoi avoir fait ce choix ?

      C’est en partie par amour pour la ville : c’est un endroit unique, dont l’identité a été forgée à partir d’un sentiment de précarité, depuis sa fondation en tant que colonie française, il y a trois cents ans. Les ouragans ne sont qu’une partie des fléaux, il y a eu des pestes terribles, le terrain est extrêmement inhospitalier, le Mississippi débordait tout le temps, il y a eu des incendies dramatiques… La ville est depuis toujours sous la menace constante de l’anéantissement. Je pense qu’une grande partie de la culture, de la beauté et de l’émerveillement qu’elle suscite tient à cette conscience de vivre dans un monde fini.

      En même temps, sur un plan plus pratique, la ville est en fait assez bien protégée. Il y a eu plus de victimes d’Ida à New York qu’en Louisiane. Bien sûr, si vous vivez à l’extérieur du mur, c’est une autre histoire. Mais La Nouvelle-Orléans est dans cette forteresse maintenant. Et elle est très douée face aux catastrophes. Le terme de « résilience » est presque devenu une insulte tellement il a été utilisé pour embobiner les habitants, mais c’est vrai que, face aux tragédies, les communautés se rassemblent, elles savent se remettre. Les digues peuvent toujours céder à nouveau, j’ai confiance en eux. New York, à bien des égards, n’a pas les mêmes ressources.

      Vous évoquez dans votre livre la notion de « nature lag », en référence au « jet lag » : nous voyons partout des signes du désastre à venir, mais notre esprit n’est pas encore aligné.

      C’est un autre élément qui rend la ville intéressante : nous voyons les choses comme elles sont, nous n’avons pas à convaincre qui que ce soit du changement climatique. Tout le monde sait que chaque saison d’ouragans pourrait être la dernière. La Nouvelle-Orléans est associée au passé, à l’histoire mais, d’une certaine façon, c’est une ville du futur. Nous sommes déjà en paix avec le risque extrême et l’imprédictibilité du futur. Ce n’est pas vraiment le cas dans le reste du pays.

      Par ailleurs, vivre à La Nouvelle-Orléans, c’est vivre dans un environnement entièrement fait par l’homme [la ville a été construite sur des marais]. On a l’impression d’être dans la nature, mais on est aussi pleinement conscient que tout de ce qui paraît « naturel » a été mis là à dessein. Et donc, les habitants de La Nouvelle-Orléans n’ont aucune illusion sur ce sujet. D’une certaine manière, c’est aussi inhabituel, du moins en Amérique, où les gens ont des points de vue plus passéistes sur le « naturel » et le « non-naturel ».

      Depuis le XIXe siècle, la tradition environnementaliste américaine voit la nature comme un refuge à l’industrialisation. Une vision romantique qui a présidé à la création de réserves naturelles et de parcs nationaux, et qui s’est avérée contre-productive, écrivez-vous. Pourquoi ?

      Une des leçons fondamentales de l’écologie, c’est que des parcelles de nature sauvage isolées les unes des autres sont vouées à dépérir. Le monde entier est en quelque sorte à l’image de La Nouvelle-Orléans : il n’y a pas un centimètre cube d’atmosphère que nous n’avons pas reconfiguré par notre activité.

      Nous avons déterminé où nous devrions avoir des réserves, des champs ou des forêts. Nous arrivons seulement maintenant à un moment où nous reconnaissons collectivement qu’il n’y a rien de naturel dans ce que nous persistons à appeler le monde naturel. L’étape suivante est encore un peu difficile à envisager pour les gens, y compris les défenseurs de l’environnement : il nous faudra admettre qu’un écosystème menacé demande des soins intensifs continus, comme tout patient dans un état critique.

      La question n’est plus de savoir comment retrouver le monde que nous avons perdu, mais plutôt de savoir quel monde nous voulons créer à sa place. Il y a beaucoup d’exemples à La Nouvelle-Orléans. Nous sommes entourés de magnifiques marécages que l’on pourrait croire d’une nature virginale, qui ont en fait été créées par des ingénieurs au cours des dix dernières années. Pour penser sérieusement à comment aller de l’avant, nous devons nous détacher de ces vieux idéaux romantiques de la nature, et comprendre qu’ils étaient faux et autocentrés.

      « Dark Waters », l’un des essais qui figurent dans votre dernier livre, a été adapté en film. Les droits de votre premier livre ont été achetés par Apple pour en faire une série. Comment percevez-vous cet appétit des studios pour le sujet ?

      Il est lié au fait que personne à Hollywood n’a vraiment compris comment faire un bon film sur le changement climatique. C’est un problème auquel sont également confrontés les romanciers et, dans une certaine mesure, les journalistes : tout ce qui s’écrit sur le sujet tend à l’être avec le désir de motiver les gens à agir. Ce genre d’écriture est important, et certainement nécessaire sur le plan politique, mais il ne permet pas de raconter de bonnes histoires. Le message est prédéterminé – « vous devriez vous intéresser à ce sujet », « vous devriez voter de cette façon » – , et donc il n’y a pas la tension dramatique d’une histoire classique.

      Avec Second Nature, je voulais raconter des histoires sur des problèmes liés au changement climatique et à l’environnement avec une certaine tension dramatique et morale, et où qui sont les gentils et les méchants n’est pas forcément clair. Mon livre Perdre la Terre a reçu beaucoup d’attention à Hollywood parce que c’était une nouvelle façon d’aborder le sujet. Ce n’est pas une pure histoire de désastre dystopique.

      Ce n’est pas la fin du monde. Et ce n’est pas non plus le sauvetage de la planète. C’était plutôt l’histoire de personnes confrontées à des problèmes majeurs qui les obligeaient à reconsidérer leur façon de voir le monde et les mettaient en difficulté non seulement sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan personnel. Et je pense qu’il y a un énorme désir de la part du public d’essayer de réfléchir à ces questions d’une manière plus profonde et personnelle.
      Il ne s’agit pas seulement de parler du traité de Paris. Il s’agit de réfléchir à comment on fait des enfants dans un tel contexte. Comment choisir l’endroit où nous devrions vivre ? Comment tout cela affecte-t-il notre vie quotidienne ? Ce sont ces questions avec lesquelles nous devons nous débattre. Et je pense que la littérature permet cette introspection et cette réflexion plus profonde.

      #écologie #climat

    • Oui, mais de ce que j’en comprends, c’est la multiplication des ouragans qui préfigure le réchauffement climatique lui-même. Les digues et les systèmes de « flood control » sont bien plus anciens.

      La ville est construite sous le niveau de la mer, et entourée par le fleuve Mississippi et le lac pontchartrain. Katrina a provoqué la rupture de digues géantes, d’où l’inondation dramatique de la ville.

      Du coup, je vois évidemment bien le rapport de l’inondation suite à Katrina avec le dérèglement climatique. Mais les digues qui ceinturent la ville sont antérieures, elles ne sont pas en elles-mêmes une conséquence du réchauffement climatique. Si j’ai bien compris, les premiers grands travaux liés aux « flood control acts » successifs démarrent à la fin des années 1930. Alors que l’entretien du Monde commence en évoquant un mur qui ceinture la ville depuis après Katrina, comme s’il n’y avait pas déjà des digues immenses auparavant.

      Et donc, les portes des digues, très dramatiques, très médiévales, qui séparent les communautés, qui préfigurent ce que sera le réchauffement climatique, je vois le rapport, mais je trouve que c’est tiré par les cheveux.

  • Pourquoi et comment favoriser la spontanéité écologique en ville ?
    https://metropolitiques.eu/Pourquoi-et-comment-favoriser-la-spontaneite-ecologique-en-ville.htm

    Quelle place accordons-nous aux processus naturels, c’est-à-dire non planifiés, dans nos villes ? Deux écologues ouvrent ici des pistes pour mieux intégrer la spontanéité écologique en milieu urbain. Dossier : L’urbanisme écologique : un nouvel impératif ? La crise écologique impose de trouver des solutions pour remédier au déclin de la biodiversité. Outre l’identification des causes de ce déclin, cela implique aussi d’élargir le questionnement sur les relations entre la #nature et nos sociétés occidentales. #Débats

    / #écologie, nature, #urbanisme, biodiversité

    #biodiversité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_bonthoux-chollet.pdf

  • From Form‑Trans‑Inform to Atelier d’Architecture Autogérée. A Discussion with Doina Petrescu and Constantin Petcou
    Zeppelin
    https://e-zeppelin.ro/en/from-form%e2%80%91trans%e2%80%91inform-to-atelier-darchitecture-autogeree

    Summer 2021

    Interview: Alex Axinte

    Co-founded by Constan­tin Petcou and Doina Petrescu, atelier d’architecture autogérée (aaa) is “a collective platform of research and action around urban change and emerging cultural, social and political practices in the contemporary city. aaa initiates and supports strategies of ecological transition involving citizen locally and internationally. aaa acts against global crisis (ecological, economic, political, social, etc) by creating the conditions for citizen to participate in the ecological transition and adopting resilient ways of living. aaa functions within an open interdisciplinary network, where different viewpoints cross each other: architects, artists, students, researchers, pensioners, politicians, activists, residents, etc.

    aaa is an international reference in the field of participative architecture and urban resilience, aaa’s projects have been exhibited at Venise Biennale 2012 and 2016, MoMA New York, Berlin Biennale, Pavilion d’Arsenal Paris, Untied Nation Pavilion Geneva, etc. For its activity, aaa has received international recogni­tion and numerous awards across the years including the International Resilient Award Building for Humanity (2018), The Innovation in Politics Award for Ecology (2017) being one of the “100 projects for the climate” selected by the public at COP21 (2015). (Alex Axinte)

    The passages bellow are extracted from a series of conversations I had during several days with Doina Petrescu and Constantin Petcou. At their studio, at home, in cafes and metros or visiting their projects located in different Paris suburbs, we spoke about their beginnings in Romania, about their current practice atelier d’architecture autogérée (aaa) and about future plans. While still in school, within the social and political context of 1980’s Romania, they were involved in initiating groups and networks, they engaged in experiment and innovation, building after graduation an alternative practice through a critically approach of architecture.

    Visiting aaa. Drawing by Alex Axinte

    Alex Axinte: Let’s start from the time when you were professionally and humanly trained in Romania within the socialist education system of that time. Has this contributed to what your practice became?

    Doina Petrescu: Certainly it was a seed there, which wasn’t enough by itself, but it was important because this prepared us to face practical situations, knowing everything that a traditional architect should know. And this thing was a solid base, for knowing how to build, knowing about materials, knowing about structure, knowing history, you can see now that this is not taught in schools anymore, that these became specializations, you specialize in such things. We learned them all. And somehow this general formation counted a solid base, as a foundation. On top of this you can add other more sophisticated things, you may try to position yourself, you can take a stand, and you can develop certain interests. So this was one of the good things. Other good thing from the school, not necessarily different from the school, but one that we took or created in the school, was some sort of parallel school, of which Constantin can say more because he initiated it, adding the fact that the school allowed us the freedom to do other things.

    Constantin Petcou: I did two interesting things in school: first is that I walked a lot through Bucharest and I took the street as a teacher. I had also good teachers, but I studied a lot vernacular architecture. And second is that I initiated a group, a sort of school in school, which was called Form-Trans-Inform and which was based on knowledge theory, and other theories as well. [Stratford H, Petrescu D & Petcou C (2008) Form-Trans-Inform: the ‘poetic’ resistance in architecture. arq: Architectural Research Quarterly, 12(02)] Basically it was a transdisciplinary group: there were students from scenography, we had interactions with others too, we also organized some events in Club A, we invited philosophes, art critiques, until they spotted me and wanted me to enrol in the party…

    “Inner Gesture“ – happening, Baneasa 1982, team: Constantin Petcou, Constantin Gorcea, Florin Neagoe, Lavinia Marșu, Doru Deacu, Sorin Vatamaniuc, Constantin Fagețean ©Form-Trans-Inform

    AA: What vernacular Bucharest meant?

    CP: It meant some fabulous neighbourhoods, because many they were self-constructed, this being usual in mahalas (ie. popular neighbourhoods). The inhabitants were partly self-sufficient: they were already controlling the household climate, having a lot of courtyards covered with vine, they were trying to produce energy, and there were quite a lot of wind mills, they were trying to produce food by raising pigeons in big cages , which were flying all around… It was like in Garcia Marquez. If you were really sensitive to space and wind and light, you were blown away by how much you could see and feel…

    AA: Is this something that you were looking for also in Paris, or you rather came with this type of looking from Bucharest?

    CP: In Paris you don’t have such a thing. I think it was a root that we came from there.

    DP: Yes, and we applied this later in projects like R-Urban and other projects which we developed later. It was a lesson we have learned, we have understood from those conditions. Also, we still kept having this sensibility to “read” spaces’ potentiality. For example you see a square and some trees: you realise that there is a place there with a certain urban quality and in Bucharest there were many such places with very special qualities due to the urban typologies and ways of living. This mahala type of living was actually a sensitive urban typology.

    Constantin rises on his tops and waters the plants hanging from the studio’s ceiling. We flip through black and white magazines in which there were published some of their projects receiving prizes in paper architecture competitions. They tell me about how they became involved in organizing exhibitions, about working with clothing, about publications which didn’t make it past the 1st issue and where many articles finished with ‘to be continued’. Than, they continued with their architect’s life in Romania before ’89: Doina working in sistematizare (state planning) and Constantin as ‘mister Design’ in a factory of clothing and shoes. Here, with found materials, they worked together for redesigning an office space as a sort of ‘participative deconstructivist’ manifesto, quite provocative at the time. Doina goes out in the courtyard and ransacks bended over some compost containers. Here are their pets, some big earthworms which just received banana peels as their favourite meal. After ’90 they left for Paris guided by the idea to continue their postgraduate studies and than to come back.

    “Catarg towards Ithaca“ –“Honorable mention“ at Shinkenchiku Residential Competition, Japan, 1986. Echipa de proiect/Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Mircea Stefan, Victor Badea

    *The Design section atelier – Valceana Leather Factory, 1988. Project team : Constantin Petcou, Doina Petrescu ©ConstantinPetcou

    AA: It is a fairly quite spread perception, that architecture is architecture and politics is politics. We are doing our job, we design, we build. If this supports an ideology or not, this is not architecture’s business. How architecture became for you a political acting?

    DP: I think that in a way it was the context that forced us when we started. We started from scratch. And we had to invent ways of negotiating to gain access to space, to gain access to ways of practicing architecture, and we quickly realized that such a negotiation is political and that actually you need to learn to speak with people caring political responsibilities. But at the same time, we realized that the very fact of asking, of doing the practice differently is a political act. There were some things we refused to do, such as the conventional capitalist practice. We wanted to facilitate the inhabitants’ access to space, for any city inhabitant, we wanted to open urban spaces that are closed and that are controlled either by the municipalities or other institutions, and this is already a political act. We managed to ensure access to space, and afterwards, slowly, the self-management of the space, which was also a process, by persuading people that they have to become responsible if they want to use the space, that they need to learn how to manage it, to get along, to organize. This is in fact what Deleuze and Guatarri are calling micro-politics, meaning politics at the level of the subject, transformations at the subjective level. [Deleuze, G. and F. Guattari (2004), Anti-Oedipus, London: Continuum] We always worked with people. Our architecture always included this subjective and social architecture into the project. The fact that we formed a social group around the project, that people have changed, that they changed their interest, all these are for us part of architecture.

    AA: Do you tend towards consensus in your projects?

    CP: We don’t really use the word consensus. It is about temporary equilibrium. In any such a project, as there are many people involved, and here we speak about governance, co-management and self-management, there are various interests, there are people with different cultural backgrounds – some are employed, others not -­ and people with more or less time. So they cannot have the same vision over the use of space, over the type of activities, and then you need to reach some agreements, some temporary, partial deals, which should not suffocate the others and allow others to emerge. What we do is to give the inhabitants the opportunity to appropriate a space, an equipment, a way of organising time together, of organising the neighbourhood’s life, which are ecological, solidary, all this obviously with some guidance. Because the majority of inhabitants of the banlieue are very much excluded. And we are offering them an emancipatory space, or, in Guatarri’s language, a re-subjectivation capacity, very useful in today’s society which excludes many. [F. Guattari (1977), La révolution Moléculaire, Paris: ed. Recherches] In such spaces they gain new qualities; someone is a gardener, someone else takes care of the chickens, somebody else of the compost, one of the kitchen…

    DP: This is actualy the micro-politics.

    CP: Including until the kids’ level. I remember when we were at the Ecobox I had a lot of keys and a kid asked me, mais Constantin, you have keys from every space in the neighbourhood?! Can you open any space? And obviously that I answered yes, because, for his imaginary it was very important to know that you can open spaces, that you can make this urban space to evolve, which has become now more and more expensive, inaccessible and segregated. Such imaginary is fundamental for the “right to the city”, it is to know that, even for a kid, space could be negotiable, accessible and welcoming, that there are no barriers and walls. Actually, we don’t make walls: we make doors, windows, bridges… this is the kind of things we are building.

    Steering to the passers-by, Doina recollects her diploma project for which she collaborated with an ethnologist to design something which today could be called an ethnological cultural hub. Once arrived in Paris, after a master, they began teaching, being among others the co-founders of Paris-Malaquais architecture school. Step by step, they began to act as citizens, teachers and architects in the neighbourhood where they were living: La Chapelle. This is how aaa started. In the same time, they kept on teaching and initiating projects also in Romania, in Brezoi, but which got stuck. Constantin starts the fire in a small godin in the Agrocite, located in southern Paris, at Bagneux, which is a sort of ecological prototype spatializing aaa’s concepts: short circuits, popular ecology, urban resilience.

    Mobile modules – EcoBox project, 2003. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Denis Favret, Giovanni Piovene ©aaa

    *Eco interstice “Passage 56“ – street view, 2007, Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Raimund Binder, Sandra Pauquet, Nolwenn Marchand ©aaa

    AA: 100 years after Bauhaus, 50 years after the May ’68 revolt and 30 years after the fall of the Berlin wall, within the current global capitalism crisis, all Bauhaus’ principles of how to live and work together are becoming again relevant. In this context, how legitimate is still Bauhaus’s questions if design can change society, and what it means to be modern today?

    DP: So all these ideas are reaching some sort of anniversary and one needs to take them together, one cannot take only Bauhaus ideas, but also other ideas which came after in order to understand what can design do today: participation, global democracy, ecology. Design need to remain open, as Ezio Manzini was saying: ‘design when everybody designs’. There is an acknowledgement of the fact that we are all designing, in our own way, we design our life, we design our decisions. How can you put all those things together in a strategic way, at a moment when the society and the humanity need to take some decisions, need to be prepared for a civilizational change, otherwise we become extinct? I think design has a role in this, by helping, by mediating, by formulating questions, decisions, or solutions together. And how to do design together is the big question, and there is not only one way of doing it, there are many ways. We also need to imagine what are these places where ways of designing together are possible. Which are the new institutions, the new mediating agents? – all these seem to me to be the questions of our times.

    Constantin confesses that Bauhaus changed his life, when, after an exhibition, improbable for that time, where 1:1 modernist furniture was exhibited, he quits the arts high school in Iași and joined the architecture school.

    CP: I am sure that design has an immense capacity to change society until even distorting it (see the tablet, the iPhone…). As architects, we are working a lot in a broader sense of design, and that’s why we are trying to launch not just projects, but also movements like One Planet Site or R-Urban which can be adopted also by others, because we have the capacity and the responsibility, so you have the capacity, but you have also the responsibility to act. It’s like a doctor. If you are in a plane and someone is sick, you have the capacity and responsibility to act. This is the case for us architects: we acted here in the neighbourhood we are living because there were many difficulties. The planet is now in great difficulty and you need to act. We know how to design, to project into the future, to find money, to create a horizon of hope, a model which becomes interesting for others too, so we have this capacity to design, in a broader sense, complex, temporal and functional. All these including re-balancing how much technology, how many resources, how much mutualisation, how much governance, all these are in fact design.

    DP: For example, with R-Urban we proposed a resilience strategy as designers. We have used design and the organization and shaping of space, of making visible specific practices, as a catalyst. We succeed in a way to organize a social group around the project, by giving it also a political dimension, again, by using architecture’s capacity to make visible, to make real the idea of short circuits for example. People could finally see what happens if you collect rain water, where it goes, that you have to think differently about space to make passive heating, and that you need to think differently about the heating system if you want to reduce the fuel consumption. That by using space in a certain way, in 1 year time you will have this amount of reduction of carbon emissions, which is much better than the national rate. So, all these things can be made visible through the way you design their experience. We didn’t just design a building, or a site, but we designed a usage and a way of creating an activity there.

    “ R-Urban “ – Diagrams on the ecological transition principles 2008. Echipa de proiect/Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu cu Nolwenn Marchand, Sara Carlini, Clémence Kempnich ©aaa

    ““Agrocité”—micro-farm for urban agriculture and ecological training, Colombes, 2013-2014

    “Recyclab”—social economy hub, urban waste recycling and eco-design, Colombes, 2013. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Clémence Kempnich

    “Agrocité”—micro-farm for urban agriculture and ecological training, Bagneux, 2019. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Anna Laura Bourguignon, Alex Gaiser, Rémi Buscot, Juliette Hennequin

    AA: So you could say that this means modernity now?

    DP: The concept of modernity is very much contested in fact, but in a way you could say that this means a hope for the future.

    CP: Modernity I think it had the quality of promoting progress, a democratic progress for all, through small prices, standardization, through in fact what they knew back then. And I think that these ideals remain somehow valid. Such as fablabs are in a way a continuity of this progressive modernist ideal of making accessible and democratic the use to technology. And it’s good. But the problem is the excess. When standardization becomes excessive and exploitative. I think modernity needs to be revisited, keeping what is good, like democracy, ethics, progress and others, and readapting it. Because modernity couldn’t address at that time the problems of limited resources issues, climate change, extractive capitalism, or extinction of species; those problems weren’t visible back than.

    AA: What is the relation with technology in your projects?

    DP: We document and present all our technological devices with an interface accessible to the users and we make them with means that makes them transferable and reproducible. I think we need to take into account the democratization of technology and the fact that the reproduction is not made by the industry, but by the masses, everyone being able to take part. What is important is to keep a degree of creativity, of appropriateness, of participative innovation possible at all levels. All these technological devices were conceived together with experts. The grey water filtration system was made together with a specialist in phyto-remediation. What we brought new is that we designed the first prototype used in urban contexts. This approach is also situated, is specific for a certain situation, you work with the specialist to find the solution there, and afterwards you integrate also local and traditional knowledge. For example, for the phyto-remediation device it was very cool that we built it with a team of Romanians having a construction company in France. Due to the fact we were in a flooding area, we needed to raise the device above the ground by 1 meter and we didn’t know how to build it. And then, the team of Romanians which knew how to make… barrels, manage with what we had, with found boards that were boarded like for barrels… and this is how we made the phyto-remediation device. This shows that all skills and ways of knowledge are useful in a certain situation.

    They choose together the tomatoes, than Doina the aubergines and Constantin the potatoes from a temporary market installed in the Paris former mortuary house. This is now a cultural centre, open to everyone and full of life. Recently they participated in the biggest architectural competition organized by the city of Paris which offered some difficult sites for development – “Reinventer Pars”. The brief was very close to the R-Urban model. They haven’t officially won, but their proposal was very good and this is how they were able to develop it in a different location. The project is called Wiki Village Factory (VWF) and is a cluster of technological and social innovation of 7000 sqm which aims to become a sort of central node in the R-Urban network towards developing the city 2.0 (ecological and collaborative).

    “Wiki-Village-Factory” – cluster of social and ecological innovation, Paris, 2016. Project team: Constantin Petcou, Doina Petrescu, Benjamin Poignon, Pierre Marie Cornin, Grégoire Beaumont © aaa-REI-Deswarte

    AA: With WVF for example, how important is for you the materiality and the aesthetics? Or is the program more important?

    CP: Aesthetics for as is a result. You need to take care for the building to be well integrated in the context, you need to express well what’s going on. For example, the coop spaces are trying to make you to wish to collaborate with others; it’s not just like any other office. The ground floor, we try to have it open towards the neighbourhood, despite it is a difficult neighbourhood.

    DP: I would say that aesthetics are trying to express not necessary the programme, but what is important in the program and beyond the program. We are using architecture tactically if you want, as a way of exposing and communicating principles of functioning, of governance, of construction and the ethics of using a building today.

    CP: We are exposing the ecology of the building in fact, and this is beyond function. In order to become more ecologic. This is to make you use fewer materials, less insulation, but count on the passive insulation of the building’ skin. We also succeeded in convincing them to have dry toilets. This will be the largest building with dry toilets in Europe. We will build a special device, like a large scale prototype, which doesn’t exist right now. In fact, although they are on a tight budget, they will put more money into this than into usual toilets, because also the developer and everybody want this aspect to be exemplary. And it will be quite vegetal, with urban agriculture; we will try to remediate the grey waters. All the principles that we are using in R-Urban hubs will be implementing as much as we can also here.

    AA: So, the city 2.0 should look differently because it values and creates hierarchies in a different way?

    DP: Yes, it is important to create a new discourse, but also governance is important, social and ecological governance, that is what we try to express through architecture. There are many layers which add up to the modernist functional layer. And there is also the idea of being reversible, the fact that a building needs to evolve, to adapt, to disappear if necessary after a while, so it is not built to last hundreds of years. Because we need to leave room for future generations to build the architecture they need, don’t we?

    #ville #écologie #participation #auto_gestion #urban_planning

  • Consommation : les Français ne croient pas aux promesses écologiques des industriels Par Julien Da Sois
    https://www.lefigaro.fr/conso/consommation-les-francais-ne-croient-pas-aux-promesses-ecologiques-des-indu

    Une large majorité juge que les entreprises ne sont pas suffisamment impliquées dans les enjeux écologiques, sociaux et sociétaux.

    Des Français sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux dans leurs choix de consommation, mais critiques envers les efforts des entreprises dans ces domaines. C’est ce qui ressort du Baromètre de l’engagement des entreprises, réalisé par l’ObSoCo (Observatoire Société & Consommation) et Trusteam Finance, dévoilé mardi 7 septembre.

    Les sondés sont en effet une majorité à affirmer que l’impact environnemental (62%) et social et sociétal (52%) est un critère d’achat important entre des produits concurrents. Si le prix reste, de loin, le premier critère de choix, près d’un quart des personnes interrogées (24 %) indique avoir renoncé à un achat au cours des 12 derniers mois en raison d’une insuffisance de la marque ou de l’enseigne sur le plan environnemental, social ou sociétal.


    Près d’un quart des personnes interrogées affirme avoir renoncé à un achat au cours de l’année écoulée en raison d’une insuffisance de la marque sur le plan environnemental, social ou sociétal. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

    Et à en croire ce sondage, effectué auprès d’un échantillon de 2.000 personnes représentatif de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 75 ans, les Français sont cependant sévères vis-à-vis des efforts entrepris par les sociétés. Ils sont en effet environ sept sur dix à juger qu’elles ne sont pas suffisamment impliquées dans la réponse à la crise écologique et dans les grandes questions sociales et sociétales de notre époque (discriminations, pauvreté, équilibre territorial...).

    Soupçon de « greenwashing » et de « social washing »
    Plus de huit sur dix (84%) sont même incapables de citer spontanément la moindre entreprise particulièrement engagée. Ils sont malgré tout plus nombreux à observer une évolution positive sur ces sujets : 21% estiment que l’engagement des entreprises a eu tendance à progresser au cours des 12 derniers mois, contre 13 % à penser qu’il a reculé.

    Les campagnes de communication des entreprises autour de ces problématiques sont par ailleurs jugées peu crédibles par les consommateurs. En effet, 68% sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle « les engagements des entreprises en faveur du bien commun (respect de l’environnement, lutte contre le gaspillage, les discriminations ou en faveur du pouvoir d’achat…) ont pour seul objectif d’améliorer leur image ».

    Le baromètre montre également que la méfiance est plus importante entourant les grandes entreprises. Lorsqu’elles mettent en avant des actions en vue de réduire l’impact environnemental et sociétal de ses produits, une majorité de sondés (56%) disent considérer qu’il ne s’agit que « de belles paroles et que rien de significatif n’a changé en réalité ». Une proportion qui tombe à 39% dans le cas d’une petite ou d’une moyenne entreprise.

    #écologie #agriculture #industrie #promesse #publicité #publicitaires #greenwashing #social_washing #croyances #multinationales #sociétal #engagement #discriminations #pauvreté #promesses #enjeux_écologiques

  • Rendre la ville accueillante pour les #abeilles
    https://metropolitiques.eu/Rendre-la-ville-accueillante-pour-les-abeilles.html

    Sait-on qu’en plus des abeilles domestiques bien connues, plusieurs centaines d’espèces d’abeilles sauvages peuvent trouver un habitat en ville ? Décrivant cette diversité insoupçonnée, Benoît Geslin interroge les conditions de leur présence dans les milieux urbains. Dossier : L’urbanisme écologique : un nouvel impératif ? La ville, un habitat pour les abeilles sauvages ? Nous observons depuis une soixantaine d’années un déclin mondial de la biodiversité, qui concerne également de nombreuses familles #Terrains

    / abeilles, biodiversité, #écologie, #nature

    #biodiversité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_geslin.pdf

  • L’urbanisme écologique : un nouvel impératif ?
    https://metropolitiques.eu/L-urbanisme-ecologique-un-nouvel-imperatif.html

    L’extension rapide des surfaces urbanisées affecte la biodiversité, homogénéise les paysages et transforme les modes de vie en raréfiant les expériences sensibles des milieux naturels. Ce dossier explore les réponses que les concepteurs d’espaces urbains peuvent apporter aux urgences écologiques et politiques. ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ À l’échelle mondiale et depuis trois décennies, les surfaces urbanisées gagnent en moyenne 110 km² par jour, soit environ la superficie de la ville de Paris. D’ici #Dossiers

    / #écologie, #urbanisme, biodiversité, #environnement, #architecture

    #biodiversité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/introduction_dossierurbanisme-ecologique.pdf

  • Crise climatique : « Nous devons apprendre à désinnover »

    Plaidant pour une écologie du démantèlement, les chercheurs Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin préviennent, dans une tribune au « Monde », que l’humanité doit se préparer à « fermer » ce qui la détruit.

    Tribune. Il va falloir s’habituer à ce que, désormais, chaque nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental (GIEC) sur l’évolution du climat génère un sentiment de lassitude supplémentaire. Pourquoi n’arrivons-nous pas à enclencher cette satanée « transition » ? Nous voudrions défendre ici une hypothèse relativement naïve, mais qui pourtant semble peu évoquée : si nous ne parvenons pas à traduire les alertes climatiques et écologiques en actes concrets à la hauteur de ces enjeux, c’est parce que nous n’arrivons pas à « fermer les choses ». En clair, plus que d’un renversement théorique ou d’une réforme impossible du capitalisme, nous avons besoin de le fermer concrètement.

    Nous le voyons tous les jours. On mettra sûrement plus de trente ans à nous débarrasser du glyphosate depuis les premières études sur son écotoxicité. La fermeture ne serait-ce que d’une centrale nucléaire a pris à la France une dizaine d’années ; son démantèlement va s’étaler pendant plusieurs décennies. Dans l’Alberta, ni les pouvoirs publics ni les entreprises privées ne sont encore prêts à assumer la gestion des 95 000 puits de pétrole délaissés. A Detroit, la démolition de milliers de mètres carrés de bâtiments abandonnés est prise en charge par une poignée d’associations de riverains armés d’outils improvisés pour répondre à des besoins de subsistance critiques. Alors que les liaisons aériennes locales pourraient être rapidement abandonnées pour des raisons écologiques évidentes, une grande partie des élus locaux s’accrochent à la promotion de « l’attractivité » de leur territoire. Après six ans de travail, 24 milliards d’euros investis, 16 000 personnes impliquées et 20 millions de mètres cubes de déchets, seul un tiers du territoire autour de la centrale de Fukushima a été correctement dépollué…

    Conquête cosmologique

    Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ». Héritage de notre front de modernisation, il sous-tend notre modèle de développement et nous conduit à penser le monde et ses situations écologiques critiques uniquement sous le mode du projet (administratif, économique, social ou technologique), de la gestion et de l’ingénierie. L’innovation, la création, la production seraient encore une fois les armes les plus évidentes pour dépasser la situation climatique et nous permettre de conserver notre modèle de développement. Cet élan de conquête cosmologique est quelque chose que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres sociétés où, parfois, une certaine sobriété, voire des peurs ou des interdits, empêche de penser le monde comme un champ naturellement fait de possibles à explorer et exploiter.

    Mais aussi parce que l’enquête scientifique met un temps beaucoup plus long à fermer les choses qu’à les ouvrir. La gestion sanitaire de la cigarette, du glyphosate ou des nitrates en sont un exemple parfait. Nous avons construit un mode de gestion de la question sanitaire et écologique où la technologie et l’économie précédent l’enquête.

    La difficulté de la fermeture vient aussi de notre incompétence technique. Le capitalisme a investi des efforts considérables pour structurer les compétences de l’ouverture : ingénierie, design, conception, process industriels, entrepreneuriat… Pourtant, les peuples de la fermeture (démolisseurs, dépollueurs, liquidateurs, éboueurs, gestionnaires du tri industriel et du décommissionnement…) sont nombreux et travaillent, dans l’ombre (souvent la nuit, d’ailleurs), à ce que nos sociétés ne croulent pas sous ses décombres.

    Enfin, une difficulté majeure tient au fait que des millions de personnes sont aujourd’hui prises dans les ligatures de secteurs économiques condamnés par leur insoutenabilité matérielle ou leur incompatibilité écologique. Le problème central de l’écologie politique devrait être de sauver ces personnes. Aujourd’hui en France, un hypermarché fait vivre directement plus de 1 500 familles. Que proposer à ces 1 500 familles ? Nous pouvons attendre tous les rapports du monde, la réponse à cette question n’y sera jamais écrite, pas plus que le GIEC ne prend aujourd’hui position entre géo-ingénierie, transition ou décroissance.

    Horizon optimiste

    La question climatique est donc bien une affaire politique et technique, mais dans une orientation totalement nouvelle. Nos institutions démocratiques, nos systèmes assurantiels et mutualistes, nos services publics devront désormais être reconfigurés pour cette nouvelle ère climatique.

    Il nous faut des assemblées pour statuer sur ce que nous gardons et sur ce à quoi nous sommes prêts à renoncer. Nous devons y négocier nos acquis sacrés et clarifier les privilèges écologiques ou climatiques à abolir. Nous devons aussi assumer que la question écologique n’est pas naïvement coopérative, et que c’est bien pour cela qu’il faut l’encastrer dans des formes démocratiques, voire constitutionnelles.

    Nous devons actualiser nos régimes de protection sociale, non pas pour les « moderniser » mais au contraire pour en faire le socle fondamental qui permettra aux personnes de sortir de ces dépendances condamnées. Cela exige bien plus qu’un simple revenu universel !

    Cela veut dire aussi de nouvelles institutions de formation, de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences assurant cette redirection complète du monde.

    Nous devons apprendre à désinnover, à décommissionner et démanteler les infrastructures incompatibles avec la situation écologique, à détricoter nos applications technologiques, à reterritorialiser nos systèmes de production et de distribution. La fermeture est l’horizon politique le plus optimiste du nouveau régime climatique.

    Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin sont enseignants-chercheurs au Groupe ESC Clermont et membres d’Origens Media Lab. Ils ont notamment écrit « Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement » (Divergences, 168 pages, 14 euros)

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/03/crise-climatique-nous-devons-apprendre-a-desinnover_6093287_3232.html

    #écologie #climat

  • La géothermie profonde, une fausse bonne idée ?
    https://ricochets.cc/La-geothermie-profonde-une-fausse-bonne-idee.html

    Engie et son projet de centrale géothermique profonde dans le Puy de Dôme 63 À quelques kilomètres de la chaîne des Puys, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. J’apprends que suite à l’enquête publique, le commissaire enquêteur a remis un avis favorable (avec réserves) pour ce projet pas si inutile pour qui cherche par la même occasion du lithium à grand coup de fracturation hydraulique :( L’avis de Fédération Nationale de l’Environnement est édifiant ! Une association locale s’est créée, (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #Ecologie

    https://www.fne-aura.org/publications/puy-de-dome/geothermie
    https://www.helloasso.com/associations/acr-des-volcans
    https://www.liberation.fr/societe/ville/meme-a-larret-un-projet-de-geothermie-profonde-provoque-un-nouveau-seisme
    https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9othermie#S%C3%A9isme_et_g%C3%A9othermie

  • Ce recueil de chroniques est vraiment agréable à lire, le quotidien se mêle à la réflexion, les références.
    J’aime particulièrement l’humilité d’Hervé Gardette qui aborde l’écologie à hauteur d’homme, avec les doutes, les contradictions qu’une transition écologique implique. Son écriture fine, intelligente et drôle apporte de la légèreté à un sujet pesant.
    C’est une lecture qui permettra à chacun de sentir à la fois concerné et accompagné dans une transition nécessaire mais parfois compliquée.

    Gardette, Hervé. Ma transition écologique : comment je me suis radicalisé. Novice, 2021.

    #Lecture #Ecologie #Chroniques #Réflexion

  • Sauvages et réensauvageurs
    https://laviedesidees.fr/Sauvages-et-reensauvageurs.html

    Le “réensauvagement” revendiqué par les défenseurs de la #nature est difficile à définir. Retour à un paradis perdu ? Critique de la modernité ? Le modèle, ou plutôt le mythe des Indiens d’Amérique fait parfois les frais de cette nouvelle idéologie – au mépris des Indiens réels.

    #Société #écologie #Amérindiens #animaux
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210831_grillot.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210831_grillot.pdf

  • Le code QR s’invite dans les calanques surfréquentées de Marseille
    https://reporterre.net/Le-QR-code-s-invite-dans-les-calanques-surfrequentees-de-Marseille

    Un système de réservation va être mis en place pour accéder à la calanque de Sugiton. Ce site naturel est dégradé par la surfréquentation, et il faut en limiter l’accès pour préserver ses richesses.

    Après une courte randonnée sous un soleil assommant, elle apparaît, splendide, au détour d’un énième virage : la calanque de Sugiton. De là, le tableau est éblouissant. En contrebas, une crique à l’eau translucide s’engouffre dans la terre ; lame turquoise scindant la rocaille cernée par une forêt de pins. Le paysage est majestueux, mis en musique par un concert de cigales.


    C’est pour s’offrir ce spectacle que des milliers de touristes débarquent ici tous les jours. À seulement 45 minutes de marche du parking de la faculté d’architecture de Luminy, Sugiton est la calanque la plus accessible de Marseille. La plus étroite aussi : la plage ne tient que sur une vingtaine de mètres et seuls quelques rochers plats sont au cœur d’une colline verdoyante. Alors, quand la saison estivale déverse ses flots de touristes sur la ville, la calanque est littéralement prise d’assaut. « Ce n’est plus tenable. On ne parle même plus de surfréquentation, mais d’hyperfréquentation, dit Didier Réault, vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence et président du conseil d’administration du parc national des Calanques. On a eu des journées avec plus de 2 000 personnes sur le site, soit quasiment six par mètre carré ! »

    En 2019, le parc a recensé 2 millions de visiteurs, puis 3 millions en 2020. Les températures hors saison étant de plus en plus douces, les calanques sont désormais visitées toute l’année. « La crise sanitaire a accentué le phénomène, précise Didier Réault. Après le premier confinement, les gens se sont rués dans les calanques, avec des pics de fréquentation en mars qu’on ne connaissait jusqu’ici qu’en plein été. »

    Mardi 13 juillet 2021, le conseil d’administration du parc a donc décidé de mettre en place un système de réservation avec permis de visite nominatif qui entrera en vigueur en mars 2022. « La mesure peut paraître contraignante, c’est un vrai changement de philosophie, admet François Bland, le directeur du parc. On n’est pas trop habitués à cela en France, contrairement au Royaume-Uni ou aux États-Unis où l’accès aux parcs naturels est bien plus limité. »
    . . . . . .
    Les réservations se feront en ligne ou sur l’application Mes Calanques via un système de QR code à présenter sur place. Un contrôle sera effectué au col de Sugiton en amont de la calanque par une société privée de sécurité. Il sera possible de réserver trente jours à l’avance et de nouveaux créneaux seront ouverts quelques jours avant. Une première étape avant un accès payant au site ? « Il en est hors de question, on conservera la gratuité absolue de l’accès au site, c’est fondamental pour nous », assure le directeur.
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    « Maintenant, il faut voir qui on exclut avec ce système, il ne faudrait pas que les locaux soient pénalisés au profit des touristes », précise Marine. « Moi je me décide à venir du jour au lendemain, j’ai pas envie de planifier ma venue six mois à l’avance ! Et beaucoup n’ont pas d’ordinateur », dit Gérard, un retraité habitué des lieux, croisé à l’ombre d’un pin au creux de la calanque.

    Les visiteurs moins à l’aise avec les outils numériques, souvent les plus âgés, auront-ils une autre solution pour se rendre sur place ? Un système de réservation par téléphone « n’est pas prévu pour le moment, mais effectivement c’est à prendre en compte », rétorque François Bland. Et le système qui s’appliquera demain à Sugiton pourrait se généraliser rapidement à d’autres calanques. « On est sur une expérimentation, mais c’est sûr qu’on devra probablement limiter l’accès à d’autres sites », admet François Bland, avant de lâcher : « La calanque En-Vau sera probablement la prochaine sur la liste. »

    #qrcode #surveillance #smartphone #actualités_françaises #france #algorithme #pass_sanitaire #tourisme #ségrégation #exclusion #écologie #privatisation

  • Clarebout : l’empire du sale gras qui pue
    https://labrique.net/index.php/38-ecologie/1202-clarebout-empire-du-sale

    Un géant belge de la frite surgelée sévit dans notre région. Installé depuis 2008 au Nord-Ouest de la métropole lilloise (derrière la frontière), il souhaite désormais s’étendre près de Gravelines. Sur le projet, des habitant.es constatent de nombreuses nuisances : odeurs, retombées grasses, bruits incessants. Leur ville risque d’être défigurée à jamais par une usine Clarebout Potatoes, premier concurrent de McCain sur les frites surgelées, exportateur dans le monde entier et exploiteur d’une main-d’œuvre précaire. Il devrait produire à terme plus de 2500 tonnes de produits surgelés par jour. Nous sommes allé.es à la découverte de l’usine située à deux pas de Lille pour connaître l’enjeu de son extension vers le (...)

    #En_vedette #Écologie

  • Comment un clic peut-il polluer autant ?
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/12326607-podcast-comment-un-clic-peutil-polluer-autant.html

    Saviez-vous qu’envoyer un mail avec une pièce jointe d’un mega revient à allumer une ampoule de 60W pendant 25mn ? Dans le Point J, Solange Ghernaouti, professeure à l’Université de Lausanne, détaille l’impact environnemental de nos activités numériques.

    « Il y a d’abord les coûts de fabrication des équipements ; l’extraction des terres rares et des matériaux, la production et le transport des marchandises. Et puis la consommation en énergie des appareils et des serveurs », note la spécialiste des questions numériques.

    Des coûts dont les consommatrices et consommateurs n’ont pas forcément conscience. « On n’a pas encore compris le lien entre l’usage, la praticité et le plaisir que l’on peut avoir en utilisant nos outils numériques et les impacts sur l’environnement », déplore Sonia Ghernaouti.

    Comment limiter cet impact ?
    Des pratiques plus locales sont-elles envisageables dans le monde très globalisé du numérique ?

    https://rts-aod-dd.akamaized.net/ww/12333491/6e7f696d-de63-3f60-897c-e598a0fe59ba.mp3

    #pollution #équipement #environnement #climat #pollutions_ #eau #écologie #multinationales #décrypter #smartphone #PC #MAC #communication #internet #facebook #mail #wifi #opérateurs #télécommunications

  • Parution de Le Mur énergétique du capital. Contribution au problème des critères de dépassement du capitalisme du point de vue de la critique des technologies. Un livre de Sandrine Aumercier (Editions Crise & Critique, Septembre 2021)
    http://www.palim-psao.fr/2021/08/parution-de-le-mur-energetique-du-capital.contribution-au-probleme-des-cr

    Chapitre 1 – La crise de l’énergie au coeur de la crise permanente du capitalisme
    1.1 Fin du pétrole et développement durable… du capital
    1.2 L’émergence du paradigme énergétique
    1.3 La bioéconomie, synthèse entre économique et biophysique

    Chapitre 2 – Moteur humain, moteur d’engin
    2.1 Le dogme classique de la substituabilité des facteurs de production
    2.2 Le travail comme « dépense d’énergie »
    2.3 La technologie comme potentialisation de la force de travail dans la contradiction en procès du capital
    2.4 Marx énergéticien ?

    Chapitre 3 – L’abolition du travail et ses conséquences
    3.1 Quel type de démantèlement industriel ?
    3.2 A la recherche des critères de dépassement du capitalisme

    Conclusion

    #livre #Sandrine_Aumercier #critique_de_la_valeur #wertkritik #écologie #énergie #capitalisme #travail #critique_du_travail #critique_techno #anti-industriel

  • En Drôme : Rencontres de l’écologie populaire et sociale
    https://ricochets.cc/En-Drome-Rencontres-de-l-ecologie-populaire-et-sociale-PEPS-aout-2021.html

    Rencontre de l’écologie populaire et sociale de PEPS.

    Nous parlerons d’écologie populaire, de lutte contre la corruption, d’éco-féminisme, de biorégionalisme, des élections, d’animalisme, de communalisme, de convergences des luttes, des alternatives, d’utopies réalistes, de décolonialisme, de souveraineté alimentaire, etc.

    Ce sera aussi un événement culturel et d’éducation populaire avec des concerts, spectacles, projections, ateliers, formations, rencontres. Lien pour s’inscrire Programme et infos (les (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, Démocratie directe, communes libres..., #Drôme

    #Démocratie_directe,_communes_libres...
    https://www.pepsisere.eu.org/?event=rencontres-dete-de-peps-pour-une-ecologie-populaire-et-sociale-

  • Accords secrets entre sociétés et communes vaudoises sur des projets éoliens RTS Xavier Alonso/ther
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12432284-accords-secrets-entre-societes-et-communes-vaudoises-sur-des-projets-eo

    Le dossier des accords secrets entre communes et sociétés éoliennes rebondit dans le canton de Vaud, après une polémique à Fribourg. Le quotidien 24 Heures a révélé samedi des documents confidentiels où des exécutifs vaudois s’engagent à ne pas nuire aux projets.

    Les communes se contraignent notamment « à promouvoir l’éolien sur leur territoire » ou encore « à ne faire ni favoriser aucune opposition sur le plan du droit civil ou public ». Les clauses secrètes qui ont été rendues publiques samedi dans l’article du quotidien 24 Heures interrogent l’impartialité du débat politique.

    Du côté des opposants aux éoliennes, on demande la transparence : « La transparence permettrait de mener le débat depuis beaucoup plus longtemps et nous savons d’expérience (...) que quand les gens sont informés, ils ont tendance à s’opposer aux éoliennes », explique ainsi Jean-Marc Blanc, secrétaire de l’association paysage-Libre Vaud.

    19 projets de parcs éoliens dans le canton
    Le canton de Vaud ne compte pas moins de 19 projets de parcs éoliens, lesquels suscitent d’ailleurs de nombreux blocages de la part d’associations. Ainsi, si le projet de Sainte-Croix a été validé par le Tribunal fédéral en 2021, cinq autres sont pendants devant les tribunaux.

    Reste que, en dehors des opposants historiques, la place de l’éolien ne fait pas l’objet d’un débat cantonal au Grand Conseil, comme cela avait été le cas à Fribourg. « Les deux tiers des Vaudois habitent dans des régions qui sont orientées vers l’Arc lémanique. Ils se disent qu’ils ne verront jamais les éoliennes parce que leur paysage, c’est le lac Léman, ce qui fait qu’ils ne se sentent pas du tout concernés », regrette Jean-Marc Blanc.

    Des conventions légales
    Les conventions signés entre les communes et les futurs exploitants sont pourtant légales car in fine, le but d’un parc éolien est de vendre de l’électricité issue d’une énergie renouvelable mais également d’être rentable.

    Pour Claudine Wyssa, présidente de l’Union des communes vaudoises, cet entre-deux entre la politique et l’économie doit pouvoir être géré par les exécutifs : « L’option prise par une municipalité pour ou contre les éoliennes est de toute façon politique. Pour faire avancer ces dossiers, la municipalité va devoir faire un certain nombre de démarches et de mon point de vue, le détail de ces démarches n’a pas à être sur la place publique », explique-t-elle.

    Au final, la question qui se pose est bien celle du niveau d’information qui doit être accessible aux citoyens et citoyennes. Un enjeu qui devient émotionnel quand il touche à l’éolien.

    #éoliennes et #Démocratie ne font pas bon ménage, en #Suisse ou ailleurs ! #énergie #résistance #éoliennes_industrielles #électricité #éolien #écologie #énergie_éolienne #environnement #éolienne #transparence

  • Climat, écologie et social : transformer le désespoir en force motrice et déterminée
    https://ricochets.cc/Climat-ecologie-et-social-transformer-le-desespoir-en-force-motrice-et-det

    🔥 TON DEMAIN EST MON MAINTENANT 🔥 Nous relayons ici le communiqué de Deep Green Resistance Bretagne à propos du dernier rapport du GIEC et de comment transformer son désespoir en force motrice et détermination. Bonne lecture. ‼ Copaines, camarades écologistes, compagnes et compagnons de lutte ; le dernier rapport du (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, débordements..., #Ecologie

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://bonpote.com/synthese-et-analyse-du-nouveau-rapport-du-giec
    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-climat/7-repartition-sectorielle-des-emissions-de
    https://15feb-c70d8ead6ced550b4d987d7c03fcdd1d.ssl.cf3.rackcdn.com/cms/reports/documents/000/002/327/original/Carbon-Majors-Report-2017.pdf

  • Stratégie pour faire s’effondrer le système techno-industriel, et donc préserver le vivant
    https://ricochets.cc/Strategie-pour-faire-s-effondrer-le-systeme-techno-industriel-et-donc-pres

    Pour attaquer la rentrée du bon pied, Les Editions Libre proposent une traduction exclusive du dernier ouvrage du célèbre mathématicien Theodore J. Kaczynski. Pour aller au delà du constat des carnages qui s’accumulent, pour éviter les « illusions vertes », le désespoir ou la résignation : penser de manière pratique et avec stratégie. Révolution anti-tech. Pourquoi et comment ? 𝑄𝑢𝑎𝑡𝑟𝑖𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑢𝑟𝑒 : La société dans laquelle nous vivons semble de plus en plus hors de contrôle. Mais il ne s’agit pas d’une (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Ecologie

    https://www.partage-le.com/2021/08/16/sur-theodore-kaczynski-et-sa-pretendue-folie-par-nicolas-casaux