• Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/18/etats-unis-joe-biden-annonce-vouloir-regulariser-des-centaines-de-milliers-d

    Etats-Unis : Joe Biden annonce vouloir faciliter la régularisation de centaines de milliers d’immigrés
    Le Monde avec AFP
    Publié le 18 juin 2024 à 19h24, modifié le 19 juin 2024 à 00h23
    En pleine campagne pour la présidentielle américaine, Joe Biden a annoncé, mardi 18 juin, des mesures pour faciliter les régularisations qui pourraient bénéficier à des centaines de milliers de personnes, des annonces aussitôt condamnées par son rival républicain Donald Trump.« Nous pouvons à la fois sécuriser la frontière [avec le Mexique] et fournir des voies légales d’immigration », a dit le président américain, candidat à un second mandat, dans un discours à la Maison Blanche.
    Le démocrate de 81 ans en a profité pour critiquer son prédécesseur, l’accusant d’alimenter les « peurs » des Américains et jugeant « scandaleux » de dire, comme le milliardaire républicain de 78 ans l’a fait, que les migrants étaient des « animaux » qui « empoisonnent le sang » du pays.Donald Trump, en campagne dans le Wisconsin, a lui assuré que s’il était élu en novembre, ce « projet d’amnistie illégal [serait] déchiré et jeté dès le premier jour », pendant que ses partisans clamaient, à l’intention des migrants en situation irrégulière, « Virons-les ! Virons-les ! ».
    L’équipe de campagne du républicain, qui promet des expulsions massives en cas de victoire électorale, a elle assuré que les mesures annoncées mardi allaient « sans aucun doute alimenter la criminalité des migrants » ou encore « voler les avantages sociaux des seniors américains ».
    Joe Biden tente à la fois de répondre aux accusations de laxisme de la droite et de rester fidèle à ses promesses de campagne d’un système d’immigration plus « humain ». Le président, qui avait annoncé récemment annoncé des mesures très restrictives contre les demandeurs d’asile arrivant à la frontière sud des Etats-Unis, va faciliter la délivrance de permis de séjour permanent – la fameuse « carte verte » – aux conjoints et conjointes de citoyens américains et à leurs enfants.Les personnes résidant depuis au moins dix ans aux Etats-Unis, et mariés à un citoyen ou une citoyenne américaine, pourront engager une démarche de régularisation sans devoir quitter au préalable le territoire américain, comme c’était jusqu’ici le cas.« Cette mesure va protéger environ un demi-million de conjoints et de conjointes de citoyens américains, et environ 50 000 enfants immigrés âgés de moins de 21 ans », selon la Maison Blanche.
    La grande association de défense des droits civiques ACLU a « salué » dans un communiqué la décision de Joe Biden, y voyant « le genre de mesures humaines et de bon sens qui rendent l’Amérique plus forte. » La même ONG avait au contraire décidé de porter plainte contre les mesures prises par le président démocrate pour limiter les entrées à la frontière avec le Mexique.Krish O’Mara Vignarajah, le chef de Global Refuge, une association de soutien aux migrants, a elle aussi félicité ces mesures pour faciliter les régularisations. « Cette décision va soulager des milliers de familles », a-t-elle souligné dans un communiqué sur X.
    Joe Biden veut par ailleurs accélérer la procédure de visas de travail pour certains immigrés ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis et ayant reçu une offre d’emploi dans le pays.Cette décision s’appliquera en particulier aux bénéficiaires d’un programme protégeant les mineurs immigrés, mis en place en 2012 quand Barack Obama était président.L’équipe de campagne du démocrate a diffusé une vidéo dans laquelle des bénéficiaires de ce programme, connus aux Etats-Unis sous le nom de « Dreamers », attaquent en anglais et en espagnol les positions anti-immigration de Donald Trump.
    L’ancien président se réfère régulièrement à des meurtres particulièrement choquants, commis par des personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, pour marteler qu’il existe une vague de criminalité due à l’immigration clandestine. Mais ni les statistiques policières disponibles dans les grandes villes américaines, ni les études réalisées par des experts, ne montrent la réalité d’un tel phénomène.Son équipe de campagne a évoqué mardi l’arrestation récente d’un ressortissant du Salvador, accusé d’avoir violé et tué une femme sur un sentier de randonnée du Maryland, en 2023, pour ensuite assurer que Joe Biden allait régulariser des « millions » de personnes en situation irrégulière. Ce suspect ne remplit toutefois aucun des critères pour être concerné par les mesures annoncées mardi par la Maison Blanche.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#regularisation#asile#visa#carteverte#economie#enseignementsuperieur#sante#droit

  • https://mariewyttenbach.com/desinfox

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    Sur les doubles/triples comptages des passages aux #frontières :




    voir aussi :
    #Seeing_double ? How the EU miscounts migrants arriving at its borders
    https://seenthis.net/messages/705957

    Sur l’appel d’air...

    #préjugés #migrations #réfugiés #immigration #BD #bande_dessinée #fact-checking #ressources_pédagogiques #afflux #invasion #immigration_massive #liquide #vagues #discours #chiffres #statistiques #Frontex #passages #mondialisation #globalisation #sur-médiatisation #surestimation #perception #chiffres_relatifs #chiffres_absolus #welfare_state #aides_sociales #shopping_social #appel_d'air #protection_sociale #accès_aux_soins #régularisation #sans-papiers #à_lire #économie #peur #fantasmes

    ping @karine4 @_kg_

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    ajouté à la métaliste sur le lien entre #économie (et surtout l’#Etat_providence) et la #migration... des arguments pour détruire l’#idée_reçue : « Les migrants profitent (voire : viennent POUR profiter) du système social des pays européens »...
    https://seenthis.net/messages/971875

    • Welfare and social protection: What is the link with secondary migration? Evidence from the 2014-crisis hit Italian region of Lombardy

      Evidence on the relationship between secondary international migration and welfare state (or formal protection) support is currently limited. Also, the experience of financial support from semiformal and informal social protection networks has seen limited inclusion in current reflections on secondary mobility patterns such as onward and return migration. Our study analyses the relationship between support from formal, informal and semiformal social protection and short-term secondary migration intentions. The study uses open-access data from the Regional Observatory for Integration and Multiethnicity of Lombardy (Italy) and adopts a competing-risk framework through multinomial logistic regression. Our data do not support the hypothesis of an ex-post “magnetic effect” of the Italian formal social protection on its beneficiaries: individuals on formal welfare are more prone to onward and return migration. However, the positive relationship observed between welfare entitlements and onward migration intentions cannot rule out any effect of welfare magnetism from more generous welfare systems. Monetary aid received from Italian friends is negatively related to return intention. At the same time, economic support from foreign-born friends is correlated to return migration. We interpret results according to social network theory. Economic support and social capital from bridging networks can act as an ex-post integration-driven magnet. Bonding social capital from ties with migrants in Italy cannot secure the migrants’ stay in Italy. However, it can support return migration. Networks providing bonding transnational social capital, and expressed in the form of financial support from relatives living abroad, are instead positively correlated to both forms of secondary migration.

      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/psp.2469

    • Immigration et appel d’air : anatomie d’un fantasme
      https://www.youtube.com/watch?v=XnRPLS8Crnk


      #Clément_Viktorovitch revient chaque semaine sur les débats et les enjeux politiques. Dimanche 12 novembre : le début de l’examen au Sénat du projet de loi immigration. Parmi les mesures phares de ce texte : la régularisation des immigrés sans papiers qui travaillent dans les métiers « en tension ».

      C’est l’une des mesures les plus discutées au sein du projet de loi immigration : l’article qui prévoit la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension. Les parlementaires Les Républicains en ont fait une ligne rouge : en aucun cas ils ne voteront le texte si cette mesure en fait partie. Or, la Première ministre a besoin de leur soutien si elle désire s’éviter un nouveau 49-3. Autant dire que les négociations s’annoncent serrées.

      Ce qui est intéressant, ce sont les arguments qui sont utilisés pour pourfendre cette mesure. Et notamment un argument, répété ad nauseam par les élus LR, mais aussi par le Rassemblement national : régulariser les immigrés sans papiers qui travaillent d’ores et déjà sur le territoire, cela créerait un « appel d’air », voire une « pompe aspirante », qui inciterait toujours plus d’exilés à tenter de rentrer illégalement sur notre territoire.

      Aucun accroissement des flux migratoires

      Il se trouve que cette question a été bien travaillée par la science politique. Nous avons, par exemple, un article très important qui a été publié en décembre 2020 par trois chercheurs : Joan Monras, Elias Ferran, Javier Vazquez-Grenno. Il a même été mise à jour en avril 2023, pour intégrer les données les plus récentes. Ce papier se penche sur la décision, prise par le gouvernement espagnole en 2005, de régulariser 600 000 exilés extra-européens. Bilan : près de 20 ans plus tard, aucun accroissement des flux migratoires n’a été constaté. Aucun appel d’air. Mêmes observations pour ce qui s’est produit aux Etats-Unis en 1986 : l’Immigration Reform and Control Act a permis à trois millions d’immigrés de régulariser leur situation. Résultat : toutes les études ont montré que cette décision n’avait pas entraîné une augmentation de l’immigration.

      Plus généralement, aucun article de recherche n’a jamais montré l’existence d’un prétendu « appel d’air » à la suite d’une campagne de régularisation. D’autant qu’il faut, en l’occurrence, être précis sur la mesure proposée par le gouvernement. Les individus concernés doivent justifier de trois ans de présence sur le territoire, avoir travaillé huit mois au cours des derniers 24 mois, dans un secteur en tension, le tout pour obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable : cela n’a rien d’une régularisation massive !

      Ceux qui s’opposent à cette mesure mettent aussi en avant un risque pour l’économie. Mais là aussi, cette question a été tranchée. Un gros travail de synthèse a été réalisé, pour Sciences Po, par Hélène Thiollet et Florian Oswald. On observe que, certes, pour les emplois les moins qualifiés, l’immigration peut entraîner, à court terme, une pression sur les salaires. Mais ce n’est ni systématique, ni pérenne. À l’échelle de l’économie dans son ensemble, l’immigration a au contraire un impact soit neutre, soit positif. Quant aux campagnes de régularisation, elles ont un effet bénéfique pour les finances publiques, puisqu’elles font rentrer un surcroît de cotisations patronales dans les caisses de l’Etat. En plus, bien sûr, de sortir de la précarité des hommes et des femmes qui travaillent, sont intégrés, bien souvent payent des impôts, et contribuent à la vie de notre société.
      Peurs et fantasmes

      C’est précisément tout le problème des débats sur l’immigration : certaines positions ne sont étayées ni par des faits, ni par des preuves, mais par des peurs et des fantasmes. On pourrait d’ailleurs évoquer le cas de l’AME, l’aide médicale d’Etat pour les immigrés sans papiers, dont le Sénat vient aussi de voter la suppression – au motif, là aussi, qu’elle créerait un appel d’air. On sait pourtant que le vrai problème de l’AME, c’est plutôt que ceux qui devraient en bénéficier ne la demandent pas : d’après le dernier rapport de Médecins Du Monde, plus de 80% des personnes éligibles à l’AME n’y ont pas recours. Avec des conséquences évidemment dramatiques pour ces personnes, qui finissent par accumuler de graves retards de soin. Mais aussi des conséquences négatives pour notre système de santé et pour les finances publiques, puisque, comme l’ont rappelé de nombreux médecins, il vaut toujours mieux prendre en charges les pathologies le plus tôt possible.

      Tout le problème, c’est que le gouvernement a tendance à céder devant ces arguments, aussi contestables soient-ils. Le président Macron a d’ores et déjà restreint l’AME, en 2019, quand il a décidé d’en conditionner l’accès au fait de prouver trois mois de présence sur le territoire, contre l’avis des professionnels de santé. Nous verrons bien quel sera le texte qui ressortira, in fine, des débats parlementaires. Mais si l’on se fie à la manière dont ils ont commencé, on peut craindre que les passions n’y triomphent, hélas, sur la raison.

      https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/chronique-immigration-et-appel-d-air-anatomie-d-un-fantasme_6150630.htm

  • « Le Luxembourg est champion de la pauvreté au travail » l’essentiel - Marion Chevrier

    LUXEMBOURG - Le travail ne protège pas de la pauvreté : en 2023, 14,7% des salariés étaient exposés au risque de pauvreté. Une proportion deux fois plus élevée que dans la zone euro.

    « Le Luxembourg confirme son statut de champion de la pauvreté au travail » en 2023, écrit la Chambre des salariés dans une mise à jour de son Panorama social publiée ce mardi. Le taux de risque de pauvreté des salariés a en effet encore augmenté au Grand-Duché, passant de 12,4% en 2022 à 14,7% en 2023 alors qu’il était sous le seuil des 10% en 2010 (9,9%).

    Une tendance à la hausse à contre-courant des pays de la zone euro qui voient plutôt ce risque diminuer (à 6,7% pour la zone euro, aux alentours de 6% en France et en Allemagne et de 4% en Belgique).

    https://20min-images.imgix.net/2024/06/18/27f4f44a-6319-4e49-8955-12d01725a576.jpeg

    L’année dernière, c’est ainsi plus d’un salarié sur sept qui disposait de revenus ne lui permettant pas de dépasser le seuil de risque de pauvreté (2 382 euros pour un adulte seul et 5 001 euros par mois pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans).

    Si les travailleurs à temps partiel ou encore ceux ne disposant que d’un contrat de travail à durée déterminée sont plus exposés au risque de pauvreté, le Luxembourg se distingue néanmoins par le fait que même les personnes travaillant à plein temps sont nombreuses à ne pas échapper à la pauvreté, constate la CSL. Ainsi, 9,6% des personnes travaillant plus de 34 heures par semaine présentaient un risque de pauvreté, soit près du double de la zone euro. Dans ces ménages, le risque de pauvreté des mineurs était de 13% contre 6% dans la zone euro.

    « Rendre au travail la valeur qui lui est due »

    « Dès lors, les affirmations que "le filet de sécurité social est tendu autour de l’emploi" ou encore que "le travail doit être rentable" (discours sur l’état de la Nation prononcé la semaine dernière par Luc Frieden) ne sont que des vœux pieux en attendant des actes concrets permettant de rendre au travail la valeur qui lui est due », indique la CSL. Pour ce faire, elle réclame une revalorisation structurelle du salaire minimum, une exonération d’impôt sur le revenu jusqu’à hauteur du salaire minimum qualifié et un allègement de la fiscalité des revenus modestes.

    Des mesures qui permettraient, selon elle, d’attirer au pays des travailleurs « essentiels, mais mal rémunérés » dans les secteurs du commerce, de la restauration, de la construction ou encore des services à la personne et de l’action sociale et du nettoyage.

    #union_européenne #ue #Luxembourg #néolibéralisme #travail #inégalités #pauvreté #dividendes #exploitation #banques #salaires #économie #exploitation #frontières

    Source : https://www.lessentiel.lu/fr/story/emploi-le-luxembourg-est-champion-de-la-pauvrete-au-travail-103129681

    • Après vérification, il s’agit bien (encore et toujours) de ce que l’Insee appelle le seuil de pauvreté monétaire relative. Contrairement à ce que son nom indique (y compris dans cette formulation population exposée au risque de pauvreté ou, dans la version anglaise, chez Eurostat, at-risk poverty rate), ce n’est pas, ça n’a jamais été un indicateur de pauvreté, mais un indice de dispersion de la distribution des revenus.

      Pourcentage de la population dont le revenu est inférieur à 60% de la médiane des revenus ; si on multiplie (ou divise) tous les revenus par deux ou n’importe quel nombre cet indicateur ne bouge pas d’un poil. Il est donc un peu étrange d’y entrevoir une quelconque notion de pauvreté.

      Le fait que cet indicateur soit le plus élevé au Luxembourg signifie en gros que, en Europe, c’est le pays où l’écart entre bas et hauts revenus est le plus important.

  • Les bénéfices d’acheter de l’or en 2024
    https://www.tout-le-web.com/les-benefices-dacheter-de-lor-en-2024

    Acquérir de l’or en 2024 présente divers avantages stratégiques pour les investisseurs avisés. À une époque où l’incertitude économique et géopolitique est omniprésente, l’or se distingue comme un actif refuge fiable. Le métal précieux offre une protection contre l’inflation, la dévaluation des devises et constitue une réserve de valeur reconnue mondialement. Cet article explore les […]

    #Économie

  • An introduction to the parasite economy (Research in Progress Short Paper / Student Paper)
    http://www.gorling.se/files/texts/04_AV_Goerling.pdf

    Il y 20 ans déjà il a fallu constater que l’internet était tombé entre les mains de criminels de tous genres ciblant des groupes de victimes aussi larges et divers que leur imagination. Aujourd’hui nous nous sommes habitués à considérer quelques uns de ces criminels comme utiles ou « bons » parce qu’ils arrivent à se faire passer comme des bienfaiteurs alors qu’on nous en présente d’autres comme diaboliques surtout quand ils de situent de l’autre côté de l’ancien rideau de fer.

    Lire ce papier vient ans plus tard met en évidence des choses qu’on risque de négliger dans son train-train quotidien.

    Le terme économie parasitaire est d’autant plus intéressant qu’il rappelle la dénonciation nazie des juifs comme race parasitaire. Après l’holocauste il faut toujours faire attention à ne pas tomber dans le piège de reproduction des clichés imprécis potentiellement racistes ou antisémites. A travers cette précision par contre on peut obtenir de résultats intéressants et productifs.

    Abstract

    This paper gives an introduction to a number of immoral business-models that have been established as a part of the Internet-economy. It discusses how breaking into computers has become a viable business model for corporations and how the Internet-underground is challenging our view of what a company is. The paper tries to group a number of similar business models such as spyware, adware, viruses, spam etc. under a common term, parasites, and discuss how they are a part of viable business-models rather than merely an annoyance to the computer users.
    ...
    Source : Stefan Görling, The Royal Institute of Technology (KTH), Sweden , EICAR 2004 Conference CD-rom: Best Paper Proceedings, EICAR 2004 Conference CD-rom, Editor: Urs E. Gattiker
    ISBN: 87-987271-6-8

    cf. aussi The Californian Ideology
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Californian_Ideology

    #Internet #capitalisme #idéologie_californienne #néolobéralisme #economie #parasites

  • Bürgergeld und Arbeitslosigkeit : Was die Fans der Marktwirtschaft verschweigen
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/buergergeld-und-arbeitslosigkeit-was-die-fans-der-marktwirtschaft-v

    Tout le monde connaît la définition des chômeurs comme armée de réserve du capitalisme. Non, vous n’en avez jamais entendu parler ? Alors cet article est pour vous. Il explique avec des mots simples ce que cache le double speak des news d’économie et la véritable raison d’être du chômage.

    Spoiler alert ! Après lecture de ce texte vous aurez compris pourquoi il y a des capitalistes aussi qui sont contre la guerre : si elle n’est pas préparée par l’instauration d’un régime autoritaire, elle fait augmenter les salaires.

    18.6.2024 von Simon Grothe - Immer wieder ist von Arbeitsanreizen und Sanktionen die Rede. Dabei führt unsere Wirtschaftspolitik die Arbeitslosigkeit aktiv herbei – zur Inflationsbekämpfung.

    Hubertus Heil, Friedrich Merz und Alice Weidel sind sich einig, dass alle Menschen in Deutschland, die arbeiten wollen, eine Stelle finden können. Deshalb sollen Arbeitslose stärker dazu gebracht werden, einen Job anzunehmen. Heil kündigte schärfere Sanktionen beim Bürgergeld zunächst auf Bild TV an und brachte sie dann durch den Bundestag, Merz bestärkte auf dem Parteitag der CDU nochmals, das Bürgergeld „in seiner jetzigen Form“ abschaffen zu wollen.

    Dabei ignorieren die Fans der Marktwirtschaft, dass ein Grundpfeiler ihrer makroökonomischen Steuerung das Vorhandensein von Arbeitslosen ist. Um die Inflation auf zwei Prozent zu begrenzen, muss sich zu jeder Zeit eine bestimmte Menge an Menschen in Arbeitslosigkeit befinden.

    Gäbe es keine Arbeitslosen, hätten die Beschäftigten eine enorme Verhandlungsmacht; sie würden stetig versuchen, Löhne oberhalb des Produktivitätswachstums durchzusetzen und damit den Anteil der Profite am Bruttoinlandsprodukt (BIP) zu verringern. Konfrontiert mit höheren Lohnstückkosten würden Firmen ihrerseits die Preise erhöhen, um ihre Profite zu schützen. Steigende Preise sind in der Regel ein Ausdruck der Auseinandersetzung von Beschäftigten und Arbeitgebern um ein jeweils größeres Stück vom Kuchen.

    Zentralbanken stehen dabei auf der Seite der Arbeitgeber und sind recht transparent in ihrer Forderung, Preissteigerungen mit Arbeitslosigkeit zu bekämpfen. Nichts anderes ist gemeint, wenn Zinserhöhungen „die Nachfrage bremsen“ und damit den heißen Arbeitsmarkt abkühlen sollen.

    Hierfür gibt es vernünftig klingende Konzepte: die „nicht inflationäre Arbeitslosenquote“, die „natürliche Arbeitslosenquote“, „kontrazyklische Nachfragesteuerung“ und so weiter. Was diese Begriffe so fein umschreiben: Wir bekämpfen Inflation mit Arbeitslosigkeit.

    Laut Bundesagentur für Arbeit lag die saisonbereinigte Arbeitslosenquote im Mai 2024 bei 5,8 Prozent und damit leicht unter dem Durchschnitt der letzten 20 Jahre. Durch Prekarisierung und Teilzeit kann die „natürliche Arbeitslosenquote“ etwas sinken, da die Unterbeschäftigung steigt. Addieren wir die Menschen in unfreiwilliger Teilzeit, kommen wir sogar auf 6,9 Prozent: 3,5 Millionen Menschen tragen die Bürde der makroökonomischen Steuerung.

    Der Widerspruch zwischen dem Druck auf Arbeitslose in den Diskussionen um das Bürgergeld und dem Management hoher Preise durch Arbeitslosigkeit ist unübersehbar. Laut Heil, Merz, Weidel und Co soll Arbeitslosigkeit individueller Faulheit geschuldet sein. Es brauche Anreize, um sich vom Sofa in die Lohnarbeit zu begeben. Tatsächlich ist Arbeitslosigkeit strukturell bedingt.

    Firmen schaffen nur neue Jobs, wenn die Nachfrage steigt. Wenn Arbeitslosigkeit bedrohlich sinkt, interveniert die Europäische Zentralbank (EZB), „um die Nachfrage abzukühlen“. In einer Rede im März dieses Jahres sagte die EZB-Präsidentin Christine Lagarde, dass Lohnwachstum noch immer eine Bedrohung für eine Abkühlung der Inflation darstelle, besonders durch geringe [sic!] Arbeitslosigkeit von 6,6 Prozent im Euroraum. Ebenso sagte Jerome Powell, der Präsident der Zentralbank der USA, vergangenes Jahr, dass sich der Arbeitsmarkt abkühlen müsste, um zurück zu zwei Prozent Inflation zu kommen.

    Seit Beginn der Corona-Pandemie 2020 hat sich der Widerspruch zwischen Profiten und Löhnen nur in eine Richtung entladen: Der Anteil der Profite am BIP stieg 2021 im Vergleich zu 2019 um 8,6 Prozent und lag 2023 immer noch 7,3 Prozent höher als vor der Pandemie (AMECO), die Reallöhne sanken durchschnittlich um 4,3 Prozent (Statistisches Bundesamt). Dass keine Lohn-Preis-Spirale in Gang gesetzt wurde, ist das Resultat geschwächter Gewerkschaften, der Agenda-Reformen und der Schuldenbremse, die Vollbeschäftigung verhindert.

    Der Widerspruch zwischen den Rufen nach „Fördern und Fordern“ und der makroökonomischen Steuerung durch Arbeitslosigkeit tut sich jedoch nur auf der Oberfläche auf. Wir leben mit einer Wirtschaftspolitik, die Arbeitslosigkeit aktiv herbeiführt, in der das Elend der Arbeitslosen als Drohmasse für die Lohnforderungen der Beschäftigten dient.
    Arbeitslose gängeln heißt Beschäftigte schwächen

    Haben Beschäftigte Angst, ihre Stelle zu verlieren, zum Beispiel weil die Arbeitslosigkeit hoch ist und sie gegebenenfalls von der Bundesagentur für Arbeit bestraft werden, wenn sie nicht jedes Arbeitsverhältnis annehmen, verringert sich ihre Verhandlungsmacht in Tarifverhandlungen. Je größer das Drohpotenzial, in Arbeitslosigkeit zu landen oder einen „zumutbaren“ Job anzunehmen, wie Hubertus Heil es gerne nennt, desto schwächer die Forderungen nach angemessenen Löhnen und verbesserten Arbeitsbedingungen.

    Wer also die Bedingungen der Arbeitslosen verschlechtern will, schadet eigentlich allen Beschäftigten in Lohnverhandlungen – und erhöht in erster Linie die Verhandlungsmacht der Arbeitgeber. Beim ehemaligen Blackrock-Aufsichtsratschef Friedrich Merz ist das wenig überraschend, bei Hubertus Heil von der SPD dagegen eine Tragödie.

    In der öffentlichen Debatte ist die tatsächliche Funktion der Arbeitslosen natürlich verschleiert. Der Kampf gegen das Bürgergeld ist nur auf der Oberfläche ein Kampf gegen Arbeitslose, tatsächlich handelt es sich um einen Kampf gegen alle Beschäftigten. Um das individuelle Interesse der Arbeitgeber an schwachen Beschäftigten als das allgemeine Interesse der Bevölkerung zu artikulieren, werden Arbeitslose als faule Taugenichtse dargestellt, die den Beschäftigten, also „den Steuerzahlern“, auf der Tasche liegen.

    Dass seit Einführung des Bürgergeldes nicht mehr Menschen aus einem sozialversicherungspflichtigen Job ins Bürgergeld gewechselt sind, der Stand sogar historisch niedrig ist – geschenkt.

    Niedrige Lohnstückkosten sind das Rückgrat des deutschen Exportüberschusses. Das war nicht zuletzt Gerhard Schröder klar, als er in Davos 2005 im Rausch der Agenda-Politik von sich gab: „Wir haben einen der besten Niedriglohnsektoren aufgebaut, den es in Europa gibt (…). Wir haben seit Jahren in Deutschland eine stagnierende Lohnstückkosten-Entwicklung. Gut für Investitionen in diesem Land.“

    Niedriglohn, Importüberschuss, Arbeitslosigkeit

    Ein Niedriglohnsystem, das mehr exportiert als importiert, benötigt selbstverständlich Länder, die mehr importieren, als sie exportieren. Sind diese Ungleichgewichte strukturell, wie in der Eurozone, werden sich Länder mit einem Importüberschuss, wie zum Beispiel Griechenland, verschulden müssen und damit – Hand in Hand mit den Arbeitslosen – die Bürde deutscher Niedriglohnpolitik tragen.

    Nun haben ehrliche Befürworter unserer Marktwirtschaft zwei Möglichkeiten: Entweder akzeptieren sie Inflation, indem wir mit Staatsausgaben Vollbeschäftigung herbeiführen. Dann wäre Arbeitslosigkeit ein individuelles Problem. Oder aber wir bekämpfen die Inflation weiterhin mit Arbeitslosigkeit. Dann sollten soziale Sicherungssysteme die Bürde belohnen, die Arbeitslose für uns alle auf sich nehmen.

    Simon Grothe promoviert an der Universität Genf zu den makroökonomischen Auswirkungen von Ungleichheit.

    #Europe #Allemagne #économie #chômage #inflation #exploitation #lutte_des_classes

  • Rosa Luxemburg und die Zeitenwende: Der Krieg als glänzende Kapitalanlage
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/rosa-luxemburg-und-die-zeitenwende-der-krieg-als-glaenzende-kapital

    Les choses n’ont pas beaucoup évolué depuis 100 ans.

    [Für die Kapitalistenklasse] ist heute der Militarismus in dreifacher Beziehung unentbehrlich geworden:

    – erstens als Kampfmittel für konkurrierende ‚nationale‘ Interessen gegen andere nationale Gruppen,

    – zweitens als wichtigste Anlageart ebenso für das finanzielle wie für das industrielle Kapital, und

    –drittens als Werkzeug der Klassenherrschaft im Inlande gegenüber dem arbeitenden Volke.“

    #guerre #économie #lutte_des_classes #impérialisme

  • Le pouvoir d’achat en Algérie, sujet évité par les officiels.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4628

    La citoyenneté aplatie, un tissu humain désorganisé et une société civile auxiliaire ainsi que servile aux bureaucrates qui tiennent le pouvoir, l’Algérie recèle les vieilles disparités sociales. Le pouvoir d’achat érodé par une galopante inflation, la crise induit les pires injustices alors que les syndicats ne s’impliquent guère. Cependant, les partis composés d’opportunistes et d’aventuriers courent derrière les postes et le chapardage de la rente... #Contact

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, économie , chômeurs, emploi, social, syndicat, revendication, jeunesse, travailleurs, (...)

    #Maghreb,Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #économie_ #chômeurs,_emploi,_social,_syndicat,_revendication,_jeunesse,_travailleurs,_chômage

  • La justice sociale au Maroc, l’accès aux droits est aux riches.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4627

    Quatre Marocains sur dix (39 %) déclarent que l’écart de richesse s’est creusé par rapport à l’année dernière. Ce niveau représente une diminution de 5 points par rapport à 2022, où 44 % des répondants disaient la même chose. Ceux qui peuvent couvrir leurs dépenses sont deux fois plus susceptibles d’exprimer leur confiance que leurs homologues qui ont du mal à couvrir leurs dépenses (46 % contre 22 %). #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, économie , fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Journalisme, presse, (...)

    #Maghreb,Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #économie_ #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Journalisme,_presse,_médias

  • Elections européennes : comment la question migratoire a pesé sur le vote des Français
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/12/elections-europeennes-comment-la-question-migratoire-a-pese-sur-le-vote-des-

    Elections européennes : comment la question migratoire a pesé sur le vote des Français
    Par Julia Pascual
    En plébiscitant le Rassemblement national (RN), qui a fait campagne sur le concept de « double frontière », la promesse du « refoulement systématique » des bateaux de migrants, de l’externalisation du traitement de l’asile ou encore sur l’idée que la France est un « guichet social » pour étrangers, les électeurs français ont-ils signifié avant tout leur rejet de l’immigration ? Près de la moitié d’entre eux (43 %) ont déclaré que l’immigration avait été un sujet déterminant de leur vote aux élections européennes, dimanche 9 juin, où le RN a capitalisé 31,4 % des voix. C’est ce qui ressort d’un sondage Ipsos réalisé à la sortie des urnes. Parmi les seize sujets proposés aux sondés, l’immigration arrive donc en deuxième position, derrière le pouvoir d’achat (45 %) et devant la protection de l’environnement (27 %). « On tient là une différence importante avec le scrutin européen de 2019, quand le pouvoir d’achat (38 %), l’environnement (38 %), la place de la France dans le monde (32 %) et l’immigration (32 %) étaient presque au même niveau », souligne Ipsos.
    Chez les électeurs de droite et d’extrême droite, le poids du sujet « immigration » est encore plus fort : il est cité chez 79 % (première position) des électeurs de Jordan Bardella et chez 57 % (première place aussi) des électeurs de François-Xavier Bellamy, mais seulement chez 13 % des électeurs de la liste Parti socialiste-Place publique, de Raphaël Glucksmann. « Les électeurs de la droite jusqu’à l’extrême droite ont une posture anti-immigration, alors que le sujet est mineur chez les électeurs de gauche », constate Emmanuel Rivière, politologue et directeur associé de l’agence Grand Public.
    Cette posture hostile à l’immigration s’est d’autant plus exprimée le 9 juin que le sujet est considéré comme un enjeu européen, plus encore qu’un enjeu national. L’étude Eurobaromètre du printemps l’illustre. A la question « Quels sont les deux problèmes les plus importants auxquels fait face l’Union européenne ? », et parmi une liste de quinze choix, les Français étaient 19 % à répondre l’immigration, derrière la guerre en Ukraine (30 %) et le coût de la vie (23 %).
    La progression du vote RN sur le territoire démontre, en outre, le succès de la stratégie de normalisation du parti d’extrême droite auprès d’une frange élargie d’électeurs. « Aujourd’hui, la xénophobie devient un moteur légitime du vote chez certains qui, avant, ne votaient pas en fonction de ce sujet, appuie Vincent Tiberj, sociologue et politiste, professeur des universités à Science Po Bordeaux. C’est le résultat d’un long processus, apparu dans les années 1980 avec le Front national, et qui s’est amplifié avec le temps. Avec la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et son élection, l’immigration et l’islam entrent dans le champ des débats légitimes. Depuis les années 2010, on observe aussi la mise en place de tout un écosystème qui véhicule un discours anti-immigrés, dans certains médias et chez certains intellectuels. »
    « Le RN a transformé les affects racistes en votes et donc on ne peut pas comprendre le vote RN sans regarder l’hostilité à l’immigration », corrobore Félicien Faury, auteur de Des électeurs ordinaires. Enquête sur la normalisation de l’extrême droite (Seuil, 240 pages, 21,50 euros). Mais le sociologue met en garde : « Il faut faire attention à la hiérarchisation des préoccupations [dans les sondages], car c’est faire comme si les individus votaient pour une seule raison. Or, ils mettent en lien l’immigration et d’autres sujets comme les questions économiques. »
    « C’est la force du RN d’avoir fait de l’immigration un enjeu rouage, qui articule différentes inquiétudes, développe Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). On peut identifier trois mécanismes : le lien établi entre immigration et insécurité économique ; la peur du déclassement social qui fait que certains voient dans l’immigré la cause de leur déclin, un concurrent dans l’accès à l’Etat-providence ; et un backlash [contrecoup] culturel fondé sur le sentiment que les élites voudraient imposer une France cosmopolite et multiculturelle, des valeurs qui ne sont pas partagées par le peuple. »
    Est-ce à dire que la France est de plus en plus raciste ? L’idée selon laquelle « il y a trop d’immigrés en France », testée notamment par le baromètre annuel sur l’image du RN diffusé par Le Monde et Franceinfo, reste stable, autour de 50 %, depuis une vingtaine d’années. Elle est néanmoins remontée à 52 % en novembre 2023, contre 45 % en décembre 2022. « Ce qui est logique vu la mise à l’agenda du thème au travers de la loi Immigration », explique M. Rivière, qui considère qu’« il n’y a pas de bascule française. Il y a eu plus de 7 millions de voix pour Bardella, alors qu’il y en avait eu 8,3 millions pour Marine Le Pen en 2022 ».
    « Il ne faut pas prendre la France qui vote comme l’ensemble de la France, relativise par ailleurs Vincent Tiberj. Un électeur sur deux ne s’est pas déplacé et on fait comme si ces silencieux n’avaient pas d’opinion. » Selon Ipsos, l’abstention a été supérieure à 60 % chez les moins de 35 ans, s’est établie à 52 % chez les cadres, à 54 % parmi les professions intermédiaires ou encore à 56 % chez les ouvriers, alors que seuls 32 % des retraités ne se sont pas déplacés. « Les réserves de voix se trouvent plutôt chez des personnes qui ne sont pas xénophobes, estime M. Tiberj. Derrière l’abstentionnisme des jeunes générations, il y a un abstentionnisme de diplômés qui sont plutôt favorables à la diversité mais qui pratiquent une citoyenneté distante. »
    Le politiste travaille à l’élaboration du baromètre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, conduit tous les ans depuis 1990 en face-à-face auprès de plus d’un millier de sondés. Et, selon ce dernier, la tolérance ne cesse de progresser au sein de la société française, à mesure que les générations se renouvellent. Ainsi, selon le baromètre d’avril 2022, 72 % des Français pensent que la présence d’immigrés est une source d’enrichissement culturel, et 81 % estiment que les travailleurs immigrés doivent être considérés comme chez eux en France car ils contribuent à l’économie française. « Il y a une bardellisation de certains électeurs de droite qui, clairement, veulent une société homogène, à qui la diversité pose problème, mais la France n’est pas forcément celle qui s’exprime dans les urnes. »

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  • Émigration : un tiers des Marocains « envisagent de quitter leur pays », d’après un récent sondage - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57676/emigration--un-tiers-des-marocains-envisagent-de-quitter-leur-pays-dap

    Émigration : un tiers des Marocains « envisagent de quitter leur pays », d’après un récent sondage
    Par Marlène Panara Publié le : 11/06/2024
    D’après un sondage de l’institut Arab Barometer, publié le 7 juin, 35% des Marocains pensent à s’exiler. La moitié d’entre eux envisagent de le faire même s’ils n’obtiennent pas les visas nécessaires pour partir légalement. En cause ? La situation économique difficile dans le royaume.
    Achraf affichait des traits tirés, fin 2022, sur le parvis de l’ancienne gare centrale de Belgrade, en Serbie. Avec ses compagnons de route Mohsen, Osman et Amine, le jeune homme profitait de la capitale serbe pour se reposer quelques jours, avant de continuer son chemin vers l’ouest de l’Europe via la route migratoire des Balkans.
    Comme Achraf et ses amis, des milliers de Marocains quittent chaque année le royaume, munis ou non des visas nécessaires. Et d’après un sondage Arab Barometer publié le 7 juin, ces désirs d’ailleurs sont partagés par une grande partie de leurs compatriotes.
    Selon les chiffres de cet institut basé à l’université américaine de Princeton, sur un panel de 2 400 Marocains interrogés, 35 % « envisagent de quitter leur pays ». Et plus de la moitié (53 %) d’entre eux ont déclaré qu’ils le feraient « même s’ils ne disposaient pas des documents requis pour le faire ». C’est-à-dire immigrer illégalement. Avec quel pays en ligne de mire ? Les États-Unis (26%) en priorité, puis la France et le Canada (23%), l’Italie et l’Espagne (22 % chacun) et l’Allemagne (19 %).
    Cette tendance touche particulièrement les plus pauvres (64%), et les jeunes de 18 à 29 ans. La majorité de ces personnes (45%) souhaitent quitter le pays pour « raisons économiques ».Malgré une situation financière supérieure à celle de nombreux pays du continent africain, le Maroc peine en effet à se remettre du choc de la pandémie de Covid-19. Le séisme du 8 septembre 2023, dans lequel 3 000 personnes ont perdu la vie et qui a laissé 15 000 autres sans abri, a constitué un nouveau choc.Pour Jesko Hentschel, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, bien que Rabat « a fait preuve d’une résilience remarquable face à divers chocs », « l’impact de ces chocs sur le bien-être de la population reste important [...] », affirme-t-il dans un communiqué de l’institution publié en novembre 2023.Seul un tiers des sondés estiment que la situation économique de leur pays est très bonne ou bonne. En 2016, ils étaient 66%, d’après le sondage Arab Barometer.
    L’inflation par exemple, poussée par un net rebond des prix du carburant (+42%) et de l’alimentaire (+18,2%), a atteint 9,4% au premier trimestre de 2023 contre 4% à la même période en 2022, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), chargée des statistiques dans le royaume. Soit son plus haut niveau depuis 30 ans.
    Cette hausse des prix impacte en premier lieu les Marocains vulnérables, « plus exposés à l’inflation des prix de l’alimentation, du logement et des services publics », indique le rapport « Les champions de l’inflation », rédigé par l’ONG Oxfam. Résultat : fin 2022, 3,2 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté ou dans la vulnérabilité, d’après le HCP. Cette année-là, « près de huit années de progrès vers l’éradication de la pauvreté et de la vulnérabilité ont été anéanties », commente Oxfam.
    Le taux de chômage, autre facteur qui poussent les Marocains à envisager une carrière en dehors du royaume, est passé, lui, de 11,8 à 13 % entre 2022 et 2023. Une fois de plus, cette baisse du taux d’activité a touché plus particulièrement le milieu rural, avec une perte de 198 000 postes.
    Pour fuir cette conjoncture difficile, et par manque de visas nécessaires à l’émigration, beaucoup de Marocains s’engagent illégalement sur les routes migratoires maritimes qui mènent à l’Espagne : via les Canaries, où le Maroc représente le principal pays d’origine des migrants avec le Sénégal et la Guinée Conakry, ou par la mer d’Alboran, qui les conduit en Andalousie. Quelques centaines de personnes tentent aussi, à la nage, d’atteindre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.En 2023, 25 800 Marocains sont arrivés en Espagne, soit la troisième nationalité derrière les Colombiens (42 600) et les Vénézuéliens (27 300), d’après l’Institut national espagnol de la statistique
    En mai 2022, Omar, 21 ans, et Yassine, 24 ans ont tenté de traverser la mer d’Alboran depuis la ville marocaine de Saïdia. Les deux frères « n’étaient pas très riches, mais ils n’étaient pas pauvres non plus », avait raconté à InfoMigrants leur cousine, Sarah*. Ils vivaient tantôt chez leur grand-mère, tantôt dans un petit studio qu’ils louaient dans le centre-ville de Saïdia, lorsque Yassine prenait un poste de saisonnier dans les champs qui entourent la commune. Omar, lui, vendait des fruits sur le marché.
    « Mais depuis toujours, ils voient des gens revenir d’Europe avec des voitures neuves. Ils s’imaginent que de l’autre côté de la mer, c’est l’Eldorado, avait soupiré Sarah. Je pense que ce qui les a convaincus de partir, c’est de voir des vidéos de jeunes sur TikTok et Instagram qui filment leur traversée en musique, et célèbrent leur arrivée en Andalousie. À l’écran, ça a l’air très facile ».

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  • La nouvelle diaspora russe en Europe, bien intégrée et partie pour rester
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/11/la-nouvelle-diaspora-russe-en-europe-bien-integree-et-partie-pour-rester_623

    La nouvelle diaspora russe en Europe, bien intégrée et partie pour rester
    Par Benoît Vitkine
    Combien sont-ils, ces Russes qui ont quitté leur pays dans les jours ou les mois suivant l’invasion de l’Ukraine, en février 2022 ? 700 000 ? Un million ? L’estimation est hasardeuse, et certains ont fini par rentrer au pays, après la fuite initiale. Reste que l’apparition d’une nouvelle diaspora russe, après plusieurs vagues successives au XXe siècle, est l’un des faits majeurs du conflit ukrainien, s’agissant du devenir de la Russie, mais aussi, dans une moindre mesure, de celui de l’Europe.
    Pour la première fois, une enquête sociologique d’ampleur s’intéresse à cette autre Russie. Celle-ci a d’ailleurs le mérite de placer cette émigration dans le temps plus long, en comparant cette dernière vague à celles arrivées dans les années 2000, mais aussi après 2014, véritable début du conflit ukrainien. Commandée par l’Institut français des relations internationales (IFRI) au Center for Analysis and Strategies in Europe (CASE), le nouveau think tank créé par des chercheurs russes en exil, l’étude est basée sur un sondage conduit par l’université de Nicosie. Trois mille deux cent trente-sept personnes installées en Allemagne, en France, en Pologne et à Chypre ont été sondées, en ligne ou en face à face. L’étude, dévoilée mardi 11 juin, est signée par deux économistes, Vladislav Inozemtsev et Dmitri Nekrasov, associés à l’ancien député de la Douma Dmitri Goudkov, tous aujourd’hui en exil.
    Les « relokanty » de l’après-2022 (littéralement les « relocalisés », le néologisme qui s’est imposé en Russie pour qualifier ces exilés) représentent 44 % du panel étudié (contre 35 % pour ceux partis entre 2014 et 2022). Sans surprise, ils sont majoritairement jeunes, masculins, éduqués et occupaient (ou occupent) des emplois qualifiés. Les auteurs mettent en garde sur l’attention excessive accordée ces dernières années aux opposants pourchassés par le régime de Vladimir Poutine, qui ne représentent qu’une poignée – quatre à cinq mille personnes seulement, selon leurs estimations. La masse des nouveaux exilés est plutôt constituée d’individus qui ne courent pas un danger immédiat (hormis pour ceux fuyant la menace d’une mobilisation dans l’armée), mais dont la vie, ou les perspectives d’avenir, ont été rendues impossibles dans une Russie tout entière livrée à l’autoritarisme et à sa confrontation avec l’Occident.
    Parmi les derniers arrivés, 65 % citent tout de même le « conflit russo-ukrainien » comme raison de leur départ de Russie, 44 % évoquant « d’autres raisons politiques », 33 % des motivations économiques et 8 % leur orientation sexuelle (plusieurs réponses étaient possibles). Sur l’ensemble du panel, 56 % des répondants disent « soutenir davantage l’Ukraine » dans la guerre lancée par le Kremlin, 11 % « davantage la Russie », et 17 % évoquent une « situation complexe dans laquelle les deux parties sont à blâmer ». Plus généralement, seulement 12 % des sondés disent « approuver » ou « plutôt approuver » les politiques du président Vladimir Poutine, quand 64 % les « désapprouvent totalement ».
    L’opposition au régime est inversement proportionnelle à l’ancienneté du départ. Autrement dit, les représentants des vagues d’émigrations antérieures à 2013 (21 % de l’échantillon total) sont plus enclins à soutenir le Kremlin. Toutes les générations d’exilés se retrouvent en revanche pour rejeter le concept de « responsabilité collective » des Russes dans les actions de leur pays.
    L’un des constats les plus frappants est que cette immigration récente s’inscrit probablement dans la durée. Seulement 11 % des sondés disent avoir l’intention de rentrer en Russie ; 37 % pourraient rentrer « si la situation change » ; et 34 % n’ont pas ce désir. Soixante-quinze pour cent ont d’ailleurs la volonté d’obtenir la nationalité du pays d’accueil, quand 20 % l’ont d’ores et déjà. L’adhésion aux valeurs démocratiques et libérales est aussi plébiscitée.
    L’intégration est également économique. Soixante-dix-neuf pour cent des sondés tirent leurs revenus de l’activité qu’ils exercent dans leur pays d’accueil. Et pour 62 % des sondés, ces revenus sont supérieurs à 3 000 euros mensuels. Le secteur des technologies de l’information domine largement, en employant 28,1 % du panel (chiffre qui tombe à 10,9 % en France). Cette intégration n’empêche pas le maintien d’un lien fort avec le pays d’origine : une grande partie des sondés continuent à s’engager dans la vie politique russe, par le biais de discussions sur ces sujets avec leurs proches restés en Russie (44 %), par des publications sur les réseaux sociaux (23 %), en participant à des rassemblements et manifestations (21 %) ou en participant à des associations (7 %). Les auteurs évoquent ainsi une « dualité » dans les attitudes et les identités multiples des émigrés, qui, contrairement à ceux des vagues d’émigration du XXe siècle, « ne se sentent pas exclus de la Russie ».
    Parmi ceux qui évoquent un possible retour, les « changements » attendus sont avant tout d’ordre politique : changement de régime en Russie (20 %), reprise des relations entre la Russie et les pays européens (20 %), fin des opérations militaires en Ukraine (18 %), absence de menace de persécutions politiques (13 %), absence de menace d’enrôlement dans l’armée (11 %)…
    Ceux installés en France sont les moins enclins à rester, sur les quatre pays étudiés. Dix-neuf pour cent excluent l’idée d’un retour en Russie, contre 38 % en Allemagne. Cette donnée rejoint une autre particularité française : les exilés russes y sont un peu moins éduqués et à l’aise que l’ensemble de l’échantillon, et surtout un peu moins politisés et attachés aux valeurs démocratiques. Le soutien affiché à l’Ukraine est de 46 % parmi les Russes installés en France contre 59 % en Allemagne ou 64 % à Chypre. Ces nuances se retrouvent également s’agissant de « l’approbation des politiques de Vladimir Poutine », légèrement plus élevée en France (18 %, contre 51 % de « désapprobation complète »).
    Cette enquête sociologique inédite sert de point de départ aux auteurs pour plaider en faveur d’une ouverture plus grande des pays européens à ces exilés, dont la plupart résident actuellement hors de l’Union européenne, et qui font face à de nombreux obstacles, administratifs en particulier. « Les “relokanty” pourraient être utilisés à la fois comme une ressource économique et sociale importante pour les pays européens, écrivent-ils en conclusion, mais aussi comme un instrument efficace pour affaiblir une Russie agressive. » En clair, la nouvelle diaspora russe, jeune, éduquée, professionnellement intégrée et qui partage les valeurs démocratiques des sociétés européennes ne présente pas un danger pour celles-ci. Son accueil plus massif constituerait au contraire une arme « aux effets comparables à ceux des sanctions prises contre Moscou » – politiquement mais surtout économiquement, à l’heure où le Kremlin lui-même reconnaît un déficit de main-d’œuvre qualifiée.

    #Covid-19#migrant#migration#russie#france#diaspora#exil#migrationqualifiee#economie#sante

  • Druschba : DDR-Erdgastrasse durch die Ukraine – ein Friedensprojekt als Kriegsopfer
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/erdgasleitung-durch-die-ukraine-der-bauleiter-blickt-auf-verbrannte

    En 1979 les jeunes ouvriers de la #RDA construisent le gazoduc Droujba (amitié) en URSS (A ne pas confondre avec l’Oléoduc du même nom) . Ils inauguraient une nouvelle époque de paix entre les peuples d’Europe.

    Là il va falloir attendre encore deux générations avant de pouvoir envisager la prochaine phase d’amitié entre les peuples russes, ukraniens et allemands Pourvu que nos dirigeants ne provoquent pas une situation qui opposera encore plus longtemps les peuples les uns contre les autres.

    6.4.2024 von Maritta Adam-Tkalec - Vor 50 Jahren begann die DDR den Bau eines Abschnitts der „Sojus“-Pipeline, der damals längsten Erdgastrasse der Welt. Wie das Jahrhundertprojekt Europa prägte.

    Nie zuvor hatte sich die DDR einer derart großen und komplexen Aufgabe gestellt wie dem Bau eines 518 Kilometer langen Abschnittes der insgesamt 2743 Kilometer messenden Erdgastrasse „Sojus“ – der damals längsten Pipeline der Welt. Die Vorbereitungen für die Arbeiten auf der gigantischen Wanderbaustelle begannen im Herbst 1974, den Beschluss hatten die sozialistischen Länder im Juni, also vor genau 50 Jahren gefasst.

    Die planmäßige Fertigstellung erfolgte in unfassbar kurzer Zeit – bereits im September 1978 konnte die geprüfte Gasleitung mit vier Verdichterstationen dem sowjetischen Auftraggeber und Eigentümer übergeben werden. Gazprom setzte das System über die ebenfalls von den DDR-Bauleuten in Tscherkassy errichtete Steuerzentrale schrittweise in Betrieb.

    Die Leitung des Teams von Spitzenkräften übernahm bald Bauingenieur Werner Heinze, 1938 im thüringischen Dorf Mellenbach-Glasbach geboren. Der Baustellendirektor erinnert sich an die vielen ungeahnten Schwierigkeiten im DDR-Bauabschnitt, der vollständig in der Ukraine lag: „Unsere Mannschaften hatten zwar Erfahrungen mit Leitungen in flachem Gelände wie etwa zwischen Karl-Marx-Stadt und Leipzig, aber solche Steigungen und die komplizierten Bodenverhältnisse mit bis zu eineinhalb Meter mächtigem Mutterboden, der bei Tauwetter wie Schmierseife wird, kannten wir nicht.“

    Dazu kamen die technischen Anforderungen mit Rohren aus westlicher Produktion von 1420 Millimeter Durchmesser, nicht gekannten Wandstärken und hohen Stahlqualitäten, die notwendig waren, um ein gigantisches Rohrsystem mit einem Betriebsdruck von 75 bar zu betreiben.
    „Wetterbedingungen und Bodenverhältnisse sind eben nicht ganz zu überlisten, und in Tauwetterperioden muss man keine 30 Meter langen Rohrsektionen im Schlamm versenken, sondern andere Arbeiten planen. Aber das haben wir so richtig erst zum Schluss begriffen.“ Für die ersten 100 Meter brauchten die Teams Tage zum Experimentieren, am Ende verlegten die Trupps fast drei Kilometer pro Tag.

    Baustellendirektor Werner Heinze überreicht der Brigade Oleg Koschewoi eine Auszeichnung. Das war 1976 in Alexandrowka, ukrainisch Oleksandriwka. Die Ortschaft mit 74 Prozent jüdischer Bevölkerung war vom 5. August 1941 bis zum 8. Januar 1944 von der Wehrmacht besetzt. Fast 700 Menschen wurden in der Zeit erschossen. Dirk Heinze&

    Heute beobachtet Werner Heinze den Krieg in der Ukraine mit großer Betroffenheit – immerhin stecken fünf Jahre seines Lebens in der Pipeline. Er denkt in erster Linie an das Leid der Menschen, mit denen er zusammen gearbeitet, gelebt und gefeiert hat. Die Trasse ist nur noch ein Fragment: „Schade um die Anlagen. Schade, dass die Weltpolitik ein solch wichtiges Projekt kaputtgemacht hat“, sagt er voller Zorn auf den Angriffskrieg.

    Nach seiner Überzeugung begannen die Auseinandersetzungen, als die Europäische Kommission zu Zeiten von Kommissionspräsident Manuel Barroso 2010 der Ukraine nicht die Möglichkeit gegeben habe, sowohl mit Russland als auch mit der EU normale staatliche Vereinbarungen abzuschließen, und so einen Keil zwischen die Ukraine und Russland getrieben habe.

    Neben der Sowjetunion beteiligten sich an der gesamten Trasse alle damaligen sozialistischen Länder: Rumänien, Ungarn, die CSSR, Bulgarien, Polen und die DDR. Sie bildeten die „Union“, russisch Sojus. Der Name „Druschba“, Freundschaft, wurde dem DDR-Abschnitt bei der Verabschiedung der ersten 500 Jugendlichen in Berlin verliehen.

    Im Juni 1974 hatte der Rat für gegenseitige Wirtschaftshilfe (RGW) in Sofia das Großprojekt auf den Weg gebracht. Die Energie- und Rohstoffversorgung der Mitgliedsländer sollte langfristig, stabil und preisgünstig gesichert werden. Auch Westeuropa sollte auf Jahrzehnte davon profitieren. Schon zwei Jahre zuvor, am 6. Juli 1972, hatten die Bundesrepublik und die Sowjetunion einen ersten Liefervertrag für das heiß begehrte Erdgas unterzeichnet.

    Zwar gab es noch keine Pipeline, wohl aber seit 1970 ein zwischen westdeutschen Firmen und Banken mit der Sowjetunion geschlossenes Abkommen: das von der Regierung Willy Brandt im Sinne von Wandel durch Handel angebahnte Erdgas-Röhrengeschäft. Erst die Pipeline Sojus erschloss den Lieferweg – und ohne Röhren, Baumaschinen und andere Technik aus dem Westen wäre der sozialistische Trassenbau nicht Realität geworden.

    Die Pipeline überwand den Eisernen Vorhang im Kalten Krieg; heute sagen manche, sie habe in die russische Rohstoff-Knechtschaft geführt. Heinze meint: „Unsere Politiker verschweigen aber, dass unser Wohlstand und die Stärke der deutschen Wirtschaft über Jahrzehnte zu einem nicht unerheblichen Teil auf preiswertem Gas aus Russland basierte.“

    Die DDR bekam keinen Direktanschluss

    Der DDR-Abschnitt reichte von Krementschuk am Fluss Dnipro bis ins westukrainische Kleinstädtchen Bar. Der Rest bis zum Sojus-Endpunkt lag in ungarischer Verantwortung. Von Ushgorod an der Grenze zu Ungarn strömte das sowjetische Erdgas in ein Rohrleitungsnetz, an das zahlreiche europäische Länder angeschlossen waren.

    Eine direkte Leitung in die DDR gab es nie, die Verteilung lief größtenteils über Österreich. Das unterschied diese Trasse von der Erdölleitung „Freundschaft“, die seit 1963 direkt die Chemiewerke in Schwedt und Leuna belieferte. Hauptabnehmer für das Erdgas aus der nahe der Grenze Russlands zu Kasachstan gelegenen Region Orenburg wurde in der DDR die Chemieindustrie und das Kombinat Schwarze Pumpe.

    _Was schon die Wehrmacht auf dem Rückzug durch die Ukraine erfuhr: Bei Tauwetter ist kein Weiterkommen. Hier ein im Schlamm versunkenes Komatsu-Baugerät.

    Was schon die Wehrmacht auf dem Rückzug durch die Ukraine erfuhr: Bei Tauwetter ist kein Weiterkommen. Hier ein im Schlamm versunkenes Komatsu-Baugerät. Sammlung Heinze/privat

    Baustellendirektor Werner Heinze überreicht der Brigade Oleg Koschewoi eine Auszeichnung. Das war 1976 in Alexandrowka, ukrainisch Oleksandriwka. Die Ortschaft mit 74 Prozent jüdischer Bevölkerung war vom 5. August 1941 bis zum 8. Januar 1944 von der Wehrmacht besetzt. Fast 700 Menschen wurden in der Zeit erschossen.

    Bei Baubeginn war der Zweite Weltkrieg gerade 30 Jahre vorbei. In den ukrainischen Dörfern hätten sich die Menschen noch sehr genau an die Verbrechen der Wehrmachtssoldaten erinnert, sagt Heinze. „Wir waren die ersten Deutschen, die wieder in der Region auftauchten, in einer Zeit, als noch Leichen umgebettet wurden.“

    Bei Tscherkassy, wo die Baustellendirektion saß, hatte im Januar/Februar 1944, ein Jahr nach dem sowjetischen Sieg in Stalingrad, eine der größten Kesselschlachten des Zweiten Weltkriegs mit Zehntausenden Toten stattgefunden; im Oblast Winniza (heute Winnyzja), wo die DDR eine Gasverdichterstation baute, befand sich das sogenannte Führerhauptquartier Werwolf.

    Die Wehrmacht und die Ukrainer

    Alle Trassenbauer wurden in den Dörfern, bei offiziellen Meetings und persönlichen Treffen mit der unsäglichen Vergangenheit direkt konfrontiert, erzählt Heinze: „Das verlangte politisches Fingerspitzengefühl.“ So habe er bei einer Vertragsverhandlung im Zementwerk Uman den Werkleiter zu später Stunde gefragt: „‚Genosse Abramowitsch, wie war es im praktischen Leben, als die Naziarmee hier war?‘ Die Antwort: ‚Vor der Besetzung bestand meine Familie aus 21 Personen, danach blieb ich mit meiner Nichte alleine übrig.‘ Ich hatte keine Frage mehr.“

    Vor allem deshalb habe sich der Beschluss als weise erwiesen, den Trassenbau im historisch verbrannten Gelände als FDJ-Projekt zu organisieren: „90 Prozent der Leute auf unseren Baustellen waren jung, nach dem Krieg geboren, unbelastet“, sagt Heinze: „Das war ein Segen.“ Es gelang, die anfängliche Distanz zu den Einheimischen in Nähe zu verwandeln. 150 deutsch-ukrainische Ehen hat die Trasse gestiftet. Von den Dorffesten, zu denen die Trassniks eingeladen waren, reden die Leute noch heute.

    Der Arbeitsalltag mit seinen Partnern lief vollständig auf Vertrauensbasis, sagt der Baustellendirektor: „Handschlag und ein Blick in die Augen. Kein Papier“, so habe das die ganze Zeit funktioniert. Die Kommunikation mit den sowjetischen Auftraggebern und Vertragspartnern regelte sich auf kurzem Weg von Baracke zu Baracke in Tscherkassy.

    Die Kosten derart politisch aufgeladener Projekte ufern in der Regel aus, und die Trasse bildete keine Ausnahme. Im Prinzip besagte der Vertrag mit der Sowjetunion: Ihr baut auf vorgegebener Strecke nach sowjetischen Normen und Vorschriften mit DDR-Kapazitäten und -Mitteln, einschließlich der Bezahlung für Rohre, Verdichter und spezieller Bautechnik durch freie Devisen, und bekommt dafür 20 Jahre lang eine festgelegte Menge Gas.

    Das sowjetische Projekt setzte die technische und technologische Beherrschung der notwendigen Arbeiten voraus und dass diese mit minimalstem sozialen Aufwand durchgeführt würden. Das traf auf die DDR nicht zu, so Heinze: „Die Baubrigaden wurden neu zusammengestellt, geschult, auf das Ausland vorbereitet, transportiert, wesentlich höher bezahlt und mussten schrittweise auf das Produktivitätsniveau herangeführt werden.“ Für Versorgung und Betreuung bot die DDR das beste Verfügbare auf. Das Baumaterial kam überwiegend per Schiene und Luftfracht, das hob die Kosten über das sowjetische Projekt hinaus an.

    „Dem politischen Auftrag entsprechend hatten wir natürlich auch mehr Mitarbeiter in Partei, FDJ und gesellschaftlichen Organisationen, als es in einem Kombinat im Inland Normalität war“, sagt Heinze. Ergebnis: „Nach vorliegenden Unterlagen kamen Mehraufwendungen von etwa einer Milliarde Mark der DDR zusammen, die vom sowjetischen Projekt nicht gedeckt waren und für die es natürlich auch kein Gas gab.“ Die DDR bezog dafür das Gas zu einem Preis, der unter Weltmarktpreis lag, aber eine volkswirtschaftliche Gesamtaufrechnung von Aufwand und Gaslieferungen liegt nach Heinzes Recherchen nirgends vor.

    Drei Monaten Arbeit an der Trasse folgte ein vierwöchiger Heimaturlaub. Hinter jedem Arbeitszyklus lag für alle Trassniks harte Arbeit, aber auch eine Zeit voller Erlebnisse im Kollektiv und zunehmend im „Territorium“. Das „fröhliche Jugendleben“ sei immer mit dabei gewesen, aber an erster Stelle hätten die Produktionsziele gestanden, stellt der Baudirektor klar.

    Die Bezahlung lag über den Einkünften im Inland; Schweißer kamen schon mal auf 3000 Mark im Monat. Das Tagegeld von sieben Rubel konnte zum Teil nach Hause transferiert und zum Einkauf von Westwaren oder für bevorzugten Autokauf verwendet werden. In den Spitzenzeiten 1976/77 war die Baustelle mit etwa 6000 Menschen besetzt, rund 12.000 junge Menschen waren insgesamt dabei. Viel mehr junge DDR-Bürger wollten mitmachen: „Wir hatten sofort nach dem Aufruf der FDJ mindestens 30.000 Bewerber – ohne dass bekannt war, wie gut die Besoldung geregelt wurde“, erinnert sich Heinze.

    Trotz des schließlich glücklichen Verlaufs dachten die DDR-Verantwortlichen am Ende: „Das machen wir nie wieder.“ Als aber kurz darauf die Sowjets abermals anklopften, diesmal wegen der Jamal-Pipeline, die Gas aus der Eismeer-Region liefern sollte, machte die DDR wieder mit – doch galten strikt die Regeln kommerzieller Projekte.

    Die Druschba-Trasse ist in der DDR-Erinnerung positiv verankert. Trotz des Krieges in der Ukraine liegen die Rohre intakt im Boden. Deutschland aber bezieht lieber Flüssiggas aus Katar oder den USA, obwohl der Landweg allemal ökologischer und billiger ist. Tragisch, wie eine grandiose Gemeinschaftsleitung, ein Jahrhundertprojekt, auf diese Weise endet.

    #Allemagne #URSS #Ukraine #économie #énergie #guerre #paix #socialisme #comecon #haz_naturel #gazoduc #jeunesse #histoire

  • Nelo Magalhães : « Une autoroute, c’est un produit idéologique » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080624/nelo-magalhaes-une-autoroute-c-est-un-produit-ideologique

    En effet, l’autoroute, c’est d’abord une imposante matérialité. En plus du ciment et du bitume, il faut environ 100 mètres cubes de terre et 30 tonnes de sable et gravier par mètre. Il faut des pentes bien plates, des courbes de la bonne dimension, des sols rigides. Donc, ouvrir des milliers de carrières, arracher des arbres par dizaines de milliers, exploser des collines, transformer les sols, etc. Les reliefs reflètent donc, à grande échelle, le paradigme des transports : tout doit s’adapter au trafic, présenté comme une donnée indiscutable. Sur le temps long, ces milliards de tonnes et mètres cubes modifient le paysage. Les ingénieurs eux-mêmes parlent des « saignées » que font les autoroutes dans les sols.
    [...]
    Il y a un réductionnisme du débat général sur la question du carbone, qui est évidemment compréhensible, puisque le climat est un enjeu majeur de nos sociétés. Mais mon travail sur les infrastructures de transport montre que ce sont elles qui mobilisent les plus grands flux de matière du capitalisme français.

    On extrait de la matière encore aujourd’hui à 80 % pour les travaux publics, c’est-à-dire pour les grandes infrastructures, et pas pour le bâtiment. Les travaux publics, ce sont les routes, les aéroports, les ports, les canaux, les lignes de chemin de fer, qui incluent tous les ouvrages d’art comme on les appelle : ponts, viaducs, tunnels, etc.

    C’est intéressant parce que cela montre que même si on construisait tous les bâtiments avec de la terre et de la paille, tant qu’on garde les infrastructures telles qu’elles existent, on doit continuer à extraire énormément de matière. Donc l’enjeu de ce point de vue, c’est vraiment les grandes infrastructures. De plus, matériellement, ce type d’infrastructure exige une maintenance énorme du fait du poids des véhicules, notamment des camions. Cela ne changera pas même si tous les véhicules roulent à l’air pur.
    [...]}
    En fait, pour construire des infrastructures, il faut surtout déplacer de la terre. Les volumes de terre occasionnés par ces chantiers sont sous-estimés parce que la terre de terrassement [la modification du relief d’un terrain pour y réaliser un ouvrage – ndlr] n’a pas de valeur monétaire. Donc, au niveau national, elle n’est pas prise en compte dans les comptabilités environnementales.
    [...]
    Utiliser des déchets de mines ou du BTP comme matière première pour une infrastructure (remblai, fabrication du bitume, ciment, etc.) est-il un gain écologique ?

    Il y a une symbiose matérielle entre les grandes infrastructures et les grandes industries fordistes. Plus on a besoin de masses de matière gigantesques, et plus c’est intéressant pour les industriels de se débarrasser de leur masse aussi énorme. Donc les uns veulent se débarrasser de leur matière et les autres nécessitent beaucoup de matière.

    Il y a une boucle vicieuse qu’on appellerait aujourd’hui de la valorisation, ou de l’économie circulaire. Mais cela ne sert à rien puisqu’en fait, pour valoriser beaucoup de matière, il faut construire beaucoup d’infrastructures. Et donc produire beaucoup de déchets. Il n’y a quasiment jamais de recyclage là-dedans.

    Cela remet en question toute cette idée que valoriser des matières, c’est une bonne chose pour l’environnement. Historiquement, le « réusage » de déchets dans les infrastructures a été massif en France, pris en charge par des pouvoirs très importants, ce n’était pas du tout quelque chose d’anecdotique. Et il n’a servi qu’à créer des boucles entre des grandes industries et des grands chantiers de l’époque fordiste.

    C’est du business as usual, de la valorisation. L’extraction n’a pas du tout baissé. On n’a jamais produit autant de ciment. On n’a jamais consommé autant de ciment et on n’a jamais autant valorisé dans l’industrie cimentière. Valoriser beaucoup de masse de matière ne change absolument rien aux questions environnementales, tant que le niveau de production ne baisse pas.
    [...]
    Dans votre livre, vous expliquez qu’il n’y aurait pas d’autoroute sans libre-échange. Pourquoi ?

    Ce que j’ai réalisé en enquêtant sur les techniques de construction, c’est que les routes sont faites matériellement pour les camions : en rigidité, en masse, en épaisseur, en largeur… La voiture ne compte pas du tout, ceci pour une raison technique qui m’est apparue en étudiant des débats dans le début des années 1960 : l’impact d’un véhicule sur une chaussée est exponentiel au poids. Cela signifie que si on passe d’un camion de 44 tonnes à un camion de 60 tonnes, comme la Commission européenne le veut aujourd’hui, l’impact en poids sera des millions de fois plus important.

    Donc le choix de la route aujourd’hui, c’est le camion. Les routes sont construites, entretenues et maintenues pour les camions. C’est un choix qui a des conséquences énormes car aujourd’hui l’extraction des carrières sert d’abord à la maintenance des routes, et pas à leur construction. Or le camion sert le libre-échange, qui est depuis le début au cœur de la constitution européenne. On va fluidifier les marchandises en Europe. Aujourd’hui, on veut créer des corridors européens de camions d’Espagne vers les Pays-Bas. C’est aussi le cas pour les grands ports. Le fret maritime transporte une grande partie du commerce international. Les ports sont dimensionnés pour les plus grands navires : les plus grands vraquiers, les plus grands minéraliers. Le port de Fos-sur-Mer doit pouvoir accueillir des pétroliers de 200 000 tonnes.

    Tant qu’on ne change pas ce verrou du libre-échange, les infrastructures devront toujours être maintenues et réparées. Même si on mettait des panneaux solaires et du béton vert là-dedans, le poids matériel des infrastructures se maintiendrait.

    • FISSURER L’EMPIRE DU BÉTON, Un lundisoir avec Nelo Magalhães
      https://lundi.am/Fissurer-l-empire-du-beton

      Où se cache « le pouvoir » ? On a pu dire qu’il résidait entre les mains de quelques grands hommes, puis convenir qu’il se diffusait à travers l’#économie, on l’a vu traverser les corps et prendre la forme de #dispositifs_de_contrôle, a aussi dit qu’il était désormais dans les #infrastructures et qu’il prenait une forme #cybernétique. Nelo Magalhães est allé le dénicher dans sa forme la plus homogène et solide, dans la manière dont il a recouvert la planète, imposé ses lignes et constitué l’essentiel de notre environnement humain, trop humain : le #béton. Son livre, Accumuler du béton, tracer des routes - Une histoire environnementale des grandes infrastructures (La Fabrique) s’ouvre sur une drôle d’#histoire, extraite d’un livre passé inaperçu, la bétonite. Le béton est atteint d’un virus qui l’amène à s’effriter, le virus s’étend à chaque centimètre cube du fameux matériaux et c’est la totalité de l’édifice social qui s’effondre et la vie entière qui doit se donner de nouveaux repères.

      À voir mardi 11 à partir de 19h

      #routes

  • Le Portugal durcit sa politique de régularisation des travailleurs étrangers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57543/le-portugal-durcit-sa-politique-de-regularisation-des-travailleurs-etr

    Le Portugal durcit sa politique de régularisation des travailleurs étrangers
    Le gouvernement portugais de droite modérée, arrivé au pouvoir en mars, a décidé d’abroger une loi de 2018 permettant aux immigrés de demander leur régularisation s’ils travaillaient depuis au moins un an dans le pays. Les militants craignent que cette mesure ne provoque une augmentation du nombre de personnes en situation irrégulière. Le Portugal, connu pour sa politique accueillante envers les migrants, change de cap. Le Premier ministre Luis Montenegro a annoncé lundi 3 juin mettre fin à une disposition en vigueur depuis 2018 permettant aux travailleurs étrangers d’obtenir rapidement une régularisation.
    Si les migrants, arrivés de manière irrégulière ou non au Portugal, étaient en mesure de démontrer qu’ils occupaient un emploi depuis au moins un an en cotisant à la sécurité sociale, ils pouvaient prétendre à un titre de séjour. Mais depuis lundi minuit, les travailleurs étrangers concernés par ce texte ne peuvent plus déposer de demande de régularisation. « Des dizaines de personnes qui travaillent et payent des impôts attendaient de pouvoir déposer un dossier mais maintenant ils ne peuvent plus le faire », déplore Me Gabriel Klemz Klock, avocat en droit des étrangers, contacté par InfoMigrants.
    Les personnes en attente du traitement de leur demande ne sont en revanche pas concernées par cette abrogation. Si Luis Montenegro a reconnu que le Portugal avait besoin de migrants pour faire face à son « déclin démographique », il a cependant estimé qu’il fallait « éviter l’extrême qui consiste à ne pas contrôler les entrées dans le pays ».
    « Nous voulons mettre fin à certains mécanismes donnant lieu à un abus excessif de notre disponibilité à accueillir » les immigrés, a déclaré le chef du gouvernement de droite modérée en présentant une série de mesures devant ouvrir la voie à « un nouveau cycle de gestion des flux migratoires ». Le Portugal a vu sa population étrangère doubler en cinq ans, atteignant l’an dernier un million de personnes, soit un dixième de la population totale, selon des chiffres provisoires fournis à l’AFP par l’Agence pour l’intégration, les migrations et l’asile (Aima). L’année dernière, quelque 180 000 migrants ont été régularisés, selon des données encore provisoires citées par le gouvernement. Créée à l’automne dernier après la dissolution de l’ex-police des frontières, l’agence gouvernementale pour les migrations (Aima) est confrontée depuis à un manque d’effectifs et à une hausse des demandes qui ont fait grimper le nombre de dossiers non traités. Ces demandes de papiers sans réponse dépassent les 400 000, d’après le gouvernement, mais pourraient atteindre les 500 000 selon la presse locale. Le parti d’extrême droite Chega, qui a réalisé une nouvelle percée aux élections de mars avec 18% des voix, avait réclamé la suspension de l’émission de nouveaux titres de séjour tant que l’agence Aima n’aura pas traité toutes les demandes déjà formulées.
    Risque d’"augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière" . Cette abrogation est critiquée par les associations d’aide aux migrants et les avocats en droit des étrangers. Me Gabriel Klemz Klock dénonce une mesure prise dans l’urgence, et s’inquiète des conséquences sur les étrangers. « Que vont devenir les migrants qui travaillent déjà, qui paient des taxes et qui contribuent au financement de la sécurité sociale ? C’est très frustrant pour eux. J’ai beaucoup de clients qui attendaient de pouvoir déposer leur demande. Mais avec cette décision soudaine, tout a changé », déplore-t-il. L’avocat craint que cette mesure n’entraîne "une augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière et une aggravation de leurs souffrances

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#immigration#regularisation#economie#droit#sante#politiquemigratoire

  • Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2024/06/06/au-portugal-l-amertume-des-jeunes-diplomes-face-au-dilemme-de-l-emigration_6

    Au Portugal, l’amertume des jeunes diplômés face au dilemme de l’émigration
    Par Sandrine Morel (Lisbonne, envoyée spéciale)
    « Rester à Lisbonne, c’est faire passer l’amour pour sa ville, son pays et sa famille avant sa carrière. C’est savoir que l’on aura sans doute un emploi qui ne sera ni stable ni bien rémunéré, et qui nous permettra plus de survivre que de vivre. » Devant les portes de l’université IADE, au bord du Tage, à Lisbonne, Aurelio Antonosciuc expose froidement et dans un anglais parfait ce qui est pour lui un simple constat. Autour de cet étudiant de 21 ans, en dernière année de bachelor en design, quatre amies opinent du chef. « C’est facile de trouver un job à Lisbonne, mais pas facile de trouver un bon job », complète Carolina Queiros, 18 ans, à la fois étudiante en communication et photographe. « La question, pour nous tous, c’est de savoir ce qu’on est prêt à sacrifier », poursuit-elle.
    Cette conversation sur leur avenir au Portugal, ces jeunes l’ont déjà eue des dizaines de fois. Entre amis ou avec leur famille. Pour eux, la nécessité d’émigrer n’a rien d’une hypothèse improbable : c’est une évidence. Non seulement ils ne perçoivent pas assez d’occasions professionnelles pour les jeunes formés à l’université, dans un pays qui reste très dépendant du tourisme et de ses emplois précaires, mais ils ont tous des proches qui ont déjà fait leur valise et leur montrent le chemin.
    Près de 2,1 millions de personnes nées au Portugal vivent en dehors du pays, dont 1,5 million l’ont quitté ces vingt dernières années, soit 15 % de la population, selon les estimations de l’Observatoire de l’émigration, qui dépend du Centre de recherche et d’études de sociologie de l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE). Près d’un quart des Portugais de 15 à 39 ans résident ainsi à l’étranger. Des chiffres qui font de la petite république ibérique le pays au plus fort taux d’émigration en Europe, et le huitième au monde. Entre 2012 et 2016, en pleine crise économique, ils étaient plus de 100 000 par an à émigrer, avec un pic à plus de 120 000 en 2013. Et près de 65 000 personnes plient encore bagage chaque année pour chercher un avenir meilleur ou tenter l’aventure de l’expatriation.
    « Le Portugal a toujours été un pays d’émigration. Ce qui choque, c’est que ce soit encore le cas au XXIe siècle, souligne Liliana Azevedo, chercheuse associée à l’Observatoire de l’émigration de l’ISCTE. Cela alimente l’idée que le pays reste en retard par rapport à ses voisins. Et, même si la plupart de ceux qui partent n’ont pas fait d’études supérieures, le fait qu’un nombre important de jeunes diplômés figurent dans le contingent des émigrés est vécu comme un échec, une incapacité à retenir dans le pays ses principaux talents. »Afin de freiner cet exode, l’ancien gouvernement socialiste mené par Antonio Costa a approuvé en 2023 le remboursement intégral des frais universitaires pour les étudiants de moins de 35 ans qui restent travailler au Portugal un nombre d’années équivalent à la durée de leurs études. Dans le budget 2024, près de 215 millions d’euros ont été alloués à ces aides, qui représentent entre 700 et 1 500 euros annuels pour un étudiant. S’il est encore trop tôt pour évaluer les effets de cette mesure sur les départs, les retours au pays, eux, sont en nette hausse. Alors qu’auparavant, environ 15 000 Portugais revenaient chaque année, en 2021, ils étaient plus de 30 000, tout comme en 2022. Mais la moitié d’entre eux étaient âgés de 40 à 65 ans, et un tiers avaient plus de 65 ans.
    Le programme Regressar (« revenir »), qui offre notamment une réduction d’impôt sur le revenu de 50 % durant cinq ans, lui, séduit davantage les jeunes – 75 % des bénéficiaires ont entre 25 et 44 ans. « Il est difficile de savoir quelle part correspond à des personnes qui avaient déjà décidé de rentrer ou à de nouveaux retraités, souligne Mme Azevedo. Mais, au-delà de la question de l’efficacité de ce programme, le gouvernement portugais a voulu faire passer un message positif sur le pays, dire qu’il va bien et qu’il a besoin de ses talents. Cependant, dans les faits, le Portugal a du mal à absorber la main-d’œuvre qualifiée, et, pour beaucoup de jeunes qui souhaitent développer leur carrière, l’émigration s’impose.
    (...) « Les jeunes partent souvent pour l’étranger en quête de meilleurs salaires, mais beaucoup reviennent lorsqu’ils songent à former une famille, après cinq ou dix ans hors du Portugal », explique-t-elle. « Les salaires au Royaume-Uni restent le triple de ceux qu’on propose ici dans le secteur de la tech, mais ceux qui décident de rentrer privilégient d’autres paramètres, comme la sécurité, la famille ou le soleil », ajoute-t-elle. Sur le papier, le Portugal va bien : un taux de croissance de 2,3 % en 2023, une dette ramenée sous la barre des 100 % du produit intérieur brut et un taux de chômage limité à 6,5 % des actifs. Dans les faits, malaise et mécontentement global dominent les discussions. L’inflation sévit, et la hausse du salaire minimum (passé de 590 euros en 2015 à 950 euros en 2024) ne s’est pas accompagnée d’une revalorisation aussi nette de la rémunération des classes moyennes, le salaire moyen dépassant à peine les 1 500 euros brut en 2023, soit 1 050 euros net, selon l’Institut national des statistiques.
    « Le problème, ce ne sont plus seulement les salaires, c’est le logement, regrette Magdalena Santos, 22 ans, en troisième année de Bachelor en économie à l’ISEG, qui aimerait bien rester dans sa ville, elle aussi. Il est très difficile de devenir indépendant, étant donné le montant des loyers. » A Lisbonne, expatriés, nomades numériques et retraités européens se disputent les plus beaux quartiers, rénovés pour accueillir de plus en plus de logements touristiques. Les loyers, eux, ont encore flambé de plus de 20 % en 2023, selon les statistiques du portail immobilier Idealista.
    En trois ans, les prix à la location ont ainsi fait un bond de 50 %, et ils ont doublé en sept ans. (...)

    #Covid-19#migrant#migration#portugal#emigration#jeunesse#logement#salaire#sante#economie

  • « La discrimination envers les immigrés prive les économies de bienfaits potentiels en matière d’innovation »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/05/la-discrimination-envers-les-immigres-prive-les-economies-de-bienfaits-poten

    « La discrimination envers les immigrés prive les économies de bienfaits potentiels en matière d’innovation »
    Pauline Grosjean professeure d’économie à l’Université de Nouvelle Galles du Sud (Australie)
    Sur l’intégration des migrants, deux grands modèles s’opposent. L’un préconise l’assimilation culturelle, tandis que l’autre, prévalant plus souvent dans les pays anglo-saxons, est plus tolérant aux différences culturelles et ne se soucie guère des signes extérieurs de religion ou de culture. De ces deux modèles, lequel est le plus efficace sur le plan économique ?
    L’attitude des populations hôtes vis-à-vis des migrants n’a pas seulement un coût social et psychologique pour les migrants, elle présente aussi un coût économique important. Un coût économique pour les migrants, bien évidemment, aussi bien sur le marché de l’emploi, où ils peuvent se voir refuser une embauche, que sur le marché du logement, où la discrimination de certains bailleurs envers les immigrés augmente le coût de leur accès au logement.
    Mais la discrimination a aussi un coût pour l’économie tout entière parce qu’elle génère de l’inefficacité économique. En empêchant les migrants d’occuper des postes pour lesquels ils sont pourtant qualifiés, elle prive les économies de bienfaits potentiels en matière d’innovation, par exemple. En contraignant au chômage des individus pourtant parfaitement qualifiés pour des emplois à pourvoir, elle renchérit le coût du travail, et donc l’inflation, tout en faisant peser l’indemnisation du chômage sur les finances publiques.
    Que coûtent à l’économie les attitudes hostiles des populations locales ? L’intégration culturelle des migrants mène-t-elle automatiquement à leur intégration économique ? Pour répondre à ces questions, trois chercheurs ont étudié la vague d’immigration de 1,6 million de réfugiés, principalement syriens, irakiens et afghans, entrés en Allemagne entre 2015 et 2018 (« Scared Straight ? Threat and Assimilation of Refugees in Germany », Philipp Jaschke, Sulin Sardoschau et Marco Tabellini, NBER Working Paper, nᵒ 30381).
    Les auteurs mesurent l’hostilité locale de la population par un indice incluant le nombre d’attaques contre des mosquées, le nombre de manifestations d’extrême droite, le vote pour des partis d’extrême droite, des données d’enquêtes mesurant les attitudes vis-à-vis des migrants, le nombre de mariages entre Allemands et migrants, ainsi que des mesures historiques de xénophobie (pogroms antijuifs et part du vote pour le Parti nazi en 1933).
    Pour mesurer l’intégration culturelle, les auteurs comparent les réponses de 8 000 migrants et de 30 000 natifs dans plusieurs vagues d’enquêtes d’opinion entre 2016 et 2018. Selon les auteurs, des réponses plus similaires entre migrants et natifs au fil du temps sur des questions portant sur la possibilité de faire confiance aux gens, la nécessité de se venger ou, au contraire, de retourner une faveur, l’intérêt pour la politique, mais aussi le type et la quantité de loisirs consommés, suggèrent une convergence culturelle. L’intégration économique est, elle, plus simplement mesurée par les différences en matière d’emploi et de salaire.
    De manière surprenante, les résultats montrent que les réfugiés s’assimilent culturellement plus rapidement dans les régions d’Allemagne où les habitants étaient au préalable les plus hostiles aux étrangers. Les auteurs interprètent ces résultats comme la conséquence de la peur et de l’insécurité, plus fortement ressenties par les migrants dans ces régions, selon les données, et qui les forcent à effacer leurs différences culturelles pour ressembler aux natifs le plus vite possible.
    En revanche, cette intégration culturelle ne s’accompagne pas d’une intégration économique plus rapide. Au contraire. Les données suggèrent même que s’il n’y a pas de différence en matière de chômage, les migrants sont plus susceptibles d’occuper un emploi sous-qualifié et sous-payé dans ces régions qu’ailleurs, ce que les auteurs interprètent comme une conséquence à la fois de la discrimination de la part des employeurs et de la peur des migrants qui les poussent à accepter des conditions de travail pires que celles auxquelles ils pourraient prétendre. Et donc à empêcher l’économie de capitaliser sur leurs compétences. Cesser de se focaliser sur l’intégration culturelle permettrait de gagner en efficacité économique.

    #Covid-19#migration#migrant#integration#discrimnation#economie#sante

  • Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/06/immigration-le-pis-aller-de-joe-biden_6237660_3232.html

    Immigration : le pis-aller de Joe Biden
    Il est généralement difficile de tirer un bénéfice politique d’une mesure adoptée sous la pression. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, en fait l’expérience après avoir signé à cinq mois de l’élection présidentielle, le 4 juin, un décret permettant de fermer ponctuellement la frontière avec le Mexique aux demandeurs d’asile en cas d’afflux trop élevés. Sans surprise, la mesure a été critiquée autant à gauche, le président étant accusé de copier son prédécesseur républicain, Donald Trump, partisan d’une ligne extrêmement dure sur l’immigration, qu’à droite, où ce tour de vis a été jugé totalement insuffisant.
    Les critiques du camp démocrate ont montré pourquoi l’administration de Joe Biden s’est abstenue jusqu’à présent de répondre aux arrivées massives de migrants venus majoritairement d’Amérique centrale, mais aussi d’autres continents.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A cinq mois de la présidentielle américaine, Joe Biden contraint d’afficher sa fermeté sur l’immigration
    Le sujet divise profondément le parti du président, au point d’empêcher l’élaboration d’une stratégie adaptée aux enjeux entre les partisans du laisser-faire et ceux qui plaident pour une politique plus restrictive, dont les maires démocrates de grandes villes américaines confrontés à des afflux de migrants orchestrés notamment par le gouverneur républicain du Texas, porte d’entrée de cette immigration.
    La politique migratoire des Etats-Unis est l’otage de cette double surenchère, nourrie par un Congrès dysfonctionnel. La Chambre des représentants, présidée par un républicain, a ainsi bloqué, sous la pression de Donald Trump, un compromis forgé au Sénat qui prévoyait le renforcement de la police des frontières, l’augmentation des capacités d’accueil des centres de rétention, l’accélération des procédures d’examen des demandes d’asile, ou encore des moyens accrus pour expulser les personnes déboutées de leur demande.
    Rhétorique raciste
    L’histoire se répète. En 2013, une Chambre des représentants républicaine avait déjà bloqué un premier projet de loi bipartisan adopté au Sénat qui comprenait des mesures similaires ainsi que la régularisation des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et qui y sont aujourd’hui totalement intégrés. De telles réformes sont pourtant devenues indispensables. Les services de l’Etat fédéral sont saturés par des demandes d’asile dont certaines détournent sciemment cette procédure faute de répondre aux critères exigés.
    Comme le prouve le décret signé à la va-vite par Joe Biden, les atermoiements démocrates sur l’immigration ne servent que les intérêts républicains et la démagogie sans retenue de Donald Trump, dramatisée par une rhétorique ouvertement raciste. Ce dernier avait promis à ses électeurs en 2016 que le Mexique financerait l’érection d’un « mur » sur sa frontière avec les Etats-Unis, une fiction vite dissipée. Il se fait fort aujourd’hui, s’il retournait à la Maison Blanche, d’expulser des millions de sans-papiers insérés, pour certains de longue date, dans le tissu social et économique du pays.
    Parler lucidement d’immigration suppose de prendre en compte deux réalités : que les afflux massifs mettent effectivement sous tension le système américain, au niveau fédéral comme à celui des Etats, et que le dynamisme des Etats-Unis, même si ces derniers ne sont pas encore confrontés à l’« hiver démographique » qui menace en Europe, pâtirait d’un arrêt brutal de l’immigration sous l’effet d’une mauvaise fièvre ethnonationaliste.

    #Covid19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#mexique#frontiere#immigration#economie#demographie#fluxmigratoire#sante

  • Das dunkle Familien-Geheimnis des reichsten Deutschen
    https://www.youtube.com/watch?v=aw16fj1pJds

    On ne l’aurait jamais deviné mais la fortune de l’Allemand le plus riche du moment a ses origines dans l’empire nazi. Les lockdowns COVID ont fait exploser la valeur de ses entreprises. La bataille du rail fut organisée du côté allemand par Kühne & Nagel. C’est avec des cargos et camions de l’entreprise que les meubles et tablaux de vos arrière-grand-parents furent transportés chez les « acheteurs » allemands. Cerise sur la gâteau, le papa de Herr Kühne fit partir sans dédommagement l’actionnaire majoritaire juif de l’entreprise afin s’en emparer à cent pour cent. Adolf Maass et sa femme firent assassinés à Auschwitz.

    Après la guerre les frères Kühne ont simplement changé de client essentiel et se sont mués de collabos de la Gestapo en service provider de la CIA.

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/K%C3%BChne_%2B_Nagel

    Zeit des Nationalsozialismus

    Im April 1933, kurz nach dem Tode August Kühnes, wurde Adolf Maass – mit 45 Prozent der größte Anteilseigner von Kühne + Nagel – von den Söhnen Alfred Kühne (1895–1981) und Werner Kühne (* 1898, erwähnt 1951) aus dem Unternehmen gedrängt. Er wurde 1945 im KZ Auschwitz ermordet.

    Kühne + Nagel kam eine Schlüsselrolle bei der „M-Aktion“ des NS-Regimes zu. Insgesamt hatte die verantwortliche NS-Dienststelle bis August 1944 in den Niederlanden, Belgien, Frankreich und Luxemburg die Einrichtungen von rund 65.000 Wohnungen abtransportieren lassen. 500 Frachtkähne und 674 Züge waren dafür nötig. Bei der Umsetzung half Kühne + Nagel. Das Unternehmen war direkt und mit Hilfe von Subunternehmen in allen besetzten westlichen Ländern aktiv. Die Transporte aus den Niederlanden sind am ausführlichsten recherchiert. K + N charterte beispielsweise einen eigenen Dampfer, um jüdisches Raubgut in das Deutsche Reich zu transportieren. Das erste Frachtschiff aus Amsterdam traf im Dezember 1942 in Bremen ein. Die Stückliste weist 220 Armsessel, 105 Betten, 363 Tische, 598 Stühle, 126 Schränke, 35 Sofas, 307 Kisten mit Glasgeschirr, 110 Spiegel, 158 Lampen, 32 Uhren, ein Grammophon und zwei Kinderwagen aus. Dabei handelte es sich um das Eigentum niederländischer Juden, die im Sommer 1941 in Konzentrationslager deportiert worden waren.

    Für den Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg führte Kühne + Nagel laut dem Historiker Wolfgang Dreßen „allein aus Paris […] zwischen 1941 und 1944 29 Kunsttransporte“ durch.[17] In Südfrankreich suchte auch ein Mitarbeiter von Kühne + Nagel aktiv nach Möbeln. Laut Dreßen gab es eine äußerst enge Zusammenarbeit mit Behördenmitarbeitern und der deutschen Besatzung. Es existierte eine eigene DIN-Norm, nach der geraubtes Gut verteilt wurde.

    „Die Firma ist somit mitverantwortlich für den Tod von Leuten, sie haben damit Geld verdient“, ordnet Dreßen die Verantwortung von Kühne + Nagel ein. Auch der Historiker Frank Bajohr vom Münchner Zentrum für Holocauststudien im Institut für Zeitgeschichte (IfZ) sieht in den Geschäften von Kühne + Nagel „eine relative Nähe zum Massenmord“. Bei der Verschickung des geraubten Mobiliars der deportierten Juden habe die verantwortliche NS-Dienststelle Westen eng mit der Spedition Kühne + Nagel zusammengearbeitet, sagt der Historiker Johannes Beermann, der zu den M-Transporten forschte. Kühne + Nagel übernahm schließlich selbst die Organisation der Transporte aus den besetzten Westgebieten ins Reich.
    ...
    In den Entnazifizierungsakten findet sich die Intervention der CIA, die „top secret“ klassifiziert war. Das Schreiben ist die Anordnung, dass Alfred Kühne zu entnazifizieren sei. Nach Informationen des Geheimdienst-Wissenschaftlers Erich Schmidt-Eenboom gehörte Kühne + Nagel zu den wichtigsten Tarnunternehmen der neu aufgebauten Organisation Gehlen. Er beurteilt die Bedeutung von Kühne + Nagel wie folgt: „Die CIA hat 1955 eine Aufstellung sämtlicher Tarnfirmen des Gehlen-Apparates gemacht, und da rangiert Kühne + Nagel sehr weit oben. Zum einen die Bremer Zentrale, zum zweiten die Münchner Niederlassung, und zum dritten war das Bonner Büro von Kühne + Nagel der Sitz von Gehlens Verbindungsmann zur Bundesregierung.“

    #Allemagne #nantis #milliardaires #nazis #économie #transport

  • Loi « immigration » : la laborieuse mise en place des régularisations « métiers en tension »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/03/loi-immigration-la-laborieuse-mise-en-place-des-regularisations-metiers-en-t

    Loi « immigration » : la laborieuse mise en place des régularisations « métiers en tension »
    Par Anjara Andriambelo et Julia Pascual
    « Régularisons ceux qui travaillent, ce sera dix mille régularisations en plus dès l’année prochaine. » Le 19 décembre 2023, devant l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin s’emballe. Alors que sa loi « immigration » va être adoptée par les députés dans quelques instants, avec les voix du Rassemblement national, le ministre de l’intérieur défend la « jambe gauche » de son texte. Bien que sa portée ait été amoindrie par les amendements de la droite sénatoriale, un article du texte doit faciliter la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension.
    Pour montrer son volontarisme, M. Darmanin publie quatre instructions d’application immédiate dès le 5 février, dont l’une porte sur ces métiers en tension. Il y précise les conditions requises pour qu’un travailleur sans papiers obtienne un titre de séjour : trois ans d’ancienneté sur le territoire, douze fiches de paye à mi-temps au moins dans un métier en tension et l’occupation actuelle d’un de ces métiers, listés par arrêté ministériel. « Vous veillerez particulièrement à ce que les dossiers soient instruits dans un délai de quatre-vingt-dix jours », précise le ministre aux préfets, alors que, sur certains territoires, les temps d’instruction des demandes de titre de séjour se comptent en années.
    Près de quatre mois plus tard, sur le terrain, les passages à l’acte sont encore balbutiants. « C’est assez mou, convient un préfet, sous le couvert de l’anonymat. Autant sur le volet répressif de la loi et notamment les expulsions, on nous demande de faire remonter un tableau mensuel avec les mesures prises, autant sur le reste, il n’y a pas de demande spécifique. » « Les préfets appliquent avec zèle les motifs d’édiction d’OQTF [obligation de quitter le territoire français], mais c’est zéro sur les régularisations métiers en tension », corrobore Lydie Nicol, secrétaire nationale confédérale de la CFDT chargée de l’immigration.
    Sollicité sur le nombre de régularisations qui ont été opérées depuis février sur la base du nouveau dispositif, le ministère de l’intérieur ne nous a transmis aucun chiffre, au motif que « la méthodologie des retombées statistiques sur les titres de séjour est malheureusement tributaire des publications annuelles ».
    Certaines préfectures ne font, en tout cas, même pas apparaître la possibilité de demander un titre de séjour « métiers en tension » sur leur site Internet. C’est le cas, par exemple, de celles de Seine-Saint-Denis, de Haute-Garonne ou encore de Savoie, où réside Léonard (le prénom a été modifié). Cet Albanais de 60 ans remplit pourtant en théorie tous les critères. Il vit en France depuis huit ans, travaille comme agent d’entretien – un métier qui figure dans la liste des métiers en tension fixée pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, où il vit – et possède trente-six fiches de paie. Sa femme, agente de nettoyage comme lui, remplit tous les critères également. Mais, faute de procédure d’accès mise en place par la préfecture du département, ils sont tous deux dans l’impasse.
    En Seine-Saint-Denis, le constat est identique. « La fameuse carte “métiers en tension” n’existe pas », explique Jean-Albert Guidou, membre du pôle « travailleurs migrants » de la CGT, alors qu’il se tient, en cette fin du mois de mai, devant une salle de la bourse du travail de Bobigny, où l’écoute, fébrile, une assemblée de quelque soixante-dix travailleurs sans papiers. Tandis que les étrangers font face à la difficulté d’accès aux rendez-vous en préfecture, certains d’entre eux ont nourri l’espoir que le nouveau titre « métiers en tension » facilite leurs démarches.C’est le cas de Daouda (le prénom a été modifié), un plongeur intérimaire sénégalais, arrivé en France en 2019. Il aimerait déposer une demande de régularisation, mais la préfecture de Bobigny – dans la cantine de laquelle il a d’ailleurs travaillé pendant plusieurs mois – est « bloquée », dit-il. « En attendant, les patrons en profitent et, comme sans-papiers, on ne peut pas revendiquer », lâche Mamadou Diallo, un Guinéen de 28 ans qui travaille comme installateur de portes et de fenêtres en région parisienne. Ce jeune diplômé en sociologie est payé 1 400 euros par mois pour trente-neuf heures hebdomadaires. Il a « tout suivi de la loi “immigration” ». Et il est persuadé que « le volet humanitaire du texte a été abandonné. C’était juste un moyen de maquiller le caractère répressif de la loi ».
    Aux côtés de Mamadou Diallo, un Marocain de 39 ans est venu se renseigner sur ses droits. S’il obtenait un titre de séjour, cet ouvrier marbrier pour une entreprise de pompes funèbres pourrait chercher de meilleures conditions de travail et quitter le taudis que lui loue à prix d’or un marchand de sommeil. Dans le contexte actuel, il l’avoue, « les gens ont peur de demander de régulariser leur situation, car ils redoutent une OQTF ».
    A contrario, dans d’autres départements, des dossiers ont déjà pu être pris en compte. Ainsi, en Bretagne, l’avocate Dorothée Calonne – qui préfère taire le nom du département de peur que la préfecture ne soit considérée comme trop bienveillante – a déposé une demande de régularisation pour un ouvrier d’élevage présent en France depuis 2016 et employé depuis près de deux ans. « Il a très rapidement obtenu un récépissé de sa demande avec une autorisation de travail, se réjouit-elle, alors que dans un dossier classique de régularisation par le travail, il y a au minimum un an d’attente. » Dans les Hautes-Pyrénées, Mathieu Oudin a lui aussi obtenu une autorisation de travail pour un électricien marocain. « Ça n’a pris qu’un mois, c’est un miracle », souligne l’avocat.
    En revanche, Laurie Quinson, dans les Bouches-du-Rhône, n’a toujours pas reçu d’accusé de réception d’une demande de régularisation d’un électricien pakistanais, pourtant déposée dès le 12 février. « Actuellement, la préfecture traite des dossiers déposés en décembre… », explique-t-elle. En Gironde, l’avocat Pierre Lanne, lui non plus, n’a pas reçu d’accusé de réception d’une demande de régularisation faite en mars pour un client de nationalité algérienne et responsable de l’atelier de réparation d’un concessionnaire automobile.
    « On va se retrouver face à des situations disparates sur le territoire, ce qu’on dénonce depuis des années avec la circulaire Valls », regrette Flor Tercero, présidente de l’association Avocats pour la défense des droits des étrangers. La circulaire ministérielle dite « Valls » est le texte qui régit depuis 2012 les régularisations par le travail, en précisant aux préfectures les conditions sous lesquelles évaluer les demandes. La loi Darmanin crée un moyen supplémentaire de régularisation qui a notamment l’avantage, contrairement à la circulaire Valls, de ne pas solliciter de l’employeur qu’il effectue des démarches en faveur de son salarié – une façon de lui retirer son pouvoir de blocage. Mais, comme avec la circulaire Valls, les préfectures conservent leur entier pouvoir d’appréciation.
    Un haut fonctionnaire au sein du gouvernement assure toutefois qu’il n’y a « aucune volonté d’entrave » à la loi et que sa mise en œuvre suit « un cycle normal ». Une instruction de la ministre du travail, Catherine Vautrin, a d’ailleurs été envoyée aux préfets le 24 mai, leur demandant de se concerter avec les acteurs économiques locaux pour modifier la liste des métiers en tension. Celle en vigueur date de 2021. Déclinée par région, elle est, de l’aveu de tous, décorrélée des réalités de terrain. « En Auvergne-Rhône-Alpes, il n’y a dans la liste aucun métier du bâtiment, de l’aide à la personne, et pour la restauration, il n’y a que maître d’hôtel », illustre Gérard Gomès-Léal, un bénévole de l’association d’aide aux migrants La Cimade, en Savoie.
    Dans le contexte de la crise des agriculteurs, le gouvernement a modifié une première fois la liste en mars pour y inclure en catastrophe certains métiers agricoles. Pour mieux correspondre aux « réalités locales du marché du travail », la ministre du travail a demandé aux préfets d’appliquer une « nouvelle méthodologie » et de tenir compte non seulement des métiers qui ont des difficultés de recrutement, mais aussi de ceux « ayant déjà largement recours à la main-d’œuvre étrangère », mais qui, parce que leurs emplois sont déjà pourvus partiellement par des travailleurs sans papiers, ne ressortent pas de la statistique officielle.
    Les préfectures doivent envoyer des propositions d’ajout de nouveaux métiers en tension avant le 21 juin. « Le temps que tout se mette en place, on aura perdu un an », regrette Gérard Gomès-Léal, qui rappelle que la disposition sur les métiers en tension n’est prévue pour s’appliquer que jusqu’à la fin de l’année 2026.

    #Covid-19#migrant#migration#france#loiimmigration#regularisation#metierentension#prefeture#sante#economie#integration

  • Coopération Italiano-Sénégalaise : Le ministre Yankhoba Diémé plaide pour la régularisation des « sans papiers » sénégalais
    https://www.dakaractu.com/Cooperation-Italiano-Senegalaise-Le-ministre-Yankhoba-Dieme-plaide-pour-l

    Coopération Italiano-Sénégalaise : Le ministre Yankhoba Diémé plaide pour la régularisation des « sans papiers » sénégalais
    Prenant part à la fête marquant le 78ème anniversaire du Référendum de 1946, faisant de l’Italie, une République, le ministre Yankhoba Diémé a plaidé pour la régularisation des ressortissants sénégalais sans papiers en Italie. « L’Italie est l’un des premiers pays d’europe en matière d’accueil de ressortissants sénégalais. La forte communauté sénégalaise d’Italie jouit d’un niveau d’intégration très appréciable. La décision des autorités italiennes de régulariser le séjour de plusieurs d’entre eux en 2020 constitue assurément une belle preuve de Téranga à l’italienne et d’intégration entre nos deux peuples. Tout en félicitant cette heureuse initiative, je voudrais au nom du gouvernement sénégalais plaider pour son renouvellement », a souhaité le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions. Il a par ailleurs énuméré les programmes et projets de partenariat entre le Sénégal et l’Italie : "il s’agit du programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (PADESS), de la Plateforme d’Appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora Sénégalaise en Italie (PLASEPRI).

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#integration#italie#regularisation#developpement#economie#sante

  • Der Kampf gegen die"Drei Übel" und gegen "Dir Fünf Übel"
    http://www.infopartisan.net/archive/maowerke/MaoAWV_068_075.htm


    Le chinois étant une langue hyper-pragmatique réunit les deux campagnes dans l’unique expression 三反五反运动 (prononciation sānfǎn wǔfǎn yùndòng).

    Les événements historiques sont appellés "Campagnes des trois antis et des cinq antis" dans Wikipedia.

    Je le trouve pour le moins étonnant que l’encyclopédie en ligne la plus répandue traduise par "anti" le terme chinois 反 (prononciation fǎn) alors que la traduction officielle des Éditions de langues étrangères emploie le terme "Übel" ("le mal") qui contient la raison d’être des 三反运动 (prononciation sānfǎn yùndòng , campagne/mouvement contre les trois maux) et 五反运动 (prononciation wǔfǎn yùndòng mouvement contre les cinq maux).

    中文 : 三反五反运动
    Pinyin : sānfǎn wǔfǎn yùndòng

    Larousse - mal, maux - nom masculin
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/mal/48790
    La définition du Larousse pour le terme "mal" contient assez de’éléments pour "justifier" la traduction erronnée "anti" en anglais ou allemand par des traducteurs humains et automatiques peu avertis. C’est à peu près ce qui est arrivé au mot "反" dans l’esprit anticommuniste de l’auteur de Wikipedia.

    Il n’y a pas que le texte fondateur du Daoisme 道德经 (Pinyin Dàodéjīng) qui pose des problèmes d’interprétation aux traducteurs moins cultivés.

    (latin malum)

    1. Ce qui est contraire au bon, à la vertu ; ce qui est condamné par la morale (seulement singulier, avec article défini) : Faire le mal pour le mal.
    Contraire :

    bien

    2. Ce qui est susceptible de nuire, de faire souffrir, ce qui n’est pas adapté : Le mal est fait.
    Synonymes :

    dommage - préjudice - tort

    3. Inconvénient, difficulté, problème, tout ce qui perturbe quelque chose : Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
    Synonymes :

    calamité - ennui - épreuve - malheur - plaie

    Contraires :

    avantage - bénéfice - bienfait - bonheur - profit

    4. Maladie ou phénomène qui détériore quelque chose, une situation : Le mal a progressé.
    5. Souffrance physique affectant une partie du corps : Mal de dent. Maux d’estomac.
    Synonymes :

    affection - indisposition - malaise - troubles

    Drei-Anti- und Fünf-Anti-Bewegung
    https://de.wikipedia.org/wiki/Drei-Anti-_und_F%C3%BCnf-Anti-Bewegung

    Campagnes des trois antis et des cinq antis
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagnes_des_trois_antis_et_des_cinq_antis

    Three-anti and Five-anti Campaigns
    https://en.wikipedia.org/wiki/Three-anti_and_Five-anti_Campaigns

    En lisant les articles on comprend mieux pourquoi les auteurs occidentaux préfèrent la traduction littérale peu adéquate. D’ailleurs les articles en francais et anglais partagent l’esprit simple et peu nuancé. Il ne sont que de simples copies mutuelles légèrement midifiées. C’est dommage car l’unique avantage de Wikipedia par rapport aux anciennes encyclopédies faisant autorité consiste dans les analyses et points de vue différents en fonction du contexte culturel des langues cibles.

    La campagne des cinq antis est lancée en janvier 1952 et vise en particulier les capitalistes :
    ...
    Environ 20 000 cadres et 6 000 travailleurs formés à l’étranger ont commencé à espionner les affaires de leurs concitoyens, soutenus par les médias en accord avec les politiques gouvernementales.

    L’auteur condamne implicitement le but de la campagne et ne mentionne que ce qu’il considère comme résultats négatifs dans le paragraphe suivant.

    Dans la version allemande on trouve au moins une liste des maux/antis que le parti communiste chinois de devait de combattre.

    Drei-Anti-Bewegung
    三反五反运动

    Korruption / corruption passive (贪污 / 貪污, tān wū)
    Verschwendung / gachis (浪费 / 浪費, làng fèi)
    Bürokratie / bureaucratisme (官僚主义 / 官僚主義, guān liáo zhǔ yì)

    Fünf-Anti-Bewegung
    五反运动

    Bestechung / corruption active (行贿 / 行賄, xíng huì)
    Diebstahl von Staatseigentum / vol de la propriété d’état (盗骗国家财产 / 盜騙國家財產, dào piàn guó jiā cái chǎn)
    Steuerhinterziehung / fraude fiscale (偷税漏税 / 偷稅漏稅, tōu shuì lòu shuì)
    Betrug an Regierungsaufträgen / fraude et abus de bien sociaux (偷工减料 / 偷工減料, tōu gōng jiǎn liào)
    Diebstahl staatlicher Wirtschaftsinformationen / vol d’informations économiques de l’état (盗窃国家经济情报 / 盜竊國家經濟情報, dàoqiè guójiā jīngjì qíngbào).

    En comparant la liste des "maux" ciblés par les campagnes ou mouvements on constate qu’ils ils marquent tous notre quotifien et qu’un puissant mouvement populaire contre ces abus nous ferait grand bien. Il n’en est pas question parce qu’ils font tous dans une certaine mesure partie des pratiques capitalistes essentielles.

    Il faudrait que ca change.

    Mao Tsetung : ÜBER DEN KAMPF GEGEN DIE „DREI ÜBEL“ UND DIE „FÜNF ÜBEL“
    http://www.infopartisan.net/archive/maowerke/MaoAWV_068_075.htm

    (November 1951 – März 1951)

    Diese Version aus: Mao Tse-tung, Ausgewählte Werke Band V, Verlag für fremdsprachige Literatur, Peking 1978, S.68-751Der Kampf gegen Korruption und Verschwendung ist eine wichtige, die ganze Partei betreffende Angelegenheit, der ihr, wie wir euch schon sagten, eure volle Aufmerksamkeit schenken müßt. Wir brauchen eine großangelegte Säuberung der ganzen Partei, in deren Verlauf alle Fälle von Korruption, ob große, mittlere oder geringe, restlos ans Licht gebracht werden. Dabei ist der Hauptschlag gegen die Korruptesten zu richten, während gegenüber jenen, die sich der Korruption mittleren oder geringeren Ausmaßes schuldig gemacht haben, eine Politik der Erziehung und Umerziehung zu verfolgen ist, damit sie nicht wieder rückfällig werden. Nur so können wir die ernste Gefahr einer Korrum­pierung vieler Parteimitglieder durch die Bourgeoisie abwenden, der Situation, wie sie bereits von der 2. Plenartagung des VII. Zentralkomitees vorausgesehen wurde, ein Ende machen und das von jener Plenartagung festgelegte Prinzip, sich vor Korrumpierung in acht zu nehmen, in die Tat umsetzen. Darauf müßt ihr unbedingt eure Aufmerksamkeit richten.
    (30. November 1951)

    2Daß der zersetzende Einfluß der Bourgeoisie auf Kader zu ernsten Fällen von Korruption führt, ist eine Tatsache, der besondere Beach­tung geschenkt werden muß. Es muß dafür gesorgt werden, diese aufzudecken, bloßzustellen und zu bestrafen. Dies ist als großer Kampf zu behandeln.
    (30. November 1951)

    3Der Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus sollte als ebenso wichtig angesehen werden wie der Kampf zur Unterdrückung der Konterrevolutionäre. Wie in diesem müssen die Massen mobilisiert werden, einschließlich der demokratischen Parteien und der Persönlichkeiten aus allen Gesellschaftskreisen. Der Kampf, der heute geführt wird, muß ebenfalls breit propagiert werden, die leitenden Kader müssen die Verantwortung übernehmen und sich selbst einschalten, und die Leute müssen aufgerufen werden, ihre eigenen Übeltaten, soweit sie welche begangen haben, offen zu bekennen und die Vergehen anderer zur Kenntnis zu bringen. In leichteren Fällen sollen die Schuldigen kritisiert und erzogen werden; in schwereren Fällen sind die Schuldigen ihrer Ämter zu entheben, zu Gefängnis zu verurteilen (um durch körperliche Arbeit umerzogen zu werden) oder anders zu bestrafen, und die Allerkorruptesten wird man sogar erschießen müssen. Nur auf diese Weise kann das Problem gelöst werden.
    (8. Dezember 1951)

    4
    In allen Städten des Landes, und in erster Linie in den großen und mittelgroßen Städten, müssen wir uns auf die Arbeiterklasse stützen und uns mit den die Gesetze einhaltenden Kapitalisten und den anderen Schichten der städtischen Bevölkerung zusammenschließen, um einen großangelegten, entschiedenen und tiefgehenden Kampf gegen jene Kapitalisten zu führen, die durch Bestechung, Steuerhinterziehung, Diebstahl von Staatseigentum, Betrügereien bei der Erfüllung staatlicher Aufträge und Diebstahl von Wirtschaftsinformationen die Gesetze verletzt haben; wir müssen diesen Kampf mit dem Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus koordinieren, der in Partei, Regierungsorganen, Armee und Massenorganisationen ausgetragen wird. Das ist absolut notwendig, und es ist jetzt genau die richtige Zeit dafür. In diesem Kampf müssen die Parteiorganisationen aller Städte die Kräfte der Klassen und der Massen sorgfältig disponieren und die Taktik des Ausnutzens von Widersprüchen, der Aufspaltung der gegnerischen Reihen, des Zusammenschlusses mit der Mehrheit und der Isolierung der Minderheit einschlagen, damit in seinem Verlauf rasch eine Einheitsfront gegen die „fünf Übel“ zustande kommt. Ist in einer Großstadt der Kampf gegen die „fünf Übel“ in Schwung gekommen, kann eine solche Einheitsfront in etwa drei Wochen erreicht sein. Sobald sie gebildet ist, werden die reaktionären Kapitalisten, die schwerster Verbrechen schuldig sind, in Isolierung geraten, und der Staat wird durchaus in der Lage sein, sie, wie es notwendig ist, zu bestrafen, zum Beispiel durch Geldbußen, Konfiskation, Arrest, Gefängnis oder Hinrichtung, ohne auf großen Widerstand zu stoßen. Alle unsere Großstädte (einschließlich der Provinzhauptstädte) sollten in den ersten zehn Tagen des Monats Februar den Kampf gegen die „fünf Übel“ beginnen. Trefft bitte rasch eure Anordnungen!

    (26. Januar 1952)

    5
    1. In der Bewegung gegen die „fünf Übel“ sind die Grundprinzipien für die Behandlung der Industrie- und Handelsunternehmen wie folgt: Milde für frühere Straftaten und Strenge für die neuen (zum Beispiel sollen im allgemeinen nur die 1951 hinterzogenen Steuern nachgezahlt werden); Milde für die Mehrheit, Strenge gegenüber der Minderheit; Milde für jene, die ihre Verbrechen eingestehen, Strenge gegen jene, die sich weigern; Milde für die Industrie, Strenge gegenüber dem Handel; Milde für den Handel im allgemeinen, Strenge gegenüber den Spekulanten. Wir hoffen, daß die Parteikomitees aller Ebenen in der Bewegung gegen die „fünf Übel“ an diesen Prinzipien festhalten.

    2. Im Hinblick auf die Ziele der Bewegung gegen die „fünf Übel“ sollten die privaten Industrie- und Handelsunternehmen in folgende fünf Kategorien eingeteilt werden: diejenigen, die die Gesetze einhalten; diejenigen, die die Gesetze im wesentlichen einhalten; diejenigen, die sie teils einhalten, teils brechen; diejenigen, die ernste Gesetzesbrüche begehen; diejenigen, die die Gesetze überhaupt nicht einhalten. In den Großstädten machen die ersten drei Kategorien etwa 95 Prozent und die beiden anderen zirka 5 Prozent aus. Der Prozentsatz ist in den verschiedenen Großstädten, von geringen Abweichungen abgesehen, etwa gleich. In den mittelgroßen Städten unterscheidet sich dieser Prozentsatz beträchtlich von den obengenannten Zahlen.

    3. Diese fünf Kategorien umfassen die Kapitalisten sowie die nichtkapitalistischen selbständigen Handwerker und Kaufleute mit Familienbetrieben, nicht aber die Straßenverkäufer. In den Großstädten sollte man die Straßenverkäufer eine Zeitlang in Ruhe lassen, doch wäre es gut, sich mit den selbständigen Handwerkern und den Kaufleuten mit Familienbetrieben zu befassen. In den mittelgroßen Städten ist es wohl besser, sich in der Bewegung gegen die „fünf Übel“ auch mit den selbständigen Handwerkern und Händlern sowie mit den Straßenverkäufern zu befassen. In den großen und mittelgroßen Städten unseres Landes gibt es eine große Zahl selbständiger Handwerker und Händler, die keine Arbeiter oder Handlungsgehilfen beschäftigen (aber einige haben Lehrlinge). Viele von ihnen halten die Gesetze ein, viele andere halten sie im wesentlichen ein und verletzen sie zum Teil (d.h., sie haben geringfügige Straftaten begangen, zum Beispiel kleine Steuerhinterziehungen), während eine kleine Anzahl die Gesetze teils einhält, teils verletzt, d.h. in größerem Ausmaß Steuern hinterzogen hat. In dieser Bewegung gegen die „fünf Übel“ müssen wir uns mit vielen kleinen Kapitalisten befassen und uns ein Urteil über sie bilden. Und wir müssen mit den selbständigen Handwerkern und Händlern, die zahlenmäßig ungefähr den kleinen Kapitalisten gleichkommen, nach Möglichkeit genauso verfahren. Das wird für die gegenwärtige Bewegung und für den künftigen Wirtschaftsaufbau nur günstig sein. Im allgemeinen haben die kleinen Kapitalisten und die selbständigen Handwerker und Händler keine ernsten Straftaten begangen, und es ist nicht schwer, sie zu beurteilen. Wenn wir so verfahren, werden wir die Unterstützung der Massen gewinnen. Aber sollten einige Städte meinen, das Ziel sei besser zu erreichen, wenn zunächst die Industrie- und Handelsunternehmen und erst dann die selbständigen Handwerker und Händler beurteilt werden, so geht das auch in Ordnung.

    4. Angesichts der aktuellen Situation in den Städten haben wir beschlossen, die Industrie- und Handelsunternehmen neu zu klassifizieren, sie in fünf Kategorien anstatt wie bisher in vier einzuteilen. Das heißt: Bei jenen, die wir in der Kategorie „die Gesetze einhaltend“ führten, wird nun zwischen solchen, die die Gesetze einhalten, und solchen, die die Gesetze im wesentlichen einhalten, unterschieden, während die restlichen drei Kategorien unverändert bleiben. Von den 50000 Industrie- und Handelsunternehmen in Peking (einschließlich der selbständigen Handwerker und Händler, aber nicht der Straßenverkäufer) halten etwa 10 Prozent die Gesetze ein, halten etwa 60 Prozent die Gesetze im wesentlichen ein, halten etwa 25 Prozent die Gesetze teils ein und teils nicht, machen sich etwa 4 Prozent ernster Gesetzesverletzungen schuldig und halten etwa 1 Prozent die Gesetze überhaupt nicht ein. Es kann sich als von großem erzieherischem Wert erweisen, Unterschiede zu machen zwischen denen, die strikt die Gesetze befolgen, und denen, die sie zwar im wesentlichen einhalten, aber doch geringerer Straftaten schuldig sind, und darüber hinaus in der Behandlung derjenigen, die im wesentlichen die Gesetze einhalten, zu differenzieren zwischen den kleinen und den relativ großen Steuerhinterziehern.

    5. In einigen großen und mittelgroßen Städten haben die Stadtparteikomitees die Bewegung gegen die „fünf Übel“ übereilt begonnen: Sie waren mit der Situation im Hinblick auf die verschiedenen Kategorien der Industrie- und Handelsunternehmen überhaupt noch nicht vertraut und sich über die Taktik ihrer unterschiedlichen Behandlung noch nicht im klaren; außerdem war die Organisierung und Schulung der von den Gewerkschaften und der Regierung entsandten Arbeitsgruppen (oder Überprüfungsgruppen) nur nachlässig betrieben worden. Daraus entstand einiges an Verwirrung. Es ist zu hoffen, daß die Stadtparteikomitees dieser Situation Beachtung schenken und unverzüglich Korrekturen vornehmen werden. Außerdem muß die Untersuchung der gesetzesbrecherischen Industrie- und Handelsunternehmen unter der strikten Kontrolle der Stadtparteikomitees und der Stadtverwaltungen vorgenommen werden. Keiner anderen Institution oder Organisation ist es erlaubt, eigenmächtig Leute zur Untersuchung auszusenden, und schon gar nicht, Kapitalisten zum Verhör in ihr Büro zu holen. Sowohl in der Bewegung gegen die „drei Übel“ als. auch in der gegen die „fünf Übel“ ist es verboten, durch Folterungen Geständnisse zu erzwingen; strikte Vorkehrungen müssen getroffen werden, um Selbstmorde zu verhindern; wo es bereits zu Selbstmorden gekommen ist, sind sogleich Maßnahmen zu treffen, um weitere Fälle zu verhüten, damit die beiden Bewegungen sich in der richtigen Richtung und gesund entwickeln und zu einem vollständigen Sieg führen.
    6. In Kreisen, Distrikten und Gemeinden sollen die Bewegungen gegen die „drei Übel“ und die „fünf Übel“ gegenwärtig nicht eingeleitet werden. Das Zentralkomitee wird in einem späteren Rundschreiben darauf eingehen, wann und wie sie dort durchzuführen sind. In den wenigen Fällen einer versuchsweisen Entfaltung des Kampfes gegen die „fünf Übel“ in Kreisstädten und des Kampfes gegen die „drei Übel“ in Distrikten muß eine strikte Kontrolle ausgeübt werden, dürfen die Frühjahrsbestellung und die anderen ökonomischen Aktivitäten nicht behindert werden. Die Bewegung gegen die „fünf Übel“ darf nicht gleichzeitig in allen mittelgroßen Städten begonnen werden, sondern das muß gestaffelt und unter genauester Kontrolle geschehen.

    (5. März 1952)

    6Während und auch nach dem Kampf gegen die „fünf Übel“ müssen wir folgende Aufgaben erfüllen:
    1. Die Situation in der privaten Industrie und im privaten Handel gründlich klären, damit der Zusammenschluß mit der Bourgeoisie und ihre Kontrolle und die Entwicklung der Planwirtschaft des Landes erleichtert werden. Ohne Klarheit über die Situation dort ist eine Planwirtschaft unmöglich.
    2. Einen klaren Trennungsstrich zwischen der Arbeiterklasse und der Bourgeoisie ziehen, in den Gewerkschaften die Korruption und die bürokratische Erscheinung der Loslösung von den Massen beseitigen und die gekauften Subjekte der Kapitalisten aus den Ge­werkschaften jagen. Solche gekauften Subjekte sind überall in den Gewerkschaften zu finden, ebenso in der Mitte stehende Elemente, die zwischen Arbeit und Kapital hin und her schwanken. Wir müssen die in der Mitte Stehenden im Verlauf des Kampfes erziehen und für uns gewinnen. Die Söldlinge der Kapitalisten jedoch, die schwere Verbrechen begangen haben, müssen hinausgeworfen werden.
    3. Die Gewerbevereinigungen und die Industrie- und Handelsvereine reorganisieren, die Leute, die aller „fünf Übel“ schuldig sind und jene, die völlig in Mißkredit geraten sind, aus den Leitungsgremien dieser Organisationen entfernen und an ihre Stelle Menschen setzen, die sich im Kampf gegen diese Übel recht gut bewährt haben. Mit Ausnahme der Leute, die sich über die Gesetze völlig hinweggesetzt haben, sollten Industrielle und Kaufleute aller Kategorien darin vertreten sein.
    4. Den Leitern der Chinesischen Gesellschaft für Demokratischen Aufbau des Landes helfen, ihre Gesellschaft auszurichten. Sie sollen die Leute, die aller „fünf Übel“ schuldig sind, und jene, die bei den Massen völlig in Verruf geraten sind, ausschließen und eine Anzahl bessere Leute aufnehmen, damit ihre Gesellschaft zu einer politischen Organisation werden kann, die fähig ist, die legitimen Interessen der Bourgeoisie, hauptsächlich der industriellen Bourgeoisie, zu vertreten und die Bourgeoisie im Geist des Gemeinsamen Programms und im Licht der Prinzipien des Kampfes gegen die „fünf Übel“ zu erziehen. Maßnahmen müssen ergriffen werden, um die Geheimorganisationen verschiedener Kapitalistengruppen wie den „Donnerstag-Dinnerklub“ (2) aufzulösen.
    5. Die „fünf Übel“ ausrotten und die Spekulation im Handel ausmerzen, damit die gesamte Bourgeoisie den Gesetzen und Verordnungen des Staates folgt und sich solchen Aktivitäten in Industrie und Handel widmet, die für die Volkswirtschaft und die Lebenshaltung des Volkes nützlich sind. Die private Industrie innerhalb des vorn Staat festgelegten Rahmens entwickeln (vorausgesetzt, daß die Kapitalisten es wollen und diese Entwicklung mit dem Gemeinsamen Programm übereinstimmt) und den privaten Handel Schritt für Schritt einschränken. Die Pläne des Staates für die Monopolisierung des Absatzes der Privatindustrie und der Aufträge an diese Jahr für Jahr ausweiten und gleichzeitig die private Industrie und den privaten Handel zunehmend in unseren Plan einbeziehen. Die Profitraten des privaten Kapitals neu festsetzen: Es soll einiges an Gewinn machen können, aber keine übermäßigen Profite.
    6. Die heimliche Rechnungsführung abschaffen, die Rechnungen offenlegen und allmählich ein System einführen, bei dem die Arbeiter und die Handlungsgehilfen die Produktion und die Verwaltung beauf­sichtigen.
    7. Den größeren Teil der wirtschaftlichen Verluste, die der Staat und das Volk erlitten haben, durch das Eintreiben hinterzogener Steuern, das Einziehen von Entschädigungen und Geldbußen und durch Konfiskation wettmachen.
    8. Unter den Arbeitern und den Handlungsgehilfen in allen großen und mittelgroßen privaten Unternehmen Parteizellen errichten und die Parteiarbeit stärken.

    (23. März 1952)

    ANMERKUNGEN:
    * Einige von Genossen Mao Tsetung für das ZK der KP Chinas entworfene wichtige Direktiven.

    (1) Bei der Bewegung gegen die „drei Übel“ handelte es sich um den Kampf gegen Korruption, Verschwendung und Bürokratismus, der Ende 1951 unter dem Personal der staatlichen Institutionen und Staatsunternehmen eingeleitet wurde. Die Bewegung gegen die „fünf Übel“ war dem Kampf gegen Bestechung, Steuerhinterziehung, Dieb­stahl von Staatseigentum, Betrügereien bei der Erfüllung staatlicher Aufträge und Diebstahl von Wirtschaftsinformationen gewidmet und wurde Anfang 1952 unter den Eigentümern der privaten Industrie- und Handelsunternehmen begonnen.

    (2) Der „Donnerstag-Dinnerklub“ war eine Geheimorganisation einiger Kapitalisten in Tschungking, die sich durch eine Reihe illegaler Aktivitäten schwerer Gesetzesbrüche schuldig machte. Diese Geheimorganisation wurde im Verlauf der Bewegung gegen die „fünf Übel“ entlarvt und verboten.

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  • 2024, une escale d’évaluation dans la longue marche du travailleur algérien.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4607

    Le travailleur est en évolution dans ses droits dans l’entreprise bien que le syndicalisme est devenu comme délit dans certains pays de dictateurs comme le nôtre. Il ne peut y avoir une justice sociale ni une répartition équitable des richesses du pays dans une société ou son travailleur n’arrive pas à subvenir à ses besoins les plus élémentaires. #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

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