• « Nous sommes une start-up anarcho-communiste » : Coopcycle auto-organise les coursiers à vélo
    https://www.bastamag.net/Nous-sommes-une-start-up-multinationale-anarcho-communiste-Coopcycle-auto

    Face aux Deliveroo et autres Uber Eats qui se développent dans le secteur de la livraison de repas à domicile, des coursiers à vélo s’auto-organisent dans de nombreuses villes européennes avec la volonté de maîtriser leurs #Conditions_de_travail. Ces différentes initiatives cherchent à se coordonner autour de Coopcycle, une plateforme coopérative qui propose un logiciel de mise en rapport entre clients, commerçants et livreurs à vélo. Son utilisation est soumise à une charte de principes intégrant la (...)

    #Inventer

    / #Luttes_sociales, Economie partagée et gratuité, #Travailler_autrement, Conditions de travail, A la (...)

    #Economie_partagée_et_gratuité


  • Aldo Brina | Accord de Dublin : des milliards d’euros (et de francs suisses) partent en fumée
    https://asile.ch/2019/01/16/aldo-brina-accord-de-dublin-des-milliards-deuros-et-de-francs-suisses-partent-

    La Suisse applique l’Accord de Dublin depuis maintenant dix ans. Censé définir l’Etat européen qui est compétent pour traiter une demande d’asile, ce règlement s’est rendu célèbre par le nombre d’expulsions qu’il a provoqué, séparant des familles, renvoyant des personnes vulnérables vers le néant, et surchargeant les pays situés aux frontières de l’Union européenne. Mais […]


  • Rétro-design de l’attention : dépasser le temps
    http://www.internetactu.net/2019/01/15/retro-design-de-lattention-depasser-le-temps

    Le premier constat et la première piste sur laquelle nous avons travaillé dans le cadre du groupe de travail retro-design de l’attention animé par la Fing s’est intéressé aux limites de la réponse que proposent les plateformes à la question attentionnelle : celle d’apporter aux utilisateurs des outils de mesure et (...)

    #Articles #Services #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign


  • Pas d’huile de palme dans nos réservoirs belgique
    https://www.cetri.be/Pas-d-huile-de-palme-dans-nos

    Les plantations de palmier à huile sont en train de ravager les dernières forêts tropicales primaires de la planète et la précieuse biodiversité qu’elles abritent. Ces plantations sont aussi l’une des premières cause d’accaparement de terre qui prive les paysans les plus pauvres d’acces à la terre. Mais 87 % des belges ignorent que l’huile de palme importée en Europe fini, majoritairement, brûlée dans nos moteurs. Présentés à tort comme des carburants écologiques, ce “biocarburant” est en réalité trois (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Economie_verte, Agriculture & luttes pour la (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre



  • Rétro-design de l’attention : c’est compliqué !
    http://www.internetactu.net/2019/01/14/retro-design-de-lattention-cest-complique

    « C’est compliqué ! » La formule – célèbre – est facile. Dans le travail que nous avons lancé à la Fing depuis un an pour aborder la question attentionnelle, nous pensions que le design serait un angle intéressant pour observer et faire levier sur les transformations induites par le numérique. (...)

    #Articles #Débats #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign


  • L’#économie prend le pouvoir (4/4). Une science d’autorité ?

    Experts, lois, modèles : l’économie dispose de tout un arsenal qui confère une certaine #légitimité à son analyse. Pourtant, de nombreux #biais_cognitifs ainsi que les oppositions entre économie mainstream et courants hétérodoxes viennent remettre en cause l’#infaillibilité d’une ’science’ économique.

    Suite et fin de notre série consacrée au #pouvoir en économie. Aujourd’hui, c’est la discipline économique et l’influence qu’elle exerce dans notre société qui vont nous intéresser. « Rien n’est impossible dans une science aussi inexacte que l’économie » déclarait avec humour Paul Samuelson, Prix Nobel d’économie en 1970. Il faut dire que le débat fait rage entre les partisans de l’efficience des marchés, qui voient l’économie comme une science « dure » et les défenseurs d’une plus grande intervention de l’Etat pour qui la discipline est avant tout une science sociale et morale.

    Une bataille théorique, idéologique qui est aussi une bataille d’#influence à l’heure où les « experts » de l’économie se multiplient sur les plateaux télé et où leurs discours continuent à orienter les politiques publiques.

    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-jeudi-10-janvier-2019


  • La grève, un mode d’action devenu obsolète ? Raphaëlle Besse Desmoulières
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/12/la-greve-un-mode-d-action-devenu-obsolete_5408248_3224.html
    Des « gilets jaunes » apportent leur soutien aux grévistes d’un magasin Castorama, à Englos (Nord), le 11 janvier. Philippe Huguen/AFP

    Les « gilets jaunes » ont fait reculer le gouvernement sans recourir au moindre arrêt de travail.

    La #grève est-elle has been ? Depuis bientôt deux mois, les « #gilets_jaunes » ont fait éclater leur colère dans le pays, s’installant sur les ronds-points la semaine, envahissant les Champs-Elysées le samedi, sans avoir recours à ce mode d’action collective qui accompagne traditionnellement les conflits sociaux. Ils n’en ont pas moins réussi à bloquer une partie de l’#économie avant les fêtes de Noël, sans impact sur leur fiche de paie, et pourraient bien continuer alors que les soldes ont commencé mercredi 9 janvier. Et sont parvenus à faire reculer le gouvernement, contraint, mi-décembre, de lâcher 10 milliards d’euros pour tenter d’éteindre l’incendie.

    La nature de la première revendication des « gilets jaunes » – la suppression d’une taxe sur le carburant – explique en partie l’absence de grèves de cette mobilisation née en dehors des entreprises. La sociologie du mouvement, très hétérogène, aussi. Ce dernier agrège certes des #salariés mais aussi des #précaires, des #chômeurs, des #retraités, des #indépendants, des petits patrons… Autant de personnes qui ne sont pas habituées à faire grève, ni d’ailleurs à manifester, et que les syndicats ont du mal à toucher.

    C’est là l’une des principales caractéristiques de cette mobilisation : s’être construite en dehors des #syndicats. « C’est la première fois qu’un mouvement social leur échappe totalement, observe l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des conflits sociaux. Les directions syndicales sont perçues comme appartenant à la vaste sphère du pouvoir et sont mises dans le même sac que les autres formes de structures institutionnalisées. » Ce que pointe de nouveau le baromètre annuel du Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, publié vendredi par Le Figaro. S’ils restent mieux considérés que les médias et les politiques, les syndicats ne recueillent la confiance que de 27 % des personnes interrogées.

    Coup de semonce
    L’émergence et le poids pris par les réseaux sociaux ont également rendu possible le fait de s’organiser sans structures établies. « Cela crée une relation directe entre des gens inconnus et qui peuvent s’enflammer sans avoir besoin des organisations syndicales, note Raymond Soubie, ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy. C’est un peu une concurrence déloyale. » Déjà en 2016, le mouvement contre la loi travail était né d’une pétition en ligne, lancée par la militante féministe Caroline De Haas, qui avait récolté plus de 1 million de signatures. Un premier coup de semonce qui avait bousculé les centrales de salariés sans qu’elles ne se remettent en question.

    La crise des « gilets jaunes », inédite sur bien des aspects, interpelle les confédérations syndicales – notamment la CGT – qui ont de plus en plus de mal à mobiliser les travailleurs au travers de journées d’action à répétition au cours desquelles elles les appellent à défiler et à cesser le travail. « Depuis plusieurs années, il y a une difficulté pour elles à impulser des grèves par le haut et à les faire converger, rappelle Baptiste Giraud, maître de conférences en science politique à l’université Aix-Marseille. Le plus souvent, les mouvements de grève sont localisés et liés à des restructurations ou à des motifs salariaux. »
    Depuis 1995, mis à part le mouvement lycéen contre le contrat première embauche (CPE) en 2006, aucun conflit social d’ampleur n’a réussi à faire capituler les pouvoirs publics. La bataille contre le recul de l’âge de départ en retraite de 2010, qui avait pourtant vu défiler plusieurs centaines de milliers de personnes, n’a pas fait bouger Nicolas Sarkozy. « Depuis vingt ans, le pouvoir politique s’assoit sur les mobilisations syndicales », constate Jean-Marie Pernot, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales. Même s’ils sont obligés de négocier, les gouvernements ont vu qu’ils pouvaient laisser passer l’orage. Résultat : les contestations ritualisées n’obtiennent quasiment plus de résultats. En témoigne la grève à la SNCF, bastion de la CGT, au printemps 2018, qui n’a pas permis d’obtenir le retrait du projet de loi. « Il y a une démonétisation de l’efficacité de la grève, même dans les endroits où les syndicats sont bien implantés », observe Guy Groux, chercheur au Cevipof.

    « Ovni social »
    L’absence de victoires significatives ces dernières années du mouvement syndical a également pu durcir les pratiques. Faut-il dès lors avoir recours à la violence pour se faire entendre ? « Le message renvoyé – et c’est aussi la responsabilité du politique –, c’est que face à des contestations institutionnalisées, les résultats sont nuls et que seules des pratiques radicales, voire violentes, peuvent l’inciter à modifier sa position », considère Stéphane Sirot. « Si les “gilets jaunes” étaient restés tranquillement dans leur coin, comme les syndicats, le gouvernement aurait attendu que ça se calme, estime Jean-Marie Pernot. C’est terriblement pédagogique. »

    Si 2016 a vu l’irruption du « cortège de tête » avec des manifestations qui ont dégénéré presque systématiquement depuis, le niveau de violences ces dernières semaines a franchi un palier. L’absence des organisations syndicales et de leurs services d’ordre peut expliquer en partie cette situation. Mais les violences, qu’elles soient du côté des manifestants comme des forces de l’ordre, ont cependant pu décourager certains protestataires de continuer à faire les déplacements les samedis sur Paris. « Le nombre de blessés et de mutilés est du jamais-vu depuis un demi-siècle, indique Stéphane Sirot. Il y a un raidissement du pouvoir et la tentation est forte aujourd’hui de faire usage de dispositifs répressifs. On peut avoir une situation qui dégénère. »

    Comment désormais en sortir ? Les annonces du gouvernement, mi-décembre, n’ont pas mis fin à la crise et il n’est pas sûr que le « grand débat » qui doit débuter mardi soit de nature à apaiser la situation. Selon ce qui sera retenu, il risque de générer de la frustration quant à des revendications qui brassent aujourd’hui autant des sujets de pouvoir d’achat que des questions démocratiques. « Quand il faisait face à un mouvement classique lancé par des organisations syndicales, même si ce dernier était fort, le pouvoir politique savait le gérer, fait remarquer Raymond Soubie. Là, l’exécutif est en face d’un phénomène nouveau qu’il ne connaît pas. C’est un ovni social. » Un avis partagé par Baptiste Giraud : « Le gouvernement affronte les limites du recours aux modalités classiques de résolution des conflits sociaux. Il paye très clairement le fait d’avoir marginalisé les corps intermédiaires. » Sans syndicats ni leaders reconnus comme tels avec qui négocier ? La tâche n’est pas aisée.

    Pour Stéphane Sirot, « la contestation s’est fermement installée, même si elle s’exprime minoritairement sur les ronds-points ». Contrairement à la grève qui a un coût et qui est risquée pour le salarié, venir à Paris ou à Bourges, comme les « gilets jaunes » étaient invités à le faire samedi, ne représente que le prix du trajet, même si celui-ci peut s’avérer élevé pour certains. « Des personnes en sont arrivées à un tel dégoût et une telle difficulté à vivre qu’elles n’ont rien à perdre », ajoute l’historien.

    Selon un sondage Odoxa diffusé jeudi, une courte majorité des personnes interrogées (52 %) continue à souhaiter la poursuite du mouvement quand elles étaient les deux tiers (66 %) mi-novembre. Les pouvoirs publics s’attendaient cependant à un regain de la mobilisation samedi. Cette dernière a également donné des idées aux enseignants des « stylos rouges » qui se sont eux aussi organisés via les réseaux sociaux et en dehors des syndicats pourtant bien implantés dans leur profession.

    « Un des éléments de force des personnes mobilisées et qui le font pour la première fois, c’est que, contrairement à des militants syndicaux habitués à la défaite et à la résignation, elles acceptent moins facilement de rentrer chez elles », relève Baptiste Giraud. A l’image de ce qui peut se passer lors de grèves longues, des solidarités collectives se sont créées entre les protestataires, qui ont pu permettre à certains de sortir de leur isolement. « Ça produit un encouragement à continuer, souligne le sociologue. Une fois que vous êtes engagés très longtemps, abandonner sans avoir obtenu ce que vous jugez comme un minimum, c’est très coûteux. Ça devient le carburant de la mobilisation. » Autant de mauvaises nouvelles pour un exécutif affaibli.


  • Economie/ Macron obtient enfin des résultats : ils sont catastrophiques … - PLANETES360
    https://planetes360.fr/economie-macron-obtient-enfin-des-resultats-ils-sont-catastrophiques

    La suppression de l’isf n’aura servi à rien : effondrement des investissements directs étrangers en France et hémorragie des investissements français vers l’étranger

    https://www.banque-france.fr/sites/default/files/media/2018/07/06/sid15-29_flux_pde-t12018.pdf

    L’année 2017 fut exceptionnelle (sauf les deux trimestres macroniens).

    Suppression de l’isf et beaux discours n’y ont rien fait les investissements étrangers en France s’effondrent de près de la moitié :

    investissements directs étrangers en France au cours des 4 derniers trimestres : 24,1 mds d’Euros

    de l’année précédente : 43,3 mds

    Investissements directs français à l’étranger au cours des 4 derniers trimestres : 69,1 mds d’euros

    De l’année précédente : 54 mds

    Evolution du déficit : sous Macron 45 mds d’ euros

    Sous Hollande 10,7 Milliards


  • #Didier_Porte enfile les gants
    https://la-bas.org/5400

    Pour sa première édition de l’année 2019, la revue de presse sarcastique de Là-bas si j’y suis ne manque pas de révélations saisissantes, ami abonné. Tu vas y découvrir, notamment, que la fille de Jeanne Calment, doyenne de l’humanité malheureusement disparue, fut une virtuose de l’optimisation fiscale ; que la boxe, c’est comme le vélo, ça ne se perd pas, même quand on ne pratique plus ; que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, est une endive ; que le commandant de la police de Toulon se révèle être un humaniste éclairé qui sait parler aux Noirs sans défense, et surtout que toucher des dividendes sans rien foutre, c’est beaucoup plus rentable (et moins fatigant) que travailler. Avec ça, tu es paré pour la nouvelle année !Continuer la (...)

    #Vidéo #Médias #Répression #Economie


  • Pas d’effet « gilets jaunes » sur le e-commerce Le Figaro.fr avec Reuters - 10 Décembre 2019 _
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2019/01/10/97002-20190110FILWWW00262-pas-d-effet-gilets-jaunes-sur-le-e-commerce.php

    Le e-commerce n’a finalement pas profité des perturbations provoquées par le mouvement des « gilets jaunes », qui a lourdement pénalisé le commerce pendant les fêtes de fin d’année en France, selon une enquête publiée jeudi. Le montant moyen dépensé sur internet s’est élevé à 289 euros en moyenne, un budget resté stable par rapport à 2017 pour 51% des personnes interrogées, indiquent les chiffres compilés par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et l’institut de sondage CSA.

    Par ailleurs, le nombre d’acheteurs en ligne est lui aussi resté stable par rapport à l’an dernier, 73% des "cyber-acheteurs" ayant fait leurs courses de Noël sur internet, contre 75% l’an dernier. Les résultats de l’enquête montrent aussi qu’il n’y a pas eu de report des achats depuis les magasins physiques vers internet.

    "Si 32% des e-acheteurs déclarent avoir acheté une plus grande part de leurs cadeaux sur internet pendant le mouvement des « gilets jaunes », en parallèle, 27% disent avoir acheté une plus grande part de leurs cadeaux en magasin". La grande distribution a quant à elle évalué entre 300 et 500 millions d’euros la perte de chiffre d’affaires liée aux blocages d’entrepôts ou d’accès aux magasins en novembre et décembre derniers.

    Les commerçants attendent maintenant beaucoup des soldes qui viennent de commencer pour écluser des stocks pléthoriques, en particulier dans l’habillement.

    #e-commerce #internet #amazon 

     #commerce #économie #commerce_électronique #GiletsJaunes #web


  • Des « jardins-forêts » comestibles au coeur des villes face au réchauffement et à l’effondrement de la biodiversité
    https://www.bastamag.net/Des-jardins-forets-comestibles-au-coeur-des-villes-face-au-rechauffement-e

    Imaginer des villes où le béton laisserait progressivement la place à des « jardins-forêts comestibles » : c’est le pari lancé à Budapest, grâce à l’autogestion et à des initiatives spontanées. « Dès le premier jour les habitants du voisinage se sont rapidement appropriés le lieu, témoignent Paloma de Linarés, coordinatrice du projet et Vincent Liégey, co-auteur d’Un projet de Décroissance. « Réduire la consommation des espaces urbains pour ouvrir des espaces verts et comestibles permet de réduire notre (...)

    #Témoignages

    / #Alimentation_et_agriculture_biologique, Economie partagée et gratuité, Biodiversité

    #Economie_partagée_et_gratuité #Biodiversité


  • Travailleurs, travailleuses entendez-vous l’éco ?
    Le pouvoir aux salarié·e·s ?

    Un nombre croissant de travailleurs ont le sentiment d’être dépossédés de leur pouvoir d’agir et de décider au sein de leur entreprise. Comment dès lors conquérir des espaces de liberté dans des organisations régies par l’injonction managériale à l’efficacité et l’impératif actionnarial de profit ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-mardi-08-janvier-2019
    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_maniement_des_hommes-9782707186577.html
    https://www.franceculture.fr/personne-tiphaine-de-rocquigny

    https://www.youtube.com/watch?v=nwXwzDqN6mc


    Nina Simone - Work Song
    #Taylorisme #management #travail #économie #salariat


  • 7 janvier 2015 : la Rédaction de #Charlie_Hebdo est décimée par un #attentat. Parmi les victimes, #Bernard_Maris, universitaire, #économiste, essayiste et journaliste. Ses choix iconoclastes l’ont conduit à dénoncer la pensée économique dominante.

    http://sms.hypotheses.org/3383

    #Maris, #charlie, #charlie_hebdo, #économie, #économiste, #journaliste, #journalisme, #hétérodoxe, #oncle, #mon_oncle, #humaniste, #engagement, #keynes, #attentat


  • Jaunes de colère : de la trahison macroniste à la révolte populaire, entretien avec Samuel Hayat
    https://grozeille.co/jaunes-de-colere-samuel-hayat

    La #mobilisation peut se faire à deux conditions. D’abord il faut un conflit entre des #principes_moraux différents, ce qui suppose donc qu’un autre principe vienne s’opposer à celui que l’on défend. A propos du XVIIIe siècle, Thompson parle de conflit entre #économie_morale et #économie_politique. L’époque est travaillée par l’apparition des nouveaux principes de l’économie politique : le libre-échange, notamment le libre échange des grains. C’est lorsqu’il y a une confrontation entre les principes de l’économie morale et ceux de l’économie politique que naît la contestation.

    Deuxième chose : il faut qu’on ait l’impression que l’autorité, normalement garante des principes de #justice, les a trahis et a pris parti pour ceux qui s’opposent à ces principes. C’est ce qui se passe aujourd’hui : on a un Président de la République qui met en avant son adhésion à des principes de justice qui ne sont pas du tout ceux des gilets jaunes. Il soutient des principes de justice capitalistes selon lesquels les gagnants doivent gagner encore plus de telle sorte qu’ils tireront tout le monde vers le haut. Selon lesquels, aussi, les #pauvres sont responsables de leur pauvreté puisqu’ils n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un travail, qu’à travailler pour s’acheter une chemise et qu’à s’en prendre à eux-mêmes si le monde des gagnants ne leur est pas accessible.

    Macron a d’emblée pris position contre les principes de l’économie morale des classes populaires. Et le fait qu’il ait été aussi ouvert et explicite, surtout dans sa moquerie des principes de l’économie morale, a clairement été perçu comme une trahison. Trahison qui a rendu possible le mouvement, ou en tout cas l’a focalisé sur les principes moraux dont nous parlions.

    A côté de ces deux éléments qui me semblent nécessaires à une mobilisation sur le fondement de l’économie morale, il y a évidemment d’autres choses, plus spécifiques au mouvement actuel. Il y a bien sûr une cause plus structurelle qui tient aux quarante années de politiques néolibérales que nous venons de vivre. Enfin, et c’est sûrement ce qui fait que la mobilisation s’est faite autour des taxes sur le carburant et pas autre chose, il y a le discours soi-disant écologiste des gouvernants qui consiste à dire à toute une série de personnes que leur mode de vie est dangereux pour la planète. Il faudrait le vérifier par une véritable enquête, mais il me semble qu’il y a quelque chose d’inédit dans ce discours de responsabilisation écologique individuelle , quand bien même il serait fondé scientifiquement et politiquement. En gros, avec cette augmentation des taxes sur le carburant, on voit le chef de l’Etat rejoindre la mise en accusation écologique généralisée pour déclarer que non seulement les gens doivent payer plus, mais qu’ils ont intérêt à se taire et à dire merci, parce qu’on les fait payer plus du fait qu’ils sont en train de détruire la planète, ces salauds, et que c’est au nom de la transition écologique qu’on les fait payer plus. Tandis qu’à côté de ça, le gouvernement recule sur le glyphosate, ne taxe pas les gros pollueurs, etc.

    Il faut bien saisir l’ampleur de la trahison que cela représente et l’hypersensibilité que ça peut créer chez les gens : le modèle qu’on nous a vendu depuis un siècle, celui de l’#individu qui s’accomplit en étant propriétaire de sa maison et de sa voiture, qui a un #travail décent et qui vit bien sa vie en se levant tous les matins pour aller bosser, ce modèle-là sur lequel Nicolas Sarkozy a beaucoup surfé avec sa France des gens qui se lèvent tôt et sa politique d’accession à la propriété, tout ce modèle-là on déclare tout à coup qu’il n’est plus possible économiquement et qu’il est dangereux écologiquement, qu’il faut donc se sentir coupable d’être à ce point écologiquement irresponsable, d’avoir suivi des décennies d’incitation à suivre ce modèle. Vrai ou pas vrai, l’effet de ce discours est terrible.

    Je pense néanmoins qu’entre toutes ces raisons, le point fondamental reste la trahison. C’est en cela qu’Emmanuel Macron est complètement différent de Nicolas Sarkozy et François Hollande. La délectation naïve avec laquelle il trahit tous les codes moraux habituels de fonctionnement d’une société inégalitaire est une raison essentielle de la haine dont il est l’objet. Les #sociétés_inégalitaires ont besoin d’être tenues ensemble, soudées, justifiées par autre chose que la pure économie, quelque chose qui donne le sentiment que les gagnants ont une certaine #légitimité à être les gagnants, que les perdants ne sont pas complètement laissés en-dehors de la société, que les gagnants doivent payer leur impôts et que l’#Etat joue un rôle un peu neutre dans tout ce système. Or voir un Président afficher de manière aussi ostensible la culpabilisation de ceux qui ne réussissent pas, c’est une #violence extrême dont les gouvernants ne se rendent visiblement pas compte.

    #gilets_jaunes #écologie #écologie_punitive #culpabilisation #responsabilité_individuelle

    • G – Peut-on voir ce rejet du politique, ni droite ni gauche comme le miroir inversé de ce que propose la vision macroniste d’un contrôle technicien qui ne serait pas politique, mais strictement expert ?

      H – Ces mouvements citoyens ne sont en effet possibles que parce qu’ils viennent répondre comme en miroir à ce processus de dépolitisation de la politique. Cette dépolitisation experte et technicienne appropriée par les forces néolibérales, Macron en est une sorte de symbole. Macron est celui qui trahit le pacte mais c’est aussi celui qui rejette la politique, qui rejette l’idéologisation de la politique. Et en ce sens-là il y a une affinité très forte entre ces mouvements et le monde de Macron dans lequel il y a simplement des citoyens et l’Etat, mais plus aucun des dispositifs de médiation conflictuelle qui existaient et étaient légitimes jusque-là. Dans lequel il n’y a donc plus aucun affrontement partisan qui viendrait diviser le social. Le clivage se fait entre d’un côté les forces de la modernité technicienne et de l’autre les ringards, les Gaulois réfractaires.❞


  • #montluçon (Allier), 25 décembre : adieu Pôle Emploi !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44082

    À l’heure où le gouvernement passe en loucedé quelques mesures serrant encore un peu plus la vis pour les chôimeurs et les chômeuses de France, la haine du #travail et du chantage à l’argent suscite toujours des actions bien ciblées...

    #Economie #/ #précarité #loi #loitravail #loi_travail #exclusion #chômage #Economie,/,précarité,loi,loitravail,travail,loi_travail,exclusion,chômage


  • Du 14 au 25 janvier à Caen nous organisons une résidence créative et contributive. "Pourquoi pas ?" est une contribution pour explorer les conditions de l’émergence de territoires apprenants et résilients au service du Vivant.

    Se dire « Pourquoi pas ? » c’est écouter notre voix d’enfant qui nous dit que rien n’est impossible et nous demande de nous reconnecter à nos rêves.

    Nous déployons notre machine à fabriquer les rêves de pair à pair et de proche en proche à partir de Caen en Janvier et sur d’autres territoires par la suite... c’est une mission de "La révolution du sourire" :)

    https://www.slideshare.net/timothyduquesne/pourquoi-pas-vnement-caen-au-sillon-du-14-au-25-janvier-2019-carte-blanc

    #territoires #médias #art #intelligencecollective #internet #mednum #cinéma #educpop #transitions #collapsologie #joie #inclusion #utopie #fraternité #connaissance #économie


  • A new hegemon

    The Chinese century is well under way
    Many trends that appear global are in fact mostly Chinese

    Print edition | Graphic detail
    Oct 27th 2018

    Get the data here : https://github.com/TheEconomist/graphic-detail-data/tree/master/data/2018-10-27_chinese-century/README_files/figure-markdown_github

    When scholars of international relations predict that the 2000s will be a “Chinese century”, they are not being premature. Although America remains the lone superpower, China has already replaced it as the driver of global change.

    There is one economic metric on which China already ranks first. Measured at market exchange rates, China’s gdp is still 40% smaller than America’s. However, on a purchasing-power-parity (ppp) basis, which adjusts currencies so that a basket of goods and services is worth the same amount in different countries, the Chinese economy became the world’s largest in 2013. Although China is often grouped with other “emerging markets”, its performance is unique: its gdp per person at ppp has risen tenfold since 1990. In general, poorer economies grow faster than rich ones, because it is easier to “catch up” when starting from a low base. Yet in other countries that were as poor as China was in 1990, purchasing power has merely doubled.

    China’s record has exerted a “gravitational pull” on the world’s economic output. The Economist has calculated a geographic centre of the global economy by taking an average of each country’s latitude and longitude, weighted by their gdp. At the height of America’s dominance, this point sat in the north Atlantic. But China has tugged it so far east that the global centre of economic gravity is now in Siberia.

    Because China is so populous and is developing so quickly, it is responsible for a remarkable share of global change. Since the start of the financial crisis in 2008, for example, China has accounted for 45% of the gain in world gdp. In 1990 some 750m Chinese people lived in extreme poverty; today fewer than 10m do. That represents two-thirds of the world’s decline in poverty during that time. China is also responsible for half of the total increase in patent applications over the same period.

    For all its talk of a “peaceful rise”, China has steadily beefed up its military investment—even as the rest of the world cut back after the end of the cold war. As a result, the People’s Liberation Army accounts for over 60% of the total increase in global defence spending since 1990. And all of this growth has come at a considerable cost to the environment: China is also the source of 55% of the increase in the world’s carbon emissions since 1990.

    Sources: Economist Intelligence Unit; Global Carbon Project; Maddison Project Database; SIPRI; World Bank; World Intellectual Property Organisation; The Economist

    #chine #économie


  • [RussEurope-en-exil] La zone Euro a 20 ans, par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-zone-euro-a-20-ans-par-jacques-sapir

    La publication le 5 septembre 2018 d’une note du service de recherche de la Banque NATIXIS a relancé le débat sur la zone Euro. Cette étude de NATIXIS parle explicitement de l’échec de la zone Euro[1]. Elle vient à point nommé alors que nous fêtons, depuis le 1er janvier 2019, les vingt ans de l’introduction […]

    #Économie



  • Comment réguler l’exploitation de notre attention ? | InternetActu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2018/12/27/comment-reguler-lexploitation-de-notre-attention

    Dans Les marchands d’attention (The Attention Merchants, 2017, Atlantic Books, non traduit), le professeur de droit, spécialiste des réseaux et de la régulation des médias, Tim Wu (@superwuster), 10 ans après avoir raconté l’histoire des télécommunications et du développement d’internet dans The Master Switch (où il expliquait la tendance de l’industrie à créer des empires et le risque des industries de la technologie à aller dans le même sens), raconte, sur 400 pages, l’histoire de l’industrialisation des médias américains et de la publicité de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. En passant d’une innovation médiatique l’autre, des journaux à la radio, de la télé à l’internet, Wu tisse une très informée histoire du rapport de l’exploitation commerciale de l’information et du divertissement. Une histoire de l’industrialisation des médias américains qui se concentre beaucoup sur leurs innovations et leurs modèles d’affaires, c’est-à-dire qui s’attarde à montrer comment notre #attention a été convertie en revenus, comment nous avons été progressivement cédés à la logique du #commerce – sans qu’on n’y trouve beaucoup à redire d’ailleurs.

    La compétition pour notre attention n’a jamais cherché à nous élever, au contraire

    Tout le long de cette histoire, Tim Wu insiste particulièrement sur le fait que la #capture_attentionnelle produite par les médias s’est faite par-devers nous. La question attentionnelle est souvent présentée comme le résultat d’une négociation entre l’utilisateur, le spectateur, et le service ou média qu’il utilise… mais aucun d’entre nous n’a jamais consenti à la capture attentionnelle, à l’#extraction de son attention. Il souligne notamment que celle-ci est plus revendue par les médias aux annonceurs, qu’utilisée par les médias eux-mêmes. Il insiste également à montrer que cette #exploitation vise rarement à nous aider à être en contrôle, au contraire. Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives. Notre exploitation commerciale est allée de pair avec l’évolution des contenus. Les journaux qui ont adopté le modèle publicitaire, ont également inventé des rubriques qui n’existaient pas pour mieux les servir : comme les faits divers, les comptes-rendus de procès, les récits de crimes… La compétition pour notre attention dégrade toujours les contenus, rappelle Tim Wu. Elle nous tourne vers « le plus tapageur, le plus sinistre, le plus choquant, nous propose toujours l’alternative la plus scandaleuse ou extravagante ». Si la publicité a incontestablement contribué à développer l’économie américaine, Wu rappelle qu’elle n’a jamais cherché à présenter une information objective, mais plutôt à déformer nos mécanismes de choix, par tous les moyens possibles, même par le mensonge. L’exploitation attentionnelle est par nature une course contre l’éthique. Elle est et demeure avant tout une forme d’exploitation. Une #traite, comme disait le spécialiste du sujet Yves Citton, en usant volontairement de ce vocabulaire marqué au fer.

    Wu souligne que l’industrie des contenus a plus été complice de cette exploitation qu’autre chose. La presse par exemple, n’a pas tant cherché à contenir ou réguler la publicité et les revenus qu’elle générait, qu’à y répondre, qu’à évoluer avec elle, notamment en faisant évoluer ses contenus pour mieux fournir la publicité. Les fournisseurs de contenus, les publicitaires, aidés des premiers spécialistes des études comportementales, ont été les courtiers et les ingénieurs de l’#économie_de_l’attention. Ils ont transformé l’approche intuitive et improvisée des premières publicités en machines industrielles pour capturer massivement l’attention. Wu rappelle par exemple que les dentifrices, qui n’existaient pas vraiment avant les années 20, vont prendre leur essor non pas du fait de la demande, mais bien du fait de l’offensive publicitaire, qui s’est attaquée aux angoisses inconscientes des contemporains. Plus encore que des #ingénieurs de la demande, ces acteurs ont été des fabricants de #comportements, de mœurs…

    • Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives.


  • Ce que Marx dirait des gilets jaunes - Didier LAPEYRONNIE, Sociologue - 27 décembre 2018
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/27/ce-que-marx-dirait-des-gilets-jaunes_1699758

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans une longue tradition de #mouvements_populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party, les Narodniki ou les paysans parcellaires du XIXe siècle. Des « moments du peuple » qui n’annoncent rien mais exacerbent l’urgence à retrouver les chemins de la #lutte_des_classes.

    Tribune. Les gilets jaunes sont un objet non identifié. Leur mouvement n’a pas de précédent récent. S’il est original en France, il est d’une grande banalité dans la période actuelle et s’inscrit dans une tradition vieille de plus de deux siècles de mouvements qui surgissent dans des conjonctures mêlant des changements économiques brutaux à l’effondrement du système politique.

    Le mouvement uni deux symboles. Le gilet jaune, tenue de ceux qui sont au bord de la route, les perdants de l’#économie globalisée. Immobilisés, ils bloquent les ronds-points et détruisent les accès payants. Les invisibles deviennent visibles. Le drapeau français ensuite, qui flotte sur les ronds-points, est brandi dans les manifestations, porté sur le gilet, auquel s’ajoute la Marseillaise, chantée sans arrêt, y compris devant les cordons de police. Le gilet et le drapeau symbolisent les six caractéristiques du mouvement.

    1. Ils définissent le « #peuple » auquel se réfèrent les manifestants, peuple très divers mais uni par une même expérience des difficultés sociales.

    2. Face à l’#injustice, l’indignation est moins sociale que morale. Elle fabrique un peuple « en colère » comme beaucoup l’écrivent sur leur gilet : leur situation est due à la trahison des élites « corrompues » qui se « gavent » et sont prêtes à « vendre » le pays. Le « peuple » veut procéder à l’exclusion de l’#élite et la punir.

    3. Le rejet moral débouche sur l’appel à une souveraineté populaire directe qui se fait entendre de plus en plus fort au fur et à mesure que le mouvement dure, se traduisant par une hostilité aux corps intermédiaires et aux #médias et surtout aux parlementaires. Ni de droite, ni de gauche, l’essentiel est le face-à-face direct avec le Président dont on appelle à la démission.

    4. Le mouvement est incapable de se structurer, de se donner des porte-parole ou d’accepter une négociation : ce serait trahison et corruption. Entre l’injustice ressentie et l’appel au peuple, il n’y a pas de cadre politique permettant de s’organiser ou de construire des #revendications agrégeant les multiples demandes. Peu substantiel, le mouvement est facilement manipulable par des #idéologies plus consistantes, ouvert aux rumeurs et sensible aux théories « complotistes ».

    5. L’ensemble prend la forme d’une volonté de revenir dans le passé, non dans une logique réactionnaire, mais pour y retrouver les équilibres sociaux et politiques assurant un avenir plus juste pour les « petits », leur permettant de reprendre la route.

    6. Entre l’appel au peuple et les demandes diverses, il n’y a rien d’autre que des sentiments de la colère et un immense ressentiment. La violence en est l’aboutissement : elle maintient l’intégrité du mouvement. Elle est un court-circuit : elle fait entrer au cœur du système ceux qui sont #dehors. Elle est la seule #stratégie politique possible « pour se faire entendre ».

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans la longue tradition des mouvements populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party ou les Narodniki au XIXe siècle jusqu’au Tea Party. Ils en sont un avatar presque ordinaire. Ils diffèrent sur une dimension : ces mouvements ont été teintés d’une forte #xénophobie, parfois de #racisme, mêlés à l’hostilité aux #pauvres qui bénéficient d’#aides_sociales. Ces thèmes ont été présents, mais ils sont restés mineurs.

    La crise de la représentation

    Marx a fait l’analyse la plus solide de ces mouvements, les expliquant par l’association des changements économiques, des difficultés sociales et de la crise de la représentation. Il n’y a presque rien à changer à son analyse. En 1848, les paysans parcellaires étaient confrontés à de profonds changements économiques mettant en cause leur existence. Comme les gilets jaunes manifestant dans Paris en petits groupes dispersés, leur #isolement ne leur permettait pas de se constituer comme une catégorie unie apte à se défendre. Leurs intérêts les opposaient aux autres groupes sociaux, mais les conditions de leur existence les séparaient les uns des autres. Il n’existait pas de #liens entre eux, aucune organisation, aucune #identité. Incapables de se représenter, ils devaient être représentés, écrit Marx, et ils attendaient des représentants et de l’Etat qu’ils les protègent contre les autres classes et surtout contre les changements, afin de leur redonner leur « splendeur d’antan ». Leur influence trouvait son expression dans la « subordination de la société au pouvoir exécutif », au politique. Marx était violemment hostile à ce type de mouvement, rejetant son #économie_morale et la volonté de « retour en arrière » comme l’appel au peuple et la #philosophie_de_la_misère.

    Il y voyait le vecteur de la prise de pouvoir de Bonaparte, le principal soutien d’un #régime_autoritaire et fort et une forme de révolte « primitive », marquant la fin d’un monde tout en faisant obstacle à une nouvelle lutte de classes. Comme les paysans parcellaires, les gilets jaunes sont le produit de la désintégration sociale et de l’injustice brutale produites par des changements économiques qui les laissent à l’écart et du vide dans lequel l’effondrement du système politique les a placés, en particulier la disparition de la Gauche dont il ne subsiste plus que des fragments caricaturaux. Ils sont le produit d’un « moment », moment du « peuple », inauguré lors de la dernière élection présidentielle, et qui peut durer de longues décennies comme nous le rappellent les paysans parcellaires dont la participation au #plébiscite a précipité l’effondrement de la démocratie : il a fallu attendre près d’un demi-siècle pour que les luttes des classes s’affirment par la construction d’un mouvement ouvrier et d’une Gauche politique. Les gilets jaunes n’annoncent rien mais leur mouvement populaire exacerbe l’urgence qu’il y a aujourd’hui de sortir de ce « moment du peuple » en refondant la démocratie représentative en retrouvant les chemins de la lutte des classes.

    Que les #précaires puissent guère tabler sur la grande usine comme lieu d’agrégation n’en fait pas pour autant des paysans parcellaires. Le sociologue enrégimente Marx pour mieux s’autoriser de « leçons de l’histoire ».

    #histoire #analyse #débat


  • Google’s caste system is bad for workers—and bad for Google, too — Quartz
    https://qz.com/1494111/googles-caste-system-is-bad-for-workers-and-bad-for-google-too

    Google is a truly unusual place to work.

    The campus in Mountain View is dotted with giant statues of sweets representing the company’s Android versions—Eclair, Donut, Gingerbread, Honeycomb, Ice Cream Sandwich, Marshmallow. Multicolored bikes, unlocked, line the racks outside the buildings, many of which have laundromats, gyms, photo booths, and other funny statues, plus offices with kitchens containing a dizzying array of snacks. There is free lunch (and breakfast, and minimal dinners, too).

    On the surface, it all seems delightful. Certainly, I was excited when I got there on a contract as a document review attorney in 2013. But deeper engagement with the company revealed a surprising and widespread disgruntlement. At first I didn’t understand why everyone was so defensive, glum, and sullen at this otherworldly workplace. But I soon learned the reason came down to deep inequality.

    Nearly half of Google workers worldwide are contractors, temps, and vendors (TVCs) and just slightly more than half are full-time employees (FTEs). An internal source, speaking anonymously to The Guardian, just revealed that of about 170,000 people who work at Google, 49.95%, are TVCs and 50.05% are FTEs. As The Guardian reported on Dec. 12, a nascent labor movement within the company led to the leak of a rather awkward document, entitled “The ABCs of TVCs,” which reveals just how seriously Google takes the employment distinctions.

    The document explains, “Working with TVCs and Googlers is different. Our policies exist because TVC working arrangements can carry significant risks.” Ostensibly, TVCs are excluded from a lot of things because letting them in on the company’s inner doings threatens security. “The risks Google appears to be most concerned about include standard insider threats, like leaks of proprietary information,” The Guardian writes based on its review of the leaked document.

    There was a two-year cap on contract extensions and a weird caste system that excluded us from meetings, certain cafeterias, the Google campus store, and much more. Most notably, contractors wore red badges that had to be visible at all times and signaled to everyone our lowly position in the system.

    But it was also oddly depressing. We were at the world’s most enviable workplace, allegedly, but were repeatedly reminded that we would not be hired full-time and were not part of the club. Technically, we were employees of a legal staffing agency whose staff we’d never met. We didn’t get sick leave or vacation and earned considerably less than colleagues with the same qualifications who were doing the same work.

    The interesting thing about this tiered system is that it also impacted full-time employees negatively. The many distinctions made it awkward for the thoughtful ones to enjoy their perks without guilt, and turned the jerks into petty tyrants. It wasn’t an inspiring environment, despite the free food and quirky furniture—standing desks and wall plants and cozy chairs suspended in the air. And ultimately, this affected the work we all did. Even full-timers complained incessantly about the tyranny of this seemingly friendly tech giant.

    Another bitter irony, then, is that regulations created to protect workers ultimately incentivize employers to not hire people, and to treat contractors unequally to ensure minimal confusion. And as explained in an anonymous letter from TVCs to CEO Sundar Pichai on Dec. 5, titled “Invisible no longer: Google’s shadow workforce speaks up,” the temporary workers tend to be from groups that have been historically excluded from opportunity in society at large and in the market. They explain:

    The exclusion of TVCs from important communications and fair treatment is part of a system of institutional racism, sexism, and discrimination. TVCs are disproportionately people from marginalized groups who are treated as less deserving of compensation, opportunities, workplace protections, and respect.

    Someday, perhaps Google will also end up paying out to those who work for less just to be at “the best” workplace in the world. For now, however, it seems that until labor laws change to reflect the current employment reality and incentivize full-time hiring, inequality will persist—even as the company appears sweet on the outside.

    #Google #Droit_travail #Inégalités #Emploi #Economie_numérique


  • Among economists, there is near-universal acceptance that immigration generates huge benefits

    The progressive case for immigration - Free exchange

    https://www.economist.com/finance-and-economics/2017/03/18/the-progressive-case-for-immigration

    [pay wall]

    “WE CAN’T restore our civilisation with somebody else’s babies.” Steve King, a Republican congressman from Iowa, could hardly have been clearer in his meaning in a tweet this week supporting Geert Wilders, a Dutch politician with anti-immigrant views. Across the rich world, those of a similar mind have been emboldened by a nativist turn in politics. Some do push back: plenty of Americans rallied against Donald Trump’s plans to block refugees and migrants. Yet few rich-world politicians are willing to make the case for immigration that it deserves: it is a good thing and there should be much more of it.

    #migrations