• NewB, l’ambulance et le cheval de Troie Emmanuel Wathelet - 25 Novembre 2019 - Le Blog du radis
    https://leblogduradis.com/2019/11/23/newb-lambulance-et-le-cheval-de-troie

    « Je rêve d’une banque… », aurait dit Gad Elmaleh. Y’en a qui rêvent, y’en a d’autres qui la font, répondront les Belges de NewB. À grand renfort de campagne radiophonique, d’affichage Publifer dans les gares et de matraquage publicitaire sur Facebook, la coopérative d’économie sociale ambitionne de lever 30 millions d’€ d’ici au 27 novembre 2019. Tout ça pour créer ce qu’on appelle tous (ou presque) de nos vœux, j’ai nommé une « banque éthique et durable au service d’une société respectueuse de la planète et des droits humains » (c’est eux qui le disent https://www.newb.coop/fr/home ). Pourtant, il reste des esprits chagrins qui osent encore la critique, même là ! Et, devinez quoi ? J’en fais partie. Du coup, on m’accuse de tirer sur l’ambulance, m’voyez. Alors, j’me fends d’un petit article sur le Radis, histoire de montrer qu’au jeu des métaphores, je trouve celle du cheval de Troie plus bien adaptée. Allons-y.

    Opération séduction : check
    Il faut dire que le projet a tout pour attirer le chaland conscient-de-tout-ce-qui-tourne-pas-rond, qui a envie de « faire quelque chose », de ne pas « juste » critiquer. Au chapitre de ce qui séduit, on retrouve toute l’étendue du champ lexical de l’économie sociale : la « transparence », l’« éthique », la « durabilité », le « respect », les « droits humains », la « planète », la logique de « projets », le « local », etc. Un vrai catalogue.

    Oui, so what ? Pourquoi serait-ce critiquable ? N’est-ce pas formidable une banque où la tension salariale ne varie que de 1 à 5, où le retour sur investissement est limité à seulement 6%, où le droit de vote n’est pas proportionnel au capital investi, où la transparence est totale sur l’organisationnel et sur la nature des investissements qui seront « exclusivement éthiques ».

    Autant d’éléments a priori opposés à la mécanique capitaliste où les propriétaires-actionnaires explosent leurs propres rémunérations au détriment des travailleurs, où les plus gros sont les vrais décideurs, où les sociétés écrans superposées assurent une parfaite opacité, où la pression organisationnelle nourrit chaque jour un peu plus l’aliénation et les burnouts et où, bien entendu, les investissements les plus profitables sont aussi les plus destructeurs pour l’environnement et les personnes. NewB serait donc, à ce titre, révolutionnaire, non ?

    Théorie de l’entrisme
    Est-il possible de s’opposer à un système de l’intérieur ? La question de l’entrisme est un classique des sciences politiques et implique deux mouvements opposés de « contagion » qu’on peut illustrer par des métaphores.

    La première consiste à dire qu’on fait entrer le « ver dans la pomme », donc la banque éthique dans le système capitaliste pour tuer ce dernier de l’intérieur. Dans cette perspective, NewB serait une « solution » et mériterait un soutien indiscutable. Tout le monde verrait « que ça marche », les capitalistes prendraient peur et, pour ne pas perdre de parts de marché, commenceraient à imiter l’ESS (l’économie sociale et solidaire). Un gigantesque cercle vertueux se met en place, les banques deviendraient propres et, sans risque et sans effort, le système capitaliste serait réformé pour le meilleur.

    Ok, on garde l’idée pour Walt Disney et on se penche sur la métaphore inverse. Je propose l’image de la « grenadine » qui ne pourra colorer l’eau dans laquelle on la dilue si on ne plonge qu’une goutte dans ce qui s’apparente à une citerne…

    Alors, NewB, ver ou grenadine ? Il y a des éléments très concrets qu’il est possible d’analyser pour choisir entre ces deux métaphores.

    Question de rentabilité
    Un des arguments avancés par les soutiens de NewB est que la banque n’aura pas à dégager de « profits » mais pourra se contenter d’être « solvable ». Un premier problème, c’est que jusqu’ici les pertes s’accumulent, comme le rappelle un article de l’Echo https://www.lecho.be/monargent/epargner/y-a-t-il-de-bonnes-raisons-d-investir-dans-newb/10184161.html , depuis la constitution de la société en 2011, avec 10.732.632 € de pertes selon les comptes arrêtés au 30 juin 2019. Pour les profits, on repassera…mais pour la solvabilité aussi ! On me traitera d’esprit chagrin, on me dira que c’est normal « dans un premier temps ». N’empêche que les investisseurs ont plutôt intérêt à être conscients que tout ça devra être renfloué et que même leur marge « limitée à 6% » risque bien d’être un gouffre où ils perdent tout avant de songer à quelque retour. Il n’y qu’à voir les avertissements que NewB a été contrainte de bien exposer en même temps que son appel.

    Pourquoi autant de difficultés pour obtenir l’agrément bancaire ? Et pourquoi autant de difficultés à être rentable ? Pour une simple raison :  si être « éthique et durable » était économiquement viable en système capitaliste, ça fait longtemps que les plus gros capitalistes seraient devenus des parangons de vertus sociale et environnementale !  Z’imaginez la pub que ce serait si une organisation privée pouvait faire la démonstration d’une telle impeccabilité sans le risque d’une Élise Lucet à ses basques pour démonter le pot-aux-roses ? Autrement dit, l’éthique, le durable, tout le catalogue vu plus haut, entrent nécessairement en tension avec les objectifs économiques.

    Il faut bien comprendre que la rentabilité et même la forme juridique de coopérative n’exclut pas les organisations des impératifs du mode économique capitaliste. Pour reprendre la métaphore exprimée plus haut, les valeurs de l’économie sociale sont diluées par la logique économique, une goutte de grenadine dans un bassin d’orage. Comme me le disait un acteur important de l’ESS : « C’est vrai qu’il faut parfois rogner sur ses valeurs ».

    Capitalisme : ennemi ou partenaire ?
    L’entrisme suppose plusieurs étapes : reconnaître l’ennemi, en apparence jouer son jeu et finalement le détruire quand il a la garde baissée. C’est la métaphore du ver dans la pomme.

    Toutefois, à force de faire le jeu du capitalisme, le capitalisme devient ton partenaire. C’est ainsi que NewB a désigné #Belfius personne morale agissant comme tiers-dépositaire responsable du cantonnement des fonds dans le cadre de l’offre. C’est ainsi que NewB collabore avec #Rabobank_Nederland pour le traitement bancaire des transactions réalisées avec sa carte de crédit prépayée, mais aussi avec #Mastercard qui bénéficiait en 2017 d’une note de crédit de 80000€ en défaveur de NewB (là, c’est carrément l’ESS qui finance le capitalisme le plus abject !) C’est ainsi que NewB est entrée dans le capital de #Monceau_assurances dans une pure logique de fusion d’entreprises que je ne cesse de dénoncer https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1 (NewB distribue des produits d’assurances de Monceau)…

    On découvre de surcroît dans le prospectus lié à l’offre que NewB « a contacté des organismes parapublics, des universités, des fondations, des sociétés commerciales actives ou non dans la finance au sens large https://newbcoopproxy.azurewebsites.net/api/v1/files/fr/public/filetype/shares-info-publicoffer/note-information-offre-publique.pdf et d’autre types d’entités pour leur expliquer le projet et leur proposer d’investir dans le capital de NewB » (p.48).  La finance au sens large ? Késako ? Donc, si NewB promet de n’investir qu’éthiquement, elle sera moins regardante quant à l’origine des capitaux de ses propres coopérateurs !  Toute cette éthique, on en a plein les mains, je ne sais plus qu’en faire !

    Parce que, voyez-vous, c’est là que se trouve un autre élément primordial. Qui, dans le système capitaliste, est à même d’investir dans un projet comme celui-là ? Depuis mon article sur le film « Demain » https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , j’explique que c’est bien le capitalisme qui finance ce genre « d’alternatives », comme je dénonçais récemment que le capitalisme finance les pseudos mouvements sociaux radicaux https://leblogduradis.com/2019/09/11/nouveaux-mouvements-sociaux-faire-le-tri comme Extinction Rebellion. On me rétorquera qu’il y a des ONG parmi les investisseurs, l’État, des gens comme vous et moi avec des idéaux. Certes. Et alors ? Les ONG fonctionnent comme des multinationales (je vous conseille l’excellent sketch de Jeremy Ferrari sur Action contre la faim) ; l’État en système capitaliste n’est que le bras exécutif du capitalisme (de façon très claire quand on voit le principe des revolving doors, mais aussi en termes de classe sociale, de cumuls de mandats d’administrateurs, quand on voit les lois votées toujours en faveur des plus riches ou des grosses entreprises, etc.) et, parmi les gens comme vous et moi, seuls les privilégiés du système ont des capitaux en excédents qu’ils peuvent se permettre d’investir !

    Ainsi,  on comprend que NewB n’est pas du tout une alternative au système mais constitue, au contraire, l’ouverture d’un nouveau marché bien intégré au mode de production capitaliste, exactement comme l’est le commerce équitable, le bio, etc. Si la viabilité d’un tel modèle est précaire, il est absolument certain que sans la perfusion du capitalisme, il serait totalement impensable. NewB a besoin de l’investissement du capitalisme dans son entreprise. Dès lors, elle ne peut évidemment se targuer d’être anticapitaliste, tout simplement parce que NewB ne serait possible qu’uniquement dans la mesure où elle demeure une marge, accessible à un public particulier, et non une norme bien trop peu profitable économiquement.

    Or, rappelons-le : si les « concessions » faites au capital impliquent de modifier la nature « révolutionnaire » de NewB, alors l’action d’investir dans ce projet de banque est non seulement illusoire, mais elle est surtout contre-productive. Elle est un pansement permettant au système de perdurer et non une alternative qui s’y oppose et engage dans la lutte.

    La banque, une bonne porte d’entrée ?
    C’est qu’on a tendance à confondre système bancaire et capitalisme. À force de dénoncer les dérives des banques et de la finance, on en vient à prendre l’un pour l’autre. Or, il n’en est rien. L’instrument fondamental du capitalisme, c’est la propriété lucrative privée et la nécessité de profits qui en découle. Pour survivre, chaque entrepreneur-investisseur doit être plus concurrentiel que son voisin et dégager plus de profits. Sinon, il risque le rachat ou la faillite. Généralement, il le fait en diminuant ses coûts. Mais il peut aussi le faire en innovant, avec une offre – même de niche – qui n’existait pas auparavant, ce qui semble être le choix de NewB.

    Bien sûr, le système bancaire facilite les processus propres au capitalisme, mais il n’en est pas la cause. Agir sur la banque, c’est agir sur une conséquence seulement – et penser qu’on peut utiliser l’un pour toucher l’autre, c’est faire preuve de beaucoup de naïveté, comme un certain Pascal Canfin, auteur d’un petit ouvrage intitulé « Ce que les banques ne vous disent pas » https://www.amazon.fr/banques-disent-pourquoi-presque-jamais/dp/2363830008 , et qui, aujourd’hui, est eurodéputé de Macron !

    Les « dérives » de la banque et de la finance privées ne sont que les symptômes de la maladie qu’est le capitalisme. NewB ne change rien à ces règles. Au contraire, elle s’inscrit dans ce système et tente d’en jouer le jeu.

    Oui mais tout n’est pas à jeter quand même !
    On serait tenté de se dire que « c’est mieux que rien ». Je pense le contraire. Quand on m’accuse de « tirer sur l’ambulance », on postule que le malade vaut la peine d’être sauvé ! Raison pour laquelle je suggère de plutôt voir NewB comme un cheval de Troie : c’est beau, sexy, attractif et on ne demande qu’à l’accueillir. Mais, quand on y regarde de plus près, on réalise que le principe même ne diffère en rien, comme on l’a vu plus haut, de ce contre quoi elle est censée lutter. Faire vivre NewB, c’est faire entrer le loup dans la bergerie, c’est accepter l’idée selon laquelle on ne pourrait « faire mieux » que reproduire toujours les mêmes erreurs. Exit la posture révolutionnaire ! Exit les propositions économiques de Bernard Friot ! Exit les exigences du CNR au sortir de la seconde guerre mondiale !

    Pour faire un parallèle : quelle est la meilleure façon d’assurer qu’un #SDF reste à la rue ? En lui offrant une petite pièce. Jamais assez pour s’en sortir (c’est-à-dire pour changer de système) mais parfait pour rester dans la même situation, ni pire, ni meilleure à long terme. Est-ce que le SDF sera content de pouvoir se payer une bière ou un café ? Oui. Est-ce moralement acceptable de lui offrir cette bière ou ce café ? Sans doute. Est-ce qu’on participe, collectivement, par la charité, à ce que les gens à la rue le restent ? Aussi, malheureusement. NewB est une forme de charité appliquée au secteur bancaire.

    Sans compter qu’il y a encore beaucoup de choses à dire sur le caractère « sexy » de NewB. En ce qui concerne les salaires, on apprenait en 2017 déjà que le coût salarial annuel pour le comité de direction était de 165.000€ https://www.lalibre.be/economie/placements/la-cooperative-newb-peine-a-obtenir-le-statut-de-banque-quel-est-son-plan-po (loin des barèmes du non-marchand, n’est-ce pas !). Mais il y a encore plus amusant pour une organisation qui place l’éthique au sommet de ses valeurs. Par exemple, NewB a créé un « Comité de nomination et de rémunération https://www.newb.coop/fr/about/D5807AE3F3CD4A0CA56361CEA29C86C3 » chargé entre autres de la « politique de rémunération de NewB ainsi que de sa cohérence ». Ce comité est composé de trois personnes dont Bernard Bayot qui se trouve être, en même temps, le Président du Conseil d’administration. Ou comment décider de sa propre rémunération, quoi ! Les onze administrateurs seront en effet rémunérés (jusqu’ici, ils ne l’étaient pas), pour une manne de maximum 100.000€, soit un peu moins de 10000€/administrateur/an. Au regard des standards bancaires, c’est rien. Au regard de l’ESS, c’est énorme. À chacun de juger…

    On se demande aussi comment NewB tracera la ligne entre ce qu’elle considère comme « éthique et durable » et ce qui ne le serait pas (surtout dans la mesure où, comme dit plus haut, elle est prête à accepter des capitaux venant de la finance « au sens large »). Les éoliennes, c’est durable ? Les voitures électriques, durable ? Le bio qui vient de l’autre bout du monde ? Le commerce équitable qui se fiche des ouvriers agricoles et ne rémunère correctement que le producteur, éthique ? Qu’est-ce qui fondamentalement peut être considéré comme « éthique et durable » dans un monde où la rentabilité (ou même la solvabilité) seule pousse à « rogner sur les valeurs », même des plus vertueux ?

    Le fantasme du projet « pur »
    Oui mais voilà, immergés, contraints et forcés, dans un système prédateur, avons-nous d’autres choix que de parier sur des initiatives du type NewB ? Il est clair que s’exclure complètement d’un système au seul motif qu’on est en désaccord avec celui-ci mène tout droit à une vie d’ermite sans aucune utilité sociétale. Autrement dit : nous nageons nécessairement en pleines compromissions.

    Au nombre de ces compromissions, lesquelles seraient acceptables ? Ne vaut-il mieux pas investir dans NewB plutôt qu’acheter Coca-Cola ? Je crois qu’il s’agit d’une fausse alternative. Les deux participent d’un même mouvement, comme j’ai tenté de le montrer dans cet article. Nous devrions alors nous reporter sur d’autres types d’actions, à visée structurelle. Des actions portant sur les causes dont la première est la propriété lucrative privée.

    Voilà pourquoi je rappelle à qui veut l’entendre les quelques propositions du (feu) programme du Conseil national de la résistance : évincer les monopoles, empêcher les grandes puissances économiques et financières de diriger l’économie ; il faut y ajouter la planification économique, la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt collectif, la production nationale et, surtout, la nationalisation des grands moyens de production. Autant dire qu’un tel programme est incompatible avec le capitalisme. Atteindre des objectifs comme ceux-là consiste moins à être « pur et irréprochable » que de penser les conditions d’une société égalitaire, pour tous. Une telle démarche implique de refuser la facilité, de ne pas se laisser aveugler par des projets qui semblent très séduisants mais qui, au final, servent la cause combattue.

    Il faut accepter qu’il n’y a pas de solution prête-à-embrasser. Qu’avant toute chose, il faut augmenter le niveau de conscience politique général, faire un effort incessant de pédagogie, continuer sans relâche l’étude des mécanismes du mode de production dans lequel nous vivons ; il faut faire collectif, profiter des manifestations pour parler entre nous, déconstruire les fausses bonnes idées. Le travail intellectuel est aussi crucial que l’action sur le terrain et c’est à l’endroit de leur convergence que naissent les alternatives que le capitalisme ne pourra pas récupérer car elles seront construites sur ses cendres et non sur ses deniers.

     

    #banques #newB #éthique #transparence #durabilité #respect #droits_humains #planète #projets #local #environnement #entrisme #ESS #économie_sociale_et_solidaire #profits #solvabilité #alternative #ONG #ystème_bancaire #durable #bio #alternatives #capitalisme #CNR #Belgique

  • MIGRENT

    The publication [#MIGRENT] provides an overview of a few current migrant (and) social entrepreneurial initiatives in Europe. It moves primarily toward the understanding that migrant entrepreneurship is an important tool of socio-economic emancipation, guaranteeing both successful integration of a newcomer while creating an impact to local economic growth. Moreover, it encompasses importance of authenticity and solidarity in entrepreneurial endeavors creating a more just and socially-aware economy in opposition to rather capitalistic realities of our aiming at only profit making. Moreover, we noted an importance of community and civil society support to the empowerment of newcomers and their entrepreneurial steps. The publication integrates examples of migrant entrepreneurship projects or civil society organizations’ initiatives promoting entrepreneurship through so-called Corners of Inspiration.

    [MIGRENT] is also a coined abbreviation that stands for migrant entrepreneurship. It also stands as an umbrella title for all current and future activities conducted by the Centre for Peace Studies when it comes to promotion of, contribution to and development of migrant entrepreneurship, especially social entrepreneurship. [MIGRENT] relies on previous experiences of the Centre for Peace Studies in developing social cooperative for intercultural cooperation known as Taste of Home (Okus doma). [MIGRENT] also embraces new knowledge and experience sharing among migrant and domestic social entrepreneurs. The publication followed an international conference held in April 2017 in Zagreb gathering more than 50 entrepreneurs, volunteers, activists, academics, researchers, journalists and workers of civil society organizations. As many great ideas were shared in this engaging and learning process, this publication reflects on many spoken words and shared experiences, bringing us to the real life of business ideas and entrepreneurial surroundings.


    https://www.okus-doma.hr/en/tekstovi/migrent/migrent-publikacija
    #économie_sociale_et_solidaire #EES #Europe #entrepreneurs #entreprenariat #économie #travail #économie_locale #intégration_professionnelle #guide #manuel

  • Les contrats à impact social : une menace pour la solidarité ?
    http://www.laviedesidees.fr/Les-contrats-a-impact-social-une-menace-pour-la-solidarite.html

    Les nouveaux contrats à impact social procèdent d’une hybridation croissante des logiques financières et sociales. Loin des discours enchantés qui y voient l’alliance de l’altruisme et de l’efficacité, cet article étudie une expérience concrète de CIS pour montrer que ces instruments marchandent la solidarité.

    Essais & débats

    / solidarité, #services_publics, #économie_sociale_et_solidaire

    #Essais_&_débats #solidarité

  • Accoglienza dei migranti e turismo sostenibile nelle Alpi

    The authors analyze the link between two distinct phenomena that are increasingly related in Italian Alpine localities: tourism development and foreign immigration. Special attention is paid to asylum seekers, who have gradually started to repopulate mountain localities, following the policy decision to distribute migrants across the whole national territory.

    After an introductory analysis, the article focuses on two good practices of welcome initiatives that, while experimenting innovative social inclusion strategies in the tourism domain, have managed to overcome the emergency rationale that inspires most reception policies. Thanks to their embeddedness in local communities, the selected organizations have restored mountain trails, revitalized mountain agriculture through innovative crops and committed to the promotion of a welcome culture through sensitization activities. Based on the good practices investigated, the authors’ hypothesis is that some of the “forced highlanders” could become “highlinders by choice”, contributing to the survival and the sustainability of the tourism system, put at risk by the population decline and ageing of local inhabitants.

    Adequate policies are however needed to fulfil this hypothesis on a wider scale and to pave the way for the transformation of welcome initiatives into development opportunities for receiving communities. Welcome policies should reject the logic of placing large numbers of recipients in abandoned barracks and residences and the selection and financing mechanisms of managing entities should be redefined so as to select managing organizations that are rooted at the local level and draw on the participation of different stakeholders of the receiving community in their governing bodies.

    https://riviste-clueb.online/index.php/anpub/article/view/99
    #montagne #Alpes #tourisme_durable #tourisme #migrations #accueil #réfugiés #asile #innovation_social #ESS #économie_sociale_et_solidaire

  • Mechmache : « L’économie solidaire représente un gros potentiel dans les #quartiers_populaires »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/241117/mechmache-l-economie-solidaire-represente-un-gros-potentiel-dans-les-quart

    Après la démocratie participative et la lutte contre les discriminations, le collectif des « #Pas_sans_nous » parie, lors d’un forum organisé le 25 novembre 2017, sur l’économie sociale et solidaire dans les quartiers populaires, explique son cofondateur, Mohamed Mechmache.

    #Economie #Economie_sociale_et_solidaire

  • « L’économie solidaire représente un gros potentiel dans les #quartiers_populaires »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/241117/l-economie-solidaire-represente-un-gros-potentiel-dans-les-quartiers-popul

    Après la démocratie participative et la lutte contre les discriminations, le collectif des « #Pas_sans_nous » parie, lors d’un forum organisé le 25 novembre 2017, sur l’économie sociale et solidaire dans les quartiers populaires, explique son cofondateur, Mohamed Mechmache.

    #Economie #Economie_sociale_et_solidaire

  • Facilitatrice, protectrice, instituante, contributrice : la loi et les communs - par Valérie Peugeot - VECAM
    https://vecam.org/Facilitatrice-protectrice-instituante-contributrice-la-loi-et-les

    Le fondement juridique de nos États repose sur la propriété privée. Ceci irrigue toutes nos législations. Il est dès lors difficile d’y intégrer des lois protégeant les communs et la propriété collective ou gérée par des communautés élargies et ne disposant pas de personnalité juridique. Pourtant des initiatives législatives récentes montrent qu’une reconnaissance explicite des communs est possible. À travers l’examen d’un corpus de cinq textes de lois adoptées en France entre 2014 et 2016, cet article identifie les traces, même ténues, d’une intervention du législateur qui peuvent servir de levier pour les acteurs des communs. Dès lors, quel serait la place d’une mention explicite des communs, et en quoi pourrait-elle promouvoir l’action collective ? Nous proposons une typologie des rapports entre les communs et la loi, ou entre les pouvoirs publics et les acteurs des communs s’appuyant sur cette analyse.

    #communs #législation #foncier #habitat_partagé #économie_sociale_et_solidaire #énergie #numérique #biodiversité #pouvoirs_publics

  • Penser le travail de demain (4/4) : la nécessité d’un changement radical | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/08/22/penser-le-travail-de-demain-44-la-necessite-dun-changement-radical

    Popularisé et mis au centre des débats au cours des derniers mois par Benoît Hamon, le revenu universel nous est présenté comme une véritable panacée pour lutter contre la pauvreté et répondre aux mutations du travail. Ledit revenu universel a été farouchement attaqué par François Fillon, par Emmanuel Macron mais aussi par des membres du même parti que le candidat socialiste à la présidentielle. Pour eux, le revenu universel conduirait à une « société du farniente » et à « l’oisiveté » qui va à l’encontre de leur sacro-sainte vie active. D’autres voix s’élèvent contre le revenu universel en considérant que celui-ci est un véritable piège, une « trappe sociale » selon Jean-Luc Mélenchon. Je suis totalement d’accord avec une telle conception et, en allant plus loin, je crois que le revenu universel est le dernier piège du capitalisme néolibéral financiarisé, sa dernière roue de secours. Quand je dis dernier cela ne veut pas dire ultime mais plutôt plus récent (le latest en anglais et non pas le last). Le revenu universel s’inscrit en effet pleinement dans la nouvelle dynamique à l’œuvre depuis des décennies et qui a progressivement substitué la lutte contre la pauvreté à la lutte contre les inégalités. Pour résumer, il ne s’agit plus de combattre les inégalités mais bien de donner un revenu décent à celles et ceux qui seraient en situation de domination. En somme, cela revient à acheter une forme de paix sociale en permettant dans le même temps aux plus riches de devenir toujours plus riches puisque les inégalités ne sont plus présentées comme un problème mais comme la norme.

    #rdb

  • #Kaushik_Basu : « Pour sauver la #Mondialisation, il faut passer du partage de la pauvreté à celui des profits »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/260517/kaushik-basu-pour-sauver-la-mondialisation-il-faut-passer-du-partage-de-la

    Kaushik Basu, ancien économiste en chef de la Banque mondiale de 2012 à 2016, est un critique de l’économie libérale classique. De passage à Paris, il donne sa vision de l’économie, de la nécessité de la coopération et de l’importance de changer de logique pour la mondialisation.

    #Economie #economie #Economie_sociale_et_solidaire #libéralisme

  • Scop-Ti a produit et vendu 30 tonnes de thés et d’infusions Le Courrier - Jeudi 16 février 2017 - Clément Pouré

    Sauvé et repris par ses salariés, Scop-Ti (ex-Fralib), fabriquant de sachets de thé à Gémenos, près de Marseille, tente de pérenniser et de propager son modèle coopératif et solidaire

    Ils faisaient figure de victimes idéales de la mondialisation galopante. La rationalité économique leur prédisait le chômage ou un emploi en Pologne pour 6000 euros par an. Mais en ce début d’année 2017, les salariés de l’usine de Scop-Ti, dans la zone industrielle du village provençal de Gémenos, s’activent toujours à remplir de petits sachets de thé. « On a gagné », résume simplement Olivier Leberquier, grand type au timbre ensoleillé et actuel directeur général adjoint de Scop-Ti.

    Le 28 septembre 2010, quand l’usine s’appelait encore Fralib, il y cravachait déjà. Ce jour-là, la multinationale Unilever, propriétaire de l’entreprise gémenosienne, annonce aux 182 salariés que l’activité de production de sachets de thés et d’infusions – plus de 30 % du marché français – va être délocalisée. Direction la Pologne, où il ne coûte que de 9 centimes d’euros de salaire pour fabriquer une boîte, contre 14 en France.

    Comme les autres, Olivier Leberquier, alors délégué syndical CGT, ramasse la nouvelle sur le coin du visage. « On était bénéficiaire, ça n’avait aucun sens », rappelle-t-il. Ensuite ? Une lutte sans merci. Par trois fois, les employés font retoquer, devant les tribunaux, le plan de licenciement proposé par le géant Unilever. Les Fralibs occupent leur usine pour éviter que les machines soient enlevées et vont jusqu’à envahir le ministère de l’Agriculture. De son coté, Unilever enchaîne les coups bas, jusqu’aux pressions physiques.

    « On n’a pas le droit de se vautrer »

    En mai 2014, la société anglo-néerlandaise finit par rendre les armes et débourse 20 millions d’euros. Dix payent les arriérés de salaires, 1,5 sont répartis entre les 72 salariés encore en lutte. Le reste sert à financer le projet qu’ils ont élaboré, celui d’une entreprise coopérative et démocratique produisant des thés et des infusions, Scop-Ti1.
    Dans le réfectoire de l’usine, Jean-François et Yannick sont assis côte à côte. Les deux sont entrés en interim à Fralib, en 1996 et 1997, avant d’être embauchés en CDI (contrat à durée indéterminée) quelques années plus tard. Comme cinquante-deux anciens salariés de Fralib, restés jusqu’à la fin de la lutte, ils ont déjà été réintégrés. Leurs quelques collègues qui touchent encore le chômage rejoindront l’entreprise courant 2017. « On a pas le droit de se vautrer », constate Yannick.

    La coopérative a lancé deux marques : 1336 – comme le nombre de jours de lutte des salariés –, destinée aux grandes surfaces, et Scop-Ti, qui cible les réseaux spécialisés. Les affaires sont florissantes : 30 tonnes de produits écoulées depuis le lancement. Soit 450 000 euros de chiffre d’affaires en un an et demi.

    Réinventer l’entreprise

    Mais il faudra faire mieux. En s’engageant à reprendre l’ensemble des anciens de Fralib, la coopérative s’est condamnée à un succès rapide. D’ici 2018, l’entreprise doit quadrupler les ventes pour arriver à l’équilibre et pérenniser l’activité.

    Le challenge est aussi personnel : l’ensemble des salariés a dû apprendre de nouveaux métiers, tous les cadres ayant quitté l’entreprise durant la lutte. « J’ai passé une licence professionnelle, trois ans d’études », raconte Yannick. « Jeff » a lui aussi changé de métier. Longtemps opérateur, il s’occupe aujourd’hui de la communication numérique de Scop-Ti. Plus que d’argent, il parle de lutte des classes. « L’enjeu, c’est de démontrer que l’économie peut fonctionner autrement, qu’il y a d’autres solutions », dit-il.

    En ce sens, Scop-Ti fait figure d’anomalie : les anciens salariés sont tous coopérateurs et élisent un comité de direction. Les statuts interdisent de rémunérer le capital et de verser de hauts salaires, ceux-ci variant aujourd’hui entre 1700 et 2000 euros par mois.

    Exporter le modèle

    En sortant, on recroise le directeur-adjoint. Alors Olivier, c’est quoi la suite ? « Là, tout de suite, je pars en formation, glisse-t-il. Pour l’année, je me fixe un objectif plus simple. Trouver du temps pour me remettre au sport. » Et pour la boîte ? « Dans nos murs, on a vaincu le capitalisme, on a fait tomber le système. Mais dehors, il existe toujours », balance-t-il malicieusement.

    Pour continuer le combat, les Scop-Ti ont créé une association, Fraliberthé. L’objectif : promouvoir – « partout ! » – le modèle économique, social, culturel et politique de l’entreprise. A les connaître, on les en croit capables.


    #Coopérative #économie_sociale_et_solidaire #1336 #Scop-Ti #unilever #Thé #ESS #Fraliberthé

    http://www.scop-ti.fr

    http://www.1336.fr

  • Nawaat – Entrepreneuriat social : la réussite remarquable de Jemna malgré les carences de la loi !
    https://nawaat.org/portail/2015/07/11/entrepreneuriat-social-la-reussite-remarquable-de-jemna-malgre-les-carences-

    Ils ne disposent d’aucun avantage fiscal, ils ne bénéficient pas d’aides publiques, ils n’ont pas droit aux exemptions de la TVA lors de l’acquisition des outils nécessaires à leurs activités, mais ils ont injecté, durant ces quatre dernières années, près d’un MILLION de dinars pour, entre autres :
    -- la rénovation du marché municipal ;
    -- l’infrastructure sportive au profit des habitants de la commune ;
    -- l’entretien du cimetière communal ;
    -- la rénovation de l’école ;
    -- des aides financières au profit de multiples associations.
    Pourtant, ils ne sont pas des requins de la finance et n’exercent pas leur activité sur la base d’une quelconque loi faite sur mesure, à l’instar de celles pour des investisseurs étrangers. Ces lois aux nombreuses incitations fiscales et autres avantages en nature afin « d’encourager » la création d’emplois.
    Ils emploient entre 120 et 130 personnes et se permettent le « luxe » de financer à hauteur d’un milliard de nos millimes des infrastructures publiques et des activités d’intérêt général.
    Il s’agit des membres de l’« Association de Défense des Oasis de Jemna », laquelle association a repris le contrôle de la ferme « STIL ». Une « ferme » au parcours juridique chaotique.

    جمنة : الكرامة في عراجينها - https://www.youtube.com/watch?v=gRRsdpl5WqA

    #Entrepreneuriat_social #autogestion #Jemna #Tunisie

    • Les craintes de l’article datant de 2015 sont fondée et pour cause : L’état Tunisien (qui en passant n’ rien fait pour faire revivre cette oasis abandonnée pendant des années) menace de saisir l’intégralité de la récolte de date pour la saison 2016.

      Kapitalis Kébili : La ferme Moamer à Jemna appartient à l’Etat tunisien - Kapitalis
      http://kapitalis.com/tunisie/2016/09/01/kebili-la-ferme-moamer-a-jemna-appartient-a-letat-tunisien

      Le secrétariat d’Etat aux Domaines de l’Etat et aux Affaires foncières rappelle que la ferme Henchir Moamer à Jemna, gouvernorat de Kébili, est la propriété de l’Etat.

      Tout contrat conclu concernant cette ferme ou ses produits n’a pas de valeur légale, avertit le secrétariat d’Etat, dans un communiqué publié jeudi, en précisant que cet avertissement intervient suite à la décision de l’Association de la protection des oasis de Jemna, de lancer, dimanche prochain, un appel d’offre pour la vente de la récole de dattes de Henchir Moamer (l’ancienne ferme de la Société tunisienne des industries laitières, Stil), au titre de la saison 2016.

      L’appel d’offres devrait débuter à 9h00 à la ferme située à Jemna sur la route principale Kébili/Douz (près de l’école agricole à Jemna).

      « L’Association Jemna n’a aucun statut pour céder la récolte de dattes et personne n’a le droit d’assurer la gestion de la ferme », avertit encore le secrétariat d’Etat, mettant en garde les contrevenants qu’ils seront poursuivi devant la justice.

  • Les social Impact Bond : Quand le social finance les banques et les (...) - Nébuleuses
    http://nebuleuses.info/penser-le-travail/article/les-social-impact-bond-quand-le-social-finance-les-banques-et-les

    Quand le social finance les banques et les multinationales

    Par Jean Claude Boual (Président du Collectif des associations citoyennes), Michel Chauvière (Directeur de recherche émérite au CNRS), Gabrielle Garrigue (Avenir Educs), Eric Denoyelle (Collectif pour une éthique en travail social), L’appel des Appels

    Le gouvernement s’apprête à introduire en France les « investissements à impact social », avec, pour fer de lance, la création de « Social Impact Bonds » (SIB) pour lesquels il ne reste plus qu’à trouver une appellation « à la française ». Depuis la remise au gouvernement en septembre 2014 du rapport d’Hugues Sibille (alors vice-président du Crédit coopératif, dont il préside désormais la Fondation), le lobbying en faveur des SIB n’a jamais cessé.

    Le 4 février 2016, Le Monde publiait un article faisant la promotion des SIB, sous le titre « Quand les investisseurs privés financent l’action sociale », signé par Benjamin Le Pendeven, Yoann Lucas et Baptiste Gachet, qui sont aussi les auteurs du document « Social Impact Bonds : un nouvel outil pour le financement de l’innovation sociale » financé et diffusé par l’Institut de l’entreprise, un think tank dépendant des grands groupes industriels et financiers français.

    Depuis, une partie de la presse a suivi : Les Echos, La Croix, Libération et L’Humanité… Ces articles comportent nombre d’approximations sur le fonctionnement de ces produits financiers et en cachent les méandres qui permettent aux organismes financiers, aux consultants et aux cabinets d’audit de dégager des marges considérables.

    Trois arguments sont mis en avant pour promouvoir les SIB :

    – Dans une période de pénurie d’argent public, faire appel au privé est une solution innovante ;

    – La puissance publique ne prend aucun risque car les investisseurs ne sont payés que si les objectifs sont atteints ;

    – à terme, le contribuable fait des économies.

    Tous sont fallacieux.

    #économie_sociale_et_solidaire

  • La face cachée du chocolat : travail des enfants et déforestation
    https://www.bastamag.net/Les-couts-caches-de-la-filiere-cacao

    D’un côté, six grands industriels (Mars, Nestlé, Ferrero...), qui possèdent 50% du marché mondial ) – entre 80 et 100 milliards de dollars par an. De l’autre, cinq millions de petits producteurs, qui s’échinent à longueur d’année pour moins de deux dollars par jour. Bienvenue dans le monde merveilleux du cacao, décortiqué par le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic). Réalisée pour la Plate-forme du commerce équitable, l’étude du Basic compare les coûts sociaux et environnementaux (...)

    En bref

    / #Economie_sociale_et_solidaire, #Conditions_de_travail, #Multinationales, #Droits_fondamentaux, #Afrique, (...)

    #Amériques

  • La face cachée du chocolat : travail des enfants et déforestation
    http://www.bastamag.net/Les-couts-caches-de-la-filiere-cacao

    D’un côté, six grands industriels (Mars, Nestlé, Ferrero...), qui possèdent 50% du marché mondial ) – entre 80 et 100 milliards de dollars par an. De l’autre, cinq millions de petits producteurs, qui s’échinent à longueur d’année pour moins de deux dollars par jour. Bienvenue dans le monde merveilleux du cacao, décortiqué par le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic). Réalisée pour la Plate-forme du commerce équitable, l’étude du Basic compare les coûts sociaux et environnementaux (...)

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    #Amériques

  • Les trois « R » du relais textile

    Recycler les vêtements, recycler les hommes, rénover le capitalisme

    Par Mathieu Rivat

    L’Économie sociale et solidaire (ESS) a été pensée pour développer des modèles de fonctionnement fondés sur la solidarité et l’utilité sociale. La promesse est alléchante, mais l’entreprise périlleuse, surtout quand on doit se frotter aux marchés et à une concurrence féroce. Exemple avec Le Relais, investi dans l’insertion des plus défavorisés via la collecte et la valorisation de déchets textiles – où l’on apprend que l’enfer du capitalisme est pavé de bonnes intentions.

    http://jefklak.org/?p=2839

    La trajectoire du Relais, depuis sa création en 1984 jusqu’à sa situation actuelle, illustre cette tension et l’inexorable basculement d’une partie de l’ESS vers la reproduction effrénée du modèle capitaliste et de ses logiques propres : recherche de productivité à tout crin, délocalisations, prédation et agressivité commerciale, organisation centralisée, hiérarchique et peu démocratique. Autant d’éléments qui, d’ailleurs, ont souvent causé le licenciement ou l’épuisement de ceux que ces structures accueillent en leur sein… Un comble.

    #Relais #recyclage #fripes #ess #textile #économie_sociale_et_solidaire #pendant_ce_temps_on_boucle_le_numéro_3

  • La nouvelle ministre Emmanuelle Cosse va-t-elle s’intéresser à l’habitat coopératif ?
    http://www.bastamag.net/Emmanuelle-Cosse-va-t-elle-enfin-permettre-la-mise-en-oeuvre-de-la-loi-log

    Lors de son passage au gouvernement, pendant les deux premières années de mandat de François Hollande, l’écologiste Cécile Duflot avait fait adopter une loi sur le #Logement, la loi Alur. Celle-ci prévoyait, entre autres, d’encadrer la hausse des loyers et de faciliter l’habitat coopératif. L’encadrement des loyers a été mis en place cet été dans plusieurs villes de France, dont Paris. Quant au développement de l’habitat coopératif, l’application de la loi se fait attendre depuis deux ans. Les coopératives (...)

    En bref

    / Démocratie !, #Europe_Ecologie_-_Les_Verts, #Economie_sociale_et_solidaire, #Habitat_écologique, #Garantir_l'accès_au_logement, (...)

    #Démocratie_ !

  • Une maison de retraite coopérative et écologique pour que « les vieux » ne deviennent pas « des marchandises »
    http://www.bastamag.net/Dans-la-banlieue-lyonnaise-un-habitat-cooperatif-pour-vivre-au-mieux-la

    Ils ne voulaient pas terminer en traditionnelle maison de retraite mais être acteurs de leurs vies. Sept ans après leurs premières discussions sur le bien-vieillir, un groupe de retraités entame les travaux de la première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes. La non-spéculation, la démocratie et l’écologie sont au fondement du projet « Chamarel - Les Barges », situé dans un quartier de Vaulx-en-Velin à l’est de Lyon. Un projet tellement inspirant que la banque a même accordé à ces (...)

    #Inventer

    / A la une, #Economie_sociale_et_solidaire, #Habitat_écologique, #Garantir_l'accès_au_logement, #Reportages, #Retraites, (...)

    #Logement

  • Comment un quotidien écolo et alternatif allemand résiste à la crise de la presse grâce à sa forme coopérative
    http://www.bastamag.net/Comment-un-quotidien-ecolo-et-alternatif-allemand-resiste-a-la-crise-de-la

    Quotidien national allemand né en 1979 sous forme d’association, la Tageszeitung est passé en coopérative en 1992. Un choix qui a permis au journal de gauche de continuer à informer ses lecteurs en toute indépendance, dans un paysage médiatique en crise. Plus de 15 500 coopérateurs ont rejoint l’aventure. 250 personnes y travaillent. Rencontre avec un journal qui dessine un avenir de la presse fait de solidarité, à l’abri de l’influence des banques et des industriels. 9 h 30, la conférence de rédaction (...)

    #Inventer

    / #Travailler_autrement, #Economie_sociale_et_solidaire, #Médias_libres, #Europe, #Transformer_le_travail, #Reportages, A la (...)

  • Du vin bio au fil de l’eau : une coopérative tente de relancer le transport fluvial, bien moins polluant
    http://www.bastamag.net/Alizarine-la-cooperative-qui-traverse-les-vignobles-en-bateau

    Plus du quart des émissions nationales de gaz à effet de serre sont liées au secteur des #Transports. Si la voie fluviale est beaucoup moins polluante que le trafic routier, elle demeure sous-utilisée. Les nombreuses voies navigables sont délaissées. Une société coopérative tente de changer la donne en développant un transport fluvial de bouteilles de vin biologique ou naturel. Elle profite du maillage du réseau fluvial qui traverse 80 % du vignoble français pour collecter les produits dans la vallée (...)

    #Inventer

    / #Climat, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Economie_sociale_et_solidaire, Pollutions , Transports, A la (...)

    #Pollutions_
    http://www.bastamag.net/IMG/distant/html/144198808-3f3f08-2ed412e.html

  • Quand un article de Basta ! contribue à l’essor d’une coopérative au Bangladesh
    http://www.bastamag.net/Quand-un-article-de-Basta-contribue-a-l-essor-d-une-cooperative-au-Banglad

    En novembre dernier, Basta ! racontait l’histoire de la coopérative textile Oporajeo fondée au Bangladesh par des ouvrières rescapées du Rana Plaza (lire notre reportage). Cet immeuble, qui abritait des ateliers de sous-traitants de grandes marques internationales de vêtements, s’est effondré en avril 2013, faisant 1130 victimes et des milliers de blessés. La coopérative Oporajeo a connu un destin chaotique : en mars 2015, ses locaux sont ravagées par un incendie qui oblige la coopérative à (...)

    En bref

    / #Alternatives_concrètes, #Economie_sociale_et_solidaire, #Transformer_le_travail

  • Comment reconnaître une banque véritablement alternative, #éthique et d’utilité publique
    http://multinationales.org/Comment-reconnaitre-une-banque-veritablement-alternative-ethique-et

    C’est le moment de changer de banque : des banques éthiques émergent partout en Europe. Mais comment s’y retrouver ? Si en #France, trois des cinq plus grandes banques sont coopératives, cela ne les a pas empêchées de tremper dans la finance spéculative et toxique, au même titre que les banques d’affaires classiques. Heureusement, une nouvelle forme de banque coopérative fait son chemin. Avec un fonctionnement réellement démocratique et des financements socialement utiles, la #Nef et le #Crédit_coopératif (...)

    #Enquêtes

    / France, #BPCE, #Crédit_agricole, #Finances_et_banques, #utilité_sociale, #économie_sociale_et_solidaire, #impact_social, #impact_sur_l'environnement, éthique, #transparence, Crédit coopératif, (...)

    « http://www.febea.org/fr/febea/legal/febea »
    « http://www.lanef.com/wp-content/uploads/2015/04/liste_des_prets_2014.pdf »
    « https://www.jak.se/international »
    « http://www.bastamag.net/Evasion-fiscale-fraudes-et »
    « http://www.lanef.com/wp-content/uploads/2015/02/2014-05-24_Statuts.pdf »
    « http://www.epargnonsleclimat.fr »
    « http://www.fairfinancefrance.org/media/60889/banques-fran%C3%A7aises-quand-le-vert-vire-au-noir.pdf »
    « http://www.bastamag.net/Reforme-bancaire-comment-le »

  • Au Café des pratiques, on fait bien plus que boire un verre, on réinvente le bar de quartier
    http://www.bastamag.net/Au-Cafe-des-pratiques-on-fait-bien-plus-que-boire-un-verre-on-reinvente-le

    À Besançon, le Café des pratiques a réussi son pari : ouvrir ses portes à des gens de tous âges, de tous milieux et de toutes les cultures. Et pas seulement autour d’un verre assis en terrasse : du cours d’informatique à la réparation d’objets, en passant par des ateliers de cuisine ou de loisirs créatifs pour enfants, chacun peut y apprendre ou y enseigner des savoir-faire très variés, en toute convivialité. Une monnaie locale y est même acceptée. Reportage réalisé en partenariat avec le magazine (...)

    #Inventer

    / #Reportages, #Alternatives_concrètes, #Economie_sociale_et_solidaire, A la une

  • Comment reconnaître une banque véritablement alternative, éthique et d’utilité publique
    http://www.bastamag.net/Comment-reconnaitre-une-banque-veritablement-alternative-ethique-et-d-util

    C’est le moment de changer de banque : des banques éthiques émergent partout en Europe. Mais comment s’y retrouver ? Si en France, trois des cinq plus grandes banques sont coopératives, cela ne les a pas empêchées de tremper dans la #Finance spéculative et toxique, au même titre que les banques d’affaires classiques. Heureusement, une nouvelle forme de banque coopérative fait son chemin. Avec un fonctionnement réellement démocratique et des financements socialement utiles, la Nef et le Crédit coopératif (...)

    #Inventer

    / Finance, Que faire face à la crise financière ?, #Economie_sociale_et_solidaire, #Contrôler_la_finance, A la une, (...)

    #Que_faire_face_à_la_crise_financière_ ? #Enquêtes

  • Le FN va-t-il supprimer les 500 000 emplois de l’économie sociale et solidaire dans les régions qu’il convoite ?
    http://www.bastamag.net/Le-FN-va-t-il-supprimer-les-500-000-emplois-de-l-economie-sociale-et-solid

    Le Front national est peu loquace sur le thème de l’économie sociale et solidaire alors que celle-ci est un enjeu des élections régionales. Le secteur associatif et les coopératives pèsent des dizaines de milliers d’emplois dans les trois régions que le FN pourrait conquérir. Ses élus et candidats sont, en majorité, très hostiles à un secteur que certains d’entre-eux considèrent comme un parasite trop « assisté », trop « branché », voir oeuvrant pour la « préférence étrangère ». Ils rejettent ces formes (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Droites_extrêmes, #Politique, #Economie_sociale_et_solidaire, #Île-de-France, Transformer le (...)

    #Transformer_le_travail