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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 9/10/2026

    Lecture d’un extrait du livre « Une prière pour John Coltrane » de Jérome Schmidt, publié aux éditions Noir sur blanc, collection Notabilia, en 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/une-priere-pour-john-coltrane-de-jerome-schmidt

    John Coltrane entame sa première et unique tournée de concerts au Japon, en juillet 1966, quelques mois avant sa mort. Dans ce pays encore hanté par le traumatisme de la guerre, sa musique libre et spirituelle rencontre immédiatement l’adhésion du public. On peut l’écouter notamment dans les jazzkissa, ces cafés jazz emblématiques du Japon, tenus par des collectionneurs, gardiens du temple souvent octogénaires, lieux encore fréquentés cependant par une nouvelle génération. Jérôme Schmidt livre une enquête exploratoire de ces lieux, entre Hokkaido et Okinawa, en passant par Nagasaki, pour sonder la mémoire collective d’un peuple, son rapport au jazz, à cette musique intemporelle, à travers la figure de Coltrane.

    (...)

    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Musique, #Jazz, #Japon, #Café, #Parole, #Récit (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_une_prie_re_pour_john_coltrane_jerome_schmidt.mp4

    ▻https://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/catalogue/une-priere-pour-john-coltrane

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 9/10/2026

    Lecture d’un extrait de « Rien à voir » de Gaëlle Obiégly, publié aux éditions Vertcicales, en 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/rien-a-voir-de-gaelle-obiegly

    Cette fiction est librement inspirée du travail de Boris Achour, l’artiste y apparaît sous l’anagramme d’Ari Bosochur. La narratrice est invitée à participer à sa prochaine rétrospective. Ce récit, d’une grande liberté de ton, explore les liens entre l’art, le langage et la mémoire. Il progresse au rythme d’incessantes digressions qui font dialoguer le quotidien, les livres, les musées et les rencontres. La parole devient le principal moyen de transmettre les œuvres et d’interroger leur place dans nos vies, ce que signifie voir, raconter et partager une expérience esthétique, tout en donnant une place essentielle à celles et ceux qui gravitent autour de l’art sans en occuper le devant de la scène.

    (...)

    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Art, #Exposition, #Parole, #Récit (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_rien_a_voir_gae_lle_obie_gly.mp4

    ▻http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?rubrique=3&id=517

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @tranbert
    Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN 6/10/2026
    2
    @kamo
    @sombre
    2

    Répression à la fac du Mirail (Toulouse)

    Nous étions vendredi dernier, le 2 Octobre 2026, à la fac du Mirail (Jean Jaurès) à une conférence-débat organisé par le collectif #Écran_Total Occitanie et le collectif #Stop_Micro de Grenoble.

    Dans un contexte agité mais bienvenu, celui du mouvement d’émancipation des jeunes, des lycéens et des étudiants, quelques graves incidents ont eu lieu.

    Voici ci-dessous le témoignage de l’un d’entre nous.

    Salut,

    J’étais bien présent à la fac du Mirail ce vendredi après-midi du 2 Octobre, quand les flics sont rentrés dans l’amphi du Gai Savoir. Nous étions alors en pleine conférence-débat, avec les collectifs Stop Micro de Grenoble et Écran Total Occitanie.

    Les flics sont rentrés dans l’amphi très excités et menaçants. Ils nous criaient dessus en nous ordonnant de partir. Ce que nous avons fait.
    Mais précisément, au moment de sortir, nous avons été bloqué.es par un autre groupe de flics, au bas d’un escalier de secours. Tout aussi énervés, ceux-là ne voulaient pas nous laisser partir. Nous étions donc coincés, d’un côté par des flics super excités qui nous ordonnaient de partir, et de l’autre par leurs clones qui nous interdisaient de partir…

    Pris au piège, nassés, dans le fond d’un couloir et en haut d’un escalier de secours, avec des flics super excités qui nous pressaient, montaient de plus en plus dans les tours en nous hurlant dessus. Mais toutes et tous nous gardions notre calme, en espérant pouvoir rapidement sortir de cette souricière, et nous mettre à distance de ces nervis qui devenaient de plus en plus furieux. Mais nous étions bel et bien coincés.

    Malheureusement, ce qui devait arriver arriva. Dans un état de surexcitation totale, les flics finirent très rapidement par perdre tout espèce de contrôle et s’en prirent alors aux premiers qui leur tombaient sur la main, de manière complètement dingue . Malgré ça, nous nous gardions toujours notre calme ! Même celles et ceux qui étaient ciblé.es. Ce qui ne les empêcha pas de continuer à nous malmener et finalement de nous frapper.

    Voilà comment ils ont opéré sur mon voisin direct, qui restait pourtant très tranquille avec ses bras en l’air :
    un flic l’a pris et l’a bousculé vers un de ces collègues, qui lui a hurlé dessus :
    – Hé ! Mais pourquoi tu m’agresses toi !!
    Celui-ci l’a alors rejeté à son tour sur un troisième collègue en bleu qui lui a dit un truc du genre :
    – « Hé ! Mais qu’est-ce tu me fais-là toi !! et Bang ! Et de le rejeter brutalement vers un quatrième collègue, et ainsi de suite, alors que le gars gardait toujours ses bras en l’air.
    Cette technique était simple à comprendre, les flics faisaient tout pour créer un incident. Ils voulaient que le gars se rebelle ou entre en panique. Ils auraient ainsi pu ultérieurement justifier leur intervention violente, en prétendant avoir voulu neutraliser un gars violent.

    Et puis ça a continué, jusqu’à qu’il le fracasse sur un mur, la bouche en sang. Alors, un de ces tarés est arrivé par derrière et lui a filé des coups de décharges électriques, à répétition partout dans son dos et dans les aines de ses deux jambes, alors que le gars était plaqué au mur maintenu de toute part, avec ses bras en l’air, et qu’il continuait de se faire frapper et de recevoir des coups de poing dans les reins et des béquilles dans les jambes.
    Puis, ils l’ont fauché, jeté parterre, pendant que l’autre malade continuait de lui envoyer des décharges électriques dans son dos, en lui hurlant dessus, « NE RÉSISTE PAS ! ».
    Mais le pire, c’est que le gars ne résistait pas !! Entre deux décharges électriques, il criait : « Mais je ne résiste pas !! Je ne résiste pas !! Arrêtez !! »
    Ils voulaient que le gars perde pied, se débatte, qu’il entre en panique. Le gars était un costaud ! Et pourtant, il s’est laissé faire du début à la fin. Les flics lui ont finalement passé les menottes, mais l’autre taré sur sa lancé a continué de lui filer des coups de décharges électriques dans le dos et ses jambes. Complètement cinglés !

    Et puis, à notre grande surprise, et comme s’ils avaient eu leur dose, les flics ont soudainement arrêté le massacre.
    Ils se sont littéralement arrêté, la curie s’est arrêtée, juste comme ça !?! Hop !
    Ils ont viré complet, comme si une lueur de clairvoyance les avait soudainement traversée.
    Puis, Ils ont commencé à dire des trucs de ouf. Par exemple, ils se sont adressé à un de nos compagnons, le plus ancien d’entre nous qui marchait avec une béquille - ce qui ne les avait nullement empêché le jeter à terre :
    – « Mais quand même, entre adultes, c’est lamentable d’en arriver là, non ? »
    Hallucinant !!! Ces types viennent de nous fracasser, et juste après nous avoir laminés, y’a comme un déclic chez eux, ils viennent d’un seul coup d’un seul nous parler « en adulte », nous faire la morale, en nous disant des trucs du genre qu’on a pas été sages, ou je ne sais pas quelle autres conneries. Ces types sont de dangereux psychopathes.

    Et dans la foulée, ils libèrent le bas de l’escalier, nous libèrent toustes, même le pauvre gars qui s’est fait menotté et tabassé. Et alors que nous prenions soin d’une de nos camarades qui avait été prise d’une crise d’angoisse, un de ces malades s’est même fendu d’un message au mégaphone :
    « Tout s’est bien passé, veuillez évacuer les lieux »…

    Nous étions majoritairement toustes de bons petits blancs, bien propres sur nous ; qu’est-ce qu’il doivent morfler dans les cités…

    Solidairement,

    B.
    membre du Collectif d’Habitant.es de Bouloc, Lauzerte et des Environs

    ▻https://www.instagram.com/mirailenlutte/reel/DeFTqqqxudP

    Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN
    • @tranbert
      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN 9/10/2026

      Encore plus de détails :

      Toulouse : témoignage sur les violences policières contre la jeunesse

      Notre collectif contre la numérisation du monde tient à apporter un témoignage de première main sur la manière dont les autorités traitent la jeunesse, ses inquiétudes et sa légitime colère. Nous avons pu constater, de nos yeux et sur notre peau, la violence que la présidence de l’université Jean Jaurès et les responsables gouvernementaux réservent aux jeunes qui ont l’impudence de croire encore en quelque chose.

      ▻https://blogs.mediapart.fr/ecran-total-oc/blog/071026/toulouse-temoignage-sur-les-violences-policieres-contre-la-jeunesse

      #Toulouse #Occitanie #répression

      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN
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  • @klaus
    klaus++ @klaus 6/10/2026

    Shida Bazyar gewinnt Deutschen Buchpreis 2026 mit « Die Lücken »
    ▻https://www.ndr.de/kultur/buch/shida-bazyar-gewinnt-deutschen-buchpreis-2026-mit-die-luecken,buchpreis-146.html

    https://images.ndr.de/image/3788fd21-8a90-43b8-9169-389c6ba589b7/AAABoIY1cdA/AAABnSSvrFg/16x9-big/shidabazyar-100.webp?width=1088

    Les enfants écrivent et tournent des films sur leurs parents. C’est souvent le début de la production artistique d’une vie.

    5.10.2026

    Shida Bazyar ist für ihren Heimatroman „Die Lücken“ mit dem Deutschen Buchpreis 2026 ausgezeichnet worden. Die hochaktuelle Geschichte spielt in dem fiktiven Dorf Heimesbach und reflektiert 100 Jahre deutscher Geschichte.

    Die Spannung war groß: Schriftstellerin Shida Bazyar setzte sich letztendlich mit ihrem Roman „Die Lücken“ gegen fünf andere Titel durch. Heute wurde der mit 25.000 Euro dotierte Deutsche Buchpreis zum Auftakt der Frankfurter Buchmesse in Frankfurt am Main verliehen. Er gilt als einer der wichtigsten Buchpreise für deutschsprachige Autorinnen und Autoren. 205 Romane hatte die Jury gesichtet, daraus 20 Werke für die Longlist ausgewählt und später sechs Werke auf die Shortlist gesetzt.

    „Die Lücken“ beschäftigt sich mit deutscher Geschichte

    Der gut 500 Seiten lange Roman spielt in dem fiktiven Dorf Heimesbach im Hunsrück und reflektiert 100 Jahre deutscher Geschichte. Es geht um Vertreibung, Verfolgung und Migration. In einer präzisen Tiefenbohrung der Provinz stellt er die radikale Frage: Auf welchen Fundamenten bauen wir unsere Heimat?
    Diese Titel standen auf der Shortlist

    Diese fünf Mitbewerberinnen und Mitbewerber machten sich ebenfalls Hoffnungen auf die Auszeichnung. Sie standen auf der Shortlist und gehen jetzt mit je 2.500 Euro Preisgeld nach Hause.

    Franziska Gänsler: Orca (Kein & Aber)
    Valeria Gordeev: Die Zikade entschlüpft ihrer goldglänzenden Hülle (S. Fischer Verlag)
    Elias Hirschl: Schleifen (Paul Zsolnay Verlag)
    Peggy Mädler: Selbstregulierung des Herzens (Verlag Galiani Berlin)
    Dana Vowinckel: Anton und Alma (Suhrkamp Verlag)

    Nach der Bekanntgabe der Longlist hatten sich aus norddeutscher Sicht noch die Hamburger Svenja Leiber ("Nelka") und Heinz Strunk ("Memories of Heidelberg") Hoffnung auf den Buchpreis machen dürfen. Gemeinsam mit Helene Bukowski ("Wer möchte nicht im Leben bleiben") und Ingo Schulze ("Das Wasser im August"), deren Handlung jeweils in Mecklenburg-Vorpommern spielt, waren sie allerdings in der nächsten Runde ausgeschieden.

    Buchpreis 2025 ging an „Die Holländerinnen“

    Im vergangenen Jahr durfte sich Autorin Dorothee Elmiger über den Deutschen Buchpreis freuen. Ihr Roman „Die Holländerinnen“ hatte die Jury 2025 überzeugt. Darin reist eine Schriftstellerin in den südamerikanischen Regenwald, um über das mysteriöse Verschwinden zweier Touristinnen zu schreiben.

    An interview with Shida Bazyar and Ruth Martin, author and translator of The Nights Are Quiet in Tehran
    ▻https://thebookerprizes.com/the-booker-library/features/an-interview-with-shida-bazyar-and-ruth-martin

    https://thebookerprizes.com/sites/default/files/styles/16_9_media_medium/public/2026-02/Shida%20Bazyar.jpg?h=d6b36440&itok=j0RiJF_G

    16.3.2026
    ...
    How did you go about writing the novel?

    I wrote most of the novel while I was still a student. So I was living in grubby flat-shares and could sleep as long as I liked – but I had a rule that I’ve stuck to ever since: write three pages every day. They don’t have to be good or meaningful, as long as I stay in touch with my characters and themes. And of course in the end I hardly slept at all, because focusing on the political situation in Iran and the trauma of fleeing was really emotionally draining.

    I spent hours watching videos of the 2009 protests that were supressed with such brutality, or home videos from my trips to Iran, which showed me all the relatives I was missing. I looked at pictures of Khomeini’s return from exile, and of the women who demonstrated quite early on against the compulsory hijab and were deserted by their allies. Once I’d written my three pages, I would be out at parties or in pubs with fellow students, completely unable to get my head around the world we were living in.

    Durch­schnitt­­liche Länge eines deutschen Wortes
    ▻https://www.duden.de/sprachwissen/sprachratgeber/Durchschnittliche-Lange-eines-deutschen-Wortes

    https://cdn.duden.de/public_files/styles/w718/public/2024-08/D1_Aufl29_Abb_Diagramm_02_a.png?itok=5c4uTdL6

    Wie viele Buchstaben hat ein deutsches Wort im Durchschnitt? Die Antwort lautet: Es kommt drauf an! Weshalb man je nach Berechnungsgrundlage zu sehr unterschiedlichen Ergebnissen gelangen kann, erläutern wir in diesem Artikel.

    In der Regel sind die Stichwörter im Duden allerdings bedeutend kürzer als die Bandwurmbegriffe der vorangehenden Tabellen. Die Durchschnittslänge beträgt »nur« 10,6 Buchstaben. Wie sich die Anzahl der Stichwörter dabei auf die unterschiedlichen Wortlängen verteilt:
    Diagramm: Die durchschnittliche Wortlänge

    Bei der durchschnittlichen Wortlänge im Dudenkorpus kommt man zu sehr unterschiedlichen Ergebnissen – je nachdem, ob man sie für die Grundformen oder die Wortformen berechnet (siehe dazu »Grundformen (Stichwörter) und Wortformen«).

    Berechnet man die durchschnittliche Länge aller 6,8 Milliarden Wort­formen im Dudenkorpus, kommt man auf 5,97 Buchstaben. Das liegt ­daran, dass das Dudenkorpus aus kompletten Texten besteht, in denen die Mehrheit einfache Wörter wie der, und, zu usw. sind (siehe dazu die Liste der häufigsten Wörter).

    Nimmt man als Berechnungsgrundlage hingegen nur die gut 20,6 Mil­lio­nen Grundformen im Dudenkorpus, kommt man auf ein mehr als doppelt so hohes Ergebnis, nämlich 14,48 Buchstaben. Die relative Länge der Grundformen ergibt sich dabei aus der hohen Anzahl an Wortzusammensetzungen im Korpus.

    #lettres #livred #commercialisation #écriture #Deutscher_Buchpreis #édition

    klaus++ @klaus
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 5/10/2026
    3
    @mfmb
    @ericw
    @reka
    3

    Dans la #Bosnie-Herzégovine morcelée, « la #rivière #Una unit les gens »

    https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0a/%C5%A0trba%C4%8Dki_buk_1.jpg/250px-%C5%A0trba%C4%8Dki_buk_1.jpg

    Le #cours_d’eau rassemble ceux que la politique et les #divisions_ethniques séparent. Sur les rives de la Una, scientifiques, pêcheurs et militants se mobilisent pour préserver un #écosystème exceptionnel.

    L’eau est d’un vert presque irréel, toujours translucide. Au premier abord, son cours paraît d’une tranquillité infinie et invite à la contemplation. Mais ici ou là, la Una creuse des barrières de tuf, s’engouffre sous des îlots boisés et rejaillit en d’innombrables cascades, parfois hautes de 20 mètres. Debout dans le courant, canne à mouche à la main, Edib Djaferbegovic entretient un lien organique avec cette rivière majestueuse. « Mes premiers pas, mon jardin d’enfant, c’était ici, sur les bords de la Una, raconte ce pêcheur passionné d’une cinquantaine d’années au sourire juvénile. Ma famille m’a offert une canne à pêche, et j’allais pêcher devant la maison. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre tout cela aux générations futures avec mon école de pêche, j’apprends aux enfants à respecter la rivière et les poissons qui y vivent. »

    De sa source, un œil bleu qui surgit au milieu des roches karstiques en Croatie voisine, jusqu’à sa confluence, à 212 kilomètres de là, avec la Sava qui se jette ensuite dans le Danube en Serbie, la Una longe les « frontières » de l’ex-Yougoslavie. Et en premier lieu, celles que la guerre a imposées à la Bosnie multiculturelle. Edib Džaferbegović, est le vice-président de l’association des pêcheurs de la Republika Srpska (RS), le territoire à majorité serbe de ce pays de 3,2 millions d’habitants. « Malheureusement, la guerre des années 90 a engendré des divisions qui ne nous ont rien apporté de bon, souffle-t-il le regard triste. Mais la Una, comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, unit les gens. Preuve en est : mon nom et mon prénom [sont bosniaques], alors que l’association est en Republika Srpska. Quelle que soit votre nationalité, là où on se soutient et là où on passe du temps ensemble, c’est au bord des rivières. »

    Peu à l’aise à l’évocation des divisions ethniques et des discours qui enferment son pays dans un éternel après-guerre, Edib préfère encenser l’incroyable #beauté et la richesse de sa rivière. Ce prodige de la pêche à la mouche a parcouru les cours d’eau les plus réputés de la planète. Mais même au cœur de la Nouvelle-Zélande sauvage, il n’a pas trouvé d’équivalent à la Una. « Là-bas, il y a de belles rivières, mais il y a très peu d’espèces de poissons. Ici, on trouve 37 espèces de #poissons par kilomètre de rivière ! C’est extrêmement rare et c’est un trésor qu’il faut préserver. » Et Edib de rappeler l’origine du nom légué par les Romains, subjugués par le charme de cette rivière aux eaux émeraude : Una, l’unique.

    Un huchon flegmatique

    Sous les chaleurs estivales, les pêcheurs de la vallée ne sont pas les seuls à remonter le cours d’eau. Sur les berges ou au sommet des cascades, des chercheurs venus des quatre coins de Bosnie-Herzégovine et de toute l’Europe centrale ont déployé leurs filets et leurs instruments de mesure. Certains tentent de dénicher le « tigre du Danube », ou, selon les goûts, le « lion du Danube ». « L’espèce de poisson que nous venons de capturer est le #huchon, aussi appelé saumon du Danube, explique, en brandissant un échantillon contenant un alevin, Kurt Pinter, biologiste à l’université Boku de Vienne. C’est un superprédateur qui a quasiment disparu de la majeure partie du bassin du Danube. La Una est l’un des derniers systèmes fluviaux où l’on trouve encore une population en bon état. » Plus tard dans la soirée, un collègue bosnien sortira quelques instants des eaux l’un de ces flegmatiques huchons, qui peut atteindre 1,30 mètre. Un saumon menacé, notamment par les barrages qui l’empêchent de remonter jusqu’aux eaux fraîches des affluents où il se reproduit.

    Pendant une semaine, plus de 70 scientifiques et étudiants inventorient ainsi la #faune et la #flore, et cartographient l’ensemble du bassin versant : la Una, mais aussi la Sana et la Sanica. Au total, 660 kilomètres de rivières, de méandres et de prairies entourées des denses forêts bosniennes. Avec pour objectif de mieux documenter la #biodiversité exceptionnelle de cet #écosystème encore relativement préservé, afin de convaincre les autorités de le proclamer « Parc national de la rivière sauvage ».

    « En Autriche, où je vis et travaille, les rivières ont été transformées en machines au service des humains, résume Kurt Pinter, de l’eau jusqu’aux genoux et entouré de papillons. Cette rivière ici, ce n’est pas une machine, c’est la #nature. On le voit bien à la quantité d’insectes qui volent partout, et de tout ce qui bouge au fond du lit de la rivière. Nous devons conserver cette merveille pour les générations futures. » Au fil des inventaires, les chercheurs redécouvrent entre autres des #écrevisses dont la présence n’avait plus été documentée depuis des décennies.

    Projet d’enfouissement de #déchets_nucléaires

    Malgré son excellent état de #conservation, la Una n’échappe pas à la pression des activités humaines. #Urbanisation des berges, projets hydroélectriques, #pollutions liées au #sur-tourisme, et surtout un projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la rive croate : autant d’inquiétudes pour les scientifiques et les associations environnementales. « Ce projet porté par le gouvernement croate est peut-être le plus grand danger pour tous les habitants de cette partie de la Bosnie-Herzégovine, alerte Jelena Ivanic du Centre pour l’environnement, l’une des ONG organisatrices de l’expédition, basée à Banja Luka. L’usine de traitement des eaux qui alimente toute la municipalité de Novigrad se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site où pourraient être enfouis ces déchets nucléaires. » Au campement sous les saules, le projet anime les discussions du soir. Certains évoquent même un « #racisme_écologique » du puissant voisin croate, membre de l’UE. Le site pourrait contaminer les eaux de la Una, puis celles de la Sava et du Danube.

    Pour Jelena Ivanic, ces travaux scientifiques sont une occasion de renforcer les liens entre les habitants de Bosnie-Herzégovine et de dépasser les querelles communautaires imposées par le mille-feuille institutionnel créé par les accords de paix de Dayton de 1995. L’occasion aussi de se ressourcer, pour celle qui a appris à nager dans la Una, près de sa ville natale de Novi Grad. « Même quand on travaille dans la préservation de l’environnement, on est constamment confrontés à des histoires d’attaques contre quelqu’un de l’autre nationalité, car ce sont les discours qu’essaient d’imposer nos dirigeants politiques, se désole la militante écologiste de 38 ans. Ces expéditions sont une occasion unique pour les gens ordinaires de s’unir autour d’un objectif d’intérêt commun et de travailler aux côtés des scientifiques. Et dans le cas de la Una, cette rivière relie véritablement les habitants, ils y sont profondément attachés. »
    Forêts alluviales

    Comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, les berges boisées de la Una subissent les assauts d’une urbanisation galopante. En quelques années, les #maisons_secondaires, souvent massives et dotées de #piscines, se sont multipliées sur ses rives, entraînant une #destruction des fragiles écosystèmes et de nouvelles pollutions, alors que le traitement des eaux est sous-développé.

    Dans la région, le maire de la ville de Bihac, Elvedin Sedić, fait partie des rares élus à avoir ordonné la démolition d’une quinzaine de ces vikendica (« maisons de week-end »). « Ici, tout le monde se connaît, ce qui rend compliqué de faire respecter les lois, analyse l’édile, qui dit soutenir l’idée d’un parc national sur l’ensemble de la Una. Les gens ont souvent des contacts à tel ou tel échelon administratif : canton, entité, Etat fédéral… Les sanctions sont également bien trop légères. Les gens intègrent souvent les amendes, qui vont de 250 à 500 euros seulement, dans leur budget de construction. Il faut renforcer la législation pour protéger réellement les berges de la Una. »

    Si les milieux naturels de Bosnie-Herzégovine souffrent d’une législation parcellaire et rarement appliquée, l’#attachement respectueux de ses habitants à la rivière distingue la Una des cours d’eau voisins, souvent transformés en décharge à ciel ouvert. A mille lieues des mers de déchets plastiques qui étouffent régulièrement la Drina, dans l’est du pays, ou la Morava, en Serbie voisine, la Una reste largement immaculée. Une tradition héritée de l’#Unski_Smaragdi, une association précurseure des mouvements écologistes locaux, active depuis les années 80 et qui a permis à la Una de conserver son aspect naturel, avec ses cascades et ses forêts alluviales. Pour l’écologue de Sarajevo, Sabina Trakic, ce succès à long terme est une source d’inspiration pour les enjeux environnementaux actuels.

    « Le lien très fort des gens avec leurs rivières, quelles que soient leurs nationalités, a engendré une cohésion des personnes qui est le pilier de notre système fluvial, estime la biologiste, tombée sous le charme des chutes d’eau cristallines de la Una il y a plus de vingt ans. Quand on étudie les écosystèmes, il est impossible d’affirmer : ici commence un écosystème, là se termine un autre. Les rivières illustrent parfaitement cette continuité. »

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/dans-la-bosnie-herzegovine-morcelee-la-riviere-una-unit-les-gens-20260926
    #union #division #conservation #résistance #mobilisation

    CDB_77 @cdb_77
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  • @framasoft
    Framasoft.org @framasoft via RSS CC BY 2/10/2026

    #UPLOAD² : le #Solarpunk pour toutes et tous
    ▻https://framablog.org/2026/10/02/upload%c2%b2-le-solarpunk-pour-toutes-et-tous

    Poursuivant le travail entrepris depuis plusieurs années au sein des ateliers solarpunk, Framasoft s’associe une nouvelle fois à l’Université de Technologie de Compiègne, Sorbonne Universités et le chaton Picasoft pour une session en distanciel : upload². Proposé comme une formation à … Lire la suite­­

    #Communs_culturels #Enjeux_du_numérique #atelier #communs #écriture #fiction #low-tech #SF #UTC

    Framasoft.org @framasoft via RSS CC BY
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 1/10/2026

    #Journal du regard : Septembre 2026

    ▻https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-septembre-2026

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=_WU4nasVvbE

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Banlieue, #Été, #Campagne, #Jardin (...)

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @reka
    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 20/09/2026
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    @roinu
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    Bye Bye Binary, une alternative à l’écriture inclusive : épisode du podcast Les pouvoirs du graphisme | France Culture

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-fil-pop-culture/bye-bye-binary-une-alternative-a-l-ecriture-inclusive-2039674

    Par Clémence Imbert

    La typographie propose depuis longtemps une troisième voie à l’écriture inclusive. La réponse aux querelles de langue est peut-être cachée dans une technique d’imprimerie vieille de plusieurs siècles.

    #écriture_inclusive

    Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @roinu
      RoiNu @roinu 20/09/2026

      ►https://genderfluid.space

      RoiNu @roinu
    • @rastapopoulos
      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 21/09/2026

      Seen dédié en 2023 🙂
      ►https://seenthis.net/messages/1025555

      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 11/09/2026

    Lecture d’un extrait du roman « Dans les grandes lignes » de Philippe Vasset, publié aux éditions Flammarion, en 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/dans-les-grandes-lignes-de-philippe-vasset

    Après Un livre blanc sur les zones laissées vierges de toutes indications, qui émaillent la carte de la région parisienne, et Une vie en l’air où il s’empare du rail de l’aérotrain de l’ingénieur Bertin, projet abandonné au cœur de la Beauce, Philippe Vasset clôt sa trilogie de littérature géographique. Dans ce livre, l’auteur chemine à pied, à travers l’Île-de-France, pour suivre, sans carte, les lignes à haute tension, « en usant des pylônes pour seuls guides ». Ce périple électrifié crée un réel sentiment de dissociation lié aux brusques déconnexions qu’il provoque dans le paysage traversé. On passe ainsi « d’un jardin public à une bande d’arrêt d’urgence, d’une base militaire à un circuit de course automobile, d’un parking de supermarché à un cimetière. »

    (...)

    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Géographie, #Carte, #Espace, #Marche, #Périple (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_dans_les_grandes_lignes_philippe_vasset.mp4

    ▻https://editions.flammarion.com/dans-les-grandes-lignes/9782080165978

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 1/09/2026

    #Journal du regard : Août 2026

    ▻https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-aout-2026

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=CW1NBrcg0bM

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Normandie, #mer, #Carolles, #Granville, #Été, #Campagne, #Jardin (...)

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 28/08/2026

    Lecture d’un extrait du roman « La vie brute » de Joy Sorman, publié aux éditions Flammarion, en 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/la-vie-brute-de-joy-sorman

    Irène Gérard naît avec un handicap, une déficience mentale, modérée. Jusqu’à son entrée, en 2007, aux ateliers de la S, centre d’art brut et contemporain qui rassemble en Belgique des artistes porteurs de déficience mentale, « cette anomalie, cette dérogation à la norme psychique vont en effet être un handicap, une malédiction, avant de dévenir le moyen d’une révélation. » Joy Sorman évoque sa rencontre avec cette artiste qui « a inventé un style, à rebours des pratiques figuratives communes, pour représenter autrement les visages. » Pendant un an, elle tente de percer le mystère de cette femme dont l’art, à la fois brut et poétique, fascine et intrigue. Un livre qui interroge la marginalité, la création artistique, et la quête de sens à travers la rencontre avec l’autre.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Artbrut, #Art, #Peinture, #Handicap, #Visage (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/la_vie_brute_joy_sorman.mp4

    ▻https://editions.flammarion.com/index.php/Actualites/La-vie-brute-Joy-Sorman

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 19/08/2026

    « Je la déguste très amèrement / Nuit et jour aux heures bien précises. / Elle danse dans ma bouche tel le vent, / Dégénère pour deux ou trois bêtises. »

    Traitement moléculaire, délires marins, infirmière à convaincre et traversée stellaire : un poème sombre aux vers acides et au rythme vicié.

    📖 À lire sur La Psychothèque :

    ▻https://www.psychotheque.com/poesie/enfer-moleculaire-et-paradis-stellaire

    #lapsychotheque #psychotheque #poesie #poesiesombre #ecriture #poesiefrancaise #darkart #textesombre #litterature #prose #artetpoesie #ecrivain

    Psychothèque @psychotheque
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 19/08/2026

    « Voilà ce que je suis devenu : un assisté. Je reconnais que j’apprécie beaucoup les aides diverses que l’on met à ma disposition, je me laisse bercer par la facilité. »

    Entre toit temporaire, assistante sociale, secteur fermé et dérive sans-abri : récit brut sur une hospitalisation psychiatrique transformée en refuge.

    📖 À lire sur La Psychothèque :

    ▻https://www.psychotheque.com/sante-mentale/hospitalisation-en-psychiatrie-dun-sdf

    #lapsychotheque #psychotheque #ecriture #prose #bipolarite #santementale #psychiatrie #sansabri #textebrut

    Psychothèque @psychotheque
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 18/08/2026

    « L’argent ne fera jamais le bonheur, et n’y contribuera pas non plus, d’une personne malheureuse. D’ailleurs cet argent aura une couleur et une odeur, celle de la merde. »

    Entre délires d’opulence, somnifères, politique et descente poisseuse : une traversée brute et sans filtre sur les illusions de la richesse et le dégoût du réel.

    À lire sur La Psychothèque :

    ▻https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/69-facons-detre-milliardaire

    #lapsychotheque #psychotheque #ecriture #prose #satire #dark #textebrut

    Psychothèque @psychotheque
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 17/08/2026

    « Je ne suis pas utopiste, ni même pessimiste, ou encore optimiste : je suis un bisounours noir. J’ai un côté sombre, mais un cœur tout rose. »

    Pratiquer l’indifférence et le détachement pour préserver sa santé mentale, entre rejet de la politique et incapacité à détourner le regard face à la misère. Une traversée corrosive sur la tentation de l’apathie et les limites du « rien à foutre ».

    À lire sur La Psychothèque :

    ▻https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/le-je-men-foutisme

    #philosophie #santementale #lapsychotheque #psychotheque #ecriture #essai #indifference #bisounoursnoir

    Psychothèque @psychotheque
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 16/08/2026

    « Je danse avec le feu et l’excitation extrême. Ce n’est pas un fainéant, plaintif, râleur, fébrile, jaloux et perdant qui me fera un cours sur la conduite à tenir... »

    Chronique corrosive et sans filtre contre les donneurs de leçons sans ambition. Une célébration de la rigueur, du travail acharné et de l’intransigeance artistique face aux javelots en plastique.

    Nouvel article : Je danse avec le feu des détracteurs

    ▻https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/je-danse-avec-le-feu-des-detracteurs

    #Écriture #Art #Rigueur #Chronique #LaPsychothèque #Création #Passion #CoupDeGueule

    Psychothèque @psychotheque
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  • @psychotheque
    Psychothèque @psychotheque 16/08/2026

    Je pollue, tu détruis, il menace, nous éradiquons, vous pleurez, ils meurent. Je m’appelle Personne, et je suis sans émotion... jusqu’à ce matin de février où une plante fragile a réveillé l’empathie.

    Du rire aux larmes, je ne m’appelle personne

    ▻https://www.psychotheque.com/poesie/du-rire-aux-larmes-je-ne-mappelle-personne

    #philosophie #écriture #réflexion #psychotheque #poésie

    Psychothèque @psychotheque
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  • @lejournalcorrosif
    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif 14/08/2026

    Vous reprendrez un peu de sauce piquante ?

    Sur ce blog, je traite et analyse des sujets divers et avariés qui me font frémir de délire. Sans avoir un avis journalistique ou autre, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique.

    ▻https://www.psychotheque.com

    #psychothèque #blog #écritures #poésie #chroniques #bipolarité #plumecorrosive #humournoir #billetdhumeur #satiresociétale

    LeJournalCorrosif @lejournalcorrosif
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 14/08/2026

    Lecture d’un extrait du roman « Le mur » de Christian Guay-Poliquin, publié aux éditions La Peuplade, en 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/le-mur-de-christian-guay-poliquin

    Dans une ville coupée en deux par un mur frontalier, Héléna se déplace à vélo avec sa remorque à outils pour gagner sa vie, en effectuant des réparations chez les habitants. Un jour, elle découvre par accident un groupe de clandestins qui tentent de franchir la frontière en creusant un tunnel souterrain. Cela fait remonter en elle des souvenirs de son passé. Elle se joint à eux pour tenter de retrouver le monde qu’elle a quitté. « La ville de l’autre côté du mur lui apparaît comme un monde enfoui que l’on exhume. » Christian Guay-Poliquin compose un roman dans lequel s’entrelacent les différents thèmes de la catastrophe écologique, du contrôle des frontières et des liens familiaux à l’épreuve de la distance. Entre récit d’anticipation, roman d’aventure souterrain et méditation sur l’exil, il explore ce qui pousse les êtres à poursuivre un horizon, même lorsque celui-ci semble s’éloigner à mesure qu’ils avancent.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Exil, #Société, #Travail, #Écologie, #Famille (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_le_mur_christian_guay-poliquin.mp4

    ▻https://lapeuplade.com/archives/livres/le-mur

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 10/08/2026

    VitaNova — écrire la ville
    ▻https://vitanova.ledibbouk.net/spip.php?article41#Villes-sepulcrales

    https://vitanova.ledibbouk.net/IMG/jpg/giorgio_de_chirico.jpg

    Il y a aussi ces villes où l’on arrive soit à la nuit tombante, soit dans son creux le plus souvent, et qui plongent le voyageur dans un monde singulier

    #chroniques
    #écrirelaville

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 7/08/2026

    VitaNova — hésitations
    ▻https://vitanova.ledibbouk.net/spip.php?article36#a-propos-du-refus-de-collectionner

    https://vitanova.ledibbouk.net/IMG/jpg/tartine.jpg

    J’ai toujours été hésitant à vouloir faire une collection, anticipant, sans doute, cette souffrance qu’on s’infligerait à toujours, gratuitement, être à la recherche d’un objet manquant, qu’on ne possède pas encore. Cette hésitation et, finalement, ce choix imposé par la crainte naissent dès l’école. Lorsque j’observais l’excitation de mes camarades envers des morceaux de cartons rectangulaires à l’effigie de vedettes sportives, tentant, non sans une sorte de fièvre incompréhensible, de reconstituer qui des équipes, qui des années, qui je ne sais quoi d’autre encore dans ce domaine, j’éprouvais une sorte de compassion envers mes coreligionnaires, ce genre de pitié provenant de je ne sais quelle hauteur d’où l’on se situe pour admirer le monde de haut.

    #écrire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 6/08/2026

    VitaNova — Tu décides
    ▻https://vitanova.ledibbouk.net/spip.php?article20#kayakistes-et-ceistes

    https://vitanova.ledibbouk.net/IMG/jpg/040826.jpg

    Sur l’île, nous arrivons à la hauteur des canoës, là où a été créé un canal factice avec rapides et remous artificiels, particulièrement apprécié des kayakistes et des céistes. Jamais je n’avais fait attention à cette activité vraiment, même s’il m’est arrivé comme par réflexe de prendre des photographies de ce sport qui attire ici des adeptes du monde entier. Mais hier, peut-être plus attentif que d’habitude en raison des efforts que je produis moi-même pour me servir du courant de l’écriture, j’ai un peu plus regardé la façon dont chacun adoptait pour manœuvrer son embarcation dans le flot.

    #écrire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 1/08/2026

    #Journal du regard : Juillet 2026

    ▻https://liminaire.fr/chronique/journal/article/journal-du-regard-juillet-2026

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=KOOq3n0EpDc

    Chaque mois, un film regroupant l’ensemble des images prises au fil des jours, le mois précédent, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” ». Jorge Luis Borges, Fictions

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Écriture, #Voix, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Journal_du_regard, #Regard, #Dérive, #Photographie, #Nature, #Paris, #Été, #Jardin (...)

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @liminaire
    liminaire @liminaire CC BY 1/08/2026

    Lecture d’un extrait du livre « Cumul I » de Kev Lambert, publié aux éditions Grasset / Centre Pompidou, collection (un seul art), 2026.

    ▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/cumul-i-de-kev-lambert

    Alice, femme trans, est professeure d’histoire de l’art à Montréal. L’un de ses étudiants désire qu’elle dirige sa thèse sur Cumul I une œuvre de Louise Bourgeois qui donne son titre au livre. Elle se rend à Paris pour voir cette sculpture au Centre Pompidou avant de prendre sa décision. Prisonnière d’un sentiment de culpabilité diffus, elle interroge obsessionnellement son identité, ses actes, les rapports de pouvoir, le regard des autres et la menace permanente d’une faute passée, présente ou à venir. L’œuvre de Louise Bourgeois, aux formes organiques et ambiguës, déclenche en elle un flot de pensées. Ce court récit explore l’anxiété, la culpabilité et ce qui « perce à travers rêves et cauchemars pour s’échouer sur les rives du langage ».

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Langage, #Corps, #Art, #Identité, #Sculpture, #LouiseBourgeois, #Musée (...)

    ▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_cumul_i_kev_lambert.mp4

    ▻https://www.grasset.fr/livre/cumul-1-9782246843016

    liminaire @liminaire CC BY
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  • @patrick_blanchon
    patrick blanchon @patrick_blanchon 21/07/2026

    VitaNova — Tu décides
    ▻https://vitanova.ledibbouk.net/spip.php?article20

    https://vitanova.ledibbouk.net/IMG/jpg/imgp0308.jpg

    Dans cet article, des textes comme ça bien sûr, la thématique c’est juste ça. Ce qui n’est pas si facile que ça. Évident que ça dépend où l’on se situe par rapport à ça.

    #ecrire

    patrick blanchon @patrick_blanchon
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