• Électricité : le tarif réglementé d’EDF va bondir de 108% en février, mais la hausse sera limitée à 15%
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/electricite-le-tarif-reglemente-d-edf-va-bondir-de-108-en-fevrier-mais-la-

    Le TRVE, ce fameux tarif « bleu » d’EDF encadré par les pouvoirs publics, connaîtra une hausse impressionnante de 108% hors taxes (99% TTC) dès le 1er février, a fait savoir le régulateur. Même si, pour l’instant, les ménages ne le ressentiront presque pas dans leurs factures, puisque le bouclier tarifaire de l’Etat limitera l’augmentation à +15% TTC, le rattrapage à venir promet d’être douloureux. Cela s’explique notamment par la construction de ce TRVE, auquel les concurrents d’EDF, qui ne produisent pas toujours d’électricité, doivent pouvoir s’ajuster en permanence.

    https://justpaste.it/culpo

    #EDF #ARENH #marché_de_l'électricité #TRVE

  • #Nucléaire : une solution pour la planète ?

    Une enquête dense sur les enjeux écologiques et économiques de l’énergie nucléaire, à travers la question cruciale du démantèlement et du retraitement des déchets contaminés. 

    À l’heure où l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Suisse ont décidé de sortir de l’énergie atomique, la France – pays le plus nucléarisé au monde, dont près de 70 % de l’électricité est produite par ses réacteurs – projette d’investir dans de nouveaux EPR. Ce choix est-il réellement compatible avec la transition écologique ? C’est ce que laisse entendre la Commission européenne, qui vient d’accorder un label « vert » au nucléaire dans le cadre de sa taxonomie, une classification des énergies selon leur durabilité. Certes, les centrales n’émettent pas de CO2, ce qui constitue un avantage incontestable face au réchauffement climatique. Mais le nucléaire implique aussi des niveaux mal maîtrisés de rejets radioactifs aux abords des centrales (tritium, carbone 14...), des quantités exponentielles de déchets dangereux dont le recyclage et le stockage restent problématiques, ou le risque jamais exclu d’accident grave, à l’image des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Alors, le nucléaire peut-il être qualifié d’énergie « verte » ?

    Débat verrouillé
    En s’intéressant aux coulisses de « l’après-Fessenheim » en France, la documentariste Ghislaine Buffard s’est lancée dans une vaste enquête. Partant à la rencontre de scientifiques, de représentants de l’industrie de l’atome et de militants écologistes, elle éclaire avec pédagogie et sans manichéisme un débat verrouillé par des intérêts politiques et économiques complexes, auquel le changement climatique donne une nouvelle perspective. Des voix de plus en plus nombreuses présentent en effet le nucléaire comme la seule alternative crédible aux énergies fossiles. Mais, en France comme ailleurs, les exemples abondent pour illustrer l’"arrogance scientifique" dont les pronucléaires font preuve, selon les termes du consultant Mycle Schneider : recyclage très parcellaire des combustibles dans l’usine de retraitement de La Hague, sûreté controversée du futur « cimetière » de déchets de Bure – dangereux pendant des centaines de milliers d’années –, pollution de la Loire par des rejets radioactifs... Si le nucléaire peut apparaître comme une solution à moyen terme, il semble impossible d’en maîtriser les retombées à une échéance (beaucoup) plus lointaine.

     
    https://www.arte.tv/fr/videos/098818-000-A/nucleaire-une-solution-pour-la-planete
    #film #documentaire #film_documentaire

    #énergie_nucléaire #changement_climatique #démantèlement #déchets_radioactifs #radioactivité #high_level_waste (#HLW) #CIRES #ANDRA #décontamination #EDF #Cyclife #santé #recyclage #ANS #grand_carénage #Framatome #IRSN #ACRO #eau_potable #Orano #Bure #Onkalo #Cigéo #voix_du_nucléaire #coût #FORASTOM #taxonomie_verte #lobby #transition_énergétique

  • « Le marché européen de l’électricité devait apporter une énergie abondante, peu chère et propre. Mais, comme d’habitude, la libéralisation est un échec. Malgré cela, l’UE et le gouvernement français la poursuivent en démantelant EDF. »

    Absurdistan électrique | David Garcia

    https://www.monde-diplomatique.fr/2022/12/GARCIA/65343

    Le coût exorbitant d’une libéralisation

    La crise énergétique consécutive aux sanctions occidentales contre la Russie n’a pas seulement rogné le pouvoir d’achat des Européens et affaibli le Vieux Continent. Elle projette une lumière crue sur l’échec de la libéralisation du marché de l’électricité en France et, surtout, sur l’obstination des différents gouvernements à poursuivre cette politique quoi qu’il en coûte.

    « Le marché européen donne l’impression d’être au bout du modèle mis en place il y a vingt, vingt-cinq ans . » L’auteur de cette formule n’est ni encarté à La France insoumise (LFI), ni adhérent du syndicat contestataire Sud énergie. Président-directeur général (PDG) d’Électricité de France (EDF) de 2014 jusqu’à son récent remplacement, M. Jean-Bernard Lévy a dirigé plusieurs multinationales du CAC 40 : Vivendi, Thalès…

    #Destruction-Dogmatique #EDF

  • La CNIL condamne EDF à une amende de 600 000 euros pour violation du RGPD, les détails de cette décision
    https://www.nextinpact.com/article/70493/la-cnil-condamne-edf-a-amende-600-000-euros-pour-violation-rgpd-details-

    EDF est condamnée par la formation restreinte de la CNIL pour plusieurs manquements au RGPD, avec une amende administrative de 600 000 euros à la clé. Plus que le résultat, le raisonnement et le détail des points soulevés par la CNIL sont intéressants à analyser.

    La CNIL explique avoir été « saisie de plusieurs plaintes à l’encontre de la société EDF, portant sur l’exercice des droits entre août 2019 et décembre 2020 ». La Commission a effectué un contrôle en ligne du site www.edf.fr le 15 février 2021. Un questionnaire était envoyé quelques semaines plus tard (le 25 mars) auquel EDF a répondu le 29 avril. Des échanges complémentaires se sont déroulés jusqu’en septembre.

    En juin de cette année, la rapporteure proposait à la formation restreinte de la CNIL de prononcer « une amende administrative au regard des manquements » et de rendre la décision publique pendant deux ans. Après de nouveaux échanges pendant quelques semaines, le contradictoire était clos mi-septembre.

    Afin de planter le décors, la CNIL rappelle que, « fin décembre 2020, la société comptait dans ses bases de données 25,7 millions de clients pour la fourniture d’électricité, de gaz et de services », soit l’équivalent de 40 % de la population française environ, excusez du peu.
    Surprise (ou pas) : un formulaire non rempli ne vaut pas consentement

    Dans la délibération de la formation restreinte, le premier manquement concerne « l’obligation de recueillir le consentement des personnes concernées pour la mise en œuvre de prospection commerciale par voie électronique ». Problème, suite à des opérations de ce genre, la société n’était « pas en mesure de disposer et d’apporter la preuve d’un consentement valablement exprimé par les prospects dont les données proviennent de courtiers en données avant d’être démarchées » .

    Ce n’est pas tout. Dans le cadre de l’instruction de trois plaintes, EDF n’a pu obtenir du courtier des éléments prouvant que le recueil du consentement avait bien été réalisé : « le courtier en données a produit le formulaire type, et non le formulaire rempli individuellement par chaque prospect ».

    Pour sa défense, EDF expliquait que les prospections exploitant des données collectées auprès de courtiers « sont très ponctuelles et visent un nombre non significatif de prospects ». Elle ajoutait avoir « toujours strictement encadré ses relations contractuelles avec les courtiers en données auxquels elle fait appel et que des échanges fréquents avaient lieu, même s’ils n’étaient pas nécessairement formalisés sous forme d’audits ». Enfin, elle affirmait « que les données déjà collectées dans le cadre de campagnes précédentes ont été supprimées ». Depuis novembre 2021, des audits formalisés sont en place pour éviter que cela ne se reproduise.

    Quoi qu’il en soit, la CNIL « considère dès lors que les mesures mises en place par la société EDF pour s’assurer auprès de ses partenaires que le consentement a été valablement donné par les prospects avant d’être démarchés étaient insuffisantes ». EDF a « méconnu ses obligations résultant des articles L. 34-5 du CPCE et 7, paragraphe 1, du RGPD .

    EDF joue la carte de la refonte en cours

    La deuxième série de reproches concerne le manquement à l’obligation d’information des personnes. Il s’agit des articles 13 et 14 du RGPD qui disposent que des informations doivent être communiquées aux personnes concernées, notamment « les finalités du traitement auquel sont destinées les données à caractère personnel ainsi que la base juridique du traitement ».

    La rapporteure explique que « la base légale n’était pas mentionnée et les durées de conservation des données n’étaient pas développées de manière suffisamment précise ». De plus, « les personnes démarchées par voie postale par la société n’étaient pas informées de la source précise de leurs données à caractère personnel, à savoir l’identité de la société auprès de laquelle EDF les a obtenues ».

    La société concède que sa charte de protection des données personnelles contenait l’ensemble des données au titre de l’article 13 du RGPD, mais reconnait que seules « certaines durées de conservation étaient mentionnées ». EDF ajoute qu’une refonte des durées de conservation était en cours lors du contrôle en ligne : « elle considère qu’il n’était donc pas possible d’indiquer l’ensemble des durées de conservation, puisque celles-ci étaient en cours de revue et de modification ».
    Des informations vagues et imprécises

    L’argument ne fait pas mouche auprès de la formation restreinte : « il n’en demeure pas moins que, au moment de ces constatations, ladite charte précisait " Nous ne conservons vos données que pendant la durée nécessaire à leur traitement selon la finalité qui a été fixée " ». Une information « vague et imprécise », insuffisante pour garantir un traitement équitable et transparent.

    Dans ses courriers, EDF indiquait que les données ont été collectées auprès d’un « organisme spécialisé dans l’enrichissement de données ». C’est l’article 14 du RGPD dont il est question ici. Pour la CNIL, cela manque de précision, car cette information ne permet pas de « garantir un traitement équitable et transparent […] en particulier dans un contexte de reventes successives de données entre de multiples acteurs et dans l’hypothèse où le prospect souhaiterait exercer ses droits auprès du courtier en données dont il ignore l’identité ».

    C’est donc un combo perdant des articles 13 et 14 sur l’obligation d’information des personnes. La CNIL note néanmoins que dans le premier cas, EDF détaille les bases légales et durées de conservation dans sa charte évoquée, tandis que dans le second elle a « modifié les mentions d’information figurant dans les courriers de prospection ».
    Des manquements sur l’obligation de transparence

    On enchaine avec des manquements sur l’exercice des droits des personnes, en lien avec les articles 12, 15 et 21. Premier point abordé : l’obligation de transparence. La CNIL se base sur deux saisines pour affirmer que la société n’a pas respecté ce point du RGPD :

    « S’agissant de la première saisine, la rapporteure a relevé que la société EDF avait contacté le plaignant par téléphone pour lui apporter une réponse, sans lui adresser d’écrit, en violation de l’article 12, paragraphe 1, du RGPD. En outre, la réponse qui lui a été apportée sur l’organisme à l’origine des données était erronée. Enfin, la société a répondu à ses questions, de nouveau par téléphone, plus de neuf mois plus tard.

    S’agissant de la seconde saisine, la rapporteure a relevé que la société avait clôturé la demande du plaignant au lieu de la transmettre au service en charge des demandes d’exercice de droits et n’avait pas répondu […]. Ce n’est que six mois après sa demande initiale – dans le cadre de la procédure de contrôle – qu’une réponse a été apportée au plaignant ».

    Dans le premier cas, EDF plaide « l’erreur humaine commise par le conseiller, lequel n’a pas suivi les procédures internes ». Concernant les retards, elle met en avant un « contexte particulièrement difficile à la fois de la crise sanitaire, qui a conduit à un accroissement du nombre de demandes d’exercice de droit, et de report de la fin de la trêve hivernale au 1er septembre 2020 ». La CNIL en prend note, mais considère tout de même « que le manquement à l’article 12 du RGPD est constitué ».
    Article 15 : CNIL 1 - EDF 1, balle au centre

    On continue avec l’obligation de respecter le droit d’accès, là encore la CNIL se base sur deux saisines. Dans la première, la première réponse apportée au plaignant par téléphone sur la source des données collectées était erronée. La société reconnait que la réponse était « en partie inexacte » à cause d’une erreur sur la source des données.

    Sur la seconde saisine, la société affirmait à une personne « qu’elle n’avait aucune autre donnée la concernant que son prénom et son nom dans ses bases de données ». Problème pour la rapporteure, cette affirmation était inexacte : la société devait au moins avoir son (ancienne) adresse « pour effectuer le rapprochement avec les nom et prénom de la plaignante, puisque la société EDF lui a adressé un courrier au domicile de ses parents ».

    Pour EDF par contre, la réponse du conseiller était correcte « puisque les seules données rattachables à la plaignante étaient ses nom et prénom ». Pour la formation restreinte (qui a suivi la proposition de la rapporteure), « le manquement invoqué n’est pas caractérisé ».

    On termine avec le droit des personnes avec l’article 21. Selon la rapporteure et une saisine, la société n’a pas pris en compte l’opposition d’un plaignant « au traitement des données à caractère personnel de son fils mineur à des fins de prospection commerciale ». Il a en effet reçu un second courrier. EDF reconnait un cafouillage interne : « le conseiller a bien procédé à l’effacement des données comme il l’avait indiqué par téléphone au plaignant, mais n’a pas complètement suivi la procédure interne en ne procédant pas à l’opposition avant d’effacer les données ».

    La procédure est désormais simplifiée. Les faits n’étant pas contestés, ils constituent donc un manquement au titre de l’article 21 du RGPD.
    Quand EDF utilisait encore MD5 en 2022

    Enfin, dernier manquement : l’obligation d’assurer la sécurité des données (article 32). Sur son portail prime énergie, des mots de passe « étaient stockés au moyen de la fonction de hachage MD5 », complètement dépassée aujourd’hui.

    EDF affirme pour sa défense que, « depuis janvier 2018, la fonction de hachage SHA-256 est utilisée », mais que, « jusqu’à juillet 2022, les mots de passe de plus de 25 800 comptes étaient conservés de manière non sécurisée, avec la fonction de hachage MD5 ».

    L’entreprise se défausse sur un prestataire et tente d’éteindre l’incendie (sans convaincre) : « Le hachage MD5 correspond uniquement au niveau de hachage mis en place historiquement par la société […], sous-traitant d’EDF, et pour lequel seuls quelques milliers de comptes étaient encore concernés en avril 2021. La société ajoute que ces mots de passe étaient tout de même stockés avec la robustesse du mécanisme supplémentaire d’aléa (salage), empêchant les attaques par tables précalculées ».

    Peu sensible à ces arguments, la CNIL rappelle que « le recours à la fonction de hachage MD5 par la société n’est plus considéré depuis 2004 comme à l’état de l’art et son utilisation en cryptographie ou en sécurité est proscrite ». EDF n’a que 18 ans de retard.
    Le hachage de 2,4 millions de mots de passe manque de sel

    Sur l’espace client EDF, ce n’est pas franchement mieux. Selon les déclarations initiales de la société, les mots de passe « étaient stockés sous forme hachée et salée au moyen de la fonction SHA-1, pourtant réputée obsolète ». Lors de sa défense, l’entreprise revient sur sa déclaration et explique que l’algorithme « est en réalité SHA-512 complété d’un mécanisme d’ajout d’aléa (salage) depuis le 17 mai 2017, et non SHA-1, contrairement à ce qu’elle avait pu indiquer à la délégation de contrôle ».

    Il reste un problème pour la rapporteure : « si 11 241 166 mots de passe de comptes sont bien hachés et salés, 2 414 254 mots de passe de comptes sont hachés uniquement, sans avoir été salés ». Cette faiblesse a été corrigée et désormais « il n’existe plus à ce jour aucun mot de passe haché en SHA-512 sans mécanisme d’ajout d’aléa (salage) ». EDF ne conteste donc pas le manquement de l’article 32, « mais demande à ne pas être sanctionnée dans la mesure où elle a dorénavant remédié au manquement ».
    La « bonne volonté » ne suffit pas à effacer l’ardoise

    Enfin la formation restreinte détaille sa réflexion sur les mesures correctrices et leur publicité. Sans surprise, EDF met en avant sa « bonne volonté et les efforts dont elle a fait preuve tout au long de la procédure » pour demander à la formation restreinte de « ne pas prononcer de sanction financière ou à tout le moins à réduire très significativement le montant de l’amende proposée par la rapporteure ». Pour la CNIL, « une amende administrative d’un montant de 600 000 euros apparaît justifiée ».

    Pas d’injonction de mettre en conformité néanmoins, car « la société a pris des mesures de mise en conformité s’agissant de l’ensemble des manquements relevés par la rapporteure ». Enfin, EDF demandait « de ne pas la publier ou, à titre subsidiaire, de l’anonymiser immédiatement ou au plus tard dans un délai de huit jours » la décision de sanction.

    La formation restreinte de la CNIL n’est pas sur la même longueur d’onde : « la publicité de la sanction se justifie au regard de la nature et du nombre de manquements commis, ainsi que du nombre de personnes concernées par lesdites violations, en particulier plus de 2 400 000 clients s’agissant du manquement à la sécurité des données ». La décision sera anonymisée après un délai de deux ans. »

    #cnil #edf #rgpd

  • France : Bugey : EDF coupe l’arrivée d’eau froide du réacteur 2
    https://www.sortirdunucleaire.org/France-Bugey-EDF-coupe-l-arrivee-d-eau-froide-du-reacteur-2

    Alors que les règles prévoient de baisser la puissance du réacteur dans l’heure si celui-ci n’a plus ses pompes en service, EDF a laissé fonctionner le réacteur 2 de la centrale du Bugey (Auvergne-Rhône-Alpes) jusqu’au lendemain. L’industriel n’avait pas anticipé qu’un essai de fonctionnement réalisé sur un autre équipement couperait la seule pompe qui fonctionnait. EDF a mis plusieurs heures à s’en rendre compte. Sans cette pompe, les tambours par lesquels l’eau est captée dans le fleuve pour être ensuite envoyée vers les circuits de refroidissement sont rapidement obstrués par des débris et des végétaux.

    • et donc :
      – on se fait enfumer
      (complexité accrue = enfumage quasi sûr)
      – par les actionnaires
      (la case en rouge en haut à droite)
      – depuis 20 ans

    • Cet objectif s’est concrétisé par la séparation entre les activités de distribution, de production et de commercialisation, afin que des nouvelles entreprises d’électricité puissent se lancer dans le jeu. Mais à l’approche des années 2010, les concurrents de l’ex-entreprise publique ont protesté : en raison du parc nucléaire français, payé par le contribuable français et désormais amorti, EDF reste l’entreprise la plus compétitive. Impossible donc d’instaurer la concurrence. L’idéologie face aux faits n’avait pas dit son dernier mot : en 2010, la loi NOME instaure le principe de l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (Arenh) qui oblige EDF à vendre à prix coûtant à ses concurrents un quart de sa production. Le fournisseur d’énergie est contraint de céder une grosse quantité de son électricité nucléaire à sa propre concurrence à un tarif régulé s’élevant depuis le 11 mars 2022 à 46,20 euros par mégawattheure, un prix cassé par rapport au marché, où le mégawattheure s’échangeait le 22 août à plus de 600 euros. Cette aberration économique doit s’accompagner d’engagement de la part des fournisseurs alternatifs : par exemple, répercuter ce bon deal sur les prix offerts à leurs consommateurs, et surtout investir enfin dans la production d’énergie… ce qu’ils ne font pas, et ce qui explique en grande partie le manque de capacité énergétique que connaît le pays actuellement : « les concurrents [d’EDF] sont simplement des traders qui achètent et vendent leur électricité sans installer de la puissance de production qui aurait fait d’eux de vrais acteurs du marché », expliquait le secrétaire général de la branche Énergie du syndicat Force Ouvrière, Alain André, à franceinfo en août 2022.

  • Retours sur la conférence de presse de #RTE du mercredi 14 septembre : Perspectives du système électrique pour l’hiver 2022-2023.

    Monsieur Bidouille sur Twitter

    C’est parti pour la conférence qui vous dira si vous avez bien fait d’acheter des bougies 🕯️

    https://threadreaderapp.com/thread/1569959420372680711.html
    https://twitter.com/MrBidouille/status/1569959420372680711

    La conférence de presse en question : https://www.rte-france.com/actualites/conference-presse-mercredi-14-septembre-perspectives-systeme-electrique-

    #électricité #prix #inflation #EDF #RTE

  • Comment des fournisseurs d’électricité alternatifs s’en mettent plein les poches, et pourquoi la presse à leurs ordres ne communique que sur l’Apocalypse des coupures électriques ?

    Grâce à L’ARENH, Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, EDF doit vendre à ses concurrents (en fonction de leurs nombres de clients de l’électricité à prix coûtant en fonction de la consommation de ses clients au prix de 46 euros seulement le MWh.
    La quantité affectée à chaque fournisseurs d’électricité alternatifs est calculée en été.

    Pour l’été, ces fournisseurs d’électricité alternatifs proposent des tarifs cassés attractifs en apparence.

    Quand la fin de l’été arrive, les fournisseurs d’électricité alternatifs augmentent leurs tarifs, soit disant à cause de la hausse des cours, et conseillent à leurs clients de rejoindre un autre fournisseur. Exemple, cité Ohm Energie.

    Les clients partent, les fournisseurs d’électricité alternatifs peuvent donc vendre leurs droits à l’électricité d’EDF à prix coutant (46 euros seulement le MWh) sur le marché.
    Pas mal la culbute.
    Les oligarques français s’enrichissent fabuleusement gràce à cette entourloupe, #EnMarche.

    En ce moment, le prix de gros de l’électricité en France dépasse 1 000 euros le mégawattheure, contre 85 euros il y a un an. Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/26/le-prix-de-gros-de-l-electricite-en-france-depasse-1-000-euros-le-megawatthe

    Source de l’information La Tribune : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-debacle-des-fournisseurs-d-energie-met-en-lumiere-la-defaillance-de-l-o

    Il va sans dire que les médias aux ordres des bénéficiaires ne titrent que sur les pénuries possibles, afin de ne pas aborder le fond du sujet.

    #spéculation #bénéfices #marges #oligarques #électricité #énergie #nucléaire #france #edf #économie #privatisation #electricité #linky

    • Il va sans dire que la plupart des clients des fournisseurs d’électricité alternatifs qui augmentent leurs prix pour l’hiver, reviennent probablement chez EDF et au TRV, tarif réglementé de vente, ce qui force EDF à acheter de quoi fournir ceux ci sur le marché au prix fort, à la bourse à des prix pharamineux.

      A souligner : Avec ses quelque 40.000 abonnés particuliers, Plüm Energie maintient de son côté ouverte la souscription à son offre indexée au TRV, contre vents et marées, ce qui prouve que les augmentations de tarif des autres fournisseurs d’électricité alternatifs sont une arnaque.

  • ZeratoR sur Twitter :
    https://twitter.com/ZeratoR/status/1545759317894348802

    Changement pour le ZEVENT. Le combat est trop important, merci pour votre soutien et vos réactions. #ZEVENT2022

    Fondation GoodPlanet sur Twitter :
    https://twitter.com/GoodPlanet_/status/1545758421080854533

    Albane Godard, Directrice Générale de la Fondation GoodPlanet s’exprime à propos du #ZEVENT2022

    Z Event 2022 : GoodPlanet quitte le marathon caritatif - Numerama
    https://www.numerama.com/pop-culture/1034518-le-z-event-2022-annule-son-partenariat-avec-la-fondation-goodplane

    Changement de programme pour le Z Event 2022. Face à la polémique dans le choix de l’association qui bénéficiera de l’argent récolté lors du marathon caritatif de jeu vidéo, Zerator revoit ses plans. La fondation GoodPlanet est écartée. Les internautes devront choisir cinq autres associations parmi une liste.

    ZEvent 2022 : la fondation GoodPlanet, accusée de « greenwashing », se retire du marathon caritatif
    https://www.bfmtv.com/tech/zevent-2022-la-fondation-good-planet-accusee-de-greenwashing-se-retire-du-mar

    Le marathon caritatif de jeux vidéo était au coeur d’une polémique depuis plusieurs jours après avoir choisi la fondation GoodPlanet pour l’édition 2022.
    Après avoir fait l’objet de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux ces derniers jours, la fondation GoodPlanet qui œuvre en faveur de l’écologie a annoncé ce samedi son retrait du ZEvent, marathon caritatif de jeux vidéo programmé du 9 au 11 septembre au Zénith de Montpellier.

    L’association GoodPlanet n’a manifestement pas résisté à l’analyse des Internautes. Accusée de pratiquer le greenwashing au profit d’un pollueur, de polluer via des NFT, de promouvoir la biodynamie, ou encore d’employer un responsable informatique climatosceptique.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #zevent #zorator #goodplanet #albane_godard #yann-athus_bertrand #bnp_paribas #garnier #edf #totalenergies #don #association #événement_caritatif #charité #annulation #retrait #nft #biodynamie #greenwashing #climatoscepticisme #climat #arkunir #maghla #coupe_du_monde #football #qatar #twitch #youtube

  • #Législatives : mon candidat est-il radioactif ?

    "Les partis qui soutiennent le #nucléaire

    Lutte Ouvrière et le #Parti Communiste Français (voir paragraphe sur la NUPES)
    La coalition « Ensemble » composée de la République en Marche, Horizon (Édouard Philippe) et le Modem
    Les Républicains, Debout la France
    Le Rassemblement National, Reconquête
    Un certain nombre de « petits partis » comme le Parti Pirate ou le Mouvement des Progressistes.

    Au-delà de la position des partis politiques, certain.es candidat.es sont très clairement lié.es au #lobby du nucléaire !

    Robin Devogelaere-Pozzo (Union de la droite et du centre), 6ème circonscription de Seine Maritime, actuellement médiateur national d’Énedis. Il a commencé sa carrière au Groupe #EDF et a été, pendant 10 ans, directeur de la communication et porte-parole crise climatique du groupe.

    Philippe Dos Reis (RN) 3ème circonscription de la Drôme est ingénieur du nucléaire.

    Erwan Toullec Dufour (LR), 3ème circonscription de la Manche, responsable communication et marketing chez Vinci Energy.

    Perrine Goulet (députée sortante LREM) 1ère circonscription de la Nièvre, responsable en 2008 du centre Nucléaire de Production de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Elle avait proposé de tirer sur les militant.es qui s’introduisaient dans les centrales.

    Les partis engagés pour la sortie du nucléaire

    Le NPA
    Tous Unis pour le vivant
    Le Mouvement Homme Animaux Nature
    L’Écologie au centre
    La NUPES : des candidatures à surveiller

    Le nucléaire fait partie des points programmatiques de désaccord entre les partis de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. Ainsi :

    EELV, LFI et Génération.s proposeront « la sortie du nucléaire avec un double mot d’ordre : sobriété et efficacité. » Ils soutiennent également l’abandon des projets d’EPR, la planification de leur démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites nucléaires et de l’ensemble de leur bassin de vie.

    Le PCF « proposera une trajectoire qui combine les énergies renouvelables à l’énergie nucléaire et ne s’associera pas à l’objectif 100 % renouvelables et à l’abandon des projets d’EPR. ». Le PCF plaide également pour le maintient du nucléaire dans la taxonomie verte européenne.

    Le PS « proposera d’optimiser la durée de vie des centrales nucléaires, de planifier les travaux permettant de prolonger leur exploitation, et de le faire sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et du Parlement. »

    Nous retrouvons donc, sous la même bannière, des candidatures NUPES fortement engagées contre le nucléaire et ses dérives à l’instar de Mathilde Panot mais aussi des candidat.es aux positions très ambiguës sur l’atome comme le député communiste sortant Sébastien Jumel. Vigilance donc !
    Les partis discrets... voire muets sur la question !

    La plupart des partis régionalistes ou monothématiques comme le Parti Animaliste, Sabaudia ou Convergence RIC n’ont pas de position officielle sur la question de l’énergie nucléaire. C’est également le cas du Parti Radical de Gauche qui ne mentionne pas l’énergie nucléaire dans son programme."

    https://www.sortirdunucleaire.org/Legislatives-mon-candidat-est-il-radioactif

    et alors ce que j’ai découvert récemment et qui m’a scié...c’est le parti pirate (avec quelques candidats qui m’ont bien saoulé avec le discours pro #nuke habituel sur Masto) :

    https://partipirate.org/program/index/environnement_climat_et_energie___pour_une_transition_energetique_decar

    avec tous les éléments de langage du lobby...et les mêmes arguments.
    Ça fait tache...

  • At what cost? Funding the EU’s security, defence, and border policies, 2021–2027.
    A guide for civil society on how EU budgets work

    This report reveals that:

    The 2021–27 #Multi-annual_Financial_Framework allocates an unprecedented amount of European public money for security and defence purposes, more than doubling its budget from one spending cycle to the next.

    - The overall amount of money earmarked for security and defence spending is €43.9 billion, an increase of more than 123% when compared to the previous seven-year budgetary cycle, which allocated €19.7 billion for the same purpose.
    - The largest increase from the previous budgetary cycle can be seen in the European Defence Fund, which replaces its precursor programmes (Preparatory Action on Defence Research and European Defence Industrial Development Programme) with a massive funding increase of 1256%, to reach a total of almost €8 billion. This money will, for the first time, be used for the research and development of high-tech military weaponry.
    - The #European_Peace_Facility, which may be understood as replacing the Athena mechanism and African Peace Facility, will increase its budget by 119% to €5.7 billion. This means that 31% of the overall spending will go on military weaponry research and development and an off-budget military initiative with almost no democratic scrutiny, oversight or transparency whatsoever.
    - Other significant budget hikes include the #Internal_Security_Fund, which will increase by 90% to €1.9 billion, the Integrated Border Management Fund – Border and Visa, which will increase by 131% to €6.2 billion and the funds being made available to agencies such as Frontex and Europol, which will increase by 129% to €9.6 billion. The increase of the Asylum and Migration Fund is less notable at 43% but the instrument will still receive a substantial €9.9 billion.
    - The Citizens, Equality, Rights and Values Programme will increase its budget by 124%, to reach €1.4 billion, but this figure should be put in to context – it pales in comparison to the €43.9 billion being invested in militarised security and defence initiatives. Funding for law enforcement, border control, military research and development and operations (€43.9bn) is 31 times higher than funding for rights, values and justice (€1.4bn). Furthermore, the majority of the latter funds will still be awarded to states rather than independent organisations.

    In addition to the aforementioned funds, development aid will be redirected towards border management and will play an increased role in enhancing non-EU states’ ability to control migratory movements. The #European_Development_Fund and #EU_Trust_Fund_for_Africa have both been used to pursue migration policy objectives, and in the 2021–27 period 10% of the new €79 billion #Neighbourhood_Development_and_International_Cooperation_Instrument (#NDICI) ‘should be dedicated particularly to actions supporting management and governance of migration and forced displacement within the objectives of the Instrument’.

    The massive increase in security spending will also strengthen ‘Fortress Europe’ and further the long-standing goal of the EU and its member states to externalise border control to third countries regardless of these policies’ devastating consequences. The objective of containing unwanted people fleeing war and persecution outside Europe’s borders has been strongly prioritised in the 2021–27 security and migration funds:

    – The new home affairs fund seeks to enhance the ability of countries outside the EU to control migration and one of the main objectives of the #AMF is centred on the external dimension of asylum and migration management.
    – One aim of the IBMF is ‘to facilitate legitimate border crossings, to prevent and detect illegal immigration and cross-border crime and to effectively manage migratory flows’, and one of the ways in which this can be done is through ‘the enhancement of inter-agency cooperation’ between member states, Union bodies and third countries.
    – The IBMF will finance the deployment of immigration liaison officers to third countries to gather information and intelligence on migratory movements. Frontex, the EU’s border and coast guard agency, has its own pool of liaison officers who undertake similar work.
    – The consequences of border #externalisation policies are felt in regions as far south as the Sahel or as far east as countries neighbouring Afghanistan, where immigration and asylum authorities have, in effect, become the border guards of the EU, detaining and containing those on the move in search of safety.

    The European Defence Fund and the European Peace Facility mark a new point of departure for the EU in pivoting towards hard power and militarism.

    - The #European_Peace_Facility (#EPF) is an off-budget fund which will circumvent, and may eventually render redundant, EU rules against funding military projects. Under the EPF lethal weapons may be provided to third countries for defence purposes. The financing and provision of weapons to Ukraine is the first such example.
    - The #European_Defence_Fund (#EDF) will, for the first time, provide funding for the research and development of high-tech military equipment, which until now was largely prohibited by the EU.
    - A substantial amount of funding will also bolster the European security industrial complex and serve to subsidise the already highly lucrative homeland security industry. This complex has long promoted a vision of security based on the development and deployment of technical ‘solutions’, many of which are premised on novel and enhanced surveillance techniques.
    – The lion’s share of EU funding for homeland security research has long gone to private companies that are likely to continue being the main beneficiaries of these funds in the 2021–27 period.
    - The European Defence Fund will provide a new source of finance for many of the same corporations that have been significant recipients of security research funding. There is a requirement for the European Commission and other actors to ensure ‘synergies’ between the two programmes, and to exploit dual-use technology that may be of use to both the homeland security and military sectors. In practice, this is likely to mean the further militarisation of the civil sphere and the continuation of the long-standing trend to blur the lines between war, policing and internal security initiatives.
    – The significance of the EPF and EDF for the EU as a political project should not be underestimated. The creation of these funds marks a new point of departure for the EU, which began as a peace project. Under these funds it is actively shifting course and is now pursuing militarised objectives.
    - Determining the priorities of these funds will remain matters of state – apart from a limited role in negotiating legislation, the role of the European Parliament and civil society after laws have been passed is severely restricted, raising serious questions regarding parliamentary and public scrutiny, transparency and oversight.

    The EU’s Border and Coast Guard Agency, Frontex, will be provided with unprecedented funding of €5.6 billion from 2021-2027, a 194% increase compared to the previous budgetary cycle, and a key role in overseeing member states’ use of EU migration funds.

    – While #Frontex received €6 million in 2005, it now receives an average of €800 million a year – a 13,200% increase in budget over less than 20 years.
    - The agency will receive several hundred million euros a year to fulfil its expanded role, and in particular to develop its ‘standing corps’ of 10,000 border guards.
    - The European Commission is obliged to take into account Frontex’s views on national spending using the AMF and IBMF, and the agency is to be consulted on how member states should address recommendations resulting from evaluations on how they manage their borders.
    - Any equipment purchased by national border authorities using the IBMF must meet Frontex’s technical standards, and be made available for use by the agency.
    – Frontex is to play a key role in identifying and evaluating relevant research activities as part of the Civil Security for Society homeland security research programme

    Although the funding is being allocated for activities that carry significant risk, such as research into and development of lethal weapons, intrusive surveillance and policing, or the reinforcement of deadly border control practices, transparency, oversight, and accountability are all sorely lacking:

    - Although the EU’s new security funds will be subject to some measure of democratic scrutiny and oversight, and there will be some transparency regarding the projects and activities funded, this is largely restricted to the provision of information on spending and results, while democratic participation in setting priorities is strictly limited. With regard to the ISF, the European Commission is obliged to compile reports, to which the Parliament can then propose recommendations, which the Commission ‘shall endeavour to take into account’. There is no such requirement however, for the AMF or IBMF.
    – For the most part, it will be state officials in EU member states who determine how these funds are spent, while elected representatives and civil society organisations have only been granted a post-facto oversight role with no capacity to opine or influence spending beforehand.
    – There are a number of loopholes for the home affairs funds that could be used to inhibit transparency and, in turn, accountability. National authorities are obliged to publish information on the AMF, IBMF and ISF, ‘except where Union law or national law excludes such publication for reasons of security, public order, criminal investigations, or protection of personal data’ – in the hands of over-zealous officials, ‘security’ and ‘public order’ could be interpreted very broadly as a means of restricting public access.
    - Transparency has been kept to an absolute minimum with regard to the European Defence Fund and European Peace Facility.
    - The distribution of spending on external migration policies across different funding streams (such as development, migration, and security) means that political responsibility is distributed and diluted, further reducing the Parliament’s capacity to exert democratic scrutiny and oversight.

    What is notable by its absence from the 2021–2027 Multi-annual Financial Framework?

    - There is no funding to undertake search and rescue operations in the Mediterranean, but rather to provide assistance or actively participate in ‘push or pull back’ operations to prevent migrants and asylum seekers from reaching Europe’s shores.
    – There are only limited requirements to consult the EU’s own expert body on fundamental rights, the Fundamental Rights Agency, when drafting and approving spending programmes, while there is no obligation whatsoever to consult the European Institute for Gender Equality or national human rights bodies.
    - These funds attempt to address the consequences, and not root causes, of political and social conflict. For example, with regard to racism and xenophobia towards migrants and refugees, they appear to placate such sentiments rather than to find creative ways to effectively challenge them.

    https://eubudgets.tni.org
    #guide #budget #EU #UE #Union_européenne #défense #frontières #sécurité #coût
    #Asylum_and_Migration_Fund (#AMF) #Integrated_Border_Management_Fund (#IBMF) #Internal_Security_Fund (#ISF) #fonds #migrations #asile #réfugiés #statistiques #chiffres #transparence

    ping @isskein @karine4

  • #Nucléaire : un cadre de la centrale du Tricastin dénonce une « politique de dissimulation » d’incidents de sûreté
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/12/nucleaire-un-cadre-de-la-centrale-du-tricastin-denonce-une-politique-de-diss
    #criirad

    L’accusation n’émane ni d’une organisation #antinucléaire ni d’une association de défense de l’#environnement. Pour la première fois, c’est un cadre d’EDF, ancien membre de la direction d’une centrale nucléaire française, celle du Tricastin (Drôme), qui a décidé de briser le silence et de saisir la justice pour dénoncer ce qui, selon lui, s’apparente à une « politique de dissimulation » d’incidents et d’écarts en matière de sûreté. Une démarche inédite dans un milieu tenu au secret. Selon les informations du Monde, une plainte a été déposée au début d’octobre devant le #tribunal_judiciaire de Paris. Elle vise #EDF et la direction de la centrale du Tricastin aux chefs de « mise en danger de la vie d’autrui », « #infractions au code pénal, au code de l’environnement, au code du travail et à la #réglementation relative aux installations nucléaires » et « harcèlement ».

    Le plaignant espère que la justice reconnaîtra son statut de #lanceur_d’alerte. En attendant, toujours #salarié d’EDF, il souhaite garder l’anonymat – nous l’appellerons Hugo. Le Monde a pu le rencontrer, à plusieurs reprises. D’emblée, et malgré la gravité des faits qu’il dénonce, Hugo se présente comme « un amoureux du nucléaire ». Mais un amoureux aujourd’hui « tiraillé », « déchiré », qui tente de cacher sa nervosité derrière un large sourire. Cet homme d’une quarantaine d’années apparaît profondément éprouvé par les événements dont il a été témoin, puis #victime : il affirme, en effet, avoir subi un #harcèlement pendant plusieurs années en raison, notamment, de son refus de « couvrir » certaines tentatives de dissimulation.

    Sa plainte fait figure de dernier recours après qu’il a essayé, en vain, de parvenir à une solution en interne, en alertant la direction de la centrale, celle du groupe ainsi que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Contactés par Le Monde, EDF explique ne pas « faire de commentaires s’agissant des propos rapportés par un salarié » et l’ASN conteste toute dissimulation. La direction de la centrale du Tricastin n’a pas souhaité réagir.

    « Cette plainte rappelle que le lanceur d’alerte est une #vigie_démocratique plus que jamais indispensable lorsque l’opacité qui règne dans le nucléaire sert d’alibi pour dissimuler des graves atteintes à l’intérêt général et à l’environnement », expliquent les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth, qui accompagnent Hugo dans sa démarche avec l’association franco-américaine de soutien aux lanceurs d’alerte The Signals Network.

    Le parcours d’Hugo est celui d’un pur produit du nucléaire français. Entré chez EDF au début des années 2000, il gravit très vite les échelons jusqu’à prendre, à moins de 35 ans, la tête du service sûreté de l’une des dix-huit centrales du pays. Preuve de la reconnaissance de ses qualités professionnelles, c’est lui qu’on envoie représenter l’entreprise lors de réunions de l’Agence internationale de l’énergie atomique ou de salons internationaux. Fin 2016, bardé d’états de service élogieux, il est nommé au sein de la direction de la centrale du Tricastin.

    Cette centrale, mise en service en 1980, est l’une des plus vieilles de France. Se profile alors la quatrième visite décennale du réacteur numéro un, programmée en 2019. L’enjeu est de taille pour EDF : ce réacteur est le premier des trente-deux réacteurs de 900 mégawatts (MW) du parc à passer sa « visite des 40 ans », qui doit permettre de prolonger son activité de dix ans – si la réglementation française ne prévoit pas de durée de vie maximale des réacteurs, une partie des équipements a été conçue, à l’origine, selon une hypothèse de quarante ans de fonctionnement.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Nucléaire : l’ASN pose ses conditions pour une prolongation de la durée de vie des réacteurs

    Pour EDF, rappelle Hugo, il est « inenvisageable » de rater ce rendez-vous, qui s’accompagne d’une enquête publique. Or, la centrale du Tricastin est dans le collimateur de l’ASN depuis quelques années en raison de la multiplication d’incidents, au point d’avoir été placée sous « surveillance renforcée » en 2017. Chaque centrale est, en effet, classée en fonction de ses résultats en matière de sûreté, d’environnement, de radioprotection, d’accidentologie et de production : celle du Tricastin est dans les dernières places. Au premier trimestre 2017, un nouveau directeur arrive avec pour mission de redresser la barre. « La pression était maximale, dit Hugo. Il a fallu mettre en œuvre tous les moyens pour améliorer les résultats en vue de la validation de la visite du réacteur numéro un. » Quitte à passer sous silence ou à minimiser certains incidents au mépris des règles fondamentales de sûreté.

    Volonté de la direction

    De nombreux documents, que Le Monde a pu consulter, témoignent de la volonté de la direction de dissimuler à l’ASN des événements, ou en tout cas d’atténuer leur ampleur, ou de les déclarer avec retard – comme l’avait révélé en partie Mediapart en 2019. L’exemple le plus spectaculaire date de l’été 2018. Dans la nuit du 29 au 30 août, le chef d’exploitation fait état, dans un e-mail, d’une « inondation interne dans plusieurs locaux et sur trois niveaux » survenue dans l’un des bâtiments électriques de la centrale, et atteignant 10 centimètres d’eau. Il explique que les prélèvements réalisés ne contiennent pas d’activité radioactive, « sauf dans un local », et que « du matériel sensible au niveau sûreté est présent ». Il s’agit notamment de vannes de l’alimentation de secours des générateurs de vapeur, l’un des systèmes de sauvegarde les plus importants en cas d’accident. Selon son compte rendu, l’incident n’est « toujours pas soldé vingt-quatre heures après sa découverte » et « les moyens humains et surtout matériels ne sont pas à la hauteur de l’enjeu », ce qu’il juge « inacceptable ». C’est avec de simples raclettes et un aspirateur emprunté à un prestataire de nettoyage que les agents d’EDF tentent de résorber l’inondation.

    Hugo découvre cet e-mail, ainsi que des photos et vidéos prises pendant la nuit, le lendemain matin. « Mon supérieur vient me voir et me dit : “Mais c’est quoi ce con de chef d’exploitation qui envoie un e-mail à la Terre entière ?” », rapporte-t-il. Le 31 août a lieu une inspection de l’ASN, prévue de longue date. Alors qu’Hugo s’apprête à expliquer ce qui s’est passé, son chef lui demande de quitter la réunion. Il découvrira seulement plus tard ce qui a été dit aux inspecteurs, en lisant le compte rendu de l’Autorité de sûreté nucléaire daté du 16 octobre : celui-ci fait état non pas d’une inondation mais de « quelques écoulements » qui ont été « immédiatement arrêtés ». Pour Hugo, il est clair, à la lecture de cette version, que la durée de l’événement, sa gravité et le manque de moyens pour y faire face ont été largement minimisés.

    « Le compte rendu du chef d’exploitation a été écrit à chaud dans la nuit, explique aujourd’hui Christophe Quintin, inspecteur en chef à l’ASN. Si j’enlève le facteur [de son] “énervement”, les présentations qui sont faites de l’événement sont cohérentes. » En 2019, l’ASN avait toutefois reconnu que le « manque de moyens de nettoyage n’avait pas été évoqué lors de l’inspection ». Depuis 2017, le « gendarme du nucléaire » avait également demandé à deux reprises à EDF de résoudre le problème de l’étanchéité des joints entre les bâtiments, considérant ces derniers comme « importants pour la protection de l’environnement afin d’éviter toute dispersion d’effluents et de produits dangereux ». En vain.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire s’inquiète d’un « recul de la rigueur dans l’exploitation des centrales »

    Non-respect des #procédures généralisé

    Deux semaines après la fuite, un autre incident intervient, lié à la non-fermeture d’une vanne. Ce jour-là, comme le veut la procédure, le chef d’exploitation de permanence et l’ingénieur de sûreté, une sorte de « gendarme du nucléaire » local, confrontent leurs analyses : tous deux conviennent qu’il s’agit d’un « événement significatif de sûreté », qui doit donc être déclaré automatiquement. Malgré leur accord, la direction demande une deuxième « confrontation », contrevenant ainsi aux règles. Les deux responsables maintiennent leur position, mais les directeurs persistent et ne déclareront pas l’incident. L’ASN affirme ne pas avoir retrouvé de traces d’échanges avec EDF concernant cet événement. « Si on n’a rien trouvé, c’est qu’on ne l’a pas vu en inspection », commente Christophe Quintin.

    Ce non-respect des procédures semble relever de pratiques généralisées, plutôt que de situations isolées. Un responsable des ingénieurs sûreté s’inquiète auprès d’Hugo des pressions de la direction : « Les ingénieurs sûreté en ont marre que les chefs d’exploitation baissent leur pantalon pour éviter [de déclarer] des événements significatifs de sûreté. » Ainsi, en décembre 2017, le repli d’un réacteur – la pression et la température de son circuit primaire sont abaissées en raison de l’indisponibilité d’une pompe – n’est pas déclaré. L’ASN a toutefois la possibilité, a posteriori, de revenir sur la caractérisation des incidents : en mars 2018, elle affirme ainsi que ce repli aurait dû être déclaré « sans ambiguïté » et demande à l’exploitant de le faire « dans les plus brefs délais ». S’il paraît anodin, ce retard de déclaration de quelques mois ne l’est pas : signalé en 2018, il n’apparaît pas dans le bilan annuel 2017 du #Tricastin. Dans la même note, l’ASN s’interroge officiellement sur « l’écoute de la filière indépendante de sûreté par les représentants de la direction lorsque ceux-ci doivent arbitrer le caractère déclaratif ou non de certains événements ».

    Un autre exemple, encore. Le 15 juin 2017, le réacteur numéro un fonctionne au-delà de la puissance maximale autorisée pendant quarante-cinq minutes. Une situation qui aurait dû être signalée dans les quarante-huit heures – c’est le cas dès que la surpuissance excède six minutes. Elle ne sera déclarée que le 2 août. Pourtant, la direction de la centrale du Tricastin connaît bien le problème : alors que les cas de surpuissance sont rares à l’échelle du parc français, la centrale en a déjà connu deux cette année-là, le précédent ayant même duré six heures. En cas de répétition d’un même événement significatif, l’exploitant peut être amené à déclarer ce dernier en niveau 2 sur l’échelle INES, graduée de 0 à 7 en fonction de la #gravité. Les événements de #niveau_2 sont très rares.

    « Quand il y a un nouvel événement de surpuissance le 15 juin, ce n’est même plus qu’on serre les fesses, se remémore Hugo. La direction nous dit clairement qu’il est hors de question qu’on ait un incident de niveau 2. » Le Monde a pu consulter un SMS envoyé par un supérieur d’Hugo, le 3 juillet. La consigne ne laisse pas de place à interprétation : « Il faut démonter ce qui s’est passé ce jour-là en mesurant sans prendre l’EC [soit la valeur du capteur utilisé dans le calcul de puissance thermique] pour démontrer que moins de six minutes. »
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Dans la centrale nucléaire du Tricastin, un problème électrique a accru le risque d’accident grave
    Recours à l’intimidation

    Pour tenter de minimiser les écarts de #sûreté, la direction de la centrale du Tricastin peut également avoir recours à l’intimidation, rapporte Hugo. En juillet 2018 a lieu une visite de l’inspection nucléaire (IN), une unité spécifique chargée d’évaluer le niveau de sûreté des centrales, tous les trois ans environ, par le biais d’un audit d’envergure appelé « évaluation globale d’excellence » et pouvant durer plusieurs semaines. Ordre aurait alors été donné de mettre toute la pression possible sur l’un des inspecteurs pour le « pousser à bout et le dégager », raconte Hugo. Il reconnaît d’ailleurs avoir « participé au jeu » : un soir, le rendez-vous avec l’inspecteur s’éternise au lieu d’être expédié en une demi-heure.

    Un SMS témoigne du fait que la direction a donné rendez-vous à Hugo pour « traiter son cas au gars de l’IN ». « On te donne un ordre, tu le fais. Le fonctionnement d’une centrale, c’est très militaire, le directeur est le seul maître à bord. J’ai dû me montrer dur avec quelqu’un qui faisait juste son boulot », regrette Hugo.

    Au-delà de la gravité potentielle des différents incidents, ces pratiques remettent en cause le principe même de la sûreté. Le « gendarme » du nucléaire n’étant pas présent en permanence dans les centrales, le système est fondé sur le processus de déclaration par EDF et sur la transparence. « La sûreté, ce n’est pas qu’une question d’événements ou de valeurs qu’on dépasse, insiste Hugo, c’est une culture. On a tellement bien dissimulé certains incidents que l’ASN ne les a pas vus, c’est très grave. »

    L’ASN, de son côté, conteste cette analyse. « Il est normal qu’il y ait, à certaines périodes, des écarts d’appréciation entre l’ASN et l’exploitant, assure Christophe Quintin. Au Tricastin, il y a effectivement eu en 2017 et 2018 pas mal de divergences, mais elles ont été portées à la connaissance de l’ASN et n’ont pas été mises sous le tapis. Pour tous les événements qui n’avaient pas été déclarés, l’exploitant avait des explications rationnelles. » Egalement contacté par Le Monde, EDF se contente de rappeler que la sûreté des centrales est « la priorité » du groupe et que « la transparence et le respect de la réglementation sont scrupuleusement appliqués et respectés sur tous les sites ».

    Concernant plus particulièrement le Tricastin, l’entreprise souligne que le nombre d’événements significatifs déclarés par la centrale est « stable depuis plusieurs années » et que les bilans sûreté réalisés par l’ASN « ne font aucun état de non-respect du principe de transparence ».
    Entretien avec le physicien Bernard Laponche : Article réservé à nos abonnés « L’état du parc nucléaire français est préoccupant »
    Accidents de travail avec arrêt non transmis

    Un autre aspect de ce que Hugo qualifie de stratégie de dissimulation repose sur la non-déclaration des accidents de travail avec arrêt. Le mode opératoire est souvent le même : si un salarié se voit remettre une déclaration d’accident avec arrêt, signifiant que son état de santé ne permet pas une reprise du travail, la direction met la pression sur ses chefs pour que l’arrêt ne soit pas transmis. Il est alors demandé au salarié de rester chez lui le nombre de jours prévus par le médecin. En cas de suspicion par l’inspection du travail, la direction a la parade : elle explique que le salarié a accepté un « aménagement de poste ».

    L’aménagement de poste sous-entend que celui-ci soit prévu en amont de la délivrance d’un accident du travail avec arrêt, que les conditions dudit poste soient validées par un médecin et, bien entendu, que le poste en question ne soit pas fictif. Hugo indique avoir été témoin d’événements fréquents pour lesquels ces conditions n’étaient pas respectées.

    Ces derniers s’intensifient avant la visite décennale. Le samedi 9 juin 2018, un technicien est victime d’un malaise alors qu’il intervient en salle des machines. Sa tenue vapeur est insuffisamment ventilée pour faire face aux très fortes températures. Selon le médecin qui l’examine, le diagnostic vital aurait pu être engagé : la température corporelle du salarié a atteint 41 °C. Il lui remet un certificat d’accident du travail avec arrêt. Pourtant, deux jours plus tard, la direction déclare l’accident auprès de la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) sans arrêt de travail et explique que le salarié a été mis au repos le dimanche avant de reprendre son activité le lendemain.

    Le 18 septembre, un autre accident se produit au sein de la même équipe. Un salarié heurte violemment une vis qui dépasse d’une vanne et est amené aux urgences avec une plaie à la jambe. « Peux-tu suivre avec attention le blessé sur cette fin d’après-midi ? Je suis persuadé que dans le pire des cas un maintien dans l’emploi peut répondre à la situation », demande par SMS un membre de la direction, alors que l’agent n’a pas encore été examiné. Nouveau SMS en fin de journée du supérieur hiérarchique d’Hugo : « L’agent est sorti de l’hôpital sans déchirure grave. Huit jours d’arrêt. La balle est dans votre camp pour le poste aménagé, pas de problème pour tout aménagement. » Le lendemain, la direction transmet à la CPAM une déclaration d’accident du travail sans arrêt.

    Parfois, la stratégie échoue. Le 11 janvier 2018, une chute, un séjour à l’hôpital, un arrêt de travail d’une semaine. Mais le salarié a aussitôt transmis l’arrêt au médecin-conseil. La pression est mise sur les équipes pour rattraper le coup. « On a essayé de faire modifier au médecin de l’hôpital la déclaration, mais il refuse pour question de déontologie. J’ai fait tout ce que l’ai pu », commente, contrit, un adjoint du service d’Hugo dans un échange de SMS. « On va se faire allumer ! », répond un autre. « Attention, un jour, cela apparaîtra que la pression pour ne pas déclarer est démesurée. Il faudra assumer », ajoute un chef de service délégué.

    Cette stratégie de non-déclaration répond à un objectif : l’accidentologie, et plus précisément le taux de fréquence des accidents du travail avec au moins un jour d’incapacité de travail, est un paramètre pris en compte, avec une pondération importante, dans le classement des centrales. Un classement à soigner pour réussir la visite décennale. En 2018, le taux de fréquence du Tricastin est particulièrement bas : 2,7. Plus de deux fois moins que celui d’un secteur comme la banque et l’assurance (6,8), pourtant beaucoup moins à risque.
    Mise à l’écart brutale

    Le refus d’Hugo de « collaborer » à l’ensemble de ces dissimulations va entraîner, selon lui, sa mise à l’écart brutale. Le 25 septembre 2018, peu après l’inondation, il est convoqué par son supérieur, qui lui demande de rédiger un e-mail expliquant qu’il quitte ses fonctions pour raisons personnelles. Hugo refuse, mais, le lendemain matin, son départ est annoncé publiquement devant le personnel. Progressivement, Hugo n’est plus invité aux réunions, disparaît de l’organigramme de la direction, est retiré des listes de diffusion des chefs de service… A bout, il est victime d’une crise de spasmophilie dans son bureau, le 4 octobre, et mis en arrêt de travail. Le premier d’une longue série. « Là, j’ai compris qu’ils allaient me faire taire, dit aujourd’hui Hugo, les nerfs toujours à vif. On a voulu me détruire. »

    Le harcèlement que Hugo évoque passe aussi par des « intimidations » (« une connerie et t’es tondu », envoyé par SMS en pleine réunion) et des « insultes » répétées (« petite nature », « triple nul »). Hugo informe sa direction de la situation. « Ne te mets pas une pression démesurée. Tu n’es pas harcelé », tranche celle-ci, dans un SMS. Il informe les syndicats, saisit l’inspection du travail. Dans le nucléaire, les inspecteurs du travail sont les inspecteurs de l’ASN. Une enquête est diligentée. Elle conclura, en mars 2019, à l’issue d’une soixantaine d’entretiens, que « la pratique de harcèlement moral (…) n’a pas été établie », tout en pointant « des dysfonctionnements au niveau collectif ». « Ces situations sont traitées avec attention, car il n’y a jamais de fumée sans feu et les torts sont toujours partagés, assure Christophe Quintin. L’ASN a proposé un certain nombre d’actions de management à la direction de la centrale au terme de son enquête. »

    Trois jours avant sa date de reprise prévue le 10 décembre, Hugo apprend par un SMS que la direction a l’intention de lui proposer une autre « mission » : un poste de « chef de projet senior ». Il conteste, veut retrouver son poste. Las. Les syndicats l’informent que la direction envisage désormais une « mutation d’office ». L’argument ? « Protéger » sa santé. L’état physique et mental d’Hugo se dégrade. Il est de nouveau arrêté, mais toujours déterminé à retrouver son poste. Le 2 avril 2019, le médecin-conseil de l’Assurance-maladie valide sa reprise du travail. Lorsqu’il se présente, le 4 avril, à la centrale, son employeur le redirige vers le médecin du travail. Ce dernier confirme l’aptitude, mais dans un « contexte professionnel » hors de son service. Depuis, Hugo, qui a contesté en vain ledit certificat médical devant les prud’hommes, attend toujours de reprendre le travail.

    Que savait la direction d’EDF de la situation au Tricastin ? En octobre 2018, Hugo obtient un rendez-vous avec la direction du parc nucléaire. Il expose, une nouvelle fois, les « pratiques dangereuses » qu’il avait déjà relatées par e-mail et SMS. « Tout serait tellement plus simple, et probablement moins douloureux, si tu acceptais un autre poste », lui rétorque-t-on par SMS. Le 23 mai 2019, son avocat alerte le président d’EDF, Jean-Bernard Lévy. Le courrier est clair : il mentionne des manquements graves au principe de sûreté nucléaire, de transparence nucléaire ou au regard des normes environnementales, la volonté de la direction de la centrale du Tricastin de cacher certains événements et la situation de harcèlement moral dont est victime son client. La réponse parvient le 8 juillet 2019 : pour la direction du groupe, « aucun début d’éléments » ne permet de « caractériser l’existence » des faits dénoncés.

    En désaccord total, Hugo s’interroge quant à son avenir, qu’il continue malgré tout à imaginer dans le nucléaire. Le futur du #parc français est, lui aussi, en pleine redéfinition. Le président, Emmanuel Macron, a confirmé mardi 9 novembre vouloir lancer la construction de nouveaux réacteurs. En février, l’ASN a également ouvert la voie à la poursuite de l’exploitation des réacteurs les plus anciens au-delà de quarante ans. Cet avis générique doit être complété par des réexamens au cas par cas de chacun des trente-deux réacteurs, qui ont commencé en 2019 et doivent se poursuivre jusqu’en 2031. La quatrième visite décennale du #réacteur numéro un du Tricastin, qui a mobilisé près de 5 000 intervenants pendant six mois, a été jugée « assez satisfaisante » par le « gendarme du nucléaire ». Une nouvelle enquête publique doit avoir lieu au premier trimestre 2022 à propos de sa prolongation, avant que celle-ci ne soit validée officiellement.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron acte son choix en faveur du nucléaire à cinq mois de la présidentielle

    Stéphane Mandard et Perrine Mouterde

  • Comment faire baisser le prix de l’électricité et du gaz ? Jacques FOOS - Professeur Honoraire au Conservatoire National des Arts et Métiers
    http://www.librairie-tropiques.fr/2021/11/ecoloscopie.html
     
     
    Il y a 10 ans, j’ai obtenu le « Prix de l’impertinence 2011 » créé par le Cercle des Entrepreneurs du Futur, pour un article que j’avais commis sur le thème : « Énergie : le nucléaire en plein séisme ». Ce prix me fut remis parce que j’avais écrit qu’il fallait mettre des éoliennes là où il y a du vent et des panneaux photovoltaïques là où il y a du soleil (comme l’avait écrit justement un élève dans sa copie : « le problème avec le solaire, c’est qu’il y a des jours où il fait nuit ! »).

    Lors de la remise du Prix, je n’avais pas manqué de souligner que je ne voyais pas ce qu’il y avait, dans ces propos, d’impertinent, si ce n’est que la remarque pouvait sembler politico-écologico incorrecte car on voit bien où il faut mettre ces éoliennes et ces panneaux solaires et surtout pas en Europe, par exemple. Et, en ce sens, cette affirmation peut passer pour impertinente.

    Ceci justifie les sommes colossales qui doivent subvenir à la production d’électricité par ces sources intermittentes dans notre pays pour les rendre acceptables, si on peut dire !

    Aujourd’hui, on voit une explosion des prix du gaz et des énergies en général, car le prix dépend de la demande, de plus en plus forte actuellement. Ainsi, au moment le plus drastique du confinement à l’échelle mondiale, le prix de l’essence était très bas mais personne ne pouvait rouler. Aujourd’hui alors qu’il est enfin possible de rouler, le prix des carburants atteint des sommets inégalés et ce n’est pas fini.

    La hausse des carburants, liée à celle du gaz et de l’électricité émeut nos concitoyens (et c’est un euphémisme !). Face à cette forte augmentation des prix de l’énergie, le Premier Ministre, Jean Castex propose un « bouclier tarifaire » avec le blocage du tarif réglementé du gaz jusqu’en avril et la limitation de la hausse de l’électricité, répondant comme dans d’autres pays européens à la flambée des prix de l’énergie. Ainsi, après l’augmentation de 12,6% du gaz fin septembre, son prix sera bloqué jusqu’en avril 2022 (date des élections présidentielles). Des options sont suggérées à destination du prochain gouvernement dont celle de faire payer alors aux consommateurs le gaz un peu plus cher que les cours du marché, qui devraient avoir baissé d’ici là, la saison du chauffage étant passée et donc avec une demande moins forte. Cela signifie toutefois que le consommateur paiera ces augmentations : c’est juste reculer pour mieux sauter !

    Or, il y a moyen de faire baisser drastiquement le prix de l’électricité et du gaz.
    Pour l’électricité , l’introduction de taxes, inexistantes au début de ce siècle doublent aujourd’hui le prix du kWh comme le montre ce tableau (Prix du kWh en France (en abscisse : le(s) dernier(s) chiffre(s) du millésime de ce siècle soit de 2001 à 2019). S’y ajoute la TVA !!). En 2021, le prix moyen du kWh TTC dépasse 0,19 euro (données Eurostat).
     



    Vous trouvez que mon impertinence frappe trop fort ? Regardez votre facture d’électricité. Elle présente quatre registres. Le premier est le prix du kWh. Le second indique le coût de l’abonnement payé à l’opérateur qui dépend essentiellement de la puissance installée. Le dernier correspond à la TVA.

    Le troisième registre s’intitule « Taxes et Contributions ». Là, le changement est important. Depuis 2002, une taxe est imposée au consommateur. Jusqu’en 2010, cette taxe appelée CSPE : Contribution au Service Public d’Électricité a peu augmenté, passant de 4 à 6% du prix du kWh : 0,9 c€/kWh (voir schéma). Cette taxe reflète essentiellement le surcoût associé aux politiques de soutien aux énergies renouvelables et à la cogénération selon les termes de la loi du 10 février 2000, même si d’autres rubriques en particulier sur le plan de la Solidarité, s’y rajoutent. Ainsi, en 2021, le montant de cette taxe est de 2,25 c€/kWh, soit une augmentation de 250% en dix ans (et il faut ajouter la TVA à 20% bien sûr !). Elle est destinée à 51% aux investissements dans le photovoltaïque (32%) et l’éolien (19%) !).

    Il suffirait donc tout simplement de supprimer ces subventions qui bénéficient pour une part importante aux sociétés étrangères qui installent ces centres de production électrique dans notre pays, pour voir notre facture d’électricité diminuer dans des proportions importantes. Par ailleurs, le développement de ces sources d’énergie intermittentes que sont le solaire et l’éolien nécessite un recours important aux centrales à gaz lorsqu’elles sont impuissantes à fournir du courant faute de vent ou de soleil. Ainsi, entre 2018 et 2019, la production thermique (gaz, fuel, charbon : tout ce qui rejette des gaz à effet de serre !!) est passée de 39,5 TWh à 42,5 TWh soit + 7,6% alors que notre pays s’est engagé, lors de la COP21 qu’elle a elle-même organisée à Paris, à baisser ses rejets de gaz à effet de serre ! Ainsi, alors que leur arrêt était prévu dans un avenir proche, les centrales à charbon ont repris du service depuis la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2020 qui, elle, comme toutes les autres centrales nucléaires, n’émettait pas de gaz à effet de serre. On pourrait revenir sur cette erreur néfaste pour le réchauffement de la planète en la remettant en service et en tout cas, il ne faut pas arrêter comme cela est prévu 12 autres réacteurs nucléaires sous le prétexte qu’ils sont trop vieux après 30 ou 40 ans de service. C’est à l’Autorité indépendante de sûreté française de décider de la fermeture ou du maintien en service des réacteurs (pour la centrale de Fessenheim, elle avait autorisé son fonctionnement pour 10 ans de plus !). Les États-Unis et le Canada prolonge ainsi la durée de vie de leurs centrales jusqu’à 80 ans de fonctionnement pour certaines d’entre elles !

    Ces centrales nucléaires en parfait état de marche voient leur financement amorti et donc le coût de production de l’électricité devient particulièrement bas. Ainsi, si on se compare à nos proches voisins européens, le coût du kWh au Royaume-Uni est 23% plus cher, +35% en Italie, +41% en Espagne, +65% en Belgique, +76% au Danemark et +82% en Allemagne1. Ainsi, les pays qui ont le plus recours aux énergies renouvelables, éolien et solaire, paient leur électricité beaucoup plus chère que nous et rejettent, pour leur production électrique, plus de gaz à effet de serre que les Français23 : c’est une mauvaise note sur toutes les lignes ! Comparaison n’est pas raison : on vient de voir que la suppression de certaines subventions irait aussi dans le bon sens pour le consommateur !

    Comme on le voit, le recours aux énergies renouvelables va à contre-sens de ce que l’on attend. C’est ce qu’ont très bien compris les producteurs de gaz qui, après avoir dit ne pas s’intéresser aux énergies intermittentes, les soutiennent maintenant puisque leur non-fonctionnement pendant près de 80% du temps4, conduit à un recours au gaz lorsqu’elles sont non-productives !

    Ainsi, en qualité de Chef d’un État imaginaire, si vous avez l’intention d’installer une centrale à gaz pour la production d’électricité de puissance de 10 000 MW, vous ne pouvez décemment pas annoncer à vos concitoyens ce projet qui va susciter un rejet écologico-à la mode. Vous annoncez alors que votre projet est d’installer 10 000 MW d’énergies éolienne et solaire. La foule congratule et pleure d’émotion !!

    Mais, ajoutez-vous, « le problème est l’intermittence de ces sources de production et si nous installons 10 000 MW de celles-ci, dans la mesure où elles ne produiront que pendant 20% du temps, il nous faut une autre source électrogène pour pallier les déficiences et voilà pourquoi nous devons installer en parallèle, mes chers concitoyens, 10 000 MW de gaz ».

    Banco, c’est gagné !

    Et c’est ce qui se passe un peu partout sur la planète ! Vous avez dit : diminution des rejets de CO2 ?

    En fait, ces rejets continuent d’augmenter !
     
    _ Parlons du gaz , justement (et là, l’impertinent va encore frapper !) : Son prix dépend fortement du pays producteur qui fixe son prix de vente en fonction de la demande et parfois aussi pour des raisons politiques. Or, nous pouvons nous affranchir de ces contraintes car nous possédons, en France, une réserve gigantesque de gaz de schiste : les estimations les plus sérieuses aujourd’hui conduisent à plus de 5 000 milliards de m3 (soit 4,3 Gtep au minimum : 25 ans de notre consommation d’énergie primaire, toutes sources confondues !).

    Comme le disait Michel Rocard : « La France est bénie des Dieux ! ». L’exploiter reviendrait à bénéficier de gaz gratuit. Certes il resterait les coûts d’extraction et de distribution mais le prix de notre gaz serait, chez le consommateur, beaucoup moins cher et constant dans le temps car non soumis aux contraintes évoquées plus haut.

    Nous ne sommes pas le seul pays à en avoir dans son sous-sol ; la Chine, les États-Unis, le Canada, l’Argentine, le Mexique et l’Afrique du Sud en possède des réserves encore plus abondantes. Mais, en Europe, c’est surtout la France et la Pologne qui se partagent les gisements les plus riches.

    Or, la France est le seul pays, non seulement à ne pas l’exploiter, mais encore à ne même pas envisager un essai d’exploitation, ne serait-ce que sur 1 km2 ! Il faut dire aussi que nous sommes les seuls à avoir inscrit le « principe de précaution » dans notre Constitution et que c’est à ce titre que nous ne bougeons pas dans ce domaine. À défaut d’être exportateur de gaz, on pourrait ainsi s’affranchir des dizaines de milliards d’euros que nous coûtent nos importations de gaz (et cette facture augmente actuellement de façon vertigineuse). En effet, rien qu’aux USA, selon M. Porter5, économiste à l’Université de Harvard, l’exploitation des gisements de gaz naturel en 2015 dans ce pays contribuait à hauteur de 430 milliards de dollars par an à l’économie américaine grâce à la baisse de la facture énergétique et aux revenus des 2,7 millions d’emplois créés dans cette industrie. Même si il y a une différence d’un facteur 5 entre la population américaine et la population française, de tels chiffres devraient faire rêver nos politiques !!

    Oui mais NON !

    Cela ne nous empêche pas de nous intéresser à cette exploitation de gaz … chez les autres ! Ainsi, il y a quelques années, Laurent Fabius est allé négocier en Algérie l’aide de la France à la prospection du gaz de schiste. De deux choses l’une : ou bien il n’y a aucun risque à exploiter cette source d’énergie et alors il faut le faire, ou bien cette exploitation est dangereuse à en croire les écologistes et il ne faut surtout pas encourager d’autres pays à le faire en particulier en les aidant à prospecter, voire en leur en achetant.

    Cherchez la logique ! En attendant, nous allons continuer à payer notre énergie de plus en plus chère ! Et pourtant, comme on vient de le voir, des solutions existent et qui ne peuvent avoir qu’un impact positif sur le budget des Français (et en termes de création d’emplois) pour plusieurs décennies ! 

    Qui aura le courage de prendre les bonnes décisions ?
     
    2 novembre 2021 *

     #escrologie #Jacques_Foos #éoliennes #train_des_primeurs #transition_énergétique #énergie #électricité #éoliennes_industrielles #énergie_éolienne #éolien #environnement #écologie #énergie_renouvelable #éolienne #edf #nucléaire #france #climat #nucléaire

    1 D’après la revue « Capital » du 7 octobre dernier.
    2 Émissions de gaz à effet de serre en grammes par kilowattheure d’électricité consommé en 2019 : France : 44 ; Belgique : 134 ; Danemark : 175 ; Royaume-Uni : 177 ; Espagne : 197 ; Italie : 264 ; Allemagne :
    3 (soit exactement 3 fois plus que la France !!) Source : European Environement Agency
    4 D’après le rapport RTE sur la production électrique de 2020, la puissance installée (éolien+solaire) a été de 28 GW (soit un potentiel de production électrique égal à 245,95 TWh) et la production n’a été que de 52,3 TWh, ce qui conduit à un « rendement » (le terme exact est « facteur de charge ») de 21,26% !
    5 Relevé dans la revue « L’Express n° 3337 du 17 juin 2015

    • Écoloscopie 2
       
      Ma chronique 441, qui reprenait les conclusions de la COP21, avait pour sous-titre : Écoloscopie. Je reprends cette formule ici au sujet de deux événements qui ont attiré mon attention.
       
      Le "train des primeurs"

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=dw6VjFLXnuY

       
       On nous a présenté, en cette fin d’octobre 2021, avec une émotion à peine contenue de la part des journalistes et des politiques de toute obédience, « le train des primeurs ». 
       
      Il s’agit de trains composés de 12 wagons dans lesquels on charge directement des palettes de fruits et légumes surtout venus d’Espagne et du Maroc et qui partiront cinq fois par semaine en fin d’après-midi de Perpignan, pour arriver avant l’aube à Rungis.
       
       Le journal « Le Figaro » du 19 octobre signale même que la CGT-Cheminots, qui s’est beaucoup mobilisée pour le retour du train des primeurs, appelle à « fêter la victoire » jeudi (21 octobre) à Perpignan en présence de son secrétaire général Laurent Brun et du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Quelle victoire ? Comment sont arrivés jusqu’à Perpignan les primeurs venus du Maroc et d’Espagne ? Doit-on se réjouir quand on sait que les producteurs étrangers sont soumis à moins de contraintes pour la production de leurs fruits et légumes que nos producteurs français ce qui rend ces derniers moins compétitifs ? Pour qui nous prend-on ?
       
       
      Le projet éolien de Saint Brieuc
       
       Dans ce projet, du fait de la richesse écologique du site et de la présence de nombreuses espèces protégées, la société espagnole Iberdrola Ailes Marines SAS a dû demander de nombreuses dérogations pour la destruction et la perturbation intentionnelles d’espèces protégées concernant 54 espèces d’oiseaux, 5 espèces de mammifères marins mais également pour la destruction de leurs habitats.
      Mais oui, c’est possible !!
       
       En avril 2017, le préfet des Côtes-d’Armor accorde les autorisations nécessaires à la filiale d’Iberdrola avec l’aval de la ministre de l’Écologie en poste (plus pour très longtemps !) sous la présidence de François Hollande : Madame Ségolène Royal.
      Les experts du « Conseil National Pour la Protection de la Nature » qui se sont autosaisis du sujet ont publié en juillet dernier2 un rapport dont les conclusions sont les suivantes :
       
      « La Commission supérieure des sites, perspectives et paysages s’inquiète du développement des projets éoliens offshore tels que proposés par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, et du potentiel jusqu’à 57 GW suite aux propositions de la Commission Européenne pour 2050, qu’elle juge disproportionnés eu égard aux enjeux de préservation du patrimoine naturel et paysager. La Commission estime que la transition énergétique ne doit pas conduire à porter gravement atteinte au littoral français dont la valeur paysagère, artistique, mémorielle et touristique est au premier plan en Europe, sous peine de remettre en cause plus d’un siècle d’efforts constants de protection du littoral par l’État. »
       
       Apparemment, l’avis de cette Institution, pourtant rattachée au ministère français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, n’empêche nullement la société espagnole d’entreprendre ses travaux qui se sont illustrés, de plus, par une « pollution d’ampleur significative » (dixit la Préfecture maritime qui a saisi le parquet) en baie de Saint-Brieuc. Cette pollution a provoqué, en effet, une nappe d’huile de 15,9 km de long sur 2,8 km de large !
       
       Le cas de Saint-Brieuc n’est pas unique, pratiquement tous les projets déjà autorisés dans des zones capitales pour la biodiversité posent des problèmes similaires (Dunkerque, Le Tréport - voir video ci-dessous, Courseulles-sur-Mer, Belle-Île-en-Mer, Île de Groix, Banc de Guérande, Oléron…) et « provoquent un cumul d’impacts incompatibles avec la survie des oiseaux marins » souligne l’ONG Sea Sheperd.
       
       Et tout ça, au nom d’un engagement pour lutter contre le réchauffement climatique. On rêve !!
       
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=2339&v=4_FOnjRbQeY


       
       Est-ce que l’ambition, légitime au demeurant, de lutter contre le réchauffement prévu (et même déjà constaté, sur la planète !), doit autoriser l’extinction d’espèces et la destruction d’habitats indispensables au bon fonctionnement de tout un écosystème fragile et extrêmement complexe ? En tout cas, cela n’émeut guère la plus grande majorité des associations dites écologistes. Celles-ci sont pourtant très actives contre quelques chasseurs qui tentent de conserver des coutumes ancestrales. En revanche, que l’on accorde des dérogations à des sociétés étrangères afin de leur permettre, dans nos eaux territoriales qui plus est, de détruire de façon intentionnelle (!) 54 espèces d’oiseaux protégés, ne leur pose aucuns problèmes !!
       
       Vous allez me trouver bien naïf mais il m’a fallu atteindre un âge avancé pour apprendre que l’on pouvait obtenir en toute légalité et avec la bénédiction de quasi tous les écolos, des autorisations pour la destruction et la perturbation d’espèces protégées.
       
       Mais c’est le genre de connaissances dont on aurait préféré s’affranchir ! Décidément, comme aurait pu le dire Michel Audiard, les écolos ça ose tout ; c’est même à ça qu’on les reconnaît !
       
      2 novembre 2021
       
      1 Publiée dans mon dernier ouvrage : « Regard sur la Société d’aujourd’hui pour préparer efficacement celle de demain. Chroniques du XXIe siècle. » (Éditions HDiffusion - Paris - mai 2019).
      2 http://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2021-17_avis_autosaisine_cnpn

  • EDF perd 400 millions d’euros en spéculant sur le marché de l’électricité

    La flambée des prix de l’énergie n’en finit pas de faire des victimes. Même les géants du secteur peuvent y perdre des plumes, tel EDF. Selon plusieurs sources au fait du dossier, la filiale d’activité de marché de l’électricien, EDF Trading (EDFT), aurait essuyé une perte de l’ordre de 400 millions d’euros début octobre. Une « paume » historique dans le secteur, dans un contexte de marché jamais vu, avec des prix quatre fois plus élevés que d’habitude et des variations brusques de grande ampleur.

    « L’entreprise ne commente jamais ses activités de trading », indique un porte-parole d’EDF, tandis que Bercy refuse de commenter le sujet. EDF, qui publie le 10 novembre ses résultats du troisième trimestre, ne devrait pas avoir à évoquer spontanément le dossier. Et pour cause : cette perte aurait été compensée par des gains sur le marché.

    Position intenable
    Le pari d’un trader d’EDFT a mal tourné. Celui-ci spéculait sur une baisse à venir de l’électricité dite « de pointe hivernale France » (produite et livrée entre 8h

    La suite payante : https://www.lefigaro.fr/societes/edf-perd-400-millions-d-euros-en-speculant-sur-le-marche-de-l-electricite-2

    #électricité #EDF #spéculation #énergie #finance #hft #trading #europe #spéculation #bourse #high_frequency_trading #algorithme #économie #business

  • #MDR #France : Première défaillance d’un fournisseur d’électricité Le Figaro - Guillaume Guichard
    https://www.lefigaro.fr/societes/premiere-defaillance-d-un-fournisseur-d-electricite-20211022

    L’entreprise Hydroption, spécialiste des clients industriels, a été placé en redressement judiciaire.

    La flambée des prix de l’électricité a fait sa première victime. Le fournisseur Hydroption, spécialisé dans les clients professionnels, a été placé en redressement judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Toulon, d’après une information de l’agence de presse spécialisée GreenUnivers, confirmée au Figaro par l’entreprise. Hydroption était en procédure de sauvegarde depuis 2018. Si le fournisseur est inconnu du grand public, il compte parmi ses clients la mairie de Paris ainsi que, jusque très récemment, l’armée et l’État. « Nous avons l’ambition de continuer l’exploitation car nous avons signé de nouveaux contrats aux prix actuels du marché », assure le président de l’entreprise basée à Toulon, Michel de Keréver.


    Fin 2020, Hydroption dit avoir fait le mauvais choix de réduire ses achats d’électricité pour 2021, échaudé par la très faible consommation de ses clients l’an passé. Las, le Covid-19 a reflué et l’économie nationale a repris de plus belle. Ses clients ont donc davantage consommé, forçant le fournisseur à aller s’approvisionner sur les marchés de court terme à des prix de plus en plus prohibitifs ces derniers mois.

    Facture salée
    Acculé, Hydroption a tenté de négocier avec l’armée et la direction des achats de l’État pour revoir les termes de leurs contrats. Ceux-ci ont préféré changer de fournisseur, quitte à payer plus cher - les prix de marché très élevés sont actuellement répercutés sur les nouveaux clients par tous les fournisseurs. 


    Pour l’État, la facture risque d’être salée. Hydroption avait décroché en 2020 un mégacontrat de 2,2 TWh avec la direction des achats pour les années 2022 et 2023. Le surcoût lié au changement de fournisseur pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de millions d’euros. En revanche, les discussions avec la mairie de Paris continuent. Mais son contrat avec Hydroption, prépayé lors de la signature, s’achève au 31 décembre.

    #Electricité #privatisation d’ #EDF #énergie #france #économie #electricité #en_vedette #mairie_de_Paris #Paris #Armée_Française #Spéculation #Marché dans les régles de l#union_européenne #UE

  • EPR de Flamanville : la solution d’EDF pour réparer les dernières anomalies validée par l’ASN
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/20/epr-de-flamanville-la-solution-d-edf-pour-reparer-les-dernieres-anomalies-va


    L’EPR de Flamanville devait initialement être mis en service en 2012.
    AFP / CHARLY TRIBALLEAU

    Ces réparations devraient permettre à EDF de respecter le calendrier de chantier du réacteur nucléaire pressurisé européen, qui a déjà connu d’importants retards.

    Le Monde fait preuve d’un bel optimisme volontariste, puisque la suite de l’article précise que la solution reste à valider…

  • Le parti technologiste : tant de rivaux pour un projet unique
    https://chez.renart.info/?Le-parti-technologiste-tant-de-rivaux-pour-un-projet-unique

    Les taux d’abstention sont-ils indexés sur les subventions aux industries automobile et électrique ? Autrement dit : à quoi bon user de son droit de vote quand les candidats sont d’accord sur le « projet de société » : la croissance, la puissance et l’emploi techno-industriels. Ainsi, E. Macron et X. Bertrand, concurrents aux prochaines Présidentielles, se bousculent pour s’attribuer leur commune victoire : la construction d’une deuxième usine de batteries pour voitures électriques dans les Hauts-de-France. Tous les candidats aux Régionales, vainqueur (Bertrand) et vaincus (K. Delli, S. Chenu) soutenaient également le projet. Le nouvel hémicycle régional sera unanime sur l’essentiel : le seul horizon possible des plaines de l’Aisne aux côtes de la Mer du nord, c’est celui de la zone industrielle.


    L’Europe s’apprête à accueillir ses quatre premières usines de batteries pour voitures électriques. Deux en Allemagne et deux en Hauts-de-France, à trente kilomètres d’écart : à Douvrin https://chez.renart.info/?Electrique-ou-non-la-bagnole-nous-roule-et-nous-ecrase et maintenant Douai. On reconnaît un argument électoral de prime importance aux stratégies de communication qui l’entourent. Ne souhaitant pas interférer dans la campagne régionale, l’Élysée devait repousser son annonce après les élections. Mais Xavier Bertrand, candidat à sa réélection dans les Hauts-de-France, claironne sur Twitter qu’il a « obtenu » une deuxième usine de batteries automobiles dès le 24 juin, quatre jours avant le vote. La ministre de l’industrie Agnès Pannier-Runacher, par ailleurs ancienne directrice « Recherche & Développement » de l’équipementier automobile #Faurecia, s’empresse de préciser que ce projet est « intégralement porté par L’État [1] ». Qui de bonnes nouvelles apporte, frappe hardiment à la porte, dit le proverbe.

    Le lendemain matin d’une abstention électorale historique (65 %), le président de la République et Xavier Bertrand célèbrent à #Douai leur « victoire » commune. Et les concurrents à la présidentielle de souligner leurs investissements respectifs : l’État devrait apporter 200 millions d’euros et la Région 35 millions – l’industriel chinois Envision prévoyant deux milliards. L’abstention de la veille n’est déjà plus qu’un souvenir. Ou bien espèrent-ils raviver la flamme républicaine des électeurs avec des promesses d’embauche, de gigawatts, et de bagnoles sur les routes : 1 000 emplois, 9 gigawatts heures et 400 000 Renault électriques par an à partir de 2024. Car voilà du lourd, du concret. Des milliards et des emplois arrachés par des politiciens qui mouillent la chemise et se retroussent les manches. Qui va critiquer ce que tout le monde est censé attendre d’un Chef d’État techno-industriel ? Pas les nouveaux élus du Conseil régional, qu’ils soient dans l’opposition ou la majorité.

    Plus de plus
    Sébastien Chenu, le candidat local du Rassemblement national, dénonçait chez ses concurrents l’attitude « spectatrice passive de la désindustrialisation » et promettait de faire de « la réindustrialisation la première des priorités » [2]. Une seconde usine de batteries de voitures est donc pour lui une bonne nouvelle.

    Pour l’Union de la gauche et des écologistes rassemblée derrière la verte #Karima_Delli, nostalgique d’une ville prétendument « riche d’un passé industriel fastueux » (Roubaix, sa ville de naissance), « Le temps est venu de s’absoudre d’un passé dévitalisé par la désindustrialisation. [3] » Si la gauche considère encore que la région souffre de la désindustrialisation plutôt que de l’industrie elle-même, de ses nuisances passées et futures, son programme est logiquement industrialiste : vélos électriques, trains à hydrogène, fret ferroviaire, éoliennes tant que le permet l’opinion publique, canal Seine-Nord, et bien évidemment : voitures électriques. L’opposition de la gauche et des écologistes à Xavier Bertrand n’a donc qu’à applaudir les deux usines automobiles annoncées.

    Quand bien même la liste du candidat LREM, le déjà oublié #laurent_pietraszewski avec ses cinq ministres co-listiers, aurait eu quelques strapontins dans l’hémicycle régional, on se demande quelles différences fondamentales il aurait pu faire valoir. Son « Plan de réindustrialisation » s’égrène ainsi : vélos électriques, trains et bus à hydrogène, fret ferroviaire, éoliennes tant que le permet l’opinion publique, canal Seine-Nord, et bien évidemment : voitures électriques.

    Plus de moins
    Si l’abstention est un marqueur de classe (80 % dans les communes pauvres), le vote est un marqueur d’adhésion à un projet hégémonique depuis le Second Empire. Partageant une même volonté de puissance industrielle, les candidats ne se distinguent plus que sur les moyens de cette puissance. Le débat sur l’éolien, notamment sur le projet offshore d’EDF-Dunkerque https://chez.renart.info/?De-Dunkerque-au-Treport-un-panier-de-crabes-au-pied-des-eoliennes-off , en fut le révélateur. Le nouvel hémicycle régional nous en promet d’autres, aussi passionnés et passionnants, sur la dose de participation publique aux investissements industriels, sur la gestion publique ou privée (des TER par exemple), si ce n’est coopérative (l’éolien), de telle ou telle entreprise. Et surtout, surtout, sur l’inclusion des chômeurs, femmes et « minorités », à tous les échelons de la hiérarchie industrielle, eu égard à leurs « compétences » et diplômes.

    L’urgence n’est pas de savoir comment déplacer les conteneurs de marchandises et d’humains, mais pourquoi en déplacer toujours plus. L’urgence écologique ne réclame pas de remplacer tel moyen de transport par tel autre, ou telle énergie fossile par telle autre prétendument « alternative », mais de discuter des effets et des fins de notre passage sur Terre. Quand la classe technocratique bourre les urnes de considérations superflues, l’essentiel se discute hors des bureaux de vote.

    Renart
    p.s. : en politique comme en foot, on n’est pas toujours obligé de prendre parti. Qu’on soutienne telle équipe ou telle autre, que les supporters soient racistes ou anti-racistes, que les joueurs mettent ou non un genou à terre, le vainqueur est toujours la Foot-Industry ; et tous, supporters, sportifs, fédérations, sponsors, industriels de l’hôtellerie, du soda, du BTP, de l’audiovisuel, du sportswear, des paris en ligne ou de l’aéronautique défendront leur business au Mondial 2022 dans une techno-théocratie, esclavagiste, misogyne, criminelle (déjà 6 500 morts sur les chantiers du Mondial) et financière du djihadisme.

    Notes
    [1] La Voix du nord, 26 juin 2021.
    [2] France Culture, 11 mai 2021.
    [3] « Pour le climat, pour l’emploi », Programme de l’Union de la Gauche et des écologistes en Hauts-de-France aux Régionales 2021.

    #Haut_de_france #voitures_électriques #pollution #empoisonnement #transports #edf #éoliennes #xavier_bertrand #Douai #Douvrin

  • #Charbon : #EDF se raccroche aux branches – Libération mars 2019 en ligne
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/27/charbon-edf-se-raccroche-aux-branches_1717825

    A Cordemais, en Loire-Atlantique, l’électricien veut remplacer le minerai par des déchets végétaux. Mais les vertus « écologiques » de la biomasse sont contestées par les associations.


    https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/le-report-de-la-fermeture-de-la-centrale-de-cordemais-pour-un-projet-
    #Cordemais #enfumage

  • Liberté, je crie ton nom Gilles Balbastre

    La « liberté retrouvée » est célébrée par des médias au bord de l’extase, la liberté de ré ouvrir les terrasses et les commerces !

    En attendant, le monde d’après ressemble au monde d’avant avec son cortège de « libertés » identiques :


    Liberté de fermer des centaines de lits d’hôpitaux et de malmener les soignants alors qu’une pandémie a frappé et continue de frapper le pays,

    Liberté de supprimer à la rentrée prochaine des centaines de postes d’enseignants,
    
Liberté de privatiser définitivement EDF,
Liberté d’accentuer la casse des services publics,
    
Liberté de précariser des millions de salariés avec la réforme de l’assurance chômage,

    Liberté d’ubériser des pans entiers de la société et de paupériser des dizaines de milliers de jeunes,

    Liberté de massacrer un peu plus la planète avec une économie toujours plus mondialisée,

    Liberté de perdre un œil dans une manif,
Liberté pour Bernard Arnault de passer du 4ème rang à la 3ème place des plus grandes fortunes mondiales,

    Liberté d’être enfumé par des médias aux ordres !
Bref, 
"La liberté pour le Capital d’écraser le travailleur",

    Allez, pour être honnête, il vous reste encore quelques libertés et notamment celle de vous précipiter dans un futur pas si lointain dans les salles de cinéma pour aller voir le prochain documentaire de Gilles Balbastre « Ceux qui tiennent la laisse »,

    Vive la liberté de ne pas obéir à Ceux qui tiennent la laisse !

    Source : https://www.legrandsoir.info/liberte-je-crie-ton-nom.html

    #pandémie #EnMarche #médias #merdias #Liberté #Hôpitaux #Soignantes #Soignants #Ecole #EDF #Services_Publics #Assurance_Chômage #uber #mondialisation #violences #policières #finance # Gilles_Balbastre

  • Éditorial. Les escrocs de l’électricité | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/editorial-les-escrocs-de-lelectricite-707439

    Que ne nous a-t-on pas raconté sur les avantages de la libéralisation du secteur de l’énergie ? Combien d’articles sur les bienfaits de l’ouverture à la concurrence ? Combien d’éditoriaux sur la modernité du démantèlement EDF-GDF ? Et que d’inventivité pour créer la concurrence. Si vous êtes un distributeur d’énergie, #EDF produit de l’électricité, vous la vend à prix cassé afin que vous puissiez la revendre moins cher à vos clients. Si vous êtes un producteur d’électricité, alors EDF est obligée de vous la racheter au tarif fort pour la vendre à son propre tarif aux clients. L’argument est toujours le même : créer de la concurrence fera baisser les prix pour le plus grand « bonheur du consommateur ». En vérité pour celui des nouveaux acteurs de ce qui est devenu le « marché » de l’électricité.
    Dans le même temps que les gouvernements construisaient artificiellement cette concurrence, le compteur #Linky faisait son apparition. Simple évolution technologique ? Oui, bien sûr, Linky, qui doit remplacer les anciens compteurs, n’aurait que des atouts, nous explique-t-on ! Il « facilite la vie des consommateurs » puisqu’il permet d’être facturé par rapport à sa consommation réelle, et non une estimation, et donc de « mieux la maîtriser pour faire des économies d’énergie », et protéger la planète bien sûr.
    En vérité, la libéralisation du secteur de l’énergie et le déploiement des compteurs ont comme principal objectif la « tarification dynamique ». Le tarif facturé aux clients suivra le cours du kilowattheure à la « Bourse européenne de l’électricité en gros » heure par heure. Ce mode de tarification sera le seul possible puisque, depuis juin 2019, une #directive_européenne l’impose « auprès de chaque fournisseur qui a plus de 200 000 clients finals ». Une directive transcrite telle quelle et sans débat par le gouvernement français. En clair, l’électricité coûtera très, très cher lorsqu’on en aura le plus besoin.

  • Prix de l’électricité - Explosion des factures : la nécessité d’une nouvelle régulation en toute transparence - Action UFC-Que Choisir - UFC-Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-prix-de-l-electricite-explosion-des-factures-la-n

    Alors que les discussions autour du devenir d’EDF se déroulent dans une déplorable opacité, l’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui une étude exclusive qui tire le bilan de l’actuelle régulation du marché, à l’origine des fortes hausses tarifaires frappant les consommateurs. Compte tenu de l’importance cruciale de l’organisation de la concurrence sur le prix de l’électricité, l’UFC-Que Choisir demande un moratoire sur le projet de restructuration d’EDF et la mise en place d’un débat public sur le devenir de la régulation du marché, au cours duquel l’association exigera la transparence sur les coûts réellement supportés par EDF pour sa production nucléaire, et défendra notamment le maintien d’un tarif réglementé de vente, aujourd’hui menacé.

    #EDF #électricité #énergie (accès à l’) #privatisation (rampante) #macronie #ultra-libéralisme (ou quand la Macronie applique les préceptes du « socialisme hollandien »)

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/899170

  • La Face cachée des #énergies_vertes

    Voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires… La transition énergétique laisse entrevoir la promesse d’un monde plus prospère et pacifique, enfin libéré du pétrole, de la pollution et des pénuries. Mais cette thèse officielle s’avère être un mythe : en nous libérant des combustibles fossiles, nous nous préparons à une nouvelle dépendance à l’égard des métaux rares. De graves problèmes écologiques et économiques pour l’approvisionnement de ces ressources stratégiques ont déjà commencé. Et si le « monde vert » qui nous attend se révélait être un nouveau cauchemar ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61421_1

    #film #film_documentaire #documentaire

    #COP21 #COP_21 #transition_énergétique #technologie #technologies_vertes #voiture_électrique #énergies_propres #extractivisme #mines #green-washing #greenwashing #délocalisation_de_la_pollution #pétrole #métaux_rares #néodyme #cobalt #graphite #lithium #photovoltaïque #énergie_solaire #énergie_éolienne #éolienne #solaire #dépendance #RDC #République_démocratique_du_Congo #Australie #Chili #Bolivie #Indonésie #Chine #industrie_minière #Mongolie #Terres_rares #eaux_usées #radioactivité #réfugiés_des_technologies_vertes #eau #IDPs #déplacés_internes #cuivre #santé #Chuquicamata #cancer #Aliro_Boladas #centrales_à_charbon #modèle_économique_extractiviste #énergies_renouvelables #engie #Norvège #charbon #hypocrisie #green_tech #zéro_émissions #changement_climatique #Jean-Louis_Borloo #ADEME #Renault #bornes_électriques #Rapport_Syrota #Jean_Sirota #BYD #EDF #Photowatt #Péchiney_métallurgie #magnésium #nationalisme_des_ressources #Bolivie #recyclage #déchets #décharges_sauvages #Neocomp #fausse_transition #sobriété #progrès_technologique #décroissance #énergies_renouvelables

    –-

    déjà signalé par @odilon sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/888273

    • « La face positive des énergies vertes »

      Le documentaire « La face cachée des énergies vertes » est passé fin novembre sur Arte. Truffé d’erreurs et d’arguments partisans, allant jusqu’à comparer le problème des pales d’éoliennes, soit disant non recyclables, à celui posé par les déchets nucléaires !

      Autre exemple : ce documentaire assène que les énergies vertes et que les batteries nécessitent obligatoirement l’utilisation de terres rares. Ce n’est pourtant pas du tout l’avis de l’Ademe. D’autre part, le photovoltaïque n’utilise jamais de terres rares. Et pour l’éolien et les voitures électriques, leur utilisation dans les moteurs à aimants permanents permet de gagner en performances, mais cet usage n’est ni systématique, ni indispensable.

      Cet article présente :

      – La quinzaine d’erreurs grossières parmi les très nombreuses qui émaillent ce documentaire.
      – Le cercle vertueux du photovoltaïque et de l’éolien : plus on en installe, plus on réduit les émissions de gaz carbonique.
      – Que nos voitures contiennent davantage de terres rares que les voitures électriques sans moteurs à aimants permanents.
      – Pour qui roule le journaliste Guillaume Pitron, à l’origine de ce documentaire.

      En se fondant sur les avis qui se colportent, principalement sur la production des terres rares utilisées dans les énergies vertes, Guillaume Pitron, qui a enquêté dans une douzaine de pays, nous fait visiter quelques sites d’exploitation qui portent atteinte à l’environnement et à la santé des travailleurs.

      Hélas ce documentaire est gâché autant par sa partialité, que par de très nombreuses erreurs grossières.

      https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2390
      https://seenthis.net/messages/894307

    • Geologic and anthropogenic sources of contamination in settled dust of a historic mining port city in northern Chile: health risk implications

      Chile is the leading producer of copper worldwide and its richest mineral deposits are found in the Antofagasta Region of northern Chile. Mining activities have significantly increased income and employment in the region; however, there has been little assessment of the resulting environmental impacts to residents. The port of Antofagasta, located 1,430 km north of Santiago, the capital of Chile, functioned as mineral stockpile until 1998 and has served as a copper concentrate stockpile since 2014. Samples were collected in 2014 and 2016 that show elevated concentrations of As, Cu, Pb, and Zn in street dust and in residents’ blood (Pb) and urine (As) samples. To interpret and analyze the spatial variability and likely sources of contamination, existent data of basement rocks and soil geochemistry in the city as well as public-domain airborne dust were studied. Additionally, a bioaccessibility assay of airborne dust was conducted and the chemical daily intake and hazard index were calculated to provide a preliminary health risk assessment in the vicinity of the port. The main conclusions indicate that the concentrations of Ba, Co, Cr, Mn, Ni, and V recorded from Antofagasta dust likely originate from intrusive, volcanic, metamorphic rocks, dikes, or soil within the city. However, the elevated concentrations of As, Cd, Cu, Mo, Pb, and Zn do not originate from these geologic outcrops, and are thus considered anthropogenic contaminants. The average concentrations of As, Cu, and Zn are possibly the highest in recorded street dust worldwide at 239, 10,821, and 11,869 mg kg−1, respectively. Furthermore, the contaminants As, Pb, and Cu exhibit the highest bioaccessibilities and preliminary health risk indices show that As and Cu contribute to elevated health risks in exposed children and adults chronically exposed to dust in Antofagasta, whereas Pb is considered harmful at any concentration. Therefore, an increased environmental awareness and greater protective measures are necessary in Antofagasta and possibly other similar mining port cities in developing countries.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5922233

      #santé #mines

    • L’association #Vernunftkraft

      Aufgeklärte und deshalb zu Recht besorgte Bürger dieses Landes (https://www.vernunftkraft.de/bundesinitiative) erkennen hinsichtlich der Rationalität energiepolitischer Entscheidungen nicht hinnehmbare Defizite.

      Die Zerstörung von Wäldern zwecks Ansiedlung von volkswirtschaftlich sinnlosen Windindustrieanlagen ist dabei die Spitze des Eisbergs.

      Zentrale Elemente der gegenwärtigen Energiepolitik sind extrem unvernünftig.

      Daher möchten wir der Vernunft Kraft geben.
      https://www.vernunftkraft.de

    • La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique

      En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

      Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

      http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-La_guerre_des_m%C3%A9taux_rares-9791020905741-1-1-

      #livre #Guillaume_Pitron

    • Rapport ADEME 2012 :

      Énergie et patrimoine communal : enquête 2012

      L’enquête « Énergie et patrimoine communal » est menée tous les cinq ans depuis 1990. Elle porte sur les consommations d’énergie et les dépenses payées directement par les communes sur trois cibles principales : le patrimoine bâti, l’éclairage public et les carburants des véhicules.

      https://www.ademe.fr/energie-patrimoine-communal-enquete-2012

      –—

      Rapport ADEME 2015 :


      Scénarios 2030-2050 : une vision énergétique volontariste

      Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L’ADEME actualise son scénario Énergie Climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

      Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en oeuvre ces objectifs.

      Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en oeuvre.

      https://www.ademe.fr/recherche-innovation/construire-visions-prospectives/scenarios-2030-2050-vision-energetique-volontariste

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont