• L’#Université, le #Covid-19 et le danger des #technologies_de_l’éducation

    La crise actuelle et la solution proposée d’un passage des enseignements en ligne en urgence ont accéléré des processus systémiques déjà en cours dans les universités britanniques, en particulier dans le contexte du Brexit. Même si l’enseignement en ligne peut avoir une portée radicale et égalitaire, sa pérennisation dans les conditions actuelles ouvrirait la voie à ce que les fournisseurs privés de technologies de l’éducation (edtech d’après l’anglais educational technology) imposent leurs priorités et fassent de l’exception une norme.

    Mariya Ivancheva, sociologue à l’université de Liverpool dont les recherches portent sur l’enseignement supérieur, soutient que nous devons repenser ce phénomène et y résister, sans quoi le secteur de l’enseignement supérieur britannique continuera d’opérer comme un outil d’extraction et de redistribution de l’argent public vers le secteur privé.

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    Avec la propagation mondiale du coronavirus et la désignation du COVID-19 comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé le 11 mars, les universités de nombreux pays ont eu recours à l’enseignement en ligne. Rien qu’aux États-Unis, dès le 12 mars, plus de 100 universités sont passées à l’enseignement à distance. Depuis, rares sont les pays où au moins une partie des cours n’est pas dispensée en ligne. Les prestataires de services d’enseignement privés ont été inondés de demandes de la part des universités, qui les sollicitaient pour faciliter le passage à l’enseignement à distance.

    Au Royaume-Uni, la réticence initiale du gouvernement et des directions de certaines institutions d’enseignement supérieur à imposer des mesures de distanciation sociale et à fermer les établissements ont mené plusieurs universités à prendre cette initiative de leur propre chef. Le 23 mars, lorsque les règles de confinement et de distanciation sociale ont finalement été introduites, la plupart des universités avaient déjà déplacé leurs cours en ligne et fermé la plus grande partie de leur campus, à l’exception des « services essentiels ». Si un débat sur les inégalités face à l’université dématérialisée a eu lieu (accès aux ordinateurs, à une connexion Internet sécurisée et à un espace de travail calme pour les étudiant.e.s issus de familles pauvres, vivant dans des conditions défavorables, porteurs de responsabilités familiales ou d’un handicap), l’impact sur le long terme de ce passage en ligne sur le travail universitaire n’a pas été suffisamment discuté.

    Ne pas laisser passer l’opportunité d’une bonne crise

    Étant donnée la manière criminelle dont le gouvernement britannique a initialement répondu à la crise sanitaire, un retard qui aurait coûté la vie à plus de 50 000 personnes, les mesures de confinement et de distanciation prises par les universités sont louables. Toutefois, la mise en ligne des enseignements a également accéléré des processus déjà existants dans le secteur universitaire au Royaume-Uni.

    En effet, surtout depuis la crise de 2008, ce secteur est aux prises avec la marchandisation, les politiques d’austérité et la précarisation. Désormais, il doit également faire aux conséquences du Brexit, qui se traduiront par une baisse des financements pour la recherche provenant de l’UE ainsi que par une diminution du nombre d’étudiant.e.s européens. Entre l’imminence d’une crise économique sans précédent, les craintes d’une baisse drastique des effectifs d’étudiant.e.s étranger/ères payant des frais de scolarité pour l’année académique à venir et le refus du gouvernement de débourser deux milliards de livres pour renflouer le secteur, la perspective d’une reprise rapide est peu probable.

    Le passage en ligne a permis à de nombreux étudiant.e.s de terminer le semestre et l’année académique : pourtant, les personnels enseignants et administratifs n’ont reçu que de maigres garanties face à la conjoncture. Pour les enseignements, les universités britanniques dépendent à plus de 50% de travailleurs précaires, ayant des contrats de vacation souvent rémunérés à l’heure et sur demande (« zero-hour contract » : contrat sans horaire spécifié). Si certaines universités ont mis en place des systèmes de congé sans solde ou de chômage partiel pour faire face à la pandémie, la majorité d’entre elles envisage de renvoyer les plus vulnérables parmi leurs employés.

    Parallèlement, les sociétés prestataires d’edtech, qui sollicitaient auparavant les universités de manière discrète, sont désormais considérées comme des fournisseurs de services de « premiers secours » voire « palliatifs ». Or, dans le contexte actuel, la prolongation de ces modes d’enseignements entraînerait une précarisation et une externalisation accrues du travail universitaire, et serait extrêmement préjudiciable à l’université publique.

    Les eaux troubles de l’enseignement supérieur commercialisé

    Au cours des dernières décennies, le domaine universitaire britannique a connu une énorme redistribution des fonds publics vers des prestataires privés. Les contributions du public et des particuliers à l’enseignement supérieur se font désormais par trois biais : les impôts (budgets pour la recherche et frais de fonctionnement des universités), les frais d’études (frais de scolarité, frais de subsistance et remboursement des prêts étudiants) et par le port du risque de crédit pour les prêts étudiants (reconditionnés en dette et vendus aux investisseurs privés)[1].

    Lorsque les directions des universités mettent en œuvre des partenariats public-privé dont les conditions sont largement avantageuses pour le secteur privé, elles prétendent que ces contrats profitent au « bien public », et ce grâce à l’investissement qu’ils permettraient dans les infrastructures et les services, et parce qu’ils mèneraient à la création d’emplois et donc à de la croissance. Mais cette rhétorique dissimule mal le fait que ces contrats participent en réalité à un modèle d’expansion de l’université fondé sur la financiarisation et le non-respect des droits des travailleurs dont les conditions de travail deviennent encore plus précaires.

    À cet égard, les retraites des universitaires ont été privatisées par le biais d’un régime appelé Universities Superannuation Scheme (USS), dont il a été divulgué qu’il s’agissait d’un régime fiscal offshore. Par ailleurs, les universités britanniques, très bien notées par les agences de notation qui supposent que l’État les soutiendrait le cas échéant, ont été autorisées à emprunter des centaines de millions de livres pour investir dans la construction de résidences étudiantes privées, s’engageant à une augmentation exponentielle du nombre d’étudiant.e.s.

    Le marché de la construction des résidences universitaires privées atteignait 45 milliards de livres en 2017, et bénéficiait souvent à des sociétés privées offshores. Les étudiant.e.s sont ainsi accueillis dans des dortoirs sans âme, fréquentent des infrastructures basiques (par exemple les installations sportives), alors qu’ils manquent cruellement d’accès aux services de soutien psychologique et social, ou même tout simplement de contact direct avec leurs enseignants, qu’ils voient souvent de loin dans des amphithéâtres bondés. Ces choix ont pour résultat une détérioration dramatique de la santé mentale des étudiant.e.s.

    Avec des frais universitaires pouvant aller jusqu’à £9 000 par an pour les études de premier cycle et dépassant parfois £20 000 par an en cycle de masters pour les étudiant.e.s étranger/ères (sans compter les frais de subsistance : nourriture, logement, loisirs), la dette étudiante liée à l’emprunt a atteint 121 milliards de livres. La prévalence d’emplois précaires et mal payés sur le marché du travail rend à l’évidence ces prêts de plus en plus difficiles à rembourser.

    Enfin, le financement de la recherche provient toujours principalement de sources publiques, telles que l’UE ou les comités nationaux pour la recherche. Candidater pour ces financements extrêmement compétitifs demande un énorme investissement en temps, en main d’œuvre et en ressources. Ces candidatures sont cependant fortement encouragées par la direction des universités, en dépit du faible taux de réussite et du fait que ces financements aboutissent souvent à des collaborations entre université et industrie qui profitent au secteur privé par le biais de brevets, de main-d’œuvre de recherche bon marché, et en octroyant aux entreprises un droit de veto sur les publications.

    Les edtech entrent en scène

    Dans le même temps, les sociétés d’edtech jouent un rôle de plus en plus important au sein des universités, profitant de deux changements du paradigme véhiculé par l’idéologie néolibérale du marché libre appliquée à l’enseignement supérieur – ainsi qu’à d’autres services publics.

    D’abord, l’idée de services centrés sur les « utilisateurs » (les « apprenants »selon la terminologie en cours dans l’enseignement), s’est traduite concrètement par des coûts additionnels pour le public et les usagers ainsi que par l’essor du secteur privé, conduisant à l’individualisation accrue des risques et de la dette. Ainsi, la formation professionnelle des étudiant.e.s, autrefois proposée par les employeurs, est désormais considérée comme relevant de la responsabilité des universités. Les universitaires qui considèrent que leur rôle n’est pas de former les étudiant.e.s aux compétences attendues sur le marché du travail sont continuellement dénigrés.

    Le deuxième paradigme mis en avant par les sociétés edtech pour promouvoir leurs services auprès des universités est celui de l’approche centrée sur les « solutions ». Mais c’est la même « solution » qui est invariablement proposée par les sociétés edtech, à savoir celle de la « rupture numérique », ou, en d’autres termes, la rupture avec l’institution universitaire telle que nous la connaissons. En réponse aux demandes en faveur d’universités plus démocratiques et égalitaires, dégagées de leur soumission croissante aux élites au pouvoir, les sociétés edtech (dont la capitalisation s’élève à des milliards de dollars) se présentent comme offrant la solution via les technologies numériques.

    Elles s’associent à une longue histoire où le progrès technologique (que ce soit les lettres, la radio, les cassettes audio ou les enregistrements vidéo) a effectivement été mis au service d’étudiant.e.s « atypiques » tels que les travailleurs, les femmes, les personnes vivant dans des zones d’accès difficile, les personnes porteuses de handicap ou assumant des responsabilités familiales. L’éducation ouverte par le biais par exemple de webinaires gratuits, les formations en ligne ouvertes à tous (MOOC), les ressources éducatives disponibles gratuitement et les logiciels open source suivaient à l’origine un objectif progressiste d’élargissement de l’accès à l’éducation.

    Toutefois, avec le passage en ligne des enseignements dans un secteur universitaire fortement commercialisé, les technologies sont en réalité utilisées à des fins opposées. Avant la pandémie de COVID-19, certaines universités proposaient déjà des MOOC, des formations de courte durée gratuites et créditées et des diplômes en ligne par le biais de partenariats public-privé avec des sociétés de gestion de programmes en ligne.

    Au sein du marché général des technologies de l’information, ces sociétés représentent un secteur d’une soixantaine de fournisseurs, estimé à 3 milliards de dollars et qui devrait atteindre 7,7 milliards de dollars d’ici 2025 – un chiffre susceptible d’augmenter avec les effets de la pandémie. Le modèle commercial de ces partenariats implique généralement que ces sociétés récoltent entre 50 à 70% des revenus liés aux frais de scolarité, ainsi que l’accès à des mégadonnées très rentables, en échange de quoi elles fournissent le capital de démarrage, la plateforme, des services de commercialisation et une aide au recrutement et assument le coût lié aux risques.

    L’une des différences essentielles entre ces sociétés et d’autres acteurs du secteur des technologies de l’éducation proposant des services numériques est qu’elles contribuent à ce qui est considéré comme le « cœur de métier » : la conception des programmes, l’enseignement et le soutien aux étudiant.e.s. Une deuxième différence est que, contrairement à d’autres prestataires d’enseignement privés, ces sociétés utilisent l’image institutionnelle d’universités existantes pour vendre leur produit, sans être trop visibles.

    Normaliser la précarisation et les inégalités

    Le secteur de la gestion des programmes en ligne repose sur une charge importante de travail académique pour les employés ainsi que sur le recours à une main-d’œuvre précaire et externalisée. Ceci permet aux sociétés bénéficiaires de contourner la résistance organisée au sein des universités. De nombreux MOOC, formations de courte durée et des diplômes en ligne en partenariat avec ces sociétés font désormais partie de l’offre habituelle des universités britanniques.

    La charge de travail académique déjà croissante des enseignants est intensifiée par les enseignements en ligne, sans rémunération supplémentaire, et alors même que de tels cours demandent une pédagogie différente et prennent plus de temps que l’enseignement en classe. Avec la transformation de l’enseignement à distance d’urgence en une offre d’« éducation en ligne », ces modalités pourraient devenir la nouvelle norme.

    L’université de Durham a d’ailleurs tenté d’instaurer un dangereux précédent à cet égard, qui en présage d’autres à venir. L’université a conclu un accord avec la société Cambridge Education Digital (CED), afin d’offrir des diplômes entièrement en ligne à partir de l’automne 2020, sans consultation du personnel, mais en ayant la garantie de CED que seules six heures de formation étaient nécessaires pour concevoir et délivrer ces diplômes.

    Dans le même temps, les sociétés de gestion de programmes en ligne ont déjà recruté de nombreux·ses travailleur/euses diplômé·e·s de l’éducation supérieure, souvent titulaires d’un doctorat obtenu depuis peu, cantonné·e·s à des emplois précaires, et chargés de fournir un soutien académique aux étudiant.e.s. Il s’agit de contrats temporaires, sur la base d’une rémunération à la tâche, peu sécurisés et mal payés, comparables à ceux proposés par Deliveroo ou TaskRabbit. Ces employés, qui ne sont pas syndiqués auprès du même syndicat que les autres universitaires, et qui sont souvent des femmes ou des universitaires noirs ou issus de minorités racisées, désavantagés en matière d’embauche et de promotion, seront plus facilement ciblé·e·s par les vagues de licenciement liées au COVID-19.

    Cela signifie également qu’ils/elles seront utilisé·e·s – comme l’ont été les universitaires des agences d’intérim par le passé – pour briser les piquets de grève lors de mobilisations à l’université. Ce système se nourrit directement de la polarisation entre universitaires, au bénéfice des enseignant·e·s éligibles aux financements de recherche, qui s’approprient les recherches produites par les chercheur/ses précaires et utilisent le personnel employé sur des contrats uniquement dédiés à l’enseignement [pour fournir les charges d’enseignement de collègues déchargés]. Il s’agit là de pratiques légitimées par le mode de financement de l’UE et des comités nationaux pour la recherche ainsi que par le système de classements et d’audits de la recherche.

    Avec le COVID-19, le modèle proposé par les entreprises de gestion de programmes en ligne, fondé sur l’externalisation et la privatisation des activités de base et de la main-d’œuvre de l’université, pourrait gagner encore plus de terrain. Ceci s’inscrit en réalité dans le cadre d’un changement structurel qui présagerait la fin de l’enseignement supérieur public. Le coût énorme du passage en ligne – récemment estimé à 10 millions de livres sterling pour 5-6 cours en ligne par université et 1 milliard de livres sterling pour l’ensemble du secteur – signifie que de nombreuses universités ne pourront pas se permettre d’offrir des enseignements dématérialisés.

    De plus, les sociétés de gestion de programmes en ligne ne travaillent pas avec n’importe quelle université : elles préfèrent celles dont l’image institutionnelle est bien établie. Dans cette conjoncture, et compte tenu de la possibilité que de nombreux/ses étudiant.e.s annulent (ou interrompent) leur inscription dans une université du Royaume-Uni par crainte de la pandémie, de nombreuses universités plus petites et moins visibles à l’échelle internationale pourraient perdre un nombre importante d’étudiant.e.s, et le financement qui en découle.

    En dépit de tous ces éléments, l’appel à une réglementation et à un plafonnement du nombre d’étudiant.e.s admis par chaque institution, qui permettraient une redistribution sur l’ensemble du secteur et entre les différentes universités, semble tomber dans l’oreille d’un sourd.

    Un article sur le blog de Jo Johnson, ancien ministre de l’Éducation et frère du Premier ministre britannique, exprime une vision cynique de l’avenir des universités britanniques. Sa formule est simple : le gouvernement devrait refuser l’appel au soutien des universités moins bien classées, telles que les « instituts polytechniques », anciennement consacrés à la formation professionnelle et transformés en universités en 1992. Souvent davantage orientées vers l’enseignement que vers la recherche, ceux-ci n’ont que rarement des partenariats avec des sociétés de gestion de programmes en ligne ou une offre de cours à distance. Selon Johnson, ces universités sont vouées à mourir de mort naturelle, ou bien à revenir à leur offre précédente de formation professionnelle.

    Les universités du Groupe Russell[2], très concentrées sur la recherche, qui proposent déjà des enseignements dématérialisés en partenariat avec des prestataires de gestion des programmes en ligne, pourraient quant à elles se développer davantage, à la faveur de leur image institutionnelle de marque, et concentreraient ainsi tous les étudiant.e.s et les revenus. Ce qu’une telle vision ne précise pas, c’est ce qu’il adviendrait du personnel enseignant. Il est facile d’imaginer que les nouvelles méga-universités seraient encore plus tributaires des services de « soutien aux étudiant.e.s » et d’enseignement dispensés par des universitaires externalisés, recrutés par des sociétés de gestion des programmes en ligne avec des contrats à la demande, hyper-précaires et déprofessionnalisés.

    Lieux de lutte et de résistance

    Ce scénario appelle à la résistance, mais celle-ci devient de plus en plus difficile. Au cours des six derniers mois, les membres du syndicat « University and College Union » (UCU) ont totalisé 22 jours de grève. L’une des deux revendications portées par cette mobilisation, parmi les plus longues et les plus soutenues dans l’enseignement supérieur britannique, portait sur les retraites.

    La seconde combinait quatre revendications : une réduction de la charge de travail, une augmentation des salaires sur l’ensemble du secteur (ils ont diminué de 20% au cours de la dernière décennie), s’opposer à la précarisation, et supprimer les écarts de rémunération entre hommes et femmes (21%) et ceux ciblant les personnes racisées (26%). Les employeurs, représentés par « Universities UK » et l’Association des employeurs « Universities and Colleges », n’ont jusqu’à présent pas fait de concessions significatives face à la grève. La crise du COVID-19 a limité l’option de la grève, alors que l’augmentation de la charge de travail, la réduction des salaires et la précarisation sont désormais présentées comme les seules solutions pour faire face à la pandémie et aux crises économiques.

    Dans ce contexte, le passage vers l’enseignement en ligne doit devenir un enjeu central des luttes des syndicats enseignants. Toutefois, la possibilité de mener des recherches sur ce processus – un outil clé pour les syndicats – semble limitée. De nombreux contrats liant les universités et les entreprises de gestion de programme en ligne sont conclus sans consultation du personnel et ne sont pas accessibles au public. En outre, les résultats de ces recherches sont souvent considérés comme nocifs pour l’image des sociétés.

    Pourtant, un diagnostic et une réglementation des contrats entre les universités et ces entreprises, ainsi que celle du marché de l’edtech en général, sont plus que jamais nécessaires. En particulier, il est impératif d’en comprendre les effets sur le travail universitaire et de faire la lumière sur l’utilisation qui est faite des données collectées concernant les étudiant.e.s par les sociétés d’edtech. Tout en s’opposant aux licenciements, l’UCU devrait également se mettre à la disposition des universitaires travaillant de manière externalisée, et envisager de s’engager dans la lutte contre la sous-traitance du personnel enseignant.

    Bien que tout cela puisse aujourd’hui sembler être un problème propre au Royaume-Uni, la tempête qui y secoue aujourd’hui le secteur de l’enseignement supérieur ne tardera pas à se propager à d’autres contextes nationaux.

    Traduit par Céline Cantat.

    Cet article a été publié initialement sur le blog du bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg et de Trademark Trade-union.
    Notes

    [1] La réforme de 2010 a entraîné le triplement des droits d’inscriptions, qui sont passés de 3000 à 9000 livres (soit plus de 10 000 euros) par an pour une année en licence pour les étudiant.e.s britanniques et originaires de l’UE (disposition qui prendra fin pour ces dernier.e.s avec la mise en œuvre du Brexit). Le montant de ces droits est libre pour les étudiant.e.s hors-UE, il équivaut en général au moins au double. Il est également bien plus élevé pour les masters.

    [2] Fondé en 1994, le Russell Group est un réseau de vingt-quatre universités au Royaume-Uni censé regrouper les pôles d’excellence de la recherche et faire contrepoids à la fameuse Ivy League étatsunienne.

    https://www.contretemps.eu/universite-covid19-technologies-education

    #le_monde_d'après #enseignement #technologie #coronavirus #facs #UK #Angleterre #distanciel #enseignement_en_ligne #privatisation #edtech #educational_technology #Mariya_Ivancheva #secteur_privé #enseignement_à_distance #dématérialisation #marchandisation #austérité #précarisation #Brexit #vacation #précaires #vacataires #zero-hour_contract #externalisation #ESR #enseignement_supérieur #partenariats_public-privé #financiarisation #conditions_de_travail #Universities_Superannuation_Scheme (#USS) #fiscalité #résidences_universitaires_privées #immobilier #santé_mentale #frais_universitaires #dette #dette_étudiante #rupture_numérique #technologies_numériques #MOOC #business #Cambridge_Education_Digital (#CED) #ubérisation #Russell_Group

  • Accompagner la #transformation_numérique et enrichir les modes traditionnels d’enseignement : j’annonce en lien avec le @SGPI_avenir le lancement d’un #appel_à_projets « #Hybridation_des_formations ».

    https://twitter.com/VidalFrederique/status/1268920823718588418

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    Appel à projets sur l’hybridation des formations d’enseignement supérieur

    La #crise_sanitaire actuelle et ses impacts sur la #rentrée_2020 nécessitent de repenser l’intégralité des #modes_d’enseignement pour concourir à la réussite des étudiants, peu habitués à ces modalités de formation, et pour permettre le développement de #nouvelles_compétences_pédagogiques_numériques pour les enseignants.

    L’appel à projets « Hybridation des formations » répondra à deux cas de figure :

    – L’extension du champ d’action et ou le soutien supplémentaire à des projets d’ores et déjà sélectionnés dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir en matière d’enseignement supérieur et de recherche (principalement les NCU, IDEFI/IDEFI-N, DUNE ou #Disrupt_Campus) ;
    – La détection puis le soutien à des initiatives qui n’ont pas encore fait l’objet d’une #labellisation #PIA mais qui visent à accompagner la transformation numérique de l’enseignement supérieur en enrichissant les #modes_traditionnels d’enseignement.

    Dans les deux cas, il s’agit d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur pour réussir cette rentrée dans les meilleures conditions possibles et de soutenir financièrement le développement de cursus diplômant complet, à partir de #ressources_pédagogiques mutualisées et modulaires qui permettront aux étudiants en formation initiale comme en formation continue de construire leurs parcours de formation.

    Qu’ils s’appuient sur un projet déjà soutenu dans le cadre du PIA ou non, les établissements et leurs #partenaires du secteur de la #EdTech devront faire la démonstration, d’une part, de leur capacité à mettre en œuvre une #transformation_pédagogique et numérique et, d’autre part, de l’#efficacité de leur modèle d’#organisation_pédagogique_hybride. Cette #démonstration se traduira par la création de solutions de #formation_à_distance ou hybrides pour la rentrée 2020-2021 ou en #flux_tendu pendant l’année pour une utilisation en 2020-2021.

    Il s’agira également d’accompagner en priorité la création de modules de formation pour le #premier_cycle post-bac, que celui-ci soit proposé par les universités (licences, licences professionnelles, DUT) ou les écoles (premier cycle préparatoire). Pour ces dernières, seules les préparations à des formations bénéficiant d’une reconnaissance de l’Etat (visa ou grade) seront éligibles au dispositif.

    La sélection de ces projets se fera à travers un dialogue pour valider et accompagner la démarche des porteurs de projet et de leurs partenaires publics ou privés (EdTech) : les établissements devront rédiger une note synthétique de 10 pages faisant état de leur capacité à respecter le cahier des charges de l’appel à projets et précisant si les projets reposent ou non sur un objet d’#excellence déjà sélectionné. Le comité de sélection animera ce dialogue afin d’affiner les besoins des établissements, de vérifier leur capacité à enrichir les #ressources_pédagogiques déjà disponibles et à rendre les dispositifs les plus efficients possibles.

    https://anr.fr/fr/investissements-davenir/appels-a-projets-en-cours/appel-a-projets-sur-lhybridation-des-formations-denseignement-superieur

    #France #Vidal #Frédérique_Vidal #ESR #enseignement_supérieur #université #stratégie_du_choc #le_monde_d'après #distanciel #présentiel #enseignement_à_distance #ANR #pédagogie

    Quand on sait que dans mon université, à Grenoble, qui est une fac très bien dotée par rapport à d’autres, où il manque du papier toilettes et l’eau courante, on n’a pas d’argent pour remplacer les vidéoprojecteurs qui ne marchent plus............

    • ENTRETIEN. « Des #innovations_pédagogiques ont été mises en place durant le confinement »

      Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, entame aujourd’hui une visite de deux jours en Bretagne. L’occasion de parler avec les acteurs de terrain des perspectives ouvertes par la crise sanitaire du Covid-19.

      Madame la ministre, vous êtes pour deux jours en Bretagne. Quel est le but de cette visite qui intervient dans le contexte de la crise sanitaire ?

      La Bretagne est la deuxième étape d’un tour de France pour voir comment l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation peuvent participer à la relance et à la redynamisation des territoires. Il s’agit de réfléchir à la meilleure manière de travailler ensemble, État et collectivités, pour mettre la production et la diffusion de connaissances, le transfert technologique, au service de cette relance (1).

      La crise sanitaire a bouleversé les manières d’enseigner. Vous demandez aux universités de réfléchir au maintien des cours à distance. Pourquoi ?

      En réalité, il y avait déjà eu des réflexions sur cette question de l’enseignement à distance et des financements alloués, notamment dans les universités en Bretagne. Tout s’est évidemment accéléré durant le confinement. Les établissements doivent maintenant se servir de toutes les innovations pédagogiques mises en place pendant cette période compliquée. L’objectif de ma visite est de faire le recueil des besoins nécessaires de manière à ce qu’on puisse accompagner les établissements qui voudront s’engager dans cette révolution pédagogique. Il ne s’agit pas seulement d’utiliser le numérique pour enseigner, mais de penser autrement la pédagogie d’un cours et d’utiliser le numérique au service de cette pédagogie réinventée.

      Le développement de l’enseignement à distance ne risque-t-il pas d’accentuer une forme de fracture numérique chez les étudiants ?

      Les établissements ont extrêmement bien réagi durant cette crise. Ils ont identifié les étudiants qui avaient des difficultés pour avoir une continuité pédagogique, que ce soit par défaut d’équipement, ordinateur ou tablette, ou par défaut de connexion. J’ai souhaité que les choses se passent au plus près. Les établissements et les Crous ont disposé de financements qui ont permis d’acheter des ordinateurs, de les prêter aux étudiants, d’acheter des clés 4G, d’étendre des forfaits Internet ou de téléphonie. Évidemment, si les établissements passent en mode hybride, à la fois en présentiel et en enseignement à distance, une des priorités absolues sera que l’ensemble des étudiants soient correctement équipés pour pouvoir bénéficier de ces nouvelles pédagogies.

      Quel bilan tirez-vous des examens à distance ? Que pensez-vous des applications de télésurveillance pour lutter contre la fraude ?

      Comme en temps normal, les établissements ont choisi leur mode d’évaluation. Ils ont soit imaginé des devoirs maison, soit fait travailler les étudiants en mode projet, soit, pour certains d’entre eux, choisi de faire passer des examens télésurveillés. Dans tous les cas, cela se fait dans le respect du RGPD et de la préservation des données personnelles et individuelles (2). Si les établissements étaient incapables de respecter le RGPD, alors, évidemment, ils n’ont pas mis en œuvre ces examens télésurveillés. La seule règle, c’est qu’il fallait impérativement qu’une évaluation ait lieu pour garantir la qualité des diplômes délivrés cette année.

      À la rentrée, les cours en amphi devront respecter les règles de distanciation. N’est-ce pas un peu mission impossible ?

      On a commencé à travailler avec les conférences d’établissements pour regarder ce qui leur paraissait raisonnable. Il y a de multiples solutions : extension des plages horaires, rotations des étudiants entre du présentiel et du distanciel, pédagogie inversée, où les cours sont mis à disposition des étudiants en amont. Ensuite, on les prend en petits groupes en présentiel et on travaille les points du cours qu’ils ont moins bien compris. Il faut partager les expériences. Lorsqu’elles ont du sens au plan pédagogique, on les applique à plus grande échelle.

      L’Université Loire-Bretagne n’a pas marché, le projet d’Université unique de Rennes patine. Quelle est aujourd’hui la stratégie du ministère pour les universités bretonnes ? Quelle est leur vocation et doivent-elles se regrouper ?

      C’est un sujet qui est au cœur de mon déplacement en Bretagne. Ce que je demande aux établissements, en réalité, ce n’est pas de se regrouper de manière artificielle. C’est de porter un projet de signature de leur territoire. Pour qu’une université rayonne à l’international, il faut qu’elle ait une signature, il faut qu’elle soit connue pour quelque chose qui est exceptionnel. Cette signature, elle se fait, bien sûr, par la qualité de la recherche et de la formation et par l’attractivité auprès des étudiants. Elle se fait aussi par la capacité à travailler avec son territoire. En Bretagne, il y a par exemple de la recherche et de la formation de pointe autour de la mer et des océans, mais également autour du numérique, de la cybersécurité et de la chimie.

      (1) Lors de sa visite en Bretagne, Frédérique Vidal devrait annoncer, conjointement avec le Secrétariat général pour l’investissement, un plan gouvernemental de 550 millions d’euros, dont 450 millions dans les instituts de recherche technologique (IRT) et les instituts pour la transition énergétique (ITE) , pour soutenir la transformation de l’appareil productif et développer de nouvelles solutions pour l’industrie et la transition énergétique.

      (2) RGPD : Règlement général sur la protection des données, adopté par l’Union européenne en 2018.

      https://www.ouest-france.fr/bretagne/enseignement-superieur-des-innovations-pedagogiques-mises-en-place-dura
      #innovation_pédagogique

  • Educational Crises and Ed-Tech: A History
    http://hackeducation.com/2020/05/06/crisis

    I started off this talk with a look at how the Chicago Public Schools turned to radio-based instruction in 1937 when a polio outbreak forced them to close schools. No doubt that’s the kind of history that we probably turn to when we want to consider how schools have responded to crises — and responded using education technology — in the past. We can readily see the inequalities — the failure to make sure all students had the proper device, the failure to account for whether there was a parent at home able to mentor and teach. And we understand the relevance of this story to our decision-making today.

    But I want us to think a little bit more broadly about “crisis” too, about narratives about crisis shape the direction of education policy, about how the values and priorities of foundations tap into these narratives to further their agenda. After all, just yesterday, New York Governor Cuomo announced that he planned, post-coronavirus, to work with the Gates Foundation to “reimagine education” in his state.

    I want us to think about what it means for education technology — in this crisis or any “crisis” — to permeate people’s homes. Education technology has been offered by its funders as the solution to educational crises for a century now. Look where that’s got us.

    #edtech #education #coronavirus

  • Chéri·e, j’ai dématérialisé les gosses !

    Le Ministre annonce dans les médias que "L’École de demain sera à distance".
    Et les milieux éducatifs autorisés de bruisser sur l’expérimentation dans les semaines à venir puis le maintien après l’épidémie de formes pédagogiques dites "hybrides" ou "mixtes" (c’est-à-dire articulant présentiel et distanciel).

    On pourrait être surpris de ces annonces et du maintien d’une ligne EdTech orthodoxe après 2 mois de confinement qui ont montré les limites du distanciel et son effet sur les décrochages scolaires de la Petite Section à la Terminale provoquant l’accélération des inégalités sociales, dans le contexte d’un système éducatif français où les effets de l’origine sociale est déjà un des plus prégnant au monde.
    Mais là n’est pas mon propos.

    Je bute sur une simple question concernant le maintien de temps en distanciel à long terme : « Où seront les gosses de 3 à 17 ans (donc) sur les temps de distanciel ? ».
    – Chez eux ? Seul·es ? Accompagné·es par des parents en télétravail mais juste pour les cols blancs alors ? Ou on confie officiellement cette mission aux femmes vu qu’elles ont assuré efficacement leur triple journée pendant le confinement ? Ou on passe aux 28h/hebdo payées 39 pour les salarié·es-parents ?
    – Dans des CRAD ? de grands Centres de Regroupement Apprenants Distanciés ? gardé·es par qui ?
    – Chez PapiMamie ? (Ah bah non avec la réforme des retraites PapiMamie seront en télétravail… ou pédaleront en tandem pour UberEats)
    – Numérisés dans le Cloud ? Mais, du coup, c’est les GAFAM qui toucheront l’Allocation de Rentrée Scolaire ?

    Si quelqu’un a compris les modalités à long terme des sessions de distanciel envisagées de la Maternelle au Collège, je veux bien qu’on m’éclaire…

    – Blanquer : L’Ecole de demain sera à distance (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/05/11052020Article637247793278211407.aspx

    #éducation #edtech

  • Pourquoi l’éducation en ligne n’est pas l’avenir de l’école
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/pourquoi-l-education-en-ligne-n-est-pas-l-avenir-de-l-ecole-20200429

    L’éducation n’est pas un mécanisme, un mouvement simple qu’il suffirait de numériser pour que le prodige advienne et qu’éducation il y ait. L’éducation n’est pas un produit au sens technologique du terme, un dispositif circonscrit et rationalisé, duplicable à l’infini. L’éducation est toujours un processus, par essence imparfait, qui articule une suite de mécanismes tous complexes, depuis l’admission jusqu’à la diplomation, en passant par l’indispensable mais toujours complexe relation élève-professeur. En somme, le processus éducatif dépasse de toutes parts le produit technologique. Nombreuses sont les entreprises de technologie actives dans l’éducation (EdTech) qui tentent de résoudre ce défi, en rationalisant à marche forcée chacun des mécanismes à l’œuvre pour enfin passer à l’échelle. Aucune n’y est parvenue encore.

    Autre erreur fondamentale qui explique l’échec relatif de l’éducation en ligne : le second pilier sur lequel s’est construit le succès exponentiel de beaucoup d’applications numériques, est la désintermédiation - ou, pour être plus exact, le remplacement d’une multitude hétéroclite d’intermédiaires et d’intervenants par un seul, placé de fait au centre de l’industrie. Or ce mécanisme est lui aussi inopérant, puisque la transmission de savoir ou son avatar moderne, l’acquisition de compétences, est par essence une médiation : apprendre est avant tout un acte social, le résultat d’une confrontation et d’un échange.

    l’éducation est une expérience sociale, un échange prolongé et multiple, une conversation. L’épreuve de la pandémie nous offre une occasion unique, en bouleversant sous la contrainte les usages traditionnels : faisons donc en sorte de bâtir une éducation en ligne raisonnée et efficace, plutôt qu’un simple placebo.

    #coronavirus #edtech #onlinelearning

  • ICT in Education – The EdTech Revolution - ITChronicles
    https://itchronicles.com/education/ict-in-education-the-edtech-revolution


    #edtech #education

    Morceaux choisis :

    Despite their optimism and enthusiasm, most educators still think that there is a lack of information about the effectiveness of digital learning tools, however. A more granular analysis of ICT education from education data management and analytics platform BrightBytes also exposed some troubling gaps in EdTech usage.

    Education is currently a $6 trillion industry, estimated to grow to $8 trillion by 2025. As of 2018, the share of EdTech is less than 3% of total educational expenditure and is only forecast to grow to 4.4% by the middle of this decade. This under-digitization, coupled with the increasingly limited flows of public funding into education, will create real challenges for the sector to effectively address the systemic issue of global learning poverty at scale.

    Note : on remarquera en anglais l’emploi du terme « Industry », qui renvoie véritablement à l’école décrite par Illich : une machine...

    As such, the final challenge for ICT in education is to tackle this pipeline problem. Unless all gateway deficiencies in the education system are addressed, even the most sophisticated interventions, further along, will yield suboptimal results in terms of quantity, quality, and pace of outcomes.

    Note : ce problème de « pipeline », c’est le retard pris sur les engagements de l’ONU quand à l’alphabétisation de l’Afrique... Solutionnisme technologique, quand tu nous tiens.

    Les technos clé dans l’éducation

    IA et adaptative learning

    Adaptive learning systems are becoming increasingly sophisticated by the day. For example, researchers at North Carolina State University have designed a multi-task AI model that is more accurate than conventional AI at predicting how students will answer a test question based on their past interactions with a learning environment.

    XR and immersive learning

    Immersive learning describes a powerful approach to learning that engages the experiential, cognitive, behavioral, and emotional learning centers in the brain.

    Frameworks for Evaluating EdTech

    Though ICT in education has the potential to enhance the performance, effectiveness, and efficiency of almost every possible learning environment, different environments are at different stages of tech adoption and may even have significantly diverse educational needs and contexts. One of the most popular frameworks for educators to assess the integration and impact of technology is the SAMR model.

    Note : plus de tech pour pour pouvoir évaluer la Edtech

    Final thoughts

    Though ICT in education has the potential to address many of the issues facing the industry, it still constitutes an almost insignificant proportion of current educational expenditure.

    However, when used effectively, EdTech has the power to transform traditional learning environments and radically improve outcomes. It also has the potential to make education more inclusive, accessible, and economical for marginalized constituencies.

    EdTech is not an alternative to conventional pedagogic principles and practices, though. In order to be effective, ICT in education has to be integrated in a way that reinforces and augments traditional educational processes while providing the digital tools required to address some of the key deficiencies of the existing system.

  • GSV Virtual Summit Learning (1/2): The Dawn of the Age of Digital — www.educapital.fr
    https://www.educapital.fr/blog-old/https/static1squarespacecom/static/5935c1add2b8571dd44bbab0/t/5e739dfa8b70ba33fd90c1f3/1584635386494/gsv-digital-learning/edtech/pdf-3xfnx-a2syt-7mhs4-wtnb3sv

    Personnellement cet article m’a terrifié.

    Morceaux choisis

    The outbreak of Covid19 will probably change everything when it comes to digital learning: there will be a BC (that is Before Covid) and an AD (after disease).

    Beyond the question of switching online pedagogical content, there is a deeper story, which is the one of the “disruption of the communities that schools provide”, explained the CEO of Class Dojo

    The crisis has paved the way to a complete change of the way education will be provided in the future

    “[...] crisis is an awful thing to waste” and this crisis provides a huge opportunity for digital learning that can be “as personal”, if not more, “as engaging”, if not more as physical classes.

    What will education post Covid look like? All in all, it seems unlikely that we should expect a return to a pre-crisis world, in which digital learning was relegated to second best solution. The question is then the role that it will play? Will it be a must-have? Will education move towards true blended learning, unleashing the potential of technological and pedagogical innovation? It is at any rate a horizon to strive for.

    #edtech #education #coronavirus

  • What are we learning from the world’s big edtech experiment? | Sifted
    https://sifted.eu/articles/big-edtech-experiment

    Morceaux choisis :

    Almost all the edtech providers are using this as the world’s biggest ‘try before you buy’ opportunity, offering their services for free

    Google Classrooms, Duolingo, Kahoot! and Photomath are among the most popularly downloaded apps in some of the countries that went into lockdown recently, according to data from AppAnnie.

    Edtech companies are also some of the most likely businesses to get funding rounds at the moment; Estonia’s Speakly, a language-learning app, closed a €900k seed funding round led by Finnish Superhero Capital recently.

    Edtech : une meilleure manière d’apprendre ?

    “This could be an order of magnitude more efficient than normal teaching,” says Mait Müntel, the chief executive and cofounder. “When people are learning online, all their answers and mistakes are data that maps how the memory works. Using this data the computer chooses the next most efficient exercise for the student.”

    Et après ?

    “It is important to look at opportunities from this offline to online change, but it is too early to say how we adjust. In the near term, I think students are going to super-appreciate school. They will miss the social life you build there. This is the most important part of offline schools,” says Brainly’s Borkowski.

    “In general we believe in blended learning. Human teachers are really important. Some things you can’t replicate with a computer, and there are some things that computers do better,” he says. “Computers are amazing for individual deep practice work. But exercises like brainstorming work better in person.”

    Edtech still has quite a long way to go in competing against other online experiences. Yes, you may be able to teach yourself Mandarin or life-drawing for free right now, but if you look at the AppAnnie numbers, it’s pretty clear that most of us are not taking the self-improvement route during lockdown.

    #continuitepedagogique #numerique #edtech

  • Contribuez à la #consultation du collectif #LeJourdAprès


    –-> 11 thèmes à discuter

    Thème 1 - "Le plus important, c’est la #santé !" : quel #système_de_santé demain ?

    Thème 2 - Métro, boulot, robot” : quel monde du #travail voulons-nous ?

    Thème 3 - “A consommer avec modération” : vers une société de la #sobriété ?

    Thème 4 - “Des liens plutôt que des biens” : comment retisser des #solidarités ?

    Thème 5 - “Éducation et #jeunesse” : comment construire une #société_apprenante ?

    Thème 6 - “L’homme face à la machine” : peut-on humaniser le #numérique ?

    Thème 7 - “Une #démocratie plus ouverte” : comment partager le #pouvoir ?

    Thème 8 - “L’avenir de nos #territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

    Thème 9 - L’Europe dans le monde” : comment recréer une #solidarité_européenne et internationale ?

    Thème 10 - “Notre richesse est invisible” : comment mieux évaluer le bien-commun ?

    Thème 11 - "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau #partage_des_richesses ?

    https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr
    #le_monde_d'après #futur #consommation #solidarité #éducation #solidarité_internationale #bien_commun #richesse #pauvreté

    • Autour de l’éducation, voici un commentaire reçu via la mailing-list Facs et labos en lutte, le 06.04.2020 :

      Je suis allé voir sur leur site (appelé judicieusement « #le_jour_d'après » pile une semaine après la #tribune appelant à un futur écologique féministe et social et signée par 18 organisations : une bonne façon de reprendre le nom et de mettre le flou (de façon voulue ou non je ne me prononcerai pas).

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).
      Mais quand on fouille dans chaque thème, on aperçoit déjà un sacré biais sur la vision du jour d’après de ces députés :

      thème sur le soin :
      « il est aussi évident que notre système de soins a montré des limites inquiétantes [...] manque d’investissement dans la recherche (comme par exemple en #intelligence_artificielle » ? Le lien coronavirus -> médical -> recherche -> #IA est à m’expliquer... drôle de vision de la recherche en tout cas... Très #LPPR compatible...

      Thème sur l’éducation :
      « La crise nous a montré que de nouvelles façons d’apprendre sont possibles et à encourager : continuité pédagogique en ligne, mobilisation sans précédent des #EdTech, industrialisation des #Moocs et de la formation continue en ligne, cours et astuces via les #réseaux_sociaux »
      Super nouvelle pour toute la start-up éducation, une belle vision de l’#apprentissage !

      Encore plus orientant, la plateforme ne s’arrête pas à une consultation mais propose des #ateliers. Il y en a 3 pour l’instant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça laisse songeur...
      « le jour d’après sera numérique ou ne sera pas ».
      Pour l’atelier « leçons à tirer de la crise » c’est #Laurent_Berger secrétaire général de la CFDT (pour la retraite à point ne l’oublions pas) qui est invité.
      Belle #démocratie_participative où on invite toujours les mêmes...

      à mon sens on ne peut que rester sceptique et prudent quand on sait d’où viennent les députés de la tribune (#Cédric_Villani signataire est aussi auteur d’un des rapports de la LPPR)... Est-ce l’arrivée d’un #grand_débat_bis ? Encore une fameuse/fumeuse initiative de démocratie participative complètement biaisée d’avance ?
      En tout cas au vu de l’organisation ça semble être un sacré bulldozer et ça n’est pas le plus rassurant.

    • A mettre en regard des (encore trop gentilles) propositions d’Attac :

      4 mesures d’urgence
      – L’ arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
      – Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
      – La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
      – La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

      Dès maintenant et à long terme
      Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
      – Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.
      – Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
      – Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

      https://france.attac.org

    • Ce truc du parlement ouvert, c’est pas des députés qui se font un supplément d’âme ?

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).

      Niet, le jour d’après qui nous revend du partage de la connaissance et du numérique à tire-larigot !

    • Je vois, je vois ... Et sinon, pour le hashtag que j’avais initié ici même, (en l’occurence « le jour d’après ») je me sens un peu con. Une idée pour un éventuel détournement de LEUR « jour d’après » ?

      {edit] :
      * idée n°1 : « La nuit d’après » ?
      * idée n°2 : « Le Grand-Soir d’après » ?
      * idée n°3 : « the mess after » ?

    • 58 parlementaires appellent les Français à construire le monde d’après

      Des parlementaires de différentes sensibilités politiques lancent un appel invitant les Français à imaginer un « grand plan de transformation de notre société » à l’issue de la crise épidémique. Une consultation est ouverte à partir de samedi et pour une durée d’un mois, pour recueillir les propositions.

      Construire ensemble le monde de l’après-crise, c’est l’ambition de 58 parlementaires de différentes sensibilités politiques, pour la plupart députés, qui lancent un appel en ce sens aux citoyens et aux forces vives du pays (voir ci-bas). Pour écrire « notre avenir commun », ils organisent, jusqu’au dimanche 3 mai, une grande consultation ouverte à tous.

      Chacun est invité à contribuer sur la plateforme en ligne lejourdapres.parlement-ouvert.fr ou à se prononcer sur un certain nombre de propositions avancées par les signataires de cet appel. Emmenés par Matthieu Orphelin (Libertés et Territoires), Aurélien Taché (LaREM) et Paula Fortezza (ex-LaREM), ils pensent qu’"il y aura un avant et un après coronavirus" qui nécessitera bien plus qu’un « simple plan de relance ». Ils plaident pour établir collectivement un « grand plan de transformation de notre société et de notre économie » et estiment qu’il « faudra réapprendre la sobriété, la solidarité et l’innovation ». Les députés à l’origine de cette initiative sont issus de plusieurs groupes de l’Assemblée nationale (La République en Marche, Libertés et Territoires, Mouvement démocrate, Socialistes et apparentés, UDI Agir et Indépendants, non-inscrits).

      Cette crise « a violemment révélé les failles et les limites de notre modèle de développement, entretenu depuis des dizaines d’années. Elle nous rappelle le sens de l’essentiel : notre souveraineté alimentaire, notre besoin de sécurité sanitaire européenne, notre production locale pour des emplois de proximité, le besoin de relever les défis environnementaux, de réapprendre à vivre en concordance avec la nature, de réinventer le lien social et le vivre-ensemble, de développer la solidarité internationale plutôt que de favoriser le repli sur soi » écrivent les parlementaires dans leur appel.
      Des propositions tous azimuts

      Pour alimenter la réflexion sur la société de demain, des ateliers participatifs, visionnables en ligne, avec de grands témoins comme Laurence Tubiana, Laurent Berger et Cynthia Fleury, seront également organisés.

      Onze thèmes sont soumis à la discussion : la santé, le travail, les solidarités, le bien commun, le numérique, les territoires, le partage des richesses, etc. Autant de sujets sur lesquels les parlementaires avancent déjà des propositions, parfois déjà entendues lors de débats à l’Assemblée nationale. Parmi ces propositions : une revalorisation de 200 euros nets mensuels pour les aides à domicile, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers, une TVA réduite sur les biens de consommation issus de l’économie circulaire, une relocalisation de l’activité industrielle en France et en Europe, un renforcement de 5 milliards par an des investissements des collectivités territoriales dans la transition écologique, une taxation du kérosène sur les vols intérieurs, la création d’une réserve solidaire de bénévoles associatifs, la revalorisation des salaires et des carrières des enseignants pour la rentrée de septembre 2020, la création d’un revenu universel dès l’âge de 18 ans.

      Autres propositions : une augmentation du barème des droits de succession et de mutation, une plus grande progressivité de l’impôt, une révision du barème de la flat tax, l’ajout d’impôt sur les liquidités pour compléter l’impôt sur le fortune immobilière, le fléchage du cibler le crédit impôt recherche vers les entreprises qui relocalisent, la mise en place d’un green new deal européen, d’un plan de relance par l’investissement abondé par une taxation européenne sur les transactions financières et d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe,

      « Une synthèse de la consultation sera rendue publique avant mi-mai », indique le texte de l’appel. Avec à la clé, ambitionnent les parlementaires à l’origine de cette initiative, un plan d’action politique à décliner en mesures législatives.

      http://www.lcp.fr/actualites/58-parlementaires-appellent-les-francais-construire-le-monde-dapres

  • S’engager pour l’égalité des chances, un combat à plusieurs facettes (Thot Cursus)
    https://cursus.edu/articles/43631/sengager-pour-legalite-des-chances-un-combat-a-plusieurs-facettes

    Je ne sais pas qui sont Thot Cursus : le discours est dans l’air du temps (y compris dans les réformes récentes du bac) et les solutions très certainement aux mains d’initiatives privées se développant sur des services publics laissés à l’abandon.

    Pourtant, certaines thématiques doivent être intégrées à nos réflexions pour justement ne pas les laisser aux acteurs du privé et de la #EdTech. Ne pas leur laisser le monopole des solutions…
    Comment penser #déterminisme, #discrimination, #autocensure, #compétences_informelles, #récits_personnels, #compétences_orales, #bienveillance, #pédagogie_projet dans une optique d’émancipation et non d’#employabilité ?

    Nous l’avions évoqué dans l’article sur le décrochage scolaire. Les études sur les déterminismes sociaux de la réussite scolaire sont nombreuses. Elles montrent une progression des inégalités et mettent en avant les multiples facettes de ces déterminismes. Discrimination, mais aussi autocensure et mauvaise maîtrise de compétences informelles, jugées périphériques pendant la scolarité, mais essentielles dans l’enseignement supérieur et le monde professionnel.

    #éducation #décrochage_scolaire

  • #college is Broken: Reflections and Predictions
    https://hackernoon.com/the-state-of-college-today-reflections-and-predictions-468600ccbd96?sour

    College (as we know it) is broken.The system of higher #education in the United States is being rebuilt from the foundation and we’ve only just started to see the impact of this dramatic transformation.The way students and parents pay for college is changingThe methods and the places students learn are changing (and have been for a while)Our culture is changing to finally accept that “traditional” 4-year college isn’t the answer for everyoneBut before we talk about all of the changes that are happening in higher education right now, let’s talk about why college is, to put it simply, broken in the United States.College is Broken.It’s impossible to miss the many ways college is broken today. And I’m not just talking about the high profile bribery scandal that broke several weeks ago.While parents (...)

    #edtech #education-technology #college-is-broken

  • 11 Absolute Most Shocking Things From College Cheating Scandal And How #blockchain Can Fix them all!
    https://hackernoon.com/11-absolute-most-shocking-things-from-college-cheating-scandal-and-how-b

    DON’T Blame Felicity Huffman and Lori Loughlin for using the system. FIX IT!Yale University By Namkota — Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50507969Blockchain is uniquely positioned for an incredible opportunity arising from the most recent scandal to rock the United States broken college admission system.The United States Justice Department recently announced the largest college admission cheating scandal prosecution in history. What the Federal Bureau of Investigation dubbed, “Operation Varsity Blues,” allegedly uncovered bribery, money laundering conspiracy, conspiracy to defraud the U.S., tax conspiracy, and obstruction of justice, and a host of other crimes according to the U.S. Justice Department criminal complaint. This operation snared 50 of the (...)

    #investors #education #blockchain-technology #edtech

  • How do Your Favorite Books Compare in a #vr World?
    https://hackernoon.com/https-hackernoon-com-how-do-your-favorite-books-compare-in-a-vr-world-18

    Visualizing semantic relationships using spatial embeddingsSemantic Spatial Embedding in VR? Exploring Content ( the traditional way )If you could search your own library of books digitally, how would you do it?A simple text search could work but that approach typically only answers the question “where are these terms mentioned in my books?”There are some questions that would be hard for a text search to answer:How would I find content where certain keywords may not be present?How do all my books relate to each other?Which of the books that I have not read yet would be a good place to start?These questions are trying to access the “semantics” or the “meaning” within content regardless of the actual words used.Beyond the Simple Text SearchUnicon (my most excellent employer) authorized me to spend (...)

    #nlp #edtech #vr-book #books-in-vr

  • #cybersecurity Today — Darren Van Booven Interview — an episode of Sensei School’s Meet-A-Pro series
    https://hackernoon.com/cybersecurity-today-darren-van-booven-interview-an-episode-of-sensei-sch

    Cybersecurity Today — An interview with Mr. Darren Van Boovenan episode of Sensei School’s Meet-A-Pro series.Mr. Darren Van Booven is a tech executive with over 20 years of experience. He has served in a number of senior executive positions, both in the US federal government as Chief Information Security Officer (CISO) at the U.S. House of Representatives and the private financial sector, including seven years as a counter-intelligence officer at the Central Intelligence Agency’s (CIA) Directorate of Operations.SENSEI SCHOOL’s MEET-A-PRO interview series with Darren Van Booven.At the #cia he has been responsible for carrying out nation state intrusion investigations, incident response activities, and countering technical threats against operations. He has also worked as a senior staff (...)

    #edtech #education #darren-van-booven

  • The Beginner’s Guide to Netlify Continuous Deployment from Github for React #apps
    https://hackernoon.com/netlify-continuous-deployment-github-react-lambdaschool-67f3ae658d31?sou

    While this guide was written for students in Lambda School, it is applicable to anyone starting out who is confused about how to get continuous deployment up and running on Netlify. A special shout out to Vim Shah and Vu Cao who helped with some of the specifics for getting this guide together quick!What is continuous Deployment?Continuous Deployment allows you to automatically update your development or production sites built with Netlify, as you push your changes/merge pull requests in Github.You can follow along by creating a new repo yourself, or grabbing the repo made during this project and digging into it here.The first couple steps are meant for complete beginners…if you want to skip straight to the good stuff, go to step 5.Step 1. Create a new repo on Github.We will be creating a (...)

    #edtech #startup #tech #technology

  • #python fundamentals (3) — handling variables
    https://hackernoon.com/python-fundamentals-3-handling-variables-552032810de3?source=rss----3a81

    Python fundamentals (3) — handling variablesThere are many metaphors for variables in Python. One could view a variable as something like a bucket, into which you can place data. So the bucket called age could have the value of 12 — but, crucially, because it is a variable, it’s value can change to 13 or any other number at any point.In truth, most quantities that we use in a #programming language can have values that change, and these quantities are variables (the opposite of which is a constant, but more on that another time). A variable in Python has an identifier, and the Pythonesque way of thinking of this is (note the lower case):identifier = valueSo for example: age = 13…has age as the identifier, in this case a variable, and 13 as the value. Another example:name = input (“What is your (...)

    #python3 #coding #edtech

  • #python fundamentals (2) — saving Python programs as files
    https://hackernoon.com/python-fundamentals-2-saving-python-programs-as-files-a7932d4dfe85?sourc

    Python fundamentals (2) — saving Python programs as filesIDLE has a mode in which the user can write multiple lines of code, save them in a file, and execute them whenever he/she chooses. This is, well, pretty handy if you are #programming:Here you can see that I am in a New File (right window)- and that the executed code is running in the left window. Quirk of Python — writing 17 + 9 and 67–14 is absolutely fine; it returns no error message. However it does not display in the shell (also known as the console*) — you need to actually issue Python with a print command in order to see the results of the calculation. So Python will obediently hold onto the results of calculations — possibly storing them in variables or as arrays or something — but will steadfastly keep hold of them until you issue a (...)

    #edtech #coding #python3

  • How to create SRS for EdTech application?
    https://hackernoon.com/how-to-create-srs-for-edtech-application-f8b39521f1ff?source=rss----3a81

    Most EdTech startups fail because they hurry at the onset of the project and don’t devote enough time to getting to know their stakeholders. Today we’ll explain the basics of creating a system requirements specification and share an SRS template example. You will thank us when you seek web development services provider for your project!What is an SRS and why every EdTech startup needs itAn SRS is a document explaining what you want your software product to be. It is a reference point for everyone involved in the project, from an app developer and a designer to a tester and a UX specialist. Creating an SRS is a critical step in software development as it saves time and money and ensures perfect understanding between you and a web development company.An SRS is a list of conditions you want (...)

    #srs-template-example #web-development #srs-template #edtech-startup #create-your-app