• Ärgernis Bildung : Bildungsexpansion
    https://overton-magazin.de/top-story/aergernis-bildung-bildungsexpansion

    L’école et l’université modernes sont des machines de sélection comme leurs modèles historiques. Les réformes scolaires et universitaires n’y changeront rien.

    Kaum einer ist mit dem staatlichen Bildungswesen zufrieden, weil fast alle darauf angewiesen sind. Bei den vielen Forderungen, wofür es da sein sollte, bleibt meist außen vor, wofür es da ist. Dazu ein Durchgang in drei Teilen:
    Bildungsexpansion (I),

    politökonomische Anmerkungen (II) https://overton-magazin.de/hintergrund/wissenschaft/aergernis-bildung-politoekonomische-anmerkungen

    Lernkonkurrenz (III)
    https://overton-magazin.de/hintergrund/wissenschaft/aergernis-bildung-lernkonkurrenz

    Der Lehrer spricht :
    Georg Schuster (Pseudonym) verbrachte sein Berufsleben als Lehrkraft. Von 2013 bis Ende 2019 schrieb er für das GEW-Magazin „Auswege“. Nach dessen Einstellung war er bis Anfang 2023 Autor bei „Telepolis“. Seither schreibt er für „Overton“.

    #école #relations_de_classes #sélection #capitalisme #éducation #Allemagne

  • Handicap à l’école : « Inclure ne peut signifier abolir miraculeusement les difficultés singulières de chacun et chacune »
    https://www.lemonde.fr/education/article/2026/03/31/handicap-a-l-ecole-inclure-ne-peut-signifier-abolir-miraculeusement-les-diff

    La mise en place de pôles d’appui à la scolarité (PAS), décidée par le gouvernement dans son département #handicap, souhaite répondre à ces préoccupations inclusives puisqu’ils ont pour objectif d’apporter « aide et soutien à tout élève qui rencontre une difficulté dans les apprentissages ou son parcours scolaire. Les ressources médico-sociales mobilisées dans le cadre du PAS contribuent notamment à soutenir les élèves dont la situation est susceptible de présenter ou d’évoluer vers une situation de handicap ».

    Dans ce cadre, il est prévu de proposer aux enseignants des « réponses de première intention rapides et adaptées » après « expertise des besoins ». Les Rased, tout comme les personnels médico-sociaux, feront partie des dispositifs éventuellement mobilisés par les #PAS.

    Cette réforme soulève deux problèmes avant même sa généralisation. Tout d’abord, les personnels médico-sociaux sont déjà en nombre dramatiquement insuffisant pour assurer leurs tâches propres. Comment pourraient-ils alors dégager du temps pour ces nouvelles missions ? Par ailleurs, des raisons budgétaires pourraient rapidement induire une assimilation entre difficultés persistantes et situation de handicap, voire ne juger utiles que les seules aides apportées dans la classe.

    https://justpaste.it/nscq4

    #éducation #AESH #RASED

  • EVARS : derrière l’affichage, le « backlash » ?

    Le ministre de l’Éducation Nationale affirme que 100% des élèves bénéficieront de trois séances d’EVARS (éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité) cette année scolaire. Le discours institutionnel se veut rassurant : les circulaires sont publiées, le programme est lancé. Outre les offensives réactionnaires et complotistes, il existe une autre forme de recul, plus discrète : laisser entendre que tout est déjà réglé.

    Ces derniers mois, une petite musique s’installe…

    Un jugement estime que l’État a pris des mesures « propres à assurer la mise en œuvre effective » du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS). Le ministre de l’Éducation Nationale affirme que 100 % des élèves bénéficieront de trois séances cette année scolaire.

    Le discours institutionnel se veut rassurant : le cadre existe, les circulaires sont publiées, le programme est lancé.

    Donc tout irait bien ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/22/introduction-au-livre-leducation-a-la-vie-affective-relationnelle-et-sexuelle-evars-sortir-des-polemiques-ouvrir-des-possibles/#comment-72959

    #education

  • Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste

    Publié le 21/01/2026

    https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/rapport-2026-sur-letat-des-lieux-du-sexisme-en-france-la-m

    Le Haut Conseil à l’Egalité a publié ce matin son rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, consacré à la menace masculiniste.

    Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Le baromètre 2026 du HCE s’appuie sur une enquête Toluna Harris Interactive conduite en ligne auprès de 3061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentative de la population française. Le questionnaire a été enrichi de questions ciblées permettant d’évaluer l’adhésion aux thèses masculinistes. Ce rapport a été mené, piloté et rédigé par la commission « Stéréotypes et rôles sociaux » du HCE, co-présidée par Muriel Reus et Pascal Huguet, accompagnés par Didier Chavrier et Céline Piques, corapporteur et corapportrice.

    Le rapport identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme hostile est un sexisme violent, se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes.

    Quelques chiffres :

    Pour le sexisme paternaliste, on compte environ 7,5 millions d’hommes et 5 millions de femmes : les hommes sont majoritaires, mais les femmes véhiculent elles aussi ces normes.

    En France, 17% des personnes de 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme hostile.

    La question de l’âge : plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social. Chez les jeunes, l’écart entre femmes et hommes est très élevé, mais il se réduit avec l’âge parce que la reconnaissance globale des discriminations recule.

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Enfin, le HCE est la première institution publique française à consacrer, dans le cadre de son rapport annuel, une analyse spécifiquement dédiée aux masculinismes. Il s’agit d’un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques. Les adultes ne sont pas épargnés par la diffusion des discours masculinistes, qui peuvent légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. C’est une menace à d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale.

    Le Haut Conseil à l’Egalité formule donc 25 recommandations, et parmi elles :

    Rendre les séances d’EVARS obligatoires et donner un cadre et des moyens pour les appliquer.

    Renforcer les contrôles de l’ARCOM et de PHAROS et créer une catégorie autonome “masculinisme” dans les signalements pour suivre le phénomène.

    Rendre transparent les algorithmes afin de redonner aux utilisateurs le contrôle de leur expérience en ligne.

    Intégrer le "terrorisme misogyne" dans les doctrines de sécurité.

    Confier au Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE), avec des moyens humains et financiers dédiés, la mission d’Observatoire national du masculinisme et des radicalisations sexistes.

    https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/sites/hce/files/2026-01/HCE-2026-STER-Rapport_Sexisme--v05.pdf

    #sexisme #machisme #masculinisme #éducation

  • Lieux d’apprentissages communs
    https://www.passerelleco.info/spip.php?page=article&id_article=3327

    L’éducation à la maison ? Élodie Berthelier, habitante de l’Aérium présente son parcours de l’école démocratique à l’instruction en famille (IEF) dans un collectif. L’IEF menacé par la loi. Structures ressources pour l’IEF. Motifs justifiant l’IEF légalement. Atouts d’un écolieu comme cadre pour l’éducation des enfants. « Avec nos oasis, nous cherchons le chemin de la création de biens communs, de la relocalisation, de la réappropriation des savoir faire liés à un territoire, de la liberté conviviale et de la démocratie ». Respect des rythmes biologiques, dialogue avec le vivant, ouverture intergénérationelle et interculturelle, apprentissages pratiques, accès à des espaces ressource, etc. Glossaire : playfight, cercle-cœur, plurivers. Photographie de Nicol Claire.

    Dossier à lire (…)

    #IEF #instruction_en_famille #bien_communs #éducation

  • Quand les services de proximité s’éloignent
    https://laviedesidees.fr/Quand-les-services-de-proximite-s-eloignent

    La disparition des services de proximité inquiète. Les électrices et les électeurs avouent très souvent se déterminer en fonction de ces enjeux locaux, au détriment des considérations nationales ou internationales.

    #Société #éducation #politique_publique #école #santé
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260310_servicesproxi.pdf

  • [Direct vidéo] Discutez avec les autrices de notre enquête sur les #Lycées_Agricoles bretons, ce lundi 9 mars à 20 h
    https://splann.org/emission-direct-enquete-lycees-agricoles

    Faustine Sternberg et Chloé Richard sont les co-autrices de l’enquête « Lycées agricoles bretons : le privé creuse son sillon », parue fin octobre 2025 dans nos colonnes. Elles répondront à vos questions lors d’une #émission_en_direct, présentée par Pierre-Yves Bulteau, sur YouTube, ce 9 mars, à partir de 20 h. L’article [Direct vidéo] Discutez avec les autrices de notre enquête sur les lycées agricoles bretons, ce lundi 9 mars à 20 h est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculture #agroécologie #agroindustrie #biodiversité #éducation #enseignement #Enseignement_agricole #enseignement_catholique #lycée #lycée_catholique #The_Land #youtube_live

  • Aufnahmetest zum Gymnasium : Nur 15 von 1223 Kindern bestehen den Berliner Probeunterricht
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/schule/aufnahmetest-zum-gymnasium-nur-15-von-1223-kindern-bestehen-den-berline

    On se demande qui est plus idiot, la sénatrice de droite de l’éducation ou les parents qui veulent absolument exposer leurs gamins à la pire foeme d’école allemande, le « Gymnasium ». Quand j’y suis entré on nous expliquait qu’on faisait désormais partie de l’élite des futur profs et chefs d’entreprise. On a gardé le latin à la con mais on a suporimé l’accès automatique aux jobs bien payés. Alors il n’y a plus de raison ...

    5.3.2025 von.Margarethe Gallersdörfer - Wer keine Gymnasialempfehlung bekommen hat, kann sich in Berlin an einem Aufnahmetest versuchen. Den hat auch diesmal kaum ein Kind geschafft. So erklärt die Bildungsverwaltung die Ergebnisse.

    Nur 15 von 1223 teilnehmenden Kindern haben in diesem Jahr in Berlin den Probeunterricht bestanden, also 1,22 Prozent. Das teilte die Bildungsverwaltung am Donnerstag mit. Damit haben noch weniger Kinder den Aufnahmetest zum Gymnasium bestanden als im vergangenen Jahr: Damals schafften 2,6 Prozent, also 51 von rund 2000 teilnehmenden Kindern, den Probeunterricht. Durch erfolgreiche Klagen erhöhte sich diese Zahl später noch.

    Die Bildungsverwaltung von Senatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) präsentiert die niedrige Bestehensquote wie schon im vergangenen Jahr als Erfolg: „Die Ergebnisse bestätigen erneut, dass der festgelegte Grenzwert für die Gymnasialempfehlung sorgfältig gewählt wurde“, hieß es. „Zugleich unterstreichen sie die hohe fachliche Qualität der Förderprognosen der Berliner Grundschullehrkräfte.“ Um eine Gymnasialempfehlung zu erhalten, müssen Sechstklässler seit diesem Schuljahr in ihren zwei jüngsten Zeugnissen in den Fächern Deutsch, Mathe und der ersten Fremdsprache einen Schnitt von mindestens 2,3 haben. Das entspricht einer Notensumme von höchstens 14.

    Die Bildungsverwaltung teilte mit, dass mehr als die Hälfte der rund 29.000 Berliner Sechstklässler, die in diesem Jahr vor dem Übergang an die weiterführende Schule stehen, bereits auf der Grundlage ihrer Grundschul-Förderprognose eine Gymnasialempfehlung erhalten hat – nämlich 54 Prozent. Im vergangenen Jahr waren es 53 Prozent.

    Der Probeunterricht ersetzt seit dem vergangenen Schuljahr das Probejahr – ohne Berücksichtigung der bisherigen Schulleistungen konnte bis einschließlich zum Schuljahr 2023/2024 jedes Kind in Berlin zunächst ein Gymnasium besuchen. Reichten die Leistungen nicht aus, musste es nach der siebten Klasse allerdings wieder abgeschult werden – eine frustrierende Erfahrung, die jedes Jahr Hunderte Kinder machen mussten. Allerdings bestanden Hunderte ihr Probejahr auch, obwohl sie zunächst keine Gymnasialempfehlung bekommen hatten. Das neue System ist daher bei vielen Eltern unbeliebt.

    Die geringe Erfolgsquote im vergangenen Schuljahr hatte zu einem massiven Einbruch der Anmeldungen für den diesjährigen Probeunterricht geführt, knapp 800 Kinder weniger nahmen teil. Wie die Bildungsverwaltung mitteilte, hatten etwa die Hälfte der rund 1200 Teilnehmer einen Schnitt von etwa 2,7 bis über 3,0 in den relevanten Fächern „und lagen damit bereits deutlich unter dem Bereich, der in der Regel zu einer Gymnasialempfehlung führt“. Im Vergleich zum Vorjahr seien trotz der niedrigeren Teilnehmerzahl „deutlich mehr Schülerinnen und Schüler mit einer insgesamt niedrigeren Notenlage zum Probeunterricht angemeldet“ worden.

    Deutliche Kritik an der miserablen Bestehensquote im zweiten Durchgang des Probeunterrichts gibt es innerhalb der schwarz-roten Koalition. Marcel Hopp, bildungspolitischer Sprecher der SPD-Fraktion im Abgeordnetenhaus, hatte bereits zuvor angemahnt, dass die Aufgaben nicht vorab mit einer Vergleichsgruppe getestet worden waren – anders, als es zum Beispiel in Brandenburg gemacht wird. „Will die Bildungsenatorin nicht nachvollziehbar und transparent darlegen, ob der Probeunterricht ein fairer Test ist, der wissenschaftlichen Gütekriterien entspricht?“, fragte Hopp.

    „Diese fehlende Transparenz erhöht unnötig den Frust und verstärkt bei vielen Eltern den Verdacht, dass der Probeunterricht ein Test sein könnte, den viele Kinder gar nicht bestehen sollen. Das ist ein fatales Signal für das Vertrauen in die Bildungsverwaltung.“ Der Abgeordnete forderte Günther-Wünsch auf, offenzulegen, wie die Aufgaben entwickelt würden und die Fairness des Verfahrens sichergestellt werde.

    Auch Berlins oberster Elternvertreter, Norman Heise, zeigte sich skeptisch: „Die abermals schlechte Bestehensquote kann nicht nur Ausdruck einer zutreffenden Prognose der Grundschule sein, wie die Senatorin das immer wieder betont.“ Heise verlangte eine Vortestung der Aufgaben mit Schülern, die eine Gymnasialempfehlung haben – und forderte die Bildungsverwaltung auf, endlich die versprochene Auswertung der Ergebnisse aus dem ersten Probeunterricht vorzulegen. Ursprünglich hatte Günther-Wünsch angekündigt, diese den Eltern und Abgeordneten nach den Sommerferien 2025 zur Verfügung zu stellen.

    #Berlin #école #éducation #Gymnasium

  • Offensive #internationale contre l’#éducation à la #sexualité : le #Planning_familial alerte - Basta !
    https://basta.media/offensive-internationale-contre-l-education-a-la-sexualite-le-planning-fami

    Le Planning familial publie une étude inédite sur l’offensive contre l’éducation à la sexualité à travers l’#Europe. Le rapport met en lumière un réseau d’organisations qui utilisent les mêmes mécanismes que pour s’attaquer au #droit à l’#avortement.

  • Au cœur de l’éducation à la sexualité : la laïcité

    a thématique Sexualité et Laïcité est traitée sous l’angle de l’éducation à la sexualité. Plus précisément, il s’agit ici de s’intéresser à ces deux processus que sont la laïcisation de la société française et l’institutionnalisation de l’éducation à la sexualité à l’école.

    La laïcité désignant un système dans lequel les productions normatives, attachées à l’idéal d’autonomie, sont, dans leur fondement, dissociées de la norme divine et de l’institution qui la porte (Bégot & Portier, 2024, p. 8) et l’institutionnalisation étant comprise comme un processus qui rend compte d’une « ‘rencontre’ dynamique entre ce qui est institué, sous forme de règles, de modalités d’organisation, de savoirs, etc., et les investissements (ou engagements) dans une institution, qui seuls la font exister concrètement » (Lagroye & Offerlé, 2010, p. 12).

    En quoi ces deux processus s’imbriquent-ils l’un à l’autre  ? Que disent-ils l’un de l’autre  ? Pour répondre à ces questionnements, notre propos se décline en trois temps chronologiques  : celui de l’émergence d’une éducation sexuelle qui s’appuie sur une morale sexuelle qui tend à s’émanciper de la morale catholique  ; puis, celui d’une progressive obligation à l’éducation à la sexualité qui s’inscrit dans un contexte de sanitarisation des enjeux autour de la sexualité et permet ainsi d’en neutraliser les débats (Le Mat, 2018 ; Fassin, 2000)  ; et enfin celui d’une mise en œuvre (parcellaire) qui se heurte à certaines apories telles que promouvoir une morale d’autonomie au sein d’une institution qui produit des formes d’inégalités.

    Lire l’article complet de Anne-Cécile Bégot sur le site Vigie de la Laïcité
    https://vigie-laicite.fr/au-coeur-de-leducation-a-la-sexualite-la-laicite

    #education

  • Cet été, je lis | Ministère de l’Éducation nationale
    https://www.education.gouv.fr/cet-ete-je-lis-450312

    Cet été, je lis !

    Des prêts de livre pour les élèves du CP au CM1

    À travers le prêt de livres et la mobilisation collective de nombreux partenaires, Cet été, je lis permet aux élèves d’avoir accès à la lecture tout l’été, là où ils se trouvent. Tout le réseau de l’éducation nationale est ainsi invité à développer des partenariats avec les librairies et les collectivités pour permettre à chaque écolier de partir en vacances avec un ou plusieurs livres.

    Des livres de la bibliothèque de l’école sont prêtés aux élèves du CP au CM1. Dans un cadre partenarial,les bibliothèques municipales pourront également être sollicitées pour proposer des livres pendant l’été.

    Les écoles sont incitées à faire de la remise des livres un temps fort associant les familles qui accompagneront leurs enfants dans la lecture au cours de l’été, avant leur retour en classe qui ouvrira à de nouveaux échanges collectifs sur ces découvertes estivales.

    Un livre offert à tous les élèves de CM2

    Au mois de juin 2026, les élèves de CM2, qui prennent le chemin du collège, disposeront chacun d’un exemplaire des Métamorphoses du poète latin Ovide.

    Pour que la lecture soit un vrai moment de plaisir, le texte sera traduit, modernisé, illustré et accompagné de jeux !

    Les élèves pourront ainsi découvrir des dieux, des déesses, des héros de la mythologie gréco-romaine avant de les retrouver au programme de 6e et en parler avec leurs professeurs.

    Des ressources, élaborées par un comité d’élèves, d’enseignants, d’inspecteurs et d’auteurs seront mises à leur disposition sur éduscol, dès le mois de février 2026.

    #Education #Lecture #Ovide

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • Défense de l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité

    En février 2025, le Conseil supérieur de l’Éducation a adopté un programme d’EVAR(S) : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle, et à la Sexualité (à partir du collège). Malgré cette obligation légale, moins de 15 % des élèves bénéficient de séances d’EVAR(S). Pour devenir réalité, le programme d’EVAR(S) doit être accompagné et disposer des moyens nécessaires à sa mise en œuvre.

    Défense de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle

    En février 2025, le Conseil supérieur de l’Éducation a adopté un programme d’EVAR(S) : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (pour l’école maternelle et élémentaire), et à la Sexualité (à partir du collège). Nous accueillons avec soulagement et satisfaction la publication de ce programme, nécessaire et attendu.

    Il était temps que l’Éducation Nationale prenne enfin au sérieux l’EVAR(S), qui répond aux besoins des élèves et joue un rôle majeur dans leur formation.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/22/introduction-au-livre-leducation-a-la-vie-affective-relationnelle-et-sexuelle-evars-sortir-des-polemiques-ouvrir-des-possibles/#comment-71978

    #education

  • Suicide de #Caroline_Grandjean : l’enquête conclut à une « défaillance institutionnelle » dans la mort de l’#institutrice, cible de propos #lesbophobes
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/06/suicide-de-caroline-grandjean-paccoud-l-enquete-administrative-conclut-a-une

    Le #ministère de l’#éducation rapporte que l’enquête a relevé « des décisions administratives vécues comme des injustices ». L’enseignante, qui a mis fin à ses jours en septembre, était directrice d’une école primaire dans le Cantal.

    • Réaction de « Cas d’école » sur sa page FB :

      Aujourd’hui, beaucoup vont se réjouir de cette nouvelle, voir le verre à moitié plein. Pas moi. Il n’y a rien qui va dans la communication du ministère, comme d’habitude. Regardons ça dans les détails.
      « Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l’enseignante que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents », nous dit le ministère. Un sentiment, vraiment ? Non, nul sentiment ici, mais une réalité, basée sur des faits. La tentative de minimiser la responsabilité de la hiérarchie en insufflant l’idée que le manque de soutien n’était qu’un sentiment pas forcément prouvé est absolument abject.
      Poursuivons. Le rapport pointe « des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s’agissant du refus d’attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité ». Non. Les décisions ne sont pas vécues comme des injustices, elles sont profondément injustes, intrinsèquement, objectivement. Nul besoin de la focale de Caroline pour l’admettre.
      Le ministère explique ensuite que, « bien que cette bonification n’était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d’une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin à ce moment-là ». Pas mathématiquement nécessaire ? Fondé sur une lecture stricte des règlements ? Il s’agit tout simplement là d’un mensonge. Caroline avait des droits et ces droits n’ont pas été respectés. Elle aurait dû obtenir cette bonification de points et elle aurait dû pouvoir quitter son école. Cela a été refusé comme une vengeance à l’encontre de celle qui avait osé parler et qui avait le malheur de souffrir dans sa chair. Elle avait naguère refusé de partir ? Elle allait désormais pourrir dans son école, alors même que sa situation était parfaitement connue de tous.
      Enfin, le ministère prétend qu’il va « renforcer la formation de ses cadres à la gestion des situations de détresse psychologique ». Ah bon ? Mais… ne devait-il pas déjà le faire après l’affaire Jean Willot ? Après Christine Renon ? Pourquoi est-ce que ce dossier n’avance pas ? Pourquoi les mêmes mots après chaque drame ? Tout simplement parce qu’il ne s’agit-là que de beaux discours destinés à calmer la masse, afin d’oublier que les violences sont systémiques dans l’éducation nationale et qu’elles font partie d’une politique de management toxique. Et nul besoin d’être devin pour savoir que rien ne sera fait.
      Mais, ce n’est pas tout. Comme souvent dans les communications du ministère, le plus intéressant réside dans ce qui est volontairement éludé du débat. Ainsi, on peut noter qu’il n’y a :
      – Rien sur les agissements de l’inspectrice ou de la Directrice académique. Rien sur la promotion de la première par la seconde.
      – Rien sur la plainte de l’éducation nationale contre la bande dessinée sur Caroline.
      – Rien sur les vexations constantes, les remarques répétées, les allusions, tout ce qui constitue un harcèlement de l’institution à son encontre, tout ce qui l’a conduite dans le gouffre.
      – Rien sur l’éventualité de réparer la faute commise. Christine n’attend rien de ce côté, bien sûr, car son combat n’est qu’une lutte pour la vérité. Mais, quand il y a faute, il y a réparation. Et la justice devra se pencher là-dessus le moment venu.
      Cette vieille tactique d’admettre à demi-mots une faute pour en faire oublier une dizaine d’autres n’est pas nouvelle. C’est même un sport national que l’institution maîtrise parfaitement. L’abjection cache l’ignominie comme l’arbre cache la forêt.
      J’ai moi-même été interrogé longuement par la commission d’enquête. Les deux inspecteurs étaient sincèrement touchés par l’affaire, mais je les ai malgré tout prévenus que leur travail ne mènerait pas à grand-chose et que l’institution finirait par se défausser. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, dans l’attente du rapport complet et de ce que pourra découvrir la justice.
      L’éducation nationale est comme à son habitude indigne. Mais peu importe, le combat continue et on ne lâchera rien.

  • Lire ensemble : l’Éducation nationale valorise une lecture “partagée”
    https://actualitte.com/article/129076/politique-publique/lire-ensemble-l-education-nationale-valorise-une-lecture-partagee

    Lire ensemble, annonce le livret d’une trentaine de pages mis à disposition par le ministère de l’Éducation nationale. Tout un programme, qui vise à rappeler que, si la lecture s’effectue le plus souvent de manière solitaire, elle reste une activité autant sociale que culturelle, et qu’elle peut et doit susciter des échanges entre les lecteurs et lectrices.

    Alors que plusieurs études font état d’une baisse de la pratique de la lecture chez les jeunes — mais aussi les moins jeunes, comme on a parfois tendance à l’oublier —, ministère de la Culture et ministère de l’Éducation nationale ont proposé les États généraux de la lecture pour la jeunesse, en fin d’année 2025. Un moment de réflexion et de consultation, mené en quelques mois et sans budget dédié, qui a débouché sur une feuille de route décennale, en décembre dernier.

    Cette dernière avançait trois axes principaux, le renforcement des compétences de lecture, l’amélioration de la présence des livres tout au long de la vie, et une systématisation des coopérations entre les professionnels de la jeunesse.

    #Lecture #Education

  • Faut-il rire de l’extrême droite ? - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Faut-il-rire-de-l-extreme-droite

    Ce qui m’interroge, c’est le temps que nous passons à réagir au spectacle affligeant des surenchères fascistes, c’est cette attention peut-être excessive à scruter leurs paroles et leurs prochaines sorties. Ne suis-je pas fascinée par l’« inondation de la zone » théorisée par Steve Bannon, inspiration de Trump lors de son premier mandat ? C’est la question que se posent toutes les personnes gourmandes d’actualité, qui aiment savoir ce qui se passe dans le monde. J’en fais partie, même si je m’intéresse moins à l’actualité chaude qu’à tout ce qui l’explique dans notre histoire très récente. Mais à quoi bon m’infliger tout ça ?

    […]

    Cela m’entraîne vers une deuxième objection devant l’idée de rire de l’extrême droite. Comme beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux (la télé des gens pressés mais qui vont y perdre à peu près autant de temps chaque jour), j’ai rigolé en voyant Roselyne Bachelot moquer le manque de répartie de Jordan Bardella

    […]

    Hélas la scène entre Bachelot et Bardella ressemblait plutôt à une pharmacienne, ministre sous Chirac, Sarkozy et Macron dont elle a joué la caution humaniste, aujourd’hui abonnée des plateaux télé et radio où elle trimbale son aisance bourgeoise, qui se moquait (sans non plus faire preuve de trop d’esprit) d’un petit-fils de classe ouvrière exilée n’ayant pas brillé à la fac, représentant d’un parti qui piaffe aux portes du pouvoir depuis dix ans (4). Je n’ai aucune complaisance pour Bardella, je ne vais pas pleurer car il n’a pas de métier (dans tous les sens du terme) ou parce qu’il manque d’intelligence et de répartie. J’ai même bien ricané en me passant la vidéo une deuxième fois. Mais la scène m’interroge.

    […]

    On se le dit pourtant, qu’il faudrait aller vers les gens, ouvrir des espaces où on peut discuter sereinement, retisser des liens de voisinage abîmés, que c’est notre seule chance devant l’étau entre néolibéralisme et fascisme. Mais à la moindre occasion de prouver sa haute valeur en se moquant de l’autre, le sarcasme fuse là où on avait dit qu’on ferait de l’éduc pop, qu’on s’appuierait les un·es sur les autres pour comprendre et grandir.

    #rire #humour #sarcasme #éducation_populaire #mépris_de_classe #débat #Aude_Vidal

  • #Don_italo_Calabrò : la folle histoire du #prêtre qui a déjoué les plans de la #mafia

    Au milieu des années 1960, #Italo_Calabrò est envoyé dans un hameau de Calabre tenu par la ’#Ndrangheta, la plus puissante mafia du monde. Au cœur d’une lutte locale contre la vendetta, il est un des premiers à comprendre, en Italie, que l’#éducation est le meilleur ennemi du crime organisé.

    Lorsque Don Italo Calabrò arrive pour la première fois à San Giovanni di Sambatello, en 1964, il n’a pas encore 40 ans. L’hiver a déjà enveloppé de son air piquant ce hameau perché à 600 mètres d’altitude, sur les flancs de l’Aspromonte. À vol d’oiseau, en piqué vers la mer, sept kilomètres le séparent de Reggio de Calabre, qui s’étale le long de la côte ionienne. Pourtant, c’est comme si les deux endroits vivaient à des années-lumière de distance. « Les mentalités étaient assez rétrogrades : les filles n’allaient pas à l’école, les garçons se faisaient un peu d’argent sur les chantiers, tout le monde travaillait dans les champs », raconte Giuseppina, remuant ses souvenirs de préadolescente. À l’époque, elle avait 11 ans et la réputation d’une fille « pas très recommandable », car elle était l’une des trois seules de son âge à suivre une scolarité à Reggio.

    Don Italo, lui, sait bien pourquoi il est envoyé là. Il remonte les ruelles du village jusqu’à une bâtisse de trois niveaux dont les murs de béton, mal finis, bloquent la vue imprenable sur le détroit de Messine qui fait scintiller ses eaux, en contrebas. C’est la maison du boss local. La petite église de Santa Maria della Neve se trouve un peu plus haut, au bout de marches raides qui amènent sur les hauteurs du village. Deux autres prêtres ont récemment emprunté ce même escalier. Eux aussi sont arrivés le souffle court au pied de l’église puis, en moins d’une semaine, ont déguerpi. Don Italo doit tenir quelques jours, le temps de calmer les esprits. Là-haut, on ne lui a pas menti, l’église est bel et bien murée. Des planches de bois ont été clouées en travers de la porte. Il aura beau les retirer, cela n’y changera rien. Le boss a donné l’ordre de ne pas y mettre un pied. C’est sa vengeance pour avoir été contraint à la cavale.

    Une église sous influence

    Dans ses journaux de bord, Don Italo Calabrò consigne ce qui l’a amené dans ce village de 600 âmes : « Le 7 décembre 1964, écrit-il, l’évêque de Reggio de Calabre me demande de monter à San Giovanni car il s’y passe une chose particulière. La nuit, le prêtre cache… » Les points de suspension taisent le nom du boss local, l’un des plus importants de la mafia calabraise, qui échappe à tous les contrôles de police, trouvant refuge la nuit dans la maison paroissiale. Alors, quand le curé est relevé de ses fonctions et que le mafieux perd sa couverture, San Giovanni di Sambatello marque son mécontentement.

    Dans ce hameau comme dans bien d’autres, un boss local tient les habitants sous sa coupe. Personne ne parle encore de ’Ndrangheta, le crime organisé calabrais devenu le plus puissant d’Italie et l’un des plus redoutés du monde. Cosa Nostra, la mafia sicilienne qui sévit de l’autre côté du détroit de Messine, terrorise le pays avec sa première guerre interne et accapare l’attention. Don Italo Calabrò, sans le savoir, devient l’un des premiers à se saisir d’un problème qui n’a pas encore de nom. Il faut attendre fin novembre 1975 pour que les évêques calabrais condamnent publiquement la mafia locale.

    « Avec beaucoup de force de caractère, d’humilité et de courage, Don Italo Calabrò s’est attaché à nous et a décidé de rester pendant vingt-six ans, se souvient Giuseppina. Sa présence a changé la vie du village. » Le prêtre possède un précieux sésame : parmi les élèves de l’école où il enseigne se trouve un neveu du boss. « Si vous ne voulez pas aller à l’église, n’y allez pas, mais c’est une bonne personne, donc ne l’insultez pas », intime le jeune homme aux habitants à propos de son professeur.

    Don Italo rouvre l’église et échappe aux insultes et aux menaces que ses prédécesseurs ont reçues. Les premières messes qu’il célèbre comptent deux ou trois fidèles. Il comprend que c’est en dehors de l’église qu’il gagnera la partie. Il parcourt les rues, a un mot pour chacun, plaisante avec les hommes, fait installer des haut-parleurs sur les murs de l’église pour que les femmes, contraintes de travailler aux champs le dimanche matin, écoutent son homélie tout en s’occupant des légumes. En à peine deux mois, les rangs des fidèles grossissent, timidement mais sûrement.

    L’antimafia sociale

    « Don Italo a découvert une grande pauvreté, un isolement total et un contexte culturel très dégradé », raconte Domenico Nasone, président de l’association antimafia Libera à Reggio de Calabre, qui a travaillé aux côtés du prêtre pendant près de vingt ans. « Il n’y avait pas d’eau courante, pas d’égouts, l’électricité n’arrivait que dans quelques maisons, le bus s’arrêtait à cinq kilomètres du village, qu’il fallait ensuite parcourir par un chemin muletier. Pas de boîte postale, et le boss empêchait l’État de construire une école publique. »

    Dans les registres de l’église, la faim est encore une cause de décès que l’on consigne à côté du nom du défunt. Don Calabrò met alors en marche ce que, cinquante ans plus tard, Domenico Nasone qualifie de « révolution » : le prêtre fait étudier les filles – certaines poursuivent même au collège – et engage ainsi « une formation religieuse, mais aussi morale de ce peuple, en lui apprenant à lutter pour ses droits et à regagner sa dignité ». « Il a fait comprendre aux habitants que la présence de mafieux dans leur village empêchait son développement », résume Domenico Nasone.

    « Il nous a responsabilisés et rendus autonomes », abonde Giuseppina, qui raconte les premières grèves des habitants pour exiger l’eau courante, le prolongement de la ligne de bus ou l’ouverture d’une véritable école. « On a même fait venir la télévision locale pour couvrir nos actions, continue la sexagénaire, le sourire aux lèvres. Don Calabrò répétait inlassablement que le monde ne commençait pas et ne s’arrêtait pas à San Giovanni. Il nous a appris à nous ouvrir, à voir au-delà des frontières du village. » L’intuition du prêtre est celle qui guide aujourd’hui la plupart des politiques de lutte contre la mafia en Italie, ce qu’on appelle « l’antimafia sociale » : l’une des clés pour briser le cercle de la criminalité est de proposer un modèle différent à des enfants et des familles qui vivent souvent en vase clos.

    Don Italo récupère un vidéoprojecteur et transforme la maison paroissiale en ciné-forum après l’école. Il apporte des magazines pour faire lire les enfants, installe un babyfoot et une télévision, fait aménager un terrain de sport, invite les paroissiens à participer à des pèlerinages mixtes, à une époque où hommes et femmes ne se côtoient jamais au village. Derrière la grille du confessionnal, les femmes se laissent aller à toutes les confidences. Elles racontent comment la ’Ndrangheta brise leurs familles, la douleur des maris assassinés, de ceux en cavale, leur impuissance lorsque leurs fils décident de prendre la relève, aveuglés par le pouvoir et l’argent. Le prêtre comprend avant les autres que ce sont elles qui peuvent changer la donne au sein de cette organisation criminelle basée sur les liens du sang et dans laquelle les fils sont destinés à reprendre le flambeau des pères et les femmes à nourrir l’omerta et l’esprit de vengeance.

    « Ne cherche pas à savoir qui a mis cette bombe sous ta voiture »

    Après chaque assassinat – et ils se sont comptés par dizaines –, à la fin de ses oraisons funèbres, Don Calabrò parcourt les ruelles escarpées de San Giovanni et des villages alentour, frappe aux portes des mères endeuillées : « Ne pensez pas à la vengeance », répète-t-il, ou bien : « Ne cherche pas à savoir qui a mis cette bombe sous ta voiture », demande-t-il au survivant d’un attentat qui se démène dans le village pour savoir qui a voulu le tuer. « Si ce qui te dérange, c’est que ta voiture ait brûlé, je préfère t’en racheter une », lui dit le prêtre.

    Sur les bancs de l’église, certains lui enjoignent parfois de s’en tenir à la messe. Cette simple remarque suffit à rendre chaque souffle plus pesant. Alors, Don Italo fouille dans ses souvenirs et relate le cas de ce garçon d’un quartier populaire de Reggio de Calabre dont les parents, « lorsqu’il se bagarrait avec un autre enfant, ne lui demandaient pas s’il avait raison ou tort, mais s’il avait réussi à donner plus de coups qu’à en recevoir ». Ces anecdotes, recueillies par son ancien collaborateur Piero Cipriani dans la biographie Nessuno escluso, mai. Italo Calabrò prete del Sud (non traduit), racontent « la motivation et le point de vue très particulier qui étaient les siens dans son action contre la mafia, qu’il considérait comme un système de vie, de culture, de pouvoir représentant l’anti-Évangile, la négation des valeurs les plus authentiques de l’homme et de la foi elle-même ».

    Certains prêtres engagés contre la criminalité organisée ont été assassinés ces dernières décennies en Italie. Don Italo Calabrò, lui, est mort des suites d’une maladie, en 1990. Pourtant, ses condamnations sont restées sans appel, en particulier lors des enterrements des victimes d’assassinats mafieux, qu’il était le seul à accepter de célébrer. « Sa méthode a toujours été de nous inclure dès le départ dans les changements et de ne jamais juger qui que ce soit », estime Giuseppina, très émue à l’évocation de ses souvenirs. « Lorsqu’il parlait des mafieux lors de ses homélies, il ne les jugeait pas, il disait que c’était de bonnes personnes qui s’étaient laissées piéger et que s’il était désormais trop tard pour les sortir de là, il fallait éviter que leurs fils suivent leur voie. »

    Au cimetière de San Giovanni di Sambatello que surveille un immense pin sans épines, la tombe du prêtre, entretenue par les paroissiens, est encore parfaitement lustrée et bordée de quelques vases de fleurs toujours garnis. Le hameau n’a plus grand-chose à voir avec celui que Don Calabrò a connu à son arrivée. Il s’est dépeuplé lorsque les nouvelles générations ont obtenu des diplômes, que certaines femmes sont devenues médecins ou biologistes, que d’autres habitants ont été embauchés à la poste ou aux chemins de fer italiens.

    Domenico Nasone, lui, en fait une étape obligée des visites qu’il organise avec Libera pour comprendre ce qu’est la criminalité organisée, loin du folklore des films ou des séries. Il fait partie de la petite équipe qui vient de conclure l’enquête diocésaine nécessaire à la demande de béatification de Don Calabrò, que l’Église a ouverte en 2023.

    À quelques mètres de la pierre tombale sous laquelle gît le prêtre, une photo en médaillon toise les visiteurs, celle de l’ancien boss, dont le corps repose dans l’une des niches installées en hauteur. Dans les allées du cimetière dorment aussi les victimes de son clan : un enfant de trois ans tué d’une balle perdue dans les bras de sa mère, deux jeunes hommes ayant eu le malheur de prendre en stop un mafieux qui voulait changer de vie, mais que ses anciens complices avaient condamné à mort, un autre ayant laissé derrière lui sa femme enceinte de trois mois. « C’est ça, l’histoire de la ’Ndrangheta, celle des guerres, du boss mais aussi des victimes innocentes », conclut Domenico Nasone en refermant, dans un grincement, la porte du petit cimetière.

    https://lecri.media/don-italo-calabro-la-folle-histoire-du-pretre-qui-a-dejoue-les-plans-de-la-
    #criminalité_organisée #Italie #résistance #San_Giovanni_di_Sambatello #Aspromonte #Santa_Maria_della_Neve #isolement #pauvreté #antimafia_sociale #femmes #vengeance

    • Nessuno escluso, mai. Italo Calabrò prete del Sud

      Don Italo Calabrò non è solo una persona cara, che rimane nella memoria e nel cuore di quanti lo hanno conosciuto; è anche un maestro, di quelli credibili, che hanno percorso le strade, prima di indicarle ad altri: un maestro-testimone. (dalla prefazione di Giuseppe Pasini)

      A quasi dieci anni dalla scomparsa di don Italo Calabrò, questo libro vuole rappresentare l’esperienza e la testimonianza di una straordinaria figura della Chiesa del Sud. Una spiritualità incarnata nella Storia e nelle contraddizioni del Mezzogiorno, una vita spesa per i poveri e la loro liberazione, un impegno per la pace e contro la violenza mafiosa che ha percorso i tempi: questi i segni distintivi di un itinerario personale e comunitario vissuto nella duplice fedeltà a Dio e all’uomo. Una solidarietà intelligente, creativa, popolare e dalla forte dimensione politica, che costituì l’anima dell’esperienza di don Italo, è un messaggio ancor oggi vivo e dirompente. Contro ogni torpore e perbenismo borghese, contro ogni tentativo di compromesso al ribasso, nella società e nella Chiesa.

      https://www.lameridiana.it/nessuno-escluso-mai.html

    • Quando un uomo vale. Don Italo Calabrò profeta di speranza

      Don Italo Calabrò (1925-1990) è stato un sacerdote della Diocesi di Reggio Calabria-Bova. Con la sua azione profetica ha dato un forte impulso al cammino della Chiesa nella “lotta non violenta” alla ’ndrangheta – da lui considerata anti-Vangelo, negazione dei valori autentici dell’uomo e della fede – con l’impegno di promuovere il valore sacro della dignità di ogni persona, sempre, perché «l’uomo vale sempre», diceva. Nel suo ministero – come vicario generale, parroco, professore, direttore e animatore della Caritas e di opere caritative – attraverso la pedagogia dei fatti ha vissuto e proposto a intere generazioni la spiritualità dell’incarnazione e il Vangelo della carità, quali vie per la costruzione di una società basata sui valori dell’essere, della fraternità e della solidarietà. Rimane attuale il suo invito ai giovani a impegnarsi con speranza nell’edificazione di un mondo migliore: «Fate tutto con fiducia, con coraggio, con speranza. Fiducia, coraggio e speranza sono le basi dalle quali dovete partire».

      https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/quando-un-uomo-vale

    • Don Italo Calabrò. Un prete di fronte alla ’ndrangheta

      La resistenza nonviolenta alla mafia di cui parlavano due decenni fa don Italo Calabrò e i suoi collaboratori del Centro Comunitario Agape , fondato significativamente nel 1968 , che poteva apparire come utopia o astrazione, si è fatta strategia capace di vincere, anzi di con-vincere: perché appunto si vince veramente solo quando si vince assieme, quando si lavora“per” e non“contro”, quando si costruisce scommettendo sulla responsabilità piuttosto che sulla forza. […] Non servono eroi: don Calabrò non lo era, come non lo erano don Peppino Puglisi e don Giuseppe Diana, uccisi dalle mafie. Servono cittadini e sacerdoti capaci di essere veri, di riconoscere e di testimoniare la verità, di fare semplicemente il proprio dovere, di scegliere da che parte stare.

      https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/don-italo-calabro

  • En Autriche, les enfants étrangers ne maîtrisant pas la langue devront prendre des cours d’été - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69376/en-autriche-les-enfants-etrangers-ne-maitrisant-pas-la-langue-devront-

    En Autriche, les enfants étrangers ne maîtrisant pas la langue devront prendre des cours d’été
    Par La rédaction Publié le : 22/01/2026
    Le parlement autrichien s’est prononcé mercredi en faveur de l’instauration de cours de langue obligatoires de deux semaines pendant les vacances d’été pour les enfants d’origine étrangère dont le niveau d’allemand est insuffisant, contre l’avis des enseignants. Quelque 49 000 enfants seraient concernés. C’est un vote qui s’est fait contre l’avis des enseignants. Mercredi 21 janvier, le parlement autrichien a validé l’instauration de deux semaines de cours d’allemand obligatoires pendant les vacances d’été pour les enfants d’origine étrangère dont le niveau d’allemand est insuffisant afin de favoriser leur intégration.
    Le syndicat des enseignants autrichiens a critiqué la mesure, estimant que les ressources nécessaires pour les nouvelles classes seraient mieux utilisées pour renforcer les classes spéciales. L’Autriche avait déjà introduit en 2018 des classes spéciales pour les enfants non germanophones, où ils sont séparés de leurs camarades plusieurs heures par jour, toujours dans l’optique de favoriser leur intégration, un des projets phare de la coalition des conservateurs (ÖVP) et de l’extrême droite (FPÖ) à l’époque mais dénoncé par les Verts comme des « classes ghetto ».
    La nouvelle législation adoptée mercredi, et introduite par la coalition composée du parti conservateur ÖVP, du parti social-démocrate SPÖ et des libéraux de Neos, prévoit le retour des enfants qui fréquentent ces classes spéciales et des cours de soutien - soit quelque 49 000 enfants âgés jusqu’à 15 ans, selon les chiffres de 2025 - sur les bancs de l’école au cours des deux dernières semaines des neuf semaines de vacances d’été. « L’allemand est la clé de la réussite scolaire et d’une vie réussie », a déclaré le ministre de l’Éducation Christoph Wiederkehr devant le Parlement avant le vote.
    Ce pays de près de 9,2 millions d’habitants attire depuis longtemps des immigrés, ainsi que des demandeurs d’asile fuyant des pays en guerre. Mais il mène une politique de plus en plus anti-migrants.
    Au printemps 2025, le gouvernement avait adopté un « cadre juridique instaurant un moratoire temporaire sur le regroupement familial des réfugiés statutaires » pour une période de six mois. Entré en vigueur en juillet 2025, il a été renouvelé en décembre pour six mois supplémentaires.
    Le Parlement autrichien a affirmé que cette prolongation se justifiait par le fait « que le système éducatif autrichien et d’autres services », comme les centres d’hébergement « [étaient] surchargés ». Le regroupement familial mettrait ainsi « en péril l’ordre public et la sécurité intérieure », avait-il ajouté dans un communiqué.
    Dès son arrivée au pouvoir en mars dernier, la nouvelle coalition autrichienne - composée du parti ÖVP (conservateurs), des sociaux-démocrates de centre-gauche (SPÖ) et du parti libéral Neos - annonçait sa volonté de faire passer un tel projet. Si le parti d’extrême droite FPÖ a échoué à former une coalition, il reste de très loin le premier parti du pays dans les sondages, après avoir signé une victoire historique aux législatives fin septembre. Le chancelier conservateur Christian Stocker au pouvoir depuis début mars est donc sous pression pour maintenir une ligne dure. Le regroupement familial est une politique encadrée et garantie par le droit européen sur l’asile et l’immigration. Et cette suspension ne peut devenir définitive sans une validation de l’Union européenne. Le chancelier autrichien avait donc adressé une lettre à la Commission européenne sur le sujet début mars, en invoquant la « clause d’urgence » de l’UE, selon laquelle le droit national peut exceptionnellement primer sur le droit européen en cas de menace pour l’ordre public et la sécurité intérieure.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#politiquemigratoire#langue#education#sante

  • Les multiples enjeux de la végétalisation des cours d’école
    https://metropolitiques.eu/Les-multiples-enjeux-de-la-vegetalisation-des-cours-d-ecole.html

    Bien-être, santé, #jeu libre, inclusion ou construction du lien social : la dynamique contemporaine de #végétalisation des cours d’école ouvre un ensemble de perspectives, constituant selon Romain et Sylvain Wagnon un bon terrain d’expérimentation pour les politiques de transition écologique. La végétalisation des cours d’école s’impose depuis quelques années comme un levier des politiques éducatives. Portée par de nombreuses collectivités locales, cette dynamique peut résulter d’une prise de #Essais

    / #changement_climatique, #enfants, #ville_à_hauteur_d'enfants, #école, #éducation, santé, maison de santé, jeu, (...)

    #santé #maison_de_santé
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-wagnon-wagnon.pdf

  • Ce que le recul de l’écriture manuscrite dit des inquiétudes éducatives
    https://actualitte.com/article/128765/scolarite/ce-que-le-recul-de-l-ecriture-manuscrite-dit-des-inquietudes-educatives

    Dans un contexte marqué par la progression rapide des outils numériques à l’école, la quasi-totalité des personnes interrogées estime que la diminution de l’écriture à la main participe à la baisse du niveau des élèves. Une évolution notable par rapport aux enquêtes précédentes, qui traduit une inquiétude croissante sur les conditions d’apprentissage et la transmission des fondamentaux.

    Derrière ce jugement global se dessine une représentation très claire des bénéfices associés à l’écriture manuscrite. Écrire à la main est perçu comme un levier pour mieux apprendre, structurer sa pensée et renforcer la mémorisation. La créativité n’est pas en reste : pour une large majorité, le geste manuscrit stimule l’imagination et favorise une forme de liberté intellectuelle que le clavier ne remplacerait pas totalement.

    L’écriture à la main s’impose ainsi comme un appui discret mais central, bien au-delà d’une simple habitude culturelle. Un socle, même, sur lequel repose une part essentielle de la construction du savoir.

    #Ecriture #Education

    • Oui mais mes enfants ont bien appris à écrire à la main à la maternelle, et continuent de prendre les cours et de faire les exercices à la main au collège et au lycée.

      Je me demande dans quelle mesure ce n’est pas largement une inquiétude des adultes qui, comme nous, ne sont plus à l’école, et ont une pratique effectivement très limitée de l’écriture manuscrite. Parce qu’à l’école, mes gamins continuent largement à écrire à la main. (Je me souviens de paniques qui annoncent que, dans tel comté américain, on n’apprend plus à écrire à la main, mais je n’ai jamais vu que c’était le cas en France.)

  • DDR-Pflichtfach in Berlin auf der Kippe : Massive Kritik an Plänen für Geschichtsunterricht
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/mauerfall-im-klassenzimmer-wird-in-berlin-das-ddr-pflichtfach-abges

    Les lycéens berlinois profiteront de la suppression d’une année d’indoctrination anticommuniste avant le baccalauréat. Les associations de profs conservateurs et la fondation anticommuniste du Bund Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur s’insurgent. On pourrait passer sur cet événement mineur, mais il montre à quel point le fonctionnement du lycée est menacé par les défis qu’on refuse d’accepter depuis longtemps.

    15.1.2026 von Oliver Weinlein - Berlin war das Zentrum der Teilung, doch ausgerechnet hier soll die DDR-Geschichte in der Oberstufe wegfallen können. Lehrerverbände protestieren.

    Berlin gilt als das Zentrum der deutschen Zeitgeschichte. Kaum eine andere Stadt ist so tief mit den Narben zweier Diktaturen des 20. Jahrhunderts gezeichnet wie die heutige Hauptstadt. Ob als Sitz des Ministeriums für Staatssicherheit, als Brennpunkt des Kalten Krieges oder als Ort der Friedlichen Revolution – die Spuren der SED-Diktatur sind im Stadtbild allgegenwärtig.

    Kaum verwunderlich also, dass eine geplante Reform der gymnasialen Oberstufe für erhebliche Unruhe unter Historikern und Pädagogen sorgt. Es steht die Befürchtung im Raum, dass künftige Abiturienten die Schule verlassen könnten, ohne vertiefte Kenntnisse über die deutsche Teilung und die DDR erworben zu haben.
    Kritik an der Herabstufung zum Wahlthema

    In einem Bericht der Frankfurter Allgemeinen Zeitung (FAZ) wird die Debatte um den Geschichtsunterricht in Berlins Oberstufe detailliert beschrieben. Im Streit geht es weniger um den neuen Rahmenlehrplan selbst, sondern um die Frage, was am Ende für alle verpflichtend ist. Denn nach den Plänen der Bildungsverwaltung soll Geschichte in der gymnasialen Oberstufe künftig nur noch in den ersten beiden Kurshalbjahren verbindlich belegt werden.

    Genau das alarmiert Historiker und Pädagogen: Die beiden späteren Kurshalbjahre, in denen im Berliner Lehrplan die deutsche Teilung, die DDR und im Anschluss Erinnerungskultur und Aufarbeitung verankert sind, könnten viele Schüler dann gar nicht mehr erreichen. Nationalsozialismus und Weimarer Republik bleiben dagegen im Pflichtteil der ersten beiden Halbjahre fest abgesichert. Der Verband der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und die Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur warnen deshalb in einem offenen Brief an Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) vor einer faktischen Abwertung der DDR-Geschichte und fordern eine Korrektur der Belegpflicht.

    Widerspruch zu politischen Zielsetzungen

    Die geplante Neuregelung steht nach Ansicht der Fachverbände in deutlichem Widerspruch zum geltenden Koalitionsvertrag des schwarz-roten Senats. Darin sind die Stärkung der Erinnerungskultur und die Vermittlung der Geschichte von Diktatur und Demokratie ausdrücklich als zentrale Aufgabe verankert.

    Besonders kritisch wird bewertet, dass Berlin im Vergleich zu Brandenburg einen Sonderweg einschlägt, wo die DDR-Geschichte in der Oberstufe weiterhin über vier Kurshalbjahre verbindlich verankert ist. Da der Geschichtsunterricht in der Mittelstufe in Berlin ohnehin oft nur einstündig oder in Fächerverbünden erteilt wird, käme der Oberstufe eine entscheidende Rolle bei der vertieften historischen Einordnung zu.

    Die Landesvorsitzende des Geschichtslehrerverbandes, Lea Honoré, fordert deshalb eine Angleichung an das Brandenburger Modell mit vier verbindlichen Semesterthemen. Im Gespräch mit der Berliner Zeitung findet sie deutliche Worte: „Das ist dramatisch für eine Stadt wie Berlin, für die die DDR-Geschichte so zentral ist. Gerade in der heutigen Zeit muss ein besonderes Augenmerk auf Verständnis und Erhalt der Demokratie gelegt werden.“
    Bildungsverwaltung prüft die Einwände

    Die Kritik der Experten ist in der zuständigen Senatsverwaltung angekommen. Auf Anfrage dieser Zeitung signalisierte die Behörde Gesprächsbereitschaft hinsichtlich der künftigen Ausgestaltung der Lehrpläne.

    Martin Klesmann, der Pressesprecher der Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie, äußerte sich dazu wie folgt: „Die Senatorin hat den offenen Brief des Verbandes der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und der Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur gestern erhalten und gelesen. Die darin angesprochenen Hinweise nehmen wir zum Anlass, den betreffenden Sachverhalt nochmals in den Blick zu nehmen.“

    Damit bleibt vorerst offen, ob die Senatsverwaltung die Verbindlichkeit des Themas DDR-Geschichte in der Oberstufe doch noch festschreiben wird, um eine Marginalisierung der jüngsten deutschen Vergangenheit im Berliner Abitur zu verhindern.

    #Berlin #éducation #lycée #histoire #DDR #RDA

    • DDR-Geschichte bleibt doch Pflichtstoff an Berliner Schulen
      https://www.berliner-zeitung.de/news/ddr-geschichte-bleibt-doch-pflichtstoff-an-berliner-schulen-li.1001

      26.1.2026 von Eva Maria Braungart - An den Plänen von Katharina Günther-Wünsch gab es scharfe Kritik. Nun rudert sie zurück und ändert die Pläne für die gymnasiale Oberstufe.

      Die Geschichte der DDR bleibt doch Pflichtstoff in der gymnasialen Oberstufe in Berlin. Wie die Senatsverwaltung für Bildung, Jugend und Familie auf Anfrage mitteilte, nahm die Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) die scharfe Kritik an der geplanten Reform zur Kenntnis.

      Bei der Debatte um die Reform geht es unter anderem darum, welcher Stoff für alle verpflichtend sein soll. Nach den Plänen der Bildungsverwaltung soll Geschichte in der gymnasialen Oberstufe künftig nur noch in den ersten beiden Kurshalbjahren verbindlich belegt werden.
      DDR-Geschichte nicht mehr verpflichtend? Scharfe Kritik

      Nationalsozialismus und Weimarer Republik sollen in diesen Halbjahren behandelt werden. Die späteren Kurshalbjahre, in denen im Berliner Lehrplan die deutsche Teilung, die DDR und im Anschluss Erinnerungskultur und Aufarbeitung thematisiert werden, soll nicht mehr verpflichtend sein.

      Die Reformpläne sorgten für scharfe Kritik. Der Verband der Geschichtslehrerinnen und -lehrer Deutschlands und die Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur warnten deshalb in einem offenen Brief an Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU) vor einer faktischen Abwertung der DDR-Geschichte und fordern eine Korrektur der Belegpflicht.

      Die in einem offenen Brief angesprochenen Kritikpunkte „wurden zum Anlass genommen, die vorgesehenen Regelungen gemeinsam mit der Fachpraxis einzuordnen und ihre Umsetzung zu präzisieren“, so ein Sprecher der Senatsverwaltung.

      In einem fachlichen Austausch am Freitag habe sich Günther-Wünsch und die Vorsitzende des Berliner Landesverbands der Geschichtslehrerinnen und -lehrer auf eine „Konkretisierung der Belegverpflichtung unter Berücksichtigung rechtlicher wie schulorganisatorischer Rahmenbedingungen“ verständigt.

      Neuer Plan: So sollen Schüler doch DDR-Geschichte lernen

      Alle Schüler belegen verpflichtend die Kurshalbjahre Q2 (Weimarer Republik und Nationalsozialismus) sowie Q3 (Welt nach 1945). Damit bleibe „die Behandlung zentraler Kapitel der deutschen Geschichte, einschließlich der Zeit nach 1945 und somit der deutschen Teilung, verbindlicher Bestandteil des Geschichtsunterrichts in der gymnasialen Oberstufe“.

      In Kursen, in denen Schüler mit unterschiedlicher Belegdauer (zwei oder vier Semester) gemeinsam unterrichtet werden, werde die zeitliche Zuordnung der Inhalte des neuen Rahmenlehrplans Geschichte flexibler gestaltet. Konkret bedeutet dies: Im ersten Jahr der Qualifikationsphase werden die Themen der Kurshalbjahre Q2 und Q3 behandelt. Im zweiten Jahr folgen die Inhalte der Kurshalbjahre Q1 (Umbrüche und Revolutionen) sowie Q4 (Erinnern und Gedenken). Die Verordnung über die gymnasiale Oberstufe (VO-OG) werde entsprechend präzisiert.

  • La bande dessinée « Dans la tête de Juliette » | CLEMI
    https://www.clemi.fr/familles/publications/la-bande-dessinee-dans-la-tete-de-juliette/presentation-de-la-bande-dessinee-dans-la-tete-de-juliette/la-bande-dessinee-dans-la-tete-de-juliette

    Dans la tête de Juliette
    87 % des enfants de 12 ans ont un smartphone mais le vrai pic d’équipement s’effectue vers 10 ans (on passe de 8 % à 33 % entre 9 et 10 ans ; Étude Born Social, 2020). Dans la tête de Juliette est une bande dessinée éducative destinée aux pré-adolescents et adolescents. Elle nous plonge dans le tourbillon de la vie d’une adolescente connectée. Elle interroge avec finesse et pédagogie le rapport des plus jeunes aux écrans, en particulier avec leur smartphone. L’objectif est de les aider à devenir des acteurs conscients et responsables de leurs usages numériques.

    #Education #Education_numérique #Mobile #Jeunesse

  • La révolution digitale qui fait lire les enfants en Malaisie (et que le monde devrait regarder)
    https://actualitte.com/article/128484/international/la-revolution-digitale-qui-fait-lire-les-enfants-en-malaisie-et-que-le-m

    En Malaisie, un phénomène inattendu en matière d’éducation attire l’attention des spécialistes du livre et des politiques publiques : la lecture numérique est en train d’inverser la tendance du temps consacré à la lecture chez les enfants et les adolescents. Alors que des enquêtes antérieures pointaient une baisse ou une stagnation des pratiques de lecture traditionnelle, l’essor des plateformes digitales commence à transformer cet accès — avec des implications potentiellement inspirantes pour le reste du monde.

    Publié le :

    04/01/2026 à 10:42

    Nicolas Gary

    L’un des signaux d’alarme les plus nets est venu des récents résultats de la Malaisie au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), pointe TNPS.

    Entre 2018 et 2022, les scores en compréhension de l’écrit ont chuté de façon significative, reculant de 415 à 388 points — une baisse estimée à l’équivalent d’une perte d’apprentissage d’environ 1,4 an, et plaçant le pays bien en dessous de la moyenne de l’OCDE sur ce volet.

    Cette tendance pourrait apparaître comme un avertissement sévère. Mais, si l’on regarde de plus près, une dynamique plus encourageante émerge dans les habitudes des jeunes : la lecture numérique — sur écran, ebooks ou plateformes interactives — capte l’attention des élèves plus efficacement que les formats imprimés isolés, en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans des environnements sociaux ou éducatifs engageants.
    Le numérique, un levier pour revaloriser la lecture

    Pour les professionnels de l’édition et de l’éducation, cette évolution n’est pas simplement une statistique isolée, mais un appel à repenser la lecture comme une activité intégrée au quotidien des jeunes. Les étudiants malaisiens qui lisent fréquemment sur des plateformes numériques — qu’il s’agisse d’ebooks, de livres interactifs ou de recommandations partagées via des réseaux dédiés — montrent un engagement plus soutenu que leurs pairs qui lisent occasionnellement ou seulement sur support papier.

    Des recherches internationales, dans d’autres contextes éducatifs, suggèrent que les environnements numériques bien conçus — qui permettent des interactions sociales autour de textes, des listes de lecture personnalisées ou des feedbacks en temps réel — peuvent encourager les jeunes à lire davantage, à diversifier leurs choix et même à discuter de leurs lectures entre amis ou avec leurs enseignants.

    Ces données rejoignent des observations plus générales selon lesquelles les « natifs numériques » — les générations qui ont grandi avec les écrans et les technologies mobiles — adoptent souvent des habitudes de lecture qui diffèrent de celles des générations précédentes : ils lisent aussi bien pour l’information que pour le plaisir, et leur pratique est fortement influencée par le contexte digital dans lequel elle s’inscrit.
    Réconcilier écrans et livres

    Cette mutation ne signifie pas que les livres imprimés sont obsolètes, loin de là. Mais elle invite à repenser les stratégies d’accès à la lecture, lit-on dans Access. Dans un pays comme la Malaisie, où l’alphabétisation reste élevée (autour de 95 % selon les dernières estimations), l’enjeu n’est plus tant de convaincre les jeunes de lire que d’offrir des formats et des contextes qui captivent leur intérêt.

    L’une des pistes explorées consiste à associer lecture numérique et apprentissage scolaire. Des enseignants rapportent, par exemple, que l’intégration d’outils numériques dans les classes de langues étrangères favorise non seulement la compréhension de textes, mais aussi la motivation des élèves, qui associent lecture et usage quotidien de la technologie.

    Dans ce domaine, la coopération entre écoles, bibliothèques, éditeurs et développeurs de contenus se révèle essentielle. Une lecture numérique de qualité peut transformer des « temps d’écran » traditionnellement jugés improductifs en moments d’acquisition de connaissances, tout en favorisant l’autonomie des jeunes lecteurs.
    Le pourquoi du comment (à qui profite le crime ?)

    Attention toutefois à ne pas négliger les mécanismes profonds qui produisent un effet : en Malaisie, le numérique ne sauve pas la lecture par miracle. Il la recontextualise. De fait, comme dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, le smartphone constitue le premier — parfois le seul — objet culturel personnel des enfants et des adolescents.

    Lire sur mobile, c’est lire partout : dans les transports, pendant les temps d’attente, à la maison. La lecture s’insère alors dans des micro-moments autrefois perdus, sans dépendre d’un lieu précis — bibliothèque, chambre ou salle de classe. Ce n’est donc pas seulement le numérique qui stimule la lecture, mais bien la portabilité extrême du texte.

    À cette réalité s’ajoute une dimension socio-économique déterminante. L’ebook réduit le coût d’accès aux contenus (abonnements collectifs, plateformes éducatives, bibliothèques numériques), évite l’achat de livres imprimés — encore perçus comme onéreux dans certains foyers — et lève une barrière symbolique persistante : celle du livre assimilé à un objet scolaire ou élitiste. Pour beaucoup de jeunes lecteurs, l’écran est un espace familier, non intimidant. Lire sur écran, ce n’est pas « faire ses devoirs », c’est prolonger des usages déjà installés… autrement.
    Quand les usages transforment la lecture

    Un autre facteur, souvent sous-estimé, entre alors en jeu : la prescription algorithmique. Les plateformes de lecture numérique ne se limitent pas à proposer des textes ; elles orientent, suggèrent, relancent. À partir des usages réels, elles recommandent des lectures proches, structurent des parcours progressifs et maintiennent une visibilité constante des contenus.

    Contrairement à une bibliothèque ou à une librairie — où l’on peut hésiter, se perdre, repartir sans rien — le lecteur n’est jamais face au vide. Quelque chose apparaît, insiste, invite. Cette continuité favorise la régularité, l’accumulation du temps de lecture et, surtout, la curiosité. Il ne s’agit donc pas seulement de lire davantage, mais de ne pas décrocher.

    À cela s’ajoute la dimension sociale de la lecture numérique. Lire sur écran ne relève plus d’un acte strictement solitaire. On partage un extrait, on commente un récit, on recommande un texte à ses pairs. La lecture devient conversationnelle, parfois collective. Chez les adolescents en particulier, elle s’inscrit dans une logique d’appartenance : lire, c’est aussi échanger des références, se reconnaître, exister dans un groupe. Là où la lecture papier pouvait apparaître comme une pratique intime — voire isolée — le numérique la réintroduit dans le champ des interactions quotidiennes.

    Il faut enfin tenir compte d’une évolution plus profonde : la forme même de la lecture change. Lire plus longtemps ne signifie pas nécessairement lire des textes plus complexes ni suivre des récits linéaires. En revanche, cela implique souvent de lire plus fréquemment, par fragments, en alternant fiction, information et formats courts.

    Cette lecture morcelée, parfois critiquée, correspond pourtant aux capacités d’attention contemporaines. En Malaisie, le numérique joue moins un rôle de rupture que d’adaptation : il épouse les rythmes actuels et permet à la lecture de rester présente, sous des formes renouvelées.

    Dernier élément, et non des moindres : le cadre scolaire et institutionnel. Lorsque l’école reconnaît explicitement la lecture numérique comme une lecture à part entière — intégrée aux programmes, portée par des enseignants formés, soutenue par des outils légitimes — l’effet est immédiat.

    Ce que les élèves pratiquent hors classe cesse d’être perçu comme un simple divertissement. Cela devient une compétence reconnue, donc prolongée. La frontière entre lecture scolaire et lecture personnelle s’atténue, et avec elle disparaît une partie des résistances.
    Un modèle pour le monde ?

    Alors que de nombreux pays s’interrogent sur la « crise de la lecture » chez les jeunes, le cas malaisien offre une perspective que l’on a nuancée, mais une perspective tout de même : la technologie n’est pas l’ennemie de la lecture, mais un outil qui, s’il est bien utilisé, peut transformer l’accès aux textes.

    Pour l’Asie du Sud-Est et au-delà, cette dynamique invite à repenser les initiatives de promotion de la lecture en valorisant les formats numériques — non pas comme des substituts, mais comme des compléments qui s’intègrent aux pratiques culturelles des nouvelles générations.

    La question n’est plus seulement « combien lisent-ils ? », mais « comment la lecture s’inscrit-elle dans leur vie quotidienne et leur manière de se connecter au monde ? ». En Malaisie, la réponse commence à émerger dans les interactions digitales — et, contre toute attente, c’est peut-être là que se trouve l’avenir de la lecture.

    Crédits photo : sasint CC 0

    Par Nicolas Gary
    Contact : ng@actualitte.com

    #Lecture #ebook #numérique #éducation