• Une mission parlementaire veut faire évoluer le concours de professeur des écoles
    https://www.lemonde.fr/education/article/2022/11/23/une-mission-parlementaire-veut-faire-evoluer-le-concours-de-professeur-des-e

    L’idée bruisse dans les cercles éducatifs depuis quelque temps. Pap Ndiaye, le ministre de l’#éducation, y a fait allusion plusieurs fois dans ses déclarations. La mission flash des députés Cécile Rilhac (Renaissance, Val-d’Oise) et Rodrigo Arenas (LFI, Paris) sur le recrutement, l’affectation et la mobilité des enseignants des écoles primaires vient porter le débat sur la place publique. Les deux parlementaires, qui rendent leurs conclusions mercredi 23 novembre, proposent d’engager « une réflexion sur le déplacement du concours de professeurs des écoles en fin de troisième année de licence, suivi de deux années de professionnalisation rémunérées ». Le tout sans remettre en cause le recrutement à bac + 5 : les futurs enseignants seraient tenus d’obtenir un master 2 pour devenir fonctionnaires stagiaires.

  • « Comment révolutionner l’école ? avec Emilie Lamotte en 1907 »
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#Lamotte

    Plutôt que « podcast », dites comme les Québécois « capsule » et vous aurez une idée de ce que sont « Les capsules d’Olen ». Une, plus particulièrement, a attiré notre attention ; celle qui relate une rencontre avec des membres de la colonie libertaire de Saint-Germain-en-Laye, dont Emilie Lamotte (1876-1909, biographie et bibliographie sur Anarlivres), prétexte à parler de l’école, des méthodes libertaires d’éducation et des « nouvelles » (pour l’époque) pédagogies… C’est très bien fait, le script est sérieux (lire sources et ressources, ainsi que le texte) et la forme agréable avec des comédiens qui incarnent bien leurs personnages.

    #EmilieLamotte #Lamotte #EducationLibertaire #anarchisme #libertaire #pédagogie #SaintGermainEnLaye #ColonieLibertaire #Olen #Capsulesd'Olen

  • Espace
    Un documentaire d’#Eléonore_Gilbert
    https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/luttes/espace

    À l’aide d’un croquis, une petite fille explique comment l’espace et les jeux se répartissent lors de la récréation, en particulier entre les garçons et les filles, et en quoi cela lui pose un problème au quotidien. Malgré ses différentes tentatives pour régler cette question, elle ne trouve pas de solutions, ceci d’autant plus qu’il passe inaperçu pour les autres, enfants comme adultes, qui ne semblent pas être concernés. On découvre alors les subtilités d’une géopolitique de l’espace public à l’échelle d’une cour d’école.

    https://youtu.be/g9Cws1nzqL4

    #Espace #éducation #éducation_différenciée #genre #récréation

  • Faute de candidats, le ministère de l’éducation nationale prolonge les inscriptions aux concours d’enseignement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/11/11/faute-de-candidats-le-ministere-de-l-education-nationale-prolonge-les-inscri

    Les candidats aux concours d’enseignants, mais aussi ceux qui aspirent à devenir conseillers principaux d’#éducation, psychologues de l’éducation nationale, ou encore personnels administratifs, ont ainsi jusqu’au 2 décembre – au lieu du 18 novembre – pour déposer un dossier. La rue de Grenelle explique simplement vouloir « permettre à un maximum de candidats de s’inscrire » et n’a communiqué aucun chiffre sur le nombre d’inscriptions à date.

    Plusieurs sources assurent cependant qu’il est inférieur à celui de l’an dernier à la même époque, pourtant déjà très bas. Le ministère avait alors refusé de rendre les chiffres publics. Le récent rapport de la commission des finances du Sénat sur le budget 2023 révèle l’ampleur de la désaffection : entre les sessions 2021 et 2022, le nombre d’inscrits au concours de professeurs des écoles a chuté de presque 40 000 (- 45,8 %), tandis que les concours du second degré perdaient 23 000 inscrits (- 20,8 % ).

    #paywall mais bon choix d’illustration.

  • Handicap à l’école : face à un système défaillant, des familles aisées payent des accompagnantes privées
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221022/handicap-l-ecole-face-un-systeme-defaillant-des-familles-aisees-payent-des

    Une #AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap, en immense majorité des femmes) est normalement recrutée par le rectorat et payée par l’#Éducation nationale. Elle intervient auprès d’un élève ou d’un groupe d’enfants ayant reçu une notification en ce sens des maisons départementales pour le handicap (MDPH). L’État emploie aujourd’hui 132 000 AESH sur tout le territoire, un chiffre en constante augmentation.

    Mais à chaque rentrée, le scénario se répète : des centaines de familles se retrouvent sans solution pour scolariser correctement leur enfant, faute de personnel. Le temps partiel imposé, le salaire à 800 euros par mois en CDD, la formation trop succincte (60 heures seulement en début de contrat) découragent souvent les prétendantes et grippent la possibilité d’une école véritablement inclusive.

    Gladys Lauzéat, mère d’un enfant autiste ayant exercé un temps sous contrat public, désormais AESH privée, administre un groupe Facebook d’environ 5 000 membres sur le sujet. Elle croule sous les demandes. « Il y a deux cas de figure. Le premier, c’est celui où l’AESH n’arrive jamais, certains enfants attendent depuis deux ans d’aller à l’école, les parents se retrouvent dans une situation épouvantable. » Les familles peuvent également se rendre compte que le personnel de l’Éducation nationale est « peu reconnu, peu valorisé, peu formé et logiquement peu motivé », poursuit Gladys Lauzéat. Elles se tournent alors vers le privé. « Ce n’est pourtant pas la bonne réponse, car c’est une réponse seulement pour les familles qui le peuvent. »

    Le sujet semble particulièrement aigu dans le champ de l’autisme, pour des enfants atteints de troubles parfois sévères. « L’autisme nécessite des personnes spécifiquement formées, le modèle de l’AESH en l’état n’est pas toujours la bonne solution, considère Danièle Langloys, présidente de l’association Autisme France. Il y a des contre-exemples, des AESH qui ont déjà accompagné un enfant autiste, qui se sont formées sur leur temps libre, qui vont comprendre vite, mais c’est d’autant plus la loterie qu’elles sont très précaires. Cela se sait parmi les parents, qui veulent que leurs enfants aient une vraie chance de profiter de la scolarisation. »

    Concrètement, ces familles entrent alors en contact avec une accompagnante, par le biais d’associations bénéficiant d’un conventionnement spécifique auprès de l’Éducation nationale, pour que cette personne puisse suivre leur enfant en classe. C’est le cas de Cécile Lindeneher, licenciée en psychologie, qui après avoir assuré pendant quelques années des prises en charge à domicile, est devenue AESH privée en Île-de-France, par le biais d’une convention signée avec l’association Autisme sans frontière de l’Essonne.

    La jeune femme travaille 26 heures, avec un seul enfant – quand les AESH publiques s’occupent parfois de trois, quatre enfants par classe –, à l’école mais aussi à la maison ou dans certaines activités périscolaires. Des heures payées le double de ce que peuvent toucher ses collègues employées par le rectorat et qu’elle côtoie tous les jours à l’école. « J’accompagne mieux, cela ne fait aucun doute, je connais vraiment l’enfant, y compris en dehors de la classe », considère Cécile Lindeneher, tout en reconnaissant aisément le privilège : « Les parents ont une bonne situation, ils peuvent se le permettre. »

    Paul Devin, ancien inspecteur de l’Éducation nationale, a découvert l’an passé l’existence de ces AESH privées, dans le cadre de formations dispensées à leurs homologues publiques (lire ici son récit). « Cela me semblait totalement surréaliste et l’institution ne me répondait pas, verrouillage total sur la question. » L’homme finit par candidater fictivement comme AESH auprès d’une association travaillant sur l’autisme pour démêler la pelote. « Je découvre que ce sont donc les parents qui payent et signent un contrat de droit privé, dans le plus grand silence de l’administration. »

    Pour l’ancien inspecteur, le cadre d’emploi de l’Éducation nationale en la matière est pourtant clair, « tous les AESH sont des agents contractuels engagés par contrat de droit public », ce qui permet par ailleurs un contrôle sur les personnes intervenant dans les établissements scolaires.

    [...] « L’Éducation nationale n’a en effet pas le droit de faire venir quelqu’un sans convention, les académies se mettent donc à l’abri en passant par des associations agréées, et il faut encore ensuite que le directeur ou le principal de l’établissement accepte, explique Danièle Langloys. Vu la diversité des réponses, nous avons demandé un agrément pour tout le réseau Autisme France, à contrecœur, tellement cela semble lamentable de devoir jouer sur le fait que les familles prennent cela à leur charge, mais nous n’avons pas le choix. »

    En Île-de-France, « il manque tellement de monde que les demandes passent de plus en plus », complète Gladys Lauzéat, mais dans la plupart des régions, « les directeurs d’académie bloquent complètement », ce qui provoque, selon elle, encore un peu plus d’incompréhension des parents. « Pour des parents au RSA, à Marseille, par exemple, que leur dire ? On ne peut que leur conseiller un recours juridique pour avoir une AESH publique de force, c’est clairement la seule réponse que nous pouvons leur apporter. »

    « Que les associations s’emparent du sujet, ou les familles, aucun reproche !, ajoute Paul Devin. Je n’ai pas de doute que cela puisse améliorer la qualité de l’accompagnement. Mais quand des inspecteurs académiques glissent que cela libère des AESH publiques pour les enfants des familles populaires, cela devient intenable : soit on finance vraiment l’inclusion, avec des accompagnants formés, pour que l’école soit possible, soit on décide que tout cela coûte vraiment trop cher et alors, cyniquement, on laisse la main à ceux qui ont les moyens. »

    Recourir à une AESH privée coûte environ 1 500 euros aux familles. Certaines touchent d’ailleurs un complément de la MDPH pour financer la somme, d’autres utilisant des déductions fiscales pour alléger la facture. « Mais la majorité des familles ne trouveront jamais une telle somme, c’est évidemment prohibitif, s’indigne Danièle Langloys. Malheureusement, nous nous sommes privés de tout ce qu’on pouvait faire pour régler le problème de l’inclusion. Il est pourtant écrit noir sur blanc depuis 2005 que c’est la responsabilité de l’Éducation nationale d’assurer la scolarisation des enfants porteurs de handicap. »

    Gladys Lauzéat s’en désolerait presque : « Je suis en train de récupérer des AESH qui ne veulent plus travailler dans le public, mais qui aiment leur métier. C’est ce que nous voulons dire au ministère, à l’État : pourquoi ne pas professionnaliser ces femmes, leur donner un vrai diplôme, voire un statut de fonctionnaire ? Pour le moment, nous ne sommes pas entendues du tout. » Paul Devin partage ces craintes. « Il va y avoir une attractivité extrêmement forte de ces contrats où l’on accompagne au-delà de l’école, car cela rapproche les AESH du temps plein. Or c’est le temps partiel qui fait la grande précarité. »

  • 74% des enfants de 5 à 12 ans passeraient moins d’une heure par jour à l’extérieur, selon une étude britannique de 2016.
    Ce serait moitié moins qu’un détenu. (Même si la comparaison est aventureuse )
    Information glanée au cours de cette émission :

    Univers immersifs : demain, tous avatars ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-meilleur-des-mondes/univers-immersifs-demain-tous-avatars-9623758

    Alors que le magazine Usbek & Rica se consacre dans son nouveau numéro à notre rapport au corps dans nos sociétés modernes, Le Meilleur des mondes se penche sur ce qu’implique l’avatarisation du monde sur nos êtres et notre corps social.

    https://usbeketrica.com/fr/magazine

    • - La moitié des garçons (50.7%) et un tiers des filles (33.3%) âgés de 6 à 17 ans atteignent les recommandations de 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse par jour (Verdot et al., 2020).
      ...
      • En moyenne, les enfants et les adolescents français passent 3 à 4 heures quotidiennement devant un écran. Cette estimation varie d’une à deux heures selon l’enquête, l’âge et le sexe (ESEN, 2017, ANSES, 2017). • Seulement 34.6% des 6-10 ans, 17.0% des 11-14 ans et 8.4% des 15-17 ans passeraient moins de 2 heures quotidiennement devant un écran (ESEN, 2017).
      ...
      • 40.0% des déplacements domicile-école sont effectués en mode de transport actif (37.6% à pied et 2.4% à vélo), alors que 60.0% sont effectués en mode de transport motorisé (dont 31.7% en voiture).

      #Activité_physique et #sédentarité de l’enfant et de l’adolescent - édition 2022
      https://onaps.fr/report-card-sur-lactivite-physique-et-la-sedentarite-de-lenfant-et-adolescent

    • - Les enfants âgés de 6 à 12 ans passent 95 % de leur temps scolaire à être inactifs.
      – Augmenter le temps d’activité physique à l’école est un enjeu fondamental et souvent négligé à l’école élémentaire.
      ...
      – L’activité physique aurait un effet bénéfique sur les fonctions cognitives qui, à leur tour, amélioreraient
      les résultats scolaires des élèves.
      ...
      – Les effets positifs de l’activité physique sur les résultats scolaires concernent en particulier le domaine
      des mathématiques.

      Activité physique, fonctionnement cognitif et performances scolaires : niveau de preuve et grade de recommandation - Note n°6 du CSEN
      https://www.reseau-canope.fr/conseil-scientifique-de-leducation-nationale-site-officiel/outils-pedagogiques/notes-du-csen.html
      #éducation

    • C’est paradoxale de dire que l’activité physique améliore les performances scolaires des enfants vu que les filles en font beaucoup moins que les garçons et ont pourtant des performances scolaires supérieurs à eux.

  • Pour faire face à la pénurie de profs, les Etats-Unis recrutent dans l’armée et abaissent le niveau d’étude exigé : https://seenthis.net/messages/950188.
    Ils recrutent aussi des profs des Philippines, qui s’endettent pour venir, découvrent des établissements délaissés, des conditions de travail très mauvaises et un travail exténuant.

    An American #education
    https://www.washingtonpost.com/nation/2022/10/02/teacher-shortage-bullhead-city-arizona

    The Philippines and the United States have similar school calendars, curriculums and grading systems, which is why U.S. schools have hired more than 1,000 Filipino teachers in the past few years. Most Filipino teachers have master’s degrees or doctorates.

    [...] “One day teaching here is like a month in the Philippines,” another teacher said.

    “Five of these students is like 20 back home,” another said.

    [...] She told them that it had taken her a year to pay off her debts to the international teaching agency, two years to get her Arizona driver’s license and three years to move out of a bedroom she’d shared with other international teachers and into her own apartment. She’d applied for an extension on her J-1 visa to stay in Bullhead City for two extra years as she continued to figure out how to build strong relationships with her students. [...] She gradually moved beyond her Filipino instinct for classroom formality and began asking her students about their lives, and they introduced her to a version of America much different from what she’d first expected: abusive families, homelessness, surging drug overdose deaths, conspiratorial ideologies, loneliness, suicide, alcoholism and poverty every bit as bad as anything she’d encountered in the Philippines.

  • « Mon fils mange dans la voiture » : à l’école, le calvaire des enfants #Handicapés
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/mon-fils-mange-dans-la-voiture-a-lecole-le-calvaire-des-enfants-handicape

    Pour Arthur et sa maman, la rentrée scolaire est synonyme de calvaire. Arthur est un jeune garçon polyhandicapé de 12 ans, et comme des centaines d’autres enfants en situation de handicap, celui ci n’est plus accompagné par un personnel spécialisé, les…

    #AESH #Éducation_nationale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-mon-fils-mange-dans-la-voiture-a-lecole-le-calvai

  • Lycéens sans affectation : la Défenseure des droits s’autosaisit du dossier
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/09/27/lyceens-sans-affectation-la-defenseure-des-droits-s-autosaisit-du-dossier_61

    La Défenseure des droits, Claire Hédon, a décidé de s’autosaisir du dossier des lycéens qui n’ont pas reçu d’affectation à la rentrée, annonce l’institution dans un communiqué, mardi 27 septembre. « De nombreux élèves, notamment en Ile-de-France, se trouv[ent] dans l’impossibilité de s’inscrire et de poursuivre leur scolarité au #lycée, en particulier dans les filières technologique et professionnelle », relève l’autorité administrative indépendante, qui ajoute que « certains d’entre eux [ont] reçu entre autres propositions celle de redoubler faute de places disponibles ».

    #éducation

    • Pénurie de places en lycée technologique : des élèves « oubliés » ou forcés de redoubler
      https://www.mediapart.fr/journal/france/061022/penurie-de-places-en-lycee-technologique-des-eleves-oublies-ou-forces-de-r

      Comment expliquer le fait que ces problématiques touchent particulièrement les filières STMG ? « Il y a clairement un sujet, confirme Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU (premier syndicat dans le secondaire). Les années précédentes, on avait déjà eu localement des tensions sur les STMG, mais c’est de plus en plus marqué. »

      Philippe Martinais, professeur et responsable syndical à Sud Éducation, y voit un effet de la réforme du bac pilotée par Jean-Michel Blanquer, ex-ministre de l’éducation nationale, en 2019. « Le lycée devient plus exigeant dans les filières générales, il y a des élèves qui ont peut-être compris ça et qui se sont orientés en STMG. C’est une hypothèse. Il faut aussi prendre en compte les difficultés engendrées pour les élèves par le Covid. »

      D’autres académies ont connu ces problèmes d’affectations en STMG, comme Grenoble. Pour François Lecointe, responsable syndical au SNES-FSU, « il y a un déficit structurel de profs d’économie-gestion donc le rectorat est incapable de répondre à la demande ». Et pour expliquer l’afflux dans la filière, il avance aussi un effet Covid : « Les élèves de 1re n’ont pu réellement mener à bien leur projet d’orientation au sein de leurs collèges respectifs et sont arrivés en 2nde générale technologique un peu par défaut. »

      La secrétaire générale du SNES-FSU, Sophie Vénétitay, explique que l’Éducation nationale fait face, de toute façon, à un défi démographique : « Ces dernières années, on a connu une hausse des effectifs au lycée, une vague préalablement passée par l’école et le collège. Aucune surprise. » L’année dernière, les collèges français comptaient plus de 300 000 élèves supplémentaires par rapport à 2018.
      En Île-de-France, d’après les projections de l’Insee, la hausse du nombre de lycéen·nes (50 000 élèves supplémentaires depuis 2013) devrait perdurer jusqu’en 2027.

      Alors que le phénomène était prévisible, les pouvoirs publics semblent laisser la situation s’enkyster : « Jean-Michel Blanquer a procédé à 7 900 suppressions de postes d’enseignants dans le secondaire (collèges et lycées) sur le dernier quinquennat. Le cocktail est explosif », résume Sophie Vénétitay. Le ministre a privilégié le recours aux heures supplémentaires.

      Les filières technologiques et professionnelles en ont fait les frais, particulièrement les classes de STMG et STI2D, Jean-Michel #Blanquer ayant un temps envisagé de fusionner les filières générale et technologique avant de rétropédaler.

      « Il a fallu qu’on se batte pour montrer tout l’intérêt de cette filière, insiste Sophie Vénétitay. Il faut plutôt améliorer les conditions de travail et d’étude plutôt que les laisser dépérir petit à petit. »

  • Seine-et-Marne. Une vingtaine d’élèves de Vert-Saint-Denis obligés de redoubler faute de place dans les lycées La République de Seine et Marne

    Une vingtaine d’élèves de 3e du collège Jean-Vilar de Vert-Saint-Denis ont été obligés de redoubler, faute d’avoir trouvé une place dans un lycée professionnel.

    En fin de troisième, la dernière année du collège, les élèves sont toujours soumis au même moment-clé, celui de l’orientation. Formation, lycées professionnels, filière générale, chaque élève formule des vœux pour intégrer le lycée qui lui permettra de poursuivre ses études. Sauf que cette année, tout ne s’est pas passé comme prévu pour une vingtaine d’élèves du collège Jean-Vilar de Vert-Saint-Denis, qui avaient choisi une orientation en seconde professionnelle, dont les lycées ne sont pas sectorisés. 

    « Comme le collège nous l’a bien expliqué, nous avons formulé des vœux au mois de juin pour notre fille, Lou, qui était en troisième, explique Aurélie Michel. On n’a eu que des refus. On a vite vu qu’on n’était pas les seuls dans ce cas, et le collège nous a demandé de revenir le 24 août, et d’être là physiquement, au collège, pour formuler de nouveaux vœux. Ce que nous avons fait. Nous avons remis trois nouveaux vœux, qui se sont encore soldés par des réponses négatives le 25 août. On a recommencé début septembre, avec quatre vœux cette fois, en choisissant des lycées pourtant loin de chez nous, comme Uruguay-France à Avon, Combs-la-Ville ou encore Dammarie-lès-Lys. Là encore, que des réponses négatives ! Le collège s’est alors engagé à nous rappeler le 14 septembre pour trouver une solution. Nous n’avons pas eu de nouvelles avant le 16, tout ça pour nous dire qu’il nous proposait finalement de faire redoubler notre fille. C’était hors de question d’accepter ça pour moi ! »
    . . . . . . .
    La suite : https://actu.fr/ile-de-france/vert-saint-denis_77495/seine-et-marne-une-vingtaine-deleves-de-vert-saint-denis-obliges-de-redoubler-f

    #france #école #éducation #inégalités #enfants #onisep #eduscol #parcoursup

    • La halle du marché d’Abbeville baptisée au nom de Jean-Pierre Pernaut Rédaction Le Journal d’Abbeville

      La plaque a été dévoilée par les enfants de l’ancien journaliste picard.
      La halle Jean-Pierre Pernaut a été inaugurée ce samedi 24 septembre à Abbeville (Somme) en présence de ses enfants Julia et Olivier Pernaut pour ce moment symbolique. Une halle accueillant le marché qui était si cher au cœur de l’ancien présentateur du JT de TF1.

      De nombreuses personnalités étaient également présentes, Célestine Dias de Olivera, Miss somme 2022 élue à Abbeville ainsi que Saïda Hadji présidente du Comité Miss Somme mais également l’ancien journaliste et maire d’Eaucourt-sur-Somme Henri Sannier qui était proche de l’ancien présentateur du JT de 13 h.
      . . . . . .
      La suite : https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/la-halle-du-marche-d-abbeville-baptisee-au-nom-de-jean-pierre-pernaut_54090209.

      #revue_de_presse #tf1 #jean-pierre_pernaut #pernaut

    • TRI SELECTIF – Didier Lallement à la mer : « halte à la pollution maritime » Malheurs Actuels

      La nomination de l’ancien préfet de police de Paris a suscité un torrent d’indignations de la part des différentes parties prenantes qui tentent de survivre dans l’océan ou de le défendre.

      Même si le gouvernement a commenté la nouvelle, en expliquant que l’arrivée de Didier Lallement à la mer servait simplement à « s’assurer de l’alimentation des canons à eaux qui participent au maintien de l’ordre », cette communication n’a pas calmé la vague d’indignations.


      Comme d’habitude, c’est la Fédération des Tortues de Mer qui a donné le là, à travers un communiqué particulièrement alarmant, dénonçant notamment « une aggravation manifeste de la pollution des océans, qui ne sont pas voués à accueillir tous les déchets de l’humanité ». Dans ce communiqué, les tortues de mer ont exigé la démission immédiate du secrétaire général.

      Même son de cloche du côté de Sea Shepherd, qui a assuré ne pas faiblir dans sa lutte contre la pollution des océans, en restant particulièrement en alerte face aux violences que subissent les populations maritimes. Greenpeace a également abondé dans ce sens, en condamnant « la gestion du tri des déchets du gouvernement français ».

      La suite : https://malheursactuels.com/didier-lallement-pollution-maritime

      #dauphins #didier lallement #greenpeace #mer #océan #requins #sea shepherd #tortues

  • Téléphones interdits, surveillants qui réprimandent les étudiants distraits : une fac française pointée du doigt. Les étudiants de première année de la faculté de médecine de Nancy se plaignent des mesures prises par leur établissement.
    https://www.lalibre.be/international/europe/2022/09/27/telephones-interdits-surveillants-qui-reprimandent-les-etudiants-distraits-u

    De nouvelles règles strictes ont été mises en place à destination des nouveaux étudiants à Nancy, dans la faculté de médecine de l’Université de Lorraine. Et cela ne plait pas à tout le monde. Dans un article de l’Est républicain https://www.estrepublicain.fr/education/2022/09/26/a-la-faculte-de-medecine-de-nouvelles-regles-creent-la-polemique , des étudiants dénoncent des mesures qu’ils jugent trop drastiques.

    Plusieurs étudiants ont en effet confié que leurs téléphones devaient obligatoirement être rangés dans leur sac, que des bouts de scotch distribués par la fac devaient être collés sur les caméras de leur ordinateur, et que des surveillants tapotaient parfois sur l’épaule des étudiants distraits avec une canne télescopique.

    Un étudiant raconte ainsi qu’il a eu droit « à un petit coup la semaine passée ». « J’étais sur mon ordi, je faisais autre chose que le cours et le surveillant m’a tapoté l’épaule. Rien de grave mais c’est surprenant. » Comme l’explique une maman d’étudiant, également enseignante à l’Université de Lorraine, « les surveillants, pendant les cours, regardent sur les ordinateurs ou les tablettes personnels des étudiants, les empêchent de travailler autre chose que les cours, restent à leurs côtés pour les forcer à suivre coûte que coûte ». Elle a fait part de ce constat au Syndicat national de l’enseignement supérieur. Ces mesures sont en effet rares dans le supérieur où les étudiants bénéficient généralement d’une plus grande liberté.

    La réponse de la direction
    Interrogées sur ces faits, les autorités de l’université ont répondu via un communiqué de presse https://www.tf1info.fr/education/a-la-fac-de-nancy-des-vigiles-tapotent-ils-sur-l-epaule-d-etudiants-distrait . L’Université de Lorraine explique notamment qu’en raison du grand nombre d’étudiants en première année de médecine, les cours sont délivrés par des enseignants qui interviennent dans un amphithéâtre et diffusés en vidéo dans d’autres amphithéâtres. « Les contractuels vacataires, appelés ’assistants d’enseignement’ sont présents uniquement dans les amphithéâtres où le cours est retransmis en vidéo afin de s’assurer que la retransmission se passe dans de bonnes conditions », explique l’établissement.

    Concernant les mesures dénoncées par les étudiants, l’université se justifie. Concernant le scotch posé sur les caméras des ordinateurs, elle explique : « Depuis cette rentrée, les assistants pédagogiques font appliquer les décisions de la commission pédagogique concernant l’interdiction de procéder à une captation audio/vidéo/photo. Dans ce cadre, ils peuvent être amenés à intervenir auprès d’étudiants pour leur faire cesser une captation. Il s’agit d’une intervention destinée à faire appliquer une règle, ce qui est toujours délicat. Les cours font de manière récurrente l’objet de trafics. »

    Au sujet de la canne télescopique, l’université reconnait « qu’un des assistants pédagogiques a utilisé un pointeur pendant les tout premiers jours à la rentrée. Cela découlait d’une habitude qu’il avait prise dans ses précédentes fonctions et il ne l’a jamais utilisé avec l’intention de faire peur. Constatant le risque de méprise, cet assistant pédagogique a rapidement cessé de l’utiliser. »

    #université #étudiant-e-s #smartphones #caméras #france #Nancy #travail #éducation #universités #médecine #trafics

  • Le nouveau « filon » pour muter des profs gênants sans s’encombrer d’une sanction
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210922/le-nouveau-filon-pour-muter-des-profs-genants-sans-s-encombrer-d-une-sanct

    En droit public, une procédure disciplinaire exige un cadre d’examen paritaire, avec des délais de convocation, la réunion d’une commission paritaire académique, réunissant administration et représentants syndicaux. Cette commission instruit un dossier, avec des délais de convocation, la possibilité pour les agent·es accusé·es de se défendre et d’être accompagné·es d’un syndicat ou d’un avocat, commission qui aboutit à un vote, dans lequel l’administration garde une voix prépondérante. « C’est très imparfait, mais on est dans une sorte d’État de droit », argue Jules Siran.

    Depuis la loi de transformation de la fonction publique (votée en 2018, appliquée depuis 2019), qui a réduit comme peau de chagrin le pouvoir et le périmètre de ces commissions paritaires, la mutation dans l’intérêt du service n’est plus soumise à une commission préalable. Le risque est alors grand d’une sorte de « fait du prince ».

    « La procédure de mutation dans l’intérêt du service, c’est un bon filon, un nouveau totem pour l’administration », critique Grégory Thuizat, secrétaire du syndicat SNES-FSU en Seine-saint-Denis. Une véritable « zone grise », qui n’est « malheureusement pas bien contrôlée par le juge », ce qui peut donner l’impression que « le processus est hors de contrôle », ajoute l’avocat Benoît Arvis. « Ce n’est cependant pas totalement en dehors du droit, car souvent précédé d’une enquête interne. Mais ces enquêtes dans l’#Éducation nationale sont une catastrophe, elles sont menées par des membres académiques qui n’ont pas de vraie indépendance, ce n’est pas sérieux. »

    « L’administration marche sur une ligne de crête dans ce genre d’affaires : la mutation dans l’intérêt du service lui permet de se protéger, car les recours portés devant le tribunal sont irrecevables à moins de prouver une discrimination puisqu’il n’y a pas officiellement sanction, confirme Bérenger Jacquinet, l’avocat des six enseignant·es de l’école Pasteur, muté·es contre leur gré. Mais les conditions permettant de qualifier une telle mesure sont quand même assez strictes, on ne peut pas qualifier d’“intérêt du service” tout et n’importe quoi, au bon vouloir du recteur ou de la rectrice. Nous considérons en l’espèce que la mutation est abusive. »

    [...] Toutes ces procédures ont été contestées, d’abord en référé (procédure rapide pouvant suspendre une décision de l’administration, en attendant un jugement sur le fond), le plus souvent perdues, mais également sur le fond du dossier, et sont en attente d’audience et de jugement pour la plupart. « Les rectorats jouent sur le temps long, la disproportion financière et un terrain juridique qui ne nous est pas favorable, fustige Aladin Lévêque, l’un des enseignants visés à Melle. Nous nous battons contre des dossiers complètement à charge, anonymisés, avec des pièces falsifiées, sans aucune vraisemblance. »

    Rassemblé·es dans le collectif « Sois prof et tais-toi », ces enseignant·es sont soutenu·es par une intersyndicale très large qui n’hésite plus à parler de « #répression_syndicale », qui viserait les organisations syndicales les plus contestataires, sans exclusive, allant de Sud Éducation à la CGT, en passant par FO ou le SNES-FSU. Des organisations prônant et pratiquant, pour certaines, une lutte de plus en plus dure ces dernières années dans les établissements, y compris par la grève, arguant du caractère totalement verrouillé du dialogue social ordinaire.

    La conséquence à la fois d’une politique de « concertation » tous azimuts qui masque mal une relation devenue totalement délétère entre un ancien ministre, Jean-Michel Blanquer, et toutes les organisations syndicales, mais également d’une volonté plus profonde de rapprocher la fonction publique du fonctionnement managérial en entreprise.

    « Avec le cas de #Kai_Terada, qui intervient au début de ce nouveau quinquennat, nous sommes à la croisée des chemins, assure Grégory Thuizat. Est-ce que le signal que va envoyer l’institution c’est la rupture ou la continuité du mandat Blanquer ? C’est tout l’enjeu du rassemblement de mercredi. » Même son de cloche chez Aladin Lévêque, depuis les Deux-Sèvres. « Ils ont tout essayé ces dernières années, en passer par la voie pénale à Clermont-Ferrand, la suspension puis la procédure disciplinaire, le blâme sans sanction disciplinaire, et ce nouveau cocktail de l’arbitraire, suspension sans motivation et mutation dans l’intérêt du service. Il n’y a que Pap Ndiaye pour arrêter ça. »

    Jules Siran peine à y croire, son syndicat prépare d’ailleurs une saisine de la Défenseure des droits pour « présomption de discrimination syndicale » vis-à-vis de #Sud_Éducation, notoirement et depuis longtemps dans le viseur. « Au moment de la nomination du nouveau ministre, nous avons noté la volonté d’afficher un symbole progressiste. Pap Ndiaye, c’est quand même un historien qu’on cite dans les bibliographies de nos formations syndicales ! Mais les cas de répression se poursuivent et se ressemblent. »

  • Dans l’#enseignement_privé, de plus en plus d’élèves très favorisés
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/09/22/dans-l-enseignement-prive-de-plus-en-plus-d-eleves-tres-favorises_6142655_32

    C’est une note des services statistiques du ministère de l’#éducation nationale, parue pourtant au cœur de l’été, qui ne cesse d’alimenter les débats dans les cercles éducatifs, tant les chiffres y sont éloquents. Si l’enseignement privé sous contrat accueille environ un élève sur cinq en France depuis plusieurs décennies, l’entre-soi s’y est davantage renforcé que dans le public, indique cette étude, alors que le ministre, Pap Ndiaye, a fait de la #mixité_sociale l’une de ses priorités. A la rentrée 2021, 40 % des élèves scolarisés dans un collège privé sous contrat étaient issus d’un milieu social très favorisé, contre à peine 20 % dans le public.

  • Constitutionnaliser le droit à la vie digne ?
    https://drdpositif.wordpress.com/2022/09/15/constitutionnaliser-le-droit-a-la-vie-digne

    Par Sébastien Peytavie, Député écologiste de Dordogne, membre de la Commission des affaires sociales.Rentrée 2022 : la France compte près de 11 …

    #Société #Nouvelle-Aquitaine #Asie #Handicap #Éducation

  • Rentrée 2022 : l’école va craquer
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/rentree-2022-lecole-va-craquer-nK_z5j8ATnGYJtX--yCyYw

    Cette année, il manquait 4000 professeurs à l’issue des concours de recrutement. Une pénurie qui a occasionné un recours important à des contractuels pour remplir les classes. L’école française qui sortait enfin des protocoles sanitaires semble s’enfoncer…

    #Crise_Sanitaire #Privatisation #Éducation_nationale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-rentree-2022-lecole-va-craquer-nK_z5j8ATnGYJtX--y

  • L’école suédoise, dégradée par une logique de marché, est devenue un contre-modèle
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/09/09/l-ecole-suedoise-degradee-par-une-logique-de-marche-est-devenue-un-contre-mo

    Le système scolaire du pays scandinave, longtemps très estimé, s’est affaibli à mesure que l’enseignement privé prenait du poids et s’autonomisait. Les inégalités se sont creusées, et l’enseignement public est fui.

    (...)

    Malgré ses bons résultats, ce système est alors de plus en plus critiqué pour son manque de diversité pédagogique et le peu de liberté de choix qu’il laisse aux parents. Alors que les finances publiques du pays sont dans le rouge, les Sociaux-Démocrates au pouvoir décident de décentraliser l’éducation : à partir de 1989, le primaire et le secondaire passent sous la responsabilité des 290 communes, malgré l’opposition des syndicats d’enseignants.

    (...)

  • The Origin of Student Debt: Reagan Adviser Warned Free College Would Create a Dangerous “Educated Proletariat”

    In 1970, #Roger_Freeman, who also worked for Nixon, revealed the right’s motivation for coming decades of attacks on higher education.

    With the vociferous debate over President Joe Biden’s announcement that the federal government will cancel a portion of outstanding student debt, it’s important to understand how Americans came to owe the current cumulative total of more than $1.6 trillion for higher education.

    In 1970, Ronald Reagan was running for reelection as governor of California. He had first won in 1966 with confrontational rhetoric toward the University of California public college system and executed confrontational policies when in office. In May 1970, Reagan had shut down all 28 UC and Cal State campuses in the midst of student protests against the Vietnam War and the U.S. bombing of Cambodia. On October 29, less than a week before the election, his education adviser Roger A. Freeman spoke at a press conference to defend him.

    reeman’s remarks were reported the next day in the San Francisco Chronicle under the headline “Professor Sees Peril in Education.” According to the Chronicle article, Freeman said, “We are in danger of producing an educated proletariat. … That’s dynamite! We have to be selective on who we allow [to go to college].”

    “If not,” Freeman continued, “we will have a large number of highly trained and unemployed people.” Freeman also said — taking a highly idiosyncratic perspective on the cause of fascism —“that’s what happened in Germany. I saw it happen.”

    Freeman was born in 1904 in Vienna, Austria, and emigrated to the United States after the rise of Hitler. An economist who became a longtime fixture in conservative politics, he served on the White House staff during both the Dwight Eisenhower and Richard Nixon administrations. In 1970 he was seconded from the Nixon administration to work on Reagan’s campaign. He was also a senior fellow at Stanford’s conservative Hoover Institution. In one of his books, he asked “can Western Civilization survive” what he believed to be excessive government spending on education, Social Security, etc.

    A core theme of Reagan’s first gubernatorial campaign in 1966 was resentment toward California’s public colleges, in particular UC Berkeley, with Reagan repeatedly vowing “to clean up the mess” there. Berkeley, then nearly free to attend for California residents, had become a national center of organizing against the Vietnam War. Deep anxiety about this reached the highest levels of the U.S. government. John McCone, the head of the CIA, requested a meeting with J. Edgar Hoover, head of the FBI, to discuss “communist influence” at Berkeley, a situation that “definitely required some corrective action.”

    During the 1966 campaign, Reagan regularly communicated with the FBI about its concerns about Clark Kerr, the president of the entire University of California system. Despite requests from Hoover, Kerr had not cracked down on Berkeley protesters. Within weeks of Reagan taking office, Kerr was fired. A subsequent FBI memo stated that Reagan was “dedicated to the destruction of disruptive elements on California campuses.”

    Reagan pushed to cut state funding for California’s public colleges but did not reveal his ideological motivation. Rather, he said, the state simply needed to save money. To cover the funding shortfall, Reagan suggested that California public colleges could charge residents tuition for the first time. This, he complained, “resulted in the almost hysterical charge that this would deny educational opportunities to those of the most moderate means. This is obviously untrue. … We made it plain that tuition must be accompanied by adequate loans to be paid back after graduation.”

    The success of Reagan’s attacks on California public colleges inspired conservative politicians across the U.S. Nixon decried “campus revolt.” Spiro Agnew, his vice president, proclaimed that thanks to open admissions policies, “unqualified students are being swept into college on the wave of the new socialism.”

    Prominent conservative intellectuals also took up the charge. Privately one worried that free education “may be producing a positively dangerous class situation” by raising the expectations of working-class students. Another referred to college students as “a parasite feeding on the rest of society” who exhibited a “failure to understand and to appreciate the crucial role played [by] the reward-punishment structure of the market.” The answer was “to close off the parasitic option.”

    In practice, this meant to the National Review, a “system of full tuition charges supplemented by loans which students must pay out of their future income.”

    In retrospect, this period was the clear turning point in America’s policies toward higher education. For decades, there had been enthusiastic bipartisan agreement that states should fund high-quality public colleges so that their youth could receive higher education for free or nearly so. That has now vanished. In 1968, California residents paid a $300 yearly fee to attend Berkeley, the equivalent of about $2,000 now. Now tuition at Berkeley is $15,000, with total yearly student costs reaching almost $40,000.

    Student debt, which had played a minor role in American life through the 1960s, increased during the Reagan administration and then shot up after the 2007-2009 Great Recession as states made huge cuts to funding for their college systems.

    That brings us to today. Biden’s actions, while positive, are merely a Band-Aid on a crisis 50 years in the making. In 1822, founding father James Madison wrote to a friend that “the liberal appropriations made by the Legislature of Kentucky for a general system of Education cannot be too much applauded. … Enlightened patriotism … is now providing for the State a Plan of Education embracing every class of Citizens.”

    “Knowledge will forever govern ignorance,” Madison explained, “and a people who mean to be their own governors must arm themselves with the power which knowledge gives.” Freeman and Reagan and their compatriots agreed with Madison’s perspective but wanted to prevent Americans from gaining this power. If we want to take another path, the U.S. will have to recover a vision of a well-educated populace not as a terrible threat, but as a positive force that makes the nation better for everyone — and so should largely be paid for by all of us.

    https://theintercept.com/2022/08/25/student-loans-debt-reagan
    #Roland_Reagan #Reagan #USA #Etats-Unis #histoire #origine #université #étudiants #endettement #dette_étudiante #how_it_begun #ESR #prolétariat #prolétariat_éduqué #educated_proletariat #classes_sociales #ascension_sociale #éducation #péril #sélection

  • De la #démocratie en #Pandémie. #Santé, #recherche, #éducation

    La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’omerta n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant.

    https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tracts/De-la-democratie-en-Pandemie

    –-

    Et une citation :

    « La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des #polémiques à la #confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le #savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’ _#omerta_ n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant. »

    #syndémie #désert_médical #zoonose #répression #prévention #confinement #covid-19 #coronavirus #inégalités #autonomie #état_d'urgence #état_d'urgence_sanitaire #exception #régime_d'exception #Etat_de_droit #débat_public #science #conflits #discussion_scientifique #résistance #droit #santé #grève #manifestation #déni #rationalité #peur #panique #colère #confinement #enfermement #défiance #infantilisation #indiscipline #essentiel #responsabilité #improvisation #nudge #attestation_dérogatoire_de_déplacement #libéralisme_autoritaire #autoritarisme #néolibéralisme #colloque_Lippmann (1938) #économie_comportementale #Richard_Thaler #Cass_Sunstein #neuroscience #économie #action_publique #dictature_sanitaire #consentement #acceptabilité_sociale #manufacture_du_consentement #médias #nudging #consulting #conseil_scientifique #comité_analyse_recherche_et_expertise (#CARE) #conseil_de_défense #hôpitaux #hôpital_public #système_sanitaire #éducation #destruction #continuité_pédagogique #e-santé #université #portefeuille_de_compétences #capital_formation #civisme #vie_sociale #déconfinement #austérité #distanciation_sociale #héroïsation #rhétorique_martiale #guerre #médaille_à_l'engagement #primes #management #formations_hybrides #France_Université_Numérique (#FUN) #blended_learning #hybride #Loi_de_programmation_de_la_recherche (#LPR ou #LPPR) #innovation #start-up_nation #couvre-feu #humiliation #vaccin #vaccination
    #livre #livret #Barbara_Stiegler

    • secret @jjalmad
      https://twitter.com/jjalmad/status/1557720167248908288

      Alors. Pour Stiegler je veux bien des ref si tu as ça, j’avais un peu écouté des conf en mode méfiance mais il y a un moment, sans creuser, et je me disais que je devais pousser parce qu’en effet grosse ref à gauche

      @tapyplus

      https://twitter.com/tapyplus/status/1557720905828253698

      Check son entretien avec Desbiolles chez les colibris par ex. T’as aussi ses interventions à ASI, son entretien avec Ruffin, etc. C’est une philosophe médiatique, on la voit bcp. Et elle dit bien de la merde depuis qq tps. Aussi un live de la méthode scientifique avec Delfraissy

      Je suis pas sur le PC mais je peux te lister pas mal de sources. D’autant plus pbtk parce que « réf » à gauche. Mais dans le détail elle dit de la merde en mode minimiser le virus + méconnaissance de l’antivaccinisme. Et du « moi je réfléchit » bien claqué élitiste et méprisant.

      Quelques interventions de B Stiegler (en vrac) :
      Alors la première m’avait interpellée vu qu’elle était partie en HS complet à interpeller Delfraissy sur les effets secondaires des vaccins : https://radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-methode-scientifique/et-maintenant-la-science-d-apres-8387446
      (le pauve N Martin se retrouvait sur un débat complètement HS)

      Il y a d’une part la critique politique (rapport à la démocratie en santé publique), mais pour Stiegler outre la position « le gvt en fait trop, c’est des mesures autoritaires inutiles » elle se positionne par ailleurs sur des choix

      Parler des EI des vaccins sans balancer avec les effets de la maladie. Utilisation de la santé mentale des enfants pour critiquer le port du masque à l’école, lecture de la situation où il n’y aurait que gvt vs libertay, et en omettant complètement toutes les positions développées par l’autodéfense sanitaire et les militants antivalidistes et de collectifs de patients (immunodéprimés, covid long, ...) quand ils ne vont pas dans son narratif.

      Elle met de côté toutes les lectures matérialistes de la situation et sort clairement de son champ de compétence sur certains points, tout en ne donnant que très peu de sources et de points de référence pour étayer ses propos.

      Genre elle critique la pharmacovigilance et les EI mais elle ne donne jamais aucune source ni aucune information sur les outils, méthodes et acteurs qui travaillent ces sujets. Pareil quand elle dit découvrir les critiques des vaccination. Il y a de quoi faire avec les travaux historique sur la #santé_publique et la vaccination. A t elle interrogé des spécialiste de ces sujets, notamment les spécialistes qui ne vont pas que dans le sens de son propos. Elle semble manquer cruellement de référence historique sur le sujet alors qu’elle s’en saisit et qu’elle a une aura d’#intellectuelle_de_gauche, donc plein de monde lui accorde une confiance et trouve qu’elle est très pertinente sur certains sujets. Mais sur le traitement des points techniques elle me semble plutôt à la ramasse et ce qui ne va pas dans son sens est renvoyé à la doxa gouvernementale ou technoscientiste liberale, sans apparemment regarder les contenus eux même. Et Desbiolles c’est pareil. Alla je connais moins et je l’ai entendu dire qq trucs pertinents (sur les profils des non vaccines par exemple) mais le fait qu’il cite Desbiolles devant l’opecst, alors que celle ci racontait des trucs bien limites sur les masques et les enfants, ça me met des warnings.

      Je rajouterai 2 points : 1) il y a des sujets super intéressants à traiter de trouver comment on construit une position collective sur des questions de santé publique, ni individualiste ni subissant l’autorité de l’état. Genre comment penser une réflexions sur les vaccinations (en général, pas spécifiquement covid) dans une perspective émancipatrice et libertaire, comment on fait collectif, comment on mutualise des risques, comment on se donne des contraintes individuelles pour soutenir celles et ceux qui en ont plus besoin.

      Stiegler ne fait que critiquer l’autoritarisme d’état, parle de démocratie, mais ne propose aucune piste concrète ni axe de réflexion pour développer cela. D’autres personnes le font et développent cela, et c’est des sujets non triviaux sur lesquels il est important de délibérer.

      2) Un autre point c’est son discours, comme ceux d’autres intellectuels, est surtout axé sur la partie « choix libre » de la phrase « choix libre et éclairé », et n’évoquent pas vraiment la manière dont on construit collectivement la partie « éclairé »

      Il y a des sujets super importants à traiter sur le rapport aux paroles d’expert, de la place des scientifiques dans un débat public, de la dialectique entre connaissance scientifique et choix politiques et éthiques, bref plein d’enjeux d’éducation populaire

      Ah et aussi dernier point que j’ai déjà évoqué par le passé : l’axe « liberté » sur les questions de vaccination, c’est un argument central des discours antivaccinaux, qui axent sur le fait que les individus peuvent choisir librement etc. C’est assez documenté et c’est par exemple un registre argumentaire historique de la Ligue Nationale Pour la Liberté de Vaccination (LNPLV), qui défend le rapport au choix, défendant les personnes qui ont refusé les vaccinations obligatoires. Mais sous couvert de nuance et de démocratie, ce sont des positions antivaccinales assez claires qui sont défendues. Ce truc de la nuance et de la liberté, tu la retrouves par exemple également chez les anthroposophes (j’en parlais récemment dans un thread).

      j’ai enfin compris pourquoi on dit intellectuel de gauche : c’est pour indiquer avec quel pied leur marcher dessus.

  • Des policiers formés en 15 jours : l’inquiétante trouvaille de la Macronie
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/des-policiers-formes-en-15-jours-linquietante-trouvaille-de-la-macronie-3I

    “Tous les secteurs de l’économie sont concernés par l’ubérisation : la logistique, le transport, la mobilité, l’avocature, la médecine, les services, le commerce, etc. Pas un secteur n’est épargné par cette lame de fond, mis à part les industries lourdes.…

    #Éducation #Gouvernement #Macron #Police

  • Plastique du #capitalisme
    https://laviedesidees.fr/Plastique-du-capitalisme.html

    À propos de : Denis Colombi, Pourquoi sommes-nous capitalistes (malgré nous) ? Dans la fabrique de l’homo œconomicus, Payot. Deux cents ans après sa naissance en Occident au XIXe siècle, le capitalisme est devenu une culture au sens large, un mode de vie et une #idéologie. Il traverse toutes les sphères de la société, le monde du travail et de la politique. Il s’insinue aussi dès l’enfance, dans l’éducation et la famille.

    #Économie #éducation #sociologie_économique #sociologie
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220725_capitalistes.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220725_capitalistes.docx

  • Vivre les langues pour s’épanouir

    Langage, individuation, épanouissement

    1. Langue et langage : un seul processus pour deux acquisitions.
    Entre zéro et sept ans, l’enfant acquiert une langue maternelle, parfois deux, et même une troisième langue précoce, si les conditions sont réunies grâce à un environnement porteur pour ces langues. Et dans le cas de l’immersion, comme chez Diwan, cet environnement est optimal.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/07/13/vivre-les-langues-pour-sepanouir

    #langue #education

  • Arts, histoire, philosophie… les employeurs apprécient de plus en plus les compétences non techniques
    https://theconversation.com/arts-histoire-philosophie-les-employeurs-apprecient-de-plus-en-plus

    Notons que des États comme le Brésil, le Japon ou encore le Royaume-Uni (à travers le Research Excellence Framework) n’ont en outre pas hésité à réduire la part des humanités dans l’enseignement supérieur, estimant qu’elles manquaient « d’impact » aussi bien en termes de recherche que d’employabilité. Les humanités apparaissent, en conséquence, comme de plus en plus contraintes de justifier leur existence – quand elles ne doivent pas lutter pour leur survie dans l’enseignement supérieur.

    Et pourtant, paradoxe qu’il convient de souligner, ce sont aujourd’hui les employeurs qui défendent les humanités : en effet, 80 % d’entre eux estiment que « l’ensemble des étudiants ont besoin de bases solides en arts libéraux (liberal arts) ». Cette expression courante dans le monde anglo-saxon, désigne les disciplines-socles telles que les mathématiques, les sciences sociales, l’histoire, la philosophie, les sciences physiques et de la vie et les disciplines artistiques. Les humanités en constituent donc un sous-ensemble.

    #Education #Humanités #Enseignement #Postbac #Emploi #Orientation

  • #Blanquer : les profs entarteurs s’expliquent
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/blanquer-les-profs-entarteurs-sexpliquent-lTm7vUZ_Re2INqtUTlW8pA

    Durant la campagne des législatives, deux professeurs de Montargis ont recouvert Jean-Michel Blanquer de #Chantilly. L’ex ministre de l’Éducation nationale, candidat malheureux de la majorité dans le Loiret, avait dénoncé une violence intolérable. Les…

    #Éducation_Nationale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-blanquer-les-profs-entarteurs-sexpliquent-lTm7vUZ

  • Growing numbers of young Africans want to move abroad, survey suggests | Africa | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2022/jun/13/young-africans-want-to-move-abroad-survey-suggests
    https://i.guim.co.uk/img/media/feb0ab5767dd60d89a0216a08817b74e2f802853/0_25_4000_2400/master/4000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Growing numbers of young Africans want to move abroad, survey suggests
    Covid, climate, stability and violence contributing to young people feeling pessimistic about future, survey of 15 countries suggests
    Kaamil Ahmed
    Mon 13 Jun 2022 07.00 BST
    African youth have lost confidence in their own countries and the continent as a whole to meet their aspirations and a rising number are considering moving abroad, according to a survey of young people from 15 countries.
    The pandemic, climate crisis, political instability and violence have all contributed to making young people “jittery” about their futures since the Covid pandemic began, according to the African Youth Survey published on Monday.Only 32% of the 4,500 young people interviewed, aged 18-24, were optimistic about Africa’s prospects, according to the survey – a drop of 11% since the last survey of its kind published in early 2020.Many of them had their schooling suspended and they or their families had lost incomes because of the pandemic, said Ivor Ichikowitz, whose South African family foundation commissioned the report.“In many countries in Africa, it’s an election year or a year just before elections, and it’s kind of logical that people will see instability as a concern,” said Ichikowitz.“But marry that with lack of access to water, marry that with a major concern around terrorism, and you’ve now got a demographic a group of people that are very jittery about the future of the continent,” he said.“And the real bombshell out of the survey is that a very high percentage of the people in the response group are thinking about migration.”About 60% of Africa’s population is younger than 25, and more than a third is aged between 15–34 years old. By 2100, Africa will have the world’s youngest population with a median age of 35.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#sante#pandemie#jeunesse#emigration#education