• Scénarios de #déconfinement de l’#école à l’#université : #septembre, est-ce si loin ? Une synthèse à J+21

    Si l’heure est à l’espoir d’un déconfinement, les modalités de ce dernier sont loin d’être connues. Tant que le remède miracle, le vaccin ou même des tests sérologiques fiables (pour vérifier la fameuse immunité de groupe) ne seront pas disponibles, la situation ne pourra en rien revenir à la « normale ». Aussi, envisager la rentrée, même en septembre, passe par une multitude de scénarios à rêver en amont, afin d’imaginer quel arc narratif nous allons emprunter dans quelques mois : autrement dit, se reposer sur un retour à la normal me semble aussi illusoire que d’imaginer les pires des scénarios (dans lequel nous sommes d’ailleurs en ce moment !).

    Pour ma part et à ce jour dimanche 5 avril (J+21 de confinement), je suivrai donc le scénario sans plus d’aide médicale que celle que nous avons maintenant. C’est le scénario le plus pessimiste. Mais il peut se mélanger avec d’autres événements positifs qui viendraient l’assouplir. Je ne parlerai pas des évaluations, examens ou concours, j’évoquerai juste l’organisation concrète et matérielle des retours en classe à partir d’une revue de presse et informations en provenance de contacts en Europe (Belgique, Italie, Espagne) et en Chine.
    Que savons-nous des zones qui commencent le déconfinement scolaire dans le primaire et le secondaire (Chine principalement) ?

    Voilà trois semaines qu’élèves et étudiant-es ont été plongé-es de force dans une « école / université à la maison » et déjà, beaucoup espèrent ardemment un retour dans des salles de classe. Alors que la Chine a pris des mesures drastiques face au Covid-19 depuis fin janvier, où en sommes-nous deux mois après ? Sur un territoire qui fait 15 fois la France et dont la population est 20 fois plus importante, toutes les zones ne sont pas touchées de la même façon. En particulier Wuhan identifiée comme « community spread of covid », ressemble fort à certaines zones européennes actuelles. Il faut savoir qu’en dehors du Hubei (province de Wuhan), les cas ont été présumés tracés et pistés, une doctrine appliquée également à Taïwan ou Hong Kong par ex. Je laisse en tirer les conclusions sur le statut de Paris et la France dans cette configuration.

    Des éléments venus de Chine donnent déjà quelques indications sur ce qui est possible en ce qui concerne les réouvertures d’écoles[1]. Regardons d’abord quelques informations données par la presse en français (Euronews, 17 mars) à propos d’une école (primaire apparemment) située dans une zone à faible taux de contamination (donc l’Ile de France et le Grand Est, ne rêvez pas trop). On y retrouve ces éléments d’organisation de classe :

    https://www.youtube.com/watch?v=GLO80bdw6vI&feature=emb_logo

    Un autre article en anglais (repris par la BBC, 17 mars) précise encore les modalités de reprise avec des repas servis individuellement, des bus scolaires avec des trajets adaptés, et une rentrée placée sous le signe de l’apprentissage des gestes de protection.

    Les campus sont également fermés pour éviter des contaminations extérieures ce qui signifie concrètement que les lycéens sont en internat et que des universités ont actuellement à disposition des dortoirs – cités universitaires en Chine.

    D’après mes informations directes croisées et lectures d’articles (cf. liens indiqués), certain-es lycéen-nes de zones épargnées sont de retour en classe et doivent prioritairement :

    Porter des masques
    Maintenir la distanciation sociale
    Manger à des horaires différents
    Prendre leur température trois fois par jour
    Respecter très strictement les gestes barrière (ainsi que leur famille)

    Par ailleurs, les enseignant-es font cours avec des masques. Comme vous l’avez sûrement déjà vu, les citoyen-nes chinois-es sont suivis par QR-codes qui leur permettent l’accès aux bâtiments et commerces en fonction de leur « certificat de santé ». Ces mesures s’appliquent aussi pour l’accès aux écoles et campus.

    On comprend donc que la politique chinoise repose principalement sur la prévention avec trois mesures principales : port du masque, distanciation sociale et surveillance constante de la température. On peut ajouter suivi par certificat, qui est une mesure structurelle du régime, pour l’heure pas envisagée par la France.
    Cela semble facile ? Non. Car soumis à conditions. Tour d’horizon

    En effet, la doctrine chinoise de réouverture implique qu’il n’y ait eu AUCUN cas ajouté en 30 jours. Cette simulation par ordinateur (en date du 29 février 2020) explique comment un virus (pas forcément le Covid, et on sait que le Covid est très virulent) se propage en milieu scolaire. On en a vu de très belles, je préfère celle-ci, plus explicite et concrète. C’est très simple. Elle présente quatre scénarios possibles en cas d’ouverture d’une école et un seul cas importé :

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=yVDVtAoC-FM&feature=emb_logo

    sans masque ni mesure,
    avec masque,
    avec confinement des cas,
    avec confinement des cas et des autres élèves.

    Dans tous les cas, tout le monde se retrouve contaminé à J+7 environ et la conclusion est : on ne peut pas ouvrir l’école sans risque de contaminer tout le monde.

    L’Agence chinoise de contrôle commun des mécanismes de prévention (traduction approximative) a répondu à des questions de journalistes lors d’une conférence de presse au sujet des réouvertures d’écoles (31 mars) :

    https://www.youtube.com/watch?v=KObIkhAOwmA&feature=emb_logo

    Elle signale à la 12e minute que c’est le contrôle de la pandémie qui permettra ces réouvertures (notamment à travers l’hébergement et la mise en place des mesures de précautions).

    Les écoles doivent être prêtes à une potentielle apparition de cas et faire remonter les informations en temps réel. Au sujet des masques, le port serait plutôt recommandé en classe et pas en plein air.

    À la 20e minute, une journaliste pose la question de la réouverture des universités, en particulier pour les personnels et étudiant-es qui doivent faire des manipulations en laboratoire. En réponse, à partir du 1er avril, des universités vont rouvrir progressivement en fonction des régions.

    L’approche recommandée est « layered » c’est-à-dire graduelle : d’abord reviendront « les graduates et les scientifiques liés à des projets ». Aussi, les retours des étudiant-es seront conditionnés au degré de « risque » de leur région d’études et d’origine (ceux en provenance de régions fort frappées devront attendre). C’est apparemment ce groupe-témoin qui va servir à mettre en place des protocoles de protection avec des règles très strictes, liées aussi aux besoins scientifiques des recherches. Mais l’ouverture de l’université suit la même logique que les écoles primaires et secondaires : elles ne peuvent rouvrir que si l’épidémie est « controlled », que les « school arrangements have been prepared » et que les « safe guarding manners are in place »[2].

    Le responsable rappelle aussi de façon très stricte le besoin impérieux des universités et localités de préparer en amont des « plans de réponse d’urgence » spécifiques et différents des écoles (i.e. une fois un cas identifié : que fait-on ?).

    Aussi, alors que la rentrée universitaire devait avoir lieu ce printemps en Chine, très peu d’universités ont annoncé des ouvertures, et dans des conditions très strictes et limitées, on le voit. Tout se passe en distanciel et probablement en sera-t-il ainsi pour le semestre entier, en particulier pour les premiers cycles. Nous devons également en Europe il me semble envisager cette option même pour septembre, sachant que les campus français, souvent multi-sites et en ville, ne sont pas compatibles avec une isolation de la population étudiante (et qui travaille à côté).

    Côté italien (dans un article de La Stampa, du 3 avril), il est surtout question dans la presse des examens et du bac, avec des sessions complémentaires envisagées en septembre.

    En Espagne, les annonces restent encore à court terme et mentionnent juste le fait que les cours en présentiel ne reprendront pas cette année dans trente établissements (voir El Pais, en date du 3 avril).

    En Belgique, pour l’heure, ce sont aussi les modalités d’examens qui occupent. À l’Université catholique de Louvain (UCL), elles sont adaptées, avec le maintien d’examens sur place en amphi mais à capacités réduites (1 étudiant sur 3) et si aucune solution n’est possible (update 6/04) et un panachage examens en ligne (plus d’infos prévues le 20 avril). L’année scolaire serait prolongée jusqu’au 10 juillet (idée abandonnée finalement, update : 6/04).

    En France, c’est aussi la question des examens (MCCC) et du bac qui concentre toute l’attention. Seuls deux articles récents évoquent une suite, l’un en revenant surtout sur le fait que « rien ne sera comme avant » (par @Manuel_MC et @cauthemayou) : c’est vrai, mais un peu vague. L’autre s’intéresse aux problèmes juridiques et d’organisation liés à la numérisation massive des enseignements avec un entretien avec Olivier Faron, l’administrateur général du CNAM, organisme d’enseignement supérieur à distance (1er avril). Dans cet article, O. Faron revient aussi sur un point faible de la numérisation du supérieur, l’absence d’offre concertée (et on l’a tristement constaté avec la multiplication de plateformes privées pour « l’école à la maison ») :

    « L’enjeu majeur qui est devant nous est de savoir comment notre offre de formation au niveau national peut être déclinée en ligne de façon régulée et concertée. Nous avons besoin d’un plan de numérisation de nos ressources de l’ESR. Il y a de très belles réalités (FUN, les UNT ; etc.), mais elles ne sont pas coordonnées. L’offre globale dont nous avons besoin n’existe pas. »

    Cette lacune impliquerait selon lui d’éditorialiser nos offres d’enseignement et de coordonner une offre nationale (type CNED). Ce vœu pieux me paraît ici trop ambitieux pour être mis en place cet été et dans un contexte de crise.

    Autre point aveugle, on ne dispose que de très peu d’informations sur les collègues enseignant-es qui ont fait cours aux enfants de soignant-es ces dernières semaines, alors qu’ils sont un groupe-témoin très important pour les scénarios futurs de réouverture.
    Comment réduire des classes et des groupes ? comment échelonner les horaires ? en avant les fictions !

    On peut se mettre à imaginer plein de pistes de solutions, plus ou moins réalisables, plus ou moins efficaces. Il y a fort à parier que les municipalités seraient des acteurs importants dans cette réorganisation potentiellement totale. Il se peut que la rentrée soit étrangement fractionnée, soit avec des zones de vacances qui n’iraient plus jusqu’à C mais jusqu’à M ou Z par régions ou zones ! (ce serait le « retour progressif » évoqué par Blanquer le 3 avril et l’approche « layered » chinoise).

    On pourrait imaginer aussi des écoles à mi-temps (2 jours ½) ou des groupes en présence une semaine sur deux (reste le problème des fratries qui ne seraient pas synchrones) et des scénarios aussi différents si des transports collectifs scolaires sont nécessaires (le ramassage en campagne qui brasse toutes les écoles au petit matin).

    Dans les lycées, le maintien du groupe classe serait une mesure importante pour éviter la dissémination des élèves (finies les options, retour aux filières, désolée pour la réforme de Blanquer) ainsi que des salles dédiées pour éviter la dispersion des cas. Mais comment empêcher de toute façon des contaminations intra-familiales ?

    On peut imaginer aussi comme cela se fait dans des lycées français à l’étranger (voir l’organisation par exemple du Lycée français de Kyoto avec le CNED) : des cours à distance avec des périodes en présentiel en groupe tutoré.

    En lieu et place de la cantine, si des réductions de services sont à envisager, des casse-croutes maison en classe (beaucoup ont connu cela dans l’ancien temps, quand les services de cantine n’étaient pas disponibles partout) ou services en plateau individuels (version chinoise). Imaginons en France les horaires décalés : les 6e arrivent à 8h, les 5e à 8h20, etc. comme les récréations, etc. On évite ainsi que les élèves se croisent dans les espaces communs… mais tout cela serait-il suffisant ? que faire pour les élèves dont la santé est la plus fragile ou dont les parents sont particulièrement à risque ?

    Et question ultime : comment évaluer équitablement les acquis dans ce contexte ? Un article du 24 mars publié sur le site du WBFO (Toronto Buffalo – National Public Radio) à propos des conditions « stressantes » de travail en ligne (« école à la maison » mais aussi « université à la maison ») évoque aussi le problème de l’évaluation de ce qui a été « enseigné » pendant la période d’apprentissage à distance. Comment savoir ce qui a été acquis ? ne faudrait-il pas tout simplement reprendre le trimestre manqué depuis le départ ? c’est, avec le bac et les examens, la grande question traitée actuellement. Mais elle ne doit pas masquer le risque que la reprise – même tardive – n’en soit pas une complètement et qu’il faille en plus décaler le sacro-saint programme pour aider ceux qui n’ont pas bénéficié de l’illusoire « continuité pédagogique ». La question risque de se reposer en septembre.
    Et dans le supérieur ? peut-on imaginer une rentrée Covid ?

    Pour imaginer la transposition de ces contraintes à l’Université, on peut légitimement s’interroger sur des modalités de reprise en cas d’absence de solution médicale (vaccin, traitement efficace, tests dont les résultats je le rappelle ne sont pas pérennes, sauf à tester la sérologie pour l’immunité). Parmi les quelques pistes à imaginer, comment casser les énormes cohortes en amphi ? le problème de manque de place en TD ? On verra peut-être arriver des formations en alternance (5 semaines en présentiel, 5 semaines à distance ?) ou des cours magistraux à distance avec des TD en présentiel, en tout cas, s’il n’y a pas de déblocage radical, difficile d’imaginer des emplois du temps à l’identique pour 2020-21.

    À ce jour, 5 avril, soit J+21 de confinement, la ministre Frédérique Vidal ne s’est prononcée sur presque rien. Chaque université compose selon ses moyens et compétences : on peut être sûr qu’il n’y aura aucune harmonisation nationale des diplômes obtenus cette année, les commissions CFVU se réunissant actuellement sur Zoom pour valider les nouvelles modalités de MCCC. Et cette validation, aussi urgente soit-elle, n’est qu’une étape minime face à la rentrée qui nous attend en septembre.

    Autre problème très pratique, si les écoles primaires et du secondaire n’ouvrent pas entièrement ou suivant des échelons progressifs (à partir de critères inconnus, évidemment), comment les parents d’élèves (qui sont aussi enseignant-es) pourront-ils travailler ? si tout le monde reprogramme ses événements en septembre/octobre, comment allons-nous faire entrer en trois mois en un seul, alors que déjà nos semestres impairs sont toujours surchargés, épuisants et entièrement consacrés à l’intégration des étudiant-es et la mise en œuvre de l’année ?

    Pour avoir fait à de nombreuses reprises des maquettes de licence (et master récemment), et travaillé à mutualiser au maximum des cours pour répondre aux demandes de réduction budgétaires, je mesure à quel point les mesures de prévention sanitaire vont à l’encontre des modèles que nous avons récemment mis en place (notamment dans mon UFR avec des blocs transversaux et complémentaires partagés par plusieurs départements).

    Je présume, qu’à l’image du début de crise, c’est la cacophonie qui va régner, au prétexte des adaptations nécessaires à chaque situation. Le problème est la surcharge de stress qui va s’ajouter à des injonctions dont nous savons d’expérience qu’elles aiment à être contradictoires et sans moyens supplémentaires (le fameux : « faites plus avec moins, et surtout débrouillez-vous »).

    Il est évident que les établissements en zones rurales et urbaines ne seront pas soumis aux mêmes restrictions, que les IUT et les PACES ne rentrent pas dans les mêmes schémas d’enseignement. Tout ceci n’est pour l’heure que fiction, parmi tant d’autres : mais c’est en imaginant le plus de scénarios possibles, et surtout les plus critiques (le retour à la normale étant le scénario nécessitant le moins d’imagination), que l’on s’approchera d’une version possible de la réalité prochaine. Ceux de l’Éducation nationale et de l’ESR en tout cas se développent aujourd’hui, après trois semaines de confinement, dans le plus grand des secrets (sûrement pour ne pas nous « paniquer »). Blanquer annonce encore une rentrée en mai. On se demande vraiment comment.

    De mon côté, si je devais penser à une seule chose en septembre, c’est préparer des services en pensant d’ores et déjà aux cours qui pourraient passer à distance, et de se compiler fictivement des petits syllabus d’avance… juste au cas où. Car à l’heure actuelle, on ne voit pas comment une rentrée normale pourrait avoir lieu.

    Magali Nachtergael
    Maîtresse de conférences en littérature, arts et culture contemporaine
    Université Sorbonne Paris Nord
    Ancienne directrice du département de littérature
    Autrice de maquettes de licence et master

    [1] A ce stade, je ne fais pas de distinguo radical entre école et université, le concept de regrouper des gens dans des salles pendant plusieurs heures étant le même, avec des contraintes variées.

    [2] Pour l’instant les étudiants à l’étranger (1.2 – 1.4 millions) sont bloqués et ils seront avisés de leur possible retour dès que la situation le permettra. Leur situation inquiète beaucoup le gouvernement chinois, et la mobilité étudiante est un enjeu majeur de cette crise sanitaire.

    https://academia.hypotheses.org/22143
    #septembre_2020 #le_monde_d'après #éducation #confinement

  • Ecole à la maison : « Qui sont les 800 000 élèves “perdus” ? »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/07/ecole-a-la-maison-qui-sont-les-800-000-eleves-perdus_6035789_3224.html

    Rappelons d’abord que la notion de « fracture numérique » est largement débattue par les chercheurs depuis vingt ans, à la fois par son caractère caricatural et idéologique

    En cette période de crise sanitaire, n’est-on pas une nouvelle fois tenté de ne distribuer que des machines, des ordinateurs recyclés ou des tablettes « magiques » aux élèves décrochés de l’école à la maison ?

    Ainsi donc il faut répéter que, non, la fracture numérique ne peut pas à elle seule expliquer le décrochage de 806 000 enfants en trois semaines

    Le confinement cristallise les inégalités entre les cultures numériques « ordinaires », plutôt associées aux loisirs, et la culture numérique scolaire. Il est donc primordial de comprendre les pratiques numériques des jeunes pour réduire l’opposition entre ces deux types de culture numérique.

    #numerique #continuitepedagogique #education
    @pascalplantard

  • A settembre possibile riapertura anno scolastico con didattica a distanza. Azzolina conferma, “piano già pronto”

    Non è uno scenario fantascientifico quello di una apertura in modalità didattica a distanza per il 2020/21. Ci sarebbero tutti i sentori in quella “fase 2” dell’emergenza che potrebbe significare per le scuole ancora chiusura.
    In cosa consisterà la fase 2?

    Si tratta di un piano ancora da delineare nei dettagli, ma già qualche idea circola tra gli esperti. Si tratterà di una lenta riapertura delle attività e di ritorno alla normalità, ma durante la quale sarà necessario “convivere col virus”.

    Con molta probabilità, indossare mascherine e guanti sarà una regola. Ieri lo scienziato Burioni ha affermato che con le mascherine dovremo conviverci per un po’. Altra questione riguarderà le distanze, con le quali sarà necessario prendere confidenza durante una lunga “fase 2”.
    Fase 2 e scuola

    Di certo è che se l’emergenza dovesse perdurare le scuole sarebbero le prime imputate, non potendo garantire la sicurezza richiesta. Basti pensare alle aule che non consentono di certo una distanza di un mentre tra un alunno ed un altro o tra gli studenti e il docente, mentre il Ministro ha già affermato che non si tornerà in classe con le mascherine.

    L’unica soluzione è quindi quella della didattica a distanza, per la quale al Ministero si sta lavorando alacremente. Da un lato dando indicazioni ben precise sulla sua “esecuzione”, dall’altro trasformandola in un servizio da garantire per gli studenti (al meno secondo quanto contenuto nella bozza di decreto che probabilmente sarà varanto quest’oggi). Infine, fornendo aggiornamento e contenuti a scuole e docenti.
    Le parole del Ministro

    E’ stato lo stesso Ministro ad aver confermato la possibilità di un prosieguo della DaD in autunno, ieri, durante la trasmissione “Che tempo che fa”.

    “E’ previsto un piano per riprendere le scuole in modalità in distanza se si riproponesse il problema virus anche in autunno?” ha chiesto Fazio. “E’ uno degli scenari a cui stiamo pensando”, ha risposto Lucia Azzolina. “Penso al problema atavico alle classi pollaio in cui è difficile tenere il metro di distanza. Con lo staff del Ministero lavoreremo a tutti gli scenari”.

    Così, se da un lato il Ministro ha ribadito che le scuole non riapriranno se non ci sarà certezza per la salute e il virologo Burioni, ospite da Fazio, ha risposto che la scelta è politica, la scuola si prepara ad un autunno difficile.

    https://m.orizzontescuola.it/a-settembre-possibile-riapertura-anno-scolastico-con-didattica-a-distanza-azzolina-conferma-piano-gia-pronto/amp
    #éducation #écoles #coronavirus #confinement #continuité_pédagogique #le_monde_d'après #Italie

    Ajouté à cette métaliste sur le même sujet mais au niveau européen:
    https://seenthis.net/messages/839830

    #didactique

  • Contribuez à la #consultation du collectif #LeJourdAprès


    –-> 11 thèmes à discuter

    Thème 1 - "Le plus important, c’est la #santé !" : quel #système_de_santé demain ?

    Thème 2 - Métro, boulot, robot” : quel monde du #travail voulons-nous ?

    Thème 3 - “A consommer avec modération” : vers une société de la #sobriété ?

    Thème 4 - “Des liens plutôt que des biens” : comment retisser des #solidarités ?

    Thème 5 - “Éducation et #jeunesse” : comment construire une #société_apprenante ?

    Thème 6 - “L’homme face à la machine” : peut-on humaniser le #numérique ?

    Thème 7 - “Une #démocratie plus ouverte” : comment partager le #pouvoir ?

    Thème 8 - “L’avenir de nos #territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

    Thème 9 - L’Europe dans le monde” : comment recréer une #solidarité_européenne et internationale ?

    Thème 10 - “Notre richesse est invisible” : comment mieux évaluer le bien-commun ?

    Thème 11 - "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau #partage_des_richesses ?

    https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr
    #le_monde_d'après #futur #consommation #solidarité #éducation #solidarité_internationale #bien_commun #richesse #pauvreté

    • Autour de l’éducation, voici un commentaire reçu via la mailing-list Facs et labos en lutte, le 06.04.2020 :

      Je suis allé voir sur leur site (appelé judicieusement « #le_jour_d'après » pile une semaine après la #tribune appelant à un futur écologique féministe et social et signée par 18 organisations : une bonne façon de reprendre le nom et de mettre le flou (de façon voulue ou non je ne me prononcerai pas).

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).
      Mais quand on fouille dans chaque thème, on aperçoit déjà un sacré biais sur la vision du jour d’après de ces députés :

      thème sur le soin :
      « il est aussi évident que notre système de soins a montré des limites inquiétantes [...] manque d’investissement dans la recherche (comme par exemple en #intelligence_artificielle » ? Le lien coronavirus -> médical -> recherche -> #IA est à m’expliquer... drôle de vision de la recherche en tout cas... Très #LPPR compatible...

      Thème sur l’éducation :
      « La crise nous a montré que de nouvelles façons d’apprendre sont possibles et à encourager : continuité pédagogique en ligne, mobilisation sans précédent des #EdTech, industrialisation des #Moocs et de la formation continue en ligne, cours et astuces via les #réseaux_sociaux »
      Super nouvelle pour toute la start-up éducation, une belle vision de l’#apprentissage !

      Encore plus orientant, la plateforme ne s’arrête pas à une consultation mais propose des #ateliers. Il y en a 3 pour l’instant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça laisse songeur...
      « le jour d’après sera numérique ou ne sera pas ».
      Pour l’atelier « leçons à tirer de la crise » c’est #Laurent_Berger secrétaire général de la CFDT (pour la retraite à point ne l’oublions pas) qui est invité.
      Belle #démocratie_participative où on invite toujours les mêmes...

      à mon sens on ne peut que rester sceptique et prudent quand on sait d’où viennent les députés de la tribune (#Cédric_Villani signataire est aussi auteur d’un des rapports de la LPPR)... Est-ce l’arrivée d’un #grand_débat_bis ? Encore une fameuse/fumeuse initiative de démocratie participative complètement biaisée d’avance ?
      En tout cas au vu de l’organisation ça semble être un sacré bulldozer et ça n’est pas le plus rassurant.

    • A mettre en regard des (encore trop gentilles) propositions d’Attac :

      4 mesures d’urgence
      – L’ arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
      – Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
      – La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
      – La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

      Dès maintenant et à long terme
      Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
      – Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.
      – Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
      – Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

      https://france.attac.org

    • Ce truc du parlement ouvert, c’est pas des députés qui se font un supplément d’âme ?

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).

      Niet, le jour d’après qui nous revend du partage de la connaissance et du numérique à tire-larigot !

  • NOS VIES, NOS FORMATIONS, NOTRE VOIX!

    Les temps sont aux grandes annonces concernant nos #examens, nos diplômes, la suite de nos cursus. Les discours des directions d’institutions de formation, qui suivent ceux des autorités, se ressemblent affreusement, partout.

    On ne parle nulle part de ce qui attend les personnes, innombrables, pour qui la crise du coronavirus a complètement chamboulé la vie et les possibilités d’apprendre. Nulle part les directions d’institution ont engagé un réel effort d’enquête pour savoir quelles étaient les capacités de travail résiduelles des étudiant·e·s/apprenti·e·s. C’est la grande #fuite_en_avant, ordonnée par les autorités cantonales : « Continuité pédagogique ! En avant, comme en 40 ! Zoom, Webex, Skype, mails ! Whatsapp ! Moodle fois 1000 ! Surtout on ne s’arrête pas pour réfléchir ! »

    C’est affligeant. Mais le personnel enseignant et les étudiant·e·s/apprenti·e·s y mettent du cœur. Les directions et les autorités ont beaucoup applaudi à cela... Merci, mais nous n’avions pas le choix ! Nous aimons ce que nous faisons, ce vers quoi nous allons. Mais nous n’aimons pas le faire comme ça.

    Les discours des directions, donc, sont les mêmes partout. Pour autant, toutes les catégories d’apprenant·e·s ne sont pas mangées à la même sauce :

    A l’#école_obligatoire, on promouvra les élèves comme d’habitude mais sans examen, un point c’est tout. Les apprenti·e·s en fin de formation auront leurs #diplômes cette année, et ceci sans examens théoriques ni pratiques, c’est déjà annoncé (les Cantons l’ont demandé, la Confédération suivra) : le marché a besoin des apprenti·e·s, force de travail jeune et docile, peu chère encore…

    Dans les #gymnases et dans le #tertiaire (ES, #HES, HEP, HEU), toutefois, on tergiverse. On veut maintenir une « qualité » de façade, on cherche des formulations alambiquées pour dire que l’on maintient formellement les exigences… Le seul résultat tangible, c’est le maintien du #stress et de la #pression sur nous autres, personnes en #formation.

    C’est une vaste mascarade. Le système a besoin de nous et il a besoin que nous continuions d’avancer dans nos cursus. Il ne peut pas absorber six mois, un an, de report, ni le redoublement de la majorité d’une cohorte. S’il y a moins d’enseignant·e·s diplômé·e·s cette année dans les #HEP, les écoles primaires et secondaires implosent. S’il y a moins de travailleuses/eurs diplômé·e·s dans la santé et le social cette année, toutes les institutions publiques et privées de ces secteurs implosent. Si une grande part d’entre nous allonge son cursus de six mois, ou d’un an, nos établissements de formation explosent... Alors que faire des milliers d’étudiant·e·s/apprenti·e·s mobilisé·e·s par l’Etat (PC, armée, etc.), de la foule d’étudiant·e·s/apprenti·e·s qui ont leur(s) enfant(s) à la maison sans solution de garde et sans temps ni espace à disposition pour leur formation, de la masse de celles et ceux que l’enseignement à distance a largué·e·s, etc.? Mises ensembles, ces personnes constituent une immense part de la population "en formation"... Alors quoi...?

    Alors aux directions, aux autorités, nous disons : STOP au maintien de sessions d’examens sous prétexte de « qualité » des diplômes. STOP au maintien des exigences d’avant la crise.

    Nous sommes réalistes. Nous savons la #pénibilité de ce que nous vivons. Nous savons aussi notre force, qui est celle du nombre et de l’unité.

    Quelques pistes d’action, déjà :

    1) A l’UNIL où, contrairement aux autres étudiant·e·s, les propédeutiques verront leur(s) éventuel(s) échec(s) aux sessions d’examens post-coronavirus comptabilisés, nous les appelons à faire valoir massivement leur #droit_de_retrait aux examens dès à présent.

    Ceci afin de préserver leur droit à des tentatives dans des conditions sereines l’année prochaine, et afin d’envoyer à la direction le message suivant : « Vous nous discriminez, nous allons engorger l’Université ! » La direction l’a dit : cette mesure discriminatoire vise à ce que les taux d’échecs en propédeutiques soient maintenus : de 30 à 60%. Quel plaisir de voir la haute estime où l’on nous tient... ! [IMPORTANT : Jusqu’au 12 mai, la réinscription sera possible et nous entendons gagner l’égalité de traitement avant cette date !]

    2) A la HEP Vaud : comme partout, la Direction ne tient pas compte de la réalité des étudiant·e·s qui sont parents avec leurs enfants à la maison, ni de tous les types de situations difficiles que nous traversons. Le mantra est aussi le même qu’ailleurs : « C’est dur pour tout le monde, les choupinous, alors fermez-la et bossez ! » (Plus d’infos ici) A ces gens-là, il faudra coller un préavis de #grèvedesétudes parce que la tolérance au mépris a des limites.

    3) Partout, à l’Université de Neuchâtel (UNINE), à celle de Genève (UNIGE), dans les écoles professionnelles, les gymnases, les Ecoles supérieures et les Hautes Ecoles, notre message doit être collectif, simple et ferme :

    Tou-te-s autant que nous sommes, nous voulons continuer à nous former, y compris à distance, dans la mesure de nos possibilités. Nous voulons donc que ce que nous vivons soit pris en compte : notre moindre disponibilité physique et mentale, nos multiples problèmes liés à la pandémie. Nous ne voulons pas de « cas par cas », nous voulons des garanties pour tout le monde. Nous ne voulons pas de traitement particulier pour situations exceptionnelles : nous sommes tou-te-s en situation exceptionnelle !

    Partout, il faut dire STOP à la mascarade et à la pression. Nous ne voulons pas de pseudo-examens, pas de pseudo-évaluations, pas de demi-solutions, pas de discriminations entre nous ! Nous sommes uni·e·s et nous refusons que celles et ceux que la crise aura le plus durement affecté·e·s en paient le plus gros tribut.

    –----

    Post-scriptum : Les pétitions sont un premier pas sur le chemin de la mobilisation. Quelques initiatives à soutenir :

    UNIGE : pétition pour « repenser la solution des examens »
    https://www.change.org/p/le-rectorat-de-l-universit%C3%A9-pour-repenser-la-solution-des-examens-%C3%A

    UNIL : pétition – Egalité pour tou-tes-x-s concernant les modalités d’examen :
    https://www.change.org/p/egalit%C3%A9-pour-tous-te-x-s-concernant-les-modalit%C3%A9s-d-examens

    EPFL : pétition contre les examens en août et pour des examens adaptés à la situation :
    https://www.change.org/p/epfl-epfl-contre-les-examens-en-ao%C3%BBt-et-pour-des-examens-adapt%C3%A9s-%

    * Post-scriptum 2 : Un peu de lecture, encore..

    https://www.sud-ep.ch/mettons-un-terme-a-la-mascarade

    https://www.sud-ep.ch/de-nos-conditions-detudes-par-temps-de-pandemie

    –-> Reçu par le syndicat SUD Etudiant-e-s et Précaires via mail, le 06.04.2020

    #éducation #apprentissage #Suisse #continuité_pédagogique #université #mascarade #égalité #ESR #enseignement_supérieur

  • Que serait la société sans école jadis préconisée de façon provocatrice par Ivan Illich ? L’école doit-elle détenir le monopole de l’éducation ? #Illich #école #société #éducation

    https://sms.hypotheses.org/10840

    Selon Alan Thomas et Harriet Pattison à qui l’on doit l’ouvrage À l’école de la vie, « tous les enfants apprennent à la maison. Dès la naissance, ils explorent le monde, faisant peu à peu de multiples découvertes sur leur environnement matériel, social et culturel ». Ces deux chercheurs en sciences de l’éducation ne s’intéressent pas seulement à l’école. Ils étudient aussi l’éducation en famille ainsi que les apprentissages qui se déroulent dans le cadre familial, et plus généralement dans le cadre de la vie quotidienne.

    Mais que serait une société sans école ? C’est à cette question provocatrice qu’Ivan Illich tente de répondre dans son célèbre ouvrage paru en 1971 sous le titre Deschooling society. La traduction française – Une société sans école – est d’ailleurs ambiguë car ce qu’Illich propose, ce n’est pas une société sans école, mais une société déscolarisée. Dans le mot anglais « schooling », il y a l’idée d’un processus : l’auteur nous invite à nous déconditionner, nous, petits êtres scolaires. Car nos systèmes de raisonnement sont trop influencés par l’école. Et si cette dernière est bien un lieu où l’on apprend, l’institutionnalisation de l’éducation à travers elle nous fait croire qu’il n’y a qu’à l’école que l’on apprend. Or comme Alan Thomas et Harriet Pattison le mettent en évidence dans leur ouvrage, on apprend partout et tout le temps (...)

  • « Ce gouvernement de premiers de cordée révèle son absolue ignorance de ce que représente le travail des autres »
    https://www.bastamag.net/continuite-pedagogique-inegalites-temoignage-professeur-universite-conditi

    Enseigner à distance n’est pas une sinécure, au contraire de ce que semblent croire certains membres du gouvernement. Cécile Boulaire, professeure d’université à Tours, réagit aux propos insultants de Sibeth Ndiaye et raconte comment elle tente de compenser un peu la rupture pédagogique liée au confinement. Depuis 10 jours, en tant que directrice de département et de filière universitaire, je me dois de relayer à mes collègues les injonctions, toujours plus pressantes, en faveur de la « continuité (...) #Témoignages

    / #Conditions_de_travail, #Education

  • « Certains enfants ne croisent plus aucun adulte de la journée » : l’ardu travail de la protection de l’enfance
    https://www.bastamag.net/Enfants-confines-parents-maltraitance-protection-de-enfance-adolescents-fu

    Comment se passe le quotidien confiné des quelque 300 000 enfants placés sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance ? Qu’ils soient en foyer, en famille d’accueil, ou chez eux, leur situation est tendue. Tout comme celle des professionnels qui les accompagnent, qui redoutent l’augmentation des violences à domicile et le manque de travailleurs sociaux pour faire fonctionner les structures. Hugo, 10 ans, a passé ses premières semaines de confinement tout seul, chez lui. Il a bien un grand frère, (...) #Résister

    / #Conditions_de_travail, #Education, A la une, #Services_publics

  • À bas l’éducation
    http://www.laviedesidees.fr/A-bas-l-education.html

    À propos de : Bryan Caplan (2018), The Case Against Education. Why the Education System is a Waste of Time and Money, Princeton. L’éducation – telle qu’elle est conçue et pratiquée – ne sert à rien, est vite oubliée, coûte cher, n’est pas rentable, et devrait être supprimée. Telle est la thèse provocante du professeur d’économie américain Bryan Caplan.

    #Économie #libéralisme #éducation #argent
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_education.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200330_education.pdf

  • En France, près d’un enfant sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Or pauvreté, précarité et exclusion s’imbriquent souvent...
    #enfance #pauvreté #précarité #éducation

    http://sms.hypotheses.org/2229

    a période de l’enfance est parfois jalonnée de barrières à dépasser, de défis à relever, d’épreuves à surmonter qui sont autant d’obstacles au devenir. On estime qu’en France un enfant sur cinq (soit 2.666.000) vivent en dessous du seuil de pauvreté (956 euros par mois). Ainsi, les différentes mesures étatiques pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté n’ont pas fait reculer le nombre d’enfants en situation de pauvreté.

    Alors que les Droits de l’enfant sont sans cesse rappelés, les indices de pauvreté objective et subjective les remettent toujours en cause dans la mesure où tous les domaines d’existence (famille, santé, logement, éducation…) sont forcément interdépendants (...)

  • Directeurs, #comptez_vos_morts !

    Comptez vos morts. Chaque jour. C‘est la #consigne envoyée par le Dasen des #Bouches_du_Rhône aux directeurs d’école du département. Le Snuipp 13 demande le retrait de cette consigne. D’autant que la préparation de la rentrée dans le département n’améliore pas l’optimisme.

    « Madame la directrice, monsieur le directeur, comme chaque jour depuis le début de la crise, une remontée d’informations concernant votre école est demandée… Je vous demande de faire remonter le document word prévu pour 10h au plus tard. Vous voudrez bien rajouter les renseignements suivants : nombre de personnel Education nationale… présent à l’école, en télétravail. Nombre de personnel hospitalisé atteint du Covid-19, #décès #personnel Education nationale enseignant et hors enseignant ».

    Rendue publique par le Snuipp13 (http://13.snuipp.fr), cette circulaire du dasen des Bouches du Rhône a choqué les enseignants encore à leur poste, notamment ceux qui accueillent les enfants de soignants sans gel, parfois sans savon et bien sur sans masque. Le Snuipp dénonce « un très grave manque de #décence et de respect envers les personnels ».

    Elle arrive au moment où le Dasen maintient les opérations de carte scolaire (à distance) et où la dotation de 70 postes du département est insuffisante pour assurer les dédoublements en GS en Rep+. Il n’aura lieu que dans une partie des écoles bien que de nombreuses fermetures de classe soient décidées. Les TPS font particulièrement les frais du manque de postes.

    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/03/25032020Article637207182457458288.aspx
    #écoles #éducation_nationale #recensement #austérité #fermeture

  • Jérémy Ferrari - Anesthésie Générale - Extrait inédit - Homéopathie
    https://www.youtube.com/watch?v=AUjBT6xHcdE

    Extrait du dernier pestacle sur la santé (tournée en pause du coup).

    Boiron a déclaré « mettre tout en oeuvre pour assurer la fabrication de leurs médicaments ». C’est courageux de tenter une reconversion en plein confinement !

    #humour #santé #Jérémy_Ferrari #homéopathie #Boiron #science #éducation_populaire

  • « Dans mon lycée, 40 % des élèves n’ont pas accès à un ordinateur » : l’épidémie creuse les inégalités scolaires
    https://www.bastamag.net/Coronavirus-ecole-enseignement-a-distance-ENT-CNED-fracture-numerique

    « Nous sommes prêts », a répété le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dès l’annonce de la fermeture des établissements scolaires, vantant la « continuité pédagogique » permise par l’enseignement à distance. Une fois de plus, le ministre est en total décalage avec la réalité du terrain, même si les choses s’améliorent grâce au travail des enseignants. Les images d’élèves se filmant en liesse à l’annonce de la fermeture des écoles ont fait le tour de certains médias pour finalement ne rien (...) #Résister

    / #Inégalités, #Education, #Services_publics, Santé , A la une

    #Santé_

  • L’école est-elle larguée en matière d’éducation sexuelle ? (LesInrocks)
    https://www.lesinrocks.com/2020/03/05/actualite/societe/lecole-est-elle-larguee-en-matiere-deducation-sexuelle

    Spoiler : Oui.

    A l’heure où les cours d’éducation sexuelle dispensés à l’école manquent clairement d’inclusivité - tout en cristallisant plusieurs tensions parcourant la société -, il semblerait que ce soit du côté des séries et des documentaires que les jeunes gens puissent aujourd’hui se renseigner d’une autre (et meilleure) manière sur la sexualité.

    #éducation #genre #éducation_sexuelle

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/829884
    https://seenthis.net/messages/828235

  • Enseignement des maths à l’école : et si finalement on s’y prenait mal ? (Télérama.fr)
    https://www.telerama.fr/enfants/oubliez-montessori,-les-mathematiques-cest-dabord-du-plaisir,n6612892.php

    À vouloir donner une dimension concrète et ludique aux nombres, on passe à côté de l’abstraction et de tout ce que celle-ci a d’extraordinaire. Pour aider les petits à apprendre à compter, les manuels scolaires proposent des dessins de fruits. Mais comment deux pastèques plus trois framboises pourraient-elles faire cinq quelque chose ? Lors des évaluations de 2018, on a demandé à des CP de retrouver le nombre 7 parmi un mélange d’étoiles, de triangles, de carrés, de points et même de doigts – ce qui est tout bonnement incohérent. Charles Torossian, qui a rédigé un rapport avec Cédric Villani faisant figure de boussole en matière d’enseignement des mathématiques, explique qu’en emboîtant des cubes les enfants comprendront ce qu’est l’addition. Or deux cubes emboîtés, ça donne un bloc ! Les objets ne sont pas des nombres. Un nombre, c’est une idée de quantité. Et il ne faut pas croire que les enfants n’y sont pas sensibles. Ils adorent qu’on leur explique que c’est dans leur tête et que si l’on peut voir trois personnes ou trois tricycles, personne n’a jamais aperçu un 3 ni un 5 dans la rue…

    Des réflexions intéressantes… dommage qu’elles semblent se présenter dans le cadre d’une opposition abstraction vs manipulation … On oppose toujours tout entraînement vs sens ou outils syllabiques vs compréhension, etc. Alors qu’il me semble que l’enjeu d’une pédagogie efficace surtout pour les élèves les plus fragiles est comment articuler ces différents temps et outils…

    #éducation #mathématiques #abstraction #langage

  • S’engager pour l’égalité des chances, un combat à plusieurs facettes (Thot Cursus)
    https://cursus.edu/articles/43631/sengager-pour-legalite-des-chances-un-combat-a-plusieurs-facettes

    Je ne sais pas qui sont Thot Cursus : le discours est dans l’air du temps (y compris dans les réformes récentes du bac) et les solutions très certainement aux mains d’initiatives privées se développant sur des services publics laissés à l’abandon.

    Pourtant, certaines thématiques doivent être intégrées à nos réflexions pour justement ne pas les laisser aux acteurs du privé et de la #EdTech. Ne pas leur laisser le monopole des solutions…
    Comment penser #déterminisme, #discrimination, #autocensure, #compétences_informelles, #récits_personnels, #compétences_orales, #bienveillance, #pédagogie_projet dans une optique d’émancipation et non d’#employabilité ?

    Nous l’avions évoqué dans l’article sur le décrochage scolaire. Les études sur les déterminismes sociaux de la réussite scolaire sont nombreuses. Elles montrent une progression des inégalités et mettent en avant les multiples facettes de ces déterminismes. Discrimination, mais aussi autocensure et mauvaise maîtrise de compétences informelles, jugées périphériques pendant la scolarité, mais essentielles dans l’enseignement supérieur et le monde professionnel.

    #éducation #décrochage_scolaire

  • L’#enseignement en temps de #confinement
    De #Bénédicte_Tratnjek (@ville_en)

    Ça se bouscule de partout pour donner donner donner une charge de boulot, pour être « cool » pour les plates-formes qu’on ne connaît pas, sur le « mes élèves m’adorent, je suis sur #Discord », sans aucune réflexion, au nom de familles qu’on oublie au final pour une concurrence à être « le » prof qui impressionne les autres avec ses « #outils » sur des groupes sur les réseaux. Je suis choquée qu’on amène comme ça nos élèves sur un tas de réseaux sociaux sans tenir compte de la loi, de protéger nos élèves des autres usages, de leurs données, des personnes peu fréquentables qui vont être très actives ces jours à venir... Cet emballement non réfléchi sur Discord pour faire cool, sous prétexte que les outils ne sont pas (depuis 2 jours ! Où est l’urgence ???) prêts m’effraie, quant à la non réflexivité sur nos pratiques ("ma matière est tellement importante que je donne 1000 fois trop de choses, mais les parents vont dire de moi que je suis le meilleur prof, le plus présent..." Euh non, ils vont crouler, stresser, craquer...), sur ce que nous devons transmettre réellement, quant à cette absence de réflexion qui laisse place à la précipitation, quant à cet usage inconsidéré et illégal de réseaux sociaux sous prétexte d’avoir des injonctions qui en fait nous demande une « #continuité », pas un totalité de cours, pas un rythme effréné, pas une boîte à prepas...

    Discord (puisque c’est le plus « cool » aujourd’hui, celui qui fait qu’on est « le » prof adapté) donc... Tous les syndicats et autorités préviennent, c’est hors la loi. Il ne faudra pas se plaindre si un parent porte plainte car son enfant qui a été amené sur la plate-forme par son enseignant y fait une mauvaise rencontre. Et il y en aura... Peu importe que les lycéens connaissaient déjà. Ceux qui y étaient, c’était la responsabilité de leurs familles. Les y inviter devient notre responsabilité. D’autant plus pour ceux qui n’y étaient pas et vont devoir obligatoirement y mettre leur numéro de téléphone avec vente des données par la plate-forme pour continuer de suivre les cours...

    Usage illégal de notre part, qui invite rapidement les élèves vers d’autres groupes. Récupération des données très très prolifique sur Discord, ils leur proposeront des groupes de jeux addictifs, payants (principe du « pay to win »), avec des contacts d’adultes pas là pour jouer du tout mais repérer les joueurs. Les parents n’ont pas tous connaissance de la plate-forme. Quand un enfant/jeune y va de lui-même, c’est la responsabilité parentale. Quand un enfant/élève doit y aller par invitation de son prof, ce sera la responsabilité du prof. Et c’est une demande illégale.

    Les plates-formes de l’éducation nationale ne fonctionnent pas ? Certes, et ? C’est l’histoire de quelques jours. Les élèves et leurs familles ont de toute manière besoin de ces quelques jours. Sur des pages de parents, beaucoup se plaignent déjà de la surcharge de travail, des horaires de connexion imposés car similaires dans la fratrie, de devoir jongler entre 4 nouveaux outils par prof, d’être perdus, stressés par trop de demandes.

    Zen. Quand un élève est absent 5 jours, personne n’en fait un drame pour la remise en cause de sa scolarité. On avise à son retour, on fait au mieux, rien n’est dramatique. Tous ceux qui ont eu des élèves longtemps hospitalisés en ont déjà fait l’expérience, on prévoit moins, on fait different, on ne leur envoie que « l’essentiel » à cause de la #fatigabilité. Faisons de même. Quel essentiel transmettre dans une période où les parents vont avoir une grande #charge_mentale, épuisante et stressante, déjà vis-à-vis du virus, des circonstances, des questions qui seront de plus en plus stressées de leurs enfants.

    Continuité oui. Avec les outils qu’on peut, sans les multiplier. Ceux qu’on utilisait déjà pour les férus comme moi du numérique. Pas plus. Aider les collègues de l’équipe à accéder aux mêmes. Se soutenir entre nous. Réfléchir aux attendus, à la transmission, aux « essentiels ». Penser à proposer une activité de 20 minutes pour une heure de cours. On accélérera avec certaines classes quand toutes les familles et les élèves le pourront. Ou pas. On avisera avec eux, et pas « sans » eux tout en disant que la #surenchère est en leur nom. Écouter (lire en l’occurrence) la détresse de familles voulant tout faire mais croulant sous les mille consignes différentes, les 20 outils demandés, etc.

    Continuité ne veut pas dire qu’on fera autant. Leur génération n’en ressortira pas sotte, n’exagérons rien. Invitons-les vers des #lectures_audio choisies, des #documentaires, de petits textes, des #bandes_dessinées finement pensées, etc. Tout ça, ce n’est pas une absence d’#apprentissage. Faisons des questionnaires accessibles pour les élèves et les familles, des activités qui ne les fassent pas se dire « on n’y arrivera jamais, on laisse tomber ».

    Arrêtons d’utiliser des outils pour devenir le prof qui s’est le plus adapté (car c’est clairement l’effet inverse, d’oublier les familles, d’y aller massif, de surcharger), du prof le plus influenceur parce qu’il a publié un plan de travail de trois mois avec plein d’items jargonneux qui nous rassurent et une mise en page hallucinante (mais comment étaler un tel plan de travail à la maison ? Un collégien qui se retrouve avec des consignes d’étudiants de première année, ça ne le fera pas !), le prof le plus cool parce qu’on utilise une plate-forme illégale, dangereuse car on n’en maîtriser pas les invitations (Discord = donner son numéro de téléphone... Tout ça sans avoir l’accord signé des parents, pour une plate-forme que la plupart ne connaissait pas il y a une semaine... J’hallucine de la méconnaissance des réseaux sociaux...).

    Soyons un prof raisonnable, censé. Pensons, ne suragissons pas. Tout n’est pas calé 2 jours après l’arrêt de l’école ? ET ??????? OÙ EST L’URGENCE ???

    https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek/posts/10156745443145059

    #réseaux_sociaux #éducation #responsabilité #outils_numériques #enseignement_à_distance

  • Samedi 14 mars (Prof en scène)
    https://profenscene.tumblr.com/post/612545359239135232/samedi-14-mars

    Et là je soupire. Je soupire parce que je comprends que même une pandémie est incapable d’infecter la défiance qui règne depuis l’arrivée au pouvoir de ce gouvernement.
    […]
    Encore une fois, pour qui nous prenez-vous ? Pensez-vous vraiment que notre premier réflexe, lors de l’annonce de la fermeture des écoles, a été de nous précipiter sur les vols vers les derniers pays qui acceptent encore des ressortissants français ? Jusqu’à quel point nous prenez-vous pour des resquilleurs ? Un point plutôt élevé, je dois le croire, étant donné que vous nous imposez des trajets potentiellement dangereux d’un point de vue sanitaire (le RER D, niveau bouillon de culture, ça se pose là), pour l’unique raison de vérifier que nous ne serons pas en train d’aller boire des coups ou glander devant des tutos beautés sur YouTube.

    #éducation #hiérarchie #ÉcoleDeLaDéfiance

    • Ainsi, les interventions inclusives des établissements médico-sociaux ne devaient plus concerner que les enfants présentant un handicap neuro-développemental : en effet, « l’évolution de l’offre » était dorénavant réservée aux « enfants dont les troubles sont plus sévères et persistants », tous les autres étant vraisemblablement contraints de se débrouiller seuls, soit avec leurs propres deniers pour les plus aisés, soit en laissant leur mal-être s’aggraver jusqu’à pouvoir enfin être reconnu comme « trouble neurodéveloppemental handicapant et ouvrant droit à prestations ».

    • En lieu et place du soin, il faudrait dorénavant « aller au plus près et dans les écoles pour y organiser les prises en charge des élèves et pour appuyer au quotidien les enseignants ».

      Et bon courage aux enseignant·es !

  • Des filles et des jeunes femmes font de l’éducation sexuelle sur YouTube (The Conversation)
    https://theconversation.com/des-filles-et-des-jeunes-femmes-font-de-leducation-sexuelle-sur-you

    L’éducation sexuelle demeure très politisée dans les écoles canadiennes, et ce sont les jeunes qui en paient le prix.

    Au Québec, par exemple, le programme d’éducation à la sexualité a été modifié à quelques reprises au cours des vingt dernières années. Les enseignants et les écoles se sont souvent sentis déconcertés quant à l’approche et aux directives de mise en œuvre de ce cours. En Ontario, le programme d’éducation sexuelle dépend largement du climat politique.

    Dans de nombreuses salles de classe, des facteurs tels que la formation inadéquate et l’inconfort des professeurs ont une incidence sur les sujets abordés ou évités. Pour ces raisons, les jeunes n’obtiennent malheureusement pas toujours les renseignements dont ils ont besoin pour vivre des relations sexuelles saines et positives.

    Pendant ce temps, les ressources en santé sexuelle abondent en ligne. Des études montrent que de nombreux jeunes recherchent des informations sur la sexualité dans les espaces numériques. Beaucoup des ressources présentées dans les plates-formes et réseaux sociaux participatifs sont produites par les jeunes, pour les jeunes. Les filles et les jeunes femmes y sont particulièrement actives en matière d’éducation sexuelle.

    #éducation #Québec #éducation_sexuelle

  • Peut-on parler de déclassement des enseignants ? (France Culture)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/la-question-du-jour-emission-du-mercredi-04-mars-2020

    Les enseignants sont invités à se prononcer sur leur métier. C’est l’objectif de la consultation ouverte par le ministère de l’Education Nationale pendant deux semaines. Une consultation qui se clôturera le 17 mars 2020. Perception du métier, formation, carrière... les enseignants pourront s’exprimer de façon anonyme, dans un contexte où la profession attire moins. Pourquoi attire-t-elle moins ? Peut-on parler de déclassement des enseignants ? Que nous enseigne l’histoire à ce propos ?

    Spoiler : La réponse est… oui.

    #éducation #salariat #enseignant·e

  • Numérisation des copies du bac, une décision énergivore et liberticide (Reporterre)
    https://reporterre.net/Numerisation-des-copies-du-bac-une-decision-energivore-et-liberticide

    Nouveauté du bac cette année : les copies des épreuves de contrôle continu sont numérisées et corrigées en ligne par les enseignants. Certains dénoncent un gâchis écologique et s’inquiètent de l’usage qui pourrait être fait de cette masse de données désormais accessibles aux algorithmes de l’intelligence artificielle.

    #éducation #écologie #BigData #IA