• Has #suicide become an occupational hazard of practising medicine? | CMAJ News
    https://cmajnews.com/2018/05/29/has-suicide-become-an-occupational-hazard-of-practising-medicine-cmaj-109-

    It’s a view that’s gaining traction in Canada, too. “Our work environments are unhealthy and it’s supported by a culture of giving and made worse in modern times by a culture of efficiencies and bureaucracies,” says Dr. Michael Kaufmann, medical director emeritus of the Ontario Medical Association’s physician health program.

    People don’t enter medical training at a higher than average risk for suicide or mental illness, he explains. But from medical school onward, the common experience is too much demand and not enough relief. “You’re constantly being asked to deliver more and you’re running on a chronic state of depletion,” Kaufmann says. Eventually, something gives. “At the end of the line, suicide is one of the most dramatic and tragic outcomes.”

    #hopital #entreprise#efficience#perversion #médecine #médecins

  • Que faire ? (1/4)

    Chacun le sent avec plus ou moins de clairvoyance : l’heure est venue de sortir de la passivité, de rompre avec le vide de sens et le conformisme ambiants. Nous ouvrons en conséquence une série de quatre billets — conclusion de nos cinq ans d’existence et de réflexion — autour de cette unique question sur l’#Université et la #recherche [1]…

    Que faire ?

    Que faire qui n’ait été cent fois tenté ?

    Que faire qui n’ait cent fois échoué ?

    Et surtout : pour quoi faire ?

    http://www.groupejeanpierrevernant.info/#QueFaire1

    #néolibéralisme #idéologie #définition #marché #échange #Etat #Etat-nation #concurrence #rationalité_économique #coopération #efficience #profit #inégalités #communs #commun #monopoles

    via @SarahMekdjian

  • Testing the Limits of Net-Zero Building In Cold Climates| EcoBuilding Pulse Magazine | Net-Zero Energy, Green Building, Green Builders, Sustainability, Sustainable Materials, Energy Efficiency, Energy-Efficient Construction, Energy-Efficient Design

    Spécialement pour la Norvège.

    http://www.ecobuildingpulse.com/projects/testing-the-limits-of-net-zero-building-in-cold-climates_s

    Testing the Limits of Net-Zero Building In Cold Climates
    Undaunted by Maine’s cold, dark winters, custom builder Don Pendleton is aiming for zero energy bills on his latest project.

    #architecture

  • Quand tu passes une heure pour déterrer 795g de pommes de terre.

    Bon, à ma décharge, le jour tombait carrément et surtout la « terre » est composée de bien 50% de cailloux, dont beaucoup arrondis, rendant impossible la vue immédiate des patates. En plus j’ai moitié patates normales, moitié grenailles toutes pitites.

    En fait je fais un peu tout ça à l’arrache, vu que je ne sais même pas précisément quand commencer à creuser (après la floraison ? quand les tiges commencent à ne plus être bien vertes bien droites ?). Là j’ai juste creusé autour de celles qui commençaient à être mollassonnes, genre la tige qui tombe, tordue, etc.

    Conseils du patatier en chef @nicolasm ? :)

    #patates #pommes_de_terre #jardinage #efficience (haha) #apprentissage_expérimental

    • Très peu d’expérience avec les patates, je l’ai les un peu boudées jusque là.

      Il me semble qu’il faut attendre quelques temps après la mort du feuillage,car sur la fin la patate met les réserves de la plante dans les tubercules pour la saison prochaine, et je crois que le processus continu quelques jours (10 ?) après la mort du feuillage. Sinon peut être rajoutéer un peu de potasse la prochaine année, ou mettre les patate plus près du sol et mettre un paillage ? (Je ne suis pas sûr de comprendre la question en fait, c’est pour trouver plus rapidement les patates, ou avoir plus de prod ?). Je peux te filer le chapitre de Carole Deppe sur les patates, là t’auras la crème de la crème !

    • Ben en fait je me demandais quand et comment vous ramassiez vos patates, vous. Sans perdre trop de temps et sans trop se faire mal au dos. Vu que moi je fais juste à l’arrache.

      Pour trouver plus rapidement les patates, ça va être difficile à moins de changer complètement la structure du sol, car comme je l’ai déjà dit, c’est 50% de cailloux. Et pour la prod, je suppute que là j’ai peut-être tenté de déterrer des pieds trop tôt, donc trop de grenaille. (Mais difficile de compter 10 jours après fanage parce que chaque pied à un âge différend, et ne se flétrit pas au même moment.)

      Plus de précisions : je n’ai jamais rien planté. En fait, ya 5 logements, notre maison est séparée et il y a un petit terrain vague « commun » entre notre terrasse de maison et les 4 autres appartements. Mais le proprio dit que c’est pas « commun », c’est « à personne », et il veut rien qu’on plante. De toute façon c’est de la merde, un ramassis de remblai à la suite de la guerre, un mélange de pierres et de « terre ». Enfin quand on est arrivé c’était plutôt « poussière de merde » que « terre ».

      Comme on est super écocitoyen, on écoute pépé Juju, et on essaye de jeter le moins de déchets végétaux possibles. Et donc de composter ou d’enterrer ces déchets. Dans cette partie « commune » donc. En fait pour plus de simplicité j’ai fini par les enterrer dans la couche supérieure du sol, genre 15cm, là où il y a les vers à compost (et il y en a). Ça marche très bien, les choses sont dégradées rapidement. Et comme ça fait 2 ans que je fais ça, la terre change et devient petit à petit de la vrai terre nourrissante.

      Et dans les déchets… il y a des graines de choses, de courges, des peaux de patates, etc. Et donc tout ça fini par remplacer les mauvaises herbes d’avant. Du coup j’ai des patates qui poussent « toutes seules », des butternuts, potimarrons, l’année dernière ya même des melons qui sont sortis.

      Donc voilà un peu pour le contexte de merde, avec une terre bien pourrie, et les choses faites à la sauvage. :D

      Allez, cc @koldobika ou encore @marcimat @odilon @touti pour d’autres réponses. :)
      Mais bon, vous vous avez tou⋅te⋅s plus du vrai sol.

    • Coucou @rastapopoulos c’est la première année que je fais des patates, et oui, dans de la bonne terre de jardin. En principe il faut les buter, ça permet de recouvrir les patates et de consolider le pied (mais je ne l’ai pas fait, c’est pas bien). Pour la récolte, ça dépend des variétés. D’après ce que j’ai compris, les précoces se récoltent à partir de juin, donc avant les fleurs, mais il faut que le pied et les feuilles aient jauni. Pour les autres c’est plus tard, de juillet à septembre selon la variété. J’ai mis des amandines, se sont de précoces, mais pas encore ramassé, juste une poignée pour goûter, miam :)

    • perso dans ce cas je les laisserais en terre pour qu’il y en ait + les années suivantes.
      et sinon à l’époque où j’en faisais (jusqu’à 2007) j’attendais que le feuillage sèche complètement avant de les sortir de terre. si dans ton cas ça suppose que certains plants ne seront plus repérables d’ici là, tu peux y mettre un petit piquet.

    • Du coup pour cette année attendre, mais bon faut pas s’escrimer si la terre fait que ça poussera mal et que ça sera une galère à ramasser. Moi je dis tu arraches tout et tu manges, et à la place tu jettes des graines/fruits de tomates cerises et physalis, ça sera plus simple. (Et les autres années tu arraches les repousses de patates pour pas que ça file le mildiou aux tomates d’à côté)

    • Tout dépend de ton terrain, les patates ce qu’elles aiment le plus pour grandir c’est le sable (moins pire que les carottes quand même), celles de Noirmoutier étaient enrichies avec des algues ajoutées au sable (maintenant ils mettent de l’engrais chimique qui arrive du continent par camion entier, c’est bien pour faire du stop et tu apprends des choses). Ensuite, c’est évidemment plus facile pour les sortir quand c’est du sable. J’adore cette récolte, quand les feuilles sont fanées, tu soulèves avec une bêche précautionneusement, on dirait une chasse au trésor.
      Donc dans des gros cailloux, je sais pas trop, cette année j’essaie des vitelottes récupérées l’été dernier, (elles sont bleues), et comme Odilon, j’ai pas butté, par contre j’ai cru bien faire en mettant un max de paillage avec les restes des feuillages des petits pois autour des pieds.
      J’aime bien aussi le coup des patates dans des pneus, tu ajoutes la terre et les pneus au fur et à mesure, jamais essayé.

      Par contre, le vert qui apparait sur les patates, si elles sont un peu exposées à la lumière, ne le mange pas, c’est toxique.

    • Bon, allez, je ne résiste pas ! voici quelques photos du jardin.

      Tout au fond, les patates, avec devant les carottes et poireaux en fleurs et le chou palmier monté à graines qui est juste devant les haricots noirs avec des chénopodes blancs au pied.

      La carotte en fleur, une vraie maison pour les butineurs !

      Celle-ci illustre bien le principe de l’hiver ça pousse aussi , j’ai planté les fèves en novembre et semé en même temps la phacélie, c’est beau et bon pour la terre, c’est là où j’ai maintenant installé la maison des tomates.

      C’est du taf de planter les bambous coupés, mais ensuite c’est très simple, une ficelle tendue avec en haut un nœud coulissant pour régler la tension et ne pas trop tirer le pied de tomate car au fur et à mesure je l’enroule autour.

      Persil, fraises, et aussi choux palmiers et roquettes dont j’adore manger les fleurs !

      Un intrus pour donner du courage à ceux qui n’ont que des cailloux :)

  • Pôle emploi doit ouvrir l’accès aux données sur les chômeurs, Stéphanie Delestre, PDG de Qapa.fr ( "274 975 offres à pourvoir maintenant. Des milliers d’entreprises recrutent sur Qapa. Ne manquez pas ces opportunités" )
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/02/pole-emploi-doit-ouvrir-l-acces-aux-donnees-sur-les-chomeurs_4645957_3232.ht

    900 000 emplois non pourvus ou difficilement pourvus [ben voyons], 5 millions de #chômeurs : cherchez l’erreur. Fluidifier le marché de l’emploi passe par l’ouverture des #données détenues par #Pôle_Emploi à tous les acteurs du #marché_du_travail.

    Le système administré et centralisé qu’est Pôle emploi est inapte à réaliser de manière parfaitement efficiente l’adéquation entre les offres et les demandes sur le marché du travail. Aujourd’hui, la qualification des demandes d’emploi par les opérateurs publics se fait par des références à des nomenclatures préexistantes et faiblement évolutives (par exemple la nomenclature ROME [répertoire opérationnel des métiers et des emplois]), peu adaptées à l’accélération des mutations économiques et technologiques ou des changements de parcours professionnels.

    Les offres présentées à un demandeur d’emploi par les institutions spécialisées sont ainsi souvent peu pertinentes. Dans ces conditions, c’est souvent la stratégie individuelle d’un demandeur d’emploi qui lui permet de trouver le bon employeur, intéressé par ses compétences et son parcours et lui proposant un emploi correspondant à sa recherche et à ses souhaits d’évolution professionnelle.

    De 2 heures à 30 minutes par jour

    Or, les stratégies individuelles sur le marché de l’emploi ne font pas encore l’objet d’une observation et d’une interprétation pertinentes pour en faire émerger une intelligence collective propice à l’#efficience_du_marché. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi sont confrontés à des difficultés sociales directement liées à leur situation : la passivité et la rupture progressive du lien social rendent d’autant plus difficile leur réinsertion durable sur le marché du travail.

    De nombreux travaux de recherche (Krueger et Mueller, Université de Princeton, 2011) montrent que l’intensité de la recherche d’emploi diminue substantiellement au long d’une période de #chômage. Il est ainsi observé sur un échantillon de demandeurs d’emploi américains qu’après trois mois de chômage la durée quotidienne de recherche d’emploi chute de 2 heures à 30 minutes par jour.

    Avec plus de 5 millions de chômeurs et environ 500 000 offres d’emploi disponibles à un instant « T » sur le marché, c’est la mise en relation efficiente entre l’offre et la demande, entre les candidats et les offres d’emploi, qui doit se développer grâce au numérique (qui offre la possibilité de traiter des grandes quantités de données en temps réel) et à Internet (qui met en relation automatique et en temps réel l’offre et la demande).

    Écosystème de services

    La précision et la quantité des informations sont les clés pour obtenir les meilleurs résultats de matching (appariement). Pôle emploi dispose pour cela d’une énorme quantité « #matière_première » (les CV des chômeurs et les offres d’emploi) sur laquelle un écosystème de services et d’applications innovants peut se nourrir et se développer rapidement pour lutter contre le chômage [ben voyons].

    Ces données sont aussi intéressantes pour les acteurs publics locaux afin de comprendre les besoins de chaque bassin d’emploi, les besoins en formation par secteur d’activité, etc. Les usages sont infinis. Alors pourquoi Pôle emploi refuse-t-il l’accès à ses données, contrairement à ce que recommande le secrétariat général à la modernisation de l’action publique ? Est-ce la peur que de nouveaux acteurs apportent un meilleur service ? Est-ce la peur que le chômage baisse vraiment, et que l’activité même de Pôle Emploi soit à réinventer ?

    Pour accélérer le retour des chômeurs à l’emploi, Pôle emploi doit ouvrir en #open_data ses fichiers d’offres d’emploi et de demandeurs d’emploi [bigre]. En d’autres termes, transformer ses fichiers en données publiques, accessibles à toutes les entreprises dont l’objet est la #fluidité du marché de l’emploi. La lutte contre le chômage doit être la grande cause nationale de la France. Tout demandeur d’emploi doit pouvoir réclamer que sa #candidature soit accessible à tous les recruteurs potentiels !

    La création d’un corps de 200 agents contrôleurs indique bien ce qui donne le la : à Pôle la non indemnisation, les « emplois aidés » et les contrôles, le placement aux #opérateurs_privés, et à qui voudra s’en occuper (...), l’info sur les droits (toujours changeants, soumis à l’arbitraire, conçus pour déstabiliser, produire l’#insécurité_sociale maxi), les recours, la défense des chômeurs.

    • Franchement, les offres de Pôle Emploi, ce sont les rebus. Dans l’ordre, les jobs sont distribués par recrutement interne (cela peut-être un ex précaire, genre stagiaire, rarement intérimaire, un CDD), cooptation (la boite sait qu’elle va avoir besoin de quelqu’un, elle demande aux salariés en place de recommander quelqu’un, le job est pourvu avant même d’être libre et ça reste entre gens inclus), réseau professionnel (comme la cooptation, ça circule en petit comité sans jamais que le poste soit ouvert) et si vraiment on ne trouve pas (ce qui est rare), annonce dans les médias métiers spécialisés. Pour Pôle Emploi, c’est les boites minables avec jobs et conditions minables et gros turn over (donc pas de recommandations internes), les CDD d’un jour ou deux, voir d’une heure, les contrats aidés (donc les jobs de merde), les annonces légales (le job est déjà pourvu, mais il faut publier une annonce quand même), voire les fake : pour faire croire que la boite va bien, pour se constituer un fichier de CV gratos.

      Ça, c’est la putain de réalité du marché du travail.
      Je n’ai jamais eu de job en répondant à une annonce, en envoyant mon CV, jamais. Toujours par contact direct, par un pote, etc. Toujours.

      Alors leurs stats des emplois disponibles, c’est gravement de la merde en barre, tout comme leurs stages de recherches d’emplois ou l’on apprend que les méthodes qui ne marchent jamais.
      On ne change pas une équipe qui perd.

      http://blog.monolecte.fr/post/2012/02/06/dans-les-choux

  • La chasse aux Dogmes | Le site d’Alain Grandjean
    http://alaingrandjean.fr/2013/12/02/la-chasse-aux-dogmes

    ..... Le débat entre libre-échange et protectionnisme est multi-séculaire. Il est à l’origine d’une littérature économique abondante qui montre là-aussi que la liberté des échanges ne peut être optimale dans la « vraie vie ». Peu importe, disent les libéraux : faisons tendre la vraie vie vers l’idéal des modèles. Exemple : si les « rigidités » du marché du travail nuisent à l’efficacité supposée du libre-échange, ce qu’il faut c’est les supprimer. Ben voyons ! Je ne reprendrai pas ici les termes du débat mais vous propose plutôt quelques bonnes références[viii]. L’essentiel me semble être de réfuter l’idée selon laquelle les économistes seraient favorables au libre-échange et les citoyens plutôt contre, par manque de culture ou de capacité d’abstraction. La littérature théorique montre au contraire que les vertus du libre-échange sont plus que discutables et conditionnées à des hypothèses non vérifiées en réalité. La supériorité du libre-échange est donc un simple dogme. On peut (et on doit) imaginer des solutions qui permettent de protéger les pays d’une concurrence biaisée, par des conditions sociales ou environnementales indécentes, ou par une monnaie sous-évaluée[ix]......

    1 L’ #efficience-des-marchés, en particulier des #marchés-financiers
    2 La supériorité du #libre-échangisme
    3 La nécessaire #liberté des #échanges de #capitaux ou le #dogme de l’ #interdiction du #contrôle des capitaux
    4 La #neutralité de la #monnaie et l’origine exclusivement #monétaire de l’ #inflation
    5 L’interdiction faite aux #Etats de bénéficier de la #création-monétaire
    6 La nécessaire #indépendance de la #Banque-Centrale ; son rôle limité à la maîtrise de l’inflation du prix des #biens et #services

  • Prix Nobel d’économie 2013 : Vive l’efficience des marchés ! | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/10/17/prix-nobel-deconomie-2013-vive-lefficience-des-marche

    Lu chez Philippe Béchade :

    "Le marché a toujours raison : c’est pour récompenser les travaux prouvant la véracité de cet axiome que messieurs Eugene Fama et Lars Peter Hansen ont reçu le Prix Nobel d’économie (“l’école de Chicago” est ainsi une fois de plus récompensée).

    A force de prétendre que les cours reflètent toute l’information et que le marché est de ce fait pleinement efficient, les plus malins s’emploient à manipuler les indices à qui mieux mieux avec de puissants logiciels algorithmiques (et une force de frappe financière qui se chiffre en milliards de dollars). Personne n’ose plus contester que les niveaux affichés correspondent à la meilleure estimation de la réalité économique.

    Nous assistons à la sacralisation de l’artifice et du panurgisme… et au dévoiement complet des mécanismes de fixation du cours, comme nous l’avons souvent démontré dans cette Chronique.

    Le Nobel millésime 2013 constitue un fantastique encouragement à continuer de manipuler les marchés puisqu’il est désormais gravé dans le marbre qu’un cours — même complètement idiot — est incontestable.

    Nous aimerions beaucoup que deux Nobélisés sur trois du moment nous expliquent comment la valorisation des subprimes, d’Enron, de Fannie Mae, de Lehman ou d’AIG reflétait “toute l’information” avant que leur notation passe de AAA à zéro en quelques jours.

    Tout le monde savait qu’Enron était un repaire d’escrocs de la pire espèce, que Fannie Mae n’était plus en mesure de garantir le moindre prêt hypothécaire, qu’AIG n’avait aucun moyen d’honorer les CDS en cas de défaut des émetteurs de CDO.

    Pour tenter une synthèse entre une théorie systématiquement démentie lors de chaque formation d’une bulle d’actif et notre propre expérience de l’inefficience des marchés, nous dirions que les mensonges officiels et la tromperie délibérée des investisseurs ont exactement la même capacité d’influencer la valeur d’une action, d’une dette (exemple grec ou irlandais) ou d’une devise (exemple argentin en 2001 ou indien en 2013).

    Messieurs Eugene Fama et Lars Peter Hansen semblent avoir négligé que la désinformation est également de l’information… et que dans de nombreuses circonstances, les cours reflètent davantage de tromperie que de prospective intelligente sur le “champ des possibles”."

    #économie
    #Prix-Nobel-d’économie
    #efficience
    #marchés
    #sacralisation de l’ #artifice et du #panurgisme… et au #dévoiement

  • Pascal Lamy : « L’ouverture est plus dure à supporter par les faibles que par les forts » | La-Croix.com // Il y a là une forme d’honnêteté assez terrifiante…
    http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Pascal-Lamy-L-ouverture-est-plus-dure-a-supporter-par-les-faibles-que-par-

    P. L. : Depuis le traité de Rome de 1957, la politique commerciale de l’#Union_européenne vise l’ouverture des échanges internationaux. C’est écrit noir sur blanc dans les traités européens. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre. L’ouverture crée de la #concurrence, qui crée de la #spécialisation, qui créé de l’#efficience, qui créé de la #croissance, laquelle est porteuse de bien-être.

    #plo