• Wir alle sind #Bern

    Wir alle sind Bern ist eine Plattform, eine Bewegung, ein Netzwerk – Menschen, welche sich gemeinsam einsetzen für eine Solidarische Stadt Bern, in der Vielfalt und Migration als gesellschaftliche Realität anerkannt werden. Nicht die Herkunft, sondern der Lebensmittelpunkt und die gemeinsame Zukunft sollen im Zentrum stehen, wenn es darum geht, das Leben in der Stadt zu gestalten.

    Wir beziehen uns dabei auf «#Urban_Citizenship» oder «Stadtbürger*innenschaft»: Uns geht es um eine rechtliche, politische, soziale und kulturelle Teilhabe aller Bewohner*innen der Stadt. Die Gegenwart und Zukunft in Bern soll von allen Menschen, die hier leben, gleichberechtigt mitbestimmt und auf Augenhöhe mitgestaltet werden können – ohne Ausgrenzung und Diskriminierung.

    https://wirallesindbern.ch/about

    Manifeste (en français) :

    Pour une ville de Berne solidaire

    Nous nous engageons pour une ville de Berne solidaire, dans laquelle migration et diversité sont reconnues comme des réalités sociales et priment, non pas l’origine, mais le point d’attache et l’avenir commun.
    Pour tout.e.s celles.eux qui sont ici et celles.eux qui arrivent encore.

    Nous considérons que la décision d’une personne pour s’établir à Berne relève de son libre choix et prenons ce point de départ pour nos réflexions sur un vivre ensemble solidaire. La criminalisation du franchissement des frontières, ainsi que la distinction entre des groupes qui sont inclus et ceux qui sont exlus, sont des obstacles à ce but. Nous nous engageons pour une ville solidaire, qui fait activement abstraction du statut de séjour de ses habitant.e.s et qui s’oppose aux expulsions.

    Dépassement de la culture dominante et droit à la #participation pour tout.e.s

    En plus de la sécurité du #droit_de_séjour, une ville solidaire comprend selon nous un accès au #logement, un #travail et une #formation, ainsi que la garantie de tous les #droits_fondamentaux pour tout.e.s – indépendamment de tout statut de séjour. Nous revendiquons également la reconnaissance de la migration en tant que réalité sociale, ainsi que le démantèlement de la culture dominante existante, qui nous divise au moyen d’un racisme structurel entre « locaux » et « étrangers ». Les structures du pouvoir, qui empêchent les membres de notre société de vivre une vie autonome, se révèlent non seulement à travers le #racisme, mais également dans la #marginalisation par la #pauvreté et par la #discrimination genrée ou sexuelle. Afin de surpasser ces structures du #pouvoir, nous devons tout d’abord les rendre visible, afin de les remplacer finalement par une #participation_égalitaire pour tout.e.s.

    #Démocratisation de la #démocratie et un « Nous » solidaire

    Une participation égalitaire signifie en premier lieu qu’il n’existe pas de déséquilibre structurel du pouvoir entre les habitant.e.s de la ville. Cette égalité se réfère aux rapports interpersonnels et, ainsi, à quelque chose de commun. La nature de cette chose commune, à laquelle nous prenons tout.e.s. part, se traduit par un processus constant de négociation. Afin que cette dernière aboutisse, nous avons besoin d’une démocratisation de la démocratie afin de remplacer un modèle dépassé, dans lequel les privilégiés et les puissants décident du destin des exclu.e.s. Une démocratie égalitaire demande des espaces de rencontres, un #droit_de_vote pour tout.e.s les habitant.e.s de la ville et un réel droit de participation, au lieu de processus participatifs, qui se contentent de mettre en scène cette participation. De plus, nous devons concevoir la solidarité comme un « #Nous », qui va au-delà de notre propre famille, notre origine, notre classe, notre orientation sexuelle ou notre genre. Cette solidarité relève d’un « Nous » commun, qui défend la #liberté, l’#égalité et la #justice pour tout.e.s et qui ne s’arrête pas aux frontières de la ville, car : nous sommes tout.e.s Berne.

    https://wirallesindbern.ch/manifeste

    La question d’une #carte_citoyenne qu’ils appelle #city_card :
    https://wirallesindbern.ch/city-card

    #ville-refuge #asile #migrations #réfugiés #Suisse #solidarité #accueil #citoyenneté #citoyenneté_urbaine

    Ajouté à cette métaliste sur les #villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145#message801886

    ping @karine4 @isskein @cede

    • Et à #Zurich, projet de #Züri_city_card

      In unserer Stadt sollen alle in Sicherheit leben. Dafür braucht es eine städtische Identitätskarte für alle Zürcherinnen und Zürcher, ob mit oder ohne geregelten Aufenthaltsstatus.

      Stadtbürgerschaft für alle

      In Zürich leben geschätzte 14’000 Menschen ohne Aufenthaltsstatus, sogenannte Sans-Papiers. Sie gehören zu den Schutzlosesten unserer Gesellschaft, weil sie ihre Grundrechte nicht wahrnehmen können. Sans-Papiers können – wenn sie Opfer von Gewalt oder Ausbeutung werden – keine Anzeige erstatten, sie können sich nur unter dem Risiko einer Ausschaffung ärztlich behandeln lassen, keine Versicherung abschliessen, keinen Handyvertrag lösen, keine eigene Wohnung mieten und keine staatliche Hilfe annehmen. Sie leben im Schatten unserer Stadt.

      https://www.zuericitycard.ch

  • #Féminicide : « Le #principe_d’égalité devant la loi s’oppose à ce que les crimes soient “genrés” »

    L’introduction du terme « féminicide » dans le #code_pénal nuirait à la clarté du #droit et donc à son efficacité, estime Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats, dans une tribune au « Monde ».

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/12/feminicide-le-principe-d-egalite-devant-la-loi-s-oppose-a-ce-que-les-crimes-
    #genre #justice #égalité

  • Le droit au pantalon. Du pittoresque au symbolique

    L’ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s’habiller en homme revient aujourd’hui dans l’actualité à l’occasion d’un récent communiqué du ministère des #Droits_des_femmes. En prétendant abroger une #ordonnance désuète, les autorités cherchent à s’attribuer ce qui dans les faits fut obtenu par les femmes.


    https://laviedesidees.fr/Le-droit-au-pantalon.html

    #égalité #femmes #pantalons #pantalon #histoire #habits

  • Interdit d’interdire : Greta Thunberg : pourquoi tant de haine ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=B_HZvQgGAf8

    Frédéric Taddeï reçoit :
    – Esther Benbassa, sénatrice Europe Écologie-Les Verts
    – Julien Wosnitza, fondateur de l’association Wings of the Ocean
    – Laurent Alexandre, égérie du productivisme et de la biterie artificielle
    – Régis de Castelnau, égérie des misogynes, des agistes et des racistes (pour lui le premier peril de la planète c’est les brulis africains !) - si c’etait sa fille elle serait à l’école (et elle fermerais bien sa gueule).
    #égérie

  • Morsi’s son dies of alleged heart attack | The Dispatch
    https://www.thedispatch.in/morsis-son-dies-of-alleged-heart-attack

    The youngest son of Egypt’s former president, Mohamed Morsi, died on Wednesday from an alleged heart attack, his brother and a family lawyer told Reuters.

    In June former President Morsi had also died of an alleged heart attack while in detention even as his family alleged custodia torture by state authorities.

    Abdallah Morsi, 24, began to feel spasms while driving in Cairo with a friend and died shortly afterward, his brother Ahmed said.

    Rappel :
    https://www.challenges.fr/monde/un-fils-du-president-egyptien-dechu-morsi-arrete-pour-fake-news_618498

    La police égyptienne a arrêté mercredi matin le fils cadet du président islamiste déchu Mohamed Morsi à son domicile dans la banlieue du Caire, ont annoncé son frère et trois responsables des services de sécurité.

    De sources sécuritaires, on précise qu’Abdallah Morsi a été arrêté pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir accordé la semaine dernière une interview à l’agence Associated Press dans laquelle il évoquait les conditions de détention de son père et la détérioration de sa santé.

    Son frère, Ahmed, a déclaré à Reuters que les policiers n’avaient pas présenté de mandat d’arrêt et avaient emmené Abdallah « pour l’interroger ».

    #egypte pays arabe modéré !

  • Les cours criminelles départementales inaugurées à Caen
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-cours-criminelles-departementales-inaugurees-a-caen-20190903

    Deux viols sont jugés par ces instances départementales, sans jurés, ces 5 et 6 septembre.

    La Chancellerie a les yeux braqués sur la cour d’appel de Caen, qui organise, ces jeudi 5 et vendredi 6 septembre, les deux premières audiences de la cour criminelle départementale. Une expérimentation gravée dans le marbre de la loi du 23 mars 2019, qui a fait couler beaucoup d’encre lors de son annonce surprise, l’hiver dernier, en plein débat législatif. Elle se déroulera pendant trois ans dans sept départements : les Ardennes, le Calvados, le Cher, la Moselle, la Seine-Maritime, La Réunion et les Yvelines.

    Cette nouvelle juridiction criminelle a désormais à juger des affaires dont la peine encourue est inférieure ou égale à vingt ans, comme les viols, les viols aggravés, les violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, les actes de torture ou de barbarie, les vols avec armes ou encore les séquestrations.

    Le but : audiencer plus rapidement les dossiers criminels et faire des économies.

    Je croyais que cette idée abjecte avait été abandonnée ! Les crimes commis contre les femmes n’irons plus aux assisses ils seront jugés pour pas cher et au pas de course dans des tribunaux spéciaux pour sous-citoyennes. Qu’est ce qui va rester aux assisses si les viols, les viols aggravés, les violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, les actes de torture ou de barbarie, les vols avec armes ou encore les séquestrations....
    #égalité_mon_cul #justice_mon_cul #fraternité_pour_les_agresseurs

  • Comment réinventer le masculin après #Metoo ?

    Pour que les hommes se saisissent du combat pour l’#égalité des sexes... #Ivan_Jablonka, historien et écrivain, nous parle de son dernier essai, « Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités » (Seuil, août 2019).

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/comment-reinventer-le-masculin-apres-metoo
    #masculinité #hommes #livre


    http://www.seuil.com/ouvrage/des-hommes-justes-ivan-jablonka/9782021401561

  • Eritrea: 150 cristiani arrestati da giugno. Si teme la chiusura delle scuole cattoliche

    In Eritrea proseguono le persecuzioni governative anticristiane, dopo la confisca delle strutture sanitare cattoliche avvenute tra giugno e luglio, almeno 150 cristiani sono stati arrestati negli ultimi due mesi in diverse città. A darne notizia è il sito dell’osservatorio cristiano Wolrd Watch Monitor secondo cui l’ultimo episodio risale al 18 agosto, quando sono stati arrestati 80 cristiani da Godayef, un’area vicino all’aeroporto della capitale, Asmara.

    Chiesta la rinuncia al cristianesimo

    Il 16 agosto, sei cristiani, dipendenti pubblici del governo sono stati arrestati e portati davanti a un tribunale ad Asmara. Il giudice ha intimato ai sei fedeli di rinunciare al cristianesimo e davanti al loro rifiuto si è riservato di prendere eventuali future decisioni.

    70 cristiani condotti nei tunnel sotterranei

    Il 23 giugno altri 70 cristiani appartenenti alla Faith Mission Church of Christ erano stati arrestati a Keren, la seconda città più grande dell’Eritrea. I membri di questo gruppo, tra cui 35 donne e 10 bambini, sono stati portati nella prigione di Ashufera, che è composta da un vasto sistema di tunnel sotterranei in condizioni estremamente degradate.

    Arrestati cinque preti ortodossi

    Sempre lo scorso giugno sono stati arrestati anche cinque sacerdoti ortodossi, un atto che spinse l’osservatore delle Nazioni Unite per i diritti umani in Eritrea, Daniela Kravetz, a chiedere il rilascio di tutti coloro che sono stati imprigionati per il loro credo religioso.

    Don Zerai: perseguitate tutte le religioni

    “Il governo tollera le religioni che ha trovato già radicate nel Paese; le nuove religioni di minoranza – nel caso degli arresti riguardanti i gruppi pentecostali, battisti – sono dichiarate illegali nel Paese già dal 2001”, così a Vatican News il sacerdote eritreo don Mussie Zerai, presidente dell’agenzia Abeshia, spiega i motivi di questa ennesima ondata repressiva. Don Zerai conferma inoltre l’esistenza di carceri eritree sotterranee e racconta di persone detenute all’interno di un container senza poter vedere la luce del sole.

    Dopo gli ospedali si teme per le scuole

    Il sacerdote parla anche della confisca degli ospedali cattolici: “Tra giugno e luglio sono state chiuse in totale 29 strutture tra ospedali, cliniche e presidi medici, gestiti dalla chiesa cattolica rifacendosi a questa legge. Non solo ha fatto chiudere queste strutture ma ne ha confiscato fisicamente la proprietà”. “Il timore è che questo toccherà anche alle scuole che la Chiesa cattolica gestisce – afferma ancora Don Zerai – 50 scuole tra elementari, medie e superiori e oltre cento asili nidi in tutto il territorio nazionale. Sarà un danno enorme soprattutto per la popolazione, perché sia le cliniche che le scuole si trovavano anche in zone sperdute, rurali, dove non c’è nessun’altra presenza tranne quella della Chiesa cattolica”.

    https://www.catt.ch/newsi/eritrea-150-cristiani-arrestati-da-giugno-si-teme-la-chiusura-delle-scuole-catt
    #chrétiens #Erythrée #COI #répression #arrestation #écoles_catholiques #christianisme #catholicisme #religion #persécution #Eglise_catholique

  • Ne nous libérez pas, l’égalité va s’en charger | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/08/27/ne-nous-liberez-pas-legalite-va-sen-charger

    Réjane Sénac discute des positions de Nicolas de Condorcet, de l’égalité devant la loi de tout individu « comme la condition et la conséquence de la proclamation d’une humanité commune », de l’asymétrie entre femme et homme et du sexisme qui la fonde, du droit de vote et d’éligibilité contre la violation des droits fondamentaux proclamés, des inégalités de traitement juridique, « Elle révèlent/relèvent le sexisme, le racisme et les exclusions liées aux inégalités économiques comme des contradictions constitutives, et non extérieures, aux droits fondamentaux ».

    Je souligne le mot contradiction contre les lectures linéaires comme lissées des événements politiques et des rapports sociaux, cette volonté fantasmatique de rendre homogène ce qui est traversé de rapports de domination, de pas encore et de déjà là.

    Egalité devant la loi. Contre la démocratie « exclusive », l’affirmation d’un principe d’égalité abstrait et formel, une affirmation politique et son sens émancipateur mais comme hors du temps et suspendue hors des contextes socio-politiques. L’autrice précise : « Néanmoins, l’égalité ne peut être réduite à l’égalité devant la loi ». Les inégalités économiques et sociales sont bien l’autre face des « incohérences » dans la « mise en œuvre du principe d’égalité ».

    Réjane Sénac revient sur l’opposition à la loi ouvrant le mariage civil aux couples de personnes du même sexe et précise : « Les incohérences dans la mise en œuvre du principe d’égalité ne sont donc pas seulement le résultat d’un défaut d’application d’un principe consensuel, mais aussi de divergences en ce qui concerne la définition de ce principe et des personnes auxquelles il est légitime de l’appliquer » . Elle parle de « la peur exprimée face au risque d’indifférenciation et de mélange des sexes/des sexualités », de confort dans l’ordre existant, de discrédit de l’égalité « au nom du danger du désordre », de nostalgie d’une « transcendance républicaine ». J’ajoute que le désordre futur évoqué revient à nier que l’ordre réellement existant est bien un désordre inégalitaire. Dit autrement, « l’égalité est perçue comme un danger lorsqu’elle bouscule les classifications héritées, en particulier en termes d’identité sexuée ou raciale et d’orientation sexuelle » . Le propos pourrait-être élargi au domaine salarial (l’arbitraire patronal et le droit des actionnaires basés sur la propriété privative, contre les droits de l’ensemble des salarié·es) ou scolaire (les classements et la méritocratie)…

    Les caractéristiques prêtées hier et aujourd’hui aux femmes, le spécifique face à la norme masculine/masculiniste considérée comme « universelle » (comme ces couleurs de la peau face à la neutralité référentielle de la peau soi-disant sans couleur, mais bien de couleur blanche/rose/claire), « La persistance de leur association au spécifique exprime et produit une bicatégorisation où le propre des femmes est d’être particulières, ce qui est plus un défaut qu’une qualité pour être reconnu·e comme un·e citoyen·ne à part entière doué·e de la puissance politique de compréhension et d’incarnation du général, de l’abstrait ».

    Spécifique, particulier, général, il peut-être utile (débat durant la Révolution française) de relire Zalkind Hourwitz : Apologie des Juifs (1789), Mes crimes sont les vôtres, & vous m’en punissez !

    Les idéologues construisent la « sororité », l’esprit « communautariste » ou « clanique » de minorités sociales (pour rappel les femmes ne sont pas une minorité mais la majorité de l’espèce humaine sauf en Inde et en Chine pour cause d’avortements féminicides), dans la négation de leur point de vue situé et de leurs propres communautés. Iels ne se considèrent pas comme membres de communautés mais d’un universel « majoritaire ».

    L’autrice détaille, entre autres, les présupposés, les préjugés antiféministes, les doués d’abstraction et celles qui ne le seraient pas, celles qui « empêtrées dans leurs missions naturelles » ne seraient pas capables d’abstraction et de défense de l’intérêt dit général, le communautarisme élevé en rempart contre l’ordre soi-disant républicain, la force d’un imaginaire national excluant, la virilisation de la langue française comme construction historique et celleux qui tournent en ridicule les efforts pour promouvoir un langage moins sexiste ou plus inclusif, la grammaire comme ordre social et politique, les récits mystifiés de l’égalité…

    Elle insiste sur la mise en concurrence des inégalités, « cette mise en concurrence des inégalités/inégaux empêche de penser les systèmes de domination dans leur entremêlement », les hiérarchies entre et dans les groupes sociaux, les actions correctrices et les actions transformatrices, l’imagination du semblable et la reconnaissance de la singularité individuelle, « chacun·e soit en capacité de s’imaginer semblable pour être égal·e non pas au-delà, mais en deçà de ses singularités » (en complément possible, Bernard Lahire : Dans les plis singuliers du social ; Individus, institutions, socialisations, quest-ce-quun-e-individu-e-sinon-une-production-de-part-en-part-sociale/), la construction des récits par les vainqueurs et les possibles récits alternatifs…

    Réjane Sénac souligne que la possibilité de l’égalité exige d’abord d’« être lucide sur les conditions de son impossibilité », l’articulation entre « principes d’égalité, de liberté et de fraternité » (la fraternité nomme bien une frontière dans la « famille des égaux »), la construction des « non-frères », « Leur reconnaissance comme individu est seconde par rapport à l’injonction à être membres d’un groupe singularisant », la supposée « neutralité et invisibilité des dominant·e·s »…

    L’autrice présente ensuite son livre. « Je commencerai ainsi par interroger les usages contemporains du terme « fraternité » dans l’articulation du « qui » et du « quoi » du politique.

    J’examinerai ensuite comment l’attachement à la liberté peut-être utilisé pour discréditer une égalité renvoyée au registre moral de la censure et/ou du puritanisme. La liberté, limitée à sa version individualiste d’épanouissement personnel, devient alors un outil de dépolitisation à la fois car elle nie les enjeux collectifs et parce qu’elle fait de l’application du principe d’égalité une question morale et non de justice.

    J’analyserai enfin comment penser l’égalité en dépassant le mythe d’une égalité à la fois déjà là et à rentabiliser ».

    #fraternité #sexisme #homophobie #racisme #discrimination #égalité

  • L’#ONU cède à la polémique et délocalise d’#Egypte sa conférence sur la #torture | Africanews
    https://fr.africanews.com/2019/08/20/l-onu-cede-a-la-polemique-et-delocalise-d-egypte-sa-conference-sur-la

    Le constat des défenseurs égyptiens des #droits de l’homme est clair : il est scandaleux pour l’ONU d’organiser une conférence contre la torture dans un pays où cette pratique est monnaie courante. Le faisant, cela serait « blanchir à la chaux » les exactions du gouvernement égyptien, arguent-ils.

  • Centaines de plaintes pour pédophilie déposées en un seul jour à New York _ Pauline Simonet/oang - 16 Aout 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10640578-centaines-de-plaintes-pour-pedophilie-deposees-en-un-seul-jour-a-new-yo

    Conséquence d’une nouvelle loi, des centaines de plaintes au civil pour pédophilie ont été déposées mercredi dans l’Etat de New York. Elles inquiètent de nombreuses institutions comme l’Eglise catholique, directement visée.
    La nouvelle législation permet aux victimes de demander réparation pendant un an, sans aucun délai de prescription. Les plaignants espèrent mettre au jour les complicités et protections dont les agresseurs ont bénéficié.

    Une rencontre sans effet avec le pape
    James Grein est l’une de ces nombreuses victimes qui vient de porter plainte et son cas est emblématique. Son agresseur présumé - l’ancien cardinal Theodore McCarrick défroqué l’an dernier après ses accusations - l’avait emmené rencontrer le pape Jean Paul II au Vatican en 1988.

    Agé de 30 ans à l’époque, il assure avoir confié au Souverain pontife lui-même et à quelques cardinaux les sévices dont il était victime depuis son plus jeune âge, sans aucun effet.

    Le Vatican directement visé
    Grâce à la nouvelle législation, James Grein, âgé aujourd’hui de 61 ans, peut porter plainte et c’est le Vatican lui-même qui est visé. Ses avocats vont exiger d’obtenir des archives et documents qui pourraient prouver l’ampleur des protections et complicités au sein de l’Eglise catholique.

    D’autres institutions sont aussi visées, comme les Scouts américains, le département de l’Education de New York ou encore l’université Rockefeller de Manhattan. Le nombre et l’importance des dossiers attendus est tel que 45 juges ont été spécialement désignés pour les traiter.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #violences_sexuelles #pedocriminalité #justice #religion #pornographie #église #pédophilie_dans_l_eglise #justice

  • Fées et gestes : #femmes_pyrénéennes, un statut social exceptionnel en Europe
    de #Isaure_GRATACOS

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33455636.texteImage
    #Pyrénées #livre #statut #femmes #montagne

    ping @mad_meg

    Référence trouvée dans le numéro zéro de la revue Nunatak :
    https://seenthis.net/messages/795974

    Dans l’#histoire oubliée, celle des femmes l’est à un degré supplémentaire. Il fallut attendre l’ouvrage de la béarnaise Isaure Gratacos en 1987, "Femmes pyrénéennes, un statut social exceptionnel en Europe", pour révéler le rôle fondamental des femmes dans l’ouest pyrénéen, pays de ‘‘l’aînesse absolue’’ où dans la #propriété, la #transmission se faisait par les femmes ‘‘les #aïreteras’’ si une femme était l’aînée. Ce qui en faisait le chef de la maisonnée, et quand elle se mariait, le mari prenait son #nom à elle. Elle siégeait aux assemblées de vallées, avec le même #droit_de_vote que tous les membres. Ainsi ces femmes pyrénéennes votaient depuis des siècles, alors que la France ne connaîtra que le suffrage universel masculin jusqu’à 1945. Ce statut, comme tous les #droits_coutumiers, dégénéra au fil du temps. Cet air de #liberté était sensible dans tous les aspects de la #vie_féminine, et dès la jeunesse. Il faudra l’action combinée à la fin du XIXè siècle de l’#Église et de l’#État, venus tard ici pour venir à bout de pratiques comme les #veillées_amoureuses, les #rites_sexuels dans des lieux déterminés près des villages, les #mariages à l’essai, etc. Isaure Gratacos raconte qu’elle a recueilli des témoignages sur une ‘‘coutume encore pratiquée en #Ariège dans les années 1920’’ : « C’était une #coutume que les jeunes filles se promènent en groupe de 8 ou 10. Elles espéraient rencontrer un jeune homme seul. Les hommes mariés étaient laissé en paix. Même les jeunes hommes du village étaient épargnés. Mais si un étranger se rencontrait dans un endroit solitaire, les jeunes filles se précipitaient sur lui et se conduisaient comme les filles du Pacifique, sauf qu’on ne le tuait jamais. » Cette pratique, qu’I. Gratacos compare à celles des ‘‘#filles_du_Pacifique’’, plonge dans les profondeurs de la #ritualité_païenne. Et il faudrait parler de cet univers spirituel des montagnards, de leurs chants, leurs contes, leurs danses, leurs rites, intimement liés à leur vie quotidienne elle-même imprégnée des travaux et des jours, mais aussi de la fréquentation des mystères de leur haut pays, tout près des étoiles et des profondeurs de la terre.

    #invisibilisation #in/visibilité

  • #Mau_Mau - #Con_chi_fugge

    Chi scappa perché c’è una guerra
    chi gli hanno preso la sua terra
    chi si è salvato da un inferno
    finendo in un C.I.E. moderno

    Non si vive non si vive così
    Che faresti se vivessi così?
    Per la gente di
    Mali Siria Eritrea
    Nigeria Senegal
    io griderò
    che con chi fugge io starò!

    Chi sarà sempre uno straniero
    chi sogna un lavoro vero
    chi cerca cibo e trova bombe
    e chi si è perso tra le onde

    Non si vive non si vive così
    che faresti se vivessi così?
    Per la gente di
    Gambia Palestina Bangladesh
    Egitto Libia
    urlerò
    che con chi fugge io starò!

    Chi comanda ha messo un muro 
    un confine immaginario
    si è spartito questa Terra
    l’esodo è planetario

    Attraverso i 7 mari
    c’è una schiavitù moderna
    gli interessi dei potenti
    e sangue sopra i continenti

    ma con chi fugge io starò

    https://www.youtube.com/watch?v=XltxNObQ_lo


    #fuite #solidarité #asile #conflits #guerre #migrations #réfugiés #musique_et_politique #chanson #musique

    ping @sinehebdo

  • #Erythrée, le gouvernement confisque les #hôpitaux catholiques

    En juin, les 29 hôpitaux de la petite Eglise catholique ont été confisqués par le régime totalitaire du président Issayas Afeworki . « Il ne supporte pas son indépendance qui a toujours dérangé le régime », selon le père Mussie Zerai, président de l’agence Habeshia pour l’aide au développement des migrants et des réfugiés érythréens et éthiopiens (voir La Croix 1.08.19) Le régime communiste totalitaire ne tolère pas le secteur privé et encore moins le rôle des religions dans la société. Il est arrivé la même chose à l’Eglise orthodoxe qui est plus coopératrice. Ce régime veut limiter le champ d’action de l’#Eglise_catholique dans la vie publique et lui faire perdre toute pertinence morale, sociale et politique dans le pays (loi No 73/1995).

    Son indépendance et son autonomie ont toujours dérangé le régime, car elle est la seule institution courageuse depuis 1991 (date de l’indépendance de l’Erythrée conquise de haute lutte contre l’Ethiopie et de l’arrivée au pouvoir du dictateur Afeworki), qui ose parler à voix haute avec ses lettres pastorales. Ainsi le régime n’a toujours pas digéré la lettre pastorale de 2014 intitulée « Qu’as-tu fait de ton frère ? », qui dénonce les innombrables crimes commis par le régime érythréen et le silence de la communauté internationale. Le gouvernement aimerait pouvoir manipuler l’Eglise catholique comme il le fait avec l’Eglise orthodoxe tewahedo d’Erythrée. La confiscation des 29 hôpitaux catholiques, en excellent état, est donc une mesure de représailles et vient soutenir les hôpitaux d’état qui fonctionnent mal, faute de médicaments, de médecins, d’équipes médicales…

    Mais le régime totalitaire ne va pas en rester là. Il a aussi l’intention de nationaliser les 50 #écoles et les 100 #jardins_d’enfants catholiques. Dans certaines régions le régime a déjà demandé d’empêcher l’inscription des élèves dans les écoles catholiques pour la nouvelle année scolaire. Le pays perdra ainsi la qualité de son enseignement. En effet, les #écoles_publiques sont très pauvres, les enseignants manquent parce que beaucoup se sont enfuis, les plus jeunes à cause d’un service militaire très long et pénible. Le régime est obligé des faire venir des enseignants d’Inde et du Kenya. En fait, le gouvernement érythréen est en faillite. Il est incapable de garantir le bien-être, les droits fondamentaux, la justice, ce qui est aussi la cause de l’exode de centaines de milliers de jeunes.

    Depuis 2001, le gouvernement a fermé tous les journaux indépendants et réduit les journalistes au silence par la détention et la torture. Les tribunaux ne sont pas indépendants, influencés par les membres du parti et l’armée. Il n’y a plus d’assemblée parlementaire.

    Au vu de ces faits et surtout de la lettre pastorale des évêques de 2014, on peut se demander comment des parlementaires suisses dont Claude Béglé faisait partie, ont pu revenir d’Erythrée faisant remarquer que “le pays est en train de s’ouvrir.” C’est le même optimisme en Corée du Nord… Un peu plus d’humilité et une connaissance approfondie des pays visités sont indispensables.

    https://blogs.letemps.ch/christine-von-garnier/2019/08/01/erythree-le-gouvernement-confisque-les-hopitaux-catholiques
    #confiscation #hôpital #religion #nationalisation

  • Les #femmes de #pouvoir

    En ce début de XXIe siècle, les voix féminines se font de mieux en mieux entendre. Démonstration avec les parcours de femmes de conviction : Hillary Clinton, Michelle Bachelet, Inna Shevchenko. Une révolution tranquille est en marche. Petit à petit, le combat pour l’égalité des sexes progresse, dans les coulisses du pouvoir comme dans certains villages du tiers-monde. Aux quatre coins de la planète, à travers leurs trajectoires mêmes, des femmes contribuent à inspirer cette volonté de changement. Ce documentaire passe en revue leurs réussites et leurs combats : les militantes indiennes et nigériennes luttant pour leurs droits, mais aussi des personnalités telles que Christine Lagarde, Michelle Bachelet ou la Femen Inna Shevchenko. D’autres femmes engagées, comme Hillary Clinton, la théologienne Margot Käßmann (ex-évêque de Hanovre) et Melinda Gates, s’expriment dans ce film et donnent leur point de vue sur la condition féminine. Un documentaire qui montre comment, peu à peu, leurs comparses font tomber les barrières qui les empêchaient d’avancer.

    https://www.senscritique.com/film/Les_femmes_de_pouvoir/19821282
    #film #documentaire
    #politique_étrangère_féministe #égalité #leadership_féminin #maternité #Christine_Lagarde #Minouche_Shafik #revenu #quota_féminin #Angela_Merkel #droits_des_femmes #féminisme #Michelle_Bachelet #préjugés #politique #Inde #Daphne_Jayasinghe #toilettes #corruption #Suède #Chili

    #Margot_Wallström, qui déclare :

    «Sexual violence against women is not cultural, is criminal»

    #violences_sexuelles #viol

    #viol_comme_arme_de_guerre #sens_de_culpabilité #armes #commerce_d'armes #Haifaa_al-Mansour #invisibilité #invisibilisation #Arabie_Saoudite #sous-représentation_féminine #religion

    #femmes_du_mur (#mur_des_lamentations)

    #Elana_Sztokman —> #mouvement_féministe_juif_orthodoxe
    (#judaïsme #judaïsme_orthodoxe)

    ligne de bus « #meandrine » (= de stricte observance)

    #ségrégation #patriarcat #radicalisme_religieux #Femen #auto-détermination #mariage_forcé #Niger #mortalité_maternelle #droit_à_l'avortement #avortement #droits_sexuels_et_reproductifs #IVG #Morena_Herera

    #El_Salvador #Las_17 (https://las17.org)

    #machisme
    contrôle de la #fertilité

    Incroyable maire d’un village en #Inde :
    #Chhavi_Rajawat


    https://en.wikipedia.org/wiki/Chhavi_Rajawat

  • Massacre de Bahr el-Baqar
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Bahr_el-Baqar

    Le massacre de Bahr el-Baqar désigne un raid mené le 8 avril 1970 par l’aviation israélienne sur le village égyptien de Bahr el-Baqar, au sud de Port-Saïd, dans le gouvernorat nord-oriental de Charqiya. Le raid a entraîné la destruction d’une école primaire complète des enfants de l’école et la mort de 46 enfants égyptiens.

    Évoqué par Asad Abukhalil :
    https://mobile.twitter.com/asadabukhalil/status/1157713026771849216

    هذه الرسمة للفنانة المصرية منحة حلمي. هي تكريم للشهداء الأطفال من مدرسة بحر البقر في مصر عندما قصف العدو مدرسة في نيسان ١٩٧٠ وقتل ٤٦ طفلاً وجرح خمسين.

  • Italie : 400 experts des #papyrus partagent leurs découvertes - Culture - RFI
    http://www.rfi.fr/culture/20190729-papyrus-italie-congres-egypte-crocodiles-offrandes

    Le 29e congrès de #papyrologie commence le 29 juillet 2019 à Lecce, en Italie. Organisé par l’université du Salento, il accueille les spécialistes du papyrus durant une semaine, venus partager leurs dernières découvertes sur le sujet.

    #histoire #écriture #archéologie #égyptologie #conservation

  • « Nous avons le projet d’un #corridor_humanitaire pour 50 000 migrants actuellement en #Libye »

    Le président de la communauté Sant’Egidio, présente dans 74 pays, revient sur l’appel du #Pape_François dimanche 7 juillet pour la création de « corridors humanitaires » pour des migrants bloqués en Libye.

    https://www.la-croix.com/Monde/Nous-avons-projet-dun-corridor-humanitaire-50-000-migrants-actuellement-Li
    #corridors_humanitaires #asile #migrations #réfugiés #Sant'Egidio
    #Eglise #Eglise_catholique

  • Tel Aviv: Jumping into the unknown – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20190719-tel-aviv-jumping-into-the-unknown

    I genuinely believe that most pessimists, including Abdel Nasser himself, did not think the day would come when he’d see an Egyptian embassy in Israel, after all of the pure blood of thousands of Egyptians was shed in the wars with Israel in 1956, 1967, and after his death in 1973, and that Netanyahu would attend a celebration of his revolution in Egypt.

    [...]

    Why is Egypt importing Israeli gas after announcing the discovery of the giant Zohr gas field in regional Egyptian waters? The total gas in place in Zohr is 30 trillion cubic feet, which is enough to cover Egypt’s gas needs. Also, how did Egypt go from being a source of gas for Israel until 2012, which stopped due to suspicious attacks on the gas line crossing through Sinai and therefore Egypt, was forced to pay several billions of dollars as a result of rulings against it? The first ruling was issued by the International Chamber of Commerce in Geneva, which stipulated that the Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC) must pay compensation to the East Mediterranean Gas Company (EMG) totalling to $288m. In EMG’s second case, it demanded that the Egyptian government pay $8 billion in compensation for halting gas supplies to Israel’s electric company. A settlement was reached in this matter, and Egypt agreed to pay $500 million over 8 and a half years in exchange for completing the deal to export Israeli gas to Egypt.

    Cairo has taken measures that pose a significant danger to Egypt’s national security in the course of its relations with Israel after the Egyptian parliament rejected a proposal by an MP to ban Egyptian citizenship to those carrying Israeli or Palestinian citizenship. However, the latter has already been implemented, as the Arab states agreed not to grant Palestinians citizenship in countries hosting them to prevent the liquidation of the Palestinian identity. How about Israeli citizenship? Will we be seeing Israelis carrying Egyptian citizenship, after paying $10,000 and owning flat, occupying vital positions in Egypt in just a few years? This is a hazardous matter, but who is listening? Who is aware? Who understands this?

    #Egypte #sionisme

  • Suite mexicaine (I)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIX-bis

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (IV)
    Notes anthropologiques XXXIX bis : suite mexicaine
    à la note anthropologique XXXIX consacrée à l’argent

    Le Mexicain vit sans doute plus intensément le caractère ambigu que représente l’argent : l’argent est la monnaie d’échange reconnue universellement dans l’univers de l’échange marchand et cet univers de l’échange marchand est en train de s’étendre sur toute la société, personne ne peut y échapper et ne prétend pouvoir y échapper, même s’il existe encore quelques plages sans argent dans les interlignes de la société mexicaine. L’argent est devenu une nécessité pour tous les Mexicains. C’est le premier point et il ne présente aucune ambiguïté. C’est le deuxième aspect de la vie mexicaine qui apporte une ambiguïté : l’attachement des Mexicains à ce que j’appellerai l’échange cérémoniel. Cet « échange cérémoniel », nous le retrouvons partout, sous tous les aspects et sous tous les angles de la vie sociale, de la naissance de l’enfant aux funérailles de la grand-mère ou du grand-père en passant évidemment par le mariage des parents et les quinze ans de la fille. Il y a aussi les anniversaires, l’entrée et la sortie de l’école, du collège, du lycée ou de l’université. Ce ne sont là que les échanges cérémoniels sur le plan familial mais au cours desquels sont invités non seulement tous les membres du lignage mais aussi les compadres et les comadres, les amis et les voisins. (...)

    #Mexique #argent #échange_cérémoniel #Église #évangélisme #López_Obrador

  • EU-Egypt migration cooperation : where are human rights ?

    The new EuroMed Rights study “EU-Egypt migration cooperation: at the expense of human rights,” published today, maps EU and Member State cooperation with Egypt in migration and border management. The study highlights the impact of this cooperation on the rights of refugees and migrants in Egypt and offers concrete recommendations for action. This publication follows the second meeting of the Migration Dialogue between the European Union and Egypt, which took place in Cairo on 11 July.

    While Egypt does not constitute a major country of departure for migrant movement towards Europe, the report finds that attention towards EU-Egypt cooperation on migration is predominately driven by Egypt’s attempts to strengthen its image as a regional leader, gain European support for its counter-terrorism policy and obtain funds for its domestic projects. If EU-led cooperation programmes in Egypt have stalled, certain Member States have stepped up bilateral cooperation on migration, going so far as to increase deportations of Egyptians back to Egypt where they could face severe human rights violations.

    “EU support to Egypt on migration has served to reinforce Egypt’s policing capacities and harsh border management policies, legitimising and strengthening the violence of the authoritarian Egyptian regime,” said Wadih Al-Asmar, President of EuroMed Rights. “We urge the EU to consult independent NGOs, inside and outside Egypt, on migration cooperation, assess the human rights impact of EU-Egypt agreements and funding, report to the European Parliament on cooperation between Frontex and the Egyptian authorities, and reject any proposals for a readmission agreement with Egypt.”

    https://euromedrights.org/publication/eu-egypt-migration-cooperation-where-are-human-rights

    #droits_humains #Egypte #UE #EU #Europe #migrations #asile #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Italie #Allemagne #externalisation #coopération

    –--------
    Reçu via la mailing-list Migreurop avec ce commentaire :

    Le dernier rapport d’EuroMed Droits (disponible en anglais, recommandations disponibles en arabe aussi) porte sur la coopération entre l’UE et l’Egypte relativement à la question dite de la « gestion des flux migratoires ». Peu documentée, cette coopération s’est pourtant intensifiée depuis la fin 2016 au niveau de la Commission européenne, mais aussi à l’appui notamment d’une coopération bilatérale fournie entre l’Egypte et l’Italie, d’une part, et l’Allemagne d’autre part. Le faible contrôle démocratique et le manque de transparence sur la réalité de cette coopération ajoute aux inquiétudes fortes d’une coopération qui ne fait ni guère cas de l’impact de cette coopération sur les droits humains (des personnes en migration et des Egyptien.nes).

    Le rapport met aussi en lumière des éléments d’analyse qui contredisent la thèse d’une « externalisation des politiques européennes » au sens classique du terme : les auteurs avancent que l’UE ne bénéficie que très peu d’une coopération qui, à l’inverse, profite véritablement à l’Egypte qui voit dans la coopération migratoire un canal de financement & de légitimité diplomatique fort utile, dans un contexte plus général de politique anti-terroriste qui s’accommode assez bien d’un amalgame politiquement utile entre migration irrégulière, criminalité transfrontalière et terrorisme.

    Au vu des enjeux en matière de droits humains particulièrement prégnant en Egypte, des recommandations sont émises aux institutions européennes, ainsi qu’aux autorités italiennes et égyptiennes pour tirer la sonnette d’alarme sur une coopération dangereuse qui se poursuit loin des regards.

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation, et plus précisément sur l’externalisation en Egypte :
    https://seenthis.net/messages/731749#message767801

  • « Les noms “autrice”, “officière”, “professeuse”… existent depuis des siècles. Ils avaient juste été condamnés par des idéologues masculinistes »

    Dans une tribune au « Monde », la linguiste Eliane Viennot et le juriste Benjamin Moron-Puech pensent que l’#écriture_égalitaire permet de renouer avec des #usages éliminés pour des raisons discutables.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/11/les-noms-autrice-officiere-professeuse-existent-depuis-des-siecles_5487951_3

    #féminisation #métiers #français #écriture_inclusive #égalité #femmes #égalité

  • Les migrations contribuent-elles à améliorer la condition des femmes au pays d’origine ?

    Ce 9e numéro de #De_facto mobilise des chercheurs en #économie_du_développement pour apprécier les conséquences des migrations sur la #condition_des_femmes dans les #pays_d’origine. Sandrine Mesplé-Somps et Idrissa Diabaté montrent que les émigrées qui rentrent au Mali depuis la Côte d’Ivoire contribuent à faire reculer l’#excision (http://icmigrations.fr/2019/07/01/defacto-9-001). À l’opposé, Simone Bertoli constate que les Égyptiens ayant séjourné dans les #pays_du_Golfe en reviennent avec une vision plus conservatrice du #rôle_des_femmes (http://icmigrations.fr/2019/07/01/defacto-9-003). Jason Gagnon compare migrations féminines et migrations masculines à l’échelle des grandes régions du monde et montre que les femmes migrent aussi dans l’espoir de s’émanciper (http://icmigrations.fr/2019/07/01/defacto-9-004). Au #Sénégal, où nous emmène Sylvie Lambert, les #migrations_matrimoniales des femmes peuvent leur permettre d’améliorer leur #bien-être et de gagner en #autonomie (http://icmigrations.fr/2019/07/01/defacto-9-002).

    http://icmigrations.fr/defacto-009
    #femmes #migrations #asile #réfugiés #développement #Golfe #émancipation #Egypte #Mali

  • Belgique : Inégalités salariales entre femmes et hommes : un combat toujours d’actualité Natalia Hirtz - 12 Juillet 2019 - InvestigAction
    https://www.investigaction.net/fr/inegalites-salariales-entre-femmes-et-hommes-un-combat-toujours-dact

    Le 8 mars dernier, l’une des revendications de la première grève des femmes en Belgique portait sur l’égalité salariale. En effet, 53 ans après la grève historique des femmes de la Fabrique Nationale (Herstal), l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 7,6 % en salaire horaire et de 20,6 % en salaire annuel. Quelle a été l’évolution historique de ces inégalités en Belgique et comment expliquer les écarts actuels ?
     

    Si les femmes ont toujours travaillé, la distinction entre travail salarié (c’est-à-dire, du travail partiellement rémunéré [1]) et travail « domestique » (non rémunéré) est l’une des caractéristiques principales du système capitaliste. Durant la période féodale, la famille paysanne (les serfs) travaille une partie de la semaine sur le domaine seigneurial et l’autre partie, dans la sphère dite « domestique ». Durant cette période de l’histoire, la domination masculine est indéniable et il existe bel et bien une division sexuelle du travail, c’est-à-dire qu’hommes et femmes (voir même enfants) ne réalisent pas les mêmes tâches. Avec le salariat, qui s’installe au XVIe siècle en Europe, la division sexuelle du travail est renforcée par la séparation entre travail salarié (masculin) et domestique (féminin). Ce dernier sera non seulement dévalorisé, mais surtout invisibilisé [2]. Les femmes ne seront cependant pas toutes écartées de la sphère salariale qui deviendra l’affaire des plus pauvres d’entre elles. Les travailleuses sont reléguées aux emplois les moins bien valorisés, car considérés comme étant des tâches ne relevant d’aucune qualification acquise, sinon de qualités féminines innées. L’écart salarial augmente. Si au XIVe siècle, les femmes perçoivent la moitié de la paye d’un homme à travail égal, au XVIe siècle elles ne reçoivent qu’un tiers du salaire de leurs homologues masculins [3].

    À partir du XIXe siècle, le travail des femmes en dehors de la sphère domestique est érigé en source de dysfonctionnement et de pathologies sociales. Il est accusé d’entrainer la pauvreté, l’immoralité, la dénatalité et la décadence sociale. Les ouvrières des ateliers sont particulièrement ciblées. En parallèle, le modèle de la famille nucléaire s’impose comme vertu avec au centre, la figure du père, pourvoyeur de revenus, et de la mère, ménagère et pourvoyeuse des soins dans le foyer. La critique du travail salarié des femmes est accompagnée de mesures spécifiques [4]. Le Code civil (1830) donne à la femme mariée le même statut qu’aux mineurs : elle ne peut pas gagner de l’argent, faire des économies ou réaliser des transactions économiques sans la permission de son mari. Pour exercer un travail salarié, elle doit obtenir l’autorisation de son époux. C’est lui qui signe le contrat de travail et qui, jusqu’en 1900, perçoit son salaire. Ce n’est qu’en 1958 qu’une réforme du Code civil supprime la notion de puissance maritale [5].

    Ces mesures précarisent les travailleuses sans pour autant empêcher leur présence dans le monde salarial : à la veille de la Première Guerre mondiale, près d’un employé sur trois est une femme [6]. La discrimination des femmes sur le marché de l’emploi est renforcée durant l’entre-deux-guerres et atteint son apogée durant la crise des années 1930. En 1933 et 1935, le gouvernement diminue les salaires des femmes fonctionnaires et des institutrices ; en 1934, il suspend l’embauche des femmes dans le service public (exception faite du service de nettoyage) [7]. L’arrêté royal de décembre 1934 autorise le ministre du Travail à « contingenter dans chaque branche d’industrie le pourcentage de femmes […] en vue du remplacement éventuel des excédents par des chômeurs involontaires » [8]. En 1935, il interdit le cumul des époux dans la fonction publique. Ces arrêtés royaux provoquent une forte mobilisation féminine et, en 1937, ces mesures sont abrogées. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement met en place un ensemble de mesures pour encourager le retour des femmes au foyer : la mère au foyer se voit attribuer une allocation (1948-1957), la réforme fiscale introduit le cumul des revenus des époux (1962-1988) [9], pénalisant le travail des femmes et renforçant son statut de salaire d’appoint.

    La proportion des femmes dans la population active ne retrouve son niveau d’avant 1914 (30 %), qu’en 1970 [10]. Elle remonte de manière continue jusqu’à nos jours pour atteindre 36,6 % en 1990 et 47,8 % en 2018 [11]. Ces chiffres n’impliquent pas pour autant la fin des inégalités. En effet, la part des femmes sur le marché de l’emploi augmente dans un contexte marqué par la progression des contrats précaires, des emplois flexibles et, comme développé dans les articles de B. Bauraind et d’A. Dufresne (dans ce numéro), d’une réduction de la part salariale dans le revenu national ainsi que des réductions de dépenses publiques (ce qui aura de forts impacts sur les femmes, responsables des soins au sein de la famille).

    L’écart salarial entre hommes et femmes s’est progressivement réduit, en particulier grâce au combat des femmes. Et c’est plus précisément les ouvrières de la Fabrique Nationale Herstal qui, avec leur grève de 1966, ont marqué un tournant important dans l’histoire des inégalités salariales, et par conséquent dans l’histoire des femmes.
     
    La grève des ouvrières de la FN Herstal
    Lors de la signature du Traité de Rome (1957), instituant la Communauté économique européenne, le principe de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes devient une « valeur » fondatrice des institutions européennes. Or, le Traité de Rome vise une intégration économique entre les pays signataires [12], non une union politique ou sociale. À ce titre, les enjeux sont multiples. Parmi les six pays signataires, la France réclame un article portant sur l’égalité salariale entre femmes et hommes. En effet, contrairement à certains de ses partenaires, la France avait adopté des dispositions législatives diminuant cet écart [13]. Elle craint de ce fait une ouverture à la concurrence du marché défavorable pour les secteurs à forte main-d’œuvre féminine [14].

    Le Traité de Rome établit un délai de 5 ans aux pays signataires pour instaurer l’égalité salariale. Or, 10 ans après sa signature, en Belgique comme ailleurs, aucune loi n’a été adoptée pour contrecarrer ces inégalités. Ce n’est que par les négociations salariales que les travailleuses pouvaient espérer une hausse de leurs revenus. Dans le secteur des fabrications métalliques, les négociations signées en 1962 ramenaient l’écart des salaires à 15 %, c’est-à-dire que les femmes gagnaient 85 % du salaire des hommes. En 1966, une nouvelle convention est en cours de négociation pour les années 1966-1968. Les discussions sont difficiles et elles visent une réduction des écarts, mais pas une disparition des inégalités. C’est dans ce contexte que le 16 février 1966, 3.000 ouvrières de la FN Herstal entament une grève en revendiquant « À travail égal, salaire égal ». En effet, la direction de la FN attend la conclusion de l’accord national avant de lancer les négociations au sein de l’entreprise et affirme qu’à la FN, il n’existe pas de distinction entre les hommes et les femmes. Or, les compétences des femmes y sont sous-évaluées, elles sont payées à la production et sont exclues de toute possibilité de promotion interne [15].

    Le 18 février, un projet d’accord sectoriel est conclu prévoyant un rattrapage des salaires étalé sur deux ans, pour atteindre 90 %, puis 93 % et enfin 96,7 %. Cet accord ne représente que 20 % de l’augmentation exigée par les femmes de la FN. Elles décident donc de continuer la grève. Dès la fin de la deuxième semaine de grève, faute de pièces, plus de 5.000 hommes sont mis en chômage technique. Le conflit fait tache d’huile dans d’autres usines du pays et dépasse les frontières. Le 25 avril, des délégations belges et européennes participent à la marche sur Liège en soutien aux grévistes [16]. Un comité « À Travail égal, salaire égal » est lancé pour soutenir la grève et dénoncer plus largement les discriminations sexistes.

    Le 4 mai, après 12 semaines de grève, syndicats et direction signent un accord. Les femmes obtiennent une augmentation salariale moindre que celle revendiquée, mais supérieure à celle proposée au départ par la direction. L’accord n’inclut pas les demandes concernant les conditions de travail et introduit la lutte contre l’absentéisme des femmes. Mais, au-delà de la question concernant les conquêtes immédiates, cette grève est devenue l’une des plus importantes de l’histoire de la Belgique. Non seulement par sa durée, mais surtout par ses répercussions sociales et politiques. La mobilisation des ouvrières a propulsé sur la scène belge, mais aussi internationale, la revendication de l’égalité salariale. Ce combat aura des répercussions jusqu’au parlement européen où une réunion extraordinaire est organisée pour évaluer l’application de l’article 199 du Traité de Rome concernant l’égalité salariale. En Belgique, les organisations syndicales sont poussées à repenser la place des femmes au sein de leurs structures et dans les négociations collectives. Enfin, cette grève accélère la publication de l’arrêté royal du 24 octobre 1967, qui sépare la réglementation du travail des enfants de celle des femmes adultes. Le principe de l’égalité salariale défini par le Traité de Rome est confirmé, mais sans donner de repères interprétatifs concernant ce qu’on entend par « travail de valeur égale ». C’est l’une des raisons pour lesquelles, comme nous le verrons plus loin, les inégalités salariales persistent. Enfin, l’arrêté royal ouvre le droit aux actions en justice pour cause d’inégalité salariale. Cependant, les syndicats ne feront jamais usage de cet outil juridique pour mettre en œuvre l’égalité salariale [17].
     
    La grève des ouvrières de Bekaert-Cockerill (Fontaine-L’Évêque)
    Le 3 novembre 1982, les 31 ouvrières de la fabrique de clous et de fils d’acier Bekaert-Cockerill, entament une grève. Elles protestent contre la signature d’une convention imposant la réduction du temps de travail des femmes.
     
    En effet, quelques mois plus tôt, en avril, ouvriers et ouvrières entament une grève contre un plan de restructuration. Après 9 semaines de grève et devant l’échec des négociations, la commission paritaire régionale réunit son bureau de conciliation. Les négociations débouchent sur un accord signé par les deux parties (syndicale et patronale) avec la caution du conciliateur social, représentant du ministère du Travail. Seules les femmes seront touchées par la restructuration : 28 ouvrières (non-chefs de ménage) doivent passer à mi-temps. En effet, lors des négociations, tous les efforts se sont concentrés sur la sauvegarde des emplois masculins, ce qui en dit long sur la conception de l’emploi des femmes en tant que salaire d’appoint [18].
     
    Tant la Direction de l’entreprise que les responsables syndicaux et le représentant du ministère du Travail décident d’ignorer la loi de 1978, qui impose l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans le cadre de l’emploi et des relations économiques en général. Pour les ouvrières, cet accord implique de passer d’un contrat à durée indéterminée à temps plein à un contrat à mi-temps valable pour la durée de la convention, perdant donc, aussi, les avantages sociaux liés à leur ancienneté [19]. Le 18 octobre, le syndicat organise une assemblée générale (AG) pour valider la convention. Les ouvrières dénoncent une discrimination scandaleuse : les postes des femmes seront remplacés par des hommes. Elles demandent à leurs « camarades » de rejeter cette convention, mais très peu d’hommes se solidarisent [20]. Sur les 226 personnes présentes à l’AG, 60 votent contre (toutes les femmes et seulement 29 hommes), 40 s’abstiennent et 126 hommes votent à faveur de la convention, décidant ainsi du sort des ouvrières. La convention est signée et la solidarité ouvrière, brisée [21]. Mais, loin de se laisser abattre, le 3 novembre, les femmes partent en grève, sans le soutien des syndicats, qui considèrent leurs revendications (d’égalité) trop « extrémistes ». Certaines d’entre elles installent un piquet de grève. Mais elles ne parviennent pas à retenir leurs camarades hommes, qui décident de reprendre le travail. Après 20 jours de grève, la convention est abandonnée et une nouvelle convention est signée. Cette fois-ci, 13 femmes seront licenciées. Et ce seront plus précisément celles qui ont participé aux piquets de grève [22]. Elles seront remplacées par 23 hommes.
     
    L’ouverture du marché de l’emploi aux femmes… comme armée de réserve et avec un salaire d’appoint  
    C’est le contexte de la fin des années 1960 marqué par une pénurie de main-d’œuvre et une forte conflictualité sociale qui pousse le gouvernement à encourager l’entrée des femmes dans le salariat. Ainsi, le Plan du travail de 1971-1975 vise à faciliter la combinaison du travail salarié et de la vie de famille pour les femmes, tout en les orientant massivement vers des secteurs d’activité dits féminins. Le contrat de travail à temps partiel est présenté comme un outil privilégié à cette fin. L’État investit dans la création de crèches [23].

    La crise structurelle qui surgit en 1973 [24] et les politiques mises en place pour y répondre marquent un point d’inflexion dans l’organisation du travail. Le retour des femmes sur le marché de l’emploi se passe donc dans un contexte de blocage salarial, d’augmentation du chômage et de multiplication des emplois précaires [25]. En outre, l’ouverture du salariat aux femmes ne concerne que certains secteurs considérés comme « féminins » et donc moins bien rémunérés. La multiplication des contrats à temps partiel s’impose au nom de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale des femmes (toujours tenues pour seules responsables du bien-être familial). Elles sont ainsi massivement considérées comme une main d’œuvre d’appoint ne méritant donc qu’un salaire d’appoint. Et c’est précisément cette question qui sera soulevée et combattue par une nouvelle grève historique : celle des ouvrières de l’usine Bekaert-Cockerill.
     
    La persistance des inégalités salariales
    De nos jours, des scandales comme celui qui fut mis en lumière par les ouvrières de Bekaert-Cockerill semblent peu probables. Cependant, lorsqu’on observe les statistiques, on s’aperçoit que le travail des femmes continue à être considéré comme un travail d’appoint et donc payé comme tel. En effet, si on aborde le salaire d’un point de vue collectif, on observe qu’en 2014 (dernières données statistiques pour la Belgique), l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 7,6 % en salaire horaire brut moyen et de 20,6 % en salaire annuel brut moyen (ce qui s’explique par une différence de temps de travail, nous y reviendrons plus bas) [26]. Alors que les femmes sont actuellement plus instruites et plus diplômées que les hommes, elles sont moins payées, plus exposées aux exclusions de chômage [27] et bien plus pauvres quand vient le temps de la retraite, car à moindre salaire, moindre pension. Sans prendre en considération les régimes de pension extralégaux (ce qui ferait augmenter cet écart [28]), la pension moyenne des femmes est 24,8 % inférieure à celle des hommes.
     
    Tableau 1. Évolution des écarts salariaux hommes-femmes entre 2010 et 2014
    Voir l’article https://www.investigaction.net/fr/inegalites-salariales-entre-femmes-et-hommes-un-combat-toujours-dact 

    D’autres inégalités relevant de la division internationale du travail  
    Le salaire exprime non seulement une division sociale et sexuelle du travail, mais aussi une division internationale du travail. L’inégalité salariale selon l’origine nationale des travailleur.euse.s, manque dans cette analyse. En effet, la discrimination sur le marché de l’emploi frappe encore plus fortement les migrant.e.s. Mais tout.e.s ne connaissent pas le même sort : les Allemand.e.s, les Françai.se.s, les États-Unien.ne.s et les Néerlandai.se.s qui travaillent en Belgique gagnent en moyenne plus que les Belges (notamment les hommes). Au contraire, les personnes de nationalité hors UE-27 (hormis les États-Unien.ne.s) accusent un important écart salarial par rapport aux Belges. Les salaires horaires bruts sont les plus faibles pour les travailleur. euse. s originaires des pays du Maghreb et du reste de l’Afrique, et ils le sont encore plus pour les femmes originaires de ces pays qui gagnent respectivement 10 % et 8 % de moins que leurs compatriotes masculins [29].
     
    L’écart salarial en salaires horaires  
    Comment expliquer que malgré une loi interdisant les discriminations salariales, les femmes gagnent 8 % en moins que les hommes par heure de travail ? En effet, cet écart est dû notamment aux discriminations directes et indirectes (les femmes sont majoritairement concentrées dans des emplois moins bien rémunérés).

    Dans nos sociétés, certains emplois sont considérés comme plus qualifiés que d’autres, et donc mieux rémunérés. Au tournant du XXe siècle, les salaires échappent largement aux négociations collectives. Les hiérarchies salariales suivent divers critères comme l’âge ou le sexe. Les femmes constituent donc une catégorie à part. Avec l’essor des conventions collectives, dans l’entre-deux-guerres, des grilles salariales sont élaborées selon la qualification et la pénibilité. Les débats sont ardus quant à la manière de mesurer la qualification. La reconnaissance d’une qualification est le fruit de rapports de force et de négociations entre représentants syndicaux et patronaux, représentés par des hommes. Ces négociations, officialisées par des conventions collectives, reflètent donc des hiérarchisations sociales dont celles concernant le genre. Les métiers masculins sont les premiers à être requalifiés, alors que le travail « féminin » sera largement considéré comme relevant de qualités féminines innées et donc, non qualifié. Ainsi, même au sein d’un même secteur, les emplois considérés plus qualifiés sont souvent largement masculins, comme c’est le cas pour le secteur du nettoyage où les hommes sont concentrés là où les salaires sont plus élevés tels que le nettoyage industriel ou le lavage de vitres.

    Il en va de même pour la reconnaissance de la pénibilité dont la notion est largement définie en fonction de critères masculins. Les facteurs de risques encourus par les femmes demeurent donc occultés, comme les gestes répétitifs ou les tâches liées au nettoyage et aux services à la personne [30].

    Mais le fait qu’hommes et femmes n’occupent pas les mêmes emplois n’explique pas tout. À l’intérieur d’un même secteur, on observe également des écarts de salaire entre hommes et femmes. Ceci s’explique par ce qu’on appelle des « discriminations directes » s’appuyant sur des stéréotypes que certain.e.s croient dépassés. L’un d’entre eux concerne la maternité, ou plutôt le soupçon de maternité. Celui-ci constituerait une des sources principales de discrimination à l’embauche (des postes mieux rémunérés), mais aussi aux promotions et à l’attribution des primes. En effet, la maternité irait de pair avec l’absentéisme, une moindre mobilité et donc, de moins bonnes performances.

    Il est certain que les mères sont plus nombreuses que les pères à prendre des congés pour s’occuper des enfants et, comme elles prennent en charge la majorité du travail domestique, elles sont donc moins « disponibles » que les hommes pour ce qui concerne leur carrière professionnelle. Cependant, une étude menée en France, comparant les salaires entre des hommes et des femmes qui n’ont jamais interrompu leur carrière et qui ont entre 39 et 49 ans (à priori, ne présentant plus la probabilité de maternité), montre que les hommes gagnent en moyenne 17 % en plus que les femmes. En effet, même celles qui ne sont pas mères restent soupçonnées de moindre performance que les hommes [31]. Elles ont donc moins accès aux promotions et aux primes.

    Comme le montre le tableau 2, les compensations salariales individuelles ne font que renforcer ces discriminations, maintes fois voilées par des opinions pointant des complexes relevant des femmes elles-mêmes (sensées ne pas oser négocier leur salaire) plutôt que des discriminations directes.


     
    L’interruption de carrière liée à la maternité est aussi un facteur explicatif de l’écart salarial. Les femmes cumulent moins d’ancienneté, ce qui a des répercussions sur leur possibilité de promotion sur un marché de l’emploi où elles sont en désavantage par rapport aux hommes.

    Enfin, si on observe l’écart salarial en fonction du statut, on remarque que chez les employé.e.s l’écart salarial s’élève à 22 % ; parmi les ouvrier.e.s, il est de 19 % alors que chez les fonctionnaires contractuel.le.s il n’est que de 2 %, et qu’il est même négatif chez les fonctionnaires statutaires (-5 %). Dans ce sens, le chiffre global de l’écart salarial de 8 % cache des différences significatives en fonction du statut [32]. En effet, étant donné les réglementations existantes contre les discriminations, l’État devrait être exemplaire. Cependant, cette égalité salariale s’accompagne d’une inégalité statutaire : alors qu’il y a autant de travailleuses que de travailleurs dans la fonction publique, seuls 48 % des femmes sont des fonctionnaires statutaires contre 61 % des hommes. Inversement, elles sont surreprésentées parmi le personnel contractuel [33]. Enfin, si dans le secteur privé les écarts sont plus importants, c’est notamment parce que, outre les discriminations indirectes, les compensations salariales individuelles favorisent les discriminations directes. Dans ce sens, la tendance à la sous-traitance des emplois publics et l’augmentation des fonctionnaires contractuel.le.s ne peuvent qu’accroître les inégalités salariales.
     
    L’écart salarial en salaires annuels
    Si on observe l’écart salarial sur une base annuelle, il se creuse encore. Au bout d’une année, les femmes gagnent 21 % en moins que les hommes. Cet écart s’explique par la surreprésentation des femmes dans l’emploi à temps partiel. En effet, en 2014, 43,9 % des travailleuses occupent un temps partiel, contre 9,6 % des travailleurs. Les raisons pour lesquelles les femmes travaillent à temps partiel ne sont pas les mêmes que celles des hommes. Selon l’enquête sur les forces de travail, pour 49 % des travailleuses à temps partiel, la combinaison entre vie professionnelle et vie privée constitue la raison principale de ce « choix », alors que cette même raison n’est invoquée que pour 23 % des hommes travaillant à temps partiel [34].

    Graphique 1. Écarts de salaires horaires bruts moyens (en €) et écarts salarial entre emplois à temps plein et à temps partiel et selon le sexe (2014)

    



    Enfin, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, les travailleur.euse.s à temps partiel occupent majoritairement des emplois moins bien rémunérés que les travailleur.euse.s à temps plein. Dans ce sens, les femmes qui travaillent à temps partiel cumulent deux désavantages majeurs : en tant que femmes et en tant que travailleuses à temps partiel (voir graphique 1). De plus, l’écart des salaires correspondant aux contrats de travail à temps plein et à temps partiel a crû ces dernières années en Belgique. Ceci a un impact majeur sur l’écart salarial entre les hommes et les femmes. De cette façon, si entre 2010 et 2014, les écarts de salaires ont légèrement diminué, l’écart salarial calculé sur base annuelle diminue bien plus lentement que celui basé sur les salaires horaires (voir tableau 1).
     
    Les hiérarchies sociales exprimées dans les salaires
    Les rapports salariaux sont des rapports d’exploitation, car le salaire n’est jamais égal à la valeur créée par le.s travailleur.euse.s. Le salariat s’est constitué sur la base même du surtravail, une partie de la valeur créée par le travailleur qui ne lui est pas reversée. Et dans ce même mouvement, il a impliqué une division entre un travail considéré comme « producteur » (de richesses) et un travail considéré comme « reproducteur » (de la force de travail, c’est-à-dire, des travailleur.euse.s). Les femmes ont été reléguées à ce travail dit « reproductif », considéré comme n’étant pas créateur de valeur et donc, non rémunéré.

    Loin d’être des victimes passives, le combat des femmes pour l’égalité (politique, sociale, sexuelle et économique) n’est pas neuf. Mais, dans une société patriarcale, leurs revendications tardent à être reconnues. Si depuis les années 1970, elles sont appelées à participer massivement au monde salarial, c’est plus pour servir de laboratoire à la précarisation de l’ensemble du salariat que comme travailleuses à part entière. Cependant, leur entrée dans des espaces plus reconnus par cette société (capitaliste et patriarcale) a facilité leur organisation et leur visibilité, accélérant de la sorte la reconnaissance de leurs revendications. Le combat n’est pas terminé. Le chemin est encore long pour parvenir à une égalité femmes-hommes. Égalité qui, bien évidemment, n’empêchera pas d’autres inégalités, propres à une société divisée en classes sociales. Néanmoins, l’égalité des salaires impliquerait une moindre exploitation du travail salarié des femmes, mais aussi une transformation plus globale des rapports de genre, dont le salaire n’en est qu’une expression. En ceci, la grève féministe internationale convoquée le 8 mars dans plus d’une quarantaine de pays marquera surement un tournant dans l’histoire de cette lutte.

    Notes
    [1] . Nous reprenons le concept défini par K. Marx. Dans ce sens, le travail salarié est un travail fourni pour autrui en échange d’un salaire qui est toujours inférieur à la valeur apportée par ce travail. Le profit de l’employeur vient de la partie de travail non payé. Ce temps travaillé gratuitement est désigné comme « exploitation ». Karl Marx, « Le Capital. Livre I », Éditions sociales, 2016.
    [2] . Lire à ce propos, Silvia Federici, « Point zéro : propagation de la révolution. Salaire ménager, reproduction sociale, combat féministe », Racine de iXe, 2016 et « El patriarcado del salario », Fabricantes de sueños, Madrid, 2018. Pour une synthèse sur les rapports de genre durant la période de formation du capitalisme, Natalia Hirtz « Le sauvage, le vagabond et la sorcière. Aux racines du capitalisme », Gresea Échos n°95, 2018.
    [3] . Silvia Federici, « Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive », Ed. Entremonde. Senonevero, 2017.
    [4] . Éliane Gubin et Claudine Marissal dans, Éliane Gubin et Catherine Jacques (dir.), « Encyclopédie d’histoire des femmes. Belgique, XIXe-XXe siècles », Ed. Racine, 2018, pp. 559-563.
    [5] . Le Code civil belge (et ses reformes) est disponible dans http://www.droitbelge.be/codes.asp#civ.
    [6] . Éliane Gubin dans, Éliane Gubin et Catherine Jacques (dir.) 2018, op.cit. p. 570.
    [7] . Éliane Gubin et Claudine Marissal, 2018 op.cit.
    [8] . Éliane Vogel-Polsky, « La construction sociosexuée du droit du travail en Belgique », dans, Yota Kravaritou, « Le sexe du droit du travail en Europe », Kluwer Law International, 1996.
    [9] . Éliane Gubin et Claudine Marissal, 2018 op.cit.
    [10] . Éliane Gubin, 2018, op.cit, p.573.
    [11] . Estimation modélisée, Organisation internationale du travail, https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SL.TLF.CACT.FE.ZS.
    [12] . La CEE fut fondée par l’Italie, la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne de l’Ouest.
    [13] . À propos de ces dispositifs législatifs en France, lire, Rachel Silvera « Un quart en moins. Des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires », La Découverte, 2014.
    [14] . Hélène Périvier, « Le Traité de Rome et l’égalité », 2017, https://www.ofce.sciences-po.fr/blog/le-traite-de-rome-et-legalite
    [15] . Marie-Thérèse Coenen, « La grève des femmes de la FN en 1966. Une première en Europe, POL-HIS, 1991.
    [16] . Ibid.
    [17] . Marie-Thérèse Coenen, « Comment faire une société égalitaire quand l’inégalité est partout ? Les leçons de la grève des travailleuses de la FN », https://www.carhop.be/images/societe_egalitaire_2016.pdf.
    [18] . Éliane Vogel-Polsky, « La construction socio-sexuée du droit du travail en Belgique », dans, Yota Kravaritou, « Le sexe du droit du travail en Europe », Kluwer Law International, 1996.
    [19] . Ibid.
    [20] . Écouter l’émission « Un jour dans l’info : Femmes des années 80 ». RTBF dans https://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-jour-dans-l-info-femmes-des-annees-80?id=9999497
    [21] . Éliane Vogel-Polsky, 1996, op. cit.
    [22] . Émission RTBF, op. cit.
    [23] . Éliane Gubin et Claudine Marissal, 2018 op.cit.
    [24] . Si on observe la croissance réelle du PIB mondial depuis 1950 jusqu’à nos jours, on remarque, à partir de 1973, une croissance globale moins forte à celle de la période antérieure (1950-1973) ainsi que l’apparition des crises (conjoncturelles) successives et de plus en plus profondes. https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/ny.gdp.mktp.kd.zg
    [25] . Voir les articles précédents de ce même numéro : A.Dufresne, pour le blocage salarial, C. Leterme pour le chômage et B. Bauraind pour ce qui concerne la réorganisation du monde du travail.
    [26] . Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, « L’écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique Rapport 2017 », http://statbel.fgov.be/sites/default/files/2017-12/Rapport%20Ecart%20salarial%202017.pdf Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, 2017, op. cit.
    [27] . La réforme sur la limitation du droit à l’allocation de chômage d’insertion et la diminution de la limite d’âge (voir l’article de C. Leterme, dans ce même numéro) a mené à des exclusions massives dont 2/3 sont des femmes. Vie féminine, « La précarité des femmes en chiffres », 2015, http://www.viefeminine.be/IMG/pdf/La_precarite_des_femmes_en_chiffres.pdf
    [28] . Ceci se doit au fait que12 % d’hommes et 9 % de femmes bénéficient d’un régime de pension extralégal. De plus, la contribution patronale moyenne pour les femmes est 37 % inférieure à celle des hommes.
    [29] . Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, 2017, op. cit.
    [30] . Voir Mélanie Mermoz, « Compte pénibilité. La santé des femmes dans l’angle mort », L’Humanité Dimanche, février 2016 ; Cécile Andrzejewski « Invisible pénibilité du travail féminin » ; Le Monde Diplomatique, décembre 2017 ; ou Laurent Vogel, « Femmes et maladies professionnelles. Le cas de la Belgique », ETUI, 2011.
    [31] . Dominique Meurs, Ariane Pailhé et Sophie Ponthieux « Enfants, interruptions d’activité des femmes et écart de salaire entre les sexes », Revue de l’OFCE, 2010. Cité dans Rachel Silvera, 2014, Op.cit.
    [32] . Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, 2017, Op. cit.
    [33] . Ibid.
    [34] . Ibid.

    Source : http://www.gresea.be/Inegalites-salariales-entre-femmes-et-hommes

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  • #Mondial féminin : une anthropologue #Argentine sur les routes de France
    https://lemediapresse.fr/international/mondial-feminin-une-anthropologue-argentine-sur-les-routes-de-france

    Féministe et Argentine, l’anthropologue #Nemesia Hijos a passé l’essentiel du mois de juin en France pour couvrir le méga-événement sportif. Et raconter les transformations du #Football féminin en cours dans son pays. 

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