• Un évêque américain poussé à la démission après que ses données de localisation ont été exploitées contre lui Par Emma Confrere
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/un-eveque-americain-pousse-a-la-demission-apres-que-ses-donnees-de-localisa

    Un média catholique s’est retrouvé en possession de données personnelles recueillies via l’application de rencontres gay Grindr.

    Des données personnelles ont entraîné la démission d’un haut responsable de l’Église catholique américaine. Si cette affirmation paraît saugrenue, c’est pourtant ce qui est arrivé à Jeffrey Burrill, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB). À la suite de la divulgation de ses données personnelles, il s’avérerait être un utilisateur fréquent de l’application de rencontres gay, Grindr. Or, en tant qu’évêque, il doit respecter le célibat sacerdotal, c’est-à-dire ne pas se marier ni avoir d’activité sexuelle.


    L’évêque américain, Jeffrey Burill, aurait utilisé l’application de rencontres gay Grindr, en dépit du célibat sacerdotal imposé par l’Église. IdeaLabProduction / stock.adobe.com

    Un média catholique à l’origine de l’affaire
    Sa démission intervient après des allégations de « comportement inapproprié » portées à l’USCCB par une newsletter catholique, intitulée The Pillar . Le média indique que Jeffrey Burrill aurait visité des bars gays dans plusieurs villes entre 2018 et 2020, tout en utilisant l’application Grindr.

    L’article explique comment The Pillar est arrivé à de telles conclusions. Le média a eu accès aux données de géolocalisation que collecte Grindr sur ses utilisateurs via leurs smartphones, et qui sont ensuite revendues à des data brokers, ou courtiers en données. On ignore comment The Pillar a obtenu ces informations : en les achetant auprès d’un data broker, ou bien en les obtenant de la part d’un tiers ?

    Aux États-Unis, il n’est pas illégal d’acheter de tels fichiers. Aucune loi fédérale de protection des données personnelles, sur le modèle du RGPD européen, n’existe dans ce pays. Cette affaire soulève de brûlantes questions sur le respect de la vie privée et le rôle de mouchard que peut jouer un simple téléphone connecté à Internet.

    Revente des données personnelles
    Les données personnelles revendues aux data brokers sont anonymisées, puis compilées pour créer des profils marketing exploités par les annonceurs afin de cibler leurs campagnes publicitaires.

    Grindr affirme avoir partagé une variété de données personnelles avec des partenaires publicitaires dans le passé, comme des identifiants d’appareil, des données de localisation, des informations de connexion ou encore l’âge et le sexe de l’utilisateur. Mais la société affirme qu’ils ont arrêté de fournir des informations sur l’emplacement, l’âge et le sexe des usagers dès avril 2020, suite à un changement de leurs conditions d’utilisation.

    On ignore comment The Pillar a réussi à faire le lien entre les données anonymisées de Grindr et l’évêque Jeffrey Burrill. Des zones d’ombre persistent donc dans cette affaire. Pour le révérend James Martins, prêtre jésuite et défenseur de l’inclusion des LGBT+ dans l’Église catholique, les prêtres devraient « évidemment tenir leurs promesses de célibat », mais les journalistes catholiques, eux, « ne devraient pas utiliser des moyens immoraux pour les espionner », affirme-t-il auprès de l’agence AP.

  • Argentine : ouverture du procès pour complicité dans l’affaire de viols d’enfants sourds par des prêtres

    Le procès de deux religieuses et sept autres femmes poursuivies pour complicité de viols commis par deux prêtres, condamnés en 2019, sur des enfants sourds et muets d’un pensionnat de l’Ouest de l’Argentine, s’est ouvert lundi.

    Dans une affaire qui avait secoué le pays du Pape François, les deux prêtres avaient été condamnés à plus de 40 ans de prison pour des abus sexuels et des viols d’enfants âgés de 4 à 17 ans commis entre 2004 et 2006 à l’institut Provolo de Mendoza. Un jardinier a également été condamné à 18 ans de prison.

    Sur la base des révélations lors de ce procès de 2019, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes et une religieuse paraguayenne de 53 ans, une psychologue, une cuisinière, quatre directrices et la représentante légale de l’institution sont jugées pour corruption de mineurs et complicité.

    Une religieuse japonaise de 46 ans est elle poursuivie pour abus sexuels aggravés dans ce procès prévu pour une durée d’environ six mois où plus d’une centaine de témoins seront entendus.

    Aucune des prévenues qui comparaissent libres, seule la religieuse japonaise étant assignée à résidence, n’est présente à l’audience qui déroule en visio-conférence, a indiqué une source judiciaire.
    . . . . . .
    « Ils ont tout couvert, ils leur ont interdit d’apprendre la langue des signes pour que ça ne se sache pas », a-t-il déploré.

    L’institut Provolo, situé au pied des Andes, à Mendoza, à mille km à l’ouest de Buenos Aires, a été fermé en 2016 lorsque le scandale a éclaté.

    Ce grand bâtiment en briques au toit vert, fondé en 1995, accueillait gratuitement des élèves sourds et muets d’origine modeste qui étaient internes et retournaient chez eux le week-end.

     L’intégrale : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_argentine-ouverture-du-proces-pour-complicite-dans-l-affaire-de-viols-d-

    #catholicisme #maltraitance #viol #culture_du_viol #agressions_sexuelles #pédophilie #Argentine #église_catholique #violences_éducatives #enfance_volée #pédocriminalité #abus_sexuels #emprise #enfance #domination #hommes #femmes #religieuse #secret_de_polichinelle #handicap

  • Au vieux pays de mes pères

    Il y a milles histoires de #collaborations qui sont terriblement françaises, mais celle-ci, à première vue, est plutôt bretonne. C’est celle de Mathieu Cabioch, cultivateur, homme pieux, père, grand-père, arrière-grand-père. Et collabo, aussi ?

    Cette histoire, c’est une histoire de #transmission. De ce que l’on se passe, de génération en génération, pour construire le #récit_familial.

    C’est l’histoire d’une quête, aussi. Celle du journaliste #Thomas_Rozec, pour trouver la vérité dans ce que ses parents et grand-parents lui ont raconté de ses ancêtres. C’est tout l’enjeu de cette série documentaire en 5 épisodes, réalisée par #Quentin_Bresson.

    « Au vieux pays de mes pères » est une enquête à travers le #Finistère, le temps, et les souvenirs.

    https://binge.audio/podcast/programme-b/au-vieux-pays-de-mes-peres

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Breiz_Atao
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Perrot

    #Breiz_Atao #ww2 #seconde_guerre_mondiale #nazisme #eglise_catholique #Jean-Marie_Perrot

  • Maltraitances : les sœurs du Bon Pasteur retiennent leurs archives pour éviter un scandale
    20 février 2021 Par Sarah Boucault
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200221/maltraitances-les-soeurs-du-bon-pasteur-retiennent-leurs-archives-pour-evi


    D’ex-jeunes filles placées dénoncent les violences subies, il y a plusieurs décennies, dans les foyers de la congrégation. Réunies dans une association, elles réclament réparation. L’institution, elle, s’organise pour préserver son image et limite l’accès aux dossiers.

    Reno* a toujours un trou dans le genou gauche. Une marque indélébile de son passage au foyer du Bon Pasteur à Loos, dans le Nord, de 1960 à 1964. Un jour, alors qu’elle refusait de laver à nouveau le sol qu’elle venait d’astiquer, une sœur l’a poussée violemment, pour la punir, dans des escaliers en brique. « J’ai atterri les mains et les genoux en sang et n’ai reçu aucun soin. Je me suis soignée avec un chiffon, se souvient-elle. Le lendemain, j’avais des cloques pleines de pus. » La septuagénaire, dépressive chronique, est encore marquée au fer rouge par ce placement traumatisant, à l’âge de 13 ans.
    Marie-Christine Vennat, Sylvie et Éveline Le Bris, le 15 janvier 2021. © SB Marie-Christine Vennat, Sylvie et Éveline Le Bris, le 15 janvier 2021. © SB
    Comme quinze autres femmes, elle est membre de l’association « Les Filles du Bon Pasteur », créée en décembre dernier. Ces anciennes pensionnaires, placées par des juges des enfants, ont décidé de s’unir pour dénoncer les maltraitances qu’elles ont subies, il y a des décennies, dans les maisons censées les protéger, gérées par la congrégation catholique du Bon Pasteur.

    Elles demandent des excuses publiques à la congrégation et au gouvernement, un dédommagement, la gratuité des soins physiques et psychologiques, et la récupération des points retraite pour le travail effectué gratuitement.

    Plus largement, elles sont plus de 800 « anciennes » sur un forum et 177 sur une page Facebook à échanger et à se soutenir. Beaucoup racontent maltraitances et violences – même si une partie affirme que les sœurs les ont aussi sauvées de familles néfastes et que leur placement a été une opportunité pour recevoir une éducation.

    Dans ce long cheminement de réparation, il est une étape essentielle : la restitution de leur dossier. Elles y découvrent la manière dont on parlait d’elles, les raisons de leur placement, des secrets de famille. Autant d’éléments éclairants et douloureux, qu’elles mettent des années à digérer. Au Bon Pasteur, l’épreuve s’avère plus brutale qu’ailleurs, car la congrégation exerce un contrôle strict sur les informations qui pourraient nuire à son image.

    Fondé en 1835 à Angers, le Bon Pasteur a pour vocation alors de « sauver » les jeunes filles de la débauche. Au pic de son activité, en 1940, la congrégation catholique compte 350 institutions dans quarante pays, 10 000 religieuses et 50 000 jeunes filles. Dans les années 1950 et 1960, des milliers d’adolescentes y sont placées, partout en France, par des juges pour enfants, dont le statut est créé par l’ordonnance de 1945 pour protéger les mineurs de familles considérées comme défaillantes.

    « Contrairement aux garçons, la délinquance des filles n’inquiète pas la société, explique Véronique Blanchard, historienne. On les protège alors du vagabondage, qui pourrait se transformer en prostitution. » À l’époque, si 95 % des garçons qui sont enfermés le sont pour des faits pénaux, ce n’est le cas que pour seulement 36 % des filles.

    Les trois quarts des jeunes filles qui entrent au Bon Pasteur ont entre 12 et 16 ans. « Beaucoup sont victimes d’agressions sexuelles, et considérées comme fautives et responsables », indique David Niget, historien. Le placement de Reno, par exemple, est la conséquence des abus sexuels de son père sur sa sœur. Même configuration pour Éveline Le Bris, la présidente de l’association : les viols d’un voisin la conduisent loin de sa famille, jusqu’à son enfermement.

    Aujourd’hui, la honte de l’étiquette « mauvaise fille » est toujours vive, et la colère, intense. « Ces femmes ont intégré le mal que la société pensait d’elles, souligne Véronique Blanchard. La culpabilité colle à la peau. »

    Marie-Christine Vennat devant le centre d’observation des Tilleuls, au Bon Pasteur d’Angers, en 1964. © DR Marie-Christine Vennat devant le centre d’observation des Tilleuls, au Bon Pasteur d’Angers, en 1964. © DR

    Dans la plupart des institutions, l’humiliation et la culpabilisation sont la règle. À l’arrivée, chaque fille subit un test de virginité. Marie-Christine Vennat, pensionnaire à Angers et Orléans entre 1964 et 1967, raconte que le médecin du Bon Pasteur lui a introduit un doigt dans le vagin. « Sans gant, ni spéculum, précise-t-elle. J’ai hurlé comme un cochon. Il m’a dit : “C’est bien.” Il y a deux ans, ma gynéco m’a appris que c’était un viol. » Dans le cadre de la Commission indépendante des abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui rendra ses conclusions à la fin 2021, 6 500 victimes ont été entendues, dont des femmes passées au Bon Pasteur.

    Pour ces adolescentes éprises de liberté, les journées sont rythmées par le silence, les prières et le travail. Parmi les humiliations : la confiscation des biens personnels et des lettres des proches, les corvées de ménage à genoux, le drap sur la tête quand on a uriné au lit, le cachot, les cheveux rasés après les fugues, le parloir pour les visites, les rares soins et le manque de serviettes hygiéniques, qu’il faut récupérer usagées dans la poubelle. Certes, dans les années 1960, ces traitements ne sont pas inhabituels dans les institutions religieuses comme laïques.

    Mais Marie-Christine Vennat se souvient d’une scène effroyable : « Cette sœur nous hurlait dessus, nous battait. Un jour, elle a explosé la tête d’une fille sur le lavabo, elle était en sang. J’étais pétrifiée, je n’avais jamais vu une telle violence de ma vie. »

    Et les jeunes filles cousent ou blanchissent jusqu’à 8 heures par jour, pour des entreprises ou des particuliers, en échange d’une rémunération insignifiante. « Au bout de trois et demi, on m’a donné l’équivalent de 4 euros, témoigne Éveline Le Bris. J’ai pu aller deux fois chez le coiffeur et m’acheter un pull. » Selon leurs aptitudes, déterminées par un test, certaines étudient. D’autres sont considérées comme inaptes. « À 21 ans, elles sortent démunies et sous-qualifiées par rapport à ce qu’elles auraient pu faire à l’extérieur, précise David Niget. Dans un contexte où le CAP est créé, peu le passent car les sœurs prétextent souvent qu’elles sont trop bêtes. »

    Éveline Le Bris au Bon Pasteur d’Angers, le 21 juillet 1963. © DR Éveline Le Bris au Bon Pasteur d’Angers, le 21 juillet 1963. © DR

    Aujourd’hui, pour se réapproprier leur histoire et être reconnues comme victimes, les anciennes pensionnaires doivent avant tout récupérer leur dossier. Depuis 2002, la loi autorise les personnes qui ont été placées à le faire. Ces documents sont des archives publiques mais peuvent être conservées dans les institutions privées, du moment qu’elles respectent la loi en vigueur et qu’elles proposent un accueil similaire à celui préconisé dans le public.

    Quand Éveline Le Bris se rend au Bon Pasteur d’Angers, le 4 septembre 2020, pour consulter son dossier, le choc est rude. Placée en 1963, elle découvre qu’elle est décrite ainsi : « Tête baissée, mine renfrognée, cheveux roux mal coiffés tombant sur les yeux, Éveline a une présentation très défectueuse. C’est une fille genre vulgaire et fruste. » Pendant deux heures, une sœur du Bon Pasteur lui lit l’intégralité de son dossier. Mais « une fois encore, c’était elle qui me disait ce que j’avais fait, s’indigne la septuagénaire. On aurait dit Germinal. Elle m’a même dit : “Si c’est écrit, c’est que ça doit être vrai.” Je me suis pris une nouvelle avoinée morale. »

    Plus tard, elle récupère le dossier d’un autre placement, à l’Aide sociale à l’enfance du Mans (ASE), dans la Sarthe, cette fois. La violence des informations est similaire mais, au service des archives départementales, elle est reçue par deux assistantes sociales laïques : « Elles étaient émues et outrées. Sans me plaindre, elles étaient de mon côté. À Angers, au Bon Pasteur, ce n’était pas le cas. J’étais chez elles. »

    « Chez elles. » Avec son service d’archives « maison », le Bon Pasteur oblige les anciennes pensionnaires à revenir dans l’enceinte du traumatisme. Le service, structuré, a des normes de sécurité et de conservation exigeantes, et même, une archiviste à plein temps. Peu d’institutions offrent un tel trésor, ce qui permet à la congrégation de pratiquer une politique de contrôle. À huis clos, elles reconnaissent les sévices. « On m’a expliqué que me forcer à manger le vomi que je venais de dégurgiter dans mon assiette était de la maltraitance », rapporte Marie-Christine Vennat.

    Mais « lors d’une consultation, c’est intrusif de discuter de son intimité avec un travailleur social ou une sœur, remarque Adélaïde Laloux, doctorante en archivistique, qui travaille sur les dossiers d’enfants placés. Ces pratiques, répandues et légales, sont à l’origine de nouvelles formes de maltraitance ».
    Chercheurs non grata

    Autre différence avec les structures publiques : une attestation de communication des dossiers interdisant aux intéressées d’en divulguer le contenu – un document que les sœurs ont fait signer jusqu’à la fin 2018 au moins. Parfois, elles ne remettent même pas de double.

    Centre d’observation des Tilleuls au Bon Pasteur d’Angers, siège de la congrégation. © SB Centre d’observation des Tilleuls au Bon Pasteur d’Angers, siège de la congrégation. © SB
    Diffuser son propre dossier est pourtant autorisé, dans les limites fixées par la loi (respect de la vie privée d’autrui, anonymat des professionnels, respect de l’ordre public). « Encore un exemple de violence qui se perpétue », juge David Niget.

    Des descendants se voient aussi refuser l’accès au dossier de leur mère, alors que la loi prévoit que si la personne placée est décédée, ses enfants et petits-enfants peuvent le consulter. Si la personne est en vie, la loi indique également que la personne « peut mandater un tiers de son choix pour procéder à la consultation en son nom ».

    Pourtant, depuis plusieurs mois, Daniel R. se retrouve face à un mur. « Ma mère est d’accord mais elle ne veut pas le faire elle-même, raconte l’homme de 62 ans. J’ai demandé son dossier au Bon Pasteur, cinq ou six fois, par mail ou par téléphone. » Plusieurs fois, Daniel R. a reçu la même réponse : « Conformément à la loi, seule votre maman peut consulter son dossier. »

    Avec les chercheurs, surtout, le Bon Pasteur pratique une véritable rétention d’informations. Dès les années 1980, de nombreux historiens qui brûlent d’accéder à cette pépite archivistique aux rails et rayonnages impeccables se heurtent à un mur. Tous s’accordent à dire qu’obtenir une autorisation du Bon Pasteur est plus difficile qu’ailleurs.

    Pourtant, les dossiers personnels des jeunes filles sont des archives publiques auxquelles les chercheurs ont généralement accès, sur dérogation. « Il semblerait que la congrégation considère que mes travaux sont ‘‘à charge’’ », constate Véronique Blanchard, autrice de plusieurs livres sur le sujet, qui n’a jamais vu l’ombre d’une archive.

    En 2014, au terme de décennies de lutte, cinq historiens voient tout de même les portes s’ouvrir. Dirigée par Magdalena Franciscus, sœur progressiste, la congrégation met 15 000 euros sur la table (la moitié d’un poste, complété par Angers Loire Métropole) et « commande » une enquête. Mais les sœurs ne cessent de répéter depuis qu’elles attendent le livre (sortie prévue fin 2021) avant de recevoir d’autres chercheurs…

    Le Bon Pasteur est en droit de conserver ses archives en son sein. Ce qui pose problème, ce sont les refus d’accès successifs, sans raison valable. Si ces archives dormaient dans un bâtiment public, la congrégation serait dans l’obligation de justifier son opposition. « D’emblée, le Bon Pasteur n’instruit pas la demande, c’est un refus immédiat, sans trace », pointe David Niget.

    Quand on lui demande pourquoi les archives ne sont pas transférées, la directrice des archives départementales de Maine-et-Loire, Élisabeth Verry, répond : « Deux kilomètres de papier, c’est énorme. » Avec des archives colossales, classées au millimètre et un service d’accueil dédié, on comprend entre les lignes que le Bon Pasteur est en position de force.

    Une fois sur place, d’anciennes pensionnaires constatent par ailleurs que leur dossier a été dépouillé. « Je me souviens de tests d’évaluation, où j’avais écrit, à chaque ligne : “Je veux ma liberté”, s’étonne Sylvie*, passée par le Bon Pasteur d’Angers, en 1967. Ils ont disparu. »

    Lire aussi

    Enfants placés : accusée de trahison, la majorité affiche son malaise Par Pauline Graulle, Jérôme Hourdeaux et Manuel Jardinaud
    Aide sociale à l’enfance : l’offensive des enfants placés Par Jérôme Hourdeaux
    Dans le Nord, le partenariat public-privé s’étend au placement des enfants mineurs Par Elsa Sabado
    Usul. Aide sociale à l’enfance : le service public invisible Par Rémi Liechti et Usul
    Pédophilie dans l’Eglise : notre dossier Par La rédaction de Mediapart

    David Niget, membre de l’équipe de recherche de 2014, confirme : « Les dossiers ont été triés et nettoyés. Si on compare à d’autres institutions, ceux du Bon Pasteur sont deux fois moins épais. Des éléments personnels des filles ont été détruits. Le manque de place et la méconnaissance sont l’explication naïve ; cela arrive aussi dans le public. Mais il y a aussi une probable décision politique pour supprimer tout ce qui peut faire désordre. » Impossible de déterminer la date ni le volume des archives détruites. Sans l’accord des archives départementales, la destruction d’archives publiques est interdite depuis 2008.

    Une réalisatrice, qui tourne un film sur le Bon Pasteur, a aussi essuyé plusieurs refus. Alors qu’elle suit Éveline Le Bris, volontaire pour le tournage, elle demande à filmer sa consultation de dossier. « Notre protocole de consultation ne prévoit pas que les entretiens soient filmés et enregistrés », répond le Bon Pasteur. À l’ASE du Mans, à l’inverse, les caméras étaient bienvenues.

    La seule réaction publique de la congrégation date de novembre 2019, dans Le Courrier de l’Ouest. Patricia Diet, sœur provinciale (France, Pays-Bas, Belgique et Hongrie) et psychologue convertie sur le tard, formule des excuses : « Là où l’objectif était de retrouver la joie de vivre et la dignité personnelle, nous reconnaissons que des comportements inadaptés sont parfois venus ternir des intentions louables. Je le regrette profondément et demande pardon pour ces attitudes qui ont provoqué incompréhension et souffrance. » Mais elle ne s’adresse pas directement aux femmes concernées.

    En décembre dernier, sollicitée par Mediapart, sœur Marie-Luc Bailly, la remplaçante de Patricia Diet, en arrêt, admettait « des méthodes éducatives qui aujourd’hui nous feraient frémir », mais pondérait, en insistant sur le nombre de jeunes filles sauvées et en réduisant les victimes à deux femmes isolées : « Ces deux femmes sont très meurtries, elles ont le sentiment que l’on n’a pas pris leur demande au sérieux. Tous les trois, quatre ans, leur demande revient à la charge. Elles ont pourtant été rencontrées bien des fois. »

    La congrégation internationale du Bon Pasteur, basée à Rome et contactée à de nombreuses reprises par Mediapart, renvoie vers la congrégation française. Même refus du côté du Vatican, où le cardinal João Braz de Aviz, en charge des instituts de la vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, et dernier responsable avant le pape, a décliné nos demandes d’interview.

    Dans le paysage catholique français, toutefois, d’autres voix s’élèvent. « Pour les sœurs du Bon Pasteur, il y a une sorte de choc frontal et une part de déni, observe Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Pourtant, pour faire la distinction entre ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, il faut aller au bout de la vérité, là où des personnes ont subi des violences qu’elles n’auraient jamais dû subir. Il faut pouvoir exprimer sa honte, et plus que des excuses, il faut des actes. »

    Avis similaire chez Vincent Neymon, secrétaire général adjoint et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) : « Aucune institution ne doit échapper aux révélations de faits coupables qui ont pu avoir lieu en son sein. Ces institutions doivent non seulement chercher la vérité sur ces faits, mais aussi sur les silences ou les mensonges qui ont cherché à couvrir les personnes coupables. »

    Du côté de l’État français, la porte n’est pas fermée. « Cela mériterait un travail de recherche à part entière, note Emmanuelle Masson, porte-parole du ministère de la justice, qui ajoute que rien d’officiel n’a pour l’instant été lancé. Le transfert des archives vers le public est aussi une piste de réflexion. »

    D’autres pays ont, eux, entamé le travail de reconnaissance. En Australie, une grande enquête parlementaire a été menée, et des excuses sans équivoque figurent sur le site de la congrégation. Aux Pays-Bas, un rapport universitaire, commandé par le gouvernement, conclut au travail forcé.

    Fin 2020, 140 Néerlandaises ont ainsi reçu les excuses du ministère de la justice et un dédommagement de 5 000 euros chacune. Dans un courrier adressé aux victimes, en néerlandais, Patricia Diet convient que « les pratiques n’ont pas été correctes ». En Irlande, les enquêtes et les excuses se succèdent pour reconnaître la maltraitance dans les couvents des Magdalene Sisters, cousines du Bon Pasteur.

    « Dans la congrégation, la peur de la contagion du système irlandais prédomine, affirme David Niget. On pense encore pouvoir mettre le couvercle sur la marmite. Mais j’ai bon espoir pour qu’il y ait une reconnaissance un jour. Grâce à #MeToo, le statut de victime est aujourd’hui possible. Même si le moment de reconnaissance va être douloureux et conflictuel. »

  • Catherine Corless, bonne fée des enfants oubliés d’Irlande
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/01/21/catherine-corless-bonne-fee-des-enfants-oublies-d-irlande_6067007_4500055.ht


    L’historienne Catherine Corless (à droite) et Carmel Larkin, survivante du « home » de Tuam en 2019, lors d’une veillée pour les 796 victimes de Tuam.
    CHARLES MCQUILLAN / GETTY IMAGES / AFP

    PORTRAITLes recherches de cette historienne locale ont conduit à la reconnaissance, mi-janvier, des responsabilités de l’Etat et de l’Eglise catholique dans la maltraitance et le décès de 9 000 enfants, au sein des « maisons pour mères et bébés », entre 1922 et 1998.

    « Tout a commencé sur cette table de cuisine », ont pris l’habitude de relater les journalistes anglo-saxons qui ont eu la chance de rencontrer Catherine Corless, chez elle, dans sa ferme familiale de Tuam (grosse bourgade du comté de Galway, dans l’ouest de l’Irlande).

    A 66 ans, cette historienne ­amatrice, grand-mère au doux visage mais au sourire rare, est devenue une véritable héroïne en Irlande. Seule, donc, depuis sa table de cuisine, cette femme modeste mais déterminée est parvenue à exhumer un passé national douloureux et honteux, à redonner voix et dignité à des dizaines de victimes et à obliger l’Etat irlandais et l’Eglise catholique à reconnaître leurs torts.

    • Sans son travail obstiné, l’enquête publique qui a conclu, à la mi-janvier, que 9 000 enfants étaient morts entre 1922 et 1998 dans les « maisons pour mères et bébés » irlandaises, n’aurait jamais eu lieu.

      Ces dizaines de structures, éparpillées dans tout le pays et tenues par des institutions religieuses, dissimulaient les grossesses des femmes non mariées, jugées honteuses aux yeux d’une société et d’un clergé misogynes. Les femmes y étaient rudement traitées, leurs enfants étaient systématiquement placés par les nonnes dans des familles d’accueil ou d’adoption. Le manque de soin, d’hygiène et d’amour était tel que la mortalité infantile y était affolante.

      Une héroïne

      Mercredi 13 janvier, le gouvernement irlandais a multiplié les louanges à l’égard de Catherine Corless, « héroïne de notre pays » pour le leader des travaillistes, Alan Kelly.

      Elle est née à Tuam, et enfant, comme tous les gamins de la ville, elle connaissait le home, une sévère bâtisse entourée de hauts murs gris, une « maison pour mères et bébés » tenue par les sœurs du Bon Secours depuis les années 1920. L’institution a fermé en 1961, ses bâtiments ont été détruits et le site en partie remplacé par des logements communaux.

      Catherine Corless se rappelle des enfants du home, « ils étaient très calmes, peureux et misérables ». Dans l’école qu’elle fréquente petite fille, ils sont placés au fond de la classe et on ne leur adresse pas la parole.

      Un autre souvenir la poursuit : pour imiter un de ses camarades et faire une blague, elle tend un vieux papier de bonbon vide à une fillette. « Sur le moment, j’ai trouvé ça drôle. Mais, les années passant, j’ai compris l’impact de ce geste pour ces enfants qui n’avaient jamais de douceurs, même pas à Noël. Cela m’a hantée », raconte-t-elle à la BBC Radio 4 en 2017.

      A l’origine, un petit sanctuaire

      Au début des années 2010, cette ancienne secrétaire dans une usine textile, qui s’est arrêtée de travailler pour élever ses quatre enfants, est intriguée par la découverte d’un petit sanctuaire, avec quelques fleurs et un ours en peluche, aménagé sur le site du home.

      Elle apprend qu’en 1975 deux garçons qui jouaient à cet endroit ont découvert des petits squelettes au fond d’un trou en déplaçant une plaque de béton. Passionnée d’histoire locale et de généalogie (elle a suivi des cours du soir sur le sujet), Catherine Corless contacte les autorités locales. Le siège des sœurs du Bon Secours, à Cork (dans le sud de l’­Irlande), lui répond qu’il n’a plus les registres du home de Tuam. Elle n’a pas davantage de succès au conseil du comté, à Galway : on lui refuse l’accès aux documents au prétexte qu’elle n’a pas de diplôme universitaire.

      Elle ne se décourage pas, obtient les plans du cadastre, consulte des cartes anciennes à la bibliothèque universitaire de Galway et, minutieusement, reconstitue l’aspect du home avant sa destruction. « Personne ne voulait savoir, j’étais en colère, c’est ce qui m’a motivée », confie-t-elle à la BBC. Le registre d’état civil de Galway finit par lui répondre : des certificats de décès d’enfants au home sont bien disponibles.

      Aucune trace de sépultures

      Entre 2011 et 2013, Catherine Corless débourse 4 euros pour chacun d’eux. Il y en a 796 au total sur la période 1921-1961… Des nouveau-nés et des enfants, âgés de 9 ans au plus, morts de pneumonie, de « négligence » , de « malnutrition » ou de « tuberculose ».

      L’historienne vérifie dans les cimetières du comté : aucune trace de sépultures de pensionnaires du home. Elle en est convaincue : les restes humains retrouvés sur le site sont bien ceux de ces enfants. Quant à l’excavation dans laquelle ils ont été placés, elle découvre avec horreur qu’elle correspond à l’emplacement d’une ancienne fosse septique. En mai 2014, après des mois d’indifférence, ses découvertes font enfin la « une » de l’Irish Mail on Sunday. Acculé, le gouvernement irlandais de l’époque diligente des fouilles à Tuam et lance une commission d’enquête.

      En 2017, les fouilles donnent raison à Mme Corless : les restes ne sont pas ceux d’enfants morts de la Grande Famine, au milieu du XIXe siècle, comme la rumeur le prétendait à Tuam, mais bien ceux des enfants du home.

      Interrogée par le Guardian en 2014, Catherine Corless expliquait en vouloir moins aux gens de Tuam, restés si longtemps silencieux, qu’à l’Eglise catholique. « C’est elle qui a dit que le sexe hors mariage était un péché, qui blâmait toujours les femmes, jamais les hommes, qui a martelé ça dans la tête des gens. »

      Désormais honorée par les plus prestigieuses facultés du pays (Trinity College et University College Dublin), cette femme discrète dit avoir entrepris ses travaux « pour les enfants morts », pour leur redonner une dignité. Mais elle a aussi expliqué qu’un secret de famille l’avait poussée à aller de l’avant. C’est seulement après la mort de sa mère qu’elle a découvert que celle-ci était une enfant « illégitime », née hors mariage. « J’aurais tellement voulu briser ce silence avec elle », confiait Catherine Corless à la BBC en 2018.

    • #Irlande : sept essais de #vaccins contraires à l’ #éthique ont été menés entre 1934 et 1973. + 9000 décès d’enfants de mères célibataires dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat
      https://www.rts.ch/info/monde/11892060-une-enquete-en-irlande-pointe-le-drame-des-maisons-pour-meres-celibatai

      Une commission d’enquête sur les anciennes maisons pour mères célibataires en Irlande a mis en lumière mardi la mortalité dramatique des enfants dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat.

      Elle a aussi révélé l’hostilité générale envers ces naissances jugées illégitimes. « Toute la société était complice », a résumé le Premier ministre Micheal Martin à l’occasion de la publication après cinq ans d’enquête du rapport de 3000 pages. Il a annoncé qu’il présenterait les « excuses » de l’Etat mercredi devant le Parlement irlandais, le Dail.

      L’enquête a mis en évidence 9000 décès, soit 15% des 57’000 enfants qui sont passés par ces établissements entre 1922 et 1998. « Il est difficile de concevoir l’ampleur de la #tragédie et le chagrin qui se cache derrière ce chiffre », a déclaré le ministre irlandais de l’Enfance, Roderic O’Gorman.

      Ces maisons ne sauvaient pas les vies
      Dans son rapport, la commission a conclu qu’avant 1960, de fait ces maisons « mère-enfant » ne « sauvaient pas les vies des enfants ’illégitimes’ », pire, « il semblent avoir significativement réduit leurs perspectives de survie ».

      Le taux de #mortalité « très élevé » était « connu des autorités locales et nationales à l’époque et enregistrés dans les publications officielles », souligne-t-il. La plupart des décès dont les cause étaient identifiables étaient dus à des infections respiratoires et des gastro-entérites.

      Ces maisons accueillaient jeunes filles et jeunes femmes rejetées par leurs familles qui n’avaient pour la plupart « aucune alternative ». Considérés comme illégitimes, les enfants qui y naissaient étaient souvent séparés de leur mère pour ensuite être adoptés, rompant tout lien avec leur famille biologique.

      Scandales dans l’Eglise catholique
      La commission a été mise sur pied pour faire la lumière sur le haut niveau de mortalité des enfants dans ces anciennes institutions de la très catholique Irlande. Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui ont ébranlé la puissante église catholique irlandaise ces dernières années, avec l’ampleur de la pédophilie et les « Magdalene Sisters », ces jeunes filles qui travaillaient gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des #religieuses.

      Dans le cas des « maisons mère-enfant », l’enquête avait été ouverte en 2015 dans le sillage des travaux d’une historienne, Catherine Corless. Elle affirmait que près de 800 enfants nés dans l’une de ces maisons de naissance, le foyer St Mary des soeurs du Bon Secours de Tuam (ouest de l’Irlande), avaient été enterrés dans une fosse commune entre 1925 et 1961.

      Responsabilité des familles
      Le rapport final porte surtout la responsabilité sur les familles qui envoyaient les femmes concernées dans ces établissements ou ne leur laissaient pas d’autre choix faute de soutien, et au delà sur toute la société irlandaise.

      Il décrit un chapitre « sombre et honteux de l’histoire récente de l’Irlande », a déclaré Micheal Martin, et met en lumière la « culture misogyne » qu’a connu le pays pendant « plusieurs décennies », particulièrement les « discriminations graves et systématiques contre les femmes, particulièrement celle qui ont accouché hors mariage ».

      « Nous avions une attitude complètement déformée vis-à-vis de la sexualité et de l’intimité », « dysfonctionnement » pour lequel « les jeunes mères et leurs fils et filles » dans ces établissement « ont été contraints de payer un prix terrible », a déclaré Micheal Martin.

      afp/jpr

      Mères « forcées à abandonner leurs enfants »
      Un groupe de victimes de ces institutions, Irish First Mothers, a dénoncé l’échec du rapport à établir que « les mères étaient forcées à abandonner leurs enfants ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe estime que la commission « absout à la fois l’église et l’Etat de toute responsabilité systémique pour ce qu’elle reconnaît comme l’incarcération de fait de mères enceintes ».

      Jusqu’au années 1960, « la plupart des femmes plaçaient leur enfant à l’adoption » et quittaient l’établissent « dans les quelques mois qui suivaient la naissance », selon le rapport.

      Certaines estiment que « leur consentement n’était pas total, libre et éclairé », mais hormis quelques cas qui ont été porté devant la justice, « il n’y a pas de preuve que tel était leur opinion au moment de l’adoption ».

      Les investigations ont également permis d’établir que sept essais de vaccins contraires à l’éthique ont été menés dans ces maisons entre 1934 et 1973.

      #religion #catholique #monstres #culture_du_viol #viol #femmes #ventre_des_femmes #blame_the_victim #génocide #enfants #femmes #vaccin #Tuam #couvent #religion #Galway #Magdalene_asylums #église #église_catholique #enfants_placés

    • https://www.latribunedelart.com/cathedrale-de-nantes-de-flandrin-a-une-armoire-electrique

      Il pourrait aussi s’agir d’un problème électrique. Il est troublant en effet de constater que la toile de Flandrin était placée au-dessus d’une armoire électrique qui a complètement brûlé et que le feu ne s’est pas étendu ailleurs à cet endroit (ill. 5 et 6). Le grand orgue était électrifié depuis les années 1970 et le procureur de la République a parlé d’un autre orgue, de chœur, qui a lui aussi brûlé.

      Trois points électriques donc. Comment penser qu’un incendiaire se serait attaqué à l’armoire électrique ? Le plus probable - et cette hypothèse est très crédible, pour un de nos interlocuteurs pompier, spécialisé dans ce type d’incendie - est que l’armoire ait pris feu, et que cet incendie se soit propagé via le réseau électrique aux deux orgues.


      Bras droit du transept de la cathédrale de Nantes où se trouvait le tableau de Flandrin et où on voit l’armoire électrique complètement détruite. Photo : Diocèse de Nantes sur Facebook


      Bras droit du transept de la cathédrale de Nantes où se trouvait le tableau de Flandrin et où on voit l’armoire électrique complètement détruite et à droite le tombeau de François II et Marguerite de Foix. Photo : Diocèse de Nantes sur Facebook
      . . . . . . . . .
      S’il n’est pas possible, à l’heure actuelle, de privilégier un acte criminel. L’enquête devra déterminer les causes, et il est certain qu’elle sera bien plus rapide qu’à Notre-Dame où le lieu de départ de l’incendie a totalement disparu, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Déterminer si l’armoire a brûlé pour une cause extérieure, ou en raison d’un court-circuit (ou d’une surtension électrique du réseau) devrait être assez simple pour les experts.
      . . . . . . . . .

      #électricité #incendie #Nantes #Sinistre

    • #Suisse Le pylône électrique saboté à Gland a été découpé au chalumeau
      https://www.rts.ch/info/regions/vaud/11474736-le-pylone-electrique-sabote-a-gland-a-ete-decoupe-au-chalumeau.html

      Les quatre pieds du pylône électrique détruit le 26 juin dernier à Gland (VD) ont été découpés au chalumeau, montre l’enquête de l’émission Mise au Point. La piste des écoterroristes est privilégiée par les experts.

      Là où se trouvait le pylône électrique de la ligne à 220’000 volts, il ne reste plus que les quatre socles en béton. La structure métallique a été découpée au chalumeau par des xxxxxxxx, à une dizaine de centimètres de sa base.

      Selon des sources proches du dossier, un découpage supplémentaire a été effectué à un mètre de haut sur deux des quatre armatures. Cette technique a été utilisée pour faire basculer le pylône à l’opposé de l’autoroute adjacente.

      Ni explosif ni départ de feu
      Dans un premier temps, la police avait privilégié la piste d’une attaque à la bombe, un crime de compétence fédérale. Mais aucun explosif, ni départ de feu, n’ont été découverts sur place. Mardi dernier, le Ministère public de la Confédération a confirmé par écrit cette information à la RTS, sans répondre aux autres questions posées.

      L’enquête de police se poursuit pour déterminer les motivations et l’identité des auteurs du sabotage. Selon le journal 24 heures, un manifeste pro-environnement aurait été découvert sur place. Il ne comporterait ni signature, ni revendication. La police ne confirme pas cette information.

      Mouvement important contre la 5G dans la région
      Le syndic de Gland, Gérald Cretegny, assure que la commune ne faisait pas l’objet de menace ou de revendication particulière. Mais il y a toutefois un mouvement d’opposition important à la 5G dans la région. Or, sur la ligne électrique sabotée, de nombreux pylônes ont un double emploi : en plus de la ligne électrique, ils supportent des antennes relais de téléphonie.

      Une pétition anti 5G partie de Gland a récolté des milliers de signatures en 2019. Et une initiative au niveau national est en préparation pour stopper le développement de la 5G.

      #5G #Haute_tension

    • Bon. L’homme de 39 ans originaire du Rwanda et accessoirement concierge bénévole à la cathédrale de Nantes a été remis en liberté hier dimanche soir après une journée et demi de garde-à-vue.

      Quelques citations relevées dans la presse :

      Dimanche en début d’après-midi, son avocat Me Quentin Chabert avait déclaré devant les marches du commissariat de Nantes qu’en l’état de la procédure, « il n’y a aucun élément qui rattache directement mon client à l’incendie dans la cathédrale ».

      https://www.lci.fr/police/en-direct-incendie-de-la-cathedrale-de-nantes-le-benevole-de-39-ans-remis-en-lib

      Arrivé du Rwanda il y a quelques années, l’homme est suivi et hébergé par le Diocèse, comme d’autres personnes. Il cherchait à faire renouveler son visa et « était en discussion avec la Préfecture sur ce point », précise le procureur. « Je ne crois pas une seconde qu’il aurait pu incendier la cathédrale. C’est un lieu qu’il adore, indique Jean-Charles Nowak, clerc de la cathédrale. C’est un homme de devoir, très gentil, souriant mais plutôt taiseux. Je sais qu’il a beaucoup de problèmes de santé et qu’il a beaucoup souffert au Rwanda. Il a rendu service au Père Champenois qui n’avait personne pour servir la messe le samedi soir. Il était donc également régulièrement servant de messe ». Le recteur de la cathédrale Hubert Champenois a de son côté déclaré qu’il avait « totalement confiance » en ce bénévole : « C’est tombé sur lui car c’est lui qui a fermé la cathédrale », a-t-il affirmé.

      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/incendie-de-la-cathedrale-de-nantes-qui-est-le-servant-de-messe-rwandais-pl

      C’est tombé sur lui car il était aussi... comment dire ? Un peu « noir » ?
      Mais saluons quand même au passage le geste de Gégé « Fornicator » Darmanin qui rend hommage au courage des sapeurs-pompiers.

      #GAV #exploitation #église_catholique #racisme #discrimination #justice_de_classe

  • #Homothérapies, #conversion_forcée

    Électrochocs, lobotomies frontales, « thérapies » hormonales… : dans les années 1970, aux États-Unis, la #dépsychiatrisation de l’homosexualité met progressivement fin à ces pratiques médicales inhumaines, tout en donnant naissance à des mouvements religieux qui prétendent « guérir » ce qu’elles considèrent comme un péché, une déviance inacceptable. Depuis, les plus actives de ces associations – les évangéliques d’Exodus ou les catholiques de Courage – ont essaimé sur tous les continents, à travers une logique de franchises. Bénéficiant d’une confortable notoriété aux États-Unis ou dans l’ultracatholique Pologne, ces réseaux œuvrent en toute discrétion en France et en Allemagne. Mais si les méthodes diffèrent, l’objectif reste identique : convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité ou, à défaut, les pousser à la continence. Comme Deb, fille d’évangélistes de l’Arkansas ouvertement homophobes, Jean-Michel Dunand, aujourd’hui animateur d’une communauté œcuménique homosensible et transgenre, a subi de traumatisantes séances d’exorcisme. De son côté, la Polonaise Ewa a été ballottée de messes de guérison en consultations chez un sexologue adepte des décharges électriques. Rongés par la honte et la culpabilité, tous ont souffert de séquelles psychiques graves : haine de soi, alcoolisme, dépression, tentation du suicide…

    Étayée par le travail de deux jeunes journalistes, dont l’un s’est infiltré dans des mouvements français – des rencontres façon Alcooliques anonymes de Courage aux séminaires estivaux de Torrents de vie, avec transes collectives au menu –, cette enquête sur les « thérapies de conversion » donne la parole à des victimes de cinq pays. Leurs témoignages, à la fois rares et bouleversants, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de pratiques qui s’apparentent à des dérives sectaires. « Nous avons affaire à une espèce de psychothérapie sauvage qui peut amener à la destruction de la personnalité », affirme ainsi Serge Blisko, ancien président de la #Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En mars 2018, le Parlement européen a voté une résolution appelant les États membres à interdire ces prétendues thérapies. Jusqu’à maintenant, seul Malte a légiféré sur le sujet.


    https://boutique.arte.tv/detail/homotherapies_conversion_forcee
    #film #film_documentaire #documentaire
    #homophobie #LGBT #thérapie #église #Eglise #douleur #souffrance #rejet #choix #déviance #guérison #sexualité #genre #Exodus #thérapies_de_conversion #fondamentalisme_chrétien #maladie #Eglise_catholique #Eglise_évangélique #catholicisme #Les_Béatitudes #douleur #confession #communion_Béthanie #lobotomie #déviance #éradication #foi #Alan_Chambers #Desert_Streams #Living_Waters #Richard_Cohen #Alfie's_home #Journey_into_manhood #virilité #Brothers_Road #courage #Wüstenstrom #Günter_Baum #Torrents_de_vie #Andrew_Comiskey #masculinité #communauté_de_l'Emmanuel #David_et_Jonathan #homosexualité_transitionnelle #homosexualité_structurelle #homosexualité_accoutumance #pornographie #méthode_aversive #médecine #Bible #pêché #Père_Marek_Dziewiecki #compassion #culpabilité #haine #culpabilité_douce #violence #mépris #continence #résistance_à_la_tentation #tentation #responsabilité #vulnérabilité #instrumentalisation #exorcisme #démon #Gero_Winkelmann #violence_familiale #manipulation #secte #dérive_sectaire #dépression #business #honte #peur #suicide #justice #Darlen_Bogle

  • El Papa inaugura, después del Ángelus, una escultura en honor a los migrantes en la plaza de San Pedro

    Francisco ha desvelado la obra escultórica durante la Jornada Mundial del Migrante y del Refugiado
    “Quería este trabajo artístico aquí para que pueda recordar a todos el desafío evangélico de dar la bienvenida”
    Francisco pide a los cristianos que no se olviden de los migrantes: “No podemos permanecer con el corazón anestesiado”

    https://www.vidanuevadigital.com/2019/09/29/el-papa-inaugura-despues-del-angelus-una-escultura-en-honor-a-los-
    #monument #migrations #asile #réfugiés #Piazza_San_Pietro #Vatican #Angel_Unwares #accueil #Eglise_catholique

    • Unveiling Monument to Migrants, Pope Francis Urges Compassion for Refugees

      Pope Francis has always urged compassion and charity toward the refugees of the world. But on Sunday, during a special Mass on the 105th World Day of Migrants and Refugees, he unveiled a monument to migration in St. Peter’s Square as a homage to the displaced.

      The work, “Angels Unaware,” by the Canadian artist Timothy P. Schmalz, depicts 140 migrants and refugees from various historical periods traveling on a boat, and includes indigenous people, the Virgin Mary and Joseph, Jews fleeing Nazi Germany and those from war-torn countries.

      It was requested by the Vatican’s Office of Migrants and Refugees and funded by the Rudolph P. Bratty Family Foundation.

      Francis said the statue had been inspired by a passage in “Letter to the Hebrews,” from the New Testament: “Do not forget to show hospitality to strangers, for by so doing some people have shown hospitality to angels without knowing it.”
      Sign up for The Interpreter

      Subscribe for original insights, commentary and discussions on the major news stories of the week, from columnists Max Fisher and Amanda Taub.

      The pope said Sunday he had wanted the statue in St. Peter’s Square “so that all will be reminded of the evangelical challenge of hospitality.”

      The sculpture was unveiled as bells pealed in the square. A multiethnic choir sang during the Mass, wearing T-shirts that read, “It is not just about migrants.”

      In his message, Francis said that it was “the poorest of the poor and the most disadvantaged who pay the price” of wars, injustice, economic and social imbalances, both local and global. He called on the Roman Catholic Church and the faithful to respond to the challenges of contemporary migration with four words.

      “Welcome, protect, promote and integrate,” he said, adding that the church’s mission should also extend to “all those living in the existential peripheries.”

      “If we put those four verbs into practice,” the pope told thousands of people, including many migrants, gathered in St. Peter’s Square for the special Mass, “we will promote the integral human development of all people.”
      Editors’ Picks
      A 19th-Century Home in Brooklyn Gets a 21st-Century Makeover
      Given the State of the World, Is It Irresponsible to Have Kids?
      ‘S.N.L.’ Premiere Meets Impeachment Head-On, but Not Shane Gillis

      Migration has become a flash point around the world in recent years, as millions of people have been displaced by wars in Syria and Afghanistan and economic deprivation in Africa, many seeking a better future in Europe.

      Immigration has spurred a bitter backlash as nations seek to put up fences and walls, and it has prompted debate in the United States over how to handle asylum seekers from Central America. In Asia, the oppression and dispersion of the Rohingya minority in Myanmar has become a humanitarian crisis.

      Even as the pope spoke, Italian news outlets reported that at least seven migrants had drowned in a shipwreck off Morocco over the weekend and others were missing off the Libyan coast, the latest of thousands who have died trying to reach Europe. According to the International Organization for Migration, there have been more than 2,300 migrant fatalities worldwide this year alone.

      Francis has emerged as a champion of refugees and migrants. Soon after his election in 2013, he denounced the “globalization of indifference” in a landmark visit to the Mediterranean migrant hub of Lampedusa. Since the European migrant crisis of 2015, the pontiff has consistently promoted the need to welcome refugees, who he believes have been exploited by nationalists.

      In his address on Sunday, the pope said that individualism and a utilitarian mentality had produced a “globalization of indifference” in which “migrants, refugees, displaced persons and victims of trafficking have become emblems of exclusion” and are “considered the source of all society’s ills.”

      He warned that fear of the unknown, of “migrants and refugees knocking on our door in search of protection, security and a better future,” could lead to intolerance, closed-mindedness and racism.

      He said the presence of migrants and refugees, and of those considered vulnerable, offered an opportunity “to recover some of those essential dimensions of our Christian existence and our humanity that risk being overlooked in a prosperous society.” In showing concern for migrants, he said, “we also show concern” for all others.

      It was unclear how long Mr. Schmalz’s sculpture would remain in St. Peter’s Square. He is perhaps best known for his work depicting Jesus as a homeless person sleeping on a bench, which the pope admired when it was shown at the Vatican during the Jubilee of Mercy in 2016.

      The artist said on Sunday that he was honored to have a work in St. Peter’s Square, describing it as an instrument that could “enforce and celebrate human compassion.”

      The work includes “every group of persons who has ever traveled,” Mr. Schmalz said. At the center, two angel wings emerge, “suggesting that there could be an angel within any stranger,” he said.

      When the statue was unveiled, the pope examined it closely, at times patting a figure or two. He also spoke to the artist. When asked about the pope’s comments, Mr. Schmalz grinned.

      “I don’t speak Italian so I am not sure what he said,” he said. “But he put his hand to his heart and pointed to it. I read that as him saying that he likes it.”

      https://www.nytimes.com/2019/09/29/world/europe/pope-francis-migrants-sculpture.html?smtyp=cur&smid=tw-nytimesworld

  • GRAND FORMAT. « On place la vie des #fœtus avant celle des #femmes » : voyage dans le #Missouri, au cœur du combat pour le droit à l’#avortement
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/grand-format-on-est-alle-dans-le-missouri-au-coeur-du-combat-pour-l-avo

    De fins cheveux blonds relevés, le visage rond, Jane* patiente dans la salle d’attente de la clinique Planned Parenthood de #Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis). L’Américaine, mère célibataire de deux enfants, a mis un terme à une nouvelle grossesse début juillet. Son partenaire a refusé de « prendre ses responsabilités ». A 35 ans, Jane, intérimaire précaire dans le nettoyage, ne voulait pas de cet avenir pour un nouvel enfant. « La pauvreté est une réalité trop éprouvante pour un petit. »

    Vivant dans les environs, elle est ici pour un rendez-vous de contrôle après son IVG. Jane aurait voulu avorter dans cette clinique, près de son domicile de Fenton. Mais il a fallu aller plus loin, traverser la frontière entre le Missouri et l’Illinois, puis rouler encore 30 minutes. « Venir à Saint-Louis n’était pas une option », tranche-t-elle. « Je regardais les infos chaque jour, c’était éprouvant pour les nerfs. Et si je venais ici et n’étais finalement pas soignée ? » Car à l’heure de son avortement, l’établissement menaçait de fermer. Et cette clinique, un imposant bâtiment gris, est la dernière de l’État pratiquant encore des interruptions volontaires de grossesse (#IVG).

    Dans ce contexte de lois de plus en plus restrictives sur l’avortement dans plusieurs États américains, nous nous sommes rendus sur place, du 9 au 13 juillet, notamment dans l’État du Missouri, exemple symptomatique de ce durcissement.

    #législation_liberticide #santé #pro-life #Église_catholique #Illinois #pauvreté #féminisme #distance #transport

    Depuis l’Europe, Rebecca Gomperts, médecin basée entre les Pays-Bas et l’Autriche, a elle aussi pris les devants. Engagée pour le droit à l’avortement à travers le monde, elle prescrit désormais des pilules abortives à des femmes américaines privées d’accès à l’IVG. Elles doivent pour cela être enceintes de moins de neuf semaines et remplir un questionnaire en ligne sur le site Aid Access. Une fois leurs réponses passées en revue, Rebecca Gomperts prépare les ordonnances. Une pharmacie basée en Inde les reçoit, puis envoie les médicaments au domicile de ces Américaines, pour un coût modique de 80 euros.

  • Eritrea: 150 cristiani arrestati da giugno. Si teme la chiusura delle scuole cattoliche

    In Eritrea proseguono le persecuzioni governative anticristiane, dopo la confisca delle strutture sanitare cattoliche avvenute tra giugno e luglio, almeno 150 cristiani sono stati arrestati negli ultimi due mesi in diverse città. A darne notizia è il sito dell’osservatorio cristiano Wolrd Watch Monitor secondo cui l’ultimo episodio risale al 18 agosto, quando sono stati arrestati 80 cristiani da Godayef, un’area vicino all’aeroporto della capitale, Asmara.

    Chiesta la rinuncia al cristianesimo

    Il 16 agosto, sei cristiani, dipendenti pubblici del governo sono stati arrestati e portati davanti a un tribunale ad Asmara. Il giudice ha intimato ai sei fedeli di rinunciare al cristianesimo e davanti al loro rifiuto si è riservato di prendere eventuali future decisioni.

    70 cristiani condotti nei tunnel sotterranei

    Il 23 giugno altri 70 cristiani appartenenti alla Faith Mission Church of Christ erano stati arrestati a Keren, la seconda città più grande dell’Eritrea. I membri di questo gruppo, tra cui 35 donne e 10 bambini, sono stati portati nella prigione di Ashufera, che è composta da un vasto sistema di tunnel sotterranei in condizioni estremamente degradate.

    Arrestati cinque preti ortodossi

    Sempre lo scorso giugno sono stati arrestati anche cinque sacerdoti ortodossi, un atto che spinse l’osservatore delle Nazioni Unite per i diritti umani in Eritrea, Daniela Kravetz, a chiedere il rilascio di tutti coloro che sono stati imprigionati per il loro credo religioso.

    Don Zerai: perseguitate tutte le religioni

    “Il governo tollera le religioni che ha trovato già radicate nel Paese; le nuove religioni di minoranza – nel caso degli arresti riguardanti i gruppi pentecostali, battisti – sono dichiarate illegali nel Paese già dal 2001”, così a Vatican News il sacerdote eritreo don Mussie Zerai, presidente dell’agenzia Abeshia, spiega i motivi di questa ennesima ondata repressiva. Don Zerai conferma inoltre l’esistenza di carceri eritree sotterranee e racconta di persone detenute all’interno di un container senza poter vedere la luce del sole.

    Dopo gli ospedali si teme per le scuole

    Il sacerdote parla anche della confisca degli ospedali cattolici: “Tra giugno e luglio sono state chiuse in totale 29 strutture tra ospedali, cliniche e presidi medici, gestiti dalla chiesa cattolica rifacendosi a questa legge. Non solo ha fatto chiudere queste strutture ma ne ha confiscato fisicamente la proprietà”. “Il timore è che questo toccherà anche alle scuole che la Chiesa cattolica gestisce – afferma ancora Don Zerai – 50 scuole tra elementari, medie e superiori e oltre cento asili nidi in tutto il territorio nazionale. Sarà un danno enorme soprattutto per la popolazione, perché sia le cliniche che le scuole si trovavano anche in zone sperdute, rurali, dove non c’è nessun’altra presenza tranne quella della Chiesa cattolica”.

    https://www.catt.ch/newsi/eritrea-150-cristiani-arrestati-da-giugno-si-teme-la-chiusura-delle-scuole-catt
    #chrétiens #Erythrée #COI #répression #arrestation #écoles_catholiques #christianisme #catholicisme #religion #persécution #Eglise_catholique

  • #Erythrée, le gouvernement confisque les #hôpitaux catholiques

    En juin, les 29 hôpitaux de la petite Eglise catholique ont été confisqués par le régime totalitaire du président Issayas Afeworki . « Il ne supporte pas son indépendance qui a toujours dérangé le régime », selon le père Mussie Zerai, président de l’agence Habeshia pour l’aide au développement des migrants et des réfugiés érythréens et éthiopiens (voir La Croix 1.08.19) Le régime communiste totalitaire ne tolère pas le secteur privé et encore moins le rôle des religions dans la société. Il est arrivé la même chose à l’Eglise orthodoxe qui est plus coopératrice. Ce régime veut limiter le champ d’action de l’#Eglise_catholique dans la vie publique et lui faire perdre toute pertinence morale, sociale et politique dans le pays (loi No 73/1995).

    Son indépendance et son autonomie ont toujours dérangé le régime, car elle est la seule institution courageuse depuis 1991 (date de l’indépendance de l’Erythrée conquise de haute lutte contre l’Ethiopie et de l’arrivée au pouvoir du dictateur Afeworki), qui ose parler à voix haute avec ses lettres pastorales. Ainsi le régime n’a toujours pas digéré la lettre pastorale de 2014 intitulée « Qu’as-tu fait de ton frère ? », qui dénonce les innombrables crimes commis par le régime érythréen et le silence de la communauté internationale. Le gouvernement aimerait pouvoir manipuler l’Eglise catholique comme il le fait avec l’Eglise orthodoxe tewahedo d’Erythrée. La confiscation des 29 hôpitaux catholiques, en excellent état, est donc une mesure de représailles et vient soutenir les hôpitaux d’état qui fonctionnent mal, faute de médicaments, de médecins, d’équipes médicales…

    Mais le régime totalitaire ne va pas en rester là. Il a aussi l’intention de nationaliser les 50 #écoles et les 100 #jardins_d’enfants catholiques. Dans certaines régions le régime a déjà demandé d’empêcher l’inscription des élèves dans les écoles catholiques pour la nouvelle année scolaire. Le pays perdra ainsi la qualité de son enseignement. En effet, les #écoles_publiques sont très pauvres, les enseignants manquent parce que beaucoup se sont enfuis, les plus jeunes à cause d’un service militaire très long et pénible. Le régime est obligé des faire venir des enseignants d’Inde et du Kenya. En fait, le gouvernement érythréen est en faillite. Il est incapable de garantir le bien-être, les droits fondamentaux, la justice, ce qui est aussi la cause de l’exode de centaines de milliers de jeunes.

    Depuis 2001, le gouvernement a fermé tous les journaux indépendants et réduit les journalistes au silence par la détention et la torture. Les tribunaux ne sont pas indépendants, influencés par les membres du parti et l’armée. Il n’y a plus d’assemblée parlementaire.

    Au vu de ces faits et surtout de la lettre pastorale des évêques de 2014, on peut se demander comment des parlementaires suisses dont Claude Béglé faisait partie, ont pu revenir d’Erythrée faisant remarquer que “le pays est en train de s’ouvrir.” C’est le même optimisme en Corée du Nord… Un peu plus d’humilité et une connaissance approfondie des pays visités sont indispensables.

    https://blogs.letemps.ch/christine-von-garnier/2019/08/01/erythree-le-gouvernement-confisque-les-hopitaux-catholiques
    #confiscation #hôpital #religion #nationalisation

  • « Nous avons le projet d’un #corridor_humanitaire pour 50 000 migrants actuellement en #Libye »

    Le président de la communauté Sant’Egidio, présente dans 74 pays, revient sur l’appel du #Pape_François dimanche 7 juillet pour la création de « corridors humanitaires » pour des migrants bloqués en Libye.

    https://www.la-croix.com/Monde/Nous-avons-projet-dun-corridor-humanitaire-50-000-migrants-actuellement-Li
    #corridors_humanitaires #asile #migrations #réfugiés #Sant'Egidio
    #Eglise #Eglise_catholique

  • Eritrea in caduta libera sui diritti umani

    L’Eritrea di #Isaias_Afewerki è oggi uno dei peggiori regimi al mondo. Dove la guerra con l’Etiopia è usata per giustificare un servizio militare a tempo indeterminato. E dove avere un passaporto è quasi un miraggio. Gli ultimi attacchi sono stati rivolti agli ospedali cattolici.

    Il rispetto dei diritti umani in Eritrea è solo un ricordo che si perde nei tempi. La lista di violazioni è lunga e gli esempi recenti non mancano. L’ultima mossa del regime di Isaias Afewerki, al potere dal 1991, è stata quella di ordinare la chiusura dei centri sanitari gestiti dalla Chiesa cattolica nel paese, responsabile di una quarantina tra ospedali e scuole in zone rurali che garantiscono sanità e istruzione alle fette più povere della popolazione. Ebbene, qualche giorno fa in questi luoghi si sono presentati militari armati che hanno sfondato porte e cacciato fuori malati, vecchi e bambini. E preteso l’esproprio coatto degli immobili.

    Il 29 aprile, quattro vescovi avevano chiesto di aprire un dialogo con il governo per cercare una soluzione alla crescente povertà e mancanza di futuro per il popolo. Mentre il 13 giugno sono stati arrestati cinque preti ortodossi ultrasettantenni.

    Daniela Kravetz, responsabile dei rapporti tra Nazioni Unite e Africa, ha riportato che il 17 maggio «trenta cristiani sono stati arrestati durante un incontro di preghiera, mentre qualche giorno prima erano finiti in cella 141 fedeli, tra cui donne e bambini». L’Onu chiede ora che «con urgenza il Governo eritreo torni a permettere la libera scelta di espressione religiosa».

    Guerra Eritrea-Etiopia usata come scusa per il servizio militare a tempo indeterminato

    L’ex colonia italiana ha ottenuto di fatto l’indipendenza dall’Etiopia nel 1991, dopo un conflitto durato trent’anni. E nonostante la recente distensione tra Asmara e Addis Abeba, la guerra tra le due nazioni continua a singhiozzo lungo i confini.

    Sono ancora i rapporti con la vicina Etiopia, del resto, ad essere usati dal dittatore Afewerki per giustificare l’imposizione del servizio militare a tempo indeterminato. I ragazzi, infatti, sono arruolati verso i 17 anni e il servizio militare può durare anche trent’anni, con paghe miserabili e strazianti separazioni. Le famiglie si vedono portare via i figli maschi senza conoscerne la destinazione e i ragazzi spesso non tornano più.

    Le città sono prevalentemente abitate da donne, anziani e bambini. E per chi si oppone le alternative sono la prigione, se non la tortura. Uno dei sistemi più usati dai carcerieri è la cosiddetta Pratica del Gesù, che consiste nell’appendere chi si rifiuta di collaborare, con corde legate ai polsi, a due tronchi d’albero, in modo che il corpo assuma la forma di una croce. A volte restano appesi per giorni, con le guardie che di tanto in tanto inumidiscono le labbra con l’acqua.

    Eritrea: storia di un popolo a cui è vietato viaggiare

    l passaporto, che solo i più cari amici del regime ottengono una volta raggiunta la maggiore età, per la popolazione normale è un miraggio. Il prezioso documento viene consegnato alle donne quando compiono 40 anni e agli uomini all’alba dei 50. A quell’età si spera che ormai siano passate forza e voglia di lasciare il paese.

    Oggi l’Eritrea è un inferno dove tutti spiano tuttti. Un paese sospettoso e nemico d chiunque, diventato sotto la guida di Afewerki uno dei regimi più totalitari al mondo, dove anche parlare al telefono è rischioso.

    E pensare che negli anni ’90, quando l’Eritrea si separò dall’Etiopia, era vista come la speranza dell’Africa. Un paese attivo, pieno di potenziale, che si era liberato da solo senza chiedere aiuto a nessuno. Il mondo si aspettava che diventasse la Taiwan del Corno d’Africa, grazie anche a una cultura economica che gli altri stati se la sognavano.

    L’Ue investe in Etiopia ed Eritrea

    L’Unione europea sta per erogare 312 milioni di euro di aiuti al Corno d’Africa per la costruzione di infrastrutture che consentiranno di far transitare merci dall’Etiopia al mare, attraversando quindi l’Eritrea. Una decisione su cui ha preso posizione Reportes sans frontières, che chiede la sospensione di questo finanziamento ad un paese che, si legge in una nota, «continua a violare i diritti umani, la libertà di espressione e e di informazione e detiene arbitrariamente, spesso senza sottoporli ad alcun processo, decine di prigionieri politici, tra cui molti giornalisti».

    Cléa Kahn-Sriber, responsabile di Reporter sans frontières in Africa, ha dichiarato essere «sbalorditivo che l’Unione europea sostenga il regime di Afeweki con tutti questi aiuti senza chiedere nulla in cambio in materia di diritti umani e libertà d’espressione. Il regime ha più giornalisti in carcere di qualsiasi altro paese africano. Le condizioni dei diritti umani sono assolutamente vergognose».

    La Fondazione di difesa dei Diritti umani per l’Eritrea con sede in Olanda e composta da eritrei esiliati sta intraprendendo azioni legali contro l’Unione europea. Secondo la ricercatrice universitaria eritrea Makeda Saba, «l’Ue collaborerà e finanzierà la #Red_Sea_Trading_Corporation, interamente gestita e posseduta dal governo, società che il gruppo di monitoraggio dell’Onu su Somalia ed Eritrea definisce coinvolta in attività illegali e grigie nel Corno d’africa, compreso il traffico d’armi, attraverso una rete labirintica multinazionale di società, privati e conti bancari». Un bel pasticcio, insomma.

    Pericoloso lasciare l’Eritrea: il ruolo delle ambasciate

    Chi trova asilo in altre nazioni vive spiato e minacciato dai propri connazionali. Lo ha denunciato Amnesty International, secondo cui le nazioni dove i difensori dei diritti umani eritrei corrono i maggiori rischi sono Kenya, Norvegia, Olanda, Regno Unito, Svezia e Svizzera. Nel mirino del potere eritreo ora c’è anche un prete candidato al Nobel per la pace nel 2015, Mussie Zerai.

    «I rappresentanti del governo eritreo nelle ambasciate impiegano tutte le tattiche per impaurire chi critica l’amministrazione del presidente Afewerki, spiano, minacciano di morte. Chi è scappato viene considerato traditore della patria, sovversivo e terrorista».

    In aprile il ministro dell’Informazione, #Yemane_Gebre_Meskel, e gli ambasciatori di Giappone e Kenia hanno scritto su Twitter post minacciosi contro gli organizzatori e i partecipanti ad una conferenza svoltasi a Londra dal titolo “Costruire la democrazia in Eritrea”. Nel tweet, #Meskel ha definito gli organizzatori «collaborazionisti».

    Non va meglio agli esiliati in Kenya. Nel 2013, a seguito del tentativo di registrare un’organizzazione della società civile chiamata #Diaspora_eritrea_per_l’Africa_orientale, l’ambasciata eritrea ha immediatamente revocato il passaporto del presidente e co-fondatore, #Hussein_Osman_Said, organizzandone l’arresto in Sud Sudan. L’accusa? Partecipare al terrorismo, intento a sabotare il governo in carica.

    Amnesty chiede quindi «che venga immediatamente sospeso l’uso delle ambasciate all’estero per intimidire e reprimere le voci critiche».

    Parlando delle ragioni che hanno scatenato l’ultimo atto di forza contro gli ospedali, padre Zerai ha detto che «il regime si è giustificato facendo riferimento a una legge del 1995, secondo cui le strutture sociali strategiche come ospedali e scuole devono essere gestite dallo stato».

    Tuttavia, questa legge non era mai stata applicata e non si conoscono i motivi per cui all’improvviso è cominciata la repressione. Padre Zerai la vede così: «La Chiesa cattolica eritrea è indipendente e molto attiva nella società, offre supporto alle donne, sostegno ai poveri e ai malati di Aids ed è molto ascoltata». A preoccupare il padre, e non solo lui, sono ora «il silenzio dell’Unione europea e della comunità internzionale. Siamo davati a crimini gravissimi e il mondo tace».

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/07/04/eritrea-news-etiopia-guerra
    #droits_humains #Erythrée #COI #Afewerki #service_militaire #guerre #Ethiopie #religion #passeport #torture #totalitarisme #dictature #externalisation #UE #EU #aide_au_développement #coopération_au_développement #répression #Eglise_catholique

  • Exhumation de Franco : Madrid dénonce une « ingérence » du Vatican Le Figaro - 1 er Juillet 2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/exhumation-de-franco-madrid-denonce-une-ingerence-du-vatican-20190701

    Le gouvernement socialiste espagnol va officiellement protester auprès du Vatican pour « ingérence » après des propos du représentant du Saint-Siège en Espagne critiquant le projet d’exhumation du dictateur Franco, a annoncé ce lundi sa vice-présidente. « Aujourd’hui, au plus tard demain, l’Etat du Vatican va recevoir une protestation formelle de l’Etat espagnol pour une ingérence de cette nature », a déclaré Carmen Calvo à la radio Cadena Ser.

    La numéro deux du gouvernement réagissait aux propos rapportés dans la presse espagnole du nonce apostolique Mgr Renzo Fratini qui a accusé l’exécutif de Pedro Sanchez de vouloir exhumer le dictateur de son mausolée monumental pour des « motifs surtout politiques ». « Ils ont ressuscité Franco. Il aurait été mieux de le laisser en paix, la majorité des gens, des politiciens pense cela. Il est mort depuis 40 ans, il a fait ce qu’il a fait, Dieu jugera », a affirmé celui qui a le rang d’ambassadeur du Vatican en Espagne.

    Carmen Calvo l’a appelé à « ne pas rentrer dans les affaires intérieures d’un Etat, et encore moins sur des sujets aussi importants ». L’exécutif socialiste essaie depuis un an, sans succès, d’exhumer le dictateur de sa tombe située dans une immense basilique non loin de Madrid que Franco avait fait lui-même construire, pour le réinhumer dans un lieu plus discret. L’affaire a tourné au bras de fer judiciaire entre le gouvernement et les descendants du dictateur qui dirigea l’Espagne d’une main de fer de 1939 à sa mort en 1975.

    Le Vatican, qui a autorité sur la basilique, . . . . . .

    #vatican #dictateurs #dictatures #violence #violences #religion #catholicisme #pape #culture_du_viol #religions #église #eglise #église_catholique #histoire

  • Benoît XVI estime que la pédophilie dans l’Eglise est liée à la révolution sexuelle et aux « clubs homosexuels »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190411.OBS11447/benoit-xvi-estime-que-la-pedophilie-dans-l-eglise-est-a-la-revolution-sex

    Benoît XVI estime que la pédophilie dans l’Eglise est liée à la révolution sexuelle et aux « clubs homosexuels »

    #chrétien_abyssal #homophobie #sexophobie #pédoprédation

  • Une diplomatie des excuses ? Le #Saint-Siège et le #Rwanda

    Le 25 mars 1998, le président Bill Clinton se rendait à l’aéroport de Kigali et, sans en sortir, présentait ses excuses pour l’inaction des États-Unis au cours du génocide. Deux années plus tard, le Premier ministre Guy Verhofstadt présentait à son tour les excuses officielles de la Belgique lors de la commémoration officielle du génocide au site de Gisozi. Il réitérait ses propos en 2004 à l’occasion de la dixième #commémoration du #génocide au stade Amahoro. D’autres pays, en premier lieu la France, ont toujours refusé de participer à cette « diplomatie des #excuses 1 » (à ce sujet, voir Rosoux ; Gibney & Howard-Hassmann).

    Depuis 1994, des associations de rescapés ainsi que les autorités rwandaises réclamaient des excuses officielles de l’#Église_catholique rwandaise et du #Vatican pour leurs rôles dans le #génocide des #Tutsi. Vingt-trois années après ces premières demandes, et après bien des controverses, le pape François a officiellement imploré en mars 2017 « le pardon de Dieu » pour les échecs de l’Église au Rwanda.

    Afin de comprendre ce geste politique, il est nécessaire de revenir sur les débats relatifs à la responsabilité de l’Église catholique au Rwanda avant et pendant le génocide ainsi que sur les étapes ayant conduit aux excuses officielles.

    https://www.memoires-en-jeu.com/inprogress/une-diplomatie-des-excuses-le-saint-siege-et-le-rwanda
    #mémoire #Eglise

  • Le silence sur la pédophilie est un « pêché collectif » pour le patron des évêques de France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/17/le-silence-sur-la-pedophilie-est-un-peche-collectif-pour-le-patron-des-evequ

    « Nous devons travailler tous ensemble contre la pédophilie. La hiérarchie (religieuse, ndlr) n’est pas la seule coupable. Dans certaines familles, des parents très chrétiens ont empêché leur enfant de parler. C’est un péché collectif."

    « Il y a quelque chose de systémique dans la négligence, le poids et la défense des institutions par rapport aux personnes victimes », dit-il, assurant que l’Église doit prendre ses responsabilités. « On ne peut plus rejeter la faute, dire que ce sont les médias ou le monde extérieur qui en voudraient à l’Église », ajoute Mgr Pontier.

    Mais on peu dire que c’est "des parents très chrétiens qui ont empêché leur enfant de parler" et que la faute est collective et non la responsabilité d’évêques, nous dit l’évêque.

    Le péché est collectif et surtout la faute des parents très chrétiens, par contre les violeurs d’enfants et leurs évêques qui organisent la récidive et l’impunité et les déplaces pour pouvoir bénéficié de la prescription sont présumés innocents.

    « Si des actes ont été commis qui auraient traumatisé profondément quelqu’un, ce serait bien sûr choquant. Je connais bien Mgr Ventura, et pour le moment je le présume innocent », dit Mgr Pontier.

    –----

    Accusé d’abus sexuels, l’ex-cardinal McCarrick défroqué par le Vatican, une première

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/16/l-ex-cardinal-mccarrick-accuse-d-abus-sexuels-defroque-par-le-vatican_542429

    C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.

    Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi, institution du Vatican qui veille au respect du dogme catholique, a précisé le Saint-Siège. L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte. Le pape François a envoyé un « signal clair » sur le fait que les abus sexuels ne seraient plus tolérés au sein de l’Eglise catholique, a réagi samedi le président de la conférence des évêques américains.

    Toujours cette manière sournoise de ne pas nommer les agressions sexuelles correctement. Une agression sexuelle n’est pas un ABUS, un abus c’est quant on use avec excès de son droit . Utilisé cette expression "abus sexuels" et "abus de pouvoir" ca indique que les prêtres ont le droit au sexe des gosses, mais qu’ils ont été seulement un peu excessif avec leur usage du sexe des enfants.

    « Aucun évêque, aussi influent soit-il, n’est au-dessus de la loi de l’Eglise », a ajouté le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston.

    Ce qui sous-entend qu’ils sont au dessus des lois humaines.

    #catholicisme #culture_du_viol #culte_du_viol

  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #église #enfants #catholicisme #eglise #viols #religion #violences_sexuelles #pedocriminalité #vatican #eglise_catholique #pape #usa #prêtres

  • Arizona border residents speak out against Donald Trump’s deployment of troops

    Residents from Arizona borderland towns gathered Thursday outside the Arizona State Capitol to denounce President Donald Trump’s deployment of at least 5,200 U.S. troops to the U.S.-Mexico border.

    The group of about a dozen traveled to Phoenix to hold the event on the Arizona State Capitol lawn. The press conference took place as a caravan of migrants seeking asylum continues to move north through Mexico toward the United States.

    “The U.S. government response to asylum seekers has turned to military confrontation,” said Amy Juan, a member of the Tohono O’odham Nation, who spoke at the event on the Arizona State Capitol lawn.

    “We demand an end to the rhetoric of dehumanization and the full protection of human rights for all migrants and refugees in our borderlands.”

    Juan and her group said many refugees confronted by military at the border will circumvent them by way of “dangerous foot crossings through remote areas.”

    “Already this year, hundreds of remains of migrants and refugees have been recovered in U.S. deserts,” Juan said. “As front-line border communities, we witness and respond to this tragedy firsthand.”

    While she spoke at a lectern, others held a sign saying, “Troops out now. Our communities are not war zones.”

    As the press conference unfolded, the Trump administration announced a plan to cut back immigrants’ ability to request asylum in the United States.

    Those from Arizona borderland towns are also concerned that border communities, such as Ajo, the Tohono O’odham Nation, Arivaca and others, may see an increased military presence.

    “I didn’t spend two years in Vietnam to be stopped every time I come and go in my own community,” said Dan Kelly, who lives in Arivaca, an unincorporated community in Pima County, 11 miles north of the U.S.-Mexico border.

    A major daily hiccup

    Many border-community residents complain the current law enforcement presence, absent the new U.S. troops, creates a major hiccup in everyday life.

    “Residents of Arivaca, Ajo, the Tohono O’odham Nation, they are surrounded on all sides by checkpoints. They are surrounded on all sides by border patrol stations. Every time they go to the grocery store, they pass a border patrol vehicle,” said Billy Peard, an attorney for ACLU Arizona.

    Juan says she gets anxiety from these checkpoints because she has been stopped and forced to get out of her car while federal agents and a dog search for signs of drugs or human smuggling.

    Juan calls the fear of these type of situations “checkpoint trauma.”

    “It’s really based upon their suspicions,” she said of authorities at checkpoints. “Even though we are not doing anything wrong, there’s still that fear.”

    Many of those speaking at Thursday’s event accused the federal government of racial profiling, targeting Latino and tribal members. They said they are often subjected to prolonged questioning, searches, and at times, harassment.

    “A lot of people can sway this as a political thing,” Juan said. “But, ultimately, it’s about our quality of life.”


    https://eu.azcentral.com/story/news/politics/border-issues/2018/11/08/arizona-border-residents-speak-out-against-trumps-troop-deployment/1934976002
    #murs #barrières_frontalières #résistance #asile #migrations #réfugiés #frontières #USA #Etats-Unis

    • In South Texas, the Catholic Church vs. Trump’s Border Wall

      A charismatic priest and the local diocese hope to save a 120-year-old chapel near the Rio Grande.

      Around the Texas border town of Mission, Father Roy Snipes is known for his love of Lone Star beer, a propensity to swear freely and the menagerie of rescue dogs he’s rarely seen without. At 73, Father Roy, as he’s universally known, stays busy. He says around five masses a week at Our Lady of Guadalupe Church in downtown Mission, and fields endless requests to preside over weddings and funerals. Lately, he’s taken on a side gig: a face of the resistance to Trump’s “big, beautiful” border wall.

      “It’ll be ugly as hell,” said Snipes. “And besides that, it’s a sick symbol, a countervalue. We don’t believe in hiding behind Neanderthal walls.”

      For Snipes, Trump’s wall is no abstraction. It’s set to steal something dear from him. Snipes is the priest in charge of the La Lomita chapel, a humble sandstone church that has stood for 120 years just a few hundred yards from the Rio Grande, at the southern outskirts of Mission. Inside its walls, votive candles burn, and guestbooks fill up with Spanish and English messages left by worshippers.

      Snipes belongs to the Oblates of Mary Immaculate, the congregation of priests that built the chapel in 1899. Nearly 40 years ago, he took his final vows at La Lomita, which was named for a nearby hillock. At sunset, he said, he often piles a couple canines into his van and drives the gravel levee road that leads to the chapel, where he prays and walks the dogs. Local residents worship at La Lomita every day, and as a state historical landmark, it draws tourists from around Texas. For Snipes, the diminutive sanctuary serves as a call to humility. “We come from a long line of hospitable, humble and kind people, and La Lomita is a reminder of that,” he said. “It’s the chapel of the people.”

      If Trump has his way, the people’s chapel will soon languish on the wrong side of a 30-foot border wall, or be destroyed entirely. Already, Border Patrol agents hover day and night at the entrance to the 8-acre La Lomita property, but Snipes thinks a wall would be another matter. Even if the chapel survives, and even if it remains accessible via an electronic gate in the wall, he thinks almost all use of the chapel would end. To prevent that, the Roman Catholic Diocese of Brownsville, which owns La Lomita, is fighting in court to keep federal agents off the land — but it’s a Hail Mary effort. Border residents have tried, and failed, to halt the wall before.

      Here’s what the La Lomita stretch of wall would look like: As in other parts of Hidalgo County, the structure would be built on an existing earthen river levee. First, federal contractors working for Customs and Border Protection (CBP) and the U.S. Army Corps of Engineers would cut away the levee’s sloped south half and replace it with a sheer concrete wall, about 15 feet high, then top the wall with 18-foot steel bollards. In total, the levee wall and metal fencing would reach more than three stories high. Longtime border activist Scott Nicol has called the proposed structure a “concrete and steel monstrosity.”

      And it doesn’t end there. The contractors would also clear a 150-foot “enforcement zone” to the south, a barren strip of land for patrol roads, sensors, camera towers and flood lights. Because La Lomita stands well within 150 feet of the existing levee, activists fear the historic structure could be razed. In an October online question-and-answer session, CBP responded vaguely: “It has not yet been decided how the La Lomita chapel will be accommodated.” The agency declined to answer questions for this story.

      This month, Congressional Democrats and Trump are feuding over further funding for the wall, but the administration already has the money it needs to build through La Lomita: $641 million was appropriated in March for 33 miles of wall in the Rio Grande Valley. In October, the Department of Homeland security also invoked its anti-terrorism authority to waive a raft of pesky environmental and historic preservation regulations for a portion of that mileage, including La Lomita’s segment. No contract has been awarded for the stretch that would endanger the chapel yet, so there’s no certain start date, but CBP plans to start construction elsewhere in Hidalgo County as soon as February.

      Unlike in Arizona and California, the land along the Rio Grande — Texas’ riverine border — is almost entirely owned by a collection of farmers, hobbyist ranchers, entrepreneurs and deeply rooted Hispanic families who can truly say the border crossed them. Ninety-five percent of Texas borderland is private. That includes #La_Lomita, whose owner, the diocese in #Brownsville, has decided to fight back.

      Multiple times this year, court filings show, federal agents pressed the diocese to let them access the property so they could survey it, a necessary step before using eminent domain to take land for the wall. But the diocese has repeatedly said “no,” forcing the government to file a lawsuit in October seeking access to the property. The diocese shot back with a public statement, declaring that “church property should not be used for the purposes of building a border wall” and calling the wall “a sign contrary to the Church’s mission.”

      The diocese is also challenging the government in court. In a pair of recent court filings responding to the lawsuit, the diocese argues that federal agents should not be allowed to enter its property, much less construct the border wall, because doing so would violate both federal law and the First Amendment. It’s a legalistic version of Snipes’ claim that the wall would deter worshippers.

      “The wall would have a chilling effect on people going there and using the chapel, so in fact, it’s infringing or denying them their right to freedom of religion,” said David Garza, the Brownsville attorney representing the diocese. “We also don’t believe the government has a compelling interest to put the wall there; if they wanted to put technology or sensors, that might be a different story.”

      It’s a long-shot challenge, to be sure. Bush and Obama already built 110 miles of wall in Texas between 2008 and 2010, over the protests of numerous landowners. But this may be the first time anyone’s challenged the border wall on freedom-of-religion grounds. “I’ve been looking for the needle in the haystack, but a case of this nature, I’m not aware of,” Garza said. A hearing in the case is set for early January.

      When I visited the Mission area in November, Father Snipes insisted that we conduct our interview out on the Rio Grande at sunset. Two of his dogs joined us in the motorboat.

      As we dawdled upriver, watching the sky bleed from to red to purple, Snipes told me the story behind something I’d seen earlier that day: a trio of wooden crosses protruding from the ground between La Lomita and the levee. There, he said, he’d buried a llama and a pair of donkeys, animals who’d participated in Palm Sunday processions from his downtown church to La Lomita, reenactments of Christ’s entry into Jerusalem. The animals had carried Jesus. So close to the levee, the gravesites would likely be destroyed during wall construction.

      As the day’s last light faded, Snipes turned wistful. “I thought the government was supposed to protect our freedom to promote goodness and truth and beauty,” he lamented. “Even if they won’t promote it themselves.”

      https://www.texasobserver.org/in-south-texas-the-catholic-church-vs-trumps-border-wall
      #Eglise #Eglise_catholique

  • Abus sexuels dans l’Eglise : en #Vendée, d’anciens séminaristes brisent le silence

    Dans le diocèse de #Luçon, des séminaristes accusent une quinzaine de prêtres de faits de pédophilie. Les faits remontent aux années 1950 et se sont étalés sur au moins trois décennies au cœur de la rurale et conservatrice Vendée.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/311018/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-vendee-d-anciens-seminaristes-brisent-le-sil
    #abus_sexuels #Eglise_catholique #prêtres_pédophiles #pédophilie #France #viols

    Une enquête de @wereport (@marty et @daphne) pour @mediapart

  • Pédophilie dans l’Eglise : « Toute ma hiérarchie savait » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/30/pedophilie-dans-l-eglise-toute-ma-hierarchie-savait_1688944

    Le procureur d’Orléans a requis mardi soir trente mois ferme contre l’abbé Pierre de Castelet, accusé d’agressions sur mineurs, et un an ferme à l’encontre de l’ex-évêque du diocèse poursuivi pour non-dénonciation.

    Le procureur Nicolas Bessone ne cache pas son agacement, voire sa colère, et laisse tomber un mot : « Lâcheté. » Sans appel possible. « J’ai pensé envoyer un médecin. Je le faisais avec des mafieux marseillais mais je ne le fais pas pour un évêque », dit-il.

    « Affection »

    Poursuivi pour avoir omis de signaler à la justice des attouchements sur des mineurs, André Fort, l’ancien évêque du diocèse d’Orléans, s’est mis mardi aux abonnés absents alors qu’il devait comparaître devant le tribunal correctionnel d’Orléans. Il souffre, selon un certificat médical produit au dernier moment et glissé dans la soirée de lundi sous la porte du bureau de la présidente du tribunal, des suites d’une intervention chirurgicale. « Il ne vient pas quand même de Rio de Janeiro ou de Rome », insiste le procureur, mentionnant qu’André Fort habite à seulement deux heures et demie d’Orléans. « Son absence dit autant de choses que sa présence : son incapacité à assumer les faits », tacle pour sa part Edmond-Claude Fréty, l’avocat des trois parties civiles.

    Devant le tribunal, il n’y a donc que Pierre de Coye de Castelet, un prêtre catholique de 69 ans poursuivi pour des attouchements sexuels sur mineurs. Les faits - que l’ecclésiastique a reconnus pendant l’enquête - ont eu lieu lors d’un camp du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) dans les Pyrénées, à Arthez-d’Asson, en juillet 1993. Prétextant des visites médicales, Coye de Castelet a abusé à l’époque d’une dizaine de garçons, pratiquant des attouchements sur leurs parties génitales. Trois seulement ont porté plainte : Olivier Savignac, Philippe Cottin et Paul-Benoît Wendling. « Dès que je me suis retrouvé sur ce lit, mon enfance s’est arrêtée, raconte Olivier Savignac, l’un de ceux qui ont bataillé de longues années, alertant sans succès la hiérarchie. J’ai tout voulu enterrer mais cela revient chaque jour. J’ai toujours été l’enfant abandonné sur ce lit. Ce qui s’est passé en juillet 1993, cela a été la déconstruction de tous les repères dans mon âme, dans mon corps, dans ma foi. J’ai subi aussi là un abus spirituel. J’en ai gardé la méfiance vis-à-vis de ces hommes et vis-à-vis de l’Eglise. »

    Au premier rang de la salle d’audience, les trois victimes se tiennent silencieusement derrière le prêtre tandis qu’il est longuement interrogé par la présidente, Gaëlle Reverter, aussi pugnace que le procureur. Plutôt empoté, d’allure insignifiante, Coye de Castelet, décrit par l’expert psychiatrique comme hyper-émotif et doté « d’une fragilité structurelle », reconnaît ses fautes de l’époque, « l’attirance » qu’il avait pour les jeunes garçons, sa recherche « d’intimité » mais sans comprendre, plaide-t-il, que « cela leur faisait du mal ». « J’étais en demande d’affection, poursuit le prêtre âgé de 45 ans au moment des faits. Je venais de passer des années difficiles en paroisse. »

    Pressé de questions, il assure qu’il n’y a pas eu d’actes répréhensibles ni avant ni après l’été fatidique de 1993, qu’il a réussi à combattre ses pulsions. A entendre le procureur et la présidente, il ne convainc guère. Cela demeure un mystère. Quand il est interrogé sur l’absence de son ancien évêque dans la salle d’audience, le prêtre lâche : « Je me sens seul ici. Mais je ne commenterai pas là le comportement de quelqu’un. »

    Blessure

    Ce procès d’Orléans n’est pas un procès ordinaire. Il est autant - et peut-être plus encore - celui de l’Eglise catholique et de sa gestion des cas de pédophilie que celui du prêtre abuseur. « Toute ma hiérarchie savait », dit à plusieurs reprises Coye de Castelet. Depuis 1993, quatre évêques se sont succédé à la tête du diocèse d’Orléans. Dès l’été des faits, René-Lucien Picandet est déjà alerté par un courrier de l’aumônier national du MEJ, François-Xavier Boca, de ce qui s’est passé à Arthez-d’Asson. Il n’y a pas eu de sanction, une simple interdiction signifiée au prêtre de participer au MEJ. Et encore moins de signalement à la justice. Depuis, Picandet est mort.

    Le procureur ironise sur le fait que la prescription protège celui qui lui a succédé, Gérard Daucourt, de toute poursuite. C’est aussi le cas pour l’aumônier du MEJ, le jésuite François-Xavier Boca qui avait mené une mission d’inspection, cet été-là, à Arthez-d’Asson, déplaçant le prêtre vers un autre camp après avoir interrogé les victimes. Entendu comme témoin, mal à l’aise, son attitude d’alors est le vrai symptôme d’une époque. Boca assure qu’il n’y a pas eu de volonté de soustraire Coye de Castelet à la justice. Il lâche finalement une phrase terrible : « On pensait à l’époque que ces actes-là n’étaient pas si graves. » Pour les plaignants, c’est bien de cela dont il s’agit. « Ce que j’attends de ce procès, c’est la reconnaissance de notre statut de victimes », vient dire à la barre Olivier Savignac. La blessure, c’est celle aussi de l’abandon d’enfants par des adultes, notamment des évêques, qui n’ont pas pris ou osé prendre leurs responsabilités. « Je n’ai pas de jugement à porter au sujet de Coye de Castelet, assure, pour sa part, Philippe Cottin. Mais ce que je vois, c’est la responsabilité des cadres de l’époque. » Le procureur a requis mardi soir un an de prison ferme à l’encontre l’ex-évêque absent à l’audience et trente mois ferme à l’encontre Pierre de Castelet.
    Bernadette Sauvaget envoyée spéciale à Orléans. Photo Stéphane Lagoutte. Myop

    #pédocriminalité #église_catholique #de_Castelet #Fort #impunité

  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud

  • Esclavage moderne : saisie de près d’un million d’euros chez les travailleuses missionnaires de Lisieux Stéphanie Potay - 14 Aout 2018 - France 3 Regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/esclavage-moderne-saisie-pres-million-euros-travailleus
    et aussi : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires

    L’histoire a été révélée en 2014, les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée ( TMI) travaillaient au mépris de tout droit social dans un réseau d’hôtellerie de pélerins . L’association qui gérait notamment celle du Sanctuaire de Lisieux vient de voir ses comptes saisis par la justice. 

    Dernier épisode judiciaire dans l’affaire de travail dissimulé chez les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée, la saisie de 950 000 euros. Cette somme est une première estimation des arriérés de rémunérations et de cotisations auprès des organismes sociaux relatif à l’emploi " d’étrangers démunis d’une autorisation de travail" et de "recours à personne exerçant un travail dissimulé".

    Qui sont les victimes ?  
    Des femmes recrutées au Burkina Faso, à Wallis et Futuna ou encore aux Philippines, ces jeunes filles ont rejoint la famille missionnaire Donum Dei, créé en 1950 sous le nom des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée. Elle fonde une grande partie de sa spiritualité sur la vie de Sainte-Thérèse-de Lisieux. Ces « vierges chrétiennes » sont motivées par un appel à la vie religieuse et une formation consacrée en Europe.

    Mais en fait, c’est dans plusieurs restaurants catholiques « L’Eau Vive » http://www.tourisme-marseille.com/fiche/restaurant-l-eau-vive-notre-dame-de-la-garde-marseille , une chaîne d’hôtellerie pour pèlerins, à Marseille, https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html Caen ou encore Lisieux https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/pays-auge/lisieux-suspectees-esclavage-moderne-travailleuses-miss qu’elles vont passer leur temps : elles y travaillent sans salaire, ni protection sociale parfois de 6h jusqu’à minuit. 

    Processus d’emprise et embarras de l’Eglise 
    En 2014, les dérives sectaires de ce groupe sont dénoncées dans un livre noir. Un processus d’emprise sur ces travailleuses missionnaires est décrit. 
    En 2015, une plainte est déposée par une membre de la communauté de Lisieux ( voir notre reportage de l’époque ci-dessous) pour exploitation d’une personne réduite en esclavage. 

    Reportage en 2015 par Catherine Berra : 
    https://www.youtube.com/watch?v=EP6razgXuGk


    En 2017, la convention qui liait le Sanctuaire de Lisieux à la Famille missionnaire n’est pas renouvelée, l’Eglise prend officieusement ses distances avec cette communauté.
    https://www.youtube.com/watch?v=jZJB21QNWP8

    Dossier hors norme
    Les Travailleuses missionnaires font l’objet de deux enquêtes : une enquête canonique, mandatée par le Vatican, qui concerne l’aspect spirituel de leur association et une enquête civile à propos des conditions de travail des travailleuses. L’association cherche à jouer sur le statut de communauté religieuse pour justifier que du fait de l’engagement spirituel de ses femmes, elles s’apparentent à des moniales et ne relèveraient pas de la justice ordinaire .

    Au Parquet d’Epinal, où l’ensemble des procédures sont regroupées pour accroître l’efficacité( celles de Lisieux, Marseille, Ars-sur-Formans), on rappelle que l’association en question est une association de fidèles laïques, en aucun cas un ordre religieux. 

    En novembre 2017, la responsable légale de l’association est mise en examen en tant que personne morale et dernièrement, la justice vient de saisir 950 000 euros comme l’indique nos confrères de Vosges matin https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires dans son édition du 10 août. Certaines de ces jeunes filles exerçaient dans le restaurant proche de la basilique de Domrémy, l ’association était en effet présente au restaurant « L’accueil du pèlerin », à Domrémy-la-Pucelle, juste à côté de la Basilique. 

    Au total, une dizaine de plaintes, pour esclavage moderne, ont été enregistrées auprès du parquet d’Epinal (Vosges), qui suit l’affaire. En attendant la fin de l’enquête, Vosges matin indique que les Travailleuses missionnaires de Domrémy ont quitté les Vosges pour Besançon.

    #esclavage #économie #Femmes #religion #eglise_catholique #Lisieux #pelerin.e.s #Marseille #Caen #secte #Ars-sur-Formans #Domrémy-la-Pucelle

    • Marseille : enquête au restaurant de Notre-Dame-la-Garde Delphine Tanguy - 10 Aout 2018 - La Provence
      https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html

      L’association des Travailleuses missionnaires, qui gère le restaurant L’Eau Vive, est mise en examen pour travail dissimulé.

      Sur #Tripadvisor, il obtient une note de 4 sur 5 : « sympathique », « excellent rapport qualité prix ». Avec son charme désuet et son panorama à couper le souffle, L’Eau Vive est toujours une adresse chérie des touristes visitant Notre-Dame de la Garde. De fait, cette cafétéria au menu à 13€ se niche précisément sous les jupes de la Bonne Mère, où la gèrent les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée : ces « vierges chrétiennes » font partie de la Famille Donum Déi, rattachée au tiers ordre du Carmel.


      Travail sans salaire, ni protection sociale et papiers confisqués
      Des femmes recrutées très jeunes, en Afrique ou en Asie, pour servir dans les différents restaurants L’Eau vive en Europe. En 2014, La Provence avait révélé le rapport accablant de l’association Avref (aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles), « Le livre noir des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée » qui rassemblait des témoignages d’anciennes ayant fui l’association. Nous avions pu nous aussi les rencontrer : toutes décrivaient avoir travaillé des années sans salaire, ni protection sociale, leurs papiers confisqués, dans ces restaurants situés à Marseille, Lisieux, Caen, Ars, Besançon, etc.

      Six plaintes pour « traite d’êtres humains aux fins de travail forcé » avaient été déposées et appuyées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), directement attachée aux services du Premier Ministre. C’est d’ailleurs Serge Blisko, président de la Miviludes, que nous avions entendu sur ce sujet « scandaleux et particulièrement sensible », qui avait défendu auprès du garde des Sceaux le principe d’un regroupement des plaintes « afin d’augmenter leurs chances d’aboutir ». En 2015, des enquêtes préliminaires avaient été ouvertes par plusieurs parquets en France dont celui de Marseille.

      Depuis, selon nos informations, les Travailleuses missionnaires avaient commencé à se mettre en conformité avec la loi, les femmes recevant par exemple les premières cartes Vitale de leur vie. Une visite canonique avait aussi été mandatée par Rome en 2016 : conduite par le dominicain Jean-Claude Lavigne, elle avait fait le tour des sites gérés par les TM. Car à Lisieux et Donrémyy, l’affaire avait jeté le trouble dans l’Église ; les évêques leur avaient même retiré la gestion de foyers. À Marseille, Mgr Pontier, à la tête de la Conférence des évêques de France, alerté depuis des années des soupçons pesant sur la gestion de L’Eau Vive, n’a jamais souhaité commenter l’affaire.

      Un dossier hors normes
      Que « les diocèses ouvrent enfin les yeux » est pourtant le souhait du Parquet d’Épinal auprès duquel l’ensemble des plaintes ont finalement été regroupées. « Les TM ne sont pas un ordre religieux mais bien une association, et à ce titre elles sont soumises au droit du travail », pointe Étienne Manteaux, le procureur. Au terme des investigations menées depuis 18 mois par l’office central en charge de la lutte contre le travail illégal, et closes cet été, la responsable des TM en France a été mise en examen, en tant que personne morale, le 9 novembre. « C’est un dossier hors normes, décrit le procureur, alors que l’instruction n’est pas encore clôturée. L’immense majorité de ces femmes se disent consentantes et satisfaites de leur sort. Mais le droit est le droit. » Des centaines ont bel et bien été employées depuis plus de 20 ans sans être payées ni déclarées. Un procès devrait s’ouvrir « avant l’été 2018 », escompte-t-on à Épinal.

      À nouveau contacté hier, Mgr Pontier garde le silence, tout comme la responsable de L’Eau Vive à Marseille. Quant au conseil de direction de la Famille Donum Déi, il indique, depuis Rome, que la comparution (de sa directrice française, ndlr) « est intervenue sur le seul délit de travail dissimulé à raison d’un débat technique tenant au statut administratif » des TM dans l’Hexagone. « Nous ne souhaitons pas fournir d’information complémentaire à cet égard », conclut-il.
      Et aussi Travail dissimulé à Marseille : l’Urssaf cible une vraie plaie sociale

  • Behind the latest Catholic sex abuse scandal: The church’s problem is male dominance | Salon.com
    https://www.salon.com/2018/08/16/behind-the-latest-catholic-sex-abuse-scandal-the-churchs-problem-is-male-domi

    So there’s no real conflict in the Catholic Church covering up sexual abuse while trying to prevent women from accessing legal and safe abortion services. In both situations, it’s about using sexuality as a tool to enforce patriarchal hierarchies. In both cases, it’s about a group of conservative men conspiring to organize the world so they hold power and everyone else is subject to their whims.

    Shame is a major factor here too. The same sexual shame that religious conservatives try to instill with restrictions on reproductive rights is also used to silence victims of sexual abuse. It’s difficult for victims to speak up, precisely because so much shame is built up around sexuality. Victims, male and female, are often subject to people digging through their sexual pasts, using their consensual activities as “evidence” that they’re dirty and therefore undeserving of protection against abuse.

    It’s possible that one reason more survivors of abuse are willing to speak out these days is that the pro-choice movement has done so much work in destigmatizing consensual sex. The fear that victims used to experience — of being outed as someone who has consensual sex and quite likely enjoys it — no longer has the power it used to have, creating more space to speak out.

    Ultimately, the lesson here is there is no way for religious groups to preserve their traditions of male dominance and sexual shaming while also eradicating sexual abuse. The sheer number of priests who have molested children confirms what experts have long said about sexual predators, which is that they deliberately seek out spaces where they believe they can leverage shame and power to abuse people. As uncomfortable as this is for many to accept, the Roman Catholic Church created a perfect hunting ground because of its ingrained sexism, its hierarchical structure and its culture of sexual shaming. The only way to root out the abuse is to root out those patriarchal values.

    #Eglise_catholique #Masculinisme #Prédateurs