• Peste porcine en Chine : au fait, de quoi parle-t-on et quels sont les risques ?
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/peste-porcine-en-chine-au-fait-de-quoi-parle-t-on-et-quels-sont-les-risques

    Cette maladie a déjà entraîné la mort de plus d’un million de porcs dans le pays. L’équivalent de la production européenne pourrait disparaître d’ici la fin de l’année, déstabilisant les échanges mondiaux. La France n’est pas touchée mais vit dans la crainte de la contagion.

    C’est une maladie qui fait des ravages en Chine. La peste porcine africaine (PPA) décime depuis l’été 2018 les élevages de porcs dans le pays, premier producteur et consommateur de cette viande au monde. Difficile à contrôler, elle se propage à une vitesse inquiétante et fait craindre le pire en Europe. Explications.

    • Qu’est-ce que la peste porcine africaine ?

    Découverte sur le continent africain, la PPA est une maladie contagieuse qui touche les cochons. Elle n’est pas dangereuse pour l’homme mais est souvent fatale pour les animaux touchés. Elle se manifeste par de la fièvre, de la perte d’appétit ou encore des hémorragies interne. Les porcs sont contaminés lorsqu’ils sont en contact direct avec d’autres animaux malades. Les tiques mais aussi le matériel agricole peuvent véhiculer le virus. Très résistant, ce dernier se propage rapidement. Problème : il n’existe aucun vaccin ni traitement efficace pour le contenir. Le seul moyen de stopper la propagation est d’abattre les bêtes dans les zones infectées et mettre en place des mesures de prévention pour éviter la contamination.

     » LIRE AUSSI - La peste porcine aux portes de la France

    • Dans quelle mesure la Chine est-elle touchée ?

    La PPA est apparue dans le pays en août 2018. Depuis, la maladie ne cesse de se répandre. Selon les derniers chiffres officiels, 136 foyers sont recensés dans 32 provinces. À ce stade, 1,2 million de bêtes sont mortes ou ont été abattues. Le pays, premier producteur et consommateur, est d’autant plus vulnérable qu’il héberge 700 millions de porcs. Les animaux sont pour la plupart élevés dans des fermes familiales où ils sont nourris avec des restes alimentaires, vecteurs importants de maladie. Les mesures de prévention et de contrôle sont aussi coûteuses et compliquées à mettre à place par les petits éleveurs. D’où la propagation rapide. Les experts de Rabobank estiment que d’ici la fin de l’année, la maladie pourrait décimer 150 à 200 millions de porcs, soit l’équivalent de la production annuelle européenne.

    • D’autres pays sont-ils touchés ?

    La PPA a malheureusement déjà dépassé les frontières chinoises. Des foyers ont été détectés au Vietnam, en Corée du Nord, en Mongolie et au Cambodge. « De plus, des aliments contaminés ont été détectés dans plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique : Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Taïwan et Japon. Si la PPA se concentre essentiellement en Chine, elle commence donc à dangereusement se propager dans l’espace et sur des distances considérables », souligne dans une note Sébastien Abis, chercheur à l’Iris. L’Europe n’est pas épargnée. « La maladie est endémique dans certaines régions d’Europe de l’Est, telles que les États Baltes et certaines régions de Pologne et de Russie. Des foyers de peste porcine africaine ont été enregistrés dans plusieurs autres pays, notamment la Belgique, en septembre 2018 », précise les analystes de Rabobank. Chez nos voisins belges, 700 sangliers ont été contrôlés positifs à cette maladie. De quoi pousser Matthew Stone, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à prévenir : « tous les pays doivent renforcer leur sécurité biologique, tous les pays doivent réfléchir sérieusement à leur chaîne d’approvisionnement et à la gestion de la sécurité biologique ».

    • La France est-elle touchée ?

    À ce stade, non, car la France a mis en place des mesures de prévention. Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes. Coût de l’opération : 5,3 millions d’euros. Grâce à cette clôture, une zone blanche a été délimitée dans laquelle tous les sangliers sont abattus. « Il ne faut pas baisser la garde, et aujourd’hui on baisse trop la garde. La garde, les Belges la baissent. Les sangliers se rapprochent et on doit remobiliser nos amis chasseurs en Meurthe-et-Moselle », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. Prudent, ce dernier estime que « cette guerre n’est pas gagnée » et que les éleveurs français vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’apparition d’un seul cas priverait le pays de son « statut indemne », ce qui empêcherait quasi-automatiquement l’exportation de viande de porc. Une catastrophe pour la filière.

    • Quelle conséquence cette crise entraîne-t-elle sur le commerce mondial de porc ?

    L’épidémie a des conséquences très visibles sur les marchés mondiaux. La Chine, qui doit faire face à sa demande intérieure (plus de 30 kilos de porcs consommés par habitant et par an), a relevé ses importations. L’Union européenne en profite : ses exportations vers la Chine ont bondi de 20 à 30%. Canada et Brésil se frottent aussi les mains. Les États-Unis un peu moins : la viande exportée vers Pékin est en effet taxée à hauteur de 62% dans le cadre du conflit commercial qui oppose les deux pays. Cette forte demande chinoise fait en tout cas flamber les prix. En France, le cours du porc a pris 35 centimes en deux mois. « Du jamais vu », selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), qui appelle les éleveurs à se saisir de cette opportunité qui pourrait durer. Il faudra en effet plusieurs années à la Chine pour se relever de cette crise sanitaire. La situation fait en revanche grimacer les fabricants de produits à base de porc, comme les charcutiers, qui font face à une hausse du prix de leur matière première. À terme, les consommateurs pourraient aussi en subir les conséquences dans les rayons.

    • D’autres filières sont-elles impactées ?

    À court et moyen terme, de nombreuses filières risquent d’être déstabilisés par cette crise qui entraînera un report de la consommation chinoise vers d’autres viandes. « Une évolution séculaire vers une consommation de porc chinoise plus faible soutiendra la demande accrue de volaille, de bœuf, de fruits de mer et de protéines alternatives qui façonnera les tendances de la production mondiale », estiment ainsi les experts de la Rabobank. Ces derniers s’attendent entre-temps à « une volatilité des marchés à court terme qui se traduira par une hausse des prix mondiaux des protéines ». Même avis pour Sébastien Abis, selon qui la filière volaille sera particulièrement concernée : « le département américain de l’Agriculture anticipe une hausse des importations chinoises de poulet de 70% en 2019. L’augmentation des prix n’est pas près de s’arrêter : le pic devrait être atteint entre le dernier trimestre 2019 et début 2020, une fois que les réserves de viande seront épuisées ». Autre filière touchée : celle su soja. La Chine est le premier importateur mondial de cette légumineuse (environ 100 millions de tonnes par an, soit 70% des achats de la planète). La moitié est utilisée par les éleveurs de porcs. « Dans une moindre mesure, les marchés du maïs et du lait en poudre seront aussi touchés, ces deux éléments faisant partie du régime alimentaire des porcs », juge le chercheur de l’Iris.

    #nos_ennemis_les_bêtes #peste_porcine #épidémie #élevage #viande #agriculture #chine #hommerie #carnisme

    • Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes.

      La comparaison historique est moyennement rassurante…
      • la ligne Maginot n’a pas été construite entre la France et la Belgique et
      • c’est par les Ardennes qu’est passée l’invasion allemande…

    • Bien vu @simplicissimus j’avais pas relevé cette histoire de ligne Maginot, ca ressemble au contournement des frontières française par le nuage de Tchernobyl. Je voie pas comment cette ligne bloquerait les sangliers et il me semble que cette « peste » ne les épargne pas.


  • How factory farms could trigger a antibiotic crisis — and what we can do to stop it – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/06/how-factory-farms-could-trigger-a-antibiotic-crisis-and-what-we-can-do-to-

    In fact, Denny’s joins a growing group of major fast food and fast casual chains (McDonald’s, Wendy’s, KFC, Chipotle, and others) that have established policies prohibiting the use of medically important antibiotics in chicken. This is not the same as “antibiotic-free” claims, to be clear (“medically important” antibiotics are those used in human medicine; there are other antibiotics only used in animals), but it is a critical change that has been rippling through the food system for the past several years to protect human health. To explain the significance of this trend, a quick history of the problem that companies are trying to address is useful.
    PUBLICITÉ

    According to the World Health Organization, antibiotic resistance is one of the top 10 threats to global public health in 2019. When antibiotic medications are overused or misused, resistant bacteria can spread, causing treatments for common (and often serious) illnesses to become ineffective. According to the Centers for Disease Control and Prevention, at least 2 million Americans contract an antibiotic-resistant infection every year, and 23,000 will die from it.

    The use of antibiotics in animal agriculture is a major part of the problem. More than 70 percent of the medically important antibiotics sold in the U.S. are sold for use in food animals. This is not because cows are particularly susceptible to strep throat; the majority of antibiotics used on animal farms are not used as treatment for diagnosed diseases in animals. Rather, most animals raised for food are raised on factory farms, or Concentrated Animal Feeding Operations (CAFOs). To produce animal products cheaply and on a large scale, animals are packed together, creating crowded, stressful and unsanitary conditions. Such conditions are inherently disease-promoting for animals. To deal with the likelihood of infections and disease associated with poor conditions without actually changing those conditions, antibiotics have become a convenient Band-Aid. As factory farming has become the predominant model for raising animals for food, more farmers have resorted to practices of routinely administering antibiotics (sometimes even delivering drugs to chicks still in the egg) to keep animals “healthy” enough to bring to slaughter. As more antibiotics are used in these conditions, more antibiotic-resistant bacteria are released into the environment.

    Ultimately, eliminating antibiotics in the rest of the meat supply chain will require real changes in the way conventional farming works. Furthermore, the problem of antibiotic resistance is only one of many negative consequences of the factory farming system. Factory farms are major contributors to greenhouse gas emissions, air and water pollution, and deforestation; and from a moral standpoint, the quality of life for animals raised in factory farming conditions is shockingly poor.

    Antibiotics provide a window into the deep problems in the animal agriculture system that produces the majority of our meat. The current model is broken. At the same time, the progress in reducing medically important antibiotics in the chicken industry over just a few years sheds light on the potential for change. When consumers demand more responsibly raised meat, the market will respond.

    #Antibiotiques #Alimentation #Elevage


  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...


  • Mes brebis comme des machines – Revue Z
    http://www.zite.fr/mes-brebis-comme-des-machines

    Depuis 2010, l’État exige que chèvres et brebis soient identifiées par une puce RFID, via une seconde boucle accrochée à l’oreille des bêtes. Loin de remédier aux crises sanitaires et à la pollution en démantelant l’élevage industriel, l’État impose une traçabilité systématique des animaux qui permet aux grands groupes de la filière de redorer leur blason. Mais cette traçabilité permet aussi de mettre les petits élevages sous surveillance en faisant la chasse aux pratiques paysannes non conformes qui pourraient y subsister. Dans un dossier paru dans son tout premier numéro, Z s’était penché sur la perte progressive de mainmise des éleveur·ses sur leur métier, illustrée par cette obligation.

    Texte extrait de la revue Z n°1, printemps 2009. Itinérance dans le Tarn.

    Dans le Tarn et ailleurs, des petit.es éleveur·ses refusent de se soumettre à cette obligation qui accompagne l’industrialisation à marche forcée de tous les élevages. Après les avoir harcelé·es pendant des années, l’administration les attaque : ils et elles sont aujourd’hui confronté·es à des sanctions pénales et financières. Z appelle à envoyer des sous au groupe Faut Pas Pucer et à prendre contact avec eux pour les soutenir. Pour lire leur appel, c’est ici.

    #élevage #surveillance #dépossession #PAC


  • Amérique du Sud : on saigne bien les juments | Luce Lapin et copains
    https://luce-lapin-et-copains.com/2018/08/20/amerique-du-sud-on-saigne-bien-les-juments

    Le placenta des juments gestantes produit une hormone, l’#eCG, gonadotrophine chorionique équine (equine chorionic gonadotropin), qui est extraite de leur sang dans des fermes, en Argentine et en Uruguay, et utilisée dans nos élevages, car elle fait ovuler les femelles sur commande — d’où une plus grande « production »… donc profit. « Pendant deux mois et demi, des juments gestantes subissent des prélèvements sanguins massifs hebdomadaires. Elles sont ensuite avortées, mises à la reproduction et saignées à nouveau. Et ainsi de suite jusqu’au départ pour l’abattoir » (vidéo).
    Entretien avec Adeline Colonat, directrice de campagne des « fermes à sang » pour Welfarm – PMAF, Protection mondiale des animaux de ferme.

    #hormones #fermes_à_sang #placenta #élevage_industriel #juments #argentine #uruguay #animaux


  • Un petit mot de ma chevrière.

    Bonjour

    Tout d’abord je tiens à dire que je suis très fière de nos consommateurs archi fidèles.
    Peut-être sont ils moins nombreux car l’offre bio se diversifie en centre ville mais ceux qui restent sont les meilleurs ! Ils doublent, voire triplent leur commandes. Ils savent vous retourner de beaux compliments sur nos petits fromages de chèvres qui font chaud au cœur ! Merci !

    Hier soir sur la 5, une émission sur le fromage que je façonne depuis 42 ans maintenant et que je connais comme si j’étais un petit ferment lactique vivant au sein du lait : « Le fromage qui nous rend chèvre ». Très bien,on y voit les magnifiques chèvres du Rovres, des jeunes chevriers dans les Landes pleins de promesses. On y raconte ce que je me tue à dire depuis 40 ans que je fais les marchés : « Non, il n’y a pas de vrais fromages fermiers sous nos latitudes l’hiver, non les chèvres de France ne broutent pas toutes l’herbe et les ronces. Elles sont même 90 pour cent du cheptel français qui restent leur vie entière fermées dans de grands hangars, merci au Brésil pour son soja transgénique merci au grands semenciers pour l’ensilage de maïs ! »

    Enfin tout ça vous pouvez le voir en replay mais... Rien n’est jamais complet. Il faut aller faire un tour chez nos voisins hollandais. Pays que nous connaissons bien car Theo est hollandais, même précisément du Brabant le nouvel Eldorado des chèvres. Là-bas face à nos 40 chèvres et à leur 2 litres par jour vous avez des élevages à 11 000 chèvres à 6 litres par jour avec une espérance de vie réduite à peau de chagrin comme les vies des gens qui consomment cette agriculture plus qu’intensive : industrielle ! Les agriculteurs hollandais, il y a 20 ans, ont découvert la CHÈVRE ! Pas de quota laitier ! Vous leur brûlez leurs belles cornes à la naissance et vous les entassez dans des hangars par centaines. Il y avait une si forte demande en lait de chèvre !

    A Amsterdam, les vacanciers qui rentraient de Grèce voulaient de la fêta pour se souvenir des vacances. Parfait voilà la fêta : hollandaise, française, danoise.Puis, voici le gouda au lait de chèvre. Maintenant, qu’il il y a surproduction de fromages de chèvre hollandais, pas de problème les camions de lait apportent par millions d’hectolitre le lait hollandais dans les usines françaises ou du sud de l’Europe.

    Les hollandais ne mangent pas de chevreaux, qu’importe : à 7 jours les chevreaux entassés dans des semi remorques quittent le nord pour le sud de l’Europe pour boire un faux lait fabriqué avec tous les résidus possibles de l’industrie alimentaire.

    Vous connaissez la fièvre Q ? non ? Les hollandais oui !
    C’est transmissible de la chèvre à l’homme et les élevages hollandais la subissent depuis quelques années avec surmortalité animale et mortalité humaine. Merci aux industriels agricoles, aux banques agricoles et à leurs mirages économiques ! Faite le calcul combien de paysans pourraient vivre comme nous si vous divisez (11 000 multiplié par 6) par (40 multiplié par 2) à la place d’un industriel employant 3 ouvriers ?

    Nous vivons très bien nous deux, les 40 chèvres, les poules, les abeilles sur notre petite ferme et le printemps revient chaque année en majesté devant notre porte. Les hirondelles sont là et le fromage de chèvre est comme elles, il vient et repart. Les biquettes pâturent un nombre incroyable de plantes différentes. J’ai appris tant de choses de vous, mes belles biquettes, de vous et de l’éternel recommencement de la vie ! Vous méritez comme tous les êtres vivants mieux qu’une cage !

    Bonne journée à tous !

    https://www.france.tv/france-5/le-doc-du-dimanche/961083-le-fromage-qui-nous-rend-chevre.html

    #fromage #chèvre #élevage #Hollande #lait

    • C’est pour ça que ça me rend dingue, les gens qui dénigrent l’élevage en général en refusant de faire la différence et en s’abritant derrière l’idée que celui de ta chevrière n’existe plus ou ne représente plus rien. Alors autant l’ignorer. Bravo à elle !

    • @aude_v même avis, et de l’autre côté me hérissent tout autant les Paul Ariès et compagnie tout pleins d’arrogance et de mauvaise foi, qui refusent de faire la différence parmi les pratiques sans animaux et assimilent véganisme et agrobusiness de façon acharnée, alors qu’ils sont capables de différencier zootechnie et élevage paysan, sans dénigrer ce dernier sous prétexte de son infériorité quantitative.
      On aurait pu imaginer une remise en cause intéressante des pratiques de l’agrobusiness, qui tape sur l’approche mécaniste uniformisante en y opposant diversité et compréhension écosystémique, et visant à ramener le cheptel mondial à un niveau soutenable tout en redonnant à l’élevage paysan une place centrale dans les zones de marge. Mais dans le panorama actuel on a désormais une critique mal posée qui tape sur la mauvaise cible, et alimente crispations et dialogue de sourds.
      Bilan des courses : des défenseurs de l’élevage paysan et des végans qui s’accusent mutuellement du pillage des ressources opéré par l’industrie, qui de son côté continue de faire avancer son bulldozer.

    • « On aurait pu imaginer »... On peut encore, hein @koldobika, avec un peu de bonne foi. Mais quand on met son ego dans ses positions on finit par ne plus écouter et c’est une plaie sur d’autres sujets encore que celui-ci. Au fil de la discussion sur mon dernier billet, j’ai fini par me demander si un des problèmes n’était pas le côté identitaire : "je suis vegan·e" vs. "j’essaie de nuire le moins possible en mangeant et pour ça j’adopte plein de critères dont celui de l’alimentation de produits exclusivement végétaux".

      Je ne sais pour Ariès mais Porcher insiste pour que les vegans ne s’imaginent pas que végétal = miam et animal = caca. Parce qu’elle sait bien qu’elle est en mauvaise compagnie et passe du temps à expliquer la différence entre productions animales, dont elle a documenté l’abjection, et élevage. Ce serait bien que les végans se positionnent mieux sur la mauvaise compagnie qui est la leur, pour ceux qui sont écolo ou féministes ou anticapitalistes. Elle en fait peut-être trop parce qu’elle fatigue.

      Moi aussi, je fatigue quand je vois des paysan.nes et alterno faire des cultures, de l’élevage, et que j’entends que les derniers sont des monstres. Je n’ai rien contre les maraîchers vegans, c’est bien mais je ne vais pas m’empêcher de critiquer quiconque se torche avec d’autres critères ultra importants comme la proximité et le mode de production.


  • Collectif Hors-Normes, Victoire de Gabriel Dufils, 2019
    https://sniadecki.wordpress.com/2019/05/02/hors-normes-dufils

    La seule traçabilité qui vaille – mais il s’agit alors d’autre chose – c’est le rapport direct entre producteurs et mangeurs. Le reste n’est que mensonge publicitaire mis en scène par l’administration au service de l’industrie agro-alimentaire.

    […]

    Dans la situation de surcharge de travail imposée par le blocage administratif du troupeau de vaches, ce que la solidarité collective a également pu apporter c’est des coups de main sur la ferme.

    Avec ces pratiques, nous entendons reprendre les luttes paysannes là où elles se sont arrêtées quand tous les syndicats ont accepté de devenir des rouages d’une administration qui a toujours besoin de cautions pour poursuivre son travail d’élimination de la paysannerie et de promotion de la Qualité industrielle estampillée « bleu-blanc-rouge ».

    Quant à la traçabilité, l’affaire doit enfin être entendue : ce sont les industriels qui ont besoin de la régulation d’une administration pour fabriquer une confiance artificielle auprès des consommateurs et faire passer la merde industrielle pour des produits de haute Qualité.

    Pour notre part, nous n’avons pas à avoir honte de nos produits et notre plus belle reconnaissance provient de celles et ceux qui mangent nos produits et en redemandent.

    #agriculture #élevage #paysannerie #alimentation #qualité #technocratie #administration #critique_techno #traçabilité #Normandie


  • IL FUTURO DEL CIBO. SOIA E GEOPOLITICA : VIAGGIO NELLA FILIERA ALIMENTARE CHE STA CAMBIANDO IL MONDO

    “Se nel 2050 si raggiungerà la cifra di 120 miliardi di animali da macellare ogni anno, per nutrirli bisognerà impiegare due terzi delle terre arabili del pianeta”


    https://essay.ispionline.it/?page_id=778
    #soja #industrie_agro-alimentaire #alimentation #Stefano_Liberti #Mato_Grosso #élevage #Brésil #déforestation #ressources_pédagogiques #monoculture #cartographie #visualisation #globalisation #mondialisation #porc #viande #viande_porcine


  • A Mysterious Infection, Spanning the Globe in a Climate of Secrecy - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/04/06/health/drug-resistant-candida-auris.html

    Un effet méconnu de l’utilisation des #pesticides (qui s’additionne à l’utilisation intempestive des #antibiotiques) : le développement de #mycoses résistantes aux antimycosiques chez l’être humain.

    Antibiotics and antifungals are both essential to combat infections in people, but antibiotics are also used widely to prevent disease in farm animals, and antifungals are also applied to prevent agricultural plants from rotting. Some scientists cite evidence that rampant use of fungicides on crops is contributing to the surge in drug-resistant fungi infecting humans.

    #agriculture #élevage_industriel #candida #santé



  • Satellites Find Greener Pastures
    https://earthobservatory.nasa.gov/images/144654/satellites-find-greener-pastures

    A major part of Brazil’s economy depends on a grass-fed animal—the cow. Between 1970 and 2006, Brazil doubled its cattle farm productivity, increasing income and helping with global food demands. Today, it is one of the largest cattle producers in the world. But cattle production has come with an environmental cost: the creation of pastures is a main driver for Amazon deforestation.

    #brésil #élevage #bovins #déforestation #forêt


  • Le véganisme fait-il le jeu du capitalisme ? (France Culture, 27.02.17)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/le-veganisme-fait-il-le-jeu-du-capitalisme

    «  Être anti-vegan, c’est défendre l’unité du genre humain  » (Paul Ariès, L’Humanité, 30.01.2019)
    https://www.humanite.fr/alimentation-etre-anti-vegan-cest-defendre-lunite-du-genre-humain-667130

    Les #vegan sont les chevaux de Troie de l’#industrialisation et de la #dépolitisation des enjeux agricoles et alimentaires. Voilà plusieurs années que de grands PDG […], affirment qu’il faut en finir avec la viande d’élevage. Leur objectif est d’imposer sur le #marché les fausses viandes, qu’elles soient végétales ou cellulaires. Ces dernières relèvent de la prouesse #biotechnologique.
    […]
    Oui, mais je n’oppose pas #protéines végétales et protéines animales. Or, c’est cela, le piège tendu. On est en train de nous faire croire que notre régime alimentaire d’#omnivores a intrinsèquement une responsabilité dans la #crise_climatique ou celle de la #faim. Or c’est faux. C’est le développement de l’#élevage_industriel et intensif qui conduit aux travers environnementaux et sanitaires que l’on sait. Et c’est précisément cette responsabilité que le #capitalisme refuse de nommer.
    […]
    Le mouvement vegan est la figure de proue du courant #antispéciste, derrière lequel on trouve un philosophe clé, Peter Singer, auteur de la #Libération_animale, qui prône l’égalité entre tous les #êtres_vivants. Cela peut paraître une belle idée, mais il nous dit très vite qu’un jeune chien est plus digne d’intérêt qu’un nourrisson, qu’un grand handicapé ou qu’un vieillard sénile. Il réintroduit de la division, et elle n’est pas spécifiquement favorable à nos frères humains.


  • Retour du #loup  : Intégration réussie, éleveurs affaiblis | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/debat/retour-du-loup-integration-reussie-eleveurs-affaiblis-138270

    En 1992, il faisait son grand retour en France. Depuis, la population de loups continue de grimper. Bonne nouvelle  ? La réponse n’est pas si évidente. Si le retour d’une espèce peut être perçu comme un plus pour la #biodiversité, certains ne voient pas cette nouvelle d’un bon œil. Les éleveurs des zones concernées par le retour du prédateur ont peur pour leurs bêtes, et pour leurs affaires. Avec 14 000 attaques sur des animaux d’élevage en 2018, ils ont de quoi s’inquiéter. Quelles solutions apporter  ? Si le but n’est pas de réconcilier les deux prédateurs que sont l’homme et le loup, comment minorer les risques d’attaques et rassurer les éleveurs  ?

    #élevage #pastoralisme #plan_loup #oncfs #france_nature_environnement

    Rapport du sénateur Pellevat « Plan national d’actions 2018-2023sur le loup et les activités d’élevage » : http://www.senat.fr/rap/r17-433/r17-4331.pdf

    http://www.loupfrance.fr


  • #Italie. Un #soulèvement de bergers agite la #Sardaigne

    Depuis quelques jours, les producteurs de lait de chèvre et de brebis de l’île italienne multiplient les actions démonstratives. Ils protestent contre la baisse des #prix de ce bien, qui entraîne une chute considérable de leurs revenus. À une dizaine de jours des élections régionales, la Sardaigne s’embrase.


    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/italie-un-soulevement-de-bergers-agite-la-sardaigne
    #agriculture #lait #élevage #résistance #prix_du_lait
    ping @albertocampiphoto

    • La lotta dei pastori sardi si combatte nei supermercati

      La protesta dei pastori sardi, che da giorni rovesciano latte in strada, è emblematica dei sempre più frequenti conflitti tra i vari attori della filiera alimentare. Prima di arrivare in tavola, ogni cibo passa attraverso diverse fasi: ci sono i produttori di materia prima (nella fattispecie i pastori), i trasformatori industriali (che fanno i formaggi) e i punti vendita – oggi sempre più dominati dalla Grande distribuzione organizzata (Gdo).

      I passaggi non sono noti al grande pubblico, che vede solo l’ultimo anello della catena e si stupisce delle proteste eclatanti periodicamente messe in campo dai produttori.

      Nel caso del latte ovino e del pecorino, la mancata regolamentazione e l’inefficacia delle sanzioni in caso di sovrapproduzione hanno determinato un surplus di prodotto – e un conseguente crollo dei prezzi, che si è riversato a cascata sugli attori più deboli della filiera.

      Soluzioni tampone
      Esistono strumenti normativi per evitare situazioni simili: si possono aumentare le sanzioni, oggi pari ad appena 16 centesimi al chilo per gli industriali del pecorino che producono in eccesso. Si può applicare l’articolo 62 della legge del 2012, che vieta l’acquisto al di sotto del costo di produzione. Si possono prevedere aiuti pubblici compensativi quando il prezzo di mercato scende eccessivamente, come ha fatto il governo precedente e si appresta a fare quello in carica.

      Per quanto necessarie e importanti, si tratta di soluzioni tampone: oggi la filiera alimentare sconta la sproporzione di forze tra un attore molto potente – le insegne della Gdo – e un mondo della produzione spesso poco organizzato, incapace di avere un reale peso contrattuale di fronte ai giganti del commercio.

      Negli ultimi anni le insegne dei supermercati hanno incentrato il proprio marketing su una pura politica di prezzo: le campagne promozionali lanciate in modo ossessivo, i 3x2, il sottocosto, le scontistiche varie hanno trasmesso al pubblico la percezione che il cibo valga pochissimo. Anche se in questo particolare frangente le responsabilità della Gdo sono limitate, il ruolo di quest’ultima nello schiacciamento di diverse filiere produttive è indiscutibile.

      Il cittadino consumatore, se informato, non baderà solo al prezzo di un prodotto, ma al suo valore d’insieme

      La crisi attuale, con l’ampia ondata di solidarietà che ha raccolto in tutto il paese, può rappresentare un’occasione per invertire questa tendenza. Diverse insegne, tra cui Coop, Conad, gruppo Végé, gruppo Crai hanno dichiarato la propria solidarietà alla lotta dei pastori. Coop ha annunciato che, attraverso i trasformatori, comprerà il latte a un euro al litro (invece che all’attuale prezzo di mercato di 60 centesimi).

      Oggi i supermercati possono dire a un pubblico solidale con le battaglie dei pastori che il pecorino è venduto a un prezzo più alto perché dietro ci sono dei produttori che faticano e il cui lavoro deve essere adeguatamente remunerato.

      Hanno l’opportunità di raccontare la filiera, mostrare chi produce ciò che troviamo sullo scaffale, restituire identità al cibo. Lo possono fare per il pecorino, così come per migliaia di altri prodotti venduti oggi a prezzi eccessivamente bassi. Perché il cittadino consumatore, se informato, non baderà solo al prezzo, ma anche a tutti quegli aspetti che costituiscono l’insieme valoriale che intorno al cibo ruota, come i rapporti produttivi, il rispetto per l’ambiente, il sostegno a un’economia fatta di lavoratori e lavoratrici che tengono vive e attive le nostre campagne.

      https://www.internazionale.it/opinione/stefano-liberti/2019/02/15/pastori-sardi-supermercati
      #supermarchés #grande_distribution

    • I pastori sardi scrivono a #Eurospin: “La Gdo smetta di scaricare i costi sui produttori”

      Aveva fatto scalpore la decisione, seguita da una marcia indietro, della catena di distribuzione organizzata Eurospin di acquistare 10mila tonnellate di #pecorino_sardo con una asta online a doppio ribasso proprio nei giorni in cui i pastori sardi rovesciavano il latte ovino per le strade, protestando contro il prezzo troppo basso imposto dai trasformatori. A rivelarlo era stata un’inchiesta d’Internazionale e l’associazione Terra!, che si era rivolta al Ministro dell’Agricoltura Gian Marco Centinaio. Ora i pastori sardi scrivono a Eurospin, che ha poi annunciato l’aumento di un euro al chilo per il pagamento del pecorino, chiedendo rinunciare alle aste al ribasso.

      https://ilsalvagente.it/2019/03/01/i-pastori-sardi-scrivono-ad-eurospin-la-gdo-smetta-di-scaricare-i-costi-sui-produttori/51798
      #supermarchés #enchère


  • 40% des crevettes crues vendues en Suisse contaminées par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques Manuelle Pernoud/ebz - 12 Février 2019 - RTS A bon entendeur
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10213260-40-des-crevettes-crues-vendues-en-suisse-contaminees-par-des-bacteries.

    Quelque 40% des crevettes crues analysées par A Bon Entendeur sont contaminées par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Un résultat inquiétant, qui concerne également des crevettes labellisées bio.

    A Bon Entendeur avait déjà apporté la preuve que du poulet élevé en Suisse peut être contaminé par des bactéries résistantes aux antibiotiques. C’est maintenant vrai également pour des crevettes d’élevage importées d’Inde, de Thaïlande et du Vietnam dans notre pays.


    Ces résultats sont inquiétants, réagit le professeur Stephan Harbarth, médecin adjoint au service de Prévention et de Contrôle de l’Infection des Hôpitaux universitaires de Genève. Pour lui, on ne tombera pas forcément malade en consommant des crevettes crues ou peu cuites porteuses de bactéries résistantes aux antibiotiques, mais il existe un risque : que les antibiotiques que les patients seraient amenés à prendre en cas d’infection ne fassent aucun effet.

    Et c’est bien le grand problème de la multirésistance aux antibiotiques : en cas d’infection bactérienne, la plupart des antibiotiques ne marchent plus. Dans les hôpitaux, on observe de plus en plus de patients sur lesquels les antibiotiques deviennent inefficaces. Heureusement, il existe des solutions de dernier recours.

    Des distributeurs qui minimisent leur responsabilité
    Interpellés par A Bon Entendeur, les distributeurs de ces crevettes contaminées répondent que ces bactéries résistantes peuvent se trouver dans l’environnement et dans l’eau utilisée pour l’aquaculture, ou qu’ils respectent les prescriptions légales.

    Tous ajoutent que ces bactéries sont éliminées par la chaleur et que les consommateurs doivent respecter les prescriptions d’hygiène dans la cuisine. Effectivement, ces bactéries sont détruites par la cuisson, quoique l’on ne sache pas à partir de quelle température elles sont réellement éliminées.

    Quitte à ce qu’elles deviennent dures, il faut bien cuire des crevettes d’élevage. Et ce n’est pas tout ! Des crevettes peuvent contaminer notre cuisine pendant la préparation, il est donc important de se laver les mains ainsi que tous les ustensiles ayant servi à leur préparation.

    #beurk #bactéries résistantes aux #antibiotiques #aquaculture #élevage #poisson #Inde #Thailande #Vietnam #pêche #alimentation #santé


  • 71% des terres agricoles européennes servent à nourrir le bétail - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/71-des-terres-agricoles-europeennes-servent-a-nourrir-le-be

    71% des terres agricoles européennes sont dédiées à l’alimentation animale, selon un rapport publié ce 12 février par Greenpeace à partir de données d’Eurostat et de la Commission européenne.

    L’élevage poursuit son essor en Europe et se concentre dans des exploitations toujours plus grandes[1]. L’Union européenne (UE) a en effet perdu 32% de ses fermes d’élevage entre 2005 et 2013 tandis que les plus grandes exploitations ont accueilli 10 millions de bêtes supplémentaires. Au total, la production de viande s’est accrue de 12,7% entre 2000 et 2017 pour atteindre 47,2 millions de tonnes (volaille et porc surtout).

    #élevage #agriculture #terre_agricole

    • Comment faisait on pour ne pas épuiser les terres agricoles ?

      Cultiver la même plante au même endroit, exemple le blé, épuise la terre.

      Entre Xe, XIe et XIIe siècles se développe donc l’assolement triennal, qui permettra à la population française de dépasser les 10 millions d’habitants au XIII siècle.
      La première année, céréale d’hiver, le blé.
      La seconde année céréale de printemps (orge, avoine) ou de légumineuse.
      La troisième année, jachère, de l’herbe, les animaux pâturent et enrichissent naturellement la terre.

      Le pâturage des animaux est donc indispensable.

      Relire Marc Bloch, Les Caractères originaux de l’histoire rurale française, Emmanuel Le Roy Ladurie et d’autres.


  • Paul Ariès : « Le véganisme est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/01/18/31003-20190118ARTFIG00249-paul-aries-le-veganisme-est-le-cheval-de-troie-de

    J’ai suffisamment montré dans mon « Histoire politique de l’alimentation du paléolithique à nos jours » que le végétarisme a été dans l’histoire une idéologie « bonne à tout faire » pour être vigilant chaque fois qu’on veut de nouveau interdire aux gens de manger de la viande. Les puissants ont très vite inventé le séparatisme alimentaire en ne voulant plus manger ni la même chose ni de la même façon que les gens ordinaires et en leur interdisant la viande. Le refus de la viande est aussi lié historiquement au refus de l’alcool, de la sexualité, bref de la jouissance, à l’exception notable de l’Encyclopédie de Diderot qui prône le végétarisme au nom d’une illusion, ne plus tuer d’animaux rendrait les humains bien meilleurs. J’aimerais dire surtout que si je combats le véganisme, depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’abord pour défendre mon droit au beefsteak mais pour préserver l’unité du genre humain. Le véganisme n’est pas en effet la poursuite du végétarisme et du végétalisme sous un autre nom, c’est une véritable idéologie politique qui sape les frontières entre les espèces tout en servant de cheval de Troie aux biotechnologies alimentaires comme les fausses viandes industrielles.

    Le seul truc que je n’aime pas dans ce texte, c’est

    Une vache est un miracle de la nature, qui mange de l’herbe et la transforme, pour nous, en protéines.

    Le "pour nous" est de trop mais pour le reste, c’est vraiment bien.

    #élevage #animaux

    • Je pense pas que le « pour nous » soit de trop, c’est la clé de son discours à base de « nous »/ « les autres ». Il défend sa superiorité sur des autres qui lui doivent leur existence.

      #spécisme

      Même sans le « pour nous » une vache n’est pas un miracle de la nature, qui mange de l’herbe et la transforme, en protéines. Une vache mange pour rester en vie, pour préservé son état de non-steak (que les consommateurices de sa viande soient humains ou pas). Les protéines qu’elle transforme sont à elle, pour elle et ses petits éventuellement si elle en fait.

      J’aimerais dire surtout que si je combats le véganisme, depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’abord pour défendre mon droit au beefsteak mais pour préserver l’unité du genre humain.

      C’est un raisonnement circulaire et essentialiste. Il parle de l’unité de l’hommerie. Le genre humain se caractérise aussi par la différence de valence des sexes et c’est pas pour ca qu’on va resté attaché à cette tradition. Peut etre que ca a caractérisé le genre hommien de trucider tout ce qui bouge mais vu l’état de la faune et de la flore sur toute la planète il serait temps de révisé certaines bases (pourris) qui font notre unité (de pourritures).
      –----

      Le fait que les industries profitent de l’opportunité est une caractéristique de base du capitalisme qui récupère tout. C’est comme si on réduisait l’antiracisme à Black Panthère de Disney ou le féminisme à Badinter. Il y a peut etre des vegan capitalistes mais pas plus qu’ailleurs et plutot moins à mon avis. Les industries ont le pouvoir miraculeux de Midas, changer ce qu’elle touche en merde et elles touchent à tout, même les idées, y compris vegans.

      Le « steak végan » à base de végétaux n’est pas obligatoirement industriel, on peu le faire à la maison avec du local-bio-équitable, tout comme le fait de manger de la viande ne garantie pas que le steak soit local, bio, élevé en plein air, avec le minimum du minimum de la décence. La plus part des gens vivent dans des grandes villes dans lesquels on ne peut pas controlé les conditions d’élevages. Dans ces conditions il vaut mieux que les gens des villes deviennent vegans plutot qu’illes continuent à manger des steaks douteux.

      L’industrie qu’elle fasse du steak de vache(/cheval roumain/porc pourris polonais) ou qu’elle fasse du steak de soja transgénique OGM de l’autre bout du monde, ca reste des pratiques nocives. Mais quant l’industrie fait de la viande avec des cadavres ca implique encore plus de pratiques et étapes nocives qu’un steak végé. Pratiques nocives aux éléveureuses soumis à l’industrie, nocives aux ouvrier·es des chaines d’abattage, nocive pour l’environnement (puisque le steak est nourri avec les steak de soja encore + gavé de pesticides et + d’OGM et on ajoute exploitation des travailleureuses du soja... et que les animaux ajoutent leurs excréments à la pollution liée à la culture de leur alimentation), et ne parlons pas de la nocivité pour les non humains.

      Le soucis c’est plutot l’industrie que celleux qui ne mangent pas de produits issus d’animaux. Le problème de l’industrie est lié à la pauvreté, aux classes sociales. Aujourd’hui les élites sont flexitarien·nes, illes bouffent du bon steak local-bio et boivent du bon vin sans sulfites. Les pauvres qu’illes soient vegan ou pas sont exposé à des pratiques toxiques, fraudes, pollution, nitrites... Le pbl est l’industrie mais le figaro ne s’y attaque pas. Ce mec veux juste bouffer son steak de bougeois sans aucun état d’ame et il attaque les vegan qui osent remettre en cause son droit de mort sur des autres. Les vegans avec leur projet utopique permettraient au moins de faire cesser un grand nombre de pratique nocives des industries et si le steak bio des élites flexitariennes disparait avec, ca me fera pas pleuré.

    • On parle du véganisme comme grande philosophie utopiste, c’est mettre cette pensée à un niveau intellectuel qu’elle ne mérite pourtant pas. Ces considérations méta physiques me laissent de marbre (mon côté terre à terre du gars qui vient de la campagne sans doute) mais le problème principal des vegans est qu’ils ne connaissent rien à l’agriculture (normal ils vivent en centre ville et ne savent pas à quoi ressemble une vache ou un porc) mais cela ne les empêche pas de donner des leçons à tout le monde sur comment il faut faire.
      Voici une réponse d’un agriculteur qui montre bien à quoi ressemblerait un monde vegan (ce n’est pas le gars du début de la video qui est un peu pénible) : https://www.youtube.com/watch?v=6X4UEawXu-Q


      Aries a raison de parler des bio-technologies mais l’angle des aliments transformés type steak de soja n’est pas le principal problème à attaquer même si cela plaît au beauf moyen du figaro : pour faire une agriculture entièrement vegan, il faut du pétrole et des intrants chimiques. Le veganisme est (sans doute involontairement) intrinsèquement un produit industriel, sous toutes ses formes.

    • Ça m’interroge aussi, que Jocelyne Porcher et Ariès trouvent au Figaro des journalistes qui leur posent des questions intéressantes. Comme si la presse de gauche ne pouvait pas supporter qu’on remettre en question la nouvelle utopie, c’est la droite qui la gratte.

      Je finis par penser qu’on se précipite sur des utopies maladroites et solutionnistes (revenu garanti ou véganisme) parce qu’on n’est plus capable de sauver les meubles, de regarder en face la pauvreté, les inégalités, les discriminations, l’état de la nature, ces trucs accablants sur lesquels on semble ne pas avoir prise. Alors on se décale vers des combats plus moraux, plus simples.

      Écologiquement parlant, il faut dire à quel point le véganisme n’a aucun intérêt : c’est la production industrielle, végétale ou animale, qui pourrit les campagnes et les eaux. Les pratiques écologiques au contraire font aller ensemble élevage et agriculture. L’agriculture bio n’existe pas sans animaux, les vegan devraient manger conventionnel de supermarché pour être vraiment cohérent.es.

      Mais comme cet engagement moral (respectable, s’il reste moral et individuel, et si les vegan n’agressaient pas les gens qui ne consomment pas comme elles et eux) s’accompagne aussi de beaucoup de distinction sociale, ben on les croise au magasin bio et les viandes et charcuteries à la coupe n’existent plus ou presque en Biocoop.

    • @aude_v le veganisme est classé plutôt à gauche (voire extrême gauche), « progressiste » (dans un sens positif pour ses partisans) et est un mouvement urbain donc pas étonnant que la presse de gauche mainstream n’y trouve rien à redire, elle s’y reconnaît complètement. Donc à l’inverse la droite ne voit pas le problème de s’y attaquer, dans une logique partisane binaire y a pas trop de questions à se poser même si au final ils ont sûrement plus de points communs avec les vegans qu’ils ne le pensent. J’ai pas trop creusé la question mais je ne serais pas étonné que l’extrême droite, au moins en partie, puisse adhérer à l’idéologie vegan ou au moins à certains de ses aspects. Dans les milieux d’extrême gauche/libertaires la critique existe mais elle se fait généralement en privé au vu des comportements très souvent agressifs et illuminés des vegans. Du moins c’est mon expérience pour ce dernier point. Le veganisme n’est qu’une forme ultime de « plus radical que moi tu meurs » (il y a environ 15 ans le végétarisme était suffisant pour se démarquer et puis les vegans sont arrivés).

    • La « presse de gauche », c’est comme l’ultragauche. On en parle sans la définir, et c’est réjouissant comme on a l’impression de dire des choses qui portent.

      T’as des trucs comme ça, faut pas hésiter à les utiliser. L’ultraprout, l’ultrapouet, la presse de prout, la presse de pouet, et les bobos de prout et les beaufs de pouet.

      La souffrance animale touche les urbains... et d’autres. Et ils agissent individuellement, parce que toute autre forme d’action collective est dénigrée et/ou de plus en plus illégale (z’avez remarqué comme rien que de faire partie d’une association, maintenant, ça peut être une circonstance aggravante justifiant une peine de prison ?) . Et tous, ils agissent comme ils peuvent, avec les informations que l’on met à leur disposition. Et on ne peut pas dire que ce soit simple de faire son marché... dans les informations disponibles. Alors oui, les vegans, comme les gilets jaunes... y-en a des biens... et y-en a des pas finis. Une chose est certaine : le débat n’est décidément pas serein et les arguments volent bas.


  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques


  • Suicides d’agriculteurs, l’hécatombe silencieuse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/31/suicides-d-agriculteurs-l-hecatombe-silencieuse_5416940_3224.html

    Hommes ou femmes, ils sont de plus en plus nombreux à mettre fin à leurs jours en France. Même si des structures ont été mises en place pour leur venir en aide, le malaise est profond.

    #paywall


  • Denmark Is Building a Border Wall to Keep Boars Away Amid Swine Fever Fears

    Denmark began construction Monday morning on a 42-mile border fence designed to keep out wild boar from neighboring Germany.

    The government chose to erect the barrier amid fears that African swine fever is spreading across Europe, it said in a statement. An outbreak of the disease, which is highly contagious, has no cure and is fatal to pigs, was recorded in nearby Belgium in late 2018.

    (...)

    The fence will be five feet tall, designed to allow larger animals such as deer to jump over it. The government says the project, which will be completed in fall 2019 and is expected to cost $12 million, is “common sense.”

    http://time.com/5514415/denmark-border-wall-boars

    #Danemark #frontières #barrières_frontalières #murs #santé #peste_porcine #Allemagne #élevage #porcs


  • Changer le monde (3/4) : Se relier aux animaux
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/changer-le-monde-34-se-relier-aux-animaux-delevage

    Deux histoires mignonnes, celle de navigateur est drôle

    Il est donc possible de produire du lait #sans_abattage

    Jean-Yves Ruelloux est éleveur d’un petit troupeau de chèvres près de Priziac dans le Morbihan. Il a inventé une façon de produire du lait sans souffrance ni mort animale.

    Guirec Soudée, vingt-cinq ans, est parti en voilier autour du monde avec une co-équipière un peu particulière : une poule pondeuse qui est devenue sa confidente. Elle s’appelle Monique, c’est une poule rousse et elle lui a même sauvé la vie.

    #animaux

    • Un élevage sans jamais tuer les chèvres donc, avec une technique de lactation permanente sans les forcer à mettre bas (comme les nourrices des bourgeois…). Et même quand elles ne font plus de lait, il ne les tue pas, il les garde jusqu’à ce qu’elles meurent de vieillesse chez lui. Il n’a presque pas de frais de vétérinaire (puisqu’une bonne partie venant de problème de lactation ou pour les mises bas), et ne demande pas d’aide de la PAC.

      http://rf.proxycast.org/1526786950239887360/10078-18.01.2019-ITEMA_21955065-2.mp3

      #audi #radio #France_Culture #Les_pieds_sur_terre #élevage #fromage #lait

    • Après, il faudrait voir la proportion de RSA dans son revenu... Mais c’est très intéressant. J’ai aussi rencontré un éleveur qui tente de partager le lait avec les chevreaux, de sevrer sans séparer. Je ne sais pas à quel point il s’éloigne de l’idée de vivre de son travail, à quel point ça ressemble aux super expériences de permaculture qui ne produisent même pas assez pour nourrir en légumes et patates les bénévoles ou de maraîchage vegan qui se tape des contraintes et souhaite simplement prouver que c’est possible, de faire mieux que la bio.

      Sur ce sujet, Xavier Noulhianne dit qu’il ne se mettra pas « la rate au court-bouillon » pour faire de beaux reportages stéréotypés dans la presse alter et faire semblant que le monde ne lui impose pas une économie qui est irrespectueuse des humains comme des bêtes. Lire cette presse là, quand tu habites une métropole, que tu viens de saloper ton boulot comme on te dit, que tu ne te révoltes pas, pour rêvasser devant un truc qui serait peut-être possible si et si... Du rôle social des utopies. C’est ce que ça m’évoque mais je me demande aussi si XN n’est pas une flemmasse ;-) ou un désespéré et ça me fait plaisir de voir que des gens continuent à chercher.


  • La France crée une « zone blanche » sans sangliers pour éviter l’arrivée de la peste porcine
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/la-france-cree-une-zone-blanche-pour-eviter-l-arrivee-de-la-peste-porcine_54

    Après la détection de deux nouveaux cas de peste porcine africaine en Belgique, la France renforce son dispositif de protection à la frontière pour éviter son arrivée dans l’Hexagone. Si la maladie se déclare en France, les producteurs français ne pourront plus exporter de porcs, ce qui risque d’être fatal à bon nombre des quatorze mille élevages porcins français, déjà fragilisés.

    Le ministère de l’agriculture français a ainsi annoncé, lundi 14 janvier, la création d’une « zone blanche » vide de sangliers à la frontière franco-belge pour empêcher toute introduction de la maladie sur le territoire national. Il a également annoncé la création d’une cellule de crise, présidée par Loïc Gouello, inspecteur général de la santé publique vétérinaire, qui se réunira dès cette semaine avec les acteurs nationaux.

    « Une “zone blanche”, à très haut risque, est mise en place dans un rayon de quelques kilomètres autour des cas belges, au sein de laquelle tous les sangliers devront être abattus dans les prochaines semaines », fait ainsi savoir le ministère dans un communiqué.

    Et voilà ! #élevage #nos_amies_les_bêtes #abattage


  • L’ #ALF britannique - 14e partie : #BarryHorne et la tentative de rupture subjective

    « L’ALF était né comme rupture #révolutionnaire, en-dehors du consensus dominant et de l’encadrement des syndicats et du parti travailliste. Cependant, étant une forme de lutte de classes, liée à la contradictions villes-campagnes, il fallait inéluctablement qu’il y ait un conflit avec ce consensus et cet encadrement.

    Sans cela, il y aurait un mur. Ce mur, Ronnie Lee ne l’a pas vu ou n’a pas voulu le voir, espérant que la question animale reste parallèle à la société. Ce fut le rôle historique de Barry Horne de tenter de faire sauter le verrou. »

    #vegan #vivisection #élevage #ExpérimentationAnimale #DroitsDesAnimaux

    http://lesmaterialistes.com/alf-britannique-barry-horne-tentative-rupture-subjective


  • shutdow aux USA : Beaucoup moins de contrôles de la part de la Food and Drug Administration (FDA) sur les produits exportés ! Bon apétit, c’est aussi valable pour l’UE

    Qui veille sur votre assiette ? _ Faut-il s’inquiéter de ce qui atterrit sur nos tables ? Annabelle Caillou - 12 janvier 2019 - Le Devoir

    Baisse des inspections alimentaires depuis des années, diminution des effectifs de contrôle en pleine paralysie de l’Administration américaine : après l’épisode de la laitue romaine de Californie contaminée, les Canadiens devraient-ils s’inquiéter de la salubrité des aliments qui traversent la frontière pour atterrir dans leur assiette ?

    La nouvelle a fait le tour des médias américains mercredi : la paralysie partielle de l’Administration américaine depuis le 22 décembre force la Food and Drug Administration (FDA) à stopper ses inspections alimentaires préventives pour se concentrer sur les crises sanitaires avérées. Sans s’inquiéter outre mesure de la salubrité des produits importés au Canada, des experts rappellent que le système d’inspection américain « tombe en ruine » depuis plusieurs années, sans qu’Ottawa renforce les contrôles de son côté de la frontière.

    Avec 41 % de ses employés au chômage technique, les ressources encore disponibles à la FDA — qui supervise 80 % des approvisionnements alimentaires des États-Unis ainsi que les importations de l’étranger mettront de côté les inspections de routine (160 par semaine) concernant entre autres les fruits, les légumes ou les produits de la mer. . . . . . .

    #shutdow #agriculture #élevage #alimentation #Exportation #contrôle #FDA


  • Systèmes d’élevage | Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
    http://www.fao.org/livestock-systems/fr

    Le bétail est constitué d’animaux terrestres domestiqués élevés dans le but de fournir une large gamme de produits et de services tels que la traction, la viande, le lait, les œufs, la peau, les fibres et les plumes. Le terme de « systèmes d’élevage » englobe tous les aspects de l’offre et de l’utilisation des produits issus de l’élevage, notamment la répartition et la quantité de bétail, les différents systèmes de production dans lesquels ils sont élevés, les estimations actuelles et futures de consommation et de production, les personnes impliquées dans la production d’élevage ainsi que les avantages et les conséquences de l’élevage de bétail. Ces pages web fournissent des informations géographiques et des ressources relatives aux systèmes d’élevage dans le monde.

    Porcs

    Poulets

    Bovins

    #cartographie #élevage merci @fil