• Mais, qu’est-ce qu’ils veulent de plus ? J. #Ellul
    http://efleury.fr/suicidequotidien/2013/09/30/mais-quest-ce-quils-veulent-de-plus-j-ellul

    Jacques Ellul sur la #technique Personne n’échappe à la technique. Tous la servent, tous en profitent et tous en subissent les effets néfastes. Ce monde technique est celui de l’insignifiance où tout est équivalent à tout. Celui de la puissance aussi car, quand on peut tout faire, rien n’a plus de sens. « Je ne pense …

    #Le_blog #Non_classé #Vidéo #Jacques

  • _Informatique. Jean-Noël Lafargue, expert en technologies, analyse l’attitude de consommateurs passifs des 16-25 ans, moins bidouilleurs-hackers que leurs aînés_ :
    On les croyait geek jusqu’au tréfonds de leur mémoire. On les tenait pour des surdoués du clavier. Première génération à avoir grandi avec le numérique, les digital natives (natifs numériques) seraient, dit-on, intuitivement à l’aise avec les nouvelles technologies (ordinateur, téléphone portable, Internet). Un mythe aujourd’hui relativisé par plusieurs études, dont celle réalisée récemment par la fondation Travail et Technologie de Namur (Belgique), qui rapporte que les pratiques des 16-25 ans sont dominées par la communication et la récréation. Un regard que partage Jean-Noël Lafargue, 42 ans, expert en technologies et maître de conférence depuis 1996, notamment à l’université Paris-8 et à l’école supérieure d’Arts du Havre. Selon lui, les jeunes seraient davantage des « digital naives ».
    http://www.liberation.fr/vous/2010/03/10/les-jeunes-ne-sont-plus-interesses-par-l-outil-ordi_614226
    #informatique #logiciel #outil

    • Tiens tiens, même constat chez les profs de fac ou format·rices que je connais dans le domaine de l’informatique : ils se disent tristes de la passivité naïve qu’ils voient dans les jeunes étudiants.

    • @touti, et l’article date de 4 ans, mais est d’une réalité consternante. C’est peut-être pour cela qu’il n’y a pas de révolte chez les jeunes. Alors que l’informatique est elle-même devenue plus simple, que ce soit sur Ubuntu ou Fedora...

    • Et comment ne pas être d’accord avec ceci :

      Une telle évolution n’est sans doute pas inattendue et suit un scénario logique puisque pour l’industrie, il est vital de confisquer aux utilisateurs/clients les moyens de production (ou la simple compréhension du fonctionnement de ces moyens de production) qui lui permettraient de se passer d’elle. Le processus, poussé à bout, va parfois jusqu’à la mise en place de réglementations corporatistes qui interdisent à un simple particulier d’être autonome vis à vis d’une technologie.

      Et après @seenthis, tu arrêtes de me titiller le cerveau oui !!!

    • @Jean-no, mais ces articles datent de 1996, alors que l’article du Libé date de 2010. En 1987, il n’y avait pas encore Windows et il n’y avait que ceux qui avaient du blé qui avait un ordi à la maison.
      Mais actuellement, je viens de faire des pieds et des mains pour pouvoir acheter un petit note-book de 11" sans rien dessus et il était un peu plus cher que les autres. Mais au moins, je suis libre d’installer n’importe quoi et avec Fedora, c’est une fusée et je fais n’importe quoi !
      Sauf que je suis privée de DVD et ça, ça m’emmerde un peu, car le CD est condamné à court terme et je n’ai pas le courage de convertir toutes mes ziks....
      @Touti, c’était prévu depuis un moment et il y a plusieurs assoc du logiciel libre qui font qu’on puisse être compétitif avec les autres bécanes. Merci à eux d’ailleurs ! Juste une crainte du côté de Mozilla, mais je crois qu’ils ont peut-être trouvé une parade...à suivre !

    • @geneghys amha ce n’est pas un rajout de technologie, fut-elle libre qui modifiera la faculté d’être curieux ou le comportement consumériste. A ce propos voir les discussions seenthis sur #Ellul et la technologie, sur la dépossession de l’autonomie et des moyens d’y accéder, comme la perte de connaissance de la fabrication de son pain, de ses vêtements, etc
      Par contre je découvre la motivation importante qui s’exerce sur tout pionnier, la recherche du graal, de la malle au trésor, d’un nouveau jardin à défricher, serait-elle le moteur premier ?

    • @ Il faut se rappeler la phrase de Zuckerberg qui prédit que le simple pingouin n’aura plus de vie privée et que cela fera partie des us et coutumes. Genre : "je n’ai pas peur parce que je n’ai rien à cacher !"
      Il n’empêche qu’actuellement, lorsqu’on fait du sport, des loisirs ou quoique ce soit d’autre, on y met les mesures sur son smartphone pour faire des comparatifs avec les performances d’hier. Toutes ces données finissent dans le cloud d’Apple ou des autres smartphones, si ces applis existent pour cette bêtise qui s’appelle ironiquement "progrès" .
      Il n’empêche qu’il y en a d’autres qui ne veulent pas être pourris par des amas de pubs ou de spams calibrées exprès pour eux ou elles. De plus, ces données ne nous appartiennent plus. Les gens sont dépossédés de leur propre identité, et je ne crois pas que c’est la quête du graal qui rend curieux, mais le fait de se protéger tout en continuant à se partager des idées ou des articles qui sont autre chose que de grosses âneries auxquelles on pourrait croire...
      Je ne sais pas si je me fais bien comprendre...

    • Je fais des supputations ! et cherchais surtout à comprendre l’apathie (non désir, non curiosité) dans laquelle semble plonger les jeunes informaticiens en me demandant si ce ne serait pas parce que le monde des possibles leur semble déjà saturé de connaissances.
      Où bien, l’histoire se répète et de la même façon que les 68tards ont squatté les postes de pouvoir, médiatique, politique et parole, les plus jeunes ont peu de place pour exister.

    • @Jean-no je cite le premier lien que tu as donné, je n’ai pas regardé le 2ème...mais Macintosh était notre concurrent et je travaillait à l’époque sur Unix s/IBM sauf erreur de ma part. On travaillait sur un des premiers logiciels 3D. Et Bill Gates a permis de démocratiser l’informatique en vendant des appareils à près de 5’000 frs alors que la bécane sur laquelle je travaillais, plotter compris, était de 120’000 frs (suisses).
      Ceci en 87. Et Macintosh a été sauvé par Bill Gates pour que Windows n’ait pas le monopole aux States. Mais comme Mac n’a jamais voulu faire les choses comme les autres et n’a jamais été un open-source, il a failli se planter grave....Zut, il faut que je file

    • @ Jean-no J’avoue que je n’ai pas lu l’entier de l’article. Mais je me souviens des chambres froides où l’on mettait les serveurs à grosses bandes qui enregistraient les données. ça devait être autour de 1984, sauf erreur...ou en 1982 ?! Purée, ça fait si longtemps déjà...Et je me souviens des noms dont tu parles, mais c’étaient surtout des ordis de jeux, non ? Avec soit le fameux ping pong, soit le truc qui tire sur des bidules qui descendent du haut de l’écran ?

      Sinon, Mac était un peu notre concurrent quoiqu’à l’époque, il n’avait pas encore le 3D. Le logiciel de dessin était...purée, quelle mémoire de con, j’ai travaillé plus de 5 ans avec ce logiciel. ça me tue, mais ça me tue. J’ai beau me mettre des barrettes, je n’ai pas de ram supplémentaire pour la sauvegarde...ça va me revenir...

    • AutoCad....voilà le nom que je cherchais ! Sinon, Mac faisait cavalier seul avec ses logiciels Adobe, mais les transformait pour Windows afin d’en vendre plus, mais ça, c’est bien plus tard.

    • @Jean-no Merci pour ces infos. ça me fait rappeler que j’avais une connection internet par fibres optiques dès 1993 et j’étais sur Windows (merde ! pas le 95, mais l’autre) et je ne pouvais avoir que des connections rapides avec les universités, les USA et le Canada...heureusement, un site francophone, car pour la France, c’était encore en analogique et on pouvait faire un tas de trucs en attendant que la page s’affiche.
      Toujours est-il que vers 1987, on s’était déjà projeté dans le futur et on avait imaginé un monde plus oisif où les machines feraient les boulots le plus ingrats, nous laissant ainsi des grandes plages où nous pourrions faire autre chose.
      Peut-être est-ce même depuis là que nous avions imaginé une rente universelle de base...thème qui nous revient en pleine poire, tel un boomrang, mais sur lequel il faudra bien réfléchir. Car je me souviens d’avoir visité, fin des années 1980, une briqueterie terre cuite gérée par 5 pelés + le boss. 1 concierge, 2 informaticiens, et deux pelés qui chargeaient les briques dans le camion...L’avenir, je l’avais devant les yeux !
      Et on était que 6 milliards sur la planète, à l’époque...
      Amicalement

  • « Car figurez-vous que je reviens d’une veille sur les écrans et les
    enfants [...]. Depuis que j’ai lu ce que j’ai lu, j’ai jeté l’iPad,
    j’ai remisé l’iPhone au fond d’un tiroir, j’ai planqué l’ordinateur au
    grenier sous trois piles de livres et je l’ai entouré de gousses d’ail
    – on n’est jamais trop prudent -, et je tape ce billet sur une bonne
    vieille Olivetti. »

    http://parents3point0.com/ecrans-et-si-on-arretait-davoir-peur

    Du classique, mais toujours bon à rappeler. Il y a un terme médical en grec pour désigner cette peur ridicule des écrans ?

    • Le φάρμακον (pharmakon) Stieglerien ? Je trouve que c’est une approche intéressante, et qui a le mérite d’essayer de garder un peu de complexité.

      http://www.arsindustrialis.org/pharmakon

      En Grèce ancienne, le terme de pharmakon désigne à la fois le remède, le poison, et le bouc-émissaire

      Tout objet technique est pharmacologique : il est à la fois poison et remède. Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin, au sens où il faut y faire attentioni : c’est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c’est une puissance destructrice. Cet à la fois est ce qui caractérise la pharmacologie qui tente d’appréhender par le même geste le danger et ce qui sauve. Toute technique est originairement et irréductiblement ambivalente : l’écriture alphabétique, par exemple, a pu et peut encore être aussi bien un instrument d’émancipation que d’aliénation.

      Ok, toute #technique porte en elle une organisation du monde, une vision, un « projet » sous-jacent, mais ce n’est pas immuable. La différence se ferait alors entre « utiliser » et « s’approprier » ?

    • Absolument pas stieglerien. #Charbonneau - #Ellul - ien, peut-être.

      Même en t’appropriant le nucléaire, tu auras des déchets pendant des millions d’années ; même en t’appropriant la voiture, il te faudra la démesure de l’infrastructure routière et l’urbanisation qui en découle ; même en t’appropriant le téléphone portable avec un OS libre, il te faudra des antennes relais partout dans le monde ainsi qu’exploiter des minerais rares en Afrique pour les construire (et de l’eau, beaucoup d’eau, potable).

      Toute technique est ambivalente. Certaines ont plus de bénéfices que d’inconvénients mais la plupart des techniques complexes (ce que n’est pas l’écriture par exemple, qui peut se reproduire seule avec un bout de charbon, et voilà entre autre pourquoi on ne peut pas comparer du tout l’apparition de l’écriture à celle de l’informatique ou d’internet, car on ne peut pas juste comparer le produit final sans prendre en compte comment le produit est construit et qui le crée et le gère), la plupart des techniques complexes, donc, ont plus d’inconvénients que d’avantages. Le problème étant qu’au lieu de rejeter ce genre de technique, notre société progressiste prétend invariablement que la Recherche, la Science, va trouver une technique encore mieux, sans danger, ou bien va améliorer cette technique qui a trop d’inconvénients pour inverser la tendance. Ce qui est quasiment toujours contredit dans les faits, les solutions techniques a une technique apportant souvent plus de nouveaux problèmes, et pire ! : des problèmes encore plus difficiles à résoudre et à s’en débarrasser.

      Sans oublier en plus, le fait que tous ces techniques à écran et à réseau ne se sont pas répandues magiquement pour le bonheur de tous, mais ont été matraquées marketinguement pour devenir un besoin, au même titre que la généralisation de la cigarette. Le budget publicité des périphériques mobiles est le deuxième plus important au monde après celui des voitures : bizarre, les deux inventions complexes les plus nocives du 20ème siècle (écologiquement, socialement, etc)... Et après on veut faire croire que ce sont les gens (riches ou pauvres) qui en ont besoin et qui le demandent... On va « s’approprier la cigarette », aussi ? Forcément, après coup, après avoir été drogué, il est tentant pour le camé de vouloir se réapproprier sa drogue (comme cultiver soi-même sa beuh au lieu de l’acheter à un dealer). Au final ça reste un drogué. On aboutit alors à l’auto-création de choses dont on avait pas besoin : super, la destruction citoyenne ! :)

      Et ce n’est qu’une petite partie des problèmes, on peut parler aussi du rôle omniprésent de l’expertise, du lien absolu entre techniques industrielles et capitalisme, du lien permanent entre états, militaires et industrie (que ce soit pour les réseaux, la nanotechno, les neuro-sciences), ad libitum, ad nauseam...

    • Stiegler qui transplante le pharmakon platonicien dans les questions techniques, ça n’a vraiment pas trop de valeur. Ce gars, il est capable de valoriser les OGM, les nanos etc... a partir du momment ou elle pourrait participer a « la culture » ou au monde des idées... franchement, je croyais qu’Aristote était passé par la. Mais visiblement certains ont encore besoin d’un « noble mensonge » pour faire passer leur pilule communiste.
      Et pour répondre au concours légendaire du plus radical que moi tu meurs, éducation ou critique politique des techniques, ce n’est pas l’un contre l’autre ! C’est l’un et l’autre. Chacun aura par ailleurs ses difficultés.

    • éducation ou critique politique des techniques, ce n’est pas l’un contre l’autre ! C’est l’un et l’autre. Chacun aura par ailleurs ses difficultés.

      Tout à fait d’accord, mais oui et non. :)

      « Éducation » à une technique, ça peut contenir des choses bien différentes. Ça peut être éduquer à utiliser une technique avec parcimonie et peut-être même pourquoi pas de moins en moins en fil du temps. Ça peut être au contraire éduquer à l’utilisation d’une autre manière mais tout aussi massivement, et dans ce cas il y a des invariants dans les conséquences. Autrement dit : il y a certaines conséquences néfastes qui sont les mêmes que l’on utilise « pour le bien » ou « pour le mal » une même technique.

      Mais éducation aussi, bien entendu. C’est juste que le discours dominant ne parle que de ce point, comme si éduquer à une technique suffisait à forcément modifier voire supprimer ses conséquences néfastes. Faut ré-équilibrer l’ambi-balance ! :D

    • je parlais de l’éducation des enfants c’est à dire tout simplement : ne pas les mettres devant la télé. ça n’éduque a rien.
      Sinon comment ne pas être d’accord qu’une éducation a la technique ne change pas grand chose aux effets de la technique elle même (il y a bien des détournements [internet est célèbre], mais aussi des invariants bien sur), c’est comme le coup de la kalachnikov équitable. :D

    • Stiegler qui transplante le pharmakon platonicien dans les questions techniques, ça n’a vraiment pas trop de valeur. Ce gars, il est capable de valoriser les OGM, les nanos etc...

      Je ne crois pas l’avoir jamais entendu dire cela, et je ne me considère pas non plus comme fanboy du bonhomme (qui peut être parfois ambigu, oui), même si je connais pas trop mal son discours. Sa pensée et ses concepts fonctionnent plutôt bien dans la sphère limitée des technologies de l’esprit, du #capitalisme_cognitif mais ne s’universalisent pas très bien, comme l’a souligné @rastapopoulos (joli paragraphe sur l’éducation !).

      En parlant d’#éducation... j’aurais bien encore discuté ici, mais la réalité me rappelle, mon marmot a fini sa sieste :)

    • La distinction de « technologie de l’esprit », ça ne fait pas tilt déjà chez vous ? En quoi les nanotechnologies ne serait que des techniques de l’esprit ? Quand ces choses font des pneu vert michelin, des raquettes de tennis, ou des chausettes qui pue pas, je vois pas en quoi on peu réduire ça des techniques de l’esprit !

  • Living on Earth: How Green are E-Books?
    http://www.loe.org/shows/segments.htm?programID=11-P13-00008&segmentID=5

    So, usually when I’m asked if e-reading is greener than traditional reading of paper books, my reply is that it depends.

    It depends on the profile of the reader. If you’re an avid reader and you read many books, probably the eReader is a greener option for you. But, if you read only a couple of books a year, it might be that paper books - that traditional books are still a better option when it comes to the environmental impact of your reading.

    #greentech #livres (& méfiance)

    • Le problème, c’est que des équivalences telles que « l’empreinte écologique d’un iPad est équivalente à 32 livres » n’ont pas beaucoup de sens.

      – Parce qu’un iPad sert à beaucoup d’autre choses que 32 livres. Il sert aussi à jouer, regarder des films, écouter de la musique, consulter des sites Web... Toutes choses que 32 livres, malgré leur empreinte carbone monstrueuse, ne pourront jamais faire...

      – Mais à l’inverse, l’iPad répond-t-il de manière efficace (côté empreinte sur l’environnement) à des besoins existants, ou fabrique-t-il de nouveaux besoins plus ou moins artificiels ? Ou, pire : qu’est-ce que l’Ipad fait « de plus » qu’un ordinateur, sachant que le produit est destiné clairement à des gens qui ont déjà un ordinateur ? Auquel cas, son empreinte écologique devrait être mesurée non par rapport aux 32 livres qu’il est censé « remplacer », mais par en regard de ce qu’il apporte par rapport à l’ordinateur que les gens ont déjà forcément.

    • Oui la #greentech c’est du pipeau, dès lors que tu ne regardes que la fabrication du produit et pas « le milieu associé » (tout ce qui fait que ton truc fonctionne, y compris la centrale nucléaire qui fournit l’électricité, le réseau etc) ni « l’effet rebond » (tout ce que tu vas faire en plus une fois que tu as acquis une amélioration technologique censément « verte »).