• L’ « altruisme affectif », une philosophie de merde pour les plus débiles des possédants. Donc, si vous entendez parler d’« #altruisme_affectif », sortez votre révolver.

    #Sam_Bankman-Fried, accusé de fraude à l’encontre des 9 millions de clients de #FTX, se réclamait de l’altruisme effectif, un mouvement philosophique utilitariste. La chute du fondateur et son arrestation entraînent une remise en question au sein du mouvement, très apprécié des #milliardaires de la #Silicon_Valley.

    L’altruisme effectif se retrouve, bien malgré lui, sous les feux des projecteurs. Sam Bankman-Fried, le fondateur de FTX, qui se réclamait de cette philosophie, attend son procès dans la maison de ses parents à Palo Alto. Il est soupçonné d’avoir commis « l’une des plus grandes fraudes financières de l’histoire des Etats-Unis », selon les autorités.
    Avant l’effondrement de sa plateforme de cryptomonnaies, les portraits élogieux abondaient pourtant dans les médias outre-Atlantique. « Sam Bankman-Fried a amassé 22,5 milliards de dollars avant ses 30 ans en profitant du boom des cryptomonnaies - mais il n’y croit pas vraiment. Il veut juste que sa fortune subsiste assez longtemps pour tout donner », écrivait le magazine « Forbes » en 2021. « Mon objectif est d’avoir de l’impact », répétait l’entrepreneur. A l’époque, il n’avait donné qu’une fraction de sa fortune, 25 millions de dollars, soit 0,1 %. Mais il espérait donner bien davantage un jour, disait-il. Depuis sa chute, l’ex-milliardaire a laissé entendre - dans une conversation qu’il croyait privée avec une journaliste de Vox - qu’il jouait surtout un rôle pour soigner son image.
    L’implosion de FTX remet en cause les fondements de l’altruisme effectif. Ce mouvement, né à la fin des années 2000 au Royaume-Uni, s’inspire largement des travaux de Peter Singer, un philosophe australien. Mais c’est aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley en particulier, qu’il remporte ses plus francs succès.
    L’altruisme effectif s’inspire de la théorie économique classique. Il reprend notamment la notion d’utilité, qui correspond au bien-être d’un individu, et la transpose au domaine de la philanthropie. L’altruisme effectif s’efforce de maximiser le bonheur collectif, en distribuant l’argent de la façon la plus efficace possible. Il considère que cet impact peut être mesuré précisément, en années de vie ajustées en fonction du bien-être ressenti. Parmi les solutions privilégiées par les altruistes effectifs figurent notamment des ONG qui distribuent des moustiquaires imprégnées d’insecticide dans des pays en développement. Une façon d’améliorer la qualité de vie du plus grand nombre de personnes possibles à moindre coût. Mais les altruistes effectifs se laissent parfois aller à des débats abscons : ils débattent par exemple de l’impact exact du déparasitage sur la qualité de vie. Faut-il financer le déparasitage dans les pays pauvres, ou financer des études pour mesurer sa traduction en années de vie prospère ?
    Dans un libre publié l’été dernier, « What We Owe the Future », William MacAskill expose des idées long termistes. Le livre a été partagé par #Elon_Musk sur Twitter avec pour commentaire : « Cela vaut la peine de le lire. C’est très proche de ma philosophie. » Il n’est pas le seul, parmi les milliardaires de la tech, à se passionner pour ces idées.
    « Il y a une religion dans la Silicon Valley (long termisme, altruisme effectif et autre) qui s’est persuadée que la meilleure chose à faire ’pour l’humanité’ est de mettre autant d’argent que possible dans le problème de l’AGI », l’IA générale, relève Timnit Gebru, spécialiste de l’éthique dans la tech. « C’est la religion des milliardaires, elle leur permet de se sentir vertueux. La plupart sont des hommes blancs, très privilégiés » poursuit la chercheuse, qui a quitté #Google en l’accusant de censure.
    Les altruistes effectifs consacrent des sommes folles à des projets qui ne porteront leurs fruits que dans des dizaines d’années, au mieux. Ils investissent ainsi dans l’#IA ou la recherche médicale pour réduire les chances d’extinction de l’humanité. Ce qui donne lieu à des calculs très hypothétiques. « Si des milliers de personnes pouvaient, avec une probabilité de 55 %, réduire les chances d’extinction de l’humanité de 1 %, ces efforts pourraient sauver 28 générations. Si chacune de ces générations contient chacune 10 milliards de personnes, cela représente 280 milliards de personnes qui pourraient vivre des vies florissantes », écrit l’association 80.000 Heures sur son site.
    Sam Bankman-Fried, étudiant, était convaincu par l’altruisme effectif. Végan, il envisage d’abord de consacrer sa vie au bien-être animal, mais une rencontre avec #William_MacAskill le persuade d’aller dans la finance. Il commence comme #trader à Wall Street, avant de créer Alameda Research, qui tire profit des différences de prix entre le bitcoin en Asie et en Amérique.
    Frustré par les inefficacités sur les marchés des cryptos, il fonde FTX en 2019, toujours obsédé par l’impact. « Pour moi, ce que signifie [l’altruisme effectif], c’est gagner le maximum d’argent pour donner le maximum à des organismes charitables parmi les plus efficaces au monde », déclare-t-il à CNBC en septembre 2022. Depuis la faillit, William MacAskill a pris ses distances : « S’il a fait un mauvais usage des fonds de ses clients, Sam n’a pas écouté attentivement. » La fondation 80.000 Heures, qui prenait en exemple la carrière de Sam Bankman-Fried, écrit : « Nous sommes ébranlés [...], nous ne savons que dire ni penser. » Au-delà du manque à gagner pour les organisations liées à l’altruisme effectif, la chute de FTX risque de remettre le mouvement en question. Il était temps, disent les détracteurs de cette #philosophie un peu trop sûre d’elle-même.

    (Les Échos)
    #fraude_financière #intelligence_artificielle #cryptomonnaie

  • Twitter Suspends Over 25 Accounts That Track Billionaires’ Private Planes - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/12/14/technology/twitter-private-jet-accounts-suspended.html

    Twitter on Wednesday suspended more than 25 accounts that track the planes of government agencies, billionaires and high-profile individuals — including one that followed the movements of the social media company’s owner, Elon Musk, who has said he was committed to “free speech.”

    Jack Sweeney, a 20-year-old college student and flight tracking enthusiast, said he woke up on Wednesday to find that his automated Twitter account, @ElonJet, had been suspended. In recent months, the account amassed more than 500,000 followers by using public flight information and data to post the whereabouts of Mr. Musk’s private plane. Twitter later reinstated the @ElonJet account before suspending it again.

    Mr. Musk had been aware of @ElonJet for months. After buying Twitter for $44 billion in October, he said that he would allow the account to remain on the platform. “My commitment to free speech extends even to not banning the account following my plane, even though that is a direct personal safety risk,” Mr. Musk tweeted last month.

    My commitment to free speech extends even to not banning the account following my plane, even though that is a direct personal safety risk
    — Elon Musk (@elonmusk) November 7, 2022

    Mr. Sweeney’s personal Twitter account was also suspended on Wednesday, along with the other accounts that he runs that track the planes of tech billionaires such as Mark Zuckerberg, Jeff Bezos and Bill Gates. Mr. Sweeney shared a message that he had received from Twitter, which said his account had been suspended for violating rules “against platform manipulations and spam.”

    `#Twitter #Elon_Musk #Liberté_expression

  • https://www.alternatives-economiques.fr/stopper-elon-musk/00105194

    Y a-t-il encore une limite à la puissance des multimilliardaires ? Le rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars par l’homme le plus riche du monde illustre les possibilités offertes par une accumulation extrême de richesse.

    A la tête d’une fortune oscillant entre 200 et 300 milliards de dollars, composée très majoritairement d’actions Tesla dont le cours s’est envolé, Elon Musk a un patrimoine équivalent au produit intérieur brut (PIB) du Portugal. Et il s’achète une entreprise valant deux fois le budget du ministère de l’Intérieur français.

    Musk a dorénavant la haute main sur une plate-forme où échangent plus de 400 millions de personnes. Un réseau possédant un fort impact sur le débat public, car prisé au sein des milieux politiques, économiques et médiatiques. Une semaine après son rachat, l’entrepreneur, fidèle à son goût de la disruption, a licencié 3 500 personnes, soit la moitié des salariés de l’entreprise. Et il commence à mettre en place ses réformes.

    « En devenant l’actionnaire majoritaire, Elon Musk n’a pas vraiment de contre-pouvoir. C’est pareil au sein du groupe Meta qui possède Facebook, Instagram et WhatsApp. La plupart des réseaux sociaux sont des entreprises avec une gouvernance très centralisée et opaque », pointe Anne Bellon, politiste à l’université technologique de Compiègne.

    Quelles sont les motivations de ce rachat ? « Il y a une dimension idéologique à ne pas sous-estimer. Elon Musk a une vision absolutiste de la liberté d’expression, stipulant que plus de liberté signifie moins d’intervention », complète Anne Bellon. Soit une modération des contenus réduite au minimum légal.

    Musk reproche à l’ancienne direction de Twitter une intervention excessive et des biais anticonservateurs. Et il regrette les suspensions de comptes opérées sur le réseau, comme celle concernant Donald Trump. A l’instar de l’ancien Président dont le compte a déjà été rétabli, plusieurs personnes précédemment bannies pourraient faire leur retour. La conséquence de cette politique devrait être une brutalisation accrue du débat au travers d’une plus grande diffusion de contenus jugés problématiques, parce que haineux ou relayant de fausses informations.
    DSA, rempart européen ?

    Le multimilliardaire l’a cependant assuré : il respectera la loi. Si la législation américaine comporte très peu de contraintes en la matière, la réglementation européenne est plus stricte et la Commission le répète : sur le Vieux Continent, Twitter devra la respecter. Bruxelles s’érige en rempart, en mettant en avant son nouvel outil pour réguler les contenus des plates-formes numériques : le Digital Services Act (DSA).

    Une partie de ce dispositif européen pourrait entraver les ambitions de l’américain. Le DSA oblige en effet les grandes plates-formes à prendre en compte les « risques systémiques », qui englobent aussi bien le harcèlement sexiste que les « effets négatifs » sur les élections ou la sécurité publique.

    Il les contraint ainsi à suivre finement ce qui se passe sur leur réseau et à ne pas se contenter de supprimer quelques messages clairement illégaux (pédopornographie, apologie du terrorisme, etc.). Mais avec le licenciement de la moitié de ses salariés, la capacité de modération humaine de Twitter est réduite à peau de chagrin.

    « Elon Musk a une croyance très forte dans la technologie et va sûrement renforcer le rôle des outils algorithmiques dans la modération, pense Anne Bellon. Une telle évolution rendrait les décisions de modération plus opaques, réduisant ainsi leur possible contestation. »

    Elle exigerait aussi des régulateurs qu’ils montent en compétence pour entrer dans la boîte noire de la technologie de la plate-forme. Les grands projets d’Elon Musk pour Twitter concernent cependant principalement les Etats-Unis. Le reste du monde semble être secondaire dans ses plans, même s’il représente l’immense majorité de l’activité de l’entreprise.
    Reprise chaotique

    Au-delà de l’aspect idéologique, y a-t-il une logique économique au projet d’Elon Musk ?

    « Ce rachat peut paraître paradoxal, car Twitter a toujours eu du mal à trouver un modèle économique et affiche une fragilité en décalage avec la portée de ce réseau, qui voit intervenir des personnes d’influence mondiale, qu’elles soient chefs d’Etat ou dirigeants de grandes firmes », pointe Julien Nocetti, chercheur au centre Geode (Géopolitique de la datasphère).

    Le réseau à l’oiseau bleu a certes un impact fort sur les termes du débat public, mais il ne pointe qu’à la 16e place des réseaux sociaux les plus utilisés au monde et ses comptes oscillent selon les années entre le rouge et le vert.

    Elon Musk l’a d’ailleurs affirmé mi-novembre : « La perspective d’une banqueroute n’est pas à exclure. » Quatre jours après son rachat, 875 000 utilisateurs avaient désactivé leur compte – le double du rythme habituel –, selon la société Bot Sentinel. De leur côté, General Motors, Dyson, Disney, Coca-Cola ou encore Stellantis ont tour à tour suspendu leur campagne publicitaire sur le réseau.

    « Les annonceurs peuvent jouer un rôle de contre-pouvoir car ils préfèrent ne pas voir leurs messages à côté de contenus jugés problématiques. Une faillite n’est effectivement pas impossible », estime Annabelle Gawer, professeure d’économie numérique à l’université du Surrey.

    Un risque aggravé par la saignée opérée dans les effectifs, à laquelle s’ajoutent a minima plusieurs centaines de départs sur les salariés ­restants. Ceux-ci quittent le navire à cause des méthodes autoritaires du nouveau patron qui leur demande de se donner « à fond, inconditionnellement » et de « travailler de longues heures à haute intensité ».

    Le milliardaire affiche cependant comme ambition de trouver un nouveau modèle économique au réseau, qui repose aujourd’hui quasi exclusivement sur les revenus publicitaires. C’est pourquoi il a lancé mi-­novembre un abonnement à 8 dollars par mois pour obtenir une certification de compte, ouvrant la voie à une meilleure visibilité des contenus.

    Cette option était jusqu’alors proposée gracieusement aux personnalités ou entreprises dont l’identité avait été vérifiée. Véritable aubaine pour les trolls, l’offre a rapidement été suspendue après l’imposture de nombreux utilisateurs usurpant l’identité d’entreprises ou de personnalités publiques. Malgré ce fiasco initial, l’offre devait faire son retour fin novembre, « corrigée des bugs ». Ouvrant ainsi la voie à un modèle partiellement payant.

    Tesla, présentée aujourd’hui comme une success story, a frôlé la faillite plusieurs fois à la fin des années 2010

    Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk fait emprunter un chemin périlleux à une entreprise qu’il dirige. Tesla, présentée aujourd’hui comme une success story, a frôlé la faillite plusieurs fois à la fin des années 2010, enchaînant notamment retards de livraison et difficultés d’approvisionnement.

    Le fabricant de voitures électriques haut de gamme a d’ailleurs été accusé d’avoir supprimé un test de sécurité pour accélérer la production ou d’avoir minimisé d’autres problèmes pour éviter des rappels de véhicules qui auraient pu être destructeurs pour ses finances. La méthode Musk est connue.

    A plus long terme, le rêve du nouveau patron de Twitter est d’en faire une « app universelle ». Sur le mode du WeChat chinois, une application qui concentre un maximum d’usages : tweeter, commander un taxi, un repas, prendre un ­rendez-vous médical, etc.

    « La X App de Musk est un écosystème technologique total, en l’occurrence totalement fermé sur lui-même, où tous les services numériques seraient disponibles et interconnectés, concentrant ainsi l’ensemble des usages. Un effet système sans couture qui organiserait l’enfermement algorithmique et permettrait une captation sans discontinuité des données. Le socle techno­logique primaire de la X App serait donc basé sur l’architecture existante de Twitter », détaille l’enseignante à Sciences Po Asma Mhalla, dans un article du Grand Continent.

    Avec le réseau à l’oiseau bleu, Elon Musk attrape aussi un puissant outil informationnel pour s’immiscer encore davantage sur la scène géopolitique. Le milliardaire a en effet déjà « offert » – moyennant le concours financier de l’Etat américain – aux autorités ukrainiennes un accès à sa constellation de satellites Starlink, la plus grande au monde, permettant une connexion à Internet via l’espace en évitant ainsi les infrastructures terrestres mises à mal par les combats.
    Aussi puissants que des États

    De sa proposition de plan de paix pour cette guerre à celle formulée pour régler le conflit entre la Chine et Taiwan, de quoi se mêle-t-il ? Est-ce simplement l’expression d’un mégalomane voulant trouver des solutions à tout, au mépris de sa connaissance des situations ? Ou plutôt la preuve que les géants de la tech sont en train de devenir des puissances géostratégiques ? L’un n’empêche pas l’autre.

    « Les entreprises techno­logiques prennent de plus en plus position sur les sujets internationaux, de manière très visible pour Elon Musk ou plus discrètement comme Microsoft ou Google pour l’Ukraine », détaille Julien Nocetti, également chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri).

    « La puissance des plus grandes plates-formes numériques équivaut à celle de certains Etats, en termes de ressources financières mais pas que, résume Annabelle Gawer. Ce sont des régulateurs privés qui autorisent ou non des entreprises et des individus à opérer sur leurs réseaux qui sont devenus des infrastructures essentielles. » L’Union européenne ne s’y est pas trompée et a envoyé cette année un ambassadeur permanent à la Silicon Valley pour échanger directement avec ces « big tech ».

    Elon Musk et ses entreprises sont aussi les produits du gouvernement américain et l’expression de son soft power

    Elon Musk est-il le symbole de cette nouvelle puissance qui échapperait aux Etats ? C’est plus ­complexe, car les big tech entretiennent un lien étroit avec la puissance publique, en l’occurrence américaine. SpaceX, l’entreprise de lancement de satellites fondée en 2002 par le futur boss de Twitter, s’est développée grâce aux fonds de la Nasa, via le contrat de ravitaillement de ses stations.

    Situation similaire pour Tesla : l’entreprise a bénéficié pendant des années de subventions à hauteur de plusieurs milliards de dollars. « Sans le soutien politique de Washington, Tesla n’aurait jamais pu construire son usine à Shanghai », observe Julien Nocetti. Une usine stratégique, car elle permet à Tesla de servir le marché chinois, le second par la taille après celui des Etats-Unis. Une Tesla sur quatre y est vendue.

    En somme, Elon Musk et ses entreprises sont aussi les produits du gouvernement américain et l’expression de son soft power. Certes, le multimilliardaire appelle à voter ouvertement pour les républicains. Certes, il entretient des relations tendues avec l’administration démocrate de Joe Biden. Pour autant, cette dernière ne lui a pas coupé ses financements et a même soutenu financièrement SpaceX, qui opère Starlink, dans son aide à l’Ukraine. Pour Asma Mhalla, « à l’instar des bien moins bruyants Microsoft, Palantir ou Google, Elon Musk participe, à sa mesure, à façonner le rôle des Etats-Unis dans la géopolitique mondiale ».

    Les éclats d’un Elon Musk ne sont ainsi que le reflet d’une économie qui voit les big tech peser de plus en plus lourd dans un monde conflictuel. L’Europe peut-elle encore se limiter à brandir ses normes pour seule réponse ?

    #big_tech #capitalisme_de_plateforme #Elon_Musk #twitter #modération sur les #réseaux_sociaux #hégémonie #fabrique_de_l'opinion

  • Twitter, guerre, Chine : Elon Musk, un acteur géopolitique majeur
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/twitter-guerre-chine-elon-musk-un-acteur-geopolitique-majeur-rQtjWSvtT_-_

    Asma Mhalla, spécialiste en géopolitique du numérique et enseignante à Sciences Po Paris et à l’école Polytechnique, nous aide à prendre de la hauteur sur l’actualité. Rapport de l’IRSEM sur les stratégies de désinformation chinoises : https://www.irsem.fr/rapport.html

    Discours d’Asma Mhalla

    Elle mentionne #Peter_Thiel qui écrit des textes sur son idéologie contrairement à #Elon_Musk qui ne s’exprime que par tweets qu’il faut collectionner, mettre dans un contexte et analyser ensuite ce qui le rend beaucoup plus difficile à cerner.

    09:23 - Ce qui est très intéressant avec Musk si on prend du recul au dela du commentaire c’est qu’il pointe en général les failles de notre système. Il nous oblige à poser un certain nombre de termes dans le débat public.

    En Europe un des termes dans le débat pubic ca va être comment est-ce que typiquement on va arriver à faire appliquer nos textes et nos lois. C’est un énorme sujet qui pose le problème de la police, qui pose le problème de la justice, qui pose le problème de nos moyens et des moyens de l’état et de nos institutions. C’est là que le débat devient constructif et intéressant.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme

    #disruption #USA #idéologie #fronteer #libertarisme

  • Elon Musk ce Macron de Twitter cpolitic
    https://cpolitic.wordpress.com/2022/11/05/elon-musk-ce-macron-de-twitter

    Avouez que Elon Musk c’est exactement le Emmanuel Macron de Twitter !.

    
Il se vante de faire mieux que les autres et n’hésitent pas à promettre n’importe quoi. https://www.numerama.com/vroom/1050290-reparer-une-tesla-aussi-vite-quune-f1-la-vieille-promesse-delon-mu
Il emprunte de l’argent à ses amis (notamment saoudienshttps://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/rachat-de-twitter-qui-est-le-prince-saoudien-al-walid-bin-talal- ) pour prendre le contrôle. 
Sauf que personne ne veut vraiment de lui.


    Une fois à la présidence, il impose des réformes stupides https://www.huffingtonpost.fr/international/article/twitter-elon-musk-annonce-un-abonnement-mensuel-a-8-dollars-par-mois- et injustes, gage d’un gros retour en arrière, voire d’une chienlit abyssale. https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/twitter/twitter-comment-le-nouveau-systeme-de-certification-payante-voulu-par-e 
Il est obnubilé par le temps, et veut faire des changements toujours très vite. https://www.rts.ch/info/economie/13509744-elon-musk-veut-du-changement-chez-twitter-et-vite.html



    Toute opposition est sévèrement réprimée. https://www.lindependant.fr/2022/11/04/bonjour-vous-etes-vire-twitter-annoncera-par-mail-a-ses-employes-sils-s Quelque chose est contraire à ses principes ou ses intérêts ? Il le supprime ! https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/338267/L-equipe-d-IA-ethique-de-Twitter-fait-partie-d
Il fait virer tout le monde https://fr.ign.com/tech/62466/news/elon-musk-a-enfin-achete-twitter-et-a-deja-vire-des-gens au point de se faire même tacler par l’ONU. https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20221105-l-onu-presse-elon-musk-de-faire-respecter-les-droits-de-l-homme-sur-twi



    Sur le plan psychologique, c’est un pervers narcissique prétentieux et mégalo, au langage châtié voire violent, adepte de substances stupéfiantes https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/apres-le-joint-d-elon-musk-la-nasa-enquete-sur-la-drogue-a-space-x-et-boeing_ . Il est complexé par son physique avec des problèmes (cachés) de calvitie !



    Au final, 2 salopards d’extrême-droite, fan de Trump https://edition.cnn.com/videos/business/2022/11/03/nightcap-trump-elon-musk-twitter-full-orig-jg.cnn-business , ayant en commun l’amour du fric et du pouvoir, qui finiront bien par détruire ce qu’ils s’étaient justement engager à sauver. 


    Il n’y aura pas de « Happy End » pour ces deux là !

    #violence #elon_musk #emmanuel_macron #enMarche #Titter #perversion #mégalomanie #cocaïne #fric

  • Twitter, guerre, Chine : #Elon_Musk, un acteur #Géopolitique majeur
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/twitter-guerre-chine-elon-musk-un-acteur-geopolitique-majeur-rQtjWSvtT_-_

    Le 28 octobre dernier et après plusieurs mois de négociations, le milliardaire américain Elon Musk est devenu officiellement propriétaire du réseau social Twitter.

    En dépensant la modique somme de 44 milliards de dollars, l’homme le plus riche du monde…

    #Liberté_d’expression #Réseau_sociaux
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-twitter-guerre-chine-elon-musk-un-acteur-geopolit

  • La doctrine Musk : technopolitique d’un géant technologique - Le Grand Continent
    https://legrandcontinent.eu/fr/2022/10/18/la-doctrine-musk-technopolitique-dun-geant-technologique

    Comprendre la portée politique, idéologique, géostratégique du projet d’Elon Musk permet de visibiliser ces nouvelles formes de pouvoir et en creux, de mieux appréhender les fragilités actuelles de nos modèles institutionnels. Mieux qu’aucun autre entrepreneur de la Silicon Valley, voilà en substance ce que Musk nous invite à penser.

    #must_read !

    • Contrairement à ce qui est trop rapidement écrit ou véhiculé dans le débat public, les Big Tech ne sont pas des « États parallèles » mais se situent au contraire sur un même continuum, fonctionnel, avec les États. Cette « Power Politics » matérialisée par de nouvelles clefs de répartition de pouvoir ne signifie pas une dilution de souveraineté de l’État américain mais sa reconfiguration. En l’état, par la loi, la souveraineté suprême reste, assez classiquement, celle de l’État américain, les géants technologiques américains étant dans le fond des auxiliaires de guerre technologiques plus ou moins puissants dans un cyberespace ultra-militarisé. En l’occurrence, la puissance techno-industrielle n’est pas exactement la même chose que le pouvoir institutionnel et politique. Musk met la puissance de SpaceX au service de la politique étrangère des États-Unis, qui ont le dernier mot, autrement dit le pouvoir ultime, par la coercition financière — subventions, commandes publiques, taxation — ou par la loi.

  • #liste des #géographes qui sont passés sur #Mastodon après l’annonce du rachat de #twitter par #Elon_Musk

    Since the regime change at Twitter there’s been a steady of stream of folks trying out Mastodon as an alternative. Mastodon is Twitter-like but is also very much its own platform, consisting of a federation of interlinked ‘instances’. As a newbie you select and join an ‘instance’, which makes a difference as to what posts (‘toots’) are viewed (there are 3 levels of viewing posts: home, posts by people you follow; local, posts by people in your instance; federated, posts from across the whole network that have link with your instance). Toots appear in chronological order rather than being sorted by algorithm. The instance someone belongs to is identifiable by their username and address (in my case @mastodon.social). See the Mastodon quick set guide for more info.

    Within a couple of days of setting up I was following a couple of hundred folks and had a similar number of followers, many of whom I knew from Twitter. Quite a few of these are geographers, though I’m sure there are many more than this list, which is designed to help folk find each other and start conversations.

    https://progcity.maynoothuniversity.ie/2022/11/mastodon-geographers

    et ici :
    https://lejun.codeberg.page/Mastodon-Geography

    #Musk #réseaux_sociaux #géographie

  • Musk orders Twitter staff to work day and night on ‘blue tick’ charge | Financial Times
    https://www.ft.com/content/ad4efd13-3e9e-4e76-968e-6d27b2c9346a?segmentId=2fbd1a9a-c8e3-7947-12ce-2a70795f5

    Elon Musk has ordered Twitter staff to work round the clock to implement a charge on users to keep their verified “blue tick”, as the new owner of the social media company seeks to stamp his mark on the business.

    The renewed push into subscription revenues comes as Twitter braces itself for a potential backlash from advertisers, as Musk considers loosening content moderation controls. On Monday, the Global Alliance for Responsible Media (GARM), a marketing industry group set up by the World Federation of Advertisers, warned Musk that keeping the platform free of inappropriate material was “non-negotiable”.

    Advertising made up more than 90 per cent of Twitter’s revenues in its last reported figures as a public company. Before Musk’s arrival, efforts were made to persuade users to pay $4.99 a month to subscribe to Twitter Blue, which enables them to access exclusive features including an edit button.

    Musk is said to want to increase the pricing of Twitter Blue and make it a condition of having a verified profile, signified by a blue tick next to a user’s name, on the social media platform. Hundreds of thousands of Twitter users have been verified, including big brands and corporate accounts, as well as celebrities and journalists. However, Twitter Blue is only available to users in the US, Canada, Australia, and New Zealand at the moment.

    Employees at Twitter have been working “24/7” to deliver Musk’s vision for verification, said two senior staff members. One person added that teams were told it was of the “utmost gravity”.

    Musk said in a tweet on Sunday that “the whole verification process is being revamped right now”.

    Twitter did not respond to a request for comment.

    One person familiar with Musk’s thinking ahead of completing the $44bn purchase of the social media site said several pricing options had been discussed, including $9.99 and $14.99 a month, adding that different groups of users could be asked to test pricing models.

    #Twitter #Elon_Musk #Blue_Tick

  • Pour « sauver le climat », préparons un holocauste nucléaire Chez Renart - Tomjo - vendredi 23 septembre 2022
    https://chez.renart.info/?Pour-sauver-le-climat-preparons-un-holocauste-nucleaire

    Ne soyez plus « écologiste », encore moins anti-nucléaire : c’est ringard. Soyez pour la science, les industriels et le progrès ; soyez « pour le climat ».
Ce vendredi, à Lille et partout en France, les jeunes de Fridays for future associés aux Jeunes écologistes d’EELV appellent à la grève, « pour le climat ». Nul doute que leur couverture médiatique dépassera leur mobilisation véritable, et que les organisations politiques ne se ruent pour les récupérer. Que « nos dirigeant.es successifs n’aient pas été à la hauteur de la crise à surmonter », comme dit leur tract, c’est indiscutable. Que « les leaders économiques et politiques [...] investissent massivement pour la transition écologique », c’est malheureusement ce qu’ils font déjà. Non seulement ils ne régleront pas le « problème du climat », mais ils vont y ajouter d’autres calamités, notamment la dictature de la technocratie nucléaire sur notre survie. Voyez donc ci-dessous cette liste de dirigeants « engagés pour le climat », et plus que jamais anti-écologistes.


    Dans les manifestations en marge des COP auxquelles nous avons assisté, à Copenhague en 2009 et Paris en 2015, nous relevions toujours un malentendu derrière le slogan commun « Changeons le système, pas le climat ». Il y avait celles et ceux réclamant de nos dirigeants un « accord ambitieux » ; et ceux, dont nous faisions partie, manifestant pour bloquer sinon annuler ces rendez-vous de pollueurs.
    
Nous n’avons pas besoin d’eux pour inventer une vie désirable. Comme ils n’ont pas plus besoin de nos manifestations pour poursuivre la destruction industrielle du monde. Être « pour le climat » signifie combattre les diktats des scientifiques et les plans gouvernementaux de la prétendue « décarbonation », de la nucléarisation de l’industrie et de la numérisation de tout. Le « système », ce n’est pas eux qui le changeront, mais nous – sans eux et contre eux.

    Les scientifiques et leur monde
    D’abord, il y a les méga-simulateurs informatiques du #GIEC. Ce dernier propose dans son dernier rapport une alliance de sobriété individuelle, d’énergies renouvelables, de « mobilités électriques », de technologies de captage et stockage du CO2, de nucléaire, et de solutions de type « écologie industrielle » (efficacité énergétique des bâtiments, économie circulaire, etc). Rien de particulièrement audacieux, comme nous le verrons.

    Le climatologue #jean_jouzel, prix Nobel, vice-président du GIEC, chercheur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), spécialiste du tritium, et coordinateur de la Conférence citoyenne pour le climat, considère que « très peu de scénarios atteignent l’objectif des 2°C sans nucléaire ». Alors va pour l’atome, comme ta collègue du CEA-GIEC.

    La twittosse #valérie_masson-delmotte, paléo-climatologue et égérie française du GIEC, chercheuse elle aussi au CEA, considère que « Le nucléaire est une technologie mature qui peut fournir de l’électricité bas carbone à grande échelle », que les « technologies numériques », les « véhicules électriques », les navires à « hydrogène » mais encore les « formes urbaines compactes » peuvent « soutenir la décarbonation ». Comme n’importe quel Conseil régional, n’importe quelle agence d’urbanisme de province.

    Le youtubeur #jancovici, polytechnicien, ancien membre de la Fondation Nicolas Hulot et co-auteur en 2007 du « Pacte écologique » pour les candidats à la présidentielle, dirige le lobby nucléariste Shift Project, grâce aux financements de Bouygues, Vinci, Veolia, SNCF, Alstom, SPIE, BNP, et bien sûr EDF, l’exploitant des 58 réacteurs français. Niant les effets des radiations de #Tchernobyl sur les 800 000 liquidateurs et les millions d’habitants des zones contaminées, il répète depuis l’accident de #Fukushima : « Même si tous les 20 ans se produit un accident similaire, le nucléaire évitera toujours plus de risques qu’il n’en crée. » Calculette en main et le regard sur sa calculette.

    Les ordures nucléaristes au garde-à-vous
    #emmanuel_macron, mobilisé « pour le climat » après un été de sécheresses et avoir jeté les recommandations pourtant fort peu ambitieuses du « Conseil citoyen pour le climat », vient d’annoncer l’accélération des implantations d’usines solaires et éoliennes et 16 milliards d’euros pour des usines de microprocesseurs, après avoir subventionné trois usines de batteries pour voitures électriques, et proposé un plan de construction de quatorze usines atomiques. Sobriété, informatique et nucléaire, ses ambitions supposément avant-gardistes ne vont guère plus loin que celles de Giscard d’Estaing à l’époque des chocs pétroliers.

    Ailleurs aux U.S.A., #joe_biden, militant « pour le climat », vient de signer en août 2022 un plan de 369 milliards de dollars pour la fabrication d’usines nucléaires, éoliennes, solaires, mais aussi de voitures électriques et de batteries. Diriez-vous de la première puissance industrielle mondiale qu’elle est écologiste ?

    Son concurrent #xi_jinping promettait quant à lui, en 2020, que la Chine atteindrait la « neutralité carbone » en 2060 en multipliant la production nucléaire par quatre, éolienne par 3,4, et solaire par 6. Coût annoncé : 15 000 milliards de dollars en trente ans. Le chef du Parti communiste chinois nous avait déjà ébahi par un plan d’ingénierie du climat. Rien n’est impossible pour qui applique le socialisme scientifique.

    Le prince saoudien #mohammed_ben_salmane, égorgeur de journalistes et d’opposants, a débloqué en 2021, dix milliards de dollars pour contrôler les nuages par « ensemencement » chimique, et développer les technologies de stockage du carbone. Riche en uranium autant qu’en pétrole, son royaume s’est également lancé dans la production nucléaire (avec EDF notamment), et la construction d’une #smart_city d’un million d’habitants entièrement connectée et électrique : The Line  [1]. Bienvenue chez vous.

    Les Shadoks du CO2
    #Arcelor-Mittal #Dunkerque, le plus gros pollueur français, s’engage lui aussi « pour le climat » en investissant dans l’« acier vert ». Les hauts fourneaux seront en partie électrifiés à l’uranium, et une partie des fumées sera captée à la gueule des cheminées. Un procédé chimique qui, en plus des rejets d’oxydes d’azote et d’ammoniac, consomme beaucoup d’énergie, sépare le CO2 des autres polluants, puis le liquéfie. Le CO2 liquide est ensuite transporté par bateaux propulsés au fuel, ou dans des milliers de kilomètres de gazoducs, pour être enfin stocké sous le sol de la Mer du nord, avec risques d’écocide insoupçonnés en cas de fuite.

    Le Plan France Relance de Macron soutient le Plan « Acier vert » d’Arcelor-Mittal à hauteur de 1,7 milliard d’euros. Quant à la technocratie française, l’#ADEME, le #CNRS et le #BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) soutiennent les industriels (Arcelor-Mittal, Eiffage, EDF, TOTAL, Saint-Gobain, etc) au sein du « CLUB CO2 », le lobby du captage-stockage.

    Les défenseurs de la « planification écologique » (EELV et la France insoumise) contre les irresponsables du secteur privé doivent se résoudre au fait que l’État est malheureusement déjà au chevet des pollueurs, et des nucléaristes, mobilisés comme eux « pour le climat ».

    Les techies « pour le climat »
    #elon_musk, première fortune mondiale et militant lui aussi « pour le climat », a reçu depuis 2010 plus de 5 milliards de dollars de subventions d’État pour ses voitures électriques Tesla, ses usines éoliennes Solar City, et ses voyages vers mars. Il remettra aussi 100 millions de dollars, et le prix « #Xprize », à des « solutions » préservant le climat. Écoutez Elon Musk, il voit loin, dans le temps, et dans l’espace.

    #jeff_bezos, patron d’Amazon, engage sa fortune « pour le climat », via notamment sa fondation Bezos Earth Fund , pour inventer des navires, des autobus et des camions de livraison électriques. Il finance aussi depuis 2017 des start-up de l’agriculture verticale, connectée et décarbonnée, pour produire au plus près des consommateurs une alimentation fraîche et bas carbone.

    #bill_gates s’est engagé à alimenter ses usines Microsoft en énergies renouvelables d’ici 2030. Il est aussi un « philanthrope » généreux qui abonde le Breakthrough Energy Venture (avec Bezos et Zuckerberg, le patron de Facebook) en faveur de l’hydrogène, de l’éolien, et des « électrocarburants ».

    Quant aux patrons de Google, #larry_page et #sergeï_brin, ils investissent, « pour le climat », dans la viande synthétique, la recherche de minerais dans l’espace, les voitures volantes, et les dirigeables à l’hélium.

    Les industriels et les dirigeants ne sont pas sourds aux revendications des jeunes pour le climat. Ils les devancent, et parfois les financent, quand elles appuient leur politique industrielle.

    Le climat contre l’écologie ?
    Inutile d’en rajouter des volumes. Même la reine d’Angleterre , pendant la COP26 à Glasgow, fustigeait les inactions gouvernementales, cependant que le roi #charles_III soutient Greta Thunberg et les militants d’Extinction-Rebellion [2]. Lesquels militants d’X-R doivent leur efficacité médiatique aux subsides du Climate Emergency fund, abondé par des industriels du renouvelable et du « biométhanol » à destination des navires de fret. Leurs intérêts mutuels sont bien compris.

    Quand l’écologie politique s’est constituée de manière autonome contre les vieilles boutiques de la gauche, progressistes et étatistes, il ne s’agissait pas seulement de défendre « l’ #environnement » ou la « qualité de la vie », mais de la « réinventer ». L’opposition au nucléaire, que l’ #union_européenne inclut désormais dans les « énergies propres » [3], marque l’origine du seul mouvement réellement révolutionnaire issu de mai 68. Non pas contre les « pollutions », mais contre la société industrielle. Ce mouvement ne combattait pas seulement l’atome par crainte de la radioactivité ou de l’explosion, mais parce qu’une société nucléaire ne peut être que techno-totalitaire. Issue du règne des polytechniciens des Mines, l’industrie nucléaire soumet la survie de millions de personnes, et pour des milliers d’années, à l’expertise des spécialistes et des forces armées.

    Faites un geste pour le climat, balancez vos smartphones et déconnectez #greta_thunberg.

    Tomjo

    Lire aussi :
    Le sens du vent, Arnaud Michon, L’Encyclopédie des nuisances, 2010.

    Le soleil en face,
    Frédéric Gaillard, L’échappée, 2012.

    L’enfer vert,
    Tomjo,
    L’échappée, 2013.
 Notre bibliothèque verte, Renaud Garcia, Service compris, 2022.

    Notes *
    [1] The Good life, 15 janvier 2021.
    [2] Infodurable.fr, 9 septembre 2022.
    [3] Le Monde, 6 juillet 2022.

  • Les Californiens priés de ne pas recharger leurs voitures électriques Le Devoir - AFP
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1909721/californiens-recharge-voitures-electriques-chaleur

    Une importante vague de chaleur met sous tension un réseau vieillissant. Les autorités demandent de réduire l’utilisation d’énergie de 16 h à 21 h.

    Les Californiens ont été sommés de ne pas charger leurs voitures électriques mercredi, afin de ne pas accabler davantage un réseau d’électricité vieillissant, mis sous tension par une redoutable vague de chaleur.

    La semaine dernière, l’État avait annoncé bannir la vente de voitures neuves à essence à partir de 2035. Des températures atteignant 44 degrés étaient attendues dans la banlieue de Los Angeles, au moment où un dôme de chaleur surplombe l’Ouest américain.


    Le soleil se couche derrière un réseau de câbles électriques à Redondo Beach, en Californie. Photo : Getty Images / AFP / PATRICK T. FALLON

    La météo étouffante devrait mettre sous pression un réseau électrique déjà très sollicité, notamment pendant les heures les plus chaudes, quand les systèmes de climatisation – incontournables aux États-Unis – fonctionnent à plein régime.

    “Les consommateurs sont priés de réduire leur utilisation d’énergie entre 16 h et 21 h, quand le système est le plus sous tension, car la demande reste élevée et qu’il y a moins d’énergie solaire disponible”, a déclaré l’American Public Power Association, organisme qui représente les services publics.

    Les trois principales mesures recommandées : régler le thermostat à 25 °C ou plus, éviter d’utiliser les gros appareils et de charger les véhicules électriques, et éteindre les lumières inutiles, a précisé l’organisme.

    L’électricité est un sujet sensible pour l’État, dont les infrastructures sont vétustes.

    Les entreprises d’électricité demandent régulièrement aux foyers de limiter leur consommation pendant certaines heures, quand les panneaux solaires cessent de produire de l’électricité alors que la demande reste élevée, en raison de la chaleur.

    L’appel à ne pas charger sa voiture électrique a été largement moqué sur les réseaux sociaux, au moment où l’État met en avant ce type de véhicules.

    “La Californie vient de rendre obligatoires les véhicules électriques et demande aux habitants de ne pas les charger entre 16 h et 21 h”, a lancé avec ironie le sénateur républicain Tom Cotton sur Twitter. . . . . . .

    #électricité #voiture_électrique #transports #énergie #réseau #Californie #panneaux_solaires #photovoltaïque #marché #marché_libre #libéralisme #néo_libéralisme #tesla #élon_musk
    Effectivement, #it_has_begun

  • #MDR : Leurs jets privés suivis à la trace : les milliardaires, irrités par la publication en ligne de leurs trajets aériens RTBF
    https://www.rtbf.be/article/leurs-jets-prives-suivis-a-la-trace-les-milliardaires-irrites-par-la-publicatio

    Comment agacer à la fois des hauts responsables chinois, Elon Musk et Kylie Jenner ? Pister leurs jets privés. Les sites et comptes Twitter qui suivent en temps réel le trafic aérien provoquent des réactions épidermiques, de la simple plainte aux saisies de matériel.

    Chaque année des compagnies de fret aérien russes, des propriétaires d’avions saoudiens ou d’autres personnes demandent à Dan Streufert, fondateur du site américain de suivi de vol ADS-B Exchange https://globe.adsbexchange.com , d’arrêter de publier leurs déplacements. Sans succès.

    « Nous n’avons rien supprimé jusqu’à présent. Ce sont des informations publiques. Et je ne veux pas être l’arbitre qui décide qui a raison ou tort », explique M. Streufert.

    Un système par satellite obligatoire
    Certaines limites existent, mais les groupes qui reconstituent les trajectoires de vol soulignent que la source d’information principale est disponible légalement et accessible à tous ceux qui disposent de l’équipement nécessaire.

    La loi américaine exige que les avions se trouvant dans certaines zones soient équipés du système par satellite ADS-B, qui envoie périodiquement la position de l’appareil par radio aux contrôleurs aériens.

    Un site comme Flightradar24 https://www.flightradar24.com dispose de 34.000 récepteurs au sol à travers le monde pouvant capter ce type de signaux, des données envoyées vers un réseau central et croisées avec les horaires de vol et d’autres renseignements sur les avions.

    Réussir à identifier le propriétaire d’un avion est une autre paire de manches, selon Jack Sweeney, 19 ans, créateur du compte Twitter « Celebrity Jets », qui a déniché le jet privé d’Elon Musk après une demande d’information aux archives publiques du gouvernement américain.

    Landed in Brownsville, Texas, US. Apx. flt. time 41 Mins. https://www.flightradar24.com
    -- ElonJet (@ElonJet) August 5, 2022

    Le patron de Tesla lui a proposé 5.000 dollars pour enterrer le compte « ElonJet » https://www.rtbf.be/article/la-minute-insolite-elon-musk-est-pret-a-payer-pour-quon-ne-traque-plus-son-avio , plus de 480.000 abonnés, qui suit tous les mouvements de l’avion du multi-milliardaire.

    « Il suscite tellement d’intérêt, je fais quelque chose qui marche. Les gens aiment voir ce que les célébrités font, ça, et le truc autour des émissions », note M. Sweeney auprès de l’AFP, en référence à l’indignation vis-à-vis de l’empreinte carbone des avions.

    Publier ce type d’informations sur Twitter permet aux gens « d’y accéder plus facilement et de comprendre », ajoute-t-il.

    « Les données sont déjà là »
    En juillet, le compte « Celebrity Jets » a révélé que la star de la téléréalité Kylie Jenner avait pris un jet privé pour un vol de 17 minutes en Californie provoquant un tollé sur les réseaux sociaux.

    « Ils nous disent à nous, les gens de la classe ouvrière, de culpabiliser pour notre vol annuel lors de vacances bien nécessaires pendant que ces célébrités prennent des jets privés tous les deux jours comme si c’était un Uber », a tweeté une internaute outrée.

    En France, un compte Instagram https://www.instagram.com/laviondebernard/?hl=fr permet de suivre depuis mai les trajets du milliardaire et patron de LVMH Bernard Arnault afin de " rendre visible l’injustice climatique par un exemple simple ", disent les créateurs du compte Instagram contactés par Reporterre.

    Dans la foulée, le compte Twitter https://twitter.com/i_fly_Bernard , qui suit les trajets des jets privés des milliardaires français a révélé que l’avion de François-Henri Pinault avait volé 55,3 heures et émis 248,8 tonnes de CO₂, cumulant l’exploit du plus grand nombre de vols et du trajet le plus court : moins de 20 minutes pour aller à Londres.

    Cette activité génère aussi des revenus, même s’ils sont difficiles à évaluer. Dan Streufert reconnaît gagner sa vie de cette façon mais refuse de donner des détails tandis que M. Sweeney assure que ses comptes de suivi de vol lui ont rapporté environ 100 dollars par mois.

    Nancy Pelosi suivie aussi
    Le pistage de vol peut aussi avoir un impact important au-delà de l’ire des célébrités et des milliardaires, comme l’a montré la visite controversée de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi à Taïwan mardi, dont le vol était suivi par plus de 700.000 personnes sur le site Flightradar24 au moment de son atterrissage. https://www.rtbf.be/article/taiwan-lavion-de-nancy-pelosi-scrute-par-708000-personnes-un-record-pour-le-sit

    En août, le rapport d’une ONG accusant l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, de faciliter le refoulement de migrants tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée s’est appuyé sur des données de systèmes ADS-B, tout comme des médias américains s’en sont servi pour dénoncer la présence de vols de surveillance pendant les manifestations anti-racistes à Washington en 2020.

    Des dizaines d’élus au Congrès avaient, après ces révélations, exhorté dans une lettre le FBI et d’autres agences gouvernementales comme la garde nationale à « cesser de surveiller les manifestants pacifiques ».

    Ailleurs dans le monde, des gouvernements ont clairement montré que ces technologies et ce type de données n’étaient pas les bienvenues.

    Un média d’Etat chinois a rapporté en 2021 que le gouvernement avait saisi des centaines de récepteurs utilisés par des sites de suivi de vols en temps réel, sous couvert d’un risque « d’espionnage ».

    « Dans beaucoup de cas, ce sont les régimes autoritaires qui n’aiment pas ce genre de visibilité », souligne Dan Streufert.

    #surveillance #espionnage #flicage #données #gafam #pollution #avions #élon_musk #milliardaires #privilégiés #avions #Frontex

  • Elon Musk and the Tech Bro Obsession With ’Free Speech’ | Time
    https://time.com/6171183/elon-musk-free-speech-tech-bro

    “Freedom of speech” has become a paramount concern of the techno-moral universe. The issue has anchored nearly every digital media debate for the last two years, from the dustup over Joe Rogan at Spotify to vaccine misinformation on Facebook. Meta founder Mark Zuckerberg gave a major speech at Georgetown in 2019 about the importance of “free expression” and has consistently relied on the theme when explaining why Facebook has struggled to curb disinformation on the platform.

    “It does seem to be a dominant obsession with the most elite, the most driven Elon Musks of the world,” says Fred Turner, professor of communication at Stanford University and author of several books about Silicon Valley culture, who argues that “free speech seems to be much more of an obsession among men.” Turner says the drive to harness and define the culture around online speech is related to “the entrepreneurial push: I did it in business, I did it in space, and now I’m going to do it in the world.”

    But “free speech” in the 21st century means something very different than it did in the 18th, when the Founders enshrined it in the Constitution. The right to say what you want without being imprisoned is not the same as the right to broadcast disinformation to millions of people on a corporate platform. This nuance seems to be lost on some techno-wizards who see any restriction as the enemy of innovation.

    In a culture that places a premium on achieving the impossible, some tech titans may also see the liberal consensus on acceptable speech as yet another boundary to break. In Silicon Valley, bucking the liberal conventions about harmful speech can seem like the maverick move.

    Jason Goldman, who was on the founding team at Twitter and served on the company’s board from 2007 to 2010 before joining the Obama Administration, says the tech rhetoric around free speech has become an obsession of the mostly white, male members of the tech elite, who made their billions in the decades before a rapidly diversifying workforce changed the culture at many of the biggest companies in Silicon Valley.

    They “would rather go back to the way things were,” Goldman says, “and are couching that in terms of ‘free speech’ or ‘we’re not going to allow politics to be part of the conversation.’”

    Goldman says it’s “naive” to believe that Musk can throw out Twitter’s guardrails without degrading the platform. “To say you’re just going to allow for any type of abuse or harassment,” he says, “is an inherently anti-speech position, because you’re going to drive out a set of users who would use your product but no longer feel safe.”

    Tech titans often have a different understanding of speech than the rest of the world because most trained as engineers, not as writers or readers, and a lack of a humanities education might make them less attuned to the social and political nuances of speech.

    “Tech culture is grounded in engineering culture, which imagines itself as apolitical,” says Turner. Engineers, he adds, often see the world in terms of problems and solutions, and in that context, speech becomes a series of data points that get circulated through a data system, rather than expressions of social or political ideas.

    #Elon_Musk #Fred_Turner #Liberté_expression

  • « Demain j’arrête ! » : de nombreux utilisateurs veulent quitter Twitter, mais hésitent
    https://www.sudouest.fr/sciences-et-technologie/demain-j-arrete-de-nombreux-utilisateurs-veulent-quitter-twitter-mais-hesit

    Migrer, vers où ?

    De fait, aucune plateforme ne peut aujourd’hui rivaliser avec celle à l’oiseau bleu. « Ce qui fait Twitter, c’est la communauté, ce sont ses 436 millions d’utilisateurs », assure Leïla Mörch, coordinatrice du projet de recherche Content Policy and Society Lab à l’université américaine de Stanford. En termes de popularité, c’est l’application de discussion Discord (300 millions de comptes) qui s’approche le plus de Twitter. Elle rassemble des communautés en ligne mais, contrairement à Twitter, n’est pas une plateforme ouverte : chaque espace nécessite une invitation.

    Lancé en 2016, Mastodon est un clone de Twitter, sans publicité et dont le code est ouvert, mais son serveur principal est beaucoup plus petit puisqu’il compte seulement 670 000 inscrits. D’autres plateformes comme Gettr, Parler ou The Truth Social ont aussi copié l’original. Problème, étant fondées par des proches de l’ancien président des États-Unis Donald Trump, banni de Twitter en janvier 2021, ces alternatives sont considérées comme les « Twitter de droite ».
    Un espace majeur d’influence

    « Twitter attire le monde médiatique, un ensemble de journalistes et de people, le monde des décideurs politiques et économiques », ainsi qu’une « couche d’influenceurs », explique Dominique Boullier, professeur des universités en sociologie à Sciences Po Paris. Ces « relais d’opinion » ne représentent qu’une minorité des utilisateurs, selon le spécialiste, mais ce sont eux qui « génèrent de la viralité ».

    L’objectif de Musk, poursuit Dominique Boullier, est de faire de Twitter « un média de masse » en récupérant « un public friand de news choquantes, contradictoires et alternatives » moins présent depuis le bannissement de Donald Trump.

    #Twitter #Elon_Musk #Influence #Dominique_Boullier

  • Elon Musk avale Twitter : pourquoi ce rachat est inquiétant pour le débat public
    https://www.ouest-france.fr/high-tech/twitter/elon-musk-avale-twitter-pourquoi-ce-rachat-est-inquietant-pour-le-debat
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMjA0MmY1MGZjNTRmMjRhMGVmMzJiYjI1NDM2Nzc3ZGEyZmQ?width=1260&he

    Est-ce un caprice de milliardaire ?

    Pas du tout, répond Dominique Boullier, spécialiste du numérique."Le calcul est d’abord économique. En raison de son nombre limité d’utilisateurs, Twitter n’a jamais réussi à attirer autant de publicité et d’investisseurs que Facebook ou Google. Par ce rachat, Elon Musk injecte massivement de l’argent dans le réseau pour en faire une véritable plateforme."
    Comment entend-il le développer ?

    En misant sur "la liberté d’expression »," ​écrit Elon Musk. Derrière cette louable déclaration d’intention, se cacherait un projet de dérégulation des contenus, supposé attirer en masse les internautes."Il faut rapprocher cela de l’idéologie libertarienne, dont Elon Musk est proche," ​analyse Dominique Boullier. "Ce mouvement prône une liberté des citoyens et des entreprises contre l’État."

    Au nom de cette liberté, il en serait fini de la lutte contre les harangues haineuses ou contre la diffusion de fausses informations. Fini aussi les bannissements, comme celui de l’ex-président des États-Unis Donald Trump.

    Qu’en disent les autorités ?

    Faut-il stopper l’anonymat sur les réseaux sociaux et les forums de discussion au vu des faux comptes manipulés par l’étranger ?
    "Twitter devra s’adapter totalement aux règles européennes »,"​prévient l’Union, qui vient de renforcer les obligations des plateformes. "L’iconoclaste Elon Musk risque de se retrouver en conflit avec des États," ​conclut Dominique Boullier. "Mais ce rachat présente surtout des risques de dérives dans le débat public."

    #Twitter #Elon_Musk #Dominique_Boullier

  • Column : Musk is the beginning of the end for #BlackTwitter - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/california/story/2022-04-25/elon-musk-buying-twitter-will-silence-black-twitter

    Un élément important sur la « liberté d’expression » version Musk : alors qu’il est en procès pour ségrégation dans ses entreprises, il vient d’achetyer Twitter, qui est le principal outil du #BlackTwitter, l’outil d’expression et de mobilisation de la communauté africaine-américaine des Etats-Unis. Une grande peur pour les activistes de #BlackLivesMatter.

    It’s all rather disturbing and yet somehow fitting in these doublespeak-steeped times.

    Elon Musk, the founder of a company that California is suing for allegedly silencing thousands of Black employees who complained about racism, is buying a company that has given millions of Black people a megaphone-like voice to complain about racism.

    And the California-hating billionaire insists he’s doing it all to protect free speech.

    “Twitter is the digital town square where matters vital to the future of humanity are debated,” Musk said Monday, announcing that he had succeeded in taking over the San Francisco-based social media company for $44 billion.

    Consider this the beginning of the end of #BlackTwitter.

    Not of Black people on Twitter but of #BlackTwitter — the community of millions that figured out how to turn a nascent social media platform into an indispensable tool for real-world activism, political power and change.

    And entertainment too. Where do you think the best memes and GIFs come from?
    Elon Musk

    Business

    Elon Musk reaches $44-billion deal to buy Twitter

    April 25, 2022

    #BlackTwitter gave us hashtags that turned into movements.

    #BlackLivesMatter and #ICantBreathe became rallying cries for hundreds of thousands of protesters after the 2020 murder of George Floyd by Minneapolis police. And for years before that, when fewer Americans were paying attention to the disproportionate number of Black women being killed by police, there was #SayHerName.

    It was #OscarsSoWhite that led to pressure for changes at the Academy of Motion Picture Arts and Sciences. And let’s not forget that #MeToo, which roiled the halls of power in corporations and government, was started by a Black woman.

    There’s also #BlackGirlMagic and #BlackBoyJoy, both celebrations of the beauty of Blackness in a country that so often devalues it — and us.

    On Monday, the mood on #BlackTwitter was neither magical nor joyful.

    “There goes #BlackTwitter — new owners will call it CRT and ban it.”

    “Um… #BlackTwitter we need to schedule a meeting ASAP! Where we meeting up when we leave Twitter?”

    “So, where’s the back of Twitter? Asking for #BlackTwitter

    “It was nice getting to know you all. Especially everyone on #BlackTwitter. Now a white South African man owns it. Bye Y’all. #RIPTwitter

    Meredith D. Clark, an associate professor at Northeastern University in Boston who studies race, media and power and is working on a book about #BlackTwitter, wasn’t surprised.

    “I think you will definitely see more people move off in larger waves,” she said. “I think there will still be a remnant left, but you know?”

    The problems with the Twitter deal are multifold for Black people.

    First, there’s Musk himself.

    He’s the world’s richest person. Or, as Clark put it: “This is yet another example of how we’re falling prey to oligarchies. Men with billions of dollars who get to decide what our communications look like.”

    He’s also a businessman with questionable ethics. Musk’s company Tesla is being sued by the California Department of Fair Employment and Housing. It’s the largest racial discrimination suit ever brought by the state and was filed on behalf of more than 4,000 former and current employees, all of whom are Black.

    Some of those employees described their experiences to The Times. They alleged that they were often the targets of racist slurs by co-workers and supervisors and that Tesla segregated Black workers, gave them the hardest work at the Fremont, Calif., manufacturing plant and denied them promotions. And they say the company ignored their complaints about the treatment.

    Given the long-standing diversity problems at tech companies, including at Twitter, this is troubling. Even more concerning is the climate on Twitter itself, which — despite the content moderation that happens now — is still full of racist trolls.

    “With the knowledge that I have about Musk as a businessperson, and as someone who seeks to have great influence over culture, I’m concerned,” Clark said. “I’m concerned about some of the statements that he’s made in the past and how they reflect on his character and his mind-set.”
    Monica Chatman is a plaintiff in a class-action lawsuit for discrimination and harassment against Tesla

    Business

    Black Tesla employees describe a culture of racism: ‘I was at my breaking point’

    March 25, 2022

    The second problem is what Musk plans to do with Twitter.

    He has repeatedly complained about the content moderation, even though it is applied sparingly and inconsistently. If he has his way, he could very likely get rid of it altogether.

    Prominent white supremacists who got kicked off the platform for good reason could return — among them former President Trump, who, through his account, helped incite the Jan. 6 insurrection at the U.S. Capitol.

    Perhaps more troubling, conspiracy theories could become easier to find and share and, therefore, grow in complexity and number of believers.

    We’ve already seen the effects of disinformation about COVID-19 vaccines and of QAnon, including the latest tall tales linking gender identity to pedophilia that are being echoed by reckless Republican politicians. What happens when those conspiracy theories, bolstered by more than a dash of white supremacy, escalate into violence? It happened once; it can surely happen again.
    FILE - This July 9, 2019, file photo shows a sign outside of the Twitter office building in San Francisco.
    Consider this the beginning of the end of #BlackTwitter, the community of millions that figured out how to turn a social media company into a platform for real-world activism, political power and change.
    (Jeff Chiu / Associated Press)

    #BlackTwitter knows this.

    On Monday, Musk tweeted: “I hope that even my worst critics remain on Twitter because that is what free speech means.”

    #BlackTwitter also knows that, no, that’s not what free speech means, because Twitter is a company — soon to be privately held — and has no obligation under the 1st Amendment to allow racism, transphobia, homophobia or misogyny to percolate through its platform.

    And so, rather than safeguarding the “bedrock of a functioning democracy,” as Musk describes free speech, he just destroyed it — because the people whose tweets were the most effective at that are leaving.

    “I don’t think that you’re going see the same sort of replication of a Twitter-like climate or #BlackTwitter on another platform. I don’t think you’ll ever get that lightning in a bottle back,” Clark said. “But I do think that you will see Black people doing what we have always done. And that is bend communication and other technologies to our needs and our will. And find ways to thrive in those various areas of the internet.”

    #Twitter #Elon_Musk #Black_Lives_Matter

  • Elon Musk Is Right About Twitter | WIRED
    https://www.wired.com/story/elon-musk-right-about-twitter/?bxid=61d2146d06833d7e0c58d56a&cndid=67944061&esrc=profile-page&source=EDT_WI

    If this is really Musk’s plan, it’s terrible news. The First Amendment permits all kinds of horrible speech that most people don’t want to see in their social feeds. Allowing any legal speech would mean opening up Twitter to explicit racism, anti-Semitism, homophobia, advocacy of violence, and worse. If this isn’t really his intent, his comments are still terrible news: It means he has spent close to zero time thinking seriously about free speech before attempting to buy Twitter in the name of free speech.

    Musk is on firmer ground, however, when he calls Twitter a de facto public square. Not everyone thinks so. On my feed, at least, that claim has drawn a fair bit of mockery. Some people have pointed out that Twitter is a private company, not the government, and so can do what it wants. Others have argued that Twitter can’t be the public square because most of the public doesn’t even use it. Twitter is far smaller than other social platforms. It has only around 200 million daily active users worldwide and around 37 million in the US. Compare that to around 2 billion active users for Facebook and YouTube and more than a billion for TikTok. Nor does Twitter have the kind of quasi-governmental market power of the biggest tech giants. Meta’s current market cap is about $575 billion—a precipitous fall from last year, when it cleared $1 trillion, but still out of reach for even the world’s richest person. TikTok’s parent company has been valued at $250 billion. Next to those numbers, Twitter looks like small potatoes.

    And yet Musk is onto something. A platform’s importance to democracy isn’t purely a function of its size or even its popularity. Twitter may not be the biggest social network, but, at least in the US, it’s the most politically significant. (This is probably less true internationally. The US remains Twitter’s biggest market.) Its relatively small user base is composed disproportionately of people who influence politics and culture. It’s where journalists, politicians, academics, and other “elites” spend tons of time. It’s where they get news and workshop their takes. It is, after all, where Musk—the world’s richest person—chooses to express himself. If you want to influence public opinion, you don’t post on Facebook. You tweet.

    “Public square” may not be a perfect term for this, as the legal scholar Mary Anne Franks has written. But whatever you call it, it’s hard to deny that Twitter is the place to be if you want to be heard by people with power. This means access to Twitter has become an oddly crucial tool if you want to participate fully in democratic life—by most accounts, the reason the right to free speech is enshrined in the First Amendment.

    This is extremely unhealthy. Treating Twitter as a gauge of public opinion leads political figures to take unpopular positions favored by loud online activists, accelerating political polarization. And it warps media organizations’ baseline sense of what people believe and care about. A comment that goes viral on Twitter might have tens of thousands of retweets. That looks like a lot but is actually a tiny, nonrepresentative sample of the population. (Plus, some unknown share of those retweets probably came from bot accounts.) Even if the user base looked more like society overall, Twitter is driven by an engagement-based algorithmic feed that rewards outrage, sensationalism, and virality, all in the service of selling ads—meaning what you see there is not the product of some organic deliberative process. Those same design features hack the brains of media and political elites, as well, too often leading them to behave like assholes in public in pursuit of attention and engagement.

    But perhaps the real problem is that Twitter is so influential in the first place. Here, neither Twitter nor Musk is to blame. We journalists are. It’s the media’s fixation with Twitter that drives its political importance, because getting attention on Twitter is a shortcut to getting press attention, which all politicians—and some eccentric billionaires—covet.

    How did we get here? Over the past decade, practically everyone in media came to feel that they had to be on Twitter. It seemed essential for promoting stories and reaching audiences. Over the years, this has grown into an unhealthy addiction for some individual journalists (guilty!) and the field at large. Reporters and editors often have a green light to waste time scrolling through social media during work hours, since one never knows when something important will appear in the feed. Whole stories are based on trends observed on Twitter. A viral tweet is used as evidence of popular sentiment. Some under-resourced newsrooms lean on Twitter feeds as a cheaper, faster substitute for deeper reporting. And some of us mistake Twitter engagement for journalistic impact—even though Twitter drives far fewer readers to stories than Facebook or Google search.

    The good news is that there are some signs the profession is nearing a moment of clarity. Washington Post columnist Megan McArdle has argued that the way to fix what Twitter has done to public discourse is “for major institutions in the media and think-tank world to tell their employees to get the hell off Twitter.” Recently, New York Times executive editor Dean Baquet issued a memo to staff informing them that they are not required to have a Twitter presence and urging them to spend less time on the platform. That’s an important signal because unilaterally withdrawing from social media is not really an option for journalists lower down the totem pole.

    #Twitter #Elon_Musk #Médias #Médias_sociaux #Influence

  • What Are Elon Musk’s Political Views? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/04/16/business/elon-musk-politics-twitter.html?campaign_id=2&emc=edit_th_20220417&instance

    The billionaire in pursuit of Twitter has often been described as a libertarian, but he has not shrunk from government help when it has been good for business.

    But what no one seemed to be able to say with any certainty was what kind of political philosophy the enigmatic billionaire believes himself.

    That’s because Mr. Musk, 50, who was born in South Africa and only became an American citizen in 2002, expresses views that don’t fit neatly into this country’s binary, left-right political framework.

    He is frequently described as libertarian, though that label fails to capture how paradoxical and random his politics can be. He has no shortage of opinions on the most pertinent and divisive issues of the day, from Covid-19 lockdowns (“fascist,” he called them) to immigration restrictions (“Very much disagree,” he has said).

    There is not much consistency in the miscellany of his public statements or his profuse Twitter commentary — except that they often align with his business interests. And despite the intense partisan reaction to his unsolicited bid to buy Twitter, his opaque politics make it difficult to say whether the elation and fear about how he would run the company are justified.

    He has railed against federal subsidies but his companies have benefited from billions of dollars in tax breaks and other incentives from federal, state and local governments. He has strenuously opposed unionization, criticizing the Biden administration for proposing a tax credit for electric vehicles produced by union workers.

    His concerns about the way Twitter now censors content echo those of conservative activists and politicians who have argued that social media companies are poor arbiters of truth and should not be engaged in policing speech. One person who has worked closely with Mr. Musk said that it is Mr. Musk’s firmly held belief that in a functioning democracy, it is anyone’s right to say “whatever stupid thing you want.” This person, who spoke anonymously to not violate Mr. Musk’s trust, added dryly, “Which he occasionally does.”

    If he should become Twitter’s owner, Mr. Musk said he would scrap the current program of content monitoring and censoring. Conservatives were elated. “Elon Musk seems to be our last hope,” declared Tucker Carlson of Fox News.

    Mr. Musk tends to give only a few thousand dollars at a time — nothing like the tens of millions that Mr. Thiel has given this year to support candidates like J.D. Vance for Senate in Ohio, for instance. And his giving is fairly evenly distributed to candidates in both political parties. He has donated to stalwarts in the Democratic Party, including Hillary Clinton and former President Barack Obama. But he has also cut checks to Kevin McCarthy, the House Republican leader, and to the Republican National Committee.

    Here, too, his actions appear to reflect the moves of someone who is not thinking ideologically but pragmatically. Many of his donations were funneled to politicians in states where Tesla has manufacturing operations like Texas and California. He has given to both Gov. Greg Abbott, a Republican, and Gov. Gavin Newsom, a Democrat.

    #Elon_Musk #Libertarianisme

  • Rachat de Twitter par Elon Musk : pourquoi la « liberté d’expression » défendue par le milliardaire inquiète
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/04/26/rachat-de-twitter-par-elon-musk-pourquoi-la-liberte-d-expression-defendue-pa

    Entre déclarations à l’emporte-pièce, critiques mal digérées et relations tendues avec les médias, le patron de Tesla a démontré à plusieurs reprises sa conception toute personnelle du principe qu’il entend défendre avec le rachat de la plate-forme.

    Sans surprise, l’annonce ravit la droite conservatrice américaine, qui reproche régulièrement aux entreprises de la Silicon Valley de favoriser les démocrates. Le sénateur républicain Jim Jordan, par exemple, a salué « le retour de la liberté d’expression » sur la plate-forme, tandis que la sénatrice du Tennessee, Marsha Blackburn, connue pour ses positions conservatrices, a déclaré qu’il s’agissait d’un « grand jour pour être conservateur sur Twitter » et qu’il était « temps que Twitter devienne ce qu’il est censé être : une plate-forme numérique ouverte à toutes les opinions ».

    En France aussi, certains se réjouissent de l’événement, particulièrement à l’extrême droite. « Le rachat de Twitter par Elon Musk : une très bonne nouvelle pour la liberté d’expression ! Stop censure, on suffoque ! Vive la liberté ! », a par exemple écrit Florian Philippot, président des Patriotes et ancien bras droit de Marine Le Pen.

    A l’opposé du spectre politique, pourtant, on s’inquiète de ce culte d’une liberté d’expression absolue défendue par le nouveau patron de Twitter, à rebours des efforts menés depuis plusieurs années par la plate-forme pour améliorer la modération des contenus haineux. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a immédiatement mis en garde contre un « accord dangereux pour notre démocratie ». Dans l’Union européenne, le commissaire responsable du marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que le réseau social « devrait s’adapter totalement aux règles européennes », tandis que le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique en France, Cédric O, a tenu à rappeler que « le Digital Services Act – et donc l’obligation de lutter contre la désinformation, la haine en ligne, etc. – s’applique[rait] quelle que soit l’idéologie » du propriétaire de Twitter.

    Censure à géométrie variable

    Elon Musk a aussi nourri une relation plus que houleuse avec les médias dont la couverture de son entreprise automobile lui déplaisait. Sur son compte Twitter, en 2018, il n’a pas hésité à multiplier les messages très hostiles à l’encontre d’une journaliste de Business Insider, qui avait enquêté sur Tesla, tandis que des médias comme Reuters ou CNBC ont fait l’objet de sa colère publique. Toujours sur son compte Twitter, M. Musk a longuement détaillé sa défiance et sa réprobation vis-à-vis des médias traditionnels, caressant même l’idée de créer un service de notation des médias et des journalistes. Le plan initial était d’appeler cette structure « Pravda », du nom du journal officiel du Parti communiste sous l’Union soviétique. Elon Musk étant extrêmement suivi par une foule de fans en adoration, chacune de ses critiques était amplifiée et démultipliée, occasionnant d’importantes vagues de harcèlement visant spécifiquement les femmes journalistes, nombreuses à désormais s’autocensurer lorsqu’il s’agit de couvrir Tesla ou Elon Musk.

    La culture de la liberté d’expression façon Musk semble par ailleurs savoir cohabiter avec une certaine dose de la censure qu’elle prétend pourtant combattre, dès lors qu’elle sert les intérêts de ses entreprises. En 2021, selon l’agence de presse Bloomberg, sa société Tesla n’a ainsi pas hésité à se rapprocher des autorités chinoises afin de se plaindre des attaques à ses yeux injustifiées dont elle faisait l’objet sur les réseaux sociaux du pays, demandant que Pékin intercède en sa faveur et bloque certains de ces messages. La Chine représente en effet le deuxième marché, après les Etats-Unis, pour le constructeur d’automobiles électriques.

    #Twitter #Elon_Musk #Liberté_expression

  • Elon Musk rachète Twitter : ce que cela pourrait changer pour le réseau social et ses utilisateurs
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/04/26/elon-musk-rachete-twitter-ce-que-cela-pourrait-changer-pour-la-plateforme_61

    Le feuilleton aura été de courte durée : trois semaines après avoir acheté ses premières parts dans la société et dix jours après sa proposition de rachat, Elon Musk a fini par prendre le contrôle du réseau social Twitter, lundi 25 avril. L’homme d’affaires a déboursé plus de 43 milliards d’euros.

    Twitter « ne prospérera pas ni ne remplira sa mission sociétale [de liberté d’expression] dans sa forme actuelle », a expliqué M. Musk dans une lettre adressée au conseil d’administration de l’entreprise et rendue publique le 14 avril. Ajoutant : « Twitter a un énorme potentiel. Je vais le réaliser. »

    A de nombreuses reprises par le passé, ce libertarien, historiquement proche des libéraux américains, a fait savoir qu’il trouvait les règles de modération de la plate-forme trop contraignantes. « Il est très important qu’il y ait une arène ouverte pour la liberté d’expression », avait-il ainsi affirmé le 14 avril, lors d’une conférence TedTalk, comparant le réseau social à une « place de village » et ajoutant que les règles de modération d’un réseau devraient se limiter aux lois de chaque pays.

    Le milliardaire souhaite donc adopter une approche plus souple en matière de modération, considérant notamment que le bannissement permanent d’internautes ayant enfreint les règles d’utilisation de Twitter n’est pas la solution.

    De nouveaux outils, comme la correction des tweets

    Dans son message officialisant son rachat, Elon Musk assure également vouloir « améliorer [Twitter] avec de nouvelles fonctionnalités ». L’homme d’affaires a déjà fait part de son envie d’accorder la possibilité aux utilisateurs d’apporter des modifications à un tweet déjà publié, par exemple pour en corriger les fautes. Début avril, il avait même organisé un sondage sur la question : 70 % des 4,5 millions d’utilisateurs avaient montré leur intérêt pour une telle option.

    De son côté, Twitter a confirmé travailler sur un tel projet, soutenant cependant que cela n’avait rien à voir avec les déclarations publiques d’Elon Musk. On ne sait pas, pour l’heure, quelle forme exacte prendrait cette fonctionnalité, mais les équipes de la firme affirment prendre toute la mesure des manipulations potentielles qu’elle pourrait engendrer.

    #Twitter #Elon_Musk

  • Elon Musk Reaches Deal to Buy Twitter for $44 Billion | WIRED
    https://www.wired.com/story/elon-musk-buys-twitter-deal/?bxid=61d2146d06833d7e0c58d56a&cndid=67944061&esrc=profile-page&source=EDT_WI

    “Free speech is the bedrock of a functioning democracy, and Twitter is the digital town square where matters vital to the future of humanity are debated,” Musk said in a press release announcing the news. Twitter independent board chair Bret Taylor described the deal as “the best path forward” for the company’s shareholders.

    Musk’s accompanying letter to the chair of Twitter’s board was strident in its criticism of the platform. “I believe in [Twitter’s] potential to be the platform for free speech around the globe, and I believe free speech is a societal imperative for a functioning democracy,” he wrote. However, he added, “I now realize the company will neither thrive nor serve this societal imperative in its current form.”

    Instead, he wanted to take the company private, offering $44 billion for it in a “best and final” offer. At the time, analysts were split about the likelihood of Musk’s bid succeeding, and whether it was good value; while it sat in the middle of the usual 30 to 40 percent premium above the trading price, the stock price had reached well above that just last year. Twitter’s board, for its part, said it would evaluate the offer.

    “He’s setting a bit of a precedent for activists that will go after a company,” says Timothy Galpin, senior lecturer in strategy and innovation at the Said Business School at the University of Oxford. “It’s been done a bit before by Carl Icahn and a few others, but it’s not as prevalent to go after the whole company.”

    On the same day that he lodged his bid to take over the entirety of Twitter and take it private, Musk appeared at a TED talk in Vancouver, where he laid out his vision. “This is not a way to sort of make money,” he claimed. “My strong intuitive sense is that having a public platform that is maximally trusted and broadly inclusive is extremely important.” That gave some within Twitter, and those who held large shares in the platform, pause.

    The confirmed funding reportedly caused some of Twitter’s shareholders who were more agnostic about Musk to petition the company to hear him out. Meetings reportedly took place over the weekend, and Twitter’s board met on April 25 to recommend the deal to shareholders. It was a swift and surprising reversal. “On Friday, there was so much skepticism and cynicism, and now it almost looks like a done deal,” says Vasant Dhar, a professor of information systems at NYU Stern. Musk’s quick movements have left other potential bidders stuck playing catchup. But the deal appears to have passed the money test, at least for Twitter’s board of directors, since “ the board’s fiduciary responsibility is to get the most value for shareholders,” says Galpin. “Obviously, there are questions about what he’ll do with the company if he takes control of it. He’s got to do more than just add an edit button.

    #Twitter #Elon_Musk #Démocratie

  • Elon Musk arrive à ses fins et rachète Twitter : Joe Biden inquiet du pouvoir des réseaux sociaux
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/elon-musk-arrive-a-ses-fins-et-rachete-twitter-joe-biden-inquiet-du-pouvoir-des-reseahttps://static.latribune.fr/full_width/1903228/elon-musk-twitter.jpgux-sociaux-915357.html

    C’est plié. Moins de deux semaines après avoir annoncé convoiter Twitter, Elon Musk a passé ce lundi un accord avec le conseil d’administration de l’entreprise pour racheter le réseau social au prix de 54,20 dollars l’action, soit 44 milliards de dollars environ. Objectif du milliardaire américain également le patron de Tesla et de SpaceX : défendre la liberté d’expression.

    « La liberté d’expression est le fondement d’une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place publique numérique où sont débattues les questions vitales pour l’avenir de l’humanité », a déclaré Elon Musk dans un communiqué.

    Ce changement de propriétaire est une étape décisive pour cette entreprise lancée il y a 16 ans et qui, forte de ses 83 millions d’utilisateurs, s’est imposée comme l’une des places publiques les plus influentes du monde. La transaction a été approuvée par le conseil d’administration qui était initialement contre un rachat par Elon Musk. Mais la menace d’une OPA hostile sans recours à un chevalier blanc les a convaincus de discuter avec le milliardaire.

    « Musk n’a pas seulement acheté un nouveau jouet très cher, mais une communauté mondiale qui comprend 330 millions d’utilisateurs réguliers. Contrôler une plateforme aussi importante donne des responsabilités tout aussi importantes », a commenté Jessica Gonzalez, co-directrice de l’ONG Free Press.

    Elle lui reproche notamment de se servir de Twitter pour attaquer les personnes qu’il n’aime pas, souvent de façon « infantile », encouragé et aidé par sa « meute de fans fidèles ».

    « J’espère que même mes pires critiques resteront sur Twitter, c’est ce que signifie la liberté d’expression », a tweeté lundi Elon Musk, avant l’annonce.

    « Je veux rendre Twitter meilleur que jamais en l’améliorant avec de nouvelles fonctionnalités, rendre les algorithmes open source pour augmenter la confiance, vaincre les robots qui font du spam et authentifier tous les humains » a indiqué Elon Musk dans le communiqué, précisant vouloir « débloquer le potentiel » du réseau en « travaillant avec l’entreprise et la communauté ».

    Ces dernières semaines, il a déjà suggéré l’ajout d’un bouton « modifier » pour corriger un tweet après publication et des changements dans la formule d’abonnement payante, Twitter Blue.

    #Twitter #Elon_Musk