• Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier

    Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.

    Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, #Elsevier, #Wiley et #Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses : Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un #monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.

    https://www.heidi.news/articles/les-universites-suisses-paient-70-millions-aux-editeurs-scientifiques-mais-v
    #édition_scientifique #université #savoir #prix #coût #science
    #paywall

  • Speechless. I’ve just read a blog on the #Elsevier site recommending that authors should not cite works in languages other than English in their articles. Please, please do not follow this advice.

    https://twitter.com/MccowanTristan/status/1148582033670565888
    #langue #édition_scientifique #université #publications #anglais #Elsevier #langues

    Il s’agit de la recommandation 11, du document publié par Elsevier 11 steps to structuring a science paper editors will take seriously.
    Comme vous pouvez le voir, entre temps, la phrase mise en évidence par Tristan McCowan dans son tweet a été barrée :

    voir aussi la Editor’s note du 10 juillet 2019 :

    This 2014 post conveys the advice of a researcher sharing his experience and does not represent Elsevier’s policy. However, in response to your feedback, we worked with him to update this post so it reflects our practices. For example, since it was published, we have worked extensively with researchers to raise visibility of non-English language research. – July 10, 2019

    https://www.elsevier.com/connect/11-steps-to-structuring-a-science-paper-editors-will-take-seriously

    –-> la note a donc été publiée le jour suivant le tweet, qui date du 9 juillet

    Et si vous cliquez sur le lien vers lequel la « Editor’s note » renvoi, la voici :
    https://www.elsevier.com/connect/raising-the-global-visibility-of-local-research
    En sous-titre c’est noté :

    A Colombian university’s Research and Innovation Office and library collaborate with Elsevier to make #non-STEM, #non-English research more accessible

    https://www.elsevier.com/connect/raising-the-global-visibility-of-local-research

    Comme suggère mon amie et collègue Virginie Mamadouh :

    non-English = local = non-STEM (= non-science)

    ping @fil @reka

  • Elsevier cuts off UC’s access to its academic journals (https://www...
    https://diasp.eu/p/9359240

    Elsevier cuts off UC’s access to its academic journals

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=20427520 Posted by bookofjoe (karma: 10452) Post stats: Points: 216 - Comments: 109 - 2019-07-13T11:19:40Z

    #HackerNews #academic #access #cuts #elsevier #its #journals #off #ucs HackerNewsBot debug: Calculated post rank: 180 - Loop: 221 - Rank min: 100 - Author rank: 38

  • The open access wars: How to free science from academic paywalls - Vox
    https://www.vox.com/the-highlight/2019/6/3/18271538/open-access-elsevier-california-sci-hub-academic-paywalls

    That’s because in February, the UC system — one of the country’s largest academic institutions, encompassing Berkeley, Los Angeles, Davis, and several other campuses — dropped its nearly $11 million annual subscription to Elsevier, the world’s largest publisher of academic journals.

    On the face of it, this seemed like an odd move. Why cut off students and researchers from academic research?

    In fact, it was a principled stance that may herald a revolution in the way science is shared around the world.

    The University of California decided it doesn’t want scientific knowledge locked behind paywalls, and thinks the cost of academic publishing has gotten out of control.

    Elsevier owns around 3,000 academic journals, and its articles account for some 18 percent of all the world’s research output. “They’re a monopolist, and they act like a monopolist,” says Jeffrey MacKie-Mason, head of the campus libraries at UC Berkeley and co-chair of the team that negotiated with the publisher. Elsevier makes huge profits on its journals, generating billions of dollars a year for its parent company RELX .

    This is a story about more than subscription fees. It’s about how a private industry has come to dominate the institutions of science, and how librarians, academics, and even pirates are trying to regain control.

    In 2018, Elsevier’s revenue grew by 2 percent, to a total of $3.2 billion. Gemma Hersh, a senior vice president for global policy at Elsevier, says the company’s net profit margin was 19 percent (more than double the net profit of Netflix).

    When the internet arrived, electronic PDFs became the main medium through which articles were disseminated. At that point, “librarians were optimistic this was going to be the solution; at last, journals are going to become much, much cheaper,” Fyfe says.

    But instead of adopting a new business and pricing model to match the new means of no-cost dissemination, consolidation gave academic publishers the freedom to raise prices. Starting in the late 1990s, publishers increasingly pushed sales of their subscriptions into large bundled deals. In this model, universities pay a hefty price to get a huge subset of a publisher’s journals, instead of purchasing individual titles

    But critics, including open access crusaders, think the business model is due for a change. “I think we’re nearing the tipping point, and the industry is going to change, just like the industry for recorded music has changed, the industry for movies has changed,” MacKie-Mason says. “[The publishers] know it’s going to happen. They just want to protect their profits and their business model as long as they can.”❞

    #Science #Open_access #Accès_libre #Université_Californie #Elsevier

  • Publications scientifiques : la justice française ordonne aux FAI de bloquer Sci-Hub et LibGen, à la demande des éditeurs Elsevier et Springer Nature
    https://www.developpez.com/actu/253749/Publications-scientifiques-la-justice-francaise-ordonne-aux-FAI-de-bloqu

    En France, comme dans d’autres pays, #Elsevier et #Springer Nature ont donc saisi la justice pour obliger les fournisseurs d’accès internet à bloquer #Sci-Hub ainsi que #LibGen, un moteur de recherche d’articles et livres scientifiques qui facilite aussi l’accès aux contenus soumis à un péage. Les deux hébergeraient respectivement plus de 70 millions et plus de 25 millions d’articles scientifiques, d’après les éditeurs.

    Le verdict est tombé plus tôt ce mois de mars. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a statué que les éditeurs ont suffisamment démontré que les plateformes Sci-Hub et LibGen sont entièrement dédiées ou quasi entièrement dédiées au piratage de leurs articles. Il a donc demandé à Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom de mettre tout en oeuvre pour bloquer l’accès aux domaines de Sci-Hub et LibGen, soit une liste de 57 domaines (y compris des adresses de redirection). Le blocage devra être en vigueur pendant un an.

    Le tribunal estime que s’ils ne sont pas responsables du contenu auquel ils donnent accès, « les FAI et les hébergeurs sont tenus de contribuer à la lutte contre les contenus illicites, et plus particulièrement, contre la contrefaçon de droits d’auteur et droits voisins, dès lors qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes ». Le TGI précise également qu’aucun texte ne s’oppose à ce que les mesures à mettre en oeuvre pour mettre fin à ces violations soient supportées par les intermédiaires techniques, c’est-à-dire ici les FAI, quand bien même ces mesures sont susceptibles de représenter pour eux un coût important. Donc le coût de la mise en oeuvre des mesures nécessaires restera à la charge des FAI.

    Même si les FAI décidaient de ne pas faire appel de cette décision, on pourrait se décider s’il est vraiment possible de bloquer ces différents sites. La réalité est qu’après de tels blocages, il y a toujours des sites miroirs qui réapparaissent. Conscients de cela, les deux éditeurs avaient demandé que les FAI surveillent la réapparition de sites miroirs et les bloquent systématiquement ; une demande que le tribunal ne leur a pas accordée. Cela veut dire que si, après avoir été bloqués, Sci-Hub et LibGen réapparaissent sous d’autres domaines, les éditeurs devront à nouveau se rendre au tribunal pour actualiser leur liste de domaines à bloquer. Ce qui prendra du temps et permettra aux sites ciblés de rester en ligne presque sans interruption.

    #savoirs #partage #publications #paywall

  • Elsevier : un écart salarial de 40% entre les femmes et les hommes
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/elsevier-un-ecart-salarial-de-40-entre-les-femmes-et-les-hommes/94108?origin=newsletter

    L’argumentation d’Elsevier est touchante : c’est justement ça le problème : pas de femmes aux postes de responsabilité. Mais ils ne veulent pas entendre... Brotopia !

    En vertu de The Equality Act de 2010 au Royaume-Uni, les sociétés qui emploient plus de 250 personnes sont tenues de publier les chiffres sur les écarts de rémunérations entre leurs employés femmes et hommes. Le groupe éditorial Elsevier, qui emploie environ 1300 personnes en Grande-Bretagne, a donc publié ses données. Et l’écart salarial atteint près de 40 %...

    Elsevier a récemment publié un bilan sur les écarts de rémunérations entre ses employés femmes et hommes sur l’année 2018. Et les chiffres révèlent que les femmes employées par l’entreprise britannique sont payées en moyenne 27,5 % de moins que les hommes, pour un écart de salaire médian allant jusqu’à 39,4 %.

    Pour expliquer ces différences, le groupe éditorial s’appuie sur la répartition inégale des postes au sein de l’entreprise. « L’écart salarial chez Elsevier Limited s’explique par le fait que beaucoup plus d’hommes que de femmes ont des fonctions plus haut placées et gagnent donc un salaire plus important. » En effet, 76,9 % des salariés à occuper un poste important, et donc mieux rémunéré sont des hommes.

    Ainsi, si l’on calcule les écarts salariaux selon les quartiles, ces derniers ne dépassent pas les 6,5 %.

    Autre donnée et non des moindres, celle des différences portant sur les primes bonus. Les salariés qui en reçoivent le plus sont les hommes, sans surprise, à 60,8 %. De plus, les hommes recevraient en moyenne une somme annuelle de 17,8 % plus élevée que celles des femmes, pour un écart de prime médian allant jusqu’à 29,3 %.

    Une donnée que le groupe tient à expliquer : « Les statistiques sur l’écart de rémunération des primes s’expliquent par le fait que les hommes occupent davantage de postes plus élevés que les femmes, et que ce sont ces postes-ci qui sont les plus susceptibles de recevoir des primes, liées à la performance (commissions de ventes, primes trimestrielles). »
    ​​​​​​​
    La British Library réduit l’écart
    salarial entre hommes et femmes

    Mais pas de panique, Elsevier a mentionné dans le rapport qu’il mettrait en place des actions pour réduire cet écart, comme célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars...

    Par rapport à l’année dernière, on peut noter une petite réduction de l’écart salarial au sein du groupe éditorial. En effet, sur l’année 2017, l’écart médian s’échelonnait à 40,4 %. Celui des primes bonus connaît, lui, une plus grande baisse puisque l’année dernière, il s’élevait à 47,5 % contre 29,3 % sur l’année 2018.

    #Féminisme #Inégalité #Elsevier

  • ​Norwegian research institutions have decided not to renew their agreement with #Elsevier

    The offer from Elsevier is a long way from fulfilling the Norwegian requirements for open access to research articles. There is also no movement in transitioning the agreement from paying to read to paying for open publishing. The agreement with Elsevier will therefore not be renewed for 2019. The rectorates at the universities of #Bergen, #Oslo, #Tromsø and #Trondheim all support this decision.

    The Norwegian government aims at making all publicly funded research articles openly available by 2024 and to move from paying to read articles through subscription agreements, towards paying for publishing articles that are openly available. Unit – The Directorate for ICT and shared services in Higher Education and Research has been in discussions with Elsevier since the introduction of the government’s national guidelines for open access in 2017. Unit negotiates and manages agreements on behalf of Norwegian research institutions. The agreement with Elsevier includes 44 member institutions comprising of universities, university colleges, research institutes and hospitals, and is the largest of the agreements.

    To ensure a successful transition to open access, the following guiding principles apply to all negotiations:

    Articles with corresponding authors from Norway shall be openly available at the time of publishing

    Publishing open access shall not increase total costs

    License agreements, costs and business models must be fully transparent

    Perpetual access to content published in subscription journals must be granted

    * Agreements should demonstrate a move towards models where costs are related to the volume of Norwegian article output

    In July 2018 Universities Norway (UHR) gave their full support to Unit’s negotiation principles and nominated representatives from the rectorates at the universities of Oslo and Bergen to participate in the negotiations with Elsevier.

    – For many years we have cooperated closely with library directors during negotiations. The type of agreements we are now negotiating will have a direct impact on the publishing of research, and participation from the top level of the institutions has therefore been important. The active involvement of the rectors has sent an important message to publishers that the negotiation principles have the full support at the top level, says the Director of Research Services Strategy at Unit, Katrine Weisteen Bjerde.

    Despite good discussions, the offer from Elsevier is still a long way from meeting the principles and has therefore been rejected. There will therefore be no agreement in 2019, but the discussions continue.

    – It is very disappointing that we did not manage to reach an acceptable agreement with Elsevier, a publisher that accounts for a substantial proportion of Norwegian publishing output and is an important stakeholder for us on the road towards open research. We wish to cooperate with all publishers in order to create a good framework for open publishing, but sometimes we simply stand too far apart, states the vice rector for research at the University of Bergen, Margareth Hagen.

    Norwegian researchers publish around 2000 articles annually in Elsevier journals. In 2018 participating institutions paid around € 9 million in subscription costs. In addition, an estimated € 1 million was spent paying to make articles in subscription journals openly available.

    Despite no agreement being reached this year for reading new articles, Norwegian researchers will still be able to publish in Elsevier journals as before. Depending on the individual institutions archive rights, researchers will also still have access to read articles published in many journals up to and including 2018.

    Researchers and others who require access to articles that are not accessible via such archives are encouraged to contact their institutional library who will be able to assist.

    https://www.mynewsdesk.com/no/unit/pressreleases/norwegian-research-institutions-have-decided-not-to-renew-their-agreemen
    #édition_scientifique #Norvège #université #savoir #résistance
    ping @reka

  • Quand les scientifiques se révoltent contre les géants de l’édition savante Marco Fortier - 25 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/546298/rebellion-contre-une-revue-predatrice

    Les 27 membres du comité éditorial du magazine « Journal of Informetrics » — qui proviennent d’universités établies dans 11 pays — ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier.

    La bataille du milieu scientifique contre les géants de l’édition savante gagne en intensité. Le comité éditorial d’un des magazines les plus prestigieux, publié par le conglomérat Elsevier, vient de démissionner en bloc pour fonder sa propre publication, qui offrira tous ses articles en libre accès, loin des tarifs exorbitants exigés par les revues dites « prédatrices ».

    Ce coup d’éclat fait grand bruit dans le monde normalement feutré de l’édition scientifique. Les 27 membres du comité éditorial du magazine Journal of Informetrics qui proviennent d’universités établies dans 11 pays ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier. Ils ont lancé dès le lendemain leur propre revue savante, Quantitative Science Studies, https://www.mitpressjournals.org/loi/qss qui vise à devenir la nouvelle référence dans le monde pointu de la recherche en bibliométrie.

    « C’est une grande décision : on saborde la revue qui est la plus prestigieuse dans la discipline et on lance notre propre publication », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal.

    M. Larivière a été nommé éditeur intérimaire (et bénévole) du nouveau magazine. Il est un des meneurs de cette rébellion contre le géant Elsevier, plus important éditeur scientifique de la planète, qui a fait des profits de 1,2 milliard $US en 2017 https://www.relx.com/~/media/Files/R/RELX-Group/documents/reports/annual-reports/relx2017-annual-report.pdf en hausse de 36 %.

    « Ça fait des années qu’on dénonce les pratiques de l’industrie de l’édition scientifique. Il faut être cohérents et reprendre le contrôle de nos publications », explique le professeur, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

    Contre une « arnaque »
    Vincent Larivière n’hésite pas à parler d’une « arnaque » lorsqu’il décrit les pratiques commerciales des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui publient plus de la moitié des articles savants dans le monde. Ces cinq conglomérats — les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et Sage Publications — étouffent littéralement les bibliothèques universitaires en accaparant entre 70 et 80 % des budgets d’acquisition. Le problème est si grave que plusieurs bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres, a rapporté Le Devoir en juin dernier https://www.ledevoir.com/societe/education/531214/les-geants-de-l-edition-etouffent-les-bibliotheques .

    Le modèle d’affaires de ces géants est simple : ils obtiennent gratuitement leurs articles, qu’ils revendent à gros prix aux bibliothèques universitaires. Les chercheurs ne sont pas payés pour leur travail. Les textes sont aussi révisés gratuitement par des pairs. Les bibliothèques universitaires n’ont pas le choix de s’abonner aux périodiques savants pour que professeurs et étudiants aient accès à la littérature scientifique.

    Plus préoccupant encore, les grands éditeurs font payer des milliers de dollars aux chercheurs qui veulent publier leurs articles en libre accès. Ce modèle d’affaires est remis en question avec de plus en plus de véhémence dans les universités de partout dans le monde.

    Appui du MIT
    Le nouveau magazine fondé par les 27 professeurs de bibliométrie, le Quantitative Science Studies, sera ainsi publié en collaboration avec l’éditeur du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il s’agit d’une association toute « naturelle », indique au Devoir Nick Lindsay, directeur des périodiques et des données ouvertes chez MIT Press.

    « Nous sommes déterminés à trouver des façons de publier davantage de livres et de journaux sur le modèle du libre accès », précise-t-il. MIT Press a publié à ce jour une centaine de livres et huit périodiques en données ouvertes, donc accessibles gratuitement.

    La fondation de la Bibliothèque nationale de science et technologie d’Allemagne s’est aussi engagée à verser 180 000 euros (272 772 $CAN) sur trois ans au nouveau magazine.

    Les membres du comité éditorial du Journal of Informetrics ont négocié en vain durant plus d’un an et demi avec Elsevier dans l’espoir de changer le modèle d’affaires du magazine, explique Vincent Larivière. Ils tenaient notamment à baisser les frais de 1800 $US exigés des chercheurs qui veulent publier en libre accès (le nouveau Quantitative Science Studies facturera entre 600 $ et 800 $ aux auteurs).

    Ils voulaient aussi que les références citées dans le texte soient offertes gratuitement, ce qu’Elsevier a refusé — et que la nouvelle publication offrira.

    Le comité éditorial voulait d’abord et avant tout que la société savante de la discipline — l’International Society for Scientometrics and Informetrics (ISSI) — devienne propriétaire du magazine, ce qui n’était « pas négociable », a indiqué Elsevier dans une longue déclaration publiée le 15 janvier https://www.elsevier.com/connect/about-the-resignation-of-the-journal-of-informetrics-editorial-board .

    « Il arrive parfois que les comités éditoriaux et les éditeurs aient des opinions divergentes au sujet de l’avenir et de la direction d’un journal. Dans certains cas, une entente ne peut être conclue. Le comité éditorial peut décider d’offrir ses services ailleurs, surtout s’il reçoit du soutien financier », a écrit Tom Reller, vice-président aux communications chez Elsevier.

    « Toute démission d’un comité éditorial est malheureuse », ajoute-t-il, mais l’éditeur conserve des relations fructueuses avec les membres des dizaines d’autres publications de l’entreprise. Il y a trois ans, le comité éditorial du magazine Lingua, propriété du groupe Elsevier, avait claqué la porte dans des circonstances similaires. Lingua a survécu. Son nouveau concurrent aussi.

    #elsevier #édition_scientifique #université #recherche #open_access #science #publications_scientifiques #résistance #publications #business #partage #articles_scientifiques #savoir #édition #openaccess #Informetrics #bibliométrie #édition_scientifique #rébellion #libre_accès #Springer_Nature #John_Wiley_Sons #Taylor_Francis #Sage_Publications #racket #escroqueries #MIT #universités

  • Swedish ISP punishes #Elsevier for forcing it to block #Sci-Hub by also blocking Elsevier / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/03/balkanizing-the-balkanizers.html

    This is the worst possible outcome for Bahnhof. TorrentFreak spoke to CEO Jon Karlung who describes it as a “horrifying” decision that “goes against the soul of the Internet.”

    The result, starting today, is that sci-hub.tw, sci-hub.mu, sci-hub.se, libgen.io, and several other domains are being blocked by the ISP. But Bahnhof wouldn’t be Bahnhof if it went down without a fight.

    The company has no faith in an expensive appeal, which another ISP lost last year in a similar blocking case. However, it does have another ace up its sleeve. Now that they are blocking anyway, they can easily an extra domain name to make a point.

    So, in addition, Bahnhof has gone ahead and banned its visitors from accessing the official Elsevier.com website as well. Elsevier wanted a site blockade – it now has one.

  • #Paywall : The Business of Scholarship

    Paywall: The Business of Scholarship, produced by #Jason_Schmitt, provides focus on the need for open access to research and science, questions the rationale behind the $25.2 billion a year that flows into for-profit academic publishers, examines the 35-40% profit margin associated with the top academic publisher Elsevier and looks at how that profit margin is often greater than some of the most profitable tech companies like Apple, Facebook and Google. For more information please visit: Paywallthemovie.com


    https://vimeo.com/273358286

    #édition_scientifique #université #documentaire #film #elsevier #profit #capitalisme #savoir #impact_factor #open_access
    signalé par @fil, que je remercie

    –-----------

    Quelques citations du tirés du film...

    John Adler, prof. Standford University :

    “Publishing is so profitable, because the workers dont’ get paid”

    Paul PETERS, CEO #Hindawi :

    “The way we are adressing the problem is to distinguish the assessment of an academic from the journals in which they publish. And if you’re able to evaluate academics based on the researchers they produce rather than where their research has been published, you can then start to allow researchers to publish in journals that provide better services, better access”

    Paul PETERS, CEO Hindawi :

    “Journals that are highly selective reject work that is perfectly publishable and perfectly good because it is not a significant advance, it’s not gonna made the headline as papers on disease or stemcells”

    Alexandra Elbakyan :

    “Regarding the company itself (—> Elsevier), I like their slogan ’Making Uncommon Knowledge Common’ very much. But as far as I can tell, Elsevier has not mastered this job well. And sci-hub is helping them, so it seems, to fulfill their mission”

    • je suis tres surpris par un point mentionne plusieurs fois : il faut que la recherche sur la sante, le rechauffement climatique, etc, bref, tout ce qui a « un vrai impact » soit ouvert, parce qu’il y a des vrais problemes, et donc il faut du monde pour y participer.... Mais je n’ai pas entendu grand chose sur la recherche fondamentale... Je ne sais pas si ca tient du fait que la recherche fondamentale etant moins « remuneratrice », le probleme est moins flagrant... Mais ca me met mal a l’aise cette separation entre « les vrais problemes de la vie » et les questions fondamentales qui n’interessent pas grand monde....

    • The Oligopoly of Academic Publishers in the Digital Era

      The consolidation of the scientific publishing industry has been the topic of much debate within and outside the scientific community, especially in relation to major publishers’ high profit margins. However, the share of scientific output published in the journals of these major publishers, as well as its evolution over time and across various disciplines, has not yet been analyzed. This paper provides such analysis, based on 45 million documents indexed in the Web of Science over the period 1973-2013. It shows that in both natural and medical sciences (NMS) and social sciences and humanities (SSH), Reed-Elsevier, Wiley-Blackwell, Springer, and Taylor & Francis increased their share of the published output, especially since the advent of the digital era (mid-1990s). Combined, the top five most prolific publishers account for more than 50% of all papers published in 2013. Disciplines of the social sciences have the highest level of concentration (70% of papers from the top five publishers), while the humanities have remained relatively independent (20% from top five publishers). NMS disciplines are in between, mainly because of the strength of their scientific societies, such as the ACS in chemistry or APS in physics. The paper also examines the migration of journals between small and big publishing houses and explores the effect of publisher change on citation impact. It concludes with a discussion on the economics of scholarly publishing.

      https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0127502

    • L’accès ouvert, un espoir qui donne le vertige…

      Les années 2018 et 2019 marquent une étape importante dans la politique scientifique de l’accès ouvert. Avec #Horizon_2020, l’Europe a annoncé l’obligation d’assurer le libre accès aux publications issues des projets de recherche qu’elle finance. En septembre 2018 #cOALition_S, un consortium européen d’établissements de financement de la recherche (l’ANR pour la France), soutenu par la commission européenne et l’ERC, publie les 10 principes de son Plan S. L’objectif est clairement désigné : “d’ici 2020, les publications scientifiques résultant de recherches financées par des subventions publiques accordées par les conseils de recherche et organismes de financement nationaux et européens participants doivent être publiées dans des journaux Open Access conformes ou sur des plates-formes Open Access conformes.”

      Le problème est que l’expression « #open_access » peut recouvrir des modèles économiques très différents : le “#green_open_access” (auto-archivage par l’auteur de ses travaux), le “#gold_open_access”, avec toute l’ambiguïté qu’il comporte puisque pour Couperin, il inclut aussi bien les articles dans des revues à comité de lecture en accès ouvert pour les lecteurs, payé par les auteurs avec des APC (Article processing charges) que le modèle Freemium OpenEdition, sans coût pour les auteurs ou encore les revues intégralement en accès ouvert[i]. C’est la raison pour laquelle a été introduit un nouvel intitulé dans les modèles celui de la voie “#diamant” ou “#platine” en opposition précisément à la voie “dorée” de plus en plus identifiée comme la voie de l’auteur/payeur (#APC).

      Alors que l’objectif ne concerne à ce stade que les articles scientifiques et non les ouvrages, chapitres d’ouvrages etc., les dissensions s’affichent au grand jour et dans les médias. Pour nombre de chercheurs, le Plan S de l’Union européenne ne va pas assez loin. Ils n’hésitent pas à dénoncer ouvertement les pratiques “anticoncurrentielles” d’Elsevier en saisissant la Direction générale de la commission européenne[ii]. La maison d’édition s’est en effet engagée depuis plusieurs années dans le « tout accès ouvert »[iii]. Il faut traduire ce que signifie ce « gold open access » ainsi promu : si les lecteurs ont accès aux articles gratuitement, les auteurs paient pour être publiés des APC (« author processing charges ») dont le montant, variable, engendre des profits inédits.

      De l’autre côté, logiquement, des associations d’éditeurs et les sociétés commerciales d’édition scientifique se sont élevées contre ce plan qui semble menacer leurs intérêts. Ils ont été soutenus par au moins 1700 chercheurs qui ont signé une Lettre ouverte[iv] lancée le 28 novembre à l’Union européenne contre le plan S. En France, d’autres ont publié en octobre 2018 une tribune dans Le Monde[v] contre ce même plan, non sans quelques confusions tellement la complexité du paysage est savamment entretenue, avec des arguments plus recevables qu’on ne l’aurait pensé. Qui croire ?

      Le Consortium national des bibliothèques françaises Couperin[vi] nous apporte une information utile sur les APC sur le site d’OpenAPC qui ont été versées aux éditeurs commerciaux en 2017, par chacun des 39 grands établissements de recherche enquêtés. Au total, 4 660 887 euros ont été dépensés par ces établissements pour publier 2635 articles, soit environ 1769 euros par article[vii]. Cela vient s’ajouter aux abonnements aux bouquets de revues et aux accès aux bases de données bibliométriques (Scopus d’Elsevier, WOS de Clarivate) dont les coûts, négociés, ne sont pas publiés.

      On mesure le bénéfice que les éditeurs retirent pour chaque article en comparant ces montants avec ceux estimés pour traiter un article dans l’alternative Freemium. A Cybergeo , en incluant les coûts d’un ingénieur CNRS qui encadre l’activité de la revue, du temps moyen investi par les évaluateurs, les correcteurs bénévoles et l’éditeur, ainsi que les coûts de la maintenance de la plateforme éditoriale, nous sommes parvenus à un coût moyen de 650 euros pour un article… Si Cybergeo appliquait le coût moyen des APC, elle en retirerait un revenu de près de 100 000 euros/an !

      Le plus extraordinaire dans ces calculs est que ni les APC ni cette dernière estimation “frugale” de 650 euros/article ne prennent en compte la vraie valeur ajoutée des articles, les savoir et savoir-faire scientifiques dépensés par les auteurs et par les évaluateurs. Voilà qui devrait confirmer, s’il en était encore besoin, que la “production scientifique” est bien une activité qui ne peut décidément se réduire aux “modèles économiques” de notre système capitaliste, fût-il avancé…

      L’exigence de mise en ligne des articles en accès ouvert financés sur des fonds publics s’est donc institutionnalisée, mais on peut se demander si, loin d’alléger les charges pour la recherche publique, cette obligation ne serait pas en train d’ouvrir un nouveau gouffre de dépenses sans aucun espoir de retour sur investissement. Les bénéfices colossaux et sans risques de l’édition scientifique continuent d’aller aux actionnaires. Et le rachat en 2017 par Elsevier (RELX Group) de Bepress la plate-forme d’archives ouvertes, créée en 1999 sous le nom de Berkeley Electronic Press par deux universitaires américains de l’université de Berkeley, pour un montant estimé de 100 millions d’euros, n’est pas non plus pour nous rassurer sur le devenir du “green open access” (archives ouvertes) dans ce contexte.

      https://cybergeo.hypotheses.org/462

    • Open APC

      The #Open_APC initiative releases datasets on fees paid for Open Access journal articles by universities and research institutions under an Open Database License.

      https://treemaps.intact-project.org
      #database #base_de_données #prix #statistiques #chiffres #visualisation

      Pour savoir combien paient les institutions universitaires...


      https://treemaps.intact-project.org/apcdata/openapc/#institution

      12 millions d’EUR pour UCL selon ce tableau !!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Communiqué de presse : L’#Académie_des_sciences soutient l’accès gratuit et universel aux #publications_scientifiques

      Le 4 juillet 2018, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a publié un plan national pour la science ouverte, dans lequel « la France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement ». Le 4 septembre 2018, onze agences de financement européennes ont annoncé un « Plan cOAlition S(cience) » indiquant que dès 2020, les publications issues de recherches financées sur fonds publics devront obligatoirement être mises en accès ouvert.

      En 2011, 2014, 2016 et 2017, l’Académie des sciences a déjà publié des avis mentionnant la nécessité de faciliter l’accès aux publications (voir ci-dessous « En savoir plus »). Elle soutient les principes généraux de ces plans et recommande la prise en charge des frais de publications au niveau des agences de financement et des institutions de recherche. Toutefois, la mise en place concrète de ces mesures imposera au préalable des changements profonds dans les modes de publication. L’Académie des sciences attire l’attention sur le fait que ces changements dans des délais aussi courts doivent tenir compte des spécificités des divers champs disciplinaires et de la nécessaire adhésion à ces objectifs de la communauté scientifique. De nombreux chercheurs rendent déjà publiques les versions préliminaires de leurs articles sur des plates-formes ouvertes dédiées comme HAL (Hyper Articles en Ligne).

      Il est important de noter que le processus d’accès ouvert des publications ne doit pas conduire à une réduction du processus d’expertise qui assure la qualité des articles effectivement acceptés pour publication. Sans une évaluation sérieuse des publications par des experts compétents, une perte de confiance dans les journaux scientifiques serait à craindre.

      Un groupe de l’Académie des sciences travaille actuellement sur les questions soulevées par la science ouverte et un colloque sera organisé sur ce thème le 2 avril 2019 pour en débattre.


      https://www.academie-sciences.fr/fr/Communiques-de-presse/acces-aux-publications.html
      #résistance

    • Lancement de la fondation #DOAB : vers un #label européen pour les livres académiques en accès ouvert

      OpenEdition et OAPEN (Open Access Publishing in European Network, fondation implantée aux Pays-Bas) créent la fondation DOAB (Directory of Open Access Books). Cette fondation permettra de renforcer le rôle du DOAB, index mondial de référence répertoriant les ouvrages académiques en accès ouvert, et ce, notamment dans le cadre de la stratégie européenne pour le projet d’infrastructure OPERAS (Open access in the European research area through scholarly communication).


      Depuis plusieurs années les pratiques de publication en accès ouvert se multiplient en Europe du fait d’une plus grande maturité des dispositifs (archives ouvertes, plateformes de publication) et de la généralisation de politiques coordonnées au niveau des États, des financeurs de la recherche et de la Commission européenne. Ce développement du libre accès s’accompagne d’une multiplication des initiatives et des publications dont la qualité n’est pas toujours contrôlée.

      En 2003, l’Université de Lundt a créé le Directory of Open Access Journals (DOAJ). Devenu une référence mondiale, le DOAJ garantit la qualité technique et éditoriale des revues en accès ouvert qui y sont indexées.

      En 2012 la fondation OAPEN a créé l’équivalent du DOAJ pour les livres : le Directory of Open Access Books (DOAB). Ce répertoire garantit que les livres qui y sont indexés sont des livres de recherche académique (évalués par les pairs) et en accès ouvert. Le DOAB s’adresse aux lecteurs, aux bibliothèques mais aussi aux financeurs de la recherche qui souhaitent que les critères de qualité des publications en accès ouvert soient garantis et certifiés. Il indexe aujourd’hui plus de 16 500 livres en accès ouvert provenant de 315 éditeurs du monde entier.

      En Europe, les plateformes OAPEN et OpenEdition Books structurent largement le paysage par leur étendue internationale et leur masse critique. Leur alliance constitue un événement majeur dans le champ de la science ouverte autour de la labellisation des ouvrages.

      Via la fondation DOAB, le partenariat entre OpenEdition et OAPEN permettra d’asseoir la légitimité et d’étendre l’ampleur du DOAB en Europe et dans le monde, en garantissant qu’il reflète et prenne en compte la variété des pratiques académiques dans les différents pays européens en particulier. Les deux partenaires collaborent déjà au développement technique du DOAB grâce au projet HIRMEOS financé par l’Union Européenne dans le cadre de son programme Horizon 2020.
      La création de la fondation est une des actions du Plan national pour la science ouverte adopté en 2018 par la ministre française de la Recherche, Frédérique Vidal.

      OpenEdition et OAPEN forment avec d’autres partenaires le noyau dur d’un projet de construction d’une infrastructure européenne sur leur domaine de compétence : OPERAS – Open access in the European research area through scholarly communication. Avec un consortium de 40 partenaires en provenance de 16 pays européens, OPERAS vise à proposer une offre de services stables et durables au niveau européen dont le DOAB est une part essentielle.

      Selon Eelco Ferwerda, directeur d’OAPEN : « Le DOAB est devenu une ressource essentielle pour les livres en accès ouvert et nous nous en réjouissons. Je tiens à remercier Lars Bjørnshauge pour son aide dans le développement du service et Salam Baker Shanawa de Sempertool pour avoir fourni la plateforme et soutenu son fonctionnement. Notre collaboration avec OpenEdition a été très précieuse dans l’élaboration du DOAB. Nous espérons à présent atteindre un niveau optimal d’assurance qualité et de transparence ».

      Marie Pellen, directrice d’OpenEdition déclare : « L’engagement d’OpenEdition à soutenir le développement du DOAB est l’un des premiers résultats concrets du Plan national français pour la science ouverte adopté par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal. Grâce au soutien conjoint du CNRS et d’Aix-Marseille Université, nous sommes heureux de participer activement à une plateforme internationale cruciale pour les sciences humaines et sociales ».

      Pour Pierre Mounier, directeur adjoint d’OpenEdition et coordinateur d’OPERAS : « La création de la Fondation DOAB est une occasion unique de développer une infrastructure ouverte dans le domaine de la publication scientifique, qui s’inscrit dans le cadre de l’effort européen d’OPERAS, pour mettre en œuvre des pratiques scientifiques ouvertes dans les sciences humaines et sociales ».
      OpenEdition

      OpenEdition rassemble quatre plateformes de ressources électronique en sciences humaines et sociales : OpenEdition Books (7 000 livres au catalogue), OpenEdition Journals (500 revues en ligne), Hypothèses (3 000 carnets de recherche), Calenda (40 000 événements publiés). Depuis 2015, OpenEdition est le représentant du DOAB dans la francophonie.

      Les principales missions d’OpenEdition sont le développement de l’édition électronique en libre accès, la diffusion des usages et compétences liées à l’édition électronique, la recherche et l’innovation autour des méthodes de valorisation et de recherche d’information induites par le numérique.
      OAPEN

      La Fondation Open Access Publishing in European Networks (OAPEN) propose une offre de dépôt et de diffusion de monographies scientifiques en libre accès via l’OAPEN Library et le Directory of Open Access Books (DOAB).

      OpenEdition et OAPEN sont partenaires pour un programme d’interopérabilité sur leur catalogue respectif et une mutualisation des offres faites par chacun des partenaires aux éditeurs.

      https://leo.hypotheses.org/15553

    • About #Plan_S

      Plan S is an initiative for Open Access publishing that was launched in September 2018. The plan is supported by cOAlition S, an international consortium of research funders. Plan S requires that, from 2020, scientific publications that result from research funded by public grants must be published in compliant Open Access journals or platforms.

      https://www.coalition-s.org

    • Les #rébellions pour le libre accès aux articles scientifiques

      Les partisans du libre accès arriveront-ils à créer une brèche définitive dans le lucratif marché de l’édition savante ?

      C’est plus fort que moi : chaque fois que je lis une nouvelle sur l’oligopole de l’édition scientifique, je soupire de découragement. Comment, en 2018, peut-on encore tolérer que la diffusion des découvertes soit tributaire d’une poignée d’entreprises qui engrangent des milliards de dollars en exploitant le labeur des scientifiques ?

      D’une main, cette industrie demande aux chercheurs de lui fournir des articles et d’en assurer la révision de façon bénévole ; de l’autre main, elle étrangle les bibliothèques universitaires en leur réclamant des sommes exorbitantes pour s’abonner aux périodiques savants. C’est sans compter le modèle très coûteux des revues « hybrides », une parade ingénieuse des éditeurs qui, sans sacrifier leurs profits, se donnent l’apparence de souscrire au libre accès − un mouvement qui prône depuis 30 ans la diffusion gratuite, immédiate et permanente des publications scientifiques.

      En effet, les journaux hybrides reçoivent un double revenu : l’abonnement et des « frais de publication supplémentaires » versés par les chercheurs qui veulent mettre leurs articles en libre accès. Autrement, leurs travaux restent derrière un mur payant, inaccessibles au public qui les a pourtant financés, en tout ou en partie, par l’entremise de ses impôts. Les grands éditeurs comme Elsevier, Springer Nature et Wiley ont ainsi pris en otage la science, dont le système entier repose sur la nécessité de publier.

      Au printemps dernier, on a assisté à une rebuffade similaire quand plus de 3 300 chercheurs en intelligence artificielle, dont Yoshua Bengio, de l’Université de Montréal, se sont engagés à ne pas participer à la nouvelle revue payante Nature Machine Intelligence.

      Un consortium universitaire allemand, Projekt DEAL, a tenté d’ébranler les colonnes du temple. Depuis deux ans, ses membres négocient avec Elsevier pour mettre fin au modèle traditionnel des abonnements négociés à la pièce, derrière des portes closes. Collectivement, les membres de Projekt DEAL veulent payer pour rendre accessibles, à travers le monde, tous les articles dont le premier auteur est rattaché à un établissement allemand. En échange, ils auraient accès à tous les contenus en ligne de l’éditeur. L’entente devrait obligatoirement être publique.

      Évidemment, cela abaisserait les prix des abonnements. Pour l’instant, Elsevier refuse toute concession et a même retiré l’accès à ses revues à des milliers de chercheurs allemands l’été dernier. La tactique pourrait toutefois se révéler vaine. Pour obtenir des articles, les chercheurs peuvent toujours demander un coup de main à leurs collègues d’autres pays, recourir à des outils gratuits comme Unpaywall qui fouillent le Web pour trouver une version en libre accès ou encore s’en remettre à Sci-Hub, un site pirate qui contourne les murs payants.

      Mais plus que la perte de ses clients, c’est l’exode de ses « fournisseurs » qui écorcherait à vif Elsevier. Déjà, des scientifiques allemands ont juré qu’ils ne contribueraient plus à son catalogue de publications – qui contient pourtant des titres prestigieux comme The Lancet et Cell.

      Au printemps dernier, on a assisté à une rebuffade similaire quand plus de 3300 chercheurs en intelligence artificielle, dont Yoshua Bengio, de l’Université de Montréal, se sont engagés à ne pas participer à la nouvelle revue payante Nature Machine Intelligence. Partisans du libre accès, ils la considèrent comme « un pas en arrière » pour l’avenir de leur discipline.

      Et puis il y a le « plan S » : début septembre, 11 organismes subventionnaires européens ont annoncé que, à partir de 2020, ils ne financeront que les scientifiques promettant de diffuser leurs résultats dans des revues en libre accès. Le plan S exclurait d’office environ 85 % des journaux savants, y compris Nature et Science.

      Ces petites rébellions déboucheront-elles sur une véritable révolution de l’édition scientifique ? Difficile à dire, mais c’est suffisant pour passer du découragement à l’espoir.

      https://www.quebecscience.qc.ca/edito/rebellions-libre-acces-articles-scientifiques

  • Offensive contre les géants de l’édition scientifique en Europe Marco Fortier - 13 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/536595/offensive-europeenne-contre-les-geants-de-l-edition-scientifique

    Les conseils de recherche de onze pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, prennent les grands moyens pour endiguer la soif de profits des géants de l’édition scientifique, qui siphonnent les budgets des bibliothèques universitaires.

    Ces onze États viennent de dévoiler un plan qui obligera d’ici deux ans leurs chercheurs subventionnés à publier le fruit de leurs travaux sur des plateformes en libre accès. Le but : mettre fin à la domination commerciale des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui font des profits considérables en publiant des articles fournis par les universitaires.

    « Il ne faut pas enfermer la science derrière des murs payants », indique le manifeste du nom de « Plan S » dévoilé la semaine dernière par Science Europe, un regroupement d’organisations européennes vouées à la promotion et au financement de la recherche.

    « Aucune raison ne justifie un modèle d’affaires établi sur des abonnements à des publications scientifiques. À l’ère numérique, le libre accès augmente la portée et la visibilité de la recherche universitaire », précise le document signé par Marc Schiltz, président de Science Europe.


    Outre Paris et Londres, cette offensive est appuyée par les organismes subventionnaires des pays suivants : Suède, Norvège, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Luxembourg, Italie, Pologne et Slovénie. Ces États, comme bien d’autres (dont le Québec et le Canada), en ont assez des coûts astronomiques des abonnements aux publications scientifiques comme Nature ou Science.

    Comme Le Devoir l’a rapporté au cours de l’été, les frais d’abonnement aux magazines scientifiques accaparent désormais 73 % des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires. Les cinq grands éditeurs publient à eux seuls plus de la moitié des articles savants dans le monde. Les abonnements à ces magazines coûtent tellement cher que certaines bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres.

    L’offensive des pays européens contre ces tarifs jugés déraisonnables risque de faire mal aux géants de l’édition — notamment les groupes Elsevier, #Springer #Nature, #John_Wiley_Sons, #Taylor_Francis et #SAGE_Publications — qui dominent le marché mondial.

    « Ce ne sera pas la mort demain de ces grands ensembles-là, mais cette campagne s’ajoute aux désabonnements [aux périodiques scientifiques] de beaucoup d’universités en réaction à la hausse des coûts d’abonnement », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal (UdeM). Il dirige la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

    Crise mondiale
    Les grandes revues comme Nature sont attrayantes pour les chercheurs. Ces magazines sont prestigieux. Ils sont lus, donc beaucoup cités. Et pour réussir en tant que professeur — être embauché, obtenir une promotion —, il faut être cité par ses pairs. C’est pour ça que les magazines scientifiques peuvent se permettre de facturer une fortune en abonnements aux bibliothèques universitaires.

    Les éditeurs scientifiques obtiennent pourtant leurs articles tout à fait gratuitement : les chercheurs ne sont pas payés par les magazines pour publier leurs travaux. Ça fait partie de leur tâche de professeur. Et les articles sont révisés bénévolement par des pairs. Plus troublant encore, un nombre croissant de revues scientifiques imposent des frais de 3000 $ ou 5000 $, par exemple, aux professeurs qui veulent que leurs articles soient en libre accès.

    Ce modèle d’affaires des revues savantes soulève un tollé partout dans le monde, rappelle Vincent Larivière. Le biologiste Randy Schekman, de l’Université de Californie, a même appelé au boycottage des magazines ayant publié ses travaux qui lui ont valu le prix Nobel. Il a fondé en 2012 son propre journal, eLife, qui publie ses articles en libre accès.

    Aux États-Unis, de puissants organismes comme la Fondation Bill Melinda Gates et les Instituts nationaux de santé (National Institutes of Health) exigent aussi que les recherches scientifiques qu’ils financent soient publiées en libre accès.

     #édition_scientifique #open_access #publications_scientifiques #elsevier #publications #sciences #science #recherche #université

  • Quand #Elsevier publie un rapport sur le #open_data... tu te dis que quelque chose ne tourne pas rond ou qu’il y a un beau business derrière... mais tu le signales quand même sur seenthis (même si tu ne l’as pas encore lu) :
    OPEN DATA. THE RESEARCHER PERSPECTIVE

    The Open Data report is a result of a year-long, co-conducted study between Elsevier and the Centre for Science and Technology Studies (CWTS), part of Leiden University, the Netherlands. The study is based on a complementary methods approach consisting of a quantitative analysis of bibliometric and publication data, a global survey of 1,200 researchers and three case studies including in-depth interviews with key individuals involved in data collection, analysis and deposition in the fields of soil science, human genetics and digital humanities.


    https://www.elsevier.com/__data/assets/pdf_file/0004/281920/Open-data-report.pdf
    #science #recherche #université #édition_scientifique #publications #open_access #sondage
    cc @reka @fil

  • Un chiffre d’affaires de 8,3 milliards € pour #RELX (#Elsevier) en 2017
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/un-chiffre-d-affaires-de-8-3-milliards-pour-relx-elsevier-en-2017/87344

    RELX, ex-Elsevier, parmi les plus importants groupes éditoriaux du monde, ne connaît pas la crise : son rapport annuel pour 2017 annonce un chiffre d’affaires de 8,395 milliards €, en hausse de 4 %, et des bénéfices de 2,6 milliards €. Si le géant de l’édition académique et de l’organisation d’événements s’inquiète d’une tendance de la recherche à prôner l’accès ouvert, ses résultats économiques restent stables année après année.

    Frankfurt Book Fair - Elsevier
    Elsevier, désormais connu sous le nom RELX (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

    #édition_scientifique #crapules

    L’édition académique se porte bien, du moins est-ce le cas pour RELX. Le groupe éditorial, spécialisé dans ce domaine, fait état d’un chiffre d’affaires en hausse de 4 % et stable par rapport aux dernières années : en 2015, le groupe que l’on nommait alors Reed Elsevier annonçait déjà des revenus de plus de 8 milliards €. Les bénéfices sont eux aussi au beau fixe, à 2,6 milliards €, en hausse de 6 %.

  • I’m sorry but I’m going to decline. I’ve written lots of short introductions on [this topic], including for another encyclopaedia, and I’d just be repeating myself. I’m unsure of the worth of such reference works anyway, and since I don’t have time to write everything I want to write, I’m unwilling to spend time on something I don’t. It might be different if this was either fairly paid, or would be available open access, rather than at high cost. I’m a little reluctant to recommend other people given the low pay for intellectual work, from a commercial publisher, but you might try one of the other authors of books on [this topic].

    #Respect.

    On turning down poorly-paid, limited value, academic work

    I’ve just turned down another invitation to write an encyclopaedia entry. I agonised about it, and ended up posting about it on my personal Facebook page. The issue was in part the payment – £40 for 2000-2500 words. I’d be less insulted if they wanted it for free. I’d need to write at 400-500 words an hour, with no editing, for this to be minimum wage. (Yes, I’m on a very good salary, but I could only do this outside of regular hours.) It’s a commercial publisher, and the resource would be expensive subscription-only. The other issue was the topic – important to me, but something on which I feel I have done all the introductory work I can already. And also, the point of these things is presumably to have a range of views on the topic. There were a lot of useful replies from friends which helped me to think this through, discussing the insulting and inadequate pay, and whether there was something worthwhile intellectually in writing it. Here’s an edited version of my reply:

    This was not open access, but would be an extremely expensive subscription based source. The publisher must calculate that likely sales will cover the costs, and turn a profit, but that’s not to say it has a genuine intellectual or pedagogic purpose.

    So, here are my criteria

    is it academically interesting or otherwise worthwhile?
    i.e it forces you to think about something new
    or it gives you a chance to say something new or different on a familiar topic
    or to write a popular or introductory summary on something you’ve only ever written about before for a different audience
    is it going to be widely available at reasonable cost or open access?
    is it really well paid, such that you could use the money for something useful (i.e. to pay for an archive visit, that really expensive/rare book you want, etc.)?

    https://progressivegeographies.com/2017/12/19/on-turning-down-poorly-paid-limited-value-academic-work
    #résistance #publications #édition_scientifique #université #celles_et_ceux_qui_disent_non #ça_suffit #travail #exploitation #open_access

    v. aussi, du même auteur :
    https://progressivegeographies.com/2013/06/05/on-refusing-unpaid-work
    https://progressivegeographies.com/2012/06/15/work-for-hire

    • 5 strategies for saying “no” more often

      “I should say no more often”, I often say to myself, and I’m sure I’m not the only one. For me the hardest part is not actually declining the request, but deciding whether to do it. There are just so many interesting opportunities and I would love it if I could accept all of them!

      As a result, often other projects (cough writing cough) tend to suffer. Then I start feeling anxious and guilty about all the things that I need to do, and it’s a vicious circle from there. Since the demands on my time are increasing, I have been (proactively) thinking how to approach this. This post covers a few strategies I have found helpful so far.

      http://www.veronikach.com/habits-productivity/5-strategies-for-saying-no-more-often

    • « Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

      #Olivier_Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques – depuis l’évaluation par les pairs jusqu’aux abonnements exorbitants – va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre.

      https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sciences/20160519.RUE2928/je-ne-publierai-plus-jamais-dans-une-revue-scientifique.html

    • Dans le monde de la recherche scientifique, publier ses travaux est un passage obligé. Cela permet aux chercheuses et chercheurs de faire connaître leur travail mais aussi d’être identifié par leurs pairs et pourquoi pas d’obtenir un poste, à condition d’être publié dans les bonnes revues. Sauf que cette mécanique de publication - qui permettait à la base de faire circuler le savoir - est devenue une vraie chasse gardée économique : celle des éditeurs scientifiques. Quelques grands noms comme le neerlandais #Elsevier ou le groupe #Springer/#Nature se partagent un marché juteux et privatisent au passage des travaux scientifiques la plupart du temps financés par des fonds publics.

      https://www.youtube.com/watch?v=WnxqoP-c0ZE

    • Bonjour @david2, je ne suis pas complètement d’accord avec vous. Bien sûr, « tout travail mérite salaire », mais heureusement les personnes et les sociétés travaillent aussi parfois pour « rien » (ou pour autre chose que pour un salaire —> « don » et « contre-don »). Là, le problème est à mon avis tout autre, c’est quand on est obligés (par l’institution qui nous embauche, pour pouvoir exister dans le monde académique, etc.) à travailler pour rien POUR DES ENTREPRISES COMMERCIALES qui, en plus, sont très très lucratives.
      C’est là le problème. Je fais ici sur seenthis tous les jours presque une revue de presse... gratuitement, et bien heureuse de le faire. Je travaille un peu dans l’ombre pour visionscarto et pour le journal La Cité. Gratuitement. Et je suis ravie de le faire. On fait tous et toutes heureusement des gestes gratuits. C’est pas cela le problème.
      Mais pour sûr je ne ferai plus des review d’articles scientifiques gratuitement pour des revues appartenant à ces fameux groupes (Elsevier, Springer etc.). Fini. Ou alors je prétends être rémunérée pour cela (et non pas en bons cadeaux de livres de leur catalogue). Je continuerai par contre à le faire pour des revues open source. J’estime que cela fait partie de mon métier d’enseignante chercheuse.

  • German researchers resign from Elsevier journals in push for nationwide #open_access

    Five leading German scientists have resigned from their editorial positions at journals published by Elsevier, the latest step in a battle over open-access and subscription policies between the Dutch publishing giant and a consortium of German libraries, universities, and research institutes.

    http://www.sciencemag.org/news/2017/10/german-researchers-resign-elsevier-journals-push-nationwide-open-access

    #Elsevier #résistance #édition_scientifique #université #science #publications_scientifiques #Allemagne

  •  » Le marché extraordinairement lucratif de la publication scientifique est-il mauvais pour la science ? Par Stephen Buranyi
    http://www.les-crises.fr/le-marche-extraordinairement-lucratif-de-la-publication-scientifique-est-

    Même les scientifiques qui luttent pour une réforme n’ont souvent pas conscience des origines du système : comment, durant les années prospères après la Seconde Guerre mondiale, des entrepreneurs construisirent leurs fortunes en soustrayant l’édition des mains des scientifiques, développant ainsi l’industrie à une échelle inimaginable auparavant. Et nul n’a été plus créatif et ingénieux que Robert Maxwell qui a fait des revues scientifiques une spectaculaire machine à faire de l’argent permettant ainsi son ascension dans la société britannique. Maxwell deviendra un membre du Parlement, un baron de la presse défiant Rupert Murdoch, et une des figures les plus célèbres de la société britannique. Mais sa véritable importance était bien plus grande que ce que la majorité d’entre nous ne réalise. Aussi improbable que cela puisse paraître, peu de personnes durant le siècle dernier ont contribué davantage à la façon dont la science est traitée aujourd’hui que Maxwell.

    #xyzaeiou #publication_scientifique

  • Major German Universities Cancel Elsevier Contracts

    These institutions join around 60 others that hope to put increasing pressure on the publishing giant in ongoing negotiations for a new nationwide licensing agreement.


    http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/49906/title/Major-German-Universities-Cancel-Elsevier-Contracts
    #résistance #Elsevier #université #Allemagne #éditions_scientifiques #publications_scientifiques

    • The Internet Made Information Free: Now It Has Come For Academic Research

      A new study out earlier this month suggests that the world’s largest “pirate” archive of academic literature, #Sci-Hub, may hold as much as 68.9% of the 81.6 million scholarly publications captured in Crossref’s DOI database. Put another way, more than two-thirds of the world’s major contemporary research output is now available completely for free, despite a vast fraction of it being ordinarily paywalled away from public (and even scholarly) access. What does this latest glimpse into the world of copyright tell us about the future of academic publishing and open access?

      https://www.forbes.com/sites/kalevleetaru/2017/07/31/the-internet-made-information-free-now-it-has-come-for-academic-research/#6a103d774640

    • Information concernant les accès aux revues scientifiques de l’éditeur Springer

      Mesdames, Messieurs, chers collègues,

      Nous souhaitons vous informer que l’#Université_Grenoble_Alpes et #Grenoble_INP ne seront plus abonnés aux revues électroniques de l’éditeur Springer en 2018.

      Après plus d’un an d’une très difficile négociation, menée dans le cadre du consortium #Couperin qui regroupe plus de 250 établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de santé, la discussion a abouti à une impasse : alors que le consortium a réclamé une baisse significative des tarifs, l’éditeur a persisté à exiger une hausse, certes modérée (pas plus d’1% par an), mais qui ne prend pas en compte la situation financière des établissements français, le coût abusif et en constante augmentation des abonnements scientifiques, la baisse des consultations et la part croissante de l’open access dans ses publications. Démontrant une conception purement quantitative de ses produits, sans en apporter une évaluation qualitative sérieuse, l’éditeur a négligé la part que représentent les publications en accès libre (désormais près du dixième des articles publiés), dont la mise en ligne est déjà financée par les APC (Article processing charges, frais de publication des articles, réglés généralement par les laboratoires). Dans ce cas de figure, les chercheurs grenoblois paient, chez Springer, deux fois l’accès à ces publications : par l’abonnement institutionnel et par le paiement des APC.

      En accord avec la négociation menée par Couperin, les présidences de l’Université Grenoble Alpes et de Grenoble INP refusent les conditions tarifaires proposées par Springer. Cette position est à replacer dans la perspective des augmentations inacceptables des années précédentes qui nous ont mis dans une situation économique intenable sur le long terme.

      Le CNRS et l’INSERM, qui sont sur la même position que les universités, verront également leurs accès coupés.

      Faute d’accord, Springer a indiqué qu’il couperait l’accès à ces contenus, pour la France et nos établissements grenoblois, à compter du 1er avril 2018.

      Cette interruption des accès peut cependant être nuancée. D’une part les archives de ces revues jusqu’au 31 décembre 2017 resteront accessibles via la plateforme Istex. Les liens pour y accéder depuis la bibliothèque numérique seront mis à jour prochainement. D’autre part, les publications postérieures au 1er janvier 2018 peuvent être obtenues par l’intermédiaire du service de prêt entre bibliothèques ( https://bibliotheques.univ-grenoble-alpes.fr/services/faire-venir-un-document-peb-) aux conditions habituelles.

      Vous trouverez en pièce jointe la liste des revues concernées par cette coupure des accès.

      Le service des collections numériques du SID (bu-docelec@univ-grenoble-alpes.fr ) reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

      Pour la suite, la négociation continuera avec Springer. La position de grande fermeté adoptée par les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche facilitera la position de nos négociateurs au plan national.

      Très cordialement,

      Patrick Lévy, Président de l’Université Grenoble Alpes
      Pierre Benech, Administrateur général de Grenoble INP

      #Grenoble

  • Is the staggeringly profitable #business of scientific publishing bad for #science? | Science | The Guardian
    https://www.theguardian.com/science/2017/jun/27/profitable-business-scientific-publishing-bad-for-science

    The core of Elsevier’s operation is in scientific journals, the weekly or monthly publications in which scientists share their results. Despite the narrow audience, scientific publishing is a remarkably big business. With total global revenues of more than £19bn, it weighs in somewhere between the recording and the film industries in size, but it is far more profitable. In 2010, Elsevier’s scientific publishing arm reported profits of £724m on just over £2bn in revenue. It was a 36% margin – higher than Apple, Google, or Amazon posted that year.

    [...]

    It is difficult to overstate how much power a journal editor now had to shape a scientist’s career and the direction of science itself. “Young people tell me all the time, ‘If I don’t publish in CNS [a common acronym for Cell/Nature/Science, the most prestigious journals in biology], I won’t get a job,” says Schekman. He compared the pursuit of high-impact #publications to an incentive system as rotten as banking bonuses. “They have a very big #influence on where science goes,” he said.

    And so science became a strange co-production between scientists and journal editors, with the former increasingly pursuing discoveries that would impress the latter. These days, given a choice of projects, a scientist will almost always reject both the prosaic work of confirming or disproving past studies, and the decades-long pursuit of a risky “moonshot”, in favour of a middle ground: a topic that is popular with editors and likely to yield regular publications. “Academics are incentivised to produce research that caters to these demands,” said the biologist and Nobel laureate Sydney Brenner in a 2014 interview, calling the system “corrupt.”

    • #Robert_Maxwell #Reed-Elsevier #Elsevier #multinationales #business #Pergamon

      With total global revenues of more than £19bn, it weighs in somewhere between the recording and the film industries in size, but it is far more profitable. In 2010, Elsevier’s scientific publishing arm reported profits of £724m on just over £2bn in revenue. It was a 36% margin – higher than Apple, Google, or Amazon posted that year.

      #profit

      In order to make money, a traditional publisher – say, a magazine – first has to cover a multitude of costs: it pays writers for the articles; it employs editors to commission, shape and check the articles; and it pays to distribute the finished product to subscribers and retailers. All of this is expensive, and successful magazines typically make profits of around 12-15%.

      The way to make money from a scientific article looks very similar, except that scientific publishers manage to duck most of the actual costs. Scientists create work under their own direction – funded largely by governments – and give it to publishers for free; the publisher pays scientific editors who judge whether the work is worth publishing and check its grammar, but the bulk of the editorial burden – checking the scientific validity and evaluating the experiments, a process known as peer review – is done by working scientists on a volunteer basis. The publishers then sell the product back to government-funded institutional and university libraries, to be read by scientists – who, in a collective sense, created the product in the first place.

      A 2005 Deutsche Bank report referred to it as a “bizarre” “triple-pay” system, in which “the state funds most research, pays the salaries of most of those checking the quality of research, and then buys most of the published product”.

      Many scientists also believe that the publishing industry exerts too much influence over what scientists choose to study, which is ultimately bad for science itself. Journals prize new and spectacular results – after all, they are in the business of selling subscriptions – and scientists, knowing exactly what kind of work gets published, align their submissions accordingly. This produces a steady stream of papers, the importance of which is immediately apparent. But it also means that scientists do not have an accurate map of their field of inquiry. Researchers may end up inadvertently exploring dead ends that their fellow scientists have already run up against, solely because the information about previous failures has never been given space in the pages of the relevant scientific publications

      It is hard to believe that what is essentially a for-profit oligopoly functioning within an otherwise heavily regulated, government-funded enterprise can avoid extinction in the long run. But publishing has been deeply enmeshed in the science profession for decades. Today, every scientist knows that their career depends on being published, and professional success is especially determined by getting work into the most prestigious journals. The long, slow, nearly directionless work pursued by some of the most influential scientists of the 20th century is no longer a viable career option. Under today’s system, the father of genetic sequencing, Fred Sanger, who published very little in the two decades between his 1958 and 1980 Nobel prizes, may well have found himself out of a job.

      Improbable as it might sound, few people in the last century have done more to shape the way science is conducted today than Maxwell.

      Scientific articles are about unique discoveries: one article cannot substitute for another. If a serious new journal appeared, scientists would simply request that their university library subscribe to that one as well. If Maxwell was creating three times as many journals as his competition, he would make three times more money.

      “At the start of my career, nobody took much notice of where you published, and then everything changed in 1974 with Cell,” Randy Schekman, the Berkeley molecular biologist and Nobel prize winner, told me. #Cell (now owned by Elsevier) was a journal started by Massachusetts Institute of Technology (MIT) to showcase the newly ascendant field of molecular biology. It was edited by a young biologist named #Ben_Lewin, who approached his work with an intense, almost literary bent. Lewin prized long, rigorous papers that answered big questions – often representing years of research that would have yielded multiple papers in other venues – and, breaking with the idea that journals were passive instruments to communicate science, he rejected far more papers than he published.

      Suddenly, where you published became immensely important. Other editors took a similarly activist approach in the hopes of replicating Cell’s success. Publishers also adopted a metric called “#impact_factor,” invented in the 1960s by #Eugene_Garfield, a librarian and linguist, as a rough calculation of how often papers in a given journal are cited in other papers. For publishers, it became a way to rank and advertise the scientific reach of their products. The new-look journals, with their emphasis on big results, shot to the top of these new rankings, and scientists who published in “high-impact” journals were rewarded with jobs and funding. Almost overnight, a new currency of prestige had been created in the scientific world. (Garfield later referred to his creation as “like nuclear energy … a mixed blessing”.)

      And so science became a strange co-production between scientists and journal editors, with the former increasingly pursuing discoveries that would impress the latter. These days, given a choice of projects, a scientist will almost always reject both the prosaic work of confirming or disproving past studies, and the decades-long pursuit of a risky “moonshot”, in favour of a middle ground: a topic that is popular with editors and likely to yield regular publications. “Academics are incentivised to produce research that caters to these demands,” said the biologist and Nobel laureate Sydney Brenner in a 2014 interview, calling the system “corrupt.”

      As Maxwell had predicted, competition didn’t drive down prices. Between 1975 and 1985, the average price of a journal doubled. The New York Times reported that in 1984 it cost $2,500 to subscribe to the journal Brain Research; in 1988, it cost more than $5,000. That same year, Harvard Library overran its research journal budget by half a million dollars.

      Scientists occasionally questioned the fairness of this hugely profitable business to which they supplied their work for free, but it was university librarians who first realised the trap in the market Maxwell had created. The librarians used university funds to buy journals on behalf of scientists. Maxwell was well aware of this. “Scientists are not as price-conscious as other professionals, mainly because they are not spending their own money,” he told his publication Global Business in a 1988 interview. And since there was no way to swap one journal for another, cheaper one, the result was, Maxwell continued, “a perpetual financing machine”. Librarians were locked into a series of thousands of tiny monopolies. There were now more than a million scientific articles being published a year, and they had to buy all of them at whatever price the publishers wanted.

      With the purchase of Pergamon’s 400-strong catalogue, Elsevier now controlled more than 1,000 scientific journals, making it by far the largest scientific publisher in the world.

      At the time of the merger, Charkin, the former Macmillan CEO, recalls advising Pierre Vinken, the CEO of Elsevier, that Pergamon was a mature business, and that Elsevier had overpaid for it. But Vinken had no doubts, Charkin recalled: “He said, ‘You have no idea how profitable these journals are once you stop doing anything. When you’re building a journal, you spend time getting good editorial boards, you treat them well, you give them dinners. Then you market the thing and your salespeople go out there to sell subscriptions, which is slow and tough, and you try to make the journal as good as possible. That’s what happened at Pergamon. And then we buy it and we stop doing all that stuff and then the cash just pours out and you wouldn’t believe how wonderful it is.’ He was right and I was wrong.”

      By 1994, three years after acquiring Pergamon, Elsevier had raised its prices by 50%. Universities complained that their budgets were stretched to breaking point – the US-based Publishers Weekly reported librarians referring to a “doomsday machine” in their industry – and, for the first time, they began cancelling subscriptions to less popular journals.

      In 1998, Elsevier rolled out its plan for the internet age, which would come to be called “The Big Deal”. It offered electronic access to bundles of hundreds of journals at a time: a university would pay a set fee each year – according to a report based on freedom of information requests, Cornell University’s 2009 tab was just short of $2m – and any student or professor could download any journal they wanted through Elsevier’s website. Universities signed up en masse.

      Those predicting Elsevier’s downfall had assumed scientists experimenting with sharing their work for free online could slowly outcompete Elsevier’s titles by replacing them one at a time. In response, Elsevier created a switch that fused Maxwell’s thousands of tiny monopolies into one so large that, like a basic resource – say water, or power – it was impossible for universities to do without. Pay, and the scientific lights stayed on, but refuse, and up to a quarter of the scientific literature would go dark at any one institution. It concentrated immense power in the hands of the largest publishers, and Elsevier’s profits began another steep rise that would lead them into the billions by the 2010s. In 2015, a Financial Times article anointed Elsevier “the business the internet could not kill”.

      Publishers are now wound so tightly around the various organs of the scientific body that no single effort has been able to dislodge them. In a 2015 report, an information scientist from the University of Montreal, Vincent Larivière, showed that Elsevier owned 24% of the scientific journal market, while Maxwell’s old partners Springer, and his crosstown rivals Wiley-Blackwell, controlled about another 12% each. These three companies accounted for half the market. (An Elsevier representative familiar with the report told me that by their own estimate they publish only 16% of the scientific literature.)

      Elsevier says its primary goal is to facilitate the work of scientists and other researchers. An Elsevier rep noted that the company received 1.5m article submissions last year, and published 420,000; 14 million scientists entrust Elsevier to publish their results, and 800,000 scientists donate their time to help them with editing and peer-review.

      In a sense, it is not any one publisher’s fault that the scientific world seems to bend to the industry’s gravitational pull. When governments including those of China and Mexico offer financial bonuses for publishing in high-impact journals, they are not responding to a demand by any specific publisher, but following the rewards of an enormously complex system that has to accommodate the utopian ideals of science with the commercial goals of the publishers that dominate it. (“We scientists have not given a lot of thought to the water we’re swimming in,” Neal Young told me.)

      Since the early 2000s, scientists have championed an alternative to subscription publishing called “open access”. This solves the difficulty of balancing scientific and commercial imperatives by simply removing the commercial element. In practice, this usually takes the form of online journals, to which scientists pay an upfront free to cover editing costs, which then ensure the work is available free to access for anyone in perpetuity. But despite the backing of some of the biggest funding agencies in the world, including the Gates Foundation and the Wellcome Trust, only about a quarter of scientific papers are made freely available at the time of their publication.

      The idea that scientific research should be freely available for anyone to use is a sharp departure, even a threat, to the current system – which relies on publishers’ ability to restrict access to the scientific literature in order to maintain its immense profitability. In recent years, the most radical opposition to the status quo has coalesced around a controversial website called Sci-Hub – a sort of Napster for science that allows anyone to download scientific papers for free. Its creator, Alexandra Elbakyan, a Kazhakstani, is in hiding, facing charges of hacking and copyright infringement in the US. Elsevier recently obtained a $15m injunction (the maximum allowable amount) against her.

      Elbakyan is an unabashed utopian. “Science should belong to scientists and not the publishers,” she told me in an email. In a letter to the court, she cited Article 27 of the UN’s Universal Declaration of Human Rights, asserting the right “to share in scientific advancement and its benefits”.

      Whatever the fate of Sci-Hub, it seems that frustration with the current system is growing. But history shows that betting against science publishers is a risky move. After all, back in 1988, Maxwell predicted that in the future there would only be a handful of immensely powerful publishing companies left, and that they would ply their trade in an electronic age with no printing costs, leading to almost “pure profit”. That sounds a lot like the world we live in now.

      https://www.theguardian.com/science/2017/jun/27/profitable-business-scientific-publishing-bad-for-science
      #Butterworths #Springer #Paul_Rosbaud #histoire #Genève #Pergamon #Oxford_United #Derby_County_FC #monopole #open_access #Sci-Hub #Alexandra_Elbakyan

    • Publish and be praised (article de 2003)

      It should be a public scandal that the results of publicly-funded scientific research are not available to members of the public who are interested in, or could benefit from, such access. Furthermore, many commercial publishers have exploited the effective monopoly they are given on the distribution rights to individual works and charge absurdly high rates for some of their titles, forcing libraries with limited budgets to cancel journal subscriptions and deny their researchers access to potentially critical information. The system is obsolete and broken and needs to change.

      https://www.theguardian.com/education/2003/oct/09/research.highereducation

  • Global publishing giant wins $15 million damages against researcher for sharing publicly-funded knowledge | Privacy Online News
    https://www.privateinternetaccess.com/blog/2017/06/global-publishing-giant-wins-15-million-damages-researcher-sh

    The court awarded $15 million damages to the scientific publisher on the basis of 100 articles published by #Elsevier that had been made available without permission on Sci-Hub and a similar site called LibGen. At the time of writing, Sci-Hub claims to hold 62 million scientific research papers – probably a majority of all those ever published – most of which are unauthorized copies. According to a report in the scientific journal Science last year, it is Elsevier which is most affected by #Sci-Hub’s activities:

    #libgen

  • Alexandra Elbakyan – Science Should be Open to all Not Behind Paywalls | | LEAF
    http://www.leafscience.org/alexandra-elbakyan

    https://www.youtube.com/watch?v=dz1Uj20tZvs

    We spoke to Alexandra about the history of Sci-Hub and her vision of why science should be freely available to all in this exclusive interview and we hope you enjoy it as much as we enjoyed spending time with Alexandra and learning about her work. The original interview is also available here for those who prefer Russian language.

    #sci-hub #recherche #elsevier

  • L’Open access est-il négociable ? Leçons du contrat #Elsevier / Pays-Bas – L’Alambic numérique
    https://alambic.hypotheses.org/6013

    Avec tout le respect dû au courage des négociateurs, je me range dans le camp des sceptiques, on l’aura compris. Cette négociation illustre, je crois, ce que l’on peut obtenir de mieux des éditeurs : une transition vers le libre accès à inflation constante… En termes marchands : « mieux, mais pour plus cher. » Est-ce cela que nous voulons : le libre accès à tout prix ? Alors que nous sommes étranglés par nos dépenses actuelles auprès des éditeurs ? Ce que plaide le livre blanc de la bibliothèque Max Planck2 , c’est la négociation avec les éditeurs pour une transition rapide vers l’OA, avec l’idée de faire diminuer la dépense. L’exemple néerlandais montre que l’on peut remplir la première condition (une transition rapide vers l’OA), et ce, au prix d’une négociation très dure. Mais quelle négociation pourrait déboucher sur une diminution de la dépense, quand elle se fait avec des éditeurs en situation de monopole ? Quel moyen de pression avons-nous pour obtenir cela ? Et si la transition se fait à dépense constante, sur quel miracle peut-on compter pour la faire diminuer ensuite ? De ce point de vue, l’expérience néerlandaise sonne comme un démenti empirique des propositions du Max Planck : nous sommes dans la nasse.

    #open_access
    #xyzaeiou

  • Comment Internet permet de réaliser la bibliothèque universelle, par Robert Darnton
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/comment-internet-permet-de-realiser-la-bibliotheque-universelle-par-robert-darnton/82770
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    L’accès aux connaissances en recul

    Cet idéal d’accès à la culture par les bibliothèques, qui dérive de Condorcet et Thomas Jefferson — pour lesquels les Républiques de France et d’Amérique dépendent de la République des Lettres — est aujourd’hui menacé, explique Robert Darnton.

    « L’accès aux connaissances se ferme de plus en plus souvent. Savez-vous le prix moyen d’un abonnement à un journal scientifique de chimie ? 4044 $ aujourd’hui, par an, contre 30 $ annuels en 1970. Cette hausse est quatre fois plus importante que l’inflation », précise l’historien, qui accuse les groupes éditoriaux Reed #Elsevier (RELX), #Wiley et #Springer de réaliser « des bénéfices énormes » sur les restrictions d’accès au savoir.

    « Ces maisons sont des sociétés par actions, qui fonctionnent dans une logique de rentabilité, tandis que les bibliothèques de recherche, qui donnent accès à ces revues scientifiques, voient leurs budgets réduits. » Cette situation voit un affrontement féroce entre les partisans du bien public, qui expliquent que l’impôt finançant la recherche publique justifie l’accès libre aux résultats de celle-ci, et les lobbys de l’édition, qui luttent contre l’entrée dans la législation du « Fair Access to Science and Technology Act » , aux États-Unis, qui garantirait l’accès gratuit aux articles scientifiques financés par l’argent public, 6 mois après leur publication.

    #publications
    #xyzaeiou