• Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/aux-emirats-arabes-unis-des-milliers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-

    Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays ; beaucoup depuis plusieurs années.
    Par Sophie Landrin (Islamabad, envoyée spéciale)
    Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. « J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi : j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant. » Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). « J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi. » Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies.
    En expulsant les Pakistanais, les Emirats arabes unis, durement frappés par des missiles et des frappes de drones iraniens, veulent-ils sévir contre cette communauté qui entretient des liens profonds avec l’Iran ? Sanctionner Islamabad, investi dans un rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran ? Lancer un avertissement à son allié, qui s’est considérablement rapproché de l’Arabie saoudite ? La guerre en Iran avait déjà eu des répercussions pour la communauté chiite au Pakistan, qui représente de 10 % à 15 % (entre 25 millions et 37,5 millions de personnes) de la population du pays, estimée à 250 millions d’habitants, majoritairement sunnite. La plupart vivent dans le Gilgit-Baltistan, seule région majoritairement chiite du pays.
    A l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, de violentes manifestations antiaméricaines avaient éclaté dans plusieurs grandes villes, faisant une vingtaine de morts. Un groupe de jeunes musulmans chiites en colère avait attaqué le consulat américain à Karachi, dans le sud du Pakistan. Le maréchal Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, avait alors rencontré les dignitaires du clergé chiite pour calmer les esprits.
    Les Emirats arabes unis n’ont pas confirmé ces expulsions, pas plus que le gouvernement pakistanais. Pourtant, Syed Qaiser Abbas, un chiite local, installé dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, joint par Le Monde, témoigne de l’ampleur des départs. Il a recueilli les données pour sa ville, Hangu. « Chaque jour, nous accueillons dans notre village des personnes expulsées. A ce jour, plus de 200 musulmans chiites sont revenus. Les gens sont expulsés aveuglément en raison de leur foi. Il est très regrettable que les chiites pakistanais soient traités comme s’ils étaient iraniens. Nous respectons et suivons l’ayatollah, mais cela ne signifie pas que nous sommes iraniens », plaide-t-il.
    Selon les témoignages qu’il a collectés, les autorités émiraties repèrent les Pakistanais chiites quand ils se rendent dans des lieux de culte, où ils doivent scanner leur carte d’identité avant d’entrer. « Nous exhortons le gouvernement pakistanais à soulever cette question auprès des autorités des Emirats arabes unis, mais jusqu’à présent les responsables pakistanais semblent refuser de voir la réalité en face », insiste Syed Qaiser Abbas. Environ 2 millions de Pakistanais sont installés aux Emirats.
    Le Golfe est crucial pour le Pakistan, et cette vague d’expulsions risque d’ébranler une économie déjà fragile. Des millions de citoyens ont migré comme travailleurs, souvent faiblement qualifiés, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Oman et à Bahreïn. Les fonds qu’ils envoient chez eux constituent une bouée de sauvetage cruciale pour les familles, mais aussi pour l’économie pakistanaise, en manque de liquidités, contribuant à renforcer les réserves de change du pays. Au cours du dernier exercice fiscal 2024-2025, le Pakistan a reçu plus de 38 milliards de dollars (plus de 32 milliards d’euros) de transferts de fonds provenant de travailleurs expatriés, et les Emirats ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé après l’Arabie saoudite.
    Abou Dhabi avait déjà envoyé, en avril, un signal négatif en exigeant le remboursement rapide d’un prêt de 3,5 milliards de dollars accordé au Pakistan – près d’un cinquième des réserves de change du pays. L’Arabie saoudite a dû intervenir et a proposé un dépôt de 3 milliards de dollars, évitant un défaut de paiement. Islamabad joue les équilibristes en tentant de maintenir sa neutralité face aux rivalités entre le Golfe et l’Iran voisin, tout en se posant en médiateur dans la guerre opposant Téhéran et Washington. Sa position est d’autant plus délicate que le Pakistan est engagé par un pacte de défense mutuel signé en 2025 avec l’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, l’obligeant à protéger Riyad en cas d’attaque.
    Le ministère de l’intérieur pakistanais a démenti, dans un communiqué diffusé le 8 avril, les expulsions « de ce pays islamique frère que sont les Emirats arabes unis », qualifiant ces informations « de mauvaise foi, s’inscrivant dans le cadre d’une propagande malveillante menée par des intérêts particuliers ». « Aucune expulsion ciblant un pays ou une branche spécifique n’est en cours, y compris aux Emirats arabes unis, affirment les autorités. Les expulsions, le cas échéant, relèvent d’une procédure de routine conforme à la réglementation et au système juridique du pays d’accueil, et sont motivées par des violations de la loi, des séjours illégaux ou des documents non valides. »
    Abbas Shirazi, 47 ans, originaire du district d’Attock, dans le Pendjab, possédait des documents parfaitement valides quand il a été renvoyé brutalement, le 22 avril, après dix-sept années passées aux Emirats. « Ils m’ont arrêté devant mon bureau, m’ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone, puis m’ont envoyé dans un centre de détention où se trouvaient une douzaine d’autres chiites pakistanais. J’ai été traité comme un criminel », témoigne cet inspecteur de la sécurité dans le bâtiment. Il raconte avoir été harcelé au cours de sa détention, sans possibilité de s’entretenir avec la direction de l’entreprise ou avec sa famille, et encore moins avec un avocat. « Je suis rentré au Pakistan les mains vides, sans un sou, et j’ai perdu l’accès à toutes mes économies et à ma retraite. Nous n’avons reçu aucune aide de la part des autorités pakistanaises. » Abbas Shirazi, père de trois enfants, ne sait pas comment subvenir aux besoins de sa famille. La guerre en Iran met au jourd à quel point la main-d’œuvre migrante et les transferts de fonds sont devenus des instruments de pression en géopolitique.

    #Covid-19#migration#migrant#pakistan#emiratsarabes#travailleurmigrant#expulsion#droit#sante#crise

  • Wie man eine #Wirtschaft trotz der auswegslosen Krisenlage immer no...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12466047

    Wie man eine #Wirtschaft trotz der auswegslosen Krisenlage immer noch auch Wachstum aufbauen kann ist mir ein Rätsel? 😱🤯🤮

    Siehe: https://www1.wdr.de/wirtschaft/iran-konflikt-wirtschaft-sorgen-konjunktur-100.html

    Wir können sehr froh sein wenn wir kein negatives Wachstum dieses Jahr haben. „Negatives Wachstum“ ist #Neusprech für Wachstum über alles ohne geht es nicht. Dabei wäre sinnvolle Schrumpfung und Konsumverzicht sinnvoll für das Klima und die Zukunft. Ewiges Wachstum ist nicht nur unmöglich sondern auch unser Untergang!

    #wirtschaft #politik #zukunft #krise #Menschheit #Ressourcen #Problem #ethik #Emissionen #klima #umwelt #Zivilisation #Kapitalismus #Demokratie

  • « L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/13/l-immigration-renforce-l-incitation-a-la-formation-et-l-arret-de-l-immigrati

    « L’immigration renforce l’incitation à la formation et l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation »
    Chronique de Pierre-Cyrille Hautcœur
    Directeur d’études à l’EHESS (Ecole d’économie de Paris)
    Les récents propos de François Ruffin qui s’est déclaré « hostile à l’immigration pour le travail » provoquent des débats justifiés sur un terrain trop souvent réservé à l’idéologie. Choisir des politiques appropriées demande, de fait, de prendre en compte un grand nombre d’effets indirects, et de penser à long terme. Quoi de mieux que d’observer le cas de la restriction de l’immigration la plus importante de l’histoire : celle des Etats-Unis dans les années 1920 ? Après des afflux importants d’immigrés à partir des années 1880, le pays a établi des barrières à l’encontre des Asiatiques, juste avant la première guerre mondiale, et en 1920, a imposé des quotas sévères aux Européens.
    Une étude américaine d’octobre 2025, « Immigration Restrictions and Natives’ Intergenerational Mobility : Evidence from the 1920s US Quotas » (« restrictions en matière d’immigration et mobilité intergénérationnelle des autochtones : les enseignements tirés des quotas des années 1920 »), apporte une analyse quantitative détaillée de cet épisode. James Feigenbaum, Yi-Ju Hung, Marco Tabellini et Monia Tomasella y exploitent la numérisation complète des recensements états-uniens. Ils analysent l’impact à long terme de ces quotas sur le devenir des différentes catégories sociales et professions. Grâce à ces données, ils peuvent distinguer les zones géographiques directement affectées par l’immigration et éviter de confondre l’effet des quotas avec d’autres évolutions. Ils montrent ainsi que l’impact varie considérablement selon les groupes sociaux et professionnels.
    Globalement, les Noirs pauvres, qui sont les plus directement concurrencés par les immigrés peu qualifiés, ne bénéficient pas significativement de la baisse de cette concurrence. En ce qui concerne les autres catégories sociales, elles voient leur situation se détériorer : une partie se retrouve à remplir des emplois peu qualifiés qui étaient occupés par les migrants, alors qu’auparavant elles bénéficiaient d’une complémentarité de leurs qualifications avec cette population récemment arrivée. C’est particulièrement observable pour tous ceux qui n’ont pas pu ou voulu se déplacer vers les régions les plus dynamiques : leurs salaires en 1940 ont pris un retard important par rapport aux plus mobiles.
    Cette complémentarité entre immigrés et natifs peut se comprendre de la manière suivante : il est d’autant plus intéressant de se spécialiser dans des tâches plus complexes, dès lors qu’il y a des gens – par exemple ceux qui ne parlent pas anglais – qui ne peuvent pas y prétendre, mais qui peuvent occuper des tâches plus simples. L’immigration renforce l’incitation à la formation, et a contrario l’arrêt de l’immigration réduit cette incitation.
    Les auteurs montrent ainsi que les travailleurs natifs des régions les plus affectées par les quotas se forment plutôt moins après les années 1920. Et cela explique près de la moitié de la réduction de leurs perspectives de carrière et de salaire. Pourtant, parmi les natifs, tous ne sont pas logés à la même enseigne : les personnes issues des catégories sociales supérieures échappent à cette détérioration : plus mobiles, mieux protégées par des réseaux de sociabilité permettant des reconversions, elles augmentent leur avantage par rapport aux classes moyennes.
    Ce cas doit nous faire réfléchir sur les mécanismes qui rendent l’immigration profitable pour les Français d’aujourd’hui : il n’est pas nécessaire de faire venir des gens plus qualifiés, mais plutôt ceux qui sont indispensables pour accomplir les tâches qui demandent beaucoup de travail, par exemple dans le soin et la santé. Cela serait même utile de les intégrer pleinement au marché du travail en les régularisant, comme en Espagne. En même temps, il faut encourager l’investissement, la recherche et la formation pour créer de nouveaux emplois qualifiés et faciliter la mobilité sociale et professionnelle. C’est l’absence de telles perspectives qui crée la frustration des catégories sociales qui se croient menacées par l’immigration. Et le repli sur soi n’améliorera pas leur situation.

    #Covid-19#migration#migrant#france#immigration#economie#sante#integration#naturalisation

  • La dévastation de l’Iran par les #Sanctions américaines
    https://lvsl.fr/la-devastation-de-liran-par-les-sanctions-americaines

    Depuis plus de vingt ans, les sanctions occidentales contre l’Iran sont présentées comme un moyen d’affaiblir la République islamique et de permettre à la population de la renverser. Leur impact fut tout autre : effondrement du pouvoir d’achat, inflation et dépréciation, paupérisation des classes moyennes et pénuries de certains biens essentiels. La dégradation des indicateurs macro-économiques et du niveau de vie des Iraniens est étroitement corrélé aux périodes de renforcement des sanctions, qui compromettent notamment les exportations pétrolières de Téhéran. Dans le même temps, les Gardiens de la révolution ont profité des circuits parallèles générés par l’embargo pour développer un vaste réseau affairiste. Et si la guerre déclenchée par les #Etats-Unis avait pour objectif de pallier (…)

    #International #embargo #impérialisme #Iran #République_islamique_d'Iran #Sanctions_économiques

  • Come #Big_Tech ha reso segreti i dati ambientali sui data center a livello europeo

    I data center europei dovrebbero essere tenuti a comunicare all’Ue indicatori chiave come il consumo di energia e acqua. Un’inchiesta di Investigate Europe -pubblicata in esclusiva in Italia da Altreconomia- mostra però che una clausola di riservatezza, proposta da #Microsoft e dalla lobby #DigitalEurope, è stata inserita nella normativa comunitaria, impedendo così l’accesso pubblico a informazioni di capitale importanza

    La Commissione europea raccoglie dati chiave sui data center, come l’efficienza energetica e il consumo idrico. Tuttavia, le informazioni sull’impatto ambientale dei singoli impianti restano segrete, dopo che le grandi aziende tecnologiche hanno fatto pressione per modificare una normativa del 2024 collegata alla direttiva sull’efficienza energetica, classificando questi dati come riservati e commercialmente sensibili.

    Un’inchiesta di Investigate Europe rivela come Microsoft e la lobby DigitalEurope -che annovera tra i suoi membri Amazon, Apple, Google e Meta- abbiano guidato questa campagna, incidendo su una normativa pensata per garantire trasparenza in un settore in rapida espansione: quello dei data center, la cui capacità nell’Ue è stimata triplicare nei prossimi cinque anni.

    Il settore dei data center è sempre più sotto pressione per l’elevato consumo di energia e l’impatto su comunità e ambiente. Negli ultimi anni, la Commissione europea ha introdotto alcune norme per ridurne l’impronta ambientale, tra cui il Regolamento Ecodesign, che definisce requisiti di progettazione ecocompatibile per prodotti come server e sistemi di archiviazione dati, e la revisione del 2023 della direttiva sull’efficienza energetica, che per la prima volta obbliga gli operatori a comunicare dati su consumi di energia e acqua.

    Durante la fase di consultazione sulla revisione della direttiva, Microsoft e la lobby DigitalEurope hanno presentato osservazioni convergenti, proponendo l’introduzione di un nuovo articolo per classificare come riservate tutte le informazioni relative ai singoli data center, invocando la tutela degli interessi commerciali. L’obiettivo era andare oltre la proposta iniziale della Commissione e impedire che questi dati potessero essere ottenuti anche tramite richieste di accesso agli atti.

    Quando la Commissione ha pubblicato il testo definitivo nel marzo 2024, l’articolo proposto dall’industria era stato inserito quasi parola per parola.

    L’articolo 5, paragrafo 5, stabilisce infatti che “la Commissione e gli Stati membri interessati mantengono riservate tutte le informazioni e tutti gli indicatori chiave di prestazione dei singoli centri dati che sono comunicati alla banca dati. Tali informazioni sono considerate informazioni riservate che incidono sugli interessi commerciali dei gestori e dei titolari dei centri dati”.

    Per questo, sono stati resi pubblici solo dati aggregati a livello nazionale, mentre le informazioni sull’impatto specifico dei singoli data center restano fuori dalla portata di comunità locali, ricercatori, giornalisti e cittadini.

    Si tratta di un altro esempio di come l’industria stia “intensificando i propri sforzi di lobbying per influenzare la legislazione dell’Ue”, afferma Bram Vranken, che si occupa di questi temi per Corporate Europe Observatory, un’organizzazione con sede a Bruxelles che promuove la trasparenza nelle istituzioni europee. A suo avviso, si tratta di un caso senza precedenti nella modifica della normativa europea.

    “Il fatto che la Commissione abbia copiato e incollato un emendamento di Microsoft è scioccante”, ha aggiunto. “Chi rappresenta davvero la Commissione: le grandi aziende tecnologiche o l’interesse pubblico?”. Contattati da Investigate Europe, Microsoft e DigitalEurope non hanno risposto alle richieste di commento.

    Gli esperti giuridici sostengono che la clausola sia in contrasto con la Carta dei diritti fondamentali dell’Unione europea e con la Convenzione di Aarhus, che garantisce al pubblico l’accesso alle informazioni ambientali, comprese quelle sulle emissioni.

    “In vent’anni non ricordo un caso simile”, afferma Jerzy Jendrośka, per 19 anni membro dell’organismo di supervisione della Convenzione e oggi professore di Diritto ambientale europeo all’Università di Opole, in Polonia. “Questo chiaramente non è in linea con la Convenzione di Aarhus”.

    Per Luc Lavrysen, ex presidente della Corte costituzionale belga e professore emerito di Diritto ambientale all’Università di Gand, la clausola di riservatezza generalizzata “è chiaramente in violazione” delle norme Ue sulla trasparenza e della Convenzione di Aarhus.

    Sulla stessa linea Kristina Irion, docente di Diritto dell’informazione all’Università di Amsterdam, secondo cui la “presunzione generalizzata di riservatezza” favorisce indebitamente gli interessi delle aziende a scapito dell’accesso pubblico ai dati. “Ciò che merita protezione, in quanto informazione riservata che incide sugli interessi commerciali delle società di data center, dovrebbe essere determinato caso per caso”.

    Contattata per un commento, la Commissione europea ha sostenuto che la riservatezza fosse sempre stata parte della sua proposta e ha rifiutato di fornire una risposta ufficiale. “Durante la consultazione abbiamo ricevuto numerosi commenti su questo tema”, ha affermato un funzionario europeo, parlando a condizione di anonimato. “Abbiamo analizzato i contributi e adottato un testo che li riflette, come da prassi”.

    Gli Stati membri dell’Ue sono stati inoltre incoraggiati a respingere le richieste pubbliche di accesso a queste informazioni, rivela Investigate Europe. In un’e-mail inviata all’inizio del 2025 e condivisa con chi scrive, un alto funzionario della Commissione ha sottolineato alle autorità nazionali che erano “tenute a mantenere riservate tutte le informazioni e gli indicatori chiave di prestazione relativi ai singoli data center”.

    Secondo fonti vicine alla vicenda, la posizione interna della Commissione è che rendere pubbliche le informazioni sui singoli data center potrebbe spingere gli operatori a smettere di comunicare i dati, nonostante gli obblighi previsti. Tuttavia, gli stessi dati dell’Ue mostrano che finora solo il 38% delle strutture interessate ha effettivamente trasmesso le informazioni richieste.

    Il settore ha “un interesse concreto a tenere nascosti i dati”, afferma Alex de Vries-Gao, accademico che studia l’impatto ambientale dell’intelligenza artificiale e dei data center presso la Vrije Universiteit di Amsterdam. Le sue analisi si basano per lo più su dati aggregati, proprio per la scarsità di informazioni disponibili. “Le informazioni pubbliche sono estremamente limitate. Di solito bisogna fare i salti mortali per riuscire a ricavarne dei dati”.

    In Italia, l’adesione all’obbligo di trasmissione dei dati all’Ue resta limitata: secondo il Politecnico di Milano, nel Paese ci sono circa 200 data center, ma nel 2024 -stando alla Commissione europea- solo 33 strutture avevano trasmesso le informazioni richieste. Anche considerando che il numero complessivo fosse allora leggermente inferiore rispetto alle stime attuali, il livello di adesione resta molto basso.

    Investigate Europe ha contattato le società proprietarie dei data center in Italia, chiedendo di condividere alcune informazioni di base, tra cui la capacità totale di energia installata, la quota effettivamente utilizzata dai server, la quantità d’acqua impiegata per il raffreddamento e il consumo dei generatori diesel, sia per gli impianti già in funzione sia per quelli pianificati ma non ancora costruiti.

    Delle 102 società contattate, solo 7 hanno fornito i dati richiesti. Tra chi ha risposto rifiutando di condividerli figura proprio Microsoft, che ha motivato il rifiuto citando “ragioni di concorrenza, conformità normativa e sicurezza”.

    Ma la clausola di riservatezza è solo una delle diverse deroghe favorevoli alle imprese che l’industria è riuscita a ottenere nelle normative europee che regolano i data center.

    A dicembre 2025, la Commissione europea ha infatti presentato una proposta di legge per accelerare le valutazioni di impatto ambientale previste dall’Ue per i grandi progetti edilizi, inclusi molti dei più grandi data center. La proposta fa parte di un’iniziativa più ampia volta a ridurre quelli che vengono presentati come “oneri burocratici” per le imprese.

    La legge, alla primavera 2026 ancora in fase di revisione, introduce scadenze rigide per le autorità locali, limita a 90 giorni la consultazione pubblica e apre alla possibilità di iter accelerati per i progetti considerati prioritari.

    Un documento ottenuto tramite una richiesta di accesso agli atti mostra che Microsoft ha incontrato un funzionario dell’Ue alla fine dell’ottobre scorso per discutere delle autorizzazioni, chiedendo di “fissare un limite massimo ai tempi”. L’azienda ha definito la “semplificazione delle procedure autorizzative come un fattore abilitante cruciale”, scrivendo in un’e-mail diretta alla Commissione europea: “Insieme ai nostri team sul campo, abbiamo sviluppato una serie di proposte concrete”.

    Per mesi, Microsoft e Amazon sono state tra le aziende che hanno fatto pubblicamente pressione per accelerare le procedure di autorizzazione dei permessi edilizi, indicando come modello l’approccio dello “sportello unico” adottato nella regione spagnola dell’Aragona per le pratiche ambientali: un sistema che concentra in un’unica autorità tutte le autorizzazioni, accorciando tempi e passaggi burocratici.

    L’area è diventata un importante hub europeo per i data center, con Amazon che, secondo un rapporto pubblicato a marzo dalla stessa azienda, avrebbe investito 33 miliardi di euro in infrastrutture per l’intelligenza artificiale e il cloud nella sola Spagna.

    Le nuove norme favorevoli agli investitori introdotte nella regione sono state criticate dagli attivisti locali, secondo cui consentono agli operatori come Amazon di “modificare la destinazione d’uso dei terreni, eludere tasse e scadenze, con scarsa partecipazione pubblica”.

    Ioannis Agapakis, avvocato dell’organizzazione no profit ClientEarth, avverte che una riduzione dei tempi di consultazione pubblica potrebbe impedire ai cittadini di individuare problemi rilevanti. “Nel peggiore dei casi, potrebbe legittimare progetti affetti da irregolarità procedurali o sostanziali”, ha detto a Investigate Europe.

    Le conseguenze di questi cambiamenti ricadranno soprattutto su chi vive più vicino alla rete in espansione dei data center in Europa. “La società sta pagando il prezzo pieno per le emissioni di carbonio e il consumo idrico dei data center”, ha affermato Alex de Vries-Gao della Vrije Universiteit di Amsterdam.

    La Commissione prevede di pubblicare punteggi di sostenibilità basati su alcuni indicatori per i singoli data center. Si tratta di un passo avanti, ma la maggior parte dei dati comunicati dagli operatori resterà riservata, protetta proprio da quella medesima clausola che l’industria ha contribuito a scrivere.

    https://altreconomia.it/come-big-tech-ha-reso-segreti-i-dati-ambientali-sui-data-center-a-livel
    #données #environnement #data_centers #centres_de_données #énergie #eau #ressources #impact_environnemental #Amazon #Apple #Google #Meta #droit #normes #Ecodesign #empreinte_environnementale #directive #lobbying #convetion_de_Aarhus #confidentialité #EU #Union_européenne #UE #infrastructure #IA #AI #intelligence_artificielle

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    voir aussi:
    https://www.investigate-europe.eu/posts/big-tech-data-centres-secrecy-eu-law-environment-footprint

  • The Fuck, une carte postale de Brixton, Londres
    https://abasbruit.org/2026/05/06/the-fuck-une-carte-postale-de-brixton-londres

    Où il est question d’un film un peu oublié, Sammy and Rosie Get Laid, d’anéantissement des territoires des classes populaires, mais aussi de rencontres et de mélanges des classes et des cultures, de tissage souterrain et de présences affectives…

    #Lettres_du_monde #amour #émeutes #cinéma #classe_ouvrière #postcolonial

  • COPERTINA – Il #Sud “svuotato” dai #giovani
    https://informareonline.com/copertina-il-sud-svuotato-dai-giovani

    «Oggi l’Italia vive un periodo demografico fortemente differenziato. Il Centro-nord ha stabilizzato il saldo complessivo grazie alle immigrazioni, mentre nel Mezzogiorno la popolazione continua a diminuire in maniera abbastanza intensa a causa delle emigrazioni, perlopiù concentrate nella fascia d’età 18-34 anni»: sono alcune delle dichiarazioni che #Corrado_Bonifazi, demografo e Ricercatore associato, Direttore dell’Istituto di […] L’articolo COPERTINA – Il Sud “svuotato” dai giovani proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Maggio_2026 #emigrazione #Marco_Esposito

  • L’#Europe est en pleine #ébullition climatique | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/290426/l-europe-est-en-pleine-ebullition-climatique

    L’été dernier, en l’espace d’une semaine à peine, les mégafeux qui ont ravagé l’Espagne et le Portugal ont entraîné le plus haut niveau annuel d’#émissions de polluants et de #CO2 liés aux feux de forêt jamais mesuré en Europe.

    « À cause du changement climatique, l’Europe du Sud est une #zone_anticyclonique de plus en plus sous cloche, affectée par les masses chaudes du continent africain qui remontent, avance Philippe Drobinski. Cela entraîne des canicules plus intenses, une aridification de cette partie du continent et, par conséquent, des risques d’incendie plus importants. »

    Le débit des cours d’eau du réseau fluvial européen dans son ensemble est pour sa part resté inférieur à la moyenne pendant onze mois de l’année 2025. Dès le mois de mai, plus de la moitié du territoire continental était atteinte de sécheresse.

    Dernier triste record battu en 2025 : la température annuelle à la surface de la mer pour la région océanique européenne a été la plus forte jamais enregistrée. Une tendance à long terme, puisque 2025 marque la quatrième année consécutive de chaleur marine hors norme.

    Les chercheurs et chercheuses ont estimé que 86 % des mers européennes avaient subi, l’an dernier, un fort épisode de #canicule. Ici aussi, l’impact sur la biodiversité est massif. À titre d’illustration, rien qu’entre 2015 et 2019, les canicules marines en Méditerranée ont entraîné la disparition récurrente d’une cinquantaine d’espèces d’éponges, de mollusques ou de coraux aux longs cycles de régénération.

    Pour résumer, entre sa partie nord à proximité de l’Arctique qui fond et son arc méditerranéen en proie à l’assèchement, l’Europe « se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale », ont alerté les scientifiques de l’OMM et de Copernicus. Ce qui en fait « le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre » – à un rythme de + 0,56 °C par décennie depuis les années 1990. Alors qu’on estime que le réchauffement global actuel est d’environ 1,4 °C supérieur au niveau préindustriel (1850-1900), en Europe, la hausse des températures avoisine déjà les 2,5 °C.

    Pis, 2026 pourrait déjà s’annoncer comme une nouvelle année de records climatiques en Europe. Le 24 avril, l’OMM a signalé le développement « de plus en plus probable », à partir de cet été, d’un nouvel épisode #El_Niño, un phénomène naturel cyclique qui réchauffe le Pacifique équatorial, engendrant des bouleversements importants sur la météo des différentes régions du globe.

    Selon l’institution météorologique, cette fluctuation du climat, qui se produit en moyenne tous les deux à sept ans, pourrait se traduire à partir du mois de mai par un accroissement des températures de surface « particulièrement fort » en Europe.

  • Ben Norton sur X :
    https://x.com/BenjaminNorton/status/2049178088093970644

    Les États-Unis espèrent détruire l’OPEP depuis sa fondation en 1960.

    Il s’agit de plus, bien plus que [de contrer] l’Arabie saoudite.

    L’OPEP était une plateforme que le Sud global utilisait autrefois pour inverser en partie le flux constant de richesses vers l’Occident.

    L’empire américain a toujours cherché à contrôler le marché mondial du pétrole, mais l’OPEP était un obstacle majeur qui se dressait sur sa route.

    Les choses ont commencé à changer de manière significative dans les années 2010, lorsque le boom du schiste a fait des États-Unis le premier producteur de pétrole sur Terre.

    Les #Émirats_arabes_unis sont l’un des alliés américains les plus obéissants dans le golfe Persique. Ils ont déjà suivi les ordres américains et normalisé leurs relations avec le régime colonial israélien. Il n’est pas surprenant de les voir maintenant saboter l’#OPEP.

    […]

  • Belgique : l’entrée de Boualem Sansal à l’Académie royale suscite la polémique - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/culture/20260426-belgique-l-entr%C3%A9e-de-boualem-sansal-%C3%A0-l-acad%C3%A9mie-royale-

    Ces derniers jours, plusieurs écrivains belges se sont élevés publiquement, sur les réseaux sociaux comme dans la presse, contre l’intronisation de Boualem Sansal à l’Académie royale de langue et de littérature français de Belgique, sur les réseaux sociaux comme dans la presse. Certains sont allés jusqu’à demander l’annulation de son élection. Au sein même de l’institution, plusieurs membres ont exprimé leurs doutes, voire leurs regrets, face à l’arrivée dans leurs rangs de l’écrivain franco-algérien, certains évoquant même une « erreur ».

    Le secrétaire perpétuel de l’Académie, Yves Namur, a lui-même reconnu un malaise, quelques heures avant l’intronisation, au micro de la RTBF : « Le 11 octobre, jour où il est élu sur base de ce qu’il a écrit, il est élu d’une façon très honorable, par quasi l’entièreté des membres présents. Maintenant, ce qui se passe, il faut le dire, ça nous met mal à l’aise. Ça peut nous troubler. »

    La polémique s’est poursuivie jusque dans les murs de l’Académie, lors de la cérémonie de samedi. Dans son discours de réception, l’écrivain belge Jean-Luc Outers, tout en lui rendant hommage, a évoqué à mots couverts un glissement, décrivant Boualem Sansal comme « le héros d’une droite décomplexée ».

  • Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/amnesty-international-calls-states-to-stop-predatory-era-taking-hold

    La situation des droits humains dans le monde, ainsi que les autres documents publiés cette année par Amnesty International, détaillent des crimes de droit international généralisés et une multiplication des attaques contre le système de justice internationale, qui portent gravement atteinte aux fondements sur lesquels reposent les droits humains au niveau mondial. 

    Israël a poursuivi son #génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, et a maintenu le système d’#apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion. Les autorités israéliennes ont de plus en plus autorisé ou encouragé les colons à attaquer et terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, et de hauts responsables de l’État ont encensé et glorifié la violence contre les Palestinien·ne·s, y compris les arrestations arbitraires et la torture des détenu·e·s. 

    Les #États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026.

    La #Russie a intensifié ses attaques aériennes contre des infrastructures civiles essentielles en Ukraine, tandis que l’armée du Myanmar a utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civil·e·s, dont des enfants. 

    Les #Émirats_arabes_unis ont alimenté le conflit au #Soudan en fournissant de l’armement #chinois de pointe aux Forces d’appui rapide, qui ont pris le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre après l’avoir assiégée pendant 18 mois et ont commis des massacres de civil·e·s et des violences sexuelles. En République démocratique du #Congo (RDC), le groupe armé #M23, avec l’aide active du #Rwanda, a pris les villes de Goma et de Bukavu et a tué illégalement des civil·e·s et torturé des détenu·e·s. 

    […]

    Israël a intensifié ses attaques contre le #Liban.

    Entre la mort de plus de 100 #enfants tués par une frappe états-unienne illégale sur une école en #Iran et les attaques dévastatrices de toutes les parties contre des infrastructures énergétiques, le conflit a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau dans cette région déjà agitée, ainsi qu’ailleurs dans le monde. 

    En Afghanistan, les talibans ont intensifié leurs politiques prédatrices contre les femmes, avec de nouvelles interdictions les privant d’éducation, de travail et de liberté de circuler, tandis qu’en Iran les autorités ont massacré des manifestant·e·s en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies. 

    En 2025, les États-Unis, Israël et la Russie ont encore affaibli les mécanismes internationaux d’obligation de rendre des comptes, et en particulier la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement de Donald Trump a pris des sanctions contre des membres du personnel de la CPI, des organisations collaborant avec elle et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, et la Russie a délivré des mandats d’arrêt contre des responsables de la CPI. Plusieurs autres États se sont retirés du Statut de Rome et des traités interdisant les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel ou ont annoncé leur intention de le faire. 

    La grande majorité des États ont refusé ou se sont montrés incapables de dénoncer systématiquement les actes prédateurs commis par les États-Unis, la Russie, Israël ou la Chine, ou de négocier des solutions diplomatiques. L’Union européenne et la plupart des pays européens ont cédé lâchement face aux attaques états-uniennes contre le droit international et les mécanismes multilatéraux. Ils n’ont pas pris de mesures dignes de ce nom pour faire cesser le génocide israélien ou mettre un terme aux transferts irresponsables d’armes et de technologies alimentant des crimes de droit international dans le monde entier. Ils ne se sont pas non plus montrés disposés à promulguer des lois pour faire barrage aux sanctions des États-Unis et protéger les personnes visées par celles-ci, notamment les juges et les procureurs de la CPI.

    L’Italie et la Hongrie ont refusé d’arrêter sur leur territoire des personnes se trouvant sous le coup de mandats de la #CPI, et l’Allemagne, la #France et la Pologne ont laissé entendre qu’elles feraient de même

    «  Les dirigeant·e·s mondiaux ont jusqu’à présent fait preuve d’une trop grande soumission face aux attaques contre le droit international et le système multilatéral. Leur silence et leur inaction sont inexcusables. C’est une faillite morale, qui n’aboutira à rien d’autre qu’à une retraite, une défaite et l’effacement de décennies de gains durement acquis en matière de droits humains.

    Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures  », a déclaré Agnès Callamard. 

    «  Certaines personnes pourraient être tentées de balayer d’un revers de la main le système bâti ces 80 dernières années, affirmant qu’il n’est rien d’autre qu’une illusion. Cela reviendrait à faire peu de cas des avancées acquises de haute lutte en matière de reconnaissance des droits universels, notamment l’adoption de nombreuses conventions internationales et lois nationales protégeant contre la discrimination raciale et la violence à l’égard des femmes, consacrant les droits des travailleuses et travailleurs et des syndicats, et reconnaissant ceux des peuples autochtones. Ce serait oublier les solutions apportées à la pauvreté, le renforcement des droits reproductifs et la justice mise en œuvre quand les États choisissent de respecter la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. 

    «  Les prédateurs politiques et économiques, ainsi que celles et ceux qui les aident, déclarent la mort du système multilatéral non pas parce qu’il est inefficace, mais parce qu’il ne sert pas leurs objectifs d’hégémonie et de contrôle. La bonne réponse ne consiste pas à proclamer que ce système est une illusion ou est irréparable, mais à s’attaquer à ses lacunes, à cesser de l’appliquer de façon sélective et à continuer de le transformer pour qu’il soit pleinement en mesure de défendre tout le monde avec la même détermination.  »

  • #Retraite_progressive : en un an, au moins deux fois plus de Français sont en demande
    https://www.liberation.fr/economie/social/retraite-progressive-en-un-an-au-moins-deux-fois-plus-de-francais-sont-en

    Pour bénéficier de ce système qui permet de percevoir une partie de sa #retraite tout en continuant de cotiser, il faut avoir validé au moins 150 trimestres et avoir une activité réduite selon son statut (salarié, fonctionnaire ou indépendant). Par exemple, pour les salariés, le #temps_partiel doit être compris entre 40 % et 80 % d’un temps plein. Fin 2024 déjà, une hausse de près de 17 % des demandes progressives était observée en un an. Résultat, 31 300 assurés du régime général en bénéficiaient.

    Le dispositif est en effet apparu comme un amortisseur face au recul de l’âge légal de départ à 64 ans engagé par la réforme des retraites de 2023. Dans le même temps, ce départ progressif a aussi été rendu possible pour les fonctionnaires (pas comptabilisé dans les chiffres de l’Assurance retraite qui concernent les salariés du privé). Autre changement majeur qui peut expliquer un regain d’intérêt pour le départ progressif : depuis le 1er septembre 2025, il est possible d’opter pour cette option non plus à 62 ans comme la loi le prévoyait, mais dès 60 ans.

    Des ajustements qui ont forcément eu un impact sur la hausse des demandes, mais qui peuvent aussi être « le signe de conditions de travail qui incitent à partir plus tôt », dit Frédéric Lerais, économiste à la tête de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Car la plupart du temps, la retraite progressive implique une baisse de pouvoir d’achat. « En plus des revenus du salaire réduit dû au temps partiel, on reçoit une partie de sa retraite dont les indemnités sont plus basses que le niveau de salaire », détaille Frédéric Lerais.

    A la CGT cette hausse des demandes de #retraite_anticipée n’étonne pas, « car avec la réforme des retraites et le recul de l’âge de départ, elle répond à un besoin », analyse Denis Gravouil, secrétaire confédéral, qui regrette tout de même que les patrons conservent le droit de refuser un temps partiel, et donc la possibilité pour les employés de partir en avance. En matière de retraite anticipée, le syndicat observe deux profils très demandeurs : les travailleurs qui ont des soucis de santé et ceux qui ont déjà cumulé leurs vingt-cinq années les mieux rémunérées sur lesquelles sont calculées les retraites du privé pour percevoir des indemnisations au taux maximum.

    « Cette tendance confirme celle observée depuis la réforme Touraine qui prévoit un allongement de la durée de cotisation et depuis laquelle des actifs veulent raccrocher plus tôt même s’il leur manque des trimestres et avec une décote », observe Denis Gravouil. Et d’ajouter : « S’il permet pour certains de réduire leur temps de travail en fin de carrière, le dispositif ne règle pas les problèmes structurels liés à la réforme des retraites, et, avec une baisse des revenus de certains retraités, accroît les inégalités. »

    #emplois_vieux

  • L’envers du Vélib’
    https://lecourrier.ch/2026/04/13/lenvers-du-velib

    Les interviews, articles de presse, et portraits (ou devrais-je dire publi-reportages ?) élogieux se succèdent à un rythme soutenu ces dernières semaines. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle (1,7% des voix exprimées) et candidate malheureuse à la tête du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU est fière de son bilan et le fait savoir.

    Mais à quel bilan se réfère-t-elle au juste ? Comme en atteste l’extrait précédent, c’est surtout son bilan environnemental qui est mis en avant. « Bienvenus à #Paris, la ville qui a dit non aux voitures » titrait ainsi Bloomberg, le média de son ami milliardaire philanthrope Michael Bloomberg. #Pistes_cyclables, journées sans voiture, #Vélib’, propreté de la Seine, « forêts urbaines », « îlots de fraicheur », fermeture des voies sur berges, bornes de recharge pour véhicules électriques, COP21, jeux olympiques « neutres en carbone »… Sept mille voitures en moins. 50 000 places de parking pour deux roues. Mille cinq cents km de pistes cyclables. Deux cents rues fermées à la circulation. A en croire Hidalgo, les faits et les chiffres parlent d’eux-mêmes.

    #végétalisation #verdissement #tourisme #embourgeoisement

  • Grand-Yoff : Une commerçante arnaque quatre candidats à l’ém... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/grand-yoff-une-commercante-arnaque-quatre-candidats-a-lemigration-pour-plus

    Grand-Yoff : Une commerçante arnaque quatre candidats à l’émigration pour plus de six millions de FCFA
    Le commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff a interpellé le 8 avril 2026 S.N., 37 ans, commerçante, domiciliée à Arafat Grand-Yoff, pour escroquerie portant sur un montant total de 6 100 000 FCFA. Son arrestation fait suite aux plaintes déposées par quatre victimes.Le premier plaignant, N.N., indique avoir contacté S.N. en 2024 pour obtenir un visa en vue d’un voyage en Italie, moyennant 650 000 FCFA. Ni le visa ni l’argent ne lui ont été restitués.
    La deuxième victime, M.S., déclare avoir viré via l’application Wave la somme de 3 050 000 FCFA à S.N. pour l’obtention d’un visa pour l’Espagne. La mise en cause n’a pas honoré son engagement.
    La troisième plaignante, T.D., affirme avoir remis 3 000 000 FCFA à S.N. pour un voyage en Espagne incluant le billet d’avion. Après avoir versé un premier acompte d’un million de FCFA, S.N. l’a enrôlée dans une tontine à laquelle T.D. a cotisé 430 000 FCFA avant de se retirer, constatant la mauvaise foi de la mise en cause.Le quatrième plaignant, S.M.B.F., expose avoir négocié un voyage à 4 500 000 FCFA. Il verse un acompte de 750 000 FCFA ainsi que 220 000 FCFA de frais de dossier. Quelque temps après, S.N. lui remet un document censé attester d’un rendez-vous à l’ambassade d’Espagne. Après vérification, il constate que le document est un faux. S.N. refuse depuis lors de le rembourser. Interrogée après son interpellation, S.N. a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#emigration#migrationirreguliere#espagne#trafic

  • Symposium et ateliers sur les pratiques de cartographie expérimentale et sensorielle dans le cadre de la recherche en sciences sociales : Programme
    https://www.visionscarto.net/symposium-programme-french

    RETOUR À LA TABLE DES MATIÈRES Ce symposium a été financé par le projet #Embodied_ecologies, ainsi que par l’université de Wageningen, – Savoir, Technologie et Innovation (STI) et le Conseil européen de la recherche (ERC). Il s’est déroulé du lundi 29 septembre au mercredi 1er octobre 2025. 1 – Lieu, dates et localisation Université de Wageningen (WUR) Bâtiment Impulse Stippeneng 2-115 6708 WE Wageningen, Pays-Bas. Dates : Lundi 29 septembre : 9h00 – 17h30 Mardi 30 septembre : 9h00 – (…) Embodied ecologies

  • Partager les pratiques et les concepts en cartographie experimentale
    https://www.visionscarto.net/partager-pratiques-concepts-carto-experimentale

    RETOUR À LA TABLE DES MATIÈRES Les ateliers de cartographie expérimentale (sensorielle et émotionnelle) sont des lieux d’exploration et de création, de pratiques cartographiques originales orientées sur la représentation de nos perceptions sensibles et personnelles du monde, de nos espaces quotidiens, de nos itinéraires de vie, ou tout simplement de nos imaginaires. par Philippe Rekacewicz géographe cartographe, chercheur associé Elle est une “pratique en prolongement” de la (…) #Embodied_ecologies

  • Pourquoi on devrait chanter plus souvent (même mal)

    Chanter, même faux, c’est bon pour le corps, le cœur et le collectif : ça soigne, ça relie, et ça fait naître des révolutions. Dans cet épisode, je vous parle du pouvoir du chant, et de pourquoi on devrait chanter plus souvent.

    https://podcasts.360.audion.fm/en/renverser-la-table/pourquoi-on-devrait-chanter-plus-souvent-meme-mal
    #chant #chanter #podcast #audio #santé #bien-être #collectif #féminisme #manifestation #émotions #lien_affectif #vibrations #nerf_vague #vibration_vocale #chant_collectif #corps #prendre_place #voix #cri #crier #attachement #ocytocine #chorale #circle_songs #émotions #puissance

  • « Jamais tranquille » : l’épuisante recherche du prochain contrat pour les millions de Français en emploi court
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/02/jamais-tranquille-l-epuisante-recherche-du-prochain-contrat-pour-les-million

    Pour les plus de 6 millions de Français en emploi court et les 4,7 millions à temps partiel, il faut toujours penser au job d’après. Une course qui pèse sur le quotidien.

    https://justpaste.it/ki81r

    #emploi_précaire

    • La France face à l’explosion des CDD ou des missions d’intérim courtes
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/03/27/emploi-la-france-face-a-l-explosion-des-contrats-de-tres-courte-duree_667445

      Les chiffres des signatures de contrat, en revanche, témoignent d’une transformation récente beaucoup plus nette. La part des contrats de travail de courte durée dans les embauches a significativement progressé en vingt-cinq ans. Sur 46,2 millions d’embauches recensées en 2024, 21,1 millions l’ont été en #CDD, 20,7 millions en #intérim et seulement 4,4 millions en CDI. Et 81 % sont des contrats de moins d’un mois, contre 76 % début 2000. Cette évolution s’accompagne d’une forte réduction de leur durée. Selon l’Unédic, 35 % des CDD étaient alors d’une journée en 2024, 77 % étaient des CDD de moins d’un mois − dont près de la moitié d’une journée − et seulement 12 % d’une durée comprise entre un et trois mois.
      La tendance s’observe particulièrement dans le tertiaire, comme dans l’hébergement médico-social, l’audiovisuel ou la restauration. « Le développement du secteur des services dans les années 2000 va de pair avec un raccourcissement de la durée des contrats », analyse Marion Mauchaussée, maîtresse de conférences à l’université catholique de Lille et chercheuse associée au Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) du Conservatoire national des arts et métiers.


      Cette dissymétrie entre la répartition des emplois par statut et le flux des embauches s’explique en partie par le phénomène de réembauche : nombre de salariés, souvent jeunes, comptent plusieurs contrats courts chaque année, parfois avec le même employeur. En 2024, 76 % des embauches ont été des réembauches par un ancien employeur, dont 97 % en CDD ou intérim.
      Le marché du #travail se caractérise ainsi par un fort dualisme contractuel. Si le CDI, gage de stabilité et de progression salariale, reste la norme, une large part des actifs reste confinée dans la précarité des CDD et de l’intérim sur lesquels repose la flexibilité. Ces derniers ont des salaires moins élevés et convertissent difficilement leurs contrats en CDI. « La dualité n’existe pas seulement dans le type de contrat, mais aussi dans l’évolution de la carrière. D’un côté, entre gérer une carrière en CDI, progresser, voir sa rémunération augmenter, et de l’autre, multiplier des contrats de plus en plus courts, sans perspective de carrière à plus long terme », précise Marion Mauchaussée.

      https://justpaste.it/e5lfs

  • Et si lire rendait les Français plus heureux ? Ce que révèlent les études
    https://actualitte.com/article/130380/enquetes/et-si-lire-rendait-les-francais-plus-heureux-ce-que-revelent-les-etudes

    L’enquête Ipsos sur le bonheur en 2026 ne parle presque jamais de livres. Pourtant, en croisant ses résultats avec les travaux sur la lecture-plaisir, un faisceau cohérent apparaît : famille, santé mentale, sentiment de sens, qualité de l’attention, sociabilité. Autant de dimensions que le livre ne mesure pas directement, mais qu’il façonne en profondeur, de l’enfance aux bibliothèques.

    #Lecture #Bonheur #Empathie

    • Le gamin a 5 ans, à tout casser. S’il est capable d’aborder – et d’apprécier – des livres de ce type, il est particulièrement précoce.

      la recherche sur l’image est assez compliquée car elle est très présente mais (presque) jamais créditée correctement…
      (merci Slate)

      au final, voici l’auteur :
      Ben White @unsplash
      https://unsplash.com/fr/@benwhitephotography

      I consider myself a servant of Jesus Christ. I love finding beauty in simple things. I want everything I do to bring honor and glory to God. If you would like to help me out so I can continue bringing you more photos, I’d be grateful!

      la photo est légendée

      boy sitting on bench while holding a book

      https://unsplash.com/fr/photos/boy-sitting-on-bench-while-holding-a-book-4K2lIP0zc_k

      des variantes se trouvent sur iStock (qui le tient lui-même d’une autre banque d’images), légendée
      Plan rapproché d’un enfant surpris avec une bible ouverte sur ses genoux et un arrière-plan flou
      https://www.istockphoto.com/fr/photo/plan-rapproché-dun-enfant-surpris-avec-une-bible-ouverte-sur-ses-genoux

    • petite expérience avec ChatGPT

      quel est l’âge de l’enfant représenté sur la photo ?
      Il est difficile de donner un âge exact juste à partir de la photo, mais l’enfant semble être un jeune enfant, probablement entre 3 et 5 ans.

      peut-on identifier le type de livre qu’il tient entre les mains ?
      On ne peut pas identifier précisément le livre, mais certains indices sont visibles :
      • Il est assez épais, avec du texte dense sur les pages.
      • Il ne semble pas contenir d’illustrations visibles.
      • La mise en page rappelle celle d’un texte structuré en colonnes ou en paragraphes réguliers.
      Cela fait penser à un livre de type religieux (comme une Bible) ou éventuellement à un roman ou un ouvrage pour adultes, plutôt qu’à un livre pour enfants illustré.

      peux-tu identifier la bibliothèque d’images d’où provient la photo ?
      Oui — on peut identifier assez précisément l’origine de cette image.
      Cette photo correspond à une image de banque d’images (stock photo), et elle est notamment disponible sur la plateforme iStock (groupe Getty Images).

      et le lien fourni sur iStock :-)
      (c’est pas comme ça que j’ai trouvé l’auteur…)

    • je suis en train d’expérimenter ce qui marche et… ce qui ne marche pas avec ces LLM, en particulier pour la recherche – tu me connais…

      ici, l’analyse d’image – qu’avait faite @arno – est assez impressionnante, mais la recherche de la source ne marche pas (provient d’une banque d’images -> ah merci, je ne m’en serais pas douté ;-)
      mais ça ne marche pas mieux sur google, aussi bien recherche d’images que par mots-clés, on en a beaucoup trop
      comme je l’ai dit, la solution est de consulter les sites qui l’utilise en espérant tomber sur un qui fait son boulot et crédite proprement les images, y compris issues de banques d’images libres de droit (c’est pas fréquent, merci Slate, bis et il y a des sites où tu vas même pas voir…)

      sur un tout autre sujet, je cherchais qui avait introduit la prime de majorité dans les élections locales, après quelques tentatives sur google ou, directement, sur Légifrance, il m’a suffi d’une seule requête sur ChatGPT pour avoir la réponse.

      Ça date de la loi du 19/11/1982. C’est donc sur une réforme de l’époque Mitterrand/Mauroy/Deferre que repose depuis 40 ans la vie locale. Et personne ne conteste cet héritage.
      Ah ben si ! et c’est tout frais : une loi du 11/08/2025 a abaissé la prime de majorité à 25% pour Paris, Lyon et Marseille, loi ad feminam et hors des usages républicains établis car votées moins d’un an (7 mois) avant les élections dont elle modifiait le déroulement, puisqu’elle visait à donner un coup de pouce à une candidate (à qui ça n’a pas suffi, d’ailleurs)

  • C’est la France qui devra financer seule l’avion de combat du futur Rafale F5, les Émirats arabes unis ont été vexés et ne veulent plus participer au programme
    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/c-est-la-france-qui-devra-financer-seule-l-avion-de-combat-du-futur-rafale-f5

    À cause d’un désaccord avec les #Émirats_arabes_unis sur le partage de #technologies sensibles comme l’#optronique, la #France devra finalement financer seule le #Rafale #F5 ce qui pèsera sur son #budget militaire et étalera son développement dans le temps.

    #rafale_f5 #EAU

  • L’impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70617/limpact-profond-du-changement-climatique-sur-les-migrations-au-sahel-e

    L’impact profond du changement climatique sur les migrations au Sahel et au Maghreb
    Par RFI Publié le : 30/03/2026
    Le changement climatique joue un rôle d’accélérateur des migrations dans les pays du Sahel. Hommes, et désormais femmes et enfants, partent plus longtemps et plus loin, modifiant en profondeur les structures sociales qui existent. Ces nouvelles circulations ont aussi des conséquences dans les pays d’Afrique du Nord, comme le Maroc, qui sont désormais à la fois pays de destination, pays de départ et de retour, mais aussi pays tampon entre la bande sahélienne et l’Union européenne.
    Une émission enregistrée à Saint-Louis du Sénégal, à l’Université Gaston Berger, à l’occasion de la conférence internationale organisée les 27 et 28 mars 2026 dans le cadre du projet AfriqEurope.
    Avec le professeur Aly Tandian, sociologue à l’Université Gaston Berger et le professeur Mansour Tall, géographe à l’Université Amadou Mahtar Mbow à Rufisque

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#changementclimatique#peche#emigration#saintlouis#maroc#sante#sahel#circulations

  • L’ancienne première ministre Jacinda Ardern, symbole de la fuite des cerveaux néo-zélandais
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/31/l-ancienne-premiere-ministre-jacinda-ardern-symbole-de-la-fuite-des-cerveaux

    L’ancienne première ministre Jacinda Ardern, symbole de la fuite des cerveaux néo-zélandais
    Celle qui avait acquis une renommée internationale en devenant, en 2017, la plus jeune femme cheffe de gouvernement dans le monde, vient de s’installer à Sydney, en Australie, comme plus de 600 000 de ses compatriotes.
    par Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)
    Lunettes de soleil, casquette, sandales Birkenstock et robe chemise courte à rayures bleues et blanches, l’ancienne première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern affiche, en ce dimanche 8 mars, une allure résolument décontractée dans les rues de Manly, quartier balnéaire huppé de l’est de Sydney, alors qu’elle profite d’une promenade au bord de la plage avec sa mère, Laurell, son mari, Clarke Gayford, leur fille de 7 ans, Neve. Mais si la quadragénaire se fond dans la foule du front de mer, son installation dans la métropole, fin février, n’est, elle, pas passée inaperçue. Sa décision de poser ses valises de l’autre côté de la mer de Tasman a été interprétée par nombre de ses compatriotes et par la presse comme le symbole de la fuite croissante des cerveaux néo-zélandais vers l’Australie. Une forme de désertion, pour certains.
    Depuis 2023, l’archipel connaît une vague de départs inédite : 205 000 Kiwis ont quitté le pays, selon l’agence gouvernementale Statistics New Zealand, sur une population de 5,3 millions d’habitants, et plus de la moitié a opté pour l’île-continent voisine. « L’atmosphère en Nouvelle-Zélande est actuellement très sombre. La population est déprimée par la situation économique et par l’accumulation de problèmes, qu’il s’agisse des inégalités, de la pauvreté, de la crise du logement ou même les catastrophes naturelles », résume le politologue Bryce Edwards.
    Pour les habitants rêvant d’une vie meilleure, l’Australie a toujours représenté une porte de sortie facile. Le Trans-Tasman Travel Arrangement, en vigueur depuis 1973, offre une liberté de circulation réciproque aux citoyens des deux Etats, leur permettant de séjourner, de vivre et de travailler indéfiniment chez leur voisin, sans avoir à demander d’autorisation préalable. Fin juin 2024, 617 960 Néo-Zélandais étaient domiciliés en Australie, selon l’Australian Bureau of Statistics, soit 2,3 % de la population totale ; ils en constituaient la quatrième plus grande communauté d’origine étrangère.
    « Nous avons déménagé il y a cinq semaines. Davantage de possibilités, de meilleurs salaires, une météo agréable et une excellente qualité de vie », se réjouit, le 23 mars, Shaun N. Tina Abernethy, en réponse à un internaute en quête de perspectives professionnelles sur la page Facebook « Kiwis Moving to Australia », mais hésitant à franchir le pas. En Australie, les salaires sont en moyenne supérieurs d’environ 25 % pour des postes comparables. L’importante communauté néo-zélandaise déjà implantée sur place facilite par ailleurs l’installation des nouveaux arrivants.
    Jacinda Ardern, dont la présence à Sydney s’est ébruitée après qu’elle a été aperçue en train de visiter des propriétés dans les quartiers privilégiés de Curl Curl et Freshwater, au nord-est de Sydney, n’a sans doute pas été guidée par ce type de préoccupations. Celle qui avait acquis une renommée internationale en devenant, en 2017, la plus jeune femme chef de gouvernement en exercice dans le monde, avant d’être désignée, selon un sondage réalisé en 2020, comme la première ministre néo-zélandaise la plus populaire depuis un siècle, n’a pas chômé depuis sa démission en janvier 2023.
    Passant des Etats-Unis au Royaume-Uni, elle a travaillé pour l’université Harvard, a été nommée administratrice du Earthshot Prize, un prix environnemental créé en 2020 par le prince William et le biologiste et naturaliste David Attenborough, puis a rejoint l’université d’Oxford. En juin 2025, elle publiait sa biographie Un autre art du pouvoir (Flammarion). En Australie, elle devrait poursuivre ses activités internationales – entre conférences, engagements académiques et défense de grandes causes –, tout en se rapprochant géographiquement de la Nouvelle-Zélande, où elle conserve un statut à part.
    « Elle a été une dirigeante très charismatique qui a marqué l’histoire de notre pays. Aujourd’hui, elle n’intervient plus dans la politique néo-zélandaise, mais reste une figure très polarisante, aimée par ses partisans et détestée par ses opposants », souligne Bryce Edwards. Ces derniers ne lui ont en effet jamais pardonné sa politique du « zéro Covid » (les confinements prolongés, la fermeture durable des frontières ou encore des vaccinations jugées trop tardives) qui a permis à l’archipel d’être épargné dans un premier temps par la pandémie mondiale, mais qui a fait d’elle un symbole à abattre pour les mouvements antirestrictions. D’autant plus qu’après la crise sanitaire, comme ailleurs, la situation économique s’est dégradée. « La banque centrale a relevé les taux d’intérêt et le gouvernement a réduit ses dépenses. Ces deux éléments ont provoqué une récession profonde, comparable à celle de la crise financière de 2009-2010 », explique l’économiste néo-zélandais Shamubeel Eaqub. Le ralentissement économique a contribué à une hausse du chômage, tandis que la progression des salaires n’a pas suivi l’inflation. Ces facteurs ont accentué l’augmentation du coût de la vie. Déjà élevés, les prix des produits alimentaires figurent désormais parmi les plus importants du monde développé.
    Dans ce contexte difficile, Jacinda Ardern incarne, malgré elle, le problème d’émigration auquel est actuellement confronté son pays. « Certains Néo-Zélandais ont vécu son installation à Sydney comme une trahison, analyse Alan Gamlen, directeur du Centre de recherche sur les migrations de l’université nationale australienne. D’autres, au contraire, considèrent que ce déménagement peut constituer un atout, dès lors qu’elle pourrait devenir une ambassadrice informelle de la Nouvelle-Zélande en Australie, apportant influence et visibilité. »

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#australie#emigration#economie#crise

  • ‘Another internet is possible’ : Norway rails against ‘enshittification’ | Norway | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2026/mar/16/norway-rails-against-enshittifcation-deliberate-tech-deterioration
    https://i.guim.co.uk/img/media/92b2cce8d3879dd155c4dd5fea9c9cc0d127ff8d/1520_0_3600_2880/master/3600.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&precrop=40:

    Une vidéo hilarante... longue, m’ais il faut aller jusqu’au bout ;-)

    The video’s opening shot shows a man hiding under a bed snipping in a hole in someone’s sock. Seconds later, the same man uses a saw to shorten a table leg so that it wobbles during breakfast. “My job is to make things shitty,” the man explains. “The official title is enshittificator. What I do is I take things that are perfectly fine and I make them worse.”

    The video, released recently by the Norwegian Consumer Council, is an absurdist take on a serious issue; it is part of a wider, global campaign aimed at fighting back against the “enshittification”, or gradual deterioration, of digital products and services.

    “We wanted to show that you wouldn’t accept this in the analogue world,” said Finn Lützow-Holm Myrstad, the council’s director of digital policy. “But this is happening every day in our digital products and services, and we really think it doesn’t need to be that way.”

    Coined by author Cory Doctorow, the term enshittification refers to the deliberate degradation of a service or product, particularly in the digital sphere. Examples abound, from social media feeds that have gradually become littered with adverts and scams to software updates that leave phones lagging and chatbots that supplant customer service agents.

    #Emmerdification #Vidéo

  • Derrière les chiffres de #maël_de_calan, des allocataires finistériens du #rsa racontent un #coaching contre-productif et décourageant
    https://splann.org/rsa-finistere-coaching

    Lundi 30 mars, Maël de Calan a rendez-vous au tribunal. Cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six bénéficiaires du #revenu de solidarité active (RSA). Nouveau chapitre d’une expérimentation politique controversée, jugée « positive » par le président (apparenté LR) du Département du #finistère, mais « humiliante » et « inutile » par les premiers concernés. L’article Derrière les chiffres de Maël de Calan, des allocataires finistériens du RSA racontent un coaching contre-productif et décourageant est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #bimbamjob #chômage #conseil_départemental_du_finistère #emploi #précarité #social #solidarité #speed_dating #travail

  • State of European Transport

    Europe is in an existential global competition to achieve its climate goals, lead on clean future technologies, and to provide a beacon to the rest of the world. This year’s addition to the state of transport is a story of EU competitiveness in a global race against time.

    https://www.transportenvironment.org/state-of-european-transport/state-of-transport-2026

    #rapport #transport #Europe #climat #statistiques #chiffres #CO2 #émissions_de_CO2 #transports