• Le projet de mine EMILI et la promesse de souveraineté minérale à l’aune de l’analyse filière [fév. 26]
    https://www.lestempsquirestent.org/fr/numeros/numero-8/le-projet-de-mine-emili-et-la-promesse-de-souverainete-minerale-

    En France, le #lithium est un sujet d’actualité avec plusieurs projets de fabrication de #batteries, de composants de batterie, de raffinage et d’extraction de lithium annoncés récemment sur le territoire national. Parmi l’ensemble de ces projets, #EMILI (Exploitation de MIca Lithinifère par Imerys) est probablement celui qui a probablement fait le plus de bruit. Le projet consiste en l’extraction et le raffinage de 34000 tonnes d’hydroxyde de lithium par la compagnie #Imerys à partir de 2030.

    [...]

    Quelle gouvernance du lithium d’Echassières  ?
    [...]
    Ce sont donc principalement ces constructeurs automobiles qui achètent et dirigent les flux de lithium au sein de la filière. [...] Or, il faut bien considérer que les constructeurs automobiles européens ont fait le choix stratégique d’attaquer leur entrée sur le marché de l’électromobilité en produisant des véhicules lourds et chers. Les #SUV électriques représentent aujourd’hui plus de la moitié des ventes en Europe, ce qui fait que le véhicule moyen vendu en Europe a augmenté de 810 kg entre 2010 et 2023 en moyenne ce qui en retour a des conséquences sur les prix (Alochet et al. 2025). Le prix moyen d’un #véhicule_électrique neuf en Europe est de 66864 euros, le plus élevé au monde (Jato, 2024) . Donc si le lithium d’Imerys est acheté par un constructeur automobile européen, comme l’ont énoncé les défenseurs du projet dans le registre de justification géoéconomique, il servira principalement à alimenter cette montée en gamme, c’est-à-dire qu’il produira essentiellement des SUV électriques en l’absence de diversification de l’offre d’électromobilité actuelle en Europe. Ce que l’on présente comme un levier de #transition correspond à une trajectoire d’intensification matérielle. Un gros SUV doté d’une batterie de 100 kWh nécessite environ 5 fois plus de lithium qu’une petite citadine d’une batterie de 20 kWh, de type Renault Twingo, ce qui veut dire que cette montée en gamme des constructeurs européens crée des besoins supplémentaires en lithium pour des modèles haut-de-gamme uniquement destinés aux foyers les plus aisés.

    La destination finale du lithium d’Echassières de ce point de vue cristallise les critiques. Il s’agissait même d’une des premières questions posées aux représentants d’Imerys lors de l’ouverture du débat public le 11 mars. À la question d’un membre de l’association StopMine03, « Pouvez-vous vous engager à ce que cette production de lithium ne soit pas engagée dans un circuit de consommation qui soit celui des véhicules SUV ? », Imerys répond qu’elle ne peut prendre un tel engagement.

    Et c’est bien normal, Imerys est une entreprise minière qui tente de se diversifier dans le lithium. Attribuer à Imerys la responsabilité de la destination finale du lithium n’a de ce point de vue pas de sens. L’entreprise ne possède pas encore de clients, les prix du lithium sont bas en raison des surcapacités chinoises et elle semble ne pas avoir encore sécurisé de financement privé pour les débuts du projet. Ces difficultés peuvent expliquer dans une certaine mesure la raison pour laquelle le projet, dont le début était initialement programmé pour 2027, a été retardé à 2030.

    Les opposants au projet qui se sont manifestés durant le débat ont justement centré leurs critiques sur l’imposition de l’électromobilité individuelle comme horizon collectif désirable, une critique valide mais à laquelle ne peut pas répondre Imerys sur le fonds. Fanny Verax résume très bien cette critique de l’imposition de l’électromobilité individuelle que suppose l’extraction du lithium dans son intervention lors du débat du 4 avril 2024. Elle y dénonce la voiture individuelle comme une «  gabegie énergétique et minérale  », rappelant que déplacer une à deux tonnes de matière pour transporter en moyenne 100 kg d’humain constitue un gaspillage incompatible avec les limites planétaires. Selon elle, la puissance publique a la responsabilité de « conditionner la relance minière à des objectifs ambitieux de sobriété », faisant de la réduction des usages superflus une condition de la légitimité même du projet. De même, cette trajectoire de montée en gamme qui favorise l’intensification matérielle de l’extraction du lithium est encouragée par les instruments de politique publique qui gouvernent la filière lithium-batterie. On peut citer l’exemple du bonus écologique, une subvention à la consommation française destinée à financer l’achat de véhicules électriques en France. Cet instrument s’applique à des véhicules jusqu’à 2,4 tonnes, ce qui inclut la quasi-totalité des SUV actuellement commercialisés.

    Mais ces appels à conditionner l’extraction à des usages sobres du lithium ont pourtant été écartés par les représentants de l’Etat au nom du fonctionnement d’un marché intégré : dans un espace européen de libre circulation, le lithium, les cathodes, les batteries et les véhicules ne sont ni produits ni consommés dans un périmètre national clos, et toute contrainte d’affectation interne heurterait les règles de concurrence et de libre circulation. De même, imposer des limites industrielles à la taille des batteries par exemple reviendrait à invalider la trajectoire stratégique empruntée par les constructeurs automobiles pour concurrencer la Chine.

    Si d’aucuns attribuent cette montée en gamme à la réglementation environnementale européenne qui aurait un temps favorisé les véhicules lourds, l’orientation stratégique des constructeurs automobiles européens peut aussi s’expliquer par la difficulté de produire un véhicule électrique abordable compétitif face aux acteurs chinois, de 36000 euros moins cher, en moyenne, que son équivalent européen (Bibra et al., 2022  ; Alochet et al., 2025). À titre d’exemple, 75 modèles de véhicules électriques sont disponibles à moins de 20000 € en Chine, contre un seul en Europe (Transport & Environment, 2024). L’entrée sur le marché électrique par le véhicule de luxe a permis aux constructeurs automobiles européens de retarder la confrontation commerciale avec les constructeurs automobiles asiatiques sur le terrain de la compétitivité-coût, dans la mesure où celle-ci est moins intense pour les produits de luxe que pour les segments de masse. Les OEMs européens ont pu volontairement renoncer à concurrencer les constructeurs chinois sur les segments d’entrée de gamme, où la pression sur les coûts est la plus forte.

    Une fuite de lithium en dehors de la filière française  ?
    [...]
    Dans les faits, ce seront donc probablement les acteurs asiatiques disposant de davantage de capacités financières et dominants sur le marché de la cathode qui achèteront le lithium français au moins dans un premier temps. Cela signifie que le lithium extrait en France sera très probablement exporté pour être transformé à l’étranger, c’est-à-dire exactement dans les destinations que le projet prétendait contourner lorsqu’il était justifié par le registre géoéconomique détaillé plus haut. Un projet vendu comme contributeur effectif à la sécurité d’approvisionnement des gigafactories françaises pourrait pour partie servir à alimenter des capacités de fabrication de matériaux actifs de cathodes chinoises.
    [...]
    Les moyens attribués au développement de la filière lithium en France et en Europe se sont principalement concentrés sur l’aval de la filière (véhicule électrique et batterie), des activités à forte intensité capitalistique certes, mais qui ne peuvent contribuer à la souveraineté prétendue sans un tissu solide de fournisseurs locaux au sein d’une filière lithium domestique.

    [...]

    La transition ne dépend pas du minerai lui-même, mais de l’organisation sociale et politique qui en autorise les usages : tant que celle-ci demeure guidée par une intensification matérielle et un imaginaire d’abondance, le lithium ne peut pas devenir ce qu’il est censé incarner.

  • Newsroom – Pnrr e dissesto idrogeologico: centinaia di milioni a rischio. Il caso della diga sul fiume Marecchia a Rimini
    https://irpimedia.irpi.eu/newsroom-in-italia-utilizziamo-poco-e-male-i-fondi-per-il-dissesto-id

    Il Pnrr è scaduto lo scorso giugno. Ma quanto è stato speso davvero per contrastare il dissesto idrogeologico? E cosa succede quando questi fondi arrivano davvero sul territorio? Ne parliamo con Luca Dal Poggetto, analista di Openpolis, e Matteo Chiani, autore dell’inchiesta L’articolo Newsroom – Pnrr e dissesto idrogeologico: centinaia di milioni a rischio. Il caso della diga sul fiume Marecchia a Rimini proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente_e_Clima #Podcast_Newsroom #Cambiamento_Climatico #Emilia_Romagna #Spesa_Pubblica

  • In Italia utilizziamo poco e male i fondi per il dissesto idrogeologico: l’esempio dell’Emilia Romagna
    https://irpimedia.irpi.eu/in-italia-utilizziamo-poco-e-male-i-fondi-per-il-dissesto-idrogeologi

    Dal 2015 al 2025 l’Emilia-Romagna è stata colpita più volte da alluvioni e frane. Sul fiume Marecchia, i fondi Pnrr hanno protetto un’opera che serve l’agricoltura ma non riduce il rischio inondazioni L’articolo In Italia utilizziamo poco e male i fondi per il dissesto idrogeologico: l’esempio dell’Emilia Romagna proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente_e_Clima #Cambiamento_Climatico #Emilia_Romagna #Spesa_Pubblica

  • #Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di #emigrazione giovanile
    https://informareonline.com/napoli-perde-90mila-giovani-record-emigrazione-giovanile

    Napoli registra il record italiano di emigrazione giovanile: la provincia perde quasi 90mila under 34 in un decennio, più di qualsiasi altra area del Paese. Il record negativo dietro l’emigrazione giovanile a Napoli Ancora un triste record per la provincia di Napoli che guida la classifica negativa delle province italiane per calo demografico giovanile. Lo […] L’articolo Napoli ha perso quasi 90mila giovani in dieci anni: è record di emigrazione giovanile proviene da Informareonline, scritto da Giovanni Basile

    #Approfondimenti #Attualità #campania #Cgia #lavoro

  • Il colonialismo del carbonio vissuto dalle comunità indigene dell’Amazzonia colombiana

    I programmi di conservazione forestale che permettono di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali si mostrano inefficaci ma soprattutto ingiusti. Reportage dalla fitta foresta del #Guaviare, casa dei #Nükak, stretti tra i “#carbon_cowboy” che puntano alla mercificazione del loro territorio, le disidencias delle Farc e attori esterni che ne minano la coesione sociale.

    “Dove si mette l’anidride carbonica? Porteranno delle bottiglie?”, chiede un membro dei Nükak, comunità indigena dell’Amazzonia colombiana. Si rivolge a un dipendente di #CorpoGreen, azienda che ha proposto alla comunità un progetto #REDD+ (acronimo di #Reducing_emissions_from_deforestation_and_forest_degradation), programma di conservazione forestale che permette di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali.

    Chi acquista questi crediti, ovunque si trovi, può così compensare le proprie emissioni di gas a effetto serra, invece di ridurle. Il giornalista britannico George Monbiot le ha definite “indulgenze climatiche”.

    La domanda che si sentono rivolgere molti sviluppatori di progetti REDD+ cela un nodo fondamentale: come funziona la compensazione del carbonio? Come si va dalla spunta alla casella “compensa le emissioni del tuo volo” all’immagazzinamento di tonnellate equivalenti di anidride carbonica?

    Provando ad aprire questa “scatola nera”, ricercatori e giornalisti d’inchiesta hanno dimostrato l’inefficacia biogeochimica di queste iniziative e ne stanno facendo venire a galla i tangibili impatti sociali, dall’accaparramento di terre alle violazioni dei diritti umani.

    Prerequisito fondamentale per la compensazione “basata sulla natura” è infatti una vasta estensione di foresta “incontaminata”, modo occidentale di definire ecosistemi che, come dimostra la ricerca in campo biologico e paleoantropologico, sono in realtà stati “coltivati” nel corso dei millenni dalle popolazioni indigene. Di terra -in teoria- i Nükak ne hanno a volontà: quasi un milione di ettari, in gran parte coperti da foresta tropicale. Modificando alcuni loro comportamenti che -sempre in teoria- causerebbero deforestazione, l’azienda sviluppatrice può sostenere di avere evitato delle emissioni future, e così giustificare l’emissione dei crediti.

    Ma chi sono i Nükak? Comunità semi-nomade di cacciatori e raccoglitori, fino al 1988 ha vissuto in isolamento volontario nella fitta foresta del Guaviare, dipartimento dell’Amazzonia colombiana noto -tra le altre cose- per la capillare presenza delle Forze armate rivoluzionarie della Colombia (Farc). Nei quasi 40 anni trascorsi dal primo contatto, l’inevitabile processo di integrazione nella comunità nazionale colombiana si è rivelato colmo di ostacoli e i problemi sociali, dalla povertà al consumo di sostanze stupefacenti fino alla prostituzione infantile, abbondano. Per i Nükak la foresta è tutto: ambiente di vita, cantiere, parco giochi, supermercato, teatro e cimitero. Non per niente, la parola che usano per foresta è la stessa che usano per indicare il mondo: #ye.

    Con una certa lungimiranza, negli anni Novanta il governo colombiano ha riconosciuto loro la proprietà collettiva di un ampio territorio al fine di garantirne la sussistenza nomadica. In tempi di crisi climatica, però, questo ha destato l’interesse degli sviluppatori REDD+, detti anche “carbon cowboy” per la spregiudicatezza nell’aprire nuove frontiere di accumulazione di capitale sull’onda della decarbonizzazione. Ci hanno provato a più riprese anche nel Guaviare, da ultimo l’enigmatica azienda di “servizi ambientali” CorpoGreen, ma sono progetti destinati a fallire. Non solo queste aziende sono “empresas de garaje” sorte dall’oggi al domani senza particolari competenze -come ci confida un leader indigeno colombiano- ma le premesse teoriche stesse dell’iniziativa di conservazione non reggono: i Nükak hanno un impatto minimo sull’ecosistema amazzonico e, in ogni caso, non hanno una presenza capillare nel proprio territorio, in buona parte controllato dalle disidencias delle Farc (i gruppi che non hanno sottoscritto l’accordo di pace del 2016 e imperversano ancora, a macchia di leopardo, in varie zone del Paese).

    Spesso, una volta bruciatisi, gli stessi carbon cowboy ricompaiono con una ragione sociale diversa o mediante prestanome. A un certo punto, CorpoGreen è stata affiancata da una sorta di agenzia di consulenza (#Mantis) rappresentata dalle stesse persone: “Mantis è apparsa dal nulla. Non hanno incarichi precedenti degni di nota né esperienza con i Nükak. È un sistema di scatole cinesi”, ci rivela un informatore locale. Un sistema oliato che poggia anche su entrature istituzionali: “La cosa viene dal profondo del ministero dell’Interno, per questo qui nessuno oserà contrastarli”.

    In Paesi come la Colombia, segnati da decenni di violenza e militarizzazione, la contiguità tra istituzioni, criminalità organizzata e gruppi guerriglieri o paramilitari comporta rischi che vanno ben oltre le vie giudiziarie: “Sono una persona coraggiosa, se vedo un serpente in mezzo alla strada non scappo. Ma questa faccenda mi spaventa”, ci confessa una cooperante locale. Un’altra rincara la dose: “Preferirei sedermi a parlare con i guerriglieri piuttosto che con questa gente (gli sviluppatori, ndr). La corruzione uccide più delle Farc”.

    Con le #Farc, però, pare essersi già seduta CorpoGreen. Anzi, fonti riferiscono che i suoi manager avrebbero legami diretti con le disidencias. Forse non è un caso che, per promuovere il progetto, si muovano con gran disinvoltura in territori che sono off-limits per molti enti pubblici e Ong. In questi territori rientra il perimetro, formalmente di proprietà dei Nükak, del progetto REDD+. Per molti le disidencias sono ormai assimilabili a un puro racket del narcotraffico, avendo abbandonato gli ideali marxisti che caratterizzavano le Farc della prima ora: “Dicono di credere in Karl Marx ma penso che credano di più in Pablo Escobar”, ha ironizzato tempo fa l’ormai ex presidente Gustavo Petro (il 21 giugno di quest’anno il suo erede designato Iván Cepeda ha perso al ballottaggio contro l’ultradestra populista di Abelardo de la Espriella). Gli alti e bassi della coca, però, uniti alla repressione governativa e alla perdita di legittimità presso la popolazione, hanno indotto le guerriglie a diversificare le fonti di introiti: l’ultima frontiera è proprio quella dei progetti REDD+.

    A lanciare l’allarme per la prima volta in forma ufficiale è stata la Defensoría del Pueblo (l’ombudsman colombiano) nel 2024, segnalando pagamenti forzati (una sorta di pizzo chiamato vacuna, “vaccinazione”) imposti dalle disidencias agli sviluppatori di iniziative ambientali. In Guaviare è il segreto di Pulcinella: “Qui pagano tutti. Pagano i negozianti, paga chiunque porti avanti un progetto”, afferma un funzionario locale. Un ex guerrigliero ne illustra le modalità: “Le Farc impongono un dazio di accesso al territorio e una sorta di tassa sul fatturato. Stando alla legge Farc 002 del 2000, si applicherebbe una percentuale del 10% sul valore presunto del progetto”. Considerando che un credito di carbonio può valere 5-10 dollari e che CorpoGreen in questo caso ne millanta una produzione potenziale nell’ordine dei quattro milioni, se ne può desumere un pizzo multimilionario.

    Al di là dei tratti locali assunti dal fenomeno, i progetti di compensazione si inseriscono in un quadro più ampio di colonialismo “verde”: come ricostruito in un recente studio scientifico (https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047) condotto da chi scrive in collaborazione con Torsten Krause (Università di Lund, Svezia), i mercati del carbonio sono veicolo di uno scambio diseguale che sfrutta il lavoro e le risorse delle popolazioni del Sud del mondo per allargare la forbice di ricchezza tra Paesi ricchi ed ex colonie mantenendole in una condizione di dipendenza economica e tecnologica. Tra il 2020 e il 2023, i mercati del carbonio volontari avrebbero drenato oltre 200 milioni di dollari dalla sola Colombia. Quella della compensazione, dunque, sarebbe non tanto una soluzione climatica “falsa” (ossia inefficace) quanto “ingiusta” da una prospettiva socio-ambientale.

    Eppure la politica sembra andare in direzione opposta: la COP30 di Belém ha infatti rilanciato i mercati del carbonio con il convinto contributo dell’Ue (che permetterà ai Paesi membri di coprire il 5% degli obiettivi di mitigazione con crediti extra-UE); in Italia, intanto, è stato lanciato il registro nazionale dei crediti di carbonio forestali per “contrastare il fenomeno del greenwashing (sic)”.

    A dispetto di quanto si potrebbe pensare, la soluzione a queste ingiustizie non passa necessariamente dall’abolizione dei mercati del carbonio. Come spesso accade quando si parla di equilibri socio-ambientali, la realtà è contraddittoria: alcune comunità indigene, intravedendo un’opportunità di emancipazione economica meno distruttiva rispetto all’estrattivismo convenzionale, intendono governare il fenomeno a proprio vantaggio. L’Organizzazione dei popoli indigeni dell’Amazzonia colombiana (Opiac), ad esempio, sta sviluppando corsi ad hoc per formare i leader indigeni sulla gestione di questi progetti. Al di là della scarsa praticabilità politica dell’abolizione di un programma attorno al quale ruotano corposi interessi economici, sussiste dunque il rischio che lo smantellamento dall’alto del carbon forestry diventi a sua volta un’imposizione coloniale.

    I Nükak, loro malgrado, si trovano tra l’incudine e il martello, costretti ad accettare la mercificazione del proprio territorio per poter intravedere vie d’uscita dall’indigenza ma al contempo esponendosi alla manipolazione di attori esterni che ne minano la coesione sociale. Sballottati a destra e a manca da chi ne vuole sfruttare la condizione di vulnerabilità (intercettando i relativi stanziamenti pubblici), faticano a vedere la luce in fondo al tunnel: “Non stiamo camminando bene insieme -dice sconfortato un esperto mediatore Nükak, sul retro di una camionetta che ci porta verso alcuni insediamenti lungo il fiume Inírida-. Non siamo ancora riusciti a capire la vostra civiltà. Voi kawene (stranieri, ndr) vi capite, ma noi non vi capiamo. I nostri anziani non hanno ancora deciso che cosa fare”.

    https://altreconomia.it/il-colonialismo-del-carbonio-vissuto-dalle-comunita-indigene-dellamazzo
    #carbone #colonialisme_du_carbone #crédit-carbone #Amazonie #forêt #peuples_autochtones #injustice #inefficacité #Colombie #marchandisation #compensation #émissions_de_CO2 #accaparemment_de_terres #colonialisme_vert #green-washing #carbon_forestry

    • The unequal exchange of carbon: calculating value appropriation and atmospheric colonisation through carbon offsetting

      Despite a flurry of critical analyses discussing its controversial track record in terms of effectiveness and social feasibility, carbon offsetting remains one of the key mechanisms within global climate governance. We address an understudied dimension of the offsetting paradigm, with a focus on the voluntary carbon market and nature-based ‘solutions’, to inquire whether carbon trading constitutes a form of unequal ecological and economic exchange. We quantify the global unequal exchange through carbon credits. To ground our hypotheses, we analyse the carbon trading landscape of Colombia and offer a country-specific quantification of value plunder through carbon commodity chains. We find that, only through voluntary carbon markets, wealthy countries appropriated 4 billion USD in 4 years from the Global South, whereas the value drain from Colombia is estimated at 200 million USD. We also highlight further value leakage through both formal and informal carbon brokers.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047

  • #Sanitari_per_Gaza Emilia-Romagna mappa i rapporti economici tra la Regione e il gruppo #teva
    https://radioblackout.org/2026/07/sanitari-per-gaza-emilia-romagna-mappa-i-rapporti-economici-tra-la-re

    Sanitari per Gaza Bologna ci racconta di un loro progetto che, insieme a #BDS, nel contesto della campagna di boicottaggio TEVA, si concentra su una mappatura degli #appalti pubblici vinti dall’azienda. Teva è la più grande azienda per fatturato israeliana, complice del genocidio in corso e che beneficia direttamente dell’occupazione in Cisgiordania. È una grande […]

    #Blackout_Inside #L'informazione_di_Blackout #Boicottaggio_Israele #emilia_romagna
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/2026_06_25_2026.06.25-09.00.00-SanitariBolo.mp3

  • Perché continuiamo a “cantare”: una conversazione con I #canzonieri
    https://scomodo.org/perche-continuiamo-a-cantare-una-conversazione-con-i-canzonieri

    Ab la dolchor del temps novel foillon li bosc, e li auzelchanton chascus en son lati Con la dolcezza del tempo nuovoi boschi foglio, e gli uccelli cantano ciascuno nel suo linguaggio I versi riportati sopra sono un estratto di un componimento di Guglielmo IX d’Aquitania – duca e trovatore, nel quale si parla di […] L’articolo Perché continuiamo a “cantare”: una conversazione con I Canzonieri proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #alternative #cosimo_damiano #emiliano_maggi #intervista #musica

  • Projet « #Crimson_Thread » : Le nouveau #mur_de_séparation israélien qui traverse le « grenier de la Palestine »

    Le dernier mur érigé par Israël dans le nord de la #vallée_du_Jourdain coupe les agriculteurs palestiniens de leurs terres, détruit leurs récoltes et accélère leur déplacement.

    Khairallah Bani Odeh a l’impression de vivre dans une immense prison.

    Contraint de quitter ses terres dans le village d’#Atouf, au nord de la vallée du Jourdain, il s’est installé dans la ville de Tammoun, au sud de Tubas, après que les attaques des colons, les pénuries d’#eau et les #expropriations massives menées par Israël eurent rendu sa vie insupportable.

    Comme de nombreux Palestiniens du nord de la vallée du Jourdain, Bani Odeh vivait de l’#élevage de #moutons et de l’agriculture.

    Mais depuis qu’Israël a entamé la construction d’un nouveau mur de séparation et d’une route qui traverseront la #plaine_de_Buqe’aa, de vastes étendues de terres ont été englouties, bouleversant la vie quotidienne des habitants.

    Israël a baptisé ce projet « Crimson Thread ». Il prévoit la construction d’un mur de séparation de 22 kilomètres de long et 50 mètres de large, ainsi que d’une route parallèle, le long des terres situées à l’est de #Tubas.

    Le projet laissera de vastes portions de la plaine de Buqe’aa et de l’est de l’#Atouf derrière la route et le mur, empêchant ainsi les agriculteurs et les éleveurs d’accéder à leurs #terres_agricoles et à leurs #pâturages.

    Bani Odeh a déclaré à Middle East Eye que, dès le début des travaux, les colons israéliens avaient utilisé des bulldozers pour détruire les #canalisations_d’eau alimentant des centaines d’hectares de terres agricoles dans la plaine, causant ainsi des dégâts aux cultures et privant le #bétail d’eau.

    Pour de nombreuses familles, cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

    « Ils nous ont coupé l’eau, j’ai donc dû en acheter dans les villages voisins pour le bétail. Je devais parcourir de longues distances à pied pour aller chercher de l’eau. Puis ils ont brûlé l’orge et nous ont rendu la vie insupportable, si bien que nous avons été contraints de partir », a-t-il ajouté.

    Des dizaines de familles, dont celle de Bani Odeh, vivaient de l’élevage à Atouf, tandis que des centaines d’autres dépendaient de l’agriculture dans la plaine. Les habitants affirment que ces deux sources de revenus ont été anéanties par le nouveau projet.

    Trois mois après avoir quitté Atouf, Bani Odeh dit qu’il se sent toujours pris au #piège. Il peine à trouver des pâturages pour son bétail et rêve chaque jour de rentrer chez lui.

    Des cultures laissées à l’abandon

    Selon des estimations locales, plus de 20 000 dunams (2 000 hectares) sont menacés par la #sécheresse ou endommagés en raison des #pénuries_d’eau.

    De nombreuses familles d’Atouf et de #Ras_al-Ahmar dépendent de l’élevage. À mesure que les pâturages rétrécissent et que l’#accès_à_l’eau se restreint, les agriculteurs craignent une baisse du cheptel et une hausse des coûts de production.

    Anis Bisharat entretenait autrefois avec soin ses champs de melons, de gombos, de concombres et de courgettes. Mais après la coupure des conduites d’eau, ses cultures ont commencé à dépérir, l’#irrigation étant devenue impossible, ce qui a entraîné des pertes importantes.

    « En plus de la coupure d’eau, ils ont fermé la #route que nous empruntions pour rejoindre la plaine. Désormais, nous devons parcourir deux fois la distance et payer deux fois le prix du carburant », a-t-il déclaré à MEE.

    Muhammad Gharaibeh, un autre agriculteur, affirme qu’un colon a établi un avant-poste au sommet d’une colline surplombant la plaine de Buqe’aa et qu’il s’en est pris à plusieurs reprises à l’agriculture locale.

    « Cette plaine est le grenier de la Palestine, et la plupart des #fruits et #légumes distribués en Cisjordanie proviennent d’ici », a-t-il déclaré.

    « Mais aujourd’hui, ils ont un projet de grande envergure qui prévoit non seulement la construction d’une route, mais aussi l’expropriation de plus de 70 000 dunams. Nos pertes sont énormes, car les cultures ont besoin d’irrigation et d’entretien, et on les a laissées se dépérir », a-t-il ajouté.

    Les agriculteurs tentent de sauver les cultures situées à proximité avec le peu d’eau dont ils disposent, mais les champs plus éloignés ont pour la plupart été laissés à l’#abandon et se dessèchent.

    « Plus de 40 000 dunams de cultures sont désormais privés d’eau. Mes cultures n’ont pas été arrosées depuis deux semaines, et ce n’est que le début de la saison estivale caniculaire, ce qui signifie que toute la récolte sera perdue », a-t-il déploré.

    Selon les données préliminaires du conseil du village d’Atouf, 24 000 dunams appartenant à environ 300 agriculteurs sont menacés par la sécheresse et subissent des dégâts en raison des opérations de déblaiement en cours.

    La zone touchée représente environ un quart de la plaine de Buqe’aa, qui s’étend sur 96 000 dunams.

    « Il ne reste plus rien »

    En novembre dernier, le journal israélien Haaretz a révélé les détails du projet « Crimson Thread », le décrivant comme une #route_militaire et un mur de séparation s’étendant à travers les terres palestiniennes, du village d’#Ein_Shibli, dans la vallée centrale du Jourdain, jusqu’au poste de contrôle militaire de #Tayasir.

    À la suite de cet article, les autorités israéliennes ont émis des ordres de #saisie_militaire portant sur 1 042 dunams de terres palestiniennes situées le long du tracé de la barrière prévue.

    Depuis le début de cette année, des bulldozers travaillent sans relâche sur ce projet qui, selon les habitants et les experts, isolera de vastes étendues de terres et rendra des milliers de dunams supplémentaires inaccessibles aux Palestiniens.

    L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a indiqué dans un rapport publié en avril que la vallée du Jourdain figurait parmi les zones où la présence palestinienne est la plus fortement restreinte, bien qu’elle représente environ 30 % de la #Cisjordanie occupée.

    Selon ce rapport, 62 communautés palestiniennes des zones B et C, où vivent plus de 4 100 Palestiniens, avaient été déplacées en avril en raison à la fois des violences commises par les colons et des restrictions imposées par Israël.

    L’organisation de défense des droits humains a également indiqué que 53,4 % de la vallée du Jourdain ont été classés en « #terres_d’État », 45,7 % en zones militaires de tir et d’entraînement, et environ 20 % en réserves naturelles.

    Mu’taz Bisharat, spécialiste des colonies, a déclaré à MEE que les développements dans la vallée du Jourdain s’apparentent à un renforcement du contrôle israélien sur de vastes zones et menacent la présence continue des communautés palestiniennes dans cette région.

    Il a indiqué que de nombreuses familles avaient déjà été déplacées et a qualifié la destruction des infrastructures hydrauliques d’attaque contre les fondements mêmes de la vie dans la région.

    « Il n’y a plus d’agriculture », a-t-il déclaré.

    « Aujourd’hui, 70 % des terres de cette région ont été perdues en raison des crimes cumulés commis par l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, la présence palestinienne et l’agriculture palestinienne. Il ne reste plus rien pour les citoyens palestiniens », a-t-il ajouté.

    M. Bisharat estime que cette nouvelle route vise à établir de nouvelles frontières dans la vallée du Jourdain et à isoler davantage la région du reste de la Cisjordanie occupée.

    « Aujourd’hui, le processus d’#annexion se déroule sur le terrain sous les yeux du monde entier », a-t-il déclaré.

    « Il a été suspendu dans les médias, mais il ne s’est pas arrêté sur le terrain. »

    https://www.france-palestine.org/Projet-Crimson-Thread-Le-nouveau-mur-de-separation-israelien-qui-t

    #murs #barrières_frontalières #Israël #Palestine #Cisjordanie #terres #agriculture #Plaine_de_la_Bekaa #émigration

  • #IA : les centres de données émettent bien plus de #CO2 qu’estimé, selon Allianz Trade

    Les centres de données, dont les besoins explosent avec l’essor de l’IA, émettraient beaucoup plus de CO2 qu’estimé jusqu’ici, selon une étude publiée mardi par l’assureur-crédit #Allianz_Trade.

    Les applications d’IA générative se multiplient, faisant que les centres de données, qui hébergent et alimentent ces services, deviennent un moteur majeur de la consommation mondiale d’électricité.

    Selon l’étude, les émissions de ces infrastructures ont atteint 286 millions de tonnes de CO2 en 2025, soit 57% de plus que les évaluations antérieures.

    L’IA représente déjà entre 15% et 20% de la consommation électrique des centres de données, et cette proportion pourrait grimper à 40% d’ici à 2030, est-il expliqué.

    « Les centres de données passent d’un phénomène marginal à un moteur structurel de la demande d’électricité dans de nombreuses régions », souligne Patrick Hoffmann, économiste climat chez Allianz Trade, cité dans un communiqué.

    Une même puissance de calcul peut générer des émissions très différentes selon l’origine de l’électricité utilisée.

    Les émissions liées au courant dépassent ainsi 600 grammes de CO2 par kilowattheure (kWh) en Inde, contre moins de 30 grammes en Norvège ou en Suède, où l’électricité est largement décarbonée.

    La France en est à 41 grammes de CO2 par kWh, contre 329 grammes en Allemagne, pays parmi les moins bien classés en Europe en raison du poids encore important du charbon dans sa production d’électricité.

    Selon Allianz Trade, près de 70% des émissions mondiales des centres de données sont aujourd’hui concentrées aux Etats-Unis et en Chine.

    Sans accélération de la décarbonation, elles pourraient atteindre jusqu’à 643 millions de tonnes de CO2 d’ici à 2030.

    Les besoins en eau augmentent également rapidement : les centres de données auraient consommé quelque 814 milliards de litres d’eau dans le monde en 2025, un volume susceptible de passer à 1.800 milliards de litres d’ici à la fin de la décennie, selon l’étude.

    S’exprimant mardi dernier à Londres, en pleine canicule en Europe, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé aux entreprises de l’IA de dire « toute la vérité » sur le coût écologique de leurs centres de données et à s’engager à recourir aux énergies renouvelables d’ici 2030.

    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260630-ia-les-centres-de-donn%C3%A9es-%C3%A9mettent-bien-plus-de-co2-qu-

    #AI #intelligence_artificielle #émissions_de_CO2 #rapport #statistiques #chiffres #infrastructure #data_centers #centres_de_données

    • Code, carbon, kilowatts: AI’s hidden toll and the race to green the grid

      - Data-center investment reached USD580bn in 2025, putting AI on track to become one of the world’s fastest-growing sources of electricity demand. Installed capacity is expected to double by 2030, with AI workloads already accounting for 15–20% of data-center electricity use and potentially approaching 40% by the end of the decade. Yet the sector’s environmental footprint remains underestimated as most analyses focus only on operational electricity use. This analysis takes a broader systems view across 26 countries (+93% of global capacity), adding lifecycle emissions, water use and AI’s growing resource demand.
      – Identical workloads can generate up to 24 times more emissions depending on the emission intensity of the grid, making location as decisive as demand growth. Fossil-dependent grids in Indonesia, India and Malaysia exceed 600 gCO₂/kWh, compared with under 30 gCO₂/kWh in Norway and Sweden. The US and China, which host the largest data-center clusters, sit in between at 384 gCO₂/kWh and 526 gCO₂/kWh, respectively, giving Europe’s cleaner power mix a structural advantage for low-carbon AI growth. These disparities are amplified by transmission and distribution losses of 10–15% in some markets, while less reliable grids raise electricity needs and dependence on backup generation.
      – At 286 MtCO₂ in 2025, the true carbon footprint of data centers is 57% larger than IEA estimates suggest. Electricity consumption (Scope 2) accounted for 76% of this footprint, at 218 MtCO₂, with hardware manufacturing and construction (Scope 3) contributing a further 66 MtCO₂, or 23%, and direct Scope 1 emissions remaining negligible (<1%). Emissions are also heavily concentrated geographically, with the US and China alone accounting for roughly 70% of the global total. AI accounts for an estimated 43-60 MtCO₂ of today’s emissions, and this is set to climb steeply as deployment widens and computing demand grows.
      – Without grid decarbonization, global data-center emissions would more than double to 643 MtCO₂ by 2030, leading to an estimated USD154bn in annual climate damages (up from USD68bn today). AI workloads already account for an estimated USD13bn in climate damages annually and could exceed USD50bn by 2030. By contrast, an ambitious decarbonization pathway would hold emissions to around 329 MtCO₂ despite continued growth in computing demand, and keep climate damages at USD79bn. This makes the pace of power-sector decarbonization the primary determinant of whether AI growth can be decoupled from emissions in the near term. Even under ambitious decarbonization, however, the footprint does not vanish but moves up the supply chain: as Scope 2 falls from more than 70% of the footprint today to around half by 2030, embodied emissions from servers, semiconductors and infrastructure become the binding constraint, approaching 50% of the total. Achieving genuinely low-carbon AI will therefore require not only cleaner power, but also closer attention to emissions embedded in digital infrastructure supply chains.
      – Deployed across the economy, AI could cut global CO₂ emissions by around 1.4 Gt a year by 2035, more than offsetting the emissions generated by its own infrastructure and creating net savings of roughly 750 MtCO₂. According to the IEA, these reductions would result from efficiency gains, optimization and improved resource management across sectors such as energy, industry, buildings and transport, and are equivalent to around 2.6% of current global emissions. However, this outcome is not guaranteed. With most AI applications still at an early stage of deployment, its ultimate climate impact will depend on whether these economy-wide benefits can scale faster than the infrastructure required to support them.
      – Data centers consumed 814bn liters of water in 2025 and could require 1.3–1.8trn liters by 2030, comparable to Switzerland’s annual consumption, making water the overlooked resource constraint of AI. Most of this footprint is indirect, with roughly three-quarters originating from electricity generation and the remainder from on-site cooling and semiconductor manufacturing. This ties water use closely to the energy transition, since fossil and nuclear plants require substantial cooling water while wind and solar use little or none in operation, lowering both the carbon and water footprints of a cleaner grid. Although power-sector decarbonization can help moderate future water demand, water-related risks are becoming increasingly concentrated in water-stressed regions such as South Korea, India, Mexico and parts of China, where rapid data-center growth is colliding with existing pressure on local water resources, raising the risk of access constraints and community or regulatory opposition to new capacity.
      – Realizing “green AI” will depend less on making data centers marginally more efficient than on transforming the energy systems that power them. Unlocking AI’s environmental potential will require a broader policy framework, combining clean-power expansion, greater transparency on resource use, stronger incentives to price environmental costs, and faster deployment of AI applications that reduce emissions across the wider economy.

      https://www.allianz.com/en/economic_research/insights/publications/specials_fmo/260630-ai-carbon.html

  • Responsability and vulnerability to climate change

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    Commentaire de Damien Deville sur LinkedIn:

    Contrairement à une carte classique, les pays ne sont pas placés en fonction de leur localisation réelle, mais en fonction de deux variables : les #émissions_de_gaz_à_effet_de_serre par habitant (axe horizontal) et la vulnérabilité au changement climatique (axe vertical).

    Les couleurs représentent le #revenu par habitant.

    📈 Les pays les plus riches ont tendance à contribuer beaucoup plus au changement climatique que les pays les plus pauvres, tout en étant moins vulnérables à ses conséquences.

    La définition de l’#injustice.

    Elle permet aussi de réfléchir à la situation de la France : actuellement moins émetteuse que nombre de pays occidentaux, la France reste un pays globalement peu vulnérable au réchauffement climatique.

    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7474347898009337857

    source:
    Times Comprehensive Atlas of the World


    https://collins.co.uk/products/9780008610111

    #changement_climatique #responsabilité #vulnérabilité #cartographie #visualisation

    ping @reka @fil

  • #Devoir_de_vigilance : #TotalEnergies condamnée à prévenir les #risques_climatiques liés à l’utilisation de ses #carburants

    Dans un #jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les #risques liés à la combustion des énergies fossiles qu’elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.

    En pleine canicule, TotalEnergies se prend une douche froide ! Ce jeudi, le géant français des énergies fossiles a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance climatique, dans un contentieux qui l’opposait depuis 2020 à plusieurs ONG (Notre Affaire à tous, Sherpa, France nature environnement) et à la Ville de Paris.

    Après y avoir consacré deux jours d’audience en février – un délai hors normes pour ce genre d’affaire –, le tribunal vient de donner raison aux quatre requérantes dans leur interprétation du devoir de vigilance, tel qu’instauré en mars 2017 par la loi du même nom.

    Pour la première fois, le juge reconnaît notamment que la prévention des « atteintes graves » aux humains et à l’environnement qui incombe à la multinationale doit également prendre en compte les risques climatiques liés à ses activités.

    Plus important encore, il ajoute que cette #responsabilité_climatique s’étend non seulement à ses émissions directes – liées au fonctionnement de ses propres installations – mais aussi indirectes (scope 3), c’est-à-dire à la combustion des produits pétroliers et gaziers qu’elle extrait et met sur le marché.

    90% des émissions « oubliées » par TotalEnergies

    Jusqu’ici, TotalEnergies a toujours vivement refusé d’intégrer les #émissions de #scope_3 à son plan de vigilance, arguant qu’elles étaient de la seule responsabilité de ses client·es. Elles ont pourtant représenté 90% de ses émissions en 2024, sur un total (scopes 1, 2 et 3) de 376 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon l’entreprise.

    Pour le tribunal, TotalEnergies est au contraire bien « en mesure d’exercer une #influence » sur ces émissions qui font « partie des incidences négatives résultant de la propre activité du groupe ». « Il n’est pas contesté que l’extraction du pétrole ou du gaz est destiné à être mis sur le marché et à être consommé [sic] », cingle-t-il dans sa décision, insistant sur le « #lien_de_causalité très fort qui existe entre l’extraction du #pétrole et sa combustion, et partant, des émissions de gaz à effet de serre ».

    En conséquence, le tribunal donne six mois à la société pour compléter son plan de vigilance « en ajoutant les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 dans la cartographie des risques et les mesures les concernant ». « C’est fondamental », insiste Sébastien Mabile, avocat des requérant·es. « Si TotalEnergies doit prendre en compte le scope 3, toutes les entreprises soumises au devoir de vigilance vont être tenues de le faire aussi », se félicite-t-il.

    Le juge donne rendez-vous à l’entreprise le 21 janvier 2027 pour vérifier la teneur des mesures mises en œuvre. Si elles sont jugées insuffisantes, le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation.

    https://vert.eco/energie/devoir-de-vigilance-totalenergies-condamnee-a-prevenir-les-risques-climatiques
    #justice #condamnation #industrie_du_pétrole #énergies_fossiles #énergie

  • Comment la #privatisation de la gestion des #visas a profité à la société #VFS_Global, entre « services optionnels facturés » et soupçons de #corruption

    Pour désengorger les consulats, les démarches pour les visas ont été partiellement déléguées à quelques multinationales, dont le leader VFS Global. Une enquête internationale, à laquelle « Le Monde » a participé, montre que ce marché est devenu une #zone_grise hautement lucrative, au détriment des demandeurs.
    Depuis plus de dix ans, Joséphine (son prénom a été changé) s’occupe des démarches nécessaires pour obtenir un visa français pour sa mère, de nationalité sénégalaise. Elle sait bien que cette procédure relève du parcours du combattant. Au Sénégal, depuis 2014, les demandeurs ne se rendent même plus au consulat, mais dans les bureaux de VFS Global, une #multinationale chargée par les autorités françaises de réceptionner et de transmettre les demandes de visa. Y obtenir un rendez-vous est une véritable gageure et pour espérer en obtenir un, affirme la jeune femme, il faut souvent sortir le portefeuille. « C’était plus simple quand c’était le consulat qui gérait ça, c’était réglementé. Là, c’est celui qui paye le plus qui part », souffle Joséphine par téléphone.

    Depuis plus de vingt ans, la France – comme de nombreux autres pays – a choisi, dans un contexte budgétaire contraint, de sous-traiter la gestion des dossiers de visa et l’accueil des demandeurs. La société #VFS, basée aux #Emirats_arabes_unis et en #Suisse, s’est taillé la part du lion de ce nouveau #marché. Elle revendique des « pratiques éthiques et le développement durable » pour servir 71 gouvernements sous contrat.
    Une investigation menée par l’organisation à but non lucratif Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 partenaires dont Le Monde, explore des recoins moins reluisants de cette industrie. Notre enquête montre comment VFS a profité de l’externalisation d’une fonction essentielle de l’Etat, en transformant des familles, des étudiants, des travailleurs ou de simples voyageurs en un marché captif et financièrement exploitable. Appuyée sur de nombreux rapports et documents obtenus auprès des autorités européennes dans le cadre du droit d’accès aux documents administratifs, ainsi que des dizaines d’entretiens et témoignages, elle souligne également d’importantes #défaillances structurelles ainsi que l’existence de pratiques corruptives au sein du groupe.

    « Salon premium »

    VFS est chargé de réceptionner les demandes de visa et d’acheminer les documents au #consulat ou à l’#ambassade, après avoir encaissé les #frais_de_dossier pour le compte de l’Etat. L’entreprise se targue ainsi d’« avoir traité efficacement » près de 145 millions de demandes entre 2017 et 2024. Si le nombre de demandes a crû de façon modérée, les #bénéfices ont explosé. Les comptes déposés au #Luxembourg par la holding financière du groupe montrent que les profits d’exploitation annuels de VFS ont plus que quadruplé, passant de 31 millions à 172 millions d’euros de bénéfices. Les revenus par demande ont bondi de 83 %.
    Une manne financière portée par les demandeurs de visa eux-mêmes. Le modèle d’#externalisation est en effet pensé par les gouvernements pour faire des économies. Le voyageur finance les frais du sous-traitant en plus du #prix du visa, car l’Etat ne rémunère pas le #prestataire. « Nous sommes conscients que cette externalisation rend les visas plus chers pour les demandeurs. Nous condamnons cette sélection par l’argent », s’agace Valérie Jacq, représentante syndicale au ministère des affaires étrangères français.

    Et pour cause, la croissance financière de VFS ne repose pas sur le volume des dossiers traités, mais bien plus sur la capacité de l’entreprise à facturer des « #services_à_valeur_ajoutée », ou « #VAS » dans le jargon du secteur : service de courrier et de numérisation, suivi de la procédure par SMS, horaires étendus d’ouverture des centres, aide pour remplir les demandes, ou encore « salon premium » d’attente, où des rafraîchissements sont servis « par un personnel dédié ».

    Ces « services optionnels » qui, selon la réclame de VFS, « visent à améliorer l’expérience client », lui permettent en effet de générer une très forte marge. Sur la base de reçus et factures communiqués par les autorités suédoises, issus d’un échantillon de plus de 2 100 demandes de visas pour la Suède déposés dans 16 pays, le géant des visas tire un tiers de ses recettes des services à valeur ajoutée. Parmi les options privilégiées, plus d’un demandeur sur deux opte pour les coûteux suivis par SMS. Un ancien employé nigérian de l’entreprise affirme, quant à lui, que les services de photocopie de VFS sont « très onéreux ». Ces tarifs, validés par l’Etat dans le cadre d’un contrat, sont bien plus élevés que ceux pratiqués sur le marché.

    Accélérer le traitement des dossiers

    Des employés de VFS, actuels et anciens, ont confirmé à Lighthouse Reports avoir subi des pressions pour vendre ces produits, depuis 2022 et l’arrivée au capital du fonds américain #Blackstone, qui a fixé des objectifs exigeants. Il est « infondé d’affirmer que l’accent a été davantage mis sur les ventes de VAS après l’investissement de Blackstone », répond VFS. La pratique n’est, en effet, pas nouvelle. Des anciens employés de VFS ont ainsi fait état de formations, dispensées depuis de nombreuses années, pour mieux « présenter les services haut de gamme », afin d’atteindre les objectifs mensuels fixés par la direction.

    Parmi les astuces utilisées, explique un agent de VFS, il suffit d’annoncer au guichet « le montant total, SMS et frais de livraison inclus, et la plupart des clients s’en contenteront » en payant une option sans s’en rendre compte. Ces services ont pourtant « vocation à répondre à un besoin exprimé par le demandeur », selon une source au ministère français des affaires étrangères, qui ajoute que de telles pratiques pourraient « entraîner des sanctions contractuelles ».

    Selon des rapports d’inspection obtenus par le consortium auprès de la Commission européenne, plusieurs Etats membres ont relevé une « pression excessive pour promouvoir [les] services complémentaires » de VFS et s’alarment que leur caractère optionnel ne soit « pas du tout clair ».

    Un agent du ministère des affaires étrangères français a ainsi confirmé à Lighthouse Reports que des prestataires de services tels que VFS laissent parfois entendre aux demandeurs que « payer plus leur permettra d’obtenir un visa », les amenant à choisir l’option « #salon_premium » pour obtenir un possible coupe-file.

    Ce phénomène a été par ailleurs clairement mis en évidence par la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants). Lors de l’examen d’un rapport de 2025 sur la délivrance des visas, qu’elle a écrit avec le sénateur de Paris Rémi Féraud (Parti socialiste), elle assure que « le service “premium” sert parfois à déguiser d’une élégante façon un service davantage rémunéré pour accélérer le traitement du dossier ». Une pratique en violation claire avec le code des visas de l’Union européenne, qui interdit le « traitement inégal des demandeurs de visa ». Au Quai d’Orsay, une source diplomatique affirme pourtant que « tout est fait afin de ne pas permettre l’utilisation du service premium comme un #coupe-file ».

    « #Bots » et #fraude

    Si les prestations « premium » continuent pourtant de se vendre, c’est que les services de base ont été rendus impraticables par une pénurie organisée des rendez-vous. Le système de réservation de VFS est assiégé par des « bots », des programmes informatiques automatisés conçus par des officines externes, « déployant tous types de modes opératoires, y compris illégaux, pour capter un maximum de rendez-vous et les revendre », comme le déplore le rapport sénatorial. VFS assure « mettre en œuvre des mesures de sécurité rigoureuses » pour offrir « un accès équitable à tous les demandeurs ». De son côté, une source diplomatique a confirmé au Monde que cette problématique faisait « l’objet d’une priorité d’action », même si la « solution miracle n’existe pas ».

    Cette pénurie engendrée depuis l’extérieur crée, pour certains salariés de VFS, des opportunités d’argent facile. Ainsi, selon des employés actuels et anciens de la société, de l’Inde au Sénégal, certains ont été pris la main dans le sac, à vendre des créneaux de rendez-vous. De même, lors d’inspections, plusieurs Etats membres ont fait état de problèmes corruptifs impliquant le personnel de VFS, selon les rapports obtenus par Lighthouse Reports. « Dans certains centres, le taux de rotation du personnel est élevé, car des employés sont suspectés de #corruption ou de fraude », confirme un ancien agent chargé des visas au Quai d’Orsay. Une situation démentie par l’entreprise, qui assure que « les cas de comportements répréhensibles sont extrêmement rares compte tenu de la taille de l’entreprise ».

    Alors que VFS échoue à bloquer les « bots », la multinationale a lancé sa propre filiale de conciergerie de visas, #OneVasco, qui propose un « processus de demande simple et adapté aux voyageurs ». En clair, une alternative maison aux bots. Ses bureaux sont stratégiquement placés à côté des centres officiels de VFS, créant ainsi une confusion délibérée, dénoncée par plusieurs chancelleries européennes.

    La situation fait sourire Marc Esteve, professeur de science politique à l’University College de Londres : « Lorsqu’une même entreprise est responsable de la qualité d’un service de base et tire profit de la vente d’alternatives haut de gamme à ce service, elle est structurellement incitée à sous-investir dans le service basique », souligne-t-il.

    VFS assure que parmi ses clients « figurent des gouvernements soumis à certaines des exigences les plus strictes au monde en matière de conformité, de réglementation et de sécurité ». Des gouvernements captifs, qui ont acté l’impossible retour en arrière. Le sénateur Rémi Féraud confirme qu’« il ne serait pas possible de réinternaliser ce service, car les demandes de visa sont trop nombreuses, de sorte qu’il faudrait des centaines, voire des milliers, de fonctionnaires et d’agents publics supplémentaires ». Face au recours massif à ces entreprises privées, la Commission européenne va prochainement « lancer une étude approfondie », afin de prévenir les #abus du système.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/28/comment-la-privatisation-de-la-gestion-des-visas-a-profite-a-la-societe-vfs-
    #business #migrations #sous-traitance 

    via @freakonometrics
    ping @reka @karine4

    –-
    voir aussi :
    EU cashes in on €130m in rejected visa applications
    https://seenthis.net/messages/1061593

    • En Afrique, un juteux business autour des demandes de visas

      Son nom résonne dans une bonne partie de l’Afrique. VFS Global est une entreprise indienne très connue sur le continent : c’est à elle que de nombreuses ambassades à travers le monde ont confié le traitement de leurs demandes de visas. Pour faire simple, si vous êtes candidat au Sénégal pour un visa pour la France, ou en République démocratique du Congo pour la Chine, c’est #VFS qui traite votre demande de rendez-vous auprès des ambassades concernées. VFS Global a su en faire une affaire très lucrative, au point d’attirer dans son sillage des fraudeurs et de faire l’objet d’incompréhensions chez les demandeurs qui se plaignent de la complexité et du coût des procédures. Une enquête coordonnée par l’organisation de journalisme d’investigation Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 médias dont RFI.

      Présente dans 168 pays et en contrat avec 71 gouvernements, VFS Global laisse le même goût d’amertume chez nombre de candidats aux visas dans le monde et en Afrique, pour qui l’accès au précieux sésame est devenu un parcours complexe et coûteux. « Je ne comprends pas tout le système », s’exclame Aliou, artiste-graffeur et entrepreneur sénégalais habitué des demandes de visa pour l’Europe. « Mais ce qui se passe avec les visas en Afrique, excusez le terme, c’est du grand n’importe quoi ! Pour moi, c’est de l’arnaque ! » La même colère et les mêmes mots reviennent chez de nombreux Africains interrogés dans le cadre de cette enquête.

      VFS Global (Visa Facilitation Services Global), majoritairement détenue par le fonds d’investissement américain Blackstone, a vu ses bénéfices opérationnels exploser de 31 à 171 millions d’euros entre 2017 et 2024. Un bond considérable alors que, sur la même période, le volume des demandes n’a augmenté que de 15 %, comme l’indiquent ses états financiers déposés au Luxembourg.

      VFS explique cette croissance fulgurante en partie par la vente de services dits à valeur ajoutée – des VAS –, tous payants, tels que l’envoi d’informations par SMS ou l’accès à un salon premium. C’est justement cette vente de services qui est placée au cœur de la stratégie commerciale de la société.
      Le business rémunérateur des services à valeur ajoutée

      L’enquête a permis de collecter des données à partir de reçus de demandes de visa provenant de plusieurs pays. Cet échantillon montre que les VAS pèsent pour 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au niveau mondial. En Afrique du Sud et au Kenya, indiquent ces données, la vente de ces services englobe plus du tiers des revenus du VFS local, et plus du quart au Nigeria.

      En Afrique, du Sénégal au Nigeria en passant par le Kenya, de nombreux employés et ex-employés de l’entreprise ont indiqué avoir été spécialement formés à la vente de ces services. Contraints par les objectifs commerciaux de leur direction et motivés par des primes alléchantes, les agents ont expliqué qu’ils faisaient payer ces services aux demandeurs, sans toujours préciser qu’ils étaient optionnels et, surtout, qu’ils ne garantissaient pas l’obtention du visa.

      Au Sénégal, par exemple, un ex-salarié a déclaré de manière anonyme que le service de notification par SMS était présenté comme quasi-obligatoire. Il a fait part d’une « pression » subie pour vendre des VAS du type salon premium ou espace VIP. D’anciens employés de VFS au Kenya ont confié de leur côté qu’ils devaient systématiquement ajouter les frais de SMS et de courrier à la facture des demandeurs… qui ignoraient que ces VAS étaient facultatifs. Deux anciens membres du personnel ont précisé qu’ils percevaient également des commissions sur les ventes.

      Des rapports d’inspection issus de 22 pays de la zone Schengen et de la Commission européenne elle-même soulignent également une « pression excessive de VFS Global pour promouvoir ses services » et un flou entretenu par l’entreprise sur le caractère optionnel des VAS, comme l’attestent des rapports transmis par la Suède en 2025 et la République tchèque à la Commission en 2024.
      Agences parallèles illégales

      À ce système sont venus se greffer des réseaux parallèles extérieurs à VFS, organisés notamment par des employés ou d’ex-employés de l’entreprise. Par leur maîtrise du système de prise de rendez-vous chez VFS, ils montent des "agences" extérieures, illégales mais laissant croire qu’elles collaborent avec l’entreprise. Souvent représentées par des personnes postées autour des bureaux de VFS, ces agences frauduleuses promettent plein succès aux candidats au visa, désespérés par les rejets répétitifs de leurs demandes.

      Dakar, à quelques pas du centre de visa de VFS Sénégal. Salimata, en pleine démarches pour un visa pour la France, témoigne : « Tu essaies de trouver un rendez-vous à n’importe quel moment et il n’y en a pas. Donc il y a des agences (terme souvent utilisé par les fraudeurs, NDLR) qui s’en chargent pour toi et tu paies entre 75 000 et 200 000 francs CFA (entre 114 et 300 € environ). Et on n’est même pas sûr d’obtenir le visa, c’est juste pour avoir le rendez-vous. » Ce qui fait dire à Salimata qu’il existe « une complicité » entre gérants d’agences et employés de VFS « pour vendre des rendez-vous ».

      Dans le bureau VFS Global qui délivre des visas pour la Chine à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, l’enquête a pu prouver que cette complicité existe. Un journaliste participant à l’enquête s’est fait passer pour un demandeur de visa auprès d’une agence frauduleuse et a été mis en relation avec un employé du bureau VFS Global, qu’il a rencontré sur place. Ce dernier lui a réclamé 650 euros, soit plus du double du prix affiché pour le même visa.

      En juin 2025 au Kenya, face aux plaintes des usagers, VFS Global s’est inquiétée publiquement de l’augmentation du nombre de personnes se faisant frauduleusement passer pour des agents de l’entreprise. « Tous les créneaux de rendez-vous sont disponibles gratuitement sur notre site web officiel et sont attribués en fonction de nos prévisions des demandes de visa », a déclaré Stephen Kubasu, directeur général des opérations de l’entreprise. « Les demandeurs ne doivent en aucun cas payer des tiers pour obtenir un rendez-vous car ces affirmations sont mensongères. »

      Interrogée par écrit, dans le cadre de cette enquête, sur ces réseaux frauduleux qui opèrent à l’extérieur de l’entreprise, VFS Global a répondu mettre « activement en œuvre des mesures de sécurité robustes », tels que le mot de passe à usage unique et le CAPTCHA, pour protéger ses systèmes de prise de rendez-vous. Elle indique également avoir lancé la campagne #DoNotFallForFraud pour sensibiliser les demandeurs sur les escroqueries.

      Concernant les services optionnels, VFS Global rappelle « qu’ils sont élaborés en concertation avec les gouvernements », que ​​​​« les demandeurs sont clairement informés que ces services ne sont pas obligatoires » et qu’« ils n’influencent ni les décisions relatives aux visas ni les délais de traitement. »

      En somme, VFS ne fait rien d’illégal mais bénéficie d’un système restrictif mis en place par les Etats. C’est ce que résume Paul Hermelin, président du conseil d’administration de l’entreprise française CapGemini, spécialisée dans les services numériques. Dans son rapport Propositions pour une amélioration de la délivrance des visas publié en 2023, il qualifie la politique française des visas de « machine à mécontentement » du fait de l’obsession sécuritaire et migratoire de Paris.

      « Au Sénégal par exemple, sur 12 000 à 15 000 demandes, il y a un peu moins de 3 000 visas prévus pour les étudiants vers la France. Donc on fabrique près de 10 000 déçus, ça ne va pas du tout ! Avec un déficit de communication, on a une machine à mécontentement », analyse Paul Hermelin. « En France, on délivre généralement un visa d’un an. Si ça se passe bien, on passe à deux ans, puis trois… donc il fallait un nombre d’années incroyable pour arriver au visa de cinq ans. Il y a des hommes d’affaires qui vont et viennent entre Casablanca, Dakar et Paris, des professeurs d’université qui se déplacent pour des conférences, etc. Ce ne sont pas des migrants potentiels illégaux, donc pourquoi ne pas passer directement au visa de cinq ans ? »

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260608-en-afrique-un-juteux-business-autour-des-demandes-de-visas

  • Con l’omicidio di #Peppe_Valarioti, la ’ndrangheta colpì il Pci per fermare le lotte sociali nella piana di Gioia Tauro

    L’ex deputato ed ex sindaco di Rosarno Giuseppe Lavorato ricorda il compagno di partito Peppe Valarioti, ucciso l’11 giugno 1980 dalle cosche per fermare la mobilitazione civica contro gli affari illeciti nei grandi progetti statali in Calabria.

    È trascorso, quasi mezzo secolo (46 anni, per l’esattezza), dall’agguato mafioso che uccise Peppe Valarioti, segretario della sezione del Partito comunista a #Rosarno (Reggio Calabria). Non è storia d’altri tempi, è storia del tempo che inizia con l’ingresso prepotente della ‘ndrangheta nei grandi affari pubblici e nella vita politica e istituzionale del nostro Paese. È una ferita aperta, delitto impunito, perché l’inchiesta giudiziaria oscurò i fatti del durissimo scontro sociale e politico che lo causarono e cestinò la testimonianza del pentito Pino Scriva che, rivelando una confidenza fattagli da Giuseppe Pesce, indicò in Giuseppe Piromalli (il capo dei capi della ‘ndrangheta), il boss che spinse lo stesso Pesce, capo ‘ndrangheta di Rosarno, a ordire l’assassinio.

    La pioggia di fondi pubblici sulla Calabria e gli appetiti della ’ndrangheta

    Giuseppe Piromalli era colui che aveva organizzato e presieduto tutti gli incontri nei quali uomini di governo o loro fiduciari sedevano accanto ai capi delle consorterie mafiose calabresi, con servitori infedeli dello Stato e imprenditori affaristi per spartirsi i miliardi della costruzione del grande porto di Gioia Tauro, dell’autostrada Salerno-Reggio Calabria, del raddoppio ferroviario, della trasversale Rosarno-Gioiosa Jonica, della diga sul Metramo, della cava di Limbadi, del trasferimento degli abitati e delle grandi opere finanziate dal Pacchetto Colombo e dall’intervento straordinario dello Stato nel Mezzogiorno.

    Una montagna di miliardi che trasformò le grandi famiglie mafiose calabresi da guardiani e da massari in ricchissimi imprenditori. E un esercito di guardaspalle e malandrini, da pezzenti con le toppe al sedere in boss che guidavano auto di grossa cilindrata e arredavano di lusso le loro abitazioni. Questo avvenne nella Piana e in Calabria negli anni Settanta e Ottanta ed è tutto documentato nei verbali delle forze di polizia, nei processi e nelle sentenze.

    Dalle denunce nelle piazze al processo contro i boss

    Ma avvenne anche che, a fronte della rapina mafiosa dei soldi che avrebbero dovuto portare nella nostra terra lavoro e civiltà, nacque un movimento politico unitario che denunciò la rapina in tutte le piazze e i quartieri popolari della Piana di Gioia Tauro e accese una protesta sociale che, in alcuni tratti, assunse i caratteri dell’insurrezione popolare. Cortei che gridavano collera e disprezzo ai boss della ‘ndrangheta e cacciavano dai palchi delle manifestazioni i politici collusi o chiacchierati.

    Lotte sociali che concorsero a provocare nel tribunale di Reggio Calabria il famoso processo contro “Di Stefano +59”, nel quale le testimonianze dei comunisti Mommo Tripodi, Mario Tornatora, Francesco Martorelli, Ninì Sprizzi, Edoardo Macino e del socialista Salvatore Frasca consentirono, per la prima volta nella storia d’Italia, una sentenza di condanna dei grandi boss della ‘ndrangheta e, fatto anche più dirompente, la richiesta di prosecuzione dell’indagine penale nei confronti di alti funzionari dello Stato, della regione, di esponenti politici calabresi e nazionali di primo piano.

    Valarioti ucciso per colpire il Pci e spegnere le lotte sociali

    L’ingresso di Giuseppe Piromalli tra gli indagati dell’agguato mortale a Peppe Valarioti avrebbe aperto, di conseguenza, il vaso di pandora degli intrecci perversi che hanno generato quella grande rapina, l’arricchimento e la crescita vertiginosa della ‘ndrangheta. Ed avrebbe di fatto collegato l’assassinio al suo movente: colpire il Pci, le cui lotte e testimonianze furono determinanti per le condanne dei boss; suscitare terrore per piegare e spegnere la lotta sociale; soffocare ed estinguere le richieste di prosecuzione dell’inchiesta giudiziaria di Reggio Calabria che mettevano in pericolo i grandi interessi economici e di potere della ’ndrangheta e dei suoi altissimi complici.

    La ’ndrangheta tentò di piegare quel partito e spegnere quella lotta con atti di intimidazione gravissimi, ma ebbe risposte sempre più ferme e rigorose. Pochi giorni prima di essere ucciso, durante la manifestazione di risposta agli attentati mafiosi, nella piazza centrale di Rosarno Peppe Valarioti gridò: “Se pensate di intimidirci, vi sbagliate, i comunisti non si piegheranno mai”. Non avendoli piegati con minacce e attentati, i vertici mafiosi decisero di ricorrere all’agguato e all’assassinio. E, per impedire eventuali testimonianze su mandanti e movente, uccisero Francesco Dominello l’esecutore del delitto e Francesco Aquilano, un latitante di Nicotera (Vibo Valentia). Sul cadavere, ritrovato vicinissimo al luogo dell’agguato, aveva un orologio fermo alle ore 11,25 dell’11 giugno, poche ore dopo l’assassinio di Peppe Valarioti.

    Questi sono i fatti che legano il ricordo di Peppe Valarioti a uno dei momenti più alti della nostra storia nazionale: l’insurrezione della povera gente di Calabria, delle raccoglitrici di ulive, dei braccianti, dei contadini poveri, degli operai, dei giovani disoccupati e di tutti i cittadini onesti contro quell’intreccio perverso di interessi politici, affaristici e mafiosi che ha segnato e segna ancora la storia del Mezzogiorno e dell’Italia intera.

    https://lavialibera.it/it-schede-2717-omicidio_di_peppe_valarioti_la_ndrangheta_colpi_il_pci_pe

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    Pacchetto Colombo

    Con il termine «Pacchetto Colombo» si intendono una serie di provvedimenti di carattere programmatico-industriale varati dal Governo Colombo agli inizi degli anni ’70. Tali provvedimenti si orientarono prevalentemente alla creazione e all’ampliamento di vari siti industriali sia in Calabria che in Sicilia.

    https://it.wikipedia.org/wiki/Pacchetto_Colombo
    #ndrangheta #histoire #Calabre #Italie #mafia #homicide #Pino_Scriva #justice #Giuseppe_Piromalli #Giuseppe_Pesce #port #Gioia_Tauro #autoroute #Pacchetto_Colombo #Emilio_Colombo #résistance

    • voir aussi cette chanson, dédiée au « menestre Colombe » :

      E lu menestre Colombe
      https://www.youtube.com/watch?v=AWB7tCXDAVI

      E lu menstre Colombe
      ha fatte nu progette
      ha fatte nu progette pe’
      pe’ li disoccupate

      E stetev’attente
      e voi d’la poblazione
      impareteve a legge a scrive pe’
      defendeve da li padrune

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      confino l’heve mannete

      E stetev’attente…

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      Germania l’heve mannete

      E stetev’attente…

      –-

      Et le ministre Colombo
      a fait un projet
      a fait un projet pour
      pour les chômeurs

      Faites attention,
      vous de la population
      apprenez à lire et à écrire
      pour vous défendre des patrons

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      il les a exilés

      Faites attention, vous de la population…

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      et en Allemagne il les a envoyé

      Faites attention, vous de la population…

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      Paroles de Giuseppe Miriello, conteur et militant communiste de la Basilicate, écrites dans les années Cinquante sur un ancien air de troubadours.

      Selon le récit de Giovanna Marini, qui enregistra le chant pendant ses recherches en Basilicate, #Giuseppe_Miriello aimait à chanter devant l’église de son village pour mettre en garde le peuple contre toutes les malversations politiques et autre formes d’exploitation.
      Il commençait ses chansons par une sorte d’imprécation au Ministre Colombo, élu de Basilicate qui avait fait carrière et était devenu Ministre du gouvernement de Démocratie Chrétienne.
      Pour cette raison, le ministre Colombo était dans l’imaginaire populaire responsable de chaque décision funeste et devint ainsi le bouc-émissaire de Miriello.
      Bien que l’on parle dans la chanson de “Germania”, c’est à dire de l’Allemagne, le chant dénonce l’accord avec la Belgique, acté par le gouvernement de Démocratie Chrétienne en 1946 même si à l’époque, Colombo n’était pas encore ministre. Pour une personne qui savait à peine lire et écrire, avec une connaissance approximative de la géographie européenne, l’Allemagne représentait tout ce qui se trouvait au nord de l’Italie.

      Alors que dans cet immédiat après-guerre, l’Italie croule sous les dettes, le taux de chômage est très élevé et les matières premières manquent cruellement, la Belgique en revanche possède des sous-sols riches en charbon mais personne pour les exploiter. Les deux États signent donc un accord qui permettra l’envoie hebdomadaire de 2000 travailleurs italiens (soit 50.000 en tout) contre des tonnes de charbon.

      Sur le papier, les contrats sont alléchants :
      transports gratuits, salaire très digne, logement garanti avec la possibilité future d’un rapprochement familial. On annonce que les travailleurs seront sélectionnés par les bourses du travail, bref tout semble parfait !
      En réalité pourtant, les travailleurs seront triés par les paroisses qui choisissent des hommes dociles, non syndiqués en provenance de l’Italie du Sud, analphabètes pour la plupart : de futurs mineurs incapables de lire les conditions de leur contrat.
      De fait, le voyage sera une dette que l’ouvrier contracte et qu’il devra rembourser à la sueur de son front, la paye est misérable pour un travail harassant, les ouvriers s’entassent dans des taudis et personne jamais ne pourra faire venir sa famille. Et la clause la plus honteuse, celles qui les rend littéralement esclaves : il n’est pas possible de laisser le travail avant la première année sous peine de prison.
      C’est dans ces conditions d’absence totale de droits ( et donc de garanties) que mûrissent les conditions d’une des plus graves tragédies minières : la catastrophe de Marcinelle le 8 août 1956 pendant laquelle 262 personnes perdront la vie, dont 136 immigrants italiens. Sur la peau de ces esclaves oubliés se fonde la grande reconstruction des pays européens.
      C’est une véritable déportation que Miriello dénonce sur un air simple avec des paroles ultra efficaces. Il synthétise le ressenti collectif par l’efficacité propre à la poésie populaire. Le refrain qu’il répète sans cesse sonne comme un puissant et nécessaire avertissement : “apprenez à lire et à écrire, gens du peuple, pour vous défendre des patrons !”

      https://www.terracanto.org/e-lu-menestre-colombe
      #terra_canton #musique #chant #musique_populaire

  • L’empire kleptocratique des Émirats arabes unis
    https://lvsl.fr/lempire-kleptocrate-des-emirats-arabes-unis

    Les Émirats arabes unis bénéficient d’une image médiatique résolument positive. Lutte contre le terrorisme islamique et tolérance religieuse affichées par #Abu_Dhabi lui confèrent bonne presse dans la presse française. Si les vertus de sa politique intérieure sont soulignées, sa politique étrangère est moins souvent évoquée. Celle-ci n’a pourtant rien d’anodin. De la Libye au Yémen en passant par la Palestine et le #Soudan, les Émirats arabes unis ont tissé un réseau de milices armées et d’autocrates. Ce maillage perpétue une série de conflits visant à préserver l’hégémonie des Émirats et accroître leur capacité d’accumulation. Avec une bienveillance constante de la part des États occidentaux.

    #International #Emirats_arabes_unis #Forces_de_soutien_rapide

  • SPECIALE #albania – massicce #proteste a Tirana contro la svendita dei territori e la #corruzione della classe politica@0
    https://radioblackout.org/2026/06/speciale-albania-massicce-proteste-a-tirana-contro-la-svendita-dei-te

    Ennesima giornata di imponenti manifestazioni a Tirana, capitale dell’Albania, contro il governo guidato da Edi Rama, accusato di svendere il territorio nazionale ai grandi capitali internazionali. Al centro della contestazione vi è il progetto di costruzione di un resort di lusso sull’isola di Saseno, simbolo nazionale e luogo legato alla resistenza contro fascisti e nazisti, […]

    #altavisibilita #L'informazione_di_Blackout #Balcani #ecologia #emigrazione #imperialismo #seconde_generazioni
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/06/artan.mp3

  • A Cuba, le sauve-qui-peut des jeunes médecins devant des salaires et des conditions de travail jugées indignes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/02/a-cuba-le-sauve-qui-peut-des-jeunes-medecins-devant-des-salaires-et-des-cond

    A Cuba, le sauve-qui-peut des jeunes médecins devant des salaires et des conditions de travail jugées indignes
    Par Jean-Michel Hauteville (La Havane, envoyé spécial)
    Publié aujourd’hui à 03h00, modifié à 03h22
    Un joyeux tintamarre d’instruments de percussions retentit dans la torpeur ensoleillée d’un samedi de fin avril, à La Havane. Dans un jardin public du centre de la capitale cubaine, une vingtaine d’enfants participent à une séance d’éveil musical. Le lieu, aménagé par un groupe d’amis, propose des activités culturelles gratuites aux familles du voisinage : théâtre, peinture, ou musique.
    Le café attenant permet de financer ces dernières. « C’est moi qui gère la cafétéria », dit Laura, 30 ans (son prénom a été modifié). Diplômée de l’université des sciences médicales de La Havane, la jeune femme occupe ce poste depuis janvier. « Ce travail ne me plaît pas. Ce que j’aime, c’est la médecine », confie-t-elle. Laura fait partie des milliers de jeunes praticiens cubains qui, à contrecœur, ont dû quitter la profession en raison de salaires dérisoires et de la détérioration de leurs conditions de travail. Alors même que la médecine cubaine, pilier du régime castriste, a longtemps joui d’un grand prestige à l’international.
    A la fin de ses trois années de spécialité en médecine générale, Laura percevait le salaire mensuel d’un professionnel en début de carrière : 5 060 pesos, soit à peine 10 dollars (8,60 euros) par mois, au taux de change officieux. Avec un tel salaire, « on ne vit pas dignement à Cuba », s’afflige la jeune femme, qui a donné sa démission un mois après avoir passé son examen final, en novembre 2023.
    Diplômée de la même université, son amie Cinthia, elle, allait devenir gériatre. « J’adore travailler avec les personnes âgées : elles sont toujours reconnaissantes lorsqu’on prend soin d’elles », s’attendrit cette Havanaise de 29 ans, sur la terrasse de l’appartement où elle vit avec ses parents et sa grand-mère, au 2e étage d’un immeuble décrépit de la municipalité de Cerro. Dans un coin du salon, elle a installé son poste de travail : quelques étagères et une petite table, encombrées de produits cosmétiques, ainsi qu’une chaise où elle installe ses clientes venues se faire coiffer ou poser des ongles.
    Cinthia a lancé cette activité en parallèle de son internat de médecine, mais il est devenu impossible de concilier les deux en raison d’un sous-effectif chronique à la polyclinique de Cerro. « Tout le monde démissionnait et la charge de travail retombait sur ceux qui restaient », soupire-t-elle. En plus de ses 44 heures de travail hebdomadaires, l’interne devait assurer des gardes de douze heures « jusqu’à six fois par mois » et, souvent, des remplacements de dernière minute l’obligeant à annuler des rendez-vous dans son salon. « Mais c’est cette activité qui me permettait de vivre », s’offusque celle qui a démissionné juste après l’obtention de son diplôme et validé une formation d’esthéticienne.
    Les deux amies sont loin d’être des cas isolés. Et cette tendance est amplifiée par l’émigration massive des Cubains, qui fuient la dégradation des conditions de vie sur l’île. Sur une promotion de « plus de 200 personnes » dans sa faculté, il ne reste plus que six diplômés de 2023 à Cuba, dont « trois qui exercent encore la médecine », affirme Laura. Adrian, l’un de ses camarades d’amphi, a lui aussi remisé son stéthoscope et gère désormais un petit commerce privé dans le quartier de Nuevo Vedado. « Il y avait beaucoup trop de stress. Et ici, en une seule journée, je gagne plus qu’en un mois à l’hôpital », observe le jeune reconverti, qui assure n’avoir « aucune envie » de reprendre du service.
    Depuis le début de la « période spéciale » – un terme utilisé par le pouvoir pour désigner la crise économique qui a débuté à la chute de l’Union soviétique –, « de nombreux professionnels de la santé et d’autres secteurs, notamment de l’éducation » ont quitté leur emploi dans la fonction publique « pour se tourner vers d’autres activités plus lucratives, liées au tourisme, puis à l’entrepreneuriat », explique la sociologue Elaine Acosta Gonzalez, chercheuse associée au Cuban Research Institute de l’université internationale de Floride, à Miami.
    En effet, le secteur de la santé est entièrement public et « il n’est plus possible de survivre avec un salaire de fonctionnaire », souligne cette Cubaine exilée aux Etats-Unis. Entre 2021 et 2024, Cuba a perdu plus de 77 000 soignants dont 30 000 médecins, soit le quart de ses effectifs, selon des statistiques officielles publiées fin 2025. Les conséquences sont « clairement dévastatrices pour les services de santé du pays », déplore la sociologue.
    En réaction à cet exode des blouses blanches, le gouvernement cubain a annoncé, en avril 2025, des hausses de salaires pour les fonctionnaires : en fonction de leur ancienneté, certains praticiens ont ainsi pu voir leur rémunération doubler. Cependant, aux yeux d’Elaine Acosta Gonzalez, le compte n’y est pas. « Même les augmentations salariales significatives qui ont eu lieu dernièrement ne suffiront pas à résoudre ce problème, car il s’agit d’un phénomène aux causes multiples », juge l’experte, qui préconise une « amélioration des infrastructures et des conditions de travail de l’ensemble du personnel de santé ». « L’autre jour, je me suis mise à relire des bouquins de médecine pour me rafraîchir la mémoire », confie Cinthia. La coiffeuse évoque avec nostalgie ses anciens patients qui l’interpellent encore dans la rue. « La médecine me manque, mais tout doit changer dans le métier. »

    #Covid-19#migration#migrant#cuba#emigration#personneldesante#sante#crise

  • #UNICEF_Campania, il racconto della presidente #Emilia_Narciso
    https://informareonline.com/unicef-campania-il-racconto-della-presidente-emilia-narciso

    Ci sono storie che non si possono spiegare, solo attraversare. È quello che accade ascoltando la dott.ssa Emilia Narciso, presidente UNICEF Campania, mentre prova a raccontare cosa significhi davvero lavorare sui territori. «L’UNICEF non si racconta, si vive», ripete più volte. E in quelle parole c’è già tutto. In Campania, questo lavoro passa soprattutto attraverso […] L’articolo UNICEF Campania, il racconto della presidente Emilia Narciso proviene da Informareonline, scritto da Camilla Esposito Alaia

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Maggio_2026 #bambini #pigotta

  • En Italie, l’émigration des jeunes aggrave le vieillissement de la population
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/18/en-italie-l-emigration-des-jeunes-aggrave-le-vieillissement-de-la-population

    En Italie, l’émigration des jeunes aggrave le vieillissement de la population
    Allan Kaval
    Le premier décret pris par Giorgia Meloni à son arrivée au pouvoir en Italie avait de quoi surprendre. Adopté le 31 octobre 2022, il était porteur de mesures urgentes visant à interdire un certain type de fêtes. Baptisé « décret anti-rave », il punissait les fêtes dites « invasives » de plus de cinquante participants, prévoyant jusqu’à six ans de prison pour les organisateurs.Ce même jour, en Emilie-Romagne, avait tranquillement pris fin un rassemblement où des personnes – dont l’âge, 49 ans, était inférieur à la moyenne italienne, la plus élevée d’Europe – avaient dansé au rythme de la musique électronique. Au cours des jours précédents cependant, le voisinage s’était plaint, attirant l’intérêt des médias.
    Le ton de l’ère Meloni était donné et se confirmerait par la suite. Il s’agissait de la première traduction d’une méthode consistant à légiférer par décret pour rebondir sur des faits divers, en se prévalant d’une urgence contestable. Mais ce décret inaugurait aussi le durcissement répressif qui allait accompagner son mandat, à chaque fois justifié par la désignation d’un ennemi de l’intérieur.
    Après les jeunes amateurs de musique électronique, les militants pour le climat furent les suivants sur la liste, bientôt rejoints par les fils d’immigrés arabes, les féministes de la quatrième vague, les partisans de l’émancipation des groupes marginalisés et les étudiants solidaires de la Palestine. Certains sont des adversaires idéologiques, d’autres des cibles stigmatisées, mais la plupart ont un point commun : ils appartiennent à une minorité peu coûteuse à prendre pour cible car réputée inoffensive sur le plan électoral : la jeunesse.
    Si les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient un cinquième de la population en 2005, elles en formaient le quart en 2025 et, selon les prévisions, pourraient en constituer le tiers en 2045. Les jeunes, en revanche, n’ont jamais été aussi rares. Les moins de 25 ans ne représentent que 12 % de la population du pays, la proportion la plus basse d’Europe. Et ils sont de moins en moins nombreux – leur part a baissé de 5 points de pourcentage entre 2004 et 2024.
    D’abord parce que les Italiens font moins d’enfants, mais aussi parce que, lorsqu’ils grandissent, ceux-ci ont tendance à quitter le pays. Entre 2011 et 2024, le pays a perdu 630 000 jeunes, partis pour des horizons plus cléments, fuyant la précarité sans issue et les bas salaires, caractéristiques d’un marché du travail particulièrement hostile aux jeunes générations. En augmentation, le taux de chômage des jeunes était de 18,1 % en mars, contre 5,2 % dans la population générale.
    Ignorés politiquement, les jeunes ont cependant contribué à mettre fin à la phase ascendante de la législature de Giorgia Meloni. La défaite qu’elle a subie en mars lors du référendum constitutionnel, censé transformer l’organisation de la magistrature, a notamment été permise par la mobilisation de cet électorat, pourtant perçu comme quantité négligeable. Et 61 % des 18-34 ans ont voté contre, pour un score global de 54 % en faveur du non.
    Ces résultats arrivaient après plus de trois ans d’un gouvernement qui n’avait mené aucune réforme orientée vers l’amélioration de la situation économique de ce groupe démographique. Celui-ci était plutôt la cible d’offensives hostiles de la part de l’exécutif. Dès 2022, les actions des militants écologistes d’Ultima Generazione – des blocages de rues ou des jets de peinture – leur avaient valu d’être réprimés par de nouvelles lois qui les ont fait disparaître de la circulation.Au moment des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, les jeunes Italiens d’origine arabe étaient confondus par le camp gouvernemental et ses alliés sous le terme infamant de « maranza », l’équivalent italien de « racaille ». De son côté, le chanteur Ghali, d’origine tunisienne, très populaire chez les plus jeunes, avait été censuré par la télévision publique. Le chef d’orchestre de la cérémonie d’ouverture, un partisan de Giorgia Meloni, lui avait interdit de dire quelques vers en arabe d’un poème pacifiste.
    Dans le même temps, on faisait passer des étudiants par ailleurs progressistes pour complaisants avec le Hamas, du fait de leur opposition aux crimes de guerre israéliens contre les Palestiniens. Les matraquages lors d’une manifestation, en 2024, avaient choqué le pays, mais laissé Giorgia Meloni inflexible. Elle était allée jusqu’à critiquer le rappel à l’ordre démocratique du président de la République, Sergio Mattarella, face aux violences policières.
    Alors que l’ère Meloni est entrée dans un nouveau cycle, dans la perspective des élections législatives prévues pour 2027, la majorité a l’occasion de rattraper le temps perdu et de s’adresser à cet électorat. Mercredi 13 mai, la présidente du conseil a déclaré souhaiter qu’un jour, pour les jeunes, « rester en Italie soit un choix compétitif et non un acte de courage », tout en considérant leur émigration comme un phénomène « structurel ».« Il ne faudrait pas que ce soit un alibi pour dire qu’on ne peut pas y faire grand-chose », lui a répondu, dans le quotidien La Stampa, le démographe Alessandro Rosina, de l’Université catholique du Sacré-Cœur de Milan. « Retourner en Italie après un début de carrière à l’étranger n’est pas un acte de courage, c’est suicidaire », a-t-il ajouté, en référence aux données du marché du travail. Ce constat pessimiste, qui est aussi celui de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dans une étude publiée fin avril, appellerait des politiques publiques en matière de formation et de transition entre les études et l’activité professionnelle – des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour du gouvernement de Giorgia Meloni

    #Covid-19#migration#migrant#italie#demographie#vieillissement#emigration#sante#economie

  • #Soudan : des victimes des massacres demandent une enquête sur le rôle des #Émirats_arabes_unis
    https://www.humanite.fr/monde/emirats-arabes-unis/soudan-des-victimes-des-massacres-demandent-une-enquete-sur-le-role-des-emi

    Sept victimes s’adressent à la Haute représentante de l’#Union_européenne pour les Affaires étrangères, #Kaja_Kallas. Elles demandent l’imposition immédiate de #sanctions ciblées. La requête est accompagnée de témoignages sur les exactions mais également de faits précis concernant les liens financiers de responsables #émiratis et #soudanais avec les Forces de soutien rapide de #Mohamed_Hamdan_Dogolo, auteures des pires exactions. Le point avec Pierre Barbancey, grand reporter au micro de Théo Bourrieau.

  • Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/13/aux-emirats-arabes-unis-des-milliers-de-travailleurs-pakistanais-expulses-j-

    Aux Emirats arabes unis, des milliers de travailleurs pakistanais expulsés : « J’ai été traité comme un criminel »
    De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays ; beaucoup depuis plusieurs années.
    Par Sophie Landrin (Islamabad, envoyée spéciale)
    Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. « J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi : j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant. » Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). « J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi. » Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies.
    En expulsant les Pakistanais, les Emirats arabes unis, durement frappés par des missiles et des frappes de drones iraniens, veulent-ils sévir contre cette communauté qui entretient des liens profonds avec l’Iran ? Sanctionner Islamabad, investi dans un rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran ? Lancer un avertissement à son allié, qui s’est considérablement rapproché de l’Arabie saoudite ? La guerre en Iran avait déjà eu des répercussions pour la communauté chiite au Pakistan, qui représente de 10 % à 15 % (entre 25 millions et 37,5 millions de personnes) de la population du pays, estimée à 250 millions d’habitants, majoritairement sunnite. La plupart vivent dans le Gilgit-Baltistan, seule région majoritairement chiite du pays.
    A l’annonce de la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février, de violentes manifestations antiaméricaines avaient éclaté dans plusieurs grandes villes, faisant une vingtaine de morts. Un groupe de jeunes musulmans chiites en colère avait attaqué le consulat américain à Karachi, dans le sud du Pakistan. Le maréchal Asim Munir, l’homme le plus puissant du Pakistan, avait alors rencontré les dignitaires du clergé chiite pour calmer les esprits.
    Les Emirats arabes unis n’ont pas confirmé ces expulsions, pas plus que le gouvernement pakistanais. Pourtant, Syed Qaiser Abbas, un chiite local, installé dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, joint par Le Monde, témoigne de l’ampleur des départs. Il a recueilli les données pour sa ville, Hangu. « Chaque jour, nous accueillons dans notre village des personnes expulsées. A ce jour, plus de 200 musulmans chiites sont revenus. Les gens sont expulsés aveuglément en raison de leur foi. Il est très regrettable que les chiites pakistanais soient traités comme s’ils étaient iraniens. Nous respectons et suivons l’ayatollah, mais cela ne signifie pas que nous sommes iraniens », plaide-t-il.
    Selon les témoignages qu’il a collectés, les autorités émiraties repèrent les Pakistanais chiites quand ils se rendent dans des lieux de culte, où ils doivent scanner leur carte d’identité avant d’entrer. « Nous exhortons le gouvernement pakistanais à soulever cette question auprès des autorités des Emirats arabes unis, mais jusqu’à présent les responsables pakistanais semblent refuser de voir la réalité en face », insiste Syed Qaiser Abbas. Environ 2 millions de Pakistanais sont installés aux Emirats.
    Le Golfe est crucial pour le Pakistan, et cette vague d’expulsions risque d’ébranler une économie déjà fragile. Des millions de citoyens ont migré comme travailleurs, souvent faiblement qualifiés, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Oman et à Bahreïn. Les fonds qu’ils envoient chez eux constituent une bouée de sauvetage cruciale pour les familles, mais aussi pour l’économie pakistanaise, en manque de liquidités, contribuant à renforcer les réserves de change du pays. Au cours du dernier exercice fiscal 2024-2025, le Pakistan a reçu plus de 38 milliards de dollars (plus de 32 milliards d’euros) de transferts de fonds provenant de travailleurs expatriés, et les Emirats ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit le deuxième montant le plus élevé après l’Arabie saoudite.
    Abou Dhabi avait déjà envoyé, en avril, un signal négatif en exigeant le remboursement rapide d’un prêt de 3,5 milliards de dollars accordé au Pakistan – près d’un cinquième des réserves de change du pays. L’Arabie saoudite a dû intervenir et a proposé un dépôt de 3 milliards de dollars, évitant un défaut de paiement. Islamabad joue les équilibristes en tentant de maintenir sa neutralité face aux rivalités entre le Golfe et l’Iran voisin, tout en se posant en médiateur dans la guerre opposant Téhéran et Washington. Sa position est d’autant plus délicate que le Pakistan est engagé par un pacte de défense mutuel signé en 2025 avec l’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, l’obligeant à protéger Riyad en cas d’attaque.
    Le ministère de l’intérieur pakistanais a démenti, dans un communiqué diffusé le 8 avril, les expulsions « de ce pays islamique frère que sont les Emirats arabes unis », qualifiant ces informations « de mauvaise foi, s’inscrivant dans le cadre d’une propagande malveillante menée par des intérêts particuliers ». « Aucune expulsion ciblant un pays ou une branche spécifique n’est en cours, y compris aux Emirats arabes unis, affirment les autorités. Les expulsions, le cas échéant, relèvent d’une procédure de routine conforme à la réglementation et au système juridique du pays d’accueil, et sont motivées par des violations de la loi, des séjours illégaux ou des documents non valides. »
    Abbas Shirazi, 47 ans, originaire du district d’Attock, dans le Pendjab, possédait des documents parfaitement valides quand il a été renvoyé brutalement, le 22 avril, après dix-sept années passées aux Emirats. « Ils m’ont arrêté devant mon bureau, m’ont pris mon ordinateur portable et mon téléphone, puis m’ont envoyé dans un centre de détention où se trouvaient une douzaine d’autres chiites pakistanais. J’ai été traité comme un criminel », témoigne cet inspecteur de la sécurité dans le bâtiment. Il raconte avoir été harcelé au cours de sa détention, sans possibilité de s’entretenir avec la direction de l’entreprise ou avec sa famille, et encore moins avec un avocat. « Je suis rentré au Pakistan les mains vides, sans un sou, et j’ai perdu l’accès à toutes mes économies et à ma retraite. Nous n’avons reçu aucune aide de la part des autorités pakistanaises. » Abbas Shirazi, père de trois enfants, ne sait pas comment subvenir aux besoins de sa famille. La guerre en Iran met au jourd à quel point la main-d’œuvre migrante et les transferts de fonds sont devenus des instruments de pression en géopolitique.

    #Covid-19#migration#migrant#pakistan#emiratsarabes#travailleurmigrant#expulsion#droit#sante#crise

  • Wie man eine #Wirtschaft trotz der auswegslosen Krisenlage immer no...
    https://diaspora.psyco.fr/p/12466047

    Wie man eine #Wirtschaft trotz der auswegslosen Krisenlage immer noch auch Wachstum aufbauen kann ist mir ein Rätsel? 😱🤯🤮

    Siehe: https://www1.wdr.de/wirtschaft/iran-konflikt-wirtschaft-sorgen-konjunktur-100.html

    Wir können sehr froh sein wenn wir kein negatives Wachstum dieses Jahr haben. „Negatives Wachstum“ ist #Neusprech für Wachstum über alles ohne geht es nicht. Dabei wäre sinnvolle Schrumpfung und Konsumverzicht sinnvoll für das Klima und die Zukunft. Ewiges Wachstum ist nicht nur unmöglich sondern auch unser Untergang!

    #wirtschaft #politik #zukunft #krise #Menschheit #Ressourcen #Problem #ethik #Emissionen #klima #umwelt #Zivilisation #Kapitalismus #Demokratie

  • COPERTINA – Il #Sud “svuotato” dai #giovani
    https://informareonline.com/copertina-il-sud-svuotato-dai-giovani

    «Oggi l’Italia vive un periodo demografico fortemente differenziato. Il Centro-nord ha stabilizzato il saldo complessivo grazie alle immigrazioni, mentre nel Mezzogiorno la popolazione continua a diminuire in maniera abbastanza intensa a causa delle emigrazioni, perlopiù concentrate nella fascia d’età 18-34 anni»: sono alcune delle dichiarazioni che #Corrado_Bonifazi, demografo e Ricercatore associato, Direttore dell’Istituto di […] L’articolo COPERTINA – Il Sud “svuotato” dai giovani proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Maggio_2026 #emigrazione #Marco_Esposito

  • L’#Europe est en pleine #ébullition climatique | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/290426/l-europe-est-en-pleine-ebullition-climatique

    L’été dernier, en l’espace d’une semaine à peine, les mégafeux qui ont ravagé l’Espagne et le Portugal ont entraîné le plus haut niveau annuel d’#émissions de polluants et de #CO2 liés aux feux de forêt jamais mesuré en Europe.

    « À cause du changement climatique, l’Europe du Sud est une #zone_anticyclonique de plus en plus sous cloche, affectée par les masses chaudes du continent africain qui remontent, avance Philippe Drobinski. Cela entraîne des canicules plus intenses, une aridification de cette partie du continent et, par conséquent, des risques d’incendie plus importants. »

    Le débit des cours d’eau du réseau fluvial européen dans son ensemble est pour sa part resté inférieur à la moyenne pendant onze mois de l’année 2025. Dès le mois de mai, plus de la moitié du territoire continental était atteinte de sécheresse.

    Dernier triste record battu en 2025 : la température annuelle à la surface de la mer pour la région océanique européenne a été la plus forte jamais enregistrée. Une tendance à long terme, puisque 2025 marque la quatrième année consécutive de chaleur marine hors norme.

    Les chercheurs et chercheuses ont estimé que 86 % des mers européennes avaient subi, l’an dernier, un fort épisode de #canicule. Ici aussi, l’impact sur la biodiversité est massif. À titre d’illustration, rien qu’entre 2015 et 2019, les canicules marines en Méditerranée ont entraîné la disparition récurrente d’une cinquantaine d’espèces d’éponges, de mollusques ou de coraux aux longs cycles de régénération.

    Pour résumer, entre sa partie nord à proximité de l’Arctique qui fond et son arc méditerranéen en proie à l’assèchement, l’Europe « se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale », ont alerté les scientifiques de l’OMM et de Copernicus. Ce qui en fait « le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre » – à un rythme de + 0,56 °C par décennie depuis les années 1990. Alors qu’on estime que le réchauffement global actuel est d’environ 1,4 °C supérieur au niveau préindustriel (1850-1900), en Europe, la hausse des températures avoisine déjà les 2,5 °C.

    Pis, 2026 pourrait déjà s’annoncer comme une nouvelle année de records climatiques en Europe. Le 24 avril, l’OMM a signalé le développement « de plus en plus probable », à partir de cet été, d’un nouvel épisode #El_Niño, un phénomène naturel cyclique qui réchauffe le Pacifique équatorial, engendrant des bouleversements importants sur la météo des différentes régions du globe.

    Selon l’institution météorologique, cette fluctuation du climat, qui se produit en moyenne tous les deux à sept ans, pourrait se traduire à partir du mois de mai par un accroissement des températures de surface « particulièrement fort » en Europe.

  • Ben Norton sur X :
    https://x.com/BenjaminNorton/status/2049178088093970644

    Les États-Unis espèrent détruire l’OPEP depuis sa fondation en 1960.

    Il s’agit de plus, bien plus que [de contrer] l’Arabie saoudite.

    L’OPEP était une plateforme que le Sud global utilisait autrefois pour inverser en partie le flux constant de richesses vers l’Occident.

    L’empire américain a toujours cherché à contrôler le marché mondial du pétrole, mais l’OPEP était un obstacle majeur qui se dressait sur sa route.

    Les choses ont commencé à changer de manière significative dans les années 2010, lorsque le boom du schiste a fait des États-Unis le premier producteur de pétrole sur Terre.

    Les #Émirats_arabes_unis sont l’un des alliés américains les plus obéissants dans le golfe Persique. Ils ont déjà suivi les ordres américains et normalisé leurs relations avec le régime colonial israélien. Il n’est pas surprenant de les voir maintenant saboter l’#OPEP.

    […]

  • Belgique : l’entrée de Boualem Sansal à l’Académie royale suscite la polémique - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/culture/20260426-belgique-l-entr%C3%A9e-de-boualem-sansal-%C3%A0-l-acad%C3%A9mie-royale-

    Ces derniers jours, plusieurs écrivains belges se sont élevés publiquement, sur les réseaux sociaux comme dans la presse, contre l’intronisation de Boualem Sansal à l’Académie royale de langue et de littérature français de Belgique, sur les réseaux sociaux comme dans la presse. Certains sont allés jusqu’à demander l’annulation de son élection. Au sein même de l’institution, plusieurs membres ont exprimé leurs doutes, voire leurs regrets, face à l’arrivée dans leurs rangs de l’écrivain franco-algérien, certains évoquant même une « erreur ».

    Le secrétaire perpétuel de l’Académie, Yves Namur, a lui-même reconnu un malaise, quelques heures avant l’intronisation, au micro de la RTBF : « Le 11 octobre, jour où il est élu sur base de ce qu’il a écrit, il est élu d’une façon très honorable, par quasi l’entièreté des membres présents. Maintenant, ce qui se passe, il faut le dire, ça nous met mal à l’aise. Ça peut nous troubler. »

    La polémique s’est poursuivie jusque dans les murs de l’Académie, lors de la cérémonie de samedi. Dans son discours de réception, l’écrivain belge Jean-Luc Outers, tout en lui rendant hommage, a évoqué à mots couverts un glissement, décrivant Boualem Sansal comme « le héros d’une droite décomplexée ».