• Une fois tous les cinq ans, le mirage de l’Europe sociale 19 Avr 2018 - Bernard Cassen - Mémoire des Luttes
    http://www.medelu.org/Une-fois-tous-les-cinq-ans-le

    Les amateurs de comédies musicales connaissent bien Brigadoon, film de Vincente Minnelli sorti en 1954, et dont les principaux acteurs sont Cyd Charisse et Gene Kelly. On y voit deux Américains venus chasser la grouse dans les Highlands écossais où ils découvrent un village mystérieux, Brigadoon, frappé d’une malédiction : il existe seulement une journée par siècle. Dans la comédie politique européenne, c’est une malédiction du même type dont est victime l’ambition d’une « Europe sociale » : pendant quelques semaines, tous les cinq ans, elle fait surface dans les programmes des candidats aux élections au Parlement européen. Puis elle disparaît du paysage politique jusqu’au scrutin suivant.


    Les dirigeants des Etats et des institutions de l’ #Union_européenne ( #UE ) semblent avoir compris que ce scénario, vieux de plusieurs décennies, ne pouvait pas se répéter indéfiniment car, au vu de l’expérience, plus personne n’allait prendre au sérieux ses promesses. C’est pourquoi, sans attendre la campagne des #élections_européennes du 26 mai 2019, et pour préparer le terrain, ils ont pris des initiatives visant à accréditer l’idée que l’UE pouvait aussi être « sociale ». C’est ainsi que, le 17 novembre dernier, lors du #Conseil_européen réuni à Göteborg en Suède, a été adopté un « Socle européen des droits sociaux » reposant sur vingt principes et droits essentiels, ordonnés autour de trois thèmes principaux : égalité des chances et accès au marché du travail ; conditions de travail équitables ; protection et insertion sociales.

    Afin de lui conférer un maximum de solennité, ce texte a été signé par les présidents du triangle institutionnel : celui du Conseil, celui de la Commission et celui du Parlement. Cette mise en scène a une fonction bien précise : faire oublier que les grands principes énoncés dans ce socle n’ont aucun caractère contraignant. Ils sont simplement « proclamés », et leur concrétisation dépend du bon vouloir des gouvernements et de la Commission. On ne trouve ni objectif chiffré ni calendrier ni procédure de sanctions en cas de non respect de telle ou telle partie du socle par un Etat membre de l’UE. Il en va tout autrement en matière de politique budgétaire où les traités prévoient un plafond de 3 % des déficits publics et des amendes pour les Etats qui ne le respectent pas.

    Cette différence de traitement en dit long sur la place du « social » dans la hiérarchie des #politiques_européennes. Et ce n’est pas l’annonce, par la commissaire #Marianne-Thyssen, de la création, en 2019, d’une Autorité européenne du travail ( #AET ) qui modifiera radicalement cette hiérarchie. Structure permanente dotée d’un budget de 50 millions d’euros par an et d’environ 140 agents, l’AET serait chargée, entre autres responsabilités, d’articuler les modalités d’intervention des différents systèmes nationaux d’inspection du travail en cas de conflits sociaux transnationaux. Même si une telle structure – de taille très modeste – peut avoir un minimum d’utilité quant elle sera opérationnelle – en 2023 ! –, on a du mal à partager l’enthousiasme de la commissaire qui voit en elle « le joyau de la couronne d’un marché du travail européen fonctionnel »…

    D’ici aux élections au Parlement européen, d’autres initiatives de ce type verront sans doute le jour pour tenter de donner un vernis « social » à l’UE et fournir ainsi quelques munitions électorales utilisables contre les partis et mouvements #eurosceptiques. Mais il ne faut pas s’illusionner : elles ne pourront pas s’extraire de la logique libérale des traités et de sa traduction dans les politiques nationales. A cet égard, il est hautement significatif que, dans ses propositions de relance de l’UE, #Emmanuel-Macron ne soit intéressé que par l’intégration économique, financière et politique de la zone euro. Quid du « #social » ? La réponse est simple : quelques mesures cosmétiques et des campagnes de communication à forts budgets pour les « vendre » aux #opinions_publiques

     #parlement_européen #commission_européenne #maquillage


  • Prévisions pour 2018 LGS - Théophraste R. - 25 Décembre 2017
    https://www.legrandsoir.info/previsions-pour-2018.html

    En 2018, il fera chaud en août. En septembre, le poids des cartables fera l’objet d’une émission « le téléphone sonne » à #France-Inter et de débats sur #BFM-TV.

    #Emmanuel-Macron lâchera que les étudiants sont des « branleurs » (sic), #Brigitte-Macron sera admise à l’hôpital américain de Neuilly pour un décoincement des zygomatiques, le chien #Nemo aura des tiques, mais une équipe de vétérinaires venu des Nouvelle-Calédonie (via Tokyo) l’en débarrassera. Il fera pipi sur le tapis rouge à l’arrivée d’#Angela-Merkel.


    Mort de la reine d’Angleterre (92 ans) : #Giscard, #Sarkozy, #Hollande, Macron seront aux obsèques (mais pas dans le même avion) ainsi que tous les ministres et #Stéphane-Bern (méconnaissable sous sa voilette noire) et aussi #Alain-Finkielkrault (« Elle a structuré ma pensée »).

    La #SNCF déplorera des ruptures de caténaires toutes les semaines, #Jean-Claude-Mailly prendra sa retraite de #FO et le pouvoir lui proposera un fromage discret de la marque « Sinécure ». Neuf #députés #LREM démissionneront pour redevenir patrons.

    #Aurore-Bergé et #Nadine-Morano rentreront en France après leur fuite à Noël pour échapper au sort fait aux dindes. #Gérard-Collomb sera victime d’un AVC mais ça ne changera rien quand il parle. Dix députés LREM seront surpris faisant la queue au Restaurant du cœur.

    Des journalistes attachés au mot juste remplaceront « migrant » par « réfugié », #Ruffin prendra la parole dans l’Hémicycle en slip de bain et tuba pour protester contre le délabrement de la piscine d’Amiens. La vidéo fera le tour du monde et sera vue 500 millions de fois.

    Près de 270 millions de locuteurs de la langue française lanceront une pétition internationale contre l’écriture dite inclusive ; les bobos-gauchos-démagos-hexagonaux qui avaient inventé le concept se remettront à écrire comme avant, en attendant d’apprendre les règles de grammaire et notamment celle sur l’accord du participe passé conjugué avec « avoir ». De colère, ils choisiront (enfin !) de se battre pour l’égalité homme/femme dans les entreprises (« A travail égal, salaire égal !).

    #Léa-Salamé pulvérisera le record mondial de durée de confession (20 heures ininterrompues) à Notre-Dame de Paris ; elle regrettera en sortant de ne pas avoir eu le temps de tout dire sur sa gestion de « L’émission politique ». Son confesseur mourra d’épuisement le lendemain.

    #BHL avouera que #Botul n’a pas existé.

    En décembre, il neigera sur l’autoroute du soleil et on assistera à des embouteillages monstres.

    #Valls deviendra roi de la Catalogne sous le nom de Manouel 49-3. #Julie-Gayet dira à #François-Hollande « Arrête de grossir ou je te quitte » . #Carla-Bruni commencera à reprocher à #Nicolas-Sarkozy de ne pas se « faire du gros argent », comme il avait promis.

    #Anne-Saint-Cricq se transformera sorcière, mais sans que ça se voit.

    #Eric-Zemmour deviendra chauve. #Naulleau se fera recoller les oreilles. #Christine-Angot mourra empoisonnée par morsure de langue, #Yann-Moix explosera comme une grenouille dans l’émission de #Laurent-Ruquier .

    #Caroline-Fourest se fera siliconer les lèvres et on la prendra pour #Emmanuelle-Béart en la voyant et pour Pinocchio en l’écoutant.
    Grâce à ses lecteurs qui redécouvriront le sens du mot « étrennes » et l’utilité de la chose, le site Le Grand Soir enverra deux reporters à l’étranger pour produire un film et un livre qui nous rendront tous meilleurs (1).

    Théophraste R.
    Note (1) Ceci est un projet déjà en cours, pas une prévision abracadabrantesque.

    #Humour #Voeux #2018 #France


  • L’imitation ratée de l’enterrement de Victor Hugo LGS - Théophraste R. - 10 décembre 2017
    https://www.legrandsoir.info/l-imitation-ratee-de-l-enterrement-de-victor-hugo.html

    #Aurore-Berger, la Nadine Morano de #LREM, affirmait que les obsèques de #Johnny-Halliday provoqueraient une émotion comparable à celles de #Victor-Hugo et elle prévoyait qu’il y aurait : « autant de monde si ce n’est plus dans la rue pour l’accompagner ».

    Informés sans #BFM-TV, venus de toutes les régions de France sans bus Macron, 2 millions de personnes ont donné le 1er juin 1885 une journée de travail (non récupérable en RTT) pour accompagner la dépouille de l’immense poète qui ne s’exila pas à cause des impôts, lui. Son testament disait qu’il donnait 50 000 francs aux pauvres et que son cercueil devait être transporté dans le corbillard des pauvres.

    Cependant, la cérémonie pour Johnny était impeccable, comme ordonnée par une entreprise d’événementiel. Des centaines de milliers de contribuables étaient là : les fans de toujours et d’autres que le matraquage médiatique avait conjurés de ne pas rater un « événement historique ».

    Je défie quiconque de ne pas avoir été ému à l’écoute de quelques discours ou lectures de texte ou par le visage de la veuve, si digne et si belle avec ses cheveux tirés en arrière, ses lunettes de soleil et, en sautoir, la croix que son homme portait. Et puis, patatras ! La voici qui se jette pour une longue, longue, longue étreinte dans les bras d’#Emmanuel-Macron, puis dans ceux de #Bri-bri-d’amour.

    La cérémonie pour Johnny fut soudain macronisée.
    L’exceptionnelle « bête de scène » était rapetissée à la taille de l’ancien banquier de chez Rothschild, du président des riches. L’incomparable rocker Johnny fit place à l’oncle Picsou-Halliday avec ses quarante années de démêles avec le fisc, sa condamnation pour fraude à 10 mois de prison avec sursis, son exil fiscal, ses négociations (fructueuses) au plus haut niveau pour des remises sur les sommes dues, des dégrèvements et des effacements de pénalités.

    En se blottissant dans les bras du président que la foule conspua dès les premiers mots de son discours (1), Laeticia Halliday a dit aux fans qu’ils étaient les invités d’un #dîner-de-cons, que l’irrationnelle réunion des torchons et des serviettes serait terminée dès que Johnny serait arrivé Saint-Barth.

    Le poignant concert de guitares devant l’église de la Madeleine fut couvert par cette grosse fausse note.

    Théophraste R. (Directeur de la thèse : « Récupération, #phagocytage et perversion d’un fils du peuple par son entourage et le pouvoir » ).

    (1) Toujours truqueur et tronqueur, le JT de #France-2 a gommé les sifflets et les cris de la foule pour couvrir sa voix (« John-ny, John-ny ! » en ne passant que l’épilogue du discours (à 5mn 52). Apprécions aussi la prudence de Macron qui, craignant de nouveaux sifflets, termina en invitant à « applaudir monsieur Johnny Halliday ».


  • Un policier du Val-de-Marne dénonce les dérives de la lutte contre l’immigration illégale
    http://m.leparisien.fr/amp/ablon-sur-seine-94480/val-de-marne-un-policier-denonce-les-derives-de-la-lutte-contre-l-immig

    Des objectifs chiffrés. Ces contrôles d’identité doivent aboutir à de plus en plus de conduites au poste, assure le policier. Selon lui, elles étaient de 5 « initialement », avant « de passer à 7 puis à 10 actuellement ». Le fonctionnaire assure avoir « dû justifier à plusieurs reprises du nombre insuffisant d’étrangers en séjour irrégulier conduits au poste ». « Aucun objectif chiffré n’est fixé aux policiers en matière de lutte contre l’immigration irrégulière », assure de son côté la Préfecture de police.

    « Remplir le Centre jusqu’à ce qu’il déborde ». L’OPJ garde en travers de la gorge la demande formulée en juin par le sous-directeur de la lutte contre l’immigration irrégulière de « remplir le centre de rétention [de femmes] jusqu’à ce qu’il déborde ». La raison ? Peu remplie à l’époque, la partie réservée aux femmes du Centre de rétention administrative de Paris, situé dans le Bois de Vincennes, risquait de fermer si bien qu’il aurait fallu « aller les coucher au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) », d’où « une perte de temps ». « Le CRA femme va fermer ses portes dans quelques semaines. Son taux d’occupation inférieur à 30 % est très faible. Ceci démontre qu’aucune instruction n’est donnée pour augmenter le nombre de femmes conduites au CRA », assure la Préfecture de police malgré le document que nous reproduisons.