• A ‘Rare Case Where Racial Biases’ Protected African-Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/25/upshot/opioid-epidemic-blacks.html

    African-Americans received fewer opioid #prescriptions, some researchers think, because doctors believed, contrary to fact, that black people 1) were more likely to become addicted to the drugs 2) would be more likely to sell the drugs and 3) had a higher pain threshold than white people because they were biologically different.

    A fourth possibility is that some white doctors were more empathetic to the pain of people who were like them, and less empathetic to those who weren’t.

    #préjugés #biais #racisme #opiacés #opioides #santé #empathie #blancs #noirs #etats-unis

  • Les émotions, une clé de la lutte contre le harcèlement scolaire
    https://theconversation.com/les-emotions-une-cle-de-la-lutte-contre-le-harcelement-scolaire-122

    Qu’il prenne la forme de moqueries, de gestes menaçants ou d’humiliations en ligne, le harcèlement scolaire se caractérise par des intentions agressives et une récurrence des violences. Il s’agit avant tout d’un phénomène de groupe : un « meneur » s’en prend à une cible à l’aide des « suiveurs » qu’il a réussi à fédérer, le plus souvent sous le regard de témoins « passifs » qui renforcent son sentiment de toute-puissance et d’impunité.

    Des travaux de psychologues et de pédopsychiatres montrent que les émotions jouent un rôle prépondérant dans cette dynamique. Chaque partie prenante du harcèlement est traversée par un état émotionnel particulier.

    On observe en général un manque d’empathie du côté du harceleur meneur, qui parfois n’éprouve ni remords ni culpabilité. La personne harcelée peut souffrir de difficultés à identifier ou exprimer ses émotions (alexithymie) et donc à réagir. Cela conforte alors le harceleur dans son idée qu’il a affaire à un être faible et le pousse à réitérer les attaques. Les suiveurs, eux, ont peur d’être exclus du groupe de pairs et les témoins passifs craignent des représailles.

    Alors que le ministère de l’Éducation nationale a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire une priorité de la rentrée 2019, prévoyant la diffusion de bonnes pratiques auprès des personnels ainsi qu’une information des élèves, il est important de considérer ce facteur émotionnel, au-delà du contexte socio-économique et du climat scolaire.

    Présentation de mises en situation permettant de développer l’empathie et les compétences émotionnelles des élèves pour lutter contre une violence qui fait environ chaque année 700 000 victimes.

    #Bérengère_Stassin #Cyberharcèlement #Harcèlement_scolaire #Empathie #Emotions

  • Hugo Martinez : « Le harcèlement m’a détruit, je me suis reconstruit par le harcèlement » - L’Etudiant
    https://www.letudiant.fr/lifestyle/Sante-mutuelle-et-assurance/hugo-martinez-le-harcelement-m-a-detruit-je-me-suis-reconstruit-par-le-har

    À 20 ans, Hugo Martinez est le président de l’association HUGO !, qui lutte contre le harcèlement scolaire. Une structure qu’il a lui-même créée, avec pour mot d’ordre, la reconstruction des jeunes par la pratique artistique et sportive. Une évolution logique pour ce jeune homme, lui-même victime de harcèlement de la primaire au lycée.

    S’il n’enchaînait pas les interviews et les coups de téléphone, Hugo Martinez serait un étudiant comme les autres. Mais ce jeune homme est aussi président fondateur d’HUGO  !, association qui lutte contre le harcèlement scolaire, dont il a lui-même été victime. Aujourd’hui très actif et médiatisé, ce jeune alternant dans le marketing événementiel n’oublie pas d’être ambitieux : il compte devenir assistant parlementaire, tout en gardant l’espoir d’être réalisateur de cinéma.

    L’Étudiant l’a rencontré dans un café du centre-ville de Lyon, son QG. « Tout le monde me connaît ici », sourit le jeune homme. L‘échange est fluide et le tutoiement facile. Interview sans filtre.
    Très jeune, tu as été victime de harcèlement scolaire. Comment s’est passée ta scolarité  ?

    Le harcèlement scolaire a commencé en CP. Je savais déjà lire et je louchais d’un œil. Ça a commencé avec des surnoms comme « le bigleux », « le binoclard », « l’intello de service ». La nourriture est devenu un refuge. En sport, on s’est moqué de moi parce que je ne voyais rien, parce que j’étais gros. Je ne me rendais pas compte que ces insultes quotidiennes s’étaient installées de manière naturelle.

    Au collège s’est ajouté une dimension « physique » : coups, bousculades, bagarres. À partir de la quatrième, il y a eu le cyberharcèlement. J’ai eu la « chance » de ne pas avoir à le subir plus tôt, car aujourd’hui, cela peut commencer sur les réseaux sociaux à partir du CE2, CM1.

    Lors d’un voyage scolaire en Espagne, je ronflait en dormant dans le car et on m’a filmé sans que je le sache. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, mais je n’avais pas de compte, donc je ne le savais pas. Je ne comprenais pas pourquoi les gens rigolaient quand ils me voyaient.

    J’ai finalement découvert la vidéo et mes parents ont déposé une main courante. L’année suivante, j’ai changé d’établissement et mes parents m’ont inscrit dans une association qui accompagne les jeunes en situation d’obésité.

    Changer d’établissement a-t-il permis d’arranger certaines choses  ?

    Non. Les élèves de ma nouvelle classe me connaissaient déjà car ils avaient vu la vidéo. Le cyberharcèlement a pris une forme encore plus importante. J’ai été intégré à un groupe de conversation sur Facebook avec toute la classe, mais ils en avaient un autre de leur côté. Ils y préparaient des photo-montages qu’ils m’envoyaient pour se moquer. Je recevais aussi des menaces, parfois de mort. Psychologiquement, j’étais détruit, mes espérances étaient cassées.

    Comment es-tu arrivé jusqu’au bac  ?

    Une fois au lycée, c’était beaucoup plus insidieux, beaucoup moins en confrontation directe. Psychologiquement ça restait du harcèlement scolaire, parce qu’on cherchait toujours à m’humilier. J’ai tenu jusqu’en milieu de première S, puis j’ai été déscolarisé pour être accueilli dans un centre médical car j’étais en obésité morbide. On m’a identifié un diabète, causé par la prise de poids et les chocs psychologiques du harcèlement. J’ai passé mes épreuves de première et en terminale et j’ai décidé de rentrer dans un nouveau lycée, à Lyon.

    Là, je me suis rendu compte que se faire des amis dans un groupe qui s’est construit depuis la seconde est compliqué. Ils se connaissaient tous, j’étais le nouveau, j’étais fragile et je m’absentais souvent à cause de mon diabète. J’étais isolé. En décembre, j’ai dit stop. J’ai fini les six derniers mois de ma scolarité à distance et j’ai eu mon bac à 10,02/20, tout juste, alors que j’étais très bon élève au collège.

    Comment réagissaient les adultes face à tes soucis  ?

    J’ai croisé deux types de profs. Ceux qui ne voulaient pas voir, parce que signaler un cas de harcèlement scolaire est lourd en termes de démarche (le protocole de signalement fait 70 pages), et ceux qui ne pensaient pas que dans l’école, au sens large, ça pouvait exister. Et puis je pense que certains n’ont simplement rien vu du tout. Ni les profs, ni le personnel éducatif.

    Je me rappelle d’un jour, en seconde, où j’avais tout raconté à l’infirmière, qui m’a dit : « Mais Hugo, si tu te défendais un peu plus, si tu étais un peu plus débrouillard, on n’en serait pas là  ! »

    Comment a démarré ton engagement associatif  ?

    En mai 2017, mon diabétologue m’a annoncé des résultats catastrophiques. J’étais dégoûté. J’ai très mal pris cette annonce. Je suis rentré à l’hôpital et j’ai dit : « OK, faut que j’arrête ce cercle vicieux, que je devienne acteur, que je cesse d’être une victime ». Le harcèlement m’a détruit, je me suis reconstruit par le harcèlement.

    Chaque soir à l’hôpital, je faisais des live sur les réseaux sociaux avec des éléments de mon projet pour lutter contre le harcèlement. Les vues montaient, les likes montaient  ! J’avais trouvé mon chemin. Après ça, pendant six mois, j’ai eu plein d’idées et j’ai rencontré plein de monde. Et en janvier 2018, j’ai créé l’association officiellement.

    Dirais-tu que l’association t’a aidé à t’en sortir  ?

    C’est clair  ! En un an et demi, sans faire un seul effort de plus en termes de sport ou d’alimentation, j’ai perdu plus de 30 kilos  ! Avec l’association, ça va beaucoup mieux dans ma tête.

    Que veux-tu dire aux jeunes qui sont harcelés  ?

    Avec le harcèlement scolaire, on arrache son enfance à un jeune. Quelque chose qui est unique, qu’on ne peut vivre qu’une fois. Mon objectif, c’est de donner à ces jeunes victimes les clés, les armes pour qu’ils puissent s’en servir comme une force et se reconstruire par rapport à ça. Je leur adresse un message : il faut croire en ses rêves et ne pas les lâcher.

    Et à ceux qui harcèlent  ?

    L’erreur pourrait être de leur jeter la pierre. S’ils en viennent à harceler, c’est qu’ils ont eux-mêmes un complexe, quelque chose à cacher, et qu’ils préfèrent mettre quelqu’un d’autre en lumière. Je leur dis : « Plutôt que de venir t’attaquer à plus faible, essaie de te reconstruire toi-même ».

    Ils sont autant en souffrance que les harcelés. Il faut que les adultes avancent et mettent en place des dispositifs comme des cours d’empathie dès le plus jeune âge.

    Il reste donc du chemin à faire  ?

    On n’en est qu’au début du combat. Il reste des étapes-clés. La cause avancera le jour où tous les citoyens se sentiront impliqués. C’est aux adultes de contribuer à éviter le harcèlement scolaire.

    #Harcèlement_scolaire #Cyberharcèlement #Empathie

  • The Conversation | Contrairement aux idées reçues, l’accueil des réfugiés a suscité un élan citoyen en Europe
    https://asile.ch/2019/10/14/the-conversation

    Dans cet article, The Conversation, démontre que l’accueil des réfugiés a suscité un élan citoyen en Europe, et ce, contrairement aux idées reçues et que des actions collectives spontanées initiées par des volontaires non-politisés peuvent aboutir à des actions ayant un impact sur les structures politiques et les opinions publiques. Dans son ouvrage à paraitre, […]

  • A professor held her student’s baby while giving a 3-hour lecture so the mother could take notes - CNN
    https://www.cnn.com/2019/09/27/us/georgia-biology-professor-holds-baby-trnd/index.html

    A photo from that class is showing the world what kindness and compassion look like.

    Ramata Sissoko Cissé, an assistant professor of biology at Georgia Gwinnett College in the Atlanta suburb of Lawrenceville, told CNN that one of her students called her late the night before class to let Cissé know that her babysitter was sick. Due to that, the student would have to bring her baby to Cissé’s anatomy and physiology class the next day.

    #empathie #solidarité

  • Can Reading Make You Happier ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/can-reading-make-you-happier

    In a secular age, I suspect that reading fiction is one of the few remaining paths to transcendence, that elusive state in which the distance between the self and the universe shrinks. Reading fiction makes me lose all sense of self, but at the same time makes me feel most uniquely myself. As Woolf, the most fervent of readers, wrote, a book “splits us into two parts as we read,” for “the state of reading consists in the complete elimination of the ego,” while promising “perpetual union” with another mind.

    Bibliotherapy is a very broad term for the ancient practice of encouraging reading for therapeutic effect. The first use of the term is usually dated to a jaunty 1916 article in The Atlantic Monthly, “A Literary Clinic.” In it, the author describes stumbling upon a “bibliopathic institute” run by an acquaintance, Bagster, in the basement of his church, from where he dispenses reading recommendations with healing value. “Bibliotherapy is…a new science,” Bagster explains. “A book may be a stimulant or a sedative or an irritant or a soporific. The point is that it must do something to you, and you ought to know what it is. A book may be of the nature of a soothing syrup or it may be of the nature of a mustard plaster.” To a middle-aged client with “opinions partially ossified,” Bagster gives the following prescription: “You must read more novels. Not pleasant stories that make you forget yourself. They must be searching, drastic, stinging, relentless novels.” (George Bernard Shaw is at the top of the list.) Bagster is finally called away to deal with a patient who has “taken an overdose of war literature,” leaving the author to think about the books that “put new life into us and then set the life pulse strong but slow.”

    Today, bibliotherapy takes many different forms, from literature courses run for prison inmates to reading circles for elderly people suffering from dementia. Sometimes it can simply mean one-on-one or group sessions for “lapsed” readers who want to find their way back to an enjoyment of books.

    Berthoud and Elderkin trace the method of bibliotherapy all the way back to the Ancient Greeks, “who inscribed above the entrance to a library in Thebes that this was a ‘healing place for the soul.’ ” The practice came into its own at the end of the nineteenth century, when Sigmund Freud began using literature during psychoanalysis sessions. After the First World War, traumatized soldiers returning home from the front were often prescribed a course of reading. “Librarians in the States were given training on how to give books to WWI vets, and there’s a nice story about Jane Austen’s novels being used for bibliotherapeutic purposes at the same time in the U.K.,” Elderkin says. Later in the century, bibliotherapy was used in varying ways in hospitals and libraries, and has more recently been taken up by psychologists, social and aged-care workers, and doctors as a viable mode of therapy.

    For all avid readers who have been self-medicating with great books their entire lives, it comes as no surprise that reading books can be good for your mental health and your relationships with others, but exactly why and how is now becoming clearer, thanks to new research on reading’s effects on the brain. Since the discovery, in the mid-nineties, of “mirror neurons”—neurons that fire in our brains both when we perform an action ourselves and when we see an action performed by someone else—the neuroscience of empathy has become clearer. A 2011 study published in the Annual Review of Psychology, based on analysis of fMRI brain scans of participants, showed that, when people read about an experience, they display stimulation within the same neurological regions as when they go through that experience themselves. We draw on the same brain networks when we’re reading stories and when we’re trying to guess at another person’s feelings.

    Other studies published in 2006 and 2009 showed something similar—that people who read a lot of fiction tend to be better at empathizing with others (even after the researchers had accounted for the potential bias that people with greater empathetic tendencies may prefer to read novels). And, in 2013, an influential study published in Science found that reading literary fiction (rather than popular fiction or literary nonfiction) improved participants’ results on tests that measured social perception and empathy, which are crucial to “theory of mind”: the ability to guess with accuracy what another human being might be thinking or feeling, a skill humans only start to develop around the age of four.

    But not everybody agrees with this characterization of fiction reading as having the ability to make us behave better in real life. In her 2007 book, “Empathy and the Novel,” Suzanne Keen takes issue with this “empathy-altruism hypothesis,” and is skeptical about whether empathetic connections made while reading fiction really translate into altruistic, prosocial behavior in the world. She also points out how hard it is to really prove such a hypothesis. “Books can’t make change by themselves—and not everyone feels certain that they ought to,” Keen writes. “As any bookworm knows, readers can also seem antisocial and indolent. Novel reading is not a team sport.” Instead, she urges, we should enjoy what fiction does give us, which is a release from the moral obligation to feel something for invented characters—as you would for a real, live human being in pain or suffering—which paradoxically means readers sometimes “respond with greater empathy to an unreal situation and characters because of the protective fictionality.” And she wholeheartedly supports the personal health benefits of an immersive experience like reading, which “allows a refreshing escape from ordinary, everyday pressures.”

    #Bibliothérapie #Lecture #Romans #Psychologie #Empathie

  • The Effect of Reading a Short Passage of Literary Fiction on Theory of Mind: A Replication of Kidd and Castano (2013)
    https://www.collabra.org/articles/10.1525/collabra.117

    Research has demonstrated that reading narrative fiction is positively related to ToM (e.g., Mar, Oatley, Hirsh, dela Paz, & Peterson, 2006; Mar, Oatley, & Peterson, 2009). Recently, Kidd and Castano (2013) put forward the intriguing hypothesis that one type of literature in particular enhances ToM. Specifically, based on different theories of text processing and text representation (e.g., Bruner, 1986; Miall & Kuiken, 1994), they argue that reading literary fiction should increase affective ToM as compared to reading popular fiction. Because works of literary fiction present readers with interesting and complex characters whose behaviour is often inconsistent with social script, they are encouraged to try to understand these characters’ intentions and actions, triggering cognitive processes comparable to those involved in affective ToM. By contrast, works of popular fiction are primarily plot driven instead of character driven and as a result, popular fiction is less likely to evoke affective ToM than literary fiction.

    The goal of the present study was to assess the robustness of Castano and Kidd’s (2013) finding that reading only a brief passage of literary fiction enhanced ToM scores as compared to reading popular fiction. Therefore, we conducted a direct replication of Kidd and Castano’s Experiment 5. In line with the original finding, we found that when controlling for age, gender, education level, positive affect, negative affect, happiness, sadness, ART scores, and time spent on RMET items, reading literary fiction resulted in higher affective ToM scores (as measured by the RMET) than reading popular fiction. Because participants in the literary fiction condition had longer reading times than those in the popular fiction condition, we checked if the results remained the same when controlling for reading times as well. The results were unaffected. Regarding the Yoni task, Kidd and Castano (2013) found that both cognitive and affective ToM scores were higher in the literary fiction condition. However, our results demonstrated that this advantage of literary fiction over popular fiction only applied to cognitive ToM.

    #Theory_of_mind #Empathie #Lecture

  • Comment la littérature change votre cerveau (et votre rapport aux autres)
    http://theconversation.com/comment-la-litterature-change-votre-cerveau-et-votre-rapport-aux-au

    Nos motivations à lire sont diverses. Nous lisons des fictions populaires pour nous distraire, des fictions littéraires pour l’esthétique de leurs tournures, des textes documentaires pour enrichir nos connaissances, qu’elles soient académiques ou techniques, ou des ouvrages de développement personnel, dans un but explicitement énoncé par leur désignation même…

    Il a toutefois été clairement démontré que la lecture procure des bienfaits considérables, en particulier sur la pensée, même si à ce titre, toutes les catégories d’ouvrages ne se valent pas. Retour sur quelques enseignements marquants des rares études existantes.
    Mieux « lire » les autres grâce à la littérature

    Le résultat le plus stupéfiant est celui obtenu par David Comer Kidd et Emanuele Castano, publié dans la prestigieuse revue Science en 2013, puis reproduit par une autre équipe en 2018.

    Kidd et Castano ont montré que le simple fait de lire un extrait d’une fiction littéraire (autrement dit, un ouvrage récompensé par un prix et/ou écrit par un auteur de référence, comme Patrick Modiano ou Jean‑Marie Gustave Le Clézio), permet d’obtenir par la suite de meilleures performances en « théorie de l’esprit » que le fait de lire un passage tiré d’une fiction populaire (tel qu’un ouvrage faisant partie des meilleures ventes).

    La théorie de l’esprit se définit comme la capacité à attribuer à autrui des pensées, des intentions, des émotions, et être ainsi à même de comprendre et de prédire le comportement des autres. Durant leurs travaux, Kidd et Castano ont évalué cette aptitude grâce au test d’interprétation du regard qui consiste à sélectionner le mot qui correspond à la pensée, à l’intention ou à l’émotion exprimée par le regard d’un individu.

    #Lecture #Empathie #Neurosciences

  • The Mediterranean crush

    http://www.synaps.network/the-mediterranean-crush

    Du grand Harling.

    The Mediterranean was born in a massive collision between North and South, when the African, Arab and Eurasian plates ground into each other—a process started millions of years ago and ongoing today. Mountains rose, volcanoes erupted, and a depression was formed, which was fated to become a crucible of civilizations. Contemporary Europeans, if they had it their way, would reverse this tectonic encounter, push back incoming continents, and turn the sea our world once revolved around into an ocean.

    #méditerranée
    A space intimately associated with much of what we Europeans cherish culturally—from the foundations of philosophy to the better sides of religion, through to the renaissance and its ensuing humanism—is now increasingly associated with terrorism and unwelcome migration. The estrangement between the two sides of the Mediterranean is catalyzing a wishful, paranoid and self-destructive retreat: as Europe’s heterogeneous societies play up the fear of the Other, they sow mistrust among and within themselves. The more Europe locks down in response to the fragmentation of the Arab world, the more it seems to break apart along its own myriad fault-lines.

  • A neuroscientist explains what tech does to the reading brain - The Verge
    https://www.theverge.com/2018/8/27/17787916/reader-come-home-maryanne-wolf-neuroscience-brain-changes

    For anyone who has ever been a reader, there’s much to sympathize with in Maryanne Wolf’s Reader, Come Home. The UCLA neuroscientist, a great lover of literature, tries to read Hermann Hesse’s Glass Bead Game, an old favorite, only to realize that she finds him boring and too complex. She wonders why he ever won a Nobel. And Wolf, who previously wrote Proust and the Squid: The Story and Science of the Reading Brain, is horrified that this is what has happened to her ability to concentrate.

    So what’s changing now with technology? How is that affecting our circuits?

    The fact that a circuit is plastic is both its beautiful strength and its Achilles’ heel. Reading reflects our medium. And to the extent that a digital medium is going to require us to process large amounts of information very quickly, it will diminish from the time we have for slower processing work.

    And these slower processes are deep learning, the ones that are more cognitively challenging. They’re the basis for going beyond that initial short circuit of decoding the information and understanding it at a very basic level. The digital medium affordance rewards and advantages fast processing at the cost of the slower processes that build our very important critical, analytical, and empathetic processes.

    Reader, Come Home is about, as its subtitle states, “the reading brain in a digital world.” The Verge spoke to Wolf about how technology is changing the brain, what we lose when we lose deep attention, and what to do about it.❞

    My proposal is for a “bi-literate brain.” We need to train children to evaluate what is before them. What is the best medium? There are certainly going to be more than two mediums, and some will be far more visual or kinesthetic. So the real goal is to figure out how to preserve what we have in deep reading and be able to exert that at will.

    #Lecture #Empathie #Livre_numérique #Concentration

  • La #violence n’aurait pas toujours existé - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/violence-naurait-toujours-existe
    https://assets.letemps.ch/sites/default/files/styles/share/public/media/2015/01/23/ab9806e8-a325-11e4-b189-26eecf90f1b5.jpg.png?itok=Iurief7G

    L’#archéologie permet-elle de retracer la #préhistoire de l’#empathie ? « Oui. On la voit quand on trouve des squelettes qui présentent des blessures handicapantes ou des malformations congénitales. Il y a de nombreux cas, par exemple un Néandertalien retrouvé à Shanidar, en Irak, qui était dépourvu d’un avant-bras et qui avait vécu plus de 40 ans : cela signifie que le groupe l’avait pris en charge, qu’on ne l’avait pas rejeté et laissé mourir. » Que sait-on des attitudes préhistoriques à l’égard des enfants ? « On n’a pas de moyens archéologiques pour savoir comment les enfants du paléolithique étaient éduqués. Mais si on regarde les peuples chasseurs-cueilleurs contemporains, on constate qu’il n’y a pas de violence éducative chez eux. La fessée, la claque, ça n’existe pas. »

    Comment l’#humanité paisible des débuts devient-elle brutale ? « Dès que les groupes se sédentarisent, la démographie augmente. Cela entraîne un changement économique, la domestication des plantes et des animaux. Du stockage apparaît, des biens. C’est là que, dans les peintures rupestres, on voit surgir des personnages plus grands que les autres : des élites. Je ne veux pas me la jouer Rousseau, mais les faits sont là. » Y a-t-il des peuples sédentaires sans violence ? « Des sociétés dites horticultrices de petite taille La question du nombre est essentielle. »

    La #propriété, c’est le mal !

  • #Meghan_Murphy : Tant que les hommes feront aussi peu d’efforts, l’empathie des femmes a besoin de limites.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/06/01/tant-que-les-hommes-feront-aussi-peu-defforts-lempathie-des-femme


    Les femmes sont avant tout appelées à donner. Donner du plaisir, des soins, de la nourriture, des enfants, un soutien interminable et du travail domestique. On nous demande d’être des sources d’empathie désintéressée, qui comprennent et tolèrent la douleur et la souffrance de ceux qui nous entourent. Même si, bien sûr, rien de tout cela n’est mauvais en soi – l’empathie est certainement une valeur que le monde pourrait mieux mettre à profit –, ces comportements défavorisent les femmes.

    Il semble incroyablement injuste d’être punies pour notre tolérance ou notre compréhension – pour supporter de mauvaises attitudes parce que nous savons qu’elles viennent d’un lieu de souffrance – et pourtant nous le sommes. Nous nous retrouvons captives d’un piège où nous devons soit nous endurcir pour éviter d’être blessées une fois de plus par un homme en souffrance – et on nous punit de le faire en nous accusant d’être trop « dures » et froides – soit continuer à absorber les violences affectives (ou physiques) qui nous sont infligées lorsque nous restons sur place à tenter de soutenir un homme « blessé ». Le fait que les femmes croient en la bienveillance des hommes – croient en leur capacité à changer, à surmonter leurs traumatismes et leurs problèmes affectifs, à cesser de nous faire du mal – est bien sûr une qualité admirable, même si c’en est une qui nous nuit.

    J’ai toujours été incapable de trouver un équilibre sain entre mon empathie et ma colère envers les hommes. Demeurer dans des relations pour tenter de compenser la douleur masculine – qui se manifeste par la dépendance aux drogues, la colère, la violence, l’infidélité, le mensonge, les « difficultés à s’engager » ou la simple distance affective – m’a inévitablement amenée à souffrir, à développer une perte de confiance en l’autre et, oui, parfois à de la colère.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/05/22/long-men-arent-stepping-womens-empathy-needs-limits

    #empathie #colère #féminisme #InCel #misogynie #souffrance_des-hommes #mariage

    • Paradoxalement, ce sont les féministes qui sont toujours accusées de haïr les hommes. Je dis paradoxalement parce que les féministes sont en fait les seules à croire que les hommes ne sont pas intrinsèquement mauvais – qu’ils peuvent être bons, qu’ils peuvent changer, qu’ils peuvent choisir le respect et la non-violence. La colère et la haine sont parfois traitées comme une seule et même chose, mais ce n’est pas le cas. Notre colère reflète souvent une déception, une frustration, une souffrance ou un sentiment de trahison – notre désir d’une issue ou d’une réalité différente. Mais la haine est déshumanisante – elle réduit les gens à une seule dimension.

      Dans un discours prononcé en 1983, Andrea Dworkin – dont l’image restera sans doute toujours celle d’une harpie qui haïssait les hommes, en raison de sa passion et de son penchant pour dire la vérité sans détour – a dit :
      « Je suis venue ici aujourd’hui parce que je ne crois pas que le viol soit inévitable ou naturel. Si je le croyais, je n’aurais aucune raison d’être là. Si je le croyais, ma pratique politique serait différente de ce qu’elle est. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi nous ne sommes pas en conflit armé avec vous ? Ce n’est pas parce qu’il y a une pénurie de couteaux de cuisine dans ce pays. C’est parce que nous croyons en votre humanité, malgré toutes les preuves du contraire. »

      Il est en effet étrange de considérer celles qui imaginent un monde meilleur comme des extrémistes et des lunatiques, plutôt que de considérer ainsi ceux qui croient que les hommes doivent violer, tuer et brutaliser les autres pour l’éternité.

  • L’#empathie en #anthropologie

    1Transitant de discipline en discipline, le concept d’empathie énonce un paradoxe en anthropologie. Si le concept est relativement ancien, il n’a jamais fait l’objet d’une appropriation directe bien qu‘il ait été abordé dans des ouvrages et des manifestations scientifiques1. En outre, l’empathie concernerait l’ethnologie en ce qu’elle vise à la compréhension du comportement de l’Autre. Or, l’usage de cette notion donne à penser qu’elle pourrait être davantage mobilisée au sein de la production scientifique en anthropologie. On tourne autour, on y fait allusion mais le plus souvent l’empathie ne se voit reléguée qu’au rang de simple mot‑valise. Peut-être, son assimilation hâtive connotée à une forte valence psychologisante – ressentir les émotions d’autrui – a‑t‑elle ralenti son appropriation véritable ?

    https://journals.openedition.org/jda/300
    #enquête #méthodologie #terrain #recherche #revue

  • A l’encontre » Etats-Unis. La puissance de la campagne #MeToo
    http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-la-puissance-de-la-campagne-metoo.html

    L’actrice Jane Fonda et l’écrivaine Jamilah Lemieux [écrivaine afro-américaine] expriment un autre type de scepticisme lorsqu’elles disent que la prise de conscience du #harcèlement et de l’abus sexuels n’a lieu maintenant que parce que la plupart des victimes qui s’expriment sont blanches .

    • Le mieux va encore plus loin que J. Fonda. Dans un article intitulé « Weinstein, les larmes blanches et les limites de l’empathie des femmes noires » [5], elle déclare qu’il y a des limites au niveau de l’empathie des #femmes #noires face au harcèlement sexuel vécu par les femmes blanches parce qu’au niveau historique cette #empathie n’a pas été donnée en retour.

    Il est tout à fait exact que les femmes noires ont vécu une expérience particulière d’être victimisées et même criminalisées lorsqu’elles ont pris la parole ou affronté leurs abuseurs. Le projet #Survived and Punished [survivantes et punies] qui rend compte de la #re-victimisation de celles qui s’insurgent contre les abus et la violence sexuelle décrivent en très grande majorité des récits de femmes de couleur.

    Toutes les personnes qui ont été touchées par le phénomène #MeToo doivent connaître – si elles ne la connaissent pas déjà – cette oppression spécifique à laquelle font face les femmes de couleur. Mais la campagne est justement l’occasion où l’empathie pour les expériences spécifiques que vivent les femmes de couleur peut se développer et essaimer, justement à cause du débat qui a commencé au niveau national.

    • Il faudrait que les féministes mettent ces récits en première ligne plutôt que de leur adresser des reproches ou de minimiser à quel point il est déjà difficile pour beaucoup de femmes de prendre la parole sur ces problèmes. La réalité est que même des femmes blanches privilégiées, comme l’actrice Rose McGowan, ont été forcées de se taire pendant des décennies avant de pouvoir enfin briser le silence au sujet des abus qu’elles ont vécu.

    Les vannes se sont ouvertes, permettant de parler des abus et du harcèlement sexuels, ce qui donne aux féministes la possibilité de permettre aux plus opprimées d’entre nous d’être entendues.

  • Le #progrès n’a pas encore tout à fait disparu ! | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2017/10/12/le-progres-na-pas-encore-tout-a-fait-disparu

    Pour Pinker, cette #révolution humaniste doit tout au développement de l’imprimerie et à la montée de l’#alphabétisation. Peu à peu, la connaissance remplace la superstition et l’ignorance. Tel est l’apport des Lumières. Éduquée, la population est moins capable de croire que les juifs empoisonnaient les puits, que les hérétiques vont en enfer, que les sorcières sont responsables des mauvaises récoltes… La #connaissance mine la #violence. Comme le disait Voltaire : « ceux qui vous font croire en des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités ». Sans compter que lire et écrire favorisent le cosmopolitisme. Lire permet de prendre conscience de l’esprit de l’autre, de se mettre à sa place, d’imaginer ce qu’il ressent. « Plus nous sommes emphatiques et moins nous sommes portés à la cruauté ».

    #empathie #civilisation

  • Home behind

    The thoughts of civil war had been brewing in your homeland for years, and the violence has finally erupted. In the chaos, your village was burned to the ground, and your daughter disappeared. When faced with death, you chose to survive and to overcome the difficulties of disease, war, and famine. Can you make it long enough to be reunited with your daughter?


    https://coconutisland.games/home-behind
    #jeux_vidéo #violence #réfugiés #asile #migrations #guerre_civile
    cc @reka

  • Le versant sombre des bons sentiments - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/2015/12/10/versant-sombre-bons-sentiments

    Quels sont les griefs ? « L’#empathie est biaisée ; nous sommes enclins à en ressentir davantage pour des personne séduisantes, qui nous ressemblent, ou avec qui nous partageons des racines ethniques ou nationales. Et l’empathie est bornée ; elle nous relie à des personnes individuelles, réelles ou imaginaires, mais elle est insensible au nombre » ; une seule souffrance proche compte plus que toutes les souffrances lointaines. De plus, la « détresse empathique » peut se révéler destructrice pour la personne qui l’éprouve, comparée à des formes de compassion émotionnellement moins chargées (comme le suggèrent notamment les expériences conduites par les neuroscientifiques Tania Singer et Olga Klimecki avec le moine bouddhiste Matthieu Ricard).

  • How Wealth Reduces Compassion - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-wealth-reduces-compassion

    Who is more likely to lie, cheat, and steal—the poor person or the rich one? It’s temping to think that the wealthier you are, the more likely you are to act fairly. After all, if you already have enough for yourself, it’s easier to think about what others may need. But research suggests the opposite is true: as people climb the social ladder, their compassionate feelings towards other people decline.

    Berkeley psychologists Paul Piff and Dacher Keltner ran several studies looking at whether social class (as measured by wealth, occupational prestige, and education) influences how much we care about the feelings of others.In one study, Piff and his colleagues discreetly observed the behavior of drivers at a busy four-way intersection. They found that luxury car drivers were more likely to cut off other motorists instead of waiting for their turn at the intersection. This was true for both men and women upper-class drivers, regardless of the time of day or the amount of traffic at the intersection. In a different study they found that luxury car drivers were also more likely to speed past a pedestrian trying to use a crosswalk, even after making eye contact with the pedestrian.

    But why would wealth and status decrease our feelings of compassion for others? After all, it seems more likely that having few resources would lead to selfishness. Piff and his colleagues suspect that the answer may have something to do with how wealth and abundance give us a sense of freedom and independence from others. The less we have to rely on others, the less we may care about their feelings. This leads us towards being more self-focused. Another reason has to do with our attitudes towards greed. Like Gordon Gekko, upper-class people may be more likely to endorse the idea that “greed is good.” Piff and his colleagues found that wealthier people are more likely to agree with statements that greed is justified, beneficial, and morally defensible. These attitudes ended up predicting participants’ likelihood of engaging in unethical behavior.

    #Richesse #Empathie #Antisocial

  • #empathie #éducation #alternatives

    cours d’empathie dans les écoles danoises

    Une étude de l’Université du Michigan, réalisée sur environ 14 000 collégiens, démontre que ces derniers seraient aujourd’hui moins empathiques que durant les années 1980 et 1990.

    Pour Michele Borba, psychologue spécialisée dans l’éducation, cette perte d’empathie serait couplée à un narcissisme quant à lui grandissant. Deux phénomènes qui, selon la chercheuse, permettraient d’expliquer pourquoi presque un tiers des collégiens est déprimé.

    Une heure d’empathie par semaine, un ingrédient secret ?

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-cours-d-empathie-obligatoire-dans-les-ecoles-danoises?id=9386238

  • Trump, le Pape et l’empathie. - El Correo
    http://www.elcorreo.eu.org/Trump-le-Pape-et-l-empathie

    Il est intéressant d’observer que l’on commence à parler en termes d’#empathie ou d’hostilité pour expliquer des phénomènes politiques basés sur des mécanismes enracinés dans la psyché de millions de personnes et qui vont dans le sens de la nécessité de se débarrasser de l’Autre à n’importe quel prix et à considérer l’Autre comme une menace. Pour atteindre leurs objectifs, et ils y parviennent, ils doivent rompre tout élan d’empathie dans leur public. Avec leurs grands dispositifs, ils parviennent à cloîtrer un élément vital chez ceux qui acceptent qu’on leur détruise leur capacité à entrer en empathie avec ceux qui les entourent. L’empathie est précisément l’émotion de base qui ouvre la brèche mondiale. La fascination que suscite Trump dans de larges couches racistes, homophobes, patriarcales, violentes, c’est précisément cette exhibition obscène de sa carence d’empathie. Ce n’est pas que son électorat ne s’en était pas rendu compte : il l’a choisi pour ça.

    En plus de croire, comme je le disais au début, que l’analyse de Trump fournie dans cette lettre est un acte courageux mais tardif, il est aussi politiquement court. C’est pourquoi j’ai donné l’exemple des munitions à l’uranium appauvri employées contre des civils, ce qu’Obama niait et qui aujourd’hui est confirmé par les Etats-Unis. Parce que si l’on veut parler d’empathie, il faut aller jusqu’au bout. Voyons voir. L’empathie c’est ce que ressent l’ami pour l’ami, les amoureux entre eux, les membres d’une même famille. Mais il s’agit là de faire en sorte que ce substrat émotionnel de contention et de rapprochement hospitalier serve à faire battre le pouls des relations sociales. Nous avons besoin comme de l’air de sociétés plus empathiques et de personnes qui soit capables de se mettre à la place non seulement de quelqu’un qu’il connaît, mais aussi de quelqu’un qui souffre au loin, de se mettre à la place de tout un chacun qui souffre. L’empathie est une résistance à la douleur de l’autre et une pulsion pour la modifier et faire en sorte qu’elle cesse.

    Ce n’est pas seulement Trump, ce symptôme étrange, ce grain de sable visible, qui manque d’empathie. Il y a là tout un système qui a échoué. Un système capable de faire ce qu’il faut pour maintenir son #hégémonie. Un système complexe, parce qu’à l’intérieur de lui-même se produisent des faits qui évoquent une force contraire, l’impérieuse nécessité d’empathie dont nous, êtres humains, avons besoin pour la survie de notre planète et pour que nos propres vies soient meilleures. Des dizaines de vétérans de toutes les guerres états-uniennes ont décidé de s’unir pour servir de bouclier aux Sioux de la Reserva Standing Rock, au Dakota, afin de défendre ce peuple des agents armés des entreprises pétrolières qui ont déjà reçu l’accord de Trump. Certains de ces ex-soldats qui ont combattu en Irak ou en Afghanistan ont déclaré que cette décision était une sorte de « rétablissement » puisque « enfin des militaires états-uniens arrivent sur le territoire des Sioux pour les aider et non pas pour les attaquer ».

  • Cognition sociale — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cognition_sociale

    [...]
    – le cortex prémoteur, et en particulier les neurones miroirs, dans les processus d’imitation et d’#empathie ;
    – les structures corticales médiales (cingulaires, notamment) qui sont impliquées dans la distinction entre soi et autrui ;
    – le complexe amygdalien dans les émotions et la confiance en #autrui

    Fonctionnement adaptatif — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonctionnement_adaptatif

    On attend d’un individu ou d’un groupe un certain niveau d’autonomie (et donc de capacités adaptatives), compte tenu de son âge, du contexte socioculturel ainsi que de son environnement.

    Qui est « on », qui « attend » ?

  • « Les " psychopathes " arrivent. Un adieu à " l’ère du narcissisme " », par Götz Eisenberg - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/article-les-psychopathes-arrivent-un-adieu-a-l-ere-du-narcissisme-par-got

    La nouvelle édition vise à faire le ménage dans la rubrique des troubles de la personnalité. Sur les onze maladies reconnues actuellement, deux seulement sont diagnostiquées régulièrement : le « trouble de la personnalité borderline » et le « trouble de la personnalité antisociale ». Quelle humiliation pour les narcissiques. Bientôt ils n’auront plus d’existence, ou en tout cas pas dans leur forme pure !
    Le fait que le « trouble de la personnalité narcissique » soit retiré de la circulation peut être interprété comme le fait que les symptômes attribués à cette maladie sont devenus partie prenante de la #normalité. Ce trouble de base n’a plus valeur de maladie dans notre société, il reflète plutôt son caractère social. A chaque degré de développement social correspond un caractère social dominant. La structure identitaire de l’homme est synchrone avec celle de la #société environnante.

    • Les années que nous venons de traverser, marquées par le #néolibéralisme, ont rendu les gens indifférents, leur vie intérieure s’est transformée en un grand glacier de sentiments congelés. Les gens ne peuvent pas faire autrement que de transmettre cette #froideur à leur environnement. Il y a des différences non négligeables selon qu’on a grandi et que l’on vit dans une société qui valorise la solidarité avec les faibles et ceux qui sont moins compétitifs, ou bien qu’on vit dans une société où ces gens sont abandonnés dans la misère et stigmatisés en tant que loosers. Que l’expression « espèce de victime » soit devenue la pire insulte que des jeunes se lancent à la tête en dit long sur l’image pervertie qu’ils se font de l’humanité, marquée depuis quelques années par le culte du gagnant.

      #compétition

    • Le manque d’égard généralisé, l’#individualisme poussé jusqu’à la manie égocentrique, le #cynisme et l’indifférence caractérisent aujourd’hui les rapports entre les humains. C’est ainsi que « l’ère du #narcissisme » porte déjà en son sein le prochain niveau de développement psycho-historique. Le marché, l’économie et la pédagogie dictent une idée de la vie intérieure humaine qui doit être flexible et interchangeable, analogue à ce qu’on stigmatise encore aujourd’hui comme « psychopathe », et qu’on retrouve chez les détenus, en prison ou dans des institutions médico-légales. Le terme de psychopathe n’est pas utilisé ici dans son acception populaire, définissant une personnalité perturbée, imprévisible et violente, mais comme l’ont défini les psychiatres américain et canadien Cleckley et Hare pour qui les caractéristiques d’une personnalité « psychopathique » sont l’incapacité à ressentir de l’#empathie, le fait d’être beau parleur, charmeuse, sûre d’elle, à l’aise dans les situations sociales, froide quand elle est sous pression. C’est-à-dire précisément les attributs qui caractérisent les flambeurs et les gourous de la nouvelle économie et du monde de la finance qui continuent à nous pousser vers le précipice.

  • Design thinking, le revers de la méthode | Thierry de Baillon | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/pulse/design-thinking-le-revers-de-la-m%C3%A9thode-thierry-de-baillon

    Designer met en jeu un processus complexe. Un processus qui implique doute, foi, essais et erreurs, et la remise en cause continue des hypothèses que vous êtes en train de construire, au niveau macro autant que micro. Malheureusement, ceci ne laisse que très peu de place pour les certitudes ou les solutions "absolues". Par nature, la complexité est fractale. Davantage qu’une méthodologie, et pour être réellement utile, le gimmick « empathie-définition-idéation-prototypage-tests-et-itérations » du design thinking doit être compris et utilisé comme une sorte de "méta-méthodologie", comme rien d’autre… qu’un prototype, qui nécessite d’être testé, bidouillé, voire même complètement réinventé en fonction du contexte spécifique qui est le (...)