• #Palestine_36

    Palestine, 1936. Alors que les villages de la #Palestine_mandataire se soulèvent contre la domination coloniale britannique, Yusuf oscille entre son village natal et l’ébullition de Jérusalem, partagé entre l’attachement à ses racines et le désir d’un avenir plus grand. Mais l’Histoire s’accélère. Tandis que les arrivées de #réfugiés_juifs fuyant l’antisémitisme en Europe se font de plus en plus nombreuses, la population palestinienne s’unit dans la plus vaste #insurrection jamais menée contre l’#Empire_britannique. Toutes les forces convergent vers un affrontement inévitable — un moment décisif pour la fin d’une domination, le début d’une nouvelle colonisation et pour l’avenir de toute une région.

    https://www.youtube.com/watch?v=7azScdJHB_A


    #film #1936 #Palestine #Israël #colonialisme #Angleterre #UK

  • Quand le capitalisme fait sécession · Haud Guéguen
    https://www.terrestres.org/2024/04/02/quand-le-capitalisme-fait-secession

    À propos de Quinn Slobodian, Crack-Up Capitalism : Market Radicals and the Dream of a World Without Democracy, Dublin, Penguin Books, 2023, 352 pp.

    .... si Les Globalistes se terminait dans les années 1990, avec cette apogée du projet globaliste qu’est la création, à Genève, de l’OMC (et avec les premières manifestations de crise de la globalisation), c’est ici un phénomène en apparence contradictoire qui se trouve pris pour point de départ : une tendance à la « perforation » (p. 16) ou à la « fragmentation » (p. 18) du monde que Slobodian décèle à travers la multiplication toujours croissante du principe de la « zone » économique spéciale – liminairement définie comme une « enclave creusée dans une nation et libérée des formes ordinaires de régulation » (p. 13) – dont il montre qu’elle s’initie à partir des années 1970 dans la colonie anglaise de Hong Kong, et dont la carte qu’il en dresse à l’échelle mondiale n’en dénombre pas moins que 5400 à l’heure actuelle.

    En faisant le choix de s’installer dans cette « histoire du passé récent et de notre présent troublé » (p. 19) qu’est celle des quatre dernières décennies, il s’agit ainsi de s’attacher à ce qui n’est en réalité pas tant le contraire que l’autre face de la globalisation néolibérale : ce que Slobodian désigne comme le processus de « zonification » ou la prolifération d’espaces visant à l’optimisation du capital au moyen d’une neutralisation de la démocratie, dont l’auteur souligne qu’elle ne s’opère pas tant contre les États qu’elle ne s’opère au moyen de leur propre coopération. Des zones franches aux paradis fiscaux, des charters cities et des gated communities aux start-up nations ou aux utopies de la Silicon Valley, c’est donc une certaine tendance du capitalisme contemporain à faire « sécession » – ou, dit autrement, à se fortifier en se mettant à l’abri de tout contrôle démocratique – que Slobodian nous invite à regarder de plus près en s’attachant à la multiplicité de ces « enclaves » et des figures qui les promeuvent (de Milton, David et Patri Friedman à Murray Rothbard ou Peter Thiel pour ne citer que quelques-uns des plus connus).

    [...]
    .... en racontant ce qu’on pourrait se risquer à appeler cette « histoire des vainqueurs », Slobodian donne à voir une tendance dont il interroge la logique propre et les scénarios futurs qu’elle esquisse en montrant comment, à travers toutes ces expérimentations et conformément au projet politique qui les soutient, la valorisation de la liberté économique va de pair avec une désactivation de toute liberté politique. Une telle fétichisation de la liberté économique ne s’accompagnant pas seulement d’un conservatisme raciste ou sociobiologique (...) mais de formes plus ou moins assumées de néo-colonialisme (l’idée étant d’appréhender la fondation de nouvelles « zones » comme la conquête de nouveaux territoires supposant une main d’oeuvre au moindre prix et privée de droits).

    L’ « utopie » que dessine la tendance capitaliste à la « zonification » (p. 99) du monde est donc celle d’un monde où la notion même de droit se trouve entièrement transférée du plan politique au plan économique. Mais, comme le souligne très finement Slobodian à propos des rêves sécessionnistes d’une figure de la Silicon Valley comme Valaji Srinivasan (auteur d’un ouvrage intitulé The Network State : How to Start a New Country), c’est aussi celle de ce qu’on pourrait appeler un monde non terrestre, puisque c’est en réalité la question des ressources qui se trouve occultée (...)

    https://seenthis.net/messages/1032891
    #Quinn_Slobodian #capitalisme #État #zones_franches #histoire_contrefactuelle #géographie_politique #Ciskei #libertariens #liberté_économique

    • Quinn Slobodian, historien : « Il faut oublier cette idée reçue selon laquelle le capitalisme et la démocratie se renforcent mutuellement »

      L’historien estime (...) que la démocratie est menacée par l’évolution de l’économie, et notamment par la réalisation d’un rêve ultralibéral : la multiplication des zones économiques spéciales échappant aux règles démocratiques. Propos recueillis par Pascal Riché

      Après avoir exploré l’histoire intellectuelle du néolibéralisme dans Les Globalistes (Seuil, 2022), Quinn Slobodian, historien canadien spécialiste de l’histoire globale et professeur à l’université de Boston, poursuit son enquête sur cette école de pensée dans Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie (Seuil, 384 pages, 25,50 euros).

      Le titre original de votre livre est « Crack-Up Capitalism », le capitalisme à fragmentation. Que désigne cette expression ?

      Elle nous invite d’abord à réfléchir à la géographie du capitalisme d’aujourd’hui. Le capitalisme a été marqué ces dernières décennies non seulement par l’intégration des échanges (la mondialisation), mais aussi par la création d’une variété gigantesque d’instances destinées à favoriser les investisseurs et leurs profits : zones économiques spéciales, ports francs, parcs d’affaires…

      La deuxième utilisation du terme « crack-up capitalism » est plus normative. Elle renvoie à la vision de libertariens radicaux qui, depuis l’économiste Friedrich Hayek jusqu’à l’investisseur Peter Thiel, rêvent de l’effondrement du système des Etats-nations. Ils imaginent un monde post-démocratique et même post-nations. L’humanité serait organisée en villes privées – ce qu’ils appellent des charter states (« Etats à charte ») –, dans lesquelles le principe de gouvernance ne serait plus « un homme, une voix ». Elles seraient gouvernées comme des entreprises.

      Ce fantasme correspond-il déjà à une réalité ?

      En partie. Aujourd’hui, on compte plus de 6 000 zones économiques spéciales, au cœur de la production et des flux financiers, à l’échelle mondiale. De même, les gated communities (« communautés fermées ») aux Etats-Unis, qui n’existaient quasiment pas il y a un demi-siècle, se comptent par dizaines de milliers aujourd’hui.

      Une réorganisation de la vie humaine est donc bien en cours. Savoir si elle prépare un monde « post-Etat-nation » reste une question ouverte. Mon livre tente de comprendre pourquoi des personnalités issues de l’élite rêvent d’une telle dystopie.

      Ces zones, dans l’esprit de ces idéologues, sont des outils pour se passer des Etats. Mais à la fin du livre, vous dites qu’elles sont en fait des outils au service de ces derniers : Chine, Arabie saoudite, Dubaï… N’est-ce pas paradoxal ?

      Il y a toujours une dialectique entre les utopies et la réalité dans laquelle elles s’inscrivent. Le socialisme utopique au XIXe siècle était une façon de lire les mutations qui avaient alors lieu : l’essor de la classe ouvrière, la production de masse… De même, les anarcho-capitalistes et libertariens radicaux d’aujourd’hui voient, dans un monde de contractuels, de chauffeurs Uber, de médias sociaux et de cryptomonnaies, ce que pourrait être un autre futur politique si ces tendances étaient accélérées. Le fait est que la multiplication des zones spéciales ne semble pas près de provoquer l’effondrement des Etats-nations.

      Il est plus difficile de se débarrasser des Etats que de la démocratie…

      Absolument ! De ce point de vue, il faut oublier cette idée reçue – et relativement récente – selon laquelle le capitalisme et la démocratie se renforcent mutuellement. Joseph Schumpeter, dans les années 1940, était convaincu, comme d’autres alors, que l’avènement de la démocratie signifierait la fin du capitalisme, car les citoyens utiliseraient leur vote pour collectiviser les moyens de production. A l’inverse, des penseurs comme Milton Friedman, dans les années 1970, étaient sceptiques à l’idée que le capitalisme allait de pair avec la démocratie. Ils arguaient qu’un excès de démocratie conduisait à des inefficacités et que cela ralentissait la production. Friedman admirait alors Hongkong, un territoire qui était davantage géré comme une entreprise que comme un pays.

      Le récit habituel que l’on fait de l’après-guerre froide est plein de clichés et de platitudes : le triomphe de la démocratie, un mouvement vers une plus grande intégration supranationale, le succès du multilatéralisme, et, globalement, un progrès…

      C’est la rhétorique de « la fin de l’histoire », selon le titre du fameux livre de Francis Fukuyama, en 1992…

      Oui ! Mais contrairement à ce récit, la démocratie et le capitalisme ne sont pas allés de pair. La priorité donnée à la liberté économique plutôt qu’à la liberté politique – ce pourrait être une définition du néolibéralisme – a conduit à considérer comme des modèles des endroits comme Singapour ou Hongkong, dont les traditions démocratiques sont faibles ou nulles.

      Dans le processus de nation branding – les efforts pour attirer touristes et investisseurs –, l’existence d’élections libres ou même d’une liberté d’expression compte très peu. Dans les classements d’attractivité internationaux, Dubaï obtient des scores très élevés, même s’il fonctionne comme une autocratie clanique, même s’il repose sur une main-d’œuvre quasi esclavagisée, même s’il se classe très bas en termes de liberté de la presse ou d’égalité des genres. Que de telles places aient pu devenir les archétypes de ce qu’est un « bon Etat » au XXIᵉ siècle en dit long sur notre civilisation.

      Le capitalisme sans démocratie est-il un modèle solide ?

      Oui, et ce n’est pas nouveau. La première mondialisation, à la fin du XIXᵉ siècle, fonctionnait sur la base de l’étalon-or, mais aussi sur celle de l’absence de suffrage universel : pour rétablir la parité de la monnaie, on pouvait toujours réduire les salaires ou provoquer des vagues de chômage.

      Dans les années 1970, lorsque les banques de la City de Londres ou de Wall Street cherchaient des pays emprunteurs, elles considéraient que le risque était le plus faible dans des endroits comme l’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie ou l’URSS. Elles étaient ravies de prêter de l’argent à des pays non démocratiques, et même socialistes. Les démocraties étaient vues comme des sources d’insécurité pour les investisseurs. Les nouveaux droits qui ont été adoptés à l’aube du XXIᵉ siècle concernent surtout la sécurité des investisseurs, les droits du capital, la protection de la propriété privée…

      Comment Donald Trump s’inscrit-il dans le récit que vous présentez ?

      Son nationalisme économique semble certes aller à l’encontre de la fragmentation mondiale que je décris. Mais il défend aussi des politiques qui accélèrent la fragmentation de son pays : des responsabilités importantes (avortement, contrôle des armes, financement de l’éducation…) sont laissées aux Etats. Cela prépare une intensification de la concurrence entre eux. Par ailleurs, Donald Trump plaide pour la création de villes privées, les freedom cities (« cités de liberté »). Il a aussi poussé des initiatives comme celles d’Elon Musk pour créer des villes d’entreprises, permettant aux entrepreneurs d’élaborer leurs propres législations. Cette tendance devrait s’accentuer.

      La Chine, pays au pouvoir autoritaire, s’appuie également sur les zones économiques spéciales que vous décrivez.

      La Chine est l’acteur le plus important dans cette histoire du « capitalisme crack-up ». C’est l’émulation créée par Hongkong, dans le sud de la Chine puis dans d’autres régions, qui a permis au pays de connaître une croissance spectaculaire au cours des dernières décennies. On comprend mal ce modèle si on le perçoit comme « centralisé ». Le génie de la direction politique chinoise a été de décentraliser une grande partie des décisions économiques au niveau de ces zones économiques spéciales.

      Cela a permis de laisser une latitude importante aux investisseurs étrangers et aux entrepreneurs locaux. Les expérimentations réussies étaient ensuite reproduites dans de nouvelles zones… La Chine représente un mélange extraordinaire de contrôle public et d’initiative privée, qui a été admiré par de nombreux libertariens.

      Avec l’initiative « Ceinture et route » (Belt and Road Initiative), la Chine a tenté d’externaliser les zones le long des routes commerciales de l’ancien empire. Elle a reproduit en quelque sorte le modèle des enclaves, utilisé jadis par l’Empire britannique avec ses comptoirs de la péninsule Arabique jusqu’au détroit de Singapour. Comme au XIXᵉ siècle, on ne cherche pas à conquérir de vastes territoires, on se concentre sur des points stratégiques.

      Comment les démocraties peuvent-elles empêcher « l’économie de l’apocalypse » ?

      L’Europe est un endroit fascinant où la bataille est menée. L’Union européenne (UE) a été conçue pour assurer une concurrence non faussée, ce qui passait par l’élimination de la course au moins-disant fiscal ou social provoquée par des zones spéciales. Cependant, les pays d’Europe de l’Est, qui ont rejoint l’UE plus tard, ont continué à utiliser des zones pour attirer les investissements. La Pologne est devenue une seule grande zone économique spéciale : le pays entier offre des traitements de faveur. La Hongrie, supposée nationaliste et populiste, crée également des zones spéciales pour attirer les investissements coréens. En Italie, Matteo Salvini et Giorgia Meloni s’y sont mis aussi, dans le sud du pays…
      Ces initiatives nourrissent une confrontation en Europe, avec pour enjeu l’équité de la concurrence et la primauté de l’Etat de droit. L’UE est en tout cas bien placée pour résister à l’attrait des nouveautés clinquantes comme les cryptomonnaies ou autres gadgets censés fournir une prospérité « à la Dubaï ». Elle n’est pas impressionnée par les bulles de hype que souffle la Silicon Valley.

      « Le Capitalisme de l’apocalypse », de Quinn Slobodian : les trous noirs d’un système économique

      Le point de départ du livre fascinant de l’historien canadien Quinn Slobodian Le Capitalisme de l’apocalypse (Seuil, 384 pages, 25,50 euros) est une phrase de #Peter_Thiel, lors d’une conférence de 2009 : « Si nous voulons plus de liberté, nous devons augmenter le nombre de pays. » Alors âgé de 41 ans, le fondateur de PayPal imaginait un monde utopique, libéré des Etats, composé de milliers de cités et autres entités connectées. Eh bien, on y est presque, démontre Quinn Slobodian.

      L’avenir que décrivait le célèbre investisseur, en partie, est déjà là. Le monde contemporain est constellé de milliers de trous noirs creusés par les détenteurs de capital depuis une cinquantaine d’années. Des micro-Etats, des zones économiques spéciales, des paradis fiscaux, des villes privées… « Pour comprendre l’économie mondiale, il faut apprendre à voir les vides », écrit l’auteur, qui nous emmène les examiner de près : en Asie (Chine), en Amérique latine (Honduras), en Europe (Liechtenstein) en Afrique (Somalie), au Moyen-Orient (Dubaï) ou encore dans le métavers… Le point commun de ces milliers de zones est leur absence de démocratie. Et c’est aussi l’excitation qu’elles provoquent dans l’imagination des fondamentalistes du marché.

      A travers le tableau qu’il peint, l’historien déroule une histoire des idées, de celles qui font fantasmer un groupe d’intellectuels et d’entrepreneurs anarcho-capitalistes, dont Thiel est un archétype. L’univers privatisé dont rêvent tous ces disciples néolibéraux de Friedrich Hayek est une monstrueuse dystopie dans laquelle le citoyen disparaît au profit du business. Il apparaît au fil de ce récit coloré que le véritable adversaire de ce groupe de libertariens fortunés et influents n’est pas l’Etat (qui leur est utile à bien des égards), mais la démocratie, cette empêcheuse d’accumuler en rond.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/20/quinn-slobodian-historien-il-faut-oublier-cette-idee-recue-selon-laquelle-le

      #histoire #récit #démocratie #économie #libertariens #anarcho-capitalistes #mondialisation #territoire_entreprise #État_entreprise #tourisme #investisseurs #Dubaï #Hong_Kong #Chine #villes_privées #villes_entreprises #dystopie #Empire_britannique #Europe #Pologne #note_de_lecture

  • The Imperial Origins of #Big_Data

    We live in a moment of massive transformation in the nature of information. In 2020, according to one report, users of the Internet created 64.2 zetabytes of data, a quantity greater than the “number of detectable stars in the cosmos,” a colossal increase whose origins can be traced to the emergence of the World Wide Web in 1993.1 Facilitated by technologies like satellites, smartphones, and artificial intelligence, the scale and speed of data creation seems like it may only balloon over the rest of our lifetimes—and with it, the problem of how to govern ourselves in relation to the inequalities and opportunities that the explosion of data creates.

    But while much about our era of big data is indeed revolutionary, the political questions that it raises—How should information be used? Who should control it? And how should it be preserved?—are ones with which societies have long grappled. These questions attained a particular importance in Europe from the eleventh century due to a technological change no less significant than the ones we are witnessing today: the introduction of paper into Europe. Initially invented in China, paper travelled to Europe via the conduit of Islam around the eleventh century after the Moors conquered Spain. Over the twelfth, thirteenth, and fourteenth centuries, paper emerged as the fundamental substrate which politicians, merchants, and scholars relied on to record and circulate information in governance, commerce, and learning. At the same time, governing institutions sought to preserve and control the spread of written information through the creation of archives: repositories where they collected, organized, and stored documents.

    The expansion of European polities overseas from the late fifteenth century onward saw governments massively scale up their use of paper—and confront the challenge of controlling its dissemination across thousands of miles of ocean and land. These pressures were felt particularly acutely in what eventually became the largest empire in world history, the British empire. As people from the British isles from the early seventeenth century fought, traded, and settled their way to power in the Atlantic world and South Asia, administrators faced the problem of how to govern both their emigrating subjects and the non-British peoples with whom they interacted. This meant collecting information about their behavior through the technology of paper. Just as we struggle to organize, search, and control our email boxes, text messages, and app notifications, so too did these early moderns confront the attendant challenges of developing practices of collection and storage to manage the resulting information overload. And despite the best efforts of states and companies to control information, it constantly escaped their grasp, falling into the hands of their opponents and rivals who deployed it to challenge and contest ruling powers.

    The history of the early modern information state offers no simple or straightforward answers to the questions that data raises for us today. But it does remind us of a crucial truth, all too readily obscured by the deluge of popular narratives glorifying technological innovation: that questions of data are inherently questions about politics—about who gets to collect, control, and use information, and the ends to which information should be put. We should resist any effort to insulate data governance from democratic processes—and having an informed perspective on the politics of data requires that we attend not just to its present, but also to its past.

    As I have written elsewhere, “According to what rules should this information be gathered? How should it be used? Who should have access to it? These questions continue to preoccupy our world, much as they did the strange and remote world of the early modern British Empire. The past is at once more distant and more proximate than we may think.”2

    1. “Breaking Down the Numbers: How Much Data Does the World Create Daily in 2024?,” Edge Delta, March 11, 2024, https://edgedelta.com/company/blog/how-much-data-is-created-per-day

    2. Asheesh Kapur Siddique, The Archive of Empire: Knowledge, Conquest, and the Making of the Early Modern British World, Yale University Press, 2024. p180.

    https://yalebooks.yale.edu/2024/08/28/the-imperial-origins-of-big-data
    #histoire #impérialisme #papier #empire_britannique

  • Au service de notre grande famille impériale
    https://laviedesidees.fr/Au-service-de-notre-grande-famille-imperiale.html

    En 1947, la princesse Elizabeth a promis de servir « la grande famille impériale », en vue de refaire de la Grande-Bretagne une puissance mondiale. L’Empire britannique s’est effondré, mais ce langage a permis à la Reine d’aborder les préoccupations postcoloniales du XXIe siècle.

    #International #études_postcoloniales #Empire_britannique #Royaume_Uni
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20221213_elisabeth-fr.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20221213_elisabeth-fr-2.docx

  • Pour rappel, la France contemporaine a connu sa propre controverse sur le “rôle positif de la colonisation”, en particulier au moment de l’adoption de la loi du 23 février 2005 https://www.jeuneafrique.com/67587/archives-thematique/histoire-d-un-fiasco

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2022/apr/04/pupils-benefits-empire-ignorance-royals-caribbean-windrush
    https://i.guim.co.uk/img/media/0e709d2cf9c1d0afd227c11d99e07a8015d4ebf2/0_13_3500_2100/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Teaching the ‘benefits’ of the British empire is just another attempt to stoke the culture war
    Kojo Koram, 4 April 2022

    The legacy of empire still shapes the world. But Kemi Badenoch’s plan will ensure that ignorance reigns over this.

    If the Duke and Duchess of Cambridge need some comfort reading after their awkward Caribbean tour, they could do worse than turn to Tony Blair’s autobiography. In 1997, Britain’s new prime minister travelled to Hong Kong to oversee its handover to China. Years later, Blair described how he had struggled through a conversation with the Chinese president, Jiang Zemin, on a subject of UK-China history, because, in his own words, Blair had “only a fairly dim and sketchy understanding of what that past was”. The history being discussed was the opium wars, the very reason why Hong Kong had become British in the first place. Yet here was a boarding school and Oxbridge-educated prime minister who had next to no knowledge of the history that produced the very event he had travelled to oversee.

    The impression many ministers give today is that students in British classrooms are being bludgeoned with never-ending tales of Britain’s imperial crimes. This is why the government is now looking to rebalance the scales with a new curriculum that highlights the “benefits” of the British empire, as well as its negatives. Building on last year’s controversial Sewell report, the plans promoted by the equalities minister Kemi Badenoch are part of a wider campaign to move the teaching of empire away from what the government fears is a culture of victimisation and identity politics in schools, instead framing the legacy of empire as a debate of pros and cons. Was the empire wrong? Was it right? Which bits of the empire were naughty or nice?
    (...)

    #Grande_Bretagne #empire_britannique #postcolonialisme #enseignement

  • Le passé nauséabond de l’industrie textile suisse

    Bien qu’elle n’ait pas eu de colonies, la Suisse a profité du colonialisme. C’est ce que montre l’histoire des #indiennes_de_coton imprimé. Le commerce de ces #tissus colorés avait des liens avec l’#exploitation_coloniale, le #prosélytisme_religieux et le #commerce_des_esclaves.

    Au 17e siècle, le #coton imprimé venait d’#Inde – la seule région possédant le savoir-faire nécessaire. Mais bientôt, cette technique de production d’étoffes imprimées de couleurs vives fut copiée par les Britanniques et les Néerlandais qui, grâce à la mécanisation, les produisaient à meilleur prix. Ils supplantèrent l’industrie textile indienne. Les « indiennes » claires et abordables produites en Europe connurent une telle vogue que, sous la pression des producteurs de laine, de soie et de lin, Louis XIV, le Roi-Soleil, dut interdire leur production et leur importation.

    Cette interdiction fut une aubaine pour la Suisse du 17e siècle. Des #huguenots français qui s’étaient réfugiés en Suisse pour fuir les persécutions religieuses dans leur pays fondèrent des #usines_textiles à #Genève et à #Neuchâtel, d’où ils pouvaient écouler les indiennes en France par #contrebande. La demande atteignait alors un sommet : en 1785, la #Fabrique-Neuve de #Cortaillod, près de Neuchâtel, devint la plus grande manufacture d’indiennes d’Europe, produisant cette année-là 160’000 pièces de #coton_imprimé.

    Le boom en Suisse et le commerce des esclaves

    Le commerce des indiennes a apporté une énorme prospérité en Suisse, mais il avait une face obscure : à l’époque, ces étoffes étaient utilisées en Afrique comme monnaie d’échange pour acheter les #esclaves qui étaient ensuite envoyés en Amérique. En 1789 par exemple, sur le #Necker, un navire en route pour l’Angola, les étoffes suisses représentaient les trois quarts de la valeur des marchandises destinées à être échangées contre des esclaves.

    Les entreprises textiles suisses investissaient aussi directement leurs fortunes dans la #traite des noirs. Des documents montrent qu’entre 1783 et 1792, la société textile bâloise #Christoph_Burckardt & Cie a participé au financement de 21 #expéditions_maritimes qui ont transporté au total 7350 Africains jusqu’en Amérique. Une grande partie de la prospérité des centres suisses du textile était liée au commerce des esclaves, que ce soit à Genève, Neuchâtel, #Aarau, #Zurich ou #Bâle.

    Un projet colonial

    Au milieu du 19e siècle, la Suisse était devenue un des plus importants centres du commerce des #matières_premières. Des marchands suisses achetaient et revendaient dans le monde entier des produits tels que le coton indien, la #soie japonaise ou le #cacao d’Afrique de l’Ouest. Bien que ces marchandises n’aient jamais touché le sol helvétique, les profits étaient réalisés en Suisse.

    L’abolition de l’esclavage aux États-Unis à la suite de la guerre de Sécession a conduit à une crise des matières premières, en particulier de la production du coton qui était largement basée sur une économie esclavagiste. Le marché indien prit encore plus d’importance. L’entreprise suisse #Volkart, active aux Indes depuis 1851, se spécialisa alors dans le commerce du #coton_brut. Afin d’étendre ses activités dans ce pays, elle collabora étroitement avec le régime colonial britannique.

    Les Britanniques dirigeaient la production et, sous leur joug, les paysans indiens étaient contraints de cultiver du coton plutôt que des plantes alimentaires et devaient payer un impôt foncier qui allait directement dans les caisses du gouvernement colonial. Combinée avec l’extension du réseau de chemins de fer à l’intérieur du sous-continent indien, cette politique oppressive permit bientôt à Volkart de prendre en charge un dixième de l’ensemble des exportations de coton vers les manufactures textiles d’Europe. Volkart avait son siège à #Winterthour et occupait ainsi une situation centrale sur le continent européen d’où elle pouvait approvisionner les #filatures installées en Italie, dans le nord de la France, en Belgique, dans la Ruhr allemande ou dans toute la Suisse.

    Les collaborateurs de Volkart devaient éviter les comportements racistes, mais cela ne les empêcha pas d’adopter en Inde certains usages de l’occupant colonial britannique : les Indiens n’avaient pas accès aux salles de détente des employés européens.

    Ardeur missionnaire

    Une autre entreprise prospère à l’époque coloniale fut la #Société_évangélique_des_missions_de_Bâle, ou #Mission_bâloise. Fondée en 1815 par des protestants suisses et des luthériens allemands, son but était de convertir les « païens » au #christianisme. Elle a connu un certain succès au sud de l’Inde dans les territoires des États actuels du #Kerala et du #Karnataka, en particulier auprès des Indiens des couches sociales inférieures qui accédaient ainsi pour la première fois à la formation et à la culture.

    Toutefois, en se convertissant à une autre religion, les autochtones prenaient le risque d’être exclus de leur communauté et de perdre ainsi leur gagne-pain. La Mission de Bâle a réagi en créant des filatures afin de donner des emplois aux réprouvés. Elle résolvait ainsi un problème qu’elle avait elle-même créé et en tirait encore des bénéfices : dans les années 1860, la Mission exploitait quatre filatures et exportait des textiles aux quatre coins de l’#Empire_britannique, de l’Afrique au Proche-Orient en passant par l’Australie.

    L’industrie textile a largement contribué à la prospérité de la Suisse mais de nombreux déshérités l’ont payé au prix fort dans les pays lointains. La Suisse n’était peut-être pas une puissance coloniale indépendante, mais elle a énormément profité du colonialisme.

    https://www.swissinfo.ch/fre/indiennes_le-pass%C3%A9-naus%C3%A9abond-de-l-industrie-textile-suisse/45862606

    #histoire #histoire_suisse #industrie_textile #textile #colonialisme #colonisation #Suisse

    –—

    Ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale :
    https://seenthis.net/messages/868109

  • Britain’s poisoned legacy in Palestine | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/britains-poisoned-legacy-palestine/29281

    The narrative of Legacy of Empire revolves around two central questions.

    First, why was Palestine relevant to the British Empire in 1917? And second, why did British colonialism remain faithful to Zionism, even in the wake of concerted Arab resistance such as the major revolt of the 1930s?

    Thompson answers the first question by writing that the declaration was a “wartime exigency” and “a tale of coincidences and contingency.” Under H. H. Asquith, British prime minister from 1908-1916, Palestine was not “a strategic priority.”

    The author questions historical accounts that say Britain collaborated with Zionism under Asquith. What made Palestine relevant, he argues, was the ascension of David Lloyd George to the premiership in December 1916, along with military setbacks that risked Britain losing the world war.

    Thompson’s case for contingency and coincidence rests with Lloyd George, a Christian Zionist who was charmed by Chaim Weizmann, one of the leading figures in the Zionist movement.

    Weizmann convinced Lloyd George that “the Jews in both Russia and the US were crucial to their respective countries remaining in the war.” The promise of a Jewish homeland would result in Jews pressuring Tsarist Russia to remain in the war and ensure that the US would become fully involved in it.

    In short, Weizmann sold Lloyd George on what was essentially an anti-Semitic trope of the power of “international Jewry.”

  • North Sentinel : derrière la mort d’un missionnaire, une longue histoire de résistance
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/30/north-sentinel-derriere-la-mort-d-un-missionnaire-une-longue-histoire-de-res

    L’archipel était connu des navigateurs chinois, malais et birmans. D’après l’anthropologue Ajay Saini, qui a publié une tribune dans le quotidien britannique The Guardian après la mort de John Allen Chau, ils y menaient des expéditions ayant pour but d’enlever certains de leurs habitants pour les réduire en #esclavage et les vendre sur d’autres rivages.

    A partir du début du XIXe siècle, les peuples insulaires d’#Andaman ont dû faire face à un ennemi encore plus destructeur : l’#Empire_britannique, qui affirmait déjà son emprise sur les #Indes, installe, après les révoltes indiennes de 1857, une colonie pénitentiaire pour les rebelles sur l’île.

    Sa construction donne lieu à de vastes campagnes de #déforestation auxquelles les habitants de l’archipel résistent. Une dizaine de peuples se liguent. Afin de défendre leur habitat, ils forment des troupes de plusieurs milliers de personnes et se préparent à attaquer la garnison britannique. Prévenues du projet par un espion, les troupes impériales écrasent les guerriers insulaires, mettant fin à leur espoir de voir les envahisseurs quitter leurs foyers au terme de cet épisode relaté par Ajay Saini dans la même tribune.

  • L’homme qui voulait posséder le monde
    http://www.laviedesidees.fr/L-homme-qui-voulait-posseder-le-monde.html

    Dans ce portrait du fondateur du British Museum, collectionneur invétéré, savant curieux de son siècle et propriétaire d’esclaves en Jamaïque, l’historien James Delbourgo met en perspective la montée en puissance de l’Empire britannique.

    #Recensions

    / #musée, #histoire_des_sciences, #Empire_britannique, #collection

  • Les cartes de l’Empire
    http://www.laviedesidees.fr/Les-cartes-de-l-Empire.html

    Quelles étaient les représentations mentales occidentales du Moyen-Orient au tournant du XXème siècle ? En étudiant le champ restreint de la #cartographie, Daniel Foliard s’attache à dessiner une « carte mentale » de la pensée impériale britannique.

    Livres & études

    / #empire_ottoman, #Empire_britannique, cartographie, #Bible

    #Livres_&_études

    • Dislocating the Orient: British Maps and the Making of the Middle East, 1854-1921, Foliard
      http://www.press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/D/bo25793846.html

      Dislocating the Orient, British Maps and the Making of the Middle East, 1854-1921, Daniel Foliard
      320 pages | 45 halftones, 2 line drawings | 7 x 10 | © 2017

      While the twentieth century’s conflicting visions and exploitation of the Middle East are well documented, the origins of the concept of the Middle East itself have been largely ignored. With Dislocating the Orient, Daniel Foliard tells the story of how the land was brought into being, exploring how maps, knowledge, and blind ignorance all participated in the construction of this imagined region. Foliard vividly illustrates how the British first defined the Middle East as a geopolitical and cartographic region in the nineteenth and early twentieth centuries through their imperial maps. Until then, the region had never been clearly distinguished from “the East” or “the Orient.” In the course of their colonial activities, however, the British began to conceive of the Middle East as a separate and distinct part of the world, with consequences that continue to be felt today. As they reimagined boundaries, the British produced, disputed, and finally dramatically transformed the geography of the area—both culturally and physically—over the course of their colonial era.
       
      Using a wide variety of primary texts and historical maps to show how the idea of the Middle East came into being, Dislocating the Orient will interest historians of the Middle East, the British empire, cultural geography, and cartography.

      Contents
      • Introduction
      • Part I. From Sebastopol to Suez (1854–1869)
       The Mid-Victorian Perspective: A Fragmented East
       Labeling the East
       Maps for the Masses?
      • Part II. A Shifting East in the Age of High Imperialism (1870–1895)
       Oriental Designs
       Virtual Travel in the Age of High Imperialism
      • Part III. The Fabrication of the Middle East (1895–1921)
       Seeing Red?
       Enter Middle East
       Falling Into Places
      • General Conclusion

      Très alléchant !

      EDIT : The University of Chicago Press a pour seuls points de vente en Europe : Gand (décidément !), Florence et Berlin.
      :-(

    • Daniel Foliard revient dans Dislocating the Orient sur les origines du Moyen-Orient, tant dans les termes que dans les représentations mentales occidentales de la région. En huit chapitres suivant la chronologie de l’évolution des investissements européens entre l’Égypte et l’Inde, l’auteur retrace, à travers l’histoire du développement de la cartographie moderne, les transformations intervenues au cours du lent déclin de l’Empire ottoman entre la fin de la guerre de Crimée et les négociations de paix de 1918-1921.

      Cet ouvrage s’inscrit dans une historiographie fournie dont le dernier acte d’importance date de 2011, avec le retentissant A Line in the Sand de James Barr (Londres : Simon and Schuster, 2011).

      Dans la suite, ou plutôt en #antépisode (#prequel en québécois,…) de Une Ligne dans le Sable, ouaouh !
      https://seenthis.net/messages/592523

  • Homi Bhabha: The Location of Culture, Of mimicry and man
    http://prelectur.stanford.edu/lecturers/bhabha/mimicry.html

    The success of colonial appropriation depends on a proliferation of inappropriate objects that ensure its strategic failure, so that mimicry is at once resemblance and menace.

    A classic text of such partiality is Charles Grant’s ’Observations on the state of society among the Asiatic subjects of Great Britain’ (1792) which was only superseded by James Mills’s History of India as the most influential early nineteenth-century account of Indian manners and morals. Grant’s dream of an evangelical system of mission education conducted uncompromisingly in the English language, was partly a belief in political reform along Christian lines and partly an awareness that the expansion of company rule in India required a system of subject formation - a reform of manners, as Grant put it - that would provide the colonial with ’a sense of personal identity as we know it’. Caught between the desire for religious reform and the fear that the Indians might become turbulent for liberty, Grant paradoxically implies that it is the ’partial’ diffusion of Christianity, and the ’partial’ influence of moral improvements which will construct a particularly appropriate form of colonial subjectivity. What is suggested is a process of reform through which Christian doctrines might collude with divisive caste practices to prevent dangerous political alliances. Inadvertently, Grant produces a knowledge of Christianity as a form of social control which conflicts with the enunciatory assumptions that authorize his discourse. In suggesting, finally, that ’partial reform’ will produce an empty form of ’the imitation [my emphasis] of English manners which will induce them [the colonial subjects] to remain under our protection’. Grant mocks his moral project and violates the Evidence of Christianity - a central missionary tenet - which forbade any tolerance of heathen faiths.

    #colonialisme #Inde #Empire_britannique #religion

  • The Bengal Famine: How the British engineered the worst genocide in human history for profit

    http://yourstory.com/2014/08/bengal-famine-genocide

    The British had a ruthless economic agenda when it came to operating in India and that did not include empathy for native citizens. Under the British Raj, India suffered countless famines. But the worst hit was Bengal. The first of these was in 1770, followed by severe ones in 1783, 1866, 1873, 1892, 1897 and lastly 1943-44. Previously, when famines had hit the country, indigenous rulers were quick with useful responses to avert major disasters. After the advent of the British, most of the famines were a consequence of monsoonal delays along with the exploitation of the country’s natural resources by the British for their own financial gain. Yet they did little to acknowledge the havoc these actions wrought. If anything, they were irritated at the inconveniences in taxing the famines brought about.

    #inde #histoire #bengale #famine #empire_britannique

  • Suite à une décision de justice, Londres versera près de 25 millions € à des victimes de la répression coloniale au Kenya il y a un demi-siècle. Un précédent qui ne manquera pas d’inspirer d’autres victimes et pas seulement outre-manche...

    U.K. to pay £20 million for Mau Mau atrocity | The Hindu
    http://www.thehindu.com/news/international/world/uk-to-pay-20-million-for-mau-mau-atrocity/article4788113.ece?homepage=true

    Britain is to pay £20 million in compensation to Kenyans tortured by its colonial forces for alleged role in the Mau Mau rebellion in the 1950s and 1960s opening the door for similar payouts to victims of the “raj”.

    It has also acknowledged for the first time that Kenyans were “subject to torture, and other forms of ill-treatment at the hands of the colonial administration”, and apologised for the abuses.

    The move, announced by Foreign Secretary William Hague on Thursday, follows a High Court verdict allowing three elderly Kenyans to go ahead with legal action demanding compensation. The verdict led to a settlement between the government and the victims’ lawyers.

    Describing it as a “significant” moment, the legal team for the three claimants — Paulo Muoka Nzili, Wambuga Wa Nyingi and Jane Muthoni Mara — said they had got “justice they have sought for many years”.

  • British imperialism’s return to “East of Suez” - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/05/08/uaem-m08.html

    British imperialism’s return to “East of Suez”
    By Jean Shaoul
    8 May 2013

    Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, the president of the United Arab Emirates, got the full treatment on his state visit to Britain last week.

    He was afforded a ride in a gilded horse-drawn coach to Windsor, complete with guards in bearskins and red tunics, a state banquet at Windsor Castle with Queen Elizabeth, and talks with Prime Minister David Cameron.

    #proche-orient #imperialisme #empire_britannique