• Les ravages de nos engrais
    https://www.off-investigation.fr/les-ravages-de-nos-engrais

    Les ravages de nos engrais | photographie d’illustration, crédits : pixel1 via Pixabay Des mines aux champs, de la Tunisie à la Bretagne, la chercheuse et journaliste Arianna Poletti #A enquêté sur les multiples conséquences environnementales, économiques et sociales de l’industrie des engrais. Interview. Arianna Poletti est une exception en son genre : mi-journaliste, mi-chercheuse et entièrement trilingue. Dans son ouvrage, Les Ravages des engrais (Payot, 2026) elle propose un voyage le long de la chaîne de production des engrais phosphatés, à l’intersection entre un reportage journalistique et un travail académique ultra-documenté. Off Investigation : Comment est venue l’idée d’enquêter sur les engrais […]Lire la suite : Les ravages de nos engrais

    #Économie #Environnement

  • [Info « Splann ! »] #Pollutions d’Imerys #Glomel : la #préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières
    https://splann.org/imerys-glomel-prefecture-gestion-eaux

    Après plusieurs déversements d’eaux contaminées hors de la #mine d’andalousite de Glomel (22), l’État somme #Imerys de revoir son système de gestion des eaux. Les associations jugent la décision insuffisante. L’article [Info « Splann ! »] Pollutions d’Imerys Glomel : la préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #acide_sulfurique #Andalousite #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #crazius #Douar_Bev #dreal #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #hydrologie #icpe #industrie #jean-yves_jégo #minerais #mines #multinationale #Nicolas_Forray #parquet_de_saint-brieuc #pollution #risques_industriels #rivière

  • Incendies : la base de Canadairs sacrifiée par Bruno Retailleau
    https://www.off-investigation.fr/incendies-la-base-de-canadairs-sacrifiee-par-bruno-retailleau

    Bruno Retailleau à Mayotte le 1er décembre 2024. Photo Handout / Securite Civile / AFP Les critiques fusent autour du sort réservé à un projet de base de Canadairs à Mont-de-Marsan qui #A été enterré par Bruno Retailleau en 2025. L’ancien ministre de l’Intérieur défend une autre stratégie, qui ne rassure pas les élus locaux alors que les incendies ravagent à nouveau le Sud-Ouest. En Gironde, Bruno Retailleau apparaît sur tous les fronts. Ce 29 juillet, le candidat Les Républicains à la présidentielle de 2027 s’est rendu à Villenave-d’Ornon pour s’afficher en soutien de la Protection civile, dans ce département […]Lire la suite : Incendies : la base de Canadairs sacrifiée par Bruno Retailleau

    #Enquêtes #Politique

  • Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

  • IA, la grande escroquerie
    https://framablog.org/2026/08/02/ia-la-grande-escroquerie

    Emily Bender et Alex Hanna publient The AI con, « L’escroquerie de l’IA ». Une synthèse très documentée qui nous invite à lutter contre le monde que nous proposent les géants de l’IA. Lecture.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • Lecture d’un extrait du livre « Cumul I » de Kev Lambert, publié aux éditions Grasset / Centre Pompidou, collection (un seul art), 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/cumul-i-de-kev-lambert

    Alice, femme trans, est professeure d’histoire de l’art à Montréal. L’un de ses étudiants désire qu’elle dirige sa thèse sur Cumul I une œuvre de Louise Bourgeois qui donne son titre au livre. Elle se rend à Paris pour voir cette sculpture au Centre Pompidou avant de prendre sa décision. Prisonnière d’un sentiment de culpabilité diffus, elle interroge obsessionnellement son identité, ses actes, les rapports de pouvoir, le regard des autres et la menace permanente d’une faute passée, présente ou à venir. L’œuvre de Louise Bourgeois, aux formes organiques et ambiguës, déclenche en elle un flot de pensées. Ce court récit explore l’anxiété, la culpabilité et ce qui « perce à travers rêves et cauchemars pour s’échouer sur les rives du langage ».

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Langage, #Corps, #Art, #Identité, #Sculpture, #LouiseBourgeois, #Musée (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_cumul_i_kev_lambert.mp4

    https://www.grasset.fr/livre/cumul-1-9782246843016

  • Puce qui imite le cerveau : la révolution neuromorphique
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4973

    Un dispositif à base d’oxydes combine mémoire et calcul comme une synapse. Décryptage accessible d’une avancée qui pourrait rendre l’informatique plus sobre. Il s’agit d’une puce qui imite le cerveau et pourrait changer l’informatique ; Calcul, mémoire, apprentissage : un seul composant à base d’oxydes réunit tout, avec une consommation minime. High-tech / Sciences

    / économie , #Data_-_Données, #énergie, #IA_:_Intelligence_Artificielle, #technologie,_drone,_citoyen,_USA,_google,_High_Tech, Sciences & Savoir

    #High-tech_/_Sciences #économie_ #Sciences_&_Savoir

  • Découvrez les #Enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en juillet 2026
    https://splann.org/decouvrez-les-enquetes-publiques-et-projets-damenagement-en-cours-en-bretagn

    Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de Splann ! met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et […] L’article Découvrez les #enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en juillet 2026 est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #agrivoltaïsme #déchets #éolien #photovoltaïsme

  • Découvrez les #Enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en #Bretagne en août 2026
    https://splann.org/enquetes-publiques-aout-2026

    Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de Splann ! met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et la mobilisation citoyenne. L’article Découvrez les #enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en août 2026 est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #abattoir #élevage #éoliennes #photovoltaïsme #poules_pondeuses

  • CaniculeQuand la réglementation thermique entraîne la surchauffe des logements récents
    https://www.off-investigation.fr/canicule-quand-la-reglementation-thermique-entraine-la-surchauffe-

    Un immeuble de Paris, le 9 juillet 2026. Photographie Corinne SIMON / Hans Lucas / AFP. Ils devaient être les logements du futur : mieux isolés, moins énergivores, plus respectueux de l’environnement. Pourtant, des milliers de constructions récentes issues de la norme RT2012 se révèlent invivables en période de canicule. Comment une réglementation pensée pour lutter contre le changement climatique #A-t-elle pu engendrer pareille aberration ? Off Investigation a mené l’enquête. « 35 degrés dans la chambre du petit »… Alors que la France enchaîne sa quatrième canicule depuis le mois de mai, de plus en plus de témoignages indignés […]Lire la suite : CaniculeQuand la réglementation thermique entraîne la surchauffe des logements récents

    #Environnement #Politique

    • Un article passionnant, bien que déprimant, mais qui prouve que l’Internet d’information pure, l’Internet solidaire, communautaire et populaire n’est pas encore mort et qu’il est conçu pour durer. En revanche, pour l’Internet marketing et publicitaire, beaucoup de projets vont s’effondrer.

      Il est loin le temps où je naviguais avec Lynx sur Debian pour aller chercher le pilote de ma carte graphique Nvidia ^^ :)

      À suivre...

  • recherches et pistes sur l’ #impact_climatique des guerres

    – 2001 Conséquences de la guerre en Yougoslavie pour l’environnement de l’Europe du sud-est
    https://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/X2H-Xref-ViewHTML.asp?FileID=9143&lang=fr#P185_24065

    – 1961 Les effets biologiques des armes nucléaires
    https://www.monde-diplomatique.fr/1961/10/ESCOFFIER_LAMBIOTTE/24452

    – 2020 Liste des événements analysés dans le cadre de la synthèse « Accidentologie industrielle déclenchée ou aggravée par les fortes chaleurs » 130 pages. https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/wp-content/uploads/2020/06/Annexe-synthese-fortes-chaleurs.pdf

    – 2026 « 45 °C sous les tentes » : Israël restreint l’accès des Palestiniens à l’eau et à la fraîcheur en pleine canicule
    https://seenthis.net/messages/1183530

    – (dont follow me)

    #guerre #génocide #pyrotoxines #explosion #Écocide #bombes #environnement #ecologie #industries_militaires #politique

  • Rapport « Proxénétisme des mineurs – État des lieux et pistes de réflexion » produit par la Cour d’appel de Paris

    La Cour d’appel de Paris (Parquet général, Pôle des affaires pénales générales – Département des mineurs et de la famille, Pôle des affaires pénales spécialisées – Département de lutte contre la criminalité organisée, cyber et environnementale), riche de son ressort sur 7 départements (Paris, Seine-et-Marne, Seine-et-Marne, Yonne, Essonne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) a produit un rapport présentant un état des lieux documenté relatif au proxénétisme des mineur·es.

    En outre, le rapport formule 20 préconisations organisées autour de quatre axes stratégiques.

    A noter que l’Amicale du Nid retient le terme d’« exploitation sexuelle des mineur·es » en lieu et place de « prostitution des mineur·es ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/24/rapport-proxenetisme-des-mineurs-etat-des-lieu

    #enfant

  • Berlin hält an Förderung für muslimisches Seelsorgetelefon fest – aber streicht Kindertelefon
    https://www.berliner-zeitung.de/article/berlin-haelt-an-foerderung-fuer-muslimisches-seelsorgetelefon-fest-

    23.7.2026 von Jana Hermann - Die „Nummer gegen Kummer“ wird vom Senat nicht mehr gefördert, dafür aber das Muslimische SeelsorgeTelefon – trotz Kritik an möglichen Verbindungen zur Muslimbruderschaft.

    Während Berlin die Landesförderung für das Kinder- und Jugendtelefon sowie das Elterntelefon der Diakonie im vergangenen Jahr auslaufen ließ, fließen an anderer Stelle weiter Landesmittel: Das Muslimische SeelsorgeTelefon (MuTeS) von Islamic Relief Deutschland erhält auch 2026 erneut 135.000 Euro. Trotz der seit Jahren geführten Debatte über personelle Verbindungen des Trägers zur Muslimbruderschaft hält der Senat an der Förderung fest.

    Auf Anfrage der Berliner Zeitung teilte die Senatsverwaltung für Wissenschaft, Gesundheit und Pflege mit, bei MuTeS handele es sich um ein „wichtiges psychosoziales Versorgungsangebot für Berlinerinnen und Berliner mit muslimischen Bezügen in seelischen Notlagen“. Eine generelle Zusammenarbeit mit Islamic Relief Deutschland gebe es nicht. Gefördert werde ausschließlich das Projekt MuTeS.
    „Nummer gegen Kummer“ gestrichen

    Die Entscheidung unterscheidet sich von der Linie des Senats in einem anderen Bereich. Im Frühjahr 2025 stellte die Bildungsverwaltung die Förderung der Berliner „Nummer gegen Kummer“ ein. Betroffen waren das Kinder- und Jugendtelefon sowie das Elterntelefon der Diakonie, die bis dahin jährlich mit rund 100.000 Euro unterstützt worden waren.

    Nach Angaben der Diakonie, über die der RBB berichtete, gingen dort jährlich rund 10.000 Anrufe ein, die von etwa 100 Ehrenamtlichen entgegengenommen wurden. Die Bildungsverwaltung begründete die Kürzung damals mit einer bereits bestehenden „umfassenden, anonymen und 24/7 erreichbaren Beratungsinfrastruktur“ für Kinder und Jugendliche.

    Die Berliner Zeitung fragte die Bildungsverwaltung unter anderem, weshalb die Förderung des Kinder- und Jugendtelefons eingestellt wurde, während das Muslimische SeelsorgeTelefon weiterhin Landesmittel erhält. Eine Antwort lag bis Redaktionsschluss nicht vor.
    Warum der Senat an MuTeS festhält

    Die Förderung von MuTeS steht seit Jahren in der Kritik. Hintergrund sind Angaben der Bundesregierung, wonach sowohl Islamic Relief Deutschland als auch Islamic Relief Worldwide über signifikante personelle Verbindungen zur Muslimbruderschaft oder ihr nahestehenden Organisationen verfügen sollen. In einer aktuellen Antwort auf eine schriftliche Anfrage der AfD-Abgeordneten Jeannette Auricht erklärt der Berliner Senat nun erstmals ausführlich, welche Schritte er vor einer weiteren Förderung unternommen hat.

    Demnach führte die zuständige Senatsverwaltung nach Bekanntwerden der Erkenntnisse eine eigene Eignungsprüfung des Zuwendungsempfängers durch. In diese flossen unter anderem eine Stellungnahme des Berliner Verfassungsschutzes, weitere interbehördliche Konsultationen, Stellungnahmen des Vereins, Anhörungen des Trägers, Einschätzungen von Experten sowie Informationen aus der Zivilgesellschaft ein. Anhörungen fanden nach Angaben des Senats am 12. Oktober 2022 und am 18. November 2024 statt.

    Welche Erkenntnisse der Berliner Verfassungsschutz im Einzelnen übermittelte, legt der Senat bisher nicht offen. Dies betreffe Arbeitsweise und Erkenntnisstand der Sicherheitsbehörden und sei deshalb geheimhaltungsbedürftig, heißt es in der Antwort. Bestätigt wird lediglich, dass mehrere Anfragen an den Berliner Verfassungsschutz gestellt wurden und dessen Antworten in die Eignungsprüfung eingeflossen seien.
    135.000 Euro bewilligt

    Für das Haushaltsjahr 2026 wurden dem Projekt erneut 135.000 Euro bewilligt. Besondere Auflagen bestehen nach Angaben des Senats nicht. Für 2027 gebe es bislang keine verbindliche Planung. Weitere Zuwendungen des Landes Berlin an Islamic Relief Deutschland seien im Zeitraum 2024 bis 2026 nicht erfolgt.

    Die zweckgebundenen Mittel würden für die Arbeit mit Ehrenamtlichen verwendet. Ausbildung, Weiterbildung, Beratung und Supervision erfolgten gemeinsam mit der Kirchlichen Telefonseelsorge Berlin. „Eine Einstellung der Förderung ist derzeit nicht geplant“, erklärte die Senatsverwaltung gegenüber der Berliner Zeitung.

    #enfants

  • Présent d’usage : définition, montant et fréquence (et blanchiment pour millionnaires)
    https://www.geretonpatrimoine.fr/present-usage-definition

    Si toi aussi, tu t’inquiètes de savoir si les quarante euros que tu donnes à ton neveu Kevin à Noël risquent d’être requalifiés en donation fiscalisable, sache qu’il existe une exonération appelée « présent d’usage » répondant à des critères stricts, en particulier de proportionnalité à la fortune et aux revenus.

    Ainsi, ne sois pas inquiet, tes quarante euros ne seront probablement pas requalifiés ni fiscalisés car :

    La doctrine et la jurisprudence suggèrent comme repère indicatif environ :
    2 % du patrimoine du donateur
    2,5 % de ses revenus annuels

    Donc si tu gagnes un SMIC net de 1426 euros soit 17112 euros par an, tu peux même aller jusqu’à faire un « présent d’usage » de 427 euros à ton neveu. Chouette !

    Tu verras qu’il existe d’autres critères à respecter mais le plus important à retenir, c’est bien la proportionnalité, car si par le plus heureux des hasard, tu ne gagne pas le SMIC mais un peu plus, par exemple des millions , tu vas pouvoir transmettre chaque année 2% de tes millions d’euros à tes filles chéries Marie-Charlotte et Anne-Catherine, sous forme de « présents d’usage » sous le sapin, qui échapperont aux droits de donation et de succession en vigueur. Je propose que par convention facétieuse, nous appelions cette opération « blanchiment sous la sapin à la barbe du père Noël »

    Il me semblait important de faire ce petit point pédagogique pour que tu comprenne bien ce que signifie de vivre dans un pays qui te garantit « l’égalité des droits ».

    https://www.geretonpatrimoine.fr/present-usage-definition

    P.S : Pour être complet, je tiens à te rappeler dans le cas où tu es au RSA et que ta grand-mère Germaine te donne un coup de pouce de cinquante euros, il faut que tu le déclare à la CAF comme source de revenus.

    • #consanguinité #endogamie #héritage #fiscalité

      Pour le RSA, pareil si tu disposes d’argent sur des comptes sur livret. Non seulement tu as fait des sacrifices (de dépenses) pour te constituer une petite épargne (la fameuse « poire pour la soif ») mais hop hop hop ! Tu vas l’utiliser ton épargne puisque tu es dans la merde et que c’est forcément de ta faute (tu es un·e mauvais·e entrepreneur·euse de ta vie) et après on va te recalculer l’aumône que tu vas recevoir de « l’état providence ».
      Même chose si tu prétends toucher une pension de réversion de ton conjoint décédé. Déclare bien la moindre piécette qui traîne au fond de tes poches.

  • Babys auf dem internationalen Markt
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198749.leihmutterschaft-babys-auf-dem-internationalen-markt.html

    La vision de l’avenir d’une certaine Ayn Rand est en train de devenir une prophétie autoréalisatrice.

    1943, Schwester in einem Lebensbornheim

    La pollution et l’aliénation dans les sociétés industrialisées appelée « conditions de vie » font baisser d’une manière radicale la fertilité des couples en age de procréer. A la fin seulement les vrais riches et leur cour auront les moyens nécessaires pour acheter un enfant mis au monde par une mère porteuse dans un pays africain. Ces enfants de la race de Übermensch seront des blancs soigneusement sélectionnés parmi des millier d’œufs fécondés

    On fabrique des bébés riches dès la prise en mains par leurs parents acheteurs. L’élite contourne ainsi le vieux problème de la noblesse dégénérée par mariages répétés entre cousins. Au contraire, la nouvelle classe dominante élargira soigneusement soon pool génétique avec chaque nouvelle génération.

    Les superflus moins fortunés seront jetés dans l’abîme de l’idiotie, de la consommation et de la dégénération biologique. On les euthanasiera suivant l’exemple de Soylent Green .

    Le cas de l’ancien ministre de la santé allemand, un homme qui est en relation avec Peter Thiel et fait objet du scandale du jour à cause de l’achat d’un enfant, n’est qu’un signe précurseur d’un développement général plausible.

    Jusqu’ici ce sont des spéculations et extrapolations.

    Nous constatons par contre le fait qu’aujourd’hui un organisme du type Lebensborn n’a pas besoin d’idéologie nazie ni de centres de procréation nordique. L’empoissonnement des corps humains et le marché capitaliste l’ont reproduit sous forme de chaîne de production mondialisée. L’imaginaire dystopique et la réalité sous l’impérialisme états-unien se sont fondus dans une activité économiques spécifique et rentable.

    Soyez rassurés, pour le moment ce n’est pas grave. Le monstre capitaliste en fera naître d’autres horreurs. Préparez-vous à les faire tomber.

    2.4.2026 von Irina Herb - Um den Kinderwunsch hat sich eine globale Ökonomie entsponnen, viele Leihmütter kommen momentan aus Ghana. Wie kann eine linke Kritik daran aussehen?

    Bestellen Sie online, von überall und von jedem Gerät«. – »Sichern Sie sich 10 000 Dollar Rabatt«. Bei diesen Werbungen von zwei internationalen Unternehmen geht es nicht um das neueste iPad oder Auto, sondern um menschliche Eizellen und um Babys. Eizellen können von einer dänischen Eizellbank bestellt, in der Ukraine befruchtet und genetischen Tests unterzogen werden. Wenn gewünscht, werden sie nach Geschlecht selektiert und nach Ghana geschifft, wo sie von einer sogenannten Leihmutter ausgetragen werden. Nach etwa zehn Monaten, so das Versprechen, kann das Baby für einen Preis von etwa 36 000 bis 60 000 US-Dollar von deutschen Wunscheltern abgeholt werden.

    Dieses Beispiel ist nur eine von mittlerweile unzähligen Möglichkeiten, auf kommerziellem Wege und mit Rückgriff auf die Körper Dritter, ein »eigenes« Kind zu bekommen. Ob Eizellen von Frauen aus der Ukraine, die groß, blauäugig, intelligent oder »musikalisch« sein sollen, Selektion von Embryonen durch Künstliche Intelligenz in San Diego (USA), genetische Tests durch ein indisches Unternehmen oder Leihmutterschaft in Georgien, Armenien, Mexiko, Kolumbien, Argentinien, Ghana oder der Ukraine – all diese Möglichkeiten stehen mittlerweile für zahlungsfähige Kundschaft zur Verfügung und wurden am Wochenende des 8. März 2026 auf der Messe »Wish for a Baby« in Berlin beworben – obwohl Leihmutterschaft und Eizell-»Spende« in Deutschland illegal sind.

    In konservativen bis rechten Kreisen wird Kritik an Leihmutterschaft geübt, zuletzt, wie im »nd« analysiert, bei dem am gleichen Wochenende stattfindenden Kongress »Kinder und Kommerz« der »Aktion Lebensrecht für Alle« – also Gegnern von Schwangerschaftsabbrüchen. Mit dabei: CDU- und AfD-Mitglieder sowie rechte Influencer*innen wie Birgit Kelle. Durchzogen von Trans*feindlichkeit und konservativen Ideen einer vermeintlich »natürlichen« Familie, wurde dort die Kommerzialisierung des Kinderkriegens skandalisiert.

    Die industrienahe Lobby und liberale Gruppen, inklusive der FDP, sehen im Markt von Eizellen und Schwangerschaft hingegen oftmals die Emanzipation von Frauen, technologischen Fortschritt und Gleichstellung von LGBTQI+, die von der Industrie als kaufkräftige Zielgruppe entdeckt wurden.

    Eine konsistente Antwort auf Leihmutterschaft und Eizell-»Spende« von links bleibt hingegen bisher aus. Vor diesem Hintergrund lohnt ein Blick auf den Leihmutter-Markt unter macht- und kolonialismussensiblen Gesichtspunkten.
    Von globalen Fertilitätsketten

    Leihmutterschaft – also das freiwillige oder erzwungene Austragen eines Kindes für eine andere Person – gab es vermutlich schon immer. Neu ist die sogenannte gestationale Leihmutterschaft, bei der Embryos aus Eizellen und Spermien außerhalb des Körpers erzeugt und einer dritten Person eingesetzt werden. Die Schwangere ist dementsprechend genetisch nicht mit dem Baby verwandt. Diese Form boomte nach technischen Fortschritten ab den 80er Jahren zuerst in den USA.

    Der hohe Preis (100 000 bis 180 000 Dollar für ein Kind) bewegte die Industrie, neue Standorte mit niedrigeren Preisen und vorteilhafteren Regulierungen zu suchen. So entstanden ab den 2000er Jahren in Indien und Thailand Hotspots, die aufgrund strikter werdender Regulierung durch solche in weiteren Ländern wie Georgien, der Ukraine und Mexiko ersetzt oder komplementiert wurden.

    Eine eher neue Entwicklung ist die Erschließung afrikanischer Leihmütter-Märkte wie in Ghana und Kenia für Wunscheltern aus dem Globalen Norden. Durch aggressives Marketing und »Low Budget«-Optionen werden neben der afrikanischen Diaspora dezidiert weiße Europäer*innen und US-Amerikaner*innen angesprochen. So zeigte eine ghanaische Agentur auf der Messe »Wish for a Baby« Bilder von weißen Babys und versicherte, dass die Embryonen mit genetischem Material aus Europa in Zypern hergestellt werden können – diese würden persönlich mit dem Flugzeug dort abholt.

    Ghana steht exemplarisch dafür, wie Fertilität und Schwangerschaft schon immer in kapitalistische und damit auch (neo)koloniale Strukturen eingebettet waren. Wer dort Leihmutterschaft erforscht – wie ich es Anfang dieses Jahres zusammen mit Sabina Appiah-Boateng an der University of Cape Coast tun durfte – kommt nicht um die (neo)koloniale Vergangenheit und Gegenwart herum.

    Ghanas Küste ist gesprenkelt von kolonialen Schlössern, die den Schweden, Dänen, Portugiesen und Briten – und im Osten auch den Deutschen – zu Gräueltaten, inklusive der Vergewaltigung und des Handels mit versklavten Menschen, dienten. Versklavte Menschen wurden nicht nur zur Arbeit auf Plantagen gezwungen, sondern auch zur Schwangerschaftsarbeit: Die biologische Vermehrung – systematisch durch Vergewaltigungen vorangetrieben – der versklavten Menschen war ein zentraler Bestandteil der Ökonomie in den siedlerkolonialistischen Amerikas. In dieser, so rekonstruiert die US-amerikanische Philosophin und Bürgerrechtlerin Angela Davis, wurden Frauen dazu gezwungen, bis zu 18 Kinder zu bekommen, die ihnen nicht selbst »gehörten«. Davis sieht vor diesem Hintergrund in heutiger Leihmutterschaft ein Echo versklavter Frauen.
    Die »doppelt freie« Schwangere

    Heutzutage treten Frauen aus Ghana und den umliegenden Ländern durch eine sogenannte freie Entscheidung in ein Leihmutterschaftsarrangement ein – so frei, wie frau eben entscheiden kann, wenn sie Geld zum (Über)Leben für sich und ihre Kinder braucht. Dieser Zusammenhang erinnert an den Marx’schen Begriff des »doppelt freien Arbeiters«. Aufgrund der globalen Asymmetrie lässt sich diese Ausbeutung mit dem in Ghana entstandenen Konzept des Neokolonialismus verbinden: Kwame Nkrumah, Ghanas sozialistischer und erster Präsident, kritisierte in den 60er Jahren, dass ehemalige Kolonien zwar erfolgreich formale Unabhängigkeit erkämpften, aber innerhalb des kapitalistischen Weltsystems weiterhin von außen kontrolliert würden. Dies, so seine Diagnose, zwinge die ehemaligen Kolonien weiter zu unterbezahlter und gefährlicher Arbeit sowie ungleichem Handel.

    Eine ghanaische Agentur zeigt Bilder von weißen Babys und versichert, dass die Embryonen mit genetischem Material aus Europa hergestellt werden können.

    Diese Asymmetrie, die durch ein liberales Verständnis von Vertragsfreiheit verdeckt wird, drückt sich unter anderem dadurch aus, dass das Leihmutterschafts-Verhältnis durch einen Vertrag geregelt wird, den die Leihmutter aufgrund mangelnder Mittel in den meisten Fällen nicht gerichtlich durchsetzen könnte. Dagegen verpflichtet sie sich den Agenturen und Kliniken gegenüber nicht nur dazu, das Kind nach der Geburt abzugeben, sondern auch dazu, weitreichende Rechte und Selbstbestimmung aufzugeben.

    In den von uns beforschten Fällen wohnen Leihmütter in Sammelunterkünften, die sie nicht verlassen dürfen – wenn sie ins Krankenhaus müssen, werden sie von einem Taxi hin- und zurückgebracht. Ihre Handys werden ihnen teilweise entzogen, und in mehreren Fällen dürfen sie ihre Kinder und Familienangehörige gar nicht oder nur unter Aufsicht sehen. Sie müssen auch unterschreiben, dass sie keinen Sex haben und die vorgeschriebene Nahrung und Medizin zu sich nehmen werden.

    Wie mehrere der interviewten Vermittler betonten, sollen die Leihmütter gar nichts machen, um das »Outcome« des »Programms«, wie es mitunter genannt wurde, nicht zu gefährden: »Sie üben keinerlei Aktivitäten aus. Ihre Aufgabe besteht darin, zu essen, ihre regelmäßigen Dehnübungen zu machen und sich viel auszuruhen. Hygiene ist entscheidend.« Auch über die Art der Geburt – vaginal oder durch Kaiserschnitt – dürfen sie nicht mitentscheiden. Wie ein Arzt sagte: »Die Entscheidung über die Geburt liegt bei mir.« Hingegen können die »Wunscheltern« – so werben mehrere Agenturen explizit – teilweise darüber befinden, ob sie bei der Geburt dabei sein wollen.

    Solche Mechanismen zur Optimierung von Schwangerschaften erinnern an Taylorismus, also an die Versuche Frederick Winslow Taylors im 19. Jahrhundert, die Stahlindustrie durch Standardisierungen, minutiöses Management fragmentierter Arbeitsschritte und Arbeitsteilung effizienter zu strukturieren.
    Ware Baby: In der rechten Kritik an Leihmutterschaft ist das Motiv vom zusammengebauten, künstlichen Baby beliebt, um die »natürliche« Familie zu propagieren.

    In diesem Zusammenhang scheint es auch auffällig – ohne dass gesicherte Zahlen vorliegen –, wie häufig es zu Zwillings- und sogar Drillingsgeburten kommt. Es ist eine so häufige Erscheinung, dass es unterschiedliche Preise gibt: Zwei Kinder gibt es zwar nicht zum Preis von einem, aber billiger als zwei separate Schwangerschaften. Eine mögliche Erklärung dafür ist, dass mehrere Embryonen eingesetzt werden, um Kosten zu drücken und die Erfolgschancen auf eine erfolgreiche Einpflanzung eines Embryos auf Kosten der Leihmutter zu erhöhen. Für all das bekommt die Leihmutter bei einem einzelnen Kind etwa 2000 bis 5000 Dollar – wohl in etwa so viel wie ein deutsches Wunschelternteil in einem Monat verdient.

    Babys: Eine vulnerable Ware

    Klar wurde auf der Messe, insbesondere in Kombination mit den Einsichten aus Ghana: Heute kann sich jede*r, die oder der die Mittel hat, durch Leihmutterschaft ein Baby kaufen. Selbst die sonstige Unberechenbarkeit von Schwangerschaft wird durch »Liefergarantien« (»guaranteed baby-take home packages«) aus dem Weg geräumt – zumindest für die Wunscheltern.

    Dabei ist nicht nur bedenklich, dass Wunscheltern dazu motiviert werden, ihre Babys zu ›optimieren‹, indem sie dazu ermutigt werden, nicht nur das genetische Material nach ihren Präferenzen auszusuchen, sondern auch genetisch zu ›screenen‹ und auszusortieren – ein Trend, der momentan insbesondere im Silicon Valley im Kontext einer »selektiv pronatalistischen« Ideologie propagiert und finanziell unterfüttert wird. Auch der mangelnde Schutz von Kindern gibt zu denken. In vielen Fällen, darunter in Ghana, existiert keine konsistente Regulierung oder Informationen darüber, was mit Babys aus Leihmutterschaftsarrangements passiert. Wie mir ein ghanaischer Anwalt sagte: »Wenn ich das Geld habe, kann ich eine Frau dazu bringen, als Leihmutter zu fungieren, und zack – ich bezahle die Anwälte und werde Elternteil. Es wird so einfach, dass solche Dinge geschehen, und das grenzt schon an Kinderhandel.«

    Das »Wall Street Journal« berichtete beispielsweise von einem superreichen Unternehmer, der bis zu 100 Kinder via Leihmutterschaft gezeugt haben soll. Außerdem tauschen sich Männer in Internetforen darüber aus, wie sie durch Leihmutterschaft an Kinder kommen können. So schreibt ein Forenmitglied, dass in Ghana viele Single-Väter unterwegs seien; die meisten von ihnen hätten das Sorgerecht für ihre biologischen Kinder entweder durch ihre »Ex-Frauen« oder das Jugendamt verloren. Um dieses »Trauma«, wie er es nennt, nicht wiederholt erleben zu müssen, biete es sich an, in Ghana ein »eigenes« Kind per Leihmutter zu »bekommen«. Die Vereinten Nationen schlugen bereits 2018 Alarm.
    Unerfüllte Kinderwünsche

    Kritik an kommerzialisierten internationalen Leihmütter-Märkten greift zu kurz, wenn sie nicht auch den unerfüllten Kinderwunsch politisiert. Im Jahr 2020 waren über 40 Prozent der 25- bis 34-Jährigen in Deutschland ungewollt kinderlos, ein Anstieg von zehn Prozent in weniger als zehn Jahren. Diese Zahlen sind politisch und werden mitunter von rechts vereinnahmt. Dabei weisen diese Zahlen auf wichtige politische Schieflagen hin. Denn steigende biologische Infertilität hängt erwiesenermaßen mit Umweltverschmutzung – darunter Pestizidbelastung, Mikroplastik, hochprozessierte Ernährung und Lärmbelastung – und einem Mangel an guter Gesundheitsversorgung zusammen. Beispielsweise warten Menschen, die unter Endometriose leiden, momentan etwa sechs bis zehn Jahre auf eine Diagnose. Diese Zeit kann einen erheblichen Einfluss auf die Kinderplanung haben.

    Zur steigenden biologischen Infertilität kommt die sogenannte soziale Infertilität, die ebenso politisch ist: Menschen entscheiden sich aufgrund äußerer Umstände, den Kinderwunsch zu verschieben oder aufzugeben. Dazu gehören unter anderem ökonomische Unsicherheiten, die Weltlage und die Wohnungskrise. Eine Studie zum Zusammenhang von Wohnraumverfügbarkeit und Rückgang der Geburtenrate in den USA zeigt: Menschen in überteuerten Mietverhältnissen schieben ihren Kinderwunsch stärker auf als jene in bezahlbarem oder gekauftem Wohnraum. Und mit steigendem Alter wird das Schwangerwerden schwieriger. Die Autor*innen der Studie, Irakli Japaridze und Nagham Sayour, schlussfolgern: Sogar temporäre Wohnungskrisen können langfristige Auswirkungen auf die »Alterspyramide« haben.

    Hier schließt sich der Kreis von global ungleich verteilter Fertilität, Schwangerschaft und dem Recht auf Leben im Kontext globaler Leihmutterschafts-Märkte. Es ist nämlich diese sich wandelnde Demografie und sogenannte Überalterung im Globalen Norden, die momentan im Kontext sinkender Geburtenraten zu Warnrufen von Eliten wie Trump und kapitalnahen Institutionen wie McKinsey oder der OECD führt. Und tatsächlich lässt sich sagen: In kapitalistischen Gesellschaften sind sinkende Geburtenraten und steigende Lebenserwartung eine Herausforderung, da diese das Hauptaugenmerk auf die Generierung von Profit legen, statt auf Sorgearbeit und Bedürfnisbefriedigung.

    Das Rentensystem und die Versorgung Pflegebedürftiger drohen deshalb bei der Alterung einer Gesellschaft zusammenzubrechen. Vor diesem Hintergrund versuchen viele der reichen Staaten momentan nicht nur, das Recht auf Rente und Teilzeit anzugreifen, sondern auch, Teile der eigenen Bevölkerung dazu zu ermutigen, mehr Kinder zu bekommen – während sie andere junge Menschen im Mittelmeer ertrinken oder mit deutschen Waffen und Geldern zerbomben lassen.

    So finden sich diejenigen, die sich erfolglos ein »eigenes« Kind wünschen, in einem System wieder, das die Konditionen für das Kinderkriegen unterminiert und gleichzeitig nach mehr Kindern ruft – idealerweise aus den »richtigen« Schichten, mit der »richtigen« Hautfarbe und ohne Behinderung. Statt sozialer Lösungen für die Care- und Wohnkrise werden technologische »Fixes« und Outsourcing angeboten: Fertilitätsbehandlungen verheirateter heterosexueller Paare werden in Deutschland subventioniert, und bei der Bewerbung illegaler Praktiken wie Leihmutterschaft und Eizellspende wird ein Auge zugedrückt – während es bis vor Kurzem zu Anklagen führte, wenn Ärzt*innen Informationen zu Schwangerschaftsabbrüchen bereitstellten.

    #sélection #eugénisme #impérialisme #iatrocratie #dystopie #enfants #esclavage #colonialisme

  •  »Aufarbeitung« : »Wir müssen über Opa reden …« 
    https://www.jungewelt.de/artikel/525996.aufarbeitung-wir-m%C3%BCssen-%C3%BCber-opa-reden.html

    Cet article est intéressant parce qu’il contient ume réponse à la question pourquoi le poison nazi est toujours présent dans les corps et esprits des Allemands. Ce sont les mots de Hitler sur les conséquences d’une défaite allemande qui sont l’explication à aprofondir :

    "La nation tout entière doit s’intéresser à ce combat avec un véritable esprit sportif, avec la passion d’un joueur ; c’est indispensable. Si la nation tout entière prend part au combat, elle joue elle aussi son sort. Si elle reste indifférente, seuls les dirigeants jouent leur sort. Dans un cas, la colère du peuple s’abat sur l’adversaire ; dans l’autre, sur le « Führer »."

    Les Alkemand ont tous pris part au système fasciste et la colère contre le vainqueur des nazis, le Russe, est toujours présent dans les familles allemandes à l’exception des seuls déscendants d’émigrés, de quelques centaines de résistants, de déserteurs et des hors la lois encote plus rares qui ont survécus au massacre.

    21.7.2026 von Manfred Weißbecker - Die aktuelle Debatte über NSDAP-Mitgliedschaften von Familienangehörigen zeigt wenig Interesse an historischen Kontexten. Insbesondere die Propaganda der Nazis bleibt außen vor

    Drei ganze Seiten verwendete die großbürgerliche Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung bereits am 6. April des vorigen Jahres für ihren Artikel mit der so strikt formulierten Forderung, es müsse über Opa geredet werden. 2026 folgte ein menschelnder Medienrummel sondergleichen. Mit immer neuen Geschichten würden die Medien den Leser regelrecht »bombardieren«, hieß es in der Taz. Und tatsächlich dreht sich seit geraumer Zeit alles um digitalisierte Listen, in denen die rund zehn Millionen Mitglieder der NSDAP erfasst gewesen sind. Rasch suchten mehrere Millionen Bundesbürger Einsicht in jene Verzeichnisse, die 1945 größtenteils vor der geplanten Vernichtung hatten bewahrt werden können. Zahlreiche Menschen wollen wissen, ob ihre Vorfahren Nazis waren oder nicht. Handelt es sich dabei für die Deutschen, wie Der Spiegel am 15. Mai fragte, um den letzten Schritt »bei der Aufarbeitung ihrer mörderischen Geschichte«? Oder wird da eher eine Art »Gedächtnistheater« betrieben, wie an gleicher Stelle der Soziologe Michael Bodemann zitiert wird?

    Es bestünden nunmehr »Chancen für Heilung«, behauptete Solveigh Bach am 6. Juni 2026 im Fernsehsender N-TV. Was kann heilen? Und wer soll da gesunden? Gesucht wird jetzt, nach langem Verschweigen und Leugnen, eine Wahrheit über das Nazierbe, die kaum erreichbar ist. Es kann sie auch gar nicht geben, da die nunmehr auf kleinen Karten vorliegenden Angaben im Grunde sehr spärlich sind. Vor allem berühren sie nicht den Kontext des gesamten Geschehens.

    Die neu vorliegenden Unterlagen erfassen nicht einmal alle, die über die Parteimitglieder hinaus ebenfalls als Nazis zu bezeichnen sind. Die Rede ist von jenen Millionen von Deutschen, die Teil eines breitgefächerten Systems anderer Organisationen waren. Sie standen gleichsam unter dem Kuratel der NSDAP oder existierten formell neben ihr. An ihrer historischen Verantwortung kann es keine Zweifel geben. Man denke dabei nicht allein an die großen paramilitärischen Verbände wie SS und SA, die zwar als »Gliederungen« der Partei bezeichnet worden sind, deren Mitglieder der Partei aber nicht unbedingt angehörten bzw. angehören mussten. Das »Organisationsbuch der NSDAP« (2. Aufl., 1937) verlangte von den SA-Männern lediglich, »würdig« zur Aufnahme in die Partei zu sein. Für die SS hieß es da, jedes Mitglied müsse »aus bestem arischem Menschentum« stammen und »im Kampf um die nationalsozialistische Weltanschauung erfolgreich eingesetzt werden« können. Der SA gehörten 1934 nahezu 4,5 Millionen Mitglieder an, der SS im Krieg dann rund eine Million. Historiker errechneten, dass nur jeder zweite SA-Mann auch Parteimitglied gewesen ist.

    Zum großen Organisationensystem der NSDAP gehörten weitere Gliederungen, darunter das Kraftfahrerkorps, die Hitlerjugend, der Reichsarbeitsdienst sowie viele »angeschlossene« Organisationen (darunter die »Deutsche Arbeitsfront« mit 25 Millionen Mitgliedern) und zahlreiche »betreute« Bünde und Vereine. Auch deren Mitglieder konnten Täter sein, denn sie hatten sich jeweils in ihren Bereichen an Macht- und Verfolgungsinstanzen zu beteiligen. Sie stellten selbst politisch-soziale Kontrollorgane dar und fungierten vielfach als Erfüllungs- und Disziplinierungsgehilfen.

    Es handelte sich um einen allgewaltigen Machtapparat, der sich nach 1933 in einem bis dahin noch nicht vorhandenen Umfang als ein wesentlicher Teil von politischer Organisiertheit der gesamten Gesellschaft erwies. Die NSDAP und die ihr zugehörige »Menschenführung«-Maschinerie wirkten als eine integrierende Nahtstelle zwischen allen weiteren Bestandteilen – Militär, Staat, Justiz usw. – des bürgerlichen Machtapparates. Und der schuf Grausames und Verbrecherisches. Wie die Geschichte erkennen lässt, leider erfolgreich und hinreichend effektiv, zumindest für zwölf Jahre.
    Die große Mehrheit

    Faschismusforschung hat auch – geht es um das konkrete Maß der Verantwortung von Opa und Oma bzw. überhaupt der Deutschen – nach dem Betreiben und den Wirkungsmöglichkeiten von nationalistisch-rassistischer Ideologie sowie nach den Zielen der auf solcher Grundlage betriebenen Politik zu fragen. Es gilt also, auch jenes neue Ausmaß an Propaganda zu untersuchen, das sich nach 1933 unter den neuen Verhältnissen ergeben hat. Die traditionellen gesetzlichen und moralischen Schranken der bisherigen bürgerlichen Gesellschaft waren aufgebrochen und durch eine bürokratisch perfektionierte Willkür ersetzt. In ihrer Partei sahen viele Mitglieder der NSDAP, und nicht nur sie, einen Garanten des »nationalen Aufbruchs« und eine wahre »Volksgemeinschaft« verkörpert. In Zeiten sozialpolitisch überstandener Weltwirtschaftskrise sowie der großen außenpolitischen »Erfolge« Adolf Hitlers glaubten sie – ganz im Sinne der alten These, dass große Männer die Geschichte machen – auch an die angeblich unbezwingbare Kraft ihres »Führers«.

    Wer die Geschichte von hitlerfaschistischer Diktatur und verbrecherischer Kriegführung erhellen will, der darf nicht allein über die Mitglieder der NSDAP und ihrer Organisationen debattieren. Es ist vielmehr von einer großen Mehrheit der Deutschen zu reden, die von historischer Verantwortung für Diktatur, Krieg und rassistische Genozide belastet ist. In großen Teilen der (alt-)bundesdeutschen Gesellschaft wurde und wird diese Mitverantwortung beschwiegen, verdrängt oder gar verharmlost. Doch verändert sich daran etwas, wenn am Ende des eingangs erwähnten Artikels schlussfolgernd gefragt wird: »Schlummert auch nach achtzig Jahren in einem demokratischen System weiterhin in vielen von uns die Anlage, menschenverachtend zu handeln, wenn man überzeugt ist, auf der richtigen Seite zu stehen?« Soll wirklich vor allem und zudem recht einseitig auf das im Menschen nun einmal grundsätzlich vorhandene »Böse« (so der Psychologe Ingo Zettler im Spiegel am 6.2.2026) geschaut werden? Eine »echte Auseinandersetzung« mit dem schlimmsten Kapitel deutscher Geschichte beginne nach Aussage der Psychologin Sandra Konrad erst, wenn auch gefragt werde: »Was trage ich von diesem Bösen in mir?« (so bei N-TV). Doch solche Behauptungen und Fragestellungen klammern weitgehend aus, dass und wie auf menschliches Denken und Verhalten Einfluss zu nehmen versucht wurde, und was das hitlerfaschistische Regime in dieser Hinsicht unternommen hat.

    Sollte es sich also in den aktuellen Debatten um mehr handeln als ein auf psychologische Aspekte begrenztes Stochern in Familiengeschichten, dann wäre es sinnvoll, die völlig berechtigte Sicht auf die Geschichtswirksamkeit jedes einzelnen Menschen mit dem Blick auf dessen gesellschaftliche Gebundenheit und deren Wurzeln zu verknüpfen. Es wäre zu fragen, ob ein Individuum handelt, weil es seine Natur so verlangt oder weil dies letztlich gesellschaftliche Verhältnisse bewirken. Für den Historiker, der sich nicht allein auf Karl Marx, sondern auch auf Sigmund Freud beruft, gilt es, jedes starre Entweder-Oder zu meiden und nach dem Zusammenwirken verschiedener Ursachenkomplexe zu suchen.

    Manches kam den Nazis von Anfang an zugute. Viele Deutsche hatten in der NSDAP schon zu Weimarer Zeiten nur so etwas wie eine begrüßenswerte Neuauflage früheren Ringens deutscher Imperialisten um einen »Platz an der Sonne« gesehen. Deutschem Vormachtstreben in Europa und der Welt galten heimlicher Beifall, stillschweigende Duldung, Ermunterung und offene Zustimmung. Dies betraf auch Menschen aus sozialen Schichten und Gruppen, die aus ihrer sozialen Situation heraus keineswegs aggressiv-expansionistische Positionen vertraten. Je größer vor 1933 die Enttäuschung über andere Parteien und Politiker geriet, desto bereitwilliger wurden auch jene Mittel und Methoden akzeptiert, welche die Nazipartei zur Erreichung ihrer Macht sowie für ihre geopolitischen, nationalistisch-rassischen und sozialpolitischen Ziele nutzte.

    Je erfolgreicher die NSDAP auf der politischen Bühne agieren konnte, desto höher schraubten sich zudem bei vielen Mitgliedern, Anhängern und Mitläufern erwartungsvolle Vorstellungen von jenem Deutschland, das von Marxisten und Juden »befreit« sowie von parlamentarischer Demokratie und Korruption »gereinigt«, nun endlich auch ihre eigene Situation verbessern würde. Gedacht wurde ferner oft an lohnenswerte Karrieren, was die Bereitschaft steigerte, selbst aktiv in Erscheinung zu treten. Völlig unbeachtet ließen die meisten Deutschen, dass ein künftiges Wohlergehen vor allem auf Kosten von Unterdrückung und Vernichtung zahlloser Nichtdeutscher erreicht werden sollte.
    Friedensdemagogie

    Dennoch: Das Denken und Verhalten der meisten blieb widersprüchlich. Der seit 1918 ausgesprochene Wunsch, es möge keinen Krieg mehr geben, war in den 1930er Jahren nicht verschwunden. Im Gegenteil, die friedensdemagogischen Parolen der Nazis haben ihn sogar noch befeuert. Aber die angestrebte und intensiv vorbereitete militärische Revision des Versailler Friedensvertrages und erst recht ein Krieg zur Erfüllung weitreichenderer Ziele konnten nicht gewagt werden ohne die Bereitschaft einer großen Bevölkerungsmehrheit, einen neuen Krieg zu dulden oder sogar an ihm aktiv mitzuwirken. Von Anfang an betrieb die NSDAP eine Politik, die der Machbarkeit eines kommenden Krieges diente und dafür eine mehrheitliche Akzeptanz unter den Deutschen schaffen sollte.

    Inwieweit ihr das gelang, wurde im Führungsapparat sorgfältig beobachtet. So stellte, um nur ein Beispiel anzuführen, wenige Wochen nach der erfolgreichen »Heimholung« des Saargebietes im Januar 1935 und trotz allen Stolzes auf das bei Großkundgebungen »rasende« Volk Propagandaminister Joseph Goebbels in seinem Tagebuch unzufrieden fest (2. März 1935): »Alles hängt an seidenem Faden. Keine Massen loslassen. Dieses Volk muss noch durchgeknetet werden.« Im Zusammenhang mit der Verkündung der judenfeindlichen Gesetze auf dem Parteitag schrieb er am 24. Oktober 1935: »Mehr ans Volk heran! Keine faulen Entschuldigungen! Kein Fett ansetzen!«

    Ein solches »Kneten« erfolgte nicht allein durch terroristische Unterdrückung, obgleich deren psychologische Wirkungskräfte keineswegs zu unterschätzen sind. Angestrebt und praktiziert wurde eine intensiv betriebene ideologische Beeinflussung. In dem Maße, wie dabei unter anderem das »Deutschtum« gepriesen wurde, entfaltete sich wachsender Raum für Feindbilder. Diese richteten sich vorwiegend gegen den »jüdischen Bolschewismus«, gegen das angeblich über die ganze Welt herrschende Judentum, gegen den »Erbfeind« Frankreich und die sogenannten Plutokratien in den angelsächsischen Ländern. Gegen sie müsse sich die von allen Seiten bedrohte deutsche Nation entschieden »wehren«, sich dringend »verteidigen« und »neuen Lebensraum« erkämpfen. Deutsche Überlegenheitsgefühle, rassistisch fundiert, paarten sich mit der Degradierung von Angehörigen anderer Völker zu »Untermenschen«.

    Wie »geknetet« worden ist, kann insbesondere jener Rede entnommen werden, die Hitler am 10. November 1938 vor rund 400 Pressevertretern gehalten hat. Sie darf als ein enthüllendes und die Nazis bloßstellendes Schlüsseldokument gelten. In ihrem Mittelpunkt stand »die Aufgabe einer langsame(n) Vorbereitung des deutschen Volkes« auf einen Krieg. Offenherzig bekannte Hitler, »jahrzehntelang fast nur vom Frieden« geredet zu haben, weil lediglich »unter der fortgesetzten Betonung des deutschen Friedenswillens und der Friedensabsichten« eine Aufrüstung möglich gewesen sei. Weiter hieß es: »Es ist selbstverständlich, dass eine solche jahrzehntelang betriebene Friedenspropaganda auch ihre bedenklichen Seiten hat; denn es kann nur zu leicht dahin führen, dass sich in den Gehirnen vieler Menschen die Auffassung festsetzt, dass das heutige Regime an sich identisch sei mit dem Entschluss und dem Willen, den Frieden unter allen Umständen zu bewahren.« Vor den Schüssen an der Front wurde ins Gehirn der Menschen gefeuert – ein Gedanke übrigens, den zu befolgen Marketingtheoretiker schon seit mehr als hundert Jahren Verkäufern von Waren aller Art empfehlen.
    Militarisierung

    Der große Gegensatz, der darin besteht, dass Menschen sich einerseits mehrheitlich friedliche Verhältnisse und diplomatische Lösungen von Konflikten wünschen und andererseits regierende Minderheiten – wirtschaftliche, politische, militärische und geistige Eliten – bereit sind, eigene Ziele selbst mit militärischer Gewalt durchzusetzen, lässt sich wohl kaum deutlicher formulieren. Hitler warnte, zuviel Gerede über den Frieden könne »nur zu einer falschen Beurteilung der Zielsetzung dieses Systems führen«. Es würde, so Hitler in eigenwilligem Stil weiter, »vor allem auch dahin führen, dass die deutsche Nation, statt den Ereignissen gegenüber gewappnet zu sein, mit einem Geist erfüllt wird, der auf die Dauer als Defaitismus gerade die Erfolge des heutigen Regimes nehmen würde und nehmen müsste«.

    Das Denken in den Kategorien des Friedens statt in denen des Krieges wurde als Bedrohung der eigenen Macht beurteilt, das hart zu bestrafen sei. Das galt indessen für die NSDAP keineswegs erst ab 1938/39. Bereits im Jahr 1930 hatte ihre Reichstagsfraktion – um nur ein Beispiel ihrer militaristischen Grundorientierung zu benennen – dem deutschen Parlament einen entsprechenden Gesetzentwurf vorgelegt. Darin war zu lesen, wer »zur Kriegsdienstverweigerung oder zu sonstigen, die Landesverteidigung gefährdenden Maßnahmen auffordert oder wer sich selbst der gesetzlichen Pflicht zur persönlichen Dienstleistung entzieht, wird wegen Wehrverrats mit dem Tod bestraft«.

    Angst zu schüren vor angekündigter Verurteilung gehörte zu den wesentlichen Bestandteilen der propagandistischen Kriegsvorbereitung. Auch dafür benannte Hitler in seiner Rede vom 10. November 1938 – gleichzeitig übrigens mit den Feiern des 15. Jahrestags des Putsches in München und zu dem großen Pogrom gegen Jüdinnen und Juden – die zu verwendenden Mittel: Es sei »notwendig, das deutsche Volk psychologisch allmählich umzustellen und ihm langsam klarzumachen, dass es Dinge gibt, die, wenn sie nicht mit friedlichen Mitteln durchgesetzt werden können, mit Mitteln der Gewalt durchgesetzt werden müssen«. Dabei gelte es, »nicht etwa nun die Gewalt als solche zu propagieren«, sondern es sei »notwendig, dem deutschen Volk bestimmte außenpolitische Vorgänge so zu beleuchten, dass die innere Stimme des Volkes selbst langsam nach der Gewalt zu schreien beginnt«. Im »Gehirn der breiten Masse des Volkes« sei ganz automatisch und allmählich die Überzeugung auszulösen: Wenn man etwas »nicht im Guten abstellen kann, dann muss man es mit Gewalt abstellen«.
    Prediger und Soldat zugleich

    Geht es in den gegenwärtigen Debatten tatsächlich allein um die Mitglieder der Nazipartei, ist vor allem zu beachten, was deren Führung als Aufgabe jedes Mitglieds vorgab: Da war (mitunter formuliert analog zu den christlichen Geboten) immer die Rede davon, es sei zu jeder Stunde seines Lebens vom Mitglied ein willfähriges, gehorsames und eigenem verantwortungsbewusstem Denken entfremdetes Verhalten an den Tag zu legen. Das erste Gebot lautete: »Der Führer hat immer recht!«, das letzte: »Recht ist, was der Bewegung und damit Deutschland, d. h. deinem Volke nützt!« Das bereits erwähnte »Organisationsbuch der NSDAP« setzte bei Parteigenossen neben »deutschblütiger Abstammung« auch »Kampfbereitschaft«, »Opferbereitschaft«, »Selbstlosigkeit«, »Gehorsam«, »Manneszucht« usw. usf. voraus. Parteigenossen, so hieß es, hätten »Prediger und Soldat zugleich« zu sein.

    Erwartet wurden also über ein normales Maß hinausgehende »Leistungen« für Kriegsvorbereitung und Krieg. Menschen nicht hundertprozentig konformer Gesinnung sollten von den Mitgliedern der NSDAP beobachtet, ja auch denunziert werden. Parteimitglieder sollten »mobilisierender Vermittler« sein und hatten für plebiszitär angelegte Akklamationsakte aller Art zur Verfügung zu stehen. Schließlich standen sie im Dienst der während des Krieges wachsenden personellen Anforderungen des Repressions- und Verwaltungsapparates in den okkupierten Gebieten.

    Dies hatte Hitler offensichtlich im Sinn, als er am 2. Februar 1934 in einer Zusammenkunft der NSDAP-Gauleiter die wesentlichsten Aufgaben der Partei zusammenfasste: »1. Für die beabsichtigten Maßnahmen der Regierung das Volk aufnahmefähig zu machen, 2. angeordneten Maßnahmen der Regierung im Volk zur Durchsetzung zu verhelfen, 3. die Regierung in jeder Art und Weise zu unterstützen.« Gerade zur Durchsetzung außenpolitischer Ziele sei es »notwendig, das ganze Volk hypnotisch hinter sich zu haben«. Hitler fügte hinzu: »Die ganze Nation muss geradezu mit Sportgeist, mit Spielerleidenschaft an diesem Kampf interessiert sein; dies ist notwendig. Nimmt die ganze Nation an dem Kampfe teil, so verspielt (im Falle der Niederlage, M. W.) auch sie. Ist sie desinteressiert, verspielt nur die Führung. In einem Fall entsteht eine Wut des Volkes über den Gegner, im anderen über den ›Führer‹.«

    Unter solchen Aspekten entwickelte Hitler eine Reihe von Grundsätzen nazistischer Verwaltung bzw. »Menschenführung«: Es sei notwendig, »dass nicht mehr Befehle und Pläne gegeben werden dürften, als in das Volk weitergetragen und in die Wirklichkeit umgesetzt werden könnten«. Und man dürfe auch jeweils nur einen Kampf führen: »Ein Kampf nach dem anderen (…). Demgemäß müssen wir das ganze Volk immer nur mit einem Gedanken erfüllen, es auf einen Gedanken konzentrieren.«

    In diesem Zusammenhang befasste er sich auch mit dem vom Militär übernommenen Führerprinzip: »Führer, der vom Schicksal und nicht von einer Hausmacht auserwählt sei, könne immer nur einer sein; wer das ist, ist gar nicht so wesentlich, das Wesentlichste ist, dass alle hinter dem zweiten und den weiteren Führern stehen.« Für Hitler war, darin ist sich die Forschung völlig einig, es ganz sicherlich wesentlich, dass er selbst nicht nur an zweiter oder dritter Stelle stand. Dennoch ist die hier von ihm geäußerte komplexe Hierarchiesicht aufschlussreich. Hitler verstand sich offensichtlich nicht nur als Person, sondern auch als ein Modell und als systemstabilisierender Faktor. Er hatte durchaus den Herrschaftsmechanismus und zugleich sich selbst im Auge, als er den Gauleitern verdeutlichte: »Probleme, über welche die einzelnen Führungsstellen noch nicht im klaren sind, dürfen in der Öffentlichkeit keinesfalls diskutiert werden, denn sonst würde man dadurch der Masse des Volkes die Entscheidung zuschieben.«

    Es ließen sich an dieser Stelle noch zahlreiche weitere Fakten anführen. Aber schon das Obige belegt, dass in den heutigen Debatten den Opas und Omas »Entscheidendes« nicht zugeschoben werden kann. Geschieht dies, geraten gravierende Ursachen des Denkens und Verhaltens von Menschen gerade in den Zeiten von Diktatur und Krieg in den Hintergrund. In der geschichtswissenschaftlichen Forschung wie auch in geschichtspolitischen Debatten über den historischen Faschismus sollte immer die Komplexität des Geschehens berücksichtigt und jegliches Entweder-Oder-Denken vermieden werden. Zu oft wird einseitig geurteilt, was wohl das »Entscheidende« für die Vergangenheit gewesen sei. Dies trifft jedoch auf viele Erscheinungen in den aktuellen Debatten zu. Die historische Verantwortung von »Opas« und »Omas« war jahrzehntelang ausgeblendet und sah sich insbesondere mit dem Motto »Der Hitler war’s« in den Hintergrund gedrängt. Auch in den Bemühungen um eine Analyse von individueller Verantwortlichkeit für Diktatur und Kriegsverbrechen deutscher Faschisten sollte kein Weg vorbeiführen an den hier dargestellten Politik- und Propagandakonzepten der NSDAP-Führung. Ohne den Blick der um ihre Macht kämpfenden oder sie ausübenden deutschen Faschisten auf die Menschen, die sie beherrschen und für großmachtpolitische Interessen nutzen wollten, bleiben Aussagen lückenhaft und Schlussfolgerungen über das »Böse« im Menschen von recht dürftigem Wert.

    → Manfred Weißbecker schrieb an dieser Stelle zuletzt am 31. August 2024 über den Beginn des Zweiten Weltkrieges mit dem Überfall der Wehrmacht auf Polen: »Den Frieden im Mund«

    • L’esprit sportif a toujours été une affaire militaire et - pour les Allemands - de #francophobie.

      Voici la très officielle position des la Bundeszentrale für politische Bildung (BpB)
      https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/archiv/530918/deutsche-turnbewegung-und-deutsche-geschichte-friedrich-ludwig-jahn-und-die-folg

      Als wirksamster Versuch Jahns, die Volkstumsideen zu verwirklichen, kann die Einführung des „vaterländischen Turnens" auf der Hasenheide angesehen werden. Dies ist rein äußerlich schon daran zu erkennen, daß Jahn in den Übungspausen auf dem „thie", der allgemeinen Versammlungsstätte, seinen Turnern Gedanken aus seinem Werk „Deutsches Volkstum" vortrug. Außerdem wurden an besonderen Gedenktagen ihm bedeutsam erscheinende Ereignisse deutscher Geschichte gefeiert. „Vaterländisches Turnen“ war wesentlicher Bestandteil der Nationalerziehung im Sinne Jahns und des von ihm verehrten Philosophen Fichte und diente in erster Linie der vormilitärischen Ausbildung. Zwar gibt Jahn als Zielsetzung an: „Die Turnkunst soll die verloren-gegangene Gleichmäßigkeit der menschlichen Bildung wiederherstellen, der bloß einseitigen Vergeistigung die wahre Leibhaftigkeit zuordnen, der Uberfeinerung in der wiedergewonnenen Männlichkeit das notwendige Gegengewicht geben und im jugendlichen Zusammenleben den ganzen Menschen umfassen und er-3 greifen" aber dieses schon von den Philanthropen her bekannte und von Fröbel erweiterte Bildungsideal trat doch zurück hinter eine aus der Not der Zeit geborene patriotische Erziehung. Die Heranbildung wehrfähiger und von nationaler Begeisterung erfüllter Vaterlandsverteidiger schien oberstes Gebot. Dadurch konnte es aber auch nicht ausbleiben, daß das Turnen auf der Hasenheide, mit Recht „vaterländisches Turnen" genannt, bald zu einem Politikum wurde. Die Turner waren bereit, sich für ihr Vaterland einzusetzen, forderten dafür aber auch das Recht, die Geschicke des Staates durch eine neue Verfassung mitzu-bestimmen.

      Turnen als Wehrertüchtigung Wenden wir uns nun dem Turnen selbst zu. Umstritten ist, ob das Jahnsche Turnen so viel Neues bietet, daß der Name „Turnvater" für Jahn gerechtfertigt erscheint. Jahn hat zwar in der Einleitung zur „Turnkunst" mit einem kurzen Satz auf die Vorarbeiten von Vieth und Guts Muths hingewiesen doch verschweigt er, daß er einen großen Teil der Übungen von Guts Muths übernommen und auch den Platz auf der Hasenheide zunächst nach dem Schnepfenthaler Vorbild angelegt hat Neuere Untersuchungen haben die Abhängigkeit Jahns von Guts Muths auf theoretischem und praktischem Gebiet deutlich gemacht Wir wissen, daß Guts Muths noch in den fünfziger und sechziger Jahren des vorigen Jahrhunderts von den Turnern als Begründer der neuzeitlichen Leibesübungen geehrt wurde 1860 heißt es im „Ruf zur Sammlung", Guts Muths sei der Begründer des Turnens gewesen, „Schnepfenthai ward die olympische Wiege der deutschen Turnkunst", Jahn habe hier nur weitergebaut, sein Hauptverdienst sei das Streben nach nationaler Einheit gewesen Erst nach der Reichsgründung 1871 trat Guts Muths ganz hinter Jahn zurück, der nun zum Herold deutscher Einheit, getreuem Ekkehard der Deutschen und Märtyrer seines Glaubens an die deutsche Einheit glorifiziert wurde

      Man kann nicht umhin, Jahns Turnen in den Anfängen als bewußte Wehrertüchtigung zu werten

      Sicher ist damit nicht die ganze Breite Jahn-sehen Turnens erfaßt — das variationsreiche und vielseitige üben in allen Altersgruppen ohne trennende soziale Schranken, der erzieherische Wert der Turnfahrten, die Ausbildung einer eigenen Turnsprache und anderes —, aber bei Prüfung der wichtigsten Zeugnisse ergibt sich doch, daß der eigentliche Wert des Turnens vor und während der Befreiungskriege in der Wehrertüchtigung und in der Pflege einer vaterländischen Gesinnung gesehen wurde. Damit erweist sich aber die Einrichtung des „vaterländischen Turnens" als eine zeitbedingte Erscheinung, die ihre Bedeutung verlieren mußte, wenn das Vaterland befreit und die nationale Einheit erreicht worden waren. Solange diese nationale Einheit nicht zustande kam, konnte auch die Befreiung des Vater-landes nur als Teilerfolg gewertet werden. Da die Turner das Ziel der nationalen Einheit nicht aufgeben wollten und konnten, kam es zu politischen Spannungen, die schließlich 1820 zur „Turnsperre" in Preußen führten.

      puis ...

      Friedrich Ludwig Jahn und die Militarisierung der Leibesübungen
      https://geschichtsmaterialien.roarchiv.de/friedrich-ludwig-jahn-und-die-militarisierung-der-lei

      Jahn spricht zur Eröffnung des ersten deutschen Turnfestes in der Hasenheide; Aus: Exerzierfeld der Moderne. Industriekultur in Berlin im 19. Jahrhundert, 1984

      #esprit_sportif #ennemi_héréditaire #Erbfeind #militarisme #Prusse

  • Les #prélèvements d’eau douce par usage en France en 2023

    En 2023, 29,4 milliards de m3 d’eau douce ont été prélevés en France (hors production #hydroélectrique). Ce volume est comparable à celui de 2022 (29,3 milliards de m3).
    Parmi ces prélèvements, 81 % proviennent des eaux de surface, et 19 % des eaux souterraines. L’eau est prélevée pour différents usages : 45 % du volume est destiné au refroidissement des #centrales_électriques, 20 % pour l’alimentation des canaux de navigation, 18 % pour la production d’#eau_potable, 10 % pour l’#agriculture et 7 % pour les autres activités économiques. Depuis 2008, le volume total des prélèvements a nettement baissé (- 16 %), principalement sous l’effet de la baisse des usages industriels et du refroidissement des centrales électriques.

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-prelevements-deau-douce-par-usage-en-france-en-2023

    #visualisation #statistiques #chiffres #eau #France #eau_douce #usage #usages #électricité #nucléaire #énergie_nucléaire

  • China flattens the duck with molten salt to generate solar power at night
    https://kdwalmsley.substack.com/p/china-flattens-the-duck-with-molten

    Bullets:

    Engineers in China’s West have built a new solar plant that generates electricity after sundown.

    The facility uses liquid salt to store excess energy captured during the day, which is later released as steam, which turns turbines to generate electricity.

    In this way, grid managers in Xinjiang “flatten the duck”: the mismatch between solar power production and electricity demand, which occurs at different times of the day.

    China’s vast network of high-voltage transmission lines are crucial, by delivering power generated in far-flung areas to population centers in China’s East.

  • Rodolphe Saadé / Xavier Niel Les meilleurs ennemis
    https://www.off-investigation.fr/rodolphe-saade-xavier-niel-les-meilleurs-ennemis

    Rodolphe Saadé / Xavier Niel : les meilleurs ennemis | Photomontage Off Investigation (crédits : Joel Saget + Ludovic MARIN, via AFP ; Andrys via Pixabay) Après avoir enterré la hache de guerre en 2022, Rodolphe Saadé et Xavier Niel, respectivement propriétaires de La Provence et de Nice-Matin, ont inauguré cet automne une imprimerie conjointe à Vitrolles (13). Malgré leur entente affichée et des projets communs dans l’IA, les deux anciens rivaux se jaugent quant à un potentiel rapprochement de leurs groupes de presse. C’est un projet qui avait scellé la réconciliation de Rodolphe Saadé, le patron du troisième armateur […]Lire la suite : Rodolphe Saadé / Xavier Niel Les meilleurs ennemis

    #Enquêtes #Médias #A

  • Sans aucun #pesticide pendant dix ans : l’expérience qui bouscule les modèles agricoles
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/sans-aucun-pesticide-pendant-dix-ans-l-experience-de-l-inrae-qui-bo

    #Cultiver sans pesticides tout en conciliant #rendement et #performance économique, « c’est possible » pour l’Inrae : une étude expérimentale, menée pendant dix ans sur neuf sites en France montre « un potentiel prometteur ».

    Avec l’étude « #Rés0pest », l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (#Inrae) a fait « le choix d’une rupture drastique avec le système conventionnel en cultivant sans aucun pesticide, mais sans passer en #agriculture #biologique, puisqu’on a conservé un apport d’#engrais minéraux », explique le chercheur #Jean-Noël_Aubertot, initiateur du projet.

    (...)

  • Renverser le pouvoir artificiel
    https://framablog.org/2026/07/19/renverser-le-pouvoir-artificiel

    Le rapport 2025 de l’AI Now Institute esquisse des modalités pour reprendre le contrôle sur les déploiements de l’IA et renverser le pouvoir des grands acteurs de l’IA. Rien de moins !

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • Lecture d’un extrait du livre « Chiens » de Julien Viteau, publié aux éditions Verdier, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/chiens-de-julien-viteau

    En 1985, Julien, adolescent précoce, tente de survivre à une famille dysfonctionnelle et passe l’été au Touquet où il travaille dans une librairie. Entre les bunkers de la plage et les néons du Midnight, il s’éveille au désir, guidé par deux boussoles mythologiques : Argos le Grec, chien du mythe et de l’errance, et Keleb le Juif, gardien de l’érudition. Julien cherche à désapprendre le monde plutôt qu’à le conquérir. Ce troublant récit d’initiation a une forme inédite. Certains mots, mis en relief, en gras, suspendent le temps du récit. Ces boussoles émotionnelles fragmentent le texte, leurs fulgurances renforcent la singularité du regard du narrateur sur son propre parcours. Une enquête métaphysique sur le temps, l’identité et le langage.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Langage, #Corps, #Désir, #Identité, #Temps, #Portrait, #Biographie (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_chiens_julien_viteau.mp4

    https://editions-verdier.fr/livre/chiens

  • Les refuges climatiques seront utiles s’ils n’oublient pas de faire de la chaleur un objet politique

    Alors que la France a déjà connu trois vagues de chaleur en quelques semaines à peine, le concept de refuge climatique, qui s’institutionnalise dans un certain nombre de pays, cristallise les espoirs des citoyens en surchauffe. Il peut s’agir d’une réponse prometteuse, mais uniquement à certaines conditions, notamment de les concevoir et de les déployer en gardant en tête des critères d’accessibilité, d’hospitalité et de justice socioécologique. En bref, d’en faire des objets politiques.
    Notre maison brûle et nous la regardons (enfin) en face. Alors que la France vient de connaître deux séquences caniculaires précoces et intenses, la chaleur semble s’imposer comme un problème public majeur. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et une nouvelle vague de chaleur touche désormais une grande partie du pays.

    Le traitement médiatique immédiat de la canicule s’est largement détourné des enjeux de fond, privilégiant des réponses à court terme et individuelles au détriment d’une réflexion collective sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Plan massif de climatisation, mise en cause des scientifiques, légitimation de la débrouille au sein des foyers…

    Ce cadrage tend à occulter une réalité bien documentée : celle des inégalités socioécologiques. L’exposition aux fortes chaleurs, la vulnérabilité face à leurs conséquences et les capacités d’adaptation varient selon les conditions de logement, l’état de santé, les ressources économiques, l’âge ou encore l’accès aux espaces publics. Les enquêtes sociologiques, à commencer par celle d’Eric Klinenberg sur la canicule de Chicago en 1995, montrent aussi que l’isolement social constitue un facteur majeur de surmortalité.

    Contre toute solution hâtive qui pourrait participer d’une maladaptation, les sciences sociales nous invitent à politiser la chaleur, en saisissant la canicule comme un problème social collectif permettant d’articuler les enjeux d’adaptation et ceux d’atténuation.

    Ainsi, ouvrir des refuges climatiques ne suffit pas : encore faut-il que ceux qui en ont besoin les connaissent, puissent s’y sentir à l’aise et s’en saisissent pour construire collectivement les conditions d’un « bien-vivre » dans un monde plus chaud.

    Refuges climatiques : de quoi parle-t-on ?

    Le concept de refuge climatique s’institutionnalise. De Buenos Aires à Bologne, en passant par Porto et Londres, de nombreuses villes l’adoptent pour adapter leur tissu urbain à la crise climatique et protéger leurs habitants de la chaleur.

    Barcelone fait figure de référence, avec un réseau de plusieurs centaines de refuges : écoles, bibliothèques, musées, parcs et jardins, répondant à des critères de confort thermique, d’accessibilité, de repos et d’accès à l’eau.

    Le contour des refuges climatiques varie pourtant d’une ville à l’autre. Certains réseaux privilégient les parcs et jardins, d’autres des équipements climatisés. En réaction, une définition minimale s’esquisse peu à peu dans la littérature scientifique : le refuge climatique conjugue rafraîchissement et hospitalité afin d’offrir un « réconfort thermique » limitant la vulnérabilité face aux aléas climatiques pour tenter de se protéger de l’aléa météorologique.

    Mais faire du confort thermique un enjeu politique suppose de mesurer le stress thermique vécu par les habitants, en tenant compte non seulement de l’îlot de chaleur urbain, mais aussi de l’ombre, de la ventilation, de la morphologie des rues et de la qualité des logements.

    Parce qu’il résulte des interactions entre expériences de chaleur, conditions de logement, ressources socio-économiques et accès aux refuges climatiques, le confort thermique appelle des politiques d’universalisme proportionné, bénéficiant à tous, tout en accordant une attention prioritaire aux plus vulnérables.

    Comment configurer les refuges climatiques ?

    Les villes font face à plusieurs défis. Le premier porte sur les infrastructures : faut-il créer de nouveaux espaces refuges ou bien adapter les services existants ?

    Le choix des techniques de rafraîchissement soulève en outre des enjeux environnementaux et politiques. La climatisation en est l’exemple emblématique : si son rôle dans l’accentuation de l’îlot de chaleur urbain est bien documenté, un usage ciblé reste indispensable pour les publics les plus vulnérables (seniors, enfants, SDF…).

    La recherche souligne aussi la nécessité d’adopter des pratiques architecturales favorisant le confort d’été : matériaux biosourcés, protections solaires (volets, stores) et solutions passives de rafraîchissement, comme les réseaux de froid urbain. Autant de leviers pour concevoir des refuges climatiques et adapter les villes.

    Ainsi, un réseau de refuges climatiques ne se réduit pas à des lieux frais. Ceux-ci doivent aussi proposer des services (eau, wifi, etc.) et être pensés, dès leur conception, comme des espaces d’hospitalité, ce qui suppose une animation et des personnels formés à ces nouveaux usages.

    L’enjeu de l’accessibilité

    La question de l’accessibilité du refuge est un élément clé à intégrer dans une perspective de justice socioécologique.

    - Cette accessibilité est d’abord temporelle : fréquemment, les équipements publics sont fermés lors des pics de chaleurs, et les espaces verts restent inaccessibles aux heures nocturnes les plus fraîches.

    - Elle est également spatiale : ignorer les frontières physiques ou symboliques limitant l’accès à ces infrastructures revient à renforcer les inégalités socioécologiques.

    - Elle est, enfin, territoriale : l’exemple de Bologne, en Italie, montre que les refuges climatiques gagnent à être pensés comme un réseau, relié par des cheminements rafraîchis. En Émilie-Romagne, le projet « Green Cells » s’appuie ainsi sur les coursives historiques ombragées pour rendre ce maillage praticable.

    Une question également culturelle

    Mais le défi à relever est également culturel. Concevoir des refuges climatiques suppose d’abord de les penser comme des lieux d’hospitalité et d’entraide.

    Les recherches montrent que leur conception mérite d’être pensée à partir des quartiers et des communautés concernées afin d’identifier les besoins des habitants et de favoriser leur appropriation. Dès leur conception, l’implication des réseaux de proximité est essentielle, comme à Porto, où le design et localisation des refuges climatiques s’inscrivent dans une méthodologie participative qui tient compte de la connaissance préexistante des lieux par les habitants.

    Autre changement culturel complémentaire : la diffusion d’une culture de rafraîchissement des corps. Au Japon, la démarche « Cool Biz » adapte les normes vestimentaires en été ; à Genève, l’interdiction du travail en extérieur l’après-midi en période de canicule s’accompagne de pédagogie quant aux gestes de rafraîchissement.

    Veut-on vraiment parler de « refuges » climatiques ?

    Le terme de « refuges climatiques » mérite qu’on s’y arrête : il est très largement associé à des représentations liées à la catastrophe, en lien avec les notions de « refuges » et de « réfugiés ». Or, si l’on veut penser ces lieux comme des espaces de solidarité, d’entraide et de soutien, il importe de dépasser cet imaginaire.

    Ils comportent aussi un potentiel effet repoussoir, lié à l’imaginaire néolibéral d’un individu autonome et puissant, peinant à se reconnaître comme vulnérable et interdépendant. Qui souhaite se dire « réfugié » climatique ? Et comment désigner ceux qui le sont réellement ? Les enquêtes montrent que les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ou malades, sous-estiment leur propre vulnérabilité tout en l’identifiant plus facilement chez les autres. Faut-il y voir le signe du refus d’un potentiel stigmate associé à cette vulnérabilité ?

    Le choix des mots n’a rien de neutre au moment de concevoir des dispositifs d’action publique : faut-il parler de « haltes fraîcheurs », se limiter à la chaleur, intégrer aussi la protection contre le froid en hiver, ou viser plus largement des « lieux du bien vivre » ?

    La qualification retenue oriente les usages auxquels ces espaces sont destinés : simples réponses à une crise ou lieux de solidarité, de convivialité et de délibération sur nos manières d’habiter un monde où de nombreux seuils socioécologiques ont déjà été franchis. Plus qu’un changement de vocabulaire, elle engage un projet politique : faire de ces lieux des espaces où se renforcent les liens socioécologiques et où se construit, à partir des réalités locales, une conception partagée du bien vivre.

    Ainsi, les refuges climatiques ne seront à la hauteur du problème qu’à condition d’être plus que des points frais sur une carte : des lieux accessibles, intégrés aux pratiques habitantes, capables d’accueillir des publics vulnérables sans les stigmatiser, et de soutenir des apprentissages collectifs face à la crise socioécologique.

    https://theconversation.com/les-refuges-climatiques-seront-utiles-sils-noublient-pas-de-faire-d

    #villes #urbanisme #politique #refuges_climatiques #chaleur #urban_matter #canicule #accessibilité #hospitalité #justice_socioécologique #changement_climatique #atténuation #adaptation #climatisation #vulnérabilité #inégalités #isolement #isolement_social #surmortalité #politisation #politisation_de_la_chaleur #rafraîchissement #fraîcheur #réconfort_thermique #stress_thermique #îlots_de_chaleur #logement #infrastructure #architecture #entraide #corps